• Accueil
  • > Recherche : photo esprit eau

Résultats de votre recherche

Les guérisseurs spirituels

Posté par othoharmonie le 17 mars 2016

 

Devant la douleur de ceux qui pleurent et grâce aux possibilités infinies que les forces bienfaisantes de la nature et de Dieu accordent à ceux qui veulent se dévouer, il y a une sainte tâche à remplir. Pour cela, il faut une disposition d’esprit, un don de soi, une confiance totale en l’Energie créatrice, en Dieu, et aux esprits parvenus au stade de bonté qui fait les âmes grandes et généreuses. 

En rédigeant ce dossier, nous n’avons pas d’autre but que d’apporter au lecteur les bases qui sont celles en lesquelles le rédacteur croit, là encore il ne s’agit pas de la vérité, mais d’une vérité. 

guérisseur

Le guérisseur spirituel n’a souvent besoin ni de « passes » ni de contacts matériel avec le malade, il peut guérir aussi bien à distance qu’en contact, instantanément ou progressivement, assistés d’esprits bienveillants. La voie dans laquelle le guérisseur s’engage est difficile mais dispensatrice de joies profondes et Vraies. Joies de l’âme et du coeur. La vision de l’état du médium guérisseur, est celle du guérisseur sous l’angle moral et spirituel. Cela implique bien des abandons et des devoirs. Il s’agit, en premier lieu, de vaincre en soi « le vieil homme » et d’accepter le nouveau, celui qui a volonté de se rapprocher toujours plus de la spiritualité de Dieu. 

« Pense à Dieu aussi souvent que tu respires. » Epictète 

Par-là, il voudrait montrer la voie qui mène à la connaissance, à l’atteinte du Divin par la prière, car toute pensée de compassion, de bonté, tout élan de la personne vers Dieu, est une prière et la prière est essentielle à l’action guérissante. La prière quelle que soit sa forme, est seule à déclencher les forces pures au bénéfice de la détresse, de la souffrance humaine. Il est d’ailleurs constaté que chez les grands guérisseurs mystiques, dignes de cette appellation par la droiture et la dignité de leur vie, la force spirituelle qu’ils reçoivent est d’essence supérieure, elle diffère du fluide magnétique végétal, animal ou humain. 

Sans aller jusque là dans notre quotidien, nous pouvons tout de même penser que les qualités morales et spirituelles du guérisseur seront dispensatrices de fluides bienfaisants émanant de son propre fluide, allié à celui des esprits qui lui sont supérieurs. Ainsi plus le guérisseur sera en Dieu, en l’Amour, en la Foi, en l’Humilité, plus il s’élèvera moralement, plus il bénéficiera des fluides de l’autre monde, parfois à son insu, nous pourrions même dire « souvent » à son insu. 

« Si les médecins échouent dans la plupart des maladies, c’est qu’ils traitent le corps sans l’âme, et que, le tout n’étant pas en bon état, il est impossible que la partie se porte bien.« 

-          Platon« 

 La médecine spirituelle transporte son action dans le plan astral en agissant sur la source même de la vie, réparant les fonctions inconscientes, les tissus. Les maladies sont atteintes dans leurs sources mêmes. Le guérisseur est un foyer de force spirituelle et fluidique, il agit directement sur « l’âme » du malade, la partie malade se modifie sous les mouvements de la force, les molécules les plus denses soumises à l’action du courant spirituel changent progressivement la vitesse de leurs vibrations. L’harmonie alors se rétablit. 

Les vibrations lumineuses et régulières qui lui sont envoyées par le guérisseur, qui les reçoit « d’en haut », rétablissent les vibrations irrégulières du malade. « Une condition favorable est que dans la vie privée, la conscience humaine ait la volonté de s’ouvrir au principe Divin, se montre capable de recevoir la vie mise à sa portée par le don de guérisseur » nous explique le Dr Bertholet. 

Ceci voudrait-il dire aussi que le malade doit être partie prenante de sa guérison ?

Nous dirons oui et non, dans le sens où plus le malade est convaincu par la guérison spirituelle, plus celle-ci aura un effet puissant sur lui. 

Que dire alors des animaux ou des bébés, qui guérissent ainsi particulièrement bien (l’action guérissante, est parfois fulgurante sur les animaux), puisqu’ils « n’acceptent pas » ? 

Nous en déduirons que si le malade n’est pas partie prenante des soins spirituels, il ne doit pas la refuser (psychologiquement). Il doit se laisser faire. Qu’il soit dans le doute au départ, n’est pas un obstacle, mais s’il est intimement convaincu que cela ne se peut, alors le guérisseur ne pourra rien pour lui, sauf à lui prodiguer des soins à distance, sur photo ou par la pensée, à son insu bien sur, pour qu’il n’y ait pas blocage. 

La faculté guérissante, véritable bienfait pour celui qui l’ayant méritée, la possède et la pratique avec humilité et désintéressement, est une récompense de tous les instants. 

Intervention de l’esprit : « La médiumnité guérissante est l’apanage des justes, des bons et des mystiques. Seul un coeur altruiste et élevé pourra y accéder. Dieu n’accorde son fluide qu’aux méritants. Elevez-vous mes frères, vous atteindrez Dieu ». 

Toutes les méthodes sont bonnes mais parfois incomplètes selon le malade auquel elle est appliquée. Un guérisseur dira qu’il guérit uniquement par la foi, un autre uniquement par la prière et imposition des mains sur le front du patient, un troisième ne travaillera qu’à distance par la pensée, un autre encore uniquement par des passes magnétiques et l’eau magnétisée. La plupart du temps le guérisseur se fiera à son intuition et travaillera probablement ainsi toute sa

vie et c’est très bien, mais peut-être gagnerait-il parfois, à s’ouvrir aux autres pratiques afin que, par une astucieuse combinaison, il puisse accentuer les facultés que Dieu lui accorde…. 

La plupart des médiums guérisseurs le sont inconsciemment. Ils ne se rendent pas compte de leur faculté. Ils se croient magnétiseurs sans jamais s’apercevoir de l’aide qu’ils reçoivent des esprits. Ils exécutent des gestes sans trop savoir pourquoi ils font tel ou tel geste, ils prient en pensant que telle ou telle formule est plus apte dans ce type de maladie que dans une autre, ou recommandent une formule de prière à leurs malades. On les trouve beaucoup chez les personnes les plus humbles, chez celles qui ont une foi, un amour, un altruisme élevés. Quant à la prière, peu importe les mots, seul l’élan d’amour vers Dieu et vers le malade est important.

 

SOURCE http://www.alliancespirite.org

Publié dans Guérir en douceur, L'Esprit Guérisseur, SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaires »

25 AFFIRMATIONS POSITIVES SUR DIVERS THÈMES

Posté par othoharmonie le 29 août 2015

 

DIMENSION PHYSIQUE (5)
DIMENSION ÉTHÉRIQUE (5)
DIMENSION ASTRALE (5)
DIMENSION MENTALE (5)
DIMENSION CAUSALE (5)

potion_magique

DIMENSION PHYSIQUE :

1) Chaque partie de mon corps reçoit l’énergie lumineuse de mon être et se régénère. Mes pieds, mes chevilles, mes jambes, mes genoux, mes cuisses, mes hanches, mon sexe, mes fesses, mon dos, mon ventre, mon estomac, mes poumons, mon cœur, mes bras, mes coudes, mes poignets, mes mains, mon cou, mon visage, ma boîte crânienne et mes cheveux reçoivent cette belle énergie qui habite au fond de moi et qui les énergise de plus en plus.

2) Je respire profondément, je laisse mon sang se purifier, se remplir de lumière blanche et dorée. Je le laisse voyager partout dans mon corps, pour irriguer chaque partie du corps et donner à chaque cellule la nourriture dont elle a besoin pour vivre en santé.

3) Mon Esprit d’Intelligence Amoureuse infinie vient énergiser ma vie et me donner la force, la vigueur, la vitalité dont j’ai besoin pour travailler joyeusement, faire des exercices régulièrement, prendre des marches de santé et sentir mon corps devenir de plus en plus fort !

4) Je remercie chaque partie de mon corps pour tous les services qu’elle me rend chaque jour de ma vie en me permettant de me déplacer, d’agir, de parler, de travailler, de m’amuser avec les gens que j’aime. Je prends soin de ce corps si précieux qui m’accompagne à chaque instant. Je le traite comme un ami merveilleux qui m’accompagne partout où je vais.

5) Je me vois avec un corps parfaitement en santé, ayant un poids idéal, une flexibilité qui me permet de bouger librement comme j’en ressens l’élan, une force et une vitalité qui rendent chacune de mes actions simple et aisée. Je me laisse guider par la Source de Vie pour découvrir les chemins de santé les plus simples et les plus puissants qui soient pour moi et qui m’aideront à vivre toujours plus dans la Joie. www.everyoneweb.fr/lasanteillimitee

images (15)

DIMENSION ÉTHÉRIQUE :

6) Je suis de plus en plus doux ou de plus en plus douce avec moi et avec les autres, j’apprends à m’aimer profondément, à me respecter et à aimer et respecter les autres, en étant de plus en plus doux ou douce avec eux également.

7) Avec cette personne que j’aime, je développe des rapports de tendresse, de complicité, de partage vrai, de transparence et d’honnêteté. J’offre le meilleur de ce que je suis et j’apprécie immensément que cette personne m’offre aussi le meilleur d’elle-même.

8) J’embellis et j’enrichis constamment ma sexualité. J’apprends à maîtriser mon Feu sexuel, mon Feu sacré, et à prolonger les moments de sensualité. Je découvre de plus en plus ce qu’est l’Amour tantrique et la grande vitalité qui découle de la circulation interne de mon énergie sexuelle si puissante. www.everyoneweb.fr/sexualitetantrique

9) Je nourris mon corps d’aliments vivants, de fruits et légumes débordant de saveur, d’oxygène et de vitalité. Je ressens les bienfaits de donner à mon corps de bons ingrédients pour l’aider à bien fonctionner à chaque jour de ma vie.

10) Je vais marcher au grand air, dans un parc, dans un bel endroit de verdure, où l’air est vraiment sain et m’apporte une énergie nouvelle. Je contemple toute cette belle Nature remplie de vie… Je remercie de pouvoir voir tant de beautés et d’avoir le temps de contempler ces lieux apaisant, ressourçant, énergisant !

images (15)

DIMENSION ASTRALE :

11) J’écoute de belles musiques et je regarde de belles prestations artistiques afin de sentir mon âme s’élever de plus en plus haut…

12) J’inspire les gens par mes talents artistiques en partageant mes dons, mes créations, mes innovations… qui peuvent faire du bien aux personnes qui les côtoient.

13) Je me laisse porter par mes plus beaux rêves, mes plus belles visions intérieures et je m’ouvre chaque jour un peu plus afin de découvrir les nouvelles opportunités qui m’aideront à les matérialiser dans ma vie présente.

14) J’observe mes émotions… j’apprends à les aimer comme des enfants sages ou turbulents, et j’identifie les pensées qui les nourrissent. Je donne de moins en moins de force aux pensées qui provoquent en moi des émotions dysharmonieuses et souffrantes. J’invite et j’accueille librement les pensées qui provoquent en moi des émotions agréables et joyeuses. www.everyoneweb.fr/vivredanssonessence

15) Je m’ouvre à la possibilité de faire des voyages intérieurs merveilleux pour aller rencontrer dans d’autres dimensions des gens intéressants, de nouveaux enseignants, des guides, des parents disparus, dans des lieux magnifiques où je me sens vraiment bien.

images (15)

DIMENSION MENTALE :

16) Je vais me chercher à la bibliothèque ou en librairie de bons livres qui me permettent d’élargir mes horizons et d’apprendre de nouvelles choses inspirantes.

17) Je cherche sur Internet des informations qui me font du bien, qui m’apaisent, qui m’aident à solutionner divers aspects de ma vie ou encore qui me font rire, qui m’amusent, qui m’apportent un ressourcement précieux. www.everyoneweb.fr/ecolevirtuelle

18) Je réfléchis aux sujets qui me questionnent… j’en parle avec de bons amis, j’approfondis ma connaissance des thèmes qui peuvent améliorer ma qualité de vie. Je dis aux gens que j’aime que je les aime et qu’ils sont précieux dans ma vie ou je leur écris un petit message gentil, que je dépose quelque part où ils pourront le trouver et sourire en le lisant !

19) Je prends quelques minutes pour écrire ce que j’aime de ma vie, ce que je ne comprends pas, ce que je souhaite réaliser dans les mois ou les années à venir… Je laisse venir les inspirations créatrices, j’écris tout ce qui me passe par la tête et qu’il me fait du bien d’exprimer ainsi librement.

20) Je me donne des moments de repos pour mon mental, des moments où je pense le moins possible et où je contemple la nature, j’écoute ou je joue de la musique, je donne ou je reçois un bon massage, je prends un bon bain, ou je savoure un bon repas dans la tranquillité.

coeurs_1-572a6

DIMENSION CAUSALE :

21) Je visualise que partout sur Terre : au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest, les gens sont de plus en plus épanouis, de plus en plus heureux, de plus en plus créatifs, en santé, amoureux et joyeux !

22) Je m’ouvre pour découvrir de nouvelles avenues de collaboration et d’entraide avec les gens que je rencontre sur ma route. Je découvre comment nous devenons tous plus forts et plus heureux en partageant nos talents, nos ressources, nos dons de toutes sortes.

23) Chaque jour, je prends quelques minutes pour relaxer, méditer, écouter en moi les inspirations nouvelles qui me viennent, qui me sont données, et les solutions qui apparaissent tout à coup dans ma tête quand je suis calme et en paix. www.everyoneweb.fr/centredemeditation

24) Je visualise que les gens de tous les pays sur notre si belle planète se transforment, s’embellissent, deviennent plus lumineux, plus créatifs, plus disposés à laisser jaillir le meilleur de ce qui vit dans leur cœur :

Les grands-parents, les parents et les enfants, les enseignants et les étudiants, les médecins, les infirmières, les secrétaires, les préposés, le personnel de soutien, les mécaniciens, les informaticiens, les techniciens, les politiciens, les responsables d’équipe, les comptables, les administrateurs, les directeurs, les entrepreneurs, les illustrateurs, les chanteurs, les danseurs, les comédiens, les musiciens, les acrobates, les éclairagistes, les chorégraphes, les compositeurs, les sonorisateurs, les balayeurs, les nettoyeurs, les cuisiniers, les ouvriers, les bijoutiers, les menuisiers, les plombiers, les électriciens, les constructeurs, les rénovateurs, les décorateurs, les transporteurs, les camionneurs, les restaurateurs, les aubergistes, les hôteliers, les épiciers, les caissiers, les vendeurs, les empaqueteurs, les jardiniers, les maraîchers, les cultivateurs, les producteurs, les cinéastes, les réalisateurs, les scripteurs, les scénaristes, les écrivains, les conférenciers, les photographes, les vidéastes, les animateurs, les dessinateurs, les inventeurs, les humoristes, les coiffeurs, les maquilleurs, les esthéticiennes, les designers, les concepteurs, les cascadeurs, les entraîneurs, les athlètes, les journalistes, les graphistes, les dentistes, les peintres, les sculpteurs, les soudeurs, les chômeurs, les testeurs, les chroniqueurs, les superviseurs, les sauveteurs, les agents et assistants, les guides, les gardiens, les architectes, les archéologues, les ethnologues, les sociologues, les psychologues, les coachs, les thérapeutes, les consultants, les fabricants, les policiers, les pompiers, les juges, les avocats, les notaires, les actuaires, les recherchistes, les chimistes, les biologistes, les physiciens, les astrophysiciens, les livreurs, les facteurs, et tous les autres qui n’ont pas été nommés dans cette liste !

25) J’apprends à aimer sans juger les gens de tous les milieux, de tous les horizons, de tout âge et toute condition, et tout particulièrement : les bébés, les personnes âgées, les malades, les handicapés, les gens emprisonnés, les criminels, les êtres inconscients, les immigrants, les individus turbulents ou méchants… Je découvre comment ils sont souvent le miroir de parties cachés de mon être que je ne suis pas capable de voir et d’accepter à divers moments de ma vie. Je cherche à les comprendre et à me comprendre, à observer les ressemblances et les différences, et à voir que derrière toute limitation, toute difficulté majeure et toute méchanceté, se cache souvent l’inexpérience, la souffrance, la peur et surtout : le manque d’Amour de soi et de la Source d’où nous venons toutes et tous.

MERCI DE FAIRE VOYAGER CES INFORMATIONS LIBREMENT…

Julie MORIN sur http://juliemorin.ca/

Publié dans APPRENDS-MOI, En 2012-2013 et après 2016, Exercices simples, Philosophie de la VIE, TRANSFORMATION INTERIEURE, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

Rire de tout pour ne pas pleurer d’un rien

Posté par othoharmonie le 6 mai 2015

 

« Rire de tout pour ne pas pleurer d’un rien« 

Cette phrase a été citée par Charlotte de TURCKHEIM dans l’émission 7 à 8 du dimanche 3 mai 2015

 theatre concept

Cette réflexion m’a fait réfléchir, car il est vrai qu’il y a beaucoup de choses que nous ne comprenons pas, simplement parce que nous ne sommes pas encore à même de le comprendre. La compréhension passe par-dessus les différences car notre cœur  remarque quelque chose de beaucoup plus important ; nous sommes tous très semblables les uns aux autres car nous sommes très semblables à ce qui est à l’intérieur de chacun d’entre-nous. Une fois que nous voyons cela honnêtement, nous perdons vite la peur que nous avons des autres, tandis que nous regagnons confiance dans le potentiel de notre innocence. Plus nous enveloppons les autres dans cette innocence, en libérant notre esprit de toute défense et de tout soupçon, plus nous commençons à entrevoir l’innocence de l’Univers et pourquoi il est impossible à tout être vivant de souffrir très longtemps au vrai sens du mot partage.

Il y a une fin à la douleur. Il y a un stade au-delà duquel la peine ne peut aller. Nous ne sommes jamais abandonnés. Ce n’est qu’avec une vision sereine que nous pouvons voir ce que nous sommes réellement.

Nous avons tous connu des moments où nous étions pris dans nos problèmes personnels, physiques, émotionnels ou financiers et où nous avons brusquement été appelés à aider quelqu’un dans le besoin. Ce n’est qu’après la crise que nous avons constaté que nos propres problèmes avaient disparus de notre conscience, tant que nous étions occupés à venir en aide. Ils ont disparu de  notre conscience et cependant il est important de remarquer qu’ils n’ont pourtant pas disparu de notre vie.

Lorsque nous sommes occupés à donner, nous recevons également, car nos soucis personnels disparaissent de notre pensée. Lorsque nous nous rendons alors compte que l’intérêt des autres est également tout à notre bénéfice, par ce biais nous obtenons le calme intérieur, ne serait-ce que brièvement mais nous laissons derrière nous notre propre enfer. Même si les apparences demeurent, il est impossible à l’esprit de se focaliser sur elles lorsqu’il est envahi par le désir de rendre heureux quelqu’un d’autre que soi.

Nous pouvons faire beaucoup pour les autres et c’est précisément la raison pour laquelle nous pouvons faire beaucoup pour nous-mêmes.

Dans la bienveillance et la tranquillité, rappelons-nous souvent que notre esprit réel ne contient que les pensées de Dieu, d’amour et de paix. S’il y a d’autres pensées, c’est que nous les y avons fabriquées et nous pouvons décider de les laisser disparaître. Il ne nous est pas demandé de lutter contre quoi que ce soit mais simplement de préférer être heureux plutôt que mal en point. Choisissons de vivre à la lumière qui nous illumine de l’intérieur et faisons que ce qui est sans importance soit à jamais sans importance.

Nous sommes de plus en plus nombreux à désirer nous rapprocher de la nature, donner une part plus grande à la créativité personnelle et vivre pleinement dans un monde en changement constant et pour cela, il nous faut découvrir les principes de santé et d’harmonie nous permettant d’améliorer notre relation avec nous-mêmes, nos proches et le monde dont nous faisons partie.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/ 

 

Publié dans APPRENDS-MOI, Méditation | Pas de Commentaires »

La science est basée sur des preuves

Posté par othoharmonie le 27 avril 2015



Beaucoup de créationnistes pensent qu’il n’y a aucune preuve convaincante pour l’évolution. Si vous avez l’esprit étroit et que vous êtes persuadé d’avoir raison, aucune des preuves ne fera la plus petite différence. Je pense que la vraie question est : quelles sont les preuves de la télépathie ?

Telepathie-Voyance

Personnellement, je pense qu’il y a beaucoup de preuves persuasives pour la télépathie et que les expériences qui ont été menées pour le prouver sont loin d’être pathologiques. Elles ont été réalisées, en grande partie, par des gens qui n’avaient pas de subventions… ils ont rencontré tout un tas d’obstacles sur leur chemin. Ce ne sont pas des gens appartenant aux institutions scientifiques le plus souvent et il me semble qu’il s’agit plus de science héroïque que pathologique. De toute façon, il y a différentes catégories de preuves. Pour moi, la plus importante et la plus convaincante est le fait qu’autant de gens pensent avoir vécu des expériences télépathiques. En effet, selon des études anglaises, européennes, américaines et d’un peu partout dans le monde, la plupart des gens croient qu’ils ont vécu ces expériences. Maintenant, certains diront qu’en réalité c’est une illusion, que ce sont des coïncidences que les gens prennent pour de la télépathie. Leur mémoire leur a joué des tours, les faisant oublier quand ils ont tort et se souvenir quand ils ont vu juste et ainsi de suite. Mais le fait est que des millions, des centaines de millions, en fait, des milliards de gens rationnels, tout à fait normaux croient qu’ils ont eu ces expériences. Auraient-ils tous tort et se feraient-ils des illusions si facilement ?

Deuxièmement, il y a eu beaucoup de recueils de cas, d’histoires d’expériences télépathiques. Elles sont généralement rejetées dans leur intégralité comme étant anecdotiques. Une anecdote est par définition une histoire non publiée. En grec « an » signifie « non » et « ekdot » publié. Beaucoup de branches de la science sont basées sur l’expérience. C’est le point de départ de la science. On ne peut pas le nier et il y a eu beaucoup de recueils de cas et si vous rassemblez des centaines d’anecdotes et qu’il y a beaucoup de gens qui ont vécu la même expérience… les anecdotes deviennent de l’histoire naturelle. J’ai moi-même des bases de données avec plus de 5000 cas et c’est la même histoire que vous entendez encore et toujours. Il pourrait y avoir des antécédents où les gens croyaient et se trompaient, néanmoins il y a une quantité énorme de ce genre de preuves.

Mais d’un point de vue scientifique, pour écarter l’objection manifeste qui a été soulevée depuis le tout début de la recherche sur la télépathie, à savoir qu’il ne s’agit que d’une histoire de coïncidences, vous devez mener des expériences pour réellement estimer la probabilité des coïncidences. Et en 1880, avec la création de la Society for Psychical Research, des méthodes statistiques ont été appliquées à cette recherche en commençant par le grand physicien sir William Barett. En réalité, ce fut l’un des premiers champs de la science où les statistiques furent réellement utilisées dans le cadre de recherche expérimentale. La recherche psi a en fait ouvert la voie à beaucoup de sciences à venir. La preuve statistique est importante car le seul moyen qu’on ait d’affirmer qu’une chose est une coïncidence est de connaître sa probabilité de se produire. On peut alors comparer ce qui se produit réellement par rapport à ce que l’on s’attend à obtenir par hasard.

Je vais vous parler maintenant principalement de la recherche expérimentale sur la télépathie qui se décline classiquement en 4 types. Le premier type comprend les expériences de divination de cartes développées par sir William Barrett. Si on se base sur une revue récente de toutes ces premières publications, il y a eu 186 articles publiés décrivant 3 600 000 essais. Cela donne, tout réuni, les résultats que vous voyez… sur l’ensemble des articles publiés dans des revues. Il y a 186 articles, plus de 30 investigateurs… la signification statistique est astronomique. P égal 1 fois 10^(-21) vous pouvez exprimer par cette formule la part de la chance, le résultat cumulatif étant dû au hasard. C’est basé sur une technique, largement utilisée en médecine appelée « meta-analyse » où l’on combine les résultats de nombreuses études différentes. C’est sur cette base que l’Institute for Clinical Excellence évalue l’efficacité clinique. C’est une sacrée référence en science qui permet de combiner différents types de données. De toute façon c’est la conséquence de la combinaison de tous ces articles. Le résultat est répétable. Il est vrai que dans le cas de la divination de cartes, on obtient un résultat plutôt minime mais quand un résultat minime est répété des centaines, des milliers, dans ce cas-ci, des millions de fois, cela devient très significatif.

La seconde sorte d’expériences sur la télépathie est la transmission de dessins. Beaucoup de gens ont fait des tests où une personne fait un dessin et une autre personne dans une autre pièce ou une autre ville doit essayer de reproduire ce dessin. Il y a eu des réussites spectaculaires avec ce genre d’expérience. Le résumé le plus célèbre est celui de l’écrivain américain Upton Sinclair qui a publié un livre intitulé Mental Radio en 1930. Ca a été un grand best-seller. Il est difficile de quantifier les similarités même si elles sont frappantes aussi cette voie n’a, dans l’ensemble, pas été poursuivie par les parapsychologues.

Dans les années 60, un nouveau genre de recherche a vu le jour en parapsychologie expérimentale impliquant des tests sur les rêves télépathiques

Beaucoup de gens ont vécu des expériences télépathiques en rêve et dans ces expériences, les gens venaient dormir dans un laboratoire. Quand ils commençaient à rêver, ce qui était mesuré par les mouvements rapides oculaires, un expérimentateur dans un bâtiment différent assez éloigné du rêveur regardait une image choisie au hasard et se concentrait pour voir s’il pouvait transmettre cette image au rêveur. Ces expériences ont donné des résultats positifs et hautement significatifs mis ensemble. Je vais vous montrer les résultats, une méta-analyse des données sur le rêve télépathique, qui ont été obtenus entre 1966 et 1973. 25 études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture, 450 essais, une signification statistique de 1,3×10-8 ou si vous préférez, 75 millions de chances contre 1 que ce ne soit pas dû au hasard. Et voici maintenant les résultats des tests individuels. Voici des graphes, le seuil de confiance est de 95 %, que l’on voit ici. Certains étaient en fait, en dessous du hasard, d’autres au même niveau mais la plupart étaient au-dessus du hasard. Et si on les combine tous, en utilisant des techniques statistiques standard, voici le résultat là avec un graphe qui montre que c’est significativement au-dessus du hasard. Il est faux de dire que ce n’est pas reproductible. La plupart le sont. Il y en a certainement quelques-uns qui n’ont pas suivi le modèle général. C’est très courant en science. C’est certainement le cas dans beaucoup d’essais médicaux, c’est pourquoi on utilise cette technique. Peu d’expériences marchent de la même façon à chaque fois. Peut-être que cela arrive dans les salles de classe mais dans la vraie science aux Frontières de la Recherche, c’est plus confus et ce genre de chose est assez normal dans beaucoup de domaines scientifiques.

Puis, il y a eu le développement d’une nouvelle sorte d’expérience, les tests télépathiques « Ganzfeld », qui ont eu lieu depuis les années 1970 dans les laboratoires de parapsychologie. Dans ces tests, le sujet est couché dans une pièce dans un état de privation sensorielle léger avec des moitiés de balles de ping-pong sur les yeux, un bruit blanc dans les écouteurs, une lumière rouge, une atmosphère détendue pendant que quelqu’un dans une autre pièce ou un autre bâtiment regarde une photo ou un vidéoclip, choisi au hasard parmi un groupe de photos ou de vidéos, la question est alors : le sujet peut-il dire, identifier parmi 4 images qui lui sont montrées à la fin, laquelle est celle que l’autre personne regardait. Si ce n’était que de la devinette, le taux de réussite serait de 25 %. Et bien, les expériences Ganzfeld conduites entre 1974 et 1985 ont été passées en revue en 1985 avec ces résultats. 25 études publiées, 762 essais… globalement la signification statistique (que vous voyez là) est de mille milliards contre un. Voici le résultat des études individuelles. Une fois encore, comme pour les essais sur le rêve télépathique, il y en a eu des négatifs et des sceptiques disent « ça n’est absolument pas réitérable, untel a obtenu des résultats négatifs. » Vrai, mais si vous regardez le schéma entier, la signification totale est donnée ici et vous voyez que c’est au dessus du seuil de hasard. Encore une fois c’est un assez petit résultat mais néanmoins, c’en est un. Si vous regardez les effets de l’aspirine dans la prévention des crises cardiaques, vous verrez des résultats beaucoup plus petits que ceux-là et ce sont des procédures médicales déjà recommandées.

En 1985, ces études furent passées en revue par un certain nombre de personnes qui s’autoproclamaient « sceptiques éclairés ». Ce sont des gens qui ont réellement étudié ces expériences, ils ont émis un certain nombre de critiques tout en admettant que le résultat était là… il se passait quelque chose. Ils ont avancé un certain nombre de critiques que les parapsychologues ont ensuite tenté de contrer en automatisant la procédure et en excluant diverses choses qui auraient pu mener à des fuites d’information. Bien évidemment, l’effet « Clever Hans » est connu depuis le tout début de la parapsychologie et tout cela se passe dans des pièces séparées. Ainsi il n’y a aucune possibilité de signaux subtils. Toutes ces expériences font l’objet d’un examen minutieux de la part de sceptiques extrêmement hostiles et irréprochables qui sont prompts à se jeter sur la moindre imperfection. C’est probablement le champ de recherche le plus rigoureux et le plus lourdement surveillé de toute la science. Les sceptiques ont relevé quelques points faibles éventuels et, tenant compte de ça, les tests d’auto-ganzfeld furent créés. Passés en revue en 1977, ils ont donné ces résultats. Dans 6 laboratoires… presque 2000 essais… et voici la signification… voilà les études détaillées et les résultats combinés. Cela inclut les tous premiers tests jusqu’en 1985. Les 10 tests les plus récents sur le Ganzfeld, dans une revue publiée en 2001, montrent de nouveau un résultat significatif, pas aussi important mais montrant une grande probabilité que ce ne soit pas du hasard.

images

Bien qu’il me semble que ce genre de preuves recueillis par les parapsychologues grâce à des recherches menées en laboratoire soit assez impressionnantes et même convaincantes, elles ont pourtant un grand désavantage, celui d’être basé sur des situations extrêmement artificielles

En voulant être scientifiques, beaucoup de ces expériences se sont trop éloignées de la télépathie de la vie courante. En particulier, dans la vie courante, la télépathie se produit la plupart du temps entre personnes qui se connaissent bien. Cela arrive généralement entre partenaires, entre mère et enfant, jumeaux, meilleurs amis, parfois entre thérapeute et patient s’il y a transmission d’un lien émotionnel et ainsi de suite. Ca n’arrive pas entre étrangers dans la vraie vie ou du moins, si cela se produit, c’est très rare. Pour commencer, dans ces expériences de laboratoire, la manière typique de procéder et de demander à un couple d’étrangers (généralement des étudiants à l’heure du déjeuner) de deviner des cartes choisies pour leur absence de signification émotionnelle dans des pièces séparées. Ce qui me surprend, c’est qu’ils aient obtenu des résultats aussi positifs. Personnellement, je ne me serais pas attendu à des résultats aussi positifs que ceux que l’on vient de voir avec de si mauvaises conditions pour la télépathie. Dans un certain sens, je crois que les parapsychologues se sont fait du tort à eux-mêmes en travaillant avec des conditions si peu naturelles et autant éloignées de la réalité. Cependant, il y a eu des études expérimentales sur la télépathie dans des conditions beaucoup plus naturelles. Une que j’apprécie plus particulièrement, en fait c’est la toute première que j’ai pu lire, a été menée par Sir Rudolph Peters qui était professeur de biochimie à Oxford. Puis il est venu à Cambridge où je l’ai rencontré quand j’ai travaillé au Département de Biochimie de Cambridge. Un jour, dans le salon de thé du laboratoire, le sujet de la télépathie a été lancé et, à cette époque, j’étais un sceptique primaire standard et j’ai dit : « ce ne sont que des sottises, il s’agit de coïncidences ou d’illusion etc… » Sir Rudolph, qui était un collège très intelligent et charmant, dit « eh bien, je n’en suis pas si sûr. » Il a ajouté « j’ai examiné un cas qu’un ami a trouvé » et il me l’a raconté. C’était une mère qui vivait à Cambridge avec son fils, un attardé mental profond. L’histoire est parvenue jusqu’à Sir Rudolph par le biais d’un de ses amis ophtalmologiste. Ce garçon avait une très mauvaise vision. Quand il l’examina, le gamin eu de brillants résultats au test de la vue ce qu’il ne pouvait comprendre. Il fit sortir la mère de la pièce et le score du gamin chuta. Il n’y arrivait pas sans sa mère. Ils firent ensuite d’autres tests et trouvèrent que le garçon pouvait réussir toutes sortes de choses si sa mère était là. Bien sûr ils pensèrent que c’était dû à l’effet « Clever Hans ». Alors ils mirent la mère dans une autre pièce et ça continua à marcher. Puis, ils firent une série d’expériences contrôlées depuis le laboratoire de Cambridge jusqu’aux laboratoires de Babraham, à environ 5 miles de Cambridge, où l’on montrait à la mère une série de cartes avec des lettres ou des nombres, dans une séquence aléatoire et à l’autre bout du fil on disait au garçon quand l’essai commençait et il devait alors deviner quelle lettre ou chiffre c’était. Tout fut aussi enregistré sur bande au cas où quelqu’un aurait répliqué que des signaux subtils passaient par le téléphone. Les résultats de cet essai furent très différents des résultats d’essais de laboratoires de parapsychologie normaux. Voilà les 479 essais impliquant des nombres, le taux de réussite dû au hasard pour des nombres de 1 à 10 est de 10 %.

Il a obtenu un score de 32 %… la signification est là… 1×10-27 et avec les lettres, 163 essais… le taux dû au hasard est de 4 % car il y a 26 lettres. Score réel 32 % (10-75).

Ce sont des résultats incroyablement significatifs, beaucoup plus impressionnants que la parapsychologie de laboratoire standard. Ca n’est pas un cas isolé. La littérature de recherche psychique est pleine d’études de ce type. Personne n’a jamais relevé de point faible dans cette étude. Ils l’ont simplement ignorée et sir Rudolph Peters était très enthousiaste lorsqu’il m’en a parlé. (Cela a été publié dans un journal à comité de lecture). Il a dit : « aimeriez vous écouter les bandes pour voir si vous pouvez détecter un bruit de fond ? » Je les ai écouté… Je ne pouvais pas… il n’y avait aucun signe… Ca a été examiné par des illusionnistes et des magiciens professionnels. Personne n’a rien trouvé. Alors quelles ont été les suites ? C’est resté dans l’ombre comme la plupart des recherches à ce sujet car cela n’allait pas dans le sens du courant de la littérature scientifique, parce que c’est un domaine tabou. De toute façon, c’est l’exemple d’une étude qui montre, il me semble, des résultats assez nets.

J’ai moi-même mené des recherches dans des domaines plus proches des phénomènes de la vie quotidienne. En collectant un grand nombre d’histoires et en faisant des enquêtes, j’ai essayé d’identifier quels sont les domaines les plus courants où les gens vivent des expériences télépathiques et j’ai essayé de mettre au point des expériences pour le tester dans la réalité ou dans des conditions les plus proches possibles de celles de la vie quotidienne. On dit très couramment que les mères sont télépathes avec leur bébé et des mères qui allaitent prétendent être physiologiquement télépathes dans le sens où leur lait coule, leurs seins commencent à suinter si elles sont loin de leur bébé à faire, par exemple les courses dans un supermarché alors que le bébé a besoin d’elles. Ca n’avait jamais été étudié alors j’ai monté un essai comparatif où l’on a surveillé la perte de lait chez 9 mères allaitantes sur une période de 2 mois. Nous avons déterminé exactement quand leur lait coulait et avons également surveillé quand le bébé se réveillait, ils étaient à plusieurs kilomètres, pour voir si la perte de lait était corrélée avec les réveils du bébé. Ca l’était… elles n’avaient pas toujours raison mais la probabilité que ce soit une coïncidence était d’un milliard contre un. Aussi, vous pourriez penser que ce ne sont que des rythmes synchronisés. Eh bien ça ne l’était pas, ça ne suivait pas de schémas particuliers mais si vous analysez les statistiques pour éliminer tout rythme possible, vous obtenez toujours un résultat significatif. Beaucoup de mamans affirment en avoir fait l’expérience… les données montrent que cela semble se produire, davantage d’études sont certainement nécessaires mais voici un exemple de télépathie quotidienne qui semble être corrélée avec ce qui se passe.

Probablement le type le plus courant de télépathie manifeste dans le monde moderne est la télépathie en lien avec les appels téléphoniques et la réponse habituelle est : « c’est juste une coïncidence…

Vous vous souvenez quand vous avez vu juste et vous oubliez les millions de fois où vous vous êtes trompé et qu’il n’y avait rien. » 

J’ai fait des études qui montrent que c’est de loin le genre de télépathie le plus répandu du monde moderne. Les enquêtes montrent que pour une population moyenne, 80 % des gens affirment avoir fait l’expérience de penser à quelqu’un qui les a ensuite appelé d’une façon apparemment télépathique ou d’avoir appelé quelqu’un qui leur a dit « c’est marrant, je pensais justement à toi »  Maintenant, pouvons-nous ne pas en tenir compte si facilement? Cet argument facile qui a régné en sciences depuis 100 ans, depuis l’invention du téléphone n’a pas un soupçon de preuve en sa faveur. Personne n’a jamais fait de tests. Bon, c’est très bien d’avancer une hypothèse mais en science, émettre des hypothèses ne suffit pas. On doit les tester et il y a très peu de domaines scientifiques où les gens peuvent avancer des hypothèses sans aucune preuve et obtenir l’approbation universelle de la communauté scientifique. C’est un de ces domaines pathologiques de la science ordinaire, je pense, où il y a un déni de l’évidence, un refus des preuves et, en fait, une ignorance volontaire. Peut-on tout de même le tester ? Peut-on aller plus loin que de simples arguments de salon ? La réponse est oui, on peut faire des expériences sur la télépathie téléphonique et j’en suis maintenant, avec l’aide de ma collègue Pam Smart à plus de 800 de ces tests.

Voici comment se déroulent ces expériences : nous trouvons des gens qui disent que ça leur arrive, nous leur demandons de nommer 4 personnes avec qui cela serait susceptible de se produire, ce sont habituellement des amis proches ou des membres de la famille et ensuite ils restent assis à la maison. Ils sont filmés – le téléphone posé sur une table devant eux. Ce sont des fixes car, bien sûr, tous les mobiles ont des écrans d’identification du correspondant. Ils savent qu’ils vont recevoir un appel vers disons 10 h. A 10 h le téléphone sonne, c’est une de ces 4 personnes. Avant de décrocher, ils doivent deviner de qui il s’agit. Ils n’ont aucun moyen rationnel de le savoir car on l’a choisi au hasard 10 minutes plus tôt. Ainsi, c’est une démarche randomisée. La personne est à des kilomètres. Il n’y a pas d’effet « Clever Hans » en remarquant des signes de la tête ou quoi que ce soit d’autre… juste le téléphone qui sonne et ils doivent deviner qui. Au hasard, ils peuvent tomber juste une fois sur quatre soit 25 %. En réalité, le taux de réussite moyen est loin bien au dessus du hasard. Voici les résultats de nos expériences résumés sur cette feuille. Nos premières expériences n’étaient pas filmées et pouvaient, éventuellement, être ouvertes à la triche. Nous avions 63 sujets, moins rigoureux que les autres mais ici, le résultat dû au hasard est de 25 %, les vrais résultats : 40 %… significativité 4×10-16. C’est un résultat extrêmement significatif. Bien sûr, nous avons voulu éliminer la triche c’est pourquoi nous sommes passés à la version filmée et voici les résultats là. Les scores sont en fait plus élevés dans les expériences filmées que dans celles qui ne le sont pas : 45 % à 10-12 de signification. Ainsi ces expériences ont produit des résultats considérables. Elles sont actuellement reproduites dans 2 autres universités, Cape Town et Amsterdam. La télévision en a diffusé une version il y a quelques mois qui a été réalisé avec 5 personnes. Ils ont chois les Nolan Sisters, un groupe pop des années 80 car ils pensaient que si ils devaient faire des expériences à la télévision ce devait être avec des célébrités. Et bien les Nolan Sisters se sont bien débrouillées. Leur taux de réussite a été de 50 %, statistiquement significatif, et c’est passé sur Channel Five, certains d’entre vous l’ont probablement vu. Bien, maintenant la télépathie téléphonique, c’est assez facile de réaliser ces expériences. Elles font de bons projets scolaires mais maintenant je mène des expériences sur la télépathie par email. C’est un phénomène similaire. 

Beaucoup de gens ont dit qu’ils pensent à quelqu’un et qu’ensuite ils reçoivent un message d’eux.

Est-ce juste une coïncidence ? 
Le seul moyen de le savoir est de faire le test. Nous avons la même démarche pour les « emailers » potentiels. Ils sont choisis au hasard. Vous savez que vous allez avoir un message à un moment précis et juste avant, vous devez deviner de qui il s’agit. Le taux de réussite dû au hasard est de 25 %. Avec 50 participants dans des expériences non filmées, le taux de réussite est de 40 %, semblable à la télépathie téléphonique. Avec 5 participants dans des expériences filmées, le taux de réussite est de 46 %… encore une fois extrêmement significatif. Avec l’aide de Mike Lambert, cela a été mis en place sur Internet sous une forme automatisée et vous pouvez mener cette expérience vous-même en allant sur mon site. Vous pouvez faire 10 essais en moins de 20 minutes. Tout ce dont vous avez besoin c’est d’amis qui acceptent d’être en ligne en même temps. Ainsi ce genre de recherche peut maintenant être testé par n’importe qui. Vous n’êtes pas obligé de me croire sur parole.

Je voudrais parler de la télépathie des animaux. C’est extrêmement courant. Beaucoup de gens ont eu des expériences télépathiques avec des chiens ou des chats. Avec Pam Smart, nous avons fait des centaines d’expériences, filmé des expériences sur des chiens qui savent quand leur maître rentre à la maison. Ils se lèvent et vont attendre derrière une porte ou une fenêtre quand leur maître est sur le chemin du retour et nous avons montré que cela arrive même quand les gens rentrent à des moments aléatoires. Tout a été filmé, cela a été évalué de façon objective, cela arrive même quand ils prennent le taxi, ce n’est pas dû au hasard. C’est hautement significatif statistiquement et cela a été reproduit, plutôt à contrecoeur, par des sceptiques impatients de discréditer la chose et ils ont obtenus exactement les mêmes résultats. Je n’ai pas le temps de vous les montrer, étant donné mon temps limité, et je préfère vous parler maintenant des expériences que je mène actuellement sur un perroquet voyant qui vit à New York !

La propriétaire de ce perroquet a découvert qu’il captait ses pensées. Il semblait savoir ce qu’elle pensait. Il a un vocabulaire de 950 mots actuellement. C’est l’animal parlant le plus accompli au monde. Comme il a été maintenant prouvé que les perroquets peuvent parler de façon expressive. Ce perroquet fait des phrases et il capte ses pensées. Il interrompt même ses rêves quand il dort à côté d’elle. Il la réveille en commentant ses rêves ! La première fois que j’ai entendu ça, je n’y ai bien sûr pas cru. Je pensais que c’était loin du fin fond de tout ce que j’avais déjà pu faire ! Je suis allé la voir à Manhattan, à New York où elle habite. Nous avons de simples tests où je lui ai demandé de regarder des images dans une autre pièce et le perroquet disait ce qu’elle regardait. Je ne voyais aucun moyen possible ou imaginable de tricher. Alors, nous avons mis au point une expérience filmée avec toute une série d’images scellées dans des enveloppes cachetées dans un ordre aléatoire. Elle les ouvrait dans une pièce avec une caméra. Dans une autre pièce, le perroquet – sans personne d’autre, à un autre étage – était filmé tout le temps. Les transcriptions ont été faites indépendamment pour voir si il disait ce qu’elle regardait. Le taux de réussite était incroyable. En 71 essais, il a eu raison 23 fois, 32 % Il y avait 19 mots possibles. Ce résultat est énormément supérieur au hasard. Ces expériences ont été évaluées et transcrites séparément par trois personnes différentes. Les statistiques ont été faites par un statisticien indépendant, un professeur de statistiques d’Amsterdam, et tout a été décrit et publié dans un journal à comité de lecture. En fait, cela sort aujourd’hui dans le Journal of Scientific Exploration.

images (1)J’espère que j’en ai dis assez pour montrer qu’il y a en réalité plutôt beaucoup de preuves de la télépathie. Cela ne peut pas convaincre les gens qui ne veulent pas croire à la télépathie ou qui sont convaincus que c’est impossible car, par définition, toute preuve doit être défectueuse, frauduleuse ou je ne sais quoi d’autre mais pour beaucoup de gens qui sont plus ouverts d’esprit, je pense qu’il y a vraiment de quoi faire et que ce que nous voyons ici est de la science normale qui procède avec des conditions plutôt défavorables mais qui procède de façon normale avec des hypothèses, des tests, des preuves, des critiques, des techniques perfectionnées et ainsi de suite. 

Je pense qu’il y a beaucoup de preuves de télépathie de toutes sortes dont des preuves expérimentales dans des conditions bien définies

Il est extraordinaire que les scientifiques qui prétendent être rationnels ou rationalistes deviennent extraordinairement irrationnels lorsqu’il s’agit de télépathie. La confiance en les preuves part aussitôt en fumée. Cela réveille souvent de profondes émotions et je me demande souvent pourquoi la possible existence de la télépathie dérange autant les gens. Pourquoi est-ce quelque chose de si profondément dérangeant ? Je crois que les raisons sont historiques. Elles remontent au moins au siècle des lumières où la volonté était de faire avancer la science et la raison et de rejeter la religion et la superstition, la crédulité, le folklore etc… Ainsi la télépathie, à cette époque on n’appelait pas ça télépathie, mais d’une certaine façon, ces phénomènes psychiques ont été rejetés dans la catégorie superstition et depuis lors, les gens rationnels sont supposés ne pas y croire. Je pense que c’est pourquoi (en tant que fait sociologique) que vous ne trouverez pas d’articles sérieux à ce sujet dans les grands journaux ou sur les programmes horizon de la BBC car c’est inacceptable pour le discours rationnel et les gens instruits – pas seulement les scientifiques mais la plupart des diplômés universitaires – savent qu’ils sont censés faire partie de ce projet « d’éclaircissement » et, au moins en public, sont supposés nier la télépathie ou, du moins, de ne pas en parler. La sanction sinon est d’être considéré comme crédule, superstitieux ou stupide et personne ne veut perdre son rang intellectuel. Alors je pense que ce tabou a été établi assez tôt et qu’il est toujours en place depuis lors. Si vous regardez les controverses de la fin du 19ème siècle, vous verrez que ce sont les mêmes qu’aujourd’hui, le même type d’arguments. Les gens pour disaient « voici les preuves ». Les gens contre « ce n’est pas possible, les preuves ne sont pas crédibles ». C’est très étrange en science comme des idées nouvelles sont tout à fait acceptables. Par exemple, David Deutsch, un physicien d’Oxford a écrit un livre sur le voyage dans le temps. Il a aussi écrit un livre sur les univers multiples, l’idée qu’à chaque observation physique l’univers se divise et qu’il y a des milliards, des trillions, des quadrillions d’univers parallèles complètement inobservés. Il bénéficie d’une place respectable en physique à Oxford. Il n’y a aucune preuve de son postulat et cependant, c’est assez toléré en physique. Pourtant, au sujet de la télépathie, David Deutsch dit : « Ce sont des âneries, pas le moindre soupçon de preuves. ». Je sais qu’il n’a pas étudié les preuves mais pourtant la même personne peut avoir des théories complètement folles sur les univers paranormaux et malgré tout, ce tabou total de la télépathie coexiste au sein du même individu.

Personnellement, je pense que la télépathie n’est pas menaçante. Je crois que la télépathie est une aptitude naturelle des communautés d’animaux pour communiquer ensemble. Je pense que ça existe. Ma propre théorie, je n’en ai pas parlé faute de temps, ma théorie est que les membres d’un groupe ont ce que j’appelle un sens morphique qui les relie entre eux… des flopées d’oiseaux, des bancs de poissons. Je crois à un phénomène de champ. Les membres d’une communauté animale, lorsqu’ils sont séparés, restent connectés entre eux par ce champ qui s’étire au lieu de se briser… et chacun peut communiquer avec l’autre télépathiquement. Je pense que c’est un mode normal de communication animale. Pour finir, la nature de ce champ est, en réalité, assez proche d’un phénomène bien connu en physique quantique appelé « non-localité » où des particules faisant partie du même système quand elles s’éloignent, gardent une connexion non locale… un changement chez l’une affecte instantanément l’autre indépendamment de la distance. Peu importe leur éloignement. Il n’y a pas de loi quadratique inverse. Quand Einstein a d’abord réalisé cette implication de la théorie quantique, il a cru que la théorie quantique devait être fausse car si elle était juste, cela impliquerait « a spooky action at a distance » (effroyable action à distance). Il s’est avéré que la théorie quantique est juste, Einstein avait tort et ces particules ou systèmes qui appartiennent au même système quand ils sont séparés conservent cette connexion non locale. Des organismes qui appartiennent à un même groupe social ou un chien et son maître, des jumeaux, des parents, des mères et leurs bébés… peuvent s’éloigner. Je préfère ça. Si la théorie quantique est vraiment fondamentale, alors on peut voir des choses analogues, homologues même, au niveau des organismes. Dans la mesure où les gens ont des théories de la télépathie, c’est une des principales candidates.

62213208Dans la vie quotidienne, les cas de télépathies les plus impressionnants sont quand cela se produit. Les mères et les bébés en sont un exemple mais beaucoup de gens ont vécu l’expérience de voir soudain quelqu’un ou de l’entendre au moment où il meurt ou qu’il est en danger. Cela arrive aussi… J’ai fait des expériences avec des chiens qui le font. J’ai plus de 100 cas de données sur des chiens qui hurlent mystérieusement sans raison apparente et il s’avère par la suite que leur maître a subi un grave accident ou est mort, loin et sans que personne ne le sache dans l’entourage du chien. Beaucoup de ces cas sont en lien avec la mort et la détresse. Certains de ces cas impliquaient des chiens qui savaient leur maître en danger et qui se sont débrouillé pour sauver leur vie en forçant les gens à aller quelque part, ou dans certains cas, en empêchant des suicides. Je pense que dans beaucoup de cas la télépathie a à voir avec des choses qui ont une grande signification biologique. On ne peut pas, bien évidemment, faire d’expériences là-dessus. Vous ne pouvez pas demander à quelqu’un de mourir à un moment aléatoire pour que vous puissiez observer le chien et si vous travaillez à l’Université, il y a des comités d’éthique et autres alors évidemment vous ne pouvez pas faire des choses qui impliquent des perturbations émotionnelles. La plupart des expériences de télépathie les plus puissantes sont celles de communication d’une nécessité ou d’un besoin. Elles concernent les nécessités, les besoins, les demandes… Elles concernent les appels silencieux. Les gens veulent que quelqu’un viennent à eux. Il y a parfois des informations plus détaillées qui sont transmises mais la télépathie est le bon terme. Télépathie veut dire « sensation distante », tele-pathie, distante sensation, comme l’empathie, la sympathie. Ce n’est pas de la transmission de pensées. Cela ne concerne pas à l’origine les pensées, les images. Cela concerne au départ les sensations, les besoins.

Quand vous dites « pouvons nous développer une plus grande sensitivité ? », je crois que la question est « Pourquoi avons-nous perdu autant de la sensitivité de nos ancêtres ? ». Il y a beaucoup d’histoires de voyageurs en Afrique qui disent qu’on considère comme normal dans de nombreuses régions d’Afrique que les membres d’une tribu savent quand quelqu’un arrive, quand quelqu’un a besoin de quelqu’un d’autre quelque part, ils partent et trouvent ce quelqu’un qui a besoin d’eux à 50 miles de là. Ils réagissent à ça tout le temps. Avant l’invention du téléphone, c’est ce que les gens faisaient et il y a des témoignages d’amérindiens, d’aborigènes australiens, d’explorateurs. Généralement, les anthropologues ne l’ont pas étudiés car ils étaient convaincus que c’est impossible. Ils sont venus avec un état d’esprit rationaliste et n’ont pas documenté les choses des cultures traditionnelles qui en sont les aspects les plus intéressants.

Alors je crois que si nous voulons savoir jusqu’à quel point cela peut être utile dans les sociétés humaines, nous devons regarder les sociétés traditionnelles, celles qui survivent encore, où elles n’ont pas encore été complètement balayées. Même dans notre société cela n’a pas complètement disparu, et il me semble que l’exemple du téléphone est une survivance résiduelle de la réponse aux appels à distance. Le téléphone nous permet d’appeler les gens à n’importe quelle distance. Nous formons l’intention avant de réaliser l’appel et je pense que c’est pour cela qu’ils réagissent. Je pense qu’être capable d’appeler les gens à distance n’est pas trivial et je crois que c’est une des racines évolutives de la télépathie.

                                                          *

Extrait et condensé d’un débat sur la télépathie. L’avis de Rupert Sheldrake.
Source :
http://www.metapsychique.org

Publié dans APPRENDS-MOI, Astrologie et Esotérisme, LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaires »

L’être humain est un système énergétique

Posté par othoharmonie le 22 avril 2015

 

Comment comprendre l’efficacité des guérisseurs ? Lors des rencontres « Science et Conscience » organisées par les éditions Ariane en mai dernier , Lynne McTaggart est revenue sur ce sujet qu’elle a étudié en profondeur .

ascension01Au cours de vos recherches, avez-vous relevé des points communs entre les guérisseurs ?
J’en ai rencontré beaucoup pour écrire La Science de l’intention, et j’ai trouvé des points communs, même s’il y a des différences dans les pratiques. Tous ont un état d’esprit très concentré, énergisé. Cet « hyperétat » d’intense concentration pourrait expliquer la poussée d’énergie qu’on observe chez eux. Ils sont comme un laser. Un laser produit une lumière très cohérente et très focalisée. Ils atteignent le même genre d’état. Les chercheurs qui les ont étudiés – William Tiller, Gary Schwartz, Elmer Green – ont tous ont constaté chez eux de grandes décharges d’énergie électromagnétique. Gary Schwartz a même photographié des guérisseurs à l’aide d’une caméra capable de capter les émissions de biophotons (particules de lumière émanant des organismes vivants – NDLR) et a vu beaucoup de lumière émanant de leurs mains.

Quel rôle la concentration joue-t-elle dans le processus ?
Tous les maîtres en matière d’intention – qu’il s’agisse de guérisseurs, de maîtres qi gong, de moines bouddhistes – évoquent un degré extrême d’attention focalisée. Ce n’est pas un état de calme, c’est un état hyper chargé. L’étude de certains de ces moines a montré que leur cerveau ne fonctionne pas en mode alpha, mais en mode gamma, c’est-à-dire très rapidement, beaucoup plus qu’une conscience de veille ordinaire. J’ajoute que le guérisseur doit être très précis dans la désignation de la zone qu’il veut toucher. Si c’est la main gauche qui doit être soignée, c’est vers elle qu’il faut envoyer l’intention. On entend parfois des guérisseurs dire qu’ils ne veulent pas spécifier la zone et que « c’est le cosmos qui décide ». Mais les plus efficaces auxquels j’ai pu parler dirigeaient leur intention de manière précise.

Est-ce que selon vous les magnétiseurs utilisent les champs électromagnétiques pour guérir les personnes tandis que les guérisseurs à distance utilisent d’autres mécanismes d’une tout autre nature ?
Non, je ne le pense pas. Les deux utilisent la même chose. Certes, les études ont montré qu’il y a chez les guérisseurs en action une poussée d’énergie à la fois électrique et électromagnétique. Cette énergie est ce qui est observable. Mais cela ne signifie pas que c’est la source de la guérison. Pour preuve, les mêmes effets sont observés que le patient soit à proximité ou à 300 kilomètres de distance. Parfois, plus la distance est importante, plus l’effet est grand. Dans ce cas, les champs magnétiques ne peuvent expliquer la guérison. Il est donc nécessaire de faire appel à d’autres facteurs d’explication.

Des études ont montré que les fréquences électromagnétiques mesurées dans les mains des guérisseurs sont tout à fait spécifiques. Les basses fréquences sont utilisées dans les hôpitaux pour stimuler la réparation osseuse. Tout cela ne plaide-t-il pas en faveur d’une réelle efficacité de l’énergie électromagnétique ?
Je ne mets pas en question le fait que ce soit une partie du mécanisme à l’œuvre. On sait que le magnétisme et l’électromagnétisme sont tous deux de bons guérisseurs. Mais encore une fois, si c’était la seule source de guérison, ça ne fonctionnerait pas à distance. Je pense que c’est une manifestation du phénomène de guérison, mais que ce n’est pas cela qui explique la guérison. Le guérisseur pro- DOSSIER duit ces énergies en raison de sa concentration. Mais ce sont sans doute des effets quantiques qui opèrent.

Comment expliquez-vous ces effets ?
Nous savons que nous émettons en permanence un champ de lumière ténu – une émission de biophotons. Qu’est-ce que la guérison dont nous parlons ? C’est essentiellement un acte de pensée, une intention de guérir. Et les pensées sont aussi une forme d’émission de biophotons, elles sont une énergie qui émane de nous en permanence. Je pense que les guérisseurs ont été capables d’exploiter ces pensées pour en créer qui soient très cohérentes et énergisées. Nous ne comprenons pas totalement ces mécanismes. Mais le modèle des biophotons nous permet de saisir que nous envoyons des instructions à l’univers en permanence sous forme de rayonnements. Les guérisseurs sont capables de rendre opérantes ces instructions en vue d’obtenir la guérison.

Ces biophotons seraient donc les messagers de la guérison ?
Je pense que la guérison est une sorte d’accord biologique entre celui qui soigne et celui qui est soigné. Ce dernier joue un rôle important. Il n’est pas rare que le guérisseur ne fasse que donner au patient la permission de se guérir lui-même. Il y a une réorganisation d’information chez le patient. C’est une interrelation complexe entre les deux, plus compliquée qu’un simple transfert d’énergie de A vers B.

Mais ces biophotons peuvent-ils véhiculer les effets, parfois radicaux, qui sont observés ?
Il faut sortir du modèle de A qui va vers B. On s’imagine une relation unilatérale et statique : A (le guérisseur) envoie de l’information à B (le patient) et B est modifié. Mais c’est un dialogue qui a lieu au niveau quantique, c’est-à-dire un échange, une interaction, qui met en jeu les émissions de biophotons. Il y a le même problème de représentation avec la télépathie : je vous envoie une pensée et vous la recevez. Mais c’est beaucoup plus complexe que cela ; il est plus juste de parler de deux personnes qui se connectent à la même longueur d’onde et sont toutes les deux impactées par elle. On peut dire la même chose de la guérison : deux personnes entrent en relation au niveau quantique et cela implique que les deux soient transformées, modifiées par cette relation qui les unit.

Comment définiriez-vous cette relation au niveau quantique ?
Pensons à ce qui se passe entre deux particules au niveau subatomique : elles ne sont pas deux entités séparées, à l’image de deux petites balles. Ce sont des paquets vibrants d’énergie et d’information qui sont en commerce permanent, échangeant entre elles des informations qui les modifient l’une et l’autre à chaque instant. C’est une relation dynamique continuelle. C’est ainsi que nous fonctionnons tous. Lorsque nous tombons malade, l’information qui est envoyée au corps n’est plus cohérente. La relation avec le guérisseur est alors comme un rappel, ou une reprogrammation. Cette discussion pourrait intervenir au niveau des biophotons car c’est là que ce dialogue a lieu.

En quoi la cohérence, un état dans lequel s’appliquent les lois de la mécanique quantique, est-elle une notion importante pour la guérison ?
À un niveau quantique, la cohérence signifie que les particules individuelles se connectent et communiquent mieux, à tel point qu’elles se comportent comme une onde géante, perdant en quelque sorte leur individualité. J’aime comparer cela à un orchestre. Chaque musicien contribue individuellement à un grand son collectif, mais l’ensemble est indissociable. Un signal plus ample est créé. Tout devient plus clair et audible, plus puissant. C’est ainsi pour toute particule subatomique d’un organisme vivant. Nous savons qu’il y a un haut degré de cohérence dans un système vivant, un être humain par exemple. Quand il y a maladie, il y a moins de cohérence. Je pense que les guérisseurs contribuent à rétablir cette cohérence.

Dans quelle mesure le patient doit-il « résonner » avec le guérisseur ?
Dans une étude appelée Love Study, qui implique les deux partenaires d’un couple, l’un doit envoyer des pensées de guérison et de compassion à l’autre ; on observe alors entre eux plusieurs phénomènes de synchronie entre différentes parties de leurs corps : leurs ondes cérébrales, leurs rythmes cardiaques, les réponses galvaniques de leurs épidermes… Quand des jazzmen jouent ensemble, on a également constaté que leurs cerveaux se mettent en synchronie. Une étude, qui a été faite à Oxford, a permis de constater des effets similaires dans une équipe d’avironneurs, la synchronie augmentant alors la performance de chacun des membres. Si on étudiait les guérisseurs et leurs patients de manière systématique – et à part l’étude sur l’amour, cela n’a pas été fait à ma connaissance –, on trouverait sans doute que leurs cerveaux sont en synchronie, et sans doute aussi beaucoup d’autres parties de leurs corps.

Pourquoi la notion de champ quantique, à laquelle vous avez consacré beaucoup d’attention, peut-elle nous aider à comprendre ce processus de guérison ?
Parce que nous devons nous concevoir nous-mêmes comme autre chose qu’un ensemble d’éléments solides. Je ne suis pas seulement un paquet de cellules différent du vôtre ; à un niveau quantique, nous sommes vous et moi comme de petits nœuds sur la même corde, nous faisons partie d’un immense champ d’énergie : c’est cela, la réalité qui nous englobe. Nous envoyons en permanence de l’information au champ. Et c’est aussi par ce moyen que nous pouvons recueillir de l’information. C’est un réseau géant. La guérison est compréhensible sans la notion de champ seulement si vous vous intéressez au niveau local. Mais la guérison à distance est incompréhensible sans cela. Parce que ce champ est le réservoir de l’information et c’est ce qui explique que vous pouvez avoir accès à cette information n’importe où.

88545150_oPourquoi le guérisseur doit-il mettre son ego de côté pour induire cette guérison ?
Il doit fusionner avec son sujet, et avec le champ. Il doit se fondre avec quelque chose de plus grand que lui et trouver une sensation d’unité. J’ai expérimenté cette force de l’unité dans des groupes de dix ou douze personnes comme vous et moi, qui ne sont pas des guérisseurs. Ces gens se rassemblent ; une personne est désignée pour être guérie, et ils forment un cercle autour d’elle en se tenant par la main, puis lui envoient une intention. Nous avons noté des améliorations parfois extraordinaires. Je ne prétends pas que ces techniques sont des techniques de guérison en soi. Mais le pouvoir de la communauté est si grand qu’il guérit. Sentir de la part d’étrangers de l’amour inconditionnel, faire l’expérience de l’unité crée une réaction chez les individus, qui reçoivent en quelque sorte la permission d’aller mieux. Les guérisseurs très doués ont un don, qu’ils ont reçu ou ont développé avec la pratique, mais de simples individus d’un groupe peuvent aussi générer la guérison.

De quel don s’agit-il ?
Je pense que certains guérisseurs sont des virtuoses, mais que potentiellement tout le monde a la capacité de guérir. La différence tient à l’ampleur des effets produits, en ce qui concerne les gens très talentueux. C’est aussi une différence d’expérience et d’apprentissage. Je pense que les guérisseurs apprennent à faire partie d’un champ unifié. Ils mettent leur ego de côté, ils apprennent à fusionner avec leur sujet. Et cette communion, ce processus chimique de connexion, crée la guérison. Pour cela, le guérisseur comme le patient doivent prendre leurs distances avec l’ego.

L’amour est souvent invoqué. A-t-il son importance ?
Il est très important pour aller de l’esprit vers le coeur. Tous les guérisseurs évoquent la nécessité de développer un sentiment de compassion pour le patient. Je pense que nous en revenons à la notion d’unité. Qu’est-ce que l’amour ? C’est l’unité. Que signifie le mot yoga ? L’union. C’est ce sentiment d’amour total et de connexion.

L’amour est-il une qualité du champ quantique ?
Beaucoup de gens aimeraient pouvoir dire que l’amour est le champ. Je préfère rester dans le domaine de la science.

Quelle vision de l’être humain découle de tout cela ?
L’être humain est un système énergétique complexe, fruit d’une union entre l’intérieur et l’extérieur. L’épigénétique nous apprend que nous ne sommes pas créés de l’intérieur. Nous sommes créés par la nourriture que nous mangeons, l’air que nous respirons, les amis que nous avons, notre mode de vie, tout cela ensemble impacte nos gènes et détermine si ces derniers seront exprimés ou non. Cela signifie que nous sommes une relation dynamique continuelle entre l’intérieur et l’extérieur. Je pense que nous sommes créés en permanence par les interactions de notre système énergétique avec celui des autres.

images (3)Il y a aujourd’hui beaucoup de machines qu’on dit quantiques, qui peuvent mesurer les champs électromagnétiques du corps humain et les rééquilibrer. Qu’en pensez-vous ?

Beaucoup de systèmes sont très intéressants et prometteurs, et beaucoup d’autres ne sont que de la camelote. Je reçois sans arrêt des coups de fil de gens qui veulent que je vante leur produit, et quand je regarde de plus près, je vois qu’il n’y a rien dedans. Il y a beaucoup de choses qui ne sont ni valides, ni légitimes, mais aussi beaucoup de systèmes et d’approches nouvelles qui sont riches de possibilités, comme par exemple l’EFT (Emotional Freedom Technology – une technique de psychologie énergétique, NDLR). La technologie o­ re des opportunités, à condition de rester vigilant, mais j’ai tendance pour ma part à revenir à des systèmes énergétiques anciens et qui ont fait leurs preuves, comme l’homéopathie ou l’acuponcture.

À quel point ces idées sur la guérison sont-elles jugées recevables par le corps médical et la science dominante ?

Je pense que les médecins y sont de plus en plus ouverts. Ils ont fait de très longues études et déployé beaucoup d’efforts pour pouvoir soigner les gens. Mais les outils dont ils disposent – en particulier les médicaments – ne sont pas si efficaces, à part les antibiotiques. Ils recherchent de nouvelles voies. J’ai assisté il y a quelque temps à une conférence sur les médecines énergétiques, et le public était essentiellement composé de médecins venus se renseigner, très intéressés par tous ces sujets. Quant au courant majoritaire en science, ceux qui font les recherches en physique dont je parle dans mes livres, en font partie, Anton Zeilinger par exemple, qui étudie les effets quantiques, travaille à l’université de Vienne. La plupart des scientifiques font partie du courant dominant, mais ils sont à la pointe. Ce que vous entendez par «science dominante », c’est une façon de penser académique qui a vingt ou même cinquante ans de retard.

source INREES 

Publié dans Etat d'être, L'Esprit Guérisseur, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

Se connaître avec les cartes

Posté par othoharmonie le 28 février 2015

 

SeConnaitreCartesLes cartes de tirage ont longtemps été perçues comme un outil « ésotérico-magique ». De plus en plus, elles sont conçues comme un moyen de développer son intuition.

De plus en plus de jeux de cartes paraissent chaque année. Au traditionnel tarot de Marseille et autres classiques, s’ajoutent désormais des jeux destinés à nous mettre en relation avec notre inconscient, nos guides, ou notre intuition, selon la terminologie utilisée. Sur les 3 000 exemplaires du Voyage de Ritavan édités en octobre 2012 – des cartes joliment illustrées dont le personnage principal est un enfant de couleur bleue – plus de 1 500 se sont déjà vendus. « Les jeux sont porteurs de messages de l’âme, les gens qui les utilisent sont dans une démarche spirituelle portée par les peintures des cartes », indique Samuel Djian-Gutenberg, le créateur. « Les cartes prolifèrent et tous les milieux sociaux, toutes les catégories socio-professionnelles, sont désormais concernés », précise Claudia Trédaniel, des éditions du même nom. S’agit-il d’un nouvel avatar de la quête de soi ? 

Plus seulement des supports de voyance

Par le passé, les cartes étaient utilisées essentiellement comme un outil divinatoire. À l’instar d’autres intermédiaires – pièces de monnaie du Yi-King, runes, etc. – la carte est alors un support de l’information reçue. « Toutes les cartes fonctionnent comme un alphabet, comme des lettres qui, associées, prennent tout leur sens », explique Maud Kristen, une voyante célèbre qui milite pour une approche rationnelle de cette capacité. Utilisées pour des personnes aux situations différentes, les cartes sont en quelque sorte un langage personnel exprimant les impressions des voyants, raison pour laquelle certains, comme Maud Kristen, dessinent leur propre jeu. Les cartes permettent d’évaluer les chances de réalisation d’une situation et peuvent répondre à des questions précises. 

Le travail de celui qui les utilise est tout d’abord intuitif. La carte vient en appui de l’intuition et de la sensibilité. Elle précise une vision ou un ressenti. C’est un détail de la carte qui va faire écho. La thérapeute Naty Davillars, qui utilise les cartes de manière marginale dans sa pratique, les qualifie de « support pour avoir de l’information. C’est comme un scénario décliné sous forme d’images en mouvement. Un film se déroule au niveau de l’écran mental, déclenché par la configuration de plusieurs cartes ou un détail sur une seule carte. Cela peut concerner des événements passés, présents ou futurs. » Elle considère les cartes comme des capteurs d’un flux d’informations qui n’a rien de figé et que nos actions peuvent modifier. 

Le miroir de soin

Depuis quelques décennies, les cartes servent à un autre usage, à la fois psychologique et thérapeutique. Dans cette optique, le tirage des cartes, face cachée, cesse de révéler le futur. Pourtant, il ne doit rien au hasard. C’est un autre mécanisme qui est sollicité, dont les ressorts sont tout aussi mystérieux que ceux de la divination. Le consultant tire les cartes qui correspondent à ses problématiques profondes. Les cartes permettent alors d’avoir en quelque sorte une photographie du paysage de l’inconscient du consultant à un moment donné, avec ses enjeux, et même les clés qui peuvent permettre de se sortir de telle situation. La pionnière de la psychologie transpersonnelle, Denise Roussel, les décrivait comme « un miroir vivant qui utilise harmonieusement notre intuition. » Elle était insatisfaite des outils dont disposaient auparavant les psychologues et fut l’une des premières à introduire cet « outil projectif » dans son travail thérapeutique. Selon elle, les images servent à canaliser l’inconscient avec une rapidité et une précision stupéfiantes. Cela repose sur l’idée que l’esprit inconscient est capable de choisir parmi une série d’archétypes, sans les voir, celui ou ceux qui sont signifiants pour lui. Les cartes jouent le rôle de miroir pour une psyché aux paysages sans cesse changeants. On y cherche une vision profonde de soi-même, et non plus, comme dans la voyance, des informations renseignant sur une situation extérieure. 

L’un des plus célèbres thérapeutes tarologues est Alejandro Jodorowsky, qui a élaboré une démarche fondée sur la lecture des 78 cartes du tarot de Marseille, conçues comme autant de facettes d’un immense mandala embrassant l’aventure humaine. Le psychanalyste Carl Gustav Jung parlait de synchronicités pour désigner des coïncidences saisissantes entre un événement et un état psychique. Avec le tarot, ces coïncidences sont provoquées, raison pour laquelle Jodorowsky parle de « psychomiracles ». « En 40 ans de pratique, toutes les personnes qui ont travaillé avec moi ont toujours tiré des cartes qui correspondaient exactement à leurs problèmes. Pourquoi ? C’est un mystère. » Dans l’approche de Jodorowsky, le tarot est un outil d’exploration des enjeux profonds, cachés, souvent transgénérationnels, des individus. 

Carole Sédillot, qui enseigne le symbolisme et la mythologie, s’est intéressée notamment au rapport entre les figures du tarot de Marseille et les archétypes jungiens : « Bien utilisées, les cartes viennent nous dire des choses que nous ignorons, elles offrent à chacun l’occasion de révéler la part unique de son être en quête de réalisation. » Selon elle, de nombreux thérapeutes utilisent d’ailleurs les cartes comme outil thérapeutique même si ce n’est pas pleinement assumé. 

Développer son intuition

Désormais, certains voyants utilisent les cartes comme support informatif non plus seulement pour prédire l’avenir mais pour aider l’autre à mieux se connaître et lui « révéler son moi intime », comme l’explique Maud Kristen, qui ajoute que « les cartes permettent de tisser un lien avec soi-même ». Pour cela, « il faut utiliser les cartes de manière respectueuse dans le cadre d’un travail personnel et non prédictionnel, c’est la seule façon d’accéder à la prise de décision juste, avertit la célèbre voyante, l’important est de trouver le jeu qui crée sa propre résonance et se sentir bien avec ». De nombreux jeux de cartes ont vu le jour, qui se détachent du traditionnel tarot de Marseille. A l’instar des Portes de l’intuition, une création de Vanessa Mielczareck, qui a également consacré un livre aux facultés intuitives. « Les gens ont besoin d’être guidés vers les meilleures solutions possibles, et les cartes leur fournissent certains éléments de réponse », analyse-t-elle. Dans son jeu, elle a remplacé les figures traditionnelles par ses propres créations, « en lien avec notre époque actuelle ». La frontière entre divination pure et usage de son intuition reste poreuse : chaque lame du jeu est une porte pour accéder à son intelligence intuitive, et prendre ensuite une décision qui soit en accord avec elle. Les personnages représentés nous invitent à les suivre dans un univers de poésie, nous mettant en contact avec des vérités profondes. « Nous vivons dans une culture rationnelle où la logique est mise en exergue et laisse peu de place à l’intuition. Les cartes doivent permettre à l’individu de se reconnecter avec son intelligence intuitive et d’entrer en contact avec lui-même, en lui donnant accès aux profondeurs de sa psyché », conclut Vanessa Mielczareck. 

Toutefois, « les cartes ne doivent pas devenir un interlocuteur moqueur », met en garde Maud Kristen. Peur et désir interviennent souvent dans un tirage et le faussent. Il faudrait, selon elle, solliciter les cartes lorsqu’on est délesté de charges émotionnelles trop lourdes. Les utilisateurs s’accordent également sur le fait que pour se référer aux cartes, il faut être honnête envers soi-même, et ne pas céder aux sirènes de la pensée magique, qui voit partout, sans discernement, des signes qu’elle crée elle-même. L’idée n’est pas de modifier le cours des choses mais d’apporter une vision supplémentaire. Alejandro Jodorowsky décrivait les cartes comme des « fauves dangereux ne pouvant être domptés que par un sage ». De plus en plus, nous leur demandons d’éveiller le sage qui sommeille en nous.

Channels, Erik Piganicouvmax_87
Presses du Châtelet (Novembre 2003 ; 275 pages) 

La Voie du Tarot, Alexandro Jodorowsky
Éditions J’ai Lu (Septembre 2010 ; 575 pages) 

 couv_1221

 

Publié dans APPRENDS-MOI, Tarots et tirages Cartes, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

Celui qui rêve est un petit peu chamane

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

 

Proverbe des Indiens kagwahiv

Le chamanisme repose sur la croyance en un monde et un individu doubles. D’un côté nous avons la réalité ordinaire et profane, nos corps solides et tangibles, les structures démontrables par la science. De l’autre, nous trouvons des concepts canstockphoto7803217incertains – «brumeux» entendra-t-on, voire «fumeux» – d’une réalité non ordinaire, qui parfois correspond à notre univers et qui est le lieu de résidence et d’action des esprits, des divinités, de forces ressenties – et par là même «vraies» – bien que leur existence soit invérifiable. L’homme renferme en lui cette dualité, ou bipolarité, puisqu’à son corps se rattache une autre forme immatérielle que nous nommons de façon générique : «âme». Parfois, cette âme est multiple : ainsi la croyance que la petite âme s’en va lors du sommeil et visite les rêves pour revenir au réveil, et que la grande âme nous quitte à notre mort. Ce concept s’avère un pré-requis à la pratique du chamanisme. Comme il est très souvent accepté par les communautés païennes et, plus largement, par les personnes qui vivent une spiritualité, nous ne nous étendrons pas plus longtemps dessus. Mais il faut garder à l’esprit que la raison d’être du chamane réside dans cet autre monde, jumeau du nôtre, inaccessible aux profanes : seul le chamane peut passer les frontières, chevaucher le tambour et marcher sur la piste du Rêve… 

Le passage d’un monde à l’autre

L’ethnologue Michel Perrin constate que l’une des plus importantes caractéristiques du chamane réside dans son statut de passe-muraille : «Le chamanisme suppose que certains humains savent établir à volonté une communication avec l’invisible»1. Les événements qui annoncent et valident l’accession d’un homme profane au rôle de chamane sont des marqueurs de cette ouverture à la réalité non ordinaire. 

Il existe deux façons d’interférer vis-à-vis de cet autre monde : on peut construire une relation privilégiée avec des «esprits auxiliaires» (l’image d’Épinal nous les présentera en tant qu’animaux de pouvoir, mais il peut aussi s’agir de défunts, d’esprits des plantes, d’esprits vaincus et soumis à la volonté du chamane-guerrier…) ou envoyer (une partie de) son âme dans la réalité non ordinaire. Pour cette dernière, les métaphores du voyage sont couramment employées : on «chevauche le tambour», et le merveilleux cheval Sleipnir, monture d’Odin, serait une représentation du savoir chamanique de ce dieu connu pour pratiquer la magie. Souvent, les deux méthodes d’interaction sont employées. 

En tant qu’interlocuteur privilégié de cet univers inaccessible et qui, pourtant, pèse de son poids et des actes de ses habitants sur le nôtre, le chamane a un rôle social de premier ordre. Il agit pour le bien de la communauté dans son entier (bonnes chasses, récoltes abondantes, pluies, guerres, protection contre les épidémies…), mais aussi à la demande de particuliers. Dans ce cas, son office consiste à guérir, libérer du mauvais sort, accompagner un défunt ou protéger une naissance. De façon plus générale, à ces deux échelles, sa responsabilité est de trouver et d’expliquer la raison des malheurs ainsi que le cheminement qui les a rendus effectifs afin de les dénouer et de les éviter. Le chamane «veille à l’équilibre du monde et au bien-être des hommes». 

Les pétales de la marguerite

Les signes qui indiquent l’intérêt des esprits pour un humain en particulier peuvent prendre diverses formes. 

Néanmoins, toutes sont reliées à la même cause : l’ouverture à la réalité non ordinaire. Il est aussi important de souligner qu’on n’est chamane qu’une fois que les esprits (esprits animistes, âmes des défunts, divinités…) ont reconnu et accepté l’aspirant. De plus, l’importance sociale du chamane, l’envie et la défiance qu’il suscite rendent l’épreuve nécessaire afin que la communauté admette le nouveau statut du prétendant. Trois voies mènent au titre de chamane : la génération spontanée, provoquée par une divinité ou non ; la quête de savoir, la recherche active de ces connaissances ; la transmission familiale. Parfois, elles se cumulent. Et quelle(s) qu’elle(s) soi(en)t, elle(s) doi(ven)t être validée(s) par les esprits. On peut susciter ce choix par des actes, des pratiques, des comportements, le mot de la fin reste indépendant de notre volonté et de nos efforts. La sensibilité d’un homme ou d’une femme à l’autre monde pourrait être représentée comme le coeur d’une marguerite : ouvert, vibrant et entouré de pétales. Chacun de ces pétales naît du coeur et chacun est un symptôme, distinct des autres. Les signes d’élection peuvent se manifester sous la forme de : 

– rêves particulièrement forts et de visions ;

– maladies qui sortent de l’ordinaire, particulièrement longues ou dont on ne peut se débarrasser (maux de gorge à répétition…). Les syncopes et les crises d’agitation intenses ont une place privilégiée dans le creux de ce pétale-ci. Les premières seraient provoquées par le passage instantané de l’âme dans la réalité non ordinaire, les secondes par la rencontre brutale de l’âme avec l’esprit qui s’associera bientôt au futur chamane. La nature de la maladie et la zone touchée (gorge, oreilles…) présageraient de pouvoirs spécifiques que le malade acquerra par la suite ; 

– intolérance à certains aliments (dans ce cas, les aliments en question appartiennent à un système symbolique propre à la société de la personne) ;

– une presque mort (noyade, hypothermie…) ou un évanouissement prolongé. Ce signe représente une apothéose dans la ronde des symptômes puisqu’il signifie, chez certains peuples, que les esprits réclament l’initiation de la personne. 

Plus un individu accumule de ces preuves d’une sensibilité exacerbée vis-à-vis de la réalité non ordinaire, plus la

probabilité est grande qu’il devienne chamane. 

images (2)L’apprentissage

En théorie, le savoir essentiel est le savoir transmis par les esprits. La communication avec les habitants de la réalité non ordinaire ouvre les portes à un apprentissage distillé par l’autre monde. La légitimité du chamane ne repose-t-elle pas sur son respect et sa compréhension de leurs coutumes, de leurs modes de fonctionnement ? Toutefois, dans la pratique, un apprentissage a lieu. Il peut durer très longtemps, jusqu’à plusieurs années, parfois à l’écart du monde des hommes (d’ailleurs, le jeûne et l’abstinence auxquels se soumettent certains disciples dénotent une volonté de rompre avec la réalité ordinaire). Le passeur de frontière doit en effet assimiler rites et pratiques, mais aussi développer une grande connaissance des mythes de son peuple, qui l’aideront dans ses interprétations et qu’il mettra en actes vis-à-vis des siens afin d’apporter une nouvelle optique à tel ou tel événement, dans l’éclairage de la logique des esprits. 

Des artifices permettent à l’apprenti de voyager plus facilement. Les rythmes joués par des hochets ou des instruments de percussion – les fameux tambours chamaniques – sont les montures les plus fréquentes dans nos contrées. Des tribus et des peuples utilisent de manière traditionnelle certaines substances qui modifient l’état de conscience : les Huichol du Mexique consomment le peyotl ; les Yagua du Pérou une décoction à bases de lianes d’ayahuasca, dont les effets sont combinés aux propriétés du tabac ; les Guajiro utilisent le tabac et les Desana, en Colombie, le vixó et le yajé. Il existe d’ailleurs des plantes interdites, comme le kieri chez les Indiens huichol : si un chamane est soupçonné d’en prendre, on en déduit qu’il s’est engagé sur la voie de la sorcellerie. Il ne met alors plus ses connaissances en oeuvre pour le bien de la communauté et l’équilibre du monde, mais selon ses propres désirs. 

Dès que le chamane atteint un certain niveau de maîtrise, il abandonne ces truchements végétaux et déclenche les passages par sa propre volonté. De même, on remarquera que l’une des différences entre un candidat potentiel et un impétrant, indépendamment des terreaux culturels, réside dans le contrôle par le chamane de la communication, qui se fait alors de façon «volontaire et actif5». Le chamane est donc caractérisé par son rôle de pont entre deux mondes, y compris entre celui des hommes et celui des femmes. Afin d’obtenir une connaissance totale, il expérimente et vit les deux genres : on prête souvent au chamane des attitudes et/ou des accoutrements ambivalents, voire une pratique du travestisme. La nature mixte ou bisexuelle des esprits auxiliaires ou des chamanes mythiques des origines renforce et légitime cette vision traditionnelle. En outre, une telle complémentarité lui permet de représenter le genre humain dans son entier face au monde des esprits. La compréhension et la réunion de cette distinction si profonde entraînent un savoir global, «une totalité autrement impossible». 

Parler aux esprits, parler aux hommes

Afin de communiquer avec les esprits, les chamanes doivent se rendre dans la réalité non ordinaire. Dans le même temps, ils inscrivent leur voyage dans notre propre monde grâce à des sons, des attitudes, voire à de véritables mises en scène de leurs péripéties. Les ethnologues voient là une façon de guérir par le théâtre, dans la continuité des catharsis provoquées par les représentations antiques. À l’opposé, nous nous rappellerons une pratique commune dans le néochamanisme qui consiste à danser avec son animal de pouvoir afin de l’incarner dans cette réalité, ce qui permet au chamane de se rapprocher de lui tout en faisant plaisir à l’animal, et donc de raffermir leur lien. 

Il existe aussi des chants chamaniques qui se divisent en deux types, chacun ayant son utilité. Le premier correspond à des chants structurés, parfois très longs, et enseignés à l’identique de génération en génération. Il éclaire les chemins qui mènent à l’autre monde. Le second type ne s’apprend pas, il consiste en une  improvisation qui véhicule la parole des esprits. Souvent, les deux s’entrecroisent dans une même séance. Ces chants s’adressent à la fois aux esprits, aux puissances de l’autre monde, et aux humains qui assistent à la cérémonie et participent ainsi par leur simple présence à la transcription des volontés issues de la réalité non ordinaire dans le profane. 

La communication dirigée vers les hommes peut passer par des formes extrêmes qui correspondent à la transe et à l’extase ou, plus discrètement, par une modification corporelle, par un changement de langage, du rythme du chant ou des instruments, par l’imitation d’un animal, par des mouvements spécifiques… Bien sûr, il ne s’agit pas là d’une communication claire, mais qui participe plutôt d’un langage symbolique (tant par le corps que par les sons). 

Homme-médecine : traquer et chasser

Comme nous l’avons vu, les rôles du chamane auprès de la collectivité sont nombreux : aider à la bonne chasse et aux récoltes abondantes, à la guerre et, en temps de paix, à la protection des siens (certaines pratiques consistent à échanger l’âme des animaux tués avec des âmes humaines, que le chamane va chercher dans un village lointain, ou encore à extirper les maladies et à les envoyer sur une autre tribu afin de l’affaiblir et de purifier son propre village). Il veille à ce que les esprits soient satisfaits, tant ceux des plantes et des bêtes que ceux des défunts. Enfin, il oeuvre à un niveau individuel en soignant les maladies et les troubles mentaux. L’un comme l’autre ont deux causes possibles : le départ de l’âme ou l’introduction dans une personne d’un esprit pathogène.

L’âme est amenée à se scinder lors d’événements ressentis comme choquants. Il peut s’agir d’un traumatisme de guerre, d’un viol, de harcèlement moral, d’une humiliation, d’une douleur importante (se casser la jambe) ou de la première expérience infantile du «non». La partie de l’âme qui est porteuse de la violence de cette expérience s’en va alors dans une des strates de la réalité non ordinaire. La scission peut aussi se produire sous le coup d’un vol, un rapt psychique commis dans le but de s’approprier la force vitale d’un autre. Dans notre société, ce méfait est souvent commis en toute inconscience par des personnes pour qui le concept d’âme est étranger et qui ne réfléchissent pas sur les fluctuations d’énergie qu’elles peuvent ressentir. Dans ce cas, le chamane devient traqueur, il suit la piste du morceau d’âme disparu et la ramène au malade. Il s’agit d’une technique d’«endorcisme» (terme utilisé par M. Perrin) que l’on nomme couramment le recouvrement d’âme. 

Un esprit peut entrer dans notre corps, souvent pour combler un vide créé par le départ d’un morceau d’âme ou par un affaiblissement de notre condition, comme ceux provoqués par le stress. Il faut alors le chasser, l’exorciser,soit en se rendant dans la réalité non ordinaire, soit en retirant le mal par une technique comme la succion, laquelle aspire l’intrus qui doit ensuite être neutralisé. Les questions que pose le néo-chamanisme par rapport à ces pratiques se concentrent sur les méthodes à utiliser. Chez les peuples pour qui chasser est une question de survie et l’astuce le meilleur moyen de s’adapter aux aléas de la nature, la fin justifie souvent les moyens. Les chamanes ne se préoccupent pas de considérations morales comme nous avons pu en développer et utilisent volontiers la ruse et la force pour obtenir le rétablissement de leur patient. Les néo-chamanes préféreront la  patience et la négociation. Ils ne chercheront pas à détruire l’esprit pathogène mais à l’éloigner, au moins le temps de consolider le trou dans l’âme qui constituait sa niche. 

Animal totem ou animal de pouvoir ?

images (3)Sans oublier les autres époux non ordinaires…

Maintenant, penchons-nous sur les esprits auxiliaires, et dans un premier temps, sur les animaux. Tout le monde connaît l’expression «animal totem». Cependant, ce terme renferme de nombreux sens, parfois accordés à tort.

L’animal totem est l’animal qui nous correspond. Il résume nos qualités, nos défauts, nos capacités et les dons que nous possédons dans tel ou tel domaine. Il demeure le même tout au long de notre vie, puisqu’il est nous. 

Le néo-chamanisme parlera plus facilement d’animal de pouvoir. Il s’agit cette fois-ci d’esprits qui nous aident tant qu’on a besoin d’eux, dans un domaine et pour des tâches auxquels ils sont liés symboliquement. Un chamane en aura plusieurs, attachés à des capacités différentes (untel pour les interactions avec les hommes, un autre pour la magie, encore un pour approcher les défunts…) et avec des caractères distincts. Ils n’existent pas nécessairement dans notre réalité, mais habitent au moins l’imaginaire collectif, tels les licornes et les sphinx. Un animal de pouvoir, comme son nom l’indique, apporte conseil, secours et puissance dans la réalité non ordinaire. 

Il ne reste en principe qu’une partie de l’existence, mais certains peuvent se tenir à nos côtés jusqu’à la fin.

L’esprit auxiliaire peut s’avérer unique – ou, du moins, un esprit principal et incontournable. Celui qui exige qu’un homme ou une femme soit initié(e) en l’accablant de malheurs et/ou d’une maladie, qui le réclame, deviendra l’époux(se) de cet élu(e). Souvent, un tel guide appartiendra à l’autre sexe, même s’il s’agit d’un animal ou d’une plante. Et on les dit jaloux… Le pendant de cette exclusivité accorde un lien plus fort entre le chamane et son esprit auxiliaire grâce à cette intimité. Une intimité qui peut être provoquée, dans le cas d’esprits adjuvants multiples, par des pratiques telles que la danse d’incarnation, dont nous avons déjà parlé. Les esprits auxiliaires se présentent aussi comme des éléments (pluie, soleil, arc-en-ciel…), de simples voix ou des petits hommes vivant dans une montagne. Certaines traditions chamaniques où l’on consomme des substances afin de faciliter les voyages auront des plantes comme interlocuteurs. Ainsi, l’absorption d’ayahuasca a pour but la rencontre avec l’esprit de cette plante. Une fois que l’aspirant a montré patte blanche, il va pouvoir interagir avec l’ensemble des esprits végétaux et apprendre leurs propriétés. Dans d’autres régions, l’aide va apparaître sous l’identité d’un aïeul, ancien chamane lui-même. Ailleurs encore, le chamane devra conquérir des esprits qui seront alors ses subordonnés, à moins qu’ils ne l’approchent et ne demandent à se mettre à son service une fois que preuves auront été données de ses compétences ! 

De très nombreuses possibilités existent et il serait fastidieux de toutes les énumérer. Nous terminerons avec un dernier cas intéressant : les chamanes huichol ont tous pour auxiliaire principal le dieu cerf Kauyumari. Je ne peux m’empêcher de comparer cette approche avec l’hégémonie de la figure du loup en France. Beaucoup de personnes qui s’intéressent à une spiritualité liée à la nature rapportent leur amour du loup, l’affection qu’elles portent pour diverses raisons à cet animal qui parcourt davantage notre paysage culturel que l’humus de nos forêts. Il existe une tradition très forte de l’homme-loup en Europe, qu’on parle de bisclavret, du roi Lycaon ou d’úlfhedhnar (l’un des aspects du berserkr), et particulièrement dans notre pays. De là à prétendre que le loup serait une sorte d’esprit auxiliaire constitutif de notre coin de continent, il y a un grand pas que je ne franchirai point, mais qui me donne envie d’enfiler mes bottes ! 

Le rôle social dans le néo-chamanisme

Nous avons vu que la légitimité du chamane en ce monde-ci se fonde sur sa reconnaissance par sa communauté.

Mais qu’en est-il au sein du néo-chamanisme, quand l’essentiel de la fonction sociale se résume à la participation à des stages et à des réunions, qui tournent parfois à une vingtaine de participants reclus dans une salle peu éclairée d’un immeuble parisien ? Vous me direz que vingt, c’est déjà une petite communauté. Alors, quand les sessions se déroulent à six ou sept personnes, ou quand on «chamanise» pour soi-même ? D’autant que le chamane, dans son acceptation traditionnelle, n’est pas censé exercer au milieu de ses confrères (bien qu’il existe des rassemblements – les chamanes mongols en profitent même pour se lancer des défis et décider lors de concours qui est le plus puissant d’entre eux), mais être une exception au coeur des siens, qu’il aide par son ouverture singulière à la réalité non ordinaire. 

«On a constaté que dans certaines sociétés soumises au changement naissait un chamanisme pour soi : chacun exprime son désir d’être chamane ou chacun se prétend chamane sans avoir été reconnu par un chaman confirmé3.» Comment comprendre cette génération spontanée massive ? La perte de la spiritualité explique-t- elle à elle seule cette ruée vers le chamanisme ? Ne pourrait-il pas s’agir plutôt d’immenses semailles dont l’autre monde espère que naîtront quelques grands chamanes, qui pourront guider leur communauté ? Une hypothèse improbable, qui laisse néanmoins rêveur… 

Quoiqu’il en soit, le néo-chamanisme diffère profondément du chamanisme par cette coupure sociale. Les adeptes du premier ont une approche individuelle des pratiques, centrée sur un mieux-être personnel. S’ils viennent à en parler autour d’eux, une réaction de rejet peut se produire car les gens percevront ces idées comme quelque chose d’étranger à leur société, une menace. Alors que les gardiens du second se trouvent au coeur de leur communauté et assurent la continuité des rites et des croyances. Dès lors, comment ceux qui soutiennent un chamanisme occidental peuvent-ils se positionner ? Doivent-ils se revendiquer d’une tradition du terroir – même à moitié inventée sur des bases reconstituées – de concepts chamaniques encore vivaces tels ceux des Mongols ou des Amérindiens, ou ne vaudrait-il pas mieux qu’ils jettent aux orties ces miroirs de fumée pour en revenir aux conseils et aux révélations des esprits auxiliaires propres à nos régions ? D’ailleurs, peuvent-ils se permettre, tout simplement, de revendiquer quoi que ce soit et de briguer une place dans notre société ? D’un autre côté, cela ne constituerait-il pas une sorte de devoir, de passage obligé pour valider son statut de chamane ? 

Cheminer sur les sentiers de l’autre monde

Quoiqu’il en soit, le simple apprentissage d’arpenter la réalité non ordinaire ne fera pas de nous des chamanes, au sens où l’entendent les ethnologues et ces peuples qui ont su garder leur tradition vivante. Par contre, nous expérimentons l’autre monde et affinons notre sensibilité à celui-ci, qui peut alors nous toucher même lorsque nous nous croyons entièrement revenus dans la réalité ordinaire. Cela s’avère souvent perturbant… Mais si vous avez le bonheur de vous lier à un (ou plusieurs) esprit auxiliaire, alors vous vous sentirez soutenu, plus fort et plus sûr de vous. 

S’initier au néo-chamanisme est un merveilleux voyage, plein de surprises et de rencontres pas toujours agréables ; toutefois, il ne faut pas hésiter à prendre la route si les paysages décrits dans ce modeste guide vous ont interpellé ! Que vos guides soient perspicaces et votre périple extraordinaire ! 

L’origine du mot «chaman»

Le terme de «chaman» provient de «çaman», un mot issu de la langue des Toungouses, ou Evenk, une ethnie du peuple mongol. Une étymologie possible, bien que fort contestée, se réfère au mot «ça» qui signifie «connaître», le çaman étant alors «celui qui sait». Une autre possibilité serait la dérivation à partir d’une racine verbale signifiant «s’agiter, bondir, danser». On estime encore qu’il s’agirait d’une corruption du mot sanscrit «sramanas» («ascète»), qui désigne des prêtres bouddhistes qui oeuvrent dans des tribus au Nord de la Chine. De nos jours, le terme s’est répandu au point de représenter un générique pour des pratiquants qui portaient des noms traditionnels, notamment en Amérique latine et du Nord (les fameux medecine men). 

Texte issu du Magazine « Païens d’aujourd’hui » 

Publié dans L'Esprit Guérisseur, Nouvelle conscience, Rêves | Pas de Commentaires »

Dialogue avec mon Ange : L’homme, l’Ange ou la Bête ?

Posté par othoharmonie le 28 août 2014

La Vérité dépasserait-elle l’entendement humain ?

 

 ange

 

Il est désormais difficile pour Sand et moi de rédiger nos dialogues car nous remarquons bien que nous sommes de moins en moins atteints par les actualités de notre société. Cependant, nous sommes toujours stupéfaits de voir à quel point l’ignorance de l’homme dirige sa vie et jusqu’où il devient malléable dès qu’on touche à son émotionnel.

Les prises de conscience que nous avons réalisé jusqu’à présent, nous autorisent peu à peu à élever les fréquences de nos corps énergétiques et nous voyons bien que la perception que nous avons de notre propre univers s’en est vue considérablement modifiée. 

La raison qui nous motive à continuer de transcrire nos dialogues est pour témoigner, que pour nous libérer de ce monde de dualité*, une réelle porte de sortie existe. Toutefois, il ne faut pas se leurrer car cette « porte » est infiniment minuscule et très difficile à distinguer, tant les schémas d’illusion de l’humain sont bien ficelés et très structurés. 

Pour repérer cette porte de sortie, il nous a fallu tout d’abord prendre conscience de nos propres schémas de dualité, non seulement dans notre incarnation actuelle mais aussi dans celles de notre passé. Ces ouvertures de conscience nous ont permis un réel travail de libération de notre émotionnel afin de ne plus entrer en réaction face à des événements qu’on pourrait qualifier d’agréables ou de désagréables. Nous avons dû apprendre à voir le monde différemment afin de ne plus l’alimenter par notre propre dualité. Cela nous a demandé dans notre quotidien, une vigilance infiniment rigoureuse et une intégrité absolue envers nous-même, pour être capable de déceler jusqu’où pouvait nous emmener nos propres jeux duels. 

Ensuite à travers les expériences qui jalonnaient notre cheminement, nous avons fini par comprendre, accepter puis intégrer que nous étions nous-même à l’origine de l’univers duel dans lequel nous vivions. Nous avons dû admettre à nos dépends qu’il est nécessaire de comprendre que cette société que nous qualifions de détraquée, existe uniquement parce que chacun de nous, en tant qu’humain, autorisons et alimentons son fonctionnement.

C’est ainsi qu’il nous a fallut une extrême vigilance dans notre comportement, notre façon de penser et d’être, pour cesser d’alimenter cette croyance en un système sociétal perverti et diriger notre énergie de pensée vers une vision plus élevée de l’Être. 

Aujourd’hui, il nous est de plus en plus pénible de dépeindre le monde de 3ème dimension car cela nous demande de zoomer sur les actualités et nous y replonger alors que nous vivons déjà une toute autre réalité. Toutefois, pour démontrer et expliquer comment fonctionne le processus de dualité dans laquelle la société actuelle est immergée, il nous est nécessaire de pointer les aberrations de ce monde et nous sommes donc obligés d’avoir recours à un discours duel.  

La vérité de ce monde falsifié est extrêmement difficile à admettre car elle remet en cause l’intégralité de notre façon de penser, d’agir, de consommer, de vivre… Cela dit, si l’Homme veut sortir de sa léthargie millénaire, il n’a pas d’autre choix que de commencer véritablement à s’informer pour s’arracher de son ignorance.

Nous vous rappelons que la plus grande maladie de l’humanité est l’ignorance. Le plus difficile à admettre pour l’humain, est qu’il ne sait pas, qu’il est ignorant, puisque par la puissance de l’ego il croit déjà tout savoir. De ce fait, il y a de fortes probabilités que le descriptif qui suit, risque de provoquer un haut le cœur et un mouvement de rejet pour celui qui manque de recherches personnelles. 

Les sujets que nous allons pointer sont difficiles à accepter car l’humain dans sa naïveté ne pense pas un seul instant que sa psyché est totalement manipulée et que le monde dans lequel il évolue fonctionne à l’envers. Dans ses croyances, le monde qui l’entoure est absolument « normal » (norme-mal = norme mâle = norme du patriarcat) puisqu’il a toujours été ainsi, de génération en génération. L’humain a de ce fait perdu le réflexe de se remettre en question et de là vient toute son ignorance. Aujourd’hui, il a les moyens d’accéder à certaines connaissances, cependant a t’il le courage et le discernement nécessaire pour le faire ? 

La plus part des gens rejettent en bloc la possibilité que coexistent d’autres réalités et d’autres espaces temps. Par peur de découvrir que ces autres réalités le dépassent, l’individu profane préfère les renier ou les qualifier de fictions plutôt que d’admettre son ignorance.

Sand et moi expérimentons quotidiennement ces multiples réalités et il nous est absolument impossible de remettre en question l’existence de celles-ci. Ces expériences nous permettent à chaque instant de vivre notre multidimensionnalité et de comprendre la raison pour laquelle nous sommes incarnés actuellement. C’est d’ailleurs en ayant accepté de découvrir notre propre essence que nous avons pu découvrir la véritable nature des Êtres qui gouvernent le monde ainsi que leurs réelles motivations.

Nous savons pertinemment que ce monde de 3ème dimension est administré en très haut lieu par une poignée d’Êtres dénués d’émotions qui participent aussi à la grande Transition. Leur rôle malgré les apparences, est nécessaire et légitime pour l’équilibre du fonctionnement de l’univers de 3ème dimension de dualité. 

Ces Êtres « les Archontes Annuna » n’appartiennent pas à notre dimension terrestre actuelle mais proviennent d’autres réalités temporelles ou parallèles. Sur terre, ils sont représentés par des délégations de plusieurs groupes occultes connus sous la dénomination « Illuminati ». Leur rôle est d’administrer ce monde de dualité. Ils manipulent non seulement la conscience des politiciens qui nous gouvernent mais aussi celle du peuple.  

Leur rôle est d’administrer ce monde de dualité. Ils manipulent non seulement la conscience des politiciens qui nous gouvernent mais aussi celle du peuple.

En créant continuellement des situations de conflits, ils maintiennent de cette façon dans le subconscient de l’humain un égrégore de dualité, que l’humanité ignare nourrit automatiquement et sans relâche. Il suffit d’observer l’actualité politique et sociale avec un véritable détachement pour s’en rendre compte. 

Il nous arrive parfois de jeter un coup d’œil avisé sur les journaux locaux. Nous savons très bien que ces quotidiens ainsi que les journaux télévisés sont de remarquables outils de propagande et d’influence de la pensée, employés par cette élite occulte Illuminati. 

Jour après jour, les informations délibérément orientées distillées par les médias, contribuent à anesthésier la conscience de l’individu et à entretenir un climat de peur et d’insécurité parmi la population. Leurs contenus se limitent le plus souvent à des faits divers sociaux ou politiques qui n’apportent aucune information constructive. Non seulement, ils détournent le lecteur des connaissances déterminantes pour son évolution, mais ils empêchent celui-ci par une profusion de divertissements futiles et dérisoires, de prendre le temps de penser et de s’interroger sur des questions existentielles décisives. 

Nous savons clairement aussi, que cette stratégie de diversion est intentionnellement appliquée afin de pousser la psyché de l’individu à la colère et à la rébellion. De même, si internet peut être un puissant outil d’information et de communication au service de l’évolution humaine, il est aussi un puissant moyen de pouvoir et de contrôle au service de l’élite. Ainsi les réseaux sociaux participent à entretenir la propagande dualiste et uniquement dualiste, en manipulant l’individu à travers son émotionnel et en implantant dans son inconscient des informations subliminales l’éveillant à ses bas instincts et à ses pulsions de colère, de haine, de ségrégation en l’obligeant insidieusement à prendre un parti quelconque… Ces réseaux font donc office de remarquables indicateurs du niveaux de conscience de la société, mais jamais ne contribuent à dévoiler L’EXISTENCE D’UNE TROISIÈME ALTERNATIVE.   

C’est ainsi que par une adroite manipulation de sa pensée, l’humain est empêché de s’élever à autre chose que ce qu’il est, c’est à dire un être profane, doucement abruti par son ignorance et profondément endormi à sa nature divine.

Les médias alternatifs, comme leur nom l’indiquent, offrent une autre vision pour décrire les événements de ce monde. Cependant quelque soit leurs formes militantes, pacifistes, conspirationnistes ou anti-conspirationnistes… ils ne font que proposer l’autre revers de la même médaille et eux aussi, contribuent à entretenir irrémédiablement la dualité dans la psyché de leurs lecteurs. 

La plupart des gens restent aveuglés par les médias et n’ont toujours pas compris que par exemple les banques, depuis belle lurette ne prêtent plus d’argent mais leur vole. L’état ne représente pas le peuple mais le dépouille pour engraisser les grosses banques privées. La police n’a pas pour rôle de protéger mais de réprimer et effrayer la population. Les institutions de l’éducation, les universités ne sont pas là pour instruire mais pour formater… La majeure partie de ce qui se passe dans le monde lui est caché. Il est complètement ignorant de la Vérité, parce que rien dans ce monde fonctionne comme il l’imagine. Et tant bien que mal, lorsqu’il accède à une information qui dépasse sa connaissance ou qui est douloureuse à accepter, il s’empresse de la dénigrer. 

La majorité des individus n’ont aucune conscience que la structure complète de la société de ce monde, repose sur une combinaison adroitement coordonnée de mensonges et de manipulations de la pensée qui inéluctablement, oblige l’individu à prendre parti pour une cause en croyant lutter contre une autre. Ainsi quelque soit leur parti pris, ils s’astreignent inévitablement à amener leur conscience piégée dans une conception duelle pour continuer à servir l’élite, et au plus haut de l’échelle, les Maîtres de la lumière sombre : « les Annuna ».

Il suffit de prendre un peu de recul pour constater à quel point l’ignorance et le manque de discernement de l’humain deviennent affligeants. La dualité se reflète dans les joutes verbales entre politiciens de droite et de gauche, entre le gouvernement et le peuple, entre les musulmans et les juifs, entre les factions sionistes et les jésuites, entre quenellier et anti-quenellier… et cela sans fin. 

Et l’individu dans tout cela, a t-il encore une chance de sortir son épingle du jeu ? La réponse est oui, mais encore faut-il qu’il ait conscience qu’il évolue dans un jeu et que ce jeu, n’est rien d’autre qu’une illusion projetée et mise en scène par les fluctuations de ses propres champs d’énergie. 

Sand et moi sommes intimement persuadés que tant que l’individu ne s’interroge pas sur sa véritable identité et qu’il se réduit à travailler, sortir, s’amuser, suivre le football… il ne peut véritablement s’intéresser aux motivations de ces élites qui mènent le monde. Il restera englué dans sa routine quotidienne et sera condamné à les servir jusqu’à épuisement. 

Au vu de nos compréhensions et comme à l’accoutumé lorsque les événements semblent se précipiter et franchir un nouveau palier, nous avons donc questionné notre Ange.

 images (17)

Question à notre Ange :

 En cette nouvelle année, peux-tu nous parler des perspectives d’avenir pour l’humanité ainsi que pour la planète ?  

En ce qui concerne l’univers de 3ème dimension dans lequel l’humanité se débat actuellement, il est évident que les choses ne vont pas en s’améliorant et les événements à venir répondent simplement à la loi de cause à effet universelle. Je précise que les évènements dont je vais vous parler sont vus à travers la lorgnette de la 3ème dimension duelle. 

Le tableau que vous venez de décrire l’illustre parfaitement. Cependant je peux vous révéler que la nouvelle année qui s’annonce sera celle qui amorce les grands changements sur votre planète terre. Gaïa est en train d’intégrer pleinement les nouvelles fréquences provenant de la ceinture de photons du soleil central, ce qui accélérera sa transformation et sa libération. Néanmoins cela ne se passera pas sans heurts puisque ces énergies influencent et intensifient uniformément les deux polarités de la dualité. 

Ainsi attendez-vous encore à des phénomènes météo de grande ampleur, soit à de grosses précipitations, soit à des phénomènes de marées exceptionnelles ou de gigantesques inondations. De même de gros bouleversements de la structure de son manteau risquent de se produire encore, afin qu’elle puisse se libérer des énergies qui l’ont pollué surtout depuis ce dernier siècle. Et pour répondre à la loi karmique de cause à effet, des accidents nucléaires risquent également d’ébranler votre pays.  

Je vais maintenant vous parler plus précisément du devenir de l’humanité de 3ème dimension purement dualiste et inconsciente. Comme vous le savez aujourd’hui, celle-ci est entrain de vivre les dernières années de son cycle d’incarnation dans la dimension de l’illusion matérialiste.  

Parmi les humains, la plupart n’ont pas encore compris leur propre fonctionnement et celui du monde qui les entoure. Ils n’ont pas vraiment pris conscience qu’ils sont conduits sur un chemin déclinant vers des événements qui vont rapidement modifier toute leur structure sociale et politique. De ce fait très peu sont déjà prêts à passer à une forme d’existence plus élevée. Même les individus bien renseignés n’ont pas idée de l’ampleur des changements qui arrivent. 

Ces bouleversements vont être déclenchés par l’influence des conformations astrologiques exceptionnelles et spectaculaires déjà connues de vos analystes. Les Archontes Annuna le savent aussi et cela depuis des années. Ils ont déjà préparé leurs serviteurs, l’élite Illuminati, à tirer parti des configurations astrologiques qui vont prendre place à partir de 2014. Ces chamboulements, même s’ils sont régentés par des configurations cosmiques, sont cependant annonciateurs de la fin du cycle de cette ancienne humanité. 

Ainsi, il est important que vous vous souveniez à chaque instant, qu’il se déroule actuellement et depuis plusieurs années déjà, une véritable guerre à l’échelle mondiale sur votre planète. Il s’agit d’une guerre silencieuse, insidieuse, sournoise dont l’enjeu n’est ni économique ni politique mais qui vise à ébranler la psyché de l’humain embrouillée dans son illusion. 

Elle a été planifiée pour que soit révélé ses abominations et pour que celles-ci soient littéralement « jetées » à la conscience de l’humanité sous la forme de révélations explosives et extrêmement choquantes, comme par exemple : les scandales sur la pédophilie gouvernementale, les rituels sataniques, les manipulations scandaleuses du monde de la finance, toute la panoplie des scandales médicaux et alimentaires, la révélation sur l’existence de la vie extraterrestre et des voyages interplanétaires, les technologies de pointes ultra-secrètes utilisées par le gouvernement secret…  

Ce programme de révélation « tous azimuts » a été rigoureusement planifié pour déstabiliser la psyché de l’humain et créer un climat de panique parmi sa population. Ainsi, les affrontements armés ou les manifestations qui ont lieu partout dans le monde, ne sont pour l’instant, qu’un écran de fumée pour dissimuler les raisons et l’ampleur du véritable conflit dont je vous parle. 

Cette guerre invisible et discrète, non seulement affecte votre liberté d’être et de penser, mais elle met en péril l’existence et la survie de votre âme. Il s’agit d’un programme de manipulation psychologique et de détournement de la pensée se déroulant au niveau mondial. Celle-ci consiste à emprisonner le plus de personnes possibles, à travers leurs propres vibrations mentales et émotionnelles, dans les basses densités de 3ème dimension. Par un chaos sociétal planifié, l’objectif final est d’amener les humains à chercher le salut dans la foi en l’existence d’un « sauveur les délivrant du mal », qui rétablirait la paix dans ce monde… 

Il est important de souligner que même parmi la population de la 4ème dimension de transition ayant déjà entamé le processus d’éveil, ceux qui s’évertueront à s’identifier à un plan matérialiste sécurisant pour l’ego, ne pourront pas échapper à ce leurre préfabriqué de l’idéologie « New-Age » qui les détourne du véritable enseignement Christique.

Les « adeptes du New-Age » ignorent d’ailleurs totalement qu’ils participent eux-mêmes au programme du Nouvel Ordre Mondial. Ils se rallient et s’activent afin de s’évertuer à vouloir créer un monde meilleur au sein de cette dimension duelle.  

Ils sont nombreux à être guidés par leur âme sur un cheminement spirituel. Cependant la plupart ont été déviés de leur recherche intérieure par la « Bête » qui a pour rôle de mettre à l’épreuve leur sincérité. Parmi ces « appelés » beaucoup préfèrent encore opter pour une spiritualité qui flatte leur ego, les maintenant inexorablement dans l’illusion et le confort d’une spiritualité de salon. Ils seront de ceux, qui vont donc être obligés de rejouer leur scène. Tout se déroule exactement comme l’avait prédit et rédigé St Jean dans les versets de l’Apocalypse : « Il y aura beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ».  

Les médias au service de la « Bête » et à la solde de l’élite qui vous gouverne, ne font pour le moment que vous jeter de la poudre aux yeux afin de vous détourner du véritable danger. Ces médias sont les vecteurs subliminaux de cette nouvelle idéologie au service du Nouvel Ordre Mondial . Ils ont pour objectif d’influencer et transformer le comportement de l’humain, afin que celui-ci se complaise à penser qu’il est socialement acceptable d’agir d’une telle façon, plutôt qu’une autre. 

Ainsi les gens ont appris à RÉAGIR non pas à la guidance de leur âme comme ils le feraient instinctivement dans toute situation, mais plus volontiers à la façon dont leur personnalité-ego à été sournoisement programmée dans cette 3ème dimension. 

 C’est cette absurdité du comportement de l’homme coupé de son humanité qui régente actuellement votre structure sociale. L’immense majorité de la population humaine n’a même plus aucune notion de la liberté et du véritable sens du mot « vivre ». Elle a déjà sans le savoir vendu son âme à ces entités qui se prétendent « les Maîtres du monde ».

Certaines personnes commencent à comprendre que le monde dans lequel ils sont plongés va rapidement à la dérive, mais ils continuent pourtant à attribuer la cause de ce déclin, aux hommes politiques, aux banquiers, au système… sans penser un seul instant à remettre en cause leur propre personne. Il s’agit toujours d’attribuer la faute à quelqu’un. 

C’est ainsi que cette humanité prisonnière de sa conscience de 3ème dimension-densité matérialiste, non pas vivra, mais tentera de survivre jusqu’à la fin de son incarnation, sous le joug de l’élite au service de la Bête du Nouvel Ordre Mondial. Elle en sera uniquement libérée par la mort puis la renaissance dans un nouveau cycle plus adapté à son niveau de conscience. 

Trop peu de gens sont conscients de cela. Ils ne savent pas encore que rien de ce monde qu’ils voient, fonctionne comme ils le pensent. Ils ne savent encore moins que sa falsification à été minutieusement planifiée selon un agenda occulte qui est en cours sur cette terre depuis des milliers d’années, depuis la naissance de l’homme moderne. 

Pour ceux qui l’ont déjà compris, il est évident que l’homme ne descend pas du singe et que l’humanité de 3ème et 4ème dimension-densité, si elle reste empêtrée dans ses schémas de dualité, évoluera inévitablement vers son auto-destruction. Elle répondra immanquablement à la Loi de cause à effet qui régit l’Univers. 

Ainsi vous allez bientôt être témoins du réveil brutal de l’humanité qui est sur le point de se réaliser. Des scandales et des révélations dans tous les milieux de la politique, des banques, de l’industrie, du divertissement sont sur le point d’éclater. Chacun sera émotionnellement touché par l’un ou l’autre des vecteurs de ce collapsus sociétal qui se prépare, dont l’objectif sur un plan plus élevé est d’ébranler la résistance de l’ego. Il y aura une multitude d’événements adaptés au besoin de chaque âme, afin que l’individu dans lequel l’âme s’est incarnée en cette fin de cycle, puisse s’élever avec son corps physique à un plan de conscience supérieur.   

L’ego de chaque individu sera sournoisement amené à faire un choix déjà orienté :

- soit il s’inclinera face au matérialisme de la « Bête » en se résignant à porter la « marque de la peur »,

- soit il l’affrontera en essayant de lutter contre le système et l’ordre établi et entrera en rébellion.

 

Dans ces deux cas, il réagira en finissant par succomber à l’hégémonie de la peur et inévitablement nourrira la « Bête ».  

Ainsi tant que l’Homme n’aura pas compris qu’il existe UNE TROISIÈME ALTERNATIVE, il s’épuisera tout simplement dans son propre combat. 

Vous verrez bientôt l’humanité en proie à ses propres démons. Elle essayera de se retourner désespérément contre le mensonge, la pédophilie, le viol, le satanisme, le racisme… en utilisant elle aussi la haine, la violence, exactement comme ses tortionnaires.

C’est précisément ce que l’élite de la lumière sombre a planifié pour l’humanité, afin d’accroître son égrégore de colère. Même ceux qui se croient bien informés, pourront tomber dans ce piège. 

Dans les milieux Illuminati, le moment du collapsus de la société matérialiste est attendu avec impatience car c’est le moment où ce « piège » ce refermera définitivement sur ceux qui ne se sont pas extirpés de cette 3ème dimension de dualité. Ce moment est codifié par cette élite sous le terme « L’Aube d’un Jour Nouveau » et son déroulement a été planifié pour les années après 2012. Vous y êtes ! 

Cette élite a minutieusement orchestré ce « réveil » dans le but de provoquer un électro-choc dans les croyances de l’humanité pour ensuite semer le chaos et la confusion. Ce programme qui est déjà largement entamé, entre précisément dans l’agenda du projet Blue-Beam qui vise à instaurer une paix artificielle et vous proposer un pseudo sauveur après l’effondrement du système. Ayez toujours cela dans un coin de votre mémoire, même si cela vous paraît surréaliste et « tiré par les cheveux ». 

Cependant le grand plan de L’ÉVOLUTION est lui aussi en cours et les événements qui se déroulent sur votre planète ont leur raison d’être. Comme je vous l’ai déjà expliqué, les fortes énergies cosmiques qui déferlent sur terre sont exactement les mêmes pour tout le monde et alimentent indifféremment les deux polarités de la dualité. Elles deviennent donc amplement profitables pour toutes les formes de vie qui se soumettent aux lois de l’univers, mais détruisent irrémédiablement toutes celles qui croient pouvoir se soustraire à ces mêmes lois. La race humaine n’échappe pas aux Lois Universelles et ne pourra pas éviter ce qui se prépare. Ceux qui oublient les leçons de l’histoire sont condamnés à les répéter. 

En tant que porteur de Vérité vous avez votre place dans ce plan cosmique. Votre rôle est de rappeler aux gens leur humanité et les accompagner à retrouver leur essence et leur véritable nature divine. Votre mission sur terre n’est pas de sauver qui que ce soit. Vous œuvrez pour accompagner ceux et seulement ceux, qui veulent véritablement savoir ce qui se passe sur terre et découvrir qui ils sont réellement. Autant dire qu’ils ne sont qu’une poignée.

Parmi l’humain moderne, très peu sont ceux qui désirent vivre selon les véritables lois de l’existence, contrairement à son immense majorité qui est complètement plongée dans l’ignorance et noyée dans le confort matérialiste. Très peu sont en mesure de comprendre réellement le mécanisme des changements en cours et ce qui se passe dans votre société, car LA VÉRITÉ DÉPASSE L’ENTENDEMENT HUMAIN.

 images (17)

 

 

Question à notre Ange : 

Comment l’humain peut-il arriver à comprendre et à accepter qu’il est inutile de se révolter pour que la société change, mais que la solution est ailleurs ?

 Il ne sert à rien de lutter. La lutte, la résistance, le combat ou la fuite proviennent d’un réflexe egotique du « je veux / je ne veux pas » qui implique indubitablement une peur sous-jacente. Il s’agit simplement d’un automatisme de la psyché contrôlé par l’ego, généralement en réaction à un événement agréable ou désagréable. Cette forme de contrôle n’est qu’une solution provisoire, mettant en jeu des croyances inhérentes à la dualité. Il ne s’agit nullement d’une impulsion de l’âme mais d’une réaction de l’ego indissociable du monde d’incarnation. 

L’Homme est incapable de comprendre qu’il existe autre chose que ce monde de dualité dans lequel il est immergé depuis des millions d’années. C’est comme si vous essayez de faire comprendre à un poisson dans l’eau qu’il est mouillé. 

Chaque humain quelque soit sa race, sa couleur, sa religion désire vivre en paix avec son prochain. Cependant, quelque soit l’événement heureux ou malheureux qui puisse arriver dans son quotidien, à l’exemple d’un flirt, une maladie, un divorce, un redressement judiciaire, un accident de voiture… est indéniablement provoqué par la guidance de son âme,comme tous les événements se présentant dans sa vie. L’humain est-ilprêt à accepter cela ? 

Ainsi tout personnage, qu’il soit banquier, policier, mendiant, charcutier, fleuriste, politicien… ami ou ennemi… qui, ne serait-ce qu’un instant entre dans sa vie, est simplement « déposé » sur son chemin par la guidance de son âme. Il ne s’agit absolument jamais d’un hasard ou d’une fatalité, mais uniquement une occasion unique de « grandir » sur son propre chemin d’Évolution. 

Ce chemin d’Évolution est un univers en perpétuel mouvement qui est caractéristique à chaque individu, en fonction des fluctuations de ses champs énergétiques. Le monde qu’il croit réel et qui l’entoure n’est qu’un hologramme mouvant, projeté par ses programmes ADN au travers de ses propres champs d’énergie. 

La science quantique commence doucement à découvrir cette vérité. Ce qui implique que les cinq sens de l’individu ne font que décoder à chaque instant dans son quotidien, les perceptions physiques sonores, lumineuses, tactiles… que lui retourne sa propre vibration. Et bien sûr cette vibration qui façonne son univers, résonne sur une fréquence à double polarité, celle de la dualité inhérente au monde de 3ème/4ème dimension.

Donc expliquer ceci à un simple quidam dans la rue ou ailleurs, est tout bonnement impossible et relève du défi. Même de nombreux sois-disant maîtres spirituels continuent, malgré leurs bonnes intentions de paix, de joie, de fraternité… à entretenir cette illusion.

Ils se complaisent à croire que le Nouveau Monde d’Unité se résume simplement à joindre deux forces, deux polarités opposées. 

Réunir les deux pôles de la dualité sur une même fréquence est tout simplement impossible. C’est pour cela qu’il est indispensable de vous extraire de cette fréquence de dualité en œuvrant, non pas pour essayer de modifier le film, l’illusion du monde qui vous entoure, mais en changeant toutes les cassettes-programmes dans votre ADN qui vous maintiennent dans l’illusion de la dualité. 

Je le répète une nouvelle fois ici. Il est indispensable de remettre au point zéro tous les programmes duels qui vibrent encore dans votre ADN. Pour ce faire, ayez le courage de visiter sincèrement vos programmes karmiques qui se reflètent très clairement dans votre comportement familial et social d’aujourd’hui. C’est seulement en comprenant les rôles que vous interprétez aveuglément dans votre quotidien, que vous pourrez définitivement stopper les jeux de rôles qui vous piègent encore dans la dualité.

images (17) 

Question à notre Ange : 

 

Nous avons beaucoup de témoignages de personnes qui aspirent réellement à créer ce monde d’unité, mais malgré tous leurs efforts et leur bonne volonté ne comprennent pas comment s’extraire de la dualité. Qu’as-tu à nous dire à ce sujet ? 

Tout d’abord il est essentiel de savoir et d’accepter qu’IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE CRÉER UN MONDE D’UNITÉ DANS UN SYSTÈME DE DUALITÉ. Donc vouloir créer une « Nouvelle Terre » dans votre univers de 3ème ou 4ème dimension densité est totalement illusoire. Ce concept erroné véhiculé par les principes New-Age est foncièrement insensé car il défie les lois de l’univers. 

L’individu qui dans ses croyances croit pouvoir unifier un système duel est tout simplement encore englué dans ses propres schémas de dualité. Ce qui signifie que « l’architecture » des formes pensées émises par sa psyché, reste basée sur le principe bipolaire du bien et du mal. 

L’individu qui se prétend « être dans l’amour, la paix, la joie » est persuadé par son propre ego d’être libéré de la dualité. Il se leurre lui-même puisqu’à travers son comportement induit par ses convictions, il sublime une seule polarité de sa création au détriment de l’autre. Il est proprement piégé par ses croyances nourries par le dogme « New-Age ».

Il s’agit là d’un processus purement intellectuel constamment auto-alimenté par l’ego. Cet individu n’étant toujours pas libéré de ses formes pensées duelles, fatalement ne peut exprimer dans ses champs d’énergie, la neutralité nécessaire pour manifester dans son quotidien les croyances auxquelles il aspire. Là réside toute la résistance que l’individu ressent lorsqu’il tente d’insuffler sa créativité dans son propre univers.

Un monde d’unité ne se crée pas par l’intention de l’ego, le « je veux / je ne veux pas » mais à travers la vibration d’un nouveau champ d’énergie généré par un ADN libéré de son programme de dualité. 

Cet ADN libéré de ses codes binaires de bien et du mal, est celui qui vibre dans les champs d’énergie d’un maître ascensionné. Dans ce cas, l’individu ascensionné n’est plus à la merci de son ego et centré sur son bien-être, mais son ego a compris et intégré comment laisser passer le flux d’énergie de l’Intelligence supérieure qui elle, maîtrise parfaitement les Lois de L’Évolution.

Ainsi l’individu observera dans sa vie, de plus en plus d’événements en faveur d’un potentiel plus élevé pour le plus grand bien de son Être, puisque la guidance de son Soi supérieur provoquera les synchronicités à cet effet. 

Vous devenez créateur non pas lorsque l’ego réagit, mais lorsque l’Ange agit. 

  images (17)

Question à notre Ange : 

Comment les personnes sincères dans leur démarche de recherche intérieure sont-elles déviées de leur cheminement ?  

En cette fin de cycle, pour répondre à la loi universelle de l’Évolution, l’individu est appelé par son âme à franchir un nouveau palier de conscience. Il peut être avantagé par les conjonctures cosmiques et planétaires qui sont actuellement très favorables à cette transition ou freiné par ces mêmes conjonctures, si ses résistances égotiques sont trop importantes. Il faut comprendre que les Archontes de la lumière sombre sont les Ambassadeurs de l’égrégore collectif égotique que l’humanité n’a pas encore résolu. Ils sont les manifestations du karma non libéré de l’humanité.  

Ces Maîtres de la lumière sombre ont préparé l’élite Illuminati depuis des décennies déjà, à utiliser les effets de ces descentes d’énergie pour les détourner à leur avantage et s’en nourrir. Obligeant insidieusement l’humain à persister dans des schémas de croyances et des fonctionnements duels, celui-ci ne peut en aucune façon s’extraire de ce monde de 3/4ème dimension-densité.

C’est ainsi que pour l’individu en demande d’éveil, l’élite a instauré un nouveau mode de pensée induit par le concept « New-Age » pour le dérouter de son propre changement de conscience.

En conséquence, cette nouvelle idéologie consiste à occulter la Vérité originelle en détournant les véritables Lois Universelles de l’Évolution, afin de freiner et neutraliser l’impulsion d’éveil de l’humanité. 

Semant la confusion dans l’esprit des gens, cette idéologie cible l’émotionnel de l’individu en entretenant irrémédiablement le principe de la dualité de 3ème dimension-densité. Dans la psyché de ces individus, ce mode de pensée ne sublime que l’une des deux polarités qui régit les Lois de l’Univers. C’est ainsi que la polarité positive « la lumière » est valorisée à l’extrême au détriment de la polarité négative « la lumière sombre ».

Cela sans penser un seul instant que cette idéologie est contre nature, puisque je vous rappelle que dans l’univers quantique, « l’obscurité » et « la lumière », les deux polarités de la dualité reçoivent exactement la même dose d’énergie de la part de la Source. Cela sous-entend que les deux polarités ne sont pas en opposition mais sont complémentaires pour permettre l’Évolution.

 Les concepts de bien-être tel que vivre en harmonie, dans la paix,dans la joie, dans l’amour inconditionnel qui glorifient exclusivement les émotions positives, deviennent dans la psyché des « adeptes » du New-Age, des valeurs idéalistes qu’ils projettent dans un futur illusoire. De ce fait, ils sont déviés de l’impulsion originelle de leur âme qui les appelle à se libérer de leur processus karmique. De même que leur ego se trouve rassuré de ne devoir aller visiter leurs côtés sombres.

Ces individus s’empêchent alors d’une véritable prise de conscience et se détournent de l’opportunité de se libérer de leur karma. Ceci les prive d’accéder à une nouvelle dimension de conscience et les maintient irrémédiablement dans la 3/4ème dimension de dualité. Ils sont tout simplement piégés par leur propre ego qui n’arrive pas à se dépêtrer de la résonance de l’égrégore égotique New-Age, vibrant à la même fréquence.

  images (17)

Question à notre Ange :

 Peux-tu nous donner un exemple concret du fonctionnement de la psyché duelle et de ses implications ? 

 

Dans l’inconscient et le subconscient des personnes qui sont sur un cheminement spirituel, subsiste inévitablement la notion du bien ou du mal puisque leur mental-ego est originaire de la 3ème dimension-densité, c’est à dire d’une dimension duelle. Ce concept bipolaire est profondément ancré dans vos croyances judéo-chrétiennes. 

Prenons le cas d’une personne convaincue d’être gentille et de faire le bien. Étant donné que dans ses croyances, elle agit pour le bien, elle pense automatiquement qu’elle ne mérite pas le « mal ». Donc lorsqu’une situation déplaisante se manifeste dans son quotidien, elle se retrouve incapable de l’accepter car son mental-ego émet un jugement par rapport à cette situation.

Il lui sera alors très difficile d’accueillir cet événement tel qu’il se présente, puisque sa notion du bien et du mal l’empêche d’avoir le recul nécessaire pour comprendre la raison pour laquelle cet événement se manifeste. Elle n’aura pas saisi que cette difficulté se présente dans sa vie à ce moment-là, car elle vibre encore ce programme non résolu dans les champs d’énergie de son ADN.

La possibilité de comprendre un schéma de vie récurent vient de lui êtreofferte par son âme. Cette opportunité s’est présentée afin qu’elle puisse se libérer d’un schéma karmique encore actif dans les mémoires-programmes de son ADN. 

Chaque fois que cette personne rejette cette opportunité, son âme va lui reproposer indéfiniment des situations similaires dans son quotidien, jusqu’à ce qu’elle se remette en question et comprenne le sens de l’expérience qu’elle se créé par le biais de ses champs d’énergie. 

Cette personne comme la majorité des gens, n’a pas connaissance de ce processus. De ce fait, elle s’évertue à mettre toute son énergie à « faire le bien » afin de « mériter » et d’attirer par la loi d’attraction, le bien en retour.Ce processus de croyance n’aboutit jamais à une libération, mais enlise la personne dans ses propres schémas de dualité. De ce fait, elleentretient un perpétuel sentiment d’injustice et de culpabilité pouvant lamener jusqu’à une profonde dépression. 

Ce schéma psychique est bien connu de l’élite qui domine le monde. C’est pourquoi il est exploité par les religions qui y ont assis la notion de péché depuis deux millénaires. L’élite Illuminati s’en sert habilement pour enchaîner la conscience de l’humain dans ses propres schémas de dualité. C’est ainsi que la personne reste littéralement prisonnière de ses propres programmes d’incarnations qu’elle transporte de vie en vie dans ses champs énergétiques. 

L’élite Illuminati connaissant les conjonctures propices à l’éveil de l’humain en cette fin de cycle, oriente insidieusement son  »désir d’éveil », pour le diriger sur une « voie spirituelle » toute tracée pour l’ego, afin de l’amener dans une voie sans issue. 

C’est alors que la plupart des personnes dans des cas semblables partent à la recherche de quelqu’un qui puisse les aider. Cela peut être, un thérapeute, un chaman, un gourou indien, un maître bouddhiste, un religieux, un guérisseur, un channel… et là se trouve toute la difficulté. Tous ces  »thérapeutes » dont beaucoup sont de bonne volonté, sont souvent eux-mêmes limités par leurs propres croyances duelles. 

Ainsi le discours des thérapeutes, channels, guérisseurs appartenant au mouvement New-Age, dépeignent soit un monde archétypal de bien-être, de bonheur, des plans angéliques, des maîtres ascensionnés affirmant que la terre est en danger et qu’il faut se réveiller pour la sauver, soit que tout va bien, que tout est déjà réalisé, qu’il n’y a plus de karma, que le monde est amour, paix, lumière, etc… ou tend à le devenir.

Cependant la plupart d’entre-eux sont incapables d’expliquer que chaque individu quel qu’il soit, est simplement spectateur de son propre univers et que quoi qu’il puisse voir, entendre ou percevoir dans sa vie, il ne fait que décrypter le scénario que son programme d’incarnation vibre à travers ses propres champs d’énergie. 

C’est la découverte de cette Vérité qui représente le plus grand danger pour l’élite Illuminati. L’individu prenant conscience de cette réalité que la physique quantique est sur le point de percer, devient tout simplement un électron libre dans votre monde de dualité. Il se détachera alors automatiquement de l’illusion de cette matrice de 3/4ème dimension-densité falsifiée pour s’émanciper, et c’est seulement à ce moment-là, qu’il pourra devenir véritablement créateur de son nouveau monde unifié. 

Ainsi la tactique de manipulation du psychisme humain utilisée par l’élite qui domine ce monde est de mélanger les vérités, les non-dits et les mensonges, afin d’embrouiller l’individu dans sa recherche et l’obliger à prendre parti pour l’une des polarités (le bien ou le mal). De cette façon l’individu ne peut pas s’en sortir. Ce principe de propagande qui mélange le vrai et le faux est d’une efficacité redoutable. 

De cette façon l’humain perdu dans sa recherche spirituelle, va à la recherche d’une porte de secours pour trouver de l’aide. Il est ainsi attiré par l’idée d’une collectivité spirituelle, afin de « s’en sortir ensemble ». Fleurissent alors dans certains endroits sur la planète, des lieux appelés « communauté de lumière ou îlot de lumière ».

Même si certains de ces lieux ont une existence légitime et honorable, beaucoup d’autres sont administrés par des personnages complètement noyés dans leur propre illusion égotique. Sous des prétextes de co-création avec des entités angéliques, qui ne sont en fait que des illusions sortie de l’astral, ces personnages à coups de pendules co-créatifs se permettent d’exploiter leurs semblables à des fins personnelles. Ces îlots de lumière ne sont finalement qu’une version moderne des ghettos du Nouvel Ordre Mondial qui mettent en scène les bourreaux et les victimes du  »New-Age ».

 images (17)

   

Question à notre Ange : 

Tout à l’heure, tu as parlé des jeux d’ombre, de lumière, de dualité mais aussi de la nécessité de l’équilibre. Y a-t’il un lien avec la recrudescence des révélations dans les médias, au sujet des rites sataniques, pédophiles et autres ?

 Effectivement la recrudescence de ce genre de révélation choc, fait parti du programme de manipulation de la pensée afin de heurter la psyché des gens (voir projet Blue-Beam). Ces pratiques sont largement répandues non pas seulement au Vatican, mais dans les hautes sphères élitistes de la plupart des religions et dans la majorité des gouvernements. Cependant je ne vais pas m’étendre sur le sujet, je vous invite à faire vos propres recherches et à y réfléchir.  

Selon une loi de la physique qui prétend que pour que deux forces restent en équilibre, elles doivent s’opposer avec la même force. Le fonctionnement de l’univers est toujours à la recherche de cet équilibre. Ainsi comme la physique le démontre, l’univers tend toujours vers l’équilibre, quelque soit les forces qui s’opposent.

De ce fait, les Archontes de la lumière sombre sont eux aussi des Maîtres de l’Équilibre. Leur rôle est de contrebalancer la croyance en la suprématie de la  »lumière ». 

Je vous rappelle que dans l’univers quantique, « l’obscurité » et « la lumière », les deux polarités de la dualité reçoivent exactement la même dose d’énergie de la part de la Source. Je vous ai dit que le « New-Age » sublime la croyance que tout est amour, paix lumière… Le mouvement « Sataniste », lui prône l’opposé : l’ombre, l’horreur, la terreur… 

Ces deux courants de pensées ont leur raison d’être dans la psyché humaine afin de parachever l’équilibre dans les schémas de pensée qui entretiennent votre monde de dualité. 

En cette fin de cycle, l’effet de l’énergie cosmique étant accentuée, les croyances »New-Age » deviennent de plus en plus populaires. Les croyances « Satanistes », viennent alors « rappeler » dans la psyché de l’homme, que l’ombre existe aussi et ne doit pas être rejetée. Les croyances Satanistes viennent donc rétablir cet « oubli » en se présentant au grand jour afin de rééquilibrer dans la psyché, vos propres croyances duelles. 

Les rituels sataniques révélés intentionnellement au public, sont donc la représentation symbolique de  »l’ombre, du mal, du déséquilibre »que l’humanité à généré tout au long de son incarnation et qui se révèle à elle, en cette fin des temps en devenant « son miroir ». Ces rituels sont à l’image du karma non visité que beaucoup transportent encore dans leurs champs d’énergie et que leurs egos apeurés se refusent de visiter. 

Il faut comprendre que les Maîtres de la lumière sombre sont les Ambassadeurs de l’égrégore collectif égotique que l’humanité transporte encore de vos jours. 

Pouvez-vous accepter cela ?  

Il ne s’agit pas d’accabler les Maîtres de l’ombre car ils ne sont que les porteurs de votre karma non libéré. Ils représentent la lumière sombre de l’humanité et existent uniquement parce que l’humain leur a permis d’exister.

Ainsi le satanisme, comme toutes les « abominations » qui subsistent encore dans votre civilisation humaine, disparaitra lorsque l’individu aura eu le courage d’accepter ses propres démons émergeant de son cursus karmique. 

Vous l’aurez compris. Il ne s’agit pas de condamner quiconque mais avant tout DE VOUS PARDONNER en leur accordant votre pardon sincère. Vous vous permettez ainsi de libérer votre multidimensionnalité d’Être de la totalité de son cycle karmique. 

Qui parmi les Hommes en est, ou en sera capable ? 

 

* définition de la dualité : caractère ou état de ce qui est double et qui comporte deux principes. Toute dualité quelle qu’elle soit oppose l’un des principes à l’autre. 

Transmis par Sand & Jenaël à Télécharger

 Issu du site http://bienvenussurlanouvelleterre.jimdo.com

Publié dans APPRENDS-MOI, Channeling | Pas de Commentaires »

Que faire face à l’extra-ordinaire

Posté par othoharmonie le 26 août 2014

 

Que faire lorsque nous sommes confrontés à une expérience inexpliquée ? John E. Mack a eu, le premier, un rôle déterminant sur le changement de regard posé par la science sur ce sujet. Sa rencontre en 2003 avec Stéphane Allix a contribué à la fondation de l’INREES en 2007 avec une ligne de conduite immuable : écouter sans juger.

images (9)Comment ne pas être bouleversé à l’écoute de ces personnes qui affirment vivre des expériences, souvent traumatisantes, au cours desquelles elles sont « enlevées » par des êtres minces aux yeux immenses, venus d’ailleurs et qui entrent chez eux par des moyens inconnus ? Elles parlent de dématérialisation de leur corps, emporté pendant quelques heures puis ramené là où il était, ou encore de « missing time », un laps de temps qui peut durer plusieurs heures et qui semble comme effacé de leur mémoire. Lors de ces expériences, les témoins sont éveillés et parfaitement conscients. Ils n’ont pas rêvé et savent qu’ils viennent de vivre une expérience « impossible » à expliquer. En témoignant, ces gens prenaient encore récemment le risque d’être pris pour des fous ou des menteurs. Ils vivaient pourtant dans la terreur car généralement les expériences se renouvellent. Mais les choses changent et depuis peu, quelques scientifiques, pour la plupart des professionnels en santé mentale, se penchent sérieusement sur ces expérienceurs de l’extraordinaire. Ils les déclarent sains d’esprit, crédibles, sincères et confirment que ce qu’ils vivent, même si on ne sait pas l’expliquer, est réel. Les témoignages, collectés dans des pays différents, se recoupent. Enfants ou adultes, les « enlevés » voient et vivent les mêmes choses, les racontent et les dessinent de la même façon, depuis le premier témoignage recueilli en 1902. 

Quelle attitude adopter devant l’extraordinaire ? Comment cesser de penser que ce que nous ne comprenons pas est impossible ? Cette question est la base même de la fondation de l’INREES, et le phénomène des « enlevés » est probablement le thème qui illustre le mieux cette question, parce qu’il bouleverse notre système de pensée lui-même. 

c’est sur cette réflexion que Stéphane Allix a proposé de continuer la soirée, revenant sur nos tentatives d’exploration de l’inconnu et sur le cheminement intellectuel qui a été le sien tout au long de son enquête : « Le réflexe est de ne pas y croire. Parce que nous sommes formatés comme ça. Il m’a fallu des années pour acquérir une construction mentale qui me permette d’écouter, sereinement et sans juger, des récits surprenants. » Journaliste d’investigation, ex-reporter de guerre, le Président et fondateur de l’INREES a l’habitude d’être confronté à des situations ou des témoignages hors du commun. Lorsqu’en 2003 une chaîne télévisée lui commande un documentaire sur les exoplanètes, sa curiosité est piquée. Il commence progressivement à s’intéresser aux PAN, phénomènes aériens non-identifiés, en découvrant qu’un nombre important de scientifiques travaillent sur le sujet et que même l’Armée et la Défense Nationale semblent prendre ce phénomène au sérieux. Il étudie les rapports, les enquêtes, s’informe et rencontre ces gens qui disent avoir vu « quelque chose ». Le déclic s’opère lorsqu’il lit les témoignages de deux officiers de l’Armée de l’Air, le Capitaine Krine et le Colonel Giraud qui rapportent, une fois à la retraite, l’étrange rencontre qu’ils ont faite, chacun à un moment différent dans les années 1970-1980. Ces deux pilotes expérimentés et entraînés affirment qu’un ovni est soudain apparu aux côtés de leur appareil, les a accompagnés un moment puis a effectué une manœuvre à une vitesse insensée, impossible à atteindre non seulement à l’époque mais encore maintenant ! Un mot, surtout, interpelle Stéphane Allix : ces officiers décrivent le comportement de l’ovni comme « tactique et intelligent. » Voilà l’outil qui lui manquait ! « En tant que journaliste d’investigation, j’ai besoin de faits crédibles pour démarrer une enquête. Or, à ce moment-là je suis stupéfait de toujours trouver des faits avérés et des personnes crédibles. » 

Stéphane AllixIl poursuit ainsi ses recherches et découvre que l’Université d’Harvard a consacré un colloque au phénomène des « enlèvements extraterrestres » quelques années auparavant. Il rencontre alors, en 2003, le professeur de psychiatrie John E. Mack à Boston. Cet éminent psychiatre, reconnu et respecté par ses pairs, compte plusieurs « enlevés » parmi ses patients.« Je sens qu’avec cet homme, je vais pouvoir aller plus loin car son travail est différent et suggère un changement d’attitude radical de notre part. Il propose simplement d’écouter, sans chercher à prouver quoi que ce soit, d’accueillir ces patients comme n’importe quels autres et de voir si une pathologie se dégage de leur récits. Avant de le rencontrer, j’ai lu son étude clinique, un livre de 600 pages intitulé « Abduction » dans lequel il décrit treize cas d’abduction. 

John E. Mack n’est pas un illuminé. Son honnêteté intellectuelle, sa profonde implication dans son travail avec les expérienceurs, son humilité face à ces récits extraordinaires, lui ont permis de se poser une question fondamentale : « dois-je croire mon diagnostic (ils sont sincères) ou ma vision du monde (c’est impossible) ? » Il décide de suivre sa propre conviction. Car ces patients ne présentent aucune psychose, ils sont traumatisés par ce qu’ils vivent mais leur récit, leur attitude, leur comportement, indiquent qu’ils n’ont pas rêvé, ni inventé ce qu’il racontent. 

« c’était incroyablement courageux, surtout pour un grand scientifique ! » commente Stéphane Allix « Le changement fait toujours peur mais il s’agissait là de changer de paradigme, de système de pensée, de changer sa lecture du monde… Il se disait : après tout, pourquoi serions-nous forcés de choisir entre j’y crois ou je n’y crois pas ? Décidons juste d’écouter, on verra bien. c’est exactement la ligne que nous avons choisie en fondant l’INREES : créer un espace d’écoute pour l’extraordinaire, l’inconnu, l’inconcevable. » 

Tous les « enlevés » du monde entier décrivent la même chose, depuis le début. Mais la façon dont ils vivent cette situation semblent varier légèrement selon leur niveau d’éducation et de spiritualité. Et nous voici au cœur du débat : où est vraiment le problème ? La peur que suscitent les phénomènes extraterrestres ne vient-elle pas de notre incapacité à la concevoir ? « Après cette première semaine à Boston au cours de laquelle j’ai rencontré John E. Mack et quelques-uns de ses patients enlevés, j’ai regardé la Terre » confie Stéphane Allix « et je me suis dit que ma réalité ne serait plus jamais la même. j’avais pris conscience du champ immense de l’inconnu qu’il nous restait à découvrir. »

Que faire face à l'extra-ordinaire dans Astrologie et Esotérisme couv_109Extraterrestres : l’Enquête, Stéphane Allix
Albin Michel (Septembre 2006 ; 324 pages)
Collection : ESSAIS DOC.

Enlevés 
Réalisé par Stéphane All
Bonne Pioche

Publié dans Astrologie et Esotérisme, Librairie / vidéothèque | Pas de Commentaires »

La pleine conscience

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

 

 

Aujourd’hui de nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits de la pleine conscience pour prévenir les rechutes dépressives. Des études ont montré des effets de la pratique de la méditation chez les moines bouddhistes sur le fonctionnement cérébral en augmentant l’activité des zones des émotions positives, et peuvent en partie expliquer pourquoi cette thérapie peut aider les personnes qui souffrent de dépression.

 images (14)

Dr Yasmine Lienard, psychiatre à Paris

Interview du Docteur Yasmine Lienard (photo ci-contre), psychiatre à Paris, spécialiste, entre autre, de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT-Mindfulness Based Cognitive Thérapy-). 

Comment peut-on définir la pleine conscience ?

Le terme vient de l’anglais « mindfulness ». Il s’agit d’un état d’esprit où l’on est véritablement présent, où l’on observe tout ce qui est dans l’instant, sans jugement de valeur et en acceptant tout ce qui se passe. Ainsi faisant, on se met en rapport aux choses. Cela se travaille avec la méditation : la pleine conscience peut durer une minute, mais bien plus longtemps si l’on s’aide de la méditation

Par exemple, peut-on se retrouver en pleine conscience sous la douche ?

Oui, tout à fait. On peut être en pleine conscience à tout moment. C’est tout simplement être là, présent à ce que l’on fait, aux sensations corporelles, aux sons et à ce qui nous environne dans l’instant présent.

Les enfants peuvent-ils être en état de pleine conscience ?

C’est vrai que l’état de pleine conscience peut donner l’impression de retourner en enfance, où l’on était très présent. On regardait un oiseau sans se demander s’il est beau ou laid, on le regardait en s’émerveillant, un point c’est tout. Je ne pense toutefois pas que les enfants soient continuellement en état de pleine conscience, car ils ont du mal à se fixer dans le moment présent. La pleine conscience est avant tout une démarche volontaire de porter son attention sur les choses en dehors de l’esprit.

En quoi la méditation peut développer cette aptitude de pleine conscience ?

Ce n’est pas naturel d’être en pleine conscience. L’humain a très vite fait de poser des hypothèses, réfléchir, raisonner, ce qui le coupe de la conscience de l’instant. Se maintenir en pleine conscience est un entrainement de l’esprit. Dans ce sens, plus l’on pratique la pleine conscience à travers la méditation, plus on peut être présent en dehors de la méditation.

A qui cela profite-t-il et quel bénéfice peut-on tirer de la pleine conscience ?

Le bénéfice est général, tout le monde a intérêt à être plus présent. Aujourd’hui, on a tendance à être beaucoup ailleurs et à avoir du mal à être en rapport aux choses mais aussi aux autres. La pleine conscience permet donc d’être plus présent et ouvert à ce qui est véritablement plutôt que dans les illusions de son esprit. Par exemple, lorsque l’on est face à un tableau, on se met  en rapport avec l’expérience que l’on est en train de vivre à l’instant, comme les vibrations ressenties par les couleurs que l’on voit, plutôt que de le juger ou de lui mettre une étiquette de beau ou de laid. La pleine conscience est donc une façon de sortir de la représentation conceptuelle qu’on a souvent des choses et de les voir vraiment.

Y a-t-il un rapport avec la spiritualité ou les énergies extérieures ?

Pas du tout ! La pleine conscience n’est pas de l’ésotérisme, c’est au contraire très élémentaire. Il s’agit d’être attentif à ce qui se passe au moment où ça se passe. Rien ne vient de l’extérieur comme quelque chose de fabriqué. On ne fait que s’ouvrir à la réalité et non à créer un état de transe. Par contre vous parlez de spiritualité. On fourre tout dans ce terme, mais le spirituel est ce qui est en rapport à l’esprit, donc en ce sens pratiquer la méditation de pleine conscience a à voir avec un travail sur son esprit. Mais il n’y a aucune croyance à la quelle on s’accroche, c’est bien le contraire : on se détache de toutes ses croyances.

Comment aborder la pleine conscience la première fois ?

Il peut être utile de l’aborder avec des livres et des stages, mais ça dépend de notre but. D’une manière générale, mieux vaut être guidé, car au début, seul, c’est difficile. La pleine conscience est une voie développée dans certaines méthodes thérapeutiques de la dépression, car les dépressifs ont du mal à être dans le temps présent. Dans ce cas, le travail est très encadré et il est recommandé de le faire avec un professionnel de la maladie mentale car il y a un protocole strict à respecter. Mais on peut s’entraîner à la pleine conscience dans des stages de MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction Program) axé sur la gestion du stress ou alors dans un centre de méditation vipassana si c’est plutôt dans une optique de développement personnel ou de mieux être.

Vous parlez de thérapie, que soigne-t-on avec la pleine conscience ?

D’une manière générale, la pleine conscience peut être utile pour tous types de troubles anxieux ou dépressifs, ce que l’on appelle les névroses. Il peut être utile d’apprendre aux gens à être plus dans la réalité.
Elle est utilisée pour les troubles graves de la personnalité ou les problèmes d’addiction. Pour la schizophrénie, il existe une thérapie basée sur la pleine conscience qui a montré une diminution des hospitalisations mais encore une fois, cela doit être fait avec un professionnel et dans le cadre d’un protocole. Méditer n’est pas la panacée à toutes les maladies mentales !

Comment se développe la pleine conscience en France ?

Par rapport aux États-Unis, nous sommes très en retard. La pleine conscience peine à se développer en France, car nous sommes très, très, très stressés, mais aussi car nous sommes beaucoup plus cartésiens. Les Français sont imprégnés de l’esprit rationnel et scientifique et ont donc du mal à penser de manière plus nuancée. Nous avons également extrêmement peur des dérives sectaires.

téléchargement (12)Qu’aurait pensé Freud de la pleine conscience ?

Il aurait fallu que je puisse discuter avec lui ! Il y a aujourd’hui des psychanalystes qui sont beaucoup dans le « laisser parler ». Le patient s’installe et parle. La pleine conscience, c’est exactement l’inverse. On ne veut pas être  dans le mental, on veut apprendre à être dans son corps. Il y a tout de même des points communs, à commencer par le fait que le « moi » est au centre du travail. Il y donc un lien entre Freud et la pleine conscience, tout comme il y en a entre Freud et le bouddhisme. Car la méditation est une voie de libération de l’égo, de la représentation de soi qui nous enferme. On peut donc méditer en faisant une analyse, cela peut bien se compléter, je pense.

http://www.femininbio.com

Publié dans Nouvelle conscience | Pas de Commentaires »

Le déclic Chamanique

Posté par othoharmonie le 4 août 2014

L’anthropologue Michael Harner est une figure centrale de la redécouverte du chamanisme dans nos cultures. Son travail fut parfois vertement critiqué dans certains milieux académiques, mais il est aujourd’hui unanimement reconnu comme étant un pionnier du retour du chamanisme en Occident.

Le déclic Chamanique dans Chemin spirituel harner1

C’est durant les années 1960 qu’une nouvelle vague anthropologique décida de se rappro­cher des chamanes et de les considérer non plus comme étant des objets d’étude – et le mot objet est à comprendre ici dans sa signification péjorative également –, mais comme des praticiens d’une forme de savoir pragmatique issu du contact direct avec les forces de la nature. Cette nouvelle va­gue fut portée principalement par de jeunes anthro­pologues américains partis sur le terrain en Amérique centrale et du Sud, qui décidèrent de prendre les pratiques et les récits des chamanes au sérieux, sans leur imposer une interprétation folklorisante dépré­ciative. L’un des principaux éléments déclencheurs de ce changement d’attitude provint directement du fait que ces anthropologues acceptèrent de pénétrer dans l’univers des chamanes en participant à leurs cé­rémonies et en consommant leurs plantes sacrées. Il est important de comprendre qu’il n’était pas évident de se positionner ainsi à cette époque – et aujourd’hui encore, c’est parfois difficile –, sous peine de briser un tabou académique très profondément ancré dans les moeurs intellectuelles occidentale. Observer les cha­manes, oui, mais participer à leur folie, non !

Né en 1929, Michael Harner fut l’un des chefs de file de cette nouvelle vague. Il avait 27 ans lorsqu’il commença à faire parler de lui suite à deux séjours chez les Indiens Shuar ou Jívaro de l’Amazonie équa­torienne, en 1956 et 1957. Les fameux « réducteurs de têtes » allaient devenir l’un de ses sujets de prédi­lection, si bien qu’il devint le spécialiste des Shuar et publia un ouvrage intitulé Jívaro : People of the Sacred Waterfalls (Les Jívaros, hommes des cascades sacrées), qui reste à ce jour l’une des principales références sur cette peuplade. À cette époque, le jeune anthropologue joua encore le jeu de l’observation classique : « Je recueillis [...] avec succès de nombreuses informations sur leur culture, mais je restai un observateur extérieur au monde des chamanes. » Son approche du chamanisme fut cepen­dant bouleversée en 1960-61, lors d’un séjour chez les Indiens Conibo du Pérou durant lequel il fut in­vité à prendre de l’ayahuasca, la boisson psychotrope qu’utilisent les chamanes d’Amazonie pour accéder au monde des esprits. « Les gens étaient amicaux, mais hésitaient à parler du surnaturel. Finalement, ils me di­rent que si je désirais vraiment apprendre, je devais boire la boisson sacrée des chamanes, une potion à base d’aya­huasca, «la liane de l’âme» ». Il fallait consommer les plantes des Indiens pour comprendre leur manière de voir le monde. C’était une condition sine qua non. Et c’est ce que fit Michael Harner. En acceptant d’entrer dans l’univers des chamanes, il inaugura une voie ini­tiatique qui fut ensuite empruntée par d’autres an­thropologues (voir encadré : La postérité d’une vision). 

Le déclic chamanique

Le récit de sa première prise d’ayahuasca chez les Conibo, qu’il décrit dans La Voie du chamane, est un monument de la littérature anthropologique. Dans un style aventureux et enjoué, l’anthropologue y conte la manière dont il fit l’expérience de visions rappelant étrangement les scènes décrites dans l’Apo­calypse biblique. Il revécut également l’évolution de la vie sur Terre et vit d’immenses dragons tombés du ciel venir peupler notre planète. Cette expérience eut un impact décisif sur la vie de Michael Harner : il décida de ne plus se cantonner uniquement à son rôle d’anthropologue, mais d’ap­prendre les techniques du chamanisme. En discutant de ses visions avec un vieux chamane conibo aveugle, il fut abasourdi de découvrir que les chamanes avaient accès aux mêmes visions que lui et qu’apparemment, ces « hallucinations » étaient à la source de leur savoir – elles faisaient partie intégrante de leur cosmologie. Pour conclure leur échange, le vieux chamane aveugle lui dit qu’après avoir vu tant de choses, il ne faisait aucun doute que lui aussi, l’anthropologue blanc, puisse devenir un « maître chamane ». Qu’Harner soit conibo ou américain ne faisait aucune différence. Seuls le contenu et la qualité de ses visions étaient pertinents, et non sa couleur de peau ou ses origines ethniques. Cette ouverture d’esprit convainquit l’an­thropologue : il prit le vieux chamane au mot et dé­cida de poursuivre sa quête chamanique. 

Après avoir obtenu son doctorat en anthropologie à l’Université de Berkeley, et bien décidé à en savoir plus sur ses présumées capacités chamaniques, il retourna chez les Shuar en 1963 et en 1964, cette fois-ci dans le but d’apprendre les techniques du cha­manisme. Il entreprit cette quête en partant du prin­cipe que toute hypothèse doit être vérifiée par l’expé­rience. Comme lors de son séjour chez les Conibo, il fut invité à plonger – littéralement – dans la pratique : avec deux amis shuar, il se rendit à la cascade sacrée des Jívaro. A l’époque, qu’un blanc soit invité à péné­trer dans un sanctuaire aussi préservé constituait un événement en soi. C’est un honneur difficile à conce­voir aujourd’hui, alors que le tourisme amazonien bat son plein. Ses amis Shuar lui firent consommer de la maikua, une plante visionnaire très puissante (Brugmansia spp.), et à l’image du vieux chamane co­nibo, ils n’émirent aucun doute sur le fait qu’un blanc puisse apprendre à devenir chamane. 

À son retour d’Amazonie et durant une quinzaine d’années, Michael Harner enseigna dans certaines des plus prestigieuses universités d’Amérique du Nord : Columbia, Berkeley, Yale, la New York Academy of Sciences, etc. Il fut notamment le professeur d’un étudiant qui allait beaucoup faire parler de lui dans les milieux alors très restreints de la « renaissance chama­nique » : Carlos Castaneda. L’amitié qui lia Castaneda et Harner fit couler beaucoup d’encre, en particulier au moment où des doutes – justifiés – furent émis sur la véracité du contenu des ouvrages de Castaneda. Michael Harner resta fidèle en amitié et s’interdit de tomber dans le piège du lynchage collectif, mais il prit cependant ses distances par rapport à l’approche contestée de son ancien élève : « Plus tard, Carlos s’est plus orienté vers son propre monde. Ses derniers livres n’ont pas grand-chose à voir avec le chamanisme et beau­coup à voir avec le propre monde de Carlos. [...] Il était dans le monde du sorcier. » 

Tambour battant

Tout en continuant d’enseigner en contexte acadé­mique, Michael Harner poursuivit son travail sur le terrain en côtoyant plusieurs peuplades amérin­diennes, dont les Pomo et les Salish. C’est en tis­sant des liens d’amitié avec certains chamanes de ces cultures – dont la célèbre chamane pomo Essie Par­rish –, qu’il découvrit que selon les contextes géogra­phiques et culturels, le chamanisme est très souvent pratiqué en utilisant le son percussif du tambour, sans prise de plantes psychotropes. « Finalement, j’ai eu la possibilité d’essayer de battre le tambour. J’avais un préjugé contre cette méthode que je croyais inca­pable de faire quoi que ce soit, mais de fil en aiguille, après plusieurs expériences, ça a fonctionné. Après cela, j’ai passé du temps avec les Indiens de la côte ouest qui utilisaient les tambours de manière très efficace pour atteindre l’état de conscience chamanique. » 

Parce qu’il n’est pas illégal, qu’il n’est pas une « dro­gue », le tambour joua un rôle de pivot central dans le retour des pratiques chamaniques en Occident : « C’est cela qui a fait qu’il m’a été tellement facile d’en­seigner le chamanisme pendant toutes ces années, parce que c’est une méthode légale, sûre, efficace et ancienne. Elle apprend aux gens qu’il y a plus qu’une seule porte vers la réalité non ordinaire ». De plus en plus at­tiré par la pratique en soi, ainsi que par le besoin de transmettre à autrui le fruit de ses recherches, Mi­chael Harner fonda le Center for Shamanic Studies en 1979, dans le but d’offrir aux personnes ayant des capacités chamaniques la possibilité de dévelop­per leurs potentialités dans un cadre formel. C’est à partir de là que son travail devint véritablement ré­volutionnaire, parce qu’il permit l’émergence d’une forme de chamanisme moderne adapté au contexte occidental – et partant, c’est également à partir de là qu’il fit des remous dans le monde académique. Le fait qu’un anthropologue de renom décide de « jouer à l’Indien » attisa l’incompréhension, et même par­fois la haine, de certains de ses collègues, et cela en particulier sur le Vieux Continent, moins enclin à voir la pertinence de son approche pragmatique et novatrice – no nonsense comme disent les Améri­cains. 

La littérature anthropologique des années 1980 et 1990 regorge d’insinuations parfois violentes à l’en­contre de Michael Harner, l’anthropologue déchu – ou le « néochamane », terme péjoratif qu’Harner lui-même n’a jamais utilisé – qui a osé franchir la limite de l’académiquement correct en décidant d’ensei­gner le chamanisme sans pour autant être né dans la jungle d’Amazonie ou dans les steppes de Sibérie. Car il semblait évident, dans l’optique restreinte d’une certaine pensée intellectualiste, qu’il y a des choses qui ne se font pas – et Michael Harner les a faites. Il a osé braver les tabous académiques, tant et si bien qu’en 1980, il poursuivit de plus belle en publiant le livre qui allait changer à tout jamais la manière dont le chamanisme est perçu et abordé en Occident : La Voie du chamane (The Way of the Shaman). 

La voie est ouverte

Comme je l’écris dans la préface de la nouvelle édi­tion française de cet ouvrage, « La Voie du chamane est sans aucun doute l’un des plus importants ouvrages sur le chamanisme, parce que justement, il parle de chamanisme, c’est-à-dire de techniques spécifiques per­mettant de changer d’état de conscience, de voyager et de travailler dans le monde des esprits. » Avec cet ou­vrage, Michael Harner se positionna clairement du côté du praticien. Dans un style enthousiaste, clair et précis, La Voie du chamane nous conduit au coeur du sujet, puisqu’il y est question d’apprendre les techniques du chamanisme. Ce changement radi­cal d’approche axé sur la pratique, Michael Harner l’a formalisé en 1985 en fondant la Foundation for Shamanic Studies (FSS), un organisme mondial à but non lucratif visant à préserver, à comprendre et à transmettre les techniques du chamanisme dans le cadre de formations et de stages destinés à toute personne ressentant l’appel chamanique. 

A l’origine de la FSS, il y a cette idée que chez nous, comme dans toutes les cultures du monde, une partie de la population a des capacités chamaniques. Mais ces capacités restent bien souvent latentes, parce que suite à deux mille ans de persécution, nous avons appris à les renier. Nous avons même développé une forme très particulière de « névrose chamanique », dont le principal symptôme est la croyance tenace selon laquelle il est impossible de pratiquer le chama­nisme en Occident, comme si cette partie du monde était corrompue culturellement au point de s’être complètement détachée de ses racines. Mais pourquoi l’Occident serait-il si différent des autres cultures ? Faisant fi de ce préjugé pessimiste, Michael Harner a voulu prouver qu’au contraire, nos racines chamaniques ne demandent qu’à être réveillées. Pour dénicher les chamanes potentiels qui sommeillent en nous, il a fait en sorte de fournir un accès à une forme d’enseignement adapté au contexte de la vie moderne – et en observant la vigueur avec laquelle le chamanisme est en train de se redévelopper aujourd’hui dans nos pays, force est de constater qu’il a réussi son pari. En ramenant la pratique chamanique dans les pays occidentaux, Michael Harner a cherché à en définir les points fondamentaux. Il est parti du principe que ce ne sont pas ses caractéristiques culturelles spéci­fiques qui donnent au chamanisme sa fabuleuse ca­pacité d’adaptation – sa plasticité –, mais ses aspects techniques, qui sont universels. Il a nommé core-sha­manism, ou chamanisme fondamental, la cosmologie et l’ensemble de techniques qu’il a regroupés dans un but pratique. Pour parvenir à un ensemble cohérent et non dogmatique, il s’est inspiré de son travail sur le terrain et de sa propre pratique, ainsi que de la littéra­ture spécialisée. Il s’est notamment penché sur l’oeuvre de l’historien des religions Mircea Eliade, auteur de l’ouvrage classique Le Chamanisme et les techniques archaïques de l’extase, qui fut l’un des premiers spécia­listes à discerner des caractéristiques universelles dans les pratiques chamaniques du monde entier. 

Le temps de la reconnaissance

Alors que la FSS connaissait un succès grandissant, Michael Harner décida de se retirer du monde acadé­mique en 1987. Fait étonnant – mais est-ce vraiment étonnant ? –, c’est à partir du moment où il a tiré sa révérence que ses anciens détracteurs sont petit à petit revenus sur leur position, pour finalement prendre conscience de l’importance de l’oeuvre de ce pionnier en avance sur son temps. 

Ainsi, en 2003, le California Institute of Integral Studies lui décerna un doctorat honoraire en études chamaniques. En 2009, la prestigieuse American An­thropological Association organisa deux séminaires sur le chamanisme en son honneur. La même année, il reçut le Pioneer in Integrative Medicine Award de l’Institute of Health and Healing de San Francisco, où il fut acclamé comme étant l’une des autorités mondiales en matière de chamanisme et de tech­niques traditionnelles de soins. Dans le livre Higher Wisdom, qui regroupe les témoignages de plusieurs acteurs clé du renouveau spirituel qui a débuté dans les années 1960, Roger Walsh, professeur de psychia­trie, philosophie et anthropologie à l’université de Californie, et Charles S. Grob, directeur de recherche et professeur à la UCLA School of Medicine, résu­ment avec brio la carrière de Michael Harner : « Sa manière de combiner l’approche anthropologique, l’ex­pertise académique, les études du chamanisme dans de multiples cultures, et sa propre formation chamanique, a produit une profondeur et une étendue d’expertise et d’influence rares, peut-être uniques. » Bien que des sommités comme son ami Stanislav Grof le considèrent aujourd’hui comme « un authen­tique chamane blanc », Michael Harner n’a pourtant jamais cessé de se considérer avant tout comme un anthropologue : « J’étais, et je suis toujours, un anthro­pologue. » Dans le cadre de la FSS, il a mis sur pied plusieurs programmes d’étude et de préservation des peuplades chamaniques. L’un d’entre eux a pour but de réintroduire le chamanisme dans des cultures où il est en voie de disparition. 

Fidèle au principe de non-ingérence, c’est unique­ment sur demande que la FSS entreprend ce type de démarches. « En plus de la mission de ramener la guérison chamanique en Occident, j’ai souhaité que la Foundation soit au service des peuples indigènes qui souhaitent faire revivre le chamanisme après des décen­nies, voire même des siècles, de persécution. Après tout, les peuples indigènes ou tribaux furent très longtemps les seuls dépositaires du savoir chamanique, et le monde a une immense dette envers eux. » C’est par exemple sur une demande du gouvernement de la République de Touva, que la FSS travailla pendant plus de dix ans avec les chamanes de cette région d’Asie centrale. La République de Touva est connue pour être l’un des berceaux historiques du chamanisme, et ses traditions ont été presque totalement éradiquées par le commu­nisme, à l’image des tambours des chamanes confis­qués et enfermés dans des musées. 

En 2006, Michael Harner a créé un conservatoire du savoir chamanique, le Shamanic Knowledge Conser­vatory, qui renferme des dizaines de milliers de do­cuments de référence sur la pratique du chamanisme traditionnel et moderne. Avec sa femme Sandra, il a également mis sur pied un projet expérimental de re­cherche dans le but d’étudier la manière dont les soins chamaniques influencent le système immunitaire du corps humain. Finalement, par l’intermédiaire d’un programme intitulé Living Treasures of Shamanism (Les trésors vivants du chamanisme), il a décidé de soutenir les derniers chamanes de certaines traditions en voie de disparition – un chamane daur de Mongo­lie, certains des derniers chamanes tibétains, l’un des couvmax_454derniers chamanes-jaguar du peuple des Baniwa, en Amazonie brésilienne, entre autres exemples. 

De la forêt amazonienne des années 1950 aux stages de core-shamanism du 21ième siècle, Michael Harner a su garder son intégrité et suivre sa vision, sans se départir d’un sens de l’humour parfois subtilement corrosif. Il a voulu démontrer que le chamanisme appartient à toutes les cultures du monde, y compris notre culture occidentale qui l’a pourtant très long­temps renié, et que le personnage du « chamane » est voué à s’adapter et à se transformer avec le temps, comme il l’a fait depuis des millénaires. Comme il l’explique dans La Voie du chamane, « en un sens, le chamanisme est en train d’être réinventé parce que l’Occident en a besoin. » Et cette réinvention, nous la devons en grande partie à lui, un anthropologue au destin chamanique qui a su maintenir fermement l’attitude qui caractérise les pionniers : il a osé.

Publié dans Chemin spirituel | Pas de Commentaires »

Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2014

images (2)

Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »
Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy


Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »
Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.
Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.
Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.
Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

 

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les 

 

Tendances  qui changent le monde dans UNE TERRE D'ALLIANCE 623

 nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 
Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.
Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

 

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.
Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.
Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

 

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…
Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.
Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment deKitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 

 

Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

images (3)

Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.
« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

article INREES

Publié dans UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Perceptions extrasensorielles

Posté par othoharmonie le 11 juin 2014

Voir à distance : yes we can !

Russell Targ a dirigé pendant 20 ans un programme de recherches scientifiques sur les capacités de vision à distance, au-delà des limites ordinaires de l’espace et du temps. Conseils pratiques pour se lancer.images (7)

Croyez en vos capacités

« De mon point de vue, ce n’est pas un enseignement que je délivre aux gens, mais plutôt une permission d’exploiter des facultés qu’ils possèdent déjà », estime Russell Targ, qui anime depuis 1997 dans le monde entier des formations à la vision à distance. Soyez ouverts, confiants, curieux… L’important est de lâcher le mental et de se laisser porter par l’expérience, car « la vision à distance est une compétence non-analytique ».

Trouvez un partenaire

Russell Targ conseille de « trouver un ami de confiance qui travaillera à vos côtés et qui comptera beaucoup dans votre succès ». Le rôle de celui-ci sera d’abord d’apporter à chaque séance d’entraînement un petit objet, dissimulé dans un sac opaque, puis de vous demander de lui en parler. « La question ne doit pas être : devine ce que c’est, souligne Russell Targ, mais calme ton esprit et décris-moi l’image surprenante qui apparaît dans ta conscience. Sa forme, sa taille, sa couleur, son poids, sa texture… » Il ne s’agit pas de nommer l’objet, mais d’en percevoir les ressentis sensoriels. « Sinon, on risque beaucoup d’erreurs », explique le spécialiste. Répétez l’exercice, régulièrement, avec différents petits objets amenés par votre camarade. 

Expérimentez la sensation

« Cette première mise en pratique inclut la possibilité d’un canal télépathique, c’est-à-dire d’une communication d’esprit à esprit entre l’apprenti voyant et son assistant », note Russell Targ. Lorsque l’assistant connaît l’objet-cible, il y a toujours une possibilité qu’il vous oriente inconsciemment vers la bonne réponse en fonction de ce que vous direz ou dessinerez au fil de la séance. « Au départ, ce n’est pas grave, car l’expérience doit d’abord être l’occasion de s’amuser et de ressentir, d’une manière ou d’une autre, ce que ça fait d’être voyant », indique le chercheur. 

Multipliez les cibles

Après quelque temps, travaillez en « double-aveugle », en demandant à votre partenaire d’amener plusieurs petits objets, dissimulés dans des sacs identiques, puis de les mélanger avec soin, de sorte que lui-même ne sache plus ce que contient chacun d’eux. « Prenez ensuite un des sacs au hasard et posez-le sur le sol, hors de votre vue. » Dans le même ordre d’idée, la voyante Maud Kristen propose de sélectionner plusieurs photos ou cartes postales, chacune porteuse d’une image, d’un souvenir ou d’une émotion bien distincte, puis de les glisser dans des enveloppes identiques. Cachetez-les, mélangez-les hors de votre vue, puis tirez-en une et essayez d’en décrire le contenu, en formulant ou en dessinant ce qui émerge dans votre conscience. 

Affinez la technique

Pour Russell Targ, mieux vaut s’installer avec votre ami dans une pièce « à l’éclairage tamisé », chacun de vous devant être muni d’un stylo et d’une feuille de papier. « Si vous arrivez à la séance avec des impressions ou des images claires à l’esprit, il est très important de les coucher par écrit en haut de la feuille, en précisant “images initiales”. Sinon, elles vont vous rester en tête pendant toute la séance. Tracez une ligne pour les séparer du reste des notes qui seront prises, car elles peuvent, éventuellement, avoir un lien avec la cible du jour. » Puis fermez les yeux, détendez-vous quelques instants, et décrivez à votre ami, à sa demande, les formes et les images mentales inhabituelles qui se présentent à vous. Ecrivez ou dessinez tout ce qu’il vous vient, « même si cela ne semble avoir aucun sens et ne rien représenter. Il se peut que votre main se mette à exécuter de petits mouvements au-dessus de la feuille de papier ; tenez compte de ce que votre subconscient cherche à vous dire. » Faites une pause, « n’oubliez pas de respirer à chaque nouvelle image qui se présente », puis regardez à nouveau votre écran mental. Petit à petit, de nouvelles informations devraient surgir. « Traquez en particulier les images qui n’appartiennent pas à votre répertoire habituel d’impressions mentales », recommande le chercheur. Imaginez-vous ensuite tenir l’objet entre vos mains et demandez-vous : a-t-il une couleur, une texture, une odeur particulières ? A-t-il des angles saillants ? Que peut-on faire avec lui ? Continuez jusqu’à ce que vous ne receviez plus d’information. « Ce processus ne devrait pas durer plus de dix ou quinze minutes », note Russell Targ. 

Acceptez d’avoir tort

Avant que votre ami ne dévoile l’objet, essayez de faire la distinction entre les images et impressions que vous sentez le plus en lien avec lui, et celles qui sont plus probablement dues au bruit mental, à des souvenirs, à l’analyse ou à l’imagination. « Les chercheurs en perceptions extrasensorielles ont remarqué que l’impression d’être sûr est souvent la meilleure indication », indique Russell Targ. D’ailleurs, « les bons voyants ne savent pas s’ils ont tort ou raison, parce qu’ils ne sont pas dans l’analytique ». Au départ, il est « très improbable » que vous trouviez parapsychiquement quel est exactement l’objet-cible. Restez confiant : vous y parviendrez peut-être plus tard, avec de la pratique. Dernier conseil : faites une petite place à votre sensibilité psychique dans votre vie quotidienne, par exemple « en cessant de vous reposer en permanence sur votre portable pour vous communiquer des informations. » Avant de recourir à la technologie, écoutez vos signaux intérieurs.

Perceptions extrasensorielles dans Astrologie et Esotérisme couv_1717Perceptions extrasensorielles, Russell Targ Editions Trajectoire (Janvier 2014 ; 334 pages) 

 

Publié dans Astrologie et Esotérisme | Pas de Commentaires »

Sachons utiliser nos rêves

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Nos nuits sont peuplées d’images, de mots et de symboles. Les décoder nous permet de voir clair en nous. Mais en travaillant sur nos rêves, nous pouvons aussi transformer concrètement notre vie, explique la thérapeute Layne Dalfen.

Petit manuel d’utilisation

images (14)Petit manuel d’utilisation et d’interprétation pour une nouvelle approche de ce continent mystérieux.
Les songes constituent un matériau d’une richesse inépuisable pour nous permettre de devenir les créateurs de notre vie. Depuis Freud, on sait que l’inconscient s’exprime sans entraves dans notre sommeil. En dévoilant des pans enfouis du moi, l’analyse des rêves permet de mieux se connaître. Mais aussi – c’est l’originalité de la démarche de Layne Dalfen (membre de la Jung Society et de l’International Association for the Study of Dreams, Layne Dalfen, Gestalt-thérapeute américaine, a fondé le Dream Interpretation Center, à Montréal, et anime de nombreuses émissions radiophoniques au Canada et aux Etats-Unis), Gestalt-thérapeute américaine – de trouver des clés à nos problèmes.

Dans Dreams Do Come True (Les rêves se réalisent vraiment, ouvrage non traduit en français – Adams Media Corporation, 2002), elle expose une méthode pratique pour débloquer les situations. Selon elle, tout notre potentiel s’exprime à travers les rêves. Formée aux techniques d’interprétation de Freud, de Jung et de l’école de la Gestalt, elle ne pense pas qu’il existe de grille de lecture universelle. Chacun développe une symbolique qui lui est propre et qu’il est seul à même d’analyser : un chien, un lac, une forêt auront des significations radicalement différentes selon les individus.

Une exploration fructueuse, à condition de ne pas s’autocensurer et de faire preuve de persévérance.

Préparer le terrain

Tout enregistrer dès le réveil
Rien de plus évanescent que les rêves ; à peine sommes-nous levés que des séquences entières s’effacent de notre mémoire. Il importe donc de les recueillir dès le réveil. Dans ce but, prévoir un cahier et un stylo à portée de main. On s’efforcera de tout noter : protagonistes, événements, émotions, etc., l’idéal étant de disposer d’un magnétophone. Il permet en effet de raconter son rêve en gardant les yeux fermés, ce qui est le meilleur moyen de se remémorer le plus grand nombre d’éléments.

Sélectionner son rêve
Les rêves s’articulent souvent autour d’un même thème mais mettent en scène des symboles différents. L’important : recueillir le rêve le plus marquant. Comment le reconnaître ? Il a tendance à se répéter ou suscite des émotions très fortes. Ceux qui rêvent trop peuvent formuler à haute voix : « Cette nuit, je préfère ne pas rêver », ce qui permet de limiter la production onirique. On peut aussi se concentrer sur un problème précis et demander à son inconscient d’y travailler : « Cette nuit, je veux faire un rêve important. » Enfin, même si l’on ne se souvient que de bribes, il est utile de les noter.

Repérer la problématique

Scruter chaque élément
Pour analyser le rêve, on établira un tableau en quatre colonnes. Dans la première, le récit complet sera restitué. Dans la deuxième colonne, on notera les émotions associées à chaque étape (tristesse, stupeur, soulagement) ; puis chaque symbole (personne, animal, paysage) sera entouré, et les actions ou absences d’action (courir, rester sans voix), y compris les paroles échangées, seront soulignées. Dans la troisième colonne, on tentera de définir le sens de chaque symbole, en mêlant définition objective et évocation personnelle. Exemple : « Un guépard chasse pour se nourrir, court très vite, je le trouve élégant, etc. » S’il s’agit d’une personne, on notera les premiers qualificatifs qui viennent à l’esprit (opiniâtre, accueillant…) ou un événement marquant qui lui est associé (dispute, retrouvailles…). Dans la quatrième colonne seront consignés les aspects répétitifs : la même émotion provoquée par des situations différentes, un personnage ou un paysage qui apparaissent à diverses reprises, d’éventuels homonymes (« mer » et « mère »). L’inconscient martèle ses messages ! On y inscrira aussi les polarités (un loup, un agneau ; le jour, la nuit) et les paradoxes (des ciseaux servent à détruire, mais aussi à créer). En mettant en scène des pôles opposés, notre inconscient cherche parfois à nous inciter à revenir à une position médiane, plus équilibrée.

Décrypter le scénario
Généralement, les rêves racontent des situations dont nous souffrons ou des problèmes que nous ne parvenons pas à résoudre. Encore faut-il pouvoir en décrypter le scénario. Layne Dalfen conseille la technique d’« association directe » : on examine un élément, on réfléchit à ce qu’il évoque, on revient au rêve, on analyse un deuxième élément, etc. On commencera par les points les plus spectaculaires ou ceux liés à des émotions fortes. Par exemple : « Un ours m’attaque. Quelque chose de massif et d’effrayant s’approche-t-il dans ma vie ? » Ou : « Je ne peux parler. Y a-t-il quelqu’un à qui je ne parviens pas à dire quelque chose ?» Si l’on a rêvé d’une personne précise, elle symbolise souvent une autre liée à des soucis précis. Ainsi, un ami qui trahit peut refléter la crainte d’être trompé par un partenaire amoureux. Enfin, même si l’on commence par les points forts, il est important de tout scruter, car les « détails » se révèlent parfois fort significatifs.

Dénouer la situation

Interpréter tous les rôles
Une fois que l’on a saisi ce qui sous-tend le rêve, on analysera sa logique interne. On dispose d’un « film » dont on est le scénariste, le metteur en scène, tous les acteurs, et même le décor ! Si l’on joue souvent le rôle d’un personnage proche de ce que nous sommes, les autres protagonistes évoquent les aspects sous-investis de notre personnalité. Pour se mettre à leur écoute, on les incarnera. On prendra un symbole – homme, avion, montagne – et on le « jouera », en disant ce qu’il fait, ce qu’il ressent… 
On procédera de même avec un autre symbole. On imaginera ensuite une conversation entre eux, et l’on observera ce qu’ils apprennent l’un de l’autre, leurs points communs, leurs désaccords.

Retravailler le scénario
Prendre du recul et évaluer le rêve permet de comprendre ce qui ne « va pas » dans le scénario. Et donc dans sa vie. Les actions des protagonistes sont-elles efficaces ? Peut-on s’en inspirer ? A défaut, qu’est-ce qui aurait été préférable ? On s’interrogera sur les éléments qui manquent, ils désignent souvent quelque chose que l’on ne parvient pas à réaliser. Si l’histoire finit mal, ou s’interrompt brusquement, c’est le moment de lui donner une fin plus satisfaisante : que faut-il modifier, soustraire, ajouter ?
Peu à peu, on met ainsi en lumière les ressorts cachés de notre fonctionnement psychique. L’histoire symbolique est une sorte de terrain d’entraînement qui permet d’aborder la vie réelle en possession de tous ses moyens. La meilleure façon de pouvoir la changer !

Le détail… qui a tout changé

Dans son ouvrage Dreams Do Come True, la Gestalt-thérapeute américaine Layne Dalfen rapporte l’histoire de l’un de ses patients qui illustre l’importance du moindre détail dans les songes. Etudiant en fin de maîtrise, celui-ci avait rêvé qu’il attendait un ascenseur à côté d’une photocopieuse. Quand les portes s’étaient ouvertes, il avait rejoint un homme en sanglots, qui lui avait expliqué la raison de ses pleurs : un professeur l’avait critiqué parce qu’il avait affirmé ne pas croire en Dieu.

Après coup, le jeune homme eut un déclic quand il examina un aspect mineur en apparence : la photocopieuse. Une machine qui sert à produire des copies identiques à l’originale. Or, l’étudiant hésitait à poursuivre ses études en vue d’un doctorat. Il prit conscience que cette perspective lui déplaisait, car les docteurs de son université lui semblaient tous formatés sur le même modèle, suivant avec une foi aveugle une voie toute tracée. Témoin l’homme en pleurs, car il était sorti de la norme et avait été critiqué pour sa non-croyance en Dieu. L’étudiant décida d’arrêter ses études et partit à l’étranger. Ce dont il rêvait, à l’état éveillé cette fois ! 
(Karen Isère)

Archétypes : des symboles universels

Carl Gustav Jung a défini les archétypes – notion clé de sa psychologie analytique – comme « des images originelles existant dans l’inconscient » : ce sont des symboles universels, ou des thèmes universels, qui peuvent apparaître au cours des rêves de chacun d’entre nous parce qu’ils sont « stockés » dans l’inconscient collectif depuis l’aube de l’humanité. Le dragon, le héros, le vieux sage, le poisson, le sable, le cristal, la mère, le trésor sont des exemples d’« images archétypales ». Le héros qui tue le dragon, le baptême, la confrontation entre le bien et le mal sont des « motifs archétypiques ».

Selon Jung, ce ne sont pas seulement des images, mais aussi des « centres chargés d’énergie » qui surgissent dans nos rêves lorsqu’un problème ou une situation psychologique difficile les mettent en action. Les archétypes sont porteurs d’une évolution intérieure et de solutions pour résoudre une difficulté spécifique. 
A condition, bien sûr, d’être capable de les identifier et de comprendre leur message…

http://www.psychologies.com/

Publié dans Rêves | Pas de Commentaires »

Les substances quantiques du cerveau

Posté par othoharmonie le 15 mai 2014

Selon deux scientifiques éminents, les expériences de mort imminente surviennent lorsque l’âme, formée par des substances quantiques, s’échappe du système nerveux pour entrer dans « l’Univers ». Une théorie suggérant que les âmes des êtres humains seraient issues de la fabrication même de l’Univers et existeraient depuis le commencement des temps.

téléchargement (3)

Les expériences de mort imminente passionnent les scientifiques comme le reste de la population. Il y a encore trois semaines, l’histoire d’Eben Alexander, ce grand neurochirurgien qui racontait son expérience de vie après la mort dans le livre Proof of Heaven(Preuve du paradis) faisait la Une de nombreux journaux. Mais une question demeure : comment et quand est-ce qu’arrive ces expériences de mort imminente ? Selon deux scientifiques éminents, le Dr Stuart Hameroff et le physicien Roger Penrose, une expérience de mort imminente arrive lorsque les substances quantiques qui forment l’âme quittent le système nerveux pour se rendre dans l’univers. Cette théorie se rapproche donc de l’hypothèse de l’esprit quantique, qui suggère notamment que des phénomènes quantiques, comme l’intrication et la superposition d’états, sont impliquées dans le fonctionnement du cerveau, et surtout dans l’émergence de la conscience. L’essence de nos âmes serait donc contenue dans une structure appelée microtubules.

Selon les deux experts, la conscience serait donc une sorte de programme pour un ordinateur quantique contenu dans le cerveau et qui persisterait dans l’univers après la mort d’une personne, expliquant donc les perceptions, les impressions des hommes et femmes qui vivent des expériences de mort imminente. Les âmes des êtres humains seraient plus que la simple interaction des neurones dans le cerveau : elles seraient issues de la fabrication même de l’univers et existeraient depuis le commencement des temps.

Stuart Hameroff expliquait ainsi dans un documentaire : « Disons que le cœur cesse de battre, le sang s’arrête de circuler, les microtubules perdent leur état quantique. L’information quantique dans les microtubules n’est toutefois pas détruite, elle ne peut pas être détruite, elle est juste redistribuée et se dissipe dans l’univers. Si le patient est ‘ressuscité’, qu’il revient à la vie, l’information quantique peut revenir dans les microtubules et le patient d’expliquer qu’il a eu une expérience de mort imminente. Mais si le patient n’est pas réanimé et meurt, il se peut alors que l’information quantique s’échappe du corps, peut-être indéfiniment, en tant qu’âme ».

Si de nombreux scientifiques critiquent cette théorie, le Dr Hameroff estime que les recherches menées en physique quantique, qui montrent notamment que les effets quantiques jouent un rôle dans de nombreux processus biologiques comme l’odorat, la navigation des oiseaux ou la photosynthèse, commencent à valider sa théorie.

Lire l’article sur Atlantico.fr

Publié dans Nouvelle conscience | Pas de Commentaires »

Des codes sacrés pour l’épanouissement spirituel

Posté par othoharmonie le 12 mai 2014

images (21)

Pour fonctionner et se développer, notre corps doit être nourri de rayonnements qui sont accordés à sa structure fine. Les codes sacrés sont des langages, des informations, des paroles, des sensations, des sentiments, des émotions, des énergies, des vibrations, etc. qui touchent notre Essence. Par leurs résonances, ils stimulent nos forces et nos structures endormies, équilibrent et régénèrent organes et glandes, pour nous amener à vivre pleinement ce que nous sommes.

L’art (sculpture, architecture, peinture, danse, musique, théâtre, poésie) est l’une de ces nourritures indispensables à notre équilibre, à condition qu’il soit conçu harmonieusement. Car, tout comme le langage parlé, il peut être relié ou non à notre Essence. L’art qu’on dit sacré parce qu’il est inspiré de valeurs religieuses, ne l’est par toujours au sens d’un accord avec l’Être intérieur, puisque la religion s’est détournée de ce but au profit d’un enseignement moral culpabilisant . L’art contemporain est trop souvent l’expression d’émotions déséquilibrées, et d’esprits qui ont perdu leur connexion intérieure et se cherchent sincèrement, mais illusoirement. Par contre, certaines oeuvres d’art sont profondément inspirées par l’Essence intérieure, sans se situer dans le cadre d’une religion ou d’un système spirituel (voir aussi à ce sujet L’art objectif). On peut même affirmer que la reliance intérieure exige qu’on soit libéré de tout système de croyances.

Les sons sont des vecteurs de choix pour les codes sacrés. De tout temps, chez tous les peuples, des sages ont enseigné comment les utiliser pour éveiller notre connexion intérieure: écoles de sagesse chez les égyptiens, grecs, tibétains, chrétiens, juifs, soufis, hindous, bardes celtes, chamans en Afrique, Océanie, Amérique, Sibérie, etc. La pratique vocale sacrée, dont les effets sont puissants, a trop longtemps été négligée et il est temps de la redécouvrir (voir par exemple aoe-oae). Il en existe différents styles, pour tous les gouts: chants psalmodiés, mantras, chants mélodiques, chants de voyelles, chants diphoniques ou harmoniques, avec ou sans accompagnement d’instruments (voir aussi Résonances corporelles).

Les cristaux ont été utilisés pour la guérison par les amérindiens et d’autres peuples et le sont actuellement dans certaines thérapies alternatives. Comme le son, l’énergie particulière des pierres précieuses (justement) entre en résonance avec les structures profondes du corps et l’harmonise.

 téléchargement (8)

La géométrie sacrée agit de la même manière et a été enseignée par les mêmes peuples. On la trouve abondamment dans les édifices religieux et les pratiques spirituelles, sous des formes graphique, sculpturale ou architecturale. Ce sont des figures complexes telles que mandalas asiatiques ou labyrinthes dans les églises occidentales. Ce sont aussi des figures fondamentales très simples, tels que la croix, le triangle, le pentagone, l’hexagone, l’heptagone ou la spirale (voir géométrie sacrée). On y trouve aussi des pictogrammes beaucoup plus élaborés.

En observant ces images, en se plaçant dans les constructions, ou en dansant les figures, le corps se laisse nourrir par ces codes. Une autre méthode est de se centrer et de visualiser mentalement ces figures. L’émotion esthétique qui en résulte, souvent suivie de modification de l’humeur et de l’état de conscience, est un signe révélateur de la force et de l’action de ces formes géométriques. La Terre elle-même est nourrie de nouveaux codes géométriques. Chaque année, son sol est imprimé d’incroyables diagrammes dans les champs, appelés aussi crop circles, dont on peut expérimenter l’effet, soit en contemplant les photos (voir un diaparama), soit en se rendant physiquement à l’intérieur (voir Diagrammes de champs).

Chacun se rend compte, en premier lieu les scientifiques qui l’observent et la mesurent, que la terre subit de grands changements (voir Catastrophes naturelles). Selon les enseignements aussi bien traditionnels que les plus récents, l’humanité s’éveille à un nouveau fonctionnement. Il se manifeste par l’activation progressive de nouveaux codes de l’ADN, qui jusqu’à maintenant sont restés latents, qui manifestent notre Essence plus directement et nous reconnectent à la Terre, aux étoiles, à l’univers, et révèlent de nouveaux potentiels (voir L’ADN éthérique). Nous pouvons grandement faciliter et accélérer ce processus si nous le convoquons. Par notre pensée, notre intention et notre enthousiasme, par les pratiques du son sacré, des cristaux et de la géométrie sacrée, par des visualisations d’images et de couleurs (voir aussi Méditation de la lumière), nous émettons des codes dans nos corps qui ouvrent le chemin des nouvelles fréquences.

Toc, toc, toc… Quelqu’un frappe à la porte de vos cellules. Détendez-vous, c’est un ami. C’est un rayon de codes sacrés. Je vous suggère vivement de l’inviter chez vous et de lui permettre d’entrer.

Source : http://www.spirit-science.fr/doc_rayons/Codage.html#mozTocId796066

Publié dans ADN Démystifiée | Pas de Commentaires »

Notre potentiel oublié

Posté par othoharmonie le 10 mai 2014

Pour une nouvelle spiritualité

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=b6uAb2RVo5k

 

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.
L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels.

EI3_couvCette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun: il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible.

Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

Extraits de Le bonheur de l’Éveil  (L’Écologie Intérieure 3) par Yann Thibaud.

Publié dans UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Religion : désormais, c’est chacun son kit

Posté par othoharmonie le 21 avril 2014

 

images (5)Les uns croient en Dieu, les autres pas. Leur point commun : tous se sont constitué un kit spirituel singulier. Sur leur autel, des objets variés qui les inspirent et les incitent à ne pas se contenter de la seule réalité matérielle.

Une vieille bible et un kouglof

Pierre Lassus, 54 ans, directeur d’une association de protection de l’enfance :

Sur son bureau, entre des piles de dossiers, une petite bible en cuir rouge racorni. Visiblement, elle sert beaucoup. « Je peux la saisir n’importe quand et lire un passage de l’Evangile, saint Jean par exemple, c’est mon préféré. » Ce texte peut-il encore aider Pierre, lui qui reçoit chaque jour de nouveaux signalements de maltraitance à enfants ? « Encore plus que ça : il m’inspire ! » Protestant d’obédience luthérienne, il croit d’abord en un homme, un rabbin nommé Jésus. « Grâce à lui, je me rappelle qu’il y a une part de divin en chacun d’entre nous, et que nous nous devons de la rechercher. » Pierre s’en rapproche au cours de cultes dépouillés. « L’été, près de la plage des Charentes où nous passons nos vacances, il y a une petite chapelle. Le dimanche, le pasteur vient de Rochefort pour célébrer le culte. Parfois, il y a à peine quatre ou cinq personnes. Mais toujours, après l’office, on boit l’apéritif ensemble et la femme du pasteur sert un kouglof qu’elle a fait cuire le matin. Pour moi, il n’est guère de moments plus spirituels que celui-ci. »

Une clé de sol en fil de fer et une bougie

Hélène Lafontaine, 37 ans, chanteuse :

« Je me suis vraiment acceptée comme chanteuse quand j’ai compris que ma voix était un talent qui m’avait été donné. » 
Un vrai don des dieux que cette voix de contre-alto, grave et puissante. Métisse originaire de Guadeloupe, fille d’une lignée de chanteuses pieuses, Hélène a d’abord été attirée par la chanson française avant de retourner aux chants sacrés. Dans les mariages et les baptêmes, chanter est pour elle l’occasion de vivre pleinement sa spiritualité. « On ne me voit pas, je suis près de l’organiste, je peux fermer les yeux. Le silence, dans les églises, est comme le sel de l’eau de mer qui vous porte. Il aide ma voix à se déployer. »

Bien que chrétienne, Hélène ne souscrit pas à toutes les formes de ce courant religieux. Elle aime se ressourcer chez elle, dans la solitude, en position du lotus. « Avec une bougie, car la lumière m’éclaire de l’intérieur. » Croit-elle ? « Oui. En la dimension sacrée des choses, même dans les actes quotidiens les plus banals. » Une manière de regarder différemment la réalité : « L’autre jour, je marchais, désespérée, dans la rue. Je me demandais si je devais continuer à chanter ou pas, si je ne me trompais pas de chemin, etc. Mon pied a buté sur un petit objet qui traînait sur le trottoir : une clé de sol en fil de fer ! J’avais la réponse à ma question. »

La photo d’un Indien tirant à l’arc et une tête de femme couronnée

Titien Gallen, 57 ans, écrivain et professeur de yoga :

Il a les épaules larges, du souffle, semble bien ancré dans son corps. Initié au yoga et à la sophrologie, le travail intérieur, pour lui, commence par le corps. « J’ai su très tôt qu’il faut respirer quand on a des problèmes. » « Inspiration » pourrait d’ailleurs être le mot clé de son parcours. « La poésie m’a servi de seconde mère », résume cet écrivain. Chez lui, une tête gothique de dame couronnée qui trône en haut de la bibliothèque le lui rappelle régulièrement : « Elle représente pour moi la source de la pensée. » Originaire d’une famille de catholiques pratiquants – dont deux prêtres –, Titien Gallen se définit aujourd’hui comme un spirituel laïc. « J’aime avant tout les symboles, qu’ils soient égyptiens, chrétiens ou soufis, ils entrent en résonance intime avec moi.  » Pour l’heure, tout son être est happé par le Grand Esprit des Indiens d’Amérique du Nord.

Pour ces peuples, l’homme est toujours en devenir, il doit apprendre à s’orienter, à entretenir des relations conscientes avec tous les éléments, tout en gardant le contact avec son centre. C’est ce que je vis au quotidien. » Attention et recentrage sont donc la base de sa pratique, ils lui permettent de « reprendre contact avec le Tout qui nous habite et qui est au cœur de chaque être vivant rencontré ». Dieu ? « Peu importe son nom. Il est la source du souffle et de la conscience. L’important est de s’y reconnecter. » Une question, pour lui, de « responsabilité spirituelle ».

“La Petite Voix” d’Eileen Caddy et un verre d’eau pure

Georgette List, 83 ans, ostéopathe :

Toute petite, elle croyait déjà à sa bonne étoile et s’émerveillait de l’ordre naturel des choses : « La danse si parfaite des planètes, le retour si régulier du printemps après l’hiver, etc. Comment ne pas se poser de questions ? » Elle a 16 ans lorsque son père lui donne à lire des ouvrages de la théosophe Helena Blavatsky. « Je les ai littéralement “bus” en deux jours, avec l’impression de connaître déjà tout ce qu’ils contenaient. » Débute alors une longue étude de l’enseignement ésotérique. Elle se marie quand même selon la tradition catholique : « Je l’ai fait avec un maximum de conscience et de joie. Pour moi, le Christ est un symbole de l’homme dans sa perfection. » D’ailleurs, Georgette croit en l’étincelle divine qui est en chacun de nous.

« Certains l’appellent leur ange gardien. A mes yeux, c’est l’âme ou le moi supérieur, une énergie positive qui m’aide, me soutient quand j’ai un désir sincère de participer à la force d’amour qui fait vivre le cosmos. » Pour Georgette, la pratique consiste à se mettre en contact avec cette puissance divine et à la remercier régulièrement. « Chaque matin, je bois au lever un verre d’eau pure. Je le fais consciemment, en remerciant la Terre pour cette source de vie qu’elle nous offre. » Puis elle lit une page de méditation de La Petite Voix d’Eileen Caddy (Souffle d’or) : « Je suis persuadée que l’on peut aider le monde rien que par la qualité de ses pensées. » Même si elle pense parfois à la mort, Georgette n’en a pas peur : « J’irai simplement me reposer de toutes ces expériences souvent difficiles qui ont enrichi ma vie. »

Une icône et un zafu

Olivier Jarreton, 29 ans, documentaliste :

« Chrétien de foi et bouddhiste de cœur ! » annonce-t-il joyeusement pour résumer sa vie spirituelle. Né dans le catholicisme, il avoue avoir connu de « grands moments de creux » avec sa religion d’origine, mais s’être rapproché d’elle grâce aux activités de groupe. « J’ai animé pour ma paroisse des après-midi de rencontres avec des enfants de toutes origines et je me suis découvert une passion : expliquer le christianisme à ceux qui n’en sont pas ! » Loin de la foi du charbonnier, il pratique avant tout l’exégèse et l’interprétation. « J’aime trouver un sens aux textes sacrés – la Bible, bien sûr mais aussi le Coran ou le Talmud – et suivre leurs implications dans la vie quotidienne. »

Au hit-parade de ses valeurs domine l’écoute. Il a fait des études de psychologie, participe à des groupes de développement personnel :  » Accueillir vraiment les mots de l’autre est une pratique hautement spirituelle. » Il y a dix ans, deux de ses meilleurs amis se sont convertis au bouddhisme. Se prenant au jeu de la confrontation d’idées, il s’est mis à aimer la philosophie du Bouddha. « L’idée que la réalité n’est pas vraiment la réalité m’enthousiasme. » Résultat : il se rend chaque mercredi soir au dojo de son quartier et médite une heure et demie. « C’est une expérience irremplaçable. Je suis très bavard de nature et sur mon zafu, dans la salle de méditation, j’apprends à ressentir la présence des autres sans leur parler. Mieux : le zen m’aide à être plus présent dans mes prières catholiques. » Car, pour Olivier, tous les chemins continuent à mener à Rome.

Une photo de mon frère disparu et un jeu de Yi-King

Eric Tong-Cuong, 37 ans, publicitaire :

Il tient entre ses mains la photo de son frère, mort d’un cancer à l’âge de 16 ans. « Sa mort a provoqué chez moi un rejet brutal du catholicisme. J’avais 19 ans. J’ai demandé à Dieu qu’il épargne mon frère. Il n’a pas daigné lever le petit doigt. » Suivent alors dix années de désarroi : « Puisque la mort pouvait survenir de manière si absurde, ma vie n’avait plus de sens. Mon athéisme était une révolte. » La reconstruction spirituelle d’Eric se fait au fil d’une série de rencontres qui le conduisent à reconsidérer la croyance au sens large. Dans le cadre de ses études de commerce, il suit des cours de parapsychologie. « Nous avions affaire à des phénomènes que la science ne parvenait pas à expliquer. Et pourtant, ça existe. » Plus tard, alors qu’il n’y croyait plus, il rencontre le grand amour. « Ça existe aussi ! » admet-il, émerveillé.

Dans le même temps, Eric noue un dialogue intime avec son frère. « Il m’accompagne. Sa présence non incarnée est pour moi le signe de l’existence de Dieu. » Réconcilié avec le catholicisme, Eric se sent également proche du bouddhisme. « Je me réfère souvent au Yi-King (le Classique des mutations, manuel de divination chinoise, ndlr) sans croire à la valeur prédictive des cartes, mais parce que l’ambivalence de leur contenu m’aide à choisir un chemin. « Au fond, le décès du frère d’Eric a agi comme un accélérateur de sa spiritualité. » Aujourd’hui, je peux comprendre cette phrase de la Bible : “Il est mort pour vous.”


« Le Banquet” de Platon et ma souris d’ordinateur

Florence Jagréaux, 30 ans, attachée commerciale :

Un grand-père grec, un proche franc-maçon : Florence ne pouvait pas échapper au culte de l’esprit sous toutes ses formes. « Pour moi, la spiritualité, c’est tout ce qui m’éloigne du matérialisme ambiant, de mon appétit jamais rassasié d’avoir plus. C’est tout ce qui m’aide à prendre du recul par rapport à ma vie. » Dans son panthéon, les livres : « Le Prophète de Khalil Gibran, Le Banquet de Platon que j’ai lu dans une collection à dix francs… Ils m’ont aidée à me poser les bonnes questions car ils parlent aussi de ma vie. Ce ne sont pas de pures digressions intellectuelles. » Et Internet : « Depuis deux mois, je surfe des heures entières et, à partir de mes trouvailles, je me constitue des dossiers personnalisés sur des thèmes qui m’intéressent. » Cette façon de « se déconnecter du quotidien tout en ayant les pieds sur terre » suffit-elle à son besoin de transcendance ? « Je sais que je crois en quelque chose, mais je ne sais pas encore la nommer. » On insiste, Florence s’essaye encore : « C’est la force qui nous pousse à faire les choses bien. »

Foire aux cultes sur le Net

ame indienneL’esprit de Dieu souffle-t-il sur Internet ? C’est ce que laisse entendre une enquête du Barna Research Group, un institut de sondage californien. Elle révèle en effet que de plus en plus de jeunes utilisent le web pour entreprendre une démarche religieuse et trouver des réponses à leurs questions existentielles. Et les (res)sources ne manquent pas : toutes les religions, Eglises et groupes spiritualistes ont compris qu’au troisième millénaire la bonne parole se propagerait forcément via la toile informatique mondiale. Exemple : l’Annuaire de la francophonie religieuse et spirituelle présente un listing organisé par catégories de 2 927 sites ! Techniques de méditation bouddhiste, versets bibliques commentés, exposés théologiques multiconfessionnels, forums animés par des pasteurs, prêtres, rabbins… rien n’est négligé. Bien sûr, il en est dans le monde virtuel comme dans la vie réelle : chacun prêche pour sa chapelle. Et dans ce que certains considèrent comme une « foire à la spiritualité », se glissent des sectes encore plus difficiles à repérer. Une bonne nouvelle : grâce au réseau planétaire, les nouvelles générations ne pourront plus croire en leur Dieu comme si celui des autres n’existait pas.

Erik Pigani

 

  • A lire
  • Mon âme indienne, Le Souffle d’Or

Publié dans DIEU, LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaires »

Un processus déshumanisant

Posté par othoharmonie le 15 avril 2014

 

Dominique Rankin est homme-médecine et chef héréditaire algonquin. Victime des violences perpétrées au Canada contre les amérindiens, il a su dépasser la rancœur et la haine pour avancer vers le pardon et la réconciliation. Un parcours hors du commun.
Un processus déshumanisant dans APPRENDS-MOI DRankin

Vous aimeriez, vous, qu’on vous traite de maudit sauvage ? Qu’on vous arrache à votre terre et à vos parents ? Qu’on vous oblige à renier vos origines et vos valeurs ? L’histoire paraît d’un autre temps. Le chef amérindien Dominique Rankin, pourtant, du haut de ses 67 ans, peut en témoigner. C’est l’histoire qu’il a vécue, enfant, lorsque les Blancs ont exproprié sa famille pour s’accaparer la forêt où elle vivait. Lorsqu’ils se sont retrouvés parqués à proximité de la ville, sans avoir le droit de la fréquenter. Lorsque qu’il a été envoyé de force avec cinq de ses frères et sœurs au « pensionnat des petits sauvages », confiés aux bons soins d’hommes et de femmes d’Eglise « qui ne nous aimaient pas ».

Un processus déshumanisant

« Leur but était de faire de nous des Blancs, en tuant le petit indien à l’intérieur », se souvient Dominique Rankin. Interdiction de parler l’algonquin ou de porter des vêtements traditionnels. Interdiction d’être identifié autrement que par un numéro. Interdiction de croire en autre chose que dans le Diable et le Bon Dieu… La violence est morale, mentale, mais aussi physique. Chaque pas de travers est puni par des sévices corporels et des abus sexuels, perpétrés par des hommes autant que par des femmes. « Certains missionnaires étaient bons, tient-il à nuancer, mais ils se protégeaient les uns les autres. »

Les jeunes amérindiens sont cloîtrés, désemparés, incapables de concevoir ce qu’ils endurent et d’en parler.« Avant d’arriver là, nous ne connaissions pas la violence, rappelle Dominique Rankin. Dans notre langue, il n’y a pas de mot pour désigner le viol ; on n’en a pas besoin. » Au fil des années, les élèves se blindent, apprennent à répondre à la haine par la haine, à la violence par la violence. Après 6 ans au pensionnat, « à 14 ans, j’étais devenu dangereux, confirme le chef algonquin. Tout ce qu’on voulait, c’était faire mal », au point de s’organiser pour filer une raclée au plus sadique de leurs oppresseurs. Bilan : fracture du crâne pour l’agressé, passage devant la justice pour ses jeunes agresseurs, et là, miracle, l’oreille attentive d’un juge. Le magistrat écoute leur récit et ordonne qu’ils ne remettent jamais les pieds au pensionnat. 

Mais le mal est fait. « Nous avions appris à ne pas nous aimer, à ne pas aimer nos parents et à détester les Blancs », indique Dominique Rankin. Comme bien des siens, il sombre alors dans l’alcool et l’errance, jusqu’au jour où sa mère vient le chercher dans le parc où il a échoué. Sans un pourquoi, juste pour le ramener chez lui, à lui – car « pas de réconciliation possible avec les autres sans réconciliation, d’abord, avec soi-même ».

Retour à soi

Au contact de sa terre, des anciens et de leurs enseignements, Dominique Rankin retrouve ses esprits. « Dans la nature, tu as l’esprit et le cœur libres, estime-t-il. En observant les arbres, les plantes, les animaux, en les écoutant, tu reçois de purs enseignements. Quand je suis retourné dans la forêt, je suis redevenu moi ; non plus l’enfant du pensionnat mais celui de la forêt », que ses aînés avaient reconnu dès l’âge de 7 ans comme un futur homme-médecine. 

« Le pensionnat avait fait de moi un objet, une victime. » Au gré des initiations, au contact des anciens et du monde spirituel, il lâche prise de la violence et de la rancœur qui le rongeait. « Pendant des années, j’ai jugé : l’Eglise, les religieux, les Blancs. Dans ma tête, c’est tout ce monde-là qui m’avait violé. Mais ce n’est pas vrai ; c’est simplement l’homme et la femme malades ». La force de Dominique Rankin est d’avoir pris conscience que « l’autre » n’est pas « tous les autres ». Que le bourreau peut être aussi victime : d’un système, d’un schéma de pensée, d’un problème ou d’une pathologie personnelle… Et qu’il avait en lui la possibilité de recouvrer sa liberté d’être. « Ma chance est d’avoir eu des bases solides, dit-il. Merci à mes ancêtres, merci au grand esprit ! J’ai simplement eu à aller rechercher ce que j’avais délaissé. »

Dominique Rankin est devenu un exemple. Son témoignage a permis à d’autres de s’ouvrir et de faire le chemin. En tant que chef politique, il a œuvré pour l’affirmation et la reconnaissance de la culture amérindienne. Aujourd’hui, il se consacre à son rôle d’homme-médecine et de leader spirituel, tant pour les siens que pour les Blancs qui, de plus en plus, font la démarche de venir à lui pour bénéficier de sa sagesse et de ses enseignements. « Aujourd’hui, j’aime le monde, conclut-il. Avant je le détestais. » Mais impossible d’oublier. Le processus de guérison est quotidien. Tous les jours, il doit, nous devons tous, dépasser nos peurs et nos conditionnements pour faire l’effort de « nous trouver comme humains » et travailler, ensemble, au rassemblement. 

Rencontres avec Dominique Rankin en Europe

couv_853 dans LECTURES InspirantesOn nous appelait les sauvages, Dominique Rankin, Marie-Josée Tardif
Le jour (Mars 2012 ; 160 pages) 

Publié dans APPRENDS-MOI, LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaires »

Qu’est-ce que la divinité intérieure ?

Posté par othoharmonie le 5 mars 2014

 

AD-PHOTOSC’est le noyau énergétique de l’âme, vous pouvez aussi l’appeler soleil intérieur. L’expression « divinité intérieure » peut devenir un obstacle lorsqu’elle vous rend incapable de comprendre les choses dans leur nature énergétique fondamentale, et lorsqu’elle vous induit à envisager votre développement intérieur d’une manière qui confine au moralisme métaphysique ou au moralisme spiritualiste. Votre divinité intérieure n’est ni une abstraction doctrinale, ni une sorte d’imprécateur intérieur édictant des lois morales à propos du bien et du mal, du bon et du mauvais, du beau et du laid, du lumineux et de l’obscur, du gentil et du méchant… Votre divinité intérieure est un soleil énergétique dont la nature qualitative intrinsèque peut être désignée comme étant la quintessence absolue de la joie, de laquelle découlent toutes les qualités spirituelles que vous connaissez : l’amour inconditionnel, la paix inconditionnelle, la compassion inconditionnelle, etc. 

L’expression « divinité intérieure » est trompeuse lorsque votre subconscient la vide de son essence énergétique et l’interprète automatiquement d’une manière abstractionniste, qualitativiste, sacrale ou moraliste. Devant votre soleil intérieur, les catégories morales et métaphysiques n’ont aucun fondement, et les concepts mystiques et spirituels apparaissent seulement comme le résultat de vos seules opérations psychologiques quand vous essayez de peindre la réalité avec les couleurs de vos besoins émotionnels. La réalité est énergie, votre divinité intérieure est énergie, il n’existe rien d’autre que de l’énergie. Votre structure psychologique, qui est elle-même un complexe énergétique sophistiqué, a le pouvoir de produire des représentations de la réalité qui comportent des catégories morales, des abstractions métaphysiques et des conceptions mystiques. 

Mais vous commettez assurément une erreur lorsque vous croyez que ces représentations sont précisément la réalité. Et vous commettez une erreur similaire lorsque vous croyez que les catégories, les abstractions et les conceptions qui tapissent vos représentations psychologiques ont une existence per se. Ces choses existent essentiellement comme des schémas énergétiques dans vos structures psychologiques, et n’ont point d’existence véritable en dehors de ces structures. 

Avant d’être la présence intérieure mystique de l’amour inconditionnel, de la paix inconditionnelle, de la compassion inconditionnelle, etc… votre divinité intérieure est essentiellement le noyau énergétique de l’âme que vous êtes. Les qualités spirituelles sont des modulations qualitatives de son énergie intrinsèque, c’est-à-dire des aspects qui émanent des caractéristiques de l’énergie intrinsèque. L’énergie est première, les qualités spirituelles en sont des expressions et des manifestations. Et la qualité intrinsèque de la divinité intérieure est la quintessence énergétique de la joie. Qu’est-ce que vous êtes ? Vous êtes une individualité énergétique immortelle dont la quintessence qualitative est la joie éternelle. Et au cœur de cette individualité se trouve le soleil intérieur. Mais pour réaliser le bonheur transcendant et la liberté transcendante, il ne suffit pas de prendre conscience de votre nature essentielle immortelle, il ne suffit pas de ressentir la présence éternelle de votre divinité intérieure, vous devez éveiller votre soleil intérieur, vous devez réaliser l’Eveil divin. 

L’éveil psychologique peut vous tomber dessus de manière accidentelle, sans que vous ayez fait quoique ce soit pour le rechercher. Il s’agit d’une sorte d’état d’alignement neuromagnétique qui peut se produire au hasard, à travers des processus involontaires ou subconscients qui sont eux-mêmes générés par les interactions ordinaires que vous avez avec le monde. D’une manière générale, vos activités mentales volontaires habituelles empêchent cet alignement de se produire, et entretiennent vos circuits neuronaux dans un état complexe de flux dynamiques. Pour favoriser l’émergence de l’éveil psychologique, ou simplement la manifestation d’un état provisoire d’éveil psychologique, il est donc mieux indiqué de lâcher prise, de relâcher les activités mentales, de se déconnecter du flux des pensées, de s’éloigner de tout effort mental, d’abandonner toute sollicitation de la volonté mentale… 

L’éveil extatique peut vous tomber dessus de manière inattendue, mais il découle toujours d’une pratique plus ou moins régulière de la méditation semi-passive, qui est elle-même une recherche consciente et explicite du silence intérieur ou de l’immobilité intérieure, et quelques fois une manière de concentrer l’esprit sur le vide ou sur l’infini, non pas à travers l’usage de la pensée, mais à travers une forme d’attention ou d’intention silencieuses. L’aboutissement le plus significatif de l’éveil psychologique et de l’éveil extatique se trouve essentiellement dans l’acquisition d’un état de paix intérieure ou d’un sentiment d’amour universel, mais rien qui puisse se comparer au bonheur transcendant et à la liberté transcendante. Mais quand l’éveil psycho-extatique entraîne une anesthésie de votre aspiration à la transcendance et un affaiblissement drastique de votre capacité générale à vouloir, il devient un puissant obstacle par rapport à votre réelle évolution intérieure. 

L’Eveil divin obéit à une autre logique : celle de l’effort du cœur. Comprenez que l’effort du cœur est l’élément moteur qui permet d’éveiller le soleil intérieur. Mais pour ressentir votre divinité intérieure, pour vous laisser imprégner de son rayonnement naturel, pour prendre conscience de son existence… vous n’avez pas besoin de faire un effort, vous pouvez juste vous détendre, vous glisser dans le non-effort, vous glisser dans le non-vouloir, vous glisser dans le simple fait d’être… Vous n’avez besoin d’aucun effort pour ressentir votre divinité intérieure. Mais si vous aspirez à éveiller votre divinité intérieure, se contenter de ressentir ne rime à rien, la seule chose qui soit capable d’éveiller la divinité intérieure, c’est l’effort de rayonnement de la joie solaire, c’est le travail intérieur de rayonnement de la joie solaire. Les doctrines qui vous enjoignent de bannir l’effort et la volonté, qui vous exhortent à vous en tenir au non-effort et au non-vouloir, et qui vous encouragent à simplement ressentir ou à simplement être, sont des doctrines anesthésiantes qui caressent habilement la partie paresseuse de votre personnalité psychologique et qui militent pernicieusement pour le prolongement indéfini du sommeil énergétique de votre divinité intérieure. La véritable voie vers l’Eveil divin est fondamentalement simple : rayonner la joie solaire avec toute l’intensité et toute la volonté de cœur dont vous êtes capables.

  Rejoindre le forum « La Vie Devant Soi » : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Extrait de La clé de l’Ascension Transmis par Kessani et Chris Iwen édité aux éditions Altess

(Ce livre va de paire avec l’ ouvrage « Comment éveiller le soleil intérieur ? ») 

Le site internet : http://iwen.free.fr/

 

Publié dans DIEU, Etat d'être | Pas de Commentaires »

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

Publié dans Nouvelle conscience, Nouvelle TERRE, SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaires »

Manifeste pour une nouvelle Spiritualité

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

images (1)par Yann Thibaud

extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie Intérieure 3) »

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits,  jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir  de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de  pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse. Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?

En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?

Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’ils suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.

L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Publié dans SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaires »

Mémoire cellulaire et traumas

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2013


Mémoire cellulaire et traumas dans APPRENDS-MOI images-31Avant que notre esprit quitte l’Au-Delà pour entrer dans l’utérus, nous élaborons tous un plan de vie. Ce plan inclut les maladies et les problèmes de santé auxquels nous serons confrontés, bien qu’il soit toujours possible de modifier son contenu en cours de route – un rhume, par exemple, n’a pas forcément à dégénérer en pneumonie si nous prenons les mesures nécessaire.

Dans l’au-delà, nous avons accès à tous les souvenirs conscients de nos vies passées et élaborons notre plan de vie en conséquence. Mais ces souvenirs conscients passent dans notre subconscient au moment où nous entreprenons notre nouvelle vie sur terre.

Les cellules qui nous composent, chacune d’entre elles étant un organisme vivant, retiennent ces souvenirs provenant de nos vies passées et y réagissent comme notre esprit réagit à l’expérience familière de se retrouver à nouveau dans un corps. Pensez à ces endroits particuliers que vous avez appris à associer au cours de votre vie à des événements heureux, tristes, effrayants ou traumatisants. Chaque fois que vous retournez là-bas, ces mêmes émotions remontent à la surface, peu importe le nombre d’années qui se sont écoulées depuis les événements qui ont conduit à cette association. L’esprit expérimente la même impression de familiarité lorsqu’il intègre un nouveau corps, tandis que les cellules de ce corps absorbent les souvenirs de cet esprit et y réagissent comme elles ont été programmées à le faire, bien qu’elles soient incapables par elles-mêmes de faire la différence entre le passé et le présent, cette vie-ci et les vies passées de l’esprit.

Les enfants, eux, se souviennent en général de leurs vies passées étant donné qu’ils viennent à peine de quitter l’au-delà. […]

Dans chaque cas, on peut adresser des affirmations constantes à l’esprit spirituel logé dans le subconscient afin qu’il se libère pendant son sommeil de ces traumas passés. Que ce soit une maladie chronique ou une phobie, après avoir consulté un médecin ou psychiatre qualifié, essayez de la prière…

« Mon Dieu,

peu importe ce que mon esprit spirituel et ma mémoire cellulaire retiennent des mes vies passées, si cela peut me faire du mal, aidez-moi je vous en prie à m’en libérer dans la blanche lumière purificatrice du Saint Esprit. Amen ».

Si vous êtes sceptique ou encore si vous ne croyez pas un mot de tout cela, essayez quand même, ne serait-ce qu’une semaine. Cela ne vous fera certainement pas de mal, et peut-être allez-vous constater les mêmes effets bénéfiques de certains qui ont déjà atteint ce stade.

La mémoire cellulaire peut s’avérer une force aussi puissante chez les adultes que chez les enfants, physiquement et émotionnellement. Rappelez-vous, l’impression de familiarité inhérente au fait d’habiter à nouveau un corps peut créer un phénomène de déjà-vu qui déclenchera à son tour une réaction physiologique, le corps réagissant toujours aux signaux que lui envoie l’esprit spirituel.

Imaginons, par exemple, q’à l’âge de trente-quatre ans vous développiez du jour au lendemain, sans raison apparente, un grave problème respiratoire résistant à tous les traitements. Peut-être dans une vie passée êtes-vous mort d’une pneumonie à l’âge de trente-quatre ans, à une époque où cette maladie était presque toujours mortelle ; votre esprit spirituel, se retrouvant à nouveau dans l’environnement familial d’un corps, a pu se dire : « oh, regarde ! Je suis à nouveau dans un corps, et il a trente-quatre ans. Cela veut dire que je vais encore souffrir d’une maladie respiratoire, car je souffre toujours d’une maladie respiratoire à l’âge de trente-quatre ans ».  Ou, comme cela est arrivé à un proche, vous développez pour la première fois de votre vie, à l’âge de cinquante ans, une peur panique de l’eau. Mais si dans une vie passée vous vous êtes noyé à l’âge de cinquante ans, et que votre esprit spirituel et votre mémoire cellulaire retiennent cette information sans distinguer entre le passé et le présent, pourquoi n’auriez-vous pas soudainement peur de l’eau à cinquante ans ?

Il a été démontré grâce aux photographies Kirlian, qui captent sur la pellicule une image de l’énergie ou de l’ »aura » qui émane de tout être vivant, qu’un membre amputé continue à apparaître sous forme d’énergie comme faisant partie du corps longtemps après son amputation. Des études fascinantes ont été menées, en particulier par le Docteur Thelma Moss, avec des personnes souffrant d’un membre amputé comme s’il était toujours présent et rattaché à leur corps – ce qui correspond en fait à la perception de l’esprit spirituel et de la mémoire cellulaire. Une mort violente ou un trauma au cours d’une vie passée peut produire la même réaction et le même genre de douleurs reliées à la présence d’un « membre fantôme ».

Mais une fois que l’esprit spirituel a saisi le message « Une autre époque, un autre endroit, une autre vie, un autre corps », il peut se libérer de la douleur, de la peur, du trauma ou de la maladie qu’il retenait en lui. Et c’est beaucoup plus facile que vous ne le pensiez. Il n’est même pas nécessaire de connaître en détail le passé auquel réagissent l’esprit spirituel et la mémoire cellulaire – il suffit simplement de reconnaître qu’une vie passée est à la source du problème.

 

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà    de Sylvia Browne aux éditions Ada 

Publié dans APPRENDS-MOI, L'Esprit Guérisseur | Pas de Commentaires »

Les bébés comme les animaux ont une morale

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2013

Les bébés comme les animaux ont une morale dans APPRENDS-MOI telechargement-12

Sommes-nous naturellement moraux ou le devenons-nous? Est-ce l’empathie ou le devoir qui dicte notre conduite? La philosophe cherche à comprendre la genèse de notre éthique pour nous aider à vivre mieux.

Son calme apparent, sa façon de parler à voix presque basse, sa prédilection pour les conclusions modérées pourraient laisser croire que Vanessa Nurock n’aime pas prendre de risques. C’est tout le contraire. Voilà une intellectuelle passionnément impliquée dans la vie de ses concitoyens, et pas seulement dans celle de ses étudiants à l’université. L’engouement général de la population pour la philosophie la comble. Bien au-delà des “Cafés philo”, elle participe à des événements hors normes, comme cette exposition lilloise sur l’étrange et le monstrueux (“Anatomie de l’étrange”, jusqu’en mars 2013, au musée d’Histoire naturelle). Et elle scanne les séries télé, découvrant que certaines ouvrent les esprits mieux que tous les catéchismes. Elle défend une “voie du milieu” qui fait dialoguer des disciplines aussi différentes que la neurologie et la philosophie morale. Un dialogue qu’on ne qualifie plus de cuistre mais de révolutionnaire : si l’étude des neurones miroirs permet de découvrir la genèse d’une morale chez les animaux ou les bébés, beaucoup de nos convictions doivent être révisées. Les jeunes philosophes d’aujourd’hui retrouvent la polyvalence de leurs ancêtres des Lumières, voire de la Renaissance. 

Votre livre « Sommes-nous naturellement moraux ? » débute par une histoire horrible, dans l’Angleterre des années 1990, où deux garçons de 10 ans enlèvent un bambin dans un centre commercial et le torturent à mort. On en déduit que l’humain n’est pas « naturellement bon » et qu’il ne saurait vivre sans éducation morale… 

  C’est une histoire terrible qui illustre nos propres ambiguïtés sur les capacités morales des enfants. La question qui s’est posée pendant le procès des deux garçons, c’était de savoir si l’on pouvait ou non « éduquer le sens moral ». Pour bien poser cette question, il ne faut pas confondre deux choses : d’un côté, le fait d’inculquer de l’extérieur des valeurs, des principes aux enfants ; de l’autre, le fait de les aider à développer leurs capacités naturelles. L’éthique ne s’apprend pas comme une leçon, un cours de morale. L’histoire nous montre que des gens très bien éduqués peuvent commettre les pires atrocités. De plus, même s’il est important de lui transmettre des valeurs, l’enfant a aussi le droit de les rejeter. L’éducation morale imposée n’est donc pas forcément la forme la plus adéquate. Je crois qu’on aide le sens moral des enfants à se développer surtout par l’exemple, et en pratiquant l’empathie, en accueillant l’autre, en lui accordant de l’importance.  

Mais vous cherchez quand même à savoir si la morale n’aurait pas des origines « naturelles »… 

  C’est une question philosophique ancienne qui rebondit de façon spectaculaire depuis peu, du fait des découvertes en neurosciences et en éthologie. Il y a notamment cet engouement pour l’empathie qui s’expliquerait par l’action des fameux « neurones miroirs » que nous avons vraisemblablement en commun avec certains animaux. La découverte de cette fonction, en 1996, par des physiologistes italiens, a bouleversé la neuropsychologie : dès la naissance, notre appareil psychique se forme en « photocopiant », par mimétisme, celui des personnes qui s’occupent de nous. Cela redonne du poids à une approche « naturaliste » de la morale (ou de l’éthique, ce qui est synonyme pour moi), à laquelle s’oppose une approche « spiritualiste » selon laquelle la morale est le niveau supérieur de la conscience humaine, détachée  de toute explication bassement physiologique. Ces deux camps ne se parlent pas. C’est dommage : chacun apporte des éléments intéressants. J’ai moi-même une formation de philosophe classique ; travailler sur la morale selon Kant eût été plus simple ! Mais au-delà des modes, il m’aurait semblé restrictif d’ignorer ce que les découvertes neurocognitives peuvent apporter à la réflexion – même si je sais les risques de l’enthousiasme scientiste.  

Concrètement, y a-t-il des germes de morale chez l’animal ? 

  Oui. On trouve chez certains animaux une forme d’éthique primitive, une façon de savoir, non pas ce qui différencie le bien du mal, mais ce qui est bien pour autrui – avec la possibilité de le mettre en pratique. Les éthologues rapportent des démonstrations de solidarité animale vis-à-vis des individus faibles ou malades de la même espèce. On connaît l’attitude altruiste de certains grands singes, en particulier des bonobos (lire la revue CLES n° 77). Il arrive que cette solidarité concerne d’autres espèces, par exemple quand des dauphins sauvent des humains de la noyade.  

Si une « morale animale » rudimentaire existe… 

… se pose aussitôt la question de la réciprocité ! Or, l’éthique que nous appliquons aux animaux n’est pas celle qu’ils mettent en œuvre à notre égard. Ils nous servent, nous nous servons d’eux. C’est toute la définition de notre communauté morale avec eux qui se trouve interpelée. Y toucher changerait beaucoup de choses – dans notre façon de traiter les autres espèces, mais aussi nos propres bébés. Bien avant de développer la capacité de se mettre à la place d’autrui – qui fonde la morale adulte – les petits humains semblent avoir une « morale naïve » qu’il faut comprendre avant de leur reprocher de ne pas appliquer des règles éthiques qu’ils ne sont pas en mesure d’appréhender. C’est le principe « devoir implique pouvoir » : vous ne pouvez exiger d’autrui que ce qu’il est capable de faire et de comprendre. 

A quoi ressemble la « morale naïve » des bébés ?  

  Elle s’appuie sur l’empathie. Mais il y a plusieurs formes d’empathie. J’en distingue trois :

– La première, l’empathie motrice, est un « réflexe relationnel » qui fait que les muscles de votre bras se contractent si vous voyez quelqu’un se taper sur la main avec un marteau, ou vous fait donner un coup de pied involontaire quand, à la télé, un footballeur s’apprête à shooter. Cette motricité mimétique fait que le bébé imite les expressions des personnes autour de lui : il sourit, grimace, fronce les sourcils, bâille, etc. S’ouvrent ainsi en lui les voies neuronales d’une communication possible avec quiconque lui apparaîtra plus tard comme un semblable.

– La seconde forme est l’empathie émotionnelle. Si un bébé se met à pleurer dans une crèche, les autres ne tardent pas à faire pareil. Communiquer avec quelqu’un, c’est entrer en résonnance avec ses émotions, quelles qu’elles soient.

– La troisième forme d’empathie n’émerge que plus tard. Je l’appelle « empathie situationnelle ». Elle fait que je peux me mettre à la place de quelqu’un et imaginer ses sentiments, même s’il n’est pas en

train de les vivre. Si je sais que Pierre trompe Nathalie, je peux imaginer que Nathalie serait triste si elle l’apprenait, alors même qu’à l’instant, elle rit.  

Faire de l’empathie la base de la morale est une idée nouvelle ? 

  Non, c’était déjà celle des philosophes et économistes écossais David Hume et Adam Smith, au XVIIIe siècle. C’était alors révolutionnaire. Jusque-là, la morale était une conséquence de la révélation religieuse. Dieu dicte les dix commandements à Moïse qui doit ensuite les inculquer aux Hébreux. Quasiment toutes les religions ont fonctionné ainsi. En philosophie, Kant a contesté l’approche empirique de Hume et Smith. Sa morale, la plus fameuse d’Occident, se fonde sur un a priori métaphysique. Mais aujourd’hui, notamment avec les neurones miroirs, l’approche expérimentale donne de nouveaux arguments au modèle naturaliste.

Cela dit, Hume et Smith avaient eux-mêmes constaté les limites de leur modèle et inventé, pour le dépasser, le concept de « sens du devoir » : on peut agir moralement sans empathie, mais par devoir. Par ailleurs, si le besoin de justice est essentiel pour expliquer la genèse de notre sens moral, il ne suffit pas. Un autre pilier de démarche éthique est le care. Ce mot anglais désigne une notion relativement ancienne, dont l’application à la philosophie est récente, portée par des chercheuses féministes, en particulier la psychologue Carol Gilligan

Comment définit-on le care ? 

  C’est une façon subtile de considérer la place que nous accordons au « souci pour autrui » dans nos relations (soin, attention, prévenance, sollicitude, responsabilité). Le care se nourrit de l’empathie dans certaines situations, alors que d’autres mettent plutôt en jeu notre « sens de la justice ». Les trois formes d’empathie alimentent ainsi deux niveaux de care : 

– Les deux premières empathies (la motricielle et l’émotionnelle) donnent le careélémentaire : c’est par exemple le petit enfant qui veut en consoler un autre en lui apportant son doudou. Il comprend que quelque chose ne va pas et se met en partie à sa place, mais pas complètement, par manque de compréhension intellectuelle.

– L’empathie situationnelle, elle, donne le care de niveau supérieur : l’altruisme qui fait que je peux réellement me mettre à la place de l’autre. Mais il faut immédiatement préciser que l’altruisme du care n’est pas synonyme d’abnégation.  

C’est-à-dire ? 

  Contrairement à ce qu’une certaine mentalité Bisounours véhicule, se soucier d’autrui ne suppose pas nécessairement que l’on s’efface soi-même. Au contraire : si je me nie, je ne peux me soucier correctement du monde. Si je m’estime moi-même, je peux valoriser les autres. Inversement, accorder une place au care, c’est se demander ce que l’on valorise réellement dans sa vie. En politique, c’est par exemple se demander quels métiers sont d’utilité publique et combien on les paye : décider du salaire d’une infirmière, d’un éducateur, d’une puéricultrice, d’un enseignant, est une question éminemment morale. A ce besoin d’éthique, hommes et femmes politiques ne répondent pas toujours de façon pertinente et sont souvent, de ce fait, incapables de freiner le délitement des liens, la déshumanisation des relations. 

du sens moral d’un enfant ? 

  Comme on accompagne l’éveil de son intelligence, de son imagination et de sa vie affective ? C’est une vraie question, rarement posée. Il faut bien distinguer, d’une part, l’aide à cet éveil intérieur qui doit se faire notamment par l’exemplarité empathique, et d’autre part, l’éducation aux normes que la société impose de l’extérieur – ces dernières pouvant être acceptées, même si elles ne correspondent pas à un ressenti intime. J’ai participé, comme commissaire scientifique, au montage de l’exposition « Anatomie de l’étrange », au musée d’Histoire naturelle de Lille, où nous avons cherché à décortiquer les limites de ce qui nous paraît étrange, fascinant, monstrueux. Nous avons voulu montrer de quelle façon le « normal » et les normes s’établissent, pour chaque société, dans un compromis toujours changeant entre le biologique, le culturel et le social. La polygamie relève-t-elle de la morale ? Pour moi, oui, à partir du moment où il n’y a pas réciprocité. Mais on est en zone limite : d’autres diront que la question relève de la culture…

  L’un des nouveaux outils passionnants dans l’accompagnement du sens moral est le feuilleton et, aujourd’hui, la série télévisée, comme « 24 heures chrono », « Firefly » ou « Buffy contre les vampires ». Pourquoi ? Parce que s’y jouent des dilemmes moraux du genre « sacrifier ma famille ou mon pays », mais surtout parce que les mêmes questions se posent à des personnages très différents qui y répondent chacun dans sa logique, démontrant que la réponse morale peut s’avérer multiforme. C’est un formidable vecteur d’éducation éthique. S’éveiller à la morale, pour un enfant, un jeune (ou un moins jeune d’ailleurs), c’est certes intégrer des normes, mais c’est aussi ne pas en devenir dupe et comprendre qu’il y a une multiplicité de points de vue. C’est un ressort classique de la littérature. Il est intéressant de le voir utilisé dans les séries télé.

Vos théories vous aident-elles personnellement à mieux vivre ?

   Je ne suis pas maso ! Je travaille sur ce qui m’intéresse et cela m’aide évidemment à mieux vivre. Mais l’important est surtout que nos recherches aident la collectivité à vivre mieux. Aujourd’hui, le public est en demande de philosophie. Non pas de réponses – et surtout pas de cours de morale – mais d’aide à se poser des questions. C’est un signe de maturation et d’ouverture au caractère incertain de toute éthique. L’humanité ne cesse pas pour autant de réclamer des certitudes. Nous avons tous à naviguer entre les récifs de cette ambiguïté.

 

Publié dans APPRENDS-MOI, Chemin spirituel | Pas de Commentaires »

Sai Baba, l’instructeur miraculeux

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2013

par Michel Rousseau

Paru dans le magzine Les 3 Mondes – juillet/août 2001 n°24

Sai Baba, l’instructeur miraculeux dans Chemin spirituel images-201Depuis soixante cinq ans, Sathya Sai Baba rencontre invariablement deux fois par jour ses fidèles venus pour recevoir sa bénédiction dans son ashram du sud de l’Inde (Puttaparthi dans l’état de l’Andra Pradesh), nommé « Prashanti Nilayam » (demeure de paix  suprême) . Certains repartent avec un peu de cendre sacrée matérialisée pour eux, d’autres se voient offrir toutes sortes de présents que le maître à la couronne de cheveux touffus semble extraire directement de l’espace. Le voir, pour le croire !                                                                  

 

« C’était en 1993, j’avais entendu parler de Baba et de ses miracles. Comme une petite fille devant un arbre de Noël, je décidais de me rendre à Puttaparthi. Mes moyens financiers ne me permettaient pas de m’offrir un tel voyage et à l’instant où je pris la décision de passer outre ce problème, la somme exacte représentant cette dépense me fut offerte spontanément d’une façon complètement inattendue. Deux semaines plus tard, en présence de Sathya Sai Baba commençait une transformation qui se poursuit depuis. » Ainsi s’exprime Nelly Lewin, la traductrice du livre Sai Baba, le Seigneur.

Pour Raymonde, biologiste-ingénieur de formation, l’expérience a été directe puisque Baba l’a reçue en privé et lui a matérialisé une bague ornée d’un diamant. Elle raconte: « Je suivais un stage en France et diverses personnes me demandèrent si je connaissais Sathya Sai Baba, dont à l’époque je n’avais jamais entendu parler. Je demandai de qui il s’agissait. Il me fut répondu: c’est un Avatar (1). Lorsque je vis sa photo, au dos d’un livre, je fus mal à l’aise: je ne le trouvai pas très « christique ». Pour comble, le livre s’ouvrit directement sur une photo de Baba avec des yeux bleus. Ma réaction fut très vive, je lançai le livre contre le mur, avec la sensation d’être bernée. Six mois plus tard, j’étais en Inde. Faire l’expérience de la puissance d’amour de cet être était la réponse à toutes mes questions formulées ou non. D’ailleurs, il s’arrêta un jour devant moi et, me regardant intensément, je pus voir ses yeux devenir aussi bleus que sur la photo qui m’avait tellement dérangée. Après un grand sourire, il continua sa route. En plus de la matérialisation de la bague devant mes yeux, j’ai eu l’occasion de vivre des expériences de matérialisation et de dématérialisation d’autres objets en réponse à des questions formulées. Je remarquai que le plus souvent, les miracles se produisaient quand la personne n’était ni dans l’attente de ceux-ci, ni en état de demande.

Pendant ce séjour, je rencontrai une jeune femme scandinave qui, l’année précédente, était arrivée là en chaise roulante. Lors d’un accident de voiture, elle avait perdu l’usage d’une de ses jambes, les muscles ayant été déchiquetés. Poussée par des amis, elle avait fait le voyage sans grande envie. Son premier contact avec Sai Baba l’avait en fait beaucoup dérangée : le côté kitsch indien du décor l’avait fait violemment réagir. Elle l’interpella intérieurement : »Hey, Man, you make a good show! » (Hé, mon gars, tu fais du bon spectacle). Instantanément, Baba se retourna vers elle et lui fit un clin d’œil. Trois jours après cela, elle marchait comme avant, les muscles étaient reconstitués.« 

Le B. A. BA du message

Qu’y a-t-il de nouveau sous le soleil spirituel de l’Inde ? Sai Baba ne prétend pas apporter une nouvelle doctrine ni fonder une religion supplémentaire. Pour lui, l’unité de la foi et l’amour doivent se démontrer par un service actif envers l’humanité. Les disciples sont invités à invoquer le nom de Dieu sous ses noms traditionnels et à honorer toutes les religions. Mais, si la prière et la méditation constituent une voie de purification indispensable, le but ultime demeure conforme à l’idéal traditionnel de l’Inde : atteindre la libération. « Eteignez les désirs, dit Sai Baba, et l’illusion disparaîtra, et ce qui apparaîtra sera votre propre divinité. » Mais, pour l’instructeur miraculeux, il est hors de question de chercher à s’évader du monde. Au contraire, il faut travailler et construire ici-bas pour améliorer le sort de l’humanité. L’éducation et la médecine sont des domaines qu’il privilégie en tant que voies de service. Si les sceptiques peuvent douter des miracles opérés par Sai Baba, il faut reconnaître que ses réalisations concrètes sont assez surprenantes, telles de nombreuses écoles et universités dans le pays tout entier, entièrement gratuites comme tout le système d’éducation, ainsi que ce système d’irrigation en eau potable à l’usage d’un million et demi d’habitants de l’Andra Pradesh, ou bien ce deuxième hôpital gigantesque (ouvert à Bangalore), le premier se trouvant à Puttaparthi. Ce sont de véritables temples de la guérison. Tout y est gratuit, y compris les soins qui y sont dispensés.

La légende de Sai Baba

Sathyanarayana est né le 23 novembre 1926 dans une famille modeste du sud de l’Inde. Très tôt, il réunit ses premiers disciples parmi ses petits camarades. Un jour, il demanda à chacun quel était son fruit préféré et, au fur et à mesure des réponses, il fit apparaître dans un arbre toute la variété des fruits énumérés. Le tamarinier fut nommé « l’arbre des désirs ». Bientôt, les villageois et même ses professeurs formèrent le premier cercle de ses fidèles. Le 23 mai 1940, il déclara être un Avatar ayant reçu la mission de ramener les valeurs essentielles. Comme on lui demandait de donner les preuves de ses qualités spirituelles, il prit des fleurs de jasmin qu’il lança en l’air, et celles-ci retombèrent sur le sol en formant le nom Sathya Sai Baba en écriture télégou. Il annonça à sa famille qu’il renonçait aux liens familiaux et terrestres. Il aurait alors démontré qu’il était la réincarnation d’un Gourou (Maître Spirituel) – Shirdi Sai Baba – en réalisant des guérisons et des manifestations miraculeuses. Il aurait même opéré un malade à l’aide d’instruments chirurgicaux spécialement matérialisés pour l’occasion. La légende était née.

Dans un discours du 6 juillet 1963, Sai Baba déclara que son incarnation actuelle s’inscrivait dans une trilogie dont le but est de rétablir les valeurs morales de toutes les religions sur une période de 250 ans. Dans sa vie précédente, en tant que Sai Baba de Shirdi – du nom d’une bourgade de la région d’Hyderabad – il aurait assuré la transmission de l’énergie de Shiva (2), jusqu’à sa mort en 1918. Il s’est réincarné 8 ans plus tard, sous le nom de Sathya (Vérité) Sai Baba, dans l’énergie Shiva/Shakti. Sa réincarnation a déjà été annoncée. Sous le nom de Prema Sai, elle débutera 8 ans après son « départ » prévu pour 2020, à l’âge de 95 ans. Prema Sai devrait se faire connaître à l’âge de 20 ans, en 2048, afin de manifester « Prema », l’aspect amour et douceur (Shakti). Voilà donc un programme qui ne laisse rien au hasard. Pour démontrer la véracité de ces prédictions, certains disciples anciens ont affirmé qu’ils avaient continué avec Sai Baba des conversations commencées dans sa précédente incarnation en tant que Sai Baba de Shirdi.

Baba en ligne directe

Dans un premier livre, Graciela Busto relate son expérience de communication télépathique et médiumnique avec Sai Baba. A toutes les questions qui la préoccupent, le gourou répond par le canal d’une transmission qui ne laisse place à aucun doute dans l’esprit de la disciple. Cet acte de foi ne se discute pas.

Certains pèlerins revenus de l’ashram de Sai Baba expriment leur réserve envers ce qu’ils considèrent comme de l’idolâtrie : « Le moindre événement de la vie ordinaire est interprété comme survenant par la volonté du maître. A-t-on perdu ses clefs et voilà qu’on interprète l’incident comme une épreuve envoyée par Baba ou une de ses facéties amicales. Et lorsqu’on les retrouve, c’est bien entendu grâce à son intervention ». Sans doute, à force de projeter sur Sai Baba l’image d’un sauveur suprême, on risque la déception si l’âge d’or se fait attendre au-delà de 2015. Cette date annoncée par certains comme le début de l’âge d’or, constituant une ère de paix relative et d’opportunités spirituelles, non la fin de l’âge de fer – Kali-Yuga – dont les Ecritures prévoient qu’il doit durer encore 432000 ans. En ce domaine, les avis des diverses écoles divergent grandement. A moins que Sai Baba ne nous réserve des surprises ? Ce dernier passe davantage son temps à attirer notre attention sur les outils qui sont à notre disposition pour évoluer et atteindre la libération (réalisation, illumination) dans cette vie qu’à lancer des prédictions…

Sai Baba incite l’homme à faire l’unité à l’intérieur et à l’extérieur de lui. Il en résulte une exacerbation momentanée des dualités. Dans ce contexte, tout le spectre des réactions se trouve présent et il est facile d’alimenter les controverses. Comme nombre de mouvements qualifiés d’hindouistes souvent à tort, l’association Sri Sathya Sai rencontre en France des difficultés, depuis la parution du très controversé rapport parlementaire sur les sectes. Mais, la diffamation médiatique et la persécution administrative qui frappent un certain nombre de disciples ne sont fondées sur rien d’autre que l’allergie de la France rationaliste à toutes formes de manifestations surnaturelles et de spiritualité chaleureuse. L’expression « Faut pas rêver » n’est-elle pas typiquement française ?

1. Envoyé divin qui s’incarne sur la Terre à certaines époques cruciales.
2. Divinité détruisant l’illusion (Maya).

Source de l’article http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=57

 

Publié dans Chemin spirituel, VOYAGE EN INDE | Pas de Commentaires »

12345
 

katoueluv |
jeanneundertheworld |
darkangelusmag |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | debbyka
| nouvelles du front ... en a...
| Les ateliers d'Anissina Tur...