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Les trois feux qui nous constituent

Posté par othoharmonie le 12 août 2015

 

hampi48Les pieds ancrés dans le sol, l’homme est en contact permanent avec le feu du centre de la Terre. Ce feu est rattaché à la notion de Dieu le Père (il est aussi difficile d’accéder au centre de la Terre que de regarder Dieu, et Moïse sur la montagne sacrée n’a vu qu’une des faces de Dieu). Il est le feu principiel qui monte de la Terre accompagné de deux autres feux qui, selon la tradition hindoue, sont Idâ et Pingalâ. Les énergies yin et yang ou les deux serpents entrelacés autour du bâton d’olivier ailé, symbole du caducée.

La Terre sur le corps de l’homme correspond au ventre. L’utérus de la femme est semblable à une grotte très vascularisée où le sang est comme du feu. Et que met-elle dans son ventre ? Le germe masculin, le principe le plus yang du yang, le feu. Le ventre de la femme est exactement fait à l’image de la Terre.

Lorsque les pieds sont en relation avec la Terre, le ventre reçoit les énergies du feu principiel. Symboliquement on représente cette partie du corps par un triangle inversé qui signifie la terre et l’eau, et un autre triangle pointe en haut qui représente la force, et un autre triangle point en haut qui représente la force la plus masculine la plus yang, le potentiel de vie, le feu. Ces deux triangles forment une étoile à six branches, mariage de l’eau et du feu.

L’eau correspond à la loge reins en acupuncture. Les reins ont deux polarités, l’énergie ancestrale et la volonté de l’individu. Il faut se mettre debout pour dire je veux. On se met alors en relation avec ses énergies ancestrales. On reste couché quand la volonté est annihilée. La terre est liée à l’au. Les Celtes vouaient un culte à la Terre, déité féminine, et ce culte se faisait autour d’un puits, car l’eau est symbole de vie et a un rôle purificateur.

La tradition ésotérique décrit trois feux :

Le feu serpent ou principiel, extrêmement puissant, enroulé à la base de la colonne vertébrale, monte le long de celle-ci, arrive au cœur, capte par les bras les deux autres feux ; l’énergie du Ciel à travers le Soleil Idâ ; et la matière ignée Pingalâ. Le Soleil est rattaché au Christ qui est Dieu manifesté. La matière ignée est l’expression de Dieu sur Terre, elle constitue chaque chose.

Cette montée du feu détermine l’œuvre au noir, l’œuvre au rouge et l’œuvre au blanc. L’œuvre au noir concerne les trois premiers chakras, c’est à dire la vitalité, la sexualité, l’émotionnel, tout ce qui exacerbe la dualité et provoque la multiplication d es conflits. C’est peut-être pour cette raison que la Vierge de la cathédrale de Chartes est noire car elle a été conçue pour travailler l’œuvre au noir, elle purifie l’émotionnel et on ne peut que conseiller en cas de conflit d’aller prier à ses pieds.

Le noir est obtenu en additionnant toutes les couleurs. La lumière blanche contient toutes les couleurs dans une seule teinte, c’est-à-dire qu’elle réalise l’unité et la transparence. Ainsi tout chemin spirituel commence par l’œuvre au noir, purification de la personnalité, qui transforme les forces égotiques par le cœur dans l’œuvre rouge.

C’est à ce stage que l’homme passe d e l’amour humain à l’amour spirituel. Vous me direz qu’elle différence y-a-t-il entre les deux ?

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L’amour humain est ressenti avec des hauts et des bas. Par exemple, alors que la personne aimée est physiquement près de vous et vous assure de ses sentiments, un simple regard, une attitude ou un malentendu suffisent à chambouler ou remettre en cause le sentiment qui unit. Ceci illustre toutes les fluctuations du comportement humain.

L’amour spirituel, lui, est ressenti au niveau du cœur de façon très intense et le sentiment éprouvé est caractérisé par une stabilité à toute épreuve pour une durée illimitée dans le temps.

La transformation due à la montée des feux s’achève dans l’unité et la purification de l’œuvre au blanc. Cette dernière œuvre concerne les trois derniers chakras, c’est à dire le centre laryngé, la glande pituitaire, plus connue sous le nom de troisième oeil, et le chakra coronal.

A ce stade, l’homme a acquis l’unité et la transparence. Il est capable de fonctionner en tant que pur canal qui répand la lumière divine dans le monde (l’anagramme de monde est démon), tout en continuant, cette fois, à éprouver et maîtriser les sentiments qui l’habitent.

La bouche, ou plutôt la sphère buccale est en mouvement même la nuit puisque la plupart des personnes qui grincent des dents le font la nuit. Ce mouvement est visible lors de la mastication, mâcher les aliments est un acte mécanique. Les dents broient, cassent, désintègrent les aliments. Ce stade peut être mis en relation avec l’œuvre au noir. La transformation de l’aliment (al : racine de l’âme) est une alchimie qui se fait à partir de la matière physique pour en dégager les essences, les principes chimiques et les qualités subtiles.

Puis la salive amène les perceptions, les sens sont éveillés ; goût, odeur, toucher, bruit, tout ce qui donne de l’appétit entre en scène, mastiquer devient mordre dans la vie, développer ses perceptions, sa sensualité, aimer. L’œuvre au blanc est en action.

La bouche nous permet de respirer, les enfants qui respirent bouche ouverte n’utilisent pas leur nez, les conséquences sont des malpositions dentaires dues à une position de la langue qui ne rejoint pas le haut du palais, mais reste horizontale comme une crêpe et se laisse couler entre les arcades. L’odorat chez l’homme est dû à 1,5 cm² de cellules qui descendent du cerveau, tandis que le chien à 15 cm². L’homme n’a pas le même flaire que le chien qui renifle les odeurs physiques, nous sentons les choses sur un plan plus subtil, psychique. Les parfums nourrissent l’âme, et rassasie l’estomac. le cuisinier qui es penché au-dessus de ses marmites connaît cela.

Les poumons, la respiration et la verticalité nous donnent la possibilité de parler. Si nous étions à quatre pattes nous ne pourrions qu’émettre des sons pour communiquer, la parole est créatrice, elle peut tuer ou guérir, selon la force du cœur présent entre les deux poumons. La parole est attribuée à l’homme afin qu’il puisse nommer son créateur. Sans dents il est plus difficile d’articuler, le bébé, le vieillard édenté n’ont pas une élocution performante. Ce stade correspond à l’oeuvre au rouge, la communion avec l’esprit est en chemin.

Dans le calendrier, il y a une période très favorable pour observer la montée des feux et faire ce travail. Elle début quarante jours avant le printemps et finit à la Pentecôte. Ainsi, durant environ cent jours, l’homme peut réaliser un chemin initiatique entier. L’énergie du printemps arrive, nous sommes en rapport avec la nature et le feu du centre de la Terre. Jusqu’au samedi de Pâques nous sommes dans l’oeuvre au noir. Durant cette période le feu monte. Il peut parfois être très brûlant, il réveille les instincts sexuels, bouleverse l’émotionnel et la vitalité prend un nouvel essor. Aussi est-ce pour cette raison que le Carême a été instauré à ce moment.

En général, ces périodes sont difficiles et douloureuses, car lorsque les énergies montent, on se trouve en état conflictuel avec l’émotionnel. Toutes les structures se trouvent ébranlées. Il faut renoncer aux anciennes croyances, essayer de comprendre et prendre en compte les nouvelles forces pour devenir libre intérieurement. Il y a une période de dix jours de préparation entre la mi-février (point de départ des quarante jours avant le printemps) et mardi gras ; puis encore dix jours entre l’Ascension et la Pentecôte qui achève le cycle des cent jours.

A partir de mardi gras, tous les douze jours le feu monte d’un chakra. A Pâques il ya un allongement du temps, car les deux énergies Idâ et Pingalâ arrivent entrent par les mains, pénètrent et se mélangent au niveau du cœur. A cette période il y a extériorisation. Nous sommes alors à l’œuvre rouge, l’intersection de la croix qui se situe au niveau du cœur. La cathédrale de Bourges a été particulièrement conçue pour ce moment.

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L’énergie continue sa remontée tous les douze jours, passe du cinquième chakra au sixième, puis au septième. C’est l’œuvre au blanc, la purification du mental en relation avec la cathédrale de Guingamp. A la Pentecôte le cycle est achevé. Le cycle de cent jours donne une impulsion particulière au cycle annuel dans lequel l’homme se restructure et grandit.

A la Saint le jour le plus long de l’année, on élimine par le rituel du feu toutes les scories, symboliquement représentées par la flambée du vieil homme en paille. L’homme est investi de toute la lumière spirituelle qu’il a assimilée.

L’alliance de Dieu entre le Ciel et la Terre est scellée par la naissance du Christ et durant le mois d’août, le mois de Marie, l’homme la célèbre en redonnant à la Terre les énergies célestes qu’il a reçues.

Nous allons vers Noël pour préparer une nouvelle naissance et c’est au milieu de la nuit, la plus longue que le germe d’un nouvel enfant divin va être déposé de nouveau. Ainsi chaque cycle annuel est une nouvelle naissance qui nous permet de croître en réalisant notre partie divine et d’atteindre la sagesse. 

  par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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La Mission de la Race Bleue

Posté par othoharmonie le 7 juillet 2015

 bastet-blue-2b1b942Avec ses deux principales entrées situées, l’une au Pôle Nord et l’autre au Pôle Sud, la Terre Creuse n’est pas à proprement parler un « continent » au sens où l’on entend ce mot lorsque l’on parle de l’Afrique ou de l’Asie par exemple, mais un ensemble de vastes cavités, dont certaines dépassent la superficie de pays comme la France ou l’Allemagne. Elles sont reliées entre elles ainsi qu’à un océan central par de gigantesques tunnels qui, contrairement à ceux que nous avons creusés en surface, sont merveilleusement éclairés et fort agréables à traverser ! (Cf. notre page : Les eaux vives de la Terre Creuse). 

 Ce « continent », que certains ont baptisé El Dorado, d’autres Thulé, d’autres Shangri La, d’autres encore Agartha, englobe des régions situées sous l’ancienne Lémurie, sous les Amériques, sous le centre de l’Océan Atlantique, sous le sud de l’Italie et la Mer Égée, sous l’Afrique nord-occidentale, sous l’Australie, sous l’Inde et les Himalayas, sous les pôles Nord et Sud. Un grand nombre d’entrées secondaires permettent d’y accéder par un système de galeries adjacentes aux tunnels du réseau principal. Parmi ces multiples entrées, figurent celle des Pyrénées qui se trouve sous le Pic de Bugarach, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Rennes-le-Château, celle de Lhassa au Tibet vers laquelle il existe un moyen d’accéder secrètement depuis le Palais du Potala, et celle du Pérou, qui est située sous le lac Titicaca, et où se trouve un sas par lequel transitent les traceurs magnétiques en provenance de différentes planètes de notre galaxie.  

La Terre Creuse fut colonisée par plusieurs races bien avant que notre ancêtre, « l’homo erectus » n’apparaisse en surface à la suite de « clonages croisés » qui impliquèrent de nombreuses civilisations d’outre-espace.  

 La « surface interne » de notre planète abrite différents peuples, parmi lesquels figurent notamment :

- un groupe de Colons intragalactiques. Ils viennent des Pléiades, du Centaure et de la Lyre, mais aussi du Bouvier, du Cygne, d’Orion, de la Licorne, de Cassiopée, et d’autres systèmes habités de notre galaxie. 

- plusieurs groupes de Terriens membres de civilisations disparues, ou invités à rejoindre la Terre Creuse en raison de leur avance sur le niveau global d’évolution spirituelle des populations installées en surface. Parmi ces groupes figurent les Lémuriens de Telos, qui vivent à environ 1 kilomètre sous le Mont Shasta en Californie et les « Cathariens » de Porthologos (à ne pas confondre avec les Cathares de Montségur, bien qu’ils aient eu une influence sur les mouvements cathare et albigeois), qui se situent beaucoup plus en profondeur sous la Mer Égée. Ils forment deux collectivités de chacune plusieurs millions d’âmes. Selon différentes traditions, ils ont déjà accueilli au sein de leurs cités resplendissantes de très célèbres visiteurs, parmi lesquels on compterait Saint-Jean, l’alchimiste Nicolas Flamel, et même le plus grand des Maîtres esséniens, Jésus lui-même : certains y auraient séjourné durant plusieurs siècles, dans une dimension très proche du plan physique, mais d’une densité cependant moindre. 

- des représentants de races dites « négatives » ou dominatrices, comme les Draconiens ou les Zétas réticulaires parfois appelés « Petits Gris » (bien que l’apport de ces derniers à l’humanité comporte de nombreux aspects bénéfiques pour notre évolution).

 - enfin, une race de « Gris Positifs » originaires de l’ancien Soleil Central de notre galaxie. Ils vivent dans la cinquième dimension, mais maîtrisent parfaitement les techniques de matérialisation/dématérialisation. La silice constitue leur base biochimique, au contraire des êtres de la surface terrestre dont la base est le carbone.

 En raison de ce particularisme, ils sont génétiquement cousins des Zétas de Reticulum, bien qu’ils aient une taille beaucoup plus grande et la peau de couleur beue-verte. Le Peuple intraterrestre des « Grands Gris » (qui est donc en réalité composé de très beaux êtres à la peau bleue) représente les Exécuteurs directs de la Volonté du Père au sein de notre Univers. 

Le salut fraternel de la Race bleue à l’humanité, selon Sergio Macedo  

Ce n’est pas par hasard que celui que les théosophes présentent comme « le Roi du monde » et qu’ils identifient à l’Être de la Terre, est perçu par les plus grands télépathes du monde entier comme « l’Homme Bleu » ou « l’Homme en bleu » 

Dès 1964, dans son livre intitulé « Les Vaisseaux Cosmiques », le clairvoyant colombien Samaël Aun Weor avait déjà apporté sur cette civilisation les précisions suivantes :

« Des êtres avec une peau d’une belle couleur bleue, possédant une très haute spiritualité et une grande science, accompliront, dans le futur, une mission transcendantale. Il y a, au pôle Sud, une ville qui se trouve sous Terre. Là vit une race bleue, venue de la Galaxie Bleue. Les êtres de cette race ont conservé leurs navires cosmiques. Ils se nourrissent d’algues et de végétaux marins.  

Les hommes provenant de la Galaxie Bleue n’ont pas de maisons de glace, comme les esquimaux, ni rien de ce genre ; il serait absurde de penser que ces créatures vivent entre des blocs de glace. Il faut vous faire à l’idée qu’ils ont une cité souterraine, construite dans les entrailles même de la Terre. S’il y a des glaces au-dessus des pôles terrestres, cela n’affecte nullement la cité submergée. Il n’existe pas de problème de climat pour les hommes bleus. Il est évident que, s’ils ont pu conquérir l’espace infini, ils disposent d’une technique avancée, réellement supérieure à la nôtre. Dès lors, il n’est pas difficile de comprendre qu’ils ont pu créer leur propre milieu climatique dans leur mystérieuse cité. Je suis en mesure de certifier que c’est une ville assez grande, très semblable, pour ce qui est des dimensions, à la ville de Mexico. Elle compte plusieurs millions d’habitants et un grand nombre de maisons, rues et avenues ; on y voit aussi un vaste terrain où se trouvent leurs vaisseaux cosmiques.  

Naturellement, leurs études sont d’un type avancé ; il s’agit de sciences cosmiques, de sujets spirituels élevés, d’études de la nature, etc. Il n’est pas superflu de vous dire que dans cette grande agglomération mystique et ineffable resplendit le Sphinx, symbole de la Sagesse initiatique. Les hommes authentiques, les hommes cosmiques, n’ont pas besoin d’argent pour vivre, ils ont un système économique immensément supérieur à ceux que nous avons, nous, les pauvres « animaux intellectuels » de la Terre.  

En leur temps et à leur heure, ces êtres entreront en action pour aider l’humanité de façon concrète. On nous a dit qu’ils s’en iront dans les rues, publiquement, partout, pour appeler les gens au repentir. Ils sont extraordinairement spirituels. Les Maîtres de cette Galaxie, portés par l’Amour Universel, se sont beaucoup préoccupés de notre humanité terricole, en nous prodiguant sans cesse leur aide depuis la nuit profonde des siècles. Ils furent en réalité ceux qui instruisirent les architectes des pyramides, ceux qui enseignèrent la Doctrine Secrète aux Atlantes et aux Égyptiens, ceux qui établirent les Mystères glorieux des puissantes civilisations de Chaldée et d’Assyrie. »   

Extrait de « Les Vaisseaux Cosmiques » – 1964 – de Samaël Aun Weor retranscrit par Francesca du forum : http://devantsoi.forumgratuit.org/ 

 

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MAHABALIPURAM ET SES TEMPLES RUPESTRES

Posté par othoharmonie le 5 septembre 2014

 

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Quelque part, sur la côte de Coromandel 1, face à l’Extrême-Orient, se dressent les vestiges de la cité la plus mystérieuse de l’Inde du Sud. Un site remarquable, en bordure de l’océan qui forme le sud du golfe du Bengale, classé patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tant ses falaises et ses rochers de granit furent le support et la matière d’une architecture et d’un art sculptural issus du génie d’un peuple disparu. 

L’ancien port de la dynastie des Pallava  nous a laissé des oeuvres inégalées dans le monde indien pourtant si riche en temples magnifiques. Des architectes et des sculpteurs ont transformé de grands rochers affleurant des sables en sanctuaires, en temples et en grottes finement sculptées et ornées des divinités du panthéon hindou, contant les antiques histoires mythologiques impliquant les dieux et leurs compagnes célestes : le sommeil cosmique de Vishnu, les aventures magiques de Krishna, l’omniprésence de la déesse, les emblèmes de Shiva et les avatars de Vishnu. 

Ces merveilles ornent les parois millénaires des grottes rupestres taillées dans les falaises de granit.

La plus longue falaise offre aux pèlerins le plus grand bas-relief du monde, datant du VIe siècle :« la Pénitence d’Arjuna ». Il nous conte le récit légendaire de la descente du Gange, tiré du Mahâbhârata, l’un des textes fondateurs de l’hindouisme avec le dieu Shiva recevant sur sa tête le Gange afin d’en amortir la puissance. La fresque de pierre ne mesure pas moins de 27 mètres sur 9, et demeure inachevée, comme d’ailleurs bon nombre de temples de ce site .

 

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 Deux kilomètres plus loin, se dresse l’extraordinaire ensemble dit des « 5 Rathas », site composé d’énormes rochers affleurant, transformés en temples et en sanctuaires sculptés, flanqués d’un grand éléphant, d’un lion et d’un taureau. Le génie des sculpteurs pallava atteint là son sommet, mais on constate que certains de ces temples ne sont pas terminés, les colonnes demeurent grossières et certains sanctuaires n’y sont pas encore creusés. Quel événement dramatique a pu donner, il y a plus de 1200 ans, un coup d’arrêt à cette entreprise hors du commun ? 

Jamais le travail ne fut repris ; le chantier fut laissé en l’état ; personne n’est venu ensuite parachever la gigantesque entreprise commencée au début de notre ère, sur cette côte. Cette tradition de la taille de la pierre a trouvé un regain de gloire grâce aux écoles de sculptures ouvertes il y a quelques dizaines d’années dans la ville, les oeuvres produites de nos jours ont conservé la qualité artistique de celles qui ornent les parois des temples rupestres ; et les martèlements des ciseaux de centaines de sculpteurs retentissent sans interruption de l’aube au crépuscule dans certaines rues de la ville. 

Face à la mer, protégée par une digue récente qui lui a évité d’être endommagé par le tsunami du 26 décembre 2004, le Temple du Rivage est le seul qui soit construit de pierres et non excavé d’un gros rocher comme tous les autres sanctuaires de la ville. Bâti au VIe siècle, il est le premier temple maçonné en Inde. Avant lui, le génie indien se contentait, si l’on peut dire, de creuser les falaises et de créer de vastes et somptueux sanctuaires au creux des montagnes de pierre, comme ce fut le cas pour les fabuleuses grottes d’Ajanta et d’Ellora, dans le centre de l’Inde. Sur ce rivage battu par les vagues, l’on commença à tailler des pierres afin de bâtir des temples libérés de l’emprise des falaises ; on créa une architecture nouvelle.

 

LA CITÉ DES 7 PAGODES

La ville côtière de Mahabalipuram, maintenant rebaptisée « Mamallapuram », était autrefois un port renommé et florissant, dont les textes attestent l’existence et l’activité dès le début de l’ère chrétienne. Ce port antique avait une vocation internationale, il envoyait navires et marchandises vers le Sri Lanka, l’Asie du Sud-Est et même la Chine. Des pièces romaines à l’effigie de l’empereur _ èodose y furent trouvées ainsi que des débris d’amphores. Un célèbre moine bouddhiste, Vajradanth, y embarqua afin de porter le Dharma en Chine. Sous le règne de la dynastie des Pallava, qui dominait alors une grande partie du sud de l’Inde, la cité devait être vaste et prospère. Elle s’étendait  vraisemblablement sur plusieurs kilomètres, depuis le sanctuaire des 5 Rathas au sud jusqu’à la grotte sculptée de faces de lions et de dragons dédiée à la déesse Durga la Terrible, située 3 km au nord . Le port proprement dit devait se trouver dans la lagune qui s’étend toujours derrière les falaises, avec un canal d’entrée donnant sur la mer. Ce qui reste de la splendeur de cette cité n’est qu’une infime partie des bâtiments, entrepôts et palais qui devaient en être la parure.

 

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Il est vraisemblable que Mamallapuram soit l’un des ports indiens ayant exporté l’hindouisme et ses brahmanes, le bouddhisme et ses moines, le sanskrit ( la langue des textes sacrés ) et leurs  connaissances architecturales vers l’Asie du Sud-Est. Il a permis, dès le VIIe siècle, la naissance de l’art et de la culture hindous dans cette partie de l’Asie ; celle-ci allait fleurir d’une façon magistrale dès le IXe siècle à Angkor, coeur de l’empire Khmer, au Cambodge actuel.

 

La légende et les traditions locales parlent de la Cité des 7 pagodes, c’est-à-dire 7 temples semblables à celui qui, de nos jours, orne le rivage, seul survivant d’un groupe dont on parle toujours et dont les voyageurs européens, dès le XVIIe siècle, avaient signalé l’existence dans les récits légendaires.

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LE 26 DÉCEMBRE 2004

Soudain la mer se retira et à la surprise des pêcheurs affairés sur le rivage, laissa place à une immense plage qui se découvrit vers le large… C’est à ce moment que l’on put apercevoir des structures de pierres à la surface, à 800 m du rivage, là où d’habitude il n’y avait que quelques remous d’écume provoqués par la rencontre de la houle et d’un récif fort poissonneux. Le retrait des eaux avait révélé l’existence, en pleine mer, de l’une des 7 pagodes de la légende. 

Puis la vague arriva, terrible, elle envahit soudain la plage, fracassa les pirogues, emporta tout, détruisit les restaurants qui bordaient la mer et n’épargna pas ceux qui travaillaient à repriser leurs filets de pêche. L’eau s’engouffra loin dans les terres et modifia la ligne du rivage à jamais. En se retirant, la marée du tsunami emporta avec elle des tonnes de sable et découvrit dans sa course vorace d’autres vestiges enfouis depuis plus d’un millénaire sous les sables de la plage et de la lande. Deux autres fondations de temples anciens refi rent alors surface. L’un d’eux est situé à quelques centaines de mètres du Temple du Rivage, les vestiges en ont été dégagés mais aucune fouille sérieuse n’est entreprise alentours. 

L’autre, apparu dans la lande à 100 m de la mer, non loin de la « Durga Cave », au pied d’une grosse roche qui affleurait des sables, révéla les vestiges d’un sanctuaire important qui semble être très ancien, peut-être antérieur au Temple du Rivage. Là aussi les fouilles n’ont pas été approfondies. Non loin du Temple du Rivage, des rochers sculptés surgirent également du sable de la plage, dévoilant un bas-relief de cheval et d’éléphant, l’effigie d’un lion et quelques êtres grimaçants associés à Durga, la déesse au lion. Cela nous fait trois pagodes… Où sont les 4 autres ? 

Mais le point le plus mystérieux de ces révélations demeure celui-ci : Que font ces ruines à près de 800 mètres du rivage actuel ? Sont-elles uniques ?

 

INVESTIGATIONS SOUS-MARINES

Lorsque Graham Hancock 3, auteur du livre « Civilisations englouties », vint sur les lieux quelques années auparavant, il eut l’idée judicieuse d’interroger les pêcheurs. Connaissaient-ils l’existence de ruines sous-marines le long de la côte ? Il lui fut répondu que c’était, à leurs yeux, une évidence quotidienne, et que c’était précisément au-dessus de ces amas de pierres qu’ils préféraient pêcher car les poissons y avaient élu domicile. 

Les instances scientifiques n’avaient pas attendu le tsunami pour effectuer des recherches au large du Temple du Rivage, les traditions locales et les plongées préliminaires effectuées par l’équipe de G. Hancock, 4 ans avant la vague, étaient suffisamment probantes pour que le « NIO » indien ( National Institut of Oceanography ) retourne sur les lieux avec une équipe scientifique mieux armée à laquelle se sont joints les meilleurs spécialistes de la « Scientific Exploration Society » britannique. 

Après avoir délimité au sonar la zone probable, ils découvrirent une crête rocheuse semblable à celle où se trouvent le bas-relief et les sanctuaires rupestres de la côte. Ce promontoire immergé se poursuit sur près de 2 km parallèlement à la côte. Or cette dorsale rocheuse se situe à plus de 700 m du rivage actuel. Des dizaines de sites furent alors choisis pour effectuer des plongées exploratoires. Un certain nombre d’entre eux révéla en effet de vastes structures bâties : fondations plates-formes et long murs, escaliers et éboulements de grosses pierres taillées. Un rocher en forme de lion apparut dans sa gangue d’algues et de madrépores 4. Ces investigations mirent à jour un ensemble architectural très vaste : les fondations d’une ville portuaire avec ses temples et ses édifices de pierres, suffisamment étendus pour laisser la place aux 5 Temples engloutis dont parle la tradition.

…/…

LES SANGAMS ET LES CITÉS

ENGLOUTIES DU TAMIL NADU …/… DWARKA LA CAPITALE

DE KRISHNA

…/…

Par JEAN_BERNARD CABANÈS PARU DANS LE N°63 de Sacrée Planète

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3 – Graham Hancock est l’auteur de best-sellers internationaux. Il est reconnu comme un penseur non conventionnel qui soulève des questions controversées sur le passé de l’humanité.

4 – Madrépore : de la famille du corail dur, ressemble à l’anémone de mer mais possède un exosquelette.

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Voyage dans le monde d’en-haut

Posté par othoharmonie le 13 juin 2014

téléchargement (3)Nous avons tous entendu parler d’un royaume situé au-delà des nuages, peuplé d’âmes défuntes et d’êtres spirituels. Un lieu idyllique bercé de douceur, d’amour, de lumière… Fariboles éculées, gentilles allégories, ou récit authentique d’un monde non-matériel ? 

Anthropologue mondialement reconnu, Michael Harner a consacré sa vie à l’étude et à la pratique du chamanisme. Dans le cadre de sa fondation, il a initié des milliers d’occidentaux aux techniques du voyage chamanique dans les mondes d’en bas, « celui qui se situe en dessous de nous », d’en haut, « au-dessus de nous », et du milieu, « où nous vivons ». Tous expérimentent-ils la même chose ? Pour le savoir, Michael Harner a collecté plus de 2500 récits d’ascensions entreprises au son du tambour, sans l’aide de substances psychotropes, par des personnes qui n’en avaient généralement jamais fait l’expérience, et qui n’avaient reçu aucune information sur ce qui les attendait. 

« On s’est contenté de leur expliquer comment parvenir à leur destination », indique l’anthropologue dans Caverne et Cosmos. La technique est simple : s’allonger calmement dans l’obscurité, se bander les yeux, visualiser son point de départ, puis répéter mentalement l’objectif de se rendre dans le Monde d’en haut et de l’explorer par l’esprit. Le son répétitif du tambour modifie l’état de conscience, jusqu’à ce que d’étranges images apparaissent, comme indépendantes de notre volonté, souvent bien différentes de ce qu’on avait pu mentalement en imaginer. Quel est donc cet univers subtil, appréhendé par le filtre complexe de notre subjectivité ? 

Les barrières de la réalité ordinaire

Première sensation : s’élever jusqu’à rencontrer une « zone de transition » : strate nébuleuse pour certains, membrane perméable pour d’autres… « J’escalade l’arc-en-ciel, témoigne un participant. Je sens qu’un pouvoir me tire vers le haut. En dessous, je vois les collines, une route. Je continue à grimper. Il y a des nuages au-dessus de moi. J’atteins le sommet de l’arc-en-ciel. Je pose le pied sur un nuage. Je suis étonné de voir qu’il supporte mon poids. » Ainsi franchit-il la lisière entre les mondes. Au fil de l’ascension, les niveaux s’enchaînent, toujours séparés par une fine couche. « J’ai l’impression que je cherche le soleil, poursuit le participant. Je franchis un autre niveau. Je me sens très puissant, mais très doux, aussi. Je continue à voler de plus en plus haut. Il y a toutes sortes d’énergies dans l’espace. Des vents solaires. De la lumière. Je ne fais que monter en flèche. On dirait que le temps ralentit. Tout paraît vraiment apaisé. Je vole, c’est tout. De plus en plus haut, une barrière après l’autre. Je ne sais pas s’il existe une limite au nombre de niveaux. » 

Un lieu magique

Le Monde d’en haut n’est pas qu’éther ; beaucoup disent y avoir perçu des paysages surprenants de beauté, dotés d’une grande sacralité : fleurs de lotus, montagne dorée émergeant de la brume, « splendide cascade bleu vif ornée de pierreries », prairies et forêts d’un vert « incomparable » sentant « divinement bon », ruisseaux de lumière, palais et cités de cristal… « J’avais l’impression de pénétrer dans un tableau, témoigne un participant. Les traînées de lumière et leurs couleurs étaient extraordinaires. » Un univers tout à la fois paisible et éclatant, apparaissant au fil des niveaux de plus en plus épuré et lumineux – comme si l’ascension permettait de se rapprocher d’une essence. 

Une musique céleste

Une autre surprise attend certains : la distinction très nette d’une musique, de chants « paradisiaques », de chœurs « absolument exquis », aussi clairement que si quelqu’un jouait dans la salle. « A mon grand étonnement, j’ai commencé à entendre de la musique alors que je me trouvais parmi les étoiles, explique un homme, psychologue de profession. J’ai cru que l’un des collègues du Pr Harner avait mis un enregistrement. J’ai été frappé par la beauté et la clarté du son. C’était tellement divin que j’aurais aimé pouvoir en retenir chaque note. » Michael Harner lui-même dit avoir fait l’expérience du « plus beau son » de sa vie alors qu’il « flottait dans les airs », la première fois qu’il a bu de l’ayahuasca (un breuvage psychotrope) chez les Conibo d’Amazonie. 

Des esprits à visage humain

« Un homme m’a rejointe, explique ensuite une participante. Il portait une cape bleue à galons d’or et une coiffe d’or, et il avait un aigle posé sur l’épaule. J’ai marché avec lui jusqu’a ce qui ressemblait à un palais majestueux, dans une longue salle où de très nombreuses personnes formaient un cercle. L’homme m’a dit qu’il était Odin. Je lui ai demandé qui étaient ces gens, il m’a répondu que c’était ma famille, et que j’avais déjà rencontré beaucoup d’entre eux. » Les occidentaux, comme les chamanes autochtones avant eux, visualisent souvent des esprits compatissants, semblant les attendre et les accueillir, sous la forme de déités anthropomorphiques, de personnalités décédées ou de parents défunts – un père, une mère, une arrière grand-mère qu’on reconnaît sans l’avoir jamais connue, avec qui on interagit « par une sorte de langage mental ».

Le temple du savoir

Certains ont aussi parfois l’impression, au gré de leur voyage, de pénétrer dans le temple du savoir, représenté selon les cas par une pagode bouddhiste, une sorte de « laboratoire d’enchanteur », ou un lieu ressemblant à la « bibliothèque d’Alexandrie ». Là, beaucoup disent voir des livres ou des parchemins couverts d’écriture et de symboles indéchiffrables. « Il se peut que les écrits qu’ils ont trouvés dans le Monde d’en haut soient en réalité le Livre céleste, remarque Michael Harner. Depuis la Mésopotamie antique, il est dit qu’il traite de divers sujets, parmi lesquels : les dieux, le mystère du ciel et de la terre, le destin, la sagesse, la loi de la terre et du ciel, la vérité, le secret de la création et l’origine de toute chose, la vie, la mémoire du bien et du mal accomplis. » Les étudiants de Michael Harner auraient-ils abouti au même endroit que Moïse et autres prophètes ? 

Transformation intérieure

Une chose est sûre : le son du tambour les emporte au pays de la bienveillance infinie. « J’ai senti l’amour de la forêt m’envahir tout entière, me nourrir et m’aimer, indique une femme. Puis j’ai vu des cercles entourant d’autres cercles, et encore des cercles, rien que des cercles d’amour, et combien nous ne sommes qu’amour. Je n’avais jamais vu ou éprouvé un amour de ce genre-là ! » L’univers tout entier paraît lui aussi « fondamentalement bon », comme une force de vie irrésistible, une pulsation qui englobe et unit tout. « On dirait qu’il n’y a pas d’intelligence individuelle, ici, aucune notion de séparation, poursuit un participant. Ce n’est qu’une présence incroyablement vaste, qui est, tout simplement. » Au gré du voyage, certains vivent aussi une métamorphose. « J’arrive près d’une fontaine aux teintes luminescentes et j’entends des voix, puis j’aperçois les visages d’un homme et d’une femme qui semblent me dire d’enlever mes vêtements et de m’avancer dans l’eau de la fontaine pour m’y purifier, explique un homme. Je palpe alors mon corps. Il est désormais transparent et rayonne d’énergie. Je deviens la fontaine. Tout se réarrange et j’ai la sensation d’être totalement libéré de la maladie. » L’expérience est troublante : devenir squelette, se sentir mort puis renaître, « transformé en énergie à l’état pur », doté d’une force et d’une compréhension nouvelles… « Je savais tout, je comprenais tout, dit un participant. J’éprouvais un sentiment de paix au-delà de tout ce qu’il est possible de croire. J’étais le pouvoir, la douceur, l’amour inconditionnel, la lumière, l’espoir, l’enthousiasme, la vie nouvelle, tout. » 

Une expérience personnelle

Ces récits, aussi étranges qu’ils paraissent, font écho à ceux des premiers mystiques, ainsi qu’à ceux des chamanes autochtones des 4 coins du globe. Leurs similitudes ancrent l’idée d’une expérience commune. Le vécu est réel, partagé, mais que démontre-t-il : l’existence du paradis dans un autre versant de la vie, ou simplement notre adhésion à un inconscient collectif, ancré dans nos têtes ? « Dans le monde d’en bas, les occidentaux n’ont pas trouvé l’enfer ! » rétorque Michael Harner, mais un univers très similaire à celui d’en haut, avec ses jardins d’Eden, ses musiques, ses esprits enseignants. 

Pour lui, l’expérience ne serait donc pas le fruit d’une « programmation » ni d’une « projection culturelle ». Est-elle imaginaire ? A cette question, l’anthropologue répond : faites-en vous-même l’expérience. « Près de 90% des occidentaux sont capables d’accéder au Monde d’en haut, s’ils se conforment sérieusement aux instructions. La pratique personnelle est ce qui fait la différence entre l’approche chamanique et la religion. »Si tout le monde ne voit pas la même chose, c’est que « personne n’est issu du même contexte. La réalité non-ordinaire est taillée sur-mesure pour s’adapter à chaque individu », afin d’en assurer la portée. « Ne vous découragez pas si votre premier voyage est vague ; cela évoluera avec la pratique, conclut Michael Harner dans Caverne et CosmosLe succès du voyage repose sur l’association de persévérance sans effort et de concentration détendue. » A vos tambours, prêts ?

Voyage dans le monde d'en-haut dans Astrologie et Esotérisme couv_1826Caverne et cosmos, Michael Harner
Mama Editions (Mars 2014 ; 436 pages) 

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La tentation du déni

Posté par othoharmonie le 18 mai 2014

 

 

images (13)Nous nous trouvons dans l’ashram interreligieux de Pipal Tree, à vingt kilomètres de Bangalore, triomphante cité informatique de l’Inde du XXIe siècle. Quelques semaines avant la conférence écologique mondiale Rio + 20 qui doit s’ouvrir le 20 juin sur le thème de « l’économie verte », une centaine d’experts et de militants sont venus du monde entier échanger leurs visions, à l’invitation de l’association Fireflies présidée par le journaliste indien Siddhartha, et des Dialogues en humanité * animés par le philosophe français Patrick Viveret et par Geneviève Ancel, chargée du développement durable à la mairie de Lyon. Il y a là des Australiens, des Népalais, des Italiens, des Sri-Lankais, des Suisses, des Américains… Les trois délégations les plus importantes sont indienne, française et brésilienne, et leurs chiffres convergent vers ce que tout le monde redoute : nous nous dirigerions vers l’hypothèse « forte » du réchauffement global. Commentaire du biochimiste brésilien Emerson Sales (lire l’encadré ci-contre) : « Nous savons que la capacité d’autorégulation de la biosphère s’est enrayée en 1984, du fait des activités humaines. Treize ans après, à Kyoto, les Etats s’étaient engagés à faire baisser leurs émissions de CO2 de 5 % d’ici 2020. Ils n’y parviendront pas alors qu’il faudrait faire passer ce chiffre à 85 % d’ici 2050 ! Préparons-nous donc au pire. » 

Toute l’humanité est concernée, mais à court terme, les premiers à souffrir, ou à mourir, seront évidemment les plus défavorisés. Le problème est si énorme que le déni est une forte tentation. Le très pince-sans-rire John Clammer, chargé d’explorer les effets culturels du chaos climatique pour l’Institut de la soutenabilité et de la paix de l’université des Nations unies, nous invite à lire « Effondrements », de Jared Diamond (Folio, 2009). Ce biologiste évolutionniste américain a plongé dans l’histoire pour comprendre comment des sociétés humaines avaient déjà pu « décider de disparaître ». Comment ? Dans une inhibition fébrile, face aux dangers qu’elles voyaient pourtant arriver de loin…

 Pays du sud et durs à cuire 

La fresque est sombre. Qu’est-ce qui explique alors que je sois revenu de ces Dialogues de Bangalore plutôt regonflé d’espoir ? Trois raisons. La première est la confirmation d’une incroyable floraison d’initiatives locales, écologiquement intelligentes, que prennent les sociétés civiles, dans le monde entier, parfois au sein de populations très défavorisées. Comme les participants aux forums sociaux mondiaux depuis 2001, ceux des Dialogues voient là un « localisme » dont la force contrebalancerait celle de la mondialisation capitaliste (lire p. 68). Que ce phénomène se produise surtout dans les pays du Sud change la donne planétaire.

La seconde raison d’espérer est que les acteurs de ces initiatives sont plutôt des durs à cuire – beaucoup d’ex-révolutionnaires marxistes – qui ont traversé de nombreuses épreuves et désillusions et parlent aujourd’hui à partir, non pas de projets, mais de dix, vingt, trente ans de pratique, souvent réussie. 

Quant à la troisième raison, elle aurait plu aux prophètes visionnaires de l’écologie, de Henry D. Thoreau à Ivan Illich, d’Elisée Reclus à Rachel Carson, de Gandhi à Ernst Schumacher : bien que venus d’horizons philosophiques variés, la quasi-totalité des participants à ces Dialogues affirme que le cœur de la crise n’est ni écologique, ni économique, ni politique, mais spirituel. Ce sont nos valeurs profondes qui sont en jeu, nos raisons et façons de vivre. Dire que la terre est sacrée n’est pas une parole en l’air. Sans elle, nous n’existerions pas. Cela implique de notre part une conversion de vie radicale que, pour la plupart, nous n’avons pas encore accomplie – dans le sens d’une plus grande frugalité, cela va de soi. Et donc de plus de temps de vivre, de plaisir, de solidarité, de joie. 

* La suite, du 6 au 8 juillet, à Lyon : www.dialoguesenhumanite.org

 

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Introduction au voyage chamanique

Posté par othoharmonie le 26 août 2013

Introduction au voyage chamanique dans Chemin spirituel telechargement-5

Le pouvoir de guérison des chamanes est aujourd’hui pris au sérieux par un nombre croissant de professionnels de la santé. Avec le livre La voix du Chamane traduit par Laurent Huguelit, l’anthropologue Michael Harner nous emmène à la source de la guérison chamanique.

Chamane est un mot de la langue des Tungus ou Toungouses de Sibérie – appelés aujourd’hui « Evenk » – qui a été largement adopté par les anthropologues pour désigner des personnes qui, dans une grande variété de cultures non occidentales, étaient auparavant connues sous les appellations de « sorcière », « sorcier », « homme-médecine », « enchanteur », « homme de magie », « magicien » ou « voyant ». Contrairement à ces étiquettes familières, le terme chamane a l’avantage de ne pas être chargé de préjugés ou de significations contradictoires. Qui plus est, il ne suffit pas d’être un homme-médecine ou un sorcier pour être un chamane.

Un chamane est un homme ou une femme qui entre – volontairement – dans un état modifié de conscience afin de contacter et d’utiliser une réalité qui est d’ordinaire cachée, en vue d’acquérir de la connaissance et du pouvoir, ainsi que pour aider d’autres personnes. Le chamane possède au moins un, et généralement plusieurs, « esprits » à son service.

Comme l’observe Mircea Eliade, le chamane se distingue des autres magiciens et hommes-médecine par son utilisation d’un état de conscience qu’Eliade, suivant la tradition mystique occidentale, appelle « extase ». Mais la pratique de l’extase seule, souligne-t-il avec justesse, ne définit pas le chamane, parce que le chamane dispose de techniques d’extase spécifiques. Eliade explique que par conséquent, « on ne peut donc pas considérer n’importe quel extatique comme un chamane ; [le chamane] est le spécialiste d’une transe, pendant laquelle son âme est censée quitter son corps pour entreprendre des ascensions célestes ou des descentes infernales ». À cela, j’ajouterais que, dans sa transe, le chamane travaille normalement en vue de guérir un patient en restaurant son pouvoir bénéfique ou vital, ou en aspirant des forces nuisibles. Le voyage auquel Eliade se réfère est spécialement entrepris afin de restaurer le pouvoir ou de retrouver une âme perdue.

L’état de conscience extatique, ou modifié, et la perspective acquise qui caractérisent le travail chamanique peuvent être utilement appelés État de conscience chamanique (qui sera à partir de maintenant désigné sous l’abréviation ECC). L’ECC comporte non seulement une transe ou un état de conscience transcendant, mais également une conscience des méthodes et des postulats chamaniques acquis dans cet état. L’ECC s’oppose à l’État de conscience ordinaire (ECO), au sein duquel le chamane retourne après avoir mené à bien son travail spécifique. L’ECC est la condition cognitive dans laquelle sont perçues la « réalité non ordinaire » de Carlos Castaneda et les « manifestations extraordinaires de la réalité » de Robert Lowie. L’aspect acquis de l’ECC inclut des informations sur la géographie cosmique de la réalité non ordinaire, afin que l’on puisse savoir où voyager pour trouver la plante ou l’animal (ou tout autre pouvoir) approprié. Cela inclut la connaissance des moyens par lesquels l’ECC permet d’accéder au Monde d’en bas chamanique.

L’aspect acquis de l’ECC inclut des informations sur la géographie cosmique de la réalité non ordinaire, afin que l’on puisse savoir où voyager pour trouver la plante ou l’animal (ou tout autre pouvoir) approprié. Cela inclut la connaissance des moyens par lesquels l’ECC permet d’accéder au Monde d’en bas chamanique.

En ECC, le chamane éprouve une joie ineffable caractéristique devant ce qu’il voit, une admiration respectueuse face aux mondes superbes et mystérieux qui s’ouvrent devant lui. Ses expériences sont semblables à des rêves éveillés qui paraissent réels et au sein desquels il peut contrôler ses actions et diriger ses aventures. Alors qu’il est en ECC, le chamane est souvent stupéfait par la réalité de ce qui lui est présenté. Il parvient à accéder à un univers entièrement nouveau, pourtant familier et ancien, qui lui fournit des informations profondes à propos du sens de sa propre vie et de sa propre mort, ainsi que sur sa place dans la totalité de toute existence. Durant ses grandes aventures en ECC, il maintient un contrôle conscient sur la direction de ses voyages, mais ne sait pas ce qu’il découvrira. Il est un explorateur indépendant dans les palais infinis d’un splendide univers caché. Enfin, il rapporte ses découvertes afin d’enrichir son savoir et d’aider les autres.

Le chamane est un voyant accompli qui pratique généralement dans l’obscurité, la nuit ou au moins avec les yeux couverts, afin de « voir » clairement. Certaines formes de vision chamanique peuvent être réalisées les yeux ouverts, mais cette sorte de perception est souvent d’une nature moins profonde. Dans l’obscurité, le chamane n’est pas distrait par la réalité et peut se concentrer sur les aspects de la réalité non ordinaire essentiels à son travail. Mais, l’obscurité seule ne suffit pas à la vision chamanique. Le voyant doit également entrer en ECC, assisté par le son du tambour, par des hochets, des chants et de la danse.

La suite du dossier « Une semaine pour découvrir le chamanisme »

EXTRAIT DE La Voie du chamane, Michael Harner (Traduction inédite de Zéno Bianu, mise à jour par Laurent Huguelit)
Mama Editions (Avril 2011) 

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Entre le riche et le pauvre

Posté par othoharmonie le 2 juillet 2013

 

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La science et la technologie moderne sont capables de créer une société qui soit à égalité dans la richesse. Mais le problème est que le riche ne l’aimerait pas. S’ils sont également riches, alors leurs egos se sentent blessés ! Alors ils ne sont pas davantage riches ! Si tout le monde est également riche, il va alors que y avoir beaucoup de problèmes pour les gens qui sont habitués à une société pauvre – par exemple l’église, qui dépend des pauvres, seuls les pauvres vont à l’église, le riche, celui qui est éduqué, celui qui a de la culture sait déjà que c’est un total non-sens. Mais ils ne vont pas le dire. Ils sont assez cultivés, ils sont assez sophistiqués, ils ne le diront pas. Mais, si c’est nécessaire, juste comme une formalité, ils peuvent, une fois ou l’autre visiter l’église aussi ; mais ils savent que ce n’est que non-sens ; leurs vies prouvent que tout cela est un non-sens ; il ne vivent pas en suivant les principes d’une religion !

Seuls les pauvres sont des clients de vos églises, de vos synagogues. Si le pauvre disparaît, les églises, les synagogues et les temples ne peuvent plus exister.

Seuls les pauvres y vont, avec l’espoir que peut-être, si dans cette vie ils ne sont pas à l’aise, après la mort ils pourront entrer au paradis et hériter du royaume de Dieu ! Personne de leur demande : quel est la relation entre être pauvre et hériter du royaume de Dieu ? Quelle relation rationnelle existe-t-il là ? Il semble plus logique que les riches héritent du royaume de Dieu, parce qu’ils ont quelque expérience de la richesse, ils sont expérimentés dans le luxe. Le pauvre n’a pas expérience du confort, pas l’expérience du luxe. Il sera en difficulté au paradis.

Je me rappelle… J’allais parfois au palais du Maharaja d’Indore. Le Maharaja était une personne haute en couleur. Il fut détrôné quand l’Inde était gouvernée par les Anglais pour la raison qu’il faisait bâtir un palais plus grand que celui de Buckingham, mieux que Buckingham Palace ! Il avait de magnifiques palais en Indore et, bien qu’il fut détrôné, son fils prit le trône. Le Maharaja était vieux et il m’aimait beaucoup. La première fois que j’ai logé dans son palais, jusqu’au milieu de la nuit je ne puis pas dormir pour la bonne raison que le matelas était si confortable que cela me réveillait à chaque instant. Si je bougeais tout le matelas bougeait, c’était comme un water-bed. Finalement, au milieu de la nuit, je décidais que cela ne pouvait plus durer : ‘je ne suis pas habitué à ce luxe – c’est préférable de dormir sur le sol et personne n’est là pour me voir. Aussi je dormis sur le sol et, parce que jusqu’au milieu de la nuit je n’avais pas dormi, je dormis tard. Le maharaja vint ; il me vit dormir par terre et dis : « qu’est-ce que vous faites ? » Je dis : « sur le matelas, dormir me fut impossible, pour la simple raison que je ne suis pas habitué à ça. »

Dans le paradis des musulmans, il y a de belles femmes qui restent pour l’éternité à l’âge de 16 ans, et elles sont là pour être au service des gens qui viennent au paradis ! Maintenant qu’est-ce que les pauvres vont faire ? Dans le paradis des musulmans, les rivières ne contiennent pas de l’eau mais du vin. Les pauvres n’ont jamais goûté au vin, et la religion, ici, dit continuellement que le vin ou n’importe quel breuvage alcoolisé n’est pas bon, pas vertueux. Qu’est-ce que ces gens-là vont faire ? Ils vont mourir de soif parce qu’aucune eau n’est disponible : ou vous buvez du vin, ou vous restez assoiffé !

J’ai entendu parler d’un saint qui vivait de façon austère, s’infligeant d’immenses tortures ; c’était un parfait masochiste. Il mourut. Il avait un grand nombre de disciples. L’un d’eux, un des plus intimes, ne put pas tolérer la séparation ; il mourut aussi le jour suivant. Quand il arriva au paradis, la première chose fut, évidemment, de trouver son maître. Et il ne put pas y -croire… Sous un arbre magnifique, le maître était assis, et il ne put en croire ses yeux : Marilyn Monroe, nue, tenait le maître dans ses bras ! Il pensa : c’est sûr que mon maître était un des plus grands maîtres. C’en est la preuve, il est récompensé. Il alla vers lui, se prosterna, toucha ses pieds et dis : « on avait raison de penser que vous étiez le plus grand maître. Maintenant je peux voir combien vous êtes récompensé ! » À ce moment-là, Marilyn Monroe dit : « Espèce d’idiot! Tais-toi donc ! Je ne suis pas sa récompense. C’est lui qui est ma punition ! »

Si chacun est riche, vit dans le confort, est heureux, éduqué, a de la culture, est capable d’apprécier la musique, la danse, le théâtre et toutes ces différentes dimensions de grande valeur, qui va se soucier d’aller dans les églises ? Qui va se soucier des politiciens ? Parce que, maintenant, que peuvent-t-ils promettre de plus ? Tout ce qu’ils ont toujours promis, vous l’avez !

Les politiciens ont peur. Ils veulent que le monde reste divisé entre pauvres et riches. Les prêtres veulent que le monde soit divisé en classes sociales . Et ce sont les gens qui ont le pouvoir.

Ils empêchent la science et la technologie de changer la face de la terre. Le socialisme n’est pas nécessaire ; ce qui est nécessaire, c’est un communisme d’une forme plus haute. Et quand je dis une plus autre forme de communisme, je veux dire une société sans classe, également riche, avec d’égales opportunités, sans dictature du prolétariat, sans même de démocratie : seulement une méritocratie. Les gens de mérite devraient avoir le destin de leur pays dans leurs mains.

De la même façon que vous ne pouvez pas décider de la vérité par un vote, vous ne pouvez pas décider du mérite par un vote. Si la vérité dépendait du système démocratique, alors aucune vérité ne gagnerait jamais. Les mensonges l’emporteraient parce que la majorité ne comprend pas la vérité.

On disait, quand Albert Einstein était vivant, que douze personne seulement, dans le monde entier, comprenaient ce que la théorie de la relativité voulait exactement dire. Maintenant, si la théorie de la relativité avait dû être décidée par une majorité de votants, elle était sûre de perdre. Les gens ne pouvaient même pas la comprendre. Même Einstein fut incapable de l’exposer aux gens, au simple profane. Si la vérité ne peut pas être décidée démocratiquement, le mérite non plus ne peut pas être décidé par élections. Le mérite devrait être décidé par les actes de la personne, son éducation, sa contribution. Si un homme contribue à l’éducation, écrit au sujet de l’éducation, donne de nouvelles dimensions et de nouveaux programmes pour la méditation, pour l’éducation, aide à élever l’intelligence des gens, alors la chance d’organiser l’éducation dans le pays devrait lui être donnée – pas à un politicien qui peut se débrouiller pour obtenir plus de votes. Et on a des experts en éducation, des experts en finances, des experts dans tous les domaines – des génies – mais ces génies n’ont aucun pouvoir.

Le pouvoir va aux gens médiocres, c’est étrange. Le pouvoir doit être au mains des meilleurs ; alors seulement pourra-t-on espérer que quelque chose de bon sorte de tout cela. Mon idée est quelque chose de mieux que la démocratie, de mieux que le communisme : un état méritocratique. Il y a tellement d’université, elles peuvent fournir tous nos besoins, tous les gens nécessaires.

Albert Einstein. mourut en grand désespoir, parce qu’il avait créé la bombe atomique, mais qu’il ne put pas en empêcher l’emploi. Elle fut utilisée absolument sans nécessité. La guerre allait se finir de toutes façons, en deux semaines au plus, mais Truman avait hâte de l’utiliser. Il avait peur que la guerre se termine… Comment allait-il pouvoir expérimenter la bombe atomique ? Ainsi, la bombe atomique devait être lancée avant que la guerre ne se termine. Il tuèrent ainsi plus de 200 000 personnes, transformèrent deux belles cités, vivantes, en tombeaux. Une immense souffrance… Peut-être que jamais avant cela une telle souffrance n’avait été vue, et l’homme qui créa cela était impuissant.

Tous les scientifiques du monde sont simplement au service de la machine de guerre. Ils devraient servir l’humanité, ils devraient servir la vie – pas la guerre, pas la mort.

Nous devons entreprendre un changement absolument radical. Il y a beaucoup de pays qui sont socialistes parce que ce nom donne une certaine respectabilité, montre qu’ils ne sont pas capitalistes, qu’ils ne sont pas communistes – qu’ils sont socialistes. Je suis en faveur de l’individu : je ne suis pas en faveur de la société, parce que nous avons été sous la dépendance de la société pendant des siècles, mais toutes nos révolutions ont échoué. Cette fois-ci, la révolution doit venir de l’individu, pas de la société.

La société n’est pas existentielle : socialisme ne signifie rien. Ce qui est réel, c’est l’individu. Et l’individu peut être changé, il peut être transformé, et si de plus en plus d’individus sont transformés, ils seront libérés des conditionnements du passé, libérés de l’arriération qui leur a été imposée. S’ils sont libérés, en complète discontinuité avec le passé, et qu’ils deviennent ouverts au futur, nous pouvons créer des sociétés qui ne seront pas socialistes, qui seront absolument individuelles.

Bien sûr ces individus seront capables d’aimer, seront capables d’être ensemble, de mettre mutuellement leur vie en valeur. Ils créeront une camaraderie, mais pas quelque chose de la vieille société, répété à nouveau, une camaraderie réellement ouverte qui laisse chacun absolument libre, un réseau ouvert d’individus, dans lequel personne n’est forcé de faire quelque chose ou d’être quelque chose, mais où chacun peut être juste lui-même, comme il est, et d’être accepté avec dignité.

Extrait d’un interview de OSHO réalisé le 26 février 1986 (il est publié entièrement dans le livre en anglais) « SOCRATES POISONED AGAIN ».

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Résumé de la vie en Inde

Posté par othoharmonie le 17 avril 2013

Résumé de la vie en Inde dans VOYAGE EN INDE zen2-213x300

La vie est dans la rue

La vie, toute la vie, est dans la rue. La vie en rose, comme la soie des saris des jolies Indiennes. La vie en blanc grâce à la beauté saisissante et majestueuse du Taj Mahal voisin. La vie en cris et en klaxons bourdonnants, dans une ruche où se croisent des limousines et des rickshaws, ces triporteurs à pédale ou à moteur qui slaloment au beau milieu des vaches errantes, des vieux porteurs de chariots surchargés ou des gamins livrés à eux-mêmes.

La vie en plus noir, où l’on est frappé par le regard des mendiants d’une pauvreté glaçante, où l’on voit des boutiques étroites et sales, des immeubles crasseux, des cochons poussant du groin des ordures dans une décharge à ciel ouvert.

Delhi, concentré d’énergies

Le voyage débute à New-Dehli. Sorti du très moderne et luxueux aéroport international, l’Inde commence par se respirer. Les odeurs suaves du jasmin des jardins ou des hôtels de luxe côtoient celles plus acres d’une pollution endémique et d’eaux stagnantes. Mégalopole d’environ 18 millions d’habitants, Delhi est un concentré d’énergies, positives et négatives.

Les quartiers populaires sont fascinants. Tout y va à toute allure : le négoce, les affaires, les fameux rickshaws. Seules les vaches ralentissent le pouls de la ville, impassibles et parfois immobiles au milieu de cette agitation. On y déambule avec plaisir. Les vendeurs ne vous agrippent pas et le regard des mendiants ne vous reproche pas leur terrible misère. Rien ou presque n’est agressif ou étouffant.

Jodhpur la bleue, Jaipur la rose

Seconde étape, Jodhpur, la ville bleue. Et tout de suite des images fortes, comme le fort Meherangarth, qui domine la cité. Bâtie en marbre et en grès, la forteresse abrite de longs corridors et des cours aux balcons richement et finement sculptés.

Puis l’on rencontre le Thakur Sidhart Singh, descendant d’une longue lignée de Maharajas. Dans son palais de Rohet Garh, bâti en 1622 et reconfiguré en hôtel en 1990, ce descendant des plus hautes castes indiennes nous parle avec optimisme de l’Inde. « Nous avons la chance, par rapport à la Chine, d’être une démocratie et d’avoir d’excellents ingénieurs sortis de nos écoles », se félicite-t-il, avant de dénoncer le pire fléau du pays, à savoir « la corruption ».

Autre rencontre surprenante : les Bishnoïs, dont le mode de vie est ancestralement écologiste et sans concession. Chez eux, la nature et toute forme de vie sont sacrées, à tel point qu’on n’y coupe pas un arbre. La nourriture est végétalienne et on dort dans des huttes. Choc culturel et dépaysement garanti.

De la ville bleue, on passe à la ville rose, Jaipur. Ici, les palais rivalisent de marbre et de richesse. Les images les plus fortes sont certainement le palais des vents (une façade aux centaines de fenêtres) et surtout le palais de l’eau au coucher du soleil. Une pure merveille.

Taj Mahal, un monument d’amour

Et vient le passage obligé : le Taj Mahal. Et contrairement à la grande majorité des monuments à « ne pas rater », on ne ressent aucune déception devant le joyau tant désiré. Bien au contraire, on est saisi par la beauté, la pureté du Taj Mahal.

C’est un monument d’amour, bâti sur une belle histoire d’amour. Inconsolable, l’empereur moghol Shâh Jahân a fait bâtir ce mausolée de marbre blanc au XVIIe siècle en mémoire de son épouse, morte en donnant naissance à leur quatorzième enfant.

Jean-Marie BIETTE.

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Histoire de ma région de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 30 janvier 2013

Histoire du département de la Côte-d’Or

(Région Bourgogne)

 par LA RÉDACTION

 Histoire de ma région de Bourgogne dans Ma Bourgogne En détails 500px-autun_panoramic_photo-300x87

 

Autun

Par sa position géographique, la richesse et l’étendue de son territoire, l’importance de ses villes, le département de la Côte-d’Or est celui dans lequel se caractérise le plus la physionomie historique de l’ancienne Bourgogne. Avant la conquête romaine et l’invasion des Burgondes, qui ont laissé leur nom à la province où ils s’installèrent, cette contrée, comprise dans la Gaule celtiques était habitée par les Lingons, tribu vaillante, fort ancienne, et qui se partageait avec les Séquanais et les Éduens toute la région orientale de la France actuelle.

La religion, les mœurs des Lingons étaient celles des autres peuples de la Gaule ; ils croyaient à l’unité de Dieu et à l’immortalité de l’âme ; ils avaient une espèce de royauté élective et responsable, dont le pouvoir civil, judiciaire et militaire, était, en beaucoup de cas subordonné à l’autorité religieuse du grand prêtre, chef des druides. L’esprit belliqueux et entreprenant de ces populations les avait souvent entraînées dans de lointaines expéditions. Longtemps ils furent conquérants avant d’être conquis à leur tour. 590 ans avant l’ère chrétienne, Sigovèse avait établi des colonies dans la Bohème et la Bavière, et Bellovèse avait fondé plusieurs villes dans le nord et l’est de l’Italie. Brennus avait pris Rome. Deux autres chefs gaulois, Léonoius et Lutarius, avaient pénétré jusqu’à Delphes, en Asie, et y avaient constitué la tétrarchie des Galates. Les Linons avaient figuré dans toutes ces entreprises, et on leur attribuait spécialement la fondation des villes d’Imola et de Budrio.

Lorsque l’invasion des Helvètes les menaces d `Arioviste, chef des Suèves, et la rivalité entre les Êduens et les Arvernes eurent amené sur les bords de la Saône les Romains déjà maîtres de la Gaule Narbonnaise, les Lingons furent un des premiers peuples auxquels ils offrirent leur amitié. Le respect qu’ils professèrent dans les premiers temps pour les coutumes et l’indépendance de leurs nouveaux alliés établit entre les deux nations l’union la plus cordiale et la plus sympathique. Des volontaires lingons se joignirent aux Éduens, qui voulurent accompagner César dans sa descente en Grande-Bretagne. Dans la guerre même de l’indépendance, guerre dont Vercingétorix fut le héros et la victime, les Lingons restèrent fidèles à la foi promise, malgré l’exemple que leur donnaient les Éduens, ces vieux alliés de Rome, qui se repentaient, mais trop tard, d’avoir été les premiers à accepter le patronage de tels voisins.

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Kreuzwertheim, lieu d’implantation d’une fortification burgonde élevée

vers la fin du IVe siècle dans un méandre du Main

Les Lingons s’attachèrent plus étroitement à la fortune du conquérant des Gaules, qui sut avec tant d’habileté recruter ses légions parmi ceux qu’il venait de vaincre. Ils combattirent pour lui à Pharsale ; et si les trésors de la Gaule, si Vercingétorix enchaîné, figurèrent dans le cortège du triomphateur, on vit aussi plus d’un Gaulois quitter ses braies pour revêtir la toge du sénateur. C’est par les séductions de la paix que César voulait achever l’oeuvre de ses victoires. Les provinces gauloises furent administrées sous son règne avec la plus grande douceur. On n’enleva aux populations ni leurs terres ni leurs droits municipaux. Les grands furent dédommagés, par des titres et par des honneurs nouveaux, des dignités qu’ils avaient perdues. L’agriculture fut exercée dans les mêmes conditions qu’en Italie ; la navigation était libre sur le Rhône, la Saône, la Loire, même sur l’Océan.

Aussi les luttes du second triumvirat n’eurent-elles aucun retentissement dans la Gaule épuisée et assoupie. Auguste continua la politique de César. il fit plusieurs voyages et de longs séjours dans la Gaule, défendit ses frontières contre les Germains, y appela de nombreuses colonies, embellit les villes, en fonda de nouvelles, couvrit le pays de larges et magnifiques routes, imposa, enfin, sa domination avec tant d’habileté qu’à sa mort les vaincus avaient adopté les mœurs, les habillements, la religion et les lois des vainqueurs. La tyrannie, les exactions de Tibère et de Néron suscitèrent les révoltes promptement comprimées de Sacrovir et de Vindex. Le vieux sang gaulois était appauvri et vicié ; pour le rajeunir, il fallait d’autres éléments que l’influence d’une civilisation corruptrice et le contact des races abâtardies de la Rome des Césars.

Le seul épisode qui mérite d’arrêter les regards dans cette longue période de servitude et d’abjection est l’audacieuse tentative de Sabinus et le dévouement héroïque d’Éponine, son épouse. L’incendie du Capitole, qui avait marqué la mort de Vitellius, était représenté par quelques vieux druides comme un présage de ruine pour la puissance romaine. Les Lingons prirent les armes et choisirent pour chef Sabinus, leur compatriote, qu’on prétendait issu de Jules César. Ceux de Trèves se joignirent à eux ; mais les Séquanais et les Autunois, dont Sabinus avait autrefois pris d’assaut la capitale, marchèrent contre les révoltés et les défirent. Les Lingons se réconcilièrent avec Domitien en lui envoyant un secours de 70 000 hommes contre les barbares qui menaçaient les frontières romaines.

C’est vers cette époque, au moment même où l’oeuvre de dissolution semble accomplie, que commencent à apparaître les premiers symptômes de régénération. On fait remonter à la fin du ne siècle les premières prédications de l’Évangile en Bourgogne. La tradition la plus probable et la plus répandue donne à cette province pour premiers apôtres les disciples de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, qui, après avoir pénétré dans la Gaule par le Vivarais, et ayant trouvé l’Église de Lyon déjà florissante, grâce aux prédications de Pothin et d’Irénée, s’avancèrent jusqu’à Autun, et de là se partagèrent la gloire et les périls de la conversion du pays Autun eut pour martyr un des premiers néophytes, le jeune Symphorien. Andoche et Thyrse, ses maîtres dans la foi, périrent à Saulieu, et Bénigne, leur compagnon, à Dijon, vers 178, sous le règne de Marc Aurèle. Le sang des victimes fut une semence féconde de chrétiens, et lorsque, en 311, Constantin donna la paix à l’Église, chaque ville, après avoir eu son martyr, avait enfin son pasteur.

Pendant que ces germes de salut se développaient, pendant que cette force inconnue grandissait dans l’ombre, rien ne saurait donner une idée de l’horrible confusion au milieu de laquelle agonisait le vieil empire romain séditions des légions nommant chacune leur empereur, guerres civiles, déchirement des provinces, pestes, famines, exactions. Le vieux monde se précipitait dans le christianisme comme dans un, refuge ; mais ce monde était trop usé, trop fini, trop bien mort pour apporter à la foi nouvelle la force d’expansion nécessaire à la reconstitution d’une autre société ; c’est alors qu’arrivent les barbares.

Alains, Vandales, Suèves, Gépides franchissent le Rhin, descendent des Alpes, pénètrent jusqu’en Espagne, jusqu’en Afrique, sans que la Saône ou le Rhône les arrêtent, sans laisser d’autres traces de leur passage que des monceaux de ruines. Derrière eux s’avance lentement une lourde armée de géants ; c’étaient les Burgondes. Pline en fait la principale tribu des Vandales ; Procope et Zosime les disent également Germains d’origine et de nation vandale. Voici le tableau qu’en a tracé le savant et consciencieux historien de la Bourgogne, Courtépée :

« Ces peuples, nés au milieu des forêts, étaient ennemis de la contrainte ; la liberté faisait tout leur bonheur, la chasse leur occupation, les troupeaux et les esclaves leurs richesses. Sans patrie et sans demeure fixe, ils ne redoutaient que la servitude. Ils n’avaient aucun art agréable ; mais ils pratiquaient l’hospitalité et toutes les vertus des peuples sauvages. Ils n’avaient pour arme que la framée, espèce de lance ou de halle- barde, la fronde, l’épieu, la hache, qui servaient également pour attaquer, pour se défendre et pour bâtir leurs maisons. Ils marchaient toujours armés, usage qu’ils conservèrent après leur conquête.

« On dit qu’ils portaient la figure d’un chat sur leurs boucliers, emblème de la liberté qu’ils voulaient conserver partout. Ils avaient des chefs, mais ils n’avaient point de maîtres. Ces chefs, qui prenaient le titre de hendin, furent d’abord électifs. Leur autorité n’avait d’autre terme que celui du bonheur de la nation. Ils n’étaient pas seule ment comptables de leurs fautes personnelles, ils l’étaient aussi des caprices de la fortune ou des fléaux de la nature. On les déposait lorsqu’ils avaient perdu une bataille ou mal réussi dans leurs entreprises, ou dans un temps de stérilité. Leurs prêtres étaient traités bien plus favorablement. Le pontife, nommé sinist, était perpétuel ; son pouvoir surpassait celui du hendin, et s’étendait au droit de punir les coupables : le respect des peuples le mettait lui-même à l’abri de toute révolution. »

Tel était le peuple qui devait conquérir une partie si importante de la Gaule. Des bords de la Vistule et de l’Oder il arriva, vers 275, sur les bords du Rhin, fit plusieurs tentatives infructueuses pour le franchir, et s’établit sur la rive droite, où il demeura jusqu’en 407. C’est pendant les dernières années de ce séjour que la religion du Christ pénétra chez les Burgondes ; ils avaient entendu parler d’un Dieu puissant dont le culte s’était nouvellement établi dans les Gaules. Ils envoyèrent des députés aux évêques voisins pour se faire instruire ; et ceux-ci, ayant été baptisés, rapportèrent la foi à leurs compatriotes.

Quoiqu’on ignore la date précise de leur conversion, elle est généralement attribuée aux prédications de saint Sévère, évêque de Trèves en 401. Quelques années après, Stilicon, général des armées romaines, Vandale d’origine, devenu tuteur d’Honorius, fit alliance avec les Alains, les Suèves, les Vandales, et les appela dans les Gaules pour l’aider à placer sur le trône impérial son propre fils Euchérius. Les Burgondes franchirent alors le Rhin à la suite des autres barbares ; ils se rendirent maîtres, presque sans obstacle, des pays situées entre le haut Rhin, le Rhône et là Saône Impuissant à leur résister, le patrice Constance, général d’Honorius, fit avec eux un traité solennel, qui leur assurait à titre d’hôtes et deconfédérés la possession de presque tout le territoire dont ils s’étaient emparés.

Ils élurent alors un roi ; leur choix tomba sur Gondicaire, le même sans doute qui était hendin lors du passage du Rhin en 407, et qu’on peut regarder comme le fondateur de la première monarchie bourguignonne. Trois nations différentes vivaient donc alors sur le même sol – les Gaulois, les Romains et ces nouveaux conquérants, les Burgondes. C’est de la fusion de ces éléments divers que se forma la race régénérée.

Gondicaire justifia par sa conduite habile le choix de ses compatriotes. Sa capitale et sa résidence fut d’abord Genève, qui était alors au centre de ses États ; plus tard, ayant soumis toute la province lyonnaise, il transféra à Vienne, en Dauphiné, le siège de la monarchie, se rendit maître d’Autun et de toute la Séquanaise, porta ses armes jusque dans la Belgique et le pays de Metz, et ne fut arrêté dans ses conquêtes que par le patrice Aétius, qui, justement alarmé des envahissements de ses anciens alliés, leur déclara la guerre et les défit dans une sanglante bataille, en 435.

Vainqueurs et vaincus se réunirent bientôt contre un ennemi qui les menaçait tous ; les Huns se montraient de nouveau sur le Rhin ; Gondicaire avait été tué avec vingt mille des siens en s’opposant à leur passage ; Gondioc, son fils et son successeur, associa ses efforts à ceux d’Aétius pour combattre Attila, et partagea la gloire de la fameuse journée des plaines catalauniques. Fidèle aux traditions paternelles, il utilisa habilement les années de paix qui suivirent celte rude secousse.

C’est de ce règne que date la répartition territoriale et cette législation bourguignonne si profondément enracinée dans les moeurs du pays que, dans plusieurs de ses parties, elle a continué à régir la province jusqu’à la Révolution. de 1789. Gondioc se rit nommer patrice par les Romains, et obtint du souverain pontife le titre de fils. Il réunit à sa couronne le pays des Lingons, celui des Éduens, le Nivernais, le reste de la Lyonnaise et une partie de la Narbonnaise, de sorte que son empire avait au midi la Méditerranée pour limite. Il mourut à Vienne vers 470, laissant quatre fils qui se partagèrent ses vastes États.

La Bourgogne et la Comté échurent à Gondebaud, patrice et maître de la milice dès 473, arbitre des destinées à de l’empire qu’il fit donner à Glycérius, et, en 476, souverain indépendant lors de la ruine de la puissance romaine sous Augustule. Le bien qu’on pouvait attendre de la position ainsi simplifiée fut considérablement atténué par les dissensions qui éclatèrent entre Gondebaud et ses frères. Celui-ci, après avoir triomphé de toutes les agressions, ensanglante ses victoires par des violences que la barbarie du temps peut expliquer, mais que ne saurait justifier l’histoire.

Les représailles, au reste, ne se firent pas attendre. Clotilde, seconde fille de Chilpéric, un des frères de Gondebaud, qui avait eu en partage Genève, la Savoie et une partie de la Provence, après avoir échappé au’ massacre de sa famille vaincue et dépossédée, était devenue la femme de Clovis, chef des Francs. Cette princesse poursuivit avec une persévérance infatigable l’œuvre de vengeance qu’elle semblait s’être imposée, usant de toute l’influence qu’elle exerçait sur son époux pour l’armer contre son oncle, suscitant les scrupules du clergé de Bourgogne contre l’arianisme qu’avait embrassé Gondebaud, éveillant toutes les convoitises, envenimant toutes les haines contre celui dont elle s’était promis la perte. Gondebaud déjoua toutes les intrigues, repoussa toutes les attaques et lassa pour un temps cette implacable hostilité.

L’histoire de son règne peut se diviser en deux parties : la période belliqueuse, toute remplie des luttes dont nous venons d’énoncer l’origine et les résultats ; la période pacifique, consacrée à l’organisation administrative et judiciaire du royaume de Bourgogne. C’est dans cette dernière surtout qu’il faut chercher les titres de Gondebaud aux souvenirs de l’histoire ; il compléta, dans un esprit remarquable de justice et d’humanité, l’oeuvre commencée par son père ; il réunit ses ordonnances modifiées et les édits nombreux qu’il rendit lui-même dans une espèce de code devenu célèbre sous le nom de Loi Gombette. Ce règne, pendant lequel l’agriculture fut puissamment encouragée, les ruines des villes relevées, d’innombrables établissements ecclésiastiques fondés, marque l’apogée de la monarchie de Gondicaire.

Gondebaud mourut à Genève en 516 ; il eut encore deux successeurs, Sigismond et Gondemar ; mais l’inaction de l’un et la faiblesse de l’autre rendirent la tâche facile à la vengeance inassouvie de Clotilde et à l’ardeur conquérante des Francs. En 534, Clotaire et Childebert rassemblèrent leurs forces et envahirent la Bourgogne ; une seule bataille leur livra le pays. Gondemar alla s’enfermer dans Autun, où il tenta de résister aux fils de Clotilde ; mais ce dernier effort fut si peu vigoureux, si peu retentissant, qu’en enregistrant sa défaite, l’histoire reste muette sur les destinées du vaincu. En lui, s’éteignit la race de Gondicaire ; avec lui finit le royaume de Bourgogne, qui avait duré 120 ans.

Les princes francs se partagèrent les dépouilles de Gondemari Théodebert, roi de Metz, eut Besançon, Langres, Châlon, Genève et Viviers et Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, eurent le reste jusqu’au moment où ce dernier réunit sous son sceptre les États de ses frères. Un nouveau partage, qui eut lieu à sa mort en 562, constitua un second royaume de Bourgogne au bénéfice de son second fils, Gontran, possesseur en outre d’Orléans et du territoire de Sens.

150px-Philippe_III_de_BourgogneRien de plus lugubre à la fois et de plus confus que les annales de cette dynastie mérovingienne des rois de Bourgogne. La seule figure de Gontran repose le regard épouvanté de toutes les horreurs qui signalent la longue et sanglante rivalité de Frédégonde et de Brunehaut. Le peuple l’aimait, disent les chroniques du temps ; quand il approchait d’une ville, les habitants allaient au-devant de lui avec des bannières en criant : Noël ! Après sa mort,’ il fut mis au nombre des saints ; et, cependant, on rapporte que la dernière de ses trois femmes, la belle Austrégide, lui ayant demandé comme grâce en mourant de faire périr ses deux médecins, parce qu’ils n’avaient pas eu l’habileté de la guérir, il eut la faiblesse d’accomplir ce vœu barbare ; ajoutons que c’est le premier prince qui se soit fait entourer de gardes.

Childebert, sans changer son titre de roi d’Austrasie, hérita de la plus grande partie de la haute Bourgogne, qu’il conserva seulement trois ans et quelques mois. Thierry, son second fils, est le deuxième prince mérovingien qui soit désigné sous le nom de roi de Bourgogne et d’Orléans ; il se laisse diriger par Brunehaut, son aïeule ; l’histoire de son règne n’est qu’un tissu de trahisons, de massacres et d’atrocités de tout genre. Il meurt subitement à Metz d’un flux de sang, à l’âge de vingt-six ans, après en avoir régné dix-huit, et précédant. de quelques mois seulement dans le tombeau sa terrible aïeule, dont fait justice à son tour Clotaire II, fils de Frédégonde.

La première apparition des maires du palais à la cour de Bourgogne se rattache au règne de Thierry ; et ce sont les intrigues de Varnachaire II, revêtu de cette dignité, qui livrent Brunehaut à Clotaire et facilitent à ce prince, par la défaite des fils de Thierry, la réunion de la Bourgogne à la France. Les deux royaumes sont régis par le même sceptre et suivent les mêmes destinées jusqu’à la fin du IXe siècle, époque de la constitution des grands établissements féodaux sous les successeurs de Charlemagne.

Charles le Chauve avait trouvé dans la fidélité de la noblesse bourguignonne un précieux appui contre les attaques de Louis le Germanique ; mais toutes les leçons de l’expérience étaient perdues pour ce prince incapable. Son fils, Louis le Bègue, ne comprit pas davantage la nécessité. de réunir en faisceau les forces éparses de la monarchie défaillante. Sous son règne, la confusion et l’anarchie augmentèrent encore, le morcellement du territoire ne rencontra plus d’obstacle. Trois nouveaux royaumes furent formés avec les débris de l’ancien royaume de Bourgogne : celui de Provence ou de Bourgogne cisjurane, par Boson, élu roi au concile de Mantaille, en 879 ; celui de Bourgogne transjurane, par Rodolphe, couronné à Saint-Maurice, en Valais, en 888 ; et celui d’Arles, composé des deux premiers, en 930. Quant à la Bourgogne proprement dite, elle resta sous le gouvernement des ducs héréditaires, dont nous avons ici principalement à nous occuper.

L’origine des premiers ducs de Bourgogne était illustre, et ce qui vaut mieux encore, nous retrouvons là, comme à la souche de presque toutes les grandes dynasties féodales, un de ces hommes auxquels il n’a manqué qu’un autre théâtre pour que l’histoire les mette au rang de ses héros. Richard le Justicier, comte d’Autun, était fils de Beuves, comte d’Ardenne, frère de Boson, roi de Provence, et sa soeur Richilde avait épousé Charles le Chauve en 870.

Sans vouloir nier ce que ces hautes alliances durent ajouter à son crédit, on peut dire qu’il fut surtout le fils de ses œuvres. Sincèrement et loyalement dévoué au roi son bienfaiteur, il le défendit contre les entreprises de sa propre famille. Il battit, en 880, les troupes de son frère Boson près de la Saône, mit garnison dans Mâcon au nom des rois Louis et Carloman, et donna le gouvernement de cette ville à Bernard, dit Plantevelue, tige des comtes héréditaires de Mâcon. Après s’être emparé de Lyon, il assiégea Vienne, dont il chassa Boson, et emmena prisonnière à Autun sa femme Hermangarde avec ses enfants, en 882. Il secourut Charles le Simple contre Eudes, comte de Paris, défit une première fois, en 888, dans les plaines de Saint-Florentin, les Normands, qui avaient pénétré dans la Bourgogne et dévasté Bèze ; remporta de nouvelles victoires sur eux, avec l’aide des, Auxerrois conduits par leur évêque Géran, gagna, contre le fameux chef Rollon, une bataille décisive auprès de Chartres, et fit lever le siège de cette ville en 911.

Étant à l’agonie, et les évêques l’exhortant à demander pardon à Dieu d’avoir versé tant de sang humain : Quand j’ai fait mourir un brigand, répondit-il, j’ai sauvé la vie aux honnêtes gens, la mort d’un seul ayant empêché ses complices de faire plus de mal. Il mourut à Auxerre en 921, laissant de sa femme Adélaïde soeur de Rodolphe Ier roi de la Bourgogne transjurane, trois fils : Raoul, son successeur, qui devint ensuite roi de France, Hugues le Noir et Boson.

Les ducs bénéficiaires de Bourgogne furent au nombre de sept, et régnèrent, de 880 à 1032, dans, l’ordre suivant : après Richard, Raoul le Noble, qui fut roi pendant la captivité de Charles le Simple à Péronne ; il eut pour successeur son beau-frère, Gilbert de Vergy, qui maria sa fille aînée à Othon, fils de Hugues le Grand ; Hugues le Noir, second fils de Richard, occupa pendant quelque temps le duché à la mort de Gilbert, plutôt comme usurpateur que comme héritier ; il en fut dépossédé par Louis d’Outre-mer au profit de Hugues le Blanc ou le Grand, cinquième duc.

On connaît la haute fortune de cette maison : pendant que Hugues Capet mettait la couronne de France sur sa tête, ses deux frères, Othon et Henri, possédaient successivement le duché de Bourgogne. La mort du septième et dernier duc Henri fut le signal de violentes contestations, de luttes sanglantes et d’une nouvelle répartition territoriale. Il avait laissé un fils adoptif, Othe-Guillaume, qui, soutenu par une partie des populations et les sympathies de la noblesse, prétendait à la succession de Henri ; le roi Robert, neveu paternel du duc, revendiquait de son côté l’héritage comme étant son plus proche parent ; la guerre éclata ; enfin, après treize ans d’une lutte indécise et ruineuse, l’intervention de l’évêque d’Auxerre amena un arrangement en vertu duquel le duché de Bourgogne était restitué à Robert, tandis que Othe conservait viagèrement le comté de Dijon.

Par une singulière coïncidence, à peu près à la même époque où le duché bénéficiaire prenait fin par sa réunion au domaine de la couronne, le second royaume de Bourgogne s’éteignait, après cent cinquante ans de durée, dans la personne d’Eudes, comte de Troyes, tué dans sa lutte contre Conrad II. Des débris de ce royaume furent formés les comtés de Provence, de Savoie, de Viennois, de Bourgogne ou Franche-Comté ; le reste fut réuni par Conrad à l’Empire. Ce comté de Bourgogne fut donné aux descendants de Othe en échange du comté de Dijon, et Lambert, évêque de Langres, ayant remis au roi Robert tous les droits qu’il possédait sur cette ville, ce prince en fit, au préjudice d’Autun, la capitale du duché qu’il donna à son fils Henri.

Le règne de Robert forme donc une des époques les plus importantes de l’histoire de Bourgogne : démembrement et fin du second royaume de Bourgogne ; formation d’un comté et transformation du duché bénéficiaire fondé par Richard le Justicier en un duché héréditaire qui va devenir l’apanage des princes du sang royal. Tels sont les faits essentiels qui se rapportent à cette date.

Henri Ier, fils aîné de Robert, nommé duc de Bourgogne en 1015, et devenu roi de France en 1031, céda son duché à son frère Robert, tige d’une dynastie de douze ducs, qui possédèrent la province de 1032 à 1361. Les termes de la charte d’octroi portent que le duché est donné pour en jouir en pleine propriété et passer à ses héritiers. Robert Ier, premier duc de la première race royale, usa assez tyranniquement de sa souveraineté ; son règne fut tout rempli de violents démêlés avec les Auxerrois ; il mourut à FIeurey-sur-Ouche, en 1075, après un règne de quarante-trois. ans, d’un accident tragique et honteux que l’histoire n’explique pas.

Son petit-fils, Hugues Ier, s’appliqua, par la sagesse et la douceur de son administration, à faire oublier les violences de son aïeul ; il prêta volontairement serment de maintenir les droits et privilèges de la province, et commit à six barons l’autorité de réprimer, même par les armes, les empiétements de ses successeurs. Après avoir remis son duché à Eudes Ier, son frère, il se retira, en 1078, à Cluny, sous la discipline de saint Hugues, son grand-oncle. Le plus éloquent éloge des vertus de ce prince est dans les phrases suivantes d’une lettre que le pape Grégoire VII écrivait à l’abbé de Cluny, pour lui reprocher d’avoir encouragé la résolution de Hugues : « Vous avez enlevé le duc à la Bourgogne, et par là vous ôtez à cent mille chrétiens leur unique protecteur. Si vous ne vouliez pas exécuter mes ordres qui vous le défendaient, au moins eussiez-vous dû être sensible et céder aux gémissements des pauvres, aux larmes des veuves et aux cris des orphelins. »

Les ravages d’une peste horrible, qu’on appela le feu sacré, et la fondation de l’ordre des chartreux par saint Bruno sont les événements les plus importants qui se rattachent à ce règne. Eudes se croisa et alla mourir à Tarse, en Cilicie, en 1102. Hugues II, son fils, mérita le surnom de Pacifique. Il fut l’ami de saint Bernard et s’occupa beaucoup de pieuses fondations.

L’aîné de ses fils et son successeur, Eudes II, hérita de ses vertus. Quoiqu’il se soit décidé deux fois à faire la guerre, d’abord pour consacrer ses droits de suzeraineté sur Saint-Germain d’Auxerre, Saint-Florentin et le comté de Troyes, que lui contestait Thibaut, son beau-père, et ensuite pour aller délivrer des Sarrasins son cousin Alphonse de Portugal, il prouva qu’il estimait les bienfaits de la paix à. leur juste valeur en refusant de céder au grand entraÎnement qui poussait vers la terre sainte les rois, princes et seigneurs de son temps. Il préféra le bonheur de ses sujets à une gloire incertaine, s’appliqua à faire régner l’union et la prospérité autour de lui, et paya sa dette à la religion en fondant de nouveaux monastères, en dotant ceux qui existaient déjà, en achevant les constructions commencées, et notamment la cathédrale d’Autun.

Hugues III, son fils, dont le règne commença en 1168, sut moins bien résister à la contagion des exemples ; il guerroya contre les grands vassaux ses voisins, prit la croix en 1178. Rejeté en France par une violente tempête, il revint bâtir la Sainte-Chapelle de Dijon, en accomplissement d’un vœu qu’il avait fait au moment du danger. En 1190, il repartit avec Philippe-Auguste et assista à la prise de Saint-Jean-d’Acre, puis mourut à Tyr en 1192. Avant de quitter la Bourgogne, il avait constitué la commune de Dijon.

Hugues Ill semble revivre dans son fils Eudes III. Aventures lointaines, exploits guerriers, affranchissement des communes caractérisent ce règne comme le précédent. La participation à l’expédition qui plaça Baudouin sur le trône de Constantinople, la croisade contre les Albigeois avec Simon de Montfort, la glorieuse journée de Bouvines en sont les dates les plus éclatantes. Le règne de Hugues IV fut heureusement préparé par l’habile régence de sa mère, Alix de Vergy. Dès qu’il fut majeur, le prince confirma la commune de Dijon ; figura comme un des douze pairs au sacre de Louis IX, ajouta à ses domaines le comté d’Auxonne et fit reconnaître sa suzeraineté sur celui de Mâcon.

Hugues fut un des plus fidèles compagnons de saint Louis ; il partagea ses périls et sa captivité dans la première croisade. Le roi, de son côté, visita plusieurs fois la Bourgogne ; il y laissa de profonds souvenirs de sa sainteté et de sa justice. Hugues, après avoir refusé au pape Innocent IV fugitif un asile dans ses États, eut la faiblesse d’y accueillir, en qualité de. grand inquisiteur, un cordelier, Robert, fanatique et apostat, qui traînait avec lui une femme perdue ; ce ne fut qu’après de nombreuses exécutions et beaucoup de sang répandu que les impostures de ce misérable furent dévoilées. Cet épisode est une tache regrettable dans l’histoire de Hugues IV.

Robert II, troisième fils de Hugues, ne dut la tranquille possession du duché qu’à Philippe le Hardi, qui l’en déclara seul et légitime héritier, contre les prétentions de ses beaux-frères. Jamais liens plus étroits ne rattachèrent la maison de Bourgogne à celle de France. Robert avait épousé Agnès, fille de saint Louis, et il eut pour gendre Philippe de Valois, marié à Jeanne, sa fille, en 1315. L’intimité de ces alliances donnèrent à Robert une grande influence dans la direction des affaires de l’État. Après le mas sacre de s Vêpres siciliennes, il fat chargé d’aller secourir Charles de Naples. Philippe le Bel le nomma grand chambrier de France, gouverneur du Lyonnais, gardien du comté de Bourgogne, et, mission plus délicate, son principal intermédiaire dans ses démêlés avec Boniface VIII.

Quoique chargé de si graves intérêts, Robert ne négligea pas ceux de son duché ; un remaniement des monnaies et d’importants accroissements de territoire classent son règne parmi les plus glorieux de sa dynastie. Il eut neuf enfants, dont plusieurs moururent avant lui ; Hugues V, l’aîné des survivants, eut pour régente, pendant sa minorité, sa mère, Agnès. A peine majeur, il mourut, ne laissant de son règne si court que le souvenir de sa brillante réception comme chevalier, et comme date sanglante, la condamnation des templiers.

Eudes IV, son frère, prit aussitôt possession du duché. Agnès obtint qu’il transigeât avec les prétentions de Louis, son dernier frère, en lui abandonnant le château de Douesme avec une rente de 4 000 livres. A la mort de Louis le Hutin, Eudes, à défaut d’héritier mâle, voulut faire valoir les droits de Jeanne, sa nièce, fille du roi défunt. L’application de la loi salique, réclamée par Philippe le Long, régent du royaume, rendait vaines ses réclamations ; pour le dédommager, Philippe lui donna en mariage, avec 100 000 livres de dot, sa fille aînée, héritière par sa mère des comtés de Bourgogne et d’Artois. L’accord se rétablit, et la confiance royale valut dans la suite à Eudes une influence qu’il justifia par sa sagesse et sa capacité. Il mourut dans cette désastreuse année de laquelle un versificateur du temps a dit :

En trois cent quarante-neuf,
De cent ne demeuroient que neuf.

Son fils aîné était mort trois ans auparavant d’une chute de cheval au siège d’Aiguillon, laissant pour héritier unique son fils, Philippe de Rouvres, âgé de cinq ans. La tutelle fut confiée d’abord à Jeanne de Boulogne, mère du jeune duc, et ensuite au roi Jean, qui épousa la noble veuve. Jean vint à Dijon, en 1350, et il jura publiquement, dans l’église de Saint-Bénigne, de conserver et maintenir les franchises, immunités et privilèges de la province.

Cette période est tout entière remplie par les calamités entraînaient pour la France les envahissements des Anglais ; la Bourgogne n’était pas plus épargnée Châtillon avait été brûlé, Tonnerre pillé, Flavigny était devenu la place d’armes de l’ennemi ; tout le pays étant ou envahi ou menacé, les trois ordres -des deux Bourgognes s’assemblèrent à Beaune, et on vota 200 000 moutons d’or, c’est-à-dire plus de 2 000 000 de livres, somme énorme pour le temps, comme rançon de la province. Ce fut au milieu de ces calamités que Philippe, ayant atteint l’âge fixé pour sa majorité (quinze ans), prit, en 1360, le gouvernement du duché. A peine venait-il de contracter avec Marguerite de Flandre l’union arrêtée depuis longtemps et de ramener son épouse dans son château de Rouvres, près de Dijon, qu’un accident, une chute, mit fin à ses jours, en 1361. Beaucoup d’espérances reposaient sur cette jeune tête ; son coeur semblait animé des plus nobles sentiments : « Il vécut peu, a dit un historien du temps, et fut longtemps regretté ».

Il fut le douzième et dernier duc de-la première race royale, qui avait régné trois cent vingt-neuf ans. Dès que le roi Jean apprit sa mort, il prit possession de ses États, non comme roi de France, mais comme plus proche parent du duc : Ratione proximitatis, non coronae nostrae, hommage éclatant rendu à l’indépendance de la Bourgogne comme État. Après le traité de Brétigny, il se rendit à Dijon, et là, solennellement et officiellement, il unit et incorpora, le duché à la couronne.

Cette annexion, but d’une ambition à courte vue, ne devait point encore être définitive, la pensée de constituer l’unité française était alors encore loin des meilleurs esprits ; le roi Jean, qui avait une prédilection marquée pour Philippe, son quatrième fils, lequel d’ailleurs l’avait vaillamment défendu à la bataille de Poitiers en 1356, et avait partagé sa captivité en Angleterre, lui donna le duché de Bourgogne à titre d’apanage, réversible à la couronne faute d’hoirs mâles, l’institua premier pair de France, dignité dont s’étaient prévalus dans plusieurs occasions les ducs d’Aquitaine et de Normandie.

Philippe, surnommé le Hardi, inaugura donc, en 1363, la seconde dynastie royale des ducs de Bourgogne. Après avoir, selon l’usage, prêté serment de respecter les privilèges provinciaux, il prit possession de ses vastes domaines. Les temps étaient critiques, mais l’occasion de se poser en libérateur n’en était que plus favorable pour quiconque parviendrait à calmer l’orage et à éloigner le péril. Philippe, aidé de Du Guesclin, débuta par purger le pays des bandes indisciplinées de routiers, écorcheurs et malandrins, qui le dévastaient ; il dompta ensuite la terrible Jacquerie, et, déjà renommé par ses exploits militaires, il consolida et agrandit sa puissance par son mariage avec Marguerite de Flandre.

Cette alliance ajoutait à ses États les comtés de Bourgogne, d’Artois, de Flandre, de Rethel, de Nevers, et en faisait un des souverains les plus redoutables de l’Europe. Le roi de France eut recours à lui contre les attaques des Anglais et du roi de Navarre, Charles le Mauvais. Philippe sut arrêter et contenir l’ennemi ; il triompha de, la patriotique révolte des Gantois, commandés par l’héroïque Artevelde. Il reçut, à Dijon, le roi Charles VI avec une magnificence qui devint traditionnelle à la cour de Bourgogne. Il acquit le Charolais, en 1390, au prix de soixante mille écus d’or. Il envoya son fils aîné, Jean, comte de Nevers, avec une armée au secours de Sigismond, roi de Hongrie, menacé par les musulmans. Pendant la maladie de Charles VI, il avait été choisi par les états généraux, en 1392, pour gouverner le royaume Cette préférence, en excitant la jalousie de la maison d’Orléans, devint la source d’une haine irréconciliable qu’en mourant il légua, héritage funeste, à son fils Jean sans Peur. Ce prince succéda à son père en 1406 ; il avait épousé, en 1385, Marguerite de Bavière, dont la dot grossissait ses États de trois comtés : le Hainaut, la Hollande et la Zélande. Ses premiers actes furent ceux d’un prince habile, mais peu scrupuleux.

Après avoir remis un pou d’ordre dans les finances, compromises par les prodigalités de son père, il donna satisfaction à la haine qui couvait dans son cœur. Le 23 novembre 1407, Louis d’Orléans, en sortant de l’hôtel Barbette, à Paris, où il avait soupé avec la reine Isabeau de Bavière, tombait, rue Vieille-du-Temple, sous les coups d’un gentilhomme normand, Raoul d’Octonville, écuyer du duc Jean.

La justice étant impuissante en face d’un si grand criminel, la guerre éclata entre Armagnac et Bourgogne ; le fils du duc d’Orléans avait épousé la fille du comte d’Armagnac, et celui-ci se posa en vengeur du duc d’Orléans La durée de cette triste guerre ne fut interrompue que par les périls extrêmes de la France et la désastreuse campagne qui aboutit à la journée d’Azincourt.

Ce jour-là les deux familles rivales combattirent encore sous le même drapeau ; mais la haine étouffa bientôt ce qui restait de patriotisme et de loyauté. Jean, par un traité secret signé en 1416, s’allia aux Anglais, et l’abandon de Rouen fut le gage de sa trahison. Une sédition payée (celle de Périnet-Leclerc, 1418) et un massacre lui ouvrirent même les portes de Paris, où il entra en triomphateur, salué par les acclamations du peuple égaré, qui criait sur son passage : Noël ! vive le duc de Bourgogne, qui abolit les impôts !

Mais ce triomphe fut de courte durée ; le crime appelait la vengeance ; elle fut digne du coupable, digne des mœurs du temps. Un projet de paix et de réconciliation générale fut proposé, une entrevue avec le dauphin fut convenue, et le rendez-vous fixé, pour le 10 septembre 1419, sur le pont de Montereau. L’entourage intime de Jean avait été gagné ; il partit donc sans défiance ; mais quand il se fut avancé sur le pont, escorté de dix chevaliers seulement, les complices du duc d’Orléans, Tanneguy du Châtel et le sire de Barbazan à leur tête, se précipitèrent sur les Bourguignons et percèrent Jean de leurs coups. Les assassins voulaient jeter son corps dans la Seine, mais le curé de Montereau obtint qu’il lui fût remis ; il le garda jusqu’à minuit, le fit alors porter dans un moulin voisin et le lendemain à l’hôpital, où on l’ensevelit dans la bière des pauvres.

La mort de Jean sans Peur mit Philippe, dit le Bon, en possession de ses États à l’âge de vingt-trois an§. Il était à Gand lorsqu’il apprit la fin tragique de son père. Brûlant du désir de le venger, il convoqua à Arras une assemblée de grands seigneurs,. à laquelle il invita le roi d’Angleterre, qui était à Rouen. C’est là que fut préparé, pour être conclu à Troyes en 1420, le monstrueux traité qui, de complicité avec Isabeau, épouse et mère dénaturée, déshéritait, au profit de l’étranger, le dauphin Charles VII, du vivant de son père en démence.

Les événements de cette période sont trop connus et d’un intérêt trop général pour que nous entrions ici dans leur récit détaillé. Philippe, qui par la fin de son règne racheta les fautes du commencement, fut alors le complice de tout ce qui se trama et s’exécuta contre la France. Son excuse est dans le souvenir encore récent du meurtre de son père ; mais on ne petit même pas lui faire un mérite de son repentir, car son retour à la. cause française fut déterminé surtout par les outrages dont les Anglais l’abreuvèrent dès qu’ils crurent ne plu s avoir besoin de lui.

C’est en 1434, et par l’intervention de Charles, duc de Bourbon, que furent posés les préliminaires d’une réconciliation trop tardive et cimentée définitivement par le traité d’Arras, le 21 septembre de l’année suivante. L’insolence des termes prouve à quel point la royauté de France était humble et faible devant ce vassal que dédaignaient les Anglais. Charles désavoue le meurtre de Jean, et Philippe, après l’énoncé des dédommagements qui lui sont accordés, s’exprime ainsi : A ces conditions, pour révérence de Dieu et pour la compassion du pauvre peuple, duc par la grâce de Dieu, je reconnais le roi Charles de France pour mon souverain. Hâtons-nous d’ajouter que jamais parole donnée ne fut mieux tenue, et qu’à dater de cette époque la conduite de Philippe fut aussi irréprochable qu’elle avait été jusque-là criminelle.

La prospérité de ses peuples, le développement des bienfaits de la paix devint son unique préoccupation. L’union des deux maisons de France et de Bourgogne fut resserrée par le mariage du comte de Charolais, héritier de Philippe, avec Catherine de France, fille de Charles VII. Lorsque Louis XI, dauphin, quitta la cour de son père, Philippe lui refusa un asile en Bourgogne, où ses intrigues pouvaient être un danger pour la couronne et lui offrit à Geneppe, dans ses terres de Flandre, une hospitalité digne de son rang. Lors de la sédition qu’occasionna, parmi les chefs de l’armée, la désorganisation de l’ancien système militaire, il intervint entre les rois et les rebelles, et obtint d’eux qu’ils renonçassent à leurs projets de guerre civile.

400px-carte_de_la_bourgogne_relief.svg_-270x300Quoique l’insubordination de ses sujets flamands le tînt le plus souvent éloigné de la Bourgogne, il y entretint toujours une administration éclairée et paternelle. Son règne fut l’apogée des prospérités de la province. « Il mit ses pays, dit Saint-Julien de Baleure, en si haute paix et heureuse tranquillité qu’il n’y avoit si petite maison bourgeoise en ses villes où on ne bût en vaisselle d’argent ». Ce témoignage naïf est un plus éclatant hommage à sa mémoire que toutes les splendeurs de sa cour et les magnificences de l’ordre de la Toison d’or, dont on sait qu’il fut le fondateur. Il mourut à Bruges d’une esquinancie, en 1467, à l’âge de soixante et onze ans ; son corps fut transporté plus tard aux Chartreux de Dijon. Peu de princes furent aussi profondément et aussi justement regrettés.

Charles le Téméraire, quoique son règne n’ait commencé qu’en 1467, suivait depuis plusieurs années une ligne de conduite indépendante et souvent même opposée aux intentions pacifiques de son père. Sa participation à la ligue du Bien public, ses violents démêlés avec Louis XI étaient certainement peu dans les vues de Philippe, déjà vieux et ami de la paix.

Aux qualités héréditaires de sa race, courage, franchise, générosité, Charles joignait des défauts qui lui étaient personnels et qui rendaient bien périlleuse la lutte engagée avec Louis, le plus habile politique de son temps. Charles était arrogant, présomptueux, plein de fougue et d’obstination, incapable de pressentir les pièges qui lui étaient tendus, plus incapable encore de tourner une difficulté ou de recourir à l’adresse pour sortir d’un mauvais pas. Il épuisa toute son énergie, toutes les ressources de sa puissance à lutter contre les embarras que lui suscitait le roi de France sans paraître soupçonner de quelle main parlaient les coups qui lui étaient portés.

Les révoltes de Gand et de Liège, victorieusement, mais trop cruellement réprimées, lui aliénaient les populations et ne lui laissaient pas la libre disposition de ses forces. Il eut en son pouvoir, à Péronne, son rival, convaincu de complicité avec les Liégeois rebelles, et au bout de trois jours il lui rendit sa liberté, se contentant d’une promesse de neutralité qu’il fut le seul à prendre au sérieux. Il s’empara des comtés de Ferrette et de Brisgau, sans se soucier de la rupture avec la Suisse, qui en était la conséquence inévitable ; l’hostilité de ce voisinage l’entraîna dans une guerre dont il n’entrevit pas un seul instant la portée. Battu à Granson, il lui fallut à tout prix une revanche, et la journée de Morat changea en désastre ce qui pouvait n’être qu’un échec. L’importance qu’il avait toujours donnée aux prestiges de l’apparat, aux formes extérieures de la puissance, devait rendre mortel l’affront que ses armes avaient reçu ; il le comprit bien, et on le vit périr de mélancolie et de chagrin plus encore que de sa dernière défaite sous les murs de Nancy.

Il avait été mortellement frappé le 5 janvier 1477 ; son corps, à demi engagé dans un étang glacé, ne fut reconnu que deux jours après à la longueur de ses ongles et à une cicatrice résultant d’une blessure qu’il avait reçue à la bataille de Montlhéry, en 1465. Avec lui finit le duché héréditaire de Bourgogne, dont les possesseurs avaient cinq duchés à hauts fleurons, quinze comtés d’ancienne érection et un nombre infini d’autres seigneuries, marchaient immédiatement après les rois, comme premiers ducs de la chrétienté, et recevaient des princes étrangers le titre de grands-ducs d’Occident.

Charles laissait pour unique héritière une fille, la princesse Marie. Louis XI s’en fit d’abord donner la tutelle ; puis, à force de séductions et de promesses, il obtint du parlement de Dijon la réunion du duché à la couronne de France. Une alliance du dauphin avec Marie aurait légitimé cette usurpation. Louis ne voulut pas y consentir ; c’est la faute la plus capitale qu’on puisse reprocher à sa politique ; d’ailleurs ce mariage eût été trop disproportionné, le jeune dauphin ayant à peine huit ans et Marie de Bourgogne étant dans sa vingt et unième année. L’archiduc Maximilien, étant devenu l’époux de la fille de Charles le Téméraire, revendiqua les droits de sa femme et- remit en question l’unité française, qu’il eût été si facile de constituer.

Mais ce qui échappa à la perspicacité des politiques, l’instinct public le comprit et la force des choses l’amena ; le lien qui venait de rattacher la Bourgogne à la France, quelque irrégulier qu’il fût, ne devait plus être rompu. Malgré les alternatives d’une longue lutte, malgré le péril qu’entretenait pour les frontières de la province le voisinage de la Comté demeurée en la possession de l’étranger, malgré l’espèce de consécration que donnait aux droits de Maximilien sa domination sur les Flandres, la Bourgogne demeura française, et ses destinées restent dès lors indissolublement unies à celles de la patrie commune. Le titre de duc de Bourgogne reste attaché à l’héritier direct de la couronne, et chaque jour, malgré la fidélité des souvenirs aux traditions de l’histoire provinciale, la similitude de langage, l’affinité des mœurs, la communauté des intérêts. rend plus complète la fusion des deux États.

La lutte de François Ier et de Charles-Quint, les guerres religieuses et les troubles de la Fronde sont les épisodes les plus marquants qui se rattachent à la période française des annales bourguignonne s. Les populations furent admirables de dévouement et d’héroïsme pendant la première de ces crises, luttant à la fois contre les Espagnols, l’Autriche et les Comtois, donnant par souscriptions volontaires des sommes considérables, outre celles votées par les états pour la rançon de l’illustre prisonnier de Pavie, et refusant d’accéder à la condition du traité de Madrid, qui cédait la Bourgogne à Charles-Quint, représentant à ce sujet qu’ayant par les droits de la couronne et par leur choix des maîtres nécessaires, il ne dépendait pas de la volonté du monarque de les céder ainsi. La noblesse ajouta que si le roi l’abandonnait, elfe prendrait le parti extrême de se défendre et de s’affranchir de toutes sortes de domination, et qu’elle répandrait pour ce dessein jusqu’à la dernière goutte de son sang.

La fierté de ces sentiments, puisés dans les glorieux souvenirs du passé, arrêta longtemps les progrès du protestantisme ; la Bourgogne voulait être la dernière à souffrir sur son sol une nouvelle religion, puisqu’elle avait été chrétienne avant tous les Français, qui ne l’étaient devenus que par le mariage de leur princesse Clotilde avec le fondateur de la monarchie française. Les fléaux que déchaîna le fanatisme sur tant d’autres provinces furent évités jusqu’à la déplorable organisation des ligues catholiques, et, grâce à l’intervention du digne président Jeannin, le plus grand nombre des villes de Bourgogne ne fut pas ensanglanté par les massacres de la Saint-Barthélemy. Cependant l’obstination de Mayenne prolongea jusqu’en 1595 les calamités de la guerre civile, à laquelle mit fin seulement la victoire remportée par Henri IV sur les Espagnols à Fontaine-Française. Le 6 juin de cette année, ce monarque fit son entrée à Dijon ; il assista à l’élection du maire, jura de respecter les privilèges de la ville, et se contenta de changer quelques magistrats municipaux et de faire fermer le collège des jésuites.

Les dernières épreuves que la Bourgogne eut à traverser furent, sous Louis XIII, une révolte des vignerons, qui se réunissaient au refrain, Lanturlu, d’une vieille chanson, ce qui fit désigner cette révolte, qui, d’ailleurs, fut bientôt apaisée, sous le nom de Révolte des Lanturlus. Puis vint l’invasion des Impériaux amenée par les révoltes de la noblesse contre Richelieu et le. siège mémorable de Saint-Jean-de-Losne, les agitations de la Fronde, auxquelles l’influence des Condé dans la province donna une certaine importance, mais auxquelles manqua, presque partout l’appui des populations.

Dans les époques plus récentes, la Bourgogne prit sa part de tous les événements heureux on funestes dont la France fut le théâtre. La Révolution de 1789 y fut accueillie comme’ une ère réparatrice, qui devait faire disparaître les tristes abus financiers des derniers règnes, et assurer à chacun les libertés que l’on réclamait depuis longtemps. Les gardes nationales s’y organisèrent avec une rapidité merveilleuse, et, oubliant les vieilles rivalités qui les divisaient sous l’ancien régime, elles s’unirent à celles de la Franche-Comté et demandèrent à marcher ensemble les. premières contre l’ennemi.

Le département de la Côte-d’Or fournit donc un large contingent aux phalanges républicaines qui, après avoir refoulé l’ennemi, promenèrent le drapeau national dans toutes les capitales de l’Europe ; et lorsque, moins heureux, les soldats de Napoléon jar expièrent par les désastres de 1814 et 1815 les triomphes passés, nulle part ils ne trouvèrent un plus vaillant appui et de plus patriotiques sympathies que dans les populations de la Bourgogne. Depuis que les luttes de l’industrie et des arts ont remplacé dans la vie des peuples modernes les vicissitudes des champs de bataille, la Côte-d’Or, grâce au génie de ses habitants et aux richesses de son sol, a su conquérir une importance et une prospérité qui lui permettent de ne rien regretter des gloires et des grandeurs de l’ancienne Bourgogne.

Pendant la néfaste guerre de 1870-71, le département de la Côte-d’Or eut d’autant plus à souffrir de l’invasion allemande que Dijon fut successivement pris pour centre d’opérations et par les Français et par les Allemands. À la nouvelle que le passage des Vosges avait été forcé par l’ennemi et que la ligne de défense de Vesoul à Lure venait d’être abandonnée par le général Cambriels qui s’était retiré à Besançon, la résistance s’organisa à Dijon sous la direction du docteur Lavalle, membre du conseil général, tandis que Garibaldi, autorisé par le gouvernement de la défense nationale, formait un corps d’armée composé de quatre brigades dont il confiait le commandement à Bossack, Marie, Menotti et Ricciotti. Le général de Werder, commandant du 4e corps allemand, marchait sur Dijon et, le 27 octobre 1870, repoussait, à Talmay, les troupes françaises commandées par Lavalle, qui ne se composaient guère que de quelques bataillons de mobiles et de gardes nationaux.

Pendant ce temps, Garibaldi se portait sur la droite du côté de Poutailler pour essayer de rejoindre les troupes du général Cambriels. L’ennemi, ayant passé la Saône à Gray, se porta sur Dijon ; les troupes qui s’opposaient à sa marche furent repoussées à la bifurcation des routes de Gray à Dijon et à Auxonne. À la suite d’un nouveau combat livré à Saint-Apollinaire le 30 octobre, les Allemands entrèrent à Dijon. Garibaldi qui avait en vain essayé d’accourir à la défense de la ville, ce qu’il ne put faire, parce que le pont de Pontailler avait été rompu, voulut du moins protéger les autres grandes villes de la Côte-d’Or ; il fit occuper Saint-Jean-de-Losne et Seurre et lui-même revint à Dôle. Le 2 novembre l’ennemi, maître de Dijon, marchait sur Beaune et Chagny. Les troupes de Garibaldi gardèrent les rives de l’Oignon et de la Saône ; le 5 novembre, elles repoussèrent l’ennemi près de Saint-Jean-de-Losne.

A la suite de cet échec, les Allemands revinrent à Dijon pour s’y reformer et firent de cette ville le centre de leurs opérations dans l’Est. Ils reprirent bientôt l’offensive et repoussèrent d’abord, le 30 novembre, les troupes de Garibaldi ; mais le 3 décembre, celui-ci, appuyé parle général Cremer, les battit complètement à Arnay-le-Duc et à Bligny-sur-Ouche, les rejetant presque sous les murs de Dijon. Cette double victoire, qui empêchait l’ennemi de dépasser Chagny, sauva le reste du département et peut-être même Lyon. Le général de Werder revint une fois encore à Dijon pour reposer ses troupes et les reformer ; mais les événements avaient marché Au nord-est ; il dut envoyer ses troupes sous les murs de Belfort qui se défendait avec acharnement, et il ne laissa à Dijon que le général Glumer avec deux bataillons et à Semur une brigade badoise. Ces troupes furent ellesmêmes bientôt rappelées et, le 6 janvier 1871, Garibaldi rentrait à Dijon, y organisait de nouveau la défense ; il était temps, car une armée de 70 000 AIlemands s’avançait pour empêcher Bourbaki de se porter à la défense de Belfort.

Trois corps de cette armée furent successivement attaqués et battus dans les journées des 21, 22 et 23 janvier, par le général Pélissier et Garibaldi, d’abord à Fontaine et à Talant, puis à Plombières, à Daix, à Hauteville et au Val-de-Suzon. D’habiles dispositions permettaient d’espérer des succès plus décisifs lorsque, le 29 janvier, on apprit la capitulation de Paris et la notification de l’armistice. Par une fatalité encore mal expliquée, les départements de la Côte-d’Or, du Doubs et du Jura n’étaient pas compris dans cet armistice ; l’armée de l’Est était refoulée vers la Suisse, la continuation de la lutte devenait impossible, il fallut se résigner à abandonner Dijon qui ne fut évacué par l’ennemi qu’après la signature des préliminaires de paix. Quant à Garibaldi, qui le 28 janvier était parvenu à réunir à Dijon près de 50 000 hommes et 90 canons, il avait agi si habilement et avec tant de promptitude qu’il put opérer sa retraite sans rien perdre de son matériel. L’invasion allemande avait coûté au département de la Côte-d’Or 14 464 427 fr. 29.

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Le Génie Indien

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2012

 

Sri Aurobindo

Textes tirés du livre La Renaissance en Inde de Sri Aurobindo écrit en 1918
Mis en ligne avec l’aimable autorisation des Éditions Auroville Press International

 

     Nous n’appartenons pas au passé, mais aux soleils éblouissants de l’avenir.

     Il est certain que l’Inde conservera son esprit essentiel, elle conservera l’âme qui la caractérise, mais il y aura probablement un grand changement dans le corps extérieur.

     L’âme qui la caractérise ?

Le Génie Indien dans VOYAGE EN INDE inde-2-224x300     La spiritualité est la clé fondamentale de l’esprit indien ; le sens de l’infini lui est naturel. L’Inde dès le commencement a perçu, — et n’a jamais oublié, même durant ses époques de raison et d’ignorance croissante — que l’on ne pouvait correctement saisir la vie ni parfaitement la vivre à la seule lumière et par le seul pouvoir de ses manifestations extérieures. L’Inde était sensible à la grandeur des lois et des forces matérielles ; elle avait une conscience aiguë de l’importance des sciences physiques ; elle savait comment organiser les arts de la vie ordinaire. Mais elle voyait que le physique ne prend son sens plein que s’il se tient en juste relation avec le supraphysique ; elle voyait que la complexité de l’univers ne peut s’expliquer dans les termes actuels de l’homme ni être appréhendée par sa vision superficielle, qu’il est d’autres pouvoirs derrière, qu’il existe à l’intérieur de l’homme lui-même d’autres pouvoirs dont il n’est pas conscient dans son état normal, qu’il n’est conscient que d’une petite partie de lui-même, que toujours l’invisible entoure le visible, le suprasensible le sensible, de même que l’infini entoure toujours le fini. Elle voyait aussi que l’homme a le pouvoir de se dépasser, de devenir lui-même plus totalement et plus profondément que ce qu’il est…

     Par delà l’homme, elle vit les dieux innombrables. Par delà les dieux, elle vit Dieu. Et par delà Dieu, sa propre éternité ineffable; elle vit qu’il y avait des étendues de vie au-delà de notre vie, des étendues mentales au-delà de notre mental actuel, et au-dessus de tout cela, elle vit les splendeurs de l’esprit.

     Alors, avec cette calme audace d’une intuition qui ne connaissait ni peur ni petitesse, et ne reculait devant aucun acte de courage, fût-il spirituel, intellectuel, moral ou vital, elle déclara qu’il n’était aucune de ces choses que l’homme ne pût atteindre s’il entraînait sa volonté et sa connaissance ; il pouvait conquérir ces étendues de mental, devenir l’esprit, devenir un dieu, devenir un avec Dieu, devenir le Brahman ineffable. Et, avec la logique pratique, et le sens de la science et de la méthode organisée qui distinguaient sa mentalité, elle entreprit immédiatement de trouver le chemin.

La spiritualité est certes la clé fondamentale de l’esprit indien, mais ce n’est pas, ce ne pouvait être, tout ce à quoi se résumait sa mentalité. Ce qui frappe le plus quand on regarde le passé de l’Inde, c’est cette vitalité stupéfiante, cette puissance de vie et cette joie de vivre inépuisables, cette créativité d’une richesse à peine croyable. Pendant trois mille ans au moins —, et en réalité pendant bien plus longtemps — sans relâche, abondamment, avec une infinie diversité de talents, à profusion, elle a créé républiques et royaumes et empires, philosophies et cosmogonies et sciences, croyances et arts et poèmes, monuments de toutes sortes, palais et temples et édifices publics, communautés et sociétés et ordres religieux, lois et codes et rituels, sciences physiques, sciences psychiques, systèmes de yoga, systèmes politiques et administratifs, arts spirituels, arts temporels, commerces, industries, artisanats, — il n’y a pas de fin à cette liste et dans chaque domaine il y a une quasi pléthore d’activités. Elle crée et crée encore et ne se satisfait point et ne se lasse point ; elle n’entend pas s’arrêter, c’est à peine si elle semble avoir besoin d’un moment d’inertie et de repos pour reprendre son souffle…

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Histoire du mois de mai

Posté par othoharmonie le 30 octobre 2012

 

L’origine du mot mai n’est pas bien nettement établie. Quelques auteurs soutiennent que chez les Romains ce mois était consacré à la déesse Maïa, fille d’Atlas et mère de Mercure. D’autres savants pensent que ce même mois était consacré aux anciens, aux sénateurs, et que le mot mai dérive du terme latin majores, qui veut dire hommes âgés ; cette dernière explication se trouverait justifiée par le nom du mois suivant, juin, qui paraît avoir été consacré aux jeunes gens, en latin juniores. Ce mois était représenté « sous la figure d’un homme entre deux âges, vêtu d’une robe large, à grandes manches et tenant une corbeille de fleurs. Un paon était à ses pieds ».

Histoire du mois de mai dans Astrologie et Esotérisme 220px-sandro_botticelli_042Le mois de mai était célébré chez les païens par des cérémonies dont on retrouve des vestiges au Moyen Age. « Le 1er mai, dit l’historien Chéruel, était dans beaucoup de contrées un jour férié. Les paysans étaient dans l’usage de planter un arbre qu’on appelait le mai. Beaucoup de redevances se payaient à cette époque et on les appelait, dans la basse latinité, maiagium. Le 1er mai, le maître des forêts recevait sur la table du roi, au bord de la forêt de Fontainebleau, les redevances, qui consistaient en gâteaux, jambons, vins, etc. »

La coutume de planter un mai dans les villes subsistait encore au XVIIe siècle. La corporation des orfèvres de Paris était dans l’usage de faire un présent, tous les ans, à l’église de Notre-Dame, le premier jour de mai. Ce présent, qui fut d’abord un arbre, puis une oeuvre d’architecture, fut converti au XVIIe siècle en un tableau, qu’on appela le tableau de mai. Ce tableau, dont le sujet était tiré des Actes des Apôtres, restait exposé devant le portail de l’église les premiers jours du mois et, pendant le reste de mai, il était suspendu dans la chapelle de la Vierge.

C’est en mai que se tenaient sous les Carlovingiens les assemblées politiques. Les Francs avaient coutume de réunir tous les ans en mars leurs guerriers, dans un lieu consacré qu’on appelait Champ de Mars. A l’imitation des Germains, auxquels ils avaient emprunté ces principes d’indépendance politique, les guerriers francs délibéraient sous la présidence de leur chef. La liberté était complète. Si les paroles du chef leur plaisaient, ils y applaudissaient en frappant leurs boucliers de leurs framées ; sinon, ils étouffaient sa voix par leurs murmures.

Sous Charlemagne, la date de l’assemblée fut reculée jusqu’en mai : les évêques qui, sous Clovis avaient été admis à ces assemblées, prirent bientôt avec les comtes et les seigneurs un rôle prépondérant, et l’élément guerrier s’effaça peu à peu. Ces assemblées générales disparurent après la ruine de l’empire carolingien ; les champs de mai furent remplacés par les états généraux, dont la première convocation eut lieu en 1302, sous Philippe le Bel, et dont la dernière eut lieu en 1789, à la veille de la Révolution.

Le mois de mai correspond à floréal dans le calendrier républicain ; c’est le mois des fleurs. Les Romains célébraient chaque année, à la fin d’avril et au commencement de mai, la fête de Flore. La déesse des fleurs, adorée en Grèce sous le nom de Chloris, avait des autels à Rome. Tous les ans avaient lieu lesFlorales, fêtes qui se célébraient durant cinq nuits et qui consistaient en chasses et en représentations mimiques et dramatiques. Les chasses avaient lieu dans un cirque spécial, appelé cirque de Flore, situé hors de la ville, dans une petite vallée formée par le mont Viminal et la colline des Jardins.

Flore, dit-on, fut l’épouse de Zéphire, ce qui veut évidemment dire que le vent caresse les fleurs ; on croit que le culte de Flore fut introduit à Rome par le roi sabin Tatius. Pendant quelques années les Florales furent suspendues, mais, en l’an 581 de Rome, les bourgeons ayant beaucoup souffert de l’intempérie de la saison, l’édile Servilius, sur l’ordre du sénat, rétablit la fête.

Flore est représentée sous la figure d’une jeune nymphe couronnée de fleurs et les mains chargées de fleurs. Son mari, Zéphire, fils de l’Aurore, est représenté sous la figure d’un jeune homme ayant des ailes de papillon et une couronne de fleurs. « Il souffle sur la terre avec tant de douceur, et cependant avec tant de puissance, que son souffle rend la vie aux plantes, colore les fleurs et les fruits. » Son nom vient de deux mots grecs zoé,fero, qui veulent dire : je porte la vie.

En France, en 1323, le roi Charles le Bel sanctionna la fondation, à Toulouse, de la célèbre Académie des jeux Floraux, qui s’appelait alors Collège du gaisçavoir. Cette institution, restaurée par Clémence Isaure vers 1490, fut érigée en académie par Louis XIV, en 1694. Tous les ans, le 3 mai, ont lieu des concours de poésie : l’ode la meilleure est récompensée d’une amarante d’or ; la violette d’argent, l’églantine d’argent, le souci d’argent, récompensent la pièce de vers alexandrins, le morceau en prose, l’idylle qui ont été couronnés.

En Grèce, on célébrait tous les ans, le 6 et le 7 du mois de Thargélion, c’est-à-dire au commencement de mai, les Thargélies, fêtes consacrées soit à Apollon et à Diane, soit au Soleil et aux Heures. Ces fêtes étaient assez singulières : « Le premier jour on sacrifiait des victimes humaines ; c’étaient des individus condamnés à mort. Ils étaient conduits au son des flûtes hors de la ville sur le bord de la mer, leur cou était entouré de guirlandes de figues, et ils portaient également des figues dans les mains. Pendant cette marche, on frappait les victimes avec des branches de figuier sauvage. Arrivées au lieu du supplice, on les faisait monter sur un bûcher de bois de figuier auquel on mettait le feu ; enfin on jetait leurs cendres dans la mer et aux quatre vents. » Comme on le voit, il s’agissait d’une cérémonie de purification.

Le 9 mai, on célébrait à Rome les Lémuries, pour apaiser les mânes des morts. On prétend que ces fêtes s’appelaient à l’origine Rémuries et qu’elles avaient été instituées par Romulus pour se délivrer du fantôme de son frère Rémus qu’il avait tué. L’objet principal de toutes les cérémonies de cette fête était d’exorciser les lémures (les âmes des morts), de prévenir leurs apparitions, et d’empêcher qu’ils ne troublassent les vivants… Le sacrificateur, nu-pieds, faisait avec la main, dont les doigts étaient joints au pouce, un signe pour chasser les lémures. Il mettait des fèves noires dans sa bouche et les jetait derrière lui en disant : « Par ces fèves, je me délivre moi et les miens. » Cette conjuration se faisait au bruit d’un charivari de poêles et de vases d’airain.

Le 15 mai, avait lieu la fête de Mercure. C’est ce jour-là qu’un temple avait été consacré, dans le grand cirque, au fils de Jupiter et de Maïa. Le dieu qui avait dans ses attributions l’éloquence, le commerce, les voyages et les vols (!) est représenté « avec des ailes aux pieds, aux épaules, à sa coiffure, et à la baguette nommée caducée qu’il tient entre ses mains. » Ces ailes permettent au messager des dieux d’exécuter avec rapidité les ordres de Jupiter. A ses multiples occupations, Mercure Mercure joignait encore la conduite des âmes aux enfers.

Le 3 mai, l’Église catholique célèbre la fête de l’Invention de la Croix. On sait que sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, retrouva la croix de Jésus-Christ enfoncée dans la terre sous le Calvaire, en l’an 328.

Une superstition qui se perpétue dans quelques provinces, fait considérer comme funestes les mariages contractés en mai. On dit noces de mai, noces mortelles. On attribue l’institution des Rogations à saint Mamert, évêque de Vienne, en Dauphiné. Ces prières publiques se font trois jours avant l’Ascension, pour demander à Dieu de conserver les biens de la terre, et d’éloigner les fléaux et les malheurs. Dans le cours de la dernière moitié du Ve siècle, ce prélat exhorta les fidèles de son diocèse à faire des prières, des processions, des oeuvres de pénitence, pendant trois jours, afin d’obtenir la cessation des tremblements de terre, des incendies et du ravage des bêtes féroces, dont le peuple était affligé. Dans la suite, on continua ces prières pour se préserver de pareilles calamité, et l’usage s’en introduisit successivement dans les églises des Gaules, de l’Espagne, de l’Italie, etc.

220px-MercuriusKoperGravure dans Astrologie et EsotérismeEn mai les jours augmentent de 1h16, la température s’élève d’une manière très sensible, la moyenne s’élevant à 14°2. Cependant certaines journées du mois sont encore froides et les agriculteurs redoutent avec raison l’effet désastreux des gelées tardives. Ces gelées de mai peuvent se produire, soit parce que sous l’influence des vents du nord la température générale de l’air s’abaisse au-dessous de zéro, soit parce que la température du sol s’abaisse par rayonnement au-dessous de zéro, la température de l’air pouvant être d’ailleurs de 3 ou 4° de chaleur. Dans ce dernier cas, on peut parfois éviter l’effet désastreux de la gelée en brûlant, au-dessus du champ qu’on veut préserver, des huiles lourdes qui produisent des nuages artificiels destinés à diminuer le rayonnement du sol.

Ces gelées de mai peuvent arriver à une époque quelconque du mois, mais il a été bien constaté, depuis de longues années, qu’il y a toujours un refroidissement de la température vers les 11, 12 et 13 mai. Cette remarque n’avait pas échappé à l’esprit observateur des agriculteurs, qui donnaient aux saints Mamert, Pancrace et Servais, auxquels sont consacrés ces trois jours de mai, les noms de saints de glace.

On raconte que le grand Frédéric se promenait, le 1er mai 1780, sur les terrasses du palais de Sans-Souci. L’air était tiède, le soleil chaud. Le roi s’étonna que les orangers fussent encore renfermés. Il appela son jardinier, et lui ordonna de faire sortir les arbres. « Mais, sire, lui objecta le jardinier, vous ne craignez donc point les trois saints de glace ? » Le roi philosophe se mit à rire et renouvela son ordre. Jusqu’au 10 mai tout alla bien ; mais le jour de saint Mamert, le froid survint ; le lendemain, jour de saint Pancrace, la température baissa davantage, et il gela fortement dans la nuit qui précéda la fête de saint Gervais. Les orangers furent gravement endommagés.

Le mois de mai est si variable qu’on a dit avec raison qu’il n’est beau que chez les poètes.

C’est un ménage d’enfer.
L’almanach et le thermomètre
Ne peuvent d’accord se mettre :
L’un dit printemps et l’autre hiver.

On dirait que le mois de mai
Est relégué dans quelque idylle,
Ou que, tel qu’un luxe inutile,
Cette année on l’a supprimé.

En mai, les agriculteurs des différents départements sont loin d’être d’accord entre eux. Les uns désirent que les pluies d’avril prennent fin ; les autres ne les redoutent pas. Ces appréciations différentes tiennent évidemment aux différences de climat. Mais une voix unanime déplore les gelées tardives, qui sont cependant fréquentes durant ce mois :

Au mois de mai
Il faudrait qu’il ne plût jamais. (Vaucluse)

Mai pluvieux

Rend le laboureur joyeux. (Hautes-Alpes)

Ces deux proverbes sont, on le voit, absolument opposés.

Mars sec, avril humide, chaud mai,
Temps à souhait. (Aube, Nord, Marne)

Gelée d’avril ou de mai
Misère nous prédit au vrai.(Nièvre)

En mai, les travaux de jardinage deviennent très importants : on récolte les petits pois, les artichauts, les fraises, etc. Le 20 mai finit le mois républicain de floréal et commence prairial. La nature présente à cette époque de l’année sa plus grande activité.

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Duché de Bourgogne

Posté par othoharmonie le 27 mars 2012

 

Duché de Bourgogne dans Ma Commune 400px-Panoramique_palais_duc_de_BourgogneLe duché de Bourgogne est fondé en 880 à partir du royaume de Bourgogne, par les rois carolingiens Louis III et Carloman II et les membres princiers de leur famille qui se partagent l’Empire carolingien de Charlemagne dont ils ont hérité. Ils féodalisent tous les royaumes carolingiens de France en duchés et comtés vassaux des rois de France.

Richard II de Bourgogne (dit Richard le Justicier) est nommé marquis puis premier duc de Bourgogne et un des six pairs laïcs primitifs de France par son suzerain le roi Louis III.

Le duc de Bourgogne est lui-même suzerain des comtés suivants :

  • Et autres comtés, seigneuries, et acquisitions par mariages, héritages ou par guerres.

Après la mort de Charles le Téméraire, Louis XI s’empare du duché et le rattache à la Couronne à l’extinction de la Maison apanagiste. Le titre de duc de Bourgogne est accordé à quelques princes de la maison de France mais, cette fois, sans apanage et comme titre de courtoisie. Mais Marie de Bourgogne, la fille de Charles le Téméraire, revendique le titre de duchesse de Bourgogne, sans avoir le contrôle physique du duché. Elle conserve la plupart des autres fiefs de son père et épouse Maximilien Ier de Habsbourg qui recrée le titre ducal.

Charles Auguste Guillaume Henri François Louis de Steuben - Louis III (vers 863-882) et Carloman (vers 866-884).jpgEn épousant Marie de Bourgogne, Maximilien de Habsbourg reprend à son compte les possessions restantes des Bourgogne, les Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux), le comté de Bourgogne (actuelle Franche-Comté), le titre ducal, l’Ordre de la Toison d’Or et leur armoiries.

Les Habsbourg continuent en vain de revendiquer le duché de Bourgogne, mais doivent y renoncer d’abord au traité du Cateau-Cambrésis en 1559, puis au traité de Nimègue en 1678. Ce dernier traité attribue la Franche-Comté (précédemment connue sous le nom de comté de Bourgogne) à la France, sauf le comté de Montbéliard qui ne devient, volontairement, français que le 18 octobre 1793.

  • À l’issue de la guerre de succession d’Espagne, aux traités d’Utrecht (1713), les Habsbourg d’Autriche reçoivent les Pays-Bas, revendiquent l’Ordre de la Toison d’Or (il y a depuis deux ordres, un autrichien et un espagnol). Ils continuent de porter le titre de duc de Bourgogne. L’impératrice Marie-Thérèse le porte dans les documents officiels, et semble être la dernière dans ce cas. Après elle, le titre de duc de Bourgogne paraît absent de la titulature impériale (voir Habsbourg). Le titre se transmet donc aux Bourbons d’Espagne et, durant les périodes républicaines, au chef de la maison d’Espagne. Le roi Juan Carlos le porte encore de façon traditionnelle. La Constitution espagnole de 1978 lui accorde le titre de roi d’Espagne mais précise qu’il pourra utiliser les autres titres qui appartiennent à la Couronne.

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Fée Dame Verte

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2011

Une fée se tient à la verticale en déployant ses ailes de papillon. Elle semble marcher sur les herbes qui l'entourent.L’apparence et la nature supposées des fées ont largement évolué au fil du temps, et présentent des différences en fonction des pays. L’écrivain C. S. Lewis a noté que celles-ci peuvent être perçues comme des revenantes, une forme de démon, une espèce totalement indépendante des humains, ou même des anges.

 Dans la littérature médiévale française, les fées sont des femmes parfaites qui ne présentent aucun attribut physique différent des humains : celles du XIIe siècle apparaissent grandes, blondes, et d’une beauté sans égale. Elles sont distinguées davantage par leurs habitudes et occupations que par leur physique. Les ailes et la baguette magique sont des ajouts des auteurs de l’époque classique. Le Dictionnaire Bouillet, au XIXe siècle dit qu’on les représente tantôt sous la figure d’une femme jeune, belle, couverte d’habits magnifiques, tantôt comme une vieille ridée et couverte de haillons, parfois armées d’une baguette magique, instrument de leur puissance surnaturelle. Enfin, sans être immortelles, elles ont une existence de plusieurs milliers d’années. La plupart du temps, les fées semblent porter des vêtements correspondant à leur époque, toutefois, les lais des XIIe et XIIIe siècles les présentent dévêtues, en relation avec l’érotisme de la fée amante. En Angleterre, les vêtements des fées sont verts, tout comme ceux des dames vertes en Franche-Comté.

 Dans les croyances germaniques, les fées peuvent être très laides et posséder des attributs monstrueux tels que des écailles et des cheveux en soies de porc, ou alors se révéler comme des femmes d’une beauté incomparable. Dans la culture populaire anglo-saxonne (notamment en Angleterre), les fées sont souvent dépeintes comme de jeunes femmes, parfois ailées et généralement de petite taille (un héritage du XVIe siècle et notamment du Songe d’une nuit d’été qui a popularisé cette idée). Elles étaient à l’origine représentées très différemment, de la grande créature lumineuse et angélique à la petite créature ratatinée à l’allure de troll. Leur taille va du minuscule, comme les pillywiggins qui mesureraient un centimètre, à celle d’un enfant humain. Toutefois, cette petite taille est le résultat de leur magie plutôt qu’une caractéristique naturelle. Les ailes, qui sont un élément si commun dans les représentations d’artistes à l’époque victorienne, et plus tard un attribut indissociable de la fée anglo-saxonne, sont très rares dans le folklore. Les fées, même de très petite taille, sont censées voler grâce à la magie, parfois sur des tiges de séneçon ou sur le dos des oiseaux. Au début du XXIe siècle, ces fées sont souvent représentées avec des ailes d’insecte ordinaire, comme le papillon.

 Fée Dame Verte dans Mythologie/Légende 220px-%C3%89pinal_-_L%E2%80%99Oiseau_bleu_06Les fées sont étroitement liées au concept de monde parallèle, tel qu’il est évoqué dans la mythologie celtique et à travers le mot irlandais sidh. Elles peuvent habiter de merveilleux palais, le plus souvent situés au fond des eaux ou sur une île, telle la mythique Avalon. Dans les récits à leur sujet, ces lieux merveilleux de l’Autre Monde peuvent être découverts par un homme lors d’un voyage ou d’une quête, mais les fées peuvent aussi enlever des humains pour les y conduire. Selon le folklore, personne n’est à l’abri d’un enlèvement féerique et celui-ci peut ne durer qu’un temps ou pour toujours, et se révéler plus ou moins dangereux pour le kidnappé. Une femme qui venait de donner naissance et ne s’était pas encore rendue à l’église était considérée comme particulièrement vulnérable. Les histoires divergent quant au sort des captifs : certains mènent une vie joyeuse, d’autres sont à l’inverse tourmentés, d’autres enfin désirent ardemment revoir leurs vieux amis. Au XIXe siècle, dans Lady Isabel and the Elf Knight, le chevalier-elfe est un avatar de Barbe-Bleue et Isabel doit le tuer afin de sauver sa vie. Tam Lin révèle que le personnage-titre, bien que vivant au milieu des fées et possédant leurs pouvoirs, est en fait un « chevalier terrestre » qui mène une vie agréable mais craint que les fées lui fassent payer la dîme de l’enfer. Sir Orfeo raconte comment la femme de ce dernier est enlevée par le roi de Faerie, et parvient à s’échapper par la ruse, grâce à son excellent jeu de harpe. Sir Degaré raconte l’histoire d’une femme qui vient à bout de son amant féerique, lequel est démasqué comme un mortel dans les versions ultérieures de l’histoire. Dans Thomas le Rimeur, Thomas s’échappe avec moins de difficulté mais passe sept ans au pays des elfes.

Une part considérable des légendes associées aux fées mentionne les histoires de changelings, leurre ou enfants de fées que ces dernières abandonnent à la place de bébés humains qu’elles enlèvent dans leur royaume.La peinture montre une petite fée aux ailes de libellules dont la tête cache en partie le Soleil. Elle se tient dans un décor brumeux.

Une croyance partagée dans bon nombre de folklores veut que consommer la nourriture des fées scelle l’impossibilité de quitter leur royaume, tout comme dans le mythe de Perséphone et Hadès. Cette consigne est souvent donnée aux captifs qui se libèrent du pouvoir des fées grâce à d’autres personnes venues les délivrer : s’ils ont consommé la nourriture des fées, ils ne peuvent pas être libérés. Dans le lai de Guingamor, ce dernier semble pouvoir quitter le royaume des fées bien qu’il y ait mangé, mais lorsqu’il mange une pomme après avoir franchi la rivière qui sépare les deux royaumes, les trois siècles qui se sont écoulés sur Terre le rattrapent.

 

Pour tout savoir se rendre ici ….

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Ville fantôme en Inde

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2011

LA VILLE FANTOME DE FATEHPUR SIKRI  



Ville fantôme en Inde dans Légendes Indiennes 2619438

Fatehpur Sikri, proche d’Agra, est une splendide ville impériale dont les bâtiments de grés rouge sont dans un parfait état de conservation. L’histoire de la naissance de cette mystérieuse cité fait l’objet d’une légende : à Sikri vivait un saint, qu’ Akbar, en mal d’héritier alla consulter; un fils naîtra l’année suivante et Akbar, reconnaissant, fit construire un palais en ce lieu. Des milliers d’artisans vont alors faire surgir la ville de Sikri, rebaptisée Fatehpur « la ville de la victoire » par Akbar. Mais il l’abandonne, 14 ans après, pour repartir en campagne, et, désertée par manque cruel d’eau, Fatehpur deviendra une ville fantôme 

 

L’Histoire.
Peu après avoir accédé au trône de Delhi,
Akbar transfère sa capitale à Agra, consolide le jeune empire Moghol établi par Babur et Humayun et s’allie avec les Rajpoutes en épousant la princesse hindoue d’Amber (1562). Mais il resta longtemps sans héritier.
 

La Légende.

Prés du village de Sikri vivait un saint soufi, Sheikh Salim Chishti, qu’Akbar en manque de descendance male alla consulter en 1568. Après sa rencontre avec Akbar, le sage lui prédit la naissance de trois fils. Effectivement, quelques temps plus tard (1569), grâce à la bénédiction du Sheikh Salim Chrishti de Sikri naissait son premier fils, le futur empereur Jahangir, auquel il donna le nom du saint : Salim. En 1571, à la naissance de son deuxième fils, l’empereur Akbar, reconnaissant, entreprit de faire construire une nouvelle ville sur la colline où vivait le saint homme. De plus, la plaine, au bas de cette colline de Sikri, était un champ de bataille où Babur, son grand père, avait guerroyé contre les Rajput pour asseoir l’empire moghol. Le choix de ce site était donc un double remerciement.
 

La cité de la victoire. Pour ériger la cité, les meilleurs architectes furent engagés et des milliers d’artisans vont faire surgir les palais selon la vision impériale : palais, pavillons et mosquées devaient refléter le pouvoir de l’empire en amalgamant le meilleur des traditions architecturales mogholes et rajpoutes. Parti conquérir en 1572, Akbar revient victorieux en 1573, baptise Sikri, sa création, Fatehpur (ville de la victoire) et y installe sa cour.
 

La cité Fantôme. Mais Akbar ne vivra ici qu’une quinzaine d’années et abandonne Fatehpur en 1585 pour repartir en campagne. Pour les uns, la cité fut abandonnée pour son manque cruel d’eau, pour d’autres, Akbar dut se déplacer à Lahore pour stabiliser son empire ; ce qui est sûr, en revanche, c’est que Fatehpur Sikri deviendra une ville fantôme.

 

 

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Le Parc aux Cerfs

Posté par othoharmonie le 23 avril 2011

Aujourd’hui bruyante et fourmillante, Bénarès fut jadis une région vallonnée de forêts luxuriantes et d’étangs naturels, entourée par la magie des eaux du Gange. Un lieu d’ermitage apprécié par beaucoup des plus grands sages de l’Inde. Un peu plus au nord, il y avait une forêt dans laquelle le Bouddha délivra son premier sermon. Mais les habitants de ce lieu eurent auparavant à résoudre un certain nombre de conflits, comme nous le rapporte la légende.

Le Parc aux Cerfs dans Légendes Indiennes 2056975734_baa5e01907


Une terre immense au centre de l’Inde abritait des milliers de cerfs vivant au milieu d’un feuillage abondant. Le seigneur de cette terre aimait chasser. A cheval avec ses hommes, il parcourait le pays, traquant le cerf. Chaque fois, de nombreux cerfs étaient transpercés par leurs flèches. Beaucoup d’autres étaient blessés alors qu’ils s’enfuyaient, heurtant des rochers ou tombant dans des fosses. Une biche s’offrait pour cible afin de protéger ses petits. Cette terre paisible était devenue un enfer. 

 

Un jour, alors que le seigneur et ses hommes se reposaient à l’ombre, ils aperçurent un cerf énorme qui approchait. La beauté et la stature du cerf, avec sa paire de cornes scintillante, bouleversèrent les chasseurs. Les hommes, fascinés par ce cerf magnifique, en oublièrent de tirer. C’était un des deux rois cerf de ce domaine. Le roi cerf s’agenouilla devant le seigneur et dit, « beaucoup de mes amis cerfs meurent ou sont blessés chaque fois que vous venez. Je veux arrêter cette tuerie inutile en faisant un marché avec vous. La quantité de viande que vous êtes capable de manger doit avoir sa limite. Dites-moi s’il vous plaît combien de cerfs vous avez besoin chaque jour, je vous les enverrai sans faute. Je crois que c’est la meilleure solution pour protéger mes amis cerfs. »

 

 Le seigneur fut très affecté d’entendre cela. « Je suis désolé. Je ne savais pas que vous souffriez autant à cause de moi. Je vous promets de ne plus aller chasser désormais si vous me donnez seulement un cerf par jour. » 

 

A partir de ce jour, les deux rois cerf envoyèrent alternativement un cerf de leur village au seigneur. Bien qu’une tuerie inutile fut évitée ainsi, c’était toujours une grande tragédie pour le cerf qui attendait son tour. Les rois cerf devaient toujours encourager le sacrifice du jour, disant, « Chaque créature vivante est mortelle. Personne ne peut échapper à la mort. Concentrez votre esprit sur la toute compassion de Bouddha. Il vous sauvera sûrement de votre souffrance après la mort. N’ayez ni peine ni rancune. » Après avoir écouté, le cerf quittait le beau domaine, marchant solennellement jusqu’au palais. 

 

Le tour fatal revint à une biche enceinte. Elle se rendit chez le roi de son village et implora, « j’attends un bébé dans quelques jours. S’il vous plaît, changez l’ordre et permettez-moi d’avoir le bébé. Je me rendrai chez le seigneur quand le bébé pourra se débrouiller seul. » Le roi devint furieux. « Si je fais une exception, l’ordre sera rompu. Je refuse de le changer. » 

 

Découragée, la biche se retira en larmes. Elle ne voulait pas renoncer. Elle se rendit dans l’autre village et supplia le roi responsable du système. Le roi sympathisa profondément avec la biche et appela le cerf dont le tour était le jour suivant. « Seriez-vous assez aimable pour vous rendre chez le seigneur aujourd’hui à la place de cette biche ? » Le cerf devint perplexe, et dit, « si c’était mon tour d’y aller aujourd’hui, je l’accepterais comme mon destin. Mais j’ai encore un jour à vivre. Plus le temps qui vous reste est court, plus la vie prend de la valeur. Je ne le changerais pour rien ni pour personne. « L’ayant écouté, le roi ne pouvait plus insister désormais. En fait, le roi cerf savait qu’il n’avait pas d’autre choix que d’y aller lui-même. 

 

Le seigneur fut étonné de voir que le roi cerf venait s’offrir en sacrifice. « Pourquoi êtes-vous venus ici aujourd’hui ? Vous devez avoir beaucoup d’autre cerfs dans votre village. » Le roi cerf expliqua la raison de sa venue. Après l’avoir écouté, le seigneur fut profondément ému et prit conscience de sa propre cruauté. « Vous sacrifiez votre propre vie pour en sauver d’autres. Quelle grande bonté ! Combien de cerfs ai-je tués pour entretenir ma vie. Quelle honte ! » Le seigneur promit au roi cerf qu’il ne mangerait plus de cerf désormais et interdit également à ses hommes de les chasser. 

 

La paix fut rendue à la forêt. Les cerfs vécurent heureux sans aucune menace. Les gens de la terre aimèrent les cerfs, appelant le domaine, le Parc aux Cerfs.

 Le Parc aux Cerfs fut l’endroit où le Bouddha Shakyamuni prêcha son premier sermon après son Éveil. 

 

Source : www.indianmythology.com/

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VIX (21)

Posté par othoharmonie le 1 avril 2011

VIX  est une commune française, située dans le département de la Côte-d’Or et la région Bourgogne.

VIX (21) dans Ma Bourgogne En détails 470d127b1440de2185d1f01cd362bfd8

 

Il s’agit du site archéologique le plus emblématique et le plus connu du Pays Châtillonnais sur lequel des fouilles sont menées chaque été par des équipes universitaires françaises, autrichiennes et allemandes. 


C’est au pied du Mont Lassois, dans une boucle de la Seine, que fut découvert le célèbre Vase de Vix, dans la tombe d’une princesse celte. A son sommet, domine un vaste plateau urbanisé et fortifié. Ont été reconnus à ce jour deux maisons à absides dont l’une aux proportions peu communes, quelques maisons, des bâtiments à usage agricole et plusieurs tronçons du rempart, l’ensemble étant attribué au premier âge du Fer. 


Vaste plateau s’élevant à 306 mètres d’altitude, le Mont Lassois est aussi un des plus beaux points de vue du Châtillonnais. Une église romane y est installée, l’église St Marcel. 

 

 

Lieux et monuments

  • Église Saint-Marcel, classée monument historique. 
  • Église Saint-Marcel

     

  • En 1953, on y a découvert la Tombe de Vix, sépulture d’une princesse celte du premier Âge du Fer (Ve siècle av. J.-C.) avec le fameux vase, le plus grand cratère de l’époque parvenu jusqu’à nous. En 2007, des fouilles sur l’oppidum du Mont Lassois ont révélé l’existence d’un palais, dit palais de Vix.

 

 

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Reconstitution de la tombe de Vix (Marc TARASKOFF) 

 

Personnalités liées à la commune 

   

  • Maurice Moisson, découvreur du cratère de Vix

 

·         La tombe de Vix est une sépulture princière à char du Hallstatt final (fin du VIe siècle av. J.-C.). Elle se situe sur l’actuelle commune de Vix dans le département français de Côte-d’Or, sur un territoire jadis occupé par le peuple gaulois des Lingons. Découverte en 1953, elle est parvenue intacte. En raison de l’importance et de la qualité de son mobilier, elle est considérée comme une découverte de tout premier ordre pour cette période de la civilisation celtique

 

·         Le site et la sépulture princière fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 22 août 2006

 

 

Le site et sa découverte

 

En janvier 1953, Maurice Moisson, alors le chef du chantier des fouilles menées par la société archéologique de Châtillon-sur-Seine   , remarque un léger monticule et une concentration inusitée de pierres dans un champ au pied de l’Oppidum du Mont Lassois, près du petit village de Vix en Côte-d’Or. Maurice Moisson signale immédiatement sa découverte à René Joffroy, archéologue autodidacte qui était à cette époque le président de la société archéologique locale. Ce dernier s’occupe alors activement de la poursuite des fouilles et de l’exhumation de tous les objets de la tombe. Dans sa première publication au sujet de la découverte de la tombe de Vix, René Joffroy mentionne bien le fait que Maurice Moisson est le véritable découvreur de la tombe de Vix, mais dans les éditions suivantes il ne mentionnera plus le rôle premier de ce dernier et passera ensuite pour le premier et unique découvreur. 

 

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L’Oppidum du Mont Lassois est une butte-témoin de grande taille, qui domine la haute vallée de la Seine d’une altitude de 100 m environ, près de Châtillon-sur-Seine. Sa situation en fait un lieu idéal pour commander la circulation dans la vallée où passe un des itinéraires antiques qui ramenaient l’étain de Grande-Bretagne vers l’Italie. Des fouilles ont montré l’occupation de cet oppidum durant le néolithique et plusieurs des périodes postérieures. Il fut déserté à l’époque gallo-romaine au profit de la cité de Vertillum située non loin. 

Au VIe siècle av. J.-C., la population celtique locale, rattachée à la culture de Hallstatt et dirigée par une aristocratie féminine, profita de ce site exceptionnel pour prélever sans doute une taxe de passage aux marchands d’étain. La puissance des princesses établies au mont Lassois leur permit, suivant le rite aristocratique de l’époque de la tombe à char, de constituer des sépultures d’une richesse exceptionnelle. Cependant, le plus remarquable est que la sépulture de Vix renfermait les restes d’une femme ayant sans doute le rang de reine et de prêtresse, ce qui est révélateur du statut de la femme dans la société celtique

 

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  char sur lequel fut déposée la dame de VIX 

 

La dame fut inhumée sur un char de parade, avec de nombreux bijoux d’or ou de bronze, des objets d’apparat, dont ce qui symbolisait l’appartenance aux couches dominantes dans l’Europe de ce temps, c’est-à-dire les ustensiles de banquet, pratique aristocratique par excellence, en Grèce comme dans la Keltia. Les sépultures du Glauberg (Hesse, Allemagne) sont un autre exemple célèbre, un peu plus tardif (vers 450-400 av. J.-C.) : une statue héroïque était associée à l’une d’elles, dont elle renforçait le caractère monumental et associait l’aristocrate défunt au monde divin. Ces sépultures princières sont le plus souvent associées à des sites fortifiés de hauteur, le Mont Lassois dans le cas de Vix, la forteresse du Glauberg dans le cas allemand, qui constituaient le centre d’un territoire dominé par une aristocratie guerrière.  

 

 

 

Cratère de Vix

 

 

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Le cratère de Vix est un vase de bronze, du type cratère, découvert en 1953 dans la tombe d’une princesse celte à Vix (Côte-d’Or) datée d’environ 510 av. J.-C..

 

Il est aujourd’hui conservé et exposé au musée du Pays Châtillonnais, à Châtillon-sur-Seine.

C’est un objet exceptionnel de par sa taille (1,64 m) et sa facture. Il est constitué de l’assemblage de plusieurs pièces séparées, l’ensemble pèse 208,6 kg.

 

  • Le vase proprement dit, d’une seule pièce en feuille de bronze martelée pèse environ 60 kg. Son fond est arrondi, son diamètre maximal est de 1,27 m. et sa capacité est de 1 100 litres, l’épaisseur moyenne de la paroi varie entre 1 et 1,3 mm. On n’arrive pas à déceler de soudure, la prouesse technique des artisans antiques laisse perplexes nos contemporains. Lors de sa découverte, du fait de l’effondrement du toit du caveau, le cratère a été retrouvé écrasé en accordéon, les anses se retrouvant au niveau du pied; un travail de restauration nous permet de le retrouver dans son état originel.

 

  • Le pied est une pièce coulée d’un diamètre à la base de 74 cm et pèse 20,2 kg. Il reçoit le fond de la cuve et assure la stabilité de l’ensemble. Il est décoré de motifs classiques de végétaux stylisés.

 

  • Les anses, fonte de bronze d’un poids de 46 kg chacune. En forme de volutes d’une hauteur de 55 cm, elles sont richement décorées de gorgones grimaçantes et tirant la langue suivant un modèle courant dans la vaisselle de bronze grecque.

 

  • La frise des hoplites décore le tour du col qui est un cercle rapporté enserrant le haut de la cuve et supportant les anses. Huit quadriges conduits par un aurige de plus petite taille, suivant la règle d’isocéphalie nécessitée par la composition, sont suivis chacun par un hoplite à pieds en armes. Cette frise est un chef-d’œuvre du bas-relief grec.

 

  • Le couvercle, feuille de bronze martelée de 13,8 kg, couvrait l’ouverture du cratère. Il est concave et perforé de multiples trous qui font penser qu’il servait en fait de passoire. En son centre, un ombilic relevé supporte une statuette.

 

  • La statuette du couvercle, en bronze coulé, mesure 19 cm de haut et représente une femme, une main en avant qui tenait peut-être un objet perdu. Elle est vêtue d’un peplos, la tête recouverte d’un voile et paraît d’un style un peu plus archaïque que les autres éléments du cratère.

 

vix-11.1201641300     Les cratères étaient, dans l’antiquité, destinés à opérer un mélange entre le vin, imbuvable seul, l’eau, et sans doute divers aromates, la boisson y était ensuite puisée et distribuée aux convives lors de célébrations rituelles ou festives. Le cratère de Vix étonne par ses proportions et le chemin qu’il a dû accomplir pour parvenir des ateliers de la Grande Grèce jusqu’à cet oppidum bourguignon. Sans doute était-il un élément de prestige et une marque de puissance pour la principauté hallstattienne du Mont Lassois. Son enfouissement dans la tombe de la princesse de Vix a dû être suivi relativement rapidement par un déclin de la principauté et des évènements tragiques qui ont abouti à en perdre la mémoire, permettant ainsi sa préservation jusqu’à sa découverte en 1953. Le cratère fut restauré par Aimé Touvenin au Laboratoire d’Archéologie des Métaux du Musée Lorrain de Nancy

 

Le cratère et la totalité des pièces retrouvées dans la sépulture de la tombe princière de Vix, se trouvent aujourd’hui exposés au Musée du Pays Châtillonnais, à Châtillon-sur-Seine

 

 

Je vous conseille un très bon site à visitez : http://www.gzg.fn.bw.schule.de/heunebg/vix/vixfr.htm

 

 

 

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L’atlantide

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2011

Titre

L’ATLANTIDE 

Auteur

Pierre  BENOIT 

 

                                                    L’ATLANTIDE 

L'Atlantide

De quoi ça parle

Deux officiers français, le lieutenant de Saint-Avit et le capitaine Morhange, se retrouvent captifs d’un royaume inconnu au cœur du Sahara algérien, dirigé par la mystérieuse reine Antinéa, qui serait la descendante de Neptune. Le roman oscille entre la légende et la réalité.

 

Pierre Benoit ménage une surprise de taille à son lecteur : alors que la première apparition d’Antinéa la présente comme un personnage surhumain (au point de connaître par cœur des horaires de chemin de fer en France), celui-ci va découvrir peu à peu qu’elle n’est pas fille d’une princesse atlante, mais d’une demi-mondaine parisienne, puis un peu plus tard que son père n’est autre qu’un prince russe en exil, le mariage de celle-ci avec le roi atlante ayant eu lieu alors qu’elle était déjà enceinte. Ces informations découvertes peu à peu par le lieutenant de Saint-Avit ne diminueront en rien sa passion violente pour la jeune femme, qui ira jusqu’au meurtre.

 

Saint-Avit, soupçonné d’être le meurtrier du capitaine Morhange vient d’être nommé commandant du poste de Hassi-Inifel où il rencontre un ancien camarade de promotion : le lieutenant Ferrières.  


Jour après jour, celui-ci se verra dévoiler par André de Saint-Avit le récit de l’incroyable exploration au cours de laquelle le camarade du commandant du poste a trouvé la mort. Il écoutera la merveilleuse histoire de la descendante des rois de l’Atlantide, perdue au milieu du Hoggar (partie terrifiante du désert du Sahara), dans un lugubre palais, entouré d’une oasis. Cette princesse des temps anciens, l’incroyable Antinéa, attire les hommes au sein de son royaume et leur donne, de manière indirecte, la mort, afin de venger toutes les femmes humiliées.  


Mort et passion se trouvent comme toujours intimement liées, dans un récit plein de péripéties, de savoirs, et de philosophie.  

 

 

Le plus

 

L’écrivain catholique Louis Chaigne analysera en 1936 les raisons de l’engouement du public pour ce roman colonial par la conjoncture historique dans laquelle il a paru :

 

« L’Atlantide est le livre que beaucoup attendaient pour sortir du cauchemar des terribles années vécues dans la boue et sous les obus et pour s’appuyer avec douceur sur des jours plus sereins. »

Soutenu activement par Maurice Barrès, le livre de Pierre Benoit reçoit le Grand Prix du roman de l’Académie française pour 1919.

 

 

 

L’auteur :    L'atlantide dans A et B arton10812

Pierre Benoit est né en 1886 à Albi. Fils d’officier, il vit en Tunisie et en Algérie de 1892 à 1907. Il décroche en 1910 un diplôme de droit et de lettre et, la même année, obtient un emploi de rédacteur au ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts. Il se tourne vers la poésie avant de publier Koenigsmark (1918), son premier roman, avec beaucoup de succès. Puis il écrit l’Atlantide en 1919, qui reçoit le Grand Prix du Roman de l’Académie Française. Ce roman est immédiatement encensé par le public, les critiques, et les autres auteurs. Cette réussite est trop brutale selon certains, qui l’accusent de plagia sur She de Henry Rider. Mais Pierre Benoit prouva la médisance de ces rumeurs par un article, comment j’ai écrit l’Atlantide en 1920 dans « l’Echo de Paris« .  


La passion des voyages que l’on retrouve dans l’Atlantide le pousse à accepter un poste de journaliste (pour « Le Journal », « L’Intransigeant », et « France-soir ») dont les reportages le mènent dans divers pays du monde entier. On peut noter ceux qui l’inspireront au point d’y consacrer des romans : l’Orient (en général), les Nouvelles-Hébrides, les Antilles, l’Inde, l’Afrique ou le Japon. Il est élu en 1931 à l’Académie Française. La mort survint en 1962 à Ciboure.  

 

f43539ea dans A et B

 

si vous aussi vous voulez vous procurer ce livre, vous le trouverez ICI : 

http://www.amazon.fr/LAtlantide-Benoit/dp/2253010375 

                                                                             

bouquins

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Oracle Gé

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2011

Oracle Gé dans Oracle GE oracle-geGérard Barbier  est le créateur du support divinatoire qu’est l’Oracle Gé qu’il décida de créer après seulement quelques années de pratiques. Cet Oracle est relativement récent et n’est édité que depuis peu, à savoir en 1991
Les lames imagées d’illustrations modernes, simples et colorées de cet Oracle sont d’une symbolique évocatrice, ce qui lui procure un aspect « enfantin » permettant une manipulation aisée à toute personne désireuse d’aborder la voyance, notamment les débutants. 

oracle-ge dans Oracle GEUn Oracle pas comme les autres 

La particularité de cet Oracle qui en fait presque sa singularité, se trouve spécialement au niveau de sa faculté à situer une interprétation divinatoire dans le temps et ce grâce à, plus précisément, quatre cartes de ses 61 lames qui composent le jeu de cartes. Les 4 lames représentant les 4 saisons  qui permettent de dater les prédictions avec précision (3 mois). En plus de ces 4 cartes spéciales, il en possède huit autres qui se démarquent en représentant des personnages (qui peuvent représenter des acteurs se raccrochant à la prédiction)  et qui apportent aux pratiquants des précisions supplémentaires pour permettre une interprétation affinée. Pour encore plus d’exactitude pour les pratiquants qui le désirent, les cartes ont un sens de lecture et en fonction de celui-ci lors du tirage, elles donnent des informations complémentaires pour la prédiction. 

oracle-geFacile et performant 

Tout en étant un support divinatoire puissant dans le domaine de la cartomancie  et qui sait charmer les professionnels, l’Oracle Gé sait également séduire les débutants par sa facilité et constitue un bon outil pour l’apprentissage. 


Différentes méthodes de tirage de l’Oracle peuvent être utilisées. En fonction de votre question l’une sera plus judicieuse que l’autre. Par exemple le tirage en croix avec 5 lames vous apportera des réponses aux questions touchant différents domaines de la vie en générale. Pour des besoins plus spécifiques vous devrez recourir plutôt à un tirage thématique. Il y en a d’autres : 

  • Le tirage à 21 lames 
  • Le tirage à 7 lames 
  • Le jeu du consultant 
  • Le jeu du prénom 

N’oubliez pas qu’un Oracle comme un Tarot ou tout autre accessoire dans le domaine de l’ésotérisme reste un support qui vous aide à une meilleure interprétation … vous restez l’interprète et devez faire confiance à votre intuition qui s’avèrera plus exacte avec l’expérience.

oracle-ge

Les 61 cartes de l’oracle de Gé avec leurs significations 

Carte 1 : Le Soleil
Le succèsCarte 2 : La Rose
La sérénité

Carte 3 : Le Printemps
Une durée de 3 mois

Carte 4 : Le Feu
La maison

Carte 5 : Les Tours
La foule

Carte 6 : Les Deux Cœurs
Une rencontre amoureuse

Carte 7 : Les Chiffres
L’imprévu

Carte 8 : L’Araignée
A l’endroit : Tristesse
A l’envers: Possibilité de réussite

Carte 9 : L’Escargot
Un retard

Carte 10 : Le Bateau
Un voyage

Carte 11 : Le Lion
La force

Carte 12 : Le Poignard
La violence

Carte 13 : Le Papillon
Métamorphose

Carte 14 : La Pensée
Le mental

Carte 15 : Les Symboles Sexuels
La sexualité

Carte 16 : La Route
A l’endroit : Un accrochage
A l’envers : Un accident

Carte 17 : L’Etoile
Une protection générale

Carte 18 : La Cigogne
A l’endroit : Une naissance
A l’envers : Grossesse difficile

Carte 19 : L’Argent
Rentrée d’argent importante

Carte 20 : Les Deux Flûtes
La fête

Carte 21 : Les 3 Lunes
Un changement dans le mois à venir

Carte 22 : La Bougie
L’occulte

Carte 23 : Les Outils
Le travail

Carte 24 : L’Été
Une durée de 3 mois

Carte 25 : Le Point d’Exclamation
Valide les cartes voisines

Carte 26 : Le Désert
La solitude

Carte 27 : L’Oiseau
Une nouvelle

Carte 28 : Le Cadeau
A l’endroit : Cadeau à recevoir
A l’envers : Cadeau à donner

Carte 29 : La Poignée de Mains
Association, fraternité, aide

Carte 30 : La Balance
L’activité commerciale

Carte 31 : Le Chien
La fidélité 

Carte 32 : Le Serpent
La sournoiserieCarte 33 : Le Stéthoscope
Le médecin

Carte 34 : L’Écureuil
Les économies

Carte 35 : Clef du Destin
A l’endroit : Petits problème de santé
A l’envers : Problème de santé important

Carte 36 : Le Cœur Partagé
La solitude

Carte 37 : Le Coquillage
Les vacances

Carte 38 : L’Éléphant
Une opportunité

Carte 39 : Le Rat
A l’endroit : Une petite maladie
A l’envers: Un problème de santé important

Carte 40 : Les Papiers
Des démarches administratives

Carte 41 : L’Hiver
Une durée de 3 mois

Carte 42 : Les Flèches
Situation indécise

Carte 43 : La Harpe
L’art

Carte 44 : La Justice 
A l’endroit : Un procès
A l’envers : La prison

Carte 45 : La Jeune Fille
A l’endroit : Brune
A l’envers : Blonde

Carte 46 : Le Jeune Homme
A l’endroit : Brun
A l’envers : Blond

Carte 47 : La Femme
A l’endroit : Femme brune
A l’envers : Femme blonde

Carte 48 : L’Homme
A l’endroit : Homme brun
A  l’envers : Homme blond

Carte 49 : La Consultante
Représente la consultante

Carte 50 : Le Consultant
Représente la consultant

Carte 51 : La Femme Âgée
A l’endroit : Brune
A l’envers : Blonde

Carte 52 : L’Homme Âgé
A l’endroit : Brun
A l’envers : Blond

Carte 53 : La Flûte Brisée
Une rupture

Carte 54 : La Campagne
Le repos

Carte 55 : L’Automne
Une durée de 3 mois

Carte 56 : La Pyramide
Évolution professionnelle

Carte 57 : Le Lynx
 
L’inconstance
Carte 58 : La Croix 
La mort

Carte 59 : La Chauve-souris
Le vol

Carte 60 : La Colombe
La paix

Carte 61 : Le Parchemin
Les écrits judiciaires 

   flecheL’Oracle Gé est disponible au prix de19,00 euro sur le site http://www.lepalaisdutarot.com/Oracle-ge.htm 

flecheRetrouver à la fin de ces articles sur l’oracle Gé, toutes les définitions des cartes par situation vous préoccupant.

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Oracle Gé – langage

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2011

L’Oracle Gé : son langage 

 

Lecture des cartes de l’Oracle Gé 

 

Oracle Gé - langage dans Oracle GE 51-77-large

 

 

LES CARTES 

Sur le plan affectif : 

Sur le plan professionnel : 

Sur le plan santé : 

Le soleil 

aboutissement dans tous les projets amoureux 

liaison stable et durable,  sincérité des sentiments 

amour fort et constructif 

bonheur assuré dans le couple 

réussite dans sa carrière 

professionnelle- salaire 

conséquent ou promotions 

aboutissement positif 

pour la recherche 

d’emploi 

Guérison 

 

fin d’un 

traitement 

médical 

Le printemps 

hésitations, indécisions  

et doutes début de liaison hésitante on ne sait pas si l’on veut vraiment avoir un  suivi dans une  relation crainte d’un engagement plus sérieux on hésite dans le choix du partenaire on n’exprime pas ses sentiments 

souvent travail saisonnier ou temporaire 

un nouveau travail ou poste ; un renouvellement de contrat pour les cdd 

Nouveau traitement 

léger ou bien 

à base de plantes 

 

Le feu 

désir de construire un foyer, une famille, liaison stable, chaleureuse, liens resserrés vis à vis de la famille 

travail d’équipe 

ou entreprise familiale 

métiers liés au feu (pompiers…) 

forte 

énergie 

nervosité, 

surmenage 

brûlures 

domestiques 

 

Les tours 

 

relation basée sur des bases saines et constructives 

être enfermé dans sa tour d’ivoire 

 

métiers liés à 

l’immobilier 

ou à la construction 

Travail qui amène 

à beaucoup de contacts 

humains 

 

Bonne forme 

physique et 

morale 

 

Les deux coeurs 

rencontre sentimentale importante dans la vie du consultant rencontre de l’âme sœur en cas de conflit rapprochement des partenaires 

amour sincère et réciproque 

Emploi satisfaisant 

rencontre de 

l’amour sur le lieu du travail ; travail lié 

à l’affectif 

Excellente 

Santé dans le 

cas d’une maladie, 

guérison 

complète 

 

Les chiffres 

rencontre fortuite, inattendue 

 

Métiers liés aux jeux 

de hasard, 

casinos, loteries… 

Changement inattendu 

dans le cadre du travail 

nervosité, 

colère, 

impulsivité 

 

L’araignée  

Vie sentimentale irrégulière, en dents de scie – Amour jalousif, possessif, morbide 

Amour dévorant, étouffant 

Amour qui n’est pas désintéressé 

En positif : bon 

espoirs de réussir 

sa carrière, on a pris la 

bonne voie .En négatif : 

déboires dans le travail, 

les efforts ne sont pas 

récompensés 

Surmenage 

Mental et nervosité 

Humeur 

changeante 

Tendance 

dépressive 

 

L’escargot  

Retard dans la vie amoureuse 

Les choses évoluent lentement 

les partenaires sont trop renfermés sur eux-mêmes, manque d’échanges 

Retard dans tous 

les projets professionnels 

faiblesse 

générale 

et fatigue 

sans gravité 

 

10 

Le bateau 

voyage en amoureux ou Lune de miel – couple qui a une vie très remplie 

professions liées au tourisme, interprétariat, aviation… pratique des langues étrangères 

Déplacements profession… 

Fatigue et lassitude besoin de calme et d’évasion 

 

11 

Le lion 

relation forte, passionnée 

rapports de force entre les partenaires. 

Les partenaires se réconfortent mutuellement 

Les métiers qui ont 

un rôle de protection : 

garde du corps, agent de sécurité, assureur… 

poste de direction, 

à fortes responsabilités 

on est à l’aise dans son 

travail 

Bonne vitalité et bonne santé 

risque de 

surmenage 

en cas de 

problème, 

amélioration 

rapide 

 

12 

Le poignard 

relation qui n’apporte que des soucis et contrariétés 

colère ou violence conjugale 

 

Mauvaise ambiance 

dans le travail emploi qui ne convient pas et ne plaît pas. On ne se sent plus à sa place dans l’entreprise 

 

blessures 

domestiques 

troubles 

nerveux, 

excitation, troubles du sommeil 

 

13 

Le papillon 

Renouveau dans la vie sentimentale. 

Pour les célibataires, nouvelle rencontre. On repart sur de nouvelles bases dans le couple 

Si conflits dans le couple c’est 

la fin de la crise Redécouverte du partenaire et de soi-même 

Changement positif 

au niveau social 

Nouveau travail 

ou nouveau poste 

 

Bonne santé 

Pour les malades 

fin des soucis 

 

14 

La pensée 

une personne pense au consultant 

Complicité dans le couple 

Entente spirituelle 

 

Métiers liés à la 

psychologie 

Travail mental et 

intellectuel 

 

Bonne santé et sérénité. Si accompagné 

De cartes 

négatives : 

déprime, crise morale 

 

 

15 

Les symboles sexuels 

A l’endroit : 

(flèche rose en haut ): 

aventures sexuelles  sans lendemain le consultant a une activité sexuelle importante 

le sexe a beaucoup d’importance dans la vie du consultant 

Proposition amoureuse peu sentimentale 

A l’envers

 (flèche bleue en haut) : 

infidélité sexuelle, bisexualité, 

sexualité marginale, 

ou  avec plusieurs partenaires 

vie sexuelle trop abondante 

 

Métiers liés 

à la sexualité : 

gynéco, sexologue… 

Il peut s’agir d’une 

aventure sexuelle dans 

le milieu professionnel 

Soucis au plan sexuel, 

frigidité, 

impuissance, 

Problèmes gynécologiq.   

MST 

Troubles 

Psychologiqu. 

 

16 

La route  

Relation non stable, bancale, pas régulière 

Vie sentimentale difficile avec beaucoup d’obstacles, de revirement de situation 

Relations tendues, conflits 

Métiers liés à la Route (autoroute, voirie, 

gendarmes…)-  déplacements 

professionnels 

Bouleversements 

perturbants dans 

le travail 

Santé 

irrégulière 

des hauts et 

des bas dans le moral 

chutes de 

tension, 

problèmes 

d’articulation 

risque de chute, 

blessure, coupure 

17 

L’étoile 

Vie sentimentale sereine et heureuse. Liens forts dans le couple qui les protège de toute agression extérieure 

Travail satisfaisant, 

Plaisant. Réussite 

professionnelle 

Métiers liés à l’astrologie 

et à l’ésotérisme (voyants, 

désenvoûteur…). Métiers en rapport avec la sécurité, 

la protection rapprochée 

(gardien, agent de sécurité, garde du corps…) 

Bon 

capital santé 

Bonne vitalité 

18 

La cigogne 

Nouvelle rencontre 

Nouveau départ dans le couple 

Métiers liés à l’enfance 

et qui s’y rattache : 

puéricultrice, assistance 

maternelle, sage-femme 

Changements au niveau 

du travail : nouvelles fonctions, nouveau poste 

Pour les sans emploi 

Aboutissement dans 

les recherches 

Grossesse 

Soucis 

Gynécologiq. 

si cartes voisines 

négatives 

19 

L’argent 

liaison basée sur un intérêt financier partenaire très matérialiste 

Professions comme banquier, transporteur 

de fonds, bijoutier, 

tout ce qui touche 

aux métaux précieux 

problèmes de 

santé qui 

engendrent 

des dépenses 

Traitement 

par homéo- 

et ostéopathie 

 

20 

les deux flûtes 

Possibilité de rencontrer l’âme sœur  - Liaison amoureuse sérieuse – Concrétisation du couple, union ou vie en commun – Compréhension et harmonie dans le couple – Réunion familiale 

Métiers liés à la fête et à la 

communication 

Professions liées à l’union des êtres comme agence 

matrimoniale. Egalement métiers de bouche : restaurateur, traiteur … 

Attention aux excès alimentaires, 

à l’alcool, 

au tabac 

 

21 

Les trois lunes 

relation basée sur le romantisme ; on se dévoile, on avoue ses sentiments 

Travail de nuit (discothèque, 

Gardien de nuit, infirmière) emploi avec des horaires 

tournants 

Troubles du 

sommeil 

 

22 

La bougie 

tous les espoirs sont permis 

relation affective sereine, stable et régulière liaison bénéfique 

Personne qui travaille dans 

le domaine de l’occulte : 

voyant, astrologue, radiesthésiste, magnétiseur 

Guérison avec l’aide de l’homéop. La phytothér ;  magnétiseur 

 

23 

Les outils 

Union construite sur de bonne bases ; relation amoureuse en rapport avec son travail 

 

Les métiers manuels liés 

 A l’artisanat , la construction, le dépannage : 

menuisier, charpentier, 

plombier… travail en équipe 

les sans emploi trouvent un travail 

santé saine 

et sans 

problème 

Avec des cartes négatives, 

accident du travail ou 

maladie 

professionnelle 

 

24 

L’été 

rencontres enrichissantes 

amour passionné 

exaltation des sentiments 

Réalisation professionnelle 

Evolution financière 

dans son emploi 

Bonne santé et vitalité 

 

25 

Le point d’exclamation 

 

Grand attachement entre les partenaires. On prend la relation un peu trop comme 

une chose bien acquise 

 

On a ou on trouve un emploi stable et durable travail cartésien 

 

tout va bien mais cette certitude ne 

doit pas pour 

autant amener à se négliger 

 

26 

Le désert 

les célibataires hélas le resteront la relation n’aboutira sur rien de concret effritement des sentiments – blessures concernant d’anciennes relations 

emploi déplaisant et non 

enrichissant Période difficile dans les affaires 

problèmes 

gynéco- 

logiques, de 

stérilité, ou lors d’une 

grossesse 

 

27 

L’oiseau 

relation basée sur le dialogue, la communication 

affinités pour les sujets de conversation et les échanges de vues on fait une rencontre par le biais d’une annonce, 

d’internet 

Métiers liés à la communication, les échanges, 

les médias… annonce 

d’un contrat à signer 

Examens 

médicaux 

en vue ou en 

attente de résultats 

 

28 

Le cadeau 

partenaire généreux, qui fait des petits cadeaux et attentions de toutes sortes 

Se donner physiquement à l’autre 

emploi gratifiant, prime ou promotion inattendue 

pour les sans-emploi 

proposition de travail 

Santé sans 

Nuages et c’est un cadeau du ciel 

 

29 

La poignée 

de mains 

complicité dans la relation 

les partenaires se soutiennent mutuellement 

les partenaires sont inséparables, 

soudés l’un à l’autre les célibataires trouvent un soutien affectif auprès d’un ami ou d’un nouveau partenaire 

Entreprise familiale ou association caritative 

Travail d’équipe : les métiers liés à l’aide sociale : assistance sociale… 

tout va bien 

 

30 

La 

balance 

 

relation affective équilibrée 

 

le commerce et tout ce qui 

s’y rattache ; petit commerçant à son compte 

ou grande distribution 

 

bonne santé 

équilibrée – en cas de maladie, la guérison est proche 

 

31 

Le chien 

amitié sincère, véritable 

et durable sur les années 

amour sincère – fidélité réciproque 

Métiers liés à l’animalerie, 

vétérinaires… emploi trouvé 

par le biais d’un ami ou 

d’une relation – métier plaisant 

Santé saine - 

problèmes 

d’allergies 

 

 

32 

Le serpent 

on se méfie de son partenaire par manque de confiance – on éprouve de la jalousie le partenaire est dévalorisé par critiques de l’autre 

Ambiance malsaine dans 

le travail, jalousie des 

collègues, médisances, 

hypocrisie on est sur 

le qui-vive d’une réflexion 

problèmes 

circulatoires 

troubles nerveux 

empoison- 

nement 

 

33 

Le Stéthoscope 

petites contrariétés passagères dans le couple 

Profession libérale comme 

infirmière, pharmacien, 

dentiste 

Consultation 

Auprès d’un 

médecin 

traitement 

en cours ou à venir 

 

34 

L’écureuil 

liaison stable et harmonieuse 

qui évolue lentement mais 

sûrement ; partenaires ayant des intérêts financiers en commun 

Métiers en rapport avec les 

Placements financiers, 

les assurances, la bourse… 

petite augmentation 

de salaire ou petite prime 

bonne ambiance au travail 

bon capital 

santé 

 

35 

L’hôpital 

Relation amoureuse tendue 

Remise en question du couple 

Métiers liés à la santé 

travail dans un  hôpital, 

clinique, laboratoire, radiologie… comme 

secrétaire par exemple - 

travail qui rend malade 

Hospitalisation pour 

examens ou 

intervention 

chirurgicale 

 

36 

Le coeur partage 

 

les célibataires souffrent de solitude et cherchent l’âme sœur – personne en couple et qui se sent pourtant seule 

 

travail ennuyeux, sans intérêt 

emploi stagnant sans possibilité d’évolution 

tendance 

dépressive et crises d’angoisses 

 

 

 

37 

Le coquillage 

 

liaison passionnée 

liaison enrichissante en sorties, en loisirs partenaire 

de culture différente ou   métissé 

Métiers en rapport avec le tourisme, les transports, 

l’import-export… travail à 

l’étranger – voyages ou 

déplacements pour son travail 

période de repos et de 

recul pour fatigue et 

surmenage 

soins par 

hydrothéra., 

thalasso- manque d’iode dans 

l’organisme 

 

38 

L’éléphant 

Chance et bonheur dans sa vie affective Relation fiable et durable – les célibataires font l’opportunité d’une rencontre 

 

travail qui convient 

opportunités à saisir 

Très bonne santé – si maladie, 

Guérison rapide et totale 

 

 

39 

Le rat 

relation affective qui procure un mal être échanges basés sur la fausseté 

Maladie professionnelle 

très mauvaise ambiance 

Métiers liés à la santé 

ennuis de santé plus ou moins graves selon sens de la carte troubles nerveux et 

circulatoires 

 

40 

Les papiers 

publication des bancs 

signature contrat de mariage 

ou papiers de divorce, 

pension alimentaire 

testament 

Professions en rapport avec l’administration, 

l’enseignement 

demande d’emploi, 

contrat d ‘embauche 

stage, formation, 

concours, titularisation 

Petits examens 

à effectuer 

renouveler une 

d’ordonnance 

-          démarches 

à faire auprès 

des organismes 

de santé 

 

41 

L’hiver 

les rapports dans le couple sont froids et distants 

période de solitude pour les célibataires 

aucune évolution possible 

les projets sont retardés 

personne qui travaille 

dans les sports d’hiver, 

le tourisme en montagne 

rhume, grippe 

problèmes de 

circulation 

 

42 

Les flèches 

Doutes et hésitations dans le suivi d’une relation – choix à faire entre deux partenaires 

Hésitation pour la voie 

Professionnelle à suivre 

Plusieurs opportunités 

d’emplois 

Stress, 

surmenage 

 

43 

La harpe 

rencontre sentimentale lors d’une sortie, d’un spectacle 

rencontre avec un artiste 

couple qui sait se distraire, 

faire la fête personne romantique 

Métiers en rapport 

avec  l’art et le monde du 

spectacle 

Rien de particulier - 

utilisation des 

médecines 

parallèles 

44 

La justice 

avec des cartes positives 

couple stable et équilibré 

démarches de divorce 

Métiers liés à la loi : avocats, huissier, policiers, gardien de prison… aller aux prud’hommes avec son employeur 

Santé stable – côté psycholo- 

gique fragile suite à un choc 

émotionnel 

 

 

45 

La jeune fille 

ou femme de –  de 30 ans….. 

A l’endroit 

:  brune 

A l’envers

blonde 

 

on est sentimentale et romantique on est prête à fondre face aux compliments et flatteries pour un homme peut signifier une liaison avec personne plus jeune 

 

Manque de maturité et 

d’expérience – Métiers 

liés à l’enfance 

Bonne énergie 

 

46 

Le jeune homme 

ou un homme de – de 30 ans 

A l’endroit : brun 

A l’envers : blond 

 

Pour une femme rencontre 

avec une personne plus  jeune. Personne instable, 

qui collectionne les  aventures 

 

Manque de maturité 

et d’expérience. Métiers 

liés à l’enfance 

 

Bonne 

vitalité 

 

47 

La femme 

De + de 30 ans et de – de 65 ans 

A l’endroit : brune 

A l’envers : blonde 

 

 

Une amie, une femme de 

son entourage proche, mère, soeur, autre … pour la consultante une rivale 

 

 

femme à 

forte ambition 

professionnelle possédant le sens des affaires 

 

 

Rien 

de particulier 

 

48 

L’homme 

+ de 30 ans et – de 65 ans 

A l’endroit : brun 

A l’envers : blond 

Un ami, un homme de son entourage proche, père, frère, autre … pour le consultant, un rival 

 

Personne pleine de vitalité dans son travail mais 

au détriment parfois 

de son humeur. Personne 

qui mélange vie professionnelle et vie privée 

 

il faut savoir 

décompresser 

pour éviter les 

problèmes 

nerveux 

 

 

49 

La consultante 

Ou pour le consultant il s’agit d’une femme proche 

Amitié sincère avec une femme pour le consultant 

Responsabilités et initiatives approuvées 

dans son travail 

rien de particulier 

50 

Le consultant 

Pour la consultante il s’agit d’un homme  proche 

Amitié sincère avec un homme pour la consultante 

travail à responsabilités, 

équipe sous ses ordres 

rien de 

particulier 

52 

L’homme âgé

Homme + de 65 ans 

A l’endroit : brun 

A l’envers : blond 

H. âgé, père, grand-père… 

Peut désigner aussi une protection occulte 

 

peut annoncer une différence d’âge entre les deux partenaires 

 

départ à la retraite 

fin de carrière – travail avec des personnes âgées 

 

problème 

d’arthrose 

manque 

d’équilibre, 

risque de 

chutes 

 

53 

La flûte brisée 

dispute dans le couple, 

séparation si cartes très négatives 

dispute avec personne de son entourage professionnel – fin ou rupture de contrat 

licenciement 

risque de 

blessures et coupures 

déséquilibre 

nerveux 

57 

Le lynx 

personne trop 

indépendante qui a du mal à supporter un conjoint 

« a temps complet » 

infidélité du partenaire 

Travail indépendant, 

pour son propre compte 

-          liberté  d’action dans 

les démarches professionnelles 

on évite les 

médicaments 

car on craint une dépendance 

 

58 

La croix 

grand changement 

bénéfique dans la vie amoureuse du consultant avec cartes positives 

-          rupture amoureuse, 

fin d’une liaison si cartes négatives – décès d’une 

personne proche si  assemblage des cartes vraiment très significatif 

Métiers en rapport 

avec la mort : pompes 

funèbres, morgue, 

crématoire… Changement 

important et imprévu 

dans son travail – fin de contrat, licenciement 

Changement 

radical de 

traitement 

Guérison 

Radicale et 

Inattendue - 

décès 

 

59 

La chauve souris 

brouilles affectives avec amis ou la famille Perte d’amitié 

abus de confiance de la part du conjoint 

perte d’emploi – abus de confiance lors de la signature d’un contrat 

pertes  de mémoire 

déprime troubles 

psychologique- crise de nerfs 

 

60 

La colombe 

 

Relation sereine – amour apaisant – harmonie dans le couple 

travail dans une association caritative 

humanitaire – emploi plaisant correspondant à ses aspirations 

Santé protégée 

Guérison proche 

 

61 

Le parchemin 

légalisation d’une union par le mariage – achat en commun dans le couple 

études littéraires et culturelles – Les métiers comme notaire, écrivain 

achat d’un fond de commerce 

ordonnance 

médicale – troubles 

dyslexiques 

chez un jeune 

 

 

 

 


 

 

Oracle_Ge_Tarot dans Oracle GE

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Nymphes, Ondines, Lavandières…

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2010

****Peuple de l’élément Eau

 


issu du livre : L’encyclopédie du merveilleux 

 

 


Les Nymphes 

Nymphes, Ondines, Lavandières... dans Mythologie/Légende Julius+LeBlanc+Stewart,+The+Glade+1900,+Private+collection

Les Nymphes dont le nom signifie « femmes fécondes » sont des divinités antiques secondaires personnifiant les forces vives de la nature. Elles veillent plus particulièrement sur les eaux thermales. Bienfaisantes, elles sont les nourrices des dieux – Zeus fut élevé par la Nymphe Mélissa, les protectrices des jeunes filles et des fiancées, préservent la santé et inspirent les prophéties. 


D’apparence féminine, elles sont associés à l’érotisme, la sensualité et la sexualité, au point d’avoir inspiré le terme « nymphomane »
en référence aux nymphes grecques réputées pour leurs nombreuses aventures. On les représente souvent nues, ou demi nues, tenant entre leurs mains une coquille ou une urne d’où s’échappe l’eau de la source à laquelle elles président. « l’heure des Nymphes », cinquième heure du jour (soit onze heures du matin), est traditionnellement l’heure du bain


Les Nymphes nymphomanes, cette fonction amoureuse et féconde est d’ailleurs l’une des garanties de la perpétuation de leur espèce et de l’immortalité de leur âme. 

 

Dans de nombreuses mythologies elles sont des divinités subalternes, membres d’un large groupe d’esprits de la Nature de sexe féminin. Elles sont les sœurs des naïades et des dryades et sont souvent vues avec des satyres

Le mot grec νύμφη a plusieurs significations dont « jeune fille en âge d’être mariée », « fiancée », « vierge ». De fait, les nymphes personnifient les activités créatives et productives de la Nature. 

Elles sont quelquefois liées à un lieu ou un élément particulier, et pouvaient faire l’objet d’un culte local. Elles accompagnent parfois d’autres divinités, dont elles forment le cortège. 

 

 

 

 

Ondins et Ondines

 

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Les Ondines, dont le nom dérive de « onde » sont des créatures vivant dans les eaux douces, généralement les lacs, les rivières ou les chutes d’eau. 

Elles sont surtout présentes dans le mythologies germaniques et scandinaves. Leurs compagnons, les Ondins, jouent un rôle plus effacé. 


Contrairement aux sirènes, les ondines ont des corps de femmes parfaitement conformés, dont la partie inférieure n’est pas recouverte d’écailles de poissons. Les Ondines attirent à elles les jeunes hommes pour les séduire et les entraîner sous l’onde, dans leurs magnifiques palais de cristal, d’où ils revienne rarement. 


Les Ondines sont toujours jolies, malicieuses, parfois cruelles. Coiffées de plantes aquatiques, elles viennent peigner leurs cheveux à la surface de l’eau; ces cheveux sont tantôt blonds, tantôt d’un vert de mer. Elles tournent vers le passant leur figure ou brillent deux lèvres de corail et des yeux d’un vert étincelant. Le jeune homme qui les voit est séduit par tant de beauté. Il suit l’ondine dans son, palais de cristal pour y vivre avec elle. 

Mais là-bas au fond de l’élément liquide, les jours passent comme des minutes. L’homme ignore cette particularité, et, quand il revient sur cette terre, quelle n’est pas sa stupéfaction de rencontrer les arrière-neveux des personnes qu’il à connues! Tout le monde se moque de lui : il porte des vêtements ridicules, passés de mode depuis longtemps. 


Une fois mariée à un mortel, l’ondine ne doit jamais retourner sur l’eau, au risque d’en périr, on dit que celui qui a une Ondine pour femme doit éviter de la conduire sur l’eau et surtout de la fâcher quand elle se trouve sur cet élément. Si ces conditions ne sont pas remplies, l’ondine retourne pour toujours dans les flots, sans que le mariage soit dissous, si le mari abandonné se remarie l’ondine le tue. 

 

 

Les Lavandières de nuit 

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Laveuses de nuit, blanchisseuses de nuit, lessiveuses de la mort, femmes de nuit, chanteuses de nuit, pâles de la nuit, bagadiero.

 


Les Lavandières surnaturelles apparaissent la nuit près des eaux mortes ou des lavoirs, et manifestent leurs présence par des chants et des coups de battoir sur le linge mouillé. Leur rencontre est toujours de mauvais augure, et présage souvent une mort imminente. Contrairement aux fées de l’eau, qui viennent faire leur lessive au bord des rivières, et obtiennent un lige si pur que l’on dit « blanc comme le linge des fées » aux sirènes qui blanchissent leur linge dans l’écume de la mer, ou aux incantados, créatures mi-anges mi-serpents qui viennent plonger leur linge dans les sources sacrées, les Lavandières de nuit sont des créatures aux instincts morbides dont il vaut mieux se garder. 

Il s’agit le plus souvent de sorcières, de mortes qui n’ont pas été ensevelies dans un linge propre, c’est pour cela qu’elles reviennent la nuit le laver, ou de fantômes revenus sur terre pour expier un châtiment.


Leurs fautes les plus communes sont d’avoir osé faire de leur vivant leur lessive un dimanche, défiant ainsi la règle du repos dominical, d’avoir trop économisé le savon ou d’avoir tué leurs propres enfants, dans ce cas, elles sont condamnées à laver jusqu’à la fin des temps les langes sanglants de leurs poupons sans vie. 

On raconte également que ces lavandières ont été punies jusqu’au jugement dernier. Ces laveuses de vêtements, dans leur avarice, ont voulu économiser leur savon. Ainsi pour laver les vêtements des pauvres, elles préféraient user de cailloux, abîmant ainsi fortement leurs vêtements. Ceci leur valu, lors de leur mort, d’être condamnées à laver indéfiniment des vêtements, lors de nuits sans lune et sans étoiles, dans ces mêmes lavoirs où elles avaient jadis travaillé. 

 

Pour se venger, elles interpellent les passants, les entraînant à les aider à essorer et étendre le linge. La seule façon de ne pas finir les membres brisés et étouffés dans les linceuls est de tourner toujours les suaires dans le même sens. Ainsi, la lavandière, voyant que son travail n’en finit pas, se lasse et laisse sa victime libre. 


On retrouve dans les différentes cultures quelques divergences : elles seraient les lavandières préposées à laver les défunts et leurs vêtements, ne trouvant pas le repos éternel ; ou encore de mauvaises mères condamnées à laver les langes de bébés morts sans avoir été baptisés.
 

En réalité, deux théories ont été « élaborées » : les bruits perçus la nuit seraient dus à des grenouilles très bruyantes. L’autre théorie relève du fait que certaines femmes ne trouvaient autre moment dans la journée pour faire leur lessive et s’y attelaient dès la nuit tombée.

 

 

 

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LE TAJ MAHAL

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2010

LE TAJ MAHAL dans VOYAGE EN INDE taj_mahal_brume

 

Certes, on ne se rend pas en Inde sans faire une petite visite au Taj Mahal…. Edifice qui fait tant rêver …. 

 

Une preuve d’amour. Une preuve d’amour colossale, bâtie dans du marbre blanc, scintillant dans le soleil indien, changeant de couleur selon les heures du jour. Et finalement on apprend que cette preuve d’amour est tragique. Il ne s’agit pas d’un palais comme on pourrait le penser à première vue mais d’une tombe. 

 

De notre coté, en tant que touristes,  c’est de dévotion dont nous faisons preuve en nous levant à 6 heures 30 du matin pour pouvoir jouir des premiers rayons du soleil qui se poseront sur le Taj Mahal. 

 

Ici encore on se rend vite compte et peut-être plus qu’ailleurs que l’état indien prend ses monuments pour de gigantesques tirelires en faisant payer les étrangers 750 roupies (15 euros) soit des dizaines de fois plus que le tarif dont devra s’acquitter un indien. On vous interdit la caméra…. Pourquoi  ? alors que des millions de photographies circulent déjà dans le monde entier…. Mais c’est là une remarque transversale à tout le pays, encore que généralement le ticket « spécial étranger » soit de 250 roupies soit trois fois moins que pour visiter ce monument fleuron du pays. 

 

Nous passons à la fouille corporelle…. 

 

Avant d’entrer dans l’enceinte, nous sommes munis de chaussons rouges élastiqués à la cheville afin soi-disant de ne pas abimer le parterre marbré. 

 

Notre guide Dipack nous raconte brièvement l’histoire …. 

 

Donc nous apprenons que le Taj Mahal est une tombe. 

 

Celle de Mumtaz Mahal, seconde femme de l’empereur moghol Shah Jahan, morte en 1631 à 38 ans en accouchant de son 14è enfant. Par amour pour cette femme il fit mener à bien ce projet insensé, lui offrir le plus beau des mausolées et les travaux débutèrent la même année pour ne s’achever que 17 ans plus tard. Le Taj Mahal est situé dans la ville d’Agra localisée au nord de l’Inde, au bord de la rivière Jamuna. Cette particularité dans le tracé de la rivière a son importance car l’empereur musulman, put construire à côté du tombeau, une mosquée bien orientée selon les règles du culte. 

 

Si l’architecture du Taj Mahal est si célèbre c’est par la justesse des proportions de l’ensemble, allié à une symétrie unique respectée dans sa construction. La symétrie est poussée jusqu’à avoir nécessité la construction d’une réplique de la mosquée latérale, qui de ce fait mal orientée, ne peut servir de lieu de culte. Ironiquement la seule dérogation à ce principe de symétrie est visible à l’intérieur du mausolée, le tombeau de Shah Jahan ayant été placé à coté de celui de son épouse ce dernier étant au centre de la salle principale. 

 

Depuis 1861, l’établissement de la Société Archéologique Indienne, le Taj Mahal a été proprement entretenu et conservé. Il fut classé sur la liste du Patrimoine Mondial par L’Unesco en 1983 mais si aujourd’hui le bâtiment n’a plus à s’inquiéter des pillards comme cela s’est produit au XVIII ème siècle le Taj Mahal fut pillé et vidé de ses décorations intérieures par les Jats, les Marathas puis par les Anglais qui prirent Agra en 1803), une autre menace pèse sur lui : la pollution. 

 

Agra est en effet une ville où l’activité industrielle est intense et les gaz toxiques circulant dans l’atmosphère de la ville sont malheureusement à même d’endommager le marbre en le décolorant et en l’effritant. 

 

Heureusement, quoique tardivement, le gouvernement a ordonné différentes mesures visant à sauvegarder ce trésor. Interdiction d’établissement d’industrie dans un périmètre couvrant 10 000 m², relocalisation des usines déjà implantées dans cette zone, interdiction des véhicules à moteur dans les 500 m autour de l’enceinte principale et plantations massives d’arbres à l’est du mausolée pour contrer les effets de la pollution. 

 

Le Taj Mahal est une des plus belles construction humaine jamais réalisées et à été diversement admiré comme « la vision matérielle de l’amour », « le rêve de marbre », « le noble tribut à la grâce de la féminité indienne » ou encore « la resplendissante et immortelle larme versée sur la joue du temps ». 

 

Aujourd’hui il symbolise la diversité de la culture indienne, création menée par un empereur musulman sur les terres d’un peuple hindou et si l’humanité s’accorde à admirer cette œuvre  c’est peut être parce que l’amour, valeur universelle à la différence de la religion, en est l’inspiratrice. 

 

 

 

6nrxun11 dans VOYAGE EN INDE

 

Le mythe ou la réalité

 

En hindi (langue la plus parlée en Inde) Taj Mahal signifie « Palais de la couronne ». Ce dernier est situé à Agra dans le Nord de l’Inde, dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, sur la rive sud du fleuve Yamuna. 


Un jour le cinquième empereur Moghol qui avait alors 16 ans, le Prince Khurram, fils de Jahangir, petit-fils d’Akbar, qui était à la fois un courageux guerrier ainsi qu’un talentueux poète croisa le regard de la belle princesse Arjumand Banu Begam agée alors de 15 ans et qui, elle aussi, possédait de nombreux talents. 


Bien sûr comme vous le deviné tous : ce fut le coup de foudre, le vrai, comme au cinéma (hé oui !…) ! Le Prince décida donc de l’épouser, même s’il était déjà marié (ce qui ne posait aucun problème puisque sa religion prônait la polygamie). Un grand festin fut bien sûr organisé. Tout le monde appréciait la jeune princesse qui était à la fois très belle et très gentille. Son beau-père la surnomma même Mumtaz Mahal qui signifie « la préférée du palais ».

Au cours de leur vie commune, la princesse eût 14 enfants, mais seulement 7 d’entre eux survécurent. 

La construction de ce monument raffiné exigea de rassembler des matériaux venus d’Inde et du reste de l’Asie. Le Taj Mahal est bâti sur un socle de grès rose et de marbre. Du haut de ses 56 mètres, il trône au sein d’un espace fantasmagorique digne des contes de fées. Autour de ce monument, vous pourrez découvrir les jardins fabuleux, les canaux et les magnifiques fontaines. Il s’agit de l’un des trésors les plus célèbres de l’Inde et du monde entier. 

 

Il fut construit à partir de matériaux provenant du Panjâb, du Rajasthan, du Yémen, de l’Himalaya, du Tibet et bien plus encore. C’est surtout l’histoire romantique du Taj Mahal qui attire chaque année des milliers de visiteurs 

 

L’histoire du tah Mahal en elle-même a de quoi faire rêver même les moins romantiques d’entre nous ! 

Shah jahan, Enpereur de l’époque Monghol a épousé Muntaz Mahal (la favorite du harem). Elle fut sa seule et unique épouse, choses extrêmement rare à l’époque. 

L’amour que lui portait Shah Jahan selon la légende était tel que lorsqu’elle mourut (elle est morte en couche de son 14è enfant), les cheveux de Shah Jahan sont devenus blancs en une nuit. Alors pour son amour décédé, il a décidé de construire un mausolée de marbre blanc dans la capitale de l’époque : AGRA. 

La construction mis plus de 17 ans et les dates exactes varient selon les auteurs (1632). Des bâtisseurs furent amenés de toute l’Inde et selon la légende, une fois la construction achevée, ils eurent les mains coupées afin d’éviter que la splendeur du Taj ne fut copiée. 

Shah Jahan, toujours selon la légende aurait passé la fin de sa vie à regarder le Taj Mahal depuis le Fort ROUGE d’Agra où son fils l’avait enfermé. Initialement, il avait prévu de faire construire en face du Tah Mahal un mausolée identique, mais en marbre noir. Son fils l’a emprisonné et il n’a pas eu le temps de construire l’autre mausolée. 

A sa mort, il fut enterré auprès de Mamtaz-i-Mahal (le Taj Mahal contient à sa base les corps des deux époux. Les cénotaphes que l’on peut observer ne contienne pas par définition, les corps, puisque les deux époux étaient musulmans et que ces derniers doivent être mis en contact avec la terre elle-même. Et a jamais les deux époux reposent côte à côte. 

La splendeur du Taj repose sur les incrustations de pierres semi-précieuses qui composent sur ses murs les sourates du Coran. Mais elle repose aussi sur la teinte que prend le marbre selon l’heure de la journée et sur la magie qui se dégage de ce moment. Le Taj Mahal qui apparaît dans s a blancheur éternelle n’est qu’une illusion : de près, il est en effet incrusté de tellement de pierres que parfois on en oublie sa blancheur. Le taj Mahal, pierre précieuse posée au milieu d’une ville industrielle et posée au milieu du magnifiques jardins.

 

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Aucune photo ne rendra le silence qui règne lors de la découverte du Taj Mahal, aucune ne rendra non plus l’impression de beauté qui résulte de cette visite, l’impression d’avoir touché du bout du doigt l’éternité… c’est à ses pieds que j’y ai versé moi-même quelques larmes d’émotions intenses ; j’en avais rêvé depuis tant d’années. 

C’est entre 1632 et 1654 que ce monument remarquable fut érigé par Usad Ahmad. Il fut commandité par Shahbuddin Mohammed Shah Jahan. Le Taj Mahal est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

 


* petite anecdote tout de même : Le nom de la ville Agra ne vous fait-elle pas penser à la ville d’Agraba dans Aladin ? De plus le château du dessin-animé est quelque peu ressemblant…. 

* A moins de poser soi-même devant le Taj, pas une seule photo ne vous paraîtra franchement inédite (clin d’oeil) !!

 

 

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L’architecture en Inde

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2010

L’ARCHITECTURE EN INDE 

L’architecture indienne souffre de préjugés qui la décrivent à tort comme surchargée et répétitive. En fait, cette architecture indienne obéit à des proportions, des règles qui échappent à l’oeil occidental. 

 

L’architecture religieuse est souvent perçue comme étant l’architecture indienne, ce qui est évidemment faux, même si paradoxalement on peut effectivement dire que l’architecture indienne est affaire de religion. 

L’Inde garde dans ses monuments le souvenir des peuples et des religions qui, tour à tour, l’ont dominée, tout en conservant les caractères généraux qui lui sont propres : la richesse des détails, la patience du travail et l’adresse de l’exécution. Jusqu’au IIIe siècle av. J.-C.. l’Inde n’a pas connu l’usage de la pierre, et ses fragiles édifices en bois ont tous disparu ; mais les premières constructions en pierre ont essayé de copier les monuments en bois. 

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II serait difficile de déterminer les bases de l’architecture indienne : les règles imposées par les lois religieuses aux architectes leur indiquaient plutôt la disposition et l’importance des édifices que leur forme. On les trouve dans les chap. XXVI et XXVII du Matsya, le plus important des Puranas. Quant à l’ornementation, elle devait être exclusivement hiératique, et frapper sans cesse l’imagination ardente de peuples dont la civilisation a été rendue stationnaire par la chappe de plomb que font peser sur elle les traditions religieuses.  

Les monuments religieux de l’Inde se divisent en trois classes, les temples souterrains, les rochers taillés et sculptés, et les temples en matériaux rapportés. Ce sont trois périodes distinctes et successives de l’art; mais aucune construction actuelle ne paraît remonter plus haut que le VIIIe siècle de notre ère.  

Les forteresses, comme dans les autres contrées de l’Asie, renfermaient le palais des rois et le temple des dieux, et elles occupaient un espace considérable. Le palais de Madourèh n’a pas inclus moins d’un mille de circonférence, et il contient dans son enceinte des bois, des étangs, des jardins, des galeries, des maisons, et un magnifique temple, dont le soubassement est en pierres de taille et la partie supérieure en briques vernissées; ce temple a 37 m de largeur à sa base et 50 m de hauteur. Les palais se composent ordinairement de petites cours entourées de bâtiments, quelquefois découvertes, mais le plus souvent plantées d’arbres : une colonnade en forme de cloître règne autour de chaque cour. 

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Les plus grands de tous les travaux des Indiens, ce sont peut-être leurs réservoirs : les uns, creusés dans le sol et près des villes, servent aux bains et à l’irrigation; les autres sont formés par des vallées dont on a comblé les issues par des digues immenses. II y a encore en Inde une espèce de puits d’une profondeur considérable et d’une grande largeur, ronds eu carrés, entourés de galeries jusqu’au niveau de l’eau, et où on descend par de larges degrés. Il faut enfin compter, parmi les monuments de l’architecture indienne, des colonnes et des arcs de triomphe carrés, élevés en l’honneur des héros victorieux, et des ponts dont les piles, formées d’énormes blocs, sont jointes les unes aux autres par des pierres de taille un seul morceau.  

la Perse également y concourt, pour une part encore mal déterminée. Les oeuvres de l’art bouddhique se répartissent en cinq catégories : piliers (lats), édifices commémoratifs (stupas ou topes), balustrades, églises (chaityas), monastères (viharas). 

Les piliers et les traverses, fouillés par d’habiles ciseaux, se sont parés de motifs, de figures, de scènes qui marquent une fine observation de la nature et de la vie. A chacune des issues se dresse une porte monumentale (torana) construite sur le même principe, à l’imitation d’une charpente, mais chargée à profusion d’emblèmes, de figures, d’animaux réels ou fantastiques. 

Les jaïnistes, en architecture comme dans l’histoire, ont cruellement souffert de leurs ressemblances avec le bouddhisme. Longtemps pris pour une simple secte   la confession rivale, ils se sont vu dérober jusqu’à l’honneur des constructions qu’ils avaient élevées. Les études faites leur ont du moins restitué quelques-uns de ces titres usurpés. 

Les jaïnites ont introduit ou développé particulièrement deux formes architecturales : le dôme creux, substitué à la coupole massive des bouddhistes, et l’arche horizontale, bien différente de l’arche à voussure des Romains. Ils ont également adopté, de concert avec l’hindouisme, la tour connue sous le nom de sikra, de forme curviligne, couronnée d’un coussin débordant, l’amalaka, qui porte un dôme plat de courbure inverse et d’où s’élève un gracieux pinacle, souvent en forme de vase. L’aspect général d’un temple jaïniste est à peu près constant : une galerie d’enceinte, qui rappelle le vihara bouddhique, est percée de cellules en réduction, ou plutôt de niches qui abritent la même statue de saint répétée à un nombre considérable d’exemplaires 

Les musulmans, constructeurs passionnés, mais économes, ne se sont pas fait faute d’emprunter aux temples jaïniques les matériaux de leurs mosquées. Mais les jaïnistes, d’autre part, ne dédaignent pas d’emprunter à l’art musulman les dômes en bulbe des Moghols qui supplantent les sikras, et l’arche foliée en pointe. Les musulmans, en pénétrant dans l’Inde, y apportèrent les formes et l’inspiration de l’art arabe; le contact entre deux cultures si distinctes et si fortement trempées ne pouvait manquer d’enfanter des merveilles. Les dynasties musulmanes ont couvert l’Inde de splendides édifices, mosquées, palais, tombes, trop nombreux pour les décrire en détail, trop variés pour se prêter à une esquisse d’ensemble. 

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Pour construire leurs mausolées et leurs mosquées, les envahisseurs musulmans avaient besoin des bâtisseurs indiens, sculpteurs virtuoses habitués à construire des temples en pierre. Se constitue ainsi un art indo musulman, synthèse entre les styles et les techniques des deux cultures. Sous Akbar, l’architecture influence le style de nombreux palais, en particulier au Rajasthan, et l’art de la miniature, venu de Perse, se répand dans tout l’empire. 

Si les constructions bouddhiques du Nord marquent l’influence grecque, perse, peut-être même assyrienne, les temples dravidiens rappellent étrangement l’Egypte; le gopoura, par sa forme et son objet, répond exactement au pylône égyptien; les grands mandapas et les salles aux mille colonnes reproduisent jusque dans le détail les salles hypostyles. Tout, jusqu’au mode d’agrégation, jusqu’à l’impression de labeur gigantesque, est commun à ces deux architectures. La distance des temps exclut l’hypothèse d’une influence directe. Faut-il croire à une simple rencontre de hasard, ressource toujours aisée? 

Les premiers orientalistes, frappés par le nombre des analogies, n’hésitaient pas à admettre des rapports historiques entre l’Egypte des pharaons et l’Inde des brahmanes. La critique sévère a écarté ces ambitieuses spéculations. 

Pakistan

La décadence et la chute des Moghols a laissé le champ libre à l’invasion de l’art européen, admis d’abord à titre de curiosité et imposé ensuite par la force des armes. Le mauvais goût britannique a peuplé l’Inde de monuments soi-disant grecs ou romains ou italiens fort propres à corrompre l’esthétique la plus fine et la plus sûre.  

Le style du Nord ou indo-aryen a une origine énigmatique. Ses formes originales ne suggèrent pas de comparaison ni de rapprochement. temple indo-aryen n’a pas de colonnes; le premier comporte un vaste développement de constructions; le second est réduit au sanctuaire proprement dit. Le temple du Nord est en général carré à l’intérieur, mais souvent modifié à l’extérieur par une addition de projections parallèles; en avant un porche de forme à peu près cubique aussi est surmonté d’un toit pyramidal. 

La pensée spirituelle indienne intègre l’homme et le cosmos, le cosmos étant directement lié à l’existence humaine. Fondée sur cette connaissance, la civilisation indienne a toujours respecté l’environnement. Les principes typiques comprennent une conception adaptée au climat, l’utilisation de matériaux locaux et durables, la récupération de l’eau, etc. La conception architecturale est spécialement sophistiquée, après des milliers d’années de raffinement. Les éléments architecturaux, comme les cours, les groupes de construction, les tours de ventilation, les terrasses sur les toits et les jaalis (treillis de pierre), sont utilisés pour atténuer les effets du climat et sont devenus des éléments sociaux et culturels. Le défi est de concilier ces méthodes traditionnelles et les innovations technologiques.

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Itinéraire prévu

Posté par othoharmonie le 15 mai 2010

 

 

D’après les informations recueillies auprès de notre interlocutrice du C.E, Géraldine nous a donné un petit Topos sur le déroulement de notre voyage en Inde. Je le partage avec vous :

 Itinéraire prévu dans VOYAGE EN INDE map2 L’Inde

Atterrissage à Delhi à 22 H 35 le vendredi 22 octobre. Namasté avec colliers de fleurs. Transfert à l’hôtel en autocar de grand tourisme….. 

De notre hôtel de Delhi, après un « petit déjeuner américain » …

En route pour 240 km en direction de Mandawa  ; et sur le chemin :

le-fort-rouge-dagra dans VOYAGE EN INDE Visite de Old Delhi et du Fort Rouge qui fut bâti par Shah Jahan qui est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

En face du Fort Rouge s’ouvre la principale rue Marchande Chandni Chowk. Elle grouille de monde jour et nuit. On y trouve un immense bazar rempli de magasins divers : bijoux en argent, artisanat, sucreries… puis découverte de New Delhi : India Gate, l’arc de triomphe de 42 m de haut, le Parlement et Rashtrapati Bhawn, le Palais de Président Lord Mountbatten, vice-roi des Indes, y fut le dernier occupant anglais.

2094675 Enfin, visite du Mausolée d’Humayun, le 2ème empereur moghol.

-          En partance pour la Vallée de Shikahwati où nous arriverons en fin d’après-midi, nous nous installeront dans la citadelle pour un dîner rajasthani musical sous les torches. Puis, au dodo !!

-          Le 3ème jour, il nous restera encore 190 km avant d’arriver à Mandawa ; donc destination première pour Bikaner

rtw-2006.1167738660.09_havelis_a_jaisalmer  Découverte des Havélis qui sont les anciennes maisons des marchands, leurs façades peintes de scènes de la vie racontent la vie de chaque jour et les grands événements, c’est un peu comme une bande dessinée à ce qu’il paraît !

-          Nous traverserons ensuite le désert pour Bikaner, l’ancienne capitale princière du XVème siècle. Elle s’élève sur un petit plateau qui lui donne un aire imposant que renforcent encore les merveilleux remparts crénelés qui l’entourent. Bikaner est le berceau du fameux Camel Corp qui a joué un grand rôle dans les guerres du désert.

India,_Bikaner_Palace_of_Winds  Nous resterons donc à Bikaner pour la nuit et une bonne partie de la matinée. L’après-midi, nous repartiront pour la visite de la ville, avec notamment le fort Junnagarh : édifié entre 1588 et 1593 par Raja Rai Singh, général de l’armée de l’empereur Moghol Akbar. Le fort possède un rempart de 968 m de long, doté de 37 bastions et de deux entrées. La Suraj Pol, ou porte du Soleil, en constitue l’entrée principale. Les palais situés à l’intérieur du fort, au sud, forment un pittoresque ensemble de cours, balcons, kiosques, tours et fenêtres.

-          Puis visite du musée Ganga Jublie, qui abrite des collections des Maharadjahs et découverte d’une ferme d’élevage de chameaux. Promenade dans le marché local pour goûter à l’ambiance de la soirée.

-          Nous retournerons dormir à l’hôtel de Bikaner ; et le 4ème jour, nous partirons pour la destination DeshnokJaisalmer (330 km).

jaisalmer-ind610  Donc : départ vers Jaisalmer, l’ancienne cité caravanière du désert de Thar.

Etrange cité de grès jaune, oubliée depuis le siècle dernier aux confins du désert, elle garde de très nombreux témoignages de sa splendeur passée. L’ensemble de la cité forme un contraste étonnant avec la rudesse du désert environnant.

rat_terre_deshnok  en chemin, nous nous arrêterons donc à Deshnok où nous visiterons le Temple des Rats (pas de crainte, ils sont considérés comme sacrés, donc bien nourris et les visiteurs ne les impressionnent guère !)

 

jaisalmer    Nous déjeunerons en cours de route pour se rendre à Jaisalmer, cité fascinante du RAJASTHAN qui semble sortie du néant, en plein désert, tel un mirage.

Son imposante citadelle, ses bastions et ses remparts, revêtus d’une douceur dorée au coucher du soleil, constituent un spectacle digne des « Milles et Une nuits ». A l’intérieur de ses murs, la magie persiste dans le dédale des ruelles et des bazars, même si on note ça et là quelques signes du temps (des siècles) qui passe. Idéalement placée sur l’itinéraire des caravaniers entre l’Inde et l’Asie centrale, son histoire et son essor passés sont liés au négoce qui enrichît commerçants et citadins. C’est de cette époque très prospère que datent les splendides demeures (Haveli) de grès, agrémentées de délicates sculptures de bois.

-          Nous nous arrêterons Aux Chatris Royaux d’où nous assisterons au coucher du soleil sur les remparts (si le temps le permet). C’est de là dit-on que nous pourrons comprendre pourquoi Jaisalmer et surnommée la « Cité Dorée« .

1_big installation donc à l’hôtel de Jaisalmer afin de mieux repartir en ce 5ème jour en direction du Désert du Thar ; en cours de route nous visiterons la forteresse : c’est par la First Fort Gate que l’on accède à l’imposante citadelle érigée à partir de 1156 par le roi rajpoute Jaisala. L’intérieur de la forteresse est un dense canevas jalonné de ruelles pavées, jalonnées d’échoppes et d’étals. Elle abrite également sept temples jaïns magnifiquement sculptés, construits entre le XIIème et le XVème siècle, et des palais dont celui de l’ancien souverain, le palais du maharaja, une imposante bâtisse s’élevant sur sept étages, au centre d’une vaste cour qui servait à la revue des troupes.

samode-haveli-3    Puis, découverte des Haveli : Patwon Ki Haveli, Salim Singh Ki Haveli, Nathmal Ki Haveli.. pour le déjeuner buffet.

World_India_Gadi_Sagar_Temple_007605_     L’après midi, visite de Gadi Sagar, un lac réservoir situé au Sud des remparts, qui assurait jadis l’alimentation en eau de la ville. On y accède par une splendide porte et il est entouré de petits temples et d’oratoires.

-          puis excursion dans le désert du Thar vers Khuri, l’ancien bourg nomade situé dans le cœur du Thar, sur la bordure des dunes de sable. Méharée à dos de chameaux au coucher du soleil.

Visoterra-au-lac-gadi-sagar-5242      Retour à l’Open bar avant le dîner à Jaisalmer, suivi d’un dîner avec chants et musique du désert. Et dodo à l’hôtel.

-          Le 6ème jour, après le petit dej. à Jaisalmer, en départ pour Jodhpur, ville en plein cœur du désert. Blottie au pied d’une énorme forteresse, la ville, appelée aussi « ville bleue », apparaît comme une réconfortante oasis au voyageur qui vient de traverser le désert du Thar. La vieille ville est entrée par un mur percé de sept portes, qui fut érigé vers le milieu du XVIème siècle sur un périmètre de 10 km, et qui la protège du sable.

     L’après-midi, visite du magnifique « Fort Mehrangarh« , véritable nid d’aigle construit au sommet d’une colline surplombant la ville. Le musée du Fort renferme des palanquins, des nacelles servant à se déplacer en éléphant, des armes, sabres, épées, poignards, petits canons. De nombreuses salles (Mahal) contiennent des collections de miniatures (Umaid Mahal). La salle Takhat Mahal est entièrement décorée de miroirs et peintures, avec des boules de verre coloré suspendues au plafond. Le « Jankhi Mahal » contient une étonnante collection de berceaux royaux. Du haut des remparts défendus par d’impressionnants canons, une vue splendide s’offre à nous sur « la cité bleue » à 120 m en contrebas, et dans le lointain sur le palais « Umaid Bhawan ».

 

 

epices      Retour à la ville avec promenade dans le bazar et le marché aux épices de la Tour d’Horloge. Dîner et dodo.

 

-          Au 7ème jour, départ par la route vers Pushkar.

C’est ici qu’a lieu le plus grand marché aux chameaux de l’Asie. Il se tient à l’occasion d’un des grands pèlerinages hindous. Pushkar est la seule ville où l’on vénère le dieu Brahmâ car c’est ici qu’il tua un démon qui terrorisait la région. L’on dit que le Seigneur Brahmâ laissa tomber une fleur de lotus, et le lac se forma. Chaque années au moment de la pleine lune , les pèlerins se dirigent vers le lac dont l’origine est considérée miraculeuse parles pèlerins.

pushkar      Promenade en ville afin de rencontrer un brahman autour d’une cérémonie au lac sacré.

Continuation vers Ajmer. Au cœur du Rajasthan hindou, c’est un haut lieu de l’islam en Inde. Ajmer renferme en effet, le tombeau d’un saint musulman au cœur de son Dargah, véritable petite ville religieuse qui attire les pèlerins de tout le pays.

554_8    Visite du Dargaha que nous atteindront en « tongas » (calèches). Dargaha, c’est le lieu où se trouve le mausolée de « Kaja-ud-Din-Shishti » qui s’installa à Ajmer en 1166. Il est entouré d’une grande ferveur populaire. « Kaja-ud-Din-Shishti » fut le fondateur de l’ordre musulman de Shishti. Akbar lui-même y fit un pèlerinage annuel. Le cénotaphe est en argent.

JaipurVegetableMarket   Nous serons transférés à la gare pour 15 H 30, partance du train pour Jaipur….

Balade en rickshaws dans le centre ville qui nous mènera du marché aux fleurs au palais du prince Albert. Dans les rues, les vaches, les éléphants ; les vélos et les taxis se croisent dans un grand bruit de klaxons, c’est un grand bain de foule fort sympathique !… puis installation à l’hôtel pour une nuit à Jaipur.

amber-fort-7199   Au 8ème jour, départ pour Amber : arrêt au célèbre « Hawa Mahal » ; façade derrière laquelle les femmes pouvaient voir, sans être vues. Continuation donc vers Amber, l’ancienne cité médiévale dominée par son fort. Autrefois il fut la résidence des Maharadjahs. En voyant les forts de défense qui entourent le lieu, nous pourrons imaginer la puissance du personnage.

pt14632     Montée vers les remparts à dos d’éléphants (2 personnes par éléphant). Visite du palais avec ses salles serties de miroirs et son ancien harem, véritable labyrinthe. Possibilité d’assister à la Puja au temple de Kali. La Puja est le temps des prières selon les rites hindous. On ne peut rentrer dans le temple que pieds nus et sans articles de cuir sur soi. Retour du site en Jeeps vers notre bus. Déjeuner en ville et thé servi autour d’un spectacle des marionnettes.

 

 

   Découverte du City Palace, du Palais du Maharadjad avec son musée de vêtements royaux, de baldaquins de cérémonies et également de belles miniatures. Enfin, l’artisanat de Jaipur nous réservera bien des surprises ; du coton peint au pochoir, des pierres précieuses aux émaux, notre temps libre nous paraîtra court pour le shopping. Les célèbres « Miniatures » célèbrent toujours la beauté des femmes rajpoutes : yeux rêveurs et longs cheveux noirs.

samode-tourism4     Départ pour Samode. Installation au SAMODE BAGH, ancien pavillon d’été de Raoji. Moment de détente dans les jardins à la Moghole qui sont un oasis de fraîcheur. Moment unique et magique ! Visite du château avec son palis ornés de peintures et de miroirs, véritable château de conte de fée. Cocktail privatif dans la salle du trône au Palais de Samode qui vous sera servi au Sultan Mahal. Dîner de spécialités dans le cadre prestigieux du Samode Palace. Nuit au Samode Bagh.

     Au 9ème jour, de Samode donc, petite marche vers la Sunehri Kothi (la maison Dorée). Visite de l’ancienne demeure princière dont la simplicité extérieure nous surprendra et la décoration intérieure nous émerveillera. Les murs sont entièrement recouverts de mosaïques de miroirs, de dorures et de fragments de verre peint.

 

 

Ranthambhore%25204%2520Small%2520Web%2520view    Continuation vers la Réserve de Ranthambore (160 km). Elle a été spécialement créée pour protéger les tigres, car les grandes chasses des Britanniques dans les principautés avaient mis en péril la survie de l’espèce. Installation à l’hôtel pour le déjeuner. Puis, l’après-midi, safari en véhicule forestier pour découvrir la réserve animalière de Ranthambore. Dans un somptueux décor forestier, nous irons à travers les pistes vallonnées, à la recherche du plus gros des félins, silencieux lorsqu’il se glisse parmi les ombres et les lumières de sous-bois, attendrissant lorsqu’il dodeline comme un gros chat pataud. Cette réserve est également habitée par des chinkaris, chithals, sambars, hyènes, chacals, ours lippus, sangliers et de nombreuses espèces d’oiseaux, comme les paons, anhingas, tantales, martin pêcheurs, perruches, chouettes, hérons…!

Nous passerons la nuit dans la Réserve.

porte%2520incrust%C3%A9e%2520Fort%2520Rouge%2520Agra     Au 10ème jour, au départ de Ranthambore nous nous dirigerons vers Fathepursikri afin de rejoindre Agra (280 km). Départ par la route à travers la belle campagne et l’arrière paysage du Rajasthan vers Agra. Arrêt dans la demeure familiale des Yuvraj.

Buffet déjeuner au Lakshim Villas dans un cadre champêtre. Visite de Fatehpur Sikri, l’ancienne capitale impériale figée dans le passé. Au temps où les Anglais vinrent y rencontrer Akbar, ils n’en croyaient pas leurs yeux, à l’époque la ville était plus importante que Londres. Maintenant, elle est déserte, reste la citadelle d’Akbar, avec les résidences des épouses, et une très grande mosquée.

pt41939      Continuation vers Agra, le pays des grands Moghols. Les belliqueux Moghols fondèrent Agra et en firent la capitale d’un empire florissant. Ils devinrent plus civilisés et respectueux de l’art, et d’une grande tolérance ; la religion fondée par Akbar en fait foi. Mais tout prit fin avec le règle de Shah Jahan dont le chef d’œuvre fut le Taj Mahal. Arrivée à l’hôtel, dans la soirée, cocktail de bienvenue en compagnie d’un souriant magicien sous la forme d’un open bar. Dîner de spécialités en restaurant à l’extérieur de l’hôtel. Puis dodo…

India_-_Taj_Mahal_sunrise_Hz_5x8-2      11ème jour, nous serons alors le lundi 1er novembre, sur la route du retour à Dehli, notre point de départ, nous nous rendrons au Taj en tonga (calèches). Visite du Taj Mahal (à savoir : fermé le vendredi). Il symbolise vraiment l’histoire d’un grand amour. Son charme est magique, le bassin rectangulaire bordé de cyprès, retient l’image du monument. Sous le dôme Shah Jahan et Muntaz reposent réunis dans l’éternité.

     Puis, visite du Fort Rouge dont la puissance militaire ne peut être mise en doute. Ce fut la résidence des Empereurs Moghols. Chacun y a laissé son empreinte, grès rouge d’Akbar et Jahangir, marbre blanc de Shah Jahan. Ce fort s’élève sur les bords de la Yamuna, il est entouré d’un mur de 20 à 33 m de haut et de 2500 m de périmètre. Temps libre pour admirer la belle marqueterie d’Agra.

new_delhi_02-11b773e    Dans l’après-midi, retour vers Delhi à travers le Uttar Pradesh rural. Bien sûr, il y a de nombreux kilomètres, mais les scènes de la vie agricole, ou tout simplement de la vie quotidienne, occuperont notre temps très agréablement. Dîner d’adieu de spécialités avec musique et danses.

 

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     Transfert à l’aéroport, assistance aux formalités d’enregistrement et d’embarquement au comptoir d’enregistrement de la compagnie. Envol à 1 H 25 sur vol régulier à destination de Paris.

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-          RETOUR arrivée à l’aéroport de Paris Roissy CDG à 5 H 55 le mardi 2 novembre ; rentrée par le bus qui nous ramènera à Dijon – heure arrivée prévue vers 9 h 30 .   

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  Maintenant reste à savoir qu’est-ce que je ramènerai moi-même de ce long périple …

ah ah !!

 bouddha

 

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* Dalaï Lama

Posté par othoharmonie le 7 mai 2010

* Dalaï Lama  temple_bouddhiste_new_york_grLe Dalaï-Lama est le chef spirituel et temporel du Tibet. Dalaï-lama signifie « océan de sagesse », ce qui nous montre son rôle important dans la croyance bouddhiste.


                    Tenzin Gyatso, l’actuel Dalaï-lama, est né le 6 juillet 1935 dans un petit village perdu dans les hautes plaines du nord du Tibet, et issu d’une famille pauvre. Alors qu’il n’avait que 4 ans, des moines virent en lui la réincarnation du douzième Dalaï-lama, mort quelques années auparavant. C’est en 1940 qu’il découvre son palais de Lhassa, le « Potala », symbole de l’unité culturelle du Tibet. C’est dans ce palais que les meilleurs maîtres du pays s’occupe de l’éducation du jeune Dalaï-lama

En hiver 1950, lors de l’invasion chinoise, la situation devient grave. On commence à critiquer le gouvernement qui ne sait que faire devant l’arrivée des oppresseurs. On pense alors à accorder la majorité au Dalaï-lama. Il aurait ainsi le pouvoir temporel qui aurait dû lui revenir seulement deux ans plus tard. Certains voient en lui le sauveur de cet état de crise, tandis que d’autres pensent qu’il est encore trop jeune pour assumer cette lourde tâche qui est de gouverner son pays. Lui-même ne se sent pas prêt, mais, face à l’oracle qui a décidé que « son temps était venu », il ne peut qu’accepter son nouveau rôle. C’est ainsi qu’à 16 ans, Tenzin Gyasto devient le chef incontesté de six millions de Tibétains.

Depuis toujours, le peuple voue un véritable culte à ce « dieu-roi ». Malgré toute les souffrances qu’ont endurées ces gens, le Dalaï-lama a réussi à leur redonner espoir. On le surnomme « l’ambassadeur  de la tolérance ». En effet, pour lui, toutes les religions sont nécessaires et si elles arrivent à coexister dans un respect mutuel, le résultat ne peut être que positif.


Le Dalaï-lama n’a jamais éprouvé de haine envers les Chinois. Il essaie de les comprendre et espère même, dans l’avenir, entretenir avec eux une relation basée sur l’amitié. 

 Lotus

 LES VOEUX DU DALAÏ-LAMA 

  

 Le Dalaï Lama illustre la « beauté de l’esprit tibétain » ou cette capacité de considérer tous les hommes, y compris les Chinois, comme des êtres humains ayant les mêmes problèmes et à la recherche du même bonheur. C’est pourquoi il serait d’accord que le Tibet devienne un état indépendant à l’intérieur des frontières chinoises, si toutefois, le peuple tibétain peut recommencer à vivre selon sa culture, ses traditions et sa religion.
 
  

           Le but du Dalaï Lama est de faire du Tibet une zone de paix, où l’écologie y serait protégée et où chacun pourrait y vivre selon ses propres idées. Selon lui, le monde entier devrait se rendre compte que la préservation du Tibet et de sa culture, aujourd’hui, est un événement important pour l’ensemble de la planète.              En effet, cette zone de paix entre l’Inde et la Chine contribuerait à la paix mondiale. Le Dalaï Lama essaie donc de responsabiliser les autres pays face à la disparition du Tibet. 
 
  
 

  

La seule solution pour améliorer la situation de ce pays est, selon le Dalaï Lama, le dialogue. En effet « après tout la Chine et le Tibet ne peuvent pas déménager » (Dalaï Lama). Depuis de nombreuses années, il parcours le monde en exprimant le désir de rencontrer le gouvernement chinois. Celui-ci refuse toute discussion, en trouvant n’importe quelle excuse pour ne pas rencontrer le Dalaï Lama.

D’autre part, ce qui paraît aussi important aux yeux de celui-ci, c’est que la population chinoise soit au courant de ce qui se passe au Tibet. Il espère avoir le soutient du mouvement démocratique chinois, dont les représentants ont manifesté en 1989 sur la place Tien Anmen. Cette manifestation s’est terminée par un véritable massacre: entre mille et trois mille morts selon divers témoignages. Les étudiants qui ont survécu à cette hécatombe se sont réfugiés à l’étranger et ont fondé des associations avec lesquels le Tibet ne cesse d’améliorer ses relations. C’est toucher cette jeunesse qui amènera la Chine à une prise de conscience générale.

«   La responsabilité est au jeunes du XXIeme siècle, aux scientifiques et aux penseurs d’édifier un monde qui ne soit pas déchirée par la guerre entre les peuples. Les peuples doivent réussirent à mieux se comprendre. Il y a un retour vers les valeurs de spiritualité et il faut profiter de cette chance. Il ne suffit pas d’améliorer les valeurs matérielles, mais aussi les valeurs intérieurs, dont il faut tenir compte.
Nous devons lutter pour un avenir meilleur, c’est à chacun de nous d’en prendre la responsabilité et de ne pas la rejeter sur les autres. Si cela ne fonctionne pas, nous serons seuls responsables des suites malheureuses dont nous auront à souffrir.

Ces problèmes concernent directement chacun d’entre nous. C’est à chaque individu d’en relever le défi. »
 

               (Dalaï Lama) 

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 Ces instructions ont été développées par le Dalaï Lama au cours de sa vie de prière et de contemplation. Le Dalaï Lama a dédié son existence à la promotion des valeurs humaines de compassion, d’indulgence, de tolérance et d’autodiscipline. 

  1. Gardez à l’esprit que le grand amour et les grands ouvrages mettent en jeux de grands risques. 
  2. Quand vous perdez, ne perdez pas la leçon. 
  3. Suivez les trois Rs :
    a) Respectez-vous
    b) Respectez les autres
    c) Responsabilité pour toutes vos actions 
  4. Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un formidable coup de chance. 
  5. Apprenez les règles de façon à savoir comment les contourner convenablement. 
  6. Ne laissez pas une petite dispute gâcher une grande amitié. 
  7. Quand vous faites une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger. 
  8. Consacrez du temps seul chaque jour. 
  9. Soyez ouvert au changement, mais ne perdez pas de vue vos valeurs. 
  10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse. 
  11. Ayez une vie bonne et honorable. Ainsi lorsque vous serez âgé et que vous regarderez en arrière, vous serez capable de la savourer une seconde fois. 
  12. Une atmosphère d’amour chez vous est le fondement de votre vie. 
  13. Lors d’un désagrément avec ceux que vous aimez, occupez-vous uniquement de la situation présente. Ne ressassez pas le passé. 
  14. Partagez votre savoir. C’est une façon d’obtenir l’immortalité. 
  15. Soyez doux avec la terre. 
  16. Une fois par an, allez dans un lieu où vous n’êtes jamais allé auparavant. 
  17. Rappelez-vous que la meilleure des relations est une relation où l’amour réciproque va au-delà du besoin réciproque. 
  18. Jugez votre succès selon ce que vous avez dû sacrifier pour l’obtenir. 
  19. Abordez l’amour et la cuisine avec le même abandon insouciant. 

Sources : TeachingMoments / Site officiel du Dalaï Lama

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Textes du DALAÏ-LAMA 

http://supervielle.univers.free.fr/_themes/fiesta/fiedbul1.gif  L’univers  

Lorsqu’on se demande quelle est la cause substantielle du monde matériel à rebours de l’histoire de l’univers, on remonte jusqu’à ces particules d’espace qui sont devenues les éléments qui composent ce monde manifeste. On peut alors se demander si ces particules d’espace ont elles-mêmes eu un commencement. La réponse est non. Elles sont dépourvues de commencement. Là où certains autres systèmes philosophiques affirment que la cause première est Dieu, le Bouddha nous suggère une autre façon de voir : et si la ou les causes premières n’existaient tout simplement pas ?

Le monde n’a pas de commencement. Alors surgit une nouvelle question: pourquoi n’a-t-il pas de commencement?

La réponse est que c’est sa nature. il n’y a pas de raison particulière. La matière est seulement la matière. Le problème est plutôt celui-ci: qu’est-ce qui justifie l’évolution de l’univers telle que nous la connaissons ?

Qu’est-ce qui justifie l’existence des particules dispersées dans l’espace qui ont formé l’univers tel qu’il nous apparaît ? Pourquoi tout cela a-t-il suivi certains processus de changement selon un certain ordre ? Les bouddhistes répondent qu’il existe une condition qui rend tout cela possible, et cette condition, c’est la conscience des êtres animés. Par exemple, au cours des cinq derniers milliards d’années, l’âge de notre planète, des micro-organismes et des êtres animés sont apparus, respectivement il y a deux et un milliard d’années. (Nous appelons «être animé» tout être qui ressent le plaisir et la douleur.) Et notamment au cours du dernier milliard d’années, on observe une évolution vers des organismes plus complexes. À présent, nous autres, les êtres humains, nous faisons l’expérience de ce monde. Or une relation s’établit entre notre environnement et nous puisque, en effet, nous faisons l’expérience du plaisir et de la douleur relativement à cet environnement.

 Les bouddhistes demandent alors: pourquoi fait-on l’expérience de l’univers sur ce mode relationnel? La cause elle-même du plaisir et de la douleur dont nous faisons l’expérience ici renvoie au fait que nous avons contribué à quelque chose, quelque part, à un certain moment du passé, dans l’évolution qui a abouti à la situation présente. C’est ici que la question du karma intervient. L’univers précédant celui-ci était composé d’êtres animés qui partageaient avec nous des continuums de conscience et de ce fait fournissent une connexion de l’ordre de la conscience entre leur univers et le nôtre. extrait de Le pouvoir de l’esprit, Fayard, 2000   

http://supervielle.univers.free.fr/_themes/fiesta/fiedbul1.gif  Le courage  

Agir sur nos émotions négatives est un travail de longue haleine. Persévérance, détermination, volonté sont nécessaires. Lorsque vous êtes découragés, lorsque vos acquis vous paraissent dérisoires, relisez ou songez aux vies des grands maîtres du passé, à l’histoire du Bouddha. Tous ont surmonté des difficultés, des souffrances, souvent invraisemblables, au cours de leur quête spirituelle. Réaliser la Voie, se réaliser, demande un grand courage.     

http://supervielle.univers.free.fr/_themes/fiesta/fiedbul1.gif  La colère  

La colère est un frein à notre évolution spirituelle. Un instant de colère détruit les mérites acquis souvent avec difficultés pendant des années, voire au cours d’une succession de renaissances. La colère est l’un des plus terribles ennemis de l’esprit.     Extraits de Sages paroles du Dalaï-Lama, Ed. J’ai lu 

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