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ITINÉRAIRE D’UN VÉTERINAIRE PEU ORDINAIRE

Posté par othoharmonie le 5 novembre 2013


ITINÉRAIRE D’UN VÉTERINAIRE PEU ORDINAIRE  dans Expériences images-7Après l’article de Marc Legros paru dans medi@me 3

(www.veterinairebuissondescaves.com), nous avons souhaité en savoir plus sur sa manière d’aborder la pathologie de l’animal.

Nous voulions comprendre comment et pourquoi un vétérinaire, au parcours classique, s’était orienté vers la médecine énergétique dans sa pratique quotidienne.

MEDI@ME: Dans tout processus, quel qu’il soit, il existe un déclencheur, quel a été le vôtre?

Marc Legros: C’est un accident, la ruade d’un jeune taureau, à la veille de mes quarante ans, le jour de l’enterrement de François Mitterrand. J’avais effectué des tuberculinations sur de jeunes taureaux dans une ferme. Trois jours après, j’y suis retourné afin de contrôler les réactions. Ce jour-là a marqué le reste de ma vie. Dans la boue, les bouses et sous la pluie, je devais faire avancer les jeunes taureaux dans un couloir à l’aide d’une baguette. A un moment, le chien du fermier a voulu à sa manière − un coup de croc! − faire avancer l’animal devant moi. Le taureau a alors envoyé une soudaine et violente ruade qui m’a touché en plein plexus.

Je suis resté KO, debout, sans pouvoir respirer, pendant quelques secondes. Puis, le réflexe de la respiration a de nouveau fonctionné, j’ai inspiré et la vie est revenue. Plus tard, le fermier, plein d’humour, m’a dit dans la voiture: «A l’heure actuelle, Mitterrand doit avoir de meilleures couleurs que vous!». Un jour, tu remercieras… J’ai souvent répété: «J’ai eu mal trois jours et j’ai été mal trois ans». Ce choc au plexus (chakras du cœur et solaire) avait en fait ébranlé toute ma vie. Dans les jours qui ont suivi l’accident, un malaise grave m’a obligé à m’arrêter de travailler.

Alors, durant toutes ces années, s’est installé le cortège de la dépression et du mal-être. C’est ce qui m’a permis, au travers de rencontres et de lectures, de m’ouvrir peu à peu à d’autres thérapeutiques. J’appelle ça mon clin d’œil du destin! Je pense notamment à cette sculptrice, rencontrée lors d’un congrès d’homéopathie quelques mois plus tard, Ute Bauer. Cette artiste allemande sculptait les représentations des types de personnalité des remèdes. En effet, chaque remède homéopathique est en liaison avec un certain type de personnalité: on est Pulsatilla, Phosphorus, etc. Quand je lui ai raconté ce qui m’était arrivé, elle m’a dit: «Un jour, tu remercieras ce taureau d’avoir touché ton chakra».

Dis-moi où tu as mal… Jusque-là, je n’avais eu aucune approche particulière de la médecine énergétique et l’homéopathie, que j’utilisais déjà, était seulement une pratique médicamenteuse alternative. J’étais dans une mauvaise passe, ma vie personnelle et ma vie professionnelle, pour des raisons différentes, étaient en pleine crise, peut-être celle de la quarantaine. Je décidai de faire établir mon thème astral par une dame vivant près de Tonnerre. Ce fut, là aussi, une rencontre marquante.

Elle me «prescrivit» la lecture de deux livres : le premier de Michel ODOUL «Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi» et le second «Message des hommes vrais au monde des mutants» (une initiation chez les aborigènes), de Marlo Morgan. A partir de ce moment-là, ma vie a complètement changé et ma médecine aussi. J’ai compris qu’avec «rien», simplement mes mains, je pouvais agir. Mais ce «rien» c’était de l’énergie. Je me suis aussi rendu compte de l’importance et de la force de la pensée dans le processus de guérison et je me suis tourné vers d’autres techniques thérapeutiques comme la pranathérapie, l’ostéopathie, etc.

M@: Qu’est-ce qui a motivé cette ouverture sur les médecines énergétiques?

ML: La réussite thérapeutique plutôt que l’échec. Avec l’homéopathie, je n’étais pas entièrement satisfait.

J’améliorais le mal-être mais sans réussir totalement à le traiter. Quand quelque chose est «déglingué», ça l’est vraiment. Puis, un jour, je me suis inscrit à une formation d’ostéopathie. Parmi les enseignants, il y avait ceux qui étaient structurés, purs. Il y avait aussi des énergéticiens dont un qui m’a particulièrement intéressé et dont j’ai suivi les enseignements. Il préconisait, par exemple, de se mettre à distance de l’animal pour comprendre ce qui lui arrivait…

Parmi les élèves, des ostéopathes équins venus chercher des recettes rapides et efficaces, il a créé un certain malaise.

En revanche, c’est cette approche différente qui m’a le plus apporté et je l’ai progressivement maîtrisée.

M@: Vous posiez-vous des questions avant cet accident? Aviez-vous déjà des doutes sur votre pratique?

ML: Il est vrai que cet évènement a été le tournant de ma vie, mais je n’étais pas toujours satisfait de ma pratique vétérinaire. Tout jeune, comme je l’ai raconté dans le précédent article (medi@me n°3), j’avais été choqué par l’impuissance et le diagnostic d’échec d’un vétérinaire à propos d’un animal malade. Déjà, à ce moment-là, j’avais ressenti le besoin d’explorer d’autres voies possibles de compréhension du mal-être de l’animal et de sa pathologie. Rien, je ne donne rien! Souvent, les gens viennent consulter chez moi en désespoir de cause. Ils sont surpris de constater que ma manière de pratiquer est efficace et je suis satisfait de voir que, quand je m’intéresse à l’être, à son unicité, je peux avoir des résultats. Il faut bien comprendre que ce n’est pas la patte de Bobby ou le nez de Médor que je soigne, mais un être à part entière. Je prends surtout en compte le couple formé par le maître et l’animal. L’animal est, bien souvent, le révélateur du mal-être enfoui du maître. Quand on me demande: «Pour mon chien qui a mal au bout du nez, qu’est-ce que tu me donnes?» Je réponds: «Rien, je ne donne rien». Il est vrai que, par rapport aux autres vétérinaires, je suis un être à part. Je préconise d’aller au-delà du soin de l’animal, rétribué, et de penser que l’on vit avec des êtres reliés entre eux dans un monde d’énergies interactives. Mon expérience personnelle parmi les animaux domestiques m’a permis de constater que le chat me semble être le plus avancé sur une échelle subtile. J’appelle cela mon échelle du divin. J’appelle cela mon échelle du divin. Un chat n’a pas mal à la patte, il est mal tout court. Je suis intimement persuadé qu’avec cette capacité à ressentir ce qu’éprouve son maître, le chat est très évolué. Il existe de tels liens entre la pathologie déclarée et la relation maître-animal que, dans ce cas, je commence l’interrogatoire par le maître. Cela existe aussi chez le cheval, moins chez le chien. Je l’ai constaté dans ma pratique et j’en suis persuadé, dans certains cas, le chat vient sauver son maître au détriment de lui-même. Il est dans la pensée de son maître qui va mal. Quel est le plus grand amour que de donner sa vie pour celui qu’on aime? C’est au-delà de l’animalité, c’est divin.

M@: On peut alors se poser la question suivante: dans le processus de guérison, qui guérit?

ML: Soi-même, grâce à l’énergie qui vient d’en haut et qui va provoquer un déclic. Le thérapeute joue le rôle du déclic, il est l’élément déclencheur.

Je suis convaincu que ma parole et mes mains sont des instruments au service de la guérison mais sans l’aide d’énergies supérieures, rien ne serait possible. C’est le maître qui détient la clé. Il m’est arrivé de dire à quelqu’un: «Pourquoi voulez-vous que votre animal aille mieux, puisque vous n’avez rien changé dans votre vie?». Cela met en évidence tout le cycle des maladies idiopathiques, appelées autrefois psychosomatiques, qui minent autant les animaux que leurs maîtres. Les maîtres parviennent plus ou moins bien à cacher de lourds secrets, aux autres, parfois à eux-mêmes mais pas à leur animal. Ça ne fonctionne pas.

Leur intuition est si développée qu’ils ressentent intensément ce poids sur le cœur (le chakra). Ils sont si sensibles à la psyché profonde du maître qu’ils expriment son mal-être en de nombreuses maladies (le mal a dit). Michel ODOUL nous dit ceci: «Savoir où ils ont mal pour trouver pourquoi le maître va mal». Malheureusement, le maître refuse souvent d’accomplir des changements dans sa propre vie car les dommages collatéraux que ce changement entraîne sont quelquefois perçus comme trop violents et ne peuvent être acceptés. Pourtant, quand le maître comprend et agit sur lui-même, l’amélioration est instantanée et c’est une telle source de libération et de bien-être, pour l’animal, le maître et l’environnement proche, que cela en vaut vraiment la peine d’essayer!

M@: Quelle explication pouvez-vous donner à un échec ou une résistance à la guérison?

ML: Toutes les problématiques ne trouvent pas obligatoirement de solution, certaines sont trop lourdes à assumer pour le maître et pour l’animal. Quand je vois un animal dont la maladie récidive et le conduit à la mort, je ne peux que constater. Il existe des secrets si lourds à porter que les personnes ne peuvent se confier qu’à des thérapeutes spécialisés. Quand un maître amène son animal en consultation – mais ne devrait-on pas dire quand un animal malade amène son maître en consultation −, ce dernier est inquiet, envahi par des peurs et pas forcément ouvert à une approche énergétique du soin. En général, parlant de son animal domestique, il me prévient: «Vous allez voir, il est stressé, agressif, on ne peut pas le prendre dans les bras, etc.».

Je reçois beaucoup de chats en consultation. Ce ne sont pas des rebelles mais, comme je l’ai déjà dit, ils sont hypersensibles. Quand je les sors de leur cage de transport afin de les mettre sur ma table d’auscultation, ils entrent dans ma sphère d’énergie. C’est magique car juste avec mes mains, des paroles apaisantes et quelques soins énergétiques, ils commencent à se détendre et curieusement, leur maître en fait autant. Ensuite, le dialogue peut commencer. Les gens n’en reviennent pas, je n’ai jamais eu de morsures. Quand le chat est vraiment très atteint, très agressif, je lui prodigue quelques soins à travers la cage et je le garde à la clinique.

Ainsi, tout en m’occupant de lui, je lui laisse du temps. Cette séparation d’avec la cause de ses perturbations est nécessaire. Le maître voit que,s ans médication particulière et quelquefois de façon spectaculaire, le chat se porte mieux ce qui peut provoquer le déclic qui libèrera une compréhension chez lui. Quelquefois aussi, ce processus nécessite davantage de temps et de soins.

M@: Voyez-vous une évolution dans la prise en charge des animaux domestiques ces dernières années?

ML: Certainement. Pour nous, vétérinaires, il y a 40 ans, nous soignions principalement des animaux de ferme. Ils avaient une utilité, un travail, et devaient être soignés pour être capables de l’exécuter: les chevaux pour le labour, les chiens pour la chasse ou les troupeaux, les chats pour manger les souris et les rats dans les greniers! Les animaux de compagnie existaient peu dans les campagnes. Quand la rage est apparue et a été prise en compte, les propriétaires de chiens ont été obligés de les faire vacciner. Ils se sont alors rendus compte que médicaliser, c’était s’occuper de leurs animaux, prendre soin d’eux. Peu à peu, leur regard a changé. Je me souviens, au début de ma carrière, j’ai vu un fermier amener un chat très abîmé par une machine, pour le faire soigner.

Autrefois, on l’aurait achevé d’un coup de fusil. Mon patron m’a fait remarquer: «Le monde est en train de changer!». Maintenant, les animaux investissent de plus en plus la sphère intime de leur maître. Ils rentrent dans la maison, sont plus petits pour être transportés partout et vivent de plus en plus dans l’intimité de la famille. Les maîtres sont bien davantage attentifs au bien-être de leur animal. Les interrelations sont plus importantes, chacun vivant ou ressentant la vie de l’autre.

M@: En conclusion, vous arrive-t-il de parler aux animaux, d’avoir des «conversations»?

ML: (rires !) Non pas encore! Je ressens plutôt les réponses, quand j’approche la réalité de ce qui se passe, je reçois alors des regards qui me disent: «Merci, tu m’as compris et tu vas enfin me libérer». Il est évident aussi que je parle en pensée à l’animal. Je connais la force de la pensée et je fais passer des messages. Le chat semble toujours être le plus réceptif, comme s’il comprenait que je prends en compte ce qu’il exprime dans sa pathologie. Il secoue la tête et évacue les mauvaises énergies accumulées. C’est intuitif de part et d’autre. L’animal est authentique dans son fonctionnement, il ressent le véritable problème de son maître et sa souffrance. Il ne s’attache pas aux fausses bonnes raisons données (travail, stress, fatigue etc.) mais au problème racine qui resurgit sous ses différentes formes. Les gens essaient souvent de “noyer le poisson” (rires), mais l’animal ne s’y trompe pas car il ressent intensément le véritable problème enfoui. Aux maîtres responsables de découvrir et d’accepter qu’un thérapeute leur fasse découvrir cette raison première, même si cela doit entraîner quelques inconvénients auxquels il faut faire face avant d’en recueillir tous les bienfaits!

Tout cela fonctionne naturellement. Pour le thérapeute, il suffit simplement d’être à l’écoute, d’être dans cette dimension d’amour qui appelle tous les talents, qui déclenche les intuitions, les compréhensions. Il faut être dans la présence.

source : La revue de l’U.L.V. www.universite-libre-des-valeurs.com

Publié dans Expériences, L'Esprit Guérisseur | Pas de Commentaires »

Guérison Spirituelle

Posté par othoharmonie le 23 août 2010

Guérison Spirituelle dans L'Esprit  Guérisseur coeurVotre esprit peut vous guérir – Le principe universel de la guérison(si vous avez des difficultés, alors pour mieux comprendre les pouvoirs de votre esprit, reportez-vous S.V.P à mon second blog : http://channelconscience.unblog.fr/  catégorie : Allan Kardec) 

-  7     Accepter ou refuser les soins médicaux 

Une  question qui a souvent embarrassé celui qui s’est converti à la guérison spirituelle est la suivante : « Dois-je renoncer entièrement aux soins médicaux traditionnels ? » 

On peut y répondre soit négativement, soit positivement. Nous savons que nous opérons de concert avec une Loi parfaite qui sait comment guérir n’importe quel état, aussi grave qu’il puisse nous paraître. Mais, d’autre part, tous les hommes n’ont pas la même hauteur ou la même profondeur de conscience, et cela doit être pris en considération. En disant cela, nous ne renonçons pas à notre point de vue que tout état peut être guéri uniquement par l’action mentale. 

Il est difficile pour certaines personnes après toute une vie de confiance dans les techniques médicales, de s’élever immédiatement jusqu’aux sommets de la compréhension. Dans bien des cas, la vision spirituelle est une question de développement, c’est moins fréquemment une question de révélation instantanée. L’homme qui paraît avoir le mieux compris l’infaillible travail de la Loi divine paraît aussi avoir observé une attitude saine, raisonnable envers les malades. Jésus n’a pas toujours employé la même méthode de guérison, bien qu’il ait toujours utilisé le même principe

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1.     Le niveau d’acceptation 

Jésus prenait les gens au niveau où il les trouvait. En certains cas, il énonçait sa parole et ils étaient guéris, en d’autres cas il touchait les malades. Dans un cas au moins, il usa de moyens matériels ; lorsqu’il oignit d’argile les yeux de l’homme aveugle. Il savait que l’argile ne possédait en elle-même aucune vertu capable de guérir, mais il reconnut que cet homme avait besoin de la béquille d’un support matériel et n’hésitait pas à s’en servir. Mais plus profondément, Jésus savait aussi que la guérison était accomplie par l’activité d’un Principe guérisseur identique à celui qui guérissait lorsqu’il énonçait sa parole. 

Ceux qui venaient à lui différaient grandement en leur niveau mental d’acceptation. Quelques-uns furent guéris à distance, dans des contrées avoisinant le lieu où il se trouvait, d’autres se tenaient éloignés et l’imploraient, d’autres encore se pressaient autour de lui. Une pauvre femme sentit qu’elle serait guérie si elle pouvait seulement toucher le bord de son vêtement. Admettons que les gens diffèrent en leur perception spirituelle et varient en leur capacité de recevoir la guérison, et en même temps rappelons-nous que nous avons affaire à une Loi parfaite, susceptible d’opérer d’une façon parfaite là où le niveau d’acceptation est élevé. 

Nous ne saurions être de l’avis de ces maîtres refusant de traiter une personne qui consule par ailleurs un médecin, ou bien qui, sous une forme ou une autre, suit un traitement ou emploie une médication qu’elle s’est ordonnée à elle-même. Le praticien devrait se rappeler qu’il peut avoir lui-même une conscience très élevée alors que le malade peut avoir des tendances à la peur subjectives et profondes qu’il peut ne pas avoir reconnues, tendances qui le poussent à recourir en partie à quelque moyen matériel. Tout ce qui facilite la réceptivité du patient à l’égard de l’idée de santé constitue une aide pendant le traitement, bien que le praticien sache que son propre travail se fait entièrement dans l’Esprit, comme Jésus le reconnut en traitant l’homme aveugle. 

Si nous admettons dans l’univers l’existence d’un Principe universel de la guérison, nous devons convenir que toutes les fois qu’un médecin se sert de moyens matériels et obtient des guérisons, celles-ci ne peuvent résulter que du contact avec ce Principe et ne sauraient provenir d’aucun pouvoir guérisseur inhérent au simple intermédiaire que fut la médication. Si Jésus permit à la femme de toucher son vêtement et aida la foi faible de l’homme en se servant d’argile, il nous paraît raisonnable de permettre à la personne traitée d’entrer en contact avec le Principe guérisseur par un quelconque moyen matériel, si un soutien de ce genre est nécessaire à sa foi. Certains médecins préfèrent laisser un patient souffrir plutôt que de le voir guéri par des moyens spirituels, de même – malheureusement – certains praticiens spiritualistes préfèrent le laisser souffrir plutôt que de le voir secouru par des moyens médicaux. Cette attitude de chacun d’eux est quelque peu étroite et intolérante, révélant leur ignorance de toute la science de guérir. Heureusement, ces gens sont une minorité dans les deux professions. 

Puisqu’il n’y a qu’un seul Principe guérisseur dans l’univers, il s’ensuit que la guérison physique et la guérison spirituelle doivent être les pôles opposés d’une seule et même chose. Dans le passé, il y eut beaucoup de malentendus des deux côtés. Chacun devrait tâcher d’acquérir une compréhension totale de la méthode de l’autre parce que l’intolérance est toujours basée sur l’ignorance. Les deux méthodes ne sont nullement diamétralement opposées  ; il ne devrait donc y avoir aucune hostilité réelle entre elles. Elles peuvent paraître indépendantes et distinctes l’une de l’autre, comme deux puits de pétrole voisins forés dans le sol ; cependant, quelque part au-delà de la portée de notre vue il faut que ces puits pénètrent en la même nappe pétrolifère. 

Vitamines, oligo-minéraux et autres compléments alimentaires peuvent être souhaitables, alors que d’autres méthodes mécaniques ou médicamenteuses peuvent aider la guérison. Elles peuvent supprimer des défauts ou obstacles mécaniques et fournir un objet sur lequel la foi puisse se concentrer afin que le principe guérisseur soit à même d’agir. De cette façon, elles dirigent l’esprit de celui qui souffre vers l’attente de la guérison, parce que l’instruction et l’art du médecin impressionnent certaines personnes par l’idée qu’il sait comment les rétablir et que, lorsqu’il applique sa méthode, leur pensée se tourne dans la direction et l’attente confiante de la santé. 

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2.     Coopérer avec la Vie 

A présent que nous avons dit cela, nous pouvons en revenir à notre thèse originale en déclarant que la grande Loi de l’Intelligence n’a besoin d’aucune aide matérielle. Il est des millions d’exemples où, sans aucune intervention matérielle et uniquement par la coopération intelligente avec la Loi de l’Intelligence, des gens furent complètement et définitivement guéris de maladies telles que cancer, arthrite, paralysie, hypertension, troubles cardiaques, anémie, ulcères, calculs biliaires, épuisement nerveux, diabète… en vérité tout état de déformation dont l’homme souffre manifestement. L’intermédiaire qui guérit dans chacun de ces cas fut un homme ou une femme sans dons exceptionnels, ayant acquis une compréhension claire de l’inflexibilité de la Loi et ayant gagné la calme assurance intérieure que cette Loi d’Intelligence peut être mise en mouvement par quiconque se soucie de croître en la connaissance spirituelle jusqu’au point où l’on pourra diriger le cours de cette énergie universelle nommée « pensée » dans le sens de la guérison. 

Les gens qui se guérissent eux-mêmes ou guérissent autrui ne sont pas des magiciens , mais des gens tout simples qui ont cessé de résister à l’univers et ont mis en coopération avec lui la vie de leur propre pensée. Ils ne sont ni des saints, ni des dieux de marbres sur des piédestaux, mais des êtres ordinaires, s’efforçant d’atteindre au bonheur comme font tous les humains, beaucoup trop conscients souvent de leurs défaillances et de leurs péchés. S’oubliant eux-mêmes, oubliant leurs faiblesses ou leurs forces, ils sont saisis d’une confiance embrassant toute choses en l’Intelligence qui construisit et soutient leur corps, et animés d’une ferme conviction que l’Intelligence accomplit un travail créateur en vertu d’une Loi aussi certaine que celle de la gravitation ou de l’électricité. 

 

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3.     Bannir vanité et humilité 

Deux extrêmes sont à éviter : la vanité et l’humilité exagérée. Toutes deux témoignent que l’esprit de la personne est dirigé sur elle-même au lieu d’être dirigé sur la grande Intelligence créatrice. Au moment où une personne commence à clamer : « Je suis un grand guérisseur ! », au lieu de dire : « Ceci est une grande Loi de l’Intelligence », elle montre qu’elle a oublié où se trouve la puissance qui la rend capable de guérir. Cette personne est alors tel l’éclat d’une lumière électrique luisant et par sa propre source d’énergie et s’affaiblissant à mesure que sa batterie individuelle s’épuise. 

Le praticien devrait ressembler à une lumière électrique en contact permanent et direct avec l’usine génératrice et nourrie par un flux continu d’énergie qui n’est pas due à sa propre fabrication, qui ne s’épuise jamais quel que soit le nombre de fois où l’on recourt à elle. Il nous faut avoir foi en notre faculté de guérir une autre personne ou de nous guérir nous-mêmes, mais cette foi doit toujours être située en l’Intelligence divine, jamais en notre propre petite intelligence. 

L’autre extrême est représenté par la personne doutant constamment d’elle-même et qui se déprécie : « J’ai une volonté faible, ou peu d’éducation, ou je n’ai pas de personnalité, je n’ai pas la parole facile ; il n’est pas question pour moi de penser que je pourrais aider les autres ou m’aider moi-même« . 

Quelques-uns parmi ceux ayant eu le plus de succès dans le domaine de la guérison sont des personnes anonymes, tranquilles, muettes, sans diplômes académiques, mais qui ont une confiance inébranlable en cette grande Loi de guérison de l’Intelligence. Leur esprit n’est pas concentré sur lui-même, mais il se met au niveau de l’univers, voyant la main de Dieu allumer les étoiles, jongler avec les planètes, déverser vie et vitalité inépuisables sur toutes les formes qui vivent et croissent à travers l’univers. Elles ont cessé de se considérer elles-mêmes comme insignifiantes ou inéduquées. Elles se sont vues en possession de l’Intelligence divine, unes avec cette Intelligence universelle qui fait vibrer et palpiter la vie de la terre. 

De même qu’il n’y a pas de grands ou petits problèmes ou de grandes et petites maladies, il n’y a pas dans l’Intelligence d’individus grands ou petits. Tous ont accès à l’océan d’Intelligence en sa totalité. La seule limitation est celle qu’hommes et femmes s’imposent à eux-mêmes. Toute personne qui lit ceci a autant de droit de guérir, peut accéder aussi librement à l’Intelligence divine que la pus grande célébrité dans le domaine de la guérison mentale et spirituelle. La Loi n’agit pas en faveur de quelques élus. Tous sont favorisés

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4.     La foi n’est pas une croyance aveugle 

La vraie foi implique deux choses ; elle repose sur une compréhension claire et intelligente du Principe de base de la guérison, et sur une calme assurance intérieure de la Puissance qui guérit. Aussi longtemps que la connaissance de ce Pouvoir et sa confiance en celui-ci sont plus grandes chez le praticien que sa peur de l’état en présence duquel il se trouve, il peut guérir. Lorsque la peur de la situation qu’il doit affronter a plus de poids que la Force guérisseuse, il ne peut pas guérir. Ces affirmations peuvent bien avoir l’air simplistes, peut-être frisant la tautologie, mais elles sont fixées en cette forme se répétant presque afin qu’elles s’établissent dans l’esprit du lecteur, étant donné qu’elles sont des éléments fondamentaux de la guérison. 

Ici, il serait bon d’expliquer pourquoi nous employons le terme « guérison spirituelle et mentale ». L’activité mentale est l’intermédiaire par lequel s’opèrent les guérisons, mais c’est l’Intelligence de l’Esprit qui agit ainsi. L’énergie peut s’appliquer à trois niveaux différents, chacun plus élevé que le précédent. Par exemple, l’énergie physique transmise par l’effort musculaire peut affecter la matière inerte. Nous pouvons ramasser une pierre, la lancer, usant d’énergie physique. La forme plus élevée qui vient ensuite est l’énergie mentale qu’on appelle pensée. L’énergie mentale domine l’énergie physique parce qu’elle opère à un niveau supérieur. L’énergie spirituelle est la forme la plus haute de l’énergie et peut imposer son autorité à l’énergie mentale et à l’énergie physique, comme nous l’avons indiqué précédemment. Ainsi, on peut travailler entièrement sur le plan mental comme le fait le psychologue et faire du bon travail. Toutefois, lorsqu’on procède de façon à introduire la conception spirituelle dans sa pensée, le travail en est transporté au niveau le plus élevé possible de l’accomplissement. 

Il est à remarquer que tous ceux qui, à travers les pages, ont fait le meilleur travail dans ce domaine, furent ceux dont la vision spirituelle fut la plus haute. Nous avons exposé antérieurement que l’Esprit travaille sur le plan de nos conceptions mentales ; par conséquent tel homme ou telle femme capable de faire pénétrer en sa conscience la plus haute conception de Dieu trouvera que l’effet satisfaisant de ses traitements correspondra à ce développement spirituel. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque nous reconnaissons la merveilleuse compréhension de l’Intelligence, et que nous nous élevons d’un degré dans notre savoir, en reconnaissant que ce Grand Constructeur – l’Intelligence – est sous la direction de l’Esprit. Nous nous représentons l’Esprit comme l’unique Principe conscient de soi dans l’univers, l’Intelligence n’étant pas consciente d’elle-même. « L’Esprit est la Cause première, il existe par lui-même et renferme en lui toute vie« . Il a la faculté de vouloir, de choisir et de diriger. L’Intelligence obéit, se laisse diriger vers une activité spécifique, mais elle ne peut ni vouloir ni choisir. L’acte créateur et initiateur est toujours celui de l’Esprit ; il est ensuite recueilli et façonné par l’Intelligence, qui est l’élément subjectif universel. 

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5.     La force spirituelle de la pensée 

Partant de ces considérations, nous plaçons notre confiance entière en la compréhension infinie de l’Intelligence et en son aptitude à accomplir tout ce qui doit être fait, mais nous reconnaissons qu’elle est changeante en son action, créant constructivement ou destructivement selon le choix fait en notre pensée consciente. D’autre part, nous reconnaissons l’immuabilité de l’Esprit, qui est l’éternel JE SUIS, reposant à jamais en la Perfection. L’Esprit, donc, est la norme véritable selon laquelle nous modelons notre pensée. L’Esprit se voit réfléchi Lui-même dans l’univers, inchangé, invariable. Donc, lorsque nous disons qu’il n’y eut jamais réellement d’imperfection en notre corps, nous nous élevons au point de vue de l’Esprit et déclarons ce que l’Esprit n’a cessé de voir, c’est-à-dire l’éternelle perfection de l’homme. C’est donc ce que nous faisons savoir à l’Intelligence : qu’elle manifeste cette perfection toujours vue par l’Esprit et que, ayant débarrassé notre conscience d’images fausses, nous pouvons voir aussi. 

Ainsi, quand nous traitons aussi bien du point de vue spirituel que du point de vue mental, nous voyons un éternel effacement de la fausse image parce que la seule chose qui puisse se manifester est ce que voit l’Esprit. Pour cette raison, la guérison spirituelle est permanente alors que la guérison mental peut l’être ou peut ne pas l’être. Ce qui est guéri par un traitement spirituel ne revient jamais, ne peut pas revenir parce que cela est disparu en la contemplation éternelle de l’Esprit. « De leurs péchés et de leurs iniquités je ne me souviendrai plus« . 

La force spirituelle de la pensée a un pouvoir sur toute chose dissemblable d’elle, sur toute résistance apparente. Aux jours de notre ignorance, nous pensions à des conditions tout aussi écrasantes et nous nous inclinions de peur devant elles. Mais par l’entrée en ligne de la conception de l’Esprit, nous savons que la vérité que nous annonçons est irrésistiblement supérieure à toute condition. Aucune image laide n’est assez énorme ou horrible pour offrir une résistance, parce qu’elle est une image irréelle et que l’Esprit ne voit que la perfection au point même où l’ignorance voit la laideur. Réalisons que cette pure Essence de l’Esprit est en nous, effaçant tout ce qui est différent d’Elle-même, car : « Ce n’est pas par la force [la force physique de l'homme] ni par la puissance [la force mentale de l'homme], mais par Mon Esprit, dit le Seigneur« . 

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6.     L’univers est une Présence vivante 

Nous vivons en un univers spirituel. 

Le docteur Bucke dit : « L’univers est une Présence vivante« ; en contemplant le corps, nous devrions conserver cela dans notre esprit, parce que le corps est un corps spirituel, habité par l’Esprit dans chaque cellule, le corps est une Présence vivante. Lorsque nous le considérons comme tel, nous sommes capables de désavouer toute sensation paraissant apporter un message de détresse, car nous pouvons affirmer qu’il ne peut rien y avoir que la présence de l’Esprit à l’endroit même où quelque chose d’autre semble essayer de manifester sa présence. 

Pendant de nombreuses années, une femme avait souffert de maux de tête atroces. Son docteur qui, par hasard, se trouvait être son voisin, lui avait dit qu’il ne pouvait plus rien contre sa migraine. On lui suggéra de considérer son corps comme une pure substance spirituelle, de raisonner avec elle-même jusqu’à ce qu’elle fût convaincue que l’Esprit ne saurait ressentir aucune douleur, et de procéder ainsi lorsque aucune migraine ne se manifestait. Elle commença par faire cela quotidiennement. Au lieu d’un nouvel accès tous les quelques jours, comme antérieurement, il n’y eut aucune récidive du mal pendant plusieurs semaines lorsque, après une soirée de bridge, elle souffrit d’une nouvel accès. 

Elle se laissa aller quelque temps, puis décida que la conception qui avait éloigné la migraine pendant si longtemps devrait avoir quelque effet maintenant. Elle se calma aussi bien qu’elle put – car elle endurait des douleurs intolérables – et se mit à se raisonner, se persuadant qu’il ne saurait y avoir aucun trouble à l’endroit du mal parce que, exactement au point où semblait siéger la douleur se trouvait toute la plénitude de Dieu. Elle continue à répéter tranquillement cette vérité, qui était un fait absolu, jusqu’à ce que, en vingt minutes environ, la douleur dût partie. Douze ans plus tard, lorsqu’elle mourut, elle n’avait jamais eu une autre migraine. « Non par la force, ni par la puissance, mais par mon esprit, dit le Seigneur« . 

Parlant de migraines, relatons le cas d’un jeune homme qui en avait fréquemment. Il avait l’habitude de prendre, quand il en souffrait, deux comprimés d’aspirine d’heure en heure pendant trois heures consécutives. C’était la seul chose efficace qu’il avait trouvée. Après qu’on lui eu enseigné la vérité sur la guérison spirituelle, il téléphona un jour, disant qu’il avait une nouvelle migraine et désirant savoir ce qu’il devait faire. On lui conseilla à peu près ce qui avait été conseillé à la femme de l’exemple précédent. Il téléphona encore au bout d’une heure, disant que cela n’avait produit aucun effet. Il fut ressenti que si l’on pouvait endormir un peu sa douleur, son esprit pourrait être mieux dirigé ; il fut fait une chose qui horrifierait certains praticiens en lui suggérant de prendre un seul comprimé d’aspirine et de continuer son traitement spirituel. Le lendemain il arriva au bureau, rapportant que le traitement avait bien agi

Parfois, on est trop près de sa propre souffrance pour être capable de se traiter soi-même avec succès. Alors que nous savons posséder une Loi parfaite travaillant pour nous, la souffrance peut être si grande que nous nous trouvons dans un état conscient très imparfait. En pareil cas, un peu d’aide matérielle peut être utile en diminuant l’angoisse de celui qui souffre, de telle sorte que mentalement il puisse suffisamment se détacher de ses sensations pour atteindre le calme mental nécessaire à un traitement heureux

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7.     L’expérience de la douleur 

Rappelons-nous que nous sommes les héritiers d’une mémoire raciale puisqu’il n’existe qu’une seule Intelligence. Toutes les expériences de la race humaine sont enfouies en cette Intelligence unique, car rien jamais ne se perd. La race humaine a une grande expérience de la douleur et de la maladie. Peu à peu la douleur s’associa à la peur dans notre conscience, parce que la douleur était un signe avant-coureur de la mort. Pour cette raison, douleur et angoisse sont susceptibles de nous secouer violemment, rendant difficiles nos efforts pour nous détacher de la peur. 

L’individu qui développe cette nouvelle attitude envers la maladie, apprend comment agir vis-à-vis de ses diverses difficultés. Graduellement, à mesure que son conscient s’éclaire et que sa vision spirituelle se consacre à un seul but, il obtiendra une maîtrise croissante sur son esprit, ses peurs, ses différents états physiques. On ne doit pas se décourager quand on ne s’élève pas tout de suite à de grandes hauteurs. Bien des personnes font des progrès rapides les premiers jours et les premières semaines de leur recherche de cette nouvelle maîtrise mais, de temps en temps, il arrive qu’on éprouve quelque difficulté à ajuster sa pensée à ces nouvelles conceptions. On peut alors trouver un encouragement en pensant que d’habitude le progrès est beaucoup plus rapide qu’il ne paraît l’être. 

L’intelligence subjective est tout à fait éducable et le processus de la rééducation progresse sous la surface à tout moment. Une seule pensée suffit pour changer toute une vie. Une idée claire, fermement poursuivie, est suffisante pour l’état physique d’un individu ; par conséquent, celui-ci devrait s’en tenir sans broncher à sa nouvelle croyance, car aussi sûrement que le jour suit la nuit, il croîtra lui-même en une connaissance qui le rendra capable de devenir le maître de sa pensée au lieu d’en rester l’esclave, et de même que sa pensée sera guérie, son corps le sera parce que la santé est un état physique aussi bien que mental

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8.     La santé est un mode de vie 

En faisant ressortir les faits concernant l’activité spirituelle dans la guérison, nous pourrions aller plus loin et dire que l’état de santé implique un mode de vie aussi bien qu’une croyance. Beaucoup de gens se servent de cette croyance pour se débarrasser de quelque ennui, toutes les fois qu’ils se trouvent dans une situation difficile. La Loi de l’Intelligence opère d’une façon tellement neutre que chaque fois qu’elle est dirigée consciemment vers l’actions, elle tourne sa grande force créatrice dans la direction choisie par nous : aussi, les traitements sporadiques que ces gens se donnent à eux-mêmes – ou qu’ils se sont fait donner par d’autres – produisent-ils souvent de bons résultats. Mais ce n’est qu’une manière d’agir de second ordre. La personne vivant de cette façon laisse échapper beaucoup de choses, parce qu’elle reçoit le don sans apprendre à connaître le donateur. Elle ne fait jamais l’expérience de ces rapports pleins de délices qui se nomment « Connaître Dieu« . Il se peut qu’elle ait sur Dieu des notions de toutes sortes, mais le Dieu impersonnel devient personnel pour celui qui jette son être entier dans cette recherche spirituelle de la présence de Dieu. 

Tout en admettant comme vrai que l’on puisse se servir de cette croyance pour obtenir de temps en temps certaines choses, il faut reconnaître que ce contact occasionnel avec l’Esprit ne mène qu’à de rares accomplissement et à une absence de satisfactions plus profondes de la vie. Jésus le fit remarquer dans l’un de ses discours. Alors qu’il était entouré d’une foule soucieuse d’apprendre si elle pouvait se servir de cette Loi pour obtenir de la nourriture, des vêtements et un abri, il lui assura qu’il était tout à fait possible de le faire, mais il dirigea leurs regards plus haut en leur montrant que ces choses, fussent-elles désirables, n’étaient rien comparées à la vie plus élevée et plus satisfaisante vécue en la recherche consciente de la Vie de l’Esprit. Et il termina en leur rappelant que s’ils voulaient chercher d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, toutes les autres choses seraient à eux automatiquement.

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9.     Il n’existe nulle contrainte 

Il est nécessaire de nos jours de cultiver le mode de vie qui, en soi, produit logiquement la santé et le bonheur. Et de peur que le lecteur ne trouve à ces paroles un arrière-goût de sermon, qu’il nous soit permis de dire que nous ne nous en référons pas au vieux message évangélique résumé en ces mots : « Mettez-vous en ordre avec Dieu« . Cet appel signifiait généralement qu’il fallait tourner une page nouvelle, cesser de fumer, renoncer au jeu et à quelques autres prétendus péchés. Il exerçait une contrainte. 

Nous désirons affirmer qu’il n’existe nulle contrainte dans cette vie nouvelle plus large. Jésus discutait rarement de morale – il y eut, en son temps, des milliers de maîtres qui, eux, en discutaient. Il essaya de montrer une vie dans laquelle s’éclairait la vision mentale et spirituelle de l’individu, et qui en s’éclairant lui permettait, au cas où quelque chose devenait pour lui un obstacle, de s’en apercevoir et d’éloigner cet obstacle, non parce qu’il était contraint d’agir ainsi, mais parce qu’il avait reconnu que l’on trouvait les joies les plus profondes de la vie lorsqu’on rapprochait sa pensée de la pensée de l’Esprit. Tel est le mode vie qui garantit à l’homme qu’il sera libéré de la maladie

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10.            L’union avec Dieu 

En d’autres termes, puisque  l’Intelligence de Dieu active toute chose dans l’univers, puisqu’elle tient liés les atomes dans ces écris et fait croître chaque brin d’herbe, puisqu’elle contrôle l’action du soleil qui maintient en vie cette planète, puisqu’elle digère notre nourriture et fait battre notre cœur, puisqu’elle contrôle nos nerfs de façon que nous puissions voir, entendre et nous mouvoir, ne serait-ce pas une bonne idée que de consacrer du temps à découvrir tout ce qui serait possible à son sujet, non dans un sens théologique quelconque, mais afin de réaliser une coopération plus grande avec elle ? L’homme étant créé comme une expression de l’Esprit, ne trouverait-il pas son bonheur le plus élevé en réalisant le but pour lequel il est créé ? Etant donné que la Loi de l’univers opère pour le plus grand bien de toute chose en ce monde, l’homme ne voudrait-il pas connaître son bien suprême en mettant sa pensée et ses actions à l’unisson avec ce qu’il peut apprendre à considérer comme l’Intelligence de l’Esprit ? 

Cela n’est pas une question d’ordre théologique, mais le genre de problème qu’une personne raisonnable sachant penser chercherait logiquement à résoudre. Le savant agit ainsi dans son domaine particulier. S’il veut obtenir la coopération de particules de matière, il lui faut s’établir là où il peut les observer, s’efforçant de déduire de cette observation les lois de leur activité. Lorsqu’il a satisfait son désir de connaître les causes fondamentales de leur activité, il se met alors à porter son attention sur les moyens les meilleurs de les contrôler. Il découvre ainsi que lorsqu’il coopère avec elles, à leur tour elles coopèrent avec lui. Par conséquent, nous avons progression et invention

Le même procédé est nécessaire dans la vie de la pensée. Dieu ne se cache pas lui-même. Il peut être connu. La seule coopération que nous obtiendrons jamais de Dieu est ce qui naît de notre coopération avec Lui, coopération exactement pareille à celle du savant avec la matière. C’est cela que nous entendons implicitement par « connaissance de Dieu ». 

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11.            L’ Amour en action 

S’il nous était permis de continuer en un sens non théologique, nous dirions qu’il est un mot qu’emploient dans leur union avec Dieu tous ceux qui possèdent une vision élevée et un grand accomplissement spirituel. Ce mot est Amour. Peut-être les trois mots les plus grands qui furent jamais prononcés sont-ils : « Dieu est Amour ». L’Amour est la nature même de Dieu et non quelque vague émotion ; c’est une force qui guérit, une force dynamique, extraordinaire. La création, la guérison, la perfection entières sont une expression de l’Amour. L’Amour est un agent créateur. En d’autres termes, toute la prodigalité de Dieu est une conséquence de l’Amour de Dieu. La grande Loi de l’univers, en laquelle sont incluses toutes les lois de moindre importance, est simplement l’Amour de Dieu en action. « L’Amour est l’accomplissement de la Loi« . C’est la grande force irrésistible dans l’univers, qui balaye les obstacles apparents et apporte santé, bonheur et prospérité à toute âme individuelle qui s’ouvre à ce Flot divin. 

Rien ne complète le caractère comme le fait l’amour. Rien n’accroît aussi pleinement la force de la vie que ne le fait l’amour. L’amour guérit toute situation, toute maladie. On peut donner tous ses biens aux pauvres, posséder tout le savoir, sacrifier son corps afin qu’il soit brûlé… sans lui cela ne servira de rien. Rappelez-vous que nous parlons non du sentiment exubérant souvent appelé amour, mais du désir intense du bien-être d’autrui qui caractérise la nature de Dieu. Ce même Amour auquel nous permettons de nous combler et de se répandre sans restriction sur toute âme vivante brisera toutes les barrières et apportera aux autres et à nous-mêmes l’accomplissement du désir de nos cœurs. 

Il y a une différence entre aimer (love) et se sentir attiré (like) par une personne. Les gens disent parfois : « Vous ne pouvez pas aimer tout le monde. Certains sont si mesquins ou si agaçants qu’il est impossible de les aimer« . Précisons nos termes. On se sent attiré par l’extérieur d’une personne mais on aime l’être intérieur. Il es vrai que certains sont irritants. Nous pouvons ne pas aimer leur extérieur, et nous n’avons pas besoin de le faire. Nous aimons quelqu’un quand nous souhaitons pour lui tout ce que nous souhaitons pour nous-mêmes. Nous souhaitons pour nous-mêmes une santé florissante, assez d’argent et du bonheur intérieur. Nous aimons notre voisin comme nous-mêmes quand nous souhaitons pour lui ces mêmes choses. 

Nous pouvons ne pas souhaiter l’inviter chez nous, mais ne permettons pas à cette antipathie que nous inspire son extérieur d’entrer dans nos souhaits pour lui. Il peut avoir commis vis-à-vis de nous des actes déloyaux, méchants, ou s’être montré si peu sûr que nous ne pouvons lui confier les choses auxquelles nous tenons. Mais quand même nous le tiendrions éloigné de ces choses, nous devrions toujours être soucieux de maintenir en dehors de nous ce qui nous irrite. Quand nous permettons aux choses irritantes de pénétrer à l’intérieur, elles deviennent une part de nous. Quand nous répandons l’amour, il annule tout ce qu’est cet homme ; quand nous répandons la haine, elle annule tout ce qu’est Dieu. 

Nous pouvons reconnaître que cette personne qui nous déplaît est Esprit au fond d’elle-même, tout autant que nous le sommes. Nous aimons l’être intérieur spirituel, même quand nous évitons la manifestation extérieure imparfaite. Nous pardonnons les choses méchantes et toutes les fois que cette personne pénètre en notre conscient nous lui souhaitons tranquillement tout le bien du monde. Nous ne saurions revendiquer notre bien et, en même temps, exclure un autre du sien. Très souvent notre refus de permettre à son attitude désagréable de pénétrer en notre conscience intime, associé à notre choix conscient de l’aimer, est la force guérisseuse qui agit sur lui et arrache le masque extérieur imparfait, révélant l’être véritable caché sous ce masque. Ainsi donc « nous aimons nos ennemis ». Chaque fois que surgit la pensée inhérente à la race humaine de rendre le mal par le mal, nous usons de ce pouvoir donné par Dieu de choisir consciemment, afin de nous détourner de l’esprit de critique, de condamnation et de colère, et de faire un choix définitif nous décidant à répandre notre amour vers notre ennemi.

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12.            Rayonner l’amour 

Tous sont nos frères. Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu » et hait son frère, il est un menteur. Car s’il hait son frère qu’il a vu, comment peut-il aimer Dieu qu’il n’a jamais vu ? Cette personne qui nous déplaît tant est une incarnation de Dieu ; nous devons donc l’aimer parce que c’est la seule forme sous laquelle nous voyons Dieu à travers les yeux du corps. 

L’un des principes fondamentaux d’un traitement couronné de succès est qu’il nous faut entourer de tout notre amour la personne que nous traitons. Nous ne pouvons jamais être l’instrument de la guérison d’un autre si nous ne l’aimons beaucoup. Et si nous laissons un petit coin de notre cœur habité par une haine particulière envers quelqu’un, nous ne pouvons saturer d’amour ceux que nous essayons d’aider, pas plus que nous ne pouvons mettre dans un seau d’eau une goutte de couleur noire, nous attendant à ce que celle-ci reste à la place où nous l’avons posée. 

La haine empoisonne mais l’amour guérit. Voilà sans doute pourquoi Jésus, sachant que les membres d’un groupe son enclins à permettre à leurs irritations de grandir, employa une parole forte lorsqu’il dit : « Je vous commande de vous aimer les uns les autres ». 

Lorsque nous entourons toute personne que nous traitons de notre amour spirituel, il ne s’agit pas d’un sentiment vain qui s’évapore, mais d’une force puissante parce qu’elle est une force de Dieu. Elle est aussi nettement définie qu’un flot d’eau orienté à travers un tuyau dans une direction précise et elle purifie son objet

 

coeur dans L'Esprit  Guérisseur

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Le Grand guérisseur en nous

Posté par othoharmonie le 10 août 2010

Le Grand guérisseur en nous dans L'Esprit  Guérisseur coeur Votre esprit peut vous guérir – Le principe universel de la guérison(si vous avez des difficultés, alors pour mieux comprendre les pouvoirs de votre esprit, reportez-vous S.V.P à mon second blog : http://channelconscience.unblog.fr/  catégorie : Allan Kardec) 

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Le Grand Guérisseur en nous 

Nous avons insisté sur la nécessité d’une connaissance claire de la Loi afin de pouvoir guérir avec succès. Mais en plus, il doit y avoir encore autre chose. Non seulement ce que nous savons, mais aussi ce que nous sentons est important. Il est une connaissance intérieure à laquelle nous devons atteindre, une connaissance qui n’est pas le résultat de développements intellectuels. C’est un savoir mystique de première main, gagné directement à la Source de toute connaissance. 

  

                        1.     La perception immédiate de la Présence Divine 

Le savant et le philosophe arrivent à la vérité par les canaux plus froids de l’Intelligence et de la raison. Le guérisseur se sert des deux mais, en plus de cela, il arrive à la certitude de la vérité par un troisième canal, celui de la perception immédiate. Celle-ci lui révèle la vérité qui est perçue plus que raisonnée. Il perçoit la Présence divine pénétrant l’univers y compris sa propre personne. Il perçoit cette Présence en toute chose et en toute personne qu’il rencontre, et cela lui donne la certitude de l’unité imbrisable du tout. 

La mystique n’est pas un être singulier, ni nécessairement un médium. Il ne s’associe pas aux esprits, n’entend pas de voix audibles ni n’interprète des rêves. Ce qui le distingue est qu’il « perçoit intuitivement la vérité et, sans développements mentaux conscients, arrive à la réalisation spirituelle« . Il a découvert que Dieu est en lui et a appris à s’éloigner de ceux qui font des discours, de leurs notions fausses, de leur habitude de suivre comme des moutons les idées admises, pour entrer au plus profond de lui-même et y rencontrer le Divin. Dans un sens, il a contemplé la face de Dieu, il a entendu des choses qu’instinctivement il sait être des vérités fondamentales, et il est venu pour annoncer ce qu’il sait de cette certitude, bien qu’il ne puisse indiquer ni chapitre, ni verset. 

Non seulement les fondateurs de toutes les grandes religions, mais aussi tous les grands poètes, ont possédé cette disposition au mysticisme. L’antique poète patriarcal Job la possédait ; Dante, Tennyson, Shelley, Walt Whitman la possédaient, ainsi que tout autre poète dont l’œuvre a duré. En les lisant on sent, plus qu’on ne le trouve par analyse, qu’ils marchent toujours dans l’ombre d’une Présence vivante si proche qu’ils peuvent La toucher, qu’ils s’efforcent d’exprimer par des mots et qu’ils expriment s’ils sont vraiment de grands poètes. Ainsi leurs lecteurs sont conscients de quelque chose d’indéfinissable qui pénètre leurs accents, d’une Présence dont le calme imperturbable apaise l’âme. On pourrait presque l’appeler un parfum qui imprègne subtilement l’atmosphère de leurs paroles. On ressent l’effet de ce parfum plus qu’on ne le reconnaît. 

Ce savoir mystique insiste en premier lieu sur la réalité de la Présence divine et sur la possibilité de la rechercher consciemment. Cette Présence ne remplit pas seulement l’homme, mais l’univers entier composé de montagnes, de rivières, d’arbres, de gens, d’oiseaux, de papillons ; elle remplit même les choses que l’homme a regardé avec hostilité et dégoût. Elle est omniprésente et pénètre toutes choses. Nous vivons en un univers spirituel dont chaque atome est habité par cette Présence divine. 

                            2.     La vraie destinée de l’homme 

De cette connaissance parfaite de l’univers est issue une autre conception : c’est la destinée de l’homme de manifester la perfection en toutes ses actions. La race humaine peine sous l’erreur que l’homme est né pour la maladie, la douleur et l’imperfection. On le crut si longtemps que finalement cette erreur fut prise pour la vérité. Mais c’est un mensonge et, dans nos moments les plus profonds, chacun de nous perçoit la vérité évidente, celle que l’homme est né pour une destinée plus haute, que le niveau normal de son existence est beaucoup plus élevé que la race humaine ne l’a admis. 

Notre expérience commune est celle de la maladie et de la défaite. Nous sommes donc nés avec une accumulation de souvenirs négatifs, si évidents en eux-mêmes pour nos sens que nous les avons acceptés comme étant notre destin. Mais en des moments d’illumination, la plupart d’entre nous ont senti que cela ne peut sûrement pas avoir été le niveau prévu pour notre vie. C’est le niveau faux d’une normale acceptée parce que nous avions contemplé la vie à travers les yeux de la race humaine. Cependant, nos rapides et sublimes lueurs de la perfection spirituelle et physique s’élevèrent si haut au-dessus de ce faux niveau qu’à peine nous avons osé les exprimer. 

Nous devons oser chercher une normale vraie, parce que nous n’obtiendrons que ce que nous avons accepté mentalement comme normal. Nous ne recevrons jamais ce que nous désirons, ni ce que nous sollicitons, mais uniquement ce que nous considérons comme normal. La masse a considéré les choses par les yeux de son expérience de race, et ce fut sa limite d’élévation. 

Oublions tout cela et regardons la vie par les yeux de l’Esprit, car si nous sommes issus de l’Esprit, il s’ensuit logiquement que nous avons le droit – quelle que soit la propre nature de l’Esprit – de nous attendre à pouvoir reproduire de nous-mêmes ce qu’Il est. Vu à la lumière de ce que l’homme a accompli, cela est d’un niveau élevé, aussi la tendance est-elle de reculer et d’accepter le niveau inférieur, ce qui signifie stagnation. 

L’homme doit vivre selon la vérité la plus haute qu’il connaît, non selon la plus basse. Il doit s’acheminer vers des expériences plus hautes, et afin de recevoir le bien dans toute sa plénitude, s’attendre mentalement au bien le plus élevé comme étant le niveau de vie normal pour lui. 

Il est certaines vérités que nous pouvons connaître, mais sans jamais les prouver par des raisonnements. Ce sont les choses qui donnent à notre travail de la force, du poids et de la conviction. Lorsque Jésus déclara aux scribes qu’ils enseignaient des choses qui déjà leur avaient été enseignées, alors que Lui disait des choses qu’Il connaissait et avait vues, Il révélait l’un des secrets de son extraordinaire autorité sur les forces du mal. Il ne discutait pas beaucoup. Il démontrait l’action de cette Présence qui était en vérité une partie de lui-même comme l’était son propre sang, et Il laissait les résultats parler par eux-mêmes. Qu’enseignait-Il alors

                    3.     Dieu est indivisible en tout homme 

Jésus enseigna « qu’il était une Loi transcendante, absolue, triomphante, près de laquelle toutes les lois secondaires ne signifiaient rien. » Il enseigna que cette Loi guérit par la seule Présence tout ce qui entre en contact avec elle. Il savait d’intuition que Dieu est indivisible ; par conséquent, Dieu et son univers sont inséparables. En réalité, au lieu de parler de Dieu et de son univers, ou de Dieu et de l’homme ou de Dieu et de toute chose, il parlait de Dieu en son univers, en l’homme, en toute chose par cette Présence inhérente. Il enseigna que l’Infini ne peut être divisé contre lui-même ; il ne saurait être rien d’inférieur qu’une seule et complète unité. L’homme étant une partie de ce Grand Tout, Il ne pourra jamais être séparé de Dieu. Voilà pourquoi ses maladies sont des illusions des sens, jamais des réalités positives. 

Jésus savait que Dieu étant indivisible doit être en sa totalité en tout homme. Dieu tout entier doit être présent en chaque point où apparaît quelque chose de Lui. Ainsi chaque fois que Jésus prononçait sa parole en présence de la maladie, il ne mettait pas en avant un soldat isolé pour déloger l’ennemi. Il amenait l’armée entière et il savait à l’avance que la victoire était à lui parce qu’il n’y avait rien là qui pût résister à la Présence Toute-Puissante. Ce Dieu en lui était son associé de chaque jour. 

Il allait ainsi et parlait aux hommes au-dehors, mais intérieurement il allait et parlait avec la Présence parfaite du Père en lui. Exposé comme il l’était à l’assaut terrible de la pensée du monde hostile à sa mentalité, il vivait retiré dans les profondeurs de son être, tenant ouvert son centre spirituel à la Présence envahissante de l’Esprit, « car l’Esprit peut rencontrer l’Esprit ». Il fut tenté en tout point comme nous le sommes, mais quand la pression du dehors devenait particulièrement forte, il s’en allait seul en un endroit retiré, afin de retrouver là sa claire vision de la Présence en lui et de son unité immuable avec le Père. Lorsqu’il s’en retournait, fort du pouvoir qui guérit, il l’expliquait en disant simplement : « Le Père en moi, c’est Lui qui fait les œuvres« . Nous répétons ce verset fréquemment, sans apologie, parce qu’il est le secret de toute guérison. 

4.     Laissez la Vérité vous pénétrer 

Nous voici ramenés une fois de plus au fait que la guérison est accomplie, non par l’effort du praticien, mais par son attitude permettant à la Vérité de pénétrer dans les hommes et de les libérer. Cette vérité de l’unité de Dieu et de l’homme nettement comprise guérit la maladie en témoignant de son néant. En vérité, nous sommes guéris de maladies que nous n’avons jamais eues, sauf en notre fausse croyance. Car Dieu ne saurait être malade et nous sommes Un avec Dieu. Quand nous prononçons notre parole, c’est l’Esprit qui parle. Nous n’avons pas besoin d’élever la voix ou de forcer la puissance de notre vouloir afin d’obtenir des résultats, car la Puissance entière et irrésistible de cette Présence afflue immédiatement dans la direction de la parole de l’Esprit. 

Nous avons ici la raison pour laquelle Jésus regardait en face le lépreux, l’aveugle ou le paralytique et commandait à leur état avec autorité ; voilà pourquoi il affronta le possédé que tous les hommes fuyaient, le ramenant au calme de toute sa raison retrouvée, pourquoi il commanda au vent et aux vagues de laisser la paix se répandre sur leur violence ; pourquoi il affronta avec sérénité l’adroit Pilate, le diminuant par son propre équilibre. 

Il n’affrontait pas seul les situations. Toujours il eut le sens mystique de cette Présence qui embrasse en entier la sagesse, l’intelligence, la puissance, l’amour, la guérison, la joie dans l’univers, et qui est irrésistible. « Moi et le Père nous sommes un. » La race humaine pâlit à l’apparition des sorciers, des ogres et des démons de la maladie, Jésus méprisait ces fausses apparences pour leur nullité, et leur ordonnait de disparaître. Plus nous développons ce sens mystique de notre envahissement complet par cette Présence guérisseuse irrésistible, plus nos paroles seront accompagnées de guérisons. 

Quand nous pensons à la puissance extraordinaire se manifestant partout dans l’univers et que nous réalisons le sens que « Tout pouvoir m’est donné« , cela amoindrit certaines choses qui paraissaient grandes, les rendant infinitésimales. Nous savons que notre terre est une sphère massive et lourde, énorme en comparaison même de notre continent. La puissance et la sagesse de cette Présence universelle la font tourner régulièrement en son orbite et se mouvoir avec une rapidité extraordinaire. Cependant, éloigné dans l’espace de cent cinquante millions de kilomètres, il y a un soleil qui fait paraître minuscule notre planète. Lui aussi est entièrement assujetti à cette puissance et à cette Intelligence. Au-delà de notre soleil sont d’autres soleils en comparaison desquels le nôtre est tout juste un presque imperceptible grain de sable, et plus loin, jusque dans l’infini, ce Travailleur silencieux tient sous son contrôle l’univers entier, faisant tournoyer ces corps massifs à des vitesses incroyables à travers l’espace, et en même temps déverse vie et vitalité sur toute chose qui Est, pénétrant l’organisme le plus réduit. 

Il crée avec une égale aisance un soleil gigantesque et une bactérie microscopique parce qu’Il n’est jamais conscient d’aucun effort. C’est la grande Loi résidant en nous qui guérit par sa présence, la Puissance que nous avons le privilège de mettre en action par notre parole. 

Arrêtons-nous un moment et laissons cette vérité pénétrer de part en part notre conscience jusqu’à ce que l’immensité commence à poindre pour nous. Alors, nous n’aurons jamais à demander ce que nous devons faire pour obtenir la foi. Nous l’aurons dans une mesure aussi large qu’est notre compréhension des puissantes Forces cosmiques. 

5.     Réalisez la Présence divine en vous 

Certaines choses sont de grand secours pour maintenir vivant ce sens de la Présence en nous. Exercez-vous à réaliser la Présence de Dieu. Cherchez-la partout, reconnaissez-la, cultivez-la. Des théologies plus anciennes ont séparés les choses en un monde physique et un monde spirituel. Détruisez cette division. Apprenez à voir Dieu dans son univers. Voyez cette Présence dans la coloration délicate d’une fleur fragile, dans son parfum, dans les gambades capricieuses d’un chaton poursuivant une balle. Voyez-la dans l’intelligence du charpentier construisant une maison, du cordonnier occupé de ses formes ou du marchand montant une affaire. Percevez-la dans un chant harmonieux, dans le flux et le reflux de la marée, dans la courbe gracieuse du col d’un cygne. Partout où l’on perçoit l’Intelligence, Est la Présence. 

Voyez-la aussi en cette personne qui n’est pas d’accord avec vous, dans les choses prétendues laides de la vie, dans le bacille, le serpent à sonnette, le monstre de la guerre. Sachez que l’intelligence dont ils se servent est cette Intelligence Une, même quand ils ne l’emploieraient pas pour le bien de l’humanité. Apprenez à voir Dieu partout, parce qu’il est partout et ne peut être divisé. Apprenez à voir Dieu à l’endroit même où d’autres aperçoivent la maladie. Déclarez cette Présence. Elle guérit, elle apporte le bonheur, elle harmonise. 

Rien n’est impossible à qui s’exercera assidûment à réaliser la Présence de Dieu, d’une manière non théologique. Cela ne signifie pas que nous devenions moins humains ou que nous renoncions aux plaisirs ordinaires de la vie. Cela ne signifie pas que nous adoptions une attitude religieuse, comme si la Présence était si terrifiante que nous ne pouvions nous permettre de l’oublier un moment. Au contraire, nous en arrivons à voir Dieu en toutes choses et en toutes personnes. Nous le voyons dans l’assemblée en fête, dans nos rapports sociaux, dans la maison de la douleur, dans la chambre du malade, au milieu du danger, dans les incidents de nos vacances et dans notre travail. 

Le courtier invoquant ses chances, la ménagère dans sa cuisine, le commerçant dans son magasin, l’ouvrier à son travail peuvent se réjouir parce que c’est « Dieu qui agit en eux pour vouloir et accomplir selon Son bon plaisir« . Le travail est élevé de la banalité à une nouvelle dignité. La besogne ingrate est chose du passé. Ce changement dans notre attitude intérieure harmonisera de lui-même notre entourage, ou bien il frayera la voie vers un état de choses plus favorable. 

David donna une expression à cette Présence à laquelle on ne saurait échapper : « Où m’enfuirai-je de Ta Présence ? Si je prends les ailes de l’aurore et vole jusqu’aux extrémités de la terre, Tu es là, car les ténèbres et la lumière sont toutes deux pareilles à Toi » (Psaume CXXXIX). 

6.     Rechercher le mystique 

Bien que notre approche intellectuelle du sujet de la guérison soit inappréciable, nous ne devrions jamais oublier que le pouvoir provient de notre recherche de ce qui est mystique. L’approche extérieure de la vérité est d’ordre intellectuel : l’approche intérieur est d’ordre mystique. Nous avons besoin de développer le côté intérieur de la vie. Nous le faisons en passant un certain temps dans la contemplation tranquille du fait que chacun de nous est aussi véritablement et complètement habité par cette Présence Divine que le fut Jésus ou n’importe quel autre homme exceptionnel ; que chaque erg d’énergie accessible à Jésus nous est également accessible ; que notre corps et cette Présence sont si complètement entrelacés qu’ils ne peuvent être séparés ; que chaque cellules du corps est emplie de cette Présence selon sa capacité ; que Dieu n’est pas un pouce plus éloigné de nous qu’il ne l’était de Jésus et que toutes cette Présence qui guérit dans sa totalité est en nous en ce moment même, attendant que nous la reconnaissions. Au degré même où nous ouvrirons notre moi entier à cette vérité, où nous en saisirons le sens et en deviendrons conscients, nous posséderons le pouvoir. 

Mais supposez que, malgré notre connaissance et notre acceptation du fait que la Présence habite en nous, surgisse quelque obstacle à tout cela. Nous apprenons à connaître un autre niveau normal de la vie. Nous y croyons mais, de temps en temps, le plan inférieur de l’ancien standard se dresse. Certains pourraient faire remarquer que nous ne devrions pas envisager de telles choses, mais il n’est pas sage d’esquiver cet état de choses en disant que c’est penser négativement que d’en tenir compte. Ce livre se propose non seulement d’aider le lecteur dans la vérité nouvelle, mais de lui fournir des matériaux qui le rendront capable de corriger son attitude défectueuse au cas où quelque chose se dévoilerait comme une faiblesse. 

Supposons qu’une maladie ou une détresse se manifeste. La première chose est de savoir que cette image de l’imitation n’est pas une partie du Plan divin. C’est une expérience de notre propre conscience et aucune Loi ne peut la rendre définitive car la Loi agit toujours pour soutenir la perfection de l’Esprit. C’est pourquoi nous pouvons déclarer tranquillement qu’une place n’étant prévue dans le corps pour de telles images, celles-ci doivent être fausses. Elles ne sauraient avoir aucun pouvoir possible sur vous parce que vous ne croyez pas en elles. Elles sont des intruses, des prétendantes réclamant des droits, essayant de vous en faire accroire et de vous chasser de votre domaine ; elles n’ont pas de droits, ne possèdent aucun pouvoir par elles-mêmes. Elles ont trompé la race humaine, mais ne sauraient vous duper au point de vous forcer à croire en leur réalité. Elles sont des croquemitaines qui avaient l’habitude de vous effrayer lorsque vous étiez enfant, mais maintenant que vous êtes arrivé à la maturité spirituelle, vous vous demandez pourquoi vous leur avez jamais permis d’exercer sur vous un tel ascendant. En d’autres termes, déclarez qu’elles sont inexistantes dans la réalité. 

Ensuite, détournez-vous complètement de toute contemplation de cette chose et tournez-vous vers la contemplation de la Présence qui  guérit au-dedans de vous. Déclarez qu’Elle seule a des droits dans votre conscient et souhaitez-Lui la bienvenue, l’invitant à Se manifester. Emplissez votre conscient aussi calmement que vous le pouvez de la pensée de sa perfection spirituelle, qui est l’unique chose capable de se manifester à travers la substance spirituelle qu’est votre corps. 

Vous vous sentez chez vous dans le monde spirituel ; par conséquent, refusez de vous laisser emporter par ses émotions. Prononcez avec calme sa parole, sachant que c’est la parole de l’Esprit. Ne commettez pas l’erreur de lutter de toute votre force mentale pour chasser l’envahisseur. Au contraire, abandonnez l’affaire entière à l’Intelligence et maintenez votre conscient en un état de relâchement aussi grand que possible afin de permettre à l’Esprit de se manifester. Laissez  aller les choses et laissez Dieu les accomplir. 

Si des doutes persistent, niez la réalité et la vérité de tout ce qui contredit votre parole. Dirigez votre traitement avec la certitude que votre parole peut changer l’apparence de l’état que vous traitez. Formulez votre affirmation, la rendant tout à fait spécifique, y introduisant tout point susceptible de vous aider à voir la vérité et à la connaître. 

Si le coeur se trouve en cause dans cette fausse image de maladie, insistez sur le fait qu’il est le véhicule de l’Eprit et que la Présence qui guérit s’y trouve en ce moment même. Quelque soit l’organe particulier qui semble figurer dans l’image, le praticien le nomme, en fait l’éloge, l’enveloppe de son amour qui guérit et prononce sa parole appelant le soulagement, l’harmonie, un bon fonctionnement et une sensation de bien-être. Il présente ainsi l’image d’un organisme parfaitement harmonieux, demeure de l’Esprit, et il abandonne cette image à la grande Loi de l’Intelligence, convaincu que cette Intelligence, puisqu’elle régit chaque immense soleil et chaque minuscule atome, exerce maintenant son autorité et donne une expression à l’idée qu’il s’est formé de son corps. 

7.     L’homme est infiniment grand 

Ce qui a été dit de l’universalité de l’Intelligence ne devrait pas nous inciter à penser que nous ne sommes rien du tout dans ce grand plan de guérison. L’homme, non seulement remet sa pensée à l’Intelligence, mais il est lui-même cette Intelligence. L’homme est la chose la plus grande, la plus noble, la plus puissante dans l’univers. A moins qu’il ne réalise cela, l’immensité de l’univers l’épouvante. Il cherche dans les années-lumières de l’espace qui paraissent innombrables, jusqu’aux abord de corps célestes qui paraissent immenses, et partage parfois le sentiment du Psalmiste qui disait ; « Quand je contemple les cieux, ouvrage de Tes mains, qu’est-ce que l’homme pour que Tu te souviennes de lui ? » (Psaume VIII). 

Il voit les forces terrifiantes lâchées dans les tornades, les tremblements de terre, la foudre, les marées. En leur présence il semble n’être qu’un minuscule insecte confronté avec une force élémentaire prodigieuse, une fourmi cramponnée à un tronc d’arbre au pied des chutes du Niagara. Il entre en contact avec les lourdes formes matérielles de l’univers et découvre leur puissance terrifiante capable d’arracher de lui toute vie. 

Ce sont là des raisonnements superficiels, car l’homme est infiniment plus grand que n’importe laquelle de toutes ces forces et formes aveugles. Elles peuvent le surpasser par leur masse, mais il leur est supérieur parce qu’il est Intelligence. Sa conformation physique le contraint à demeurer sur cette planète, mais sa mentalité le rend capable de parcourir à son gré l’univers. L’homme, comme Intelligence, atteint toute autre étoile ou planète, tout autre soleil, les contraignant à livrer leurs secrets. Il les oblige à lui révéler leur pesanteur et leur masse, leurs distances, la vitesse à laquelle il voyagent, les conditions d’une vie possible à leur surface. 

L’homme plonge dans les mystères de sa propre planète, la contraignant à lui dévoiler avec quelle rapidité elle le transporte à travers l’espace et dans quelle direction elle va. Son intelligence met un fragment de roche séculaire dans son éprouvette et recherche les éléments qui la constituent. Il divise et subdivise la planète jusqu’à obtenir les particules les plus petites possibles, demandant : « Qu’es-tu ? » E la planète révèle le fait que, tout en étant dure et solide en sa masse, elle est en réalité vibration arrêtée. L’intelligence de l’homme parcourt l’espace, captant et mesurant les divers rayons et ondes. Ces formes et ces forces matérielles n’ont pas la faculté de le comprendre mais lui, de par sa mentalité, a d’elles une connaissance fort complète. Elles sont soumises aux lois simples de l’univers dont elles sont une partie, mais l’homme a découvert les lois plus hautes qui dépassent les premières. Il est, par conséquent, capable d’envoyer les formes matérielles dans une direction où elles-mêmes n’ont aucun pouvoir de voyager. 

Un morceau d’aluminium tombant d’une falaise est attiré vers le fond du fait de la Loi de gravitation. L’homme saisit ce métal et, en appliquant d’autres principes de physique, vole porté par lui, à travers les airs. L’éléphant, physiquement capable de tuer l’homme fragile, peut barrir et se faire entendre aussi loin que ses poumons sont capables de propager le son. L’intelligence de l’homme lui permet d’envoyer sa voix sur une onde messagère autour du monde. La roche de granit peut écraser l’enveloppe physique de l’homme, mais l’intelligence de celui-ci peut briser la roche au moyen d’un explosif. Les animaux respirant à l’air libre ne peuvent rester sous l’eau qu’aussi longtemps que dure la provision d ‘air dans leur poumons.  L’intelligence de l’homme le rend capable de voyager sous l’eau de l’Europe aux Etats-Unis. Elle a créé des ordinateurs capables de tâches presque impossibles à l’homme, des calculs complexes, des moyens de télécommunications aussi rapides qu’efficaces, de la transmission instantanée d’images à distance… ainsi, l’intelligence de l’homme crée des machines qui laisseront son intelligence libre pour d’autres devoirs. 

L’intelligence de l’homme a créé une presse rotative par laquelle est réglée la marche d’un rouleau de papier blanc qui traverse rapidement la machine et sort à l’autre extrémité transformé en journal imprimé, plié et prêt à être distribué. Pour créer cette machine, l’homme dut inventer un nombre énorme de parties différentes qui toutes doivent fonctionner ensemble en une coordination parfaite et à grande vitesse. Sans aide, l’homme ne pourrait soulever cette machine, néanmoins il est plus grand que celle-ci parce qu’il a une intelligence et qu‘il est Intelligence, alors qu’elle n’est qu’un produit de cette intelligence. 

L’homme a construit un télescope qui accroît à un tel point son champ visuel qu’il y a introduit des mondes distants de millions de kilomètres, cependant la chose la plus grande touchant ce télescope géant et les mondes qu’il fait voir est l’intelligence opérant derrière l’œil qui, à travers l’instrument, contemple ces mondes. L’homme a construit des monuments de granit, des vaisseaux de guerre d’acier, des gratte-ciel très hauts qui matériellement lui survivent, néanmoins il est plus grand qu’eux tous. 

Aux temps primitifs, l’homme se prosternait devant la foudre et la peur cachait son visage. Mais lorsqu’il fut devenu un penseur il étudia la foudre sans peur, s’en fut ensuite dans son laboratoire et produisit des décharges électriques de millions de volts. Jadis l’homme adorait le soleil comme un dieu lui apportant vie et santé ;  à présent, il sépare ses différents rayons, entre dans son laboratoire et fabrique une lampe ultraviolette qui est son soleil d’intérieur lorsque les nuages couvrent les cieux. 

L’homme peut noter ses pensées les plus intimes en griffonnages noirs sur du papier ; des milliers d’années après son intelligence peut toujours communiquer par ces signes avec les intelligences d’hommes qui lisent ce qu’il a écrit ; ainsi l’homme, étant Intelligence, est éternel et « étant mort, il parle encore ». Il se peut qu’il paraisse minuscule, chétif et insignifiant au milieu de forces aussi grandes, mais il est Intelligence, et comme Intelligence, il est plus grand et plus puissant que tout ce qu’il touche. 

L’homme, comme Intelligence, fut capable de chercher son chemin de retour à travers la longue succession des âges, remontant jusqu’à une époque au-delà du temps, et il découvrit le processus d’où cet univers physique tire son origine. Il trouva que les matériaux qui le composent sont aveugles, inertes, sans aucun pouvoir d’engendrer l’action ou la vie en eux-mêmes. Il a appris qu’ils sont à jamais dirigés et mus par l’Intelligence, et que l’homme, étant un avec cette Intelligence, est le maître de tout ce qu’il embrasse. 

8.     Notre origine spirituelle 

Il nous faut maintenir la balance entre une appréciation pleine de confiance de notre valeur personnelle dans l’univers, de notre domination mentale propre d’une part et, d’autre part, de notre dépendance absolue à l’Intelligence cosmique. En pesant ces deux aspects de l’Intelligence, nous demeurons humbles mais confiants, attitude qui convient à une personne désireuse d’appliquer avec succès le principe qui guérit. « Ayez en vous l’Esprit qui était en Jésus-Christ, lequel existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie l’égalité avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur » (II Philippiens, 7). 

Notre position est la suivante : nous affirmons que l’homme a prouvé son origine spirituelle et nous procédons selon la supposition que l’Esprit est la cause directrice de toute activité de l’Intelligence. 

Par conséquent, en analyse finale, toute activité créatrice est spirituelle. Des millions d’expériences actuelles confirment la supposition que l’Esprit est la force motrice de l’univers, et qu’Il agit toujours par l’intermédiaire d’une Loi intelligente pour produire la forme matérielle. Une grande partie de ces expériences se firent dans le domaine de la maladie et de la santé, où des affections physiques correctement diagnostiquées furent changées en un état ne montrant plus aucun signe de maladie. L’image de la maladie fut transformée dans l’Intelligence en image de santé et céda le terrain à celle-ci sous l’influence de l’activité mentale, dirigée à son tour par l’Esprit. 

Il est à présent prouvé que l’homme commande à la matière première parce qu’il est un penseur. Le savant matérialiste a cherché et découvert les lois qui gouvernent la structure physique ; il gouverne ainsi le comportement de la matière elle-même, de façon à pouvoir produire des formes en suivant les lois de la matière. Le savant spiritualiste a voué son attention à la Loi spirituelle et mentale et démontre qu’il est capable de gouverner le comportement de son propre corps et celui d’autres corps en appliquant cette Loi qui aboutit à la guérison. 

Une faiblesse du savant s’occupant de problèmes physiques est qu’il refuse parfois d’accepter une conclusion spiritualiste, à moins que cette dernière ne soit basée sur la recherche physique. Il a correctement établi des normes à l’aide desquelles il peut mettre à l’épreuve et prouver ou réfuter ses théories concernant l’univers matériel. D’autre part, les théories spirituelles et mentales ne peuvent être mises à l’épreuve par de simples normes et contrôles matériels, car elle doivent être jugées et mesurées selon des normes spirituelles et mentales. 

Par conséquent, lorsqu’un savant matérialiste nie les conclusions des sciences mentales et spirituelles pour la raison que celles-ci ne sauraient être démontrées selon son étalon particulier, il est pareil à l’homme refusant de mesurer une température parce que tout ce qu’il possède est une règle de un mètre.

coeur dans L'Esprit  Guérisseur

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Cas réels de guérison

Posté par othoharmonie le 4 août 2010

Afficher l'image en taille réelle Votre esprit peut vous guérir – Le principe universel de la guérison(si vous avez des difficultés, alors pour mieux comprendre les pouvoirs de votre esprit, reportez-vous S.V.P à mon second blog : http://channelconscience.unblog.fr/  catégorie : Allan Kardec) 

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 Cas réels de guérison 

Il serait bon à présent de se détourner de la théorie de la guérison pour se tourner vers ses aspects pratiques. Ce qui suit concerne quelques cas qui furent traités et les décisions sur la marche exacte à suivre dans chacun de ces cas. S’il est vrai qu’il n’y a pas de pouvoir magique dans les mots en eux-mêmes, et si les formules de guérison qui suivent ne sont pas données pour être répétées à l’identique dans des cas similaires, elles ont néanmoins valeur de guides lorsqu’on applique un traitement mental ou spirituel. 

  

1.     Les mots guérissent 

La simple répétition des mêmes mots employés contre une autre affection est souvent sans effet à moins qu’on n’investisse ces mots de la pensée appropriée. Lorsqu’une terminologie entièrement différente est employée avec succès dans un même genre de traitement, ces mots sont sans doute puissants parce que la pensée qui leur donna naissance était claire et puissante. Si nous retenons cela, nous pouvons observer la manière dont les premières personnes furent traitées et conformer alors notre méthode à celle utilisée avec succès dans ces cas. Dans les exemples ci-après, nous protégerons par des noms fictifs l’identité des personnes traitées. 

2.     Chassez l’amertume et la rancune 

Madame Hill, veuve, souffrait d’une éruption eczémateuse de la tête et du corps depuis plusieurs années. Elle avait essayé différentes sources d’eaux chaudes, avait employé des pommades et des onguents en plus de traitements avec et sans drogues. Notre conversation révéla qu’il existait beaucoup de points de friction entre elle et une cousine qui avait vécu avec elle pendant quinze ans. Finalement, chacune avait suivi son chemin séparément, mais il existait beaucoup d’animosité refoulée. La pensée même de cette cousine provoquait une profonde amertume dans l’esprit de la malade. 

Je démontrai à Mme Hill qu’il était nécessaire qu’elle éliminât l’amertume et l’irritation engendrées par le souvenir de cette cousine. Elle se montra peu disposée à le faire. Je lui déclarai alors assez fermement qu’il serait futile de sa part de s’attendre à une guérison à moins qu’elle ne consentît à « pardonner à son débiteur ». 

Jésus fit ressortir cela en plusieurs occasions. La prière dominicale n’est pas une prière pour le pardon éternel de péchés théoriques. Lorsque Jésus disait : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés« , il en référait à un principe fondamental : celui que toute rancune gardée dans le cœur exclut automatiquement toute manifestation de perfection spirituelle. Voilà pourquoi une amertume à laquelle on permis de séjourner dans la pensée a souvent fait échouer l’habileté d’un marchand ou ruiné un homme d’affaires, aussi bien qu’elle peut affecter la santé d’un individu. 

Finalement, Mme Hill se montra prête à se placer au point de vue de l’Esprit qui ne condamne personne. Cela ne s’accomplit pas en un moment. Deux mois passèrent avant qu’elle revint me dire qu’elle voyait à présent la stupidité de son attitude. Alors, la méthode de traitement suivante lui fut suggérée : 

« Moi, Mary Hill, suis entourée à présent de l’Intelligence subjective universelle. Ma cousine, Jane Jones, est également entourée de cette Intelligence. Toutes deux nous pensons en elle et avec elle à ce moment même. Il ne peut y avoir deux courants hostiles de la pensée en cette Intelligence Une. Je prononce cette parole qui est la Loi à laquelle obéit mon esprit, que seul un état paisible peut exister en l’Intelligence ; que ma cousine et moi sommes toutes deux entièrement en paix en cette Intelligence. Je me pardonne et lui pardonne l’aveuglement qui fit surgir une discorde tout d’abord inexistante. J’élimine complètement et j’efface et dissous tout sentiment de tort à mon égard, toute colère, toute irritation. Il n’est rien nulle part qui ait le pouvoir de m’irriter, parce que j’habite dans le calme éternel de l’Esprit. Je suis la personnification de l’Esprit qui ne dispense rien que la paix, l’harmonie, la perfection. J’étreins Jane Jones et l’entoure de mon affection la plus profonde et la plus chaude. J’entoure tout le monde de ce même amour divinement inspiré. Je prononce ma parole pour la suppression complète de tout sentiment d’irritation envers quoi que ce soit, en tout lieu, dans le monde qui m’environne, et je répands ma paix afin qu’elle enveloppe toutes choses avec laquelle j’entre en contact. » 

« Mon corps est substance spirituelle et ne peut être limité par rien d’irritant. Ma peau est la demeure de l’Esprit et ne connaît que paix, douceur et beauté. Je dirige à présent la Loi d’Intelligence afin qu’elle manifeste en mes états mentaux, en mon corps et en ma peau cette perfection spirituelle que revêt toujours l’apparence de l’Esprit. Je livre maintenant consciemment ce corps à l’activité parfaite de la Loi parfaite, conformément à mes paroles affirmant la perfection. Et je me réjouis en sa parfaite réalisation, parce que je sais, qu’à l’instant même, ce que je dis s’accomplit« . 

Ces mots étaient prononcés calmement trois fois par jour, après quinze minutes de lecture et de méditation sur des sujets spirituels. En quelques semaines, l’eczéma avait entièrement disparu et n’est jamais revenu. 

Quand Jésus déclarait à ses auditeurs que, apportant devant l’autel leur offrande en se souvenant d’un ressentiment entre eux et un autre ils devaient laisser là leur offrande, se réconcilier avec leur frère et venir ensuite présenter leur requête, il enseignait une loi spirituelle fondamentale. Il n’est pas toujours nécessaire d’entrer personnellement en rapport avec ce frère pour aplanir la difficulté. C’est une bonne chose à faire lorsqu’elle est faisable, mais l’essentiel est de nous réconcilier avec lui en nous-mêmes. Effaçons l’amertume de notre côté et au fond de nos états mentaux. Non pour que Dieu baisse vers nous son regard et dise : « Cela est bon ; à présente Je vais guérir« , mais parce que cette façon d’agir nous rétablit mentalement dans l’harmonie universelle, ce qui est le seul état d’esprit dans lequel la perfection spirituelle puisse être manifestée. 

Nous ne pouvons jamais manifester un bon état physique alors que nous entretenons un état mental opposé. Le mental et le physique doivent être amenés à une harmonie et un accord complets. 

!!!!

3.     Complexe de persécution 

M.Smith souffre de sinusite depuis ses années d’école secondaire. Ses sinus furent drainés ; il se servit de vaporisateurs contenant de tout, depuis l’éphédrine jusqu’à la soude et l’eau. Une consultation révéla le fait qu’il s’irritait de la discipline exercée à son bureau par son supérieur. Pendant ses années d’école, il avait senti que son professeur de football « avait quelque chose contre lui », faisant une différence entre lui et les autres, dépréciant ses capacités d’athlète. Son état mental était celui qu’un psychologue eût qualifié de « complexe de persécution ». 

Je lui démontrai que selon toute probabilité ces personnes n’avaient pris aucun plaisir personnel à le tourmenter ; qu’il y a toujours lieu de critiquer et que le signalement d’éléments de faiblesse est un service pour lequel nous devrions être reconnaissants, parce qu’un autre peut toujours voir en nous des défauts qui font tellement partie de nous-mêmes que nous ne les remarquons plus. Nous devrions donc admettre que la personne ayant un droit d’autorité fait ces remarques dans le but de nous rendre plus compétent et non pour se réjouir à nos dépens. 

Mais, même si quelque personne désirait nous blesser, elle ne le pourrait jamais à moins que nous n’acceptions ce mal. Il n’est jamais dans le pouvoir d’un autre de nous infliger un mal. Cela arrive lorsque nous frémissons et pensons : « Cela m’était destiné et c’est un vilain tour à me jouer ». Sans aucun doute, chaque jour de notre vie quelqu’un que nous connaissons éprouve de l’antipathie pour nous et dit de nous quelque chose de désobligeant. Mais si nous n’en entendons jamais parler, il n’y a pas de mal, ce qui prouve que les paroles ou les pensées d’autrui n’ont en elles-mêmes aucun pouvoir sur notre bonheur. Si la chose fut dite plusieurs semaines auparavant, et que nous ne nous sommes pas senti malheureux depuis lors, pourquoi alors nous en occuperions-nous au moment où elle est portée à notre connaissance ? Nous sommes les seules personnes capables de nous blesser nous-mêmes par notre propre réaction mentale à des choses dites ou faites. 

Ne vaudrait-il pas beaucoup mieux pour nous adopter l’attitude suivante ; « Si cet autre veut réellement me blesser par cette chose, je refuse de l’accepter, et s’il n’avait pas l’intention de me blesser, pourquoi l’accepterais-je comme blessante ? » 

Examinons maintenant les rapports entre la sinusite et l’état mental. Des sentiments d’irritation entraînant une activité limitée, aussi bien à l’école secondaire qu’au bureau, se reflétèrent probablement dans l’irritation des sinus menant à l’obstruction du passage nasal. Les suggestions suivantes furent observées et aboutirent à la guérison. 

« Moi, John Smith, suis une expression entière et libre de l’Esprit. Je fus mis au monde ayant de naissance le droit de croître et de donner à mon être une expression de plus en plus large. De même, toute chose dans l’univers est une expression de l’Esprit, chacun cherche une plus grande liberté, et je me traite afin de reconnaître que l’Esprit accorde à toute chose vivante une liberté et un développement plus vastes. Je sais donc que rien ne désire me limiter. Toute chose et toute personne avec lesquelles je fus jamais en relation connaît ma valeur véritable et désire que j’exprime cette valeur ». 

« Je me traite afin de reconnaître que rien dans l’univers ne pourrait me limiter même si quelque chose désirait le faire. Je sais que je possède en ce moment même toute la liberté dont je juge bon de faire usage. J’efface maintenant consciemment de ma pensée toute croyance en le désir de qui que ce soit ou de quoi que ce soit de m’entraver, je me traite afin de reconnaître que l’Esprit, ignorant Lui-même toute restriction, afflue en ce moment même dans ma pensée et dans chaque cellule de mon corps. Je me réjouis à l’idée qu’il existe pour moi une liberté illimitée dans la vie de ma pensée, dans mes sentiments, dans mon corps entier, et particulièrement dans mes sinus et le conduit nasal ». 

« Je le déclare et je le décrète, et j’abandonne cette certitude à mon Serviteur, l’Intelligence subjective Universelle, m’attendant pleinement à la voir manifester en moi cette liberté parfaite que je sais posséder. Et je concède à toute autre personne cette même liberté que je possède, spécialement à mon supérieur, Albert Brown, et à mon ancien professeur, Sam Green ». 

Restriction ou obstruction dans n’importe quelle partie du corps sont associées d’habitude à une idée similaire dans la vie de la pensée. Soyons honnête envers nous-mêmes afin de nous libérer de la pensée qui limite. Car c’est toujours la pensée qui nous limite la première ; la manifestation physique de cette pensée apparaît plus tard. Donc, pour dégager l’état physique, il nous faut d’abord dégager l’état mental et spirituel.

  

4.     Chassez toute image de faiblesse 

Angus Mac Tavish avait été ingénieur sur des vapeurs britanniques, mais s’était établi finalement aux Etats-Unis. Peu après sa retraite, il commença à remarquer que ses jambes tremblaient. Enfin, il perdit la faculté de se mouvoir et dut se servir d’un fauteuil roulant. De ce qu’il me dit, ressortit que dans son enfance en Ecosse, il avait rencontré un vieux marin paralysé qu’il fallait promener dans un appareil rudimentaire. Le jeune garçon, en sa vie débordante et sa force juvénile, frissonnait à la pensée d’une pareille impuissance. Quelque fois, par pitié pour le vieillard, il lui faisait faire un petit tour pour lui faire prendre l’air. Sans aucun doute, la vue répétée de l’impuissance de cet homme et sa violente réaction personnelle à celle-ci firent sur lui une impression subjective profonde. Les années passèrent, et la vie rude et dure en pleine mer lui fit oublier le vieil informe. 

Mais nous n’oublions jamais rien de ce que nous avons vu ou entendu. D’autres images chassent du conscient les choses qui sont mises en réserve dans les vastes profondeurs du subconscient et, dans ce cas, ce fut sur un fil saillant de l’image-modèle subjective de la pensée que travailla la Loi de l’Intelligence, produisant finalement en cet homme, lorsqu’il eut lui-même atteint l’âge du vieux paralytique, une manifestation similaire. « Ce que j’avais tellement craint a fondu sur moi« . 

Puisque c’était une pensée inaperçue qui avait travaillé en secret, il fut décidé que le malade, délibérément et consciemment, tendrait sur le métier les fils de l’image opposée. Il commença par rappeler en sa mémoire le souvenir du vieux matelot, mais non pour le voir tel qu’il lui était apparu en sa jeunesse. Il commença par le voir clairement comme un vieux loup de mer endurci et ayant bravé toutes les intempéries, parcourant ses bruyères natales et contant des histoires de jours tumultueux sur mer. Chaque fois que le malade sentait la vieille horreur juvénile se glisser en lui, il en riait, soutenant que le vieux marin était l’individu le plus actif pour son âge qu’il eût jamais vu, attaquant ainsi l’ancienne association de peur dans sa propre mémoire. Ensuite, il se voyait lui-même et le vieux matelot partageant la même vitalité illimitée et la même activité de l’Esprit. La forme du traitement suit. 

« Moi, Angus Mac Tavish, suis un avec toute la vie et toute la vitalité dans l’univers. Je me réjouis de posséder maintenant cette force. Je vois tous les hommes saturés de ces courants dans lesquels affluent les forces spirituelles. Rien ne pourrait jamais tarir cette inépuisable réserve. Ce flot coula pour moi dans ma jeunesse, il ruissela pour moi par les grands vents en mer, il coule pour moi et à travers moi en ce moment. La faiblesse dans une partie quelconque du corps n’est qu’une illusion des sens et la loi de l’Esprit de Vie en Christ m’a libéré de la Loi spécieuse du péché et de la mort. » 

« Je me traite maintenant afin d’effacer et de détruire toutes les images de faiblesse et d’impuissance dans l’univers et en moi-même. Je nie la réalité de toute image d’impuissance formée dans ma jeunesse et gardée dans mon subconscient. Je choisis consciemment de reconnaître que ces images sont fausses et que l vérité de mon être parfait me libère maintenant de toute fausse croyance. Je crois en Dieu Parfait, en l’homme Parfait, en l’Etre Parfait, et je sais, dans les profondeurs de moi-même, que rien de contraire à cette conviction n’a aucun pouvoir de se manifester dans les expériences que je fais. Je sais maintenant que la perfection de l’Esprit cherche à se manifester en moi, j’éloigne toutes pensées entravant cette manifestation, et je m’efface afin de permettre à cette perfection d’apparaître. Ce n’est pas par la force de ma volonté que cela s’accomplit. « Que Ta volonté soit faite et non la mienne« . Je laisse la volonté parfait de Dieu suivre sa voie parfait dans tout mon corps, dans mon cerveau, ma moelle épinière et dans tous les nerfs qui contrôlent l’activité de mes jambes. Je prononce ces paroles en vue d’une activité complète et les confie à la Loi parfaite de l’Intelligence parfait, mon Serviteur, afin qu’elles soient exécutées. Je sais que mes paroles sont accomplies et qu’elles ne reviendront pas vides vers moi. Elles accompliront ce pour quoi je les ai envoyées. » 

Cela fut fait trois fois par jour, chaque traitement étant donné comme le seul qui dut être appliqué, étant complet en lui-même. Le malade recouvra graduellement l’emploi de ses jambes ; il cultiva et travailla son propre jardin et obtint une guérison remarquable pour des années. 

5.     Les états de peur 

Les états de peur s’accrochent à l’homme avec ténacité ; souvent, il lui faut un certain temps pour les faire disparaître. Le théoricien demande quelquefois : « Pourquoi cela ne pourrait-il pas se faire instantanément ? » 

Voici la réponse : 

Cela pourrait se faire instantanément si la conscience était toujours parfaite. Mais l’Intelligence agit par habitude, et la personne à laquelle il faut plus de temps qu’à une autre pour changer les habitudes mentales de toute une vie devrait être encouragée à continuer, plutôt que d’être découragée par la remarque que « Dieu peut agir instantanément« .  Dans le dernier cas, lorsque le malade se laisse influencer par cette remarque, il se traite – ou se fait traiter par un praticien – une fois, puis renonce ensuite au traitement parce que la guérison n’est pas instantanée. Toute guérison, vue du côté de Dieu, est instantanée ; du côté de l’homme un certain temps s’écoule souvent à cause de la conscience obscurcie qui se rend compte vaguement de la vérité et qui suit avec persistance, la lueur perçue jusqu’au moment où elle se trouve en plein soleil de midi. 

Quiconque se sent dans son élément dans le monde mental, a vu de nombreux cas de guérison instantanée. Il vaut mieux néanmoins, présenter des cas où un certain temps s’est écoulé avant l’obtention du résultat, afin d’encourager le débutant à mettre en pratique cette parole ; « Ne vous lassez pas dans les bonnes œuvres, car la saison venue vous moissonnerez si vous ne faiblissez point« . C’est de ce point de vue que furent choisis les exemples précédents. 

On avait averti Mme Bell, vu l’état de son cœur, elle pouvait mourir à tout moment. Elle resta bien portante de longues années. Un jour, assise dans son petit appartement, elle se sentit glisser. Les cris des enfants jouant dans un terrain vague avoisinant parurent s’évanouir, le chant de deux canaris dans son appartement se fit indistinct et tout devint noir. Elle pensa : « Est-ce la fin ? » Puis elle se ressaisit et dit : « Dieu est tout ce qui est, il n’y a rien que l’Esprit et je suis Esprit. Mon cœur est le cœur de l’Esprit, mon corps est le corps de l’Esprit. Paix, mon cœur, sois calme« . La crise passa. Ce fut l’un de ces traitements rapides qui sont à notre disposition en cas d’urgence. Un traitement plus court encore est celui-ci : « Dieu est. Il n’y a rien que Dieu. » Le cri de Pierre : « Seigneur sauve-moi » fut suffisant devant le péril qui le menaçait. 

6.     Niez la maladie 

John White avait un ulcère d’estomac. Il souffrait de douleurs atroces à moins qu’il ne s’en tînt à un régime presque liquide. Le traitement fut ainsi conduit : 

« Moi, John White, sais que je ne puis éprouver de malaise, à moins que mon esprit ne m’en informe. Sous l’effet d’un anesthésique il me serait impossible d’éprouver une douleur. Par conséquent, je nie qu’il existe en moi un malaise quelconque parce qu’il n’est rien en mon corps qui puisse de quelque manière causer ce malaise. Je suis bien portant et je participe de l’intégrité de l’Esprit, mon estomac est la demeure de l’Esprit, il est substance spirituelle manifestée en une forme tangible, mais il est vivant de la vie de l’Esprit, et puisqu’il est impossible que l’Esprit éprouve une douleur, mon estomac n’en éprouve point. Mon estomac se sent pénétré par la présence entière de l’Esprit. Il est en état parfait. Rien d’inférieur à l’Esprit n’a le pouvoir d’agir à travers moi ni de se manifester en moi. Je ne crois pas en ces forces intérieures parce que je crois que l’Esprit est la seule Réalité. Je prononce mes paroles qui sont loi à l’égard de mon corps, pour une intégrité absolue de ce dernier, non par la force, ni par la puissance, mais par Mon Esprit, dit le Seigneur. Perfection Divine, apparais dans mon corps entier et dans mon estomac maintenant, selon cette Loi parfaite« . 

Sa guérison fut instantanée. Il sortit pour dîner d’un bifteck et a mangé depuis lors tout ce qu’il désire. 

7.     La lutte entre la peur et la foi 

Un enfant souffrait depuis des semaines d’une inflammation d’un genou ; il était fortement enflé et les ligaments étaient contractés de sorte que la jambe ne pouvait ni être redressée ni pliée. Le traitement qui produisit une guérison instantanée ne consistait qu’en quelques mots ; « La Présence de l’Esprit qui guérit est dans ce genou en ce moment« , répétés tranquillement plusieurs fois. L’enfant n’entendit pas ces mots car ils furent répétés imperceptiblement. La jambe se détendit, se redressa et la douleur disparut instantanément. L’enfant cessa de pleurer et, cinq minutes plus tard, jouait dans la cour. 

Une fois de plus il faudrait insister sur le fait que ce n’est pas tant la forme des mots que la conscience de la personne qui traite qui importe. La fausse apparence de maladie doit être niée fermement. Il faut qu’il y ait la foi que la Loi d’Intelligence est assez puissante pour venir à bout de quoi que ce soit. Il doit y avoir un transfert précis du travail effectif à cette Intelligence cosmique. Si quelque doute persiste dans la conscience du praticien, il doit être écarté. Cela se fait d’habitude mieux par des raisonnements que l’on se tient à soi-même, destinés à soutenir la parole prononcée et à amener chez le praticien une conviction du fait que cette conception de la perfection spirituelle et physique est à présent un fait accompli

A mesure que l’on gagne de l’expérience, la foi s’accroît. Au début, le traitement ne réussit pas toujours parce que la peur lutte contre la foi nouvelle. Mais à mesure qu’on avance, qu’une expérience suit l’autre, on finit par avoir en soi la conviction que le traitement pratiqué est une chose réelle. Il est un mouvement défini de l’Intelligence. Les résultats le prouvent, car ils dépassent de beaucoup ce que la volonté humaine pourrait bien produire. 

Afin de repousser d’emblée tout découragement possible chez le débutant, qu’il soit dit que fréquemment le meilleur traitement qui fut jamais donné est le premier, alors qu’on se trouve dans les langes de la croyance nouvelle. On n’en est pas nécessairement réduit à suivre maladroitement son chemin, dans l’espoir qu’un jour le traitement appliqué guérira. Le premier traitement que j’ai donné en faveur d’une autre personne, il y a de cela vingt-cinq ans – alors que je n’étais encore qu’un enfant dans cette science – aboutit à la guérison instantanée d’une homme tuberculeux auquel on avait dit qu’il lui restait moins d’un poumon. Occasionnellement, dès lors, lorsque je n’ai pas été satisfait du résultat d’un certain traitement, j’ai cherché à retrouver cet état de conscience particulier que j’au dû avoir au moment de ce premier succès. 

!!!! 

8.     Ne vous découragez jamais 

Dans mon propre cas, lorsque le diagnostic d’un laboratoire révéla que je souffrais… je fus initié à la conception développée ici par des livres sur ce sujet. Je ne connaissais personne qui y croyait, par conséquent j’eux à chercher à tâtons ma propre voie le long de la piste découverte. Il me fallut quatre ans pour arriver au point d’un abandon complet au courant de l’Esprit, non parce que je m’opposais à Lui consciemment, mais parce que la conception nouvelle était si loin de ce qu’on m’avait enseigné à croire que je manquai ce point essentiel à plusieurs reprises. Cependant, il dut y avoir quelque lueur de vérité dans tout ce que je fis, car je connus une certaine amélioration dès le début. 

Les analyses de laboratoire servirent semaine après semaine à vérifier les résultats. Quelquefois le réactif montrait une absence presque complète de substance puis, pour quelque raison inconnue, la quantité en était très élevée. Il en fut ainsi pendant quatre années entières, mais peu à peu une tendance vers la normale se manifesta. Cela était probablement dû au développement graduel de ma conscience, à ma compréhension plus claire aboutissant à un abandon plus complet de tout le travail à la Loi d’Intelligence. Maintenant, depuis plus de vingt ans, j’ai vécu sans aucun retour de la maladie. 

Cette expérience personnelle est intercalée ici dans le seul but d’encourager quiconque pourrait se trouver dans une situation similaire. Si vous ne pouvez obtenir une manifestation parfaite immédiate, avancez courageusement, sachant que vous êtes sur la bonne voie, celle qui vous conduira finalement au but. 

9.     Fuyez la contamination mentale 

C’est un bon exercice de voir la perfection où que l’on aille. Il se peut que notre vie passée ait été largement remplie de conversations sur des amis malades ou des êtres chers décédés. Jusqu’à ce que nous maîtrisions et analysions nos pensées, nous pouvons ne pas remarquer combien nous remplissons notre conscience de l’idée de maladie. C’est une chose sage, surtout pendant les premiers jours, d’éviter la compagnie de gens dont maladies et funérailles sont le principal sujet de conversation. Ce n’est pas du snobisme, mais une protection de soi. Beaucoup de gens évitent avec soin la compagnie d’une personne qu’ils soupçonnent d’avoir une maladie contagieuse. Pourquoi n’éviterions-nous pas la compagnie de ceux qui sont contaminés mentalement ? ils sont davantage à éviter ! 

En parcourant les rues et apercevant ceux que jadis nous qualifiâmes d’aveugles, de sourds, d’infirmes et ainsi de suite, nous devrions les regarder attentivement et nier cette apparence d’infirmité. Nous devrions le faire comme un exercice nous permettant de voir à travers eux jusqu’à l’homme intérieur parfait. Nous pouvons refuser d’accepter les jugements du monde les concernant. Nous pouvons nous dire à nous-mêmes qu’il nous faut nous placer sur le plan spirituel. En cultivant l’habitude de nous refuser à voir la laideur et la difformité, et en nous servant de nos yeux spirituels afin de pénétrer à travers elles jusqu’à la perfection, notre effort même est un traitement pour chaque individu que nous considérons ainsi. Ce n’est donc pas de notre part un exercice égoïste ayant pour seul but de développer des muscles spirituels. C’est bien cela en partie mais, pour ces infirmes, c’est un gain, car chacune de nos pensées est reçue par l’Intelligence qui la met à exécution. Il est des personnes dont la seule présence a un effet qui guérit ; ce sont celles qui s’exercent avec persévérance à voir la perfection de l’Esprit en toute chose, même en ceux que le monde appelle infirmes ou malades. 

S’il y a eu des sujets d’irritation dans notre entourage, nous devrions prendre l’habitude de regarder ces sujets avec des yeux nouveaux. Nous devrions nous exercer à nous rendre compte en nous-mêmes, profondément, en notre propre conscience, qu’il n’est là aucune irritation. Il se peut que l’apparence extérieure de cette dernière se montre encore, mais l’homme regarde ce qui paraît à ses yeux alors que le Dieu-homme regarde le cœur. Lorsque nous apprenons à entourer tout ce que nous voyons de l’image que voit Dieu, nous sommes plus proches de la réalité que ceux qui voient l’opposé, car ils vivent encore dans le monde des sens alors que nous avons pénétré au cœur de la Réalité. 

Ainsi, lorsque arrive le moment de traiter un état quelconque, nous n’avons pas besoin de nous arracher à une attitude négative et d’essayer de nous élever nous-mêmes jusqu’à la vision spirituelle. Il n’est pas raisonnable de supposer que nous pouvons nous entourer de pensées et de paroles de maladie, de lutte, de dégoût, de pauvreté, d’envie, de critique, de jalousie et de cupidité pendant vingt-trois heures et demi par jour, pour ensuite, pendant l’autre demi-heure, essayer de mettre en mouvement la loi spirituelle. Lorsque Jésus dit à ses disciples qu’ils ne pouvaient porter de fruits à moins de rester en la vigne, Il énonçait ce principe. C’est le fait de rester fermement et constamment en la vigne qui permet à la sève donnant la vie de couler en quantité suffisante pour produire beaucoup de fruit. 

Cela ne signifie pas qu’il faille se décourager lorsqu’on n’a pas réussi à rester dans la vigne. A certains moments, nous sommes tous loin d’être conscients de demeurer en elle. Mais nous devrions faire un effort délibéré pour remplir, dans la mesure du possible, la conscience de pensées de perfection. Nous devrions essayer de changer nos attitudes antérieures et de voir délibérément dans les autres la perfection, que leur difformité appartienne au cours ou au caractère. 

10.            Le poison de la critique 

Pour cette raison, nous devons cultiver consciemment l’esprit d’amour et de tolérance envers ceux qui sont différents de nous ou avec qui nous ne nous entendons pas. Rien ne tue aussi aisément la conscience de pouvoir guérir que l’habitude de la critique. La critique est une forme atténuée de haine, et quelque fois même pas aussi atténuée qu’elle le paraît. Ce serait une mesure sage pour un débutant de décider de s’abstenir absolument de critiquer qui que ce soit, si justifiée que puisse paraître cette critique. Les cas où celle-ci pourrait être justifiée sont si peu nombreux eus égard au grand nombre de cas où elle est injustifiée, que le praticien n’aura rien perdu par sa réserve. D’autre part, cette habitude développera en lui un état spirituel puissant pour guérir. 

Cette suggestion est la plus pratique faite jusque-là dans ce livre. La personne possédant une connaissance technique beaucoup moins étendue de l’art de guérir que d’autres, mais qui a beaucoup d’amour pour chaque être qu’elle rencontre, guérira plus souvent que celle « qui a toute la connaissance, mais point d’amour« . Même d’un point de vue spirituel égoïste, on devrait se baigner dans l’amour et dispenser de l’amour à tous ceux qu’on rencontre. On devrait ne jamais en parler, car il n’est rien de plus « exaspérant » que la personne assurant sans cesse à tous combien elle aime tout le monde. Mais on devrait cultiver avec soin l’art d’aimer les gens jusqu’au plus profond de soi-même. L’amour ne critique jamais. La critique empoisonne, mais l’amour guérit. 

Ne pensez pas qu’il s’agit là d’un sermon. Mes plus tristes souvenirs sont ceux des temps où je critiquais les autres. J’aimerais beaucoup pouvoir dire que depuis vingt-cinq ans je n’ai jamais permis à un mot de critique de passer mes lèvres. Je serais coupable de malhonnêteté si j’affirmais pareille chose, mais j’admets franchement qu’aujourd’hui je serais plus capable de guérir instantanément si je pouvais faire sincèrement une telle déclaration. C’est avec chagrin que je dis : « Ne faites pas comme j’ai fait. Faites ce que je dis ». 

La seule chose désirable en suivant ce conseil est que, même au cas où une personne commencerait à se servir de ce procédé pour obtenir plus de succès dans ses traitements, elle en arriverait à dépasser finalement cette idée. Elle trouvera que cela aplanit son chemin et rend ses relations avec chacun plus agréables. En fait, ce développement sera plus profitable à cette personne qu’aux autres, parce que cela l’amènera à éprouver en elle-même la paix et l’harmonie les plus intenses et, tel un fleuve qui ne s’arrête de couler, la joie jaillira en bouillonnant du sein de ses profondeurs… la joie que les richesses ne peuvent jamais donner, ni leur absence ne peut enlever. Elle est le but ultime de l’existence

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Publié dans L'Esprit Guérisseur | Pas de Commentaires »

 

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