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Les trois feux qui nous constituent

Posté par othoharmonie le 12 août 2015

 

hampi48Les pieds ancrés dans le sol, l’homme est en contact permanent avec le feu du centre de la Terre. Ce feu est rattaché à la notion de Dieu le Père (il est aussi difficile d’accéder au centre de la Terre que de regarder Dieu, et Moïse sur la montagne sacrée n’a vu qu’une des faces de Dieu). Il est le feu principiel qui monte de la Terre accompagné de deux autres feux qui, selon la tradition hindoue, sont Idâ et Pingalâ. Les énergies yin et yang ou les deux serpents entrelacés autour du bâton d’olivier ailé, symbole du caducée.

La Terre sur le corps de l’homme correspond au ventre. L’utérus de la femme est semblable à une grotte très vascularisée où le sang est comme du feu. Et que met-elle dans son ventre ? Le germe masculin, le principe le plus yang du yang, le feu. Le ventre de la femme est exactement fait à l’image de la Terre.

Lorsque les pieds sont en relation avec la Terre, le ventre reçoit les énergies du feu principiel. Symboliquement on représente cette partie du corps par un triangle inversé qui signifie la terre et l’eau, et un autre triangle pointe en haut qui représente la force, et un autre triangle point en haut qui représente la force la plus masculine la plus yang, le potentiel de vie, le feu. Ces deux triangles forment une étoile à six branches, mariage de l’eau et du feu.

L’eau correspond à la loge reins en acupuncture. Les reins ont deux polarités, l’énergie ancestrale et la volonté de l’individu. Il faut se mettre debout pour dire je veux. On se met alors en relation avec ses énergies ancestrales. On reste couché quand la volonté est annihilée. La terre est liée à l’au. Les Celtes vouaient un culte à la Terre, déité féminine, et ce culte se faisait autour d’un puits, car l’eau est symbole de vie et a un rôle purificateur.

La tradition ésotérique décrit trois feux :

Le feu serpent ou principiel, extrêmement puissant, enroulé à la base de la colonne vertébrale, monte le long de celle-ci, arrive au cœur, capte par les bras les deux autres feux ; l’énergie du Ciel à travers le Soleil Idâ ; et la matière ignée Pingalâ. Le Soleil est rattaché au Christ qui est Dieu manifesté. La matière ignée est l’expression de Dieu sur Terre, elle constitue chaque chose.

Cette montée du feu détermine l’œuvre au noir, l’œuvre au rouge et l’œuvre au blanc. L’œuvre au noir concerne les trois premiers chakras, c’est à dire la vitalité, la sexualité, l’émotionnel, tout ce qui exacerbe la dualité et provoque la multiplication d es conflits. C’est peut-être pour cette raison que la Vierge de la cathédrale de Chartes est noire car elle a été conçue pour travailler l’œuvre au noir, elle purifie l’émotionnel et on ne peut que conseiller en cas de conflit d’aller prier à ses pieds.

Le noir est obtenu en additionnant toutes les couleurs. La lumière blanche contient toutes les couleurs dans une seule teinte, c’est-à-dire qu’elle réalise l’unité et la transparence. Ainsi tout chemin spirituel commence par l’œuvre au noir, purification de la personnalité, qui transforme les forces égotiques par le cœur dans l’œuvre rouge.

C’est à ce stage que l’homme passe d e l’amour humain à l’amour spirituel. Vous me direz qu’elle différence y-a-t-il entre les deux ?

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L’amour humain est ressenti avec des hauts et des bas. Par exemple, alors que la personne aimée est physiquement près de vous et vous assure de ses sentiments, un simple regard, une attitude ou un malentendu suffisent à chambouler ou remettre en cause le sentiment qui unit. Ceci illustre toutes les fluctuations du comportement humain.

L’amour spirituel, lui, est ressenti au niveau du cœur de façon très intense et le sentiment éprouvé est caractérisé par une stabilité à toute épreuve pour une durée illimitée dans le temps.

La transformation due à la montée des feux s’achève dans l’unité et la purification de l’œuvre au blanc. Cette dernière œuvre concerne les trois derniers chakras, c’est à dire le centre laryngé, la glande pituitaire, plus connue sous le nom de troisième oeil, et le chakra coronal.

A ce stade, l’homme a acquis l’unité et la transparence. Il est capable de fonctionner en tant que pur canal qui répand la lumière divine dans le monde (l’anagramme de monde est démon), tout en continuant, cette fois, à éprouver et maîtriser les sentiments qui l’habitent.

La bouche, ou plutôt la sphère buccale est en mouvement même la nuit puisque la plupart des personnes qui grincent des dents le font la nuit. Ce mouvement est visible lors de la mastication, mâcher les aliments est un acte mécanique. Les dents broient, cassent, désintègrent les aliments. Ce stade peut être mis en relation avec l’œuvre au noir. La transformation de l’aliment (al : racine de l’âme) est une alchimie qui se fait à partir de la matière physique pour en dégager les essences, les principes chimiques et les qualités subtiles.

Puis la salive amène les perceptions, les sens sont éveillés ; goût, odeur, toucher, bruit, tout ce qui donne de l’appétit entre en scène, mastiquer devient mordre dans la vie, développer ses perceptions, sa sensualité, aimer. L’œuvre au blanc est en action.

La bouche nous permet de respirer, les enfants qui respirent bouche ouverte n’utilisent pas leur nez, les conséquences sont des malpositions dentaires dues à une position de la langue qui ne rejoint pas le haut du palais, mais reste horizontale comme une crêpe et se laisse couler entre les arcades. L’odorat chez l’homme est dû à 1,5 cm² de cellules qui descendent du cerveau, tandis que le chien à 15 cm². L’homme n’a pas le même flaire que le chien qui renifle les odeurs physiques, nous sentons les choses sur un plan plus subtil, psychique. Les parfums nourrissent l’âme, et rassasie l’estomac. le cuisinier qui es penché au-dessus de ses marmites connaît cela.

Les poumons, la respiration et la verticalité nous donnent la possibilité de parler. Si nous étions à quatre pattes nous ne pourrions qu’émettre des sons pour communiquer, la parole est créatrice, elle peut tuer ou guérir, selon la force du cœur présent entre les deux poumons. La parole est attribuée à l’homme afin qu’il puisse nommer son créateur. Sans dents il est plus difficile d’articuler, le bébé, le vieillard édenté n’ont pas une élocution performante. Ce stade correspond à l’oeuvre au rouge, la communion avec l’esprit est en chemin.

Dans le calendrier, il y a une période très favorable pour observer la montée des feux et faire ce travail. Elle début quarante jours avant le printemps et finit à la Pentecôte. Ainsi, durant environ cent jours, l’homme peut réaliser un chemin initiatique entier. L’énergie du printemps arrive, nous sommes en rapport avec la nature et le feu du centre de la Terre. Jusqu’au samedi de Pâques nous sommes dans l’oeuvre au noir. Durant cette période le feu monte. Il peut parfois être très brûlant, il réveille les instincts sexuels, bouleverse l’émotionnel et la vitalité prend un nouvel essor. Aussi est-ce pour cette raison que le Carême a été instauré à ce moment.

En général, ces périodes sont difficiles et douloureuses, car lorsque les énergies montent, on se trouve en état conflictuel avec l’émotionnel. Toutes les structures se trouvent ébranlées. Il faut renoncer aux anciennes croyances, essayer de comprendre et prendre en compte les nouvelles forces pour devenir libre intérieurement. Il y a une période de dix jours de préparation entre la mi-février (point de départ des quarante jours avant le printemps) et mardi gras ; puis encore dix jours entre l’Ascension et la Pentecôte qui achève le cycle des cent jours.

A partir de mardi gras, tous les douze jours le feu monte d’un chakra. A Pâques il ya un allongement du temps, car les deux énergies Idâ et Pingalâ arrivent entrent par les mains, pénètrent et se mélangent au niveau du cœur. A cette période il y a extériorisation. Nous sommes alors à l’œuvre rouge, l’intersection de la croix qui se situe au niveau du cœur. La cathédrale de Bourges a été particulièrement conçue pour ce moment.

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L’énergie continue sa remontée tous les douze jours, passe du cinquième chakra au sixième, puis au septième. C’est l’œuvre au blanc, la purification du mental en relation avec la cathédrale de Guingamp. A la Pentecôte le cycle est achevé. Le cycle de cent jours donne une impulsion particulière au cycle annuel dans lequel l’homme se restructure et grandit.

A la Saint le jour le plus long de l’année, on élimine par le rituel du feu toutes les scories, symboliquement représentées par la flambée du vieil homme en paille. L’homme est investi de toute la lumière spirituelle qu’il a assimilée.

L’alliance de Dieu entre le Ciel et la Terre est scellée par la naissance du Christ et durant le mois d’août, le mois de Marie, l’homme la célèbre en redonnant à la Terre les énergies célestes qu’il a reçues.

Nous allons vers Noël pour préparer une nouvelle naissance et c’est au milieu de la nuit, la plus longue que le germe d’un nouvel enfant divin va être déposé de nouveau. Ainsi chaque cycle annuel est une nouvelle naissance qui nous permet de croître en réalisant notre partie divine et d’atteindre la sagesse. 

  par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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CHANGER LE MONDE TOUT EN CUISINANT

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2014

 

images (8)Notre société occidentale a oublié ce que se nourrir et « cuisiner » signifient au regard de la vie…. Souvent rattaché à l’unique valeur du plaisir, cuisiner est soit élevé au rang de compétition, soit réduit aux plats tout préparés et au fast-food. S’alimenter sainement tient aujourd’hui du défi ! David Birghoffer nous propose de retrouver le plaisir de cuisiner de bons repas simples en pleine conscience.

Comment sont nés votre amour de la cuisine et votre engagement pour une alimentation saine ?

David Birghoffer : Durant ma petite enfance, ma grand-mère et ma mère m’ont transmis l’art de cuisinier, de recevoir et de partager. Il y a certainement un aspect génétique car mes enfants aiment tous cuisiner et le font bien. Ma mère, certainement mon premier maître, avait le sens de la recherche dans l’art de présenter une belle table ; elle aimait découvrir les recettes d’autres pays et possédait un goût très fin et le sens des saveurs. Cependant, comme elle était nourrice et allaitait un autre enfant, j’ai toujours eu l’impression de ne pas avoir suffisamment à manger. J’ai par la suite développé, en lien avec une blessure d’abandon, une relation d’avidité avec la nourriture qui a ainsi pris une place importante dans ma vie. Mon cheminement en a fait petit à petit un atout. J’aime bien manger et j’ai naturellement un palais très fin qui me permet de jouer avec des recettes de base. Je sais reconnaître si un plat est abouti ou non. J’entre en communion avec les légumes et je leur parle. Je cuisine à l’intuition, attentif aux bruits et aux odeurs…

Qu’explore-t-on d’essentiel dans la nourriture et la cuisine ?

D.B : La vie, l’amour :

Nous mangeons deux à trois fois par jour, ce n’est pas rien. Reconnaître le processus de transmutation que constitue le fait de manger permet de s’aimer, de se respecter ; à travers la nourriture, nous offrons de l’amour. Cuisiner permet d’aborder des aspects de soi jusqu’alors inconnus, de découvrir sa créativité, de franchir des peurs et de reprendre confiance en soi. Swami Premananda disait que lorsqu’il cuisinait en étant relié, en chantant des bhajans, il entendait la nourriture chanter des chants sacrés. Cela veut bien dire que le petit légume devant soi, porte en réalité quelque chose d’immense…

 

SE NOURRIR : UNE PORTE POUR FAVORISER L’EVEIL DE LA CONSCIENCE

 

images (9)Votre démarche spirituelle est essentiellement en relation avec la nourriture, est-ce un choix ? 

DB : La transmission familiale y est pour beaucoup. Mes grands-parents paternels et maternels étaient des personnes qui avaient la foi. Nous lisions tous les soirs des passages de la Bible et nous priions ensemble, les repas étaient bénis. Mon grand-père me donnait en exemple Albert Schweitzer : J’ai ensuite poursuivi mon propre chemin, sans pour autant renier mes racines. Cela fait 20 ans que cuisiner est mon activité principale…

La cuisine est-elle un acte sacré et pourquoi est-ce si important ?

DB : Dans les grandes traditions, une partie des textes sacrés donne des consignes particulières sur la manière de cuisiner. Selon les Upanishads, par exemple, la nourriture est « brahamane » (c’est à dire réalité divine). Les rituels et l’attention que l’on porte à la cuisine et au repas ont un sens profond. Dans les ashrams ou encore dans les dojos zen, le maître confie la cuisine au disciple le plus avancé sur le chemin pour altérer le moins possible les aliments et transmettre l’amour, la bienveillance et la reliance ; dans l’église chrétienne, on communie par le pain et le vin… La nourriture détermine nos sentiments, nos pensées et nos actes. En mangeant, nous nourrissons tous les principes de vie à l’intérieur de notre organisme et tous les principes de vie à l’intérieur de notre organisme et nous participons à la vie et à la création. Nous pouvons prendre conscience, quel que soit notre système de croyance, de la place et du rôle de l’être humain dans l’univers. En transmutant les aliments, il participe à l’évolution des autres règnes vivants. On honore le divin en lui offrant de la nourriture. Or, nous portons en nous le divin, que lui offrons-nous à travers l’alimentation ?  

Lors de la préparation d’un repas, prêter attention au sacré permet d’apprécier l’offrande qui nous est faite à travers la nourriture et de communier avec le règne qui se transforme. Aujourd’hui, dans la civilisation occidentale européenne, la notion de sacré est presque taboue. Au départ, introduire une pratique  spirituelle dans mes ateliers m’a fait un peu peur. Aujourd’hui, je réalise que c’est ce que j’ai à faire ; nous asseoir ensemble, nous mettre dans la Présence, partager un texte sacré sur la nourriture, entrer dans la conscience de ce qui se passe. Pour moi, découper un légume est un acte spirituel, je suis centré et présent à ce qui se passe intérieurement.

Vous communiquez avec les esprits de la nature en cuisinant. Comment faites-vous ?

DB : C’est très simple, il suffit de se penser en collaboration avec eux, « d’ouvrir la porte » à leur présence. Lorsque je prends une carotte, j’ai une pensée pour tous ceux qui ont permis à ce légume d’arriver là. Le jour de la saint David, les esprits de la nature m’ont rendu visite dans le restaurant bio végétarien dont je m’occupais, en Dordogne. Ces esprits de la nature ont déposé, sous forme d’énergie, comme une fleur en cristal pour permettre aux personnes venant manger dans le restaurant de se relier avec eux et avec la Terre. J’ai alors compris qu’ils se manifestaient jusque dans la nourriture préparée et non pas exclusivement dans les potagers. Par la suite, une personne sensible a témoigné percevoir dans le restaurant une multitude d’esprits de la nature.

CUISINER AVEC LES REGNES ET LES ELEMENTS 

D’autres règnes participent-ils à la cuisine ?

D.B : j’en suis convaincu, c’est le cas pour le règne angélique, par exemple. Dans les rituels traditionnels hindous, la cuisine se fait sur un foyer, et on commence par invoquer la présence du feu et des autres éléments. Lors des animations, je donne des pratiques qi permettent de se relier aux cinq éléments (terre, air, eau, feu et éther), au soleil, à la lumière, pour se connecter au niveau des trois corps. 

Quelle est la place du silence dans vos ateliers ? 

DB : Cuisiner en silence permet de calmer le mental, de se concentrer et d’accéder à un autre état de conscience. C’est l’être subtil qui va réaliser quelque chose dans la matière. Nous préparons avec le cœur, dans la paix. Manger en silence favorise l’assimilation. Un événement majeur de ma vie privée a pris forme dans le silence …/…

 

UN ENJEU POUR L’HUMANITE 

Pensez-vous que la façon de s’alimenter caractérise des étapes dans l’évolution de l’humanité ? 

DB : L’homme est inclus dans un principe d’évolution et ses besoins diffèrent selon les époques. Originellement, l’alimentation était sans doute mieux adaptée à sa constitution physique naturelle, à l’époque de la cueillette par exemple. Dans la tradition inca, au moment des semailles, le roi-prêtre ouvrait la terre en premier avec un soc de charrue en or, cela illustre bien sa relation à la terre nourricière. Puis, lorsque l’homme s’est occupé de sa divinité, à la fin de l’Artlantide par exemple, il a perdu toute relation harmonieuse avec la nourriture. 

Aujourd’hui, l’enjeu est de taille. Depuis la fin du XIXè siècle, la politique agricole, les lobbies alimentaire et pharmaceutique notamment dictent leurs lois. L’alimentation et la santé sont les deux principaux instruments pour qui tenterait d’asservir et contrôler l’humanité. Or, force est de constater que nous consommons essentiellement des plats cuisinés, nous mangeons trop de viande et il n’y a pas de véritable enseignement sur ce qu’est une  alimentation saine. Pour citer Pierre Rabhi, agriculteur biologiste, écrivain, concepteur d’ »oasis en tous lieux », du mouvement « colibri » et de l’agroécologie, une agriculture respectueuse des ressources naturelles : « Avant quand nous nous mettions à table nous nous souhaitions bon appétit, aujourd’hui il faudrait plutôt se souhaiter bonne chance ». En nous alimentant mal, nous nous coupons de notre partie lumineuse et nous créons un obstacle et notre évolution.

Allons-nous vers un changement ? 

D.B : Certainement, de plus en plus de personnes consomment des produits biologiques et les rayons de produits ultra-frais dans les magasins bios excellent en créativité pour les aliments végétariens. Cette attitude témoigne d’une remise en cause profonde de la façon de se nourrir ces 50 dernières années. Ainsi les rayons de fruits et légumes bios se sont diversifiés, les AMAP   multipliées. Nombreux sont ceux qui se tournent vers la production de leurs propres fruits et légumes, que ce soit à la campagne ou à la ville, où des mouvements citoyens se sont organisés spontanément autour de jardins collectifs. Ce mouvement témoigne de la prise de conscience de l’importance d’une alimentation saine et naturelle pour l’équilibre de notre corps physique et de notre psyché…/…

 

CELEBRER LA VIE PAR LA CUISINE

David_20avec_20un_20verre_20_C3_A0_20eau Quelle est votre méthode d’enseignement de la cuisine ?

 D.B : J’enseigne la cuisine comme une célébration dans la vie : dans la joie… Vivre dans la Présence, être conscient de ce qui se passe à chaque instant. J’invite à suivre son intuition, à la développer en ouvrant ses perceptions, à créer sa propre manière de cuisiner. Pour vous donner un exemple, cela commence par la manière de couper les légumes : tenir un légume dans ses mains et se demander comment le couper pour qu’il donne le meilleur de lui-même ; en hélice, en diagonale, sans jamais trancher à la perpendiculaire pour respecter l’énergie du légume. Mon enseignement propose d’entrer avec la conscience du sacré dans l’acte de cuisiner et de manger, et dans tout ce qui y est en relation : la présentation, la manière de stocker les aliments, de faire ses courses…/…

 

Extrait de l’Article paru au Magazine Sacrée Planète n° 64 – voir le site de D.Birghoffer au www.cuisine-et-conscience.fr

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MAHABALIPURAM ET SES TEMPLES RUPESTRES

Posté par othoharmonie le 5 septembre 2014

 

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Quelque part, sur la côte de Coromandel 1, face à l’Extrême-Orient, se dressent les vestiges de la cité la plus mystérieuse de l’Inde du Sud. Un site remarquable, en bordure de l’océan qui forme le sud du golfe du Bengale, classé patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tant ses falaises et ses rochers de granit furent le support et la matière d’une architecture et d’un art sculptural issus du génie d’un peuple disparu. 

L’ancien port de la dynastie des Pallava  nous a laissé des oeuvres inégalées dans le monde indien pourtant si riche en temples magnifiques. Des architectes et des sculpteurs ont transformé de grands rochers affleurant des sables en sanctuaires, en temples et en grottes finement sculptées et ornées des divinités du panthéon hindou, contant les antiques histoires mythologiques impliquant les dieux et leurs compagnes célestes : le sommeil cosmique de Vishnu, les aventures magiques de Krishna, l’omniprésence de la déesse, les emblèmes de Shiva et les avatars de Vishnu. 

Ces merveilles ornent les parois millénaires des grottes rupestres taillées dans les falaises de granit.

La plus longue falaise offre aux pèlerins le plus grand bas-relief du monde, datant du VIe siècle :« la Pénitence d’Arjuna ». Il nous conte le récit légendaire de la descente du Gange, tiré du Mahâbhârata, l’un des textes fondateurs de l’hindouisme avec le dieu Shiva recevant sur sa tête le Gange afin d’en amortir la puissance. La fresque de pierre ne mesure pas moins de 27 mètres sur 9, et demeure inachevée, comme d’ailleurs bon nombre de temples de ce site .

 

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 Deux kilomètres plus loin, se dresse l’extraordinaire ensemble dit des « 5 Rathas », site composé d’énormes rochers affleurant, transformés en temples et en sanctuaires sculptés, flanqués d’un grand éléphant, d’un lion et d’un taureau. Le génie des sculpteurs pallava atteint là son sommet, mais on constate que certains de ces temples ne sont pas terminés, les colonnes demeurent grossières et certains sanctuaires n’y sont pas encore creusés. Quel événement dramatique a pu donner, il y a plus de 1200 ans, un coup d’arrêt à cette entreprise hors du commun ? 

Jamais le travail ne fut repris ; le chantier fut laissé en l’état ; personne n’est venu ensuite parachever la gigantesque entreprise commencée au début de notre ère, sur cette côte. Cette tradition de la taille de la pierre a trouvé un regain de gloire grâce aux écoles de sculptures ouvertes il y a quelques dizaines d’années dans la ville, les oeuvres produites de nos jours ont conservé la qualité artistique de celles qui ornent les parois des temples rupestres ; et les martèlements des ciseaux de centaines de sculpteurs retentissent sans interruption de l’aube au crépuscule dans certaines rues de la ville. 

Face à la mer, protégée par une digue récente qui lui a évité d’être endommagé par le tsunami du 26 décembre 2004, le Temple du Rivage est le seul qui soit construit de pierres et non excavé d’un gros rocher comme tous les autres sanctuaires de la ville. Bâti au VIe siècle, il est le premier temple maçonné en Inde. Avant lui, le génie indien se contentait, si l’on peut dire, de creuser les falaises et de créer de vastes et somptueux sanctuaires au creux des montagnes de pierre, comme ce fut le cas pour les fabuleuses grottes d’Ajanta et d’Ellora, dans le centre de l’Inde. Sur ce rivage battu par les vagues, l’on commença à tailler des pierres afin de bâtir des temples libérés de l’emprise des falaises ; on créa une architecture nouvelle.

 

LA CITÉ DES 7 PAGODES

La ville côtière de Mahabalipuram, maintenant rebaptisée « Mamallapuram », était autrefois un port renommé et florissant, dont les textes attestent l’existence et l’activité dès le début de l’ère chrétienne. Ce port antique avait une vocation internationale, il envoyait navires et marchandises vers le Sri Lanka, l’Asie du Sud-Est et même la Chine. Des pièces romaines à l’effigie de l’empereur _ èodose y furent trouvées ainsi que des débris d’amphores. Un célèbre moine bouddhiste, Vajradanth, y embarqua afin de porter le Dharma en Chine. Sous le règne de la dynastie des Pallava, qui dominait alors une grande partie du sud de l’Inde, la cité devait être vaste et prospère. Elle s’étendait  vraisemblablement sur plusieurs kilomètres, depuis le sanctuaire des 5 Rathas au sud jusqu’à la grotte sculptée de faces de lions et de dragons dédiée à la déesse Durga la Terrible, située 3 km au nord . Le port proprement dit devait se trouver dans la lagune qui s’étend toujours derrière les falaises, avec un canal d’entrée donnant sur la mer. Ce qui reste de la splendeur de cette cité n’est qu’une infime partie des bâtiments, entrepôts et palais qui devaient en être la parure.

 

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Il est vraisemblable que Mamallapuram soit l’un des ports indiens ayant exporté l’hindouisme et ses brahmanes, le bouddhisme et ses moines, le sanskrit ( la langue des textes sacrés ) et leurs  connaissances architecturales vers l’Asie du Sud-Est. Il a permis, dès le VIIe siècle, la naissance de l’art et de la culture hindous dans cette partie de l’Asie ; celle-ci allait fleurir d’une façon magistrale dès le IXe siècle à Angkor, coeur de l’empire Khmer, au Cambodge actuel.

 

La légende et les traditions locales parlent de la Cité des 7 pagodes, c’est-à-dire 7 temples semblables à celui qui, de nos jours, orne le rivage, seul survivant d’un groupe dont on parle toujours et dont les voyageurs européens, dès le XVIIe siècle, avaient signalé l’existence dans les récits légendaires.

…/…

LE 26 DÉCEMBRE 2004

Soudain la mer se retira et à la surprise des pêcheurs affairés sur le rivage, laissa place à une immense plage qui se découvrit vers le large… C’est à ce moment que l’on put apercevoir des structures de pierres à la surface, à 800 m du rivage, là où d’habitude il n’y avait que quelques remous d’écume provoqués par la rencontre de la houle et d’un récif fort poissonneux. Le retrait des eaux avait révélé l’existence, en pleine mer, de l’une des 7 pagodes de la légende. 

Puis la vague arriva, terrible, elle envahit soudain la plage, fracassa les pirogues, emporta tout, détruisit les restaurants qui bordaient la mer et n’épargna pas ceux qui travaillaient à repriser leurs filets de pêche. L’eau s’engouffra loin dans les terres et modifia la ligne du rivage à jamais. En se retirant, la marée du tsunami emporta avec elle des tonnes de sable et découvrit dans sa course vorace d’autres vestiges enfouis depuis plus d’un millénaire sous les sables de la plage et de la lande. Deux autres fondations de temples anciens refi rent alors surface. L’un d’eux est situé à quelques centaines de mètres du Temple du Rivage, les vestiges en ont été dégagés mais aucune fouille sérieuse n’est entreprise alentours. 

L’autre, apparu dans la lande à 100 m de la mer, non loin de la « Durga Cave », au pied d’une grosse roche qui affleurait des sables, révéla les vestiges d’un sanctuaire important qui semble être très ancien, peut-être antérieur au Temple du Rivage. Là aussi les fouilles n’ont pas été approfondies. Non loin du Temple du Rivage, des rochers sculptés surgirent également du sable de la plage, dévoilant un bas-relief de cheval et d’éléphant, l’effigie d’un lion et quelques êtres grimaçants associés à Durga, la déesse au lion. Cela nous fait trois pagodes… Où sont les 4 autres ? 

Mais le point le plus mystérieux de ces révélations demeure celui-ci : Que font ces ruines à près de 800 mètres du rivage actuel ? Sont-elles uniques ?

 

INVESTIGATIONS SOUS-MARINES

Lorsque Graham Hancock 3, auteur du livre « Civilisations englouties », vint sur les lieux quelques années auparavant, il eut l’idée judicieuse d’interroger les pêcheurs. Connaissaient-ils l’existence de ruines sous-marines le long de la côte ? Il lui fut répondu que c’était, à leurs yeux, une évidence quotidienne, et que c’était précisément au-dessus de ces amas de pierres qu’ils préféraient pêcher car les poissons y avaient élu domicile. 

Les instances scientifiques n’avaient pas attendu le tsunami pour effectuer des recherches au large du Temple du Rivage, les traditions locales et les plongées préliminaires effectuées par l’équipe de G. Hancock, 4 ans avant la vague, étaient suffisamment probantes pour que le « NIO » indien ( National Institut of Oceanography ) retourne sur les lieux avec une équipe scientifique mieux armée à laquelle se sont joints les meilleurs spécialistes de la « Scientific Exploration Society » britannique. 

Après avoir délimité au sonar la zone probable, ils découvrirent une crête rocheuse semblable à celle où se trouvent le bas-relief et les sanctuaires rupestres de la côte. Ce promontoire immergé se poursuit sur près de 2 km parallèlement à la côte. Or cette dorsale rocheuse se situe à plus de 700 m du rivage actuel. Des dizaines de sites furent alors choisis pour effectuer des plongées exploratoires. Un certain nombre d’entre eux révéla en effet de vastes structures bâties : fondations plates-formes et long murs, escaliers et éboulements de grosses pierres taillées. Un rocher en forme de lion apparut dans sa gangue d’algues et de madrépores 4. Ces investigations mirent à jour un ensemble architectural très vaste : les fondations d’une ville portuaire avec ses temples et ses édifices de pierres, suffisamment étendus pour laisser la place aux 5 Temples engloutis dont parle la tradition.

…/…

LES SANGAMS ET LES CITÉS

ENGLOUTIES DU TAMIL NADU …/… DWARKA LA CAPITALE

DE KRISHNA

…/…

Par JEAN_BERNARD CABANÈS PARU DANS LE N°63 de Sacrée Planète

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3 – Graham Hancock est l’auteur de best-sellers internationaux. Il est reconnu comme un penseur non conventionnel qui soulève des questions controversées sur le passé de l’humanité.

4 – Madrépore : de la famille du corail dur, ressemble à l’anémone de mer mais possède un exosquelette.

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Rationnel – Irrationnel : Un malaise à surmonter

Posté par othoharmonie le 22 juillet 2014

 

par Marie-Madeleine Davy

 wdavy

Grande dame (1903 – 1998) de la réflexion spirituelle en France, spécialiste du Moyen-Age sur lequel elle était maître de recherche au CNRS, sa disparition a laissé un grand vide.

N C : Il ne se passe pas une semaine sans que l’un ou l’autre de nos grands médias n’ouvre un dossier sur le paranormal, les sciences occultes, les religions, la sorcellerie, les pouvoirs présumés magiques…

Marie-Madeleine Davy : La plupart du temps il en sort une bouillie où tout se trouve mélangé sans discernement par des journalistes incompétents qui, même lorsqu’ils interrogent des personnes pouvant donner un avis intéressant, ne gardent de ces propos que ce qui pourra conforter leurs thèses, le cas nous a été signalé à plusieurs reprises. Il n’empêche que la mode est désormais à la métaphysique et à la pataphysique. Et que le mélange général des genres prête à confusion.

N.C. : Comment séparer le bon grain de l’ivraie ?

M.-M. D. : Ceux qui ont étudié le déclin du paganisme au IIIè siècle, peuvent aisément discerner des correspondances entre cette époque et la nôtre. Au syncrétisme de l’Antiquité tardive fait écho le mélange des crédules croyances de notre temps. Lorsqu’une société nouvelle s’ébauche, les véritables valeurs tremblent et sont remises en question. Aujourd’hui, un regain d’occultisme, d’ésotérisme, de parapsychie soulève non seulement l’intérêt mais le monopolise. Des individus anxieux, manquant le plus souvent de structure et d’autonomie, se précipitent dans les filets que leur tendent quelques naïfs et surtout des exploiteurs de la détresse humaine. Rien de neuf à cet égard sinon l’ampleur du désarroi des uns et la sordide cupidité des autres. Lorsque la presse a parlé de l’arrestation d’une femme estimée, certains lecteurs ont pu se demander pourquoi les internements n’étaient pas plus nombreux. Il est vrai que les prisons sont bourrées ; il faudra bientôt faire la queue sur les trottoirs pour y avoir accès. Dans des revues et magazines, la publicité faite en faveur de réunions, séminaires, sectes dépasse le plus élémentaire bon sens : astrologie, numérologie, lévitation, allusion à la Kabbale par des non-kabbalistes, pseudo méditation, spiritisme, etc. On a l’impression d’un étalement de produits épicés, d’origines diverses. L’ésotérisme lui-même, dont la réalité est incontestable, apparaît défiguré. Il est servi de mille et une façons. En parcourant du regard les réclames en sa faveur, on pourrait évoquer les propos pleins d’humour de Bernard de Clairvaux à l’égard de la manière d’accommoder les œufs dans les monastères clunisiens : « On les tourne, on les retourne, on les délaie, on les durcit, on les hache, on les frit, on les rôtit, on les farcit, on les mélange… » Pour les nourritures terrestres, le palais est stimulé par les sauces, dans cet envahissement d’ésotérisme et d’occultisme, il est difficile de distinguer le faux du vrai en raison des savants dosages. Qu’une sonnette d’alarme retentisse, comment s’en étonner ? Elle signale un déraillement. Il convient de relever les blessés et de les soigner avec diligence. Les diriger vers des hôpitaux ou encore les faire entrer dans des centres psychiatriques serait une monstrueuse erreur. Ils devraient être traités avec une infinie tendresse et compassion. En revanche, il serait opportun d’écarter les charlatans qui les endorment avec des drogues douces et dures. Ces manipulateurs s’adonnent à des lavagesde cerveau et leurs victimes deviennent des épaves.

N.C. : Pourtant, ne vous semble-t-il pas que cet engouement pour le magique cache autre chose, de profond et beau ?

M.-M. D. : Ne nous méprenons pas, cette naïveté crédule véhicule un immense appel de l’essentiel ! Le monde cruel, voué au matérialisme, dominé par le goût de l’argent, politisé jusqu’à la moelle de l’os, englué dans une démagogie primaire n’est pas favorable à la profondeur. L’ère inhumaine de la machine draine l’agressivité et la violence. La marée noire polluante apparaît comparable à un déluge. Et chacun cherche l’arche flottant sur les eaux déchaînées pour y prendre refuge. On s’accroche à n’importe quoi afin de ne point périr et les robots, qu’on appelle encore des hommes, se multiplient. Cependant un merveilleux souffle de liberté s’élève, mais il n’atteint pas encore les options crédules qui sont aussi des formes d’esclavage. Une grave question se pose : convient-il d’enlever aux adeptes de ces peudo-sciences, des options qui leur permettent de vivre et ainsi d’échapper aux états dépressifs qui menacent les individus fragiles ? Sont-ils capables de supporter la perte de leurs illusions afin de s’orienter vers une autonomie libératrice ? La tendresse éprouvée pour autrui s’afflige de voir tant de personnes bernées. Sans doute ces adeptes, peu exigeants, préfèrent-ils une tiédeur douillette, qui les réconforte, à une orientation vers la quête de la vérité qui exige des purifications et aussi des dépouillements. Aux divers appétits correspondent une pluralité de nourritures. Il serait rigoureusement vain de rêver d’un âge d’or. La légende du « Grand Inquisiteur » est significative. L’homme ordinaire n’aime point la liberté. Elle serait pour lui un joug écrasant. Le goût des systèmes et des superstitions rassure. Et cela d’autant plus que la culture recule. Auparavant, elle procurait une structure et relativisait l’éphémère. Il faut comprendre que l’homme égaré dans un monde, qu’il juge hostile, éprouve la nécessité de s’agglutiner afin d’échapper au drame de son isolement.

N.C. : Mais comment échapper au cercle vicieux justement ?

M.-M. D. : Face à l’exploitation menée par des mages, magiciens, sorciers de bas étage, il existe de véritables formateurs. Des hommes d’expérience créent des oasis de silence, de méditation et de paix. Ils tentent de donner à leurs auditeurs un enseignement valable au sein de leurs communautés. Ils apprennent le détachement des illusions qui obligatoirement se poursuit durant toute l’existence. Ces ashrams promus par des Orientaux et des Occidentaux sont des centres de connaissance dans lesquels le visible et l’invisible se rejoignent. Chacun apprend à devenir autonome en se libérant des diverses idolâtries. Dans ces divers centres, loin d’exploiter leurs visiteurs, des hommes et des femmes les aident à poursuivre leur pérégrination. L’important est d’opérer un choix judicieux et de ne pas se fourvoyer. Quant à ceux qui tirent la sonnette d’alarme pour signaler le déraillement, ils devraient tout d’abord prendre conscience de leur propre ignorance ; eux aussi s’abandonnent à une énorme confusion, à commencer par celle du langage. Taxer de « surnaturel » ce qui relève de l’occultisme ou s’y apparente, ne saurait correspondre au contenu dece terme. On chercherait vainement l’emploi du mot « surnaturel » dans les Ecritures sacrées, ou encore chez les Pères grecs et latins. Il n’appartient pas non plus aux auteurs de l’Antiquité. Le terme se présente seulement au IXè siècle avec les traductions carolingiennes de Denys le Mystique, grâce à Hilduin et à Scott Erigène. Puis son emploi sera momentanément récusé. Il ne fera son entrée officielle qu’au XIIIè siècle avec Thomas d’Aquin, se généralisera avec le scolastique et deviendra un terme d’école strictement réservé à la théologie. Invoquer le « surnaturel » pour couvrir ce qui échappe à la raison n’explique rien. Il serait plus exact de mentionner la présence d’énergies invisibles opératives dans le corps, le mental et le cœur. Mélanger ces forces subtiles avec le spiritisme est preuve d’un non-savoir.

N.C. : Alors, comment définir les domaines sont nous parlons ? La grâce, le surnaturel, le magique… Voilà bien des mondes qui échappent à notre entendement !

M.-M. D. : E.R. Dods (professeur à Oxford) a parlé de l’expérience de Plotin qu’il juge proche de celle de certains mystiques indiens. Il s’agit d’un événement naturel ne comportant aucun recours à une grâce. Cette expérience concerne « l’avènement de quelque chose qui attendait le moment de sa réalisation, le dévoilement dans l’instantané d’un donné éternel ». Selon Plotin, images (16)« l’Un, parce qu’il ne contient aucune altérité, est toujours présent ; mais nous, nous ne sommes présents que lorsque nous nous débarrassons de l’altérité » (VI, 9). Selon Henri Charles Puech, professeur au Collège de France, Plotin a été le premier auteur à reconnaître que « l’âme possède des sensations, des désirs et des dispositions, dont le moi est normalement inconscient ». Ces tendances produisent des éclatements qui n’ont absolument rien de miraculeux. En vertu de l’étroite correspondance entre le macrocosme et le microcosme, ces forces secrètes peuvent atteindre l’univers et l’homme. Celui-ci et soumis aux lois dans la mesure où il n’a pas conscience des états animal et psychique dans lesquels il se tient. Il conviendrait ici d’insister sur les différences entre l’homme ordinaire et l’homme éveillé. Tout ce qui concerne le chaos de l’inconscience doit être examiné à sa juste valeur. Ce qui est vrai dans l’instant présent sera faux lorsque demain deviendra présent. Entre ces deux instants, un discernement judicieux aura pu surgir. Pour éclairer ce sujet, l’enseignement de Ramana Maharshi est précieux. Un exemple sera ici proposé. Question : « Est-ce que les prédictions faites sur notre destin par l’astrologie sont vraies ?  » Réponse du Maharshi : « Aussi longtemps que vous avez le culte du Moi, elles sont vraies. Quand cet égotisme est détruit, toutes les prévisions ne sont plus vraies ». Voici qui est clair. Tout dépend de l’état dans lequel se trouve le sujet. Au départ, l’homme subit son destin. Ensuite il en possède la maîtrise : « La conquête du destin passe par l’effacement de l’ego, que cet effacement soit atteint par l’investigation du moi ou par la voie de la dévotion « . Le rationnel ne gère ni le monde visible ni le monde invisible. S’insurger, au nom du rationnel, contre l’ésotérisme, signifie un manque d’expérienceet une totale méconnaissance de la condition humaine. Si on se tient à la division proposée par Philon d’états animal, psychique et pneumatique, il est évident que la parapsychologie et tout ce qu’elle comporte se situe dans un ordre psychologique. Il en est de même pour « le parler en langue » qu’au dire de saint Paul la charité dépasse. L’homme extérieur a normalement recours aux visions, apparitions, à la voyance, il tente de scruter ce qui lui est dissimulé. Et souvent il se trompe. Pour l’homme intérieur, dégagé des illusions, le déchirement des voiles, l’approche des mystères, la révélation des secrets se produit sans avoir le moindre recours à l’occultisme. Saisir l’irréalité du monde sensible n’est pas le lot de tous les hommes mais d’un petit nombre. Dans toutes les traditions, l’homme uniquement psychique s’avère incapable de pénétrer dans la connaissance.

N.C. : Jésus dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Il évoque donc un autre monde, que peu perçoivent !

M.-M. D. : Henry Corbin a parlé du « suprême miracle », de « l’irruption d’un autre monde dans notre connaissance, irruption qui déchire le réseau de nos catégories et de leurs nécessités, de nos évidences et de leurs normes ». Et d’ajouter : « Mais il doit être entendu qu’avec cet autre monde, il s’agit d’un monde qui ne peut être perçu par l’organe de la connaissance commune, ni prouvé ni récusé au moyen de l’argumentation commune : un monde tellement autre qu’il ne peut être vu ni perçu que par l’organe d’une perception « hûrqalyenne » (Hûrqalyâ : terre céleste, terre des visions). Le monde, qui n’est point perceptible par les sens, est celui où « ont lieu des événements spirituels réels, mais réels d’une réalité qui n’est pas celle du monde physique, ni de celle qu’enregistre la chronique et avec laquelle on « fait de l’histoire », parce qu’ici l’événement transcende toute matérialisation historique « . Dans ce temps qualitatif se découvre la dimension suprasensible des êtres. La terre des visions « est inaccessible aux abstractions rationnelles aussi bien qu’aux matérialisations empiriques… elle est le lieu où l’esprit prend corps comme caro spiritualis, corporéité spirituelle « . Il ne conviendrait pas d’offrir ces textes d’Henry Corbin à la réflexion des matérialistes et rationalistes. Ils ne seraient pas concernés par leur contenu. Quant aux amis des mystères, ils possèdent l’expérience de la « Terre céleste et du corps de résurrection ». Parvenus à cet état, ils ne sauraient donner leur attention à des recherches inutiles issues d’une naïveté qui n’a rien de commun avec l’innocence.

Ses derniers Livres :

  • Initiation médiévale, Paris, Dervy, 1977.
  • Henri Le Saux, le passeur entre deux rives, Paris, Le Cerf, 1981.
  • Un itinéraire à la découverte de l’intériorité, Paris, Desclée de Brouwer, 1984.
  • Traversée en solitaire, Paris, Albin Michel, 1989.
  • Bernard de Clairvaux, Paris, Le Félin, 1990.
  • Écrits, Henri le Saux, édités par M-M Davy, Paris, Albin Michel,1991
  • Nicolas Berdiaev, Paris, Le Félin, 1991, Albin Michel, coll. « Espaces Libres » poche, 1999
  • L’Oiseau et sa symbolique, Paris, Albin Michel, 1992.
  • Tout est noces, Paris, Albin Michel, 1993.
  • Encyclopédie des mystiques. Chamanisme, grec, juif, gnose, christianisme primitif; Christianisme
  • occidental, ésotérisme, protestantisme, Islam, Égypte, Mésopotamie, Iran, hindouisme, bouddhisme indien, Bouddhisme tibétain, chinois, japonais, Yi-King, Tch’an, zen, Paris, Payot, 4 vol..1996.
  • La Montagne et sa symbolique, Paris, Albin Michel, 1996.
  • L’Homme intérieur et ses métamorphoses, Paris, Desclée de Brouwer, 1997.
  • L’Arbre, Charles HIRSCH, M.-M. DAVY, Paris, Philippe Lebaud, 1998.

- Le Désert intérieur, Paris, Albin Michel, 1985, rééd. poche 1999.

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Pour une télévision ouverte au sacré

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

par Yves Rasir

images (7)Nous souffrons tous de la médiocrité de la télévision et de l’aveuglement de ses dirigeants qui, pour de fausses vraies raisons d’Audimat, bloquent les projets qui pourraient apporter de vraies réponses aux êtres assoiffés de sens que nous sommes. Puisse l’entretien qui suit, témoignant d’une réussite médiatique différente – l’émission « Noms de dieux » du Belge Edmond Blattchen -, ouvrir des portes…

Média de l’immédiat, la télévision brasse l’écume des jours en négligeant souvent les courants profonds qui dirigent l’Histoire. Aux affamés de nourritures spirituelles, l’« Église Cathodique » donne rarement la chance de se rassasier. Jamais peut-être, la « folle du logis » n’a autant mérité sa réputation d’objet insensé, vecteur d’un redoutable décervelage. Mais l’envahissement du petit écran par la futilité connaît d’heureuses exceptions. En Belgique, l’émission «  Noms de dieux  » accueille chaque mois un personnage-clé de la pensée contemporaine, qui vient confier – longuement – sa foi et ses espoirs à Edmond Blattchen. Rencontre avec le journaliste créateur de cette émission publique, postée au carrefour des valeurs.

Nouvelles Clés : Quelle est la genèse de votre émission ?

Edmond Blattchen : Avant de présenter « Noms de dieux », j’ai animé pendant quelques années l’« Écran-Témoin », l’équivalent belge des « Dossiers de l’Écran ».

Dans ce rôle, j’ai eu l’occasion de me pencher sur des thèmes comme « Les juifs aujourd’hui », « Les nouveaux apôtres » ou « Les libre-penseurs ». Lors de ce dernier débat, deux participants avaient cité la phrase de Malraux : « Je pense que la tâche du prochain siècle, devant la plus terrible menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux ». Ce fut le point de départ de ma méditation.

N. C. : On cite habituellement une autre phrase de Malraux : « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »…

E. B. : On dit aussi « religieux » ou « mystique ».
Les deux intervenants voulaient précisément faire un sort à cette phrase qui, selon eux, n’a jamais été prononcée. J’ai fait des recherches personnelles et je n’ai effectivement jamais retrouvé, dans un texte de Malraux ou l’une de ses interviews, le propos qu’on lui attribue. Je ne prétends pas qu’il n’ait jamais dit cela, mais je dis que le propos qui se rapproche le plus et qui est certain, c’est la phrase citée ci-dessus. C’est un extrait d’un entretien accordé en 1955 à un hebdomadaire danois, qui interrogeait des intellectuels occidentaux sur le thème de l’apocalypse, dix ans après Hiroshima – entretien qui fut traduit et publié à l’époque par l’Express.

N. C. : Cette citation est donc à l’origine du projet ?

E. B. : Elle m’a beaucoup fait réfléchir – comme citoyen et comme professionnel des médias. L’évolution technologique du métier de journaliste nous prive de recul par rapport à l’information que l’on traite. Il m’a semblé important d’essayer d’introduire dans une grille de programmes télé, une émission de réflexion sur le siècle – celui qui se termine et celui qui va commencer -, une émission qui ne soit pas soumise au diktat du polaroïd, qui nous donne le temps de chercher du sens dans le tourbillon de l’actualité. De la secte japonaise Aoum aux scandales politiques belges et français, il y a tant d’événements qui posent aujourd’hui la question du sens ! Avec une curiosité teintée de scepticisme, la hiérarchie de la RTBF ( La télévision publique francophone belge) m’a permis deconcrétiser cette ambition.

N. C. : Une émission unique en son genre dans le paysage audiovisuel ?

E. B. : En toute modestie, je crois que oui. En Belgique comme en France, il existe des émission dites « concédées » aux catholiques, aux protestants, aux israélites ou aux musulmans. Petite particularité belge, nous avons aussi l’émission « La Pensée et les Hommes » produite par l’Action Laïque, la famille des libre-penseurs. Mais ce sont des émissions confiées, si je puis dire, aux différentes chapelles. Dans un esprit très « service public », « Noms de dieux » est un espace pluraliste, puisque tous les courants de pensée y sont représentés à travers les invités – qui ne sont pas seulement des penseurs patentés ou des figures de proue de telle ou telle institution, mais aussi des « artisans de la spiritualité » qui ne représentent qu’eux-mêmes. Je pense à une Annick de Souzenelle, à un Arnaud Desjardins ou à un Amin Maalouf.

N. C. : Et ce rendez-vous mensuel a trouvé son public ?

E. B. : Depuis sa création, l’émission a déménagé trois fois dans la grille. Son horaire a toujours été tardif, malgré quoi l’audience est satisfaisante dans un contexte concurrentiel acharné, puisque la Belgique est un pays câblé à 95 %, où l’on peut capter une trentaine de chaînes. Nous avons un public de fidèles qui regardent la plupart des émissions, les enregistrent, s’échangent les cassettes.

La RTBF les rediffuse plusieurs fois à différentes heures de la journée sur ses deux chaînes, et TV5 fait de même. Faibles à l’audimat, nous tirons notre épingle du jeu en audience cumulée. Cela transparaît clairement dans le volume de courrier. Nous recevons beaucoup de lettres de France, mais aussi de Grèce, du Liban, de Scandinavie, d’Arabie, des États-Unis…

Souvent émouvantes. Un correspondant algérien nous a écrit son bonheur d’avoir vu Eugen Drewermann, symbole d’une liberté d’expression impensable chez lui. Nous recevons beaucoup de témoignages de gratitude, mais la plupart nous écrivent parce qu’ils veulent en savoir plus.

N. C. : « Noms de dieux » est devenu une sorte d’ombudsman de la spiritualité, un « service-consommateur » pour les chercheurs de sens ?

E. B. : Ce serait prétentieux de dire ça. À notre petite échelle, nous faisons cependant office de « bureau d’information ». Exemple : un téléspectateur non juif nous demande s’il pourrait suivre des cours de Talmud. Nous le mettons en contact avec un cercle hébraïque qui organise des conférences. Après le passage du Dalaï-Lama, des tas de gens nous ont demandé des renseignements sur le bouddhisme tibétain et nous leur avons donné des adresses, des pistes de lecture. Tous les téléspectateurs peuvent nous commander la bibliographie complète de nos invités, généralement assortie d’ouvrages généraux.

Après Arnaud Desjardins, nous avons par exemple établi une liste d’ouvrages d’introduction à l’hindouisme et aux spiritualités orientales. Pas nécessairement des livres universitaires.

Cela peut être un Marabout-Flash, la collection « Points-Sagesse » du Seuil ou les collections « Spiritualités » d’Albin Michel… À chacun de poursuivre son chemin.

N. C. : Ce regardde l’Occident qui se tourne vers l’Orient est-il perceptible de votre poste d’observation ?

E. B. : Très nettement. Il y a un besoin, à mon sens très positif, d’exotisme – dans la spiritualité, comme dans le tourisme ou la gastronomie. Nos contemporains savent que la table ne se limite plus au steak-frites ou au cassoulet, mais qu’il y a d’autres goûts à portée de bouche. De même, ils s’intéressent aux traditions venues d’ailleurs. Les hommes et les femmes déçus par les réponses formelles et figées données par les Églises aux grandes questions de l’existence se tournent vers des spiritualités qui leur semblent plus tolérantes. Les gens d’aujourd’hui sont en attente, non pas de réponses définitives, mais de pistes possibles pour étancher leur soif de sens – sens de leur vie individuelle, de leur couple, leur pays, leur planète… -, avec le risque, c’est vrai, d’une dérive syncrétique empruntant sauvagement à différentes traditions. Je ne suis pas sûr qu’on élève l’art culinaire en mélangeant n’importe quels ingrédients. Mais c’est intéressant. Puisque nos estomacs prennent du plaisir à des saveurs contrastées, pourquoi nos esprits n’en feraient-ils pas autant ?

N. C. : Cette curiosité tous azimuts n’est-elle pas aussi une indice de confusion identitaire, en fin de compte peu productive ?

E. B. : Si, à force de chercher un sens à son existence, on se perd dans la fréquentation frénétique de courants de pensée comme on passe d’une auberge à l’autre, alors oui. Mais la quête de Dieu me semble beaucoup plus passionnante qu’auparavant, parce qu’elle nous invite justement au voyage. C’est fatigant, on peut y perdre la raison, traverser le désert, mais l’enjeu est à la mesure du périple. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras les lois de l’Univers et des Dieux », disait Socrate. Je crois beaucoup à l’importance du travail intérieur. Se pétrir soi-même pour faire de soi une brique intéressante de l’édifice humain. Quand je vois l’itinéraire – que certains qualifieraient de « cahotique » – d’un Jean-Yves Leloup, on pourrait dire qu’il ne sait pas ce qu’il est. De l’hindouisme à l’orthodoxie en passant par chez les dominicains, il a vécu une spiritualité de boule de flipper. Mais en même temps, il a fallu qu’il parcoure ce labyrinthe pour se trouver lui-même.

N. C. : Votre émission n’est-elle pas inéluctablement élististe ?

E. B. : Je crois pouvoir répondre par la négative. Notre public n’est sans doute pas le même que celui d’un talk-show de TF1, mais nous recevons pas mal de lettres – très touchantes d’ailleurs – de gens peu scolarisés qui nous confessent leur ignorance, leur maigre bagage intellectuel. Beaucoup de téléspectateurs découvrent des invités pour la première fois. Notre mission de chaîne généraliste nous permet d’attirer des gens qui, sans cela, n’auraient jamais été en contact avec telle ou telle manière de penser.

images (8)Comme l’émission est pluraliste, les barrières entre religions s’effacent : les cathos regardent les réformés, les athées militants découvrent le bouddhisme… Je trouve cet intérêt (très moderne) pour la différence plutôt réjouissant. D’autre part, l’essentiel ne s’embarasse pas d’une formulation compliquée: quand je demande à l’abbé Pierre ce que signifie « aimer son prochain » et qu’il me répond : « Servir en premier le plus souffrant », mon petit garçon de dix ans comprend parfaitement !

N. C. : D’aucuns interprètent le renouveau spirituel comme la résurgence des vieilles angoisses millénaristes. On ne vous reproche pas d’exploiter ce créneau ?

E. B. : Cette idée ne m’a jamais animé. Mais il est clair que l’émission comble un besoin.

Le XIXe siècle était positiviste à tout crin. Le XXe siècle a cru pouvoir remplacer les religions par la science et on a prophétisé la mort de Dieu. Aujourd’hui encore, certains espèrent la victoire de l’homme sur la mort. Mais quand bien même la médecine y parviendrait, la question demeure : quelle vie et pour quoi faire ? En 1995, nous sommes confrontés à une surinformation de l’horreur. Plus on en sait sur le monde environnant, moins on en sait sur le monde intérieur. Si j’exploite le créneau de l’âme, je m’en félicite.

N. C. : L’ appétit spirituel qui marque notre époque ne révèle-t-il aussi pas une profonde inculture ?

E. B. : Certainement. En Angleterre, un enfant qui sort d’école primaire sait ce qu’est un musulman ou un bouddhiste, ou que les anglicans ne sont pas les seuls chrétiens. La culture religieuse devrait entrer beaucoup plus tôt dans les programmes scolaires. Il est inadmissible aujourd’hui d’avoir son bac sans savoir pourquoi un juif observe le Sabbat, ni ce qui sépare un sunnite d’un chiite. L’histoire de l’Église devrait faire partie de l’enseignement. Pourquoi des élèves n’iraient-ils pas visiter une mosquée, un ashram, une synagogue, un temple maçonnique ? Il faut démocratiser le savoir spirituel car les défis de demain réclament des hommes réellement tolérants. Or la tolérance est inséparable de la connaissance de l’autre.

Je redoute que l’ignorance n’aboutisse à nier les différences. Or, les médias ont une lourde responsabilité en faisant l’économie de la question spirituelle. Le danger existe de voir demain les Églises s’isoler dans des citadelles médiatiques. L’Église catholique songe par exemple à fonder sa propre chaîne de télévision par satellite. Si l’on veut éviter que les grandes multinationales de la spiritualité reprennent la direction des âmes, il faut respiritualiser l’information.

N. C. : Selon quels critères choisissez-vous vos invités ?

E. B. : Critère principal, le pluralisme : des gens d’ici et d’ailleurs, d’une confession ou d’une autre, des gens de terrain et des représentants officiels, des croyants et des non-croyants… Mais je n’aime pas cette expression : des gens qui ne croient en rien, ça n’existe pas.

Un homme sans Dieu est-il pour autant un homme dépourvu de foi ? Je fais encore partie de la génération qui allait au cours de religion pendant que les « mécréants » restaient dehors. Cette vieille dualité me paraît profondément injuste. J’ai découvert des libre-penseurs pétris de spiritualité, comme Georges Van Hout, un homme extraordinaire qui a animé pendant quarante ans les émissions laïques de la télévision belge. À l’inverse, il y a dans les Églises des matérialistes quis’ignorent, des « fonctionnaires de Dieu », comme dirait Drewermann. Il est temps d’en finir avec les stéréotypes !

N. C. : « Noms de dieux » affiche la couleur mais ne se cantonne pas dans les hautes sphères de la métaphysique…

E. B. : Le magazine se définit comme un mensuel de réflexion sur l’avenir de nos systèmes de valeurs. Il y a place pour la philosophie au sens large, la morale, la religion, mais aussi l’économie, la politique, l’écologie… Au nom de quel idéal vais-je agir en tant qu’électeur ? Quelles valeurs influencent mon comportement de consommateur ? En faisant cette émission, j’ai l’impression de parler de la vie de tous les jours. Si la spiritualité sert à savoir si Platon est mieux que Socrate ou Luther meilleur que Saint-Augustin, cela n’a aucun intérêt. Du moins à la télévision. C’est pourquoi j’ai un faible pour les invités qui incarnent très concrètement les valeurs qu’ils défendent.

N. C. : Hors de l’action point de salut ?

E. B. : Je ne dénigre absolument pas la contemplation qui est une dimension importante de la spiritualité chez les carmes, les chartreux ou les soufis. Mais une spiritualité qui se désintéresse du prochain me semble complètement dénaturée. Finalement, le grand message de toutes les traditions est identique : la compassion chez les bouddhistes, la charité chez les juifs et les chrétiens, la fraternité chez les francs-maçons… Croire en Dieu, c’est très facile.

La question la plus difficile, c’est : est-ce que je crois en l’Homme, est-ce que je suis capable d’aimer mon prochain ? Et mon prochain, ce n’est pas seulement le SDF à qui on fait l’aumône. C’est le collègue de bureau antipathique, l’automobiliste qui vous fait une queue de poisson, le conjoint infidèle. Ce qui me dérange dans les spiritualités New-Age, c’est leur côté narcissique, centré sur l’épanouissement personnel. Bien sûr, il est illusoire de vouloir aimer les autres sans s’aimer soi-même. Mais un individu solitaire n’est pas solidaire. Aussi, les tentations très actuelles pour la pure mystique m’inquiètent un peu ; quand je vois des jeunes files se shooter aux chants attribués à Sainte-Hildegarde, je m’interroge. Par contre, j’aime beaucoup la cohérence des jésuites qui conjuguent constamment la prière et l’action.

N. C. : Sur votre plateau, avez-vous eu l’impression de rencontrer des sages ?

E. B. : Je pense que le Dalaï-Lama est un sage. Qu’Arnaud Desjardins ou sœur Emmanuelle sont des sages. Je ne dis pas que les autres ne le sont pas. Mais dans le sens oriental, le sage est celui qui arrive à surmonter des passions empoisonnantes telles que la jalousie, l’envie, le mesquinerie. Comment ne pas voir à travers le Dalaï-Lama quelque chose qui est de l’ordre de la sagesse absolue ? Sérénité ne veut pas dire passivité ni pacifisme radical.

Quand l’abbé Pierre dit « ta gueule » à Jean-Marie Le Pen, il ne perd pas, pour moi, sa qualité de sage. La sagesse, à mon sens, c’est ne jamais renoncer à aimer l’autre.

N. C. : Avez-vous vécu, en compagnie de vos invités, desmoments de grâce ?

E. B. : J’en citerai un seul qui s’est déroulé hors-antenne. Lorsque le Dalaï-Lama s’est levé à la fin de l’émission, il est allé saluer individuellement chaque membre de l’équipe. Depuis la maquilleuse jusqu’au cameraman en passant par le porteur de câble. De la même manière, il a adressé à tous le même sourire, la même gentillesse. C’est à des moments pareils que l’on mesure l’incarnation du bien. Cette idée que l’obscur, le sans-grade, celui qu’on n’entend ni ne voit jamais, est aussi important. Que chacun est égal à chacun. Pour moi, c’était aussi le signe de la parfaite harmonie entre l’idéal et la personne du leader tibétain.

images (9)N. C. : Hostile envers les étiquettes, pourquoi acceptez-vous celle d’agnostique ?

E. B. : Je l’accepte si l’on s’entend sur les mots.
Quand Paul Ricœur dit qu’il est agnostique et croyant, il surprend beaucoup de monde, mais il ne commet pas de contresens. Il veut dire par là qu’il met des limites à sa foi mais qu’il ne renie rien de son passé protestant.

Beaucoup croient que l’agnosticisme consiste à déclarer que la raison est inapte à saisir l’être de Dieu et donc qu’il est vain d’en chercher la présence. Au contraire, l’agnostique peut être celui qui accepte les limites de son intelligence, n’adhère à aucune vérité révélée mais refuse de s’arrêter dans sa quête de sens. Oui, je pense que Dieu est hors de portée mais je fais le pari de Pascal. Il y a quelques années, je ne faisais pas ce pari. J’ai beaucoup évolué.

Renseignement : Edmond Blattchen

Noms de dieux – RTBF – Palais des Congrès B-4020 Liège

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Au temps des sectes

Posté par othoharmonie le 30 mars 2013

Extrait du livre : LA GRANDE REVELATION – L’arrêt du moteur de souffrance planétaire

CHAPITRE 5 : PARIS TENU MA VILLE LUMIERE avec l’aimable autorisation de JG.VESONE 

Au temps des sectes dans Beaux textes nabuleuse2

Le temps des sectes
J’avais entrepris par le Minitel, l’ancêtre d’Internet, une recherche de tout ce que la région parisienne pouvait proposer en matière religieuse, philosophique, culturelle ou politique, je découvrais un monde immense et c’est avec passion que me mis en quête des différents courants les plus importants. En approchant les religions orientales j’ai découvert que l’expérience de Dieu pouvait être vécue comme une expérience uniquement intérieure beaucoup plus que mentalisée. La vacuité était une expérience toute nouvelle pour moi. Le divin en moi est l’essence même de la vie, une sorte d’élan vital, dans le souffle et le rythme cardiaque. Donc concrètement après m’être renseigné, avoir pris des premiers contacts, je consacrai plusieurs week-ends pour découvrir les écoles, les religions et les sectes suivantes : J’ai commencé par les Krishna, les plus proches de chez moi, j’ai découvert le monde des mantras, de la dévotion selon les concepts hindouistes.

Ayant exploré et ne voulant pas prolonger plus loin, je suis allé voir les Enfants de Dieu, très accueillants : c’était un mouvement spontané d’après mai 68, qui jouait de la musique dans les rues, avec des fleurs dans les cheveux et qui vivait en communauté bucolique à la campagne. Ils avaient la particularité de développer des pratiques très libératrices, en particulier d’associer l’amour de soi, l’amour des autres et l’amour physique. Ils avaient évidemment beaucoup d’adeptes. Pour moi, ils étaient très sympathiques, je les remercie d’avoir créé chez moi une ouverture et une libération. Mais ils n’avaient pas le sérieux minimum que je m’imposais .Par son ambassade parisienne, j’ai connu la Grande Fraternité Blanche Universelle, inspirée par philosophe Peter Deunov et par Mikhael Aivanhov. Ils voulaient considérer l’homme dans sa globalité, le relier à l’ensemble de l’univers visible et invisible et l’inclure dans le plan divin. Le cœur de la pratique était méditatif, contemplatif, fait d’une ascèse importante dans un contexte tantrique. Cette très ancienne discipline se définit par la production du désir sexuel avec ou sans partenaire qu’il faut maitriser. Cette maîtrise engendre une énergie dirigée vers le cerveau pour l’utiliser.

Ce processus de montée énergétique s’appelle montée de Kundalini. Ces enseignements demandaient un long apprentissage et une sorte d’évolution par degrés dans le temps ; je décidais donc de ne pas prolonger cette étude. Très intéressante a été pour moi La théosophie et la cité de Shamballa. dont l’animatrice historique décédée était la Baronne Helena Blavatsky, une ukrainienne. Cette école d’enseignement spirituel m’a paru un peu hermétique. Helena Blavatsky développait ses talents médiumniques pour entrer en contact avec une cité dans les plans éthérés de la terre et qui s’appelle Shamballa. Elle y établissait un contact régulier avec les maîtres ascensionnés comme El Morya, Dwjal-Khul et Kuthumi. Shamballa est une cité secrète dans un espace qui est proche de la terre physique et à partir d’où les Maîtres enseignent aux hommes la sagesse nécessaire à leur libération. J’ai commencé la lecture de livres un peu difficiles dont les plus importants sont ‘‘ Isis dévoilée ‘‘ et ‘‘ La doctrine secrète ‘‘ .  Ce dernier ouvrage développe une autre version plus claire de la genèse de la planète et la genèse aussi de l’ensemble des autres races humaines qui ont habité la planète avant l’homo Sapiens depuis plusieurs millions d’années. La description de la cité de Shamballa me paraissait très important. Ma culture ne m’avait jamais fait entrevoir que les humains pouvaient de leur vivant dans certaines conditions accéder à une partie du ciel, ce que semblaient dire les théosophes. Ce que j’ai retenu était que Shamballa était une sorte de base à la périphérie vibratoire de la planète, un lieu bien réel et matériel situé dans le plan éthérique d’une vallée tibétaine dans l’Himalaya à l’orée du désert de Gobi et proche de la frontière chinoise. Shamballa est un sujet central pour tous les chercheurs de lumière et aussi pour bien des curieux en mal d’aventure.

C’est un endroit secret, protégé où selon plusieurs sources, tout semble possible en matière de projets. C’est un lieu d’études et de planification où des âmes en transit sont invitées à séjourner. Shamballa était décrite aussi comme un paradis terrestre. Shamballa serait comme la capitale astrale de la Terre, le lieu de résidence du Prince Planétaire Bouddha partagé avec le Logos le plus ancien des jours : Sanat Kumara ainsi que de Maitreya qui serait le Christ. Cette ville demeure invisible à tous puisqu’elle vit maintenant dans la 9ème dimension. L’histoire de Shamballa m’a paru extraordinaire. En résumé au moment où la Terre vivait une période de densification constante il y a des millions d’années, la vie était sur le point de disparaître à jamais de la Terre, les créatures n’arrivant pas à s’y fixer. Ainsi Sanat Kumara décida t’il de s’installer définitivement sur la Terre afin de stabiliser la chute de cette planète dans la matière et dans la densification. Depuis il est considéré comme l’Ancien des Jours, qui est devenu son titre. La lumière intense qu’il continue à rayonner, suffit à maintenir Urantia Gaia, nom spirituel de l’âme de la Terre, à un niveau de vibration où la vie est possible. Pour ce faire, 300 généticiennes vénusiennes, appelées Mères Divines, sont venues avec leur cohorte dans notre monde afin d’y préparer le règne de ce grand personnage cosmique et aussi permettre l’installation de différentes espèces et races dans les quatre règles, minéral, végétal, animal et humain. Avec ses Mères Divines, des êtres de haut savoir, les Kumara, construisirent un espace résidentiel, une sorte de grand palais, pour héberger ces différentes fonctions.

Le lieu choisi fut le Tibet à cause de son site protecteur, et la cité principale fut appelée Shamballa mineur ou demeure du Prince gérant planétaire, Sanat Kumara. Shamballa est le siège de toutes les décisions concernant notre monde et ses habitants. Chaque individu entité et être de lumière se doit de passer par cette ville et d’être reçu par le Prince avant de quitter ce monde, de même qu’il l’a fait avant d’y entrer. Et cette loi, selon la théosophie, serait la même pour tous les entrants et sortants de la planète. De même que pour les autres écoles et mouvements que j’ai fréquentés  je ne me suis pas attardé au sein du mouvement théosophique d’Helena Blavatsky parce que j’étais aussi curieux de continuer mon exploration et mon inventaire Le mouvement suivant a été plus difficile, il est maintenant marginal voire disparu, mais à l’époque il était important. C’était l’Eglise du Révérend Moon. Ma recherche sur cette église qui s’appelait l’Eglise de l’Unification dont le fondateur et l’animateur était le Révérend Sun Myung Moon fut facilitée parce que le président et responsable français que j’avais croisé à la faculté de Toulouse, était originaire du Sud-Ouest, et faisait partie des relations proches de la famille de mes grand parents maternels. C’était une famille notablement connue en France grâce à un oncle du garçon qui était jésuite, son père qui était député en Corrèze et son oncle qui à cette époque dirigeait le patronat français. Ce garçon s’est fait un honneur de me recevoir et de me faciliter toute information. Cette église, au départ d’inspiration chrétienne et développée par un pasteur, avait comme axe principal de pensée un anticommunisme féroce, considérant que l’antéchrist allait œuvrer sur la planète en utilisant la voie communiste. J’ai très vite compris qu’il cherchait des militants engagés qui, après une formation intense et sélective, allaient devenir des sortes de mercenaires. Je fus invité à suivre un training de formation accélérée et je réalisai que pour bien comprendre le cœur de ce qui me paraissait mystérieux je devais suivre le processus d’initiation. Il y avait plusieurs séances et il a eu là un incident, le seul qui me soit arrivé dans mon enquête. J’ai choisi au cours d’une pause un après midi de m’échapper par la fenêtre. D’un toit à une terrasse et d’une terrasse à un platane j’ai retrouvé un boulevard du 17ème arrondissement. Le contexte de la formation était militaire, très strict, et les instructeurs opéraient un lavage de cerveau avec des phrases transformées en mantras, des hurlements et la lecture de textes.

Je voyais qu’ils faisaient de la programmation mentale. Ne connaissant pas les conséquences, je préférais m’abstenir et comme il m’avait répété très souvent que j’avais passé le point de non retour, je ne voulais pas avoir des comptes à rendre et j’ai choisi la voie la plus courte. C’était plus comique que grave. Je n’ai eu aucun ennui. Ensuite, je me suis renseigné auprès d’une Synagogue dont l’accès n’est pas facile pour les curieux parce que les fidèles sont en général d’hérédité judaïque. Les textes fondateurs sont très riches, très anciens, très codés, codifiés. Ce sont le Zohar, la Cabbale, le Talmud. L’image que j’ai eue du judaïsme était très structurée et très puissante. L’accueil à la Mosquée de Paris a été plus simple : j’ai même acheté un Coran et j’ai pu en faire mon livre de chevet quelques soirées. J’ai vu que Jésus était connu, que sa vie était décrite d’une façon différente de celle des évangiles, en particulier qu’il était marié à une femme qui l’avait soutenu et qui avait été très influente. Concernant la vie de Jésus le Coran se rapproche beaucoup des textes gnostiques. J’ai pu découvrir que ces textes, rejetés par l’église, depuis l’instauration par les empereurs romains de l’église catholique et romaine, étaient très bien acceptés chez les Musulmans.

C’était spécialement le cas en Egypte où la branche chrétienne copte mise à l’écart par Rome s’avère pleine de richesse et de connaissances dans la ligne droite des fameux Esséniens de Qumran dont on pense que Jésus et ses disciples ont été les élèves. Dans le cadre de cette aventure, j’ai découvert qu’il existait aussi une confrérie libre et laïque des Adorateurs de Montmartre et j’ai passé quelques nuits avec eux. Cette confrérie ne faisait aucuns vœux et n’avait aucun engagement. C’étaient simplement des personnes qui devenaient membres sans cotiser et qui se retrouvaient à la nuit tombée dans la Chapelle de Montmartre que le concierge leur ouvrait afin qu’ils prient toute la nuit Dieu ou leur Dieu car tous n’étaient pas chrétiens. Le méditant pouvait profiter de l’espace de la grande Chapelle pour une expérience mystique sans aucune contrainte. Bien que pour moi cette expérience n’ait pas de but précis, je me souviens de la qualité, de la douceur, de la lumière dégagée en moi durant ces nuits-là. Je ne sais ce que j’ai écouté, ni sur quel canal je me suis connecté mais je sais que mon être en moi était tout à fait satisfait de cette retraite. J’ai eu aussi quelques opportunités de découvrir quelques autres mouvements connus, mais j’ai suivi mon instinct et mon intuition et je les ai simplement survolés. Ce fut le cas de l’Eglise de Scientologie qui m’a paru puissante mais compliquée avec sa Dianétique. J’ai connu un peu le mouvement raëlien installé maintenant au Canada qui avait comme enseignement les relations avec les mondes extra-terrestres. J’ai visité les branches chrétiennes comme les Adventistes d’origine américaine, de même que les chrétiens charismatiques ou aussi les Jéhovah un peu étrange et fanatiques. Cette diversité me paraissait intéressante à l’époque.

Pour clore cette enquête, j’ai terminé par un mouvement américain, très sympathique, les Mormons. Ils sont une branche du christianisme. Le Christ après avoir évangélisé la Palestine est apparu à un disciple, lui a demandé d’aller s’établir en Amérique et l’a inspiré pour bâtir une sorte d’arche dans laquelle il a mis toute sa famille. Ainsi est apparu le mouvement des Mormons qui existe encore, qui a établi une ville entière dans le Middle West ; les Mormons se sont consacrés à honorer l’ensemble des âmes décédées, c’est d’ailleurs pourquoi ils établissaient des fiches des décédés et ont constitué un base d’expertise mondiale pour les recherches généalogiques. Je ne vais pas aller plus en détails dans mes découvertes de l’époque mais je dois dire que l’ambiance était très agréable pour moi car je me ressentais un peu comme dans le livre de contes d’Alice au Pays des Merveilles. Je sautais d’une pièce à l’autre avec la taille du monde qui s’en trouvait très élargie. En conclusion, j’avais bien eu raison de me déraciner vers Paris qui est une mine d’informations et d’enseignements. Je n’avais que l’embarras du choix pour développer mon propre programme de recherche.

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Ville fantôme en Inde

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2011

LA VILLE FANTOME DE FATEHPUR SIKRI  



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Fatehpur Sikri, proche d’Agra, est une splendide ville impériale dont les bâtiments de grés rouge sont dans un parfait état de conservation. L’histoire de la naissance de cette mystérieuse cité fait l’objet d’une légende : à Sikri vivait un saint, qu’ Akbar, en mal d’héritier alla consulter; un fils naîtra l’année suivante et Akbar, reconnaissant, fit construire un palais en ce lieu. Des milliers d’artisans vont alors faire surgir la ville de Sikri, rebaptisée Fatehpur « la ville de la victoire » par Akbar. Mais il l’abandonne, 14 ans après, pour repartir en campagne, et, désertée par manque cruel d’eau, Fatehpur deviendra une ville fantôme 

 

L’Histoire.
Peu après avoir accédé au trône de Delhi,
Akbar transfère sa capitale à Agra, consolide le jeune empire Moghol établi par Babur et Humayun et s’allie avec les Rajpoutes en épousant la princesse hindoue d’Amber (1562). Mais il resta longtemps sans héritier.
 

La Légende.

Prés du village de Sikri vivait un saint soufi, Sheikh Salim Chishti, qu’Akbar en manque de descendance male alla consulter en 1568. Après sa rencontre avec Akbar, le sage lui prédit la naissance de trois fils. Effectivement, quelques temps plus tard (1569), grâce à la bénédiction du Sheikh Salim Chrishti de Sikri naissait son premier fils, le futur empereur Jahangir, auquel il donna le nom du saint : Salim. En 1571, à la naissance de son deuxième fils, l’empereur Akbar, reconnaissant, entreprit de faire construire une nouvelle ville sur la colline où vivait le saint homme. De plus, la plaine, au bas de cette colline de Sikri, était un champ de bataille où Babur, son grand père, avait guerroyé contre les Rajput pour asseoir l’empire moghol. Le choix de ce site était donc un double remerciement.
 

La cité de la victoire. Pour ériger la cité, les meilleurs architectes furent engagés et des milliers d’artisans vont faire surgir les palais selon la vision impériale : palais, pavillons et mosquées devaient refléter le pouvoir de l’empire en amalgamant le meilleur des traditions architecturales mogholes et rajpoutes. Parti conquérir en 1572, Akbar revient victorieux en 1573, baptise Sikri, sa création, Fatehpur (ville de la victoire) et y installe sa cour.
 

La cité Fantôme. Mais Akbar ne vivra ici qu’une quinzaine d’années et abandonne Fatehpur en 1585 pour repartir en campagne. Pour les uns, la cité fut abandonnée pour son manque cruel d’eau, pour d’autres, Akbar dut se déplacer à Lahore pour stabiliser son empire ; ce qui est sûr, en revanche, c’est que Fatehpur Sikri deviendra une ville fantôme.

 

 

En savoir plus sur l’Inde CLIC ici….   

 

 

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LE TAJ MAHAL

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2010

LE TAJ MAHAL dans VOYAGE EN INDE taj_mahal_brume

 

Certes, on ne se rend pas en Inde sans faire une petite visite au Taj Mahal…. Edifice qui fait tant rêver …. 

 

Une preuve d’amour. Une preuve d’amour colossale, bâtie dans du marbre blanc, scintillant dans le soleil indien, changeant de couleur selon les heures du jour. Et finalement on apprend que cette preuve d’amour est tragique. Il ne s’agit pas d’un palais comme on pourrait le penser à première vue mais d’une tombe. 

 

De notre coté, en tant que touristes,  c’est de dévotion dont nous faisons preuve en nous levant à 6 heures 30 du matin pour pouvoir jouir des premiers rayons du soleil qui se poseront sur le Taj Mahal. 

 

Ici encore on se rend vite compte et peut-être plus qu’ailleurs que l’état indien prend ses monuments pour de gigantesques tirelires en faisant payer les étrangers 750 roupies (15 euros) soit des dizaines de fois plus que le tarif dont devra s’acquitter un indien. On vous interdit la caméra…. Pourquoi  ? alors que des millions de photographies circulent déjà dans le monde entier…. Mais c’est là une remarque transversale à tout le pays, encore que généralement le ticket « spécial étranger » soit de 250 roupies soit trois fois moins que pour visiter ce monument fleuron du pays. 

 

Nous passons à la fouille corporelle…. 

 

Avant d’entrer dans l’enceinte, nous sommes munis de chaussons rouges élastiqués à la cheville afin soi-disant de ne pas abimer le parterre marbré. 

 

Notre guide Dipack nous raconte brièvement l’histoire …. 

 

Donc nous apprenons que le Taj Mahal est une tombe. 

 

Celle de Mumtaz Mahal, seconde femme de l’empereur moghol Shah Jahan, morte en 1631 à 38 ans en accouchant de son 14è enfant. Par amour pour cette femme il fit mener à bien ce projet insensé, lui offrir le plus beau des mausolées et les travaux débutèrent la même année pour ne s’achever que 17 ans plus tard. Le Taj Mahal est situé dans la ville d’Agra localisée au nord de l’Inde, au bord de la rivière Jamuna. Cette particularité dans le tracé de la rivière a son importance car l’empereur musulman, put construire à côté du tombeau, une mosquée bien orientée selon les règles du culte. 

 

Si l’architecture du Taj Mahal est si célèbre c’est par la justesse des proportions de l’ensemble, allié à une symétrie unique respectée dans sa construction. La symétrie est poussée jusqu’à avoir nécessité la construction d’une réplique de la mosquée latérale, qui de ce fait mal orientée, ne peut servir de lieu de culte. Ironiquement la seule dérogation à ce principe de symétrie est visible à l’intérieur du mausolée, le tombeau de Shah Jahan ayant été placé à coté de celui de son épouse ce dernier étant au centre de la salle principale. 

 

Depuis 1861, l’établissement de la Société Archéologique Indienne, le Taj Mahal a été proprement entretenu et conservé. Il fut classé sur la liste du Patrimoine Mondial par L’Unesco en 1983 mais si aujourd’hui le bâtiment n’a plus à s’inquiéter des pillards comme cela s’est produit au XVIII ème siècle le Taj Mahal fut pillé et vidé de ses décorations intérieures par les Jats, les Marathas puis par les Anglais qui prirent Agra en 1803), une autre menace pèse sur lui : la pollution. 

 

Agra est en effet une ville où l’activité industrielle est intense et les gaz toxiques circulant dans l’atmosphère de la ville sont malheureusement à même d’endommager le marbre en le décolorant et en l’effritant. 

 

Heureusement, quoique tardivement, le gouvernement a ordonné différentes mesures visant à sauvegarder ce trésor. Interdiction d’établissement d’industrie dans un périmètre couvrant 10 000 m², relocalisation des usines déjà implantées dans cette zone, interdiction des véhicules à moteur dans les 500 m autour de l’enceinte principale et plantations massives d’arbres à l’est du mausolée pour contrer les effets de la pollution. 

 

Le Taj Mahal est une des plus belles construction humaine jamais réalisées et à été diversement admiré comme « la vision matérielle de l’amour », « le rêve de marbre », « le noble tribut à la grâce de la féminité indienne » ou encore « la resplendissante et immortelle larme versée sur la joue du temps ». 

 

Aujourd’hui il symbolise la diversité de la culture indienne, création menée par un empereur musulman sur les terres d’un peuple hindou et si l’humanité s’accorde à admirer cette œuvre  c’est peut être parce que l’amour, valeur universelle à la différence de la religion, en est l’inspiratrice. 

 

 

 

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Le mythe ou la réalité

 

En hindi (langue la plus parlée en Inde) Taj Mahal signifie « Palais de la couronne ». Ce dernier est situé à Agra dans le Nord de l’Inde, dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, sur la rive sud du fleuve Yamuna. 


Un jour le cinquième empereur Moghol qui avait alors 16 ans, le Prince Khurram, fils de Jahangir, petit-fils d’Akbar, qui était à la fois un courageux guerrier ainsi qu’un talentueux poète croisa le regard de la belle princesse Arjumand Banu Begam agée alors de 15 ans et qui, elle aussi, possédait de nombreux talents. 


Bien sûr comme vous le deviné tous : ce fut le coup de foudre, le vrai, comme au cinéma (hé oui !…) ! Le Prince décida donc de l’épouser, même s’il était déjà marié (ce qui ne posait aucun problème puisque sa religion prônait la polygamie). Un grand festin fut bien sûr organisé. Tout le monde appréciait la jeune princesse qui était à la fois très belle et très gentille. Son beau-père la surnomma même Mumtaz Mahal qui signifie « la préférée du palais ».

Au cours de leur vie commune, la princesse eût 14 enfants, mais seulement 7 d’entre eux survécurent. 

La construction de ce monument raffiné exigea de rassembler des matériaux venus d’Inde et du reste de l’Asie. Le Taj Mahal est bâti sur un socle de grès rose et de marbre. Du haut de ses 56 mètres, il trône au sein d’un espace fantasmagorique digne des contes de fées. Autour de ce monument, vous pourrez découvrir les jardins fabuleux, les canaux et les magnifiques fontaines. Il s’agit de l’un des trésors les plus célèbres de l’Inde et du monde entier. 

 

Il fut construit à partir de matériaux provenant du Panjâb, du Rajasthan, du Yémen, de l’Himalaya, du Tibet et bien plus encore. C’est surtout l’histoire romantique du Taj Mahal qui attire chaque année des milliers de visiteurs 

 

L’histoire du tah Mahal en elle-même a de quoi faire rêver même les moins romantiques d’entre nous ! 

Shah jahan, Enpereur de l’époque Monghol a épousé Muntaz Mahal (la favorite du harem). Elle fut sa seule et unique épouse, choses extrêmement rare à l’époque. 

L’amour que lui portait Shah Jahan selon la légende était tel que lorsqu’elle mourut (elle est morte en couche de son 14è enfant), les cheveux de Shah Jahan sont devenus blancs en une nuit. Alors pour son amour décédé, il a décidé de construire un mausolée de marbre blanc dans la capitale de l’époque : AGRA. 

La construction mis plus de 17 ans et les dates exactes varient selon les auteurs (1632). Des bâtisseurs furent amenés de toute l’Inde et selon la légende, une fois la construction achevée, ils eurent les mains coupées afin d’éviter que la splendeur du Taj ne fut copiée. 

Shah Jahan, toujours selon la légende aurait passé la fin de sa vie à regarder le Taj Mahal depuis le Fort ROUGE d’Agra où son fils l’avait enfermé. Initialement, il avait prévu de faire construire en face du Tah Mahal un mausolée identique, mais en marbre noir. Son fils l’a emprisonné et il n’a pas eu le temps de construire l’autre mausolée. 

A sa mort, il fut enterré auprès de Mamtaz-i-Mahal (le Taj Mahal contient à sa base les corps des deux époux. Les cénotaphes que l’on peut observer ne contienne pas par définition, les corps, puisque les deux époux étaient musulmans et que ces derniers doivent être mis en contact avec la terre elle-même. Et a jamais les deux époux reposent côte à côte. 

La splendeur du Taj repose sur les incrustations de pierres semi-précieuses qui composent sur ses murs les sourates du Coran. Mais elle repose aussi sur la teinte que prend le marbre selon l’heure de la journée et sur la magie qui se dégage de ce moment. Le Taj Mahal qui apparaît dans s a blancheur éternelle n’est qu’une illusion : de près, il est en effet incrusté de tellement de pierres que parfois on en oublie sa blancheur. Le taj Mahal, pierre précieuse posée au milieu d’une ville industrielle et posée au milieu du magnifiques jardins.

 

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Aucune photo ne rendra le silence qui règne lors de la découverte du Taj Mahal, aucune ne rendra non plus l’impression de beauté qui résulte de cette visite, l’impression d’avoir touché du bout du doigt l’éternité… c’est à ses pieds que j’y ai versé moi-même quelques larmes d’émotions intenses ; j’en avais rêvé depuis tant d’années. 

C’est entre 1632 et 1654 que ce monument remarquable fut érigé par Usad Ahmad. Il fut commandité par Shahbuddin Mohammed Shah Jahan. Le Taj Mahal est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

 


* petite anecdote tout de même : Le nom de la ville Agra ne vous fait-elle pas penser à la ville d’Agraba dans Aladin ? De plus le château du dessin-animé est quelque peu ressemblant…. 

* A moins de poser soi-même devant le Taj, pas une seule photo ne vous paraîtra franchement inédite (clin d’oeil) !!

 

 

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L’architecture en Inde

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2010

L’ARCHITECTURE EN INDE 

L’architecture indienne souffre de préjugés qui la décrivent à tort comme surchargée et répétitive. En fait, cette architecture indienne obéit à des proportions, des règles qui échappent à l’oeil occidental. 

 

L’architecture religieuse est souvent perçue comme étant l’architecture indienne, ce qui est évidemment faux, même si paradoxalement on peut effectivement dire que l’architecture indienne est affaire de religion. 

L’Inde garde dans ses monuments le souvenir des peuples et des religions qui, tour à tour, l’ont dominée, tout en conservant les caractères généraux qui lui sont propres : la richesse des détails, la patience du travail et l’adresse de l’exécution. Jusqu’au IIIe siècle av. J.-C.. l’Inde n’a pas connu l’usage de la pierre, et ses fragiles édifices en bois ont tous disparu ; mais les premières constructions en pierre ont essayé de copier les monuments en bois. 

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II serait difficile de déterminer les bases de l’architecture indienne : les règles imposées par les lois religieuses aux architectes leur indiquaient plutôt la disposition et l’importance des édifices que leur forme. On les trouve dans les chap. XXVI et XXVII du Matsya, le plus important des Puranas. Quant à l’ornementation, elle devait être exclusivement hiératique, et frapper sans cesse l’imagination ardente de peuples dont la civilisation a été rendue stationnaire par la chappe de plomb que font peser sur elle les traditions religieuses.  

Les monuments religieux de l’Inde se divisent en trois classes, les temples souterrains, les rochers taillés et sculptés, et les temples en matériaux rapportés. Ce sont trois périodes distinctes et successives de l’art; mais aucune construction actuelle ne paraît remonter plus haut que le VIIIe siècle de notre ère.  

Les forteresses, comme dans les autres contrées de l’Asie, renfermaient le palais des rois et le temple des dieux, et elles occupaient un espace considérable. Le palais de Madourèh n’a pas inclus moins d’un mille de circonférence, et il contient dans son enceinte des bois, des étangs, des jardins, des galeries, des maisons, et un magnifique temple, dont le soubassement est en pierres de taille et la partie supérieure en briques vernissées; ce temple a 37 m de largeur à sa base et 50 m de hauteur. Les palais se composent ordinairement de petites cours entourées de bâtiments, quelquefois découvertes, mais le plus souvent plantées d’arbres : une colonnade en forme de cloître règne autour de chaque cour. 

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Les plus grands de tous les travaux des Indiens, ce sont peut-être leurs réservoirs : les uns, creusés dans le sol et près des villes, servent aux bains et à l’irrigation; les autres sont formés par des vallées dont on a comblé les issues par des digues immenses. II y a encore en Inde une espèce de puits d’une profondeur considérable et d’une grande largeur, ronds eu carrés, entourés de galeries jusqu’au niveau de l’eau, et où on descend par de larges degrés. Il faut enfin compter, parmi les monuments de l’architecture indienne, des colonnes et des arcs de triomphe carrés, élevés en l’honneur des héros victorieux, et des ponts dont les piles, formées d’énormes blocs, sont jointes les unes aux autres par des pierres de taille un seul morceau.  

la Perse également y concourt, pour une part encore mal déterminée. Les oeuvres de l’art bouddhique se répartissent en cinq catégories : piliers (lats), édifices commémoratifs (stupas ou topes), balustrades, églises (chaityas), monastères (viharas). 

Les piliers et les traverses, fouillés par d’habiles ciseaux, se sont parés de motifs, de figures, de scènes qui marquent une fine observation de la nature et de la vie. A chacune des issues se dresse une porte monumentale (torana) construite sur le même principe, à l’imitation d’une charpente, mais chargée à profusion d’emblèmes, de figures, d’animaux réels ou fantastiques. 

Les jaïnistes, en architecture comme dans l’histoire, ont cruellement souffert de leurs ressemblances avec le bouddhisme. Longtemps pris pour une simple secte   la confession rivale, ils se sont vu dérober jusqu’à l’honneur des constructions qu’ils avaient élevées. Les études faites leur ont du moins restitué quelques-uns de ces titres usurpés. 

Les jaïnites ont introduit ou développé particulièrement deux formes architecturales : le dôme creux, substitué à la coupole massive des bouddhistes, et l’arche horizontale, bien différente de l’arche à voussure des Romains. Ils ont également adopté, de concert avec l’hindouisme, la tour connue sous le nom de sikra, de forme curviligne, couronnée d’un coussin débordant, l’amalaka, qui porte un dôme plat de courbure inverse et d’où s’élève un gracieux pinacle, souvent en forme de vase. L’aspect général d’un temple jaïniste est à peu près constant : une galerie d’enceinte, qui rappelle le vihara bouddhique, est percée de cellules en réduction, ou plutôt de niches qui abritent la même statue de saint répétée à un nombre considérable d’exemplaires 

Les musulmans, constructeurs passionnés, mais économes, ne se sont pas fait faute d’emprunter aux temples jaïniques les matériaux de leurs mosquées. Mais les jaïnistes, d’autre part, ne dédaignent pas d’emprunter à l’art musulman les dômes en bulbe des Moghols qui supplantent les sikras, et l’arche foliée en pointe. Les musulmans, en pénétrant dans l’Inde, y apportèrent les formes et l’inspiration de l’art arabe; le contact entre deux cultures si distinctes et si fortement trempées ne pouvait manquer d’enfanter des merveilles. Les dynasties musulmanes ont couvert l’Inde de splendides édifices, mosquées, palais, tombes, trop nombreux pour les décrire en détail, trop variés pour se prêter à une esquisse d’ensemble. 

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Pour construire leurs mausolées et leurs mosquées, les envahisseurs musulmans avaient besoin des bâtisseurs indiens, sculpteurs virtuoses habitués à construire des temples en pierre. Se constitue ainsi un art indo musulman, synthèse entre les styles et les techniques des deux cultures. Sous Akbar, l’architecture influence le style de nombreux palais, en particulier au Rajasthan, et l’art de la miniature, venu de Perse, se répand dans tout l’empire. 

Si les constructions bouddhiques du Nord marquent l’influence grecque, perse, peut-être même assyrienne, les temples dravidiens rappellent étrangement l’Egypte; le gopoura, par sa forme et son objet, répond exactement au pylône égyptien; les grands mandapas et les salles aux mille colonnes reproduisent jusque dans le détail les salles hypostyles. Tout, jusqu’au mode d’agrégation, jusqu’à l’impression de labeur gigantesque, est commun à ces deux architectures. La distance des temps exclut l’hypothèse d’une influence directe. Faut-il croire à une simple rencontre de hasard, ressource toujours aisée? 

Les premiers orientalistes, frappés par le nombre des analogies, n’hésitaient pas à admettre des rapports historiques entre l’Egypte des pharaons et l’Inde des brahmanes. La critique sévère a écarté ces ambitieuses spéculations. 

Pakistan

La décadence et la chute des Moghols a laissé le champ libre à l’invasion de l’art européen, admis d’abord à titre de curiosité et imposé ensuite par la force des armes. Le mauvais goût britannique a peuplé l’Inde de monuments soi-disant grecs ou romains ou italiens fort propres à corrompre l’esthétique la plus fine et la plus sûre.  

Le style du Nord ou indo-aryen a une origine énigmatique. Ses formes originales ne suggèrent pas de comparaison ni de rapprochement. temple indo-aryen n’a pas de colonnes; le premier comporte un vaste développement de constructions; le second est réduit au sanctuaire proprement dit. Le temple du Nord est en général carré à l’intérieur, mais souvent modifié à l’extérieur par une addition de projections parallèles; en avant un porche de forme à peu près cubique aussi est surmonté d’un toit pyramidal. 

La pensée spirituelle indienne intègre l’homme et le cosmos, le cosmos étant directement lié à l’existence humaine. Fondée sur cette connaissance, la civilisation indienne a toujours respecté l’environnement. Les principes typiques comprennent une conception adaptée au climat, l’utilisation de matériaux locaux et durables, la récupération de l’eau, etc. La conception architecturale est spécialement sophistiquée, après des milliers d’années de raffinement. Les éléments architecturaux, comme les cours, les groupes de construction, les tours de ventilation, les terrasses sur les toits et les jaalis (treillis de pierre), sont utilisés pour atténuer les effets du climat et sont devenus des éléments sociaux et culturels. Le défi est de concilier ces méthodes traditionnelles et les innovations technologiques.

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Itinéraire prévu

Posté par othoharmonie le 15 mai 2010

 

 

D’après les informations recueillies auprès de notre interlocutrice du C.E, Géraldine nous a donné un petit Topos sur le déroulement de notre voyage en Inde. Je le partage avec vous :

 Itinéraire prévu dans VOYAGE EN INDE map2 L’Inde

Atterrissage à Delhi à 22 H 35 le vendredi 22 octobre. Namasté avec colliers de fleurs. Transfert à l’hôtel en autocar de grand tourisme….. 

De notre hôtel de Delhi, après un « petit déjeuner américain » …

En route pour 240 km en direction de Mandawa  ; et sur le chemin :

le-fort-rouge-dagra dans VOYAGE EN INDE Visite de Old Delhi et du Fort Rouge qui fut bâti par Shah Jahan qui est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

En face du Fort Rouge s’ouvre la principale rue Marchande Chandni Chowk. Elle grouille de monde jour et nuit. On y trouve un immense bazar rempli de magasins divers : bijoux en argent, artisanat, sucreries… puis découverte de New Delhi : India Gate, l’arc de triomphe de 42 m de haut, le Parlement et Rashtrapati Bhawn, le Palais de Président Lord Mountbatten, vice-roi des Indes, y fut le dernier occupant anglais.

2094675 Enfin, visite du Mausolée d’Humayun, le 2ème empereur moghol.

-          En partance pour la Vallée de Shikahwati où nous arriverons en fin d’après-midi, nous nous installeront dans la citadelle pour un dîner rajasthani musical sous les torches. Puis, au dodo !!

-          Le 3ème jour, il nous restera encore 190 km avant d’arriver à Mandawa ; donc destination première pour Bikaner

rtw-2006.1167738660.09_havelis_a_jaisalmer  Découverte des Havélis qui sont les anciennes maisons des marchands, leurs façades peintes de scènes de la vie racontent la vie de chaque jour et les grands événements, c’est un peu comme une bande dessinée à ce qu’il paraît !

-          Nous traverserons ensuite le désert pour Bikaner, l’ancienne capitale princière du XVème siècle. Elle s’élève sur un petit plateau qui lui donne un aire imposant que renforcent encore les merveilleux remparts crénelés qui l’entourent. Bikaner est le berceau du fameux Camel Corp qui a joué un grand rôle dans les guerres du désert.

India,_Bikaner_Palace_of_Winds  Nous resterons donc à Bikaner pour la nuit et une bonne partie de la matinée. L’après-midi, nous repartiront pour la visite de la ville, avec notamment le fort Junnagarh : édifié entre 1588 et 1593 par Raja Rai Singh, général de l’armée de l’empereur Moghol Akbar. Le fort possède un rempart de 968 m de long, doté de 37 bastions et de deux entrées. La Suraj Pol, ou porte du Soleil, en constitue l’entrée principale. Les palais situés à l’intérieur du fort, au sud, forment un pittoresque ensemble de cours, balcons, kiosques, tours et fenêtres.

-          Puis visite du musée Ganga Jublie, qui abrite des collections des Maharadjahs et découverte d’une ferme d’élevage de chameaux. Promenade dans le marché local pour goûter à l’ambiance de la soirée.

-          Nous retournerons dormir à l’hôtel de Bikaner ; et le 4ème jour, nous partirons pour la destination DeshnokJaisalmer (330 km).

jaisalmer-ind610  Donc : départ vers Jaisalmer, l’ancienne cité caravanière du désert de Thar.

Etrange cité de grès jaune, oubliée depuis le siècle dernier aux confins du désert, elle garde de très nombreux témoignages de sa splendeur passée. L’ensemble de la cité forme un contraste étonnant avec la rudesse du désert environnant.

rat_terre_deshnok  en chemin, nous nous arrêterons donc à Deshnok où nous visiterons le Temple des Rats (pas de crainte, ils sont considérés comme sacrés, donc bien nourris et les visiteurs ne les impressionnent guère !)

 

jaisalmer    Nous déjeunerons en cours de route pour se rendre à Jaisalmer, cité fascinante du RAJASTHAN qui semble sortie du néant, en plein désert, tel un mirage.

Son imposante citadelle, ses bastions et ses remparts, revêtus d’une douceur dorée au coucher du soleil, constituent un spectacle digne des « Milles et Une nuits ». A l’intérieur de ses murs, la magie persiste dans le dédale des ruelles et des bazars, même si on note ça et là quelques signes du temps (des siècles) qui passe. Idéalement placée sur l’itinéraire des caravaniers entre l’Inde et l’Asie centrale, son histoire et son essor passés sont liés au négoce qui enrichît commerçants et citadins. C’est de cette époque très prospère que datent les splendides demeures (Haveli) de grès, agrémentées de délicates sculptures de bois.

-          Nous nous arrêterons Aux Chatris Royaux d’où nous assisterons au coucher du soleil sur les remparts (si le temps le permet). C’est de là dit-on que nous pourrons comprendre pourquoi Jaisalmer et surnommée la « Cité Dorée« .

1_big installation donc à l’hôtel de Jaisalmer afin de mieux repartir en ce 5ème jour en direction du Désert du Thar ; en cours de route nous visiterons la forteresse : c’est par la First Fort Gate que l’on accède à l’imposante citadelle érigée à partir de 1156 par le roi rajpoute Jaisala. L’intérieur de la forteresse est un dense canevas jalonné de ruelles pavées, jalonnées d’échoppes et d’étals. Elle abrite également sept temples jaïns magnifiquement sculptés, construits entre le XIIème et le XVème siècle, et des palais dont celui de l’ancien souverain, le palais du maharaja, une imposante bâtisse s’élevant sur sept étages, au centre d’une vaste cour qui servait à la revue des troupes.

samode-haveli-3    Puis, découverte des Haveli : Patwon Ki Haveli, Salim Singh Ki Haveli, Nathmal Ki Haveli.. pour le déjeuner buffet.

World_India_Gadi_Sagar_Temple_007605_     L’après midi, visite de Gadi Sagar, un lac réservoir situé au Sud des remparts, qui assurait jadis l’alimentation en eau de la ville. On y accède par une splendide porte et il est entouré de petits temples et d’oratoires.

-          puis excursion dans le désert du Thar vers Khuri, l’ancien bourg nomade situé dans le cœur du Thar, sur la bordure des dunes de sable. Méharée à dos de chameaux au coucher du soleil.

Visoterra-au-lac-gadi-sagar-5242      Retour à l’Open bar avant le dîner à Jaisalmer, suivi d’un dîner avec chants et musique du désert. Et dodo à l’hôtel.

-          Le 6ème jour, après le petit dej. à Jaisalmer, en départ pour Jodhpur, ville en plein cœur du désert. Blottie au pied d’une énorme forteresse, la ville, appelée aussi « ville bleue », apparaît comme une réconfortante oasis au voyageur qui vient de traverser le désert du Thar. La vieille ville est entrée par un mur percé de sept portes, qui fut érigé vers le milieu du XVIème siècle sur un périmètre de 10 km, et qui la protège du sable.

     L’après-midi, visite du magnifique « Fort Mehrangarh« , véritable nid d’aigle construit au sommet d’une colline surplombant la ville. Le musée du Fort renferme des palanquins, des nacelles servant à se déplacer en éléphant, des armes, sabres, épées, poignards, petits canons. De nombreuses salles (Mahal) contiennent des collections de miniatures (Umaid Mahal). La salle Takhat Mahal est entièrement décorée de miroirs et peintures, avec des boules de verre coloré suspendues au plafond. Le « Jankhi Mahal » contient une étonnante collection de berceaux royaux. Du haut des remparts défendus par d’impressionnants canons, une vue splendide s’offre à nous sur « la cité bleue » à 120 m en contrebas, et dans le lointain sur le palais « Umaid Bhawan ».

 

 

epices      Retour à la ville avec promenade dans le bazar et le marché aux épices de la Tour d’Horloge. Dîner et dodo.

 

-          Au 7ème jour, départ par la route vers Pushkar.

C’est ici qu’a lieu le plus grand marché aux chameaux de l’Asie. Il se tient à l’occasion d’un des grands pèlerinages hindous. Pushkar est la seule ville où l’on vénère le dieu Brahmâ car c’est ici qu’il tua un démon qui terrorisait la région. L’on dit que le Seigneur Brahmâ laissa tomber une fleur de lotus, et le lac se forma. Chaque années au moment de la pleine lune , les pèlerins se dirigent vers le lac dont l’origine est considérée miraculeuse parles pèlerins.

pushkar      Promenade en ville afin de rencontrer un brahman autour d’une cérémonie au lac sacré.

Continuation vers Ajmer. Au cœur du Rajasthan hindou, c’est un haut lieu de l’islam en Inde. Ajmer renferme en effet, le tombeau d’un saint musulman au cœur de son Dargah, véritable petite ville religieuse qui attire les pèlerins de tout le pays.

554_8    Visite du Dargaha que nous atteindront en « tongas » (calèches). Dargaha, c’est le lieu où se trouve le mausolée de « Kaja-ud-Din-Shishti » qui s’installa à Ajmer en 1166. Il est entouré d’une grande ferveur populaire. « Kaja-ud-Din-Shishti » fut le fondateur de l’ordre musulman de Shishti. Akbar lui-même y fit un pèlerinage annuel. Le cénotaphe est en argent.

JaipurVegetableMarket   Nous serons transférés à la gare pour 15 H 30, partance du train pour Jaipur….

Balade en rickshaws dans le centre ville qui nous mènera du marché aux fleurs au palais du prince Albert. Dans les rues, les vaches, les éléphants ; les vélos et les taxis se croisent dans un grand bruit de klaxons, c’est un grand bain de foule fort sympathique !… puis installation à l’hôtel pour une nuit à Jaipur.

amber-fort-7199   Au 8ème jour, départ pour Amber : arrêt au célèbre « Hawa Mahal » ; façade derrière laquelle les femmes pouvaient voir, sans être vues. Continuation donc vers Amber, l’ancienne cité médiévale dominée par son fort. Autrefois il fut la résidence des Maharadjahs. En voyant les forts de défense qui entourent le lieu, nous pourrons imaginer la puissance du personnage.

pt14632     Montée vers les remparts à dos d’éléphants (2 personnes par éléphant). Visite du palais avec ses salles serties de miroirs et son ancien harem, véritable labyrinthe. Possibilité d’assister à la Puja au temple de Kali. La Puja est le temps des prières selon les rites hindous. On ne peut rentrer dans le temple que pieds nus et sans articles de cuir sur soi. Retour du site en Jeeps vers notre bus. Déjeuner en ville et thé servi autour d’un spectacle des marionnettes.

 

 

   Découverte du City Palace, du Palais du Maharadjad avec son musée de vêtements royaux, de baldaquins de cérémonies et également de belles miniatures. Enfin, l’artisanat de Jaipur nous réservera bien des surprises ; du coton peint au pochoir, des pierres précieuses aux émaux, notre temps libre nous paraîtra court pour le shopping. Les célèbres « Miniatures » célèbrent toujours la beauté des femmes rajpoutes : yeux rêveurs et longs cheveux noirs.

samode-tourism4     Départ pour Samode. Installation au SAMODE BAGH, ancien pavillon d’été de Raoji. Moment de détente dans les jardins à la Moghole qui sont un oasis de fraîcheur. Moment unique et magique ! Visite du château avec son palis ornés de peintures et de miroirs, véritable château de conte de fée. Cocktail privatif dans la salle du trône au Palais de Samode qui vous sera servi au Sultan Mahal. Dîner de spécialités dans le cadre prestigieux du Samode Palace. Nuit au Samode Bagh.

     Au 9ème jour, de Samode donc, petite marche vers la Sunehri Kothi (la maison Dorée). Visite de l’ancienne demeure princière dont la simplicité extérieure nous surprendra et la décoration intérieure nous émerveillera. Les murs sont entièrement recouverts de mosaïques de miroirs, de dorures et de fragments de verre peint.

 

 

Ranthambhore%25204%2520Small%2520Web%2520view    Continuation vers la Réserve de Ranthambore (160 km). Elle a été spécialement créée pour protéger les tigres, car les grandes chasses des Britanniques dans les principautés avaient mis en péril la survie de l’espèce. Installation à l’hôtel pour le déjeuner. Puis, l’après-midi, safari en véhicule forestier pour découvrir la réserve animalière de Ranthambore. Dans un somptueux décor forestier, nous irons à travers les pistes vallonnées, à la recherche du plus gros des félins, silencieux lorsqu’il se glisse parmi les ombres et les lumières de sous-bois, attendrissant lorsqu’il dodeline comme un gros chat pataud. Cette réserve est également habitée par des chinkaris, chithals, sambars, hyènes, chacals, ours lippus, sangliers et de nombreuses espèces d’oiseaux, comme les paons, anhingas, tantales, martin pêcheurs, perruches, chouettes, hérons…!

Nous passerons la nuit dans la Réserve.

porte%2520incrust%C3%A9e%2520Fort%2520Rouge%2520Agra     Au 10ème jour, au départ de Ranthambore nous nous dirigerons vers Fathepursikri afin de rejoindre Agra (280 km). Départ par la route à travers la belle campagne et l’arrière paysage du Rajasthan vers Agra. Arrêt dans la demeure familiale des Yuvraj.

Buffet déjeuner au Lakshim Villas dans un cadre champêtre. Visite de Fatehpur Sikri, l’ancienne capitale impériale figée dans le passé. Au temps où les Anglais vinrent y rencontrer Akbar, ils n’en croyaient pas leurs yeux, à l’époque la ville était plus importante que Londres. Maintenant, elle est déserte, reste la citadelle d’Akbar, avec les résidences des épouses, et une très grande mosquée.

pt41939      Continuation vers Agra, le pays des grands Moghols. Les belliqueux Moghols fondèrent Agra et en firent la capitale d’un empire florissant. Ils devinrent plus civilisés et respectueux de l’art, et d’une grande tolérance ; la religion fondée par Akbar en fait foi. Mais tout prit fin avec le règle de Shah Jahan dont le chef d’œuvre fut le Taj Mahal. Arrivée à l’hôtel, dans la soirée, cocktail de bienvenue en compagnie d’un souriant magicien sous la forme d’un open bar. Dîner de spécialités en restaurant à l’extérieur de l’hôtel. Puis dodo…

India_-_Taj_Mahal_sunrise_Hz_5x8-2      11ème jour, nous serons alors le lundi 1er novembre, sur la route du retour à Dehli, notre point de départ, nous nous rendrons au Taj en tonga (calèches). Visite du Taj Mahal (à savoir : fermé le vendredi). Il symbolise vraiment l’histoire d’un grand amour. Son charme est magique, le bassin rectangulaire bordé de cyprès, retient l’image du monument. Sous le dôme Shah Jahan et Muntaz reposent réunis dans l’éternité.

     Puis, visite du Fort Rouge dont la puissance militaire ne peut être mise en doute. Ce fut la résidence des Empereurs Moghols. Chacun y a laissé son empreinte, grès rouge d’Akbar et Jahangir, marbre blanc de Shah Jahan. Ce fort s’élève sur les bords de la Yamuna, il est entouré d’un mur de 20 à 33 m de haut et de 2500 m de périmètre. Temps libre pour admirer la belle marqueterie d’Agra.

new_delhi_02-11b773e    Dans l’après-midi, retour vers Delhi à travers le Uttar Pradesh rural. Bien sûr, il y a de nombreux kilomètres, mais les scènes de la vie agricole, ou tout simplement de la vie quotidienne, occuperont notre temps très agréablement. Dîner d’adieu de spécialités avec musique et danses.

 

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     Transfert à l’aéroport, assistance aux formalités d’enregistrement et d’embarquement au comptoir d’enregistrement de la compagnie. Envol à 1 H 25 sur vol régulier à destination de Paris.

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-          RETOUR arrivée à l’aéroport de Paris Roissy CDG à 5 H 55 le mardi 2 novembre ; rentrée par le bus qui nous ramènera à Dijon – heure arrivée prévue vers 9 h 30 .   

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  Maintenant reste à savoir qu’est-ce que je ramènerai moi-même de ce long périple …

ah ah !!

 bouddha

 

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