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LE CHANT DES BOLS TIBETAINS

Posté par othoharmonie le 22 mars 2016

 

 

Est-elle véritablement Zen, cette rentrée?

Il faut rester centrée pour retrouver parmi tous ces exposants, le secret de la Zénitude : chacun tente de vous vendre son produit ou sa recette miracle. Ecole de formation, stages divers, outils de développement personnel, musique new âge, artisanat, compléments alimentaires … tout cela pourrait donner le sentiment d’avoir parfois affaire aux nouveaux marchands du temple…

1 Patrica

Certains stands attirent plus le regard, une envie de s’arrêter devant une peinture sur soie, un parfum d’authenticité avec les huiles essentielle qui reconnectent à l’essence dont on a tant besoin. C’est super. Et je vais dans une vibration différente avec un massage des pieds ou une lecture d’aura. Tant de choses sont à découvrir qui veulent nous mener au mieux-être, moyennant finances. Mais au fil des allées, il n’est pas aisé de faire son choix entre trop belles promesses et réalité.

Pour les femmes en quête de leur identité, une jeune revue est apparue: « Rêves de femmes ». Une voie féminine pour être uni…vers…elles, pour la nouvelle conscience.

Toutes ces technique ou approches proposées peuvent-elles ouvrir des horizons nouveaux et permettre le commencement d’un mieux-être ? Un stage, un livre peuvent-ils à eux seuls transformer notre quotidien ? Ce salon Zen apporte la preuve que la diversité s’élargit, que des choix deviennent possibles, que la conscience grandit et se matérialise dans des offres pour la santé, le mieux-être et le devenir plus…

C’est un oui à la vie. Pour ceux qui en ont besoin une thérapie peut démarrer un processus. A mes yeux, y ajouter la connaissance de soi, une méditation appropriée accélère grandement cette transformation. Est-ce le but de ce salon de plus en plus visité ? Je laisse à chacun le soin d’y répondre…

Mirabai Ceiba, c’est avant tout la rencontre de deux artistes Angelika Baumbach et Markus Sieber. Influencés par la musique indienne et amérindienne, ils parcourent le monde depuis 2001 afin de partager leurs musiques. Les voici pour la première fois à Paris. Patricia Betsch a réussi le pari incroyable d’organiser ce concert en un temps record.

Mais le public répond présent et sort peu à peu de cette réserve bien française. Prana yoga, mantras repris en cœur, nous font glisser subtilement vers l’espace du cœur.
Leur pratique spirituelle se ressent dans la qualité du concert…c’est elle qui permet ce subtil passage pour le public du formel à l’intemporel.
Une sorte de grâce les anime, si l’on croit au concept de l’âme sœur, ils en semblent la représentation vivante. Le yin et le yang s’interpénètrent au fil des sons.
Lorsque la fin du partage approche, c’est à regret que nous vous quittons ! Angelika et Markus, il nous reste vos disques. Rien ne remplace une présence, mais pour tous nos lecteurs, ces disques offrent l’occasion de découvrir des harmonies sonores devenues trop rares de nos jours.

Voir l’interview audio en anglais faite par Patricia
avant le concert.

1 Patricia MENETREY

Patricia Menetrey

Patricia donne des séances à Paris de Bols tibétains, chants sacrés, massages, lecture d’aura et rééquilibrage énergétique.
Cliquez ici pour voir sa page web sur meditationfrance

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Sagesse et Compassion

Posté par othoharmonie le 3 mars 2016

 

Mon point de vue n’est-il pas terriblement élitiste ? Mon Dieu, je l’espère. Si vous regardiez un match de basket ne préféreriez-vous pas voir jouer Michael Jordan que moi ? Si vous aimez la pop musique, pour qui êtes-vous prêt à payer pour écouter ? Moi ou Bruce Springsteen ? Lorsque vous lisez de la belle littérature, préférerez-vous passer du temps à lire Tolstoï ou moi ? Si vous payez 64 millions de dollars pour un tableau, le feriez-vous pour un Van Gogh ou pour un de mes tableaux ?

Sagesse et compassion

L’excellence est élitiste. Y compris l’excellence spirituelle. Mais l’excellence spirituelle, est un élitisme auquel nous sommes tous invités. Nous nous tournons d’abord vers les grands maîtres comme Padmasambhava, sainte Thérèse d’Avila, le Bouddha, Dame Tsogyal, Emerson, Eckhart, Maimonide, Shankara, Sri Ramana Maharshi, Bodhidharma, ou Garb Dorje. Mais leur message est toujours le même : laissez cette conscience qui est en moi être en vous. Vous commencez comme élitiste et vous finissez égalitaire, toujours.

Mais entre temps, il y a cette sagesse furieuse qui hurle dans nos cœurs; nous devons, tous, garder notre attention sur le but de la transformation ultime. Donc toute spiritualité intégrale ou authentique inclura forcément toujours un appel critique, intense et par moments polémique, de la part du camp de la transformation au camp purement translatif.

Si nous utilisons les pourcentages du chinois Ch’an comme exemple de base, cela veut dire que 0,0000001% de la population est engagé de façon active dans une authentique spiritualité, alors que 0,99999999 % de la population est impliqué dans des systèmes de croyances non transformatrices, non authentiques, purement translatives ou horizontales. Et cela veut dire, eh oui, que la grande majorité des aspirants spirituels dans ce pays comme partout ailleurs sont impliqués dans des pratiques qui sont loin d’être authentiques. Il en a toujours été ainsi; et c’est le cas maintenant. Ce pays ne fait pas exception.

Ce qui devient beaucoup plus dérangeant en Amérique aujourd’hui, est qu’une immense majorité d’adhérents de mouvements spirituels horizontaux prétendent souvent être à l’avant-garde de la transformation spirituelle, d’apporter le « nouveau paradigme » qui va changer le monde, la « grande transformation » dont ils sont les éclaireurs. Mais dans la plupart des cas ces nouveaux paradigmes ne sont pas transformateurs du tout. Ils sont purement et agressivement translatifs. Ils n’offrent pas de moyens efficaces pour démanteler le moi, mais proposent au moi de nouvelles façons de penser. Pas des moyens de transformation, mais des nouvelles façons de translater. En fait, ce que la plupart de ces mouvements proposent ce ne sont ni des pratiques ou des séries de pratiques, ni des sadhana, satsang, shikan-taza ou yoga. Ce que la plupart de ces mouvements offrent c’est : lisez mon livre sur le nouveau paradigme ! Tout cela est profondément dérangé et profondément dérangeant.

Ainsi les camps spirituels authentiques, tout en gardant le coeur et l’esprit des grandes traditions de transformation, feront coexister deux choses : une appréciation et un engagement pour les pratiques mineures et translatives (dont dépend leur succès généralement) et un cri du coeur tonitruant – hurlant que cette translation ne suffit pas en elle-même.

Par conséquent tous ceux qui ont été bousculés dans la profondeur de leur âme par la transformation authentique doivent, je le crois, en découdre avec le profond engagement moral, lancer cet appel du cœur – que ce soit tranquillement avec douceur et pleurant de réticence; ou avec un feu brûlant et une sagesse furieuse; ou par l’analyse lente et prudente; ou en étant un inébranlable exemple public. L’authenticité porte en elle de façon absolue une obligation et un devoir. Vous devez l’exprimer, secouer l’arbre de la spiritualité, braquer sur les yeux des complaisants les phares de votre réalisation au mieux de votre capacité. Vous devez laisser cette réalisation radicale déferler à travers vos veines pour ébranler ceux qui vous entourent.

Et si par malheur vous manquez à cet appel, vous trahirez votre propre authenticité. Vous dissimulerez votre état véritable. En refusant de déranger les autres, vous refuserez de vous déranger vous-même. Vous serez de mauvaise foi avec un mauvais relent d’infini.

Parce que, voyez-vous, ce qui est alarmant, c’est que toute réalisation porte en elle un terrible fardeau : ceux à qui il a été donné de voir sont simultanément harnachés à l’obligation de communiquer cette vision en termes très clairs. Tel est le contrat. Il vous a été permis de voir la vérité à la condition que vous la communiquiez aux autres (tel est en fait la signification des vœux du bodhisattva). Par conséquent, si vous avez vu, vous devez tout simplement le dire. Le dire avec compassion, le dire avec une folle sagesse, ou le dire par des moyens habiles, mais dire, il le faut.

Voilà le vrai et terrible fardeau, qui ne laisse aucune place à la timidité. Que l’on puisse se tromper n’est pas une excuse : que vous soyez juste ou non dans votre façon de communiquer n’a guère d’importance. Comme nous le rappelait si brutalement Kierkegaard, ce n’est qu’en parlant avec passion de votre vision que la vérité pourra pénétrer d’une façon ou d’une autre la réticence du monde. Il n’y a que cela qui compte. Que vous ayez raison ou que vous ayez tort, vous ne le découvrirez qu’à la force de votre passion. C’est votre devoir de mettre en avant cette découverte – de n’importe quelle façon – donc il est de votre devoir de dire votre vérité avec toute la passion et le courage que vous pourrez puiser dans votre coeur. Votre devoir est de crier comme vous le pouvez.

Le monde vulgaire hurle déjà et avec un vacarme tellement assourdissant que les voix plus justes sont à peine audibles. Le monde matérialiste déborde de publicités, d’attractions, d’incitations hurlantes, de commerce criard, de vagissements de bienvenue, d’invites aguichantes. Loin de moi l’intention d’être dur : il est important d’honorer les engagements mineurs, mais on ne peut ignorer que « âme » est devenu le mot le plus galvaudé dans les titres des meilleurs ventes en librairie. Cependant « l’âme » dont parlent ces livres n’est qu’un travestissement de l’ego. Dans l’appétit dévorant de l’avidité translative, le mot « âme » a pris le sens non pas de ce qui est éternel en nous, mais de ce qui en nous se débat à grands cris dans ce bas monde. Ainsi, aussi absurde que cela puisse paraître, « prendre soin de son âme » a fini par ne signifier rien d’autre que de se concentrer intensément sur notre moi ardemment séparé. Le mot « spirituel » est sur toutes les lèvres mais pour ne se référer généralement qu’à un sentiment profondément égotique, comme « coeur » finit par signifier toute sensation sincère de contraction intérieure.

Tout cela, en vérité, n’est que le bon vieux jeu de la translation sur son trente et un pour aller en ville. Cela serait plus qu’acceptable sans le fait alarmant que toutes ces manoeuvres translatives sont dotées agressivement du nom de transformation, lorsqu’en fait ce ne sont que de fringantes translations. En d’autres termes, il semble que dans ce jeu de faire de toute nouvelle translation une grande transformation, il y ait hélas une profonde hypocrisie. Et le monde dans son ensemble, en Orient comme en Occident, au Nord comme au Sud, est et a toujours été totalement sourd à cette calamité.

Ainsi donc si, devant l’amplitude de votre propre réalisation authentique, vous vous prépariez à murmurer gentiment à l’oreille de ce monde presque sourd, mon ami, je vous dis non. Vous devez hurler. Hurler depuis le tréfonds de votre vision, comme vous le pouvez.

Non sans discrimination pourtant. Procédons à ce cri transformateur avec prudence. Laissons les petites poches de spiritualité transformatrice radicale, de spiritualité authentique concentrer leurs efforts et transformer leurs étudiants. Laissons ces poches commencer à exercer leur influence doucement, avec prudence, responsabilité et humilité, et tout en embrassant une tolérance absolue pour tous les points de vue, tenter néanmoins de défendre une spiritualité authentique, véritable et intégrale, tout cela par l’exemple, par le rayonnement, par une évidente délivrance, une libération manifeste. Que ces poches de transformation persuadent le monde et ses individus réticents avec douceur, défient leur légitimité, leurs translations qui limitent, et suscitent l’éveil de la torpeur qui hante le monde dans son ensemble.

Que cela commence ici, maintenant – avec vous, avec moi – avec notre engagement à respirer dans l’infini jusqu’à ce que l’infini seul devienne l’unique affirmation que le monde reconnaisse. Qu’une réalisation radicale irradie de nos visages, hurle de nos cœurs et tonne de nos esprits, ce fait simple et évident : que vous, dans l’immédiateté même de votre conscience présente, êtes le monde dans sa totalité avec toute sa froideur et sa fièvre, toutes ses gloires et sa grâce, tous ses triomphes et ses larmes. Vous ne regardez pas le soleil, vous êtes le soleil; vous n’entendez pas la pluie, vous êtes la pluie; vous ne touchez pas la terre, vous êtes la terre. Et dans cette lumière simple et claire, que l’on ne peut remettre en cause, la translation a cessé en tous les domaines, et vous vous retrouvez transformé en Coeur du « Kosmos » lui-même et là, à ce moment précis, tout simplement, tout tranquillement, tout est défait.

L’émerveillement et le remords vous seront alors complètement étrangers, de même que le moi et les autres, le dedans et le dehors n’auront plus aucun sens pour vous. Et dans ce choc de la reconnaissance – lorsque mon Maître est mon Moi et le Moi est le « Kosmos » dans sa totalité – vous pénétrerez doucement le brouillard de ce monde et le transformerez totalement en ne faisant rien.
Et alors, et seulement alors – avec compassion, soin et clarté, vous écrirez enfin, sur la tombe d’un moi qui n’a jamais existé : Tout est Ati.

FIN


imagesKen Wilber n’a guère besoin d’être présenté. Génie reconnu de son vivant, cet auteur prolifique est universellement loué pour sa synthèse visionnaire des philosophies orientales et occidentales. Il est salué comme l’un des esprits les plus lumineux du monde spirituel moderne. Les personnes qui adhèrent à ses idées dont l’influence est grandissante viennent d’horizons idéologiques extrêmement divers, alors que lui-même, bouddhiste pratiquant, demeure farouchement indépendant et ne s’aligne qu’à la force de sa propre recherche. Prenant sans crainte le risque de la controverse, il a été durement critiqué pour sa remise en question franche et courageuse de beaucoup des idées les plus chères et les plus fermement défendues par le statu quo culturel et spirituellement progressiste d’aujourd’hui. Pourtant, c’est cette qualité même, sa passion indéfectible pour un questionnement authentique, une qualité bien trop rare dans le monde spirituel moderne, que nous trouvons si réconfortante. Dans l’essai original qui suit, Ken Wilber lance un cri du coeur implorant chacun d’entre nous a relever le défi d’embrasser une « spiritualité qui transforme ».


Cet article est extrait de la revue «Qu’est-ce que l’Eveil ?» liée à l’enseignement d’Andrew Cohen

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AU SUJET DU TANTRA ARC EN CIEL

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

Pourquoi as-tu nommé ton approche du Tantra, le Tantra Arc-en-Ciel ?

382882La première raison est l’influence sur ma vie d’un séjour de près de dix ans que j’ai effectué à Hawaï de 2002 à 2012. En effet, si les îles d’Hawaï évoquent souvent des clichés de plages ensoleillées peuplées de surfers, en vérité la moitié de ces îles montagneuses est exposée à la pluie ! D’où une abondance d’arc-en-ciel, qu’il m’est arrivé de contempler jusqu’à deux ou trois fois par jour, me laissant absorber par la beauté et le mystère de ces manifestations colorées dans le ciel. 
Dans les années qui ont précédé mon départ à Hawaï j’avais donné à l’ensemble de mes stages l’appellation « Tantra du cœur », pour bien indiquer que cette approche est centrée sur le cœur et non pas sur le sexe comme le croient certains. Mais pendant les années où j’étais loin du pays, d’autres personnes ont repris cette expression. Aussi en rentrant en France j’ai senti de choisir ce nom « Tantra Arc-en-ciel », symbolisant l’ouverture de ce que l’on appelle « la flûte intérieure » (pour plus d’informations sur ce processus, on peut se reporter à mon article « du jardin du Tantra au Tantra Arc-en-Ciel« ).

En effet, chacune des sept couleurs de l’arc-en-ciel, du rouge au violet, représente l’un de nos principaux chakras et toutes les qualités qui lui sont associées. Le chakra du cœur (la couleur verte) se trouve juste au centre et symbolise notre capacité d’amour et notre humanité, avec les trois chakras du bas représentant notre énergie vitale, animale, et les trois du dessus donnant accès au monde subtil et à notre essence divine. Le chemin du Tantra consiste en la prise de conscience et l’ouverture progressive de ces centres d’énergie, ce qui nous amène à la réalisation de notre potentiel infini d’amour, de conscience et d’extase. 

On associe généralement les pratiques tantriques à l’amélioration des qualités relationnelles dans le couple, ce qui n’est pas faux, mais correspond plus à ce que j’appellerais la cerise sur le gâteau. Pour moi, le fondement du Tantra repose sur un développement intérieur qui ne dépend pas du fait d’être ou non dans une relation amoureuse. Il est vrai que le Tantra intègre positivement la relation à l’autre comme un miroir de notre propre énergie. Mais c’est un mythe de croire qu’il est indispensable d’être impliqué dans une relation amoureuse pour pratiquer le Tantra. En fait, toute situation est parfaite, que l’on soit seul, dans une relation de couple, ou dans des relations multiples, car l’essentiel c’est la conscience de plus en plus grande de notre trésor intérieur. Et lorsque cette conscience se maintient et se cristallise, on cesse d’être un mendiant; on devient un empereur…

Tu travailles aussi avec le Rebirth, en quoi cela complète la pratique du Tantra Arc-en Ciel ?

 
Le Rebirth est merveilleuse technique de travail sur l’énergie grâce à la respiration connectée. C’est une méthode à la fois simple et puissante pour libérer les tensions et les nœuds émotionnels hérités du passé, ainsi que pour s’ouvrir à des états de conscience élargis, y compris des expériences d’amour inconditionnel et d’extase. 

J’ai découvert le Rebirth en 1979 et pratiqué une centaine de séances dans les deux années qui suivirent. Cela m’a donné une confiance en moi et dans l’existence suffisante pour sortir des cadres traditionnels et me consacrer entièrement à la recherche intérieure, et au partage avec les autres grâce à l’animation de stages. Le Rebirth a en commun avec le Tantra d’être basé non pas sur le contrôle mais sur le lâcher-prise. Cela permet d’aller au-delà des limites de la personnalité ordinaire, et d’avoir accès à des prises de conscience et des réalisations de plus en plus larges.

Je me sers du Rebirth comme d’une préparation à la pratique du Tantra Arc-en-Ciel afin de dissoudre les peurs, crispations et croyances limitatives qui nous empêchent de nous ouvrir véritablement. Il est fascinant de voir à quel point l’énergie du groupe a changé après un Rebirth, et de sentir combien les personnes sont ouvertes, vibrantes, confiantes… Il devient alors beaucoup plus aisé de rentrer dans la profondeur des méditations tantriques, que ce soit avec soi-même ou avec un partenaire.

Il me semble que dans ton approche du Tantra, la célébration a une place importante….quel est le sens pour toi de ce mot « célébration » ? Et peux-tu donner des exemples dans ta vie personnelle ?

L’art de la célébration est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de mon maître spirituel, Osho. Lorsque je suis arrivé dans son Ashram à Poona, en Inde,  au mois de janvier 1980, j’étais un jeune homme bien sérieux, « dans la tête » et avec une vision de la religion empreinte de gravité. J’ai été trés touché par l’alternance des moments de silence avec ceux aussi intenses et nombreux de danse, de rire, et de célébration. Il faut dire qu’il y avait une pléiade d’excellents musiciens dans l’Ashram, d’Annhubava (Peter Makena) à Milarepa, de Deuter à Karunesh, à Miten et plus tard sa compagne Deva Premal, et tant d’autres, connus ou inconnus… Que de merveilleux moments où la musique inondait peu à peu le « Buddha Hall », donnait des ailes à nos pieds et nous emportait dans un tourbillon de danses où tout l’être pouvait s’abandonner sans aucune crainte du regard de l’autre. Chacun se laissait immerger dans la dynamique de son propre mouvement aussi bien que dans la puissante énergie du groupe… 

J’ai aussi été très marqué par les paroles d’Osho alors qu’il expliquait la différence entre le « Sannyas » traditionnel et son « néo-Sannyas ». La voie multi-millénaire en Inde du Sannyas était basée sur le renoncement : renoncement au plaisir des sens et aux relations amoureuses, renoncement à la vie pour se consacrer uniquement à une recherche intérieure basée sur l’ascétisme et le détachement. Les sannyasins traditionnels, encore très nombreux en Inde, vont sur les routes en mendiant leur nourriture et n’ont pas le droit, sauf pendant la saison des pluies, de rester au même endroit pendant plus de trois jours. Mon maître-mot, disait Osho, n’est pas la renonciation mais la célébration. Il a proposé  une nouvelle forme de recherche intérieure basée sur la créativité et un total « oui » à la vie, ce qui s’est exprimé plus tard dans la formule « Zorba le Buddha ». Zorba le grec représente l’amour de la vie terrestre, et la capacité à la célébrer complètement à travers la musique, la danse, le rire, la nourriture, l’appréciation de la nature et de tous ses cadeaux… Et Buddha incarne la conscience pure à l’intérieur de nous, le témoin innaffecté qui se cristallise au fur et à mesure que notre méditation s’approfondit.
 
Il est un peu triste de voir qu’aujourd’hui de nombreuses personnes associent « célébration » avec la consommation immodérée de nourritures sucrées de mauvaise qualité, de tabac, d’alcool et autres agents intoxicants. Et c’est une grande joie de pouvoir co-créer à l’intérieur des stages de Tantra d’authentiques espaces de célébration grâce à l’ouverture du cœur, à l’énergie du souffle, aux danses et rituels de rencontre hommes-femmes… sans avoir recours à aucune substance nocive.
Pour moi la méditation et la célébration se complètent parfaitement, comme le font le jour et la nuit ou l’inspire et l’expire. L’intensité de joie vécue dans la célébration permet de goûter encore plus à la beauté du silence et de la sérénité qui émane de la méditation. Et dans cette paix et ce silence se trouvent les graines des célébrations à venir…

Tu co-animes en ce moment avec différents intervenants, je pense à Bruno Giuliani avec qui tu animes des stages de Tantra et de biodanza. Mais aussi avec le chanteur et musicien Abel Millot avec qui tu proposes un stage Tantra et Mantras. Il y aussi le stage La Danse Sacrée de Shiva et Shakti co-animé avec  Antoine van Limburg.


Peux-tu nous parler de ces rencontres et de ces stages qui ont des thèmes différents? 

J’ai eu la chance de rencontrer Bruno Giuliani et Antoine van Limburg au cours du dernier festival Festi-spirit organisé à Trimurti par mon ami Emmanuel Moulin. J’ai participé à un atelier de « Joïa » animé par Bruno, et j’ai eu la surprise de ressentir ses paroles comme venant d’une source qui m’était intimement connue … Le partage que nous eûmes ensuite a confirmé que nous étions bien des frères d’âmes, engagés sur le même chemin d’évolution avec des techniques un peu différentes (la Biodanza et le Tantra) mais très complémentaires. Après avoir participé avec bonheur chacun à un stage animé par l’autre, nous avons naturellement décidé de co-animer des groupes. ce qui à conduit entre autres à la co-création d’un merveilleux passage à l’année 2015 avec une soixantaine de participants… Et l’aventure continue avec un stage « les voies de l’amour sacré, Biodanza et Tantra » les 8, 9 et 10 mai aux Damias, prés d’Eourres.
 
En partageant avec Antoine van Limburg, nous nous sommes rendus compte que nous portions un projet très similaire de création d’un grand lieu d’accueil de stages, tout autant que de vie au quotidien, entièrement dédié au Tantra et à la méditation, dans le sud-est de la France.
Ce projet, que nous avons appelé « Shamballah », est en cours de développement et toute personne intéressée est bienvenue à nous rejoindre. Antoine est déjà le fondateur du gite de « Belles Ombres » en Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry, où nous allons co-animer notre premier stage « Tantra, la Danse Sacrée de Shiva et Shakti » le week-end du 30/31 mai.
 
Abel Millot est venu participer à un groupe l’été dernier avec moi, et comme j’ai souffert d’un rhume pendant quelques jours, je l’ai invité à animer des sessions de chants sacrés et mantras, au grand bonheur de tous les participants. Quelle beauté, quelle force d’évocation et quelle joie puissante dégagent ces chants, qu’Abel sait si bien partager dans la douceur et la simplicité ! Je suis très heureux de proposer un stage « Tantra et mantras » en co-animation avec lui le WE des 20/21 Juin, au moment de la fête de la musique et du passage à l’été…

Quels sont les trois livres sur le Tantra que tu conseillerais si il fallait n’en sauver que trois ? 

Le livre des secrets (tome 1) de Bhagwan Shree Rajneesh (Osho). C’est le livre qui a changé ma vie et m’a incité à partir dans l’Ashram d’Osho il y a 35 ans ! Traduit à la fin des années 70 par Michel Sokolof, le fondateur du centre Trimurti, ce livre décrit les 24 premières techniques parmi les 112 méthodes de transformation intérieure attribuées à Shiva. Osho jette une lumière éclatante sur ce texte vieux de 5000 ans : le « Vigyana Bhaivara Tantra ».

L’Art de l’extase sexuelle de Margot Anand. C’est le livre le plus complet sur les techniques tantriques à destination des couples, écrit par la personne qui a sans doute animé le plus grand nombre de stages et de formations en Tantra dans le monde.

Tantra, connaissance suprême par Osho. Au-delà des techniques, Osho partage dans ce livre une grande vision spirituelle liée à l’essence profonde du Tantra. Un marchepied vers l’éveil…

Comment vois-tu l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel ?

Au-delà des stages d’initiation à la pratique du Tantra, je vois l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel dans la co-création d’un mode de vie tantrique avec les personnes souhaitant approfondir cette approche. Cela peut prendre deux formes principales : la création d’un lieu de vie permanent et la formation d’animateurs.

J’ai eu à trois reprises au cours de ma vie la chance de pouvoir créer un lieu dédié à l’accueil de stages ainsi qu’au développement d’un art de vivre fondé sur la partage, la méditation ei la célébration. J’y ai vécu chaque fois des moments extrêmement précieux, et un certain nombre de personnes m’ont témoigné des changements considérables que ces expériences leur avaient apporté. Je souhaite maintenant créer un lieu permanent dans le sud-est de la France, suffisamment étendu pour que puissent y vivre un groupe de résidents dans de bonnes conditions de confort et d’espace, et bien sûr y accueillir des stagiaires et des visiteurs. Face à tous les défis que connaît notre société, il me semble crucial Joel-leveque-copied’arriver à développer un mode de vie inspiré par le Tantra et la méditation ici, aujourd’hui, en Occident. Je vois un tel lieu comme une sorte d’Oasis pouvant aider de plus en plus de personnes à approfondir leur cheminement.

Il me tient aussi à cœur de transmettre tout ce que j’ai reçu au cours de mes 35 années de recherches et d’expérimentation en Tantra. Pour cela je pense proposer à partir du mois d’août une formation individualisée d’animateurs en Tantra Arc-en-Ciel, en trois cycles successifs pouvant être réalisé à son rythme, en une année ou plus. Pendant le troisième cycle les personnes en formation seront encouragées à approfondir un thème lié à l’émergence du Tantra dans notre société, et à partager leur recherche dans un mémoire ou une création audio-visuelle. Transmettre les enseignements du Tantra est à mes yeux le plus beau métier au monde, et je serais profondément heureux d’aider des personnes à aller sur ce chemin. 

Chetan Joël Samarpan Interview réalisée par Emmanuel Moulin www.tantra-arc-en-ciel.com

Stages : « tantra célébrer l’arc-en-ciel de la vie » et « Méditation, Massage et Tantra »
avec Chetan Joël Samarpan et Formation « Tantra, l’Eveil des Lotus »
Lieux: Ardèche et Cévennes

Publié dans La Sexualité Sacrée | Pas de Commentaires »

Le mystère du silence

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

 

Nous ne connaissons pas le silence… Nous le recherchons lorsque les bruits et l’agitation envahissent nos vies, nous le fuyons lorsque l’ennui et l’angoisse se font trop pesants. Ces deux tendances apparemment contradictoires sont enracinées dans notre psyché. Monique Virelaude constate ainsi qu’il existe : « de la peur au silence… du silence à la peur, deux états de conscience étroitement imbriqués et si étrangement solidaires… » Ce sont ces deux tendances qu’il nous faut apprendre à connaître dans leurs fonctionnements [1].

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Toutes deux appartiennent au domaine du brouhaha intérieur et se partagent cette double vision que nous nous sommes forgés de « l’état sans bruit ». Cette situation est la manifestation d’une double méprise parce que « le silence n’est pas l’absence de bruit. Il se tient à l’arrière-plan du monde phénoménal », dit Serge Pastor à l’instar de la plupart de nos auteurs. « L’absence de bruit » ! c’est pourtant ainsi que nous envisagions le silence, tant le bruit de nos villes – comme de nos campagnes, souvent – est devenu lancinant, masquant l’angoissante existence de contemporains déboussolés qui ignore l’apaisement. … Il semble alors que nous ne connaissions pas le silence ! Mais qu’est-ce que le silence ? Et quel sens peut-il avoir dans nos vies ? Avant tout, remarquons, avec le Frère John Martin qu’« il est contradictoire d’écrire ou de parler de silence.

En effet, à partir du moment où l’on parle et écrit à propos du silence, il n’y a plus de silence. Le silence n’est pas un objet ». Il faut alors comprendre avec Jean-Marc Mantel que : « nous confondons souvent le silence-objet, perçu, avec le silence du sujet, de la conscience sans pensée ». Cette confusion tient au fait que le silence est notre véritable nature, par-delà la vie et la mort, et que cette essence de ce que nous sommes échappe totalement à nos fonctions cognitives. En effet, précise Viator : « comme l’immobilité, ou l’immuabilité, ou encore l’absolu, le silence n’est pas quelque chose que je puisse appréhender, il n’est pas un phénomène. » C’est pourtant ce que nous en faisons, car nous avons, du silence, des perceptions de quiétude, de tranquillité, de repos ; ses expériences deviennent des représentations du silence-objet jetant leurs voiles sur le silence du sujet. Ces représentations de l’expérience du silence conditionnent notre rapport au monde, aux autres et à nous-même ; elles placent notre conscience dans l’alternance de l’attraction/répulsion et imposent leurs définitions particulières. Pourtant, comme le dit Betty : « définir ce qu’est le silence et être disposé à l’accueillir sous toutes réserves sont deux choses bien différentes. » Le silence véritable, qui n’exclut pas le champ de l’expérience qu’il transcende, est au cœur de nous-même, si bien que connaître le silence revient à « Être silence » et à se connaître soi-même dans la dimension du Soi – connaissance qui, ici, ne s’enferme pas dans les images bruyantes que nous nous renvoyons mutuellement dans la vie sociale. Le sens du silence est alors dans la connaissance silencieuse de nous-même, connaissance à laquelle nous aspirons tous.

 

Le silence créateur 

Au sein de cette civilisation du bruit qui est la nôtre [2], les populations s’agitent et l’être humain manque d’inspiration ; la capacité à créer semble avoir disparu au profit de l’invention continuelle de gadgets jetés dans une économie trépidante en voie d’essoufflement. Invention et agitation sont pratiquement synonymes tant les produits de l’une engendre les effets de l’autre. En dehors de ce chaos d’inventions délibérément fragiles et superfétatoires, il paraît bien difficile d’envisager autrement l’organisation économique et sociale vouée à la production continue d’une croissance extérieure. Le monde des ego fait partie du brouhaha de masse, jetant les uns dans la rue, les autres dans des labeurs ou des occupations souvent absurdes ou stériles. Au cours de ce mouvement faussement perpétuel, quelques lueurs d’esprit se font jour…

La quête d’un havre de paix intérieur conduit de plus en plus de personnes à sortir, pendant un temps, des autoroutes de la distraction collective, pour « se retrouver ». « Se ressourcer », « retrouver du sens », « marquer un temps d’arrêt », « faire un break », « être ici et maintenant »,… toutes ses expressions relèvent de notre aspiration profonde à vivre une existence plus sereine. Sérénité et créativité sont les qualités du silence, l’une invitant l’autre à tous les modes d’expression. « Le silence, par son essence même, dit Paul Pujol, permet la création, c’est-à-dire l’existence des choses et des êtres. » Toute création émerge du silence. Et la musique en particulier n’a d’existence que par le silence qui en sous-tend tous les pas. L’intervalle entre deux sons évoque la silencieuse présence, insondable, dont nous sommes le tissu – corps et âme à la fois sur des plans différents. « Le silence est sans origine et sans finalité, nous dit Nicole Montineri. Il est impossible de l’expérimenter, de lui donner une continuité, car il n’est pas dans le temps. Il était déjà là au commencement du monde, intrinsèque au jaillissement de la vie, au Principe qui fonde l’univers. »

C’est, dit aussi David Ciussi, « le mouvement universel qui donne naissance à tous les sons et à toutes les formes. Il est l’intelligence créatrice qui se déploie dans l’univers. » Il est judicieux de l’envisager, à l’instar de Rudolf Steiner (voir le Document dans ce numéro), comme l’essence du Penser. Mais pour puiser à cette source si nécessaire et indispensable, dans un monde qui n’en finit pas d’être en crise, il faut alors apprendre à « observer le penser » [3], afin de co-participer à la création du monde qui se renouvelle à chaque instant et éternellement. Nicole Montineri en témoigne ainsi : « L’esprit est actif, créatif, souple, car réellement silencieux. Il ne court plus le long d’un temps phénoménal mais est à l’écoute d’un temps tout intérieur, un rythme propre au cœur de l’être. La vie prend alors son véritable sens, vécu en soi comme une évidence. » La créativité, dont on a beaucoup parlé, n’est possible qu’au cœur du silence. « Silence » qu’il ne faut pourtant pas confondre avec l’absence de bruit, et qui n’a de réalité qu’au-delà du monde des phénomènes, dans une dimension spirituelle où « naître à la plénitude », comme le dit John Martin, prend tout son sens. La « seconde naissance » évoquée par tous les enseignements spirituels demeure la possibilité du Silence, dans la cessation spontanée, car non conditionnée, du mouvement des conflits intérieurs.

 

Les religions face au silence 

De nombreux mystiques ont témoigné d’un silence divin, « surnaturel », d’une « impensabilité profonde » comme l’exprime ici Peter Fenner. Ce silence n’a jamais été perçu comme un état d’âme à conquérir, mais plutôt comme l’abandon du mental devant l’insondable et l’inconnaissable Présence divine. Sur les ailes de l’abandon, des instants de grâce ont porté les esprits à concevoir de nouvelles voies de salut. En Occident, le quiétisme de Miguel Molinos en est sûrement la meilleure expression (voir le Document dans ce numéro). L’importance du « silence divin », que les intégrismes de tous bords se refusent à considérer, est qu’il ouvre la conscience à une véritable « œcuménicité spirituelle », libre des dogmes et des enseignements dualistes sur lesquels ils reposent. Le silence est la seule voie de paix intérieure comme extérieure. Envisagé comme l’absence de bruit et de parole, il est totalement ignoré dans la dimension profonde dont témoignent seuls les mystiques. Et cette ignorance engendre la très regrettable guerre des peuples, des religions, et des civilisations. Sur ce dernier état de « guerre » – celui des « civilisations » – un silence superficiel étouffe actuellement les esprits occidentaux qui refusent d’en voir la situation : deux civilisations s’opposent avec de plus en plus d’évidence. Celle de l’Islam, religion chargée d’archaïques traditions politiques et sociales, celle de l’Occident, laïque et démocratique sourde aux potentialités spirituelles de l’humanité. Le silence intérieur, chemin vers Dieu, est le seul remède aux conflits, et la seule voie de transformation pouvant conduire à une civilisation alternative : une 3e civilisation portée par une spiritualité véritable, c’est-à-dire par un sens créateur de l’homme et d’une nouvelle société dont l’accouchement terrestre n’est pas sans souffrance…

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Dé-couvrir le silence 

« Explorer la dimension du silence », selon les termes de Vimala Thakar, c’est découvrir les limites de notre connaissance intellectuelle, avec tout ce qu’implique ce mode de connaissance à travers les sens et les émotions. Nos sens et nos émotions sont en effet, conditionnés par l’intellect réduit aux multiples mémoires qui nous dominent. Viator constate avec nous l’évidence : « je ne peux donc entendre, ni percevoir en aucune manière le silence. » En effet, « lorsque je recherche le silence intérieur (silence des pensées, au sens propre du terme, mais aussi des émotions, des sentiments, des sensations…), je constate très vite que cette tentative est vouée à l’échec. » Cet « échec », s’il est vu directement et sans jugement, participe à la dissolution de l’emprise égotique qui gouverne nos vies. La vision profonde de cet « échec » ouvre la conscience au silence d’Être. Gangaji nous fait remarquer que « notre esprit reste inactif durant de longues périodes de la journée, mais comme notre conditionnement nous porte à ne faire attention qu’à l’activité du mental, ces moments de silence passent inaperçus. » Gangaji propose alors l’exercice du « stop ». « Stopper », c’est mettre notre « attention sur ce silence entre les pensées, qui correspond à la conscience sans forme ». Pragmatique, Monique Virelaude, propose un exercice d’attention au vide et au silence des organes des sens « en écho au silence de l’ensemble du corps ». La dé-couverte du silence est comme un retour à l’évidence de l’état primordial de l’esprit. Rudolf Steiner en a parlé en termes de seuil, d’étape nécessaire à la « connaissance du monde spirituel » ; le monde spirituel se révélant à l’esprit veillant dans la vacuité du silence.

C’est dans cette optique qu’il indique l’observation du penser. Observation non-duelle qui n’est en aucune façon l’observation de quelque chose ou l’expérience d’un état. Cette « observation sans observateur », dit Krishnamurti [4], dé-couvre le silence qu’est l’absence de pensée cérébrale, et par conséquent « l’abolition du temps », c’est-à-dire la cessation de tout le mouvement de la pensée conditionnée – conditionnée par tout le champ de nos expériences et de nos savoirs. Ce silence, nous dit Viator, est « non pas vide ni absence de sens, mais participation à la grande cohérence de l’ensemble de ce qui est, de l’ensemble de ce qui survient. Non pas absence de son, mais musique ». L’idée de musique intérieure et vivante, de « musique des sphères », de musique silencieusement créatrice du monde, remonte à l’Antiquité. La chimie comme l’astronomie moderne n’ont d’ailleurs pas échappé aux analogies musicales [5] ! Pour Rudolf Steiner – qui est l’une des Références Majeures de 3e millénaire [6] – le monde spirituel se révèle « musicalement » dans le Silence du silence, à l’esprit qui a appris à veiller dans la paix absolue de sa psyché.

Dans le silence, qui ne se définit plus naïvement comme l’absence de bruit, vibre le Verbe créateur. Râmana Maharshi, connu pour son expérience de l’Éveil et sa simplicité d’Être, dit en termes paradoxaux, lors d’entretiens, à ses interlocuteurs que : « le silence ne cesse de parler. C’est un courant continuel qui n’est interrompu que par la parole » (voir le Document dans ce numéro). L’expérience vivante, de ce vrai philosophe de l’advaïta (non-dualité) contemporain participe, ici, à la renaissance de la connaissance ancestrale du « Verbe créateur » et de l’« harmonie des sphères ».

 

Thérapie du silence 

Le silence sous-tend toute relation. Non pas le silence de la parole qui ne vient pas, mais le silence de « l’espace de la rencontre » dont parle Nicole Montineri, dans l’abolition des conflits. « Cet espace partagé où la dissolution des idées et des concepts se fait naturellement et sans effort est exquis et magnifique » dit le thérapeute Peter Fenner. Seulement voilà, « Toutes les expériences de silence ne déconditionnent pas nos esprits. Le silence peut faire tout le contraire : il peut aggraver et amplifier nos fixations. Si l’on se sent mal à l’aise, le silence peut intensifier nos émotions, surtout si l’on a l’impression que les occasions de communiquer sont limitées ou supprimées » souligne Peter Fenner.

L’absence de bruit ne définit effectivement pas l’insondable silence. L’absence de bruit peut rassurer, devenir un refuge ou être un objet de crainte et d’angoisse ; il peut ainsi apaiser ou révolter, mais en aucun cas « amener une transformation » comme le précise Vimala Thakar, ou faire « naître à la plénitude », selon l’expression du Frère John Martin. Atteint de ce qu’il convient d’appeler médicalement « une sclérose en plaque », David Anza, « témoin d’Éveil » dans ce numéro, « pratique pleinement et médite sur toutes ces techniques qui nous permettent de nous ancrer dans l’instant présent et de retrouver un calme intérieur. » Pour Monique Virelaude : « La guérison se fera sur la mise en ordre des forces sensibles physiques, sensorielles dans le rythme silencieux du souffle. » La quiétude thérapeutique retrouve ici le « chant de la vie » évoqué par Paul Pujol.

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Notes :  

[1] – Et plus exactement : dans le dysfonctionnement de nos fonctions motrice, sexuelle, émotionnelle et intellectuelle, au sens de l’enseignement de G.I. Gurdjieff. Voir l’incontournable ouvrage d’Ouspensky, Fragments d’un enseignement inconnu, Stock. 
[2] – Aldous Huxley écrit que « Le XXe siècle est, entre autres choses, l’Age du Bruit. Le bruit physique, le bruit mental et le bruit du désir – nous détenons le record de l’histoire en ce qui les concerne tous. » La philosophie éternelle. Philosophia perennis, Points Sagesse, 1977, p. 259. 
[3] – Pour Rudolf Steiner : « L’observation et le penser sont les deux points de départ de toute aspiration de l’homme à l’esprit, dans la mesure où il est conscient de cette aspiration. » La philosophie de la liberté, Novalis, 1993, p. 43. 
[4] – Krishnamurti parle de l’observation non-duelle en terme d’« observation sans observateur », c’est-à-dire sans jugement, ou sans le mouvement « mécanique » (automatique) de la pensée. Voir, par exemple, le dernier ouvrage paru cette année aux Presses du Châtelet, Vers la révolution intérieure. 
[5] – Kepler, fondateur de l’astronomie moderne, a décrit le système solaire en termes d’harmonies musicales dans L’harmonie du monde (1619) et dans Le secret du monde (1621) ; voir aussi, sur « L’harmonie des sphères », 3e millénaire n°92. 
[6] – Voir les Références Majeures de 3e millénaire dans le n°100.

 

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Le Secret de la FLEUR de VIE

Posté par othoharmonie le 25 mai 2014

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La Fleur de Vie – Signification et Origines

La « Fleur de Vie » peut être trouvée dans toutes les religions majeures du monde. Elle contient les modèles de la création tels qu’ils émergèrent du « Grand Vide ». Tout est créé selon les pensées du Créateur. Après la création de la Graine de Vie le même mouvement en vortex était continué, créant la structure suivante connue en tant qu’œuf de Vie. Cette structure forme la base de la musique, alors que les distances entre sphères sont identiques aux distances entre tons et les demi tons en musique. Elle est aussi identique à la structure cellulaire de la troisième division embryonnaire (La première cellule se divise en deux cellules, et la quatrième en huit). Ainsi la même structure alors qu’elle se développe un peu plus, crée le corps humain et tous les systèmes d’énergie y comprit ceux utilisés pour créer la Merkabah. Si nous continuons à créer de plus en plus de sphères nous terminons avec la structure appelée Fleur de Vie.

Le Secret de la FLEUR de VIE dans Etat d'être a110La Fleur de Vie (à gauche) et la Graine de Vie (à droite)

a210 dans Etat d'être

La Fleur de Vie contient un symbole secret créé en traçant 13 cercles à partir d’elle.

En faisant cela, n’importe qui peut découvrir le modèle le plus important et sacré de l’univers. C’est la source de tout ce qui existe ; c’est appelé le Fruit de Vie. Il contient 13 systèmes d’information. Chacun explique un autre aspect de la réalité. Ainsi ces systèmes sont capables de nous donner accès à tout, que ce soit en relation avec le corps humain, jusqu’aux galaxies. Dans le premier système, par exemple, il est possible de créer n’importe quelle structure moléculaire et n’importe quelle structure cellulaire qui existe dans l’univers. En d’autres termes, n’importe quelle créature vivante.

La forme la plus commune de la « Fleur de Vie » est un modèle hexagonal (où le centre de chaque cercle est sur la circonférence de six cercles environnant de même diamètre), fait de 19 cercles complets et de 36 arcs circulaires partiels, le tout entouré d’un large cercle.

La « Graine de Vie » est formée à partir de sept cercles placés en symétrie sextuplé, formant un modèle de cercles et lentilles, qui agissent en tant que composant basique du design de la Fleur de Vie.

« Drunvalo et ses facilitateurs enseignent la voie vers la santé parfaite, le bien-être et la transformation spirituelle grâce à l’activation du Merkaba et au programme Fleur de vie.

La vie de Drunvalo Melchizédek se déroule comme une série de percées dans l’expérience humaine. Il a d’abord étudié la physique et l’art à l’Université de la Californie à Berkeley, mais c’est après cette période que, selon lui, il a acquis la plus grande partie de son savoir personnel. Au cours des 25 dernières années, il a poursuivi sa démarche sous la direction de plus de 70 enseignants dans tous les systèmes de croyance et de compréhensions spirituelles, ce qui lui a procuré un large éventail de connaissances et beaucoup de compassion et d’acceptation.

Selon lui, sa principale tâche est de nous rappeler l’existence de notre Merkaba : ces puissants champs éthériques qui entourent chacun de nos corps et qui sont en sommeil depuis la chute de l’Atlantide, il y a quelques 13 000 ans.

Drunvalo et ses facilitateurs enseignent la voie vers la santé parfaite, le bien-être et la transformation spirituelle grâce à l’activation du Merkaba et au programme Fleur de vie. Ces enseignements pratiques permettent un contact plus profond avec le Moi supérieur et offrent une protection sans égale pour traverser les changements subis par la Terre, en plus de renforcer tous les aspects de la vie personnelle. Le Merkaba est activé par une ancienne façon de respirer et par la méditation enseignée à l’origine par l’école des Mystères égyptiens. »

Lire la suite ici : http://devantsoi.forumgratuit.org/t1065-le-secret-de-la-fleur-de-vie#8691

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La Renaissance Spirituelle

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2014

 

 



« Lorsque vous êtes inspiré par un grand but, un projet extraordinaire, toutes vos pensées brisent leurs liens: votre esprit transcende ses limites, votre conscience s’étend dans toutes les directions, et vous vous trouvez dans un nouveau monde merveilleux et grandiose. Les forces, les facultés, et les talents qui dormaient en vous s’éveillent, et vous découvrez que vous êtes un être infiniment supérieur à celui que vous avez rêvé d’être un jour ». Philosophe indien Patanjali


 arbre du jardin

 L’âme de l’humanité se réveille tranquillement, mais surement de son état de somnolence, d’impuissance et de déraison. L’énergie spirituelle afflue à un rythme de plus en plus élevé. Pour chaque conscience qui s’éveille mille autres s’éveillent. Nous sommes en pleine renaissance, en plein renouvellement. Le soleil de la pleine conscience, de la connaissance pure des lois de la vie, brille à l’horizon. La lumière du centre de l’univers brille de plus en plus et irradie la terre d’une conscience élevée, de sagesse et d’amour. Elle se fait persistante et agit sereinement dans le cœur des hommes.

La lumière de la vérité et de la vie perce l’obscurité telle une lame de feu. La vérité libère l’âme des êtres vivants de toute erreur, de toute manipulation, de toute ignorance et redonne confiance et courage à tous les porteurs de lumière. L’humanité a dû connaître et traverser ces épaisses ténèbres pour comprendre qu’elle n’est qu’au service de la lumière et que l’ombre symbolise l’absence de vie, d’amour, de sagesse et d’intelligence. L’obscurité n’amène que la noirceur et la désolation. Il y a certes des milliers de personnes qui sont au service de ce mal et qui croient à tort que le mal est plus fort, mais sans comprendre que cela fait partie du plan divin et qu’ils sont maintenant exposés à la puissance de la lampe de l’intelligence et de la droiture céleste.

Notre origine est céleste, nous sommes des particules d’énergie lumineuse et de conscience. Notre corps est un champ de forces qui radie de l’énergie comme une étoile. Ce n’est que le voile de notre conscience limité qui nous empêche de le voir. Notre corps et notre esprit sont pollués par toutes les croyances fausses, erronées et limitatives que les agents de l’ombre nous imposent. Leur seule arme véritable est la « Peur ». La peur rétrécit notre pouvoir et nous empêche d’être libres et vibrants de lumière, d’amour et de sagesse.

Toute croyance n’est qu’un champ de connaissances qu’elle soit vraie ou fausse. Toute croyance n’est qu’amas de pensée, d’idée et de concept. Tout est question de perception, mais encore faut-il qu’elle soit bien affutée. Sachons que notre arme est la lumière du cœur, qui est le Courage, la Confiance, l’Espérance, la Science exacte (non adultéré, ni trompeuse) et la Maîtrise de soi et des forces de la nature.

Soyons Courageux et Invincible face à l’adversité, face à l’opposant sachant que la peur n’est que le manque d’assurance. Nous nous régénérons dans la confiance, dans la vérité et dans la vie. Qu’avons-nous peur de perdre ? Nous avons tout à gagner, et le prix est notre liberté, notre délivrance, notre plein potentiel spirituel et matériel.

Fortifions notre cœur et notre esprit en nourrissant notre conscience de positif et seulement de positif et apprenons l’art de la conversion alchimique en changeant nos pensées négatives par des pensées positives de courage et de confiance. Chaque fois que nous substituons une pensée négative par une pensée positive nous renforçons le positif. Chaque fois que nous nous nourrissons de nouvelle pensée positive nous créons de nouveaux neurones dans notre cerveau, ce qui contribue à la transmission de pensée positive de lumières. Ceci étant dit, il ne s’agit pas de nier le négatif, mais plutôt de le transformer. Ne faisons pas l’erreur de nous mettre la tête dans le sable. Ce qu’il faut faire est de plutôt exposé à la pleine lumière l’obscurité, car la lumière irradie la noirceur comme un puissant faisceau lumineux.

Le monde tel que nous le connaissons est en pleine transformation. Nous avons connu la révolution industrielle et technologique, et maintenant nous faisons place à la renaissance spirituelle. L’Âge de l’Esprit, de l’Intelligence et de la Compréhension. Nous retrouvons nos origines et notre pouvoir créatif. En termes clairs, l’homme va continuer ses avancés technologiques, mais en y incluant la portion humaine, c’est-à-dire, le respect de l’homme et de la nature. Nous apprenons l’interconnections entre toutes choses grâce à la mécanique quantique (la science des particules élémentaires comme les électrons, protons, quantons).

L’éveil de l’homme ne veut pas dire que le monde est parfait et que la terre est devenue un paradis. L’éveil signifie que l’homme s’éveille à son ignorance, à son arrogance, à sa bêtise pour laisser place à l’intelligence du cœur et à ses qualités intérieures. La renaissance de l’homme passe avant tout par la découverte de son origine, de son pouvoir spirituel, de l’interdépendance et les principes d’harmonies, d’ordres et de vie à l’opposée de l’entropie (désordre). C’est seulement voir les choses avec le savoir exact et véridique sans intentions pernicieuses.

C’est de chercher à toujours retrouver l’équilibre de la nature en corrigeant tout désordre ou instabilité. Quand on pense par exemple aux inégalités sociales dans la répartition des richesses et de l’écart entre riche et pauvre, on se rend compte que cela est contraire à tout principe ou loi de la vie, qui elle est coopérative et égalitaire. L’homme doit comprendre que « le bien de l’individu passe par le bien de la société et que le bien de la société passe par le bien de chaque individu ». Ce qui forme la société ce sont les individus et non le contraire. Notre monde est formé par une « Grande pyramide » ou l’élite est au sommet et nous sommes en bas. Cette vision des choses est tout à fait à l’opposé de l’univers et de la vie ou toutes choses forment un « Grand cercle », toutes choses sont reliées, unies entre elles.

On se renouvelle constamment par de nouvelles compréhensions, par de nouvelles connaissances et expérience. L’avenir et la préservation de la planète et de la vie passe par la maîtrise et le savoir des principes déjà existant à l’origine de l’univers. On n’a qu’à penser à l’électricité pour se rendre compte qu’elle était présente depuis la fondation du monde et que l’homme a seulement appris a s’en servir, ce n’est pas lui qui l’a créé, mais bien la vie avant lui.

L’homme se croit supérieur à la nature alors que la nature est de beaucoup supérieure à l’homme. Pourquoi tant d’arrogance et d’effronterie de la part de l’humanité ? Nous avons beaucoup à apprendre de la nature et des lois de la vie. Tout ce que nous avons réussi à faire est de se créer un système artificiel et virtuel. En ce sens que tout système politique, religieux, économique et social ont été créés pour servir les intérêts d’hommes égoïstes, pour leur seul pouvoir personnel.

La vie nous dit que celui qui veut gouverner se fasse le serviteur des autres et qu’aucun homme ne doit être supérieur a un autre, car nous sommes tous de la même essence, nous somme tous uniques et égaux malgré nos petites différences à la surface. Chaque personne est « libre » d’être et de faire ce qu’il veut tout en étant respectueux d’autrui et du bien-être de tous et chacun. Le positif produit du positif, de sorte que tous puissent se baigner dans l’eau de la quiétude. Ce n’est que la peur qui nous empêche d’accorder cette liberté à tous et chacune. La peur, le doute et la suspicion sont des fruits pourris. Il faut travailler et œuvrer au bien, pour le bien et que dans le bien de tous et chacun.

Renouvelons notre esprit, notre intelligence et notre cœur dans le savoir et l’expérimentation de la vie. Soyons pleinement allumée, ouvert et confiant en nos capacités et talents latents. La spiritualité est la synthèse de la science de la psyché (de l’esprit) et de la science de la vie (nature). Ce n’est pas par de vagues discours ou de fausses croyances obscures que nous renouvelons notre esprit. C’est par un vrai travail mental et émotionnel que nous nous éveillons à la vie. C’est par la maîtrise de nos pensées, de notre imagination, de notre corps et de nos émotions que nous devenons des maîtres de nous-mêmes.

Le monde est plus connecté, interdépendant  et interrelié que jamais. Nous échangeons de l’information (pensée, parole, idée, image, vidéo, musique, fichier) que ce soit par internet, par les cellulaires, par les réseaux sociaux et les systèmes de réseaux sans fil et satellitaires. La Vie est échange et partage d’information, de pensée, d’idée et d’intelligence.

Le monde est en plein renouvellement, en plein changement et avance toujours vers un Avenir supérieur, vers un Devenir selon nos aspirations les plus profondes. Restons confiant, fort et courageux envers nos capacités à transformer ce monde. Tous et chacun contribuons de diverses façons à donner une nouvelle vie à cette terre, tous et chacun avons cette force en nous qui ne demande qu’à être utilisé pour notre bien et le bien commun de tous. La fin du vieux monde approche et la renaissance est à nos portes. Il ne suffit que d’ouvrir nos cœurs et nos esprits et agir en conséquence pour que l’on traverse la grande porte de notre liberté spirituelle.

Copyright © 2012 Melki Rish – Le Messager Spirituel. Tout Droits Réservés Dans Tous Les Pays

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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Traditions Spirituelles / Chants des Vibrations

Posté par othoharmonie le 30 novembre 2013

 

Article de Jean-Bernard Cabanès paru sur SACREE PLANETE 2007

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De nombreuses traditions attribuent l’origine de l’univers et la genèse du monde manifesté au Verbe de Dieu. La Conscience suprême, immobile et figée dans une éternité sans espace, proféra le Verbe créateur issu d’elle-même sous une mystérieuse impulsion surgie d’outre-temps. Ce son primordial, exhalé dans un souffle divin, précipita l’Infini dans le temps et l’espace, donnant naissance à la matière même des trois mondes, de la plus subtile à la plus dense. 

La Bible et les Upanisads hindous se rejoignent à l’instant de la création de l’Univers manifesté en accordant l’acte créateur au Son divin, au Verbe, dont la vibration profonde assure la cohésion des particules élémentaires et transforme l’énergie latente en matière, en mouvement et en vie, « …. Et le Verbe s’est fait chair ». La science le confirme… 

La science contemporaine confirme le rôle de la vibration des ondes sonores dans le maintien de la cohésion des constituants subatomiques de la matière. D’autre part, l’astrophysique amis en relief le bruit de fond de l’univers, vibrant sourdement à travers l’espace cosmique : la Musique des sphères décrite par un des plus grands initiés, Pythagore. Actuellement, les physiciens quantiques tentent d’amener toutes les lois de la physique à la vibration des « supercordes » dans une dimension spatiale supérieure. Selon cette nouvelle approche, chaque particule est une corde qui produit sa propre musique en même temps que les autres particules. A l’échelle du cosmos, selon Ervin Lazlo, des étoiles et des galaxies entières vibrent à l’unisson. Le défit des scientifiques consiste à découvrir l’équation permettant de décoder la musique universelle qui constitue l’harmonie la plus vaste et la plus fondamentale de l’univers. De son côté, la NASA a enregistré les fréquences sonores émises par les planètes, et des musiciens contemporains (Vincent Baetig ou Laurent Danis) utilisent ces sonorités cosmiques dans leurs compositions, parfaite illustration de la « musique des sphères ». Lesquelles compositions sont, par ailleurs utilisées, par certains thérapeutes afin de réharmoniser les réseaux énergétiques du corps et de la psyché.

 

L’ETRE HUMAIN DANS LA « DIVINE PARTITION »

L’Inde antique avait aussi entendu ce son primordial, le Verbe de Dieu à l’œuvre dans la genèse permanente du cosmos ; c’est le célèbre son AUM, chanté par tous les yogis, qui introduit la récitation de presque tous les mantras bouddhistes et hindous. Ainsi, le son primordial serait l’origine et le substrat de l’Univers. Or nous, être humains, sommes composés de matière imprégnée de cette vibration de Vie issue du souffle et du Verbe Divin, nous sommes une note particulière dans la symphonie de l’univers et notre conscience individuelle s’inscrit sur les harmoniques d’un chant cosmique. Mais l’homme a oublié ses origines et n’entend plus la douce vibration de vie qui le prote et le relie au souffle de Dieu. Nous nous sommes aliénés à une fausse idée de nous-mêmes et nous demeurons prisonniers de nos identités virtuelles qui nous coupent de l’Harmonie universelle. Nous nous sentons déracinés, privés de la source de vie et chassés du Paradis. Depuis l’aube des âges de l’humanité, par tous les moyens, nous tentons désespérément de nous raccorder à cette divine partition afin de retrouver notre plénitude d’être et notre place dans l’hymne de la Vie. Nikos Kazantzakis écrivait : « La Liberté est la capacité de s’abandonner à un rythme qui nous est supérieur ». La musique des sphères, le chant du Verbe divin. 

RYTHMES ET SONS CHAMANIQUES 

Dès que l’homme prit conscience de son déracinement, il se sentit exilé de l’harmonie naturelle. Afin de tenter de sortir de cet isolement, il inventa alors le rythme, puis la musique. Son instinct lui soufflait de rechercher la connexion perdue à travers le son rythmé, le chant et la danse, en frappant sur des tronc creux, il redécouvrit la pulsation rythmée qui sous-tend la vie et il prit plaisir à se couler dans le rythme des origines, accompagné de son aigre des flûtes de roseau et des chants incantatoires qui lui montaient spontanément de la gorge. Les pères de nos pères utilisèrent cette découverte essentielle comme une porte vers les autres mondes dont ils se sentaient exclus. Une profonde nostalgie des origines les poussa à réintégrer la grande pulsation de vie, à se couler dans le chant du Monde. L’utilisation des vibrations  rythmées était un réflexe de survie car il était urgent de retrouver la communion sacrée avec le rythme de l’Univers. 

Ces cultures originelles eurent leurs prêtres : les chamans. Ils connaissaient les portes secrètes et en possédaient les clés. Ils ont transmis jusqu’à nos jours, au sein de très nombreuses cultures, l’art d’entrer en communication avec les mondes invisibles et les forces de la Nature. Pour ce faire ils utilisent le son, le rythme et le chant. Ils ont inventé le seul instrument de musique permettant d’émettre le son primordial : le rhombe, toujours utilisé par les Aborigènes d’Australie. Une simple pièce de bois que l’on fait tournoyer au bout d’une ficelle et qui chante le AUM des brahmanes… Le chaman se coule alors dans la danse, porté par une vibration qui le dépasse et entre dans les états de conscience modifiés. Hors de son enveloppe identitaire habituelle, il se laisse porter par l’incantation, voit s’ouvrir des portes improbables et s’envole vers l’extase d’une communion secrète en s’unissant au rythme sacré de l’Univers, aux vibrations de l’arbre, de l’oiseau, de l’ours ou du grand cerf. Le chaman réintègre son unité avec le Monde et il y puise une connaissance nouvelle, des énergies inconnues, des pouvoirs de guérison, des messages et des enseignements issus des plantes ou des hôtes de mondes parallèles.

  

CHANT, RELIGION ET MAGIE

C’est ainsi que le chant et la musique sacrés sont devenus les instruments privilégiés de la pratique de toutes les religions, qu’elles soient animistes ou monothéistes. Aucun rituel ne saurait se priver d’un univers harmonique et d’instruments musicaux ; la musique est l’art sacré par excellence. Le fil d’or permettant à la conscience humaine de réintégrer le plan cosmique demeure, sur l’ensemble de la planète, l’utilisation et l’expression des harmonies musicales sous toutes leurs formes. Bien commun à l’humanité entière, la musique est le tapis volant vers les mondes paradisiaques, la voie royale vers l’immersion dans la Conscience Cosmique.

Lorsque les grandes religions organisées se déployèrent au sein des cultures humaines, les prêtres comprirent le pouvoir de transformation spirituel des chants et des sons. Ils utilisèrent leur puissance pour faire descendre le Pouvoir divin sur Terre. Ils devenaient les intermédiaires entre les dieux et les hommes. Ils asseyaient dans les sanctuaires une position privilégiée qu’ils surent conserver pendant des millénaires. Les hymnes religieux firent résonner les salles des tempes et les voûtes des cathédrales. L’appel des fidèles vers les divinités était chants, tintements de cloches de bronze, grandes orgues ou trompes de cuivre. L’influence du son sur notre coloration psychique est une expérience que nous traversons quotidiennement. Notre perméabilité émotionnelle est extrêmement sensible à toute forme de musque. La musique sacrée porte parfois l’âme à ses sommets et le chant religieux ouvre les chemins secrets de l’extase. Lorsqu’ils s’enrobent de la douceur de la dévotion, les hymnes permettent l’union de l’Etre, l’hôte sacré du cœur, à son essence qui est pur amour. 

Si la magie du son n’échappa point aux prêtres et aux initiés, elle est aussi l’outil, voire l’arme, des sorciers et des magiciens pour lesquels les vibrations sonores associées à la puissance de la pensée ont un réel pouvoir sur la matière, sur le temps et sur autrui. C’est la voie de la main gauche, utilisant une énergie lunaire. C’est aussi une des voies des écoles tantriques d’Asie, qu’elles soient hindoues ou bouddhistes, lorsqu’elles utilisent la puissance du son pour le pouvoir et non pour l’Eveil. Le même son peut conduire au Ciel de la Conscience ou vers des mondes infernaux ; seule l’intention de celui qui les profère fera la différence, il en est de même pour la prière. 

 

LA PUISSANCE ENERGETIQUE DES MANTRAS 

En Inde, la tradition rapporte que le sanskrit, langue sacrée de l’Hindouisme, fut révélé aux antiques rishis, hommes de sagesse et de connaissance. Ce don des dieux offrait aux mortels les sons d’un langage divin et l’alphabet sanskrit serait le reflet des harmonies célestes. Le législateur mythique, Manu fut le premier à parler du pouvoir des mantras, ces noms divins sont toujours récités et chantés par les brahmanes lors des rituels au sein des temples. Ils font aussi partie des pratiques yogiques et dévotionnelles de millions d’Hindous et de Tibétains….

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Une nouvelle conscience

Posté par othoharmonie le 18 août 2013


17 raisons d’appeler à son émergence. Ils sont astrophysiciens, biologistes, psychiatres, philosophes, enseignants, artistes, maîtres zen ou pionniers de l’écologie. Tous estiment qu’il est temps d’évoluer vers une nouvelle conscience, de soi et du monde. L’INREES leur donne la parole dans le hors-série n°1 d’Inexploré.

Et si vous oubliez tout ce que vous pensiez savoir des lois qui régissent le vivant ? XVIIe siècle, Newton décrit le monde comme un ensemble d’objets mécaniques et délimités, Descartes réduit le réel à ce qui est observable et mesurable – l’homme y compris. Emerge alors en Occident la représentation d’un univers fragmenté, déterministe, quantifiable. Tout devient maîtrisable, exploitable, consommable.

Une nouvelle conscience dans Nouvelle conscience images-131Au nom de quoi faire voler en éclat ces conceptions ? De la science elle-même. Depuis cent ans, des physiciens lèvent le voile sur de nouvelles dimensions. Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : « Après avoir dominé la pensée occidentale pendant trois cents ans, la vision newtonienne a fait place à celle d’un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L’avènement de la physique quantique et de la théorie du chaos a introduit les principes d’incertitude, d’imprévisibilité, d’influence entre l’observateur et le réel observé. Les atomes forment un monde de potentialités ou de possibilités, plutôt que de choses et de faits. Des phénomènes de mécanique quantique ne peuvent se comprendre avec les références classiques. Pourquoi par exemple, quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui étaient associés, l’un continue de savoir ce que fait l’autre, sans aucune communication ? Cela pose problème si on suppose que la réalité est morcelée et localisée sur chacune des particules. Le paradoxe n’a plus cours si on admet que les deux photons font partie d’une réalité globale, quelle que soit la distance qui les sépare. Ils sont interdépendants : chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. »

La réalité de cette nouvelle physique est multidimensionnelle, son univers constitué de matière, de flux d’énergie et d’information. Et si c’était le cas à tous les niveaux du vivant ? 

En biologie du cerveau, par exemple. Jean Becchio, médecin généraliste, président de l’Association française d’hypnose : « Dans les années 50-60, on pensait tout connaître du cerveau. Quarante ans plus tard, on est perdu ! La matière grise n’est plus considérée comme aussi primordiale : elle ne serait que le récepteur d’informations captées depuis l’extérieur, puis envoyées dans la substance blanche, où elles rencontrent d’autres informations issues du monde intérieur, de la mémoire, des émotions, des apprentissages… On vient aussi de trouver qu’il y a des neurones miroirs partout dans le cerveau, qui jouent un rôle important dans les phénomènes de sympathie, d’empathie et de compassion. Cette découverte fait évoluer la conception très robotique de l’humain ; il est d’abord un être relié aux autres. Le cerveau n’est plus étudié comme une boîte isolée, mais dans sa relation avec son entourage. »

Autre découverte de taille : le cerveau ne produirait pas la conscience. Pim Van Lommel, cardiologue, spécialiste des expériences de mort imminente : « Dans l’étude que j’ai menée sur des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque, 18% rapportent une expérience d’expansion de conscience au moment où ils étaient en mort cérébrale. Ils ont perçu leur réanimation, peuvent avoir vu des souvenirs de leur vie entière, interagi avec des proches décédés… Des millions de gens dans le monde ont vécu ces phénomènes – 9 millions aux USA, 20 millions en Europe. Notre étude (la plus importante à ce jour) met en échec les explications matérialistes – manque d’oxygène, hallucinations, rêves, etc. Elle prouve que le cerveau ne crée pas la conscience ; il n’est que le catalyseur qui rend possible son expérience – comme le poste de télévision n’est qu’une interface pour accéder aux émissions. La véritable conscience est non locale, plus vaste que ce que nous percevons dans la vie quotidienne, et capable de survivre au corps physique. » 

Il existerait donc une conscience supérieure à la conscience ordinaire… Une hypothèse en voie de validation scientifique. Roger Nelson, directeur du Global Consciousness Project, chercheur en parapsychologie à l’Université de Princeton : « Nos expérimentations ont montré que les gens étaient capables, par la pensée, d’influer sur le contenu d’une séquence de nombres aléatoire. L’effet est ténu, pas suffisant pour ouvrir une porte de garage à distance, mais assez pour comprendre que l’esprit n’est pas confiné à la boîte crânienne et peut entrer en relation directe avec différents aspects du monde. Nos capteurs détectent aussi un changement lorsque les gens se retrouvent en communion, à l’occasion d’un événement fort. L’interaction des consciences individuelles induit un échange d’information et la création d’une cohérence de champ, qui n’existait pas auparavant, qu’on appelle la conscience de groupe. Nous avons plus de 400 enregistrements de ce type ; à partir de ce seuil, les critères scientifiques admettent la réalité d’un phénomène. »

Il serait même possible, par cette conscience non locale, d’accéder à des informations affranchies de l’espace et du temps. Stephan A. Schwartz, chercheur principal sur le cerveau, l’esprit et la guérison à l’Institut Samueli (USA) : « Les expériences que nous avons menées prouvent, protocoles scientifiques et données statistiques à l’appui, que nous avons la capacité de décrire des choses, des lieux ou des gens éloignés, comme s’ils étaient sous nos yeux. Nous pouvons également décrire un événement qui ne s’est pas encore produit. Les données recueillies sont de deux types : des impressions de sens – par le goût, le toucher, les odeurs – et une impression de connaissance : je ne sais pas comment, mais je sais que c’est vrai. Il n’y a rien de surnaturel là-dedans : vous vous ouvrez simplement à cette part non locale de votre conscience qui n’est pas limitée par le temps et l’espace. Cette compétence se développe, à condition d’en avoir la volonté. L’intention est un point clé. »

De quoi chambouler profondément nos visions du monde et de nous-mêmes. Comme l’ont pressenti nombre de sagesses traditionnelles, notre identité profonde ne serait pas nos corps ni nos esprits individuels, mais cette conscience connectée à un grand tout. Lynne McTaggart, journaliste scientifique : « Lorsque les particules subatomiques conversent, elles échangent de l’énergie. Quand vous multipliez cette infime quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l’univers, vous obtenez une incroyable quantité d’énergie dans un espace vide. Ce champ permet de comprendre qu’il n’y aurait pas des objets séparés, mais un lien, c’est-à-dire une connexion si intriquée, si essentielle et si profonde qu’il est impossible de dire où une chose s’arrête et où l’autre commence. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. C’est un processus coopératif, qui doit nous inciter à dépasser la polarisation terrible que nous observons aujourd’hui, et vivre selon une image plus organique et plus holistique. » 

Sortir du sentiment de maîtrise absolue, retrouver le sens de la globalité, de l’humilité et des responsabilités…
Dans le rapport à soi, d’abord, la manière dont on s’envisage et dont on se soigne. Thierry Janssen, médecin psychothérapeute : « En parallèle d’une médecine de plus en plus technologique, émerge un paradigme de santé issu de cultures traditionnelles, qui insistent davantage sur la prévention et, lorsqu’il s’agit de soigner, le font de manière globale, en ne réduisant pas la personne à un corps-machine. Il me paraît absolument pertinent de considérer l’humain comme un être indivisible, dont les pensées influencent le fonctionnement biologique et dont le fonctionnement biologique influence la pensée, sans tomber dans l’idée que toutes les pathologies sont causées par des conflits psychologiques et que la résolution de ceux-ci suffiraient à guérir. Dans une perspective intégrative, l’idéal serait de soigner les patients avec empathie, en développant des relations de respect, en les considérant comme des individus multidimensionnels, tout en profitant des merveilleux outils que la technologie nous offre. » 

Evolution, aussi, dans notre rapport aux autres, ce que l’on inculque et ce que l’on transmet. Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, à l’initiative du Printemps de l’éducation : « Aujourd’hui, l’école est source d’inégalités car basée sur la compétition et non sur la coopération. Elle ne table pas sur l’échange et le partage des connaissances, mais sur un rapport autoritaire, qui n’autorise pas les enfants (et ils ne se l’autorisent pas eux-mêmes) à devenir auteurs de leurs propres vies. Notre époque n’a plus besoin des petits soldats de l’ère industrielle. Lorsque l’enseignant se positionne avec ouverture, en tant que guide et accompagnant, cela change totalement la donne. L’éducation intégrale, fondée sur le libre progrès de l’enfant, dans un cadre bienveillant, part du principe qu’il existe chez l’enfant une connaissance quasi-innée. Si on lui fait confiance, il sait très vite où il doit aller. Il faut stimuler le questionnement, les éveiller à leurs propres réponses. Y compris en matière existentielle, une dimension qui existe bel et bien chez les enfants. » 

Autres aspect fondamental : notre rapport à la nature. Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris : « Au lieu de prendre conscience de la beauté infinie de la planète et de considérer la Terre comme une oasis perdue dans un désert sidéral dont nous sommes totalement dépendants, nous continuons de la sinistrer, en agissant comme si ses ressources étaient inépuisables, comme si nous pouvions nous affranchir de cette nature que nous appelons “environnement”, comme si nous n’en faisions pas partie. Si des extraterrestres nous observaient, ils concluraient que nous avons des aptitudes mais que nous sommes inintelligents ! Tant que nous ne modifierons pas notre regard, nous serons dans cette dichotomie, dans ce dualisme totalement artificiel. A partir du moment où je suis à l’école de la nature, je ne cherche plus à m’imposer à elle, à la dominer ni à l’empoisonner, je suis à son écoute, j’observe son processus et je le respecte. Etymologiquement, humus, humanité, humilité, c’est la même chose. »

Jusqu’à notre rapport à l’univers, en prenant la mesure que nous n’en sommes qu’un des composants. Morvan Salez, chercheur en astrophysique : « Grâce à l’amélioration de la technologie, on trouve de plus en plus de systèmes planétaires très semblables au nôtre. Environ 780 exoplanètes ont été détectées de manière certaine, plus de 2000 sont en attente de confirmation. Les très importants progrès effectués dans la compréhension de notre propre écosystème ont aussi permis de découvrir que les bactéries sont absolument partout, dans des régions où l’on pensait que c’était impossible. Pour arriver à la biosphère actuelle à partir de molécules organiques inertes, il a fallu des mécanismes incroyablement subtils. Face à ce constat, on peut considérer que les paramètres de l’univers sont tels que si on laisse le temps agir à partir de bons ingrédients de départ, des formes de vie sont vouées à apparaître, peut-être très différentes de la nôtre. Nous dire que nous ne sommes pas seuls, c’est un électrochoc, qui peut remodeler en profondeur notre conception de nous-mêmes et de notre place au sein du cosmos. »

Cette évolution n’est pas un luxe : si on ne change rien, la planète court à sa perte, et nous avec. La crise actuelle n’est-elle pas révélatrice d’un besoin criant de retrouver un supplément d’âme, un sens et une cohérence ? Frédéric Lenoir, philosophe : « Les derniers grands succès de la littérature et du cinéma, tels que l’Alchimiste, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Avatar, réhabilitent les mythes, la magie, l’imaginaire. Preuve qu’on crève dans un rationalisme desséchant et que les gens ont besoin de rêver, de se relier au monde à travers des symboles, des archétypes. L’âme n’a pas suivi la croissance du corps matériel de l’humanité. Pourquoi ? Parce que nous ne la cultivons pas. On a aujourd’hui de plus en plus d’outils qui nous permettent de comprendre, de discerner, mais on ne sait pas bien s’en servir. Nous avons besoin de rééquilibrer notre cerveau. De plus en plus d’individus sont en quête d’une expérience intérieure qui touche leur cœur, leur vie. Ils sont à la recherche d’un éveil, d’un changement de conscience. Je crois que l’existence a un sens et que chacun peut le trouver, s’il le veut. » 

Pas seulement en acceptant un nouveau paradigme scientifique – qui ne serait alors qu’une idéologie de plus. Au-delà des théories, certaines expériences sensibles ouvrent sur une perception, intime, d’un autre réel : une musique que l’on écoute, un film que l’on regarde, une poésie que l’on lit, un paysage que l’on contemple… Jean François Clervoy, astronaute : « La Terre vue de l’espace, c’est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. Et on s’aperçoit que la couche d’atmosphère est fine comme du papier à cigarettes ; notre vie ne tient qu’à ce filet ! Tous les astronautes reviennent des vols spatiaux bien plus sensibles au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées. L’espace enrichit : sur le plan sensoriel, émotionnel, spirituel, existentiel. Quand on voit la beauté de l’univers, on se demande pourquoi c’est aussi beau, pourquoi on est si ému. Lorsqu’on regarde la Terre par le hublot, en apesanteur, on oublie qu’on a un corps, on a l’impression qu’on est simplement une conscience qui flotte, qui a le pouvoir de voir. Je crois que l’univers n’est pas limité à la matière, aux couleurs que je vois, aux émotions que je perçois. Il y a quelque chose de supérieur. »

Un quelque chose qu’il est possible d’explorer en lâchant la raison individuelle – et les postures sociales – pour laisser vibrer cette justesse d’intuition qui sommeille en nous. Jan Kounen, cinéaste : « Créer est un processus très intuitif. Tout à coup, une histoire résonne en moi et ne me quitte plus. Cette intuition compte beaucoup dans mes choix. Avant de prendre une décision, je surveille les signaux qui m’indiquent, physiquement et psychiquement, que je ne suis pas dans la peur, dans la détresse artistique. Sinon, la décision restera liée à l’énergie qui l’a fait naître. La pensée est créatrice, elle est liée à un monde énergétique que l’on nourrit, et qui nous alimente en retour. Je pense qu’il existe à l’intérieur de nous une intelligence plus efficace que notre seule intelligence mentale, laquelle est limitée par notre culture, notre vocabulaire, nos modèles, etc. Dans le monde indigène, l’imaginaire est un outil, qui permet d’accéder à des réalités différentes, qui toutes peuvent donner des informations importantes. »

Y compris en psychothérapie, où de nouvelles méthodes explorent l’invisible, au-delà de l’ego. Olivier Chambon, psychiatre : « Focusing, cohérence cardiaque, hypnose, TIPI… Ces techniques travaillent sur le monde de l’âme, du rêve, de l’imaginal, qui amène des compréhensions dépassant les connaissances habituelles. Lorsque la conscience est attirée vers l’ego, celui-ci la rétrécit, la ratatine et la conditionne. C’est en allant chercher des choses extérieures à lui qu’on permet à l’ego de trouver des voies de transformation qu’il ne trouve pas en lui-même. On apprend à faire attention à des choses inconnues, irrationnelles, éphémères, imprévues, incontrôlées. En voyage chamanique sous hypnose ou en EMDR, on accède à des parties du soi oubliées, des souvenirs qu’on ignorait avoir, des énergies nouvelles, ainsi qu’à un espace de pardon, de compréhension et de confiance, où l’on peut se voir et voir les autres sans juger ni blâmer. On obtient alors un rééquilibrage à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel. » 

higgs-event dans PenserieMais la prise de conscience ne suffit pas. Elle doit se cultiver au quotidien. Thich Nhat Hanh, maître zen : « Pour que la paix, la joie de vivre, l’amour et l’espoir puissent émerger, il faut prendre soin de l’instant présent, être conscient d’être vivant, qu’on est en train de marcher sur la planète Terre, d’entrer en contact avec les merveilles de la vie. Cela s’acquiert par une pleine conscience nourrie à chaque instant, de la concentration sur le présent, et une bonne gestion de ce moment. Réorganiser sa vie quotidienne, sa manière de travailler, de manger, de dormir, de respirer… Etre capable de préserver la paix, la compréhension et la compassion dans n’importe quelle situation, est une pratique spirituelle. Une fois qu’on est habité par cette vision juste, on existe en tant qu’être véritable, solide, libre et joyeux, et on peut avoir une influence sur le monde. Il n’y a pas de cloison étanche entre le soi et le non-soi. Chaque énergie que vous émettez en termes de pensée, de parole et d’acte, a un effet sur tout le cosmos. » 

Exemple très concret avec la MBSR, une méthode de réduction du stress par la pleine conscience, implantée dans 550 hôpitaux aux Etats-Unis (et 200 ailleurs dans le monde). Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, concepteur du programme : « Le MBSR met de l’énergie sous forme d’attention dans ce qui va en nous, plutôt que dans ce qui ne va pas. Le patient devient acteur de sa santé, en entrant en contact avec le paysage de son être. En habitant le moment présent, qu’il soit plaisant ou non, sans rien prendre personnellement, sans créer une narration sur sa douleur, on finit par voir les idées et les opinions pour ce qu’elles sont : des habitudes de l’esprit, qui ne sont pas la vérité. Je ne suis pas ma douleur, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mon cancer. Sans médicament ni chirurgie, juste avec la pleine conscience cultivée comme un muscle, la MBSR permet de réduire durablement les symptômes. Ce type de pratique change non seulement l’activité cérébrale, mais la structure du cerveau. Et il n’est pas le seul à être plastique : vos chromosomes, vos cellules, tout en vous est capable de changer en fonction de la façon dont vous mangez, dont vous aimez, dont vous faites de l’exercice, du temps que vous prenez pour le calme et l’attention méditative. »

Direction le pays des Bisounours et de l’amour rose bonbon ? Non. Le but n’est pas de vivre perché bien au chaud sur un petit nuage, mais au contraire de trouver en soi la lucidité et la force de cerner la réalité sous toutes ces facettes, même les plus sombres, et passer à l’action contre tout ce qui nous désincarne, faute de sens et d’âme. Fabrice Midal, fondateur de l’Ecole occidentale de méditation : « On n’a jamais rendu les hommes heureux en les gavant de sucreries ! Seule la vérité apaise réellement le cœur humain. Si nous ne l’affrontons pas, nous ferons de la spiritualité un rêve de plus. Impossible de s’asseoir et de méditer un moment sans rencontrer la souffrance. Mais à mesure qu’on s’y engage, la conscience s’ouvre et devient assez vaste pour soutenir les défis et les difficultés. L’important n’est pas d’avoir les solutions toutes faites, mais d’ouvrir notre champ de vision et notre capacité à faire face. La spiritualité doit chercher à comprendre le pire, afin de trouver des manières justes d’y répondre. La méditation donne le courage de revenir à l’essentiel. Elle montre un autre rapport à tout, fondé sur l’attention et la bienveillance. Partout où il y a l’être humain, il y a la possibilité d’un acte gratuit qu’on ne peut commander, instrumentaliser ni pronostiquer. C’est cela qu’il nous faut reconnaître, préserver et cultiver. »

parution : http://www.inrees.com/articles

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Les jardins d’Anahmahr

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2010

Les jardins d'Anahmahr dans E à  K biblio

 

 

Titres

LES JARDINS d’ANAHMAHR 

Auteur

Jean-Claude GENET 

 

                                                 LES JARDINS d’ANAHMAHR 

 

                                                  Messages de la cité de Telos

 

Messages de la cité de Telos

 

Il est des rencontres qui permettent des retrouvailles avec soi et une ouverture à la conscience christique. Cet ouvrage reprend l’intégralité des messages d’Anahmahr transmis au cours des onze conférences de la tournée “Telos”. Des messages qui favoriseront l’ouverture du cœur et la guérison des mémoires anciennes, pour l’épanouissement d’une humanité en transformation. 

 

Voir également : Les Jardins d’Anahmahr – T.2 – Invitation à Telos

Commander en ligne auprès de notre partenaire G Productions

 

 

Jean-Claude GENEL, philosophe et mystique, proposera une réflexion sur les 7 valeurs de l’âme qui opèrent en nous et libèrent l’esprit de guérison. Pour éclairer les mécanismes subtils que nous déclenchons dans notre processus de transformation, il expliquera et mettra en évidence la force du Verbe dans le processus de la guérison spirituelle. Jean-Claude Genel est l’auteur notamment de  » Mutations T.2  » et  » Les jardins d’Anahmahr  » (éd. des 3 Monts). Il se mettra à l’écoute des lieux sacrés que nous visiterons et révèlera les messages subtils et éternels qu’ils recèlent. Il dirige la société G. Productions.  

Sur l’auteur PHOTO portait_JC_visageweb_1shast dans E à  K

 

Mystique et explorateur passionné de la nature humaine, Jean-Claude Genel se place dans la lignée de ceux qui ont su trouver, au-delà des traditions et des dogmes, l’enseignement direct du maître intérieur, ce dialogue infini avec l’âme. Il anime depuis 1985 des séminaires d’éveil aux valeurs de l’âme. Il a fondé l’Université Libre des Valeurs© pour que soient reconnus et travaillés en réseaux les droits de l’âme. 

 

En septembre 1989, le mouvement est élevé en ordre initiatique s’inscrivant dans la «  tradition primordiale de l’ère du Verseau  ». Actuellement, le groupe se présente sous le nom d’École de recherche et de réflexion spirituelle. J.C Genel produit des conférences payantes destinées au public, anime des émissions de radio, rédige des ouvrages et des articles principalement de nature ésotérique, et compose de la musique de méditation

 

LE VOYAGE 

Voyager en Egypte, c’est partir à la recherche de nos racines culturelles et spirituelles. L’Egypte est unique au monde. Son énergie nous irrigue comme le Nil fertilise les terres désertiques. Ce pays offre une véritable initiation, nous éveille et ouvre des horizons sans limite. On ne revient pas d’un tel voyage comme on y est parti. Notre vision du monde se modifie au contact de cette civilisation, des vibrations émises par ses sites millénaires. Cette croisière est organisée par Danielle Semelle qui a 15 ans d’expérience en Égypte. 

  

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si vous aussi vous voulez vous procurer ce livre, vous le trouverez ICI : http://www.amazon.fr/jardins-dAnahmahr-Messages-cit%C3%A9-Telos/dp/2909735648

 

 

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Lettre à la Terre

Posté par othoharmonie le 19 mai 2010

Le chemin spirituel

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« Que représente la spiritualité pour vous, pour vos frères, pour vos amis, pour les êtres humains ?

Pour certains, être sur le chemin spirituel ce sera assister à de nombreuses conférences, lire beaucoup de livres, et de ce fait ils auront l’impression, peut-être bonne, d’être sur la voie spirituelle. D’autres s’adonneront à des pratiques diverses telles que la radiesthésie, l’astrologie ou la numérologie, et ils auront également l’impression d’être dans la spiritualité. Pour d’autres encore, être dans la spiritualité sera peut-être aller prier dans les églises.

Si nous vous disons cela, c’est pour vous faire comprendre une chose essentielle : le vrai chemin spirituel est un chemin intérieur. Nous vous avons dit maintes fois qu’on ne rentre pas en spiritualité, on la vit au quotidien !

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A l’époque actuelle, vous avez un outil merveilleux et terrible à la fois, que vous appelez « Internet ». Pourquoi merveilleux et terrible ? Parce qu’il s’y passe les meilleures choses, les meilleurs échanges aussi bien que les plus destructeurs.

Il est nécessaire que l’être qui chemine sur la voie spirituelle prenne avant tout conscience qu’il doit être son propre maître , que tous les éléments extérieurs seront des aides pour lui, mais qu’il ne devra jamais se laisser influencer par qui ou quoi que ce soit, à moins que, dans son cœur, il y ait une résonance profonde avec la conception qu’il peut avoir de l’avancement spirituel.

Prétendre, comme le disent certains êtres, que vous devez vous écarter de ceux qui ne pensent ni ne ressentent comme vous, est une contrevérité, ce n’est pas dans la voie spirituelle. Cependant si, lorsque vous êtes sur cette voie, vous subissez une pression pour vous contraindre à emprunter tel ou tel chemin ou pour vous empêcher d’aller dans le sens que votre cœur a choisi, ou encore si on vous ôte votre liberté de choix, vous devez réagir. Le vrai but de la spiritualité, bien que ce mot ne corresponde pas au chemin de sagesse et d’Amour qui est vôtre et que nous vous enseignons, c’est de vivre la Sagesse et l’Amour parmi tous ceux qui vous entourent !

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Si une personne n’est pas d’accord avec votre ressenti, avec vos pensées, vous n’avez pas à en tenir compte ; la seule chose dont vous deviez tenir compte c’est d’être en accord avec vous-mêmes et de ne pas être en dualité par rapport à votre choix. Vous ne devez vous laisser influencer par personne et travailler essentiellement le discernement, ne pas vous laisser entraîner par de belles paroles, de belles promesses, pas plus que par des menaces, quelles qu’elles puissent être. Le chemin spirituel est principalement un chemin intérieur, il peut se vivre tout à fait en solitaire, (ce qui ne veut pas dire seul, isolé de vos frères), mais il peut se vivre personnellement sans que votre entourage en soit conscient.

Cette voie spirituelle ne concerne que vous parce que vous utilisez vos propres outils. Pour progresser, chacun utilisera différents outils jusqu’au moment où il n’en aura plus besoin, car non seulement son cœur et son âme sauront, mais sa conscience s’épanouira totalement à la connaissance, à la sagesse, à l’Amour que procurera cette démarche profonde.

Actuellement, certaines forces de la lumière sombre essaient d’écarter le néophyte, de le déstabiliser avec de belles paroles, plus belles même que celles que nous pourrions exprimer ! Soyez donc vigilants et écoutez votre cœur ! Même si vous commencez votre chemin, il en est autrement pour votre cœur et votre âme car vous avez oublié ce que vous êtes, et à l’époque actuelle beaucoup d’outils sont mis sur votre chemin pour vous rappeler ce que vous êtes.

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Soyez vigilants, n’écoutez pas les mauvais conseils ou les paroles trop enjôleuses ! Suivez votre route avec Amour et avec le plus possible de sagesse et de discernement. Sur cette route seront toujours mis des êtres qui vous aideront, mais c’est à vous de les ressentir avec votre cœur ! Si vous êtes influençable et fragile, le travail qui vous sera demandé sera plus important ; cependant les êtres fragiles, eux aussi, trouveront toujours sur leur chemin des âmes fortes qui les empêcheront de tomber, de trébucher, ils ne les reconnaîtront pas forcément tout de suite mais s’ils sont vraiment sincères dans leur cheminement ils les reconnaîtront.

Nous voulons reparler d’Internet. C’est un moyen extraordinaire de faire évoluer les êtres mais c’est aussi un moyen tout aussi extraordinaire des les freiner . Comme vous dites : ceux qui peuvent le plus peuvent le moins ! C’est pour cela qu’il est très important de mettre un peu de Lumière là où il y a tellement d’ombre. Ce qui est le plus regrettable, c’est que les jeunes enfants, qui ont insuffisamment de protection et de discernement, aient accès à ce moyen de communication. Certains êtres ont pour mission (et cela peut vous surprendre) de protéger le plus possible ces enfants, ces consciences humaines fragiles.

Les Etres de Lumière sont également très actifs dans l’énergie de ce que vous appelez Internet parce que l’énergie de la lumière sombre y est très puissante. Il y aura de plus en plus de combats au niveau de cet outil gigantesque, ce qui veut dire que la Lumière s’y manifestera de plus en plus mais que l’ombre sera aussi de plus en plus active.

N’oubliez jamais qu’une personne qui s’éveille dans l’Amour, dans la conscience de ce qu’elle est réellement, une personne qui laisse s’exprimer le plus possible sa propre Divinité peut transformer une multitude d’êtres non seulement autour d’elle mais aussi très loin d’elle. L’Amour, la Sagesse, la Bonté, la Lumière émanant de cette personne n’ont aucune limite.

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Vous n’avez pas à fuir les personnes qui ne sont pas sur le chemin spirituel qui est le vôtre ; ne craignez surtout pas qu’elles vous entraînent du côté obscur, sauf si vous le désirez inconsciemment ou si vous êtes trop faibles ou trop fragiles. Cependant dans ce cas c’est tout simplement que dans cette existence vous n’êtes pas prêts pour vivre réellement la transformation profonde occasionnée par cette démarche spirituelle.

Vous avez toute l’éternité pour vous transformer ! Une vie n’est rien car elle ne dure pas même une seconde ! Donc si dans cette incarnation vous n’avez pas pu accomplir votre programme, vous aurez mille et une existences ici ou ailleurs pour apprendre et créer, car le but de chaque âme est d’apprendre à créer dans la beauté et dans la perfection.

N’oubliez pas que Dieu est en vous et qu’il crée au travers de vous ! Vous êtes Sa main, vous êtes Ses yeux, vous êtes Ses oreilles. Par votre intermédiaire Il continue à perfectionner Sa Création. Il se manifeste dans ce qu’il y a de plus beau, par votre voix qui émet des sons merveilleux à l’aide du chant et de la musique. Si vous prenez conscience de tout cela vous n’avez plus la même attitude devant la vie, vous n’avez plus la même attitude devant vous-mêmes, vous êtes beaucoup plus respectueux de vous-mêmes et des autres parce qu’en vous respectant et en vous aimant vous aimez Dieu, vous aimez la Divinité en vous ; en respectant et en aimant l’autre, vous honorez, vous aimez, vous respectez Dieu en l’autre. Lorsque vous commencez à comprendre et à intégrer cela, votre évolution et votre transformation s’accélèrent.

Nous vous conseillons encore de rester toujours centré, de ne pas vous laisser déstabiliser par quoique ce soit, ni par quiconque . N’oubliez pas que si nous sommes très actifs actuellement sur votre monde, l’énergie de la lumière sombre (qui est l’énergie de domination de ce monde) est, elle aussi, très active ! Elle ne pourra rien contre vous si vous restez toujours dans la Lumière et l’Amour du Christ, dans la conscience que le Divin est en vous,  et que chaque acte, chaque pensée, chaque parole, et chaque sentiment est guidé par ce Divin en vous.

Posez-vous cette question : quelle est réellement ma voie ? Oh bien sûr la réponse vous vient instantanément ! C’est la voie de la spiritualité, de la sagesse et de l’Amour ! Alors nous vous posons une autre question : quels sont vos moyens, vos outils pour y accéder, quels sont vos moyens, vos outils de transformation ? Où se trouve votre volonté profonde dans cette voie ?

Nous vous demandons de réfléchir avant de répondre ! Vous aurez peut-être la surprise de constater que vous êtes beaucoup plus avancé sur cette voie spirituelle que vous le pensez ou peut-être aurez-vous la déception de vous rendre compte que le chemin sera encore long, mais vous êtes votre propre juge. Peut-être constaterez-vous simplement que vous progressez à votre mesure ! »

 

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Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

  • qu’il ne soit pas coupé

  • qu’il n’y ait aucune modification de contenu

  • que vous fassiez référence à notre site  http://ducielalaterre.org

  • que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu

 

 

 

 

spiritualite02 dans Nouvelle conscience

Publié dans Nouvelle conscience | Pas de Commentaires »

* Eckhart Tolle

Posté par othoharmonie le 6 mai 2010

* Eckhart Tolle eckhart-tolle  A propos d’Eckhart Tolle

Eckhart Tolle est né en Allemagne et y a passé les treize premières années de sa vie. Après des études universitaires à Londres, il s’orienta vers la recherche et, dans ce cadre, dirigea même un groupe à l’université de Cambridge. À l’âge de 29 ans, il connut une profonde évolution spirituelle qui le transfigura et changea radicalement le cours de son existence.

Il consacra les quelques années suivantes à comprendre, intégrer et approfondir cette transformation qui marqua chez lui le début d’un intense cheminement intérieur.

 Au cours des dix dernières années, il fut conseiller et enseignant spirituel auprès d’individus et de petits groupes en Europe et en Amérique du Nord. Depuis 1996, il vit à Vancouver, (Colombie-Britannique). Grâce à ses livres, un plus grand auditoire pourra enfin profiter de ses enseignements. 

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L’origine du livre “Le Pouvoir du Moment Présent”

  

Le passé ne m’est pas d’une grande utilité et j’y pense rarement. Cependant, j’aimerais vous raconter rapidement comment j’en suis venu à devenir un guide spirituel et comment ce livre a vu le jour.

Jusqu’à l’âge de treize ans, j’ai vécu dans un état presque continuel d’anxiété ponctué de périodes de dépression suicidaire.

Aujourd’hui, j’ai l’impression de parler d’une vie passée ou de la vie de quelqu’un d’autre.

Une nuit, peu après mon vingt-neuvième anniversaire, je me réveillai aux petites heures avec une sensation de terreur absolue. Il m’était souvent arrivé de sortir du sommeil en ayant une telle sensation, mais cette fois-ci c’était plus intense que cela ne l’avait jamais été. Le silence nocturne, les contours estompés des meubles dans la pièce obscure, le bruit lointain d’un train, tout me semblait si étrange, si hostile et si totalement insignifiant que cela créa en moi un profond dégoût du monde. Mais ce qui me répugnait le plus dans tout cela, c’était ma propre existence. À quoi bon continuer à vivre avec un tel fardeau de misère ? Pourquoi poursuivre cette lutte ? En moi, je sentais qu’un profond désir d’annihilation, de ne plus exister, prenait largement le pas sur la pulsion instinctive de survivre.

« Je ne peux plus vivre avec moi-même. » Cette pensée me revenait sans cesse à l’esprit. Puis, soudain, je réalisai à quel point elle était bizarre. « Suis-je un ou deux ? Si je ne réussis pas à vivre avec moi-même, c’est qu’il doit y avoir deux moi : le “je” et le moi” avec qui le “je” ne peux pas vivre. ». « Peut-être qu’un seul des deux est réel », pensai-je.

Cette prise de conscience étrange me frappa tellement que mon esprit cessa de fonctionner. J’étais totalement conscient, mais il n’y avait plus aucune pensée dans ma tête. Puis, je me sentis aspiré par ce qui me sembla être un vortex d’énergie. Au début, le mouvement était lent, puis il s’accéléra.

Une peur intense me saisit et mon corps se mit à trembler. J’entendis les mots « ne résiste à rien », comme s’ils étaient prononcés dans ma poitrine. Je me sentis aspiré par le vide. J’avais l’impression que ce vide était en moi plutôt qu’à l’extérieur. Soudain, toute peur s’évanouit et je me laissai tomber dans ce vide. Je n’ai aucun souvenir de ce qui se passa par la suite.

Puis les pépiements d’un oiseau devant la fenêtre me réveillèrent. Je n’avais jamais entendu un tel son auparavant. Derrière mes paupières encore closes, ce son prit la forme d’un précieux diamant. Oui, si un diamant pouvait émettre un son, c’est ce à quoi il ressemblerait. J’ouvris les yeux. Les premières lueurs de l’aube fusaient à travers les rideaux. Sans l’intermédiaire d’aucune pensée, je sentis, je sus, que la lumière est infiniment plus que ce que nous réalisons. Cette douce luminosité filtrée par les rideaux était l’amour lui-même. Les larmes me montèrent aux yeux. Je me levai et me mis à marcher dans la pièce. Je la reconnus et, pourtant, je sus que je ne l’avais jamais vraiment vue auparavant. Tout était frais et comme neuf, un peu comme si tout venait d’être mis au monde. Je ramassai quelques objets, un crayon, une bouteille vide, et m’émerveillai devant la beauté et la vitalité de tout ce qui se trouvait autour de moi.

Ce jour-là, je déambulai dans la ville, totalement fasciné par le miracle de la vie sur terre, comme si je venais de venir au monde.

Pendant les cinq mois qui suivirent, je vécus sans interruption dans une grande béatitude et une paix profonde. Par après, cela diminua d’intensité ou telle fut mon impression peut-être parce que cet état-là m’était devenu naturel. Je pouvais encore fonctionner dans le monde même si je réalisais que rien de ce que je faisais n’aurait pu ajouter quoi que ce soit à ce que j’avais déjà.

Bien entendu, je savais que quelque chose de profondément significatif m’était arrivé, sans toutefois comprendre de quoi il s’agissait. Ce ne fut que plusieurs années plus tard, après avoir lu des textes sur la spiritualité et passé du temps avec des maîtres spirituels, que je compris qu’il m’était arrivé, à moi, tout ce que le monde cherchait. Je compris que l’intense oppression occasionnée par la souffrance cette nuit-là devait avoir forcé ma conscience à se désengager de son identification au moi malheureux et plein de peur profonde, qui en fin de compte n’était qu’une fiction. Ce désengagement avait dû être si total que ce faux moi souffrant s’effondra immédiatement, comme un ballon qui se dégonfle quand on enlève le bouchon. Tout ce qui restait, c’était ma véritable nature, l’éternel je suis, la conscience dans son état vierge avant l’identification à la forme. Plus tard, j’appris également à retourner en moi, dans ce royaume intemporel et immortel que j’avais au début perçu comme un vide, tout en restant pleinement conscient. Je connus des états de béatitude et de grâce tels qu’il est difficile de les décrire et qu’ils éclipsent même la première expérience que je viens de décrire. Il fut un temps, pendant une certaine période, où il ne me resta plus rien sur le plan concret. Pas de relations, pas d’emploi, aucune identité sociale. Je passai presque deux ans assis sur les bancs de parcs dans un état de joie la plus intense qui soit.

Mais même les plus belles expériences ont une fin. Il y a peut-être quelque chose de plus important que n’importe quelle expérience, et c’est la paix sous-jacente qui ne m’a jamais quitté depuis ce jour-là. Elle est parfois très puissante, presque palpable, et les autres peuvent la sentir aussi. À d’autres moments, elle est plus en arrière-plan, semblable à une mélodie de fond.

 Plus tard, les gens sont venus me voir à l’occasion en me disant : « Je veux arriver à la même chose que vous. Pouvez-vous m’y amener ou me montrer comment faire ? » Et je leur répondais: 

« Mais vous y êtes déjà. Vous ne pouvez pas le sentir parce que votre mental fait trop de bruit. » Cette réponse s’élabora et devint plus tard le livre que vous tenez entre les mains.

En un rien de temps, je me retrouvai de nouveau avec une identité.

 J’étais devenu un enseignant spirituel …                                                                                                           

 eckhart_tolle

Mettre en pratique Le pouvoir du moment présent (extraits du livre) : 

d’ECKHART TOLLE

Musique douce? Cliquez ici…

 

Pour les exercices  

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