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Thich Nhat Hanh : le plus grand maître du bouddhisme

Posté par othoharmonie le 31 mai 2014

 

C’est un pacifiste éclairé. Né Nguyen Xuan Baoen 1926, Thich Nhat Hanh fonde, en 1950, l’Institut des hautes études du bouddhisme An Quang. En 1966, son appel contre la guerre du Viêt Nam le contraint à l’exil. En 1969, réfugié politique, il s’installe en France. Depuis 1982, il délivre son enseignement au Village des Pruniers, la communauté bouddhique qu’il a créée. Rencontre rare avec un vrai sage. 

Propos recueillis par Anne Laure Gannac

téléchargement (5)Sa lutte non violente contre la guerre du Viêt Nam, son pays, avait fait de lui un ennemi majeur aux yeux des dirigeants et une source d’influence pour Martin Luther King, entre autres. Plus de quarante ans plus tard, Thich Nhat Hanh reste un maître inégalable. Des millions de bouddhistes et de laïcs suivent son enseignement via ses livres, ses conférences ou ses retraites données chez lui, en France, au Village des Pruniers.

Il a créé ce centre bouddhique en 1982, seize ans après avoir été contraint à l’exil par le gouvernement vietnamien. C’est là que nous le rencontrons, tôt le matin, dans une grande salle peuplée de moines et moniales et de laïcs venus des quatre coins du monde pour une retraite de quelques jours, semaines ou mois. D’un pas lent, arrive Thây (« maître »), un petit homme de 87 ans qui en paraît 60, à l’air inébranlable. Avant de donner un enseignement, il invite, sans rien dire, à une méditation, puis à quelques gestes de gymnastique – dont il expliquera qu’il ne les fait pas « pour être en forme », mais pour le plaisir de se sentir vivant. Une occasion parmi d’autres de pratiquer la pleine conscience, principe central du bouddhisme.

A lire

La Force de l’amour (Albin Michel, 2008), livre dans lequel Soeur Chân Không raconte son parcours auprès de Thich Nhat Hanh.

Plus tard, nous obtenons un rendez-vous dans son ermitage : assis à son bureau, à la lueur rougeâtre d’une lampe et face à une forêt de pins, Thây réalise des calligraphies. L’image semble sortie d’un conte bouddhiste ancestral.

Soeur Không, sa plus ancienne compagne de route et cofondatrice du Village des Pruniers, et soeur Dinh, son autre bras droit, nous invitent à nous asseoir face au maître, qui nous a rejointes en silence. On aimerait que cet homme, qui a échappé par miracle aux bombes françaises, américaines, puis aux mains des communistes et à la douleur de l’exil, nous parle de lui. La voix douce et ferme, il répond : « “Moi, moi”, il n’y a pas de soi séparé. »

Psychologies : Votre nouvel ouvrage porte sur l’enfant intérieur, une notion de psychologie. Comment la définissez-vous en tant que bouddhiste ?

Thich Nhat Hanh : Quand vous plantez une graine de maïs dans le sol, elle pousse et se transforme en plante. Alors, vous ne voyez plus la graine. Elle est pourtant toujours vivante. Lorsque vous regardez un adulte, l’enfant est bien là, même si vous ne pouvez pas le voir. Souvent, cet enfant a souffert et continue de souffrir. Pour le guérir, il faut commencer par le voir, reconnaître sa tristesse, puis lui parler en l’entourant de votre tendresse, en pleine conscience. Ainsi, vous l’apaiserez.

Vous considérez-vous comme un thérapeute ?

T.N.H. : Dans notre tradition, on nomme le Bouddha « le roi des guérisseurs ». Car le dharma [l’enseignement du Bouddha, ndlr] a pour fonction de guérir les gens : la colère, le désespoir ou la jalousie sont leurs maladies. Le bouddhisme a, depuis l’origine, une approche psychologique. On y parle de la « conscience du tréfonds », qui correspond à l’« inconscient ». C’est là que résident les graines de ces « maladies », qui ne sont des maladies que si nous laissons leur énergie nous nuire sans utiliser la pleine conscience. Elle seule permet de se guérir, et de guérir les autres.

« Prendre soin de son enfant intérieur » n’est donc pas qu’une démarche individuelle…

T.N.H. : Non, car l’enfant intérieur est un enfant collectif. Il est une continuité des enfants intérieurs de votre père, de votre mère et de tous vos ancêtres. Si vous pouvez apaiser le vôtre, vous apaiserez aussi les leurs. Vous pratiquez non seulement pour vous, mais pour vos ancêtres.

Dans votre enseignement, ce matin, vous avez dit : « Si vous n’êtes pas heureux, c’est à cause de vous, parce que vous n’utilisez pas la pleine conscience ». Croyez-vous vraiment que cela soit suffisant ?

T.N.H. : La marche méditative, la respiration consciente vous permettent d’être vraiment là. Et si vous êtes vraiment là, alors vous reconnaissez les conditions du bonheur que vous possédez. En profiter devient enfin possible. Tout de suite !

Pouvez-vous me parler de vous enfant ?

T.N.H. : [Long silence.] Regardez cette photo au mur [il désigne de la tête un portrait de lui, en noir et blanc, enfant à l’air grave et serein]. Cet enfant a eu des parents très aimants et il avait seulement 16 ans quand il est devenu moine ! [Rires.]

Vous voulez dire que vous n’avez pas d’enfant intérieur blessé ? Vous êtes pourtant passé par des guerres…

T.N.H. : Des guerres terribles… Cela nous fait souffrir. Mais cela nous aide, aussi. Quand, à l’école, des amis ont été tués par des soldats, il est devenu évident que l’on ne pouvait pas se contenter de réciter des sutras. Il fallait agir. Ainsi nous est venue l’idée du « bouddhisme engagé » : on a organisé des groupes de jeunes moines et laïcs pour créer des hôpitaux, des écoles… Cela aide à soigner les blessures physiques et mentales : celles des autres et les siennes. Il faut apprendre à savoir souffrir afin de souffrir moins.

Qu’est-ce que ça signifie, « savoir souffrir » ?

T.N.H. : C’est ne pas chercher à fuir sa souffrance, mais l’accepter, la regarder en pleine conscience. Puis l’utiliser pour en tirer une énergie positive : la transformer et, ainsi, se transformer.

 

L’utilité de la « communauté » (sangha) paraît évidente dans des conditions de guerre. Mais aujourd’hui et ici, à quoi sert-elle ?

T.N.H. : Au village, nous organisons des retraites pour plus de mille personnes : pour aider un tel groupe à se transformer, un maître, même talentueux, ne peut pas suffire ; il a besoin d’une sangha qui génère une énergie collective de compassion et de pleine conscience. Je pense qu’il en va de même pour les thérapeutes : s’ils s’organisaient en communautés de pratique, ils aideraient mieux les gens.

Est-ce la sangha qui vous a aidé à supporter la souffrance de l’exil, dès 1966 ?

T.N.H. : Au fil de la pratique, on en vient à reconnaître que notre pays n’est pas telle partie de la planète et que nos concitoyens ne sont pas que des Vietnamiens, mais aussi des Français, des Anglais, des Américains… Il n’y a plus de discrimination.

C’est ce que vous appelez l’« inter-être » : vous dites que nous ne « sommes » pas, mais que nous « inter-sommes »…

T.N.H. : L’inter-être n’est pas une philosophie, c’est une vision profonde que l’on acquiert en tournant son regard vers la nature. Par exemple, la science a découvert que matière et énergie « inter-sont » : l’une peut devenir l’autre. Si les chrétiens et les musulmans se regardent en profondeur, ils découvriront cette nature de l’inter-être et la guerre cessera.

Cela fait un demi-siècle que vous diffusez ce message de paix, y compris auprès des plus puissants, mais nous sommes encore loin d’un monde sans guerre !

T.N.H. : Parler de paix aux puissants, c’est facile, mais cela ne suffit pas. Il faut que chacun applique cette loi de l’inter-être dans son quotidien. Et pour cela, il faut s’organiser en sanghas, c’est-à-dire pratiquer la pleine conscience ensemble : en famille, à l’école, dans l’entreprise, au conseil municipal…

Lors de votre enseignement, vous avez expliqué le lâcher-prise, en utilisant la métaphore du vacher qui doit lâcher ses vaches s’il veut moins souffrir. N’est-ce pas décalé, dans un contexte de crise où les gens souffrent moins de « trop posséder » que du manque de travail et de ressources ?

T.N.H. : Souvent, on pense que l’on ne peut pas lâcher telle personne ou telle propriété parce que l’on ne pourra pas continuer de vivre sans elle. Mais peut-être est-ce en s’en détachant que l’on souffrira moins. Alors, il faut avoir assez de courage pour pouvoir la laisser aller. Mais toutes les possessions ne constituent pas des obstacles au bonheur ! Seule est une « vache » la possession que vous ne savez pas lâcher. Car elle fait de vous son esclave.

 

Que conseillez-vous, alors, pour « bien » lâcher prise ?

T.N.H. : Dressez une liste, par écrit, de toutes vos « vaches », ces choses mais aussi ces connaissances que vous croyez très importantes, car si vous ne pouvez pas lâcher une connaissance, vous ne pourrez pas arriver à une plus élevée. Puis regardez-les en pleine conscience. Et entraînez-vous à les laisser s’éloigner. Cela vaut avec tous les attachements. Dans le couple ou dans la relation parent-enfant, l’amour véritable consiste à cultiver la liberté des uns et des autres.

Certains vous qualifient d’« être éveillé » ou de « bouddha ». L’êtes-vous ?

T.N.H. : Tout le monde l’est ! Car tout le monde a une conscience. Vous aussi, si, lorsque vous marchez, vous êtes consciente de votre pas, vous êtes un être éveillé ! Mais, selon votre pratique, vous pouvez l’être à 10 %, à 20 %, à 40 % de votre temps. Et 40 % ou 50 %, c’est déjà beaucoup ! Il faut garder un peu de boue pour pouvoir faire pousser le lotus. La souffrance sera toujours là, car tant qu’il y a de la vie, il y a de la souffrance. Mais celui qui pratique apprend à la transformer dans la joie et dans la paix.

Comment préparez-vous l’« après-Thây » au Village des Pruniers ?

T.N.H. : Je ne vais pas mourir. [Il éclate de rire.] Si vous regardez autour de vous, vous pourrez me voir dans les moines et moniales. Mais ils vont aussi pratiquer le lâcher-prise : des États-Unis à Hong Kong, partout les sanghas travaillent déjà seules. Et notre tradition doit continuer d’évoluer en se nourrissant des sciences et de la psychologie.

images (7)Vous n’avez pas d’héritier direct ?

T.N.H. : Tous le sont. On va comme une rivière, non comme des gouttes d’eau. Comme on l’a dit au Parti lors de notre retour au Viêt Nam : « Les vrais communistes, c’est nous ! » [Il rit.]

En 2005, pour la première fois depuis trente-neuf ans, Thich Nhat Hanh a obtenu la permission de se rendre au Viêt Nam, où chacun de ses déplacements, attirant des milliers de personnes, a été très encadré par le gouvernement. 

 

A lire

Prendre soin de l’enfant intérieur 
Qui ne porte pas en lui ses blessures d’enfant ? Le grand maître du bouddhisme nous guide pas à pas pour apaiser la colère, la peur, la tristesse qui hantent encore nos vies d’adulte, et les transformer en une force de réconciliation et de compassion (Belfond).

 

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Spiritualité : A chacun son autel

Posté par othoharmonie le 29 avril 2014

 

Objets rituels, divinités protectrices, photos ou souvenirs d’êtres chers disparus… Regroupés dans un coin de la maison, ils constituent un espace de recueillement et de méditation. Exemples d’une spiritualité personnalisée.

Erik Pigani

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Les « autels personnels », ces espaces sacrés installés au cœur de la maison, n’ont jamais fait partie des traditions occidentales. Tout au plus les grandes familles de l’aristocratie possédaient-elles – et possèdent parfois encore – leur propre chapelle, intégrée au château… Les moins fortunés suspendaient au mur un crucifix, une représentation de la Vierge ou quelque statuette de saint protecteur. L’autel, lui, était réservé aux églises, et seuls les prêtres avaient le droit d’y officier.

En Orient, il en va tout autrement. Chaque famille a son propre espace spirituel, un lieu plus ou moins richement décoré où sont rassemblés objets rituels, divinités protectrices, souvenirs des ancêtres, offrandes diverses. On en voit, par exemple, dans les restaurants chinois. Depuis que le monde occidental s’est ouvert aux religions et philosophies orientales, au bouddhisme notamment, on a vu émerger une spiritualité plus « personnalisée ».

Certains ont adopté un espace qui concrétise leurs croyances et leur foi et devient comme un reflet de leur vie intérieure. Nous avons mené une enquête sur ces autels personnels qui engendrent de nouveaux rites. Sept personnes d’horizons différents nous racontent pourquoi elles ont créé leur propre lieu de spiritualité.

« Un petit coin de ma vie sous ma coiffeuse… »

Madeleine, consultante en recrutement :

« Ma chambre est extrêmement petite. Aussi, faute de place, j’ai installé mon autel… sous ma coiffeuse ! Ce manque d’espace me permet pourtant de faire le vide, d’installer la paix en moi. J’y ai placé quantité d’objets qui comptent pour moi, en majorité des bibelots rapportés de voyage : des petites statuettes de divinités hindoues et tibétaines, des pierres sacrées indiennes, une plume et un “attrape-rêves” (Amulette indienne censée protéger des mauvais rêves) d’Amérique du Nord, une bougie norvégienne, un brûle-parfum hindou, du sable, des cartes postales représentant des personnages sacrés. Certains objets représentent aussi des gens que j’aime. C’est un véritable petit coin de ma vie, de mes souvenirs, qui me permet de me relier à moi-même et de retrouver mon véritable “soi” – dans le sens jungien du terme, c’est-à-dire l’unité de mon être –, que je n’ai pas souvent l’occasion de fréquenter au cours de mes journées de travail !

Comme je ne maîtrise pas la pratique des longues méditations, mes visites durent entre cinq et quinze minutes, plusieurs fois par semaine. Je m’assieds sur un coussin face à mon autel, et je me penche légèrement en avant pour être immergée dans cette ambiance. Ces moments sont courts, mais précieux. Lorsque je traverse une passe difficile, quel que soit l’endroit où je suis, le simple fait de visualiser cet espace me permet de retrouver la sérénité. »

« Je suis tombée amoureuse du dieu Ganesh »

Marie-Edith, conseillère à l’emploi :

« Je suis allée en Inde pour la première fois en septembre 1999, pour mon anniversaire. J’y suis arrivée juste au moment de la fête de Ganesh, divinité la plus aimée des Indiens. C’est ce dieu qui exauce les souhaits et permet de surmonter les épreuves de la vie. Je suis quasiment tombée amoureuse de lui ! Lorsque j’y suis retournée un an plus tard, une amie m’a offert cette très belle statue qui le représente. A la maison, j’ai une trentaine de statuettes… plus une petite figurine que j’ai toujours dans ma poche ! C’est peu à peu que s’est constitué cet espace, avec une lampe à huile allumée en permanence, un bougeoir marocain. J’ai d’ailleurs beaucoup de bougies allumées parce que, pour moi, la lumière représente l’énergie.

En dépit des apparences, mon autel n’a rien de religieux au sens strict du terme. Cela fait très longtemps que j’ai entrepris une recherche sur moi-même, un parcours spirituel. Pour moi, dans l’univers, il y a une seule force, que chacun peut voir de la couleur qu’il veut. Je me sens reliée à elle, et peux me recueillir dans n’importe quel endroit. Je n’ai donc pas besoin d’un lieu de prière spécifique. D’ailleurs, chez moi, j’ai plusieurs “espaces” en rapport avec mes émotions et mes découvertes de la vie. Un petit coin africain, parce que je suis allée en Afrique, un coin “pierres”, parce que je me sens très proche de la philosophie des Indiens d’Amérique du Nord… Sur mon bureau, j’ai un bouddha… »

« Cette Vierge a trouvé naturellement sa place sur la cheminée »

Marcella, retraitée :

« Je n’ai jamais pensé installer un “coin prière”. C’est plutôt lui qui, jour après jour, s’est imposé à moi. Tout a commencé avec le cadeau d’une collègue artiste : une magnifique Vierge à l’enfant en terre cuite, sculptée par elle et qui avait été exposée dans un musée. Il y a douze ans, lorsque nous avons déménagé, elle a trouvé naturellement sa place sur le coin gauche de la cheminée du salon qui est, pour toute la famille, la pièce la plus importante. Je ne l’ai pas fait exprès mais, curieusement, cette statue est visible de tous les endroits du rez-de-chaussée. Dès le début, j’ai pris l’habitude de la fleurir, d’allumer une bougie. Puis j’ai commencé à y faire régulièrement une pause, en priant intérieurement pour les miens et la famille de cette artiste qui m’avait fait ce cadeau extraordinaire.

Depuis longtemps, je faisais mes “dévotions“ à sainte Rita – l’avocate des causes désespérées, que ma belle-famille vénère – dans une petite église. J’y allais lors de circonstances difficiles pour trouver calme, réflexion et courage. Et j’avais toujours le petit livret de prières à sainte Rita dans mon sac. Il a trouvé sa place à côté de l’autre sculpture, en véritable pierre taillée, qui représente la “fuite en Egypte”. Lorsque ma sœur est décédée, c’est là, et non sur les rayonnages de la bibliothèque avec les autres photos de famille, que j’ai placé son portrait. Ce coin de cheminée est mon lieu de recueillement, et une bougie y brûle désormais en permanence. Il est, en lui-même, une “présence” dans la maison. »

« J’ai été fascinée par la magie qui se dégage de cette vieille photo de mon arrière-grand-père »

Michèle, chef de projet informatique :

« Mon espace sacré est très personnel, puisqu’il est essentiellement constitué de photos de famille en noir et blanc. Le grand portrait du centre, c’est un arrière-grand-père dont je ne connais même pas le nom ! J’ai été fascinée par la magie que dégage cette très vieille image retouchée. Pour moi, elle représente mon ancêtre. Juste en dessous, ce sont mes parents lorsqu’ils étaient jeunes, une photo que j’ai développée moi-même après avoir retrouvé des négatifs sans savoir ce qu’ils contenaient. J’ai aussi des photos du mariage de mes grands-parents paternels et maternels. Les avoir placés sur mon autel est une façon pour moi de les remercier de m’avoir permis de venir au monde. Le fait que mon père, décédé il y a un an, soit dans mon espace sacré le rend extrêmement présent.

J’y ai également placé un bouddha et quelques objets rituels : un cendrier avec des feuilles de sauge – une plante réputée protectrice –, de l’encens, un crucifix, une icône, un mandala, et un attrape-rêves que j’ai rapporté des Etats-Unis. Mais ce n’est pas un autel figé : chaque objet prend du sens au fur et à mesure de mon évolution. Je les change et les déplace souvent. C’est un espace “évolutif”, devant lequel je me recueille lorsque le besoin s’en fait sentir, et qui m’aide chaque jour à vivre en pleine conscience. »

Patrick, éducateur« La liste des noms de nos disparus les rend présents »

Patrick, éducateur :

« Pour moi, le risque de l’autel trop matérialisé est de vivre sur deux niveaux de vie différents – spirituel et matériel – qui ne se rejoignent qu’aux moments de prière, alors qu’ils devraient être intégrés au quotidien. Dans notre pièce principale, une icône est accrochée au mur ; juste en dessous, une veilleuse, pour la symbolique de la flamme ; à côté, un tableau avec les noms des amis, des connaissances et des parents décédés, pour établir une présence hors de l’espace-temps. Pour nous, ce lieu témoigne de l’autel intérieur, là où l’humain et le divin peuvent se rencontrer à tout moment, cet endroit en nous où les différences entre les religions s’effacent pour laisser place à la prière vraie.

Je pratique la “prière de Jésus” (tradition qui remonte au ive siècle et qui consiste à invoquer le plus souvent possible le nom de Jésus), dont les orthodoxes connaissent l’extraordinaire pouvoir thérapeutique. On peut, en effet, joindre une demande de guérison – de l’être, de la mémoire, de la sensibilité – ou des bénédictions pour ceux que nous aimons et, plus encore, pour ceux qui semblent ne pas nous aimer. Ainsi, notre croyance permet de transformer les sentiments négatifs en force de vie. Voilà pourquoi l’autel personnel est d’abord une attitude du cœur, ensuite un lieu nécessaire pour nos sens et pour une liturgie commune. »

« Au centre de mon espace sacré, il y a les deux dimensions de la femme que j’aimerais sentir fusionner en moi »

Sylvaine, pianiste :

« A un moment particulier de ma vie où je me cherchais, j’ai éprouvé le besoin d’avoir un espace sacré, le plus personnel et le plus calme possible. Il y a là une bibliothèque avec les livres les plus importants de mon parcours spirituel, un divan et un coussin de méditation. Dans un coin, j’ai une photo du temple de Philae, des citations, le zodiaque égyptien du temple de Dendera… Lorsque je médite, je me place au centre de la pièce et me tourne vers ce que je peux appeler mon “autel”. Dessus, un brûle-encens et un bol tibétains, et des objets personnels : la représentation de mes rêves, un collage de photos que j’ai fait et qui symbolise ma recherche intérieure, et le mandala de mon thème astrologique, qui m’aide à retrouver le respect de moi-même et à cheminer vers le non-jugement.

Au centre, j’ai placé, en photo, les deux dimensions de la femme – la femme de chair et la femme spirituelle – que j’aimerais sentir fusionner en moi. Sur la gauche, une photo du Bodhisattva, la divinité hindoue qui a réussi la fusion entre ces deux dimensions. Mon autel représente exactement mon cheminement actuel. Paradoxalement, il m’aide à m’incarner. »

« Une bougie brûle en permanence pour les sinistrés de Toulouse »

Dominique, esthéticienne :

« Il y a une dizaine d’années, j’ai eu l’occasion de faire un stage de peinture d’icônes organisé par un groupe orthodoxe. Dans leur tradition, on dit “écrire”, et non “peindre” une icône, parce que l’on se réfère aux textes des Evangiles. Ce travail, qui “apprend à pénétrer le mystère de sa propre vie”, comme le disent les orthodoxes, a déclenché en moi le besoin d’effectuer un parcours spirituel. Je suis catholique de naissance, mais je me suis sentie fondamentalement attirée par ce culte. J’ai “écrit” moi-même les trois icônes qui se trouvent contre le mur. Posé sur la Bible, il y a le “Livre des saints”, qui me permet, chaque jour de découvrir les éléments essentiels de la vie de l’un deux. Et une bougie brûle en permanence. En ce moment, c’est pour ceux qui ont souffert de l’explosion de l’usine AZF, à Toulouse, où je vis.

J’ai également le livre des offices du jour ainsi que le recueil de toutes les prières à saint Michel, l’archange protecteur, dont on a bien besoin en ce moment ! Enfin, il y a la croix de sainte Brigitte, une sainte irlandaise, parce que je me sens attirée par la branche orthodoxe celte. Mon petit espace sacré me permet non seulement de me recueillir, mais aussi de me sentir reliée et en communion avec tous ceux qui prient à la même heure dans d’autres lieux. »

Musée : exposition à Düsseldorf

Internet : www.museum-kunst-palast.de

Le nouveau Museum Kunst Palast, à Düsseldorf, en Allemagne, a été inauguré le 2 septembre dernier avec une exposition exceptionnelle, Altäre(Autels). Celle-ci regroupe soixante-huit autels et sanctuaires contemporains du monde entier. Un périple étonnant dans les manifestations les plus bigarrées des croyances.

 

http://www.psychologies.com/

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Religion : désormais, c’est chacun son kit

Posté par othoharmonie le 21 avril 2014

 

images (5)Les uns croient en Dieu, les autres pas. Leur point commun : tous se sont constitué un kit spirituel singulier. Sur leur autel, des objets variés qui les inspirent et les incitent à ne pas se contenter de la seule réalité matérielle.

Une vieille bible et un kouglof

Pierre Lassus, 54 ans, directeur d’une association de protection de l’enfance :

Sur son bureau, entre des piles de dossiers, une petite bible en cuir rouge racorni. Visiblement, elle sert beaucoup. « Je peux la saisir n’importe quand et lire un passage de l’Evangile, saint Jean par exemple, c’est mon préféré. » Ce texte peut-il encore aider Pierre, lui qui reçoit chaque jour de nouveaux signalements de maltraitance à enfants ? « Encore plus que ça : il m’inspire ! » Protestant d’obédience luthérienne, il croit d’abord en un homme, un rabbin nommé Jésus. « Grâce à lui, je me rappelle qu’il y a une part de divin en chacun d’entre nous, et que nous nous devons de la rechercher. » Pierre s’en rapproche au cours de cultes dépouillés. « L’été, près de la plage des Charentes où nous passons nos vacances, il y a une petite chapelle. Le dimanche, le pasteur vient de Rochefort pour célébrer le culte. Parfois, il y a à peine quatre ou cinq personnes. Mais toujours, après l’office, on boit l’apéritif ensemble et la femme du pasteur sert un kouglof qu’elle a fait cuire le matin. Pour moi, il n’est guère de moments plus spirituels que celui-ci. »

Une clé de sol en fil de fer et une bougie

Hélène Lafontaine, 37 ans, chanteuse :

« Je me suis vraiment acceptée comme chanteuse quand j’ai compris que ma voix était un talent qui m’avait été donné. » 
Un vrai don des dieux que cette voix de contre-alto, grave et puissante. Métisse originaire de Guadeloupe, fille d’une lignée de chanteuses pieuses, Hélène a d’abord été attirée par la chanson française avant de retourner aux chants sacrés. Dans les mariages et les baptêmes, chanter est pour elle l’occasion de vivre pleinement sa spiritualité. « On ne me voit pas, je suis près de l’organiste, je peux fermer les yeux. Le silence, dans les églises, est comme le sel de l’eau de mer qui vous porte. Il aide ma voix à se déployer. »

Bien que chrétienne, Hélène ne souscrit pas à toutes les formes de ce courant religieux. Elle aime se ressourcer chez elle, dans la solitude, en position du lotus. « Avec une bougie, car la lumière m’éclaire de l’intérieur. » Croit-elle ? « Oui. En la dimension sacrée des choses, même dans les actes quotidiens les plus banals. » Une manière de regarder différemment la réalité : « L’autre jour, je marchais, désespérée, dans la rue. Je me demandais si je devais continuer à chanter ou pas, si je ne me trompais pas de chemin, etc. Mon pied a buté sur un petit objet qui traînait sur le trottoir : une clé de sol en fil de fer ! J’avais la réponse à ma question. »

La photo d’un Indien tirant à l’arc et une tête de femme couronnée

Titien Gallen, 57 ans, écrivain et professeur de yoga :

Il a les épaules larges, du souffle, semble bien ancré dans son corps. Initié au yoga et à la sophrologie, le travail intérieur, pour lui, commence par le corps. « J’ai su très tôt qu’il faut respirer quand on a des problèmes. » « Inspiration » pourrait d’ailleurs être le mot clé de son parcours. « La poésie m’a servi de seconde mère », résume cet écrivain. Chez lui, une tête gothique de dame couronnée qui trône en haut de la bibliothèque le lui rappelle régulièrement : « Elle représente pour moi la source de la pensée. » Originaire d’une famille de catholiques pratiquants – dont deux prêtres –, Titien Gallen se définit aujourd’hui comme un spirituel laïc. « J’aime avant tout les symboles, qu’ils soient égyptiens, chrétiens ou soufis, ils entrent en résonance intime avec moi.  » Pour l’heure, tout son être est happé par le Grand Esprit des Indiens d’Amérique du Nord.

Pour ces peuples, l’homme est toujours en devenir, il doit apprendre à s’orienter, à entretenir des relations conscientes avec tous les éléments, tout en gardant le contact avec son centre. C’est ce que je vis au quotidien. » Attention et recentrage sont donc la base de sa pratique, ils lui permettent de « reprendre contact avec le Tout qui nous habite et qui est au cœur de chaque être vivant rencontré ». Dieu ? « Peu importe son nom. Il est la source du souffle et de la conscience. L’important est de s’y reconnecter. » Une question, pour lui, de « responsabilité spirituelle ».

“La Petite Voix” d’Eileen Caddy et un verre d’eau pure

Georgette List, 83 ans, ostéopathe :

Toute petite, elle croyait déjà à sa bonne étoile et s’émerveillait de l’ordre naturel des choses : « La danse si parfaite des planètes, le retour si régulier du printemps après l’hiver, etc. Comment ne pas se poser de questions ? » Elle a 16 ans lorsque son père lui donne à lire des ouvrages de la théosophe Helena Blavatsky. « Je les ai littéralement “bus” en deux jours, avec l’impression de connaître déjà tout ce qu’ils contenaient. » Débute alors une longue étude de l’enseignement ésotérique. Elle se marie quand même selon la tradition catholique : « Je l’ai fait avec un maximum de conscience et de joie. Pour moi, le Christ est un symbole de l’homme dans sa perfection. » D’ailleurs, Georgette croit en l’étincelle divine qui est en chacun de nous.

« Certains l’appellent leur ange gardien. A mes yeux, c’est l’âme ou le moi supérieur, une énergie positive qui m’aide, me soutient quand j’ai un désir sincère de participer à la force d’amour qui fait vivre le cosmos. » Pour Georgette, la pratique consiste à se mettre en contact avec cette puissance divine et à la remercier régulièrement. « Chaque matin, je bois au lever un verre d’eau pure. Je le fais consciemment, en remerciant la Terre pour cette source de vie qu’elle nous offre. » Puis elle lit une page de méditation de La Petite Voix d’Eileen Caddy (Souffle d’or) : « Je suis persuadée que l’on peut aider le monde rien que par la qualité de ses pensées. » Même si elle pense parfois à la mort, Georgette n’en a pas peur : « J’irai simplement me reposer de toutes ces expériences souvent difficiles qui ont enrichi ma vie. »

Une icône et un zafu

Olivier Jarreton, 29 ans, documentaliste :

« Chrétien de foi et bouddhiste de cœur ! » annonce-t-il joyeusement pour résumer sa vie spirituelle. Né dans le catholicisme, il avoue avoir connu de « grands moments de creux » avec sa religion d’origine, mais s’être rapproché d’elle grâce aux activités de groupe. « J’ai animé pour ma paroisse des après-midi de rencontres avec des enfants de toutes origines et je me suis découvert une passion : expliquer le christianisme à ceux qui n’en sont pas ! » Loin de la foi du charbonnier, il pratique avant tout l’exégèse et l’interprétation. « J’aime trouver un sens aux textes sacrés – la Bible, bien sûr mais aussi le Coran ou le Talmud – et suivre leurs implications dans la vie quotidienne. »

Au hit-parade de ses valeurs domine l’écoute. Il a fait des études de psychologie, participe à des groupes de développement personnel :  » Accueillir vraiment les mots de l’autre est une pratique hautement spirituelle. » Il y a dix ans, deux de ses meilleurs amis se sont convertis au bouddhisme. Se prenant au jeu de la confrontation d’idées, il s’est mis à aimer la philosophie du Bouddha. « L’idée que la réalité n’est pas vraiment la réalité m’enthousiasme. » Résultat : il se rend chaque mercredi soir au dojo de son quartier et médite une heure et demie. « C’est une expérience irremplaçable. Je suis très bavard de nature et sur mon zafu, dans la salle de méditation, j’apprends à ressentir la présence des autres sans leur parler. Mieux : le zen m’aide à être plus présent dans mes prières catholiques. » Car, pour Olivier, tous les chemins continuent à mener à Rome.

Une photo de mon frère disparu et un jeu de Yi-King

Eric Tong-Cuong, 37 ans, publicitaire :

Il tient entre ses mains la photo de son frère, mort d’un cancer à l’âge de 16 ans. « Sa mort a provoqué chez moi un rejet brutal du catholicisme. J’avais 19 ans. J’ai demandé à Dieu qu’il épargne mon frère. Il n’a pas daigné lever le petit doigt. » Suivent alors dix années de désarroi : « Puisque la mort pouvait survenir de manière si absurde, ma vie n’avait plus de sens. Mon athéisme était une révolte. » La reconstruction spirituelle d’Eric se fait au fil d’une série de rencontres qui le conduisent à reconsidérer la croyance au sens large. Dans le cadre de ses études de commerce, il suit des cours de parapsychologie. « Nous avions affaire à des phénomènes que la science ne parvenait pas à expliquer. Et pourtant, ça existe. » Plus tard, alors qu’il n’y croyait plus, il rencontre le grand amour. « Ça existe aussi ! » admet-il, émerveillé.

Dans le même temps, Eric noue un dialogue intime avec son frère. « Il m’accompagne. Sa présence non incarnée est pour moi le signe de l’existence de Dieu. » Réconcilié avec le catholicisme, Eric se sent également proche du bouddhisme. « Je me réfère souvent au Yi-King (le Classique des mutations, manuel de divination chinoise, ndlr) sans croire à la valeur prédictive des cartes, mais parce que l’ambivalence de leur contenu m’aide à choisir un chemin. « Au fond, le décès du frère d’Eric a agi comme un accélérateur de sa spiritualité. » Aujourd’hui, je peux comprendre cette phrase de la Bible : “Il est mort pour vous.”


« Le Banquet” de Platon et ma souris d’ordinateur

Florence Jagréaux, 30 ans, attachée commerciale :

Un grand-père grec, un proche franc-maçon : Florence ne pouvait pas échapper au culte de l’esprit sous toutes ses formes. « Pour moi, la spiritualité, c’est tout ce qui m’éloigne du matérialisme ambiant, de mon appétit jamais rassasié d’avoir plus. C’est tout ce qui m’aide à prendre du recul par rapport à ma vie. » Dans son panthéon, les livres : « Le Prophète de Khalil Gibran, Le Banquet de Platon que j’ai lu dans une collection à dix francs… Ils m’ont aidée à me poser les bonnes questions car ils parlent aussi de ma vie. Ce ne sont pas de pures digressions intellectuelles. » Et Internet : « Depuis deux mois, je surfe des heures entières et, à partir de mes trouvailles, je me constitue des dossiers personnalisés sur des thèmes qui m’intéressent. » Cette façon de « se déconnecter du quotidien tout en ayant les pieds sur terre » suffit-elle à son besoin de transcendance ? « Je sais que je crois en quelque chose, mais je ne sais pas encore la nommer. » On insiste, Florence s’essaye encore : « C’est la force qui nous pousse à faire les choses bien. »

Foire aux cultes sur le Net

ame indienneL’esprit de Dieu souffle-t-il sur Internet ? C’est ce que laisse entendre une enquête du Barna Research Group, un institut de sondage californien. Elle révèle en effet que de plus en plus de jeunes utilisent le web pour entreprendre une démarche religieuse et trouver des réponses à leurs questions existentielles. Et les (res)sources ne manquent pas : toutes les religions, Eglises et groupes spiritualistes ont compris qu’au troisième millénaire la bonne parole se propagerait forcément via la toile informatique mondiale. Exemple : l’Annuaire de la francophonie religieuse et spirituelle présente un listing organisé par catégories de 2 927 sites ! Techniques de méditation bouddhiste, versets bibliques commentés, exposés théologiques multiconfessionnels, forums animés par des pasteurs, prêtres, rabbins… rien n’est négligé. Bien sûr, il en est dans le monde virtuel comme dans la vie réelle : chacun prêche pour sa chapelle. Et dans ce que certains considèrent comme une « foire à la spiritualité », se glissent des sectes encore plus difficiles à repérer. Une bonne nouvelle : grâce au réseau planétaire, les nouvelles générations ne pourront plus croire en leur Dieu comme si celui des autres n’existait pas.

Erik Pigani

 

  • A lire
  • Mon âme indienne, Le Souffle d’Or

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


Jean-Claude Genel nous a proposé, le 28 avril à Paris, un colloque autour de l’eau et sa magie. A ses côtés, Carole Sédillot y a évoqué les aspects philosophique, symbolique et spirituel de cet élément et Dominique Jacquier, hygiéniste-naturopathe, a fait le lien entre notre corps et l’eau, écho de nos émotions et guérisseur puissant. (Par  Tania Cholat ET Geneviève Dijoux)

Qu’est-ce que l’eau?

Cette eau est primordiale pour l’être humain. Elle couvre les 3/5 de la planète, représente 70% du corps humain, 85% de notre cerveau et même 99% de la cellule humaine. C’est aussi, aux dires des scientifiques, leur plus grande énigme. En 1988, Jacques Benveniste a découvert qu’elle est capable d’enregistrer de l’information et de la restituer; mais il faudra de nombreuses années avant que cette connaissance soit reconnue. L’eau est aussi un liquide structuré, le seul capable d’intelligence et d’organisation. C’est ce que montre le chercheur japonais Masaru Emoto qui, avec des photos de cristaux d’eau, met en évidence l’influence que peut avoir la musique ou les mots sur celle-ci.

LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ dans Chemin spirituel images1

Les différentes symboliques de l’eau

Carole Sédillot nous a d’abord rappelé que le symbole est la fonction en nous qui permet la reconnaissance: on ne cherche pas le symbole, on le trouve parce qu’il est en nous et qu’on le reconnaît, même si on l’ignore. En nous, quelque chose est prêt et laisse émerger le message que l’on comprend ou pas, selon que l’on sait, ou non, faire un lien avec la réalité du vécu. Carole nous rappelle aussi que rien ne peut être abouti dans la réalisation si nous n’y mettons pas une intention. La qualité de l’intention est en correspondance avec la qualité de la forme, de la réalisation.

C’est ce que les travaux de Masaru Emoto démontrent avec les expériences qu’il a conduites sur la cristallisation de l’eau: grâce à des musiques classiques ou des mots aux belles vibrations comme «Amour» et «Gratitude», les cristaux sont magnifiques alors que des musiques déstructurées ou des mots négatifs les enlaidissent et les déforment.

L’eau est un des 4 éléments − Air, Feu, Eau et Terre − qui sont en lien avec les élémentaux et qui représentent la Vie. L’eau nous permet de passer du profane au sacré; il s’agit toujours de la même eau et c’est l’intention qui la positionne à un niveau ou à un autre. Nous devons nous réapproprier l’eau afin de devenir fertiles et féconds.

En astrologie, les 3 signes d’eau sont le Cancer, le Scorpion et les Poissons. Ils représentent 3 eaux différentes, de 3 niveaux différents. Le Cancer correspond à une eau matricielle, celle de l’origine, de la naissance; elle correspond à l’émotion naissante en nous. Le Scorpion est une eau alchimique, exigeante, une eau de mort pour renaître. C’est l’eau de transmutation. Les Poissons sont une eau océanique, universelle, cosmique.

Vivre l’eau en nous, c’est vivre une alchimie qui nous permet de prendre notre place d’individu dans le collectif. Or, en alchimie, l’Albedo, l’œuvre au blanc, est une eau principe en nous, une eau purificatrice.

D’autres symboles correspondent à l’eau. Ce sont la Lune et l’Argent. L’eau est également associée au 2 qui, dans la symbolique des nombres (différente de la numérologie), signifie la visibilité de l’eau: quelle conscience ai-je de cette circulation énergétique en moi?

En tarologie, on retrouve l’eau chez la Papesse, la Grande Mère qui a la connaissance de la nature. Dans son grand livre, certains chapitres sont liés à l’eau. Elle nous invite à nous interroger: qu’ai-je mis en conscience de mon savoir ou de ma connaissance (qui allie le savoir et l’expérience) de l’eau?

En mythologie, c’est Neptune en nous, la rencontre avec l’eau océanique qui représente l’intuition, la fonction médiumnique. C’est la force de l’émergence.

Carole ajoute quelques remarques supplémentaires:

– L’écriture fluide, ronde, plastique peut être qualifiée d’écriture-eau,

– Un visage rond, dilaté, souple sera considéré comme un visage-eau,

– Une main souple et qui a de la détente sera aussi considérée comme une main-eau.

Plus tard dans la journée, elle nous a fait participer à une expérience avec les 6 lames du Tarot qui offrent un aspect eau, à savoir le Bateleur, la Papesse, Tempérance, l’Etoile, la Lune et le Monde. Chaque participant a tiré une de ces 6 lames et écouté quelle énergie de son corps elle faisait résonner en lui, en fonction de sa symbolique. Ensuite, Carole a donné les explications suivantes.

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Lame I: Le Bateleur – Avec cette lame, nous sommes au début de quelque chose. L’eau se trouve parmi les autres outils dans le petit gobelet qui deviendra une coupe dans les lames ultérieures. On remet l’eau sur la table pour redémarrer quelque chose. C’est aussi l’eau en nous (notre âme et nos émotions), une impulsion qui demande à émerger, le désir de donner vie à un projet.

Lame II: La Papesse – L’eau n’y est pas évidente: à quelle page se trouve-t-elle dans le livre? Dans quel chapitre? À quelle ligne? Il s’agit de retrouver quelque chose que l’on a déjà appris, que l’on sait déjà et qu’il nous faut découvrir et relire. A quel niveau cette eau parle-t-elle de moi? Cette eau nécessite d’avoir rencontré nos propres émotions et de les avoir travaillées. Je transmets ce que je suis qui représente bien davantage que ce que je fais.

Lame XIIII: Tempérance – Cette lame représente le féminin en tant que principe. Ses ailes symbolisent le dépassement de la matière pour contacter l’espace sacré. Les deux cruches évoquent un transvasement, la circulation de quelque chose qui alimente, nourrit, tels les différents fluides qui circulent en nous dans le visible et l’invisible. Cette lame montre l’équilibre, la douceur, la souplesse, une certaine écoute mais sans excès, le partage. C’est la circulation matérielle et spirituelle qui a besoin de s’exprimer dans notre eau. Tempérance est aussi la valeur qui est liée au chakra de la gorge, au verbe: on dit ce que l’on sait juste parce qu’on l’a vérifié par l’expérience. Le mot est purificateur; il harmonise.

Lame XVII: L’Etoile – Cette lame contient visiblement les 4 éléments. Le personnage est une femme à genoux et nue; elle tient dans chacune de ses mains un vase rouge. La main gauche verse l’eau sur la terre tandis que la main droite verse l’eau dans l’eau, créant ainsi un ruisseau qui remonte à la source; c’est un retour aux origines, à notre mémoire. La source n’est jamais tarie, elle est un enrichissement: avec cette eau-là, j’enrichis la terre, l’être incarné que je suis. L’Etoile me maintient en vie et donne du sens à ma vie. C’est ma capacité à être relié à l’espace du cœur qui donne du sens à ma vie.

Lame XVIII: La Lune – Cette lame symbolise le grand féminin décliné sous tous ses aspects. Dans le plan d’eau, une écrevisse qui rappelle l’eau du cancer, matricielle représente l’inconscient dans toute sa dimension, un accès à nos profondeurs, à la petite mémoire, celle qui contient notre patrimoine, ce qui est inscrit dans notre histoire mais qui n’est pas notre histoire.

Lame XXI: Le Monde – Dans une position similaire au Christ en gloire, une danseuse tient le centre de la lame. La baguette dans sa main droite symbolise le masculin et le coquillage dans sa main gauche, le féminin. C’est Hermaphrodite, l’être accompli qui a unifié les contraires. Elle est entourée des 4 évangélistes symbolisés (on y retrouve les 4 éléments):

Saint Luc, c’est le Taureau, la Terre, le Printemps,Saint Marc, c’est le Lion, le Feu, l’Eté,Saint Jean, c’est l’Aigle, l’Eau, l’Automne, Saint Mathieu, c’est l’Ange, l’Air, l’Hiver. Le 5ème élément, c’est l’Amour, la valeur du féminin qui est en l’être humain, l’aboutissement, l’achèvement, la circulation de l’eau, la connexion avec l’âme en soi.

Les interactions de l’eau avec notre corps : Dominique Jacquier, de son côté, nous a fait partager ses connaissances et son expérience à propos de l’importance de l’eau pour nous et notre santé physique et mentale. L’eau est dominante dans notre corps. Elle est en nous; son mouvement perpétuel symbolise le mouvement de la vie. Elle est aussi autour de nous, dans la nature et dans l’air que nous respirons. Sa mission universelle est d’être une messagère divine.

Elle accueille, reçoit, mémorise, transporte et surtout partage. Elle rencontre tous les éléments de notre corps et favorise l’échange des informations. L’eau métabolique véhicule les éléments nutritionnels et effectue aussi un nettoyage par l’élimination.

Notre corps est la résultante de notre manière d’être et de penser qui doit être consciente. Si elle ne l’est pas, l’eau qui a une conscience universelle et est en relation avec notre psyché nous rappelle à l’ordre dans notre corps. Si on est bien pensant, on est bien portant.

L’eau entre en résonance avec notre pensée et la répartit dans tout notre corps; elle est l’intermédiaire entre tous les mondes subtils et la matière. Nos manières d’être peuvent même influencer la structure de nos molécules d’eau en positif comme en négatif car l’eau est aussi en lien étroit avec nos émotions; or le monde émotionnel nous permet d’être à l’écoute. L’eau nous permet donc de rencontrer l’intime de qui nous sommes. Elle garde la qualité vibratoire de l’émotion vécue dans l’événement dans des «capsules», sorte d’enregistrement du vécu lui-même mais aussi de la vibration de l’émotion avec laquelle on l’a vécue.

Certains organes de notre corps entrent en résonance avec cela. Les reins enregistrent nos peurs et nos angoisses. Le foie est le siège de la colère en lien avec la valeur courage : la colère nous donne le courage de faire face. Les poumons sont en connexion avec la tristesse, le chagrin. Le chagrin est souvent silencieux parce qu’on n’arrive pas à transmuter certaines peurs qui paraissent injustes. L’ADN est seulement réactif et non actif; il devient actif si nous nous mettons en mouvement. Nous retrouvons alors la notion de libre arbitre.

La guérison dépend de nous. Nous devons apprendre à nous guérir. Le principe de guérison n’est autre que le principe d’amour. La guérison est un apprentissage de l’amour de soi et le corps nous guide dans cet apprentissage. La thérapie allopathique ne fonctionne plus aujourd’hui parce que c’est l’heure de nous révéler et de cesser de fuir notre énergie de guérison. Il nous faut chercher l’origine de nos maux pour les mettre en mots, c’est-à-dire les conscientiser et ne conserver que ce qui nous appartient. Les valeurs, guides de notre vie spirituelle, nous aident pour la gestion de notre corps et de notre santé. Par exemple, nous activons la valeur courage pour nous mettre en mouvement et accepter de rencontrer notre réalité ou bien la valeur honnêteté pour reconnaître notre responsabilité, notre vérité et accepter que les autres la voient. La guérison, c’est s’installer dans un nouvel état d’être en totale résonance avec ce que nous sommes profondément car nous jouons notre vie «pour de vrai». S’il y a récidive, c’est parce que le travail de compréhension et de bouleversement de conscience n’a pas été réalisé.

L’eau est un agent guérisseur. Les liquides du corps véhiculent les énergies de vie du corps. Si la circulation ne s’effectue pas correctement, qu’il y a stagnation, dépôt puis maladie. En 24 heures, 5 litres de sang et 1 litre de lymphe dont la fonction est de nettoyer les déchets dont les cellules n’ont plus besoin circulent en permanence dans le corps humain. Une activité physique régulière – marcher, courir, faire du vélo − active la circulation des eaux de notre corps. Par exemple, une heure de marche génère 5 litres de lymphe en 24 heures. L’eau que nous absorbons peut être dynamisée par un mot, une image. Ce qui est bon pour nous, ce sont les eaux vivantes: l’eau de mer, les jus de fruits et de légumes crus les plus colorés. Les eaux minérales sont des eaux de cure qui ne doivent être consommées que temporairement.

Il est également bénéfique de faire de temps en temps une cure de jeûne hydrique. Marcher en extérieur et/ou prendre des bains hypercaloriques génèrent la transpiration et, suivis d’eau froide sur les jambes et de repos bien couvert, favorisent les échanges dynamiques entre le chaud et le froid. Il est bon d’alterner chaud puis froid sans toutefois rester longtemps dans le froid.

Notons aussi que les plantes en infusion favorisent le drainage et que la méditation et la relaxation sont des éléments complémentaires importants.

Éclairage et expériences mystiques Jean-Claude Genel est intervenu régulièrement au cours des exposés de Carole Sédillot et de Dominique Jacquier.  Tout ce que nous vivons est symbolique, mais nous ne savons pas toujours l’interpréter. Quand nous prenons conscience, nous «comprenons» qu’il y a un envers à notre décor ou qu’il nous faut considérer l’autre côté du voile, selon la terminologie de chacun. Dans la vie quotidienne, chaque scène, même insignifiante en apparence, a du sens si nous nous donnons la peine de le chercher. Regarder au-delà des apparences permet de trouver la Volonté et ainsi de rencontrer la Beauté.

La maladie est un message envoyé par l’âme, via le corps, pour nous aider à nous purifier. Jésus était appelé «le Vivant»; Il est venu éveiller l’humanité, élever l’âme à un autre niveau de conscience. Nous sommes actuellement appelés à rendre le Vivant de notre corps.

Jean-Claude Genel nous a donc invités à prier pour purifier notre corps, comme certains sages ont prié auprès de lacs pollués pour en purifier l’eau. Les mots «Merci» et «Gratitude» ont un pouvoir puissant d’activation positive de  l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour. Il nous a, par ailleurs, fait participer, au cours de la journée, à 3 expériences avec de l’eau qui avait été activée lors de la soirée de Wesak, grâce à l’énergie du Christ et du Bouddha, et renforcée par la vibration des bols de cristal. Par trois fois, nous avons donc bu de cette eau, en écoutant une prière à la Mère. Puis des bruits d’eau – pluie, cascade, ruisseau, vagues… − nous ont amené à observer ce qui se passait dans notre corps. La plupart d’entre nous ont réveillé quelque chose en eux-mêmes et reçu des idées, des images.

Lors de la dernière de ces expériences, Jean-Claude nous a invités à visualiser les chakras avec leurs couleurs et les valeurs correspondantes afin de trouver les archétypes dont nous avons besoin:

1 – Courage – rouge – racine

2 – Honnêteté – orange – hara (ventre)

3 – Tolérance – jaune – plexus

4 – Justice – vert – cœur

5 – Tempérance – bleu/gris acier – gorge

6 – Obéissance – indigo – 3ème œil

7 – Persévérance – violet – coronal

La journée s’est terminée par des échanges entre le public et les intervenants. Voici les principaux thèmes abordés:

– La puissance de notre pensée captée par l’eau rend celle-ci capable de réagir quelle que soit la langue avec laquelle elle est en résonance.

– La tendance des êtres humains à s’isoler, même en public, avec leur téléphone, leur iPod…: au lieu de nous en plaindre, ne pouvons-nous pas regarder la personne qui téléphone, ne serait-ce qu’avec un sourire, pour communiquer avec elle. Elle ne peut que nous voir, tout dépend de l’énergie que nous y mettons.

images-61 dans Travail sur soi !– L’intention elle-même n’est pas habitée d’un vouloir; elle doit émaner du cœur de l’être pour avoir le pouvoir de transformer.

– L’Âme imprègne son message lorsqu’elle s’incarne.

Les mots « Merci » et « Gratitude » ont un pouvoir puissant d’activation positive de l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour

SOURCE : La revue de l’U.L.V. 

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Grands personnages et quête intérieure

Posté par othoharmonie le 24 septembre 2013

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Une quête est toujours guidée par une voix intérieure. Cette voix peut être spirituelle ou profane. « Kim » de Rudyard Kipling est l’exemple de ces deux cheminements parallèles. Dans l’Inde de la fin du XIXe siècle, un vieux lama descendu de son monastère himalayen pour un pèlerinage sur les traces de Bouddha prend pour disciple le jeune orphelin Kim.

Ce dernier est guidé dans sa quête d’identité par la voix intérieure que lui dévoile un oracle légué par son père comme seul bien sur cette terre. Tout voyageur qui se respecte sait bien que le voyage n’est qu’un prétexte au voyage intérieur. Cette voix intérieure se fait entendre dans les moments d’intense questionnement urgence, survie, crise existentielle… qu’on l’appelle intuition, maître intérieur ou voix de la conscience.

Pour le célèbre aventurier Jean-Louis Etienne, cette voix est la boussole vers son « Pôle intérieur ». Un sentiment diffus, mélange d’ambition et d’insatisfaction, le pousse dès l’adolescence à sortir d’un destin tout tracé, à poursuivre sa formation d’ajusteur par… des études de médecine. Au moment où il entame une carrière de chirurgien, un désir d’autre chose le jette dans les bras de l’aventure, en réponse à une proposition d’embarquement venue d’Eric Tabarly. Le voici médecin d’expéditions, à l’Everest, en Patagonie ou en mer, et le désir est toujours là, qui l’incite à aller plus loin. Jusqu’à un soir de décembre où tout se concentre, et où sa voix intérieure lui souffle enfin l’idée qui va tout changer dans sa vie :

“ Sous je ne sais quelle influence, dans un déclic immédiat, le pôle Nord s’imposa à moi, matérialisé dans mon esprit comme le point de convergence idéal de tout ce que j’étais humainement et techniquement capable de mettre en œuvre ”…

Cette voix intérieure se manifeste parfois dans des situations pour le moins incongrues. Ainsi, Eileen Caddy nous confie sans fausse pudeur comment, alors qu’elle vivait le déchirement d’une séparation, c’est sur le trône des W.C. que se fit entendre « La Petite Voix ». Cette dernière lui enjoignait de planter un potager dans la terre inculte de la côte nord de l’Écosse, battue par des vents dévastateurs.

Les esprits de la nature, qu’elle appelle les Devas, l’inspirèrent ensuite dans son jardinage, lui suggérant d’employer une approche et des techniques inédites qui se révélèrent incroyablement efficaces.

Depuis 1962, la communauté de Findhorn, où Krishnamurti avait coutume de séjourner, s’est développée autour du jardin potager luxuriant d’Eileen Caddy (superbe livre de photos « Magic of Findhorn garden »), et est devenue un pôle majeur du développement personnel en Europe.

Une quête individuelle sincèrement menée, sincèrement à l’écoute de sa voix intérieure, peut déboucher sur une action qui dépasse l’individu pour rejaillir sur la communauté humaine. Serait-ce parce que, qu’on l’appelle intuition, maître intérieur ou voix de la conscience, elle est la manifestation du cerveau droit, relié à la conscience universelle.

extrait Tao http://livreblogdujeudutao.unblog.fr/

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qu’est-ce que l’éveil

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2012

 

L’éveil c’est cela : se souvenir (de ce) que nous sommes.

qu'est-ce que l'éveil dans Etat d'être VPCRPHM465-1Mais cette expérience, la rencontre avec nous-mêmes, avec Cela, avec la nature de l’esprit qui est spacieuse et lumineuse, ne peut pas être provoquée. Si cette expérience pouvait être provoquée, alors Cela, la vacuité, dépendrait de quelque chose qui n’est pas Cela, et c’est impossible vu qu’en réalité seul Cela existe. Donc, rencontrer des grands maîtres, lire des textes qui traitent de la vacuité, effectuer des pratiques spirituelles, méditer, etc, ne peut en aucun cas nous permettre de réaliser Cela, ni nous empêcher de réaliser Cela.

La réalisation de Cela ne dépend que de Cela. Alors pourquoi pratiquer, si notre pratique ne peut en aucun cas être la graine dont le fruit sera la réalisation de Cela ? Il n’y a pas de raison. Mais si nous pratiquons, tout en sachant qu’il n’y a fondamentalement aucune raison de pratiquer ni de ne pas pratiquer, alors, en pratiquant avec cet état d’esprit, nous serons parfaitement décontracté, non tendu vers un but situé dans l’avenir, léger, et notre pratique deviendra alors ce que l’on peut appeler une pratique parfaitement pure. La meilleure chose est d’offrir notre pratique au divin avec le même esprit qu’un petit enfant qui offre un dessin à sa maman : il sait bien que ça ne va rien changer ni à sa vie ni à celle de sa mère ; il le fait simplement car il aime sa maman.

« Celui qui, délaissant le Spontané, se consacre au nirvana, d’aucune manière n’accède au Sens ultime. Comment en s’attachant à quelque chose obtiendra-t-on la délivrance ? Sera-t-on délivré par la méditation ? A quoi servent les bougies ? A quoi bon les offrandes, qu’accomplit-on à l’aide des formules ? A quoi bon les austérités, à quoi bon les pèlerinages ? Peut-on atteindre la délivrance en se plongeant dans l’eau ? Laisse là tout attachement, renonce aux contraires illusoires. Il n’y a rien d’autre que la parfaite connaissance de « Cela ». Quand la conscience s’éveille, tout est Cela. » (Sahara

Certaines personnes pratiquent du matin au soir et du soir au  matin : offrandes, mantras, etc. Mais ces pratiques sont effectuées par l’ego et pour l’ego. Elles permettent ni plus ni moins que l’amélioration de ce dernier. Grâce à ces pratiques, notre ego va devenir beau, fort, etc. Ce qui n’a rien à voir avec le maître authentique, la religion authentique, la voie et la pratique authentiques. Lâcher-prise à l’ego, afin que celui-ci passe à l’arrière plan et que le bouddha  (qui est le maître véritable) passe au premier plan, voilà la vraie pratique, voilà la voie authentique, la religion authentique. (Hélas, c’est généralement lorsque nous sommes dans une situation extrêmement inconfortable – confrontés à la mort et à la souffrance – que l’ego se retire et que le bouddha pense à travers notre esprit, parle à travers notre bouche et agit à travers notre corps).

Si l’ego passe au second plan et le bouddha au premier plan, alors tout ce que nous ferons, dirons ou penserons sera véritablement saint, sera véritablement une méditation. Autrement, même si nous récitons un milliard de mantras, que nous pratiquons intensivement durant des années et des années, nous n’obtiendrons aucun résultat digne de ce nom. En effet, de même que les petits enfants sont capables de jouer au policier, au voleur, au docteur… et au religieux, de même notre ego peut jouer tous ces rôles. Mais il ne peut « que » jouer ces rôles, faire semblant ; il ne peut pas se comporter véritablement comme un policier, un docteur, etc. De même, notre ego ne peut que faire semblant de pratiquer, seul le bouddha qui est en nous peut pratiquer pour de vrai.[13]

Nous devons savoir que le désir de pratiquer la méditation, de rencontrer des maîtres, d’avoir des expériences spirituelles, que ce désir est un obstacle à l’éveil. Tant que ce désir est là, l’éveil ne peut pas survenir. Le Bouddha de notre temps, Sakyamouni, avait un fort désir d’effectuer des pratiques spirituelles, jeûne, méditation, etc. Lorsque ce désir est tombé, il a obtenu l’éveil. Pour obtenir l’éveil, il suffit que le désir d’atteindre l’éveil soit supérieur aux autres désirs : désir de faire des pratiques spirituelles, désir de fonder une famille, désir de faire le tour du monde, etc.

On peut alors se demander pourquoi le Bouddha et ceux qui l’ont suivit ont toujours enseigné que pour atteindre l’Eveil, il faut aller voir un maître, suivre ses conseils, méditer, etc.

En effet, en agissant ainsi, nous renforçons la lutte : « si je mets en pratique les conseils du maître, je serai heureux, si je ne les mets pas en pratique, je souffrirai. Si je médite c’est bien ; si je ne médite pas, c’est mal, etc ». Et plus nous luttons, plus nous nous éloignons de notre état naturel et donc de la félicité, plus notre croyance erronée en l’existence du bien et du mal se renforce. Plus nous luttons pour ne pas souffrir et plus nous souffrons. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que la situation devienne totalement insupportable. Alors instinctivement, nous lâchons prise, nous cessons de lutter… et la souffrance s’arrête.

Ce processus, qui est naturel, affecte tous les êtres sensibles. Le but de la religion et du maître en particulier, c’est d’accélérer ce processus, de l’intensifier, afin que nous en arrivions rapidement à être totalement écoeuré de lutter pour être heureux et ne pas souffrir. Le but de la religion et du maître ce n’est pas de résoudre nos problèmes, c’est de faire en sorte que ce soit nous qui résolvions nos problèmes. Et pour que nous puissions résoudre nos problèmes, il faut les voir clairement. Donc, le but de la religion et du maître, ce n‘est pas de diminuer nos problèmes, mais de les faire grossir afin que nous puissions bien les voir ! En effet, nous ne sommes pas capables de voir nos problèmes ; tout ce que nous sommes capables de voir c’est les conséquences de nos problèmes. En effet, il est impossible de voir ses problèmes sans voir la solution à ses problèmes, et vice et versa ![14]

 En somme, tant que nous cherchons à atteindre l’Eveil, nous souffrons ! 

[13] D’après Karl Renz, l’éveil surgit non pas « grâce » aux pratiques spirituelles que nous accomplissons, mais « malgré » ces pratiques. Lorsqu’il est questionné sur l’utilité de ces pratiques, voici ce qu’il répond. (Question d’un disciple) « Est-il nécessaire de faire un travail sur soi-même, de se développer (par exemple de travailler sur les aspects négatifs, etc.) ? Certains enseignants affirment que tout cela n’existe pas, que nous sommes entièrement libres, que rien ne doit être accompli. Qu’est-ce que cela signifie ?

(Réponse de K. Renz) C’est exact. Pour être ce que tu es, ni travail ni développement ne sont requis. Toutes les notions de voie, de développement et même de connaissance apparaissent avec la première pensée  » je « . Cette première idée crée le temps, l’espace et donc l’univers entier. Tant que cette pensée  » je « , qui signifie séparation, dualité, souffrance, apparaît réelle, le désir d’unité existe – et, avec lui, la recherche d’une porte de sortie – afin de mettre un terme à la souffrance. La première pensée erronée,  » je « , engendre la fausseté de tout ce qui s’ensuit. C’est pourquoi, seulement par la certitude absolue que l’on existe avant que la pensée  » je  » ne se manifeste (reconnaissant ainsi le faux comme tel et supprimant par ce moyen la racine de tout problème), peut-on être ce que l’on est. En étant ce que tu es, ou plus précisément, comme tu es, absolu, antérieur à tout et à rien, tous les concepts s’anéantissent. ».

[14] Jésus déclare : « Celui qui connaît la souffrance connaît aussi l’absence de souffrance. »

 

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La réalité et son reflet

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2012

 

La réalité et son reflet dans Méditation Consult-yi-king-300x202En résumé, il n’existe que 2 choses : la réalité et son reflet. La réalité, c’est l’esprit, et le reflet, c’est les phénomènes. Toutes les expériences que nous avons fait durant notre vie, tout ce que nous avons vécu, tout cela peut se résumer à de la vision, à de l’audition, à de la pensée, etc, bref, tout cela se résume à de la perception. Celui qui perçoit est comparable au corps, la perception est comparable à l’habit. Celui qui perçoit est comparable au miroir, la perception est comparable au reflet dans le miroir. Mais hélas nous, les êtres ordinaires, non seulement nous ne voyons pas ce qui existe : la réalité, l’esprit ; mais qui plus est, nous voyons ce qui n’existe pas : nous voyons certains phénomènes comme ayant une nature attirante, d’autres comme ayant une nature repoussante et d’autres encore comme ayant une nature neutre.

 Précisons encore certaines choses. Les seuls êtres qui « méditent » véritablement sont les bouddhas réalisés ; nous, nous ne faisons que nous « entraîner » à méditer. Quant aux enseignements des sages, ce n’est pas « le dharma », mais « une représentation du dharma ». Les représentations du dharma sont toujours limitées, mais le dharma lui-même est illimité et peut ainsi s’adapter à l’infinie diversité des êtres.

 Comme l’a dit Gonsar Rinpoché :

« Les enseignements du dharma les plus importants sont écris tout autour de nous par la vie elle-même ».

 

Lorsqu’on parle « d’atteindre l’état-de-bouddha », c’est une manière de parler conventionnelle.

 En réalité, rien ni personne ne peut atteindre l’état-de-bouddha. L’ego peut-il atteindre l’état-de-bouddha ? Bien sûr que non, puisque atteindre l’état-de-bouddha  est synonyme de disparition de l’ego. Et lorsqu’on parle « de disparition de l’ego, de l’erreur et la souffrance », c’est encore une manière de parler conventionnelle. En réalité, ce qui n’a pas d’existence ne peut disparaître. C’est notre « croyance » en l’existence de l’ego, de l’erreur et de la souffrance qui est appelée à disparaître. Imaginons une île (nous-même) habitée par une colonie de gazelles (nos croyances mondaines). L’idée est d’introduire sur cette île une colonie de lions (les croyances religieuses) qui va dévorer la colonie de gazelles. Ensuite les lions ne trouvent plus rien à manger et meurent de faim : l’île est vide, le but suprême est atteint. L’idéal bouddhiste n’est donc pas de remplacer nos « mauvaises » croyances par de « bonnes » croyances, mais d’anéantir toutes nos croyances. (Les gens ordinaires entretiennent la croyance au moi et au mien. Les gens religieux pensent qu’ils doivent détruire la croyance au moi et au mien. Ils pensent donc qu’il existe un je qui doit cesser de croire qu’il existe, vu qu’en réalité il n’existe pas! Les croyances des gens religieux sont donc beaucoup plus subtiles et raffinées que celles des gens ordinaires !). L’attachement au dharma, aux choses spirituelles, doit donc nous délivrer de l’attachement aux choses matérielles. Mais l’attachement aux choses spirituelles doit finalement être abandonné. Si ce n’est pas le cas, alors nous mourrons à cause d’un excès de médicament, au lieu de mourir à cause d’un excès de poison. [11]

 « Puisqu’on ne peut décrire « la vérité fondamentale », qui doit pourtant être réalisée dans la méditation yoguique, l’expression « vérité fondamentale » n’est qu’une métaphore. Puisqu’il n’y a ni voyageur, ni voyage sur la « voie » l’expression « voie » religieuse n’est qu’une métaphore. Puisqu’il n’y a aucun témoignage de « l’état de vérité », l’expression « l’état de vérité » n’est qu’une métaphore. » (D’après Gampopa)

 Lorsque nous disons « untel a réalisé l’illumination ou l’éveil », c’est une manière de parler conventionnelle. Si nous passons d’un état non-illuminé à un état illuminé, alors cet état illuminé a un commencement. Et tout ce qui a un commencement a une fin. Mais la vraie illumination est éternelle, sans commencement ni fin, elle ne peut être ni gagnée ni perdue. Le corps n’a jamais connu la vie, l’esprit n’a jamais connu la mort. Considérer que l’illumination est la conséquence de la pratique spirituelle est une erreur. Il est vrai que pour voir le soleil, il est nécessaire d’ouvrir les yeux. Mais il serait faux de dire « le soleil brille, parce que j’ai ouvert les yeux ». De même, il serait faux de dire « untel a atteint l’éveil, parce que il a effectué telle pratique spirituelle »[12].

 Tous les êtres sont parfaits depuis toujours : ce qui distingue les bouddhas des êtres ordinaires est que les premiers savent (ce) qu’ils sont, alors que les seconds l’ignorent. Nous sommes comme un petit enfant qui joue avec ses amis : il joue le rôle d’un policier, d’un voleur, il imagine qu’il est un médecin ou un malade. Puis, soudain, il se souvient qu’il n’est qu’un petit enfant. Il quitte alors ses amis et rentre chez lui.

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 [11] L’attachement au bonheur nous rend malheureux. L’attachement à la sagesse nous rend idiots. Si l’attachement aux bonnes choses est un poison… que dire de l’attachement aux mauvaises choses !

.[12] « En fin de compte, la question du lâcher-prise nous échappe. Nous ne pouvons nous abandonner à la bénédiction par un acte de volonté. Nous pouvons demander le lâcher-prise, nous efforcer de nous soumettre. Nous pouvons prier, chanter les louanges de Dieu, pratiquer, nous offrir au divin et poser bien des actes en ce sens, mais nous ne pouvons nous soumettre à la bénédiction. Cette soumission procède de la grâce par laquelle le divin s’empare de nous. Tout au plus pouvons-nous demander que cette soumission se produise pour nous. Si le divin entend notre prière, il se peut que cet état advienne. » (Lee Lozowick)

 

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Et le Bonheur !

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2012

 

  « Sur une île faite uniquement d’or, il est impossible de trouver un caillou ordinaire ! »

Et le Bonheur  ! dans Méditation soleil Nous pensons tous que le bonheur dépend de quelque chose. Alors, nous nous battons pour obtenir ce quelque chose. Mais en réalité, le vrai bonheur ne dépend de rien. Quand nous obtenons ce pour quoi nous nous sommes battus, nous avons l’impression d’éprouver un certain bonheur. Mais ce bonheur provient justement du fait que temporairement nous avons cessé de nous battre. Donc, quand nous faisons quelque chose pour être heureux, nous ne sommes pas heureux, mais quand nous ne faisons rien pour être heureux, nous sommes heureux.

 Dans le premier cas, nous sommes dans un état spécial, artificiel ; tandis que dans le deuxième cas, nous sommes dans un état normal, naturel. En réalité, nous sommes malades de l’effort : nous sommes sans arrêt, même dans nos rêves, en train de rechercher des situations que nous considérons comme heureuses, et de tenter de fuir des situations que nous considérons comme malheureuses. Cela fait que concrètement notre esprit n’est jamais au repos, sans cesse train de lutter pour obtenir certaines choses et en éviter d’autres. La pratique qui représente la quintessence du vajrayana, que l’on appelle mahamudra, la grande perfection, et qui permet de réaliser l’état de bouddha instantanément, consiste donc paradoxalement à ne rien faire de spécial, à laisser notre esprit dans son état naturel, libre, ouvert et détendu.

 Comme l’a déclaré avec humour Sogyal Rinpoché :

« Tous nos problèmes proviennent du fait que nous sommes incapables de rester une heure, seul dans une pièce, sans rien faire de spécial ! »

 Si notre esprit fait l’expérience de quelque chose de plaisant, nous n’essayons pas de faire durer cette expérience, et au contraire si notre esprit expérimente quelque chose de déplaisant, nous n’essayons pas d’abréger cette expérience. Il s’agit de tout expérimenter, tout savourer, sans rien juger. En réalité, cet état est déjà réalisé par la conscience des profondeurs.

 C’est la conscience de surface, la conscience ordinaire, qui oscille sans cesse entre « j’aime » et « j’aime pas », au gré des conditions, qui fait l’expérience de la souffrance et de la jouissance, tandis que pour la conscience des profondeurs, les conditions sont toujours idéales, même lorsque nous hurlons de douleur. Si nous reconnaissons que la conscience des profondeurs a déjà atteint le but, alors nous obtenons instantanément et sans aucun effort la bouddhéité. La seule chose à faire dans le cadre de mahamudra, c’est de reconnaître que ce qui est est.[9]

 La pratique de mahamudra peut être résumée en 3 points : absence de distractions, absence d’artifice, absence de méditation[10]. Le premier point, absence de distractions, signifie que l’on ne doit pas être emporté par les pensées, les sensations visuelles, auditives, etc. Le deuxième point, absence d’artifice, signifie qu’il n’y a aucun effort à faire ni aucune technique à mettre en œuvre pour réaliser le premier point. Le troisième point, absence de méditation, signifie que cette pratique transcende la distinction entre méditer et ne pas méditer.

 Si faisons cette pratique correctement, nous obtiendrons de grands résultats en très peu de temps : une heure de cette pratique peut nous purifier d’un karma qui aurait dû nous faire renaître en enfer. Mais si nous faisons cette pratique incorrectement (et vu qu’il s’agit d’une pratique très subtile, les risques d’erreur sont particulièrement grands), elle peut s’avérer très dangereuse. Les pratiques de base ne sont pas très dangereuses (on peut les comparer à marcher sur un chemin peu raide, si nous tombons, nous ne nous faisons pas très mal) ; tandis que la pratique de mahamudra fait partie de ce que les tibétains appellent « la voie abrupte » (on peut la comparer à gravir une paroi verticale, si nous tombons, nous risquons de nous faire vraiment mal). C’est pourquoi, si nous voulons pratiquer mahamudra, il est absolument indispensable d’être guidé par un maître expérimenté.

 « La pleine réalisation de mahamudra libère complètement de toute ignorance ; mais celui qui l’a « presque » atteinte et pense avoir compris quelque chose qui serait mahamudra, est dans une situation très périlleuse. Comme il est encore sujet à l’ignorance, il est en danger de reprendre naissance sous la forme de quelque créature insensible et bornée ! Il est donc essentiel de toujours suivre fidèlement ce qu’enseigne le lama et de ne pas être arrogant, pensant avoir compris. » (D’après Kalou Rinpoché)

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[9] Quand Moïse demande à Dieu de se définir, Celui-ci déclare : « Je suis ce qui est ».

.[10] Dans l’évangile selon Thomas, Jésus déclare : « Si vous faîtes l’aumône, c’est une faute. Si vous jeûnez, vous empoisonnez votre esprit. Si vous priez, vous êtes condamnés ». Si l’on compare les pensées aux mendiants, le premier point est de ne pas les suivre, de ne pas les laisser nous influencer. Le deuxième point nous dit qu’il ne sert à rien de tenter de faire que notre esprit soit vide, sans pensée. En effet, faire en sorte que les pensées ne se manifestent plus est un artifice qui empêche temporairement l’attachement aux pensées de se manifester, mais qui ne résout rien durablement. 

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Avant d’être conscients !

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2012

 

Avant d'être conscients ! dans MéditationAvant d’être « conscients de » nous sommes « conscients ». Avant d’être conscients des objets des sens et de la pensée, nous sommes conscients des sens et de la pensée eux-mêmes ; avant d’être conscients des sens et de la pensée, nous sommes conscients (d’être conscients). La conscience peut-elle être décrite à l’aide des mots, non, car la conscience précède la langue française. Personne ne peut décrire cet état, puisqu’à ce niveau personne n’est apparu ! Nul besoin de se battre contre nos mauvais désirs et nos pensées névrotiques, car dans cet état ces choses ne sont pas apparues !

 En fait, la naissance et la mort, moi et les autres, tout cela apparaît lorsque je suis conscient de ceci ou de cela. Lorsque je suis simplement conscient, rien n’est encore apparu : il n’y a pas de moi, pas de monde, pas de sujet, pas d’objet, pas de question, pas de réponse, c’est la béatitude suprême ![6] De plus, la conscience des phénomènes va et vient, tandis que la conscience (de la conscience) est immuable. Lorsque nous sommes dans le sommeil sans rêve, nous ne sommes plus conscients des phénomènes, puis au moment du réveil nous redevenons conscients des phénomènes. Après le réveil, nous disons : « j’ai dormi d’un sommeil de plomb ! » Mais comment pouvons-nous le savoir, si notre conscience était éteinte ? En fait, même dans l’inconscience, la conscience est toujours présente, elle ne s’éteint pas. Si ce n’était pas le cas, le mot inconscience ne définirait rien pour nous.

 Comme l’esprit a la nature de la félicité et de la vacuité, et que toute chose est imprégnée par l’esprit, cela signifie que toute chose a la nature de la félicité et de la vacuité. Donc, considérer certaines choses comme « bonnes » et essayer de les obtenir, considérer d’autres choses comme « mauvaises » et tenter de les fuir, considérer encore d’autres choses comme « neutres » et leurs être indifférent, ces 3 attitudes, qui sont la racine de toutes nos souffrances, perdent tout leur sens, et naturellement nous réalisons l’équanimité.

 De plus, quand nous voyons que la nature de toute chose est la félicité et la vacuité, nous réalisons qu’il est possible de transformer l’impureté en pureté, l’ignorance en sagesse, l’égoïsme en compassion, etc. Ainsi, d’une base (le dharmakaya) naît deux fruits (les bouddhas et les êtres ordinaires)[7]. Il n’est donc plus nécessaire d’éliminer quoi que ce soit : quand des pensées s’élèvent en nous, nul besoin de les combattre, il suffit de reconnaître leur nature de félicité et vacuité et elle perdent leur pouvoir perturbateur instantanément et automatiquement. Et c’est la même chose pour les sensations visuelles, auditives, tactiles, olfactives et gustatives. Quand nous reconnaissons que les pensées et le psychisme (la source des pensées), que les perceptions et le corps (la source des perceptions), que tout cela a la nature de la félicité et de la vacuité, nous sommes libérés instantanément et automatiquement de l’esclavage à ces choses (c’est pourquoi les tibétains parlent alors « d’autolibération »).

 Tout ce qui passe à travers les 6 portes (c’est-à-dire les 5 sens qui nous permettent de percevoir la matière, plus le psychisme qui nous permet de percevoir les pensées) est inconscient, insensible, illusoire et sans vie. Comment ces choses pourraient-elles être bénéfiques ou maléfiques pour l’esprit qui seul est réel et vivant ?

 Les créations de l’esprit ne peuvent pas affecter l’esprit ! L’esprit n’est pas limité par les lois qui régissent le fonctionnement des choses et des gens, car il est le créateur de ces lois. L’esprit ne peut mourir, car c’est lui qui a créé la naissance et la mort. Le sculpteur (l’esprit) a tout pouvoir sur sa sculpture (les phénomènes), mais la sculpture n’a elle aucun pouvoir sur celui qui l’a sculptée ! Donc, nul besoin d’adopter ou de rejeter quoi que ce soit : le bien et le mal, la lumière et l’obscurité, la santé et la maladie, les caresse et les coups, l’intelligence et la folie, toutes ces choses ont la même nature, le même goût : le goût de la félicité et de la vacuité.

« Sur une île faite uniquement d’or, il est impossible de trouver un caillou ordinaire ! »

Nous pensons tous que le bonheur dépend de quelque chose. Alors, nous nous battons pour obtenir ce quelque chose. Mais en réalité, le vrai bonheur ne dépend de rien. Quand nous obtenons ce pour quoi nous nous sommes battus, nous avons l’impression d’éprouver un certain bonheur. Mais ce bonheur provient justement du fait que temporairement nous avons cessé de nous battre. Donc, quand nous faisons quelque chose pour être heureux, nous ne sommes pas heureux, mais quand nous ne faisons rien pour être heureux, nous sommes heureux.

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[6] Ce passage correspond à la genèse de la bible qui décrit l’origine, le commencement du monde. Il serait tout à fait erroné de considérer que la genèse décrit un processus qui s’est produit il y a fort longtemps. Il s’agit d’un processus qui se produit ici et maintenant. La confusion vient du fait que la bible déclare « au commencement, il y eu ceci cela… » C’est comme si il y a un arbre dans mon jardin et des montagnes à l’horizon, et que je déclare « avant de voir les montagnes, je vois l’arbre » Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un « avant » lié au temps (puisque je vois l’arbre et les montagnes en même temps) mais d’un « avant » lié à la perception.

[7] « Le jour où vous étiez un vous avez fait le deux. Maintenant que vous êtes deux, qu’allez-vous faire ? » (Evangile selon Thomas). Le « un » dont il est question, c’est l’esprit (que les chrétiens nomment « esprit saint »). Le « deux » dont il est question, c’est le samsara et le nirvana, le relatif et l’ultime, ou encore ce que je ne suis pas et ce que je suis, moi et Dieu.

 

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Le destin de la Terre est scellé

Posté par othoharmonie le 21 avril 2012

Monique Mathieu

« Nous vous avons dit il n’y a pas très longtemps que le destin de la planète Terre et du système solaire n’était pas encore tout à fait scellé. Donc tout pouvait changer il y a encore peu de temps.

belles images Maintenant nous vous disons : le destin de la Terre est scellé, et plus rien ne peut le changer ! Vous irez donc jusqu’au bout de ce qui a été prévu par les Dieux Créateurs et par les Hiérarchies de Lumière.

Pour que cela puisse s’accomplir le mieux possible, il faut que chacun de vous s’investisse, que chacun de vous fasse ressortir l’Energie Amour Lumière de son cœur humain et également du cœur sublime de sa propre Divinité.

Il est primordial, en cette fin de cycle, pendant le tout petit temps qui vous reste (car c’est réellement un tout petit temps), que vous preniez conscience de qui vous êtes afin qu’il émane de vous cette Energie Amour, cette Energie Lumière. De cette façon, et puisque vous êtes dans la densité, vous aiderez considérablement le plan à sceller définitivement le destin de l’humanité, de la planète Terre, du système solaire et plus encore.

Vous allez demander : pourquoi nous, humains, avons-nous cette mission ? Nous répondrons simplement ceci : avez-vous constaté combien il y a actuellement d’âmes en incarnation sur votre monde ? Sept milliards ! Vous rendez-vous compte de ce que peuvent représenter les consciences unies de sept milliards d’êtres humains ? Vous rendez-vous compte de ce que peut représenter l’Amour de sept milliards d’êtres humains ? Nous allons plutôt parler de cinq ou de six milliards d’êtres qui, d’un seul coup, acceptent de donner, de libérer l’immense Amour qui est dans leur cœur.

Vous rendez-vous compte de l’aide que vous offrez, dans la matière, aux êtres qui ne sont plus dans la matière mais dans l’énergie ? Non seulement vous vous aidez vous-mêmes, non seulement vous aidez la densité de la planète, mais vous aidez aussi bien au-delà de la Terre et du système solaire.

La puissance de la pensée et la création mentale sont quelque chose d’inouï ! N’oubliez pas que beaucoup de choses ont été créées par la pensée. Votre Terre a été créée par la pensée des Dieux Créateurs. Imaginez donc le pouvoir qui est le vôtre, le pouvoir de l’humanité actuelle !

Nous vous avions dit que c’était une aberration qu’il y ait sept milliards d’âmes sur une si petite planète, mais cela a été voulu et accepté par ceux qui gèrent ce petit monde. Pour quelle raison ? Parce que les âmes humaines ont une immense capacité d’action sur la matière ! Pour l’instant, que pouvez-vous voir de l’action des hommes ? Vous ne pouvez voir que souffrance, que violence, que tout ce qui est inférieur, parce que tout ce qui est supérieur est en train de se développer et se développera avec une rapidité qui vous surprendra.

Imaginez que, d’un seul coup, grâce au grand nuage de particules photoniques qui arrive, les êtres humains aient une immense envie d’offrir en permanence l’immense énergie Amour Lumière ! Imaginez la transformation qui pourrait s’accomplir sur ce monde, la transformation qui pourrait s’accomplir sur toutes les planètes du système solaire, car il y a la vie sur toutes les planètes de votre système solaire ; même si ce n’est pas la vie composée d’êtres dont la structure est faite de carbone comme la vôtre, la vie existe avec des « vêtements » différents, avec des structures différentes.

Vous avez tous pu vous rendre compte de ce qui se passe sur votre Soleil. Le Soleil a une importance considérable pour la vie sur ce monde. Les très anciennes civilisations honoraient le Soleil, parce qu’elles savaient que sans lui il n’y avait aucune vie possible sur la planète Terre. Le Soleil était réellement le père de l’humanité, comme la Terre était la mère de l’humanité.

Ce qui se passe sur le Soleil vous aidera aussi à évoluer, à grandir et à enlever les voiles qui obscurcissent encore votre conscience. D’un seul coup vous grandirez d’une façon considérable, comme si vous aviez vécu des centaines d’incarnations avant d’avoir accès à ce que vous allez devenir, et cela grâce au Soleil, grâce aux énergies d’éveil que vous recevez de l’univers et aussi grâce à vous qui avez accepté, depuis des millions d’années, de venir vivre cette fin de cycle.

Le choix que chacun de vous a fait depuis des milliers, des millions d’années, a été un choix important ; vous avez œuvré non seulement pour vous-mêmes mais aussi pour la Source, et vous allez maintenant récolter tout ce que vous avez semé de vie en vie, car chaque fois que vous vous êtes incarné vous avez semé quelque chose.

Tous les grands êtres qui ont parcouru diverses époques comme Jésus, Bouddha ou dans un ordre différent Saint Germain ou d’autres, ont semé quelque chose, et vous, avec des capacités différentes, êtes aussi venus semer quelque chose. Ce quelque chose, c’est maintenant à vous de le récolter et de l’offrir ».


Vous pouvez reproduire ce texte et en donner copie aux conditions suivantes :

qu’il ne soit pas coupé
qu’il n’y ait aucune modification de contenu
que vous fassiez référence à notre site  http://ducielalaterre.org
que vous mentionniez le nom de Monique Mathieu

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Neutraliser Les Problèmes

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2011

  

 

LA PURETÉ FONDAMENTALE DE L’ESPRIT par SA SAINTETÉ LE DALAÏ LAMA 

Extraits de son livre LEÇONS D’AMOUR, p. 27 à 38 – Plon 2006 

 

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Analysons maintenant les émotions conflictuelles comme la convoitise, la haine et la jalousie. Ces comportements découlent de la vision erronée que les objets existent comme des entités indépendantes, alors qu’en réalité, il n’en est rien. La force d’une telle ignorance génère toutes ces émotions désagréables. Le maître yogi indien Dharmakirti répond à l’analyse que nous venons d’effectuer pour savoir si l’ignorance et les problèmes qui l’accompagnent sont intrinsèques à la nature même de l’esprit en disant : « La nature de l’esprit est une claire lumière. Les souillures sont superficielles. » La nature de la conscience la plus profonde et la plus subtile est pure. La colère, l’attachement sont accessoires et ne subsistent pas dans l’essence de l’esprit. Nous l’appelons l’esprit inné et primordial de la claire lumière. Il est aussi surnommé la nature du Bouddha, car il rend possible l’illumination. Il se trouve à la racine de toute conscience. Nous exprimons tous de la compassion à des degrés de développement et d’ampleur différents. L’intelligence nous guide pour distinguer le bien du mal. Voilà les conditions indispensables pour atteindre l’illumination. 

 

Après avoir admis que les souillures ne sont pas gravées dans l’esprit, s’y opposer et les éliminer est possible en créant des antidotes, des attitudes qui vont agir comme des médicaments pour les combattre. Si les souillures étaient indissociables de l’esprit, les pensées négatives – la colère, la haine, etc. – devraient persister dans l’esprit aussi longtemps qu’il existe. Mais ce n’est pas le cas. Vous n’êtes probablement pas en colère tandis que vous lisez ces lignes et que vous réfléchissez. L’esprit peut s’affranchir des penchants comme la colère et l’attachement. 

 

Parfois, dans notre vie, nous ressentons de la colère et de l’attachement. À d’autres moments, du détachement, de la satisfaction, de l’amour et de la compassion. Le désir et la haine envers une personne ou une chose ne s’expriment jamais au même moment. Ces deux attitudes s’opposent. Quand l’une prend de l’envergure, l’autre s’affaiblit. 

 

La connaissance de la nature ultime des choses consolide l’amour et la compassion. L’ignorance conçoit les objets de manière erronée en leur attribuant une existence intrinsèque. Quelle que soit la force de la haine ou de la fierté, ces attitudes négatives naissent de l’ignorance. La méprise sur la nature des êtres et des choses est à l’origine de la haine et du désir. Heureusement, les sentiments qui s’opposent à la haine et au désir s’expriment, qu’il y ait ou non une conception erronée d’une existence indépendante des choses. 

 

Lorsque l’ignorant et le sage observent un phénomène, leurs perceptions s’opposent. La sagesse s’appuie sur la vérité et l’ignorant sur de mauvais principes qui provoquent une vision déformée de la réalité. Renforcer la sagesse affaiblit l’ignorance. La sagesse amoindrit la méprise sur la nature des choses et des êtres jusqu’à la disparition totale de l’ignorance. 

 

Drag and drop me   LE TOURMENT EST INTÉRIEUR  Drag and drop me 

Les événements extérieurs ne sont pas à l’origine de notre souffrance. L’esprit non maîtrisé est la cause de toute souffrance. L’apparition d’émotions conflictuelles dans notre esprit pousse à des actes négatifs. Les émotions et les visions erronées recouvrent l’essence pure de l’esprit. Leur force nous pousse alors à commettre des fautes qui engendrent inévitablement la souffrance. Nous devons éliminer, consciemment et avec soin, de telles attitudes dommageables. Agir comme si nous devions disperser les nuages, pour qu’un ciel bleu éclate. Les actes nuisibles cessent avec la disparition des attitudes, émotions et conceptions dommageables. Le grand yogi tibétain Milarépa (XIe-XIIe siècle) disait: « Naître, naître de l’univers; se dissoudre, se dissoudre dans l’univers. « Il faut être à l’écoute de sa conscience pour savoir détruire les idées mal fondées et donner une impulsion pour revenir à une réalité plus profonde. Le ciel existait là avant que les nuages ne l’envahissent et il sera encore là lorsqu’ils se seront dissipés. Même si les nuages recouvrent chaque centimètre carré jusqu’à l’horizon, il est toujours là. 

 

L’eau, aussi sale qu’elle puisse être, est par nature propre et non polluée. De la même façon, l’essence d’un esprit, fût-il troublé, n’est pas souillée. Les émotions conflictuelles comme la haine ne peuvent pas affecter l’esprit de claire lumière. La prochaine fois que la haine surgira, sortez de cette exaltation mentale et observez la haine en pleine action. Dans « Je hais … », la « haine » et le « moi » sont liés l’un à l’autre. Et pourtant, en vous plaçant en tant qu’observateur, vous avez écarté légèrement la haine. Toutes les anomalies qui ont provoqué cet état d’emportement se révèlent alors. 

 

Pour réaliser cet exercice, il faudra d’abord développer vos aptitudes à surveiller vos pensées. Tant que votre conscience conceptualise, il est difficile pour la pensée d’observer la pensée. En devenant capable d’observer les pensées dès qu’elles naissent, le potentiel de la conscience à se concentrer sur elle-même augmente progressivement. Et, dès que surgit une expression de haine, l’esprit ne verse plus dans la colère. En étant proche de la conscience, à la fois comme expert et objet expertisé, vous pouvez dorénavant reconnaître ce que l’on appelle la « conscience ordinaire », non affectée par le fait d’aimer ou de ne pas aimer, de désirer ou de ne pas désirer. Quand l’esprit n’est pas sollicité par ses multiples fonctions, sa clairvoyance se manifeste. Et si vous persistez, cette capacité de clairvoyance se développera. La haine se mélange lentement à l’essence de la conscience, car la nature profonde de la haine est aussi lumière et connaissance. 

 

Le flux de vos idées et de vos pensées ne doit pas être interrompu intentionnellement. Ne vous laissez pas emporter par elles et ne laissez pas votre esprit se fondre en elles. Alors l’esprit reprendra sa forme originelle pour que la clairvoyance se révèle. Et sa pureté fondamentale s’exprimera. 

Lorsque vous comprenez que la claire lumière est l’essence de votre esprit, des qualités de plus en plus grandes telles que l’amour se déploient. La transformation spirituelle n’est pas motivée par l’environnement extérieur. Il ne sert à rien d’accumuler encore et encore plus d’objets matériels: vous resterez insatisfait. 

 

La libération est atteinte par la connaissance de l’essence ultime de l’esprit lui-même. Personne et rien d’autre ne peut nous l’accorder. Le bonheur s’acquiert avec la maîtrise de l’esprit. Sans elle, le bonheur est inaccessible. Nous ne serons pas affligés ou nous ne causerons pas de souffrance si nous avons confiance dans la luminosité fondamentale de la nature de l’esprit, la claire lumière. 

 

Drag and drop me   L’ESPRIT DIAMANT  Drag and drop me 

Cette claire lumière, fondamentale et lumineuse, est l’origine de tout esprit, à jamais indestructible, inaltérable comme un diamant. Pour le bouddhisme, cet aspect de l’esprit est permanent dans le sens où il est perpétuel, sans aucune interruption. Il a toujours existé et existera à jamais. Il n’est pas un phénomène qui naît de la causalité. 

 

Notre esprit d’origine est pur, naturellement libre de tout problème. Les phénomènes purs et impurs apparaissent à l’intérieur de cet esprit comme les manifestations de sa spontanéité. Le rayonnement sans entrave de l’esprit est appelé la compassion. Les actions compatissantes émergent de sa nature spontanée et de sa pureté. 

 

L’esprit diamant est libre de toute souillure, comme un ciel couvert de nuages, même s’il émet des sentiments bons ou mauvais comme le désir, la haine ou la confusion. L’eau peut être très sale: sa nature profonde reste claire. De la même manière, toute émotion conflictuelle, quelle que soit sa puissance, générée par l’esprit diamant est un artifice. L’esprit fondamental est perpétuel et demeure non affecté par les souillures. 

 

L’esprit diamant originel possède toutes les qualités spirituelles extraordinaires comme l’amour ou la compassion illimités. Elles se manifestent seulement lors de circonstances particulières. Dans un sens, aux prémices du commencement, nous étions « illuminés », dotés d’un esprit à l’origine profondément bon. 

 

Drag and drop me    ÉVALUER NOTRE SITUATION PRÉSENTE Drag and drop me 

 

Cette renaissance humaine se fait dans un corps qui sera l’instrument nécessaire pour atteindre plus facilement tous les buts, qu’ils soient provisoires ou définitifs. Il ne faut pas gâcher cette vie. Cette renaissance parmi la myriade de formes de vie possibles dans ce monde est tellement unique et avantageuse! Votre potentiel intérieur ne sera pas pleinement réalisé si vous ne vous employez qu’à atteindre une meilleure existence pour vos prochaines renaissances, ou si vous cherchez seulement à vous libérer individuellement des liens qui vous attachent à la souffrance. Sous cette forme humaine, vous devez faire tout ce qu’il est possible pour achever un développement spirituel total et parfait. 

 

Méditation 

  1. Méditez sur votre potentiel actuel pour effectuer un développement spirituel : vous avez un corps humain, l’enseignement spirituel est à votre portée. Vous avez la capacité d’intérioriser les enseignements spirituels. Vous possédez un esprit diamant. 

  2. Appréciez les opportunités présentes pour exercer une pratique spirituelle. 

  3. Établissez comme motivation le souhait d’aider, en dehors de vous-même, tous les êtres vivants. 

  4. Ayez pour but d’aider les autres. 

 

Sa Sainteté le Dalaï Lama 

 

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Comprendre le Bouddhisme

Posté par othoharmonie le 15 janvier 2011

Titre

POUR COMPRENDRE LE BOUDDHISME – UNE INITIATION A TRAVERS LES TEXTES ESSENTIELS 

Auteur

Bercholz et 

Kohn Chödzin  

Sherab Samuel 

 

 

                         POUR COMPRENDRE LE BOUDDHISME 

 

             UNE INITIATION A TRAVERS LES TEXTES ESSENTIELS 

 

Pour comprendre le bouddhisme

Traduit par Michèle Garène, Basile Lagides, Bernard Seytre 

Préface de Bernardo Bertolucci 

 

 

Il y a deux mille cinq cents ans, un prince renonce au monde, il découvre le secret de la fin de toutes les souffrances et devient le Bouddha. 

 

Depuis, des millions d’hommes ont suivi son enseignement, et pourtant, que savons-nous vraiment du fondateur du bouddhisme, un des grands guides de l’humanité, et de la foi qu’il a inspirée ? 

 

Ce livre rappelle l’étonnante aventure du Bouddha et l’histoire du bouddhisme ; il en illustre les grandes idées par des textes souvent bouleversants, explique les mots clefs, fournit les références indispensables. 

 

Pour comprendre le bouddhisme, sans la moindre exclusive, donne la parole à toutes les tendances ; Petit Véhicule, Grand Véhicule, Tantrisme tibétain, Zen… on trouvera ici aussi bien les paroles du Bouddha que les textes de maîtres contemporains. 

 

Ce livre d’initiation est né d’un souhait de Bernardo Bertolucci, à l’occasion de la sortie mondiale de Little Buddha. Le cinéaste voulait offrir au grand public une voie d’accès au sens profond de son film, et expliquer tout ce qu’il avoue n’avoir pu dire par les seules images. Ainsi, dans ce livre, chacun pourra découvrir le message bouddhique, dans toute sa grandeur et sa simplicité. 

 

 

Le film :  LITTLE BOUDDHA sorti en 1993 de Bernardo Bertolucci

Photo : Comprendre le Bouddhisme dans A et B Bernardo-Bertolucci

Synopsis

Jesse Conrad, neuf ans, vit à Seattle avec un père ingénieur, Dean, et une mère enseignante, Lisa. Un jour, ils reçoivent la visite surprise d’une délégation de moines bouddhistes venue du royaume himalayen du Bhoutan sous la conduite du lama Norbu et de son adjoint Champa. Les moines sont persuadés que Jesse pourrait être la réincarnation d’un de leurs plus éminents chefs spirituels. Ils lui offrent alors un livre narrant la vie de Siddhartha, et ce, en attendant sa visite dans l’Himalaya.

 

Commentaire

On peut partager le film en deux. D’un coté l’histoire de Jesse, un petit américain supposé être la réincarnation d’un grand lama et de l’autre, l’histoire du prince Siddhartha qui deviendra le futur bouddha.

 

VIDEO de Little Bouddha :  Image de prévisualisation YouTube

 

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bouquins

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Introduction au Bouddhisme (3livres)

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2010

Titres

1.     LA VOIE DE LA LUMIERE 

2.     LA GRANDE PAIX DE L’ESPRIT 

3.     L’ART DU BONHEUR 

Auteur

 

Le DALAÏ LAMA 

 

 

                                             1.   LA VOIE DE LA LUMIERE 

 

 

La Voie de la lumière : Une introduction au bouddhisme

De quoi ça parle

 

Dans ce livre fondamental pour la compréhension du bouddhisme, le Dalaï-Lama analyse un texte renommé de l’un de ses prédécesseurs, le troisième Dalaï-Lama, pour nous éclairer sur l’essence de la vie. 


Issu de la tradition d’enseignement du Lam Rim
(étapes de la Voie vers l’Eveil), La voie de la lumière indique clairement comment accéder à l’éveil. Il nous rappelle que cette voie passe par les grands sujets de méditation et l’importance des progrès spirituels


Ce livre s’adresse à toute personne qui souhaite aller plus loin que la simple étude du bouddhisme tibétain. 

 

Cet enseignement du Dalaï-Lama, fondé sur un texte renommé de l’un de ses prédécesseurs, Sonam Gyatso, troisième Dalaï-Lama, met en évidence d’une façon claire et brillante tous les rouages de la dynamique bouddhiste de l’éveil. Des différents types de motivations pour aborder le chemin jusqu’à la pratique tantrique, en passant par la rencontre avec le maître, le Karma ou la production de l’esprit altruiste d’éveil, toutes les étapes sont expliquées et placées dans la perspective générale de l’évolution spirituelle. Un ouvrage à la fois pédagogique et inspirant, qui permettra de situer les multiples aspects de la pratique et de l’étude bouddhiste, et de les approfondir à la lumière de l’expérience du Dalaï-Lama et des grands maîtres qui l’ont précédé. En annexe, plusieurs textes présentent l’œuvre et la vie de Sonam Gyasto ainsi que les principaux accomplissements de chacun des quatorze Dalaï-Lamas. 

 

L’auteur :       photo Tenzin Gyatzo foto 2.jpg

Le dalaï-lama (tibétain : ཏ་ཱལའི་བླ་མ་, Wylie : tala’i blama ; en sinogrammes traditionnels 達賴喇嘛 ; en sinogrammes simplifiés 赖喇嘛 ; en pinyin Dálài Lǎmá) est reconnu par les Tibétains comme le plus haut chef spirituel (religion) du Tibet et une émanation du bodhisattva de la compassion, il est devenu le chef temporel (politique) du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu’à la première moitié du XXe siècle, puis chef de l’Administration centrale tibétaine encore à ce jour. 

 

À l’époque du 14e dalai lama, Tenzin Gyatso (1935), après une guerre sino-tibétaine, l’armée populaire de libération a envahi le Tibet en 1951. Le dalaï-lama resta au Tibet jusqu’en 1959, date à laquelle il fut contraint de s’exiler en Inde, après le soulèvement tibétain de 1959

 

Souvent, le Dalaï-Lama dit de lui qu’il est un simple moine, ni plus ni moins. Dans son exil à Dharamsalla au nord-ouest de l’Inde, il s’adonne essentiellement à la méditation et aux prières. Par ailleurs, il voyage beaucoup dans le monde pour donner des conférences, à l’occasion de rencontres bouddhistes ou encore pour rencontrer des hommes politiques. 

 

 

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                                        2.   LA GRANDE PAIX DE L’ESPRIT 

 

 

 

La vision de l'éveil dans la grande perfection

De quoi ça parle

La Grande Paix de l’Esprit retrace le chemin spirituel dans son intégralité, depuis les notions d’éthique, qui forment le socle commun à toutes les religions et à tous les hommes épris d’humanisme, jusqu’aux enseignements les plus élevés du Dzogchen, en passant par la philosophie bouddhiste fondamentale qu’est la compassion. 


Invité en 2000 à Lérab Ling, dans le Languedoc, le dalaï-lama a livré les principes clés du bouddhisme devant une assistance de dix mille personnes. Imprégné de l’ambiance chaleureuse de l’événement, ce livre d’une grande fluidité, directement issu de la transmission orale du bouddhisme tibétain, offre au lecteur une dimension inédite de l’esprit du dalaï-lama, en même temps qu’il lui propose une vision panoramique de l’enseignement du Bouddha. 

en même temps qu’il commentait, avec une érudition et une clarté remarquables, le texte magistral du maître tibétain du quatorzième siècle, Longchen Rabjam dit Longchenpa : Trouver le confort et l’aise dans la méditation de la Grande Perfection


Lors d’une rencontre entre deux maîtres éminents du bouddhisme tibétain, Sogyal Rinpoché a dit : 

«Nous avons tous été touchés par la profondeur, la pertinence et la limpidité de ces enseignements ; certains ont d’ailleurs affirmé qu’ils étaient parmi les plus remarquables qu’ils aient eu l’occasion d’entendre. Avoir pu recevoir ces enseignements du dalaï-lama fut un événement exceptionnel dans la vie de toutes les personnes présentes.»

 

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                                                    3.   L’ART DU BONHEUR 

 

 

 

 

Sagesse et sérénité au quotidien

 

 

 

 

De quoi ça parle :

 

 Le bonheur est, selon le Dalaï-Lama, le but de toute notre existence. Mais cet « art du bonheur », mélange surprenant de sagesse plusieurs fois millénaire et de bon sens, nous est-il réellement accessible ? 


C’est bien ce que nous prouvent ces entretiens désormais célèbres entre Sa Sainteté le Dalaï-Lama et Howard Cutler, psychiatre américain, en nous offrant des réflexions et des conseils concrets que nous pouvons tous appliquer pour vaincre l’anxiété et la colère, pour surmonter les obstacles de l’existence et le découragement en puisant dans notre source de paix intérieure. Nous vous présentons ici quelques-uns des passages les plus éloquents de ce remarquable best-seller où la plus grande figure spirituelle du monde contemporain et prix Nobel de la paix, partage le sens profond de la spiritualité et de ce qui fait notre bonheur au quotidien. 

 

Le chemin vers le bonheur et la sérénité est de travail et de volonté. Nous viendrait-il à l’idée qu’un apprentissage quelconque puisse se faire sans effort ? Alors sur le métier cent fois remettons notre ouvrage.  L’exemple et les livres du Dalaï-lama lama nous entrainent vers notre essence intime qui nous apprend à nous accepter tels que nous sommes et nous permet de mieux vivre notre vie. 


Et si nous commencions nos journées par cette simple petite phrase :

« Je ne vais pas gâcher cette journée. Je vais l’employer de manière plus positive. » 

 

 

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L’éveil du Bouddha

Posté par othoharmonie le 21 octobre 2010

Titres

L’EVEIL DU BOUDDHA 

Auteur

Tom LOWENSTEIN 

 

                                                L’EVEIL DU BOUDDHA 

 

 

L'éveil du Bouddha

 

Contrairement à d’autres religions, le bouddhisme est pacifique et, en général, très tolérant. Il n’a jamais été belligérant comme l’ont été presque toutes les philosophies, devenues religions, et qui se sont alliées au pouvoir politique. Mis à part la destinée humaine, qui se situe dans la réalité du nirvana, le savoir bouddhique est un savoir humain dont on a fait un savoir religieux. Ce dernier est fondé sur la foi en Bouddha, celui qui a connu et parcouru la seule voie possible pour l’être humain, celle du nirvana. Le but de la vie, pour le bouddhisme, c’est de ne plus exister comme moi, contrairement à l’occidental qui persiste à exister en tant que moi, cause de la souffrance. Dans les sociétés occidentales, qui ont été façonnées par la philosophie grecque et le christianisme, la souffrance n’est pas perçue comme dans le bouddhisme. Il est évident que sans la conscience du moi, il n’y a pas de souffrance, car la disparition du moi signifie la disparition de la souffrance. La solidarité de l’être humain avec un univers conçu comme autonome, ainsi que l’abnégation du moi, sont des valeurs que l’on retrouve dans la philosophie bouddhique. La philosophie occidentale, quant à elle, met davantage l’accent sur la personne, n’ayant aucun lien avec l’univers. 

 

 

 

L’auteur : photo L'éveil du Bouddha dans L à  N tom-lowenstein

Tom Lowenstein 

 

 Tom Lowenstein : Australie comptables fiscalistes – est l’un des plus respectés et les conseillers financiers dont l’association avec les arts s’étend sur 30 ans. His first arts client was John Olsen, arguably Australia’s most acclaimed contemporary artist. Son premier client a été arts John Olsen, sans doute l’Australie artistes contemporains les plus acclamés

  

Tom  concentre maintenant ses efforts en tant que Managing Partner de Lowensteins Gestion des arts et de Directeur exécutif de l’Australian Inc Association des Artistes 

Ses domaines de spécialisation comprennent impôt sur le revenu, impôt sur les gains en capital, les entreprises et conseils en placements, planification fiscale et successorale et conseils en fiscalité internationale.  Tom est une autorité en matière de fiscalité et de planification fiscale dans le domaine des arts visuels, arts du spectacle, artistes et autres éléments créatifs Il a écrit de nombreux articles et a donné des conférences dans les domaines de l’art d’investissement, la pension de retraite, et les dons de biens culturels du programme

 

 

  

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Corps énergétique

Posté par othoharmonie le 27 août 2010

COMMENT ENTRER EN CONTACT AVEC VOTRE CORPS SUBTIL 

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Essayez tout de suite, s’il vous plaît. Fermez les yeux : cela pourra peut-être vous aider. Plus tard, quand il vous sera devenu facile et naturel d’être dans le corps, ceci ne sera plus nécessaire. Dirigez votre attention sur le corps. Sentez-le de l’intérieur. Est-il vivant ? Sentez-vous la vitalité dans vos mains, vos bras, vos jambes, vos pieds, votre abdomen, votre poitrine ? Sentez-vous le subtil champ énergétique qui infuse tout votre corps et vitalise chaque organe et chaque cellule ? Le sentez-vous simultanément dans toutes les parties du corps comme un seul et unique champ énergétique ? Maintenez votre attention sur votre corps subtil pendant quelques instants. Ne vous mettez pas à y penser. Sentez-le seulement. Plus vous y accordez d’attention, plus la sensation se clarifie et s’intensifie. Vous aurez l’impression que chacune de vos cellules se vivifie et, si vous êtes très visuel, il se peut que vous perceviez votre corps sous la forme d’une image lumineuse. Même si une telle image peut temporairement vous aider, accordez davantage d’attention à la sensation qu’à toute image pouvant se présenter. Peu importe sa beauté ou sa force, une image a déjà une forme définie. Elle empêche donc la sensation de s’approfondir. 

 

La sensation que vous avez de votre corps subtil ne correspond en fait à aucune forme, elle n’a aucune limite et est insondable. Vous pouvez l’approfondir à volonté. Si vous ne sentez pas grand-chose à cette étape-ci, accordez votre attention à tout ce que vous pouvez sentir. Peut-être s’agit-il d’un léger picotement dans vos mains ou dans vos pieds. Cela suffit pour l’instant. Fixez simplement votre attention sur cette sensation. Votre corps s’anime. Nous continuerons l’exercice un peu plus tard. Ouvrez les yeux, tout en maintenant partiellement votre attention sur votre corps énergétique et en regardant autour de vous dans la pièce. Le corps subtil joue le rôle de charnière entre votre « identité-forme » et votre « identité-essence », votre véritable nature. Ne rompez jamais le contact avec lui. 

 

 

                                               LA TRANSFORMATION PAR LE CORPS

 

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Pourquoi la majorité des religions ont-elles condamné ou nié le corps ? On dirait que les chercheurs de la spiritualité ont toujours considéré le corps comme un obstacle ou même comme un péché. 

 

Pourquoi y a-t-il si peu de chercheurs de la spiritualité qui trouvent ? 

 

Sur le plan corporel, les humains sont très proches des animaux. Toutes les fonctions de base du corps – le plaisir, la douleur, la respiration, l’alimentation, la désaltération, la défécation, le sommeil, la pulsion à trouver un compagnon ou une compagne pour procréer et enfin, bien sûr, la naissance et la mort –, nous les avons en commun avec les animaux. Longtemps après avoir été déchus de leur état de grâce et de fusion avec l’Un et être tombés dans l’illusion, les humains s’éveillèrent dans ce qui leur semblait être un corps animal, chose qui les dérangea grandement. « Ne te fais pas d’illusion. Tu n’es rien de plus qu’un animal. » Cela semblait être la vérité qui leur éclatait en plein visage. Mais cette vérité était trop dérangeante pour être tolérée. Réalisant qu’ils étaient nus, Adam et Ève se mirent à avoir peur. Inconsciemment et très rapidement, ils commencèrent à nier leur nature animale. La possibilité menaçante que leurs puissantes et instinctives pulsions les submergent et les ramènent à une inconscience totale était sans aucun doute une menace très réelle. La honte et certains tabous concernant certaines parties et fonctions corporelles firent leur apparition, en particulier par rapport à la sexualité. Leur conscience ne brillait pas encore assez fort pour qu’ils puissent accepter leur nature animale, lui permettre d’être telle et même y prendre plaisir. Sans parler du fait qu’ils auraient pu s’y investir profondément et y découvrir le divin qui s’y cache, la réalité derrière l’illusion. Alors ils ont fait ce qu’ils devaient faire. Ils se sont dissociés de leur corps. Et à partir de ce moment-là, ils se voyaient comme ayant un corps plutôt que simplement comme étant un corps. 

 

Quand les religions ont vu le jour, cette dissociation s’est accentuée davantage avec la croyance « vous n’êtes pas votre corps ». En Orient comme en Occident, et au cours des siècles, d’innombrables personnes ont essayé de trouver Dieu, le salut ou l’illumination par la négation du corps. Ceci s’est manifesté par la négation du plaisir des sens, de la sexualité en particulier, par le jeûne et d’autres pratiques ascétiques. Les gens s’infligeaient même des châtiments corporels pour essayer de punir ou de faire taire leur corps, qu’ils considéraient comme un péché. Dans le christianisme, on a appelé cela la mortification de la chair. D’autres ont tenté d’échapper à leur corps en se mettant en état de transe ou en essayant d’en sortir. Beaucoup de gens le font encore. Même Bouddha est réputé avoir nié son corps pendant six ans par le jeûne et par d’extrêmes formes d’ascétisme. Mais ce n’est qu’après avoir abandonné ces coutumes qu’il s’est réalisé. 

 

Chose certaine, personne n’a jamais connu l’éveil spirituel en niant le corps, en se battant contre lui ou en sortant de lui. Même si l’expérience de sortie du corps peut s’avérer fascinante et vous donner un aperçu fugitif de ce qu’est la libération de la forme matérielle, vous devrez en fin de compte toujours y revenir, car c’est dans cet « habitacle » que le travail fondamental de la transformation s’effectue, et non pas loin de lui. Voilà pourquoi aucun maître véritable n’a jamais préconisé la sortie ou la négation du corps, bien que ses disciples encore pris dans le mental l’aient souvent fait. 

 

 

 

                                                  CRÉEZ EN VOUS DE PROFONDES RACINES 

 

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La clé, c’est d’être en contact permanent avec votre corps subtil, de le sentir en tout temps. Ceci approfondira et transformera rapidement votre vie. Plus vous dirigez votre conscience sur le corps énergétique, plus la fréquence de ses vibrations s’amplifie, un peu comme augmente l’intensité lumineuse d’une ampoule quand vous tournez le rhéostat. À ce niveau vibratoire plus élevé, la négativité ne peut plus vous perturber et vous tendez naturellement à vous attirer des situations nouvelles qui reflètent cette fréquence vibratoire. 

 

Si vous maintenez le plus possible votre attention sur votre corps énergétique, vous serez ancré dans le présent et ne vous égarerez ni dans le monde extérieur ni dans le mental. Les pensées et les émotions, les peurs et les désirs, seront dans une certaine mesure encore présents, mais, du moins, ils ne prendront pas le dessus. 

 

 

Veuillez s’il vous plaît observer ce vers quoi est dirigée votre attention en ce moment. Vous êtes en train de m’écouter ou de me lire. C’est le point de mire de votre attention. Vous avez aussi une conscience périphérique du lieu où vous vous trouvez, des personnes qui vous entourent, etc. Il se peut en outre qu’une certaine activité mentale se joue autour de ce que vous entendez ou lisez, que votre mental émette des commentaires. Il n’est cependant pas nécessaire que rien de ceci retienne toute votre attention. Voyez si vous pouvez en même temps être en contact avec votre corps subtil. Maintenez une partie de votre attention vers l’intérieur. Ne la laissez pas se tourner entièrement vers l’extérieur. Sentez votre corps entier de l’intérieur, comme un seul et unique champ énergétique. Comme si vous écoutiez ou lisiez avec tout votre corps. Exercez-vous à cela au cours des jours ou des semaines à venir. 

 

N’accordez pas la totalité de votre attention au mental et au monde extérieur. Concentrez-vous sur ce que vous faites, bien sûr, mais sentez en même temps votre corps énergétique aussi souvent que possible. Restez en contact avec vos racines intérieures. Surveillez ensuite comment ceci modifie l’état de votre conscience et la qualité de ce que vous faites. 

 

Chaque fois que vous devez attendre, peu importe où, utilisez ce temps-là pour sentir votre corps subtil. De cette façon, les embouteillages et les files d’attente deviennent très agréables. Au lieu de vous projeter mentalement loin du présent, enfoncez-vous plus profondément dans le présent en occupant davantage votre corps. 

 

L’observation du corps énergétique deviendra un art, une manière totalement nouvelle de vivre, un état de rapport intime et permanent avec l’Être. Cette observation donnera à votre vie une profondeur que vous n’aurez jamais connue auparavant. 

 

Lorsque vous êtes bien ancré dans votre corps, il est facile de rester présent pour observer votre mental. Peu importe ce qui se passe à l’extérieur, rien ne peut plus vous déranger. 

 

À moins de rester présent – et habiter son corps est toujours un aspect essentiel à la présence –, vous continuerez à vous faire mener par le mental. Le scénario que vous avez appris il y a bien longtemps, c’est-à-dire le conditionnement de votre mental, dictera vos pensées et vos comportements. Vous en serez peut-être libéré pendant de brefs moments, mais rarement pour très longtemps. Et ceci est particulièrement vrai quand quelque chose va de travers, que vous subissez une perte quelconque ou êtes bouleversé. Votre conditionnement active une réaction involontaire, automatique et prévisible alimentée par l’unique émotion fondamentale sous-jacente à l’état de conscience identifié au mental : la peur. 

 

En définitive, quand de tels défis se présentent – et ils ne manquent pas de le faire –, prenez l’habitude de revenir immédiatement à l’intérieur et de vous concentrer autant que vous le pouvez sur votre corps énergétique. Cela n’a pas besoin d’être long, juste quelques secondes. Mais vous devez le faire dès l’instant où le défi se présente. Tout délai fait surgir une réaction mentale et émotionnelle qui prend possession de vous. Lorsque votre attention est dirigée vers l’intérieur, que vous sentez votre corps énergétique et désengagez votre attention du mental, vous retrouvez immédiatement le calme et la présence. Si la situation exige une réaction, celle-ci émanera d’une source plus profonde. Tout comme le soleil brille infiniment plus que la flamme d’une bougie, il y a infiniment plus d’intelligence dans l’Être que dans votre tête. 

 

Aussi longtemps que vous êtes consciemment en contact avec votre corps énergétique, vous êtes comme l’arbre profondément enraciné dans la terre ou tel le bâtiment qui repose sur de solides et profondes fondations. Cette métaphore est employée par Jésus dans la parabole des deux hommes construisant une maison, parabole en général mal comprise. Le premier bâtit sa maison dans le sable, sans fondations, et celle-ci est emportée quand la tempête et l’inondation surviennent. Quant à l’autre, il creuse profondément jusqu’au roc, puis érige sa maison qui, cette fois, ne sera pas emportée par l’inondation.

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Moi Bouddha

Posté par othoharmonie le 9 août 2010

Titre :  MOI BOUDDHA 

Auteur : 

José FRECHES  

  

Moi Bouddha

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Son nom est universellement célèbre, mais il reste un inconnu ; par le talent de José Frèches, pour la première fois, Bouddha nous raconte sa vie… 

On croit connaître Bouddha, mais on connaît surtout le bouddhisme. Or, à l’origine de ce courant de pensée adopté par des centaines de millions d’individus, il y a un homme. 

Un petit Indien choyé, héritier d’une illustre famille de guerriers, née au VIè siècle avant Jésus-Christ, qui grandit entouré de tendresse et de luxe, qui apprend à chasser, qui découvre l’amour. Il s’appelle Siddharda Gautama. 

Mais bientôt, Siddharta prend conscience de la réalité de la vie en Inde ; les castes, la misère, l’injustice… Et il se rebelle contre son existence dorée, si éloignée de la condition de ses semblables. 

Alors il quitte tout, famille, fortune, domestiques. Vêtu comme un mendiant, il part à la rencontre des autres hommes. De jour en jour il vit rebuffades et aventures, d’abord seul puis rejoint par les disciples les plus inattendus, progressant peu à peu sur la Voie de la Connaissance. 

Son charisme et son discours à la fois exigeant et généreux bouleversent ceux qui le croisent. Et tout d’un coup, de cet homme seul naît le bouddhisme. 

Avec les Mémoires imaginaires, José Frèches nous fait découvrir la vraie vie et la vraie parole de Bouddha, un être passionnant, émouvant et finalement très proche de nous. 

En annexe de ce live, vous y trouverez le Grand Sermon du Bouddha 

C’est dans le parc des Gazelles de Bénarès que le Bouddha délivra son premier grand sermon, qu’on s’est efforcé ici de rendre le plus proche possible du langage et du mode d’expression qui devaient être ceux du Bienheureux. 

La situation de tous les êtres relève des Quatre Nobles Vérités la Noble Vérité de la Douleur, 

la Noble Vérité de l’origine de la Douleur, la Noble Vérité de la cessation de la Douleur 

et enfin la Noble Vérité du chemin qui mène à la cessation de la Douleur…. 

==== 

Et Si vous voulez, vous aussi, vous procurer ce livre, vous le trouverez ici :  

http://www.priceminister.com/offer/buy/16257760/Freches-Jose-Moi-Bouddha-Livre.html

 000201CD dans E à  K 

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Index

Posté par othoharmonie le 3 juin 2010

 Index dans LIVRES de Travail 0002043BVoilà, comme promis, j’ai reconstitué ici un panel de mes lectures à caractère spirituel et de développement personnel.

 Cela pourra peut-être vous guider pour un choix dans vos futures lectures. C’est ce que je vous souhaite de tout coeur ! 

barre-separation-4615172fc9 dans LIVRES de Travail

 

 00020490 

Abrezol           Dr. Raymond  Tout savoir sur la sophrologie 
Abelar  Taïsha  Le passage des sorciers 
Aird  kishori  l’ADN démystifiée 
Aïvanhov  Omraam M.  Pensées quotidiennes Vous êtes des Dieux Cherchez le royaume de Dieu et sa justice Et il me montra un fleuve d’eau de la vie 
Albert  Laurence  Les grands Saints 
Albom  Mitch  Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut 
Allemann  Daniel  La puissance secrète de votre personnalité 
Altea  Rosemary  Une longue échelle vers le ciel 
André  Christophe  L’estime de soi 
Anderson  Marie-Noëlle  Nous les Celtes du Verseau 
Arcan  Pascale  Le temps des Maîtres 2012 Au cœur de l’amour 2012 Adonaï 2012 

 

 ——-->     n’oubliez pas de lire aussi Les Extraits : sous l’en-tête du blog 

+   la collection de Conversation avec Dieu et celle de Kryeon dans la marge de droite     —————>

mais également rendez-vous sur le lien de Diane Leblanc : Bianca Gaia

 00020491 

 

Barbarin 

Georges  Comment on soulève les montagnes 
Bardet  Solenn  Pieds nus sur la terre rouge 
Basset Chercot  Pascal  Toine 
Becker  Gavin de  La peur qui vous sauve 
Bellotto  Henri  La porte du silence 
Bennett  J.G  Sexualité et développement spirituel 
Benoit  Pierre  L’Atlantide 
Bercholz et Chödzin Kohn  Samuel Sherab                                Little Bouddha 
Bernoux  Philippe  La sociologie des organisations 
Bernstein  M.  A la recherche de Bridey Murphy 
Bertolino  Jean 

Chaman

Bettelheim  Bruno 

L’amour ne suffit pas

Beyala  Calixthe 

La plantation

Billon  Pierre 

Un bâillement du diable

Bloom  Howard 

Le principe de Lucifer – Tome I

Le principe de Lucifer – Tome II

Blunt  Gilles 

Le témoin privilégié

Boissière  Bernard de 

Maurice Zundel

Bottéro              et Ouaknin                   et  Moingt 

Jean  

                          Marc Alain                              Joseph

 La plus belle histoire de Dieu 
Bouchard   Nicolas 

L’hymne des démons

Bourdin  Jeanne 

Très sage Héloïse

Braibant  Daniel 

Les vérités interdites

Braudeau  Michel 

L’interprétation des singes

Bro  Bernard 

Thérèse de Lisieux, sa famille son Dieu, son message

Bromberg            et Trognon 

Marcel     

Alain  

Psychologie sociale et communication

Bromfield  Louis 

La mousson

Brown  Dan 

Anges et démons

Brown  Frédric 

Martiens, go home

Browne  Sylvia 

Aller – retour dans l’au-delà

Brunel  Henri  Guide de relaxation pour ceux qui n’ont pas le  temps 

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 00020492 

Cameron 

J.  La veine d’or 
Camus  Dominique  Voyage au pays du magique 
Camut               et   Hug  Jérôme                                  Nathalie  Les éveillés 
Caradeau  Jean-Luc  L’aventure spirituelle des sociétés initiatiques 
Cardinal  Marie  Les grands désordres 
le Carré  John  Une amitié absolue 
Cauwelaert  Didier Van  L’évangile de Jimmy 
Cesbron  Gilbert  Les Saints vont en enfer 
Chandra  Vikram  Le seigneur de Bombay 
Chattam  Maxime  Les Arcanes du chaos 
Chercot  Richard  Ma vie parmi les ombres 
Chia                          et  A.Arava  Mantak                                          Douglas  L’énergie sexuelle masculine 
Chia                             et  Chia  Mantak                Maneewan        L’énergie sexuelle féminine 
Chouraqui  André  La Bible Entête 
Clément  Catherine  Le voyage de Théo 
Coe  Jonathan  La maison du sommeil 
Comby  Bruno  Stress contrôle 
Condé  Bernard-Georges  Utilisation des énergies secrètes 
Corraze  Ghislaine  Eric  la voie intérieure 
Coulonges  Georges  La fête des écoles 
Crozier                    et Friedberg  Michel                                 Erhard  L’acteur et le système 

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 00020493 

 

Dalaï lama 

Le  La voie de la lumière 
    La grande Paix de l’esprit 
      L’art du bonheur 
Dahlquist  Gordon  Les mangeurs de rêves 
Dalke  Rüdiger  Mandalas 
d’Ansembourg  Thomas  Cessez d’être gentil, soyez vrai 
Declerck  Michèle  Le schéma corporel en sophrologie et ses applications thérapeutiques 
Denryck  Christiane  Comment développer votre puissance mentale 
Desarzens        et Humbert   Claude                  Jenny  Les thérapeutes de l’invisible 
Delaroche  Dr Patrick  Adolescence à problème 
Donner  Cécil  Le choc en retour 
Doty  Betty  Colère et agressivité 
Dubois  Geneviève  La radiesthésie 

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 00020494 

 

Egan 

Jennifer  L’envers du miroir 
Eliacheff           et Heinich  Caroline                      Nathalie  Mères-filles, une relation à trois 
Encausse  Gérard Dr  La Cabbale 

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 00020495 

 

 Frèches 

José  L’impératrice de la soie. Tome I : Le toit du monde 
     L’impératrice de la soie. Tome II : Les yeux de Bouddha 
     L’impératrice de la soie. Tome III : L’usurpatrice 
      Moi, Bouddha 
Fiore  Edith  Les esprits possessifs 
Follett  Ken  Les piliers de la Terre 
Fontana  David  Apprenez à mieux rêver 

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  00020496 

Gaarder 

Jostein  Le Monde de Sophie 
Gange  Françoise  Jésus et les femmes 
G.Dantec  Maurice  Villa vortex 
Genel  Jean Claude  Les jardins d’Anahmhr 
Gray  John  Mars et Vénus se rencontrent 
Gros  Patrick  L’art et la pratique spirituelle du Reiki 
Guitton                  et Antier  Jean                          J.Jacques  Le livre de la sagesse et des vertus retrouvées 

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  00020497 

Haaland 

Matlary  Quand raison et foi se rencontrent 
Hicks  Esther et Jerry  La loi de l’attraction 
Hoefler  Angelika  Karma, la chance de la vie 
Houel  Alain  Comment faire face aux gens difficiles 
Houellebecq  Michel  La possibilité d’une île 
Hubbard  L.Ron  La dianétique 
Hutin  S.  Hommes et civilisations fantastiques 
Huvet  Michel  Les années Decourtray 

 

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 00020499 

 

Jagot 

P.Clément  L’influence à distance 
      Le pouvoir de la volonté 
Jampolsky  dr. Gérald  N’enseigner que l’amour 
Japrisot  Sébastien  Un long dimanche de fiançailles 
Jeury  Michel  Les yeux géants 
Jones  Aurélia Louis  Révélatons de la nouvelle Lémurie -Télos 
    Messages pour l’épanouissement d’une humanité en transformation 
    Protocoles pour la cinquième dimension -Télos 

 

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 0002049A 

  

Kahn                          et Jacquard 

Axel                              Albert  L’avenir n’est pas écrit 
Kahn  Axel  L’homme, le bien, le mal 
Kardec  Allan  Le livre des médiums 
      Le livre des esprits 
Kastenbaum     La réincarnation est-elle possible ? 
Kenyon                  et Sion  Tom                          Judi  Le manuscrit de Marie Madeleine 
Klein  Jean  Transmettre la lumière 
Kramer  Edward L.  Chemins vers la puissance 
Krishnamurti  Jiddu  Le sens du bonheur 
Kübler-Ross  Elisabeth  Mémoires de vie, mémoires d’éternité 
Kurth  Hans  Connaîs-toi toi-même pour connaître les autres 

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 0002049B 

Laborit 

Emmanuelle  Le cri de la mouette 
Lapierre  Dominique  La cité de la joie 
Laporte  Muriel  Les écrits de Lumière 
     Vers un nouveau regard 
      Le Pont d’Or 
Lefevre  Clémence  Chakras 
Lenoir                     et Cabesos  Frédéric                          Violette  La promesse de l’ange 
Linn  Denise  L’âme se nourrit de Vérité 
Linssen  Amour, sexe et spiritualité 
Loevenbruck  Henri  Le testament des siècles 
Loussouarn  Thierry  Initiation au yoga 
Louvigny  Philippe de  Les nombres, reflet de l’âme, clé du devenir 
Lowenstein  Tom  L’éveil du Bouddha 

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 0002049C 

Mam 

Ramathis  Les cités de lumières intraterrestres 
Marciniak  Barbara  Terre 
     Messagers de l’Aube 
     Famille de Lumière 
      Sagesse des pléiades 
Marquis  S.  Guide pratique des vies antérieures 
Martel  Jacques  Le grand dictionnaire des malaises et des maladies 
Maurer  Martine  Comment choisir son psychothérapeute 
Mc Gowan  Kathleen  Marie Madeleine 
Meurois              et Givaudan  Daniel                      Anne  De mémoire d’Essénien - tome I 
      De mémoire d’Essénien  - tome II 
Meyer  Catherine  Le livre noir de la psychanalyse 
Michel                          et  Thirion  Michel                     J.François  Des jeux et des ressources 
Millard  Josèph  L’homme du mystère 
Moody                    et Carroll  Harry                                David  Les chemins de l’harmonie 
Mora  Eveil du 3ème œil 
Morchain  Patrice  Mieux voir, mieux vivre 
Morse  Dr Melvin  La divine connexion 
Moryason  Alexandre  La lumière sur le Royaume 
Mosse  Kate  Labyrinthe 
Myss  Caroline  Contrats Sacrés 

 

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  0002049D 

Ndiaye 

Marie  La sorcière 
Neville  Katherine  Le cercle magique 
Nicole  Michel  Initiation au magnétisme curatif 
Nisargadatta  Maharaj  Je Suis 
Niffenegger  Audray  De toute éternité 

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 0002049E 

 

Ottenheimer        et Lecadre 

Ghislaine                       Renaud  Les frères invisibles 

 

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   0002049F

Paillardy 

Pierre            Mon code de vie 
Péan                                 et Cohen  Pierre                                Philippe  La face cachée du « monde » 
Peck  Scott  Le chemin le moins fréquenté 
Perrin                           et Jacob  Jean             M.Madeleine  Vers un monde d’amour 
Petit  jean-Pierre  Le mystère des ummites 
      L’année du contact 
      On a perdu la moitié de l’univers 
Pisani  Isola  Mourir n’est pas mourir 
Portelance  Colette  La guérison intérieure 
Pullman  Philip  A La croisée des mondes 

  

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  000204A1 

Rabanne 

Pacco  Le temps présent – les chemins des grands initiés 
Rampa  T.Lobsang  La caverne des anciens 
      Le troisième œil 
Ramtha     Une réflexion du maître sur l’histoire de l’humanité 
      Découverte de la perle de Sagesse ancienne 
Raquin  Bernard  Vous pouvez sortie de votre corps 
Ravalec  Vincent  L’effacement progressif des consignes de sécurité 
Redfield  James  La prophétie des Andes 
Reeves               et De Rosnay            et  Coppens          et Simonnet  Hubert                   Joël                       Yves                             Dominique  La plus belle histoire du monde 
Reynaud  Michel  L’amour est une drogue douce… en général 
Rosenfeld  Dr.Frédéric  Méditer, c’est se soigner 
Rother  Steve et le Groupe  R-appelez-vous 
Rouet  Marcel  La maîtrise de votre subconscient 
Rougier  Stan  Les rendez-vous de Dieu 
     Dieu écrit droit avec des lignes courbes 
      Dieu était là et je ne le savais pas 
Rubinstein  Jacques  Le grand livre de la Wica 
     Un sorcier vous parle 

 

 barre de séparation

  000204A2 

Sahebjam 

Freidoune  Je n’ai plus de larmes pour pleurer 
Salaün  Françoise  Message d’espoir 
Sapienza  Goliarda  L’art de la joie 
Sardou  Romain  L’éclat de Dieu 
Saura  Denis  La religion des Géants 
Secondé  J.Claude  Guide initiatique de la radiesthésie 
Stora  Philippe  Les douleurs du dos 

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  000204A3

Talec 

Pierre  La sérénité 
      La solitude douce Amère 
Tansley  David  L’aura le corps de lumière 
Tartt  Donna  Le maître des illusions 
Theobald       Saugier         Leroy                    Le Maire      Grésillon  Christophe                         Bernard                              Jean                                   Marc                      Dominique  L’univers n’est pas sourd 
Tipping Thorton Colin C. Betty Le pouvoir du pardon total Les douze lois cosmiques
Twist  Lynne  L’âme de l’argent 

 

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  000204A6

Watson 

Lyall  Histoire naturelle du surnaturel 
W.Dyer  Dr Wayne  Vos zones erronées 
      Inspiration 
Werber  Bernard  Le papillon des étoiles 
      L’ultime secret 
      Nous les Dieux 
      Le souffle des Dieux 
      Le mystère des Dieux 
      Les Fourmis 
Wood  Barbara  La dernière chamane 

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  0002060B

Zimmer Bradley 

Marion  Les ancêtres d’Avalon 
Zundel  Maurice  Je parlerai à ton cœur 
      Quel homme et quel Dieu 
      Le problème que nous sommes 

 

 

 

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Itinéraire prévu

Posté par othoharmonie le 15 mai 2010

 

 

D’après les informations recueillies auprès de notre interlocutrice du C.E, Géraldine nous a donné un petit Topos sur le déroulement de notre voyage en Inde. Je le partage avec vous :

 Itinéraire prévu dans VOYAGE EN INDE map2 L’Inde

Atterrissage à Delhi à 22 H 35 le vendredi 22 octobre. Namasté avec colliers de fleurs. Transfert à l’hôtel en autocar de grand tourisme….. 

De notre hôtel de Delhi, après un « petit déjeuner américain » …

En route pour 240 km en direction de Mandawa  ; et sur le chemin :

le-fort-rouge-dagra dans VOYAGE EN INDE Visite de Old Delhi et du Fort Rouge qui fut bâti par Shah Jahan qui est classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

En face du Fort Rouge s’ouvre la principale rue Marchande Chandni Chowk. Elle grouille de monde jour et nuit. On y trouve un immense bazar rempli de magasins divers : bijoux en argent, artisanat, sucreries… puis découverte de New Delhi : India Gate, l’arc de triomphe de 42 m de haut, le Parlement et Rashtrapati Bhawn, le Palais de Président Lord Mountbatten, vice-roi des Indes, y fut le dernier occupant anglais.

2094675 Enfin, visite du Mausolée d’Humayun, le 2ème empereur moghol.

-          En partance pour la Vallée de Shikahwati où nous arriverons en fin d’après-midi, nous nous installeront dans la citadelle pour un dîner rajasthani musical sous les torches. Puis, au dodo !!

-          Le 3ème jour, il nous restera encore 190 km avant d’arriver à Mandawa ; donc destination première pour Bikaner

rtw-2006.1167738660.09_havelis_a_jaisalmer  Découverte des Havélis qui sont les anciennes maisons des marchands, leurs façades peintes de scènes de la vie racontent la vie de chaque jour et les grands événements, c’est un peu comme une bande dessinée à ce qu’il paraît !

-          Nous traverserons ensuite le désert pour Bikaner, l’ancienne capitale princière du XVème siècle. Elle s’élève sur un petit plateau qui lui donne un aire imposant que renforcent encore les merveilleux remparts crénelés qui l’entourent. Bikaner est le berceau du fameux Camel Corp qui a joué un grand rôle dans les guerres du désert.

India,_Bikaner_Palace_of_Winds  Nous resterons donc à Bikaner pour la nuit et une bonne partie de la matinée. L’après-midi, nous repartiront pour la visite de la ville, avec notamment le fort Junnagarh : édifié entre 1588 et 1593 par Raja Rai Singh, général de l’armée de l’empereur Moghol Akbar. Le fort possède un rempart de 968 m de long, doté de 37 bastions et de deux entrées. La Suraj Pol, ou porte du Soleil, en constitue l’entrée principale. Les palais situés à l’intérieur du fort, au sud, forment un pittoresque ensemble de cours, balcons, kiosques, tours et fenêtres.

-          Puis visite du musée Ganga Jublie, qui abrite des collections des Maharadjahs et découverte d’une ferme d’élevage de chameaux. Promenade dans le marché local pour goûter à l’ambiance de la soirée.

-          Nous retournerons dormir à l’hôtel de Bikaner ; et le 4ème jour, nous partirons pour la destination DeshnokJaisalmer (330 km).

jaisalmer-ind610  Donc : départ vers Jaisalmer, l’ancienne cité caravanière du désert de Thar.

Etrange cité de grès jaune, oubliée depuis le siècle dernier aux confins du désert, elle garde de très nombreux témoignages de sa splendeur passée. L’ensemble de la cité forme un contraste étonnant avec la rudesse du désert environnant.

rat_terre_deshnok  en chemin, nous nous arrêterons donc à Deshnok où nous visiterons le Temple des Rats (pas de crainte, ils sont considérés comme sacrés, donc bien nourris et les visiteurs ne les impressionnent guère !)

 

jaisalmer    Nous déjeunerons en cours de route pour se rendre à Jaisalmer, cité fascinante du RAJASTHAN qui semble sortie du néant, en plein désert, tel un mirage.

Son imposante citadelle, ses bastions et ses remparts, revêtus d’une douceur dorée au coucher du soleil, constituent un spectacle digne des « Milles et Une nuits ». A l’intérieur de ses murs, la magie persiste dans le dédale des ruelles et des bazars, même si on note ça et là quelques signes du temps (des siècles) qui passe. Idéalement placée sur l’itinéraire des caravaniers entre l’Inde et l’Asie centrale, son histoire et son essor passés sont liés au négoce qui enrichît commerçants et citadins. C’est de cette époque très prospère que datent les splendides demeures (Haveli) de grès, agrémentées de délicates sculptures de bois.

-          Nous nous arrêterons Aux Chatris Royaux d’où nous assisterons au coucher du soleil sur les remparts (si le temps le permet). C’est de là dit-on que nous pourrons comprendre pourquoi Jaisalmer et surnommée la « Cité Dorée« .

1_big installation donc à l’hôtel de Jaisalmer afin de mieux repartir en ce 5ème jour en direction du Désert du Thar ; en cours de route nous visiterons la forteresse : c’est par la First Fort Gate que l’on accède à l’imposante citadelle érigée à partir de 1156 par le roi rajpoute Jaisala. L’intérieur de la forteresse est un dense canevas jalonné de ruelles pavées, jalonnées d’échoppes et d’étals. Elle abrite également sept temples jaïns magnifiquement sculptés, construits entre le XIIème et le XVème siècle, et des palais dont celui de l’ancien souverain, le palais du maharaja, une imposante bâtisse s’élevant sur sept étages, au centre d’une vaste cour qui servait à la revue des troupes.

samode-haveli-3    Puis, découverte des Haveli : Patwon Ki Haveli, Salim Singh Ki Haveli, Nathmal Ki Haveli.. pour le déjeuner buffet.

World_India_Gadi_Sagar_Temple_007605_     L’après midi, visite de Gadi Sagar, un lac réservoir situé au Sud des remparts, qui assurait jadis l’alimentation en eau de la ville. On y accède par une splendide porte et il est entouré de petits temples et d’oratoires.

-          puis excursion dans le désert du Thar vers Khuri, l’ancien bourg nomade situé dans le cœur du Thar, sur la bordure des dunes de sable. Méharée à dos de chameaux au coucher du soleil.

Visoterra-au-lac-gadi-sagar-5242      Retour à l’Open bar avant le dîner à Jaisalmer, suivi d’un dîner avec chants et musique du désert. Et dodo à l’hôtel.

-          Le 6ème jour, après le petit dej. à Jaisalmer, en départ pour Jodhpur, ville en plein cœur du désert. Blottie au pied d’une énorme forteresse, la ville, appelée aussi « ville bleue », apparaît comme une réconfortante oasis au voyageur qui vient de traverser le désert du Thar. La vieille ville est entrée par un mur percé de sept portes, qui fut érigé vers le milieu du XVIème siècle sur un périmètre de 10 km, et qui la protège du sable.

     L’après-midi, visite du magnifique « Fort Mehrangarh« , véritable nid d’aigle construit au sommet d’une colline surplombant la ville. Le musée du Fort renferme des palanquins, des nacelles servant à se déplacer en éléphant, des armes, sabres, épées, poignards, petits canons. De nombreuses salles (Mahal) contiennent des collections de miniatures (Umaid Mahal). La salle Takhat Mahal est entièrement décorée de miroirs et peintures, avec des boules de verre coloré suspendues au plafond. Le « Jankhi Mahal » contient une étonnante collection de berceaux royaux. Du haut des remparts défendus par d’impressionnants canons, une vue splendide s’offre à nous sur « la cité bleue » à 120 m en contrebas, et dans le lointain sur le palais « Umaid Bhawan ».

 

 

epices      Retour à la ville avec promenade dans le bazar et le marché aux épices de la Tour d’Horloge. Dîner et dodo.

 

-          Au 7ème jour, départ par la route vers Pushkar.

C’est ici qu’a lieu le plus grand marché aux chameaux de l’Asie. Il se tient à l’occasion d’un des grands pèlerinages hindous. Pushkar est la seule ville où l’on vénère le dieu Brahmâ car c’est ici qu’il tua un démon qui terrorisait la région. L’on dit que le Seigneur Brahmâ laissa tomber une fleur de lotus, et le lac se forma. Chaque années au moment de la pleine lune , les pèlerins se dirigent vers le lac dont l’origine est considérée miraculeuse parles pèlerins.

pushkar      Promenade en ville afin de rencontrer un brahman autour d’une cérémonie au lac sacré.

Continuation vers Ajmer. Au cœur du Rajasthan hindou, c’est un haut lieu de l’islam en Inde. Ajmer renferme en effet, le tombeau d’un saint musulman au cœur de son Dargah, véritable petite ville religieuse qui attire les pèlerins de tout le pays.

554_8    Visite du Dargaha que nous atteindront en « tongas » (calèches). Dargaha, c’est le lieu où se trouve le mausolée de « Kaja-ud-Din-Shishti » qui s’installa à Ajmer en 1166. Il est entouré d’une grande ferveur populaire. « Kaja-ud-Din-Shishti » fut le fondateur de l’ordre musulman de Shishti. Akbar lui-même y fit un pèlerinage annuel. Le cénotaphe est en argent.

JaipurVegetableMarket   Nous serons transférés à la gare pour 15 H 30, partance du train pour Jaipur….

Balade en rickshaws dans le centre ville qui nous mènera du marché aux fleurs au palais du prince Albert. Dans les rues, les vaches, les éléphants ; les vélos et les taxis se croisent dans un grand bruit de klaxons, c’est un grand bain de foule fort sympathique !… puis installation à l’hôtel pour une nuit à Jaipur.

amber-fort-7199   Au 8ème jour, départ pour Amber : arrêt au célèbre « Hawa Mahal » ; façade derrière laquelle les femmes pouvaient voir, sans être vues. Continuation donc vers Amber, l’ancienne cité médiévale dominée par son fort. Autrefois il fut la résidence des Maharadjahs. En voyant les forts de défense qui entourent le lieu, nous pourrons imaginer la puissance du personnage.

pt14632     Montée vers les remparts à dos d’éléphants (2 personnes par éléphant). Visite du palais avec ses salles serties de miroirs et son ancien harem, véritable labyrinthe. Possibilité d’assister à la Puja au temple de Kali. La Puja est le temps des prières selon les rites hindous. On ne peut rentrer dans le temple que pieds nus et sans articles de cuir sur soi. Retour du site en Jeeps vers notre bus. Déjeuner en ville et thé servi autour d’un spectacle des marionnettes.

 

 

   Découverte du City Palace, du Palais du Maharadjad avec son musée de vêtements royaux, de baldaquins de cérémonies et également de belles miniatures. Enfin, l’artisanat de Jaipur nous réservera bien des surprises ; du coton peint au pochoir, des pierres précieuses aux émaux, notre temps libre nous paraîtra court pour le shopping. Les célèbres « Miniatures » célèbrent toujours la beauté des femmes rajpoutes : yeux rêveurs et longs cheveux noirs.

samode-tourism4     Départ pour Samode. Installation au SAMODE BAGH, ancien pavillon d’été de Raoji. Moment de détente dans les jardins à la Moghole qui sont un oasis de fraîcheur. Moment unique et magique ! Visite du château avec son palis ornés de peintures et de miroirs, véritable château de conte de fée. Cocktail privatif dans la salle du trône au Palais de Samode qui vous sera servi au Sultan Mahal. Dîner de spécialités dans le cadre prestigieux du Samode Palace. Nuit au Samode Bagh.

     Au 9ème jour, de Samode donc, petite marche vers la Sunehri Kothi (la maison Dorée). Visite de l’ancienne demeure princière dont la simplicité extérieure nous surprendra et la décoration intérieure nous émerveillera. Les murs sont entièrement recouverts de mosaïques de miroirs, de dorures et de fragments de verre peint.

 

 

Ranthambhore%25204%2520Small%2520Web%2520view    Continuation vers la Réserve de Ranthambore (160 km). Elle a été spécialement créée pour protéger les tigres, car les grandes chasses des Britanniques dans les principautés avaient mis en péril la survie de l’espèce. Installation à l’hôtel pour le déjeuner. Puis, l’après-midi, safari en véhicule forestier pour découvrir la réserve animalière de Ranthambore. Dans un somptueux décor forestier, nous irons à travers les pistes vallonnées, à la recherche du plus gros des félins, silencieux lorsqu’il se glisse parmi les ombres et les lumières de sous-bois, attendrissant lorsqu’il dodeline comme un gros chat pataud. Cette réserve est également habitée par des chinkaris, chithals, sambars, hyènes, chacals, ours lippus, sangliers et de nombreuses espèces d’oiseaux, comme les paons, anhingas, tantales, martin pêcheurs, perruches, chouettes, hérons…!

Nous passerons la nuit dans la Réserve.

porte%2520incrust%C3%A9e%2520Fort%2520Rouge%2520Agra     Au 10ème jour, au départ de Ranthambore nous nous dirigerons vers Fathepursikri afin de rejoindre Agra (280 km). Départ par la route à travers la belle campagne et l’arrière paysage du Rajasthan vers Agra. Arrêt dans la demeure familiale des Yuvraj.

Buffet déjeuner au Lakshim Villas dans un cadre champêtre. Visite de Fatehpur Sikri, l’ancienne capitale impériale figée dans le passé. Au temps où les Anglais vinrent y rencontrer Akbar, ils n’en croyaient pas leurs yeux, à l’époque la ville était plus importante que Londres. Maintenant, elle est déserte, reste la citadelle d’Akbar, avec les résidences des épouses, et une très grande mosquée.

pt41939      Continuation vers Agra, le pays des grands Moghols. Les belliqueux Moghols fondèrent Agra et en firent la capitale d’un empire florissant. Ils devinrent plus civilisés et respectueux de l’art, et d’une grande tolérance ; la religion fondée par Akbar en fait foi. Mais tout prit fin avec le règle de Shah Jahan dont le chef d’œuvre fut le Taj Mahal. Arrivée à l’hôtel, dans la soirée, cocktail de bienvenue en compagnie d’un souriant magicien sous la forme d’un open bar. Dîner de spécialités en restaurant à l’extérieur de l’hôtel. Puis dodo…

India_-_Taj_Mahal_sunrise_Hz_5x8-2      11ème jour, nous serons alors le lundi 1er novembre, sur la route du retour à Dehli, notre point de départ, nous nous rendrons au Taj en tonga (calèches). Visite du Taj Mahal (à savoir : fermé le vendredi). Il symbolise vraiment l’histoire d’un grand amour. Son charme est magique, le bassin rectangulaire bordé de cyprès, retient l’image du monument. Sous le dôme Shah Jahan et Muntaz reposent réunis dans l’éternité.

     Puis, visite du Fort Rouge dont la puissance militaire ne peut être mise en doute. Ce fut la résidence des Empereurs Moghols. Chacun y a laissé son empreinte, grès rouge d’Akbar et Jahangir, marbre blanc de Shah Jahan. Ce fort s’élève sur les bords de la Yamuna, il est entouré d’un mur de 20 à 33 m de haut et de 2500 m de périmètre. Temps libre pour admirer la belle marqueterie d’Agra.

new_delhi_02-11b773e    Dans l’après-midi, retour vers Delhi à travers le Uttar Pradesh rural. Bien sûr, il y a de nombreux kilomètres, mais les scènes de la vie agricole, ou tout simplement de la vie quotidienne, occuperont notre temps très agréablement. Dîner d’adieu de spécialités avec musique et danses.

 

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     Transfert à l’aéroport, assistance aux formalités d’enregistrement et d’embarquement au comptoir d’enregistrement de la compagnie. Envol à 1 H 25 sur vol régulier à destination de Paris.

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-          RETOUR arrivée à l’aéroport de Paris Roissy CDG à 5 H 55 le mardi 2 novembre ; rentrée par le bus qui nous ramènera à Dijon – heure arrivée prévue vers 9 h 30 .   

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  Maintenant reste à savoir qu’est-ce que je ramènerai moi-même de ce long périple …

ah ah !!

 bouddha

 

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* Dalaï Lama

Posté par othoharmonie le 7 mai 2010

* Dalaï Lama  temple_bouddhiste_new_york_grLe Dalaï-Lama est le chef spirituel et temporel du Tibet. Dalaï-lama signifie « océan de sagesse », ce qui nous montre son rôle important dans la croyance bouddhiste.


                    Tenzin Gyatso, l’actuel Dalaï-lama, est né le 6 juillet 1935 dans un petit village perdu dans les hautes plaines du nord du Tibet, et issu d’une famille pauvre. Alors qu’il n’avait que 4 ans, des moines virent en lui la réincarnation du douzième Dalaï-lama, mort quelques années auparavant. C’est en 1940 qu’il découvre son palais de Lhassa, le « Potala », symbole de l’unité culturelle du Tibet. C’est dans ce palais que les meilleurs maîtres du pays s’occupe de l’éducation du jeune Dalaï-lama

En hiver 1950, lors de l’invasion chinoise, la situation devient grave. On commence à critiquer le gouvernement qui ne sait que faire devant l’arrivée des oppresseurs. On pense alors à accorder la majorité au Dalaï-lama. Il aurait ainsi le pouvoir temporel qui aurait dû lui revenir seulement deux ans plus tard. Certains voient en lui le sauveur de cet état de crise, tandis que d’autres pensent qu’il est encore trop jeune pour assumer cette lourde tâche qui est de gouverner son pays. Lui-même ne se sent pas prêt, mais, face à l’oracle qui a décidé que « son temps était venu », il ne peut qu’accepter son nouveau rôle. C’est ainsi qu’à 16 ans, Tenzin Gyasto devient le chef incontesté de six millions de Tibétains.

Depuis toujours, le peuple voue un véritable culte à ce « dieu-roi ». Malgré toute les souffrances qu’ont endurées ces gens, le Dalaï-lama a réussi à leur redonner espoir. On le surnomme « l’ambassadeur  de la tolérance ». En effet, pour lui, toutes les religions sont nécessaires et si elles arrivent à coexister dans un respect mutuel, le résultat ne peut être que positif.


Le Dalaï-lama n’a jamais éprouvé de haine envers les Chinois. Il essaie de les comprendre et espère même, dans l’avenir, entretenir avec eux une relation basée sur l’amitié. 

 Lotus

 LES VOEUX DU DALAÏ-LAMA 

  

 Le Dalaï Lama illustre la « beauté de l’esprit tibétain » ou cette capacité de considérer tous les hommes, y compris les Chinois, comme des êtres humains ayant les mêmes problèmes et à la recherche du même bonheur. C’est pourquoi il serait d’accord que le Tibet devienne un état indépendant à l’intérieur des frontières chinoises, si toutefois, le peuple tibétain peut recommencer à vivre selon sa culture, ses traditions et sa religion.
 
  

           Le but du Dalaï Lama est de faire du Tibet une zone de paix, où l’écologie y serait protégée et où chacun pourrait y vivre selon ses propres idées. Selon lui, le monde entier devrait se rendre compte que la préservation du Tibet et de sa culture, aujourd’hui, est un événement important pour l’ensemble de la planète.              En effet, cette zone de paix entre l’Inde et la Chine contribuerait à la paix mondiale. Le Dalaï Lama essaie donc de responsabiliser les autres pays face à la disparition du Tibet. 
 
  
 

  

La seule solution pour améliorer la situation de ce pays est, selon le Dalaï Lama, le dialogue. En effet « après tout la Chine et le Tibet ne peuvent pas déménager » (Dalaï Lama). Depuis de nombreuses années, il parcours le monde en exprimant le désir de rencontrer le gouvernement chinois. Celui-ci refuse toute discussion, en trouvant n’importe quelle excuse pour ne pas rencontrer le Dalaï Lama.

D’autre part, ce qui paraît aussi important aux yeux de celui-ci, c’est que la population chinoise soit au courant de ce qui se passe au Tibet. Il espère avoir le soutient du mouvement démocratique chinois, dont les représentants ont manifesté en 1989 sur la place Tien Anmen. Cette manifestation s’est terminée par un véritable massacre: entre mille et trois mille morts selon divers témoignages. Les étudiants qui ont survécu à cette hécatombe se sont réfugiés à l’étranger et ont fondé des associations avec lesquels le Tibet ne cesse d’améliorer ses relations. C’est toucher cette jeunesse qui amènera la Chine à une prise de conscience générale.

«   La responsabilité est au jeunes du XXIeme siècle, aux scientifiques et aux penseurs d’édifier un monde qui ne soit pas déchirée par la guerre entre les peuples. Les peuples doivent réussirent à mieux se comprendre. Il y a un retour vers les valeurs de spiritualité et il faut profiter de cette chance. Il ne suffit pas d’améliorer les valeurs matérielles, mais aussi les valeurs intérieurs, dont il faut tenir compte.
Nous devons lutter pour un avenir meilleur, c’est à chacun de nous d’en prendre la responsabilité et de ne pas la rejeter sur les autres. Si cela ne fonctionne pas, nous serons seuls responsables des suites malheureuses dont nous auront à souffrir.

Ces problèmes concernent directement chacun d’entre nous. C’est à chaque individu d’en relever le défi. »
 

               (Dalaï Lama) 

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 Ces instructions ont été développées par le Dalaï Lama au cours de sa vie de prière et de contemplation. Le Dalaï Lama a dédié son existence à la promotion des valeurs humaines de compassion, d’indulgence, de tolérance et d’autodiscipline. 

  1. Gardez à l’esprit que le grand amour et les grands ouvrages mettent en jeux de grands risques. 
  2. Quand vous perdez, ne perdez pas la leçon. 
  3. Suivez les trois Rs :
    a) Respectez-vous
    b) Respectez les autres
    c) Responsabilité pour toutes vos actions 
  4. Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un formidable coup de chance. 
  5. Apprenez les règles de façon à savoir comment les contourner convenablement. 
  6. Ne laissez pas une petite dispute gâcher une grande amitié. 
  7. Quand vous faites une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger. 
  8. Consacrez du temps seul chaque jour. 
  9. Soyez ouvert au changement, mais ne perdez pas de vue vos valeurs. 
  10. Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse. 
  11. Ayez une vie bonne et honorable. Ainsi lorsque vous serez âgé et que vous regarderez en arrière, vous serez capable de la savourer une seconde fois. 
  12. Une atmosphère d’amour chez vous est le fondement de votre vie. 
  13. Lors d’un désagrément avec ceux que vous aimez, occupez-vous uniquement de la situation présente. Ne ressassez pas le passé. 
  14. Partagez votre savoir. C’est une façon d’obtenir l’immortalité. 
  15. Soyez doux avec la terre. 
  16. Une fois par an, allez dans un lieu où vous n’êtes jamais allé auparavant. 
  17. Rappelez-vous que la meilleure des relations est une relation où l’amour réciproque va au-delà du besoin réciproque. 
  18. Jugez votre succès selon ce que vous avez dû sacrifier pour l’obtenir. 
  19. Abordez l’amour et la cuisine avec le même abandon insouciant. 

Sources : TeachingMoments / Site officiel du Dalaï Lama

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Textes du DALAÏ-LAMA 

http://supervielle.univers.free.fr/_themes/fiesta/fiedbul1.gif  L’univers  

Lorsqu’on se demande quelle est la cause substantielle du monde matériel à rebours de l’histoire de l’univers, on remonte jusqu’à ces particules d’espace qui sont devenues les éléments qui composent ce monde manifeste. On peut alors se demander si ces particules d’espace ont elles-mêmes eu un commencement. La réponse est non. Elles sont dépourvues de commencement. Là où certains autres systèmes philosophiques affirment que la cause première est Dieu, le Bouddha nous suggère une autre façon de voir : et si la ou les causes premières n’existaient tout simplement pas ?

Le monde n’a pas de commencement. Alors surgit une nouvelle question: pourquoi n’a-t-il pas de commencement?

La réponse est que c’est sa nature. il n’y a pas de raison particulière. La matière est seulement la matière. Le problème est plutôt celui-ci: qu’est-ce qui justifie l’évolution de l’univers telle que nous la connaissons ?

Qu’est-ce qui justifie l’existence des particules dispersées dans l’espace qui ont formé l’univers tel qu’il nous apparaît ? Pourquoi tout cela a-t-il suivi certains processus de changement selon un certain ordre ? Les bouddhistes répondent qu’il existe une condition qui rend tout cela possible, et cette condition, c’est la conscience des êtres animés. Par exemple, au cours des cinq derniers milliards d’années, l’âge de notre planète, des micro-organismes et des êtres animés sont apparus, respectivement il y a deux et un milliard d’années. (Nous appelons «être animé» tout être qui ressent le plaisir et la douleur.) Et notamment au cours du dernier milliard d’années, on observe une évolution vers des organismes plus complexes. À présent, nous autres, les êtres humains, nous faisons l’expérience de ce monde. Or une relation s’établit entre notre environnement et nous puisque, en effet, nous faisons l’expérience du plaisir et de la douleur relativement à cet environnement.

 Les bouddhistes demandent alors: pourquoi fait-on l’expérience de l’univers sur ce mode relationnel? La cause elle-même du plaisir et de la douleur dont nous faisons l’expérience ici renvoie au fait que nous avons contribué à quelque chose, quelque part, à un certain moment du passé, dans l’évolution qui a abouti à la situation présente. C’est ici que la question du karma intervient. L’univers précédant celui-ci était composé d’êtres animés qui partageaient avec nous des continuums de conscience et de ce fait fournissent une connexion de l’ordre de la conscience entre leur univers et le nôtre. extrait de Le pouvoir de l’esprit, Fayard, 2000   

http://supervielle.univers.free.fr/_themes/fiesta/fiedbul1.gif  Le courage  

Agir sur nos émotions négatives est un travail de longue haleine. Persévérance, détermination, volonté sont nécessaires. Lorsque vous êtes découragés, lorsque vos acquis vous paraissent dérisoires, relisez ou songez aux vies des grands maîtres du passé, à l’histoire du Bouddha. Tous ont surmonté des difficultés, des souffrances, souvent invraisemblables, au cours de leur quête spirituelle. Réaliser la Voie, se réaliser, demande un grand courage.     

http://supervielle.univers.free.fr/_themes/fiesta/fiedbul1.gif  La colère  

La colère est un frein à notre évolution spirituelle. Un instant de colère détruit les mérites acquis souvent avec difficultés pendant des années, voire au cours d’une succession de renaissances. La colère est l’un des plus terribles ennemis de l’esprit.     Extraits de Sages paroles du Dalaï-Lama, Ed. J’ai lu 

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À Chacun son 2012

Posté par othoharmonie le 20 avril 2010

  À Chacun son 2012 dans En 2012-2013 et après 2016 00020573 chacun son 2012, y’a pas de problème ! Certains croient et disent qu’en 2012 ce sera la « fin du monde », d’autres que l’humanité « ascensionnera ». Certains sont même convaincus être eux-mêmes des « êtres de lumière » réincarnés en ce moment précis afin d’aider l’humanité à transiter dans une….. comment ils l’appellent au fait  ? … ah oui ! la Vième dimension. Bref, il y en a pour tous les goûts, et chacun a sa croyance vis-à-vis de 2012. 

Il n’y a pas de mal en soi, mais inutile de vous préciser que je ne crois pas nécessaire de prendre n’importe quel texte ou n’importe quelle information trouvés sur le net concernant 2012 comme une quelconque vérité. Il suffit d’utiliser son propre discernement pour comprendre !  Je pense qu’en 2012 comme en 2050 voir même plus ou moins, sont ou seront conscients ceux qui auront développé la conscience en eux-mêmes et rien de plus. Nous n’avons rien inventé, depuis tous temps, certains ont marché sur le chemin de la connaissance de soi et sont ou seront évolués… ceux qui se sont donné la peine de faire des exercices pratiques ayant pour but l’évolution du corps, de l’âme et de l’esprit. 

Ce que l’on nomme L’ »ascension » n’a pas de date. Jésus ou Bouddha ou tous autres êtres éveillés de ce monde n’ont pas attendu 2012 ! C’est en puisant au plus profond de nous-mêmes et en travaillant sans relâche à rectifier notre mécanique que nous parviendrons à nous éveiller et pas autrement. Soyons réaliste, tout le monde proclame qu’il veut être en paix, mais que fait-il pour accéder à la paix intérieure ? qui  désire vivre selon son cœur et non plus selon ses origines sociales ? Il n’y a pas d’élu ; chacun en son âme et conscience décide de la direction qu’il veut prendre. Le seul point qui fera savoir à ses congénère si quelqu’un est sorti de la dualité, c’est qu’il sera souriant, détendu, en paix, malgré l’aspect chaotique dans lequel se débattront encore ses pairs.

Si j’avais un petit conseil  à donner, je dirais : « Oubliez donc un peu les dates, et commencez dès aujourd’hui à vous prendre en main ; construisez votre futur aujourd’hui, maintenant sans plus attendre une hypothétique transition ! Faites plutôt votre propre expérience de vous-mêmes de qui vous êtes ! » Pour illustrer mes propos, j’ai trouvé ce texte sur un site Google : – Totem – 

Les contrastes 

    

Comment aurai-je pu être conscient de l’être si je n’avais connu l’ego ? Lorsque l’ego s’est tu, la présence s’est révélée. C’est comme pour le silence, il nous serait impossible de connaître et de réaliser ce qu’est le silence si nous n’avions pas connu les sons auparavant. C’est lorsque les sons et le bruit cessent que le silence nous apparaît. Pourtant, le silence est toujours présent en dessous des sons. Les sons émergent du silence et retournent au silence. Lorsque la souffrance disparaît, on réalise ce qu’est la paix.  La paix est toujours présente en nous, au plus profond de nous-mêmes. La souffrance vient masquer la paix comme les nuages masquent le soleil. Les sons masquent le silence comme l’ego masque l’être que nous sommes. Lorsque l’obscurité disparaît, la lumière apparaît. Si nous avions toujours été dans la lumière sans jamais avoir connu l’obscurité, nous n’aurions pas conscience de la lumière. 

 00020260 dans En 2012-2013 et après 2016 

Certes, on ne peut nier que notre monde change, que les mentalités se transforment mais tout cela est bien naturel, cela a toujours été ainsi… Des quantités de gens qui ne juraient que par la sécurité matérielle et le pouvoir de l’argent se sont posé des questions existentielles sur le sens de la vie et des événements qui les affectent : « Pourquoi suis-je tombé malade ? Pour quelle raison ma femme m’a-t-elle quitté ? Pourquoi est-ce que je ne parviens pas à communiquer sainement avec mes enfants, mon patron, mes amis, etc. ? ». Tous ces « pourquoi ? » sont nécessaires, pour de simples et bonnes raisons… c’est qu’ils mènent immanquablement aux « comment faire ? » : « Comment faire pour retrouver la santé ? Comment entretenir des relations plus épanouissantes ? Comment faire pour être enfin heureux ?  » et nous obligent donc à faire un retour sur soi-même 

Nos vibrations s’élèvent à mesure que notre esprit s’éveille à la prise de conscience que tout part d’un seul endroit… de nous-mêmes !  A l’identique pour les mystiques qui « descendent » de plus en plus dans la matière, tandis que les matérialistes « élèvent » chaque jour davantage leur coeur, leur esprit et leur conscience ; les plateaux de la balance  finiront sans aucun doute par se rencontrer en un point central, situé au juste milieu, en parfait équilibre, au centre du soi…   C’est ici et maintenant que ça se passe : avoir foi en nous-mêmes ! Oser révéler au monde que la lumière c’est en nous qu’elle se trouve ! Et que le fait de choisir de ne voir que la perfection en toute chose c’est d’être dans l’acceptation de « ce qui est » à chaque instant nous mènerait à une impasse ! 

Pour en avoir fait l’expérience, j’affirme que se Re-connecter avec le meilleur en nous-mêmes, là est la seule solution ! Que Tout  devient possible à mesure que notre conscience prend racine dans tous les êtres vivants sur la planète. Inutile de chercher, le Paradis c’est bien sur Terre qu’il se trouve !

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Je me souviens il y a quelques temps, avoir vu sur un forum, une série de vidéos sur des cours de Diane Leblanc qui exprimait bien ce que je ressens… 

Afficher l'image en taille réelleEt je remercie infiniment mon amie Calixte pour avoir retrouvé pour moi les vidéos sur les cours de Diane Leblanc à cette adresse :

 http://www.youtube.com/results?search_query=Diane+Leblanc&aq=f 

Bien sincèrement à toi Calixte  000204ED 

Publié dans En 2012-2013 et après 2016 | 1 Commentaire »

 

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