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Une certaine Magie dans la perception du Monde

Posté par othoharmonie le 2 novembre 2015

nouvelle perception

 

Aujourd’hui, nous parlons de magie lorsque nous cher­chons à définir le mode de vie que nous prêtons à nos ancêtres. Mais pourquoi devrions-nous juger en termes culturels une chose que nous induisons du comportement des derniers sauvages ? Qui nous dit que, pour eux, il se soit agi de magie et non d’une perception naturelle du monde ? Et à quoi bon nous donner des frissons faciles en supposant que, plus intuitifs et spontanés, moins logiciens que nous, nos ancêtres nous étaient sûrement supérieurs ?

Il se peut qu’ils aient possédé des pouvoirs, et même de grands pouvoirs, leur permettant de réaliser ce qui nous est à présent devenu impossible, du moins sans le recours à la machine. Mais devons-nous compter pour rien le pou­voir de la pensée telle que nous la captons et sommes peut-être les seuls à la capter ?

Il se peut que ce qui nous paraît surnaturel ait été en ce temps-là naturel pour des hommes qui, au contraire, trou­veraient surnaturel tout ce qui nous parait le plus naturel. Nous-mêmes, infirmes que nous sommes à nos propres yeux, ferions figure de mages, le plus démuni d’entre nous semblerait un être quasi divin à ces hommes d’autrefois, à ces races d’avant le Déluge dont notre imagination exalte le charme sorcier.

Une certaine stimulation des cellules du cerveau, une variation dans les sécrétions glandulaires, et nous passons d’un côté ou de l’autre. Telle faculté vient en avant, telle autre disparaît à l’arrière-plan. Ce qui, en nous, voit le monde selon un angle particulier, le veut selon cette vision, l’utilise selon cette volonté, peut n’avoir compté pour rien chez les hommes qui nous ont précédés, aux yeux desquels tout se présentait différemment, pour d’autres fins et d’autres joies.

On dit assez que l’homme de Cro-Magnon était en tout point notre semblable, notre moi antérieur, identique et sauvage. Sauf en cela, justement, que l’on oublie tou­jours : son être pouvait être tourné dans un autre sens, le fonctionnement s’en avérer différent ; les sens et l’intel­ligence, tout en étant homologues des nôtres, pouvaient comprendre le monde selon d’autres perspectives qui ne rendaient en rien nécessaire ce qui nous est indispensable.

Même à cette heure, il existe, d’une race à l’autre, des différences colossales. Une nation aussi énorme que l’Inde ne voit pas l’univers comme le voient les autres pays. Elle vit dans ce qui peut sembler un imaginaire forcené, en compagnie de dieux dont rien ne lui prouve qu’ils existent et que, pourtant, elle vénère et qu’elle choie, ou bien dans l’idée — qui l’a matériellement érodée — que rien n’existe vraiment. D’aucuns affirment qu’elle ne s’en relèvera pas. Il n’empêche que, depuis des millénaires, sa culture se déploie dans une dimension où les autres n’ont générale­ment pas accès. Rien ne sert de condamner sa philosophie qui rejette ce monde, ni rien ne sert d’en faire le sommet de la sagesse. C’est un point de vue. Il y en a d’autres, tout aussi valables, qui vont dans un sens ou un autre. Et force nous est de constater que tout semble possible à notre esprit et que, finalement, rien n’est sûr.

Par exemple, si les Indiens vivent facilement dans l’idée que l’univers est le jeu de la Divinité, dont ils sont en quel­que sorte les partenaires, et s’ils n’ont aucun mal à croire que cette Divinité créatrice des milliards de systèmes de notre galaxie et des milliards d’autres galaxies s’incarne régulièrement dans un avatar, s’ils peuvent demander en toute candeur à un tel homme comment il a créé le monde, s’ils vivent dans un Temps qui n’a pas de valeur historique et où la réalité des héros, des rois et des saints ne se prouve pas par des dates mais par l’impression qu’ils laissent dans la conscience populaire, l’attitude des boud­dhistes est toute différente. Bien qu’ils se soient eux aussi entourés de tout un panthéon auspicieux, il n’existe pour eux pas de Dieu, le monde n’est pas une imagination ludique comme pour l’Hindou, mais une illusion radicale, la personnalité humaine n’est elle-même qu’un leurre. De ce triple mirage sans cause et sans objet, il faut s’affran­chir en se dissolvant dans le nirvâna. Si aucune attitude religieuse ne va plus loin que la pensée hindoue, il n’est pas de nihilisme qui soit plus absolu que celui du boud­dhisme [2].

L’Occidental, lui, voue un culte à la raison et à la Matière. Le réel est cette Matière physique que sa raison peut saisir et pourchasser jusqu’en le plan où elle se trans­mue en énergie. Né de la confluence des courants juif et grec, il croit au monde visible, il croit aux hommes, il croit aux lois, décalogue, nombre d’or ou relativité, et que tout peut s’expliquer, se conquérir, se mettre en formules, le Temps comme l’Espace qu’en dépit de leur évanescence il veut s’approprier. Son investigation du monde extérieur ou objectif est aussi éblouissante et rigoureuse que l’inves­tigation indienne du monde intérieur ou subjectif ou que la réduction bouddhique de l’être illusoire au non-être réel.

Ce sont là des conceptions nées du génie humain, qui conviennent à des tempéraments particuliers, et il serait aussi vain d’en trouver une meilleure que les autres que de vouloir donner la préférence à un groupe sanguin. Le groupe A est plus répandu en Europe, le groupe B davan­tage en Asie. Cela n’entraîne aucune prééminence de l’un sur l’autre. Les conditions climatériques font que l’élé­phant d’Asie a de petites oreilles et que celui d’Afrique les a très larges. Mais on n’en conclut pas que l’un est plus éléphant que l’autre. Les conceptions du matérialisme, du bouddhisme et de l’hindouisme ne sont, de même, que trois façons d’envisager actuellement le monde. Il a dû y en avoir d’autres avant. Il y en aura sans doute d’autres après.

Comment, dès lors, pourrions-nous appliquer nos conceptions — façonnées par l’époque et la race — à des cultures dont nous ne savons rien, juger les peuples d’avant le Déluge selon des normes sémitiques et pré­tendre que le Yahvé du Sinaï soit le Dieu qui gouvernaitÉden ?

Or, depuis que nous sommes capables de penser, un seul problème semble nous accaparer, un seul désir nous brû­ler : savoir d’où nous venons, et c’est, croyons-nous confu­sément, qu’il doit exister un « ailleurs » dont nous nous sommes détachés par un phénomène inexplicable.

Tendant éperdument notre esprit, nous cherchons à déterminer cet ailleurs. Depuis des millénaires, nous ne cessons de l’évoquer d’une manière ou d’une autre. Et par­fois, nous en effleurons un reflet, auquel va notre nostal­gie, se consacre notre amour, aspire aveuglément notre âme. Et nous fondons des religions, car cela, dans notre langue, porte le nom de Dieu. Ou bien nous créons des sys­tèmes philosophiques, car cela s’appelle aussi l’Être. Ou bien nous disons que cela ne peut être décrit, que cela est ineffable et suprême, éternel et infini, pur et immuable, que cet être « ne fut ni ne sera, parce qu’il est, en sa tota­lité, maintenant et seulement maintenant [3] ». Et cette éva­sion sublime en une autre dimension où le Temps n’existe pas et où l’Espace, en conséquence, ne peut se concevoir, à la fois nous stupéfie et nous exaspère.

Si près du but, faut-il que nous voyions se volatiliser l’objet de notre quête ? Tant de cérémonies propitiatoires, ou de macérations ou d’études fastidieuses pour en arriver à ce seuil où se désagrège la vision de ce monde, où tout ce que nous vivions d’habitude est frappé de vanité, où, par un jeu de passe-passe, ce qui est n’est plus et où, seul, existe ce qui n’existe pas ?

Dans ce renversement de la vision où s’annule son contenu habituel, réside l’extase de ceux que l’on appelle les voyants. C’est la béatitude dont, à mots couverts, parlent les sages, la connaissance qui, sans donner à pro­prement parler de réponse, désagrège toutes les questions. La patrie perdue est retrouvée, l’être reconquis, Dieu découvert, qui ne ressemble à aucune des images de la Divinité proposées par les religions et les philosophies, car il est toujours autre que les paroles ne peuvent le décrire.

Qu’importe le reste ? Le monde peut bien aller à vau-l’eau. Il y a cette réalité foudroyante qui rend aveugle à l’univers et ne permet de voir que son origine éternelle et abstraite. Quelle importance, si le vol, le mensonge, le meurtre sont partout répandus, si l’on emprisonne et si l’on torture et si l’on exécute, si les attentats, les révolu­tions et les guerres font rage ? Tout cela est-il encore réel ? Les hommes doivent être victimes d’une hallucination, disent les uns. Ou avoir commis de bien grands péchés, disent les autres. Ne voient-ils pas que tout cela n’est que fantasmagorie ? insistent les premiers. Qu’ils détruisent l’harmonie primitive ? soulignent les seconds. Et les hommes, effrayés, baissent la tête. En tremblant, nous continuons de fouiller la terre de notre bagne afin d’en arracher une nouvelle réponse à l’énigme.

 

(Extrait de Le Dieu de Dieu de Alexandre Kalda aux éditions Flammarion 1989)

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Le rayonnement spirituel de l’Asie

Posté par othoharmonie le 25 avril 2015

 

imaginaires_article_popinL’Asie est le plus grand des continents : quarante-quatre millions de kilomètres carrés. Mais aussi, depuis des siècles, c’est le continent le plus peuplé, puisque soixante pour cent des humains habitent ce vaste territoire. Et cette population est encore essentiellement d’origine rurale, à l’exception sans doute du Japon. Cette origine rurale n’est peut-être pas sans rapport avec le phénomène religieux : le paysan qui se trouve en contact immédiat avec les forces de la nature aura plus facilement l’âme religieuse que le citadin, beaucoup moins influencé par une crainte presque magique.

Aussi ne faut-il pas s’étonner si l’Asie a été le berceau des grandes religions de l’humanité. Ainsi, les trois religions monothéistes sont nées au Proche-Orient, c’est l’islam qui y domine encore aujourd’hui, alors que le judaïsme et le christianisme se sont plutôt développés dans le contexte occidental. L’Asie du Sud et de l’Est a été le foyer de développement des principales religions polythéistes qui ont marqué le rayonnement culturel, artistique et spirituel dans cette partie du monde.

Long de 2700 kilomètres, le Gange est l’un des plus puissants fleuves du monde. Il draine une grande partie de l’économie de l’Inde, notamment par l’irrigation des plaines qu’il traverse et qui sont très peuplées. Si le géographe peut relever toute l’activité économique qui se déploie autour de ce fleuve, il doit également le considérer comme LE fleuve sacré pour une immense population, car il constitue le centre attractif et dynamique de la religion : il est source de régénération pour tous ceux qui se baignent dans ses eaux, au cours d’ablutions rituelles.

L’Inde, par sa position à l’intérieur du continent asiatique, s’est trouvée pratiquement isolée de l’histoire universelle : elle a toujours résisté, même sous une forme passive, à toute forme d’assimilation par une culture différente : elle était entièrement absorbée par sa recherche de l’absolu. Pour des motifs religieux, elle s’est résolument détournée de l’histoire pour vivre selon son rythme propre. Et si elle a été victime des envahisseurs les plus divers, venus de l’Orient ou de l’Occident, elle n’a guère cherché à étendre sa puissance en dehors de son empire d’ailleurs fragmenté en états d’importances assez diverses. Aussi, plutôt que de parler d’une religion pour l’hindouisme, serait-il plus juste de le définir comme la manière religieuse que l’Inde s’est donnée pour modèle d’existence, en se réclamant de ses traditions ancestrales.

C’est aussi sur les bords du Gange qu’un sage indien, menant une existence ascétique et vagabonde, s’est éveillé à la Vérité. En effet, le nom même de Bouddha signifie « celui qui s’est éveillé ». Cet éveil est celui qui permet de découvrir la réalité profonde cachée sous les apparences trompeuses des objets de la perception sensible immédiate. Il libère des illusions qui constituent l’existence humaine, telle que pouvaient la représenter les doctrines précédentes. Originairement, c’est un mouvement réformateur qui est suscité, mais, dans son opposition même aux traditions, le bouddhisme apparaît comme une hérésie, c’est-à-dire comme une brèche faite dans l’édifice religieux antérieur.

Le Japonais n’est pas un homme aussi religieux que l’Indien. En dépit des quelques seize mille sanctuaires, temples et lieux de culte, il ne se soumet pas à une discipline organisée dogmatiquement, et il ne se reconnaît guère comme le fidèle d’une religion définie. Le shintô a pu profiter de ce manque de caractère religieux de l’âme japonaise : ce n’est pas, comme on a souvent tendance à le penser, la religion nationale, ou un système religieux semblable aux systèmes occidentaux, c’est plutôt un ensemble de rites et de pratiques à l’endroit des divinités, des puissances supérieures à l’homme, de tout ce qui lui est mystérieux et sur quoi il ne peut avoir aucune prise directe. Dans le shintô d’origine populaire se dégagent de façon assez nette des éléments d’animisme, mais aussi des éléments qui font penser au culte romain de l’empereur. Le Japonais accepte facilement toutes les croyances à la fois, sans se choquer de leurs divergences ou de leurs contradictions. L’essentiel n’est-il pas de ne blesser aucune divinité ? Quand la civilisation devient plus industrielle, on abandonne plus facilement les rites religieux. Le « boom » économique du Japon, depuis le début du siècle, malgré la défaillance de la seconde guerre mondiale, ne fait que confirmer cette constatation. Déjà peu enclin à toute forme religieuse, il se détourne de plus en plus de toute célébration rituelle. La crainte des dieux s’est transformée en un respect pour les instruments de travail, source de l’expansion. Plutôt que de révérer un arrière-monde, il est préférable de travailler à transformer le monde présent, grâce au progrès des techniques. L’avancée scientifique entraîne toujours une forme de matérialisme, lequel se traduit aussitôt par un abandon progressif des coutumes religieuses.

Mais, parallèlement au progrès de l’athéisme, il convient de noter une recrudescence des phénomènes superstitieux. Moins l’homme est entouré d’une présence divine, plus il cherche à percer l’avenir qui ne cesse de l’inquiéter. Le retour du divin, en cette fin de vingtième siècle, en semble une preuve suffisante. La crainte des dieux est rejetée dans le passé comme un phénomène archaïque, mais l’inquiétude de l’homme ne cesse de subsister sur le sens de sa destinée. Dieu revient : qui pourra lever le voile du futur ?

Extrait Source : http://ilmsil.free.fr/branche6/les_grandes_religions

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Qu’est-ce qu’un contrat sacré ?

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2015

 

Un contrat ne vous sert pas à résumer vos engagements, mais à les assumer. OLIVER WENDELL HOLMES (1809-1894), médecin, poète et humoriste 

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Mon Contrat comprend les archétypes de l’Enseignant et du Guérisseur, qui se sont manifestés à travers les événements de ma vie, même si je n’ai jamais reçu de formation académique de guérisseuse ou d’enseignante. J’ai étudié le journalisme et la théologie, mais mon travail d’ « intuitive médicale » s’est « manifesté », tout simplement. Ma première lecture intuitive d’une personne s’est produite presque par hasard, suivie d’une autre, puis d’une autre. Tout le voisinage s’est passé le mot  et bientôt, j’en faisais de dix à quinze par semaine. Ma réputation grandissante m’a valu des invitations à prononcer des conférences et, en retour, on m’a conviée à animer des ateliers. Le plus étonnant, dans mon apprentissage de l’anatomie de l’énergie, c’est la précision avec laquelle s’est organisée ma formation. Elle aussi s’est « manifestée ». Sur une période de sept à dix jours, trois personnes atteintes de la même maladie firent appel à moi. Elles étaient aux prises avec des problèmes similaires, à quelques variantes près, qui avaient contribué au développement de leur condition. Après avoir fait la lecture de ces trois individus, j’avais l’impression d’avoir saisi les facteurs de stress énergétique majeurs qui sous-tendaient leur condition. Peu après ce premier trio, trois autres personnes vinrent me voir coup sur coup. Elles aussi souffraient d’une même maladie. Ma compréhension de l’anatomie énergétique m’amena peu à peu à réaliser que notre biographie devient notre biologie. 

Lorsque je compris ce principe, mon éducation sembla prendre une autre direction. Tandis que mes lectures précédentes retraçaient la chronologie physique et émotionnelle d’un individu, je me mis à percevoir des images sans rapport apparent avec la personne. Face à une femme qui cherchait à comprendre sa douleur au cou, par exemple, je vis dans son champ d’énergie l’image d’un pirate. Comme c’était une ménagère du Midwest, cette information ne lui disait absolument rien. Mais plus tard, en se soumettant à des exercices de relaxation et de visualisation avec un hypnothérapeute, elle sentit elle aussi l’énergie du pirate dans son champ. Elle le « vit » lui trancher la gorge avec son sabre. Curieusement, elle établit aussi des effets plus positifs, comme l’affranchissement et la libération sexuelle. Ces impressions conflictuelles lui disaient qu’elle était étranglée ou dominée par sa situation, aspirant à une liberté qu’elle ne pouvait exprimer consciemment. Peu après, faisant lecture d’une autre femme, torturée par de l’arthrite aux mains, je retrouvais sans cesse l’image d’un artiste.

Quand je le lui dis, elle resta perplexe, affirmant qu’elle n’avait aucun talent artistique. Je lui suggérai néanmoins de faire de la poterie pour se soigner. Elle commença par confectionner de petits vases de terre cuite et, avec le temps, devint une potière douée. Elle produit maintenant des pièces d’art. Enfin, procédant à la lecture d’un représentant des ventes australien nommé Jimmy, en grave dépression depuis des années, je vis apparaître un grand acteur dans son champ d’énergie. Jimmy n’avait aucune expérience du jeu théâtral, même s’il s’y sentait attiré, car, il était gay, se trouvait encore « dans le placard » et craignait de faire son coming out en jouant. En fait, il jouait déjà (à l’hétéro!), mais le blocage de son talent et la dissimulation de son identité avaient produit chez lui un effondrement émotionnel. Quelques années plus tard, j’appris avec reconnaissance que Jimmy s’était tiré de sa dépression et qu’il jouait dans des théâtres d’été. Il prend son travail d’acteur au sérieux et ne cache plus son orientation sexuelle. Lorsque ces images étranges se mirent à émerger, elles semblaient si décalées, si dissociées des gens que je lisais, que je croyais avoir plus ou moins perdu la justesse de mon intuition. Mais ces lectures s’avéraient utiles à chaque personne. Puis, un jour de 1991, tout me parut clair. Au cours de l’un de mes ateliers, j’écoutais une  conversation entre deux femmes. Cinq minutes après avoir fait connaissance, elles s’étaient déjà révélé les détails banals de leurs vies, tels leur lieu d’habitation et leur occupation. Après ces menus propos, elles se mirent à parler des expériences de vie qui les avaient attirées dans un atelier spirituel. Soudainement, elles se découvraient un modèle de vie commun, un lien énergétique immédiatement recon naissable à l’intensité de leur réaction mutuelle. Leurs enfants avaient grandi, leur mariage était réussi et leur vie se trouvait à un stade de transition naturel : elles en avaient assez d’être la « servante » de tout le monde. Elles voulaient à présent se servir elles-mêmes. Retraitées et libérées, elles comptaient cultiver leurs propres intérêts et développer leur âme. En écoutant ces douces personnes décrire leur modèle de vie, je déchiffrais leur conversation sur le plan symbolique. En tant que bonnes mères et conjointes, elles avaient passé la majeure partie de leur vie au service des autres, mais ayant complété cette première mission, elles volaient de leurs propres ailes, comme doit le faire le Serviteur du mythe et de la légende.

 

 Dans la Bible, par exemple, lorsque Joseph est vendu en esclavage par ses frères, il attend le moment opportun en passant des années à accomplir les tâches qu’on exige de lui. Mais par la suite, en utilisant ses dons singuliers pour l’interprétation des rêves, il conquiert sa liberté et devient un grand chef de la nation ; de Serviteur, il devient Maître.Les images vives mais intrigantes que j’avais recueillies au cours de mes dernières lectures prenaient soudain un sens. Le Pirate, l’Artiste, l’Acteur et le Serviteur ne faisaient pas partie de la chronologie individuelle et physique, celle que j’avais l’habitude de lire. Ces images formaient plutôt des aspects de la chronologie spirituelle de chaque individu, une mythologie personnelle existait avant même son incarnation. Ces images étaient des archétypes, des guides énergétiques qui indiquaient à l’individu sa raison d’être spirituelle, son Contrat. La légendaire lanterne qui s’alluma cet après-midi-là luit toujours. Depuis lors, chacune de mes lectures s’ouvre sur une évaluation de la chronologie spirituelle d’une personne, des modèles archétypaux qui  s’expriment à travers sa personnalité et ses expériences de vie. Et tout comme les trois personnes atteintes des mêmes maladies physiques qui m’avaient demandé des lectures intuitives, des personnes partageant des vies semblables  s’adressèrent à moi en un temps relativement court, mais étalé sur des mois plutôt que sur des jours. Par exemple, je fis certaines de mes premières lectures sur des gens dont l’archétype était celui de l’Enfant Blessé, celui qui a tendance à garder des cicatrices émotionnelles depuis l’enfance. Puis, je rencontrai quelques personnes ayant en commun un archétype dominant de Victime. Là encore, chacune d’elles reflétait des aspects légèrement différents de cet archétype, selon leur personnalité et leur expérience.

Lorsque je me mis résolument à travailler les archétypes, dans mes lectures et mes ateliers, je recueillis d’autres observations sur leur fonctionnement dans notre psyché. Lorsque Jung proposa sa théorie de l’inconscient collectif, il signala que ce dernier était peuplé d’innombrables modèles psychologiques tirés de rôles historiques, tels que la Mère, l’Escroc, le Roi et le Serviteur. En plus de notre inconscient individuel et unique, dit-il, « il existe un second système psychique, d’une nature collective, universelle et impersonnelle, identique distinguent de ce grand inconscient collectif pour jouer un rôle beaucoup plus signifiant dans la vie des gens, et que chacun de nous possède son propre assortiment d’archétypes-clés.

 Après un processus de recherche, de réflexion et de tâtonnements, je conclus qu’une combinaison unique de douze modèles archétypaux, correspondant aux douze maisons du zodiaque, est à l’oeuvre en chacun de nous et soutient notre développement personnel. Ces douze modèles affectent tous les domaines de notre vie. Ils peuvent être particulièrement vivants et perceptibles lorsque nous éprouvons des difficultés, ou un sentiment de défaillance ; et particulièrement tout aussi utiles pour guérir des souvenirs pénibles, donner une nouvelle direction à notre vie ou trouver une façon d’exprimer notre potentiel créatif inexploité.

 En un sens, chacun de ces archétypes représente un « visage » et une « fonction » du Divin qui se manifeste  individuellement en chacun de nous. L’humanité a toujours donné des noms aux nombreuses puissances du Ciel et tenté d’identifier les qualités inhérentes à chacune. La puissance archétypale féminine, par exemple, s’exprime sous des formes diverses, de la Vierge Marie à Mère Nature. Les Romains et les Grecs voyaient les puissances féminines universelles dans les traits d’Athéna (déesse du conseil), Vénus (déesse de l’amour) et Sophia (déesse de la sagesse). En Inde, la culture hindoue a donné à la Déesse des noms incarnant divers attributs de la maternité divine, tels que Laxmi (la prospérité), Durga (la fertilité), Uma (l’unité) et Kâli (la destruction et la renaissance). Comme si Dieu s’était présenté en maints aspects  différents pour nous permettre d’aborder ce pouvoir. Puisqu’il portait un nom, nous pouvions l’invoquer, l’assimiler et l’exprimer.

 

Les schémas archétypaux réveillent notre potentiel divin. Ils peuvent nous libérer des limites de nos pensées et sentiments, nous aider à éclairer les coins sombres ou peu connus de notre âme, et amplifier notre éclat et nos forces. Les archétypes constituent une source de pouvoir émotionnel, physique et spirituel, et peuvent nous aider à nous libérer de la peur, même si parfois, certains d’entre eux peuvent, au départ, déclencher des peurs en nous. Chaque archétype (ou peur) nous lance un défi spirituel : celui de l’affronter et d’y reconnaître une occasion d’apprentissage et une chance de développer un aspect de notre pouvoir. Lorsqu’un archétype nous paraît difficile ou même malveillant, notre tâche consiste à le reconnaître, à surmonter la faiblesse qu’il souligne et à nous approprier son potentiel divin. La déesse Kâli, par exemple, représente l’énergie destructrice. Elle a le pouvoir de l’archétype du Saboteur, présent en chacun de nous. Mais quel est le revers de la destruction, sinon la reconstruction et la renaissance ? Dans le langage symbolique des Contrats, l’archétype du Saboteur peut nous désarçonner si nous ne résistons pas à son pouvoir, qui est considérable. Nous pouvons aussi utiliser cette énergie consciemment, pour revisiter des lieux de notre vie qu’il nous faut parcourir, aménager ou assainir. Chaque archétype présente toujours deux faces, qui peuvent toutes deux servir à notre avantage. 

images (2)Nous avons tendance à nous percevoir, de même que notre univers, sous des aspects doubles : bon ou mauvais, intérieur ou extérieur, moi ou vous, bien ou mal, symbolique ou littéral, joyeux ou triste. Nos forces et nos peurs divisent notre esprit en polarités (ou en dualité, selon la terminologie orientale) : voilà pourquoi la foi et le doute se livrent d’éternelles batailles dans notre psyché. Mais en identifiant et en utilisant nos archétypes, nous pouvons apprendre à consolider les aspects de notre âme et à insuffler sa force à notre vie quotidienne afin d’orienter nos pensées et actions. Ces guides énergétiques nous permettent d’agir d’une façon attentive et honorable ; ils nous aident à gérer notre pouvoir et à nous montrer dignes de notre potentiel divin. Pour ma part, chaque lecture m’a révélé que mon travail archétypal contribuait à ma croissance spirituelle. Les expériences et les révélations que j’ai reçues pendant ces lectures m’ont permis de raffiner mon intuition   médicale et de prendre conscience de mes propres archétypes, et m’ont même aidée en périodes difficiles. Mes rencontres avec ces gens (étudiants, participants à mes ateliers, lecteurs) n’ont rien de banal. Tout comme la façon extraordinairement avisée dont j’ai appris l’anatomie énergétique et, plus tard, la lecture des schémas archétypaux, l’ordre divin se manifeste dans tous les domaines de notre vie.

 

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

 

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Vers des routes spirituelles

Posté par othoharmonie le 16 septembre 2014

 

par Raphaël Dugailliez

images (4)La spiritualité, dans notre société contemporaine occidentale, dans les médias, ou parfois dans certaines pratiques, c’est un peu comme la mayonnaise. Tout le monde connaît cette sauce, beaucoup de gens en connaissent les ingrédients. Mais peu de gens osent la recette et donc beaucoup l’achètent toute faite, la mélange au reste de sorte que son goût, sa texture, finissent par passer inaperçus. Ne dit-on pas que la meilleure mayonnaise est celle faite «maison» ? 

Il semble que la communication et le vécu de la spiritualité restent [...] souvent relégués à l’intime pour éviter deux travers qui heurtent nos êtres : l’humiliation ou le prosélytisme. 

Si l’entrée en matière de ce dossier pourrait apparaître quelque peu provocante, il n’en reste pas moins que ce siècle est formidable car, avec l’éventail des outils de diffusion (livres, associations, voyages, médias sociaux, etc), chacun peut, comme dans un musée vivant, découvrir, visiter, apprendre et tenter d’appréhender des courants et des pratiques spirituelles pour créer son propre chemin. Saint Augustin nous disait déjà «Avance

sur ta route, elle n’existe que par ta marche»… 

Pourtant, faites l’exercice de questionner ou de parler de votre spiritualité à vos proches ou d’observer comment les médias l’analysent : il semble que la communication et le vécu de la spiritualité restent encore tabous, soumis à une certaine chape de plomb et donc souvent relégués à l’intime pour éviter deux travers qui heurtent nos êtres : l’humiliation ou le prosélytisme. 

Ceci n’est pas une pipe

ais qu’est-ce que la spiritualité ? Comment la définir ? Par ce qu’elle est ou par ce qu’elle n’est pas ? Face à tout ce qui émerge, nous voulions aborder ce sujet très intime et très mystérieux, aborder la discussion des frontières et en parcourir certaines capitales. En route pour un voyage intérieur… 

Un petit détour par le dictionnaire Larousse nous éclairera déjà sur plusieurs de ses acceptions :

«Qui est de la nature de l’esprit, considéré comme une réalité distincte de la matière : La nature spirituelle de l’âme. Qui relève du domaine de la pensée, de l’esprit : La parenté spirituelle de deux écrivains. Qui appartient à un domaine moral, distinct des réalités du monde sensible et de la vie pratique : Le pape, chef spirituel des catholiques.  Qui a de l’esprit, de la finesse dans sa manière de manier les idées : Un homme spirituel.

Qui manifeste du piquant, qui amuse, fait rire : Une repartie spirituelle.» 

Une relation avec le divin ?

Ces dernières années, est apparu le concept de spiritualité laïque, c’est-à-dire une recherche de sens, un travail de réponse à des interrogations fondamentales, à baliser sa vie avec des points de repères éthiques sans toutefois faire appel au divin. 

Cette notion de spiritualité laïque peut déjà apporter une approche du plus grand commun dénominateur en ce sens qu’elle peut rassembler nombre de personnes autour de balises de vie pour garantir un profond respect de l’humain et de son écosystème, nous inviter à la liberté de pensée, nous amener à un profond sens de la responsabilité. En ce sens, elle s’appuie sur l’humanisme. Mais est-elle réellement spiritualité dans son essence ? 

Initialement, nombre d’aspirations et de pratiques spirituelles se sont développées de façon souvent très normative par exemple dans le cadre d’églises institutionnelles, ou de rites établis. Dans cette approche, il y a eu nombre de déviations dans la relation entre les représentants de ces institutions (clergé, chefs spirituels par exemple) et les participants, de sorte que les «croyants» n’avaient qu’à consommer la spiritualité ou à la vivre dans un cadre bien délimité. La spiritualité s’est alors fondée sur des rites et des pratiques, nos ancêtres bénissant les bonnes récoltes et bonnes chasses, nos récents aïeux priant pour des guérisons ou pour tout autre

grâce demandée ou obtenue, et nous-mêmes aujourd’hui, dans ce monde interconnecté, pour instaurer la culture de la non-violence entre les peuples ou la prise de conscience de nos responsabilités de Terriens. 

Comme nous vivons dans un continent qui a été traversé par la religion catholique, l’histoire nous aura fait découvrir certaines déviations peu anodines (par exemple le processus multiséculaire de l’Inquisition), la sociologie nous aura appris à établir un regard critique à l’égard d’une normativité trop restrictive (par exemple la libération de la notion de plaisir au XXème siècle), la psychologie que la quête de sens est une aspiration fondamentale dans l’existence, loin d’être religieuse. 

Aujourd’hui, nombre d’observateurs du monde nous invitent à la réflexion suivante : il y aurait dans les religions une perspective collective et dans la spiritualité une démarche plus individuelle. La spiritualité a tout de même eu ses fondements quelques soient les continents dans des recherches de réponses à des questionnements autour

de ce qui nous survit après la mort physique, sur l’origine du monde et sa destinée, sur la perception du monde extra-sensoriel, sur la notion de l’absolu d’amour, sur la relation avec le Divin et le monde invisible, le rôle d’un ou de plusieurs Êtres Divins dans le cosmos, sur le rôle qu’ont joué sur Terre certains êtres de l’histoire comme Jésus, Bouddha, et bien d’autres encore. 

L’âme : le lien entre SPI et PSY ?

Si la spiritualité participe d’une relation au monde, comment le «Je» ou le «Moi» peut-il se relier au monde spirituel, au Divin et à ce qui dépasse notre conception cartésienne ? C’est sans doute le croisement en psychologie et spiritualité qui a permis, en Occident, cette jonction. Dans les courants comme le soufisme, le taoisme, l’hindouisme, le christianismle, le bouddhisme, l’être humain est considéré comme souffrant du

déséquilibre de ses émotions, de ses fixations mentales, de ses «mémoires » et du manque d’harmonie entre les différentes composantes de l’être : l’intellect, le corps, la parole, etc. 

La «guérison spirituelle» ou «guérison de l’âme» est généralement recherchée avec l’appui et l’encadrement d’un maître, d’un guide, dénommé lama, gourou ou cheykh selon les traditions. Au travers de la relation entre le disciple et le maître, ce dernier jouait parfois le rôle d’un thérapeute avant l’heure et le disciple était proche du «patient » de la médecine moderne. Cette approche spirituelle est courante aujourd’hui aux régions du monde où la relation de maître à disciple est perçue comme une composante naturelle des relations humaines. Chez nous par contre, cette relation lève souvent diverses peurs (peur de la manipulation, de l’abus, etc) et est moins fréquente. 

Il est vrai qu’en Orient, les courants spirituels, abordant la notion d’«ego» ou de «corps de souf-france», font naturellement référence, dans le chemin spirituel, à bien des notions que la psychologie du XXème siècle a explicité. Carl Gustav Jung sans doute aura-t-il laissé cette trace dans notre culture occidentale. Parmi les courants de psychologie, certains visent à un épanouissement du «Soi» et non du «Je», invitant à une maîtrise des désirs individuels pour les transcender vers la bienveillance collective, vers la reliance avec autrui, avec le monde et avec le Divin. La perspective de la spiritualité, à contrario du développement personnel, c’est d’oeuvrer à l’évolution de l’âme, du “Soi”, plutôt que de gonfler le “Je”. Révolution de perspective dont la profondeur demande réflexion et intégration. 

Expérimenter

images (5)Dieu merci, la spiritualité n’est pas limitée à une démarche conceptuelle ou dogmatique car alors elle serait bien lassante et manquerait de goût dans l’incarnation. L’expérience spirituelle pourrait être définie comme un long chemin, où sont jalonnés la recherche d’intériorité et de connaissance de soi, l’apprentissage d’une forme de sagesse en tirant la quintessence de nos expériences, par le dépassement de nos limites (nos peurs, nos obsessions, nos conditions dans notre façon d’aimer, etc), par un apprentissage à aimer chaque jour davantage, par l’engagement à faire rayonner le meilleur de Soi au profit de tous. 

La pratique spirituelle passe aussi selon les appels et les dons de chacun par :

• la méditation, la prière, la lecture de textes sacrés et leurs commentaires, de livres de piété, l’audition (lectures à voix haute, prêches) ;

• le travail manuel ou intellectuel, la lecture (d’ouvrages savants ou d’autres traditions), l’écriture, le chant et la musique sacrée, le service aux autres (secours aux nécessiteux ou aux malheureux, prêche, instruction); le contact avec Dame Nature

• la réflexion, l’engagement dans la société, la rencontre et surtout le dialogue

• l’action, en conscience et dans l’amour, de toutes formes de dons quand ils sont expérimentés avec humilité et amour. 

Certaines de ces activités sont solitaires, d’autres collectives, certaines se vivent dans la réclusion volontaire (pièce de méditation, marche solitaire, ou lieux de prières) et d’autres «à l’extérieur» (dans la société civile). Certaines sont contemplatives, d’autres plus pratiques. 

Les sens et la spiritualité

Car qui dit expérience, dit perception par nos sens. Primo nos 5 sens. Par exemple, à travers l’ouïe et le toucher, vous pouvez faire une expérience spirituelle en chantant des chants sacrés ou des mantras. Vous pouvez ainsi expérimenter un autre état de conscience après une période chant. A travers le toucher et la vue, vous pouvez

ressentir la puissance d’élévation spirituelle de certains lieux sacrés en y priant ou méditant quelques minutes. Car vous pouvez alors consacrer votre conscience à votre ressenti et permettre une ouverture à d’autres modes de perception que dans le quotidien. Deuxio, nos sens subtils, notre intuition et d’autres capacités qui s’éveillent aujourd’hui collectivement, comme une forme de communication avec le vivant en général, de la télépathie, etc. 

Les sens nous permettent de percevoir des facettes souvent méprisées de nos vies et c’est en consacrant quotidiennement du temps à ces facettes qu’elles finissent par s’enraciner dans notre être, pour habiter notre quotidien. Alors, à mesure que ceci s’installe, la spiritualité s’incarne dans le quotidien et la frontière entre le sacré et le profane disparaît peu à peu. Cet engagement avec soi-même, cette rigueur à développer, est sans doute un des aspects les plus ardus du chemin spirituel. 

Les mystiques, des enamourés ?

De tous temps, l’histoire a été jalonnée par la présence de mystiques, des êtres ayant une connexion au Divin particulièrement forte, bousculant les codes de l’époque, désirant consacrer leur vie au service du Divin. Pour n’en citer que quelques uns de connus, pensez  à Jésus, Bouddha, François d’Assise, Hildegarde von Bingen, Ibn ’Arabî, Thérèse d’Avila, Djalâl ad-Dîn Rûmî, etc avec ces mystiques, c’est la force et l’intensité du feu d’amour qui les relie au Divin, ainsi que la puissance du témoignage qu’ils tracent autant pour leurs contemporains que pour les siècles à venir. En ce sens, ces Êtres sont comme des phares. 

Le channeling, une pratique de mystique contemporaine ?

Dans cette belle époque actuelle, il existe un phénomène à la fois magnifique et qui peut troubler, nommé le channeling. Le channeling est  un processus où un être humain « prête » consciemment ou inconsciemment son corps et ses outils de communication (écriture, voix, don de guérison, etc) pour permettre à des Êtres spirituels non incarnés de se manifester dans notre réalité d’humain. La relation avec le monde spirituel devient donc perceptible, vivante, merveilleuse. Il existe aussi d’autres formes de channeling mais ici le discernement sera le meilleur GPS pour naviguer entre ciel et terre car, pour accueillir cette forme merveilleuse de communication sensible, il n’en reste pas moins que la personne qui va «canaliser» se doit d’avoir une hygiène de vie profonde, une humilité infinie, de n’avoir aucun but de manipulation et de pratiquer pour elle-même une discipline de méditation et de ressourcement. Elle devra constamment chercher à élever son taux vibratoire, à pratiquer le non-jugement, la compassion profonde, etc. Bref, vous aurez compris que l’expression de ce don est particulièrement exigeante et rare pour être vécue dans le respect et la transparence. 

Une constellation humaine

Même s’il est facile de critiquer le New Age –pour certains vaste fourre-tout informe et dont les limites ne sont pas fixées – cette période est marquée par un début d’éveil à grande échelle, d’une approche spirituelle non religieuse, caractérisée par la primauté accordée à l’expérience personnelle et à la voie spirituelle de chacun. Elle inclut la santé (thérapie, guérison) et le bonheur ici-bas dans la visée d’une élévation de l’âme, une conception du monde sans séparation du naturel (écologie), du surnaturel, de la science, etc. Le but de la démarche spirituelle est alors de se relier, verticalement au Divin (à la Source Divine, à Dieu ou à l’Innommable), horizontalement à la nature, aux humains, au règne végétal et animal, tout en s’ancrant dans la matérialité. Qu’est-ce qui donne le sentiment de reliance? 

images (6)Qu’est-ce qui lie un couple, une famille, un  berger à ses moutons, un prêtre à Dieu, un vulcanologue à la Terre, chacun à ses jardinières de fleurs, à son animal de compagnie ? L’amour. Avec un grand A. Le XXIème siècle nous pousse au changement, réveille notre désir de reliance, nous questionne sur le sens, nous pousse à développer la compassion, la solidarité, l’engagement, à sortir du coma. La poussée est comme irrémédiable. 

Impossible de résister. Pour marquer cette évolution de conscience, déjà 7 chakras régissaient notre fonctionnement physique et psychique. Ce siècle va nous aider à en développer cinq nouveaux pour redécouvrir des capacités enfouies et être habité d’états d’âmes très aimants, harmonieux, paisibles. Mais pour qu’adviennent ces nouvelles potentialités, il s’agira aussi d’accueillir les résistances, d’éviter la dispersion et de ne pas se faire happer dans l’orgueil ou les montées de violence et d’insécurité. 

Au final, l’expérience spirituelle ne serait-elle pas un long chemin vers la reliance, vers un état d’Amour, pour finalement être Amour ? Si nous retrouvons la connexion à cet amour infini en étant incarné, notre humanité sera comme une constellation d’étoiles sur Terre. Alors l’image de nos villes, de nos pays illuminés la nuit par l’éclairage public en avion deviendra la métaphore vers quoi ce siècle nous conduit : l’amour nous interreliera si fort que le sentiment de séparation se dissoudra peu à peu.

 

Issus du Magazine AGENDAplus

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MAHABALIPURAM ET SES TEMPLES RUPESTRES

Posté par othoharmonie le 5 septembre 2014

 

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Quelque part, sur la côte de Coromandel 1, face à l’Extrême-Orient, se dressent les vestiges de la cité la plus mystérieuse de l’Inde du Sud. Un site remarquable, en bordure de l’océan qui forme le sud du golfe du Bengale, classé patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO tant ses falaises et ses rochers de granit furent le support et la matière d’une architecture et d’un art sculptural issus du génie d’un peuple disparu. 

L’ancien port de la dynastie des Pallava  nous a laissé des oeuvres inégalées dans le monde indien pourtant si riche en temples magnifiques. Des architectes et des sculpteurs ont transformé de grands rochers affleurant des sables en sanctuaires, en temples et en grottes finement sculptées et ornées des divinités du panthéon hindou, contant les antiques histoires mythologiques impliquant les dieux et leurs compagnes célestes : le sommeil cosmique de Vishnu, les aventures magiques de Krishna, l’omniprésence de la déesse, les emblèmes de Shiva et les avatars de Vishnu. 

Ces merveilles ornent les parois millénaires des grottes rupestres taillées dans les falaises de granit.

La plus longue falaise offre aux pèlerins le plus grand bas-relief du monde, datant du VIe siècle :« la Pénitence d’Arjuna ». Il nous conte le récit légendaire de la descente du Gange, tiré du Mahâbhârata, l’un des textes fondateurs de l’hindouisme avec le dieu Shiva recevant sur sa tête le Gange afin d’en amortir la puissance. La fresque de pierre ne mesure pas moins de 27 mètres sur 9, et demeure inachevée, comme d’ailleurs bon nombre de temples de ce site .

 

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 Deux kilomètres plus loin, se dresse l’extraordinaire ensemble dit des « 5 Rathas », site composé d’énormes rochers affleurant, transformés en temples et en sanctuaires sculptés, flanqués d’un grand éléphant, d’un lion et d’un taureau. Le génie des sculpteurs pallava atteint là son sommet, mais on constate que certains de ces temples ne sont pas terminés, les colonnes demeurent grossières et certains sanctuaires n’y sont pas encore creusés. Quel événement dramatique a pu donner, il y a plus de 1200 ans, un coup d’arrêt à cette entreprise hors du commun ? 

Jamais le travail ne fut repris ; le chantier fut laissé en l’état ; personne n’est venu ensuite parachever la gigantesque entreprise commencée au début de notre ère, sur cette côte. Cette tradition de la taille de la pierre a trouvé un regain de gloire grâce aux écoles de sculptures ouvertes il y a quelques dizaines d’années dans la ville, les oeuvres produites de nos jours ont conservé la qualité artistique de celles qui ornent les parois des temples rupestres ; et les martèlements des ciseaux de centaines de sculpteurs retentissent sans interruption de l’aube au crépuscule dans certaines rues de la ville. 

Face à la mer, protégée par une digue récente qui lui a évité d’être endommagé par le tsunami du 26 décembre 2004, le Temple du Rivage est le seul qui soit construit de pierres et non excavé d’un gros rocher comme tous les autres sanctuaires de la ville. Bâti au VIe siècle, il est le premier temple maçonné en Inde. Avant lui, le génie indien se contentait, si l’on peut dire, de creuser les falaises et de créer de vastes et somptueux sanctuaires au creux des montagnes de pierre, comme ce fut le cas pour les fabuleuses grottes d’Ajanta et d’Ellora, dans le centre de l’Inde. Sur ce rivage battu par les vagues, l’on commença à tailler des pierres afin de bâtir des temples libérés de l’emprise des falaises ; on créa une architecture nouvelle.

 

LA CITÉ DES 7 PAGODES

La ville côtière de Mahabalipuram, maintenant rebaptisée « Mamallapuram », était autrefois un port renommé et florissant, dont les textes attestent l’existence et l’activité dès le début de l’ère chrétienne. Ce port antique avait une vocation internationale, il envoyait navires et marchandises vers le Sri Lanka, l’Asie du Sud-Est et même la Chine. Des pièces romaines à l’effigie de l’empereur _ èodose y furent trouvées ainsi que des débris d’amphores. Un célèbre moine bouddhiste, Vajradanth, y embarqua afin de porter le Dharma en Chine. Sous le règne de la dynastie des Pallava, qui dominait alors une grande partie du sud de l’Inde, la cité devait être vaste et prospère. Elle s’étendait  vraisemblablement sur plusieurs kilomètres, depuis le sanctuaire des 5 Rathas au sud jusqu’à la grotte sculptée de faces de lions et de dragons dédiée à la déesse Durga la Terrible, située 3 km au nord . Le port proprement dit devait se trouver dans la lagune qui s’étend toujours derrière les falaises, avec un canal d’entrée donnant sur la mer. Ce qui reste de la splendeur de cette cité n’est qu’une infime partie des bâtiments, entrepôts et palais qui devaient en être la parure.

 

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Il est vraisemblable que Mamallapuram soit l’un des ports indiens ayant exporté l’hindouisme et ses brahmanes, le bouddhisme et ses moines, le sanskrit ( la langue des textes sacrés ) et leurs  connaissances architecturales vers l’Asie du Sud-Est. Il a permis, dès le VIIe siècle, la naissance de l’art et de la culture hindous dans cette partie de l’Asie ; celle-ci allait fleurir d’une façon magistrale dès le IXe siècle à Angkor, coeur de l’empire Khmer, au Cambodge actuel.

 

La légende et les traditions locales parlent de la Cité des 7 pagodes, c’est-à-dire 7 temples semblables à celui qui, de nos jours, orne le rivage, seul survivant d’un groupe dont on parle toujours et dont les voyageurs européens, dès le XVIIe siècle, avaient signalé l’existence dans les récits légendaires.

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LE 26 DÉCEMBRE 2004

Soudain la mer se retira et à la surprise des pêcheurs affairés sur le rivage, laissa place à une immense plage qui se découvrit vers le large… C’est à ce moment que l’on put apercevoir des structures de pierres à la surface, à 800 m du rivage, là où d’habitude il n’y avait que quelques remous d’écume provoqués par la rencontre de la houle et d’un récif fort poissonneux. Le retrait des eaux avait révélé l’existence, en pleine mer, de l’une des 7 pagodes de la légende. 

Puis la vague arriva, terrible, elle envahit soudain la plage, fracassa les pirogues, emporta tout, détruisit les restaurants qui bordaient la mer et n’épargna pas ceux qui travaillaient à repriser leurs filets de pêche. L’eau s’engouffra loin dans les terres et modifia la ligne du rivage à jamais. En se retirant, la marée du tsunami emporta avec elle des tonnes de sable et découvrit dans sa course vorace d’autres vestiges enfouis depuis plus d’un millénaire sous les sables de la plage et de la lande. Deux autres fondations de temples anciens refi rent alors surface. L’un d’eux est situé à quelques centaines de mètres du Temple du Rivage, les vestiges en ont été dégagés mais aucune fouille sérieuse n’est entreprise alentours. 

L’autre, apparu dans la lande à 100 m de la mer, non loin de la « Durga Cave », au pied d’une grosse roche qui affleurait des sables, révéla les vestiges d’un sanctuaire important qui semble être très ancien, peut-être antérieur au Temple du Rivage. Là aussi les fouilles n’ont pas été approfondies. Non loin du Temple du Rivage, des rochers sculptés surgirent également du sable de la plage, dévoilant un bas-relief de cheval et d’éléphant, l’effigie d’un lion et quelques êtres grimaçants associés à Durga, la déesse au lion. Cela nous fait trois pagodes… Où sont les 4 autres ? 

Mais le point le plus mystérieux de ces révélations demeure celui-ci : Que font ces ruines à près de 800 mètres du rivage actuel ? Sont-elles uniques ?

 

INVESTIGATIONS SOUS-MARINES

Lorsque Graham Hancock 3, auteur du livre « Civilisations englouties », vint sur les lieux quelques années auparavant, il eut l’idée judicieuse d’interroger les pêcheurs. Connaissaient-ils l’existence de ruines sous-marines le long de la côte ? Il lui fut répondu que c’était, à leurs yeux, une évidence quotidienne, et que c’était précisément au-dessus de ces amas de pierres qu’ils préféraient pêcher car les poissons y avaient élu domicile. 

Les instances scientifiques n’avaient pas attendu le tsunami pour effectuer des recherches au large du Temple du Rivage, les traditions locales et les plongées préliminaires effectuées par l’équipe de G. Hancock, 4 ans avant la vague, étaient suffisamment probantes pour que le « NIO » indien ( National Institut of Oceanography ) retourne sur les lieux avec une équipe scientifique mieux armée à laquelle se sont joints les meilleurs spécialistes de la « Scientific Exploration Society » britannique. 

Après avoir délimité au sonar la zone probable, ils découvrirent une crête rocheuse semblable à celle où se trouvent le bas-relief et les sanctuaires rupestres de la côte. Ce promontoire immergé se poursuit sur près de 2 km parallèlement à la côte. Or cette dorsale rocheuse se situe à plus de 700 m du rivage actuel. Des dizaines de sites furent alors choisis pour effectuer des plongées exploratoires. Un certain nombre d’entre eux révéla en effet de vastes structures bâties : fondations plates-formes et long murs, escaliers et éboulements de grosses pierres taillées. Un rocher en forme de lion apparut dans sa gangue d’algues et de madrépores 4. Ces investigations mirent à jour un ensemble architectural très vaste : les fondations d’une ville portuaire avec ses temples et ses édifices de pierres, suffisamment étendus pour laisser la place aux 5 Temples engloutis dont parle la tradition.

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LES SANGAMS ET LES CITÉS

ENGLOUTIES DU TAMIL NADU …/… DWARKA LA CAPITALE

DE KRISHNA

…/…

Par JEAN_BERNARD CABANÈS PARU DANS LE N°63 de Sacrée Planète

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3 – Graham Hancock est l’auteur de best-sellers internationaux. Il est reconnu comme un penseur non conventionnel qui soulève des questions controversées sur le passé de l’humanité.

4 – Madrépore : de la famille du corail dur, ressemble à l’anémone de mer mais possède un exosquelette.

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Des codes sacrés pour l’épanouissement spirituel

Posté par othoharmonie le 12 mai 2014

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Pour fonctionner et se développer, notre corps doit être nourri de rayonnements qui sont accordés à sa structure fine. Les codes sacrés sont des langages, des informations, des paroles, des sensations, des sentiments, des émotions, des énergies, des vibrations, etc. qui touchent notre Essence. Par leurs résonances, ils stimulent nos forces et nos structures endormies, équilibrent et régénèrent organes et glandes, pour nous amener à vivre pleinement ce que nous sommes.

L’art (sculpture, architecture, peinture, danse, musique, théâtre, poésie) est l’une de ces nourritures indispensables à notre équilibre, à condition qu’il soit conçu harmonieusement. Car, tout comme le langage parlé, il peut être relié ou non à notre Essence. L’art qu’on dit sacré parce qu’il est inspiré de valeurs religieuses, ne l’est par toujours au sens d’un accord avec l’Être intérieur, puisque la religion s’est détournée de ce but au profit d’un enseignement moral culpabilisant . L’art contemporain est trop souvent l’expression d’émotions déséquilibrées, et d’esprits qui ont perdu leur connexion intérieure et se cherchent sincèrement, mais illusoirement. Par contre, certaines oeuvres d’art sont profondément inspirées par l’Essence intérieure, sans se situer dans le cadre d’une religion ou d’un système spirituel (voir aussi à ce sujet L’art objectif). On peut même affirmer que la reliance intérieure exige qu’on soit libéré de tout système de croyances.

Les sons sont des vecteurs de choix pour les codes sacrés. De tout temps, chez tous les peuples, des sages ont enseigné comment les utiliser pour éveiller notre connexion intérieure: écoles de sagesse chez les égyptiens, grecs, tibétains, chrétiens, juifs, soufis, hindous, bardes celtes, chamans en Afrique, Océanie, Amérique, Sibérie, etc. La pratique vocale sacrée, dont les effets sont puissants, a trop longtemps été négligée et il est temps de la redécouvrir (voir par exemple aoe-oae). Il en existe différents styles, pour tous les gouts: chants psalmodiés, mantras, chants mélodiques, chants de voyelles, chants diphoniques ou harmoniques, avec ou sans accompagnement d’instruments (voir aussi Résonances corporelles).

Les cristaux ont été utilisés pour la guérison par les amérindiens et d’autres peuples et le sont actuellement dans certaines thérapies alternatives. Comme le son, l’énergie particulière des pierres précieuses (justement) entre en résonance avec les structures profondes du corps et l’harmonise.

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La géométrie sacrée agit de la même manière et a été enseignée par les mêmes peuples. On la trouve abondamment dans les édifices religieux et les pratiques spirituelles, sous des formes graphique, sculpturale ou architecturale. Ce sont des figures complexes telles que mandalas asiatiques ou labyrinthes dans les églises occidentales. Ce sont aussi des figures fondamentales très simples, tels que la croix, le triangle, le pentagone, l’hexagone, l’heptagone ou la spirale (voir géométrie sacrée). On y trouve aussi des pictogrammes beaucoup plus élaborés.

En observant ces images, en se plaçant dans les constructions, ou en dansant les figures, le corps se laisse nourrir par ces codes. Une autre méthode est de se centrer et de visualiser mentalement ces figures. L’émotion esthétique qui en résulte, souvent suivie de modification de l’humeur et de l’état de conscience, est un signe révélateur de la force et de l’action de ces formes géométriques. La Terre elle-même est nourrie de nouveaux codes géométriques. Chaque année, son sol est imprimé d’incroyables diagrammes dans les champs, appelés aussi crop circles, dont on peut expérimenter l’effet, soit en contemplant les photos (voir un diaparama), soit en se rendant physiquement à l’intérieur (voir Diagrammes de champs).

Chacun se rend compte, en premier lieu les scientifiques qui l’observent et la mesurent, que la terre subit de grands changements (voir Catastrophes naturelles). Selon les enseignements aussi bien traditionnels que les plus récents, l’humanité s’éveille à un nouveau fonctionnement. Il se manifeste par l’activation progressive de nouveaux codes de l’ADN, qui jusqu’à maintenant sont restés latents, qui manifestent notre Essence plus directement et nous reconnectent à la Terre, aux étoiles, à l’univers, et révèlent de nouveaux potentiels (voir L’ADN éthérique). Nous pouvons grandement faciliter et accélérer ce processus si nous le convoquons. Par notre pensée, notre intention et notre enthousiasme, par les pratiques du son sacré, des cristaux et de la géométrie sacrée, par des visualisations d’images et de couleurs (voir aussi Méditation de la lumière), nous émettons des codes dans nos corps qui ouvrent le chemin des nouvelles fréquences.

Toc, toc, toc… Quelqu’un frappe à la porte de vos cellules. Détendez-vous, c’est un ami. C’est un rayon de codes sacrés. Je vous suggère vivement de l’inviter chez vous et de lui permettre d’entrer.

Source : http://www.spirit-science.fr/doc_rayons/Codage.html#mozTocId796066

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Notre potentiel oublié

Posté par othoharmonie le 10 mai 2014

Pour une nouvelle spiritualité

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=b6uAb2RVo5k

 

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.
L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels.

EI3_couvCette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun: il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible.

Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

Extraits de Le bonheur de l’Éveil  (L’Écologie Intérieure 3) par Yann Thibaud.

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Symbole et le Symbolisme du Soleil

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

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1. Exploration du Symbolisme Solaire

On trouve le symbole du soleil dans toutes les cultures à travers l’histoire avec beaucoup d’explication selon les traditions et les coutumes. La plupart des peuples considère le soleil comme une puissance cosmique, il n’est pas surprenant que nous voyons le soleil sur d’innombrables objets et d’écrits.  L’ancienne culture chinoise a reconnu le soleil comme le Grand Homme Principe – le nec plus ultra Yang. Ces personnes symboliquement élogieuses également personnifiez le soleil comme un œil cosmique sur sa domination au cours de la journée.  En Alchimie, le soleil est sol et il est un symbole ésotérique de l’esprit ou de l’intellect. L’or est considéré comme le matériau du soleil dans les pratiques symboliques à l’extérieur de l’alchimie.

2. Certains éléments considérés comme Symboles Solaire

Bronze
Or
Diamant
Ruby
Topaze

Le signe planétaire du soleil (un cercle avec un point au centre) est également un symbole alchimique d’origine d’achèvement signifiant une Grande Œuvre. En outre, ce symbole du soleil représente le Soi dans son rapport à l’ensemble cosmique.  C’est également le cas en astrologie où le soleil est le symbole du Soi qui s’exprime à l’extérieur – qui brille ouvertement à nos amis, famille, collègues, etc la position du soleil au moment de notre naissance donne un éclairage spécial pour nos caractéristiques. C’est comme si le soleil brille sur nous-mêmes symboliquement et nous rend plus visible pour le monde entier.

3. Rapide liste de significations symboliques de Soleil

Vie
Puissance
Force
Énergie
Forcez
Clarté

Dans le christianisme, le soleil est la maison de l’Archange Michael (Gabriel vit à l’intérieur de la lune), et est également un symbole du Christ, ou des attributs comme le Christ.  Dans l’Egypte ancienne le soleil est associé à l’Horus, Ra et Osiris. Horus représente le soleil levant, Osiris le soleil couchant, et Ra représente le zénith du soleil.  Encore une fois, nous voyons le symbolisme solaire en association avec les yeux ou la vision que le soleil est l’œil de Zeus dans la mythologie grecque.  De même, dans la mythologie hindoue, le soleil est l’œil de Varuna, et est également considéré comme le « régénérateur divin.”  Le soleil est en résonance avec l’énergie masculine dans la plupart des cultures. Toutefois, la perspective Celtique met la puissance féminine au sein des rayons du soleil. De même, l’Afrique antique, le Japon, l’Allemagne, et certaines tribus amérindiennes occupent tout le soleil comme une énergie féminine. Les animaux peuvent également être considérés comme des symboles du soleil. Par exemple, l’aigle est un symbole du soleil levant dans sa gloire et le pouvoir sur leurs villes. Le tigre est le soleil dans son aspect de réglage.

http://eloviawp-live.nth.ch/

 

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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Manifeste pour une nouvelle Spiritualité

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

images (1)par Yann Thibaud

extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie Intérieure 3) »

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits,  jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir  de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de  pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse. Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?

En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?

Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’ils suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.

L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

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La pensée de Gandhi

Posté par othoharmonie le 21 août 2013

La Foi

La pensée de Gandhi dans APPRENDS-MOI 220px-gandhi_nehru_1929Gandhi était né hindouiste et pratiqua l’hindouisme toute sa vie, qui inspira la plupart de ses principes. Comme tout hindou traditionnel, il voyait dans toutes les religions autant de chemins possibles pour atteindre la Vérité, et refusait de se convertir à une autre foi. Gandhi écrivit un commentaire sur la Bhagavad Gita en Gujarati.

C’était un théologien avide et il lut beaucoup sur toutes les grandes religions. Il dit sur sa religion :

« L’hindouisme tel que je le connais satisfait complètement mon âme, remplit mon être entier… Quand le doute m’assaille, quand le découragement me regarde en face, quand je ne vois plus aucune lueur d’espoir à l’horizon, je me tourne vers la Bhagavad Gita, et je trouve un vers pour me consoler; et je commence à sourire immédiatement au milieu d’un écrasant chagrin. Ma vie a été remplie de tragédies et si elles n’ont pas laissé d’effet indélébile sur moi, je le dois aux enseignements de la Bhagavad Gita. »

Gandhi croyait que le cœur de toutes les religions était la vérité et l’amour (compassion, non-violence et éthique de réciprocité). Il critiquait l’hypocrisie, les mauvaises pratiques et les dogmes de toutes les religions et fut un réformateur social infatigable. Ses commentaires sur les différentes religions furent :

« Ainsi, si je ne pourrais pas accepter le christianisme comme parfait ou comme la plus grande des religions, je ne pourrais pas non plus considérer l’hindouisme comme tel. Les défauts de l’hindouisme me sont bien visibles. Si l’intouchabilité pouvait être une partie de l’hindouisme, ce serait une partie pourrie ou une excroissance. Je ne pourrais pas comprendre la « raison d’être » d’une multitude de sectes ou de castes. Quel serait le sens de dire que les Vedas sont des textes sacrés inspirés par Dieu ? S’ils ont été inspirés par Dieu, pourquoi pas la Bible ou le Coran également ? Mes amis chrétiens ont été aussi entreprenants pour me convertir que mes amis musulmans. Abdullah Sheth m’a continuellement incité à étudier l’islam, et évidemment avait toujours quelque chose à dire concernant sa beauté. »

 « Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d’être religieux. Il n’y a pas de choses telle qu’une religion effaçant la moralité. L’homme donc, ne peut être menteur, cruel ou dépravé et clamer qu’il a Dieu de son côté. »

« Les paroles de Mahomet sont un trésor de sagesse, pas seulement pour les musulmans mais pour l’humanité entière. »

Plus tard dans sa vie, quand on lui demandait s’il était hindouiste, il répondait :

« Oui je le suis. Je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif. »

Son hymne religieux préféré était le morceau chrétien Abide with me.

En dépit de leur profond respect mutuel, Gandhi et Rabîndranâth Tagore furent impliqués dans des débats prolongés à plusieurs reprises. Ces débats illustraient les différences philosophiques entre les deux plus célèbres Indiens de ce temps. Gandhi s’est consacré à améliorer les conditions de vie des intouchables, les appelant Harijans, le peuple de Krishna. Le 15 janvier 1934, un tremblement de terre toucha le Bihar et causa de nombreuses victimes et dégâts. Gandhi maintint que cela était dû au péché commis par les castes hindoues supérieures de ne pas laisser les intouchables accéder à leurs temples. Tagore s’opposa diamétralement au point de vue de Gandhi, soutenant qu’un tremblement de terre pouvait être seulement créé par des forces naturelles, pas par des raisons morales, aussi répugnante que puisse être la pratique de l’intouchabilité.

La Vérité

Gandhi a dédié toute sa vie à la découverte de la vérité ou satya. Il essaya de l’atteindre en apprenant de ses propres erreurs et en pratiquant des expériences sur lui-même. C’est notamment le thème de son livre Autobiographie ou mes expériences de vérité.

Gandhi établissait que la plus importante bataille à remporter était vaincre ses propres démons, peurs et insécurités. Il résuma ses croyances quand il dit d’abord « Dieu est vérité ». Il changea ensuite cette déclaration en « la vérité est Dieu ». Ainsi satya (la vérité) dans la philosophie de Gandhi est « Dieu ».

C’est en Afrique du Sud, en luttant pour les droits des Indiens que Gandhi découvrit l’importance du respect de la vérité. « Tel un arbre immense, elle donne d’autant plus de fruits qu’on en prend soin. À l’image d’une mine où plus on creuse en profondeur, plus précieux sont les diamants qu’on y découvre, il est remarquable que plus on explore la vérité, plus nombreux et variés sont les services qu’elle nous fait assumer. »

La Simplicité

Gandhi croyait sincèrement qu’une personne impliquée dans le service social devait mener une vie simple qui l’amènerait au brahmacharya. Sa pratique de l’ascétisme s’inspire de la pensée du philosophe et poète américain Henry David Thoreau. Cette simplicité commença par le renoncement au style de vie occidental qu’il menait en Afrique du Sud. Il appela cela « se réduire soi-même à zéro »; « vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre » tel était ses valeurs, son mode de vie, ce qui voulait dire abandonner toute dépense superflue, mener une vie simple et laver ses propres vêtements. En une occasion il renvoya les cadeaux offerts par les indigènes pour son aide à la communauté.

Gandhi passait un jour de chaque semaine en silence. Il croyait que s’abstenir de parler lui amenait la paix intérieure. Ceci venait des principes hindous du mauna (en sanskrit, – silence) et shanti (paix). Ces jours-là il communiquait avec les autres en écrivant sur un papier.

Pendant 3 ans et demi, à l’âge de 37 ans, Gandhi refusa de lire les journaux, clamant que les nouvelles tumultueuses du monde lui causaient plus de confusion que son propre trouble intérieur.

Revenant en Inde après son séjour en Afrique du Sud, il abandonna le port de vêtements occidentaux, qu’il associait à la richesse et au succès. Il s’habilla pour être accepté par les plus pauvres en Inde, et il promut l’utilisation de vêtements tissés à la maison (khadi). Gandhi et ses partisans fabriquaient donc les vêtements qu’ils portaient ; ils encourageaient les autres à faire de même dans le but de redonner une certaine autonomie économique à l’Inde rurale, autonomie laminée par la domination de l’industrie britannique qui détenait alors les filatures industrielles. Le rouet fut bientôt incorporé au drapeau du parti du congrès indien.

Gandhi porta le dhotî (équivalent masculin du sari) tout le reste de sa vie, non seulement en signe de simplicité mais aussi parce que cet habit, filé de ses mains, constituait pour lui une garantie de ne pas cautionner l’exploitation d’ouvriers britanniques ou indiens dans des filatures industrielles.

Le Végétarisme 

La pratique du végétarisme est fortement ancrée dans les traditions hindoues et jaïnes, et dans sa terre natale du Gujarat la plupart des hindous et sa famille étaient végétariens. Avant de partir étudier pour Londres, Gandhi avait promis à sa mère qu’il ne mangerait pas de viande. Il tint sa promesse et son végétarisme devint une partie intégrante de sa philosophie politique de non-violence. Il écrivit le livre La Base morale du végétarianisme et plusieurs articles sur le sujet, certains furent publiés par la London Vegetarian Society  dont Gandhi fit partie, et où il se fit de nombreux amis, tel le président Dr. Josiah Oldfield. Ayant lu et admiré les œuvres de Henry Stephens Salt, le jeune Mohandas le rencontra et correspondit longtemps avec le militant végétarien.

Gandhi passa beaucoup de temps à promouvoir le végétarisme pendant et après son séjour à Londres, voyant sa propagation comme une mission à réaliser ; il en vint ainsi à déclarer « que l’on reconnaît la grandeur d’une nation à la manière dont elle traite ses animaux ». En plus de la dimension éthique du végétarisme il considérait la dimension économique, étant donné que la viande était (et est toujours) plus chère que les céréales, les légumes et les fruits, et aidait ainsi les Indiens qui avaient de faibles revenus. Enfin, la production de viande demande une bien plus grande disponibilité de terres et d’eaux pour l’engraissement des animaux, instaure une monoculture qui favorise l’industrie alimentaire et les grands propriétaires terriens plutôt que les productions locales et variées des paysans indiens possédant de petites parcelles de terre cultivable.

Il nota dans son autobiographie que le végétarisme était le début de son profond engagement envers le brahmacharya ; sans un contrôle total sur ses besoins alimentaires il n’aurait pas pu réussir le brahmacharya.

Gandhi avait aussi une très nette tendance au végétalisme, par compassion pour les vaches, déclarant au sujet de son abandon de tout laitage (faisant de lui un végétalien, puisque le « végétarisme indien » exclut les œufs) : « Les considérations religieuses avaient été les plus fortes, quand il s’était agi d’abjurer le lait. L’image des procédés barbares que les govâls de Calcutta employaient pour traire leurs vaches et leurs buffles jusqu’à la dernière goutte de lait, m’avait hanté alors. J’avais eu aussi le sentiment que, de même que la viande n’était pas nourriture humaine, le lait non plus ne pouvait l’être… » ; et, ce faisant : « je me refuse à prendre du lait, les produits dans lesquels entre du lait, et aucune viande. Si ce refus devait signer mon arrêt de mort, mon sentiment est que je n’y devrais rien changer. »

Brahmacharya 

gandhi_kasturba_1942 dans LECTURES InspirantesLe brahmacharya (pureté spirituelle et pratique) est largement associé avec le célibat et l’ascétisme. Le brahmacharya, qui correspond à l’une des quatre périodes de la vie humaine telle que le théorise l’hindouisme, est à rapprocher d’une forme de discipline du corps dont la visée, spirituelle ou religieuse, est le détachement des sens (lesquels entraveraient la libération (moksha) de l’âme). Gandhi concevait le brahmacharya comme un moyen de se rapprocher de Dieu et comme la pierre de fondation de sa réalisation personnelle. Pour Gandhi, brahmacharya signifiait « contrôle des sens en pensée, en mots et en actions ». Ce contrôle passe par l’arrachement à la racine des passions que l’on veut détruire : donc, tout d’abord par la pensée même ; Gandhi considérait – dans la ligne droite de la sagesse hindoue – que celui qui était un vrai pratiquant du brahmacharya ne concevait même plus les passions, non seulement dans son esprit éveillé, mais aussi dans ses rêves, – ces pensées que l’on formule dans le sommeil et que l’on croit incontrôlables : le contrôle de soi conscient passe donc en premier lieu par une maîtrise même de son inconscient, chose qui est explicitée dans la philosophie classique hindoue du Yoga-sûtra de Patañjali.

Dans son autobiographie, il raconte sa lutte contre ses besoins sexuels et les accès de jalousie envers sa femme Kasturba. Il sentait comme une obligation personnelle de rester abstinent afin, d’une part, de pouvoir apprendre à aimer plutôt qu’à rechercher le plaisir, et d’autre part, de cantonner le corps — et plus largement le monde de la matière — au service des aspirations et de la volonté de l’esprit. Cette lutte, d’après ce qu’il expose dans son autobiographie, fut sans relâche, puisqu’à la fin de sa vie, devenu veuf, il partageait régulièrement la couche de sa nièce préférée, Manu, ceci afin d’éprouver la solidité de son vœu passé (ceci fit d’ailleurs scandale à l’époque). Par ailleurs, Gandhi n’eut de cesse toute sa vie d’étendre et d’approfondir les domaines d’application de sa recherche de maîtrise des sens. Outre la maîtrise du désir sexuel, il rechercha également à se détacher du plaisir gustatif : formant régulièrement des « vœux », Gandhi supprimait progressivement tel condiment, tel aliment, ou réduisait toujours plus le nombre d’aliments qu’il pouvait ingurgiter.

 

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Notre potentiel oublié

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2013

Notre potentiel oublié dans LECTURES Inspirantes cat_animation

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit. Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours. 

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant,  spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ par Yann Thibaud extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie intérieure 3) »

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Première religion en Inde

Posté par othoharmonie le 22 février 2013

 

La première religion de l’Inde était celle de la Mère-patrie, apportée de Mu par les Naacals, une sainte fraternité. Ces hommes enseignaient déjà la religion et les sciences cosmiques dans la Mère patrie, et les plus savants étaient envoyés dans les empires coloniaux pour fonder des collèges et enseigner les prêtres, qui à leur tour enseignaient le peuple.

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Il y a 5 000 ans environ, une race d’Aryens descendit en Inde des vallées sauvages de l’Hindou Koosh et des hautes montagnes environnantes. Ils s’établirent d’abord chez les Nagas de la vallée de Saraswatte. C’étaient de solides montagnards incultes et grossiers. Les Nagas, la race la plus cultivée du monde, les prirent en pitié, les accueillirent dans leurs écoles et leurs collèges et s’efforcèrent de les éduquer. Les Nagas les reçurent si bien que ces gens firent descendre de leurs montagnes tous ceux qui s’y étaient multipliés depuis la destruction du grand empire Uighur dont ils étaient les descendants. Bientôt, ces Aryens eurent conquis tout le nord de l’Inde, et ils s’emparèrent de tous les collèges. Pensant avoir appris des Naacals tout ce qu’il y avait à apprendre, ils chassèrent leurs bons maîtres du pays et les repoussèrent jusque dans les montagnes aux neiges éternelles.

Au bout d’un certain temps une secte se forma, que l’on appela Brahmane, et qui usurpa le droit d’enseigner la religion. Pour parvenir à leurs fins, ces Brahmanes introduisirent dans la religion des théologies perverses, incompréhensibles et extravagantes. Ce fut pour l’Inde le commencement de la fin, qui ne cessa de s’accélérer. Ils créèrent le système des castes; au début il n’y en eut que trois mais elles se multiplièrent au point que la caste la plus basse fut appelée « intouchable ». Celui qui, appartenant à une caste supérieure, effleurait un intouchable devait subir un stage de purification avant d’être de nouveau accepté par sa propre caste. L’Inde tomba alors très bas, et perdit sa suprématie dans la religion, les arts et les sciences. II ne restait plus que quelques braises de ce qui avait été la lumière éclatante d’une flamme représentant tout ce qu’il avait de bon dans la vie.

A ce moment une étincelle jaillit de ces cendres, en la personne du prince Gautama. Il renonça aux affabulations et reprit l’enseignement des Ecrits sacrés. Il eut bientôt une multitude d’élèves et de disciples, qui devinrent les bouddhistes. Le bouddhisme se répandit dans tout l’Orient et devint la religion universelle.

En peu de temps, naturellement, une nouvelle caste sacerdotale apparut pour saper l’oeuvre du Bouddha. Les prêtres bouddhistes du nord de l’Inde s’écartèrent de leur bon maître Gautama et introduisirent dans la religion toutes sortes de théologies et de théories impossibles dans le seul but de faire du peuple leurs esclaves. Seuls les prêtres du sud restèrent fidèles aux enseignements de Gautama. Aujourd’hui, le cœur du bouddhisme se trouve dans un petit temple d’une simplicité ascétique, dans les montagnes centrales de Ceylan, à Kandy. Mais en dépit de tous les pièges, de toutes les chausse-trappes du clergé communs à toutes les religions d’aujourd’hui, une étincelle a été ravivée qui brillera bientôt dans le monde entier. Les prêtres et les politiciens n’ont jamais vu et ne verront jamais les avertissements, « l’écriture sur le mur », tant que ces murs ne s’écrouleront pas sur eux, trop tard pour qu’ils songent à fuir. Il en a été ainsi dans toute l’histoire du monde depuis 15 000 ans. Les peuples se soulèvent pour écraser les politiciens, et le Seigneur,à sa façon, sépare dans son jardin le bon grain de l’ivraie.

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A U M est une inscription qui a dérouté les savants du monde entier, y compris les Hindous, depuis plus de 2 300 ans. Sa signification et sa portée furent perdues quand les Naacals furent chassés d’Inde par les Brahmanes. De nombreux érudits se sont penchés sur ce sigle pour essayer d’en trouver la signification, mais pas un n’est parvenu à un résultat satisfaisant; les plus anciennes explications sont confuses. Voici quelques exemples :

Manava dharma Sastra est un ancien livre hindou. Livre 2, Sloka 74 : « Au commencement l’Infini existait seul et s’appelait Aditi. Dans cet Infini habitait A U M dont le nom doit précéder toutes les prières et les invocations. »

Livre de Manu, Sloka 77 : « La monosyllabe AUM signifie terre, ciel et cieux. »

I.T. WheelerHistoire de l’Inde, Vol. 2, page 481 : « II est difficile d’interpréter les trois lettres A U et M; on sait seulement que lorsqu’elles sont réunies pour former le mot AUM elles représentent selon Manu le symbole du Seigneur qui créa toutes choses, Brahma. »

H.T. Colebrook écrit dans Atlantic Research : « Selon Noruka, auteur d’un très ancien glossaire des Vedas, la syllabe AUM fait allusion à toutes les Déités… Les Brahmanes réservent peut-être pour leurs initiés un symbole ésotérique plus ample que celui donné par Manu. »

Noruka avait dû lire une version brahmane des Vedas, que ces derniers avaient volée aux Naacals et transformée pour l’adapter à leurs viles intentions, et qu’ils publièrent ensuite comme s’ils en étaient les seuls auteurs.

Les Vedas étaient à l’origine un livre Naacal. Les Naacals ne reconnaissaient qu’une seule Déité. Par conséquent, lorsque Noruka évoque toutes les Déités il est en contradiction flagrante avec les Vedas originaux, ce qui prouve que ces textes auxquels il se réfère n’étaient pas les véritables Vedas mais des livres déjà récrits et transformés.

A U M exprime la même conception que l’Ecriture Mystérieuse et les symboles de la tablette mexicaine de Niven N° 2379. La seule différence réside dans la forme de l’écriture. L’Ecriture Mystérieuse et la tablette mexicaine sont rédigées dans l’ancienne écriture numérique ésotérique des temples. L’ A U M hindou est écrit en symboles alphabétiques qui se lisent ainsi :
A — Ahau              Masculin : Père
U                            Féminin : Mère, Elle
M — Mehen           Le rejeton, le Fils, l’Homme
N.B. : U est employé ici comme le prénom féminin Elle. M aurait été utilisé s’il n’avait risqué d’être confondu avec le M de Mehen.
Les Brahmanes inventèrent une théologie compliquée autour de cette conception, et y introduisirent une confusion totalement incompréhensible pour le peuple. Le sigle devint donc une chose effrayante, superstitieuse.

Source : http://muchurchward.free.fr/pages/03_Le_monde_occulte_de_MU.htmlmain_religion_by_country_-_world_map.svg_

 

 

 

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L’Inde, Terre d’émergence de Om

Posté par othoharmonie le 5 août 2012

 

Extrait du Carnet de Recherche N° 75 – Om et la création cosmique de Christian Sastre avec son aimable autorisation : « MES CARNETS DE RECHERCHE »

90 articles ésotériques pour, mieux que vivre, EXISTER

 Des écrits sur ses recherches principalement axées
sur la spiritualité et le mysticisme

                                                                           Christian Sastre

 

le lien « https://sites.google.com/site/mescarnetsderecherche/ ».

« Mes carnets de recherche » en « livre numérique » chez http://www.numilog.com/

Il est probable que des régions de la Terre sont plus propices que d’autres à percevoir la présence du divin. Certains terroirs paraissent chargés d’une réelle énergie spirituelle.

L'Inde, Terre d'émergence de Om dans VOYAGE EN INDE P1010589-800x600-300x225Le mantra Om ayant pris son essor, on peut affirmer que la syllabe sacrée est le pilier de l’Inde antique. Om est le vecteur de méditation par excellence que préconisent les Védas, (2) livres sacrés qui remonteraient à environ deux mille ans avant notre ère. En outre, dans les Lois de Manou, livre traditionnel des Hindous, dont l’origine est également antérieure au bouddhisme, figure la référence à Om : « Qu’il (le jeune novice) prononce toujours le monosyllabe sacré au commencement et à la fin de l’étude de la sainte écriture : toute lecture qui n’est pas précédée de Aum s’efface peu à peu, et celle qui n’en est pas suivie ne laisse pas de traces dans l’esprit. » (3) En lisant cela, je déduis aisément que Om était déjà devenu un mantra sacré reconnu.

Tous les grands sages hindous ont approfondi, enseigné le vocable Om. Il ressort de leurs commentaires que les autres mantras ne sont que des adaptations aux désirs humains. Cela sous-entend une foison d’explications, d’interprétations, chacune d’elles étant une vibration de la réalité de Om.

Il semble que cette syllabe sacrée originelle se soit modifiée pour s’adapter à d’autres civilisations, à d’autres langages.

« Pour la connaissance symbolique, la parole est ainsi structurée analogiquement au souffle créateur. D’où les spéculations sur les phonèmes sacrés (Om sanskrit, amen hébreu, alpha et oméga gréco-latin qui se prononçait aûm)… » (4)

Certes, j’ai lu quelques livres sur l’hindouisme, sur les mantras, sur Om. Il s’ensuit que, n’étant pas hindouisant, je me réfère nécessairement à ce savoir, Néanmoins, dans mes écrits je m’appuie, avec prudence, sur mes propres expériences. En cela, je me considère comme un privilégié. En effet, d’avoir eu des projections mystiques, jusqu’à prendre conscience des effets particulièrement émouvants de la puissance de Om, dépasse toute intellectualisation antique, religieuse ou livresque.

C’est pour cette raison que mes explications de Om tournent toujours autour de mon vécu. Je ne pense pas que mes descriptions dévient beaucoup de la tradition millénaire transmise par le védantisme, le brahmanisme, l’hindouisme, par le bouddhisme et, depuis peu, par l’Occident.

Les peuples de l’Inde véhiculent depuis des temps immémoriaux le mantra Om. C’est une parole de force dont la puissance mystique est si intense qu’elle est devenue le monosyllabe sacré par excellence.

En analysant l’extension du vocable Om, une observation s’impose. Pour qu’il se soit autant répandu, Om possède indubitablement une profonde résonance dans l’être humain. Om exalte en effet dans la conscience humaine l’extraordinaire harmonie de son origine cosmique. Car, qu’il soit verbal ou mental, l’efficience de Om est certaine. Sa judicieuse mise en pratique conduit à une réelle efficacité spirituelle.

Depuis l’époque védique, entre 2000 et 1500 avant notre ère, Om a conquis l’Extrême-Orient en imprégnant des pays aussi divers que l’Inde, la Chine, le Japon, le Tibet. Chaque culture a assimilé Om dans sa quête de l’absolu.

Depuis quelque temps, le phonème Om s’insinue sereinement dans la pensée occidentale. Pourtant, rares sont les effets visibles d’une action physique, c’est-à-dire d’une action générant des influences sur la matière et sur le corps physique, que beaucoup désireraient vivre comme un acte magique. Si efficacité il y a, il est probable que sa technique est tenue secrète. Une telle connaissance ne doit être révélée qu’à des adeptes par une initiation spécifique et personnelle. Cela expliquerait que le mantra Om soit devenu partie intégrante de rituels religieux et initiatiques. Pourtant, son emprise dans l’être dépasse largement le simple désir du pouvoir psychique.

En fait, Om n’agit pas directement sur le corps, mais sur l’esprit, sur l’âme, sur la conscience, en un mot sur l’essence de la vie.

Il ne faut donc pas s’attendre à ce que la prononciation de la syllabe sacrée Om participe à une réalisation concrète. Les racines de son existence sont trop lumineuses, subtiles et sacrées. Au mieux, entonner Om ne peut qu’avoir un effet bienfaisant. Non pas grâce à de prétendus effets mystérieux sur le corps physique, mais parce qu’il fait descendre la paix spirituelle dans le moi, l’incitant à calmer les pensées.

C’est bien par le biais de l’esprit que l’énergie de Om se diffuse dans l’être. Ainsi peut mieux se comprendre comment la méditation sur Om, qui apaise l’esprit, élève la conscience au niveau de l’harmonisation avec le divin. 

LIRE LA SUITE ICI….. 

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Réincarnation

Posté par othoharmonie le 13 août 2011

 

 

La réincarnation relativise la notion d’appartenance à une patrie ou à une religion - Pensée du 28 janvier 2001  

 

Réincarnation   dans APPRENDS-MOI source-eau.gifUn pays est comme un fleuve où se rencontrent pour un certain temps des âmes d’une grande diversité, qu’un décret de la destinée a fait précisément descendre dans ce lieu : certaines viennent déjà de ce pays, mais la plupart viennent d’ailleurs. C’est pourquoi lorsque certains, au nom de l’amour pour la patrie, se croient justifiés de mépriser d’autres pays ou même de les haïr, ils ne se doutent pas, les pauvres ignorants, que dans une autre incarnation ils ont été citoyens de ces pays et qu’ils tenaient les mêmes raisonnements stupides et bornés à l’égard de la patrie qu’ils veulent maintenant défendre !… Un pays n’est notre patrie que pour cette incarnation. Combien de Français ont détesté l’Allemagne ou l’Angleterre sans penser que dans une incarnation précédente, ils étaient Allemands ou Anglais et qu’ils avaient alors détesté la France !… 

 

Cette loi est la même pour les pays du monde entier et elle vaut aussi pour les religions. Combien de chrétiens haïssent les juifs ou les musulmans, sans imaginer une seconde que, dans une autre incarnation, ils ont été eux-mêmes juifs ou musulmans ! Et la même chose pour les juifs et les musulmans… Appartenir à un peuple ou à une religion est toujours une expérience limitée dans le temps 

 

  

La réincarnation est plus bénéfique que la peur de l’Enfer. – Extrait des Oeuvres Complètes – Volume 12 

 

gifs étoilesJusqu’au sixième siècle, les chrétiens croyaient à la réincarnation, comme les Juifs, les Egyptiens, les Hindous, les Tibétains, etc… Mais sans doute les Pères de l’Eglise se dirent-ils que cette croyance faisait traîner les choses en longueur, que les gens n’étaient pas pressés de s’améliorer, et ils voulurent donc les pousser à se perfectionner en une seule vie en supprimant la réincarnation. D’ailleurs, peu à peu, l’Eglise inventa des choses tellement affreuses pour les effrayer, qu’au Moyen-Age on ne croyait plus qu’aux diables, à l’Enfer et aux châtiments éternels. On a donc supprimé la croyance en la réincarnation afin que les gens s’améliorent par la peur et par la crainte, mais non seulement ils ne se sont pas améliorés, mais ils sont devenus pires… et ignorants par-dessus le marché! C’est pourquoi il faut reprendre cette croyance, sinon rien n’est au point: la vie est insensée, le Seigneur est un monstre, etc… 

 

 

 

 Vous pouvez vous procurer les livres d’Omraam aux Editions PROSVETA lien http://www.prosveta.com/ 

dyn002_original_240_180_gif_2558639_ad530fd86279f71ec982fa6ad0adbdcd dans APPRENDS-MOI

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LE TAJ MAHAL

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2010

LE TAJ MAHAL dans VOYAGE EN INDE taj_mahal_brume

 

Certes, on ne se rend pas en Inde sans faire une petite visite au Taj Mahal…. Edifice qui fait tant rêver …. 

 

Une preuve d’amour. Une preuve d’amour colossale, bâtie dans du marbre blanc, scintillant dans le soleil indien, changeant de couleur selon les heures du jour. Et finalement on apprend que cette preuve d’amour est tragique. Il ne s’agit pas d’un palais comme on pourrait le penser à première vue mais d’une tombe. 

 

De notre coté, en tant que touristes,  c’est de dévotion dont nous faisons preuve en nous levant à 6 heures 30 du matin pour pouvoir jouir des premiers rayons du soleil qui se poseront sur le Taj Mahal. 

 

Ici encore on se rend vite compte et peut-être plus qu’ailleurs que l’état indien prend ses monuments pour de gigantesques tirelires en faisant payer les étrangers 750 roupies (15 euros) soit des dizaines de fois plus que le tarif dont devra s’acquitter un indien. On vous interdit la caméra…. Pourquoi  ? alors que des millions de photographies circulent déjà dans le monde entier…. Mais c’est là une remarque transversale à tout le pays, encore que généralement le ticket « spécial étranger » soit de 250 roupies soit trois fois moins que pour visiter ce monument fleuron du pays. 

 

Nous passons à la fouille corporelle…. 

 

Avant d’entrer dans l’enceinte, nous sommes munis de chaussons rouges élastiqués à la cheville afin soi-disant de ne pas abimer le parterre marbré. 

 

Notre guide Dipack nous raconte brièvement l’histoire …. 

 

Donc nous apprenons que le Taj Mahal est une tombe. 

 

Celle de Mumtaz Mahal, seconde femme de l’empereur moghol Shah Jahan, morte en 1631 à 38 ans en accouchant de son 14è enfant. Par amour pour cette femme il fit mener à bien ce projet insensé, lui offrir le plus beau des mausolées et les travaux débutèrent la même année pour ne s’achever que 17 ans plus tard. Le Taj Mahal est situé dans la ville d’Agra localisée au nord de l’Inde, au bord de la rivière Jamuna. Cette particularité dans le tracé de la rivière a son importance car l’empereur musulman, put construire à côté du tombeau, une mosquée bien orientée selon les règles du culte. 

 

Si l’architecture du Taj Mahal est si célèbre c’est par la justesse des proportions de l’ensemble, allié à une symétrie unique respectée dans sa construction. La symétrie est poussée jusqu’à avoir nécessité la construction d’une réplique de la mosquée latérale, qui de ce fait mal orientée, ne peut servir de lieu de culte. Ironiquement la seule dérogation à ce principe de symétrie est visible à l’intérieur du mausolée, le tombeau de Shah Jahan ayant été placé à coté de celui de son épouse ce dernier étant au centre de la salle principale. 

 

Depuis 1861, l’établissement de la Société Archéologique Indienne, le Taj Mahal a été proprement entretenu et conservé. Il fut classé sur la liste du Patrimoine Mondial par L’Unesco en 1983 mais si aujourd’hui le bâtiment n’a plus à s’inquiéter des pillards comme cela s’est produit au XVIII ème siècle le Taj Mahal fut pillé et vidé de ses décorations intérieures par les Jats, les Marathas puis par les Anglais qui prirent Agra en 1803), une autre menace pèse sur lui : la pollution. 

 

Agra est en effet une ville où l’activité industrielle est intense et les gaz toxiques circulant dans l’atmosphère de la ville sont malheureusement à même d’endommager le marbre en le décolorant et en l’effritant. 

 

Heureusement, quoique tardivement, le gouvernement a ordonné différentes mesures visant à sauvegarder ce trésor. Interdiction d’établissement d’industrie dans un périmètre couvrant 10 000 m², relocalisation des usines déjà implantées dans cette zone, interdiction des véhicules à moteur dans les 500 m autour de l’enceinte principale et plantations massives d’arbres à l’est du mausolée pour contrer les effets de la pollution. 

 

Le Taj Mahal est une des plus belles construction humaine jamais réalisées et à été diversement admiré comme « la vision matérielle de l’amour », « le rêve de marbre », « le noble tribut à la grâce de la féminité indienne » ou encore « la resplendissante et immortelle larme versée sur la joue du temps ». 

 

Aujourd’hui il symbolise la diversité de la culture indienne, création menée par un empereur musulman sur les terres d’un peuple hindou et si l’humanité s’accorde à admirer cette œuvre  c’est peut être parce que l’amour, valeur universelle à la différence de la religion, en est l’inspiratrice. 

 

 

 

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Le mythe ou la réalité

 

En hindi (langue la plus parlée en Inde) Taj Mahal signifie « Palais de la couronne ». Ce dernier est situé à Agra dans le Nord de l’Inde, dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, sur la rive sud du fleuve Yamuna. 


Un jour le cinquième empereur Moghol qui avait alors 16 ans, le Prince Khurram, fils de Jahangir, petit-fils d’Akbar, qui était à la fois un courageux guerrier ainsi qu’un talentueux poète croisa le regard de la belle princesse Arjumand Banu Begam agée alors de 15 ans et qui, elle aussi, possédait de nombreux talents. 


Bien sûr comme vous le deviné tous : ce fut le coup de foudre, le vrai, comme au cinéma (hé oui !…) ! Le Prince décida donc de l’épouser, même s’il était déjà marié (ce qui ne posait aucun problème puisque sa religion prônait la polygamie). Un grand festin fut bien sûr organisé. Tout le monde appréciait la jeune princesse qui était à la fois très belle et très gentille. Son beau-père la surnomma même Mumtaz Mahal qui signifie « la préférée du palais ».

Au cours de leur vie commune, la princesse eût 14 enfants, mais seulement 7 d’entre eux survécurent. 

La construction de ce monument raffiné exigea de rassembler des matériaux venus d’Inde et du reste de l’Asie. Le Taj Mahal est bâti sur un socle de grès rose et de marbre. Du haut de ses 56 mètres, il trône au sein d’un espace fantasmagorique digne des contes de fées. Autour de ce monument, vous pourrez découvrir les jardins fabuleux, les canaux et les magnifiques fontaines. Il s’agit de l’un des trésors les plus célèbres de l’Inde et du monde entier. 

 

Il fut construit à partir de matériaux provenant du Panjâb, du Rajasthan, du Yémen, de l’Himalaya, du Tibet et bien plus encore. C’est surtout l’histoire romantique du Taj Mahal qui attire chaque année des milliers de visiteurs 

 

L’histoire du tah Mahal en elle-même a de quoi faire rêver même les moins romantiques d’entre nous ! 

Shah jahan, Enpereur de l’époque Monghol a épousé Muntaz Mahal (la favorite du harem). Elle fut sa seule et unique épouse, choses extrêmement rare à l’époque. 

L’amour que lui portait Shah Jahan selon la légende était tel que lorsqu’elle mourut (elle est morte en couche de son 14è enfant), les cheveux de Shah Jahan sont devenus blancs en une nuit. Alors pour son amour décédé, il a décidé de construire un mausolée de marbre blanc dans la capitale de l’époque : AGRA. 

La construction mis plus de 17 ans et les dates exactes varient selon les auteurs (1632). Des bâtisseurs furent amenés de toute l’Inde et selon la légende, une fois la construction achevée, ils eurent les mains coupées afin d’éviter que la splendeur du Taj ne fut copiée. 

Shah Jahan, toujours selon la légende aurait passé la fin de sa vie à regarder le Taj Mahal depuis le Fort ROUGE d’Agra où son fils l’avait enfermé. Initialement, il avait prévu de faire construire en face du Tah Mahal un mausolée identique, mais en marbre noir. Son fils l’a emprisonné et il n’a pas eu le temps de construire l’autre mausolée. 

A sa mort, il fut enterré auprès de Mamtaz-i-Mahal (le Taj Mahal contient à sa base les corps des deux époux. Les cénotaphes que l’on peut observer ne contienne pas par définition, les corps, puisque les deux époux étaient musulmans et que ces derniers doivent être mis en contact avec la terre elle-même. Et a jamais les deux époux reposent côte à côte. 

La splendeur du Taj repose sur les incrustations de pierres semi-précieuses qui composent sur ses murs les sourates du Coran. Mais elle repose aussi sur la teinte que prend le marbre selon l’heure de la journée et sur la magie qui se dégage de ce moment. Le Taj Mahal qui apparaît dans s a blancheur éternelle n’est qu’une illusion : de près, il est en effet incrusté de tellement de pierres que parfois on en oublie sa blancheur. Le taj Mahal, pierre précieuse posée au milieu d’une ville industrielle et posée au milieu du magnifiques jardins.

 

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Aucune photo ne rendra le silence qui règne lors de la découverte du Taj Mahal, aucune ne rendra non plus l’impression de beauté qui résulte de cette visite, l’impression d’avoir touché du bout du doigt l’éternité… c’est à ses pieds que j’y ai versé moi-même quelques larmes d’émotions intenses ; j’en avais rêvé depuis tant d’années. 

C’est entre 1632 et 1654 que ce monument remarquable fut érigé par Usad Ahmad. Il fut commandité par Shahbuddin Mohammed Shah Jahan. Le Taj Mahal est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

 


* petite anecdote tout de même : Le nom de la ville Agra ne vous fait-elle pas penser à la ville d’Agraba dans Aladin ? De plus le château du dessin-animé est quelque peu ressemblant…. 

* A moins de poser soi-même devant le Taj, pas une seule photo ne vous paraîtra franchement inédite (clin d’oeil) !!

 

 

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L’architecture en Inde

Posté par othoharmonie le 10 novembre 2010

L’ARCHITECTURE EN INDE 

L’architecture indienne souffre de préjugés qui la décrivent à tort comme surchargée et répétitive. En fait, cette architecture indienne obéit à des proportions, des règles qui échappent à l’oeil occidental. 

 

L’architecture religieuse est souvent perçue comme étant l’architecture indienne, ce qui est évidemment faux, même si paradoxalement on peut effectivement dire que l’architecture indienne est affaire de religion. 

L’Inde garde dans ses monuments le souvenir des peuples et des religions qui, tour à tour, l’ont dominée, tout en conservant les caractères généraux qui lui sont propres : la richesse des détails, la patience du travail et l’adresse de l’exécution. Jusqu’au IIIe siècle av. J.-C.. l’Inde n’a pas connu l’usage de la pierre, et ses fragiles édifices en bois ont tous disparu ; mais les premières constructions en pierre ont essayé de copier les monuments en bois. 

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II serait difficile de déterminer les bases de l’architecture indienne : les règles imposées par les lois religieuses aux architectes leur indiquaient plutôt la disposition et l’importance des édifices que leur forme. On les trouve dans les chap. XXVI et XXVII du Matsya, le plus important des Puranas. Quant à l’ornementation, elle devait être exclusivement hiératique, et frapper sans cesse l’imagination ardente de peuples dont la civilisation a été rendue stationnaire par la chappe de plomb que font peser sur elle les traditions religieuses.  

Les monuments religieux de l’Inde se divisent en trois classes, les temples souterrains, les rochers taillés et sculptés, et les temples en matériaux rapportés. Ce sont trois périodes distinctes et successives de l’art; mais aucune construction actuelle ne paraît remonter plus haut que le VIIIe siècle de notre ère.  

Les forteresses, comme dans les autres contrées de l’Asie, renfermaient le palais des rois et le temple des dieux, et elles occupaient un espace considérable. Le palais de Madourèh n’a pas inclus moins d’un mille de circonférence, et il contient dans son enceinte des bois, des étangs, des jardins, des galeries, des maisons, et un magnifique temple, dont le soubassement est en pierres de taille et la partie supérieure en briques vernissées; ce temple a 37 m de largeur à sa base et 50 m de hauteur. Les palais se composent ordinairement de petites cours entourées de bâtiments, quelquefois découvertes, mais le plus souvent plantées d’arbres : une colonnade en forme de cloître règne autour de chaque cour. 

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Les plus grands de tous les travaux des Indiens, ce sont peut-être leurs réservoirs : les uns, creusés dans le sol et près des villes, servent aux bains et à l’irrigation; les autres sont formés par des vallées dont on a comblé les issues par des digues immenses. II y a encore en Inde une espèce de puits d’une profondeur considérable et d’une grande largeur, ronds eu carrés, entourés de galeries jusqu’au niveau de l’eau, et où on descend par de larges degrés. Il faut enfin compter, parmi les monuments de l’architecture indienne, des colonnes et des arcs de triomphe carrés, élevés en l’honneur des héros victorieux, et des ponts dont les piles, formées d’énormes blocs, sont jointes les unes aux autres par des pierres de taille un seul morceau.  

la Perse également y concourt, pour une part encore mal déterminée. Les oeuvres de l’art bouddhique se répartissent en cinq catégories : piliers (lats), édifices commémoratifs (stupas ou topes), balustrades, églises (chaityas), monastères (viharas). 

Les piliers et les traverses, fouillés par d’habiles ciseaux, se sont parés de motifs, de figures, de scènes qui marquent une fine observation de la nature et de la vie. A chacune des issues se dresse une porte monumentale (torana) construite sur le même principe, à l’imitation d’une charpente, mais chargée à profusion d’emblèmes, de figures, d’animaux réels ou fantastiques. 

Les jaïnistes, en architecture comme dans l’histoire, ont cruellement souffert de leurs ressemblances avec le bouddhisme. Longtemps pris pour une simple secte   la confession rivale, ils se sont vu dérober jusqu’à l’honneur des constructions qu’ils avaient élevées. Les études faites leur ont du moins restitué quelques-uns de ces titres usurpés. 

Les jaïnites ont introduit ou développé particulièrement deux formes architecturales : le dôme creux, substitué à la coupole massive des bouddhistes, et l’arche horizontale, bien différente de l’arche à voussure des Romains. Ils ont également adopté, de concert avec l’hindouisme, la tour connue sous le nom de sikra, de forme curviligne, couronnée d’un coussin débordant, l’amalaka, qui porte un dôme plat de courbure inverse et d’où s’élève un gracieux pinacle, souvent en forme de vase. L’aspect général d’un temple jaïniste est à peu près constant : une galerie d’enceinte, qui rappelle le vihara bouddhique, est percée de cellules en réduction, ou plutôt de niches qui abritent la même statue de saint répétée à un nombre considérable d’exemplaires 

Les musulmans, constructeurs passionnés, mais économes, ne se sont pas fait faute d’emprunter aux temples jaïniques les matériaux de leurs mosquées. Mais les jaïnistes, d’autre part, ne dédaignent pas d’emprunter à l’art musulman les dômes en bulbe des Moghols qui supplantent les sikras, et l’arche foliée en pointe. Les musulmans, en pénétrant dans l’Inde, y apportèrent les formes et l’inspiration de l’art arabe; le contact entre deux cultures si distinctes et si fortement trempées ne pouvait manquer d’enfanter des merveilles. Les dynasties musulmanes ont couvert l’Inde de splendides édifices, mosquées, palais, tombes, trop nombreux pour les décrire en détail, trop variés pour se prêter à une esquisse d’ensemble. 

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Pour construire leurs mausolées et leurs mosquées, les envahisseurs musulmans avaient besoin des bâtisseurs indiens, sculpteurs virtuoses habitués à construire des temples en pierre. Se constitue ainsi un art indo musulman, synthèse entre les styles et les techniques des deux cultures. Sous Akbar, l’architecture influence le style de nombreux palais, en particulier au Rajasthan, et l’art de la miniature, venu de Perse, se répand dans tout l’empire. 

Si les constructions bouddhiques du Nord marquent l’influence grecque, perse, peut-être même assyrienne, les temples dravidiens rappellent étrangement l’Egypte; le gopoura, par sa forme et son objet, répond exactement au pylône égyptien; les grands mandapas et les salles aux mille colonnes reproduisent jusque dans le détail les salles hypostyles. Tout, jusqu’au mode d’agrégation, jusqu’à l’impression de labeur gigantesque, est commun à ces deux architectures. La distance des temps exclut l’hypothèse d’une influence directe. Faut-il croire à une simple rencontre de hasard, ressource toujours aisée? 

Les premiers orientalistes, frappés par le nombre des analogies, n’hésitaient pas à admettre des rapports historiques entre l’Egypte des pharaons et l’Inde des brahmanes. La critique sévère a écarté ces ambitieuses spéculations. 

Pakistan

La décadence et la chute des Moghols a laissé le champ libre à l’invasion de l’art européen, admis d’abord à titre de curiosité et imposé ensuite par la force des armes. Le mauvais goût britannique a peuplé l’Inde de monuments soi-disant grecs ou romains ou italiens fort propres à corrompre l’esthétique la plus fine et la plus sûre.  

Le style du Nord ou indo-aryen a une origine énigmatique. Ses formes originales ne suggèrent pas de comparaison ni de rapprochement. temple indo-aryen n’a pas de colonnes; le premier comporte un vaste développement de constructions; le second est réduit au sanctuaire proprement dit. Le temple du Nord est en général carré à l’intérieur, mais souvent modifié à l’extérieur par une addition de projections parallèles; en avant un porche de forme à peu près cubique aussi est surmonté d’un toit pyramidal. 

La pensée spirituelle indienne intègre l’homme et le cosmos, le cosmos étant directement lié à l’existence humaine. Fondée sur cette connaissance, la civilisation indienne a toujours respecté l’environnement. Les principes typiques comprennent une conception adaptée au climat, l’utilisation de matériaux locaux et durables, la récupération de l’eau, etc. La conception architecturale est spécialement sophistiquée, après des milliers d’années de raffinement. Les éléments architecturaux, comme les cours, les groupes de construction, les tours de ventilation, les terrasses sur les toits et les jaalis (treillis de pierre), sont utilisés pour atténuer les effets du climat et sont devenus des éléments sociaux et culturels. Le défi est de concilier ces méthodes traditionnelles et les innovations technologiques.

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Histoire et légende

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2010

Histoire et légende du Tarot de Marseille 

Histoire et légende dans Tarots et tirages Cartes tarot-osho-zen

L’origine du Tarot n’est pas très précise et tient plus de la légende que du fait historique 

  

Selon la légende, le tarot serait issu de la tradition occulte égyptienne. Seuls, les prêtres avaient la connaissance et le savoir pour utiliser leur pouvoir et prédire les événements d’importance capitale pour les rois. Mais il est impossible de connaître véritablement l’origine du tarot qui semble venir de partout et qui pourrait appartenir à toutes les cultures (aztèque, maya, inca, judaïque, chinoise, hindoue, islamique…). Cependant, au fil des lectures, on s’aperçoit que beaucoup de légendes ont bien effectivement pour point d’origine le monde égyptien ou l’antiquité profonde

  

Voici un exemple

Une légende raconte que face aux guerres, menaçant la civilisation égyptienne, des sages se seraient réunis pour savoir comment préserver les savoirs les plus importants de la doctrine occulte. C’est ainsi qu’après de longues discussions, il fut décidé que les axiomes de la doctrine fondamentale seraient retranscrits sous forme de figures symboliques gravées sur des tables de pierre et conservées dans les bibliothèques. Plus tard, ces tablettes furent retranscrites sous forme de carte (exploitant ainsi la faiblesse de l’homme pour le jeu et le vice) pour en permettre leur transmission au travers des siècles.


De cette façon leur savoir aurait pu être transmis facilement par les prêtres et sages des autres civilisations, notamment au début par les Egyptiens.  

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Pour d’autres le tarot viendrait plutôt du Moyen Orient et serait apparu suite aux croisades. 

Il y a beaucoup d’autres légendes et il faudrait des pages et de pages pour les raconter. Quoiqu’il en soit, personne ne peut affirmer quelles sont véritablement les origines du tarot. Il a cependant réussi à traverser les siècles tout en s’enrichissant du savoir et du symbolisme de toutes les civilisations qu’il a côtoyées. On retrouve les racines du mot « tarot » dans de nombreuses langues et cultures. A titre d’exemple, (mais cela reste des hypothèse bien évidemment): Dans la langue des égyptiens de l’antiquité : « tar » chemin et « ro » royale, ou bien encore « Ptah », Maître de la Création et « Râ », Dieu-Soleil, ou bien en tzigane, dont le peuple utilise les cartes à des fins divinatoires « Taru », sagesse amassée, en hongrois : « Tar » ou « Torok », « jeu de cartes ». 

  


 

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Le tarot pourrait tout aussi bien avoir ses racines dans la mythologie romaine et grecque. Certaines études démontrent de façon très convaincante les liens qui pourraient exister entre les dessins des arcanes et les fresques et autres représentations de l’époque. Cela est d’autant plus plausible que le message qui s’y trouve y est directement lié et ne diffère pas vraiment de l’interprétation que nous faisons du Tarot.

 

 

Le tarot a quelque chose de surnaturel dans le sens ou ses idées et ses symboles sont intemporels et aussi vieux que l’humanité ; Il a réussi a traverser les âges, intact dans sa philosophie et s’est enrichi de toutes les civilisations et de tous les savoirs qu’il a côtoyés. Son support, les cartes, a su toucher un point faible de l’homme, celui de la passion pour le jeu.

Pour les plus sceptiques, on pourrait chercher des origines plus rationnelles. Nous pourrions nous permettre de formuler plusieurs hypothèses : 

·         Le tarot aurait été conçu pour permettre de transmettre des connaissances élémentaires. 

·         Le tarot serait un jeu de patience 

·         Le tarot serait un jeu de cartes avec des règles. Cette hypothèse est parfaitement plausible puisqu’il existe bien un jeu de tarot 

·         Le tarot aurait été pensé dès le début comme un jeu de cartes divinatoires 

Encore une fois toutes les hypothèses sont possibles et chacun peut trouver celle qui lui convient le mieux, voilà encore un point fort du Tarot ! 

 

 

 

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Diverses formes de méditations

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2010

http://leloom.free.fr/galerie/final/meditation.jpg Différentes formes de méditations

Le terme méditation (du latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste souvent, mais pas nécessairement, en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le but d’en approfondir le sens) ou sur soi (dans le but de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence . 

 

Néanmoins l’utilisation d’un objet particulier ou d’une référence n’est pas nécessaire à la méditation. 

 

La méditation est au cœur de la pratique du Bouddhisme, de l’hindouisme, du Taoisme, du Yoga, de l’Islam, de la Chrétienté ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité mais également médicale. C’est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés ou l’apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se « familiarisant » avec un objet d’observation : qu’il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l’esprit ou un concept, voire l’absence de concept). 

 

 

Diverses formes de méditations dans A et B jk2 Jean Klein : la lucidité silencieuse sans support 

 

Dans la spiritualité contemporaine, comme par exemple dans les enseignements de Krishnamurti ou Jean Klein, le terme de méditation désigne un état de lucidité silencieuse sans support, une vigilance où les constructions mentales sont absentes. Ils ont dessiné quelques directions de méditation :

 

 

  • « l’attention » : Cette investigation requiert une attention vide de toute attente, de toute anticipation ; en quelque sorte, une attention innocente. Ce matin nous sommes paisiblement assis. C’est une méditation sans sujet pour méditer, et sans objet sur quoi méditer. C’est notre tranquillité naturelle. ; 

 

  • « l’observation » : L’enseignement repose principalement sur la compréhension, il s’agit plutôt d’être compréhension. Comprendre est le résultat d’une juste observation. C’est une observation ouverte, sans jugement, sans comparaison ni interprétation ; nous ne pouvons l’objectiver. Nous ne pouvons la situer dans l’espace, parce qu’elle est hors du temps. Le temps est une création de la pensée, tandis que l’observation qui émane de la totalité du corps relève, elle, de l’intemporel. ; 

 

 

  • « Le temps » : La pensée est le temps, la pensée est une fonction. Le temps est une expression de l’intemporel. Le temps doit cesser pour que puisse vivre l’intemporel. Et quand la pensée a découvert ses limites, alors nous sommes ouverts à l’intemporel, au présent éternel. ; 

 

  • « La liberté » : La liberté dont vous faites l’expérience en ces moments-là ne peut jamais être objectivée, ni définie. Vous ne pouvez jamais la formuler. La compréhension peut bien se situer dans votre tête, mais être la compréhension n’a plus rien à voir avec la tête ; c’est votre perception globale. ; 

 

 

Rudolf-Steiner dans A et B  Rudolf Steiner : la méditation comme science de l’esprit

 

 Dans d’autres enseignements modernes comme par exemple ceux de Rudolf Steiner, la vision de la méditation répond a un besoin intérieur inhérent à la nature humaine. En effet, la conscience de soi de l’être humain actuel a été gagnée au prix de la perte de la perception de notre nature spirituelle et de la nature spirituelle du monde. Les questions existentielles de l’être humain proviennent de la perte de cette perception. Leur résolution n’est complète que lorsque l’âme humaine est à nouveau abreuvée par le monde spirituel. Par la méditation basée sur la pensée, l’être humain peut rendre cette faculté, qui est la plus élevée qu’il possède, autonome et libérée du corps. C’est par la pensée que tout être humain peut à nouveau faire l’expérience objective du monde spirituel. Ce contact avec le monde spirituel s’en trouve métamorphosé car il est désormais conscient et libre, chose qui n’était pas possible dans le passé de l’humanité

 

 

 

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Posture de méditation dans le Yoga 

 

 

Le New Age 

Le New Age a rassemblé ou mélangé toutes sortes de pratiques méditatives en un patchwork, puisant dans la religion ou les spiritualités des peuples premiers, y ajoutant plus récemment les cristaux ou des musiques spécifiques pour la relaxation composées à cet effet. Le terme et la pratique sont entrés dans le langage courant, en partie par le biais du Hatha yoga qui est globalement bien accepté en Occident. Le mouvement raélien a même développé une méthode de méditation sensuelle dont les principes sont assez éloignés des pratiques méditatives traditionnelles. 

 

 

La méditation naturelle 

 

La phénoménologie du développement moral et spirituel (dans la lignée de recherche Jean Piaget > Lawrence Kohlberg > Robert Kegan) se basant sur l’aspect inné de l’empathie confirme que la respiration naturelle (base de toute technique de méditation) permet d’intégrer l’empathie dans la résolution de conflits dans lesquels on est soi-même impliqué. Cela permet un développement moral selon la résolution des problèmes existentiels clés que chaque étape de notre vie sociale nous pose. 

 

  0002063A 0002063E ET BIEN EVIDEMMENT….

 

 

Critiques de la méditation 

 

Si la plupart des pratiques de méditation, dans leurs principes, sont généralement bien acceptées, il existe cependant deux critiques principales : 

 

  • La méditation pratiquée trop longtemps ou trop intensément peut conduire à des problèmes psychologiques ; l’apport des pratiques méditatives orientales au milieu du XXe siècle en Occident n’a pas toujours tenu compte de la différence de contexte culturel et social ; des études ont été menées afin de déterminer les effets secondaires indésirables de la pratique de la méditation ; des symptômes de l’ordre de sensations inconfortables dans le corps ou de dissociation mentale ont pu apparaître ; lors d’une étude clinique sur 27 sujets pratiquant la méditation depuis de nombreuses années, des phénomènes de désorientation, de confusion mentale, ou le sentiment de « planer » ont été identifiés chez quelques-uns des sujets ; lorsque l’objectif recherché d’une thérapie est de renforcer l’identité (l’ego), la méditation serait alors déconseillée ;

 

  • En dehors de la valeur éventuelle d’une pratique, certains groupes spirituels controversés sont parfois accusés d’utiliser la méditation comme un paravent à des activités condamnables (Aum Shinrikyo par exemple).

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