• Accueil
  • > Recherche : photo meditation

Résultats de votre recherche

La méditation est psychothérapique à elle seule

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2015

 

arbre MEDITATIOND’après la spiritualité bouddhiste, toutes les souffrances humaines puisent leur origine dans notre ignorance. Avoir conscience des limitations que celle-ci nous impose est un soin, puisque c’est tendre à se libérer de la souffrance et se diriger vers le chemin de l’illumination.

L’in des moyens pour acquérir un tel savoir sur soi, c’est l’étude du mental par la contemplation. Plus il est observé avec finesse, e t mieux on en comprend les tournures, en particulier celles qui nous font souffrir. C’est à ce titre que les techniques de méditation sont un excellent outil pour développer la connaissance de soi, en tant que préalable indispensable aux changements. On peut comparer le méditant à un photographe en train de régler son appareil pour prendre un paysage : Il dirige son objectif sur un paysage intérieur, et non sur le monde qui l’environne : il s’auto-observe. Ce n’est jamais facile car ce n’est pas une attitude spontanée.

Il se met en format « grand angle » : il élargit le champ de sa vision intérieure à tous les phénomènes qui s’y déroulent (pensée, images mentales, souvenirs, sensations, émotions…). Il effectue une mise au point de l’image la plus nette possible. Quand le brouillard du mental se dissipe, il discerne avec plus de netteté la réalité des objets qui composent le paysage….

Du coup, méditer développe les capacités de discerner avec lucidité nos habitudes nocives ; et même de les déraciner pour certains auteurs. Comment cela est-ce possible ? Ces habitudes qui nous maintiennent sous leur emprise sont désignées d’un même terme par le bouddhisme et les thérapies cognitives : ce sont des conditionnements.

Ils sont comme un tourbillon marin qui happe le sujet dans son mouvement circulaire. Plus il s’en éloigne, plus il se donne les chances de l’observer globalement et de se soustraire à son influence. Pour faire le parallèle avec les psychothérapies, l’observation du mental est une qualité que les thérapeutes cherchent à développer chez leurs patients. Cet atout, l’insight (compréhension – discernement) permet d’affiner la connaissance de notre moi et de ses tourments. S’observer, c’est commencer d’aller mieux.

Ensuite, tout comme en médiation, mieux s’observer permet de cerner nos faiblesses, dans l’intention d’apprendre de nouvelles façons d’agir ou de penser, plus épanouissantes pour l’individu.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles : méditer garantit de trouver ce qui ne va pas et de le déraciner pour être mieux. Mais en affinant simplement la définition « d’être mieux », bien des auteurs sont en désaccord, en particulier ceux qui sont à la fois psychologues et enseignants en médiation bouddhiste. Sans manière, l’un d’entre eux soutient dans un article au titre parlant « Même les meilleurs méditants ont de vieilles plaies à penser » – qu’en dépit des nombreux potentiels de la méditation, elle est moins efficace, voire sans effet dans plusieurs troubles du bien-être où les thérapies classiques s’avèrent indiquées : phobies, troubles sexuels, deuil, affirmation de soi, développement des habiletés et communiquer, épanouissement professionnel, etc. Dans la même veine, une autre enquête a recherché chez des méditants zen de longue date les causes de résistances à leur avancée spirituelle. C’est la colère qui fut évoquée en premier lieu.

Cette idée n’est peut-être pas en accord avec certaines pratiques spirituelles dont le but est justement de prendre conscience que le « moi » n’est qu’une illusion. Cette prise de conscience perturbante est d’ailleurs l’une des raisons des montées d’angoisse des débutants, quelle que soit la solidité de leur moi d’origine.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Publié dans Guérir en douceur, Méditation | Pas de Commentaires »

25 AFFIRMATIONS POSITIVES SUR DIVERS THÈMES

Posté par othoharmonie le 29 août 2015

 

DIMENSION PHYSIQUE (5)
DIMENSION ÉTHÉRIQUE (5)
DIMENSION ASTRALE (5)
DIMENSION MENTALE (5)
DIMENSION CAUSALE (5)

potion_magique

DIMENSION PHYSIQUE :

1) Chaque partie de mon corps reçoit l’énergie lumineuse de mon être et se régénère. Mes pieds, mes chevilles, mes jambes, mes genoux, mes cuisses, mes hanches, mon sexe, mes fesses, mon dos, mon ventre, mon estomac, mes poumons, mon cœur, mes bras, mes coudes, mes poignets, mes mains, mon cou, mon visage, ma boîte crânienne et mes cheveux reçoivent cette belle énergie qui habite au fond de moi et qui les énergise de plus en plus.

2) Je respire profondément, je laisse mon sang se purifier, se remplir de lumière blanche et dorée. Je le laisse voyager partout dans mon corps, pour irriguer chaque partie du corps et donner à chaque cellule la nourriture dont elle a besoin pour vivre en santé.

3) Mon Esprit d’Intelligence Amoureuse infinie vient énergiser ma vie et me donner la force, la vigueur, la vitalité dont j’ai besoin pour travailler joyeusement, faire des exercices régulièrement, prendre des marches de santé et sentir mon corps devenir de plus en plus fort !

4) Je remercie chaque partie de mon corps pour tous les services qu’elle me rend chaque jour de ma vie en me permettant de me déplacer, d’agir, de parler, de travailler, de m’amuser avec les gens que j’aime. Je prends soin de ce corps si précieux qui m’accompagne à chaque instant. Je le traite comme un ami merveilleux qui m’accompagne partout où je vais.

5) Je me vois avec un corps parfaitement en santé, ayant un poids idéal, une flexibilité qui me permet de bouger librement comme j’en ressens l’élan, une force et une vitalité qui rendent chacune de mes actions simple et aisée. Je me laisse guider par la Source de Vie pour découvrir les chemins de santé les plus simples et les plus puissants qui soient pour moi et qui m’aideront à vivre toujours plus dans la Joie. www.everyoneweb.fr/lasanteillimitee

images (15)

DIMENSION ÉTHÉRIQUE :

6) Je suis de plus en plus doux ou de plus en plus douce avec moi et avec les autres, j’apprends à m’aimer profondément, à me respecter et à aimer et respecter les autres, en étant de plus en plus doux ou douce avec eux également.

7) Avec cette personne que j’aime, je développe des rapports de tendresse, de complicité, de partage vrai, de transparence et d’honnêteté. J’offre le meilleur de ce que je suis et j’apprécie immensément que cette personne m’offre aussi le meilleur d’elle-même.

8) J’embellis et j’enrichis constamment ma sexualité. J’apprends à maîtriser mon Feu sexuel, mon Feu sacré, et à prolonger les moments de sensualité. Je découvre de plus en plus ce qu’est l’Amour tantrique et la grande vitalité qui découle de la circulation interne de mon énergie sexuelle si puissante. www.everyoneweb.fr/sexualitetantrique

9) Je nourris mon corps d’aliments vivants, de fruits et légumes débordant de saveur, d’oxygène et de vitalité. Je ressens les bienfaits de donner à mon corps de bons ingrédients pour l’aider à bien fonctionner à chaque jour de ma vie.

10) Je vais marcher au grand air, dans un parc, dans un bel endroit de verdure, où l’air est vraiment sain et m’apporte une énergie nouvelle. Je contemple toute cette belle Nature remplie de vie… Je remercie de pouvoir voir tant de beautés et d’avoir le temps de contempler ces lieux apaisant, ressourçant, énergisant !

images (15)

DIMENSION ASTRALE :

11) J’écoute de belles musiques et je regarde de belles prestations artistiques afin de sentir mon âme s’élever de plus en plus haut…

12) J’inspire les gens par mes talents artistiques en partageant mes dons, mes créations, mes innovations… qui peuvent faire du bien aux personnes qui les côtoient.

13) Je me laisse porter par mes plus beaux rêves, mes plus belles visions intérieures et je m’ouvre chaque jour un peu plus afin de découvrir les nouvelles opportunités qui m’aideront à les matérialiser dans ma vie présente.

14) J’observe mes émotions… j’apprends à les aimer comme des enfants sages ou turbulents, et j’identifie les pensées qui les nourrissent. Je donne de moins en moins de force aux pensées qui provoquent en moi des émotions dysharmonieuses et souffrantes. J’invite et j’accueille librement les pensées qui provoquent en moi des émotions agréables et joyeuses. www.everyoneweb.fr/vivredanssonessence

15) Je m’ouvre à la possibilité de faire des voyages intérieurs merveilleux pour aller rencontrer dans d’autres dimensions des gens intéressants, de nouveaux enseignants, des guides, des parents disparus, dans des lieux magnifiques où je me sens vraiment bien.

images (15)

DIMENSION MENTALE :

16) Je vais me chercher à la bibliothèque ou en librairie de bons livres qui me permettent d’élargir mes horizons et d’apprendre de nouvelles choses inspirantes.

17) Je cherche sur Internet des informations qui me font du bien, qui m’apaisent, qui m’aident à solutionner divers aspects de ma vie ou encore qui me font rire, qui m’amusent, qui m’apportent un ressourcement précieux. www.everyoneweb.fr/ecolevirtuelle

18) Je réfléchis aux sujets qui me questionnent… j’en parle avec de bons amis, j’approfondis ma connaissance des thèmes qui peuvent améliorer ma qualité de vie. Je dis aux gens que j’aime que je les aime et qu’ils sont précieux dans ma vie ou je leur écris un petit message gentil, que je dépose quelque part où ils pourront le trouver et sourire en le lisant !

19) Je prends quelques minutes pour écrire ce que j’aime de ma vie, ce que je ne comprends pas, ce que je souhaite réaliser dans les mois ou les années à venir… Je laisse venir les inspirations créatrices, j’écris tout ce qui me passe par la tête et qu’il me fait du bien d’exprimer ainsi librement.

20) Je me donne des moments de repos pour mon mental, des moments où je pense le moins possible et où je contemple la nature, j’écoute ou je joue de la musique, je donne ou je reçois un bon massage, je prends un bon bain, ou je savoure un bon repas dans la tranquillité.

coeurs_1-572a6

DIMENSION CAUSALE :

21) Je visualise que partout sur Terre : au Nord, au Sud, à l’Est et à l’Ouest, les gens sont de plus en plus épanouis, de plus en plus heureux, de plus en plus créatifs, en santé, amoureux et joyeux !

22) Je m’ouvre pour découvrir de nouvelles avenues de collaboration et d’entraide avec les gens que je rencontre sur ma route. Je découvre comment nous devenons tous plus forts et plus heureux en partageant nos talents, nos ressources, nos dons de toutes sortes.

23) Chaque jour, je prends quelques minutes pour relaxer, méditer, écouter en moi les inspirations nouvelles qui me viennent, qui me sont données, et les solutions qui apparaissent tout à coup dans ma tête quand je suis calme et en paix. www.everyoneweb.fr/centredemeditation

24) Je visualise que les gens de tous les pays sur notre si belle planète se transforment, s’embellissent, deviennent plus lumineux, plus créatifs, plus disposés à laisser jaillir le meilleur de ce qui vit dans leur cœur :

Les grands-parents, les parents et les enfants, les enseignants et les étudiants, les médecins, les infirmières, les secrétaires, les préposés, le personnel de soutien, les mécaniciens, les informaticiens, les techniciens, les politiciens, les responsables d’équipe, les comptables, les administrateurs, les directeurs, les entrepreneurs, les illustrateurs, les chanteurs, les danseurs, les comédiens, les musiciens, les acrobates, les éclairagistes, les chorégraphes, les compositeurs, les sonorisateurs, les balayeurs, les nettoyeurs, les cuisiniers, les ouvriers, les bijoutiers, les menuisiers, les plombiers, les électriciens, les constructeurs, les rénovateurs, les décorateurs, les transporteurs, les camionneurs, les restaurateurs, les aubergistes, les hôteliers, les épiciers, les caissiers, les vendeurs, les empaqueteurs, les jardiniers, les maraîchers, les cultivateurs, les producteurs, les cinéastes, les réalisateurs, les scripteurs, les scénaristes, les écrivains, les conférenciers, les photographes, les vidéastes, les animateurs, les dessinateurs, les inventeurs, les humoristes, les coiffeurs, les maquilleurs, les esthéticiennes, les designers, les concepteurs, les cascadeurs, les entraîneurs, les athlètes, les journalistes, les graphistes, les dentistes, les peintres, les sculpteurs, les soudeurs, les chômeurs, les testeurs, les chroniqueurs, les superviseurs, les sauveteurs, les agents et assistants, les guides, les gardiens, les architectes, les archéologues, les ethnologues, les sociologues, les psychologues, les coachs, les thérapeutes, les consultants, les fabricants, les policiers, les pompiers, les juges, les avocats, les notaires, les actuaires, les recherchistes, les chimistes, les biologistes, les physiciens, les astrophysiciens, les livreurs, les facteurs, et tous les autres qui n’ont pas été nommés dans cette liste !

25) J’apprends à aimer sans juger les gens de tous les milieux, de tous les horizons, de tout âge et toute condition, et tout particulièrement : les bébés, les personnes âgées, les malades, les handicapés, les gens emprisonnés, les criminels, les êtres inconscients, les immigrants, les individus turbulents ou méchants… Je découvre comment ils sont souvent le miroir de parties cachés de mon être que je ne suis pas capable de voir et d’accepter à divers moments de ma vie. Je cherche à les comprendre et à me comprendre, à observer les ressemblances et les différences, et à voir que derrière toute limitation, toute difficulté majeure et toute méchanceté, se cache souvent l’inexpérience, la souffrance, la peur et surtout : le manque d’Amour de soi et de la Source d’où nous venons toutes et tous.

MERCI DE FAIRE VOYAGER CES INFORMATIONS LIBREMENT…

Julie MORIN sur http://juliemorin.ca/

Publié dans APPRENDS-MOI, En 2012-2013 et après 2016, Exercices simples, Philosophie de la VIE, TRANSFORMATION INTERIEURE, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

La pleine conscience

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

 

 

Aujourd’hui de nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits de la pleine conscience pour prévenir les rechutes dépressives. Des études ont montré des effets de la pratique de la méditation chez les moines bouddhistes sur le fonctionnement cérébral en augmentant l’activité des zones des émotions positives, et peuvent en partie expliquer pourquoi cette thérapie peut aider les personnes qui souffrent de dépression.

 images (14)

Dr Yasmine Lienard, psychiatre à Paris

Interview du Docteur Yasmine Lienard (photo ci-contre), psychiatre à Paris, spécialiste, entre autre, de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT-Mindfulness Based Cognitive Thérapy-). 

Comment peut-on définir la pleine conscience ?

Le terme vient de l’anglais « mindfulness ». Il s’agit d’un état d’esprit où l’on est véritablement présent, où l’on observe tout ce qui est dans l’instant, sans jugement de valeur et en acceptant tout ce qui se passe. Ainsi faisant, on se met en rapport aux choses. Cela se travaille avec la méditation : la pleine conscience peut durer une minute, mais bien plus longtemps si l’on s’aide de la méditation

Par exemple, peut-on se retrouver en pleine conscience sous la douche ?

Oui, tout à fait. On peut être en pleine conscience à tout moment. C’est tout simplement être là, présent à ce que l’on fait, aux sensations corporelles, aux sons et à ce qui nous environne dans l’instant présent.

Les enfants peuvent-ils être en état de pleine conscience ?

C’est vrai que l’état de pleine conscience peut donner l’impression de retourner en enfance, où l’on était très présent. On regardait un oiseau sans se demander s’il est beau ou laid, on le regardait en s’émerveillant, un point c’est tout. Je ne pense toutefois pas que les enfants soient continuellement en état de pleine conscience, car ils ont du mal à se fixer dans le moment présent. La pleine conscience est avant tout une démarche volontaire de porter son attention sur les choses en dehors de l’esprit.

En quoi la méditation peut développer cette aptitude de pleine conscience ?

Ce n’est pas naturel d’être en pleine conscience. L’humain a très vite fait de poser des hypothèses, réfléchir, raisonner, ce qui le coupe de la conscience de l’instant. Se maintenir en pleine conscience est un entrainement de l’esprit. Dans ce sens, plus l’on pratique la pleine conscience à travers la méditation, plus on peut être présent en dehors de la méditation.

A qui cela profite-t-il et quel bénéfice peut-on tirer de la pleine conscience ?

Le bénéfice est général, tout le monde a intérêt à être plus présent. Aujourd’hui, on a tendance à être beaucoup ailleurs et à avoir du mal à être en rapport aux choses mais aussi aux autres. La pleine conscience permet donc d’être plus présent et ouvert à ce qui est véritablement plutôt que dans les illusions de son esprit. Par exemple, lorsque l’on est face à un tableau, on se met  en rapport avec l’expérience que l’on est en train de vivre à l’instant, comme les vibrations ressenties par les couleurs que l’on voit, plutôt que de le juger ou de lui mettre une étiquette de beau ou de laid. La pleine conscience est donc une façon de sortir de la représentation conceptuelle qu’on a souvent des choses et de les voir vraiment.

Y a-t-il un rapport avec la spiritualité ou les énergies extérieures ?

Pas du tout ! La pleine conscience n’est pas de l’ésotérisme, c’est au contraire très élémentaire. Il s’agit d’être attentif à ce qui se passe au moment où ça se passe. Rien ne vient de l’extérieur comme quelque chose de fabriqué. On ne fait que s’ouvrir à la réalité et non à créer un état de transe. Par contre vous parlez de spiritualité. On fourre tout dans ce terme, mais le spirituel est ce qui est en rapport à l’esprit, donc en ce sens pratiquer la méditation de pleine conscience a à voir avec un travail sur son esprit. Mais il n’y a aucune croyance à la quelle on s’accroche, c’est bien le contraire : on se détache de toutes ses croyances.

Comment aborder la pleine conscience la première fois ?

Il peut être utile de l’aborder avec des livres et des stages, mais ça dépend de notre but. D’une manière générale, mieux vaut être guidé, car au début, seul, c’est difficile. La pleine conscience est une voie développée dans certaines méthodes thérapeutiques de la dépression, car les dépressifs ont du mal à être dans le temps présent. Dans ce cas, le travail est très encadré et il est recommandé de le faire avec un professionnel de la maladie mentale car il y a un protocole strict à respecter. Mais on peut s’entraîner à la pleine conscience dans des stages de MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction Program) axé sur la gestion du stress ou alors dans un centre de méditation vipassana si c’est plutôt dans une optique de développement personnel ou de mieux être.

Vous parlez de thérapie, que soigne-t-on avec la pleine conscience ?

D’une manière générale, la pleine conscience peut être utile pour tous types de troubles anxieux ou dépressifs, ce que l’on appelle les névroses. Il peut être utile d’apprendre aux gens à être plus dans la réalité.
Elle est utilisée pour les troubles graves de la personnalité ou les problèmes d’addiction. Pour la schizophrénie, il existe une thérapie basée sur la pleine conscience qui a montré une diminution des hospitalisations mais encore une fois, cela doit être fait avec un professionnel et dans le cadre d’un protocole. Méditer n’est pas la panacée à toutes les maladies mentales !

Comment se développe la pleine conscience en France ?

Par rapport aux États-Unis, nous sommes très en retard. La pleine conscience peine à se développer en France, car nous sommes très, très, très stressés, mais aussi car nous sommes beaucoup plus cartésiens. Les Français sont imprégnés de l’esprit rationnel et scientifique et ont donc du mal à penser de manière plus nuancée. Nous avons également extrêmement peur des dérives sectaires.

téléchargement (12)Qu’aurait pensé Freud de la pleine conscience ?

Il aurait fallu que je puisse discuter avec lui ! Il y a aujourd’hui des psychanalystes qui sont beaucoup dans le « laisser parler ». Le patient s’installe et parle. La pleine conscience, c’est exactement l’inverse. On ne veut pas être  dans le mental, on veut apprendre à être dans son corps. Il y a tout de même des points communs, à commencer par le fait que le « moi » est au centre du travail. Il y donc un lien entre Freud et la pleine conscience, tout comme il y en a entre Freud et le bouddhisme. Car la méditation est une voie de libération de l’égo, de la représentation de soi qui nous enferme. On peut donc méditer en faisant une analyse, cela peut bien se compléter, je pense.

http://www.femininbio.com

Publié dans Nouvelle conscience | Pas de Commentaires »

VIBRA CONFERENCE avec Yvan Poirier

Posté par othoharmonie le 16 juillet 2014

Capture-photo-yvanVibraConférence de ce jeudi 17 juillet avec Yvan Poirier…

Avant de suivre la VibraConférence ce jeudi 17 juillet à 20h00 heure de Paris (14h00 heure du Québec) il vous est demander de prendre 10 petites minutes pour vous mettre en « Vibration » en visionnant cette vidéo d’Harmonisation :

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Une fois fait lancez la vidéo du direct ici : DISPONIBLE A PARTIR DU 17 JUILLET 2014 à 2O heures

Image de prévisualisation YouTube

la conférence sera sous le thème de la Re-Connaissance multidimensionnelle.
 
En fait, cette thématique sera développée afin de comprendre ce que nous avons à faire pour nous Re-Connaître à l’égard de notre multidimensionnalité.
 
- C’est quoi au juste la Re-Connaissance multidimensionnelle ?
- Comment arriver à nous déconnecter de l’ancien (croyances, connaissances, paradigmes, etc.) ?
- Comment vivre le détachement, dans tous les sens du terme, sans vexer qui que ce soit ?
- Comment arriver à renoncer aux voix de l’ego, de la personnalité et du mental ?
- Êtes-vous fin prêt à assumer votre multidimensionnalité dans votre quotidien ?
- Comment, vibratoirement, la reconnexion multidimensionnelle s’effectue en nous ?

Méditation guidée du jour : L’Amour Vibral est la Clé de la Re-Connaissance Multidimensionnelle 

Nous terminerons comme d’habitude par un Question/Réponse en direct.

VibraConférence organisée par :http://www.legrandchangement.com et http://www.lapressegalactique.org

Publié dans TRANSFORMATION INTERIEURE | Pas de Commentaires »

Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2014

images (2)

Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »
Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy


Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »
Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.
Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.
Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.
Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

 

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les 

 

Tendances  qui changent le monde dans UNE TERRE D'ALLIANCE 623

 nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 
Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.
Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

 

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.
Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.
Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

 

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…
Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.
Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment deKitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 

 

Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

images (3)

Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.
« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

article INREES

Publié dans UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Thich Nhat Hanh : le plus grand maître du bouddhisme

Posté par othoharmonie le 31 mai 2014

 

C’est un pacifiste éclairé. Né Nguyen Xuan Baoen 1926, Thich Nhat Hanh fonde, en 1950, l’Institut des hautes études du bouddhisme An Quang. En 1966, son appel contre la guerre du Viêt Nam le contraint à l’exil. En 1969, réfugié politique, il s’installe en France. Depuis 1982, il délivre son enseignement au Village des Pruniers, la communauté bouddhique qu’il a créée. Rencontre rare avec un vrai sage. 

Propos recueillis par Anne Laure Gannac

téléchargement (5)Sa lutte non violente contre la guerre du Viêt Nam, son pays, avait fait de lui un ennemi majeur aux yeux des dirigeants et une source d’influence pour Martin Luther King, entre autres. Plus de quarante ans plus tard, Thich Nhat Hanh reste un maître inégalable. Des millions de bouddhistes et de laïcs suivent son enseignement via ses livres, ses conférences ou ses retraites données chez lui, en France, au Village des Pruniers.

Il a créé ce centre bouddhique en 1982, seize ans après avoir été contraint à l’exil par le gouvernement vietnamien. C’est là que nous le rencontrons, tôt le matin, dans une grande salle peuplée de moines et moniales et de laïcs venus des quatre coins du monde pour une retraite de quelques jours, semaines ou mois. D’un pas lent, arrive Thây (« maître »), un petit homme de 87 ans qui en paraît 60, à l’air inébranlable. Avant de donner un enseignement, il invite, sans rien dire, à une méditation, puis à quelques gestes de gymnastique – dont il expliquera qu’il ne les fait pas « pour être en forme », mais pour le plaisir de se sentir vivant. Une occasion parmi d’autres de pratiquer la pleine conscience, principe central du bouddhisme.

A lire

La Force de l’amour (Albin Michel, 2008), livre dans lequel Soeur Chân Không raconte son parcours auprès de Thich Nhat Hanh.

Plus tard, nous obtenons un rendez-vous dans son ermitage : assis à son bureau, à la lueur rougeâtre d’une lampe et face à une forêt de pins, Thây réalise des calligraphies. L’image semble sortie d’un conte bouddhiste ancestral.

Soeur Không, sa plus ancienne compagne de route et cofondatrice du Village des Pruniers, et soeur Dinh, son autre bras droit, nous invitent à nous asseoir face au maître, qui nous a rejointes en silence. On aimerait que cet homme, qui a échappé par miracle aux bombes françaises, américaines, puis aux mains des communistes et à la douleur de l’exil, nous parle de lui. La voix douce et ferme, il répond : « “Moi, moi”, il n’y a pas de soi séparé. »

Psychologies : Votre nouvel ouvrage porte sur l’enfant intérieur, une notion de psychologie. Comment la définissez-vous en tant que bouddhiste ?

Thich Nhat Hanh : Quand vous plantez une graine de maïs dans le sol, elle pousse et se transforme en plante. Alors, vous ne voyez plus la graine. Elle est pourtant toujours vivante. Lorsque vous regardez un adulte, l’enfant est bien là, même si vous ne pouvez pas le voir. Souvent, cet enfant a souffert et continue de souffrir. Pour le guérir, il faut commencer par le voir, reconnaître sa tristesse, puis lui parler en l’entourant de votre tendresse, en pleine conscience. Ainsi, vous l’apaiserez.

Vous considérez-vous comme un thérapeute ?

T.N.H. : Dans notre tradition, on nomme le Bouddha « le roi des guérisseurs ». Car le dharma [l’enseignement du Bouddha, ndlr] a pour fonction de guérir les gens : la colère, le désespoir ou la jalousie sont leurs maladies. Le bouddhisme a, depuis l’origine, une approche psychologique. On y parle de la « conscience du tréfonds », qui correspond à l’« inconscient ». C’est là que résident les graines de ces « maladies », qui ne sont des maladies que si nous laissons leur énergie nous nuire sans utiliser la pleine conscience. Elle seule permet de se guérir, et de guérir les autres.

« Prendre soin de son enfant intérieur » n’est donc pas qu’une démarche individuelle…

T.N.H. : Non, car l’enfant intérieur est un enfant collectif. Il est une continuité des enfants intérieurs de votre père, de votre mère et de tous vos ancêtres. Si vous pouvez apaiser le vôtre, vous apaiserez aussi les leurs. Vous pratiquez non seulement pour vous, mais pour vos ancêtres.

Dans votre enseignement, ce matin, vous avez dit : « Si vous n’êtes pas heureux, c’est à cause de vous, parce que vous n’utilisez pas la pleine conscience ». Croyez-vous vraiment que cela soit suffisant ?

T.N.H. : La marche méditative, la respiration consciente vous permettent d’être vraiment là. Et si vous êtes vraiment là, alors vous reconnaissez les conditions du bonheur que vous possédez. En profiter devient enfin possible. Tout de suite !

Pouvez-vous me parler de vous enfant ?

T.N.H. : [Long silence.] Regardez cette photo au mur [il désigne de la tête un portrait de lui, en noir et blanc, enfant à l’air grave et serein]. Cet enfant a eu des parents très aimants et il avait seulement 16 ans quand il est devenu moine ! [Rires.]

Vous voulez dire que vous n’avez pas d’enfant intérieur blessé ? Vous êtes pourtant passé par des guerres…

T.N.H. : Des guerres terribles… Cela nous fait souffrir. Mais cela nous aide, aussi. Quand, à l’école, des amis ont été tués par des soldats, il est devenu évident que l’on ne pouvait pas se contenter de réciter des sutras. Il fallait agir. Ainsi nous est venue l’idée du « bouddhisme engagé » : on a organisé des groupes de jeunes moines et laïcs pour créer des hôpitaux, des écoles… Cela aide à soigner les blessures physiques et mentales : celles des autres et les siennes. Il faut apprendre à savoir souffrir afin de souffrir moins.

Qu’est-ce que ça signifie, « savoir souffrir » ?

T.N.H. : C’est ne pas chercher à fuir sa souffrance, mais l’accepter, la regarder en pleine conscience. Puis l’utiliser pour en tirer une énergie positive : la transformer et, ainsi, se transformer.

 

L’utilité de la « communauté » (sangha) paraît évidente dans des conditions de guerre. Mais aujourd’hui et ici, à quoi sert-elle ?

T.N.H. : Au village, nous organisons des retraites pour plus de mille personnes : pour aider un tel groupe à se transformer, un maître, même talentueux, ne peut pas suffire ; il a besoin d’une sangha qui génère une énergie collective de compassion et de pleine conscience. Je pense qu’il en va de même pour les thérapeutes : s’ils s’organisaient en communautés de pratique, ils aideraient mieux les gens.

Est-ce la sangha qui vous a aidé à supporter la souffrance de l’exil, dès 1966 ?

T.N.H. : Au fil de la pratique, on en vient à reconnaître que notre pays n’est pas telle partie de la planète et que nos concitoyens ne sont pas que des Vietnamiens, mais aussi des Français, des Anglais, des Américains… Il n’y a plus de discrimination.

C’est ce que vous appelez l’« inter-être » : vous dites que nous ne « sommes » pas, mais que nous « inter-sommes »…

T.N.H. : L’inter-être n’est pas une philosophie, c’est une vision profonde que l’on acquiert en tournant son regard vers la nature. Par exemple, la science a découvert que matière et énergie « inter-sont » : l’une peut devenir l’autre. Si les chrétiens et les musulmans se regardent en profondeur, ils découvriront cette nature de l’inter-être et la guerre cessera.

Cela fait un demi-siècle que vous diffusez ce message de paix, y compris auprès des plus puissants, mais nous sommes encore loin d’un monde sans guerre !

T.N.H. : Parler de paix aux puissants, c’est facile, mais cela ne suffit pas. Il faut que chacun applique cette loi de l’inter-être dans son quotidien. Et pour cela, il faut s’organiser en sanghas, c’est-à-dire pratiquer la pleine conscience ensemble : en famille, à l’école, dans l’entreprise, au conseil municipal…

Lors de votre enseignement, vous avez expliqué le lâcher-prise, en utilisant la métaphore du vacher qui doit lâcher ses vaches s’il veut moins souffrir. N’est-ce pas décalé, dans un contexte de crise où les gens souffrent moins de « trop posséder » que du manque de travail et de ressources ?

T.N.H. : Souvent, on pense que l’on ne peut pas lâcher telle personne ou telle propriété parce que l’on ne pourra pas continuer de vivre sans elle. Mais peut-être est-ce en s’en détachant que l’on souffrira moins. Alors, il faut avoir assez de courage pour pouvoir la laisser aller. Mais toutes les possessions ne constituent pas des obstacles au bonheur ! Seule est une « vache » la possession que vous ne savez pas lâcher. Car elle fait de vous son esclave.

 

Que conseillez-vous, alors, pour « bien » lâcher prise ?

T.N.H. : Dressez une liste, par écrit, de toutes vos « vaches », ces choses mais aussi ces connaissances que vous croyez très importantes, car si vous ne pouvez pas lâcher une connaissance, vous ne pourrez pas arriver à une plus élevée. Puis regardez-les en pleine conscience. Et entraînez-vous à les laisser s’éloigner. Cela vaut avec tous les attachements. Dans le couple ou dans la relation parent-enfant, l’amour véritable consiste à cultiver la liberté des uns et des autres.

Certains vous qualifient d’« être éveillé » ou de « bouddha ». L’êtes-vous ?

T.N.H. : Tout le monde l’est ! Car tout le monde a une conscience. Vous aussi, si, lorsque vous marchez, vous êtes consciente de votre pas, vous êtes un être éveillé ! Mais, selon votre pratique, vous pouvez l’être à 10 %, à 20 %, à 40 % de votre temps. Et 40 % ou 50 %, c’est déjà beaucoup ! Il faut garder un peu de boue pour pouvoir faire pousser le lotus. La souffrance sera toujours là, car tant qu’il y a de la vie, il y a de la souffrance. Mais celui qui pratique apprend à la transformer dans la joie et dans la paix.

Comment préparez-vous l’« après-Thây » au Village des Pruniers ?

T.N.H. : Je ne vais pas mourir. [Il éclate de rire.] Si vous regardez autour de vous, vous pourrez me voir dans les moines et moniales. Mais ils vont aussi pratiquer le lâcher-prise : des États-Unis à Hong Kong, partout les sanghas travaillent déjà seules. Et notre tradition doit continuer d’évoluer en se nourrissant des sciences et de la psychologie.

images (7)Vous n’avez pas d’héritier direct ?

T.N.H. : Tous le sont. On va comme une rivière, non comme des gouttes d’eau. Comme on l’a dit au Parti lors de notre retour au Viêt Nam : « Les vrais communistes, c’est nous ! » [Il rit.]

En 2005, pour la première fois depuis trente-neuf ans, Thich Nhat Hanh a obtenu la permission de se rendre au Viêt Nam, où chacun de ses déplacements, attirant des milliers de personnes, a été très encadré par le gouvernement. 

 

A lire

Prendre soin de l’enfant intérieur 
Qui ne porte pas en lui ses blessures d’enfant ? Le grand maître du bouddhisme nous guide pas à pas pour apaiser la colère, la peur, la tristesse qui hantent encore nos vies d’adulte, et les transformer en une force de réconciliation et de compassion (Belfond).

 

Publié dans Philosophie de la VIE | Pas de Commentaires »

Des codes sacrés pour l’épanouissement spirituel

Posté par othoharmonie le 12 mai 2014

images (21)

Pour fonctionner et se développer, notre corps doit être nourri de rayonnements qui sont accordés à sa structure fine. Les codes sacrés sont des langages, des informations, des paroles, des sensations, des sentiments, des émotions, des énergies, des vibrations, etc. qui touchent notre Essence. Par leurs résonances, ils stimulent nos forces et nos structures endormies, équilibrent et régénèrent organes et glandes, pour nous amener à vivre pleinement ce que nous sommes.

L’art (sculpture, architecture, peinture, danse, musique, théâtre, poésie) est l’une de ces nourritures indispensables à notre équilibre, à condition qu’il soit conçu harmonieusement. Car, tout comme le langage parlé, il peut être relié ou non à notre Essence. L’art qu’on dit sacré parce qu’il est inspiré de valeurs religieuses, ne l’est par toujours au sens d’un accord avec l’Être intérieur, puisque la religion s’est détournée de ce but au profit d’un enseignement moral culpabilisant . L’art contemporain est trop souvent l’expression d’émotions déséquilibrées, et d’esprits qui ont perdu leur connexion intérieure et se cherchent sincèrement, mais illusoirement. Par contre, certaines oeuvres d’art sont profondément inspirées par l’Essence intérieure, sans se situer dans le cadre d’une religion ou d’un système spirituel (voir aussi à ce sujet L’art objectif). On peut même affirmer que la reliance intérieure exige qu’on soit libéré de tout système de croyances.

Les sons sont des vecteurs de choix pour les codes sacrés. De tout temps, chez tous les peuples, des sages ont enseigné comment les utiliser pour éveiller notre connexion intérieure: écoles de sagesse chez les égyptiens, grecs, tibétains, chrétiens, juifs, soufis, hindous, bardes celtes, chamans en Afrique, Océanie, Amérique, Sibérie, etc. La pratique vocale sacrée, dont les effets sont puissants, a trop longtemps été négligée et il est temps de la redécouvrir (voir par exemple aoe-oae). Il en existe différents styles, pour tous les gouts: chants psalmodiés, mantras, chants mélodiques, chants de voyelles, chants diphoniques ou harmoniques, avec ou sans accompagnement d’instruments (voir aussi Résonances corporelles).

Les cristaux ont été utilisés pour la guérison par les amérindiens et d’autres peuples et le sont actuellement dans certaines thérapies alternatives. Comme le son, l’énergie particulière des pierres précieuses (justement) entre en résonance avec les structures profondes du corps et l’harmonise.

 téléchargement (8)

La géométrie sacrée agit de la même manière et a été enseignée par les mêmes peuples. On la trouve abondamment dans les édifices religieux et les pratiques spirituelles, sous des formes graphique, sculpturale ou architecturale. Ce sont des figures complexes telles que mandalas asiatiques ou labyrinthes dans les églises occidentales. Ce sont aussi des figures fondamentales très simples, tels que la croix, le triangle, le pentagone, l’hexagone, l’heptagone ou la spirale (voir géométrie sacrée). On y trouve aussi des pictogrammes beaucoup plus élaborés.

En observant ces images, en se plaçant dans les constructions, ou en dansant les figures, le corps se laisse nourrir par ces codes. Une autre méthode est de se centrer et de visualiser mentalement ces figures. L’émotion esthétique qui en résulte, souvent suivie de modification de l’humeur et de l’état de conscience, est un signe révélateur de la force et de l’action de ces formes géométriques. La Terre elle-même est nourrie de nouveaux codes géométriques. Chaque année, son sol est imprimé d’incroyables diagrammes dans les champs, appelés aussi crop circles, dont on peut expérimenter l’effet, soit en contemplant les photos (voir un diaparama), soit en se rendant physiquement à l’intérieur (voir Diagrammes de champs).

Chacun se rend compte, en premier lieu les scientifiques qui l’observent et la mesurent, que la terre subit de grands changements (voir Catastrophes naturelles). Selon les enseignements aussi bien traditionnels que les plus récents, l’humanité s’éveille à un nouveau fonctionnement. Il se manifeste par l’activation progressive de nouveaux codes de l’ADN, qui jusqu’à maintenant sont restés latents, qui manifestent notre Essence plus directement et nous reconnectent à la Terre, aux étoiles, à l’univers, et révèlent de nouveaux potentiels (voir L’ADN éthérique). Nous pouvons grandement faciliter et accélérer ce processus si nous le convoquons. Par notre pensée, notre intention et notre enthousiasme, par les pratiques du son sacré, des cristaux et de la géométrie sacrée, par des visualisations d’images et de couleurs (voir aussi Méditation de la lumière), nous émettons des codes dans nos corps qui ouvrent le chemin des nouvelles fréquences.

Toc, toc, toc… Quelqu’un frappe à la porte de vos cellules. Détendez-vous, c’est un ami. C’est un rayon de codes sacrés. Je vous suggère vivement de l’inviter chez vous et de lui permettre d’entrer.

Source : http://www.spirit-science.fr/doc_rayons/Codage.html#mozTocId796066

Publié dans ADN Démystifiée | Pas de Commentaires »

Spiritualité : A chacun son autel

Posté par othoharmonie le 29 avril 2014

 

Objets rituels, divinités protectrices, photos ou souvenirs d’êtres chers disparus… Regroupés dans un coin de la maison, ils constituent un espace de recueillement et de méditation. Exemples d’une spiritualité personnalisée.

Erik Pigani

images (7)

Les « autels personnels », ces espaces sacrés installés au cœur de la maison, n’ont jamais fait partie des traditions occidentales. Tout au plus les grandes familles de l’aristocratie possédaient-elles – et possèdent parfois encore – leur propre chapelle, intégrée au château… Les moins fortunés suspendaient au mur un crucifix, une représentation de la Vierge ou quelque statuette de saint protecteur. L’autel, lui, était réservé aux églises, et seuls les prêtres avaient le droit d’y officier.

En Orient, il en va tout autrement. Chaque famille a son propre espace spirituel, un lieu plus ou moins richement décoré où sont rassemblés objets rituels, divinités protectrices, souvenirs des ancêtres, offrandes diverses. On en voit, par exemple, dans les restaurants chinois. Depuis que le monde occidental s’est ouvert aux religions et philosophies orientales, au bouddhisme notamment, on a vu émerger une spiritualité plus « personnalisée ».

Certains ont adopté un espace qui concrétise leurs croyances et leur foi et devient comme un reflet de leur vie intérieure. Nous avons mené une enquête sur ces autels personnels qui engendrent de nouveaux rites. Sept personnes d’horizons différents nous racontent pourquoi elles ont créé leur propre lieu de spiritualité.

« Un petit coin de ma vie sous ma coiffeuse… »

Madeleine, consultante en recrutement :

« Ma chambre est extrêmement petite. Aussi, faute de place, j’ai installé mon autel… sous ma coiffeuse ! Ce manque d’espace me permet pourtant de faire le vide, d’installer la paix en moi. J’y ai placé quantité d’objets qui comptent pour moi, en majorité des bibelots rapportés de voyage : des petites statuettes de divinités hindoues et tibétaines, des pierres sacrées indiennes, une plume et un “attrape-rêves” (Amulette indienne censée protéger des mauvais rêves) d’Amérique du Nord, une bougie norvégienne, un brûle-parfum hindou, du sable, des cartes postales représentant des personnages sacrés. Certains objets représentent aussi des gens que j’aime. C’est un véritable petit coin de ma vie, de mes souvenirs, qui me permet de me relier à moi-même et de retrouver mon véritable “soi” – dans le sens jungien du terme, c’est-à-dire l’unité de mon être –, que je n’ai pas souvent l’occasion de fréquenter au cours de mes journées de travail !

Comme je ne maîtrise pas la pratique des longues méditations, mes visites durent entre cinq et quinze minutes, plusieurs fois par semaine. Je m’assieds sur un coussin face à mon autel, et je me penche légèrement en avant pour être immergée dans cette ambiance. Ces moments sont courts, mais précieux. Lorsque je traverse une passe difficile, quel que soit l’endroit où je suis, le simple fait de visualiser cet espace me permet de retrouver la sérénité. »

« Je suis tombée amoureuse du dieu Ganesh »

Marie-Edith, conseillère à l’emploi :

« Je suis allée en Inde pour la première fois en septembre 1999, pour mon anniversaire. J’y suis arrivée juste au moment de la fête de Ganesh, divinité la plus aimée des Indiens. C’est ce dieu qui exauce les souhaits et permet de surmonter les épreuves de la vie. Je suis quasiment tombée amoureuse de lui ! Lorsque j’y suis retournée un an plus tard, une amie m’a offert cette très belle statue qui le représente. A la maison, j’ai une trentaine de statuettes… plus une petite figurine que j’ai toujours dans ma poche ! C’est peu à peu que s’est constitué cet espace, avec une lampe à huile allumée en permanence, un bougeoir marocain. J’ai d’ailleurs beaucoup de bougies allumées parce que, pour moi, la lumière représente l’énergie.

En dépit des apparences, mon autel n’a rien de religieux au sens strict du terme. Cela fait très longtemps que j’ai entrepris une recherche sur moi-même, un parcours spirituel. Pour moi, dans l’univers, il y a une seule force, que chacun peut voir de la couleur qu’il veut. Je me sens reliée à elle, et peux me recueillir dans n’importe quel endroit. Je n’ai donc pas besoin d’un lieu de prière spécifique. D’ailleurs, chez moi, j’ai plusieurs “espaces” en rapport avec mes émotions et mes découvertes de la vie. Un petit coin africain, parce que je suis allée en Afrique, un coin “pierres”, parce que je me sens très proche de la philosophie des Indiens d’Amérique du Nord… Sur mon bureau, j’ai un bouddha… »

« Cette Vierge a trouvé naturellement sa place sur la cheminée »

Marcella, retraitée :

« Je n’ai jamais pensé installer un “coin prière”. C’est plutôt lui qui, jour après jour, s’est imposé à moi. Tout a commencé avec le cadeau d’une collègue artiste : une magnifique Vierge à l’enfant en terre cuite, sculptée par elle et qui avait été exposée dans un musée. Il y a douze ans, lorsque nous avons déménagé, elle a trouvé naturellement sa place sur le coin gauche de la cheminée du salon qui est, pour toute la famille, la pièce la plus importante. Je ne l’ai pas fait exprès mais, curieusement, cette statue est visible de tous les endroits du rez-de-chaussée. Dès le début, j’ai pris l’habitude de la fleurir, d’allumer une bougie. Puis j’ai commencé à y faire régulièrement une pause, en priant intérieurement pour les miens et la famille de cette artiste qui m’avait fait ce cadeau extraordinaire.

Depuis longtemps, je faisais mes “dévotions“ à sainte Rita – l’avocate des causes désespérées, que ma belle-famille vénère – dans une petite église. J’y allais lors de circonstances difficiles pour trouver calme, réflexion et courage. Et j’avais toujours le petit livret de prières à sainte Rita dans mon sac. Il a trouvé sa place à côté de l’autre sculpture, en véritable pierre taillée, qui représente la “fuite en Egypte”. Lorsque ma sœur est décédée, c’est là, et non sur les rayonnages de la bibliothèque avec les autres photos de famille, que j’ai placé son portrait. Ce coin de cheminée est mon lieu de recueillement, et une bougie y brûle désormais en permanence. Il est, en lui-même, une “présence” dans la maison. »

« J’ai été fascinée par la magie qui se dégage de cette vieille photo de mon arrière-grand-père »

Michèle, chef de projet informatique :

« Mon espace sacré est très personnel, puisqu’il est essentiellement constitué de photos de famille en noir et blanc. Le grand portrait du centre, c’est un arrière-grand-père dont je ne connais même pas le nom ! J’ai été fascinée par la magie que dégage cette très vieille image retouchée. Pour moi, elle représente mon ancêtre. Juste en dessous, ce sont mes parents lorsqu’ils étaient jeunes, une photo que j’ai développée moi-même après avoir retrouvé des négatifs sans savoir ce qu’ils contenaient. J’ai aussi des photos du mariage de mes grands-parents paternels et maternels. Les avoir placés sur mon autel est une façon pour moi de les remercier de m’avoir permis de venir au monde. Le fait que mon père, décédé il y a un an, soit dans mon espace sacré le rend extrêmement présent.

J’y ai également placé un bouddha et quelques objets rituels : un cendrier avec des feuilles de sauge – une plante réputée protectrice –, de l’encens, un crucifix, une icône, un mandala, et un attrape-rêves que j’ai rapporté des Etats-Unis. Mais ce n’est pas un autel figé : chaque objet prend du sens au fur et à mesure de mon évolution. Je les change et les déplace souvent. C’est un espace “évolutif”, devant lequel je me recueille lorsque le besoin s’en fait sentir, et qui m’aide chaque jour à vivre en pleine conscience. »

Patrick, éducateur« La liste des noms de nos disparus les rend présents »

Patrick, éducateur :

« Pour moi, le risque de l’autel trop matérialisé est de vivre sur deux niveaux de vie différents – spirituel et matériel – qui ne se rejoignent qu’aux moments de prière, alors qu’ils devraient être intégrés au quotidien. Dans notre pièce principale, une icône est accrochée au mur ; juste en dessous, une veilleuse, pour la symbolique de la flamme ; à côté, un tableau avec les noms des amis, des connaissances et des parents décédés, pour établir une présence hors de l’espace-temps. Pour nous, ce lieu témoigne de l’autel intérieur, là où l’humain et le divin peuvent se rencontrer à tout moment, cet endroit en nous où les différences entre les religions s’effacent pour laisser place à la prière vraie.

Je pratique la “prière de Jésus” (tradition qui remonte au ive siècle et qui consiste à invoquer le plus souvent possible le nom de Jésus), dont les orthodoxes connaissent l’extraordinaire pouvoir thérapeutique. On peut, en effet, joindre une demande de guérison – de l’être, de la mémoire, de la sensibilité – ou des bénédictions pour ceux que nous aimons et, plus encore, pour ceux qui semblent ne pas nous aimer. Ainsi, notre croyance permet de transformer les sentiments négatifs en force de vie. Voilà pourquoi l’autel personnel est d’abord une attitude du cœur, ensuite un lieu nécessaire pour nos sens et pour une liturgie commune. »

« Au centre de mon espace sacré, il y a les deux dimensions de la femme que j’aimerais sentir fusionner en moi »

Sylvaine, pianiste :

« A un moment particulier de ma vie où je me cherchais, j’ai éprouvé le besoin d’avoir un espace sacré, le plus personnel et le plus calme possible. Il y a là une bibliothèque avec les livres les plus importants de mon parcours spirituel, un divan et un coussin de méditation. Dans un coin, j’ai une photo du temple de Philae, des citations, le zodiaque égyptien du temple de Dendera… Lorsque je médite, je me place au centre de la pièce et me tourne vers ce que je peux appeler mon “autel”. Dessus, un brûle-encens et un bol tibétains, et des objets personnels : la représentation de mes rêves, un collage de photos que j’ai fait et qui symbolise ma recherche intérieure, et le mandala de mon thème astrologique, qui m’aide à retrouver le respect de moi-même et à cheminer vers le non-jugement.

Au centre, j’ai placé, en photo, les deux dimensions de la femme – la femme de chair et la femme spirituelle – que j’aimerais sentir fusionner en moi. Sur la gauche, une photo du Bodhisattva, la divinité hindoue qui a réussi la fusion entre ces deux dimensions. Mon autel représente exactement mon cheminement actuel. Paradoxalement, il m’aide à m’incarner. »

« Une bougie brûle en permanence pour les sinistrés de Toulouse »

Dominique, esthéticienne :

« Il y a une dizaine d’années, j’ai eu l’occasion de faire un stage de peinture d’icônes organisé par un groupe orthodoxe. Dans leur tradition, on dit “écrire”, et non “peindre” une icône, parce que l’on se réfère aux textes des Evangiles. Ce travail, qui “apprend à pénétrer le mystère de sa propre vie”, comme le disent les orthodoxes, a déclenché en moi le besoin d’effectuer un parcours spirituel. Je suis catholique de naissance, mais je me suis sentie fondamentalement attirée par ce culte. J’ai “écrit” moi-même les trois icônes qui se trouvent contre le mur. Posé sur la Bible, il y a le “Livre des saints”, qui me permet, chaque jour de découvrir les éléments essentiels de la vie de l’un deux. Et une bougie brûle en permanence. En ce moment, c’est pour ceux qui ont souffert de l’explosion de l’usine AZF, à Toulouse, où je vis.

J’ai également le livre des offices du jour ainsi que le recueil de toutes les prières à saint Michel, l’archange protecteur, dont on a bien besoin en ce moment ! Enfin, il y a la croix de sainte Brigitte, une sainte irlandaise, parce que je me sens attirée par la branche orthodoxe celte. Mon petit espace sacré me permet non seulement de me recueillir, mais aussi de me sentir reliée et en communion avec tous ceux qui prient à la même heure dans d’autres lieux. »

Musée : exposition à Düsseldorf

Internet : www.museum-kunst-palast.de

Le nouveau Museum Kunst Palast, à Düsseldorf, en Allemagne, a été inauguré le 2 septembre dernier avec une exposition exceptionnelle, Altäre(Autels). Celle-ci regroupe soixante-huit autels et sanctuaires contemporains du monde entier. Un périple étonnant dans les manifestations les plus bigarrées des croyances.

 

http://www.psychologies.com/

Publié dans Expériences, SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaires »

12 séances guidées de méditation

Posté par othoharmonie le 23 avril 2014

avec Fabrice Midal

« Méditer, c’est comme rentrer à la maison. Et nous en avons tous besoin. » Ces mots, aussi simples que profonds, sont révélateurs du ton des 12 séances guidées de méditation que livre Fabrice Midal dans son nouveau livre audio.
12 séances guidées de méditation  dans Méditation medit2© Csaba Attila Kontár

Donner à chacun les clés d’authentiques retrouvailles avec sa propre humanité, tel est le beau projet que s’est fixé Fabrice Midal dans cet audiolib Méditations. Parce que la pratique de la méditation est indépendante de tout dogme et de toute croyance, elle est un chemin privilégié pour la rencontre avec la liberté d’être soi, en toute sérénité. 

Le philosophe spécialiste du bouddhisme vous aide à trouver ce chemin à travers 12 séances guidées de méditation en se refusant à tout folklore mystificateur, et au travers d’un apprentissage adapté aux Occidentaux. 

Un livret complète les deux CD et aborde les origines de la méditation, mais répond aussi à toutes les questions pratiques que l’on se pose concernant le temps à y consacrer, la posture à adopter ou le rôle capital de la respiration.
Image de prévisualisation YouTube
Philosophe reconnu par ses pairs, Fabrice Midal enseigne la méditation depuis plus de quinze ans. Dans un cadre rigoureusement laïc, il a fondé l’Ecole occidentale de Méditation, où il dirige de nombreux séminaires et colloques présentant une approche de la méditation en rapport avec notre vie quotidienne. 

Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont Risquer la liberté (Seuil), Et si de l’amour, on ne savait rien(Albin Michel) dessinant, à partir du bouddhisme mais aussi de la philosophie occidentale et de l’esthétique moderne, une approche de l’intériorité rigoureuse et stimulante pour notre temps. 

Méditation, 12 Méditations guidées pour s’ouvrir à soi et aux autres, deux CD accompagnés d’un livret chez Audiolib.couv_607 dans MéditationMéditations, Fabrice Midal
Audiolib (Octobre 2011 ; 64 pages)
Collection : Bien-être et vie pratique

Publié dans Méditation | Pas de Commentaires »

Religion : désormais, c’est chacun son kit

Posté par othoharmonie le 21 avril 2014

 

images (5)Les uns croient en Dieu, les autres pas. Leur point commun : tous se sont constitué un kit spirituel singulier. Sur leur autel, des objets variés qui les inspirent et les incitent à ne pas se contenter de la seule réalité matérielle.

Une vieille bible et un kouglof

Pierre Lassus, 54 ans, directeur d’une association de protection de l’enfance :

Sur son bureau, entre des piles de dossiers, une petite bible en cuir rouge racorni. Visiblement, elle sert beaucoup. « Je peux la saisir n’importe quand et lire un passage de l’Evangile, saint Jean par exemple, c’est mon préféré. » Ce texte peut-il encore aider Pierre, lui qui reçoit chaque jour de nouveaux signalements de maltraitance à enfants ? « Encore plus que ça : il m’inspire ! » Protestant d’obédience luthérienne, il croit d’abord en un homme, un rabbin nommé Jésus. « Grâce à lui, je me rappelle qu’il y a une part de divin en chacun d’entre nous, et que nous nous devons de la rechercher. » Pierre s’en rapproche au cours de cultes dépouillés. « L’été, près de la plage des Charentes où nous passons nos vacances, il y a une petite chapelle. Le dimanche, le pasteur vient de Rochefort pour célébrer le culte. Parfois, il y a à peine quatre ou cinq personnes. Mais toujours, après l’office, on boit l’apéritif ensemble et la femme du pasteur sert un kouglof qu’elle a fait cuire le matin. Pour moi, il n’est guère de moments plus spirituels que celui-ci. »

Une clé de sol en fil de fer et une bougie

Hélène Lafontaine, 37 ans, chanteuse :

« Je me suis vraiment acceptée comme chanteuse quand j’ai compris que ma voix était un talent qui m’avait été donné. » 
Un vrai don des dieux que cette voix de contre-alto, grave et puissante. Métisse originaire de Guadeloupe, fille d’une lignée de chanteuses pieuses, Hélène a d’abord été attirée par la chanson française avant de retourner aux chants sacrés. Dans les mariages et les baptêmes, chanter est pour elle l’occasion de vivre pleinement sa spiritualité. « On ne me voit pas, je suis près de l’organiste, je peux fermer les yeux. Le silence, dans les églises, est comme le sel de l’eau de mer qui vous porte. Il aide ma voix à se déployer. »

Bien que chrétienne, Hélène ne souscrit pas à toutes les formes de ce courant religieux. Elle aime se ressourcer chez elle, dans la solitude, en position du lotus. « Avec une bougie, car la lumière m’éclaire de l’intérieur. » Croit-elle ? « Oui. En la dimension sacrée des choses, même dans les actes quotidiens les plus banals. » Une manière de regarder différemment la réalité : « L’autre jour, je marchais, désespérée, dans la rue. Je me demandais si je devais continuer à chanter ou pas, si je ne me trompais pas de chemin, etc. Mon pied a buté sur un petit objet qui traînait sur le trottoir : une clé de sol en fil de fer ! J’avais la réponse à ma question. »

La photo d’un Indien tirant à l’arc et une tête de femme couronnée

Titien Gallen, 57 ans, écrivain et professeur de yoga :

Il a les épaules larges, du souffle, semble bien ancré dans son corps. Initié au yoga et à la sophrologie, le travail intérieur, pour lui, commence par le corps. « J’ai su très tôt qu’il faut respirer quand on a des problèmes. » « Inspiration » pourrait d’ailleurs être le mot clé de son parcours. « La poésie m’a servi de seconde mère », résume cet écrivain. Chez lui, une tête gothique de dame couronnée qui trône en haut de la bibliothèque le lui rappelle régulièrement : « Elle représente pour moi la source de la pensée. » Originaire d’une famille de catholiques pratiquants – dont deux prêtres –, Titien Gallen se définit aujourd’hui comme un spirituel laïc. « J’aime avant tout les symboles, qu’ils soient égyptiens, chrétiens ou soufis, ils entrent en résonance intime avec moi.  » Pour l’heure, tout son être est happé par le Grand Esprit des Indiens d’Amérique du Nord.

Pour ces peuples, l’homme est toujours en devenir, il doit apprendre à s’orienter, à entretenir des relations conscientes avec tous les éléments, tout en gardant le contact avec son centre. C’est ce que je vis au quotidien. » Attention et recentrage sont donc la base de sa pratique, ils lui permettent de « reprendre contact avec le Tout qui nous habite et qui est au cœur de chaque être vivant rencontré ». Dieu ? « Peu importe son nom. Il est la source du souffle et de la conscience. L’important est de s’y reconnecter. » Une question, pour lui, de « responsabilité spirituelle ».

“La Petite Voix” d’Eileen Caddy et un verre d’eau pure

Georgette List, 83 ans, ostéopathe :

Toute petite, elle croyait déjà à sa bonne étoile et s’émerveillait de l’ordre naturel des choses : « La danse si parfaite des planètes, le retour si régulier du printemps après l’hiver, etc. Comment ne pas se poser de questions ? » Elle a 16 ans lorsque son père lui donne à lire des ouvrages de la théosophe Helena Blavatsky. « Je les ai littéralement “bus” en deux jours, avec l’impression de connaître déjà tout ce qu’ils contenaient. » Débute alors une longue étude de l’enseignement ésotérique. Elle se marie quand même selon la tradition catholique : « Je l’ai fait avec un maximum de conscience et de joie. Pour moi, le Christ est un symbole de l’homme dans sa perfection. » D’ailleurs, Georgette croit en l’étincelle divine qui est en chacun de nous.

« Certains l’appellent leur ange gardien. A mes yeux, c’est l’âme ou le moi supérieur, une énergie positive qui m’aide, me soutient quand j’ai un désir sincère de participer à la force d’amour qui fait vivre le cosmos. » Pour Georgette, la pratique consiste à se mettre en contact avec cette puissance divine et à la remercier régulièrement. « Chaque matin, je bois au lever un verre d’eau pure. Je le fais consciemment, en remerciant la Terre pour cette source de vie qu’elle nous offre. » Puis elle lit une page de méditation de La Petite Voix d’Eileen Caddy (Souffle d’or) : « Je suis persuadée que l’on peut aider le monde rien que par la qualité de ses pensées. » Même si elle pense parfois à la mort, Georgette n’en a pas peur : « J’irai simplement me reposer de toutes ces expériences souvent difficiles qui ont enrichi ma vie. »

Une icône et un zafu

Olivier Jarreton, 29 ans, documentaliste :

« Chrétien de foi et bouddhiste de cœur ! » annonce-t-il joyeusement pour résumer sa vie spirituelle. Né dans le catholicisme, il avoue avoir connu de « grands moments de creux » avec sa religion d’origine, mais s’être rapproché d’elle grâce aux activités de groupe. « J’ai animé pour ma paroisse des après-midi de rencontres avec des enfants de toutes origines et je me suis découvert une passion : expliquer le christianisme à ceux qui n’en sont pas ! » Loin de la foi du charbonnier, il pratique avant tout l’exégèse et l’interprétation. « J’aime trouver un sens aux textes sacrés – la Bible, bien sûr mais aussi le Coran ou le Talmud – et suivre leurs implications dans la vie quotidienne. »

Au hit-parade de ses valeurs domine l’écoute. Il a fait des études de psychologie, participe à des groupes de développement personnel :  » Accueillir vraiment les mots de l’autre est une pratique hautement spirituelle. » Il y a dix ans, deux de ses meilleurs amis se sont convertis au bouddhisme. Se prenant au jeu de la confrontation d’idées, il s’est mis à aimer la philosophie du Bouddha. « L’idée que la réalité n’est pas vraiment la réalité m’enthousiasme. » Résultat : il se rend chaque mercredi soir au dojo de son quartier et médite une heure et demie. « C’est une expérience irremplaçable. Je suis très bavard de nature et sur mon zafu, dans la salle de méditation, j’apprends à ressentir la présence des autres sans leur parler. Mieux : le zen m’aide à être plus présent dans mes prières catholiques. » Car, pour Olivier, tous les chemins continuent à mener à Rome.

Une photo de mon frère disparu et un jeu de Yi-King

Eric Tong-Cuong, 37 ans, publicitaire :

Il tient entre ses mains la photo de son frère, mort d’un cancer à l’âge de 16 ans. « Sa mort a provoqué chez moi un rejet brutal du catholicisme. J’avais 19 ans. J’ai demandé à Dieu qu’il épargne mon frère. Il n’a pas daigné lever le petit doigt. » Suivent alors dix années de désarroi : « Puisque la mort pouvait survenir de manière si absurde, ma vie n’avait plus de sens. Mon athéisme était une révolte. » La reconstruction spirituelle d’Eric se fait au fil d’une série de rencontres qui le conduisent à reconsidérer la croyance au sens large. Dans le cadre de ses études de commerce, il suit des cours de parapsychologie. « Nous avions affaire à des phénomènes que la science ne parvenait pas à expliquer. Et pourtant, ça existe. » Plus tard, alors qu’il n’y croyait plus, il rencontre le grand amour. « Ça existe aussi ! » admet-il, émerveillé.

Dans le même temps, Eric noue un dialogue intime avec son frère. « Il m’accompagne. Sa présence non incarnée est pour moi le signe de l’existence de Dieu. » Réconcilié avec le catholicisme, Eric se sent également proche du bouddhisme. « Je me réfère souvent au Yi-King (le Classique des mutations, manuel de divination chinoise, ndlr) sans croire à la valeur prédictive des cartes, mais parce que l’ambivalence de leur contenu m’aide à choisir un chemin. « Au fond, le décès du frère d’Eric a agi comme un accélérateur de sa spiritualité. » Aujourd’hui, je peux comprendre cette phrase de la Bible : “Il est mort pour vous.”


« Le Banquet” de Platon et ma souris d’ordinateur

Florence Jagréaux, 30 ans, attachée commerciale :

Un grand-père grec, un proche franc-maçon : Florence ne pouvait pas échapper au culte de l’esprit sous toutes ses formes. « Pour moi, la spiritualité, c’est tout ce qui m’éloigne du matérialisme ambiant, de mon appétit jamais rassasié d’avoir plus. C’est tout ce qui m’aide à prendre du recul par rapport à ma vie. » Dans son panthéon, les livres : « Le Prophète de Khalil Gibran, Le Banquet de Platon que j’ai lu dans une collection à dix francs… Ils m’ont aidée à me poser les bonnes questions car ils parlent aussi de ma vie. Ce ne sont pas de pures digressions intellectuelles. » Et Internet : « Depuis deux mois, je surfe des heures entières et, à partir de mes trouvailles, je me constitue des dossiers personnalisés sur des thèmes qui m’intéressent. » Cette façon de « se déconnecter du quotidien tout en ayant les pieds sur terre » suffit-elle à son besoin de transcendance ? « Je sais que je crois en quelque chose, mais je ne sais pas encore la nommer. » On insiste, Florence s’essaye encore : « C’est la force qui nous pousse à faire les choses bien. »

Foire aux cultes sur le Net

ame indienneL’esprit de Dieu souffle-t-il sur Internet ? C’est ce que laisse entendre une enquête du Barna Research Group, un institut de sondage californien. Elle révèle en effet que de plus en plus de jeunes utilisent le web pour entreprendre une démarche religieuse et trouver des réponses à leurs questions existentielles. Et les (res)sources ne manquent pas : toutes les religions, Eglises et groupes spiritualistes ont compris qu’au troisième millénaire la bonne parole se propagerait forcément via la toile informatique mondiale. Exemple : l’Annuaire de la francophonie religieuse et spirituelle présente un listing organisé par catégories de 2 927 sites ! Techniques de méditation bouddhiste, versets bibliques commentés, exposés théologiques multiconfessionnels, forums animés par des pasteurs, prêtres, rabbins… rien n’est négligé. Bien sûr, il en est dans le monde virtuel comme dans la vie réelle : chacun prêche pour sa chapelle. Et dans ce que certains considèrent comme une « foire à la spiritualité », se glissent des sectes encore plus difficiles à repérer. Une bonne nouvelle : grâce au réseau planétaire, les nouvelles générations ne pourront plus croire en leur Dieu comme si celui des autres n’existait pas.

Erik Pigani

 

  • A lire
  • Mon âme indienne, Le Souffle d’Or

Publié dans DIEU, LECTURES Inspirantes | Pas de Commentaires »

Qu’est-ce que la divinité intérieure ?

Posté par othoharmonie le 5 mars 2014

 

AD-PHOTOSC’est le noyau énergétique de l’âme, vous pouvez aussi l’appeler soleil intérieur. L’expression « divinité intérieure » peut devenir un obstacle lorsqu’elle vous rend incapable de comprendre les choses dans leur nature énergétique fondamentale, et lorsqu’elle vous induit à envisager votre développement intérieur d’une manière qui confine au moralisme métaphysique ou au moralisme spiritualiste. Votre divinité intérieure n’est ni une abstraction doctrinale, ni une sorte d’imprécateur intérieur édictant des lois morales à propos du bien et du mal, du bon et du mauvais, du beau et du laid, du lumineux et de l’obscur, du gentil et du méchant… Votre divinité intérieure est un soleil énergétique dont la nature qualitative intrinsèque peut être désignée comme étant la quintessence absolue de la joie, de laquelle découlent toutes les qualités spirituelles que vous connaissez : l’amour inconditionnel, la paix inconditionnelle, la compassion inconditionnelle, etc. 

L’expression « divinité intérieure » est trompeuse lorsque votre subconscient la vide de son essence énergétique et l’interprète automatiquement d’une manière abstractionniste, qualitativiste, sacrale ou moraliste. Devant votre soleil intérieur, les catégories morales et métaphysiques n’ont aucun fondement, et les concepts mystiques et spirituels apparaissent seulement comme le résultat de vos seules opérations psychologiques quand vous essayez de peindre la réalité avec les couleurs de vos besoins émotionnels. La réalité est énergie, votre divinité intérieure est énergie, il n’existe rien d’autre que de l’énergie. Votre structure psychologique, qui est elle-même un complexe énergétique sophistiqué, a le pouvoir de produire des représentations de la réalité qui comportent des catégories morales, des abstractions métaphysiques et des conceptions mystiques. 

Mais vous commettez assurément une erreur lorsque vous croyez que ces représentations sont précisément la réalité. Et vous commettez une erreur similaire lorsque vous croyez que les catégories, les abstractions et les conceptions qui tapissent vos représentations psychologiques ont une existence per se. Ces choses existent essentiellement comme des schémas énergétiques dans vos structures psychologiques, et n’ont point d’existence véritable en dehors de ces structures. 

Avant d’être la présence intérieure mystique de l’amour inconditionnel, de la paix inconditionnelle, de la compassion inconditionnelle, etc… votre divinité intérieure est essentiellement le noyau énergétique de l’âme que vous êtes. Les qualités spirituelles sont des modulations qualitatives de son énergie intrinsèque, c’est-à-dire des aspects qui émanent des caractéristiques de l’énergie intrinsèque. L’énergie est première, les qualités spirituelles en sont des expressions et des manifestations. Et la qualité intrinsèque de la divinité intérieure est la quintessence énergétique de la joie. Qu’est-ce que vous êtes ? Vous êtes une individualité énergétique immortelle dont la quintessence qualitative est la joie éternelle. Et au cœur de cette individualité se trouve le soleil intérieur. Mais pour réaliser le bonheur transcendant et la liberté transcendante, il ne suffit pas de prendre conscience de votre nature essentielle immortelle, il ne suffit pas de ressentir la présence éternelle de votre divinité intérieure, vous devez éveiller votre soleil intérieur, vous devez réaliser l’Eveil divin. 

L’éveil psychologique peut vous tomber dessus de manière accidentelle, sans que vous ayez fait quoique ce soit pour le rechercher. Il s’agit d’une sorte d’état d’alignement neuromagnétique qui peut se produire au hasard, à travers des processus involontaires ou subconscients qui sont eux-mêmes générés par les interactions ordinaires que vous avez avec le monde. D’une manière générale, vos activités mentales volontaires habituelles empêchent cet alignement de se produire, et entretiennent vos circuits neuronaux dans un état complexe de flux dynamiques. Pour favoriser l’émergence de l’éveil psychologique, ou simplement la manifestation d’un état provisoire d’éveil psychologique, il est donc mieux indiqué de lâcher prise, de relâcher les activités mentales, de se déconnecter du flux des pensées, de s’éloigner de tout effort mental, d’abandonner toute sollicitation de la volonté mentale… 

L’éveil extatique peut vous tomber dessus de manière inattendue, mais il découle toujours d’une pratique plus ou moins régulière de la méditation semi-passive, qui est elle-même une recherche consciente et explicite du silence intérieur ou de l’immobilité intérieure, et quelques fois une manière de concentrer l’esprit sur le vide ou sur l’infini, non pas à travers l’usage de la pensée, mais à travers une forme d’attention ou d’intention silencieuses. L’aboutissement le plus significatif de l’éveil psychologique et de l’éveil extatique se trouve essentiellement dans l’acquisition d’un état de paix intérieure ou d’un sentiment d’amour universel, mais rien qui puisse se comparer au bonheur transcendant et à la liberté transcendante. Mais quand l’éveil psycho-extatique entraîne une anesthésie de votre aspiration à la transcendance et un affaiblissement drastique de votre capacité générale à vouloir, il devient un puissant obstacle par rapport à votre réelle évolution intérieure. 

L’Eveil divin obéit à une autre logique : celle de l’effort du cœur. Comprenez que l’effort du cœur est l’élément moteur qui permet d’éveiller le soleil intérieur. Mais pour ressentir votre divinité intérieure, pour vous laisser imprégner de son rayonnement naturel, pour prendre conscience de son existence… vous n’avez pas besoin de faire un effort, vous pouvez juste vous détendre, vous glisser dans le non-effort, vous glisser dans le non-vouloir, vous glisser dans le simple fait d’être… Vous n’avez besoin d’aucun effort pour ressentir votre divinité intérieure. Mais si vous aspirez à éveiller votre divinité intérieure, se contenter de ressentir ne rime à rien, la seule chose qui soit capable d’éveiller la divinité intérieure, c’est l’effort de rayonnement de la joie solaire, c’est le travail intérieur de rayonnement de la joie solaire. Les doctrines qui vous enjoignent de bannir l’effort et la volonté, qui vous exhortent à vous en tenir au non-effort et au non-vouloir, et qui vous encouragent à simplement ressentir ou à simplement être, sont des doctrines anesthésiantes qui caressent habilement la partie paresseuse de votre personnalité psychologique et qui militent pernicieusement pour le prolongement indéfini du sommeil énergétique de votre divinité intérieure. La véritable voie vers l’Eveil divin est fondamentalement simple : rayonner la joie solaire avec toute l’intensité et toute la volonté de cœur dont vous êtes capables.

  Rejoindre le forum « La Vie Devant Soi » : http://devantsoi.forumgratuit.org/

 

Extrait de La clé de l’Ascension Transmis par Kessani et Chris Iwen édité aux éditions Altess

(Ce livre va de paire avec l’ ouvrage « Comment éveiller le soleil intérieur ? ») 

Le site internet : http://iwen.free.fr/

 

Publié dans DIEU, Etat d'être | Pas de Commentaires »

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

Publié dans Nouvelle conscience, Nouvelle TERRE, SPIRITUALITE c'est quoi ? | Pas de Commentaires »

Bouddhisme et Bonheur

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2013

 

bouddhisme-et-bonheur

Auteur : Matthieu Ricard
Un film de Guido Ferrari

« Partout où la vie s’épanouit dans l’univers, la souffrance est présente : maladie, vieillesse, mort, séparation d’avec ceux qu’on aime… Mais la souffrance ne possède pas un caractère absolu, et le malheur n’a pas de causes immuables. S’il est difficile de changer le monde, il est toujours possible de transformer notre manière de le percevoir. La méditation ne consiste pas simplement à ‘vider son esprit’ ou à se détendre pendant quelques instants des tensions de la vie quotidienne. « 

Un film de Guido Ferrari – Témoignages et photos de Matthieu Ricard

Image de prévisualisation YouTube

Synopsis:
. langue française seulement de C’est Notre esprit Qui Traduit-les Circonstances extérieures, Bonnes ou Mauvaises, salle Bonheur ou en mal-être. Changement de l’ONU, même minime, Dans la manière de Percevoir et d’interprète Le Monde Transforme considérablement la qualité de CHAQUE instant de Notre existence. Certes partout ou la vie s’épanouit DANS L’UNIVERS, la souffrance Est présente: maladie, vieillesse, mort, séparation d’avec CEUX Que l’on aime … MAIS LA SOUFFRANCE NE PAS possédé ONU caractere Absolu, et Le Malheur N’A PAS DE provoque immuables. S’Il Est difficile de le changeur monde, il Est Toujours possible de transformateur Notre manière de le Percevoir. La meditation NE PAS SIMPLEMENT : Consiste à un Vider esprit ou a se détendre pendentif Quelques instants des tensions de la vie quotodienne. C ‘EST ONU processus de familiarisation AVEC UNE NOUVELLE MANIERE D’ETRE ET UNE entrainement Qui Permet de cultiver les-qualités Index thématique Fondamentales, Comme l’altruisme, la compassion, la joie de vivre et. l’Equilibre Emotionnel Pourquoi TANT hésiter à Notre égard Tourner Vers l’interieur? C’EST POURTANT bien au coeur de la nature meme de l’espirit Que l’sur may s’ouvrir au Potentiel de serenite Qui est Toujours présent au plus les profond de soi. Ailleurs Par, les études récentes en neurosciences – sous les auspices du Dalaï Lama et de l’Institut Mind and Life – Que montrent les émotions positives et le bonheur de Sont en grande party le resultat d’expertise juin Acquise.

Publié dans Méditation, Nouvelle conscience, PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS, TRANSFORMATION INTERIEURE | Pas de Commentaires »

LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


Jean-Claude Genel nous a proposé, le 28 avril à Paris, un colloque autour de l’eau et sa magie. A ses côtés, Carole Sédillot y a évoqué les aspects philosophique, symbolique et spirituel de cet élément et Dominique Jacquier, hygiéniste-naturopathe, a fait le lien entre notre corps et l’eau, écho de nos émotions et guérisseur puissant. (Par  Tania Cholat ET Geneviève Dijoux)

Qu’est-ce que l’eau?

Cette eau est primordiale pour l’être humain. Elle couvre les 3/5 de la planète, représente 70% du corps humain, 85% de notre cerveau et même 99% de la cellule humaine. C’est aussi, aux dires des scientifiques, leur plus grande énigme. En 1988, Jacques Benveniste a découvert qu’elle est capable d’enregistrer de l’information et de la restituer; mais il faudra de nombreuses années avant que cette connaissance soit reconnue. L’eau est aussi un liquide structuré, le seul capable d’intelligence et d’organisation. C’est ce que montre le chercheur japonais Masaru Emoto qui, avec des photos de cristaux d’eau, met en évidence l’influence que peut avoir la musique ou les mots sur celle-ci.

LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ dans Chemin spirituel images1

Les différentes symboliques de l’eau

Carole Sédillot nous a d’abord rappelé que le symbole est la fonction en nous qui permet la reconnaissance: on ne cherche pas le symbole, on le trouve parce qu’il est en nous et qu’on le reconnaît, même si on l’ignore. En nous, quelque chose est prêt et laisse émerger le message que l’on comprend ou pas, selon que l’on sait, ou non, faire un lien avec la réalité du vécu. Carole nous rappelle aussi que rien ne peut être abouti dans la réalisation si nous n’y mettons pas une intention. La qualité de l’intention est en correspondance avec la qualité de la forme, de la réalisation.

C’est ce que les travaux de Masaru Emoto démontrent avec les expériences qu’il a conduites sur la cristallisation de l’eau: grâce à des musiques classiques ou des mots aux belles vibrations comme «Amour» et «Gratitude», les cristaux sont magnifiques alors que des musiques déstructurées ou des mots négatifs les enlaidissent et les déforment.

L’eau est un des 4 éléments − Air, Feu, Eau et Terre − qui sont en lien avec les élémentaux et qui représentent la Vie. L’eau nous permet de passer du profane au sacré; il s’agit toujours de la même eau et c’est l’intention qui la positionne à un niveau ou à un autre. Nous devons nous réapproprier l’eau afin de devenir fertiles et féconds.

En astrologie, les 3 signes d’eau sont le Cancer, le Scorpion et les Poissons. Ils représentent 3 eaux différentes, de 3 niveaux différents. Le Cancer correspond à une eau matricielle, celle de l’origine, de la naissance; elle correspond à l’émotion naissante en nous. Le Scorpion est une eau alchimique, exigeante, une eau de mort pour renaître. C’est l’eau de transmutation. Les Poissons sont une eau océanique, universelle, cosmique.

Vivre l’eau en nous, c’est vivre une alchimie qui nous permet de prendre notre place d’individu dans le collectif. Or, en alchimie, l’Albedo, l’œuvre au blanc, est une eau principe en nous, une eau purificatrice.

D’autres symboles correspondent à l’eau. Ce sont la Lune et l’Argent. L’eau est également associée au 2 qui, dans la symbolique des nombres (différente de la numérologie), signifie la visibilité de l’eau: quelle conscience ai-je de cette circulation énergétique en moi?

En tarologie, on retrouve l’eau chez la Papesse, la Grande Mère qui a la connaissance de la nature. Dans son grand livre, certains chapitres sont liés à l’eau. Elle nous invite à nous interroger: qu’ai-je mis en conscience de mon savoir ou de ma connaissance (qui allie le savoir et l’expérience) de l’eau?

En mythologie, c’est Neptune en nous, la rencontre avec l’eau océanique qui représente l’intuition, la fonction médiumnique. C’est la force de l’émergence.

Carole ajoute quelques remarques supplémentaires:

– L’écriture fluide, ronde, plastique peut être qualifiée d’écriture-eau,

– Un visage rond, dilaté, souple sera considéré comme un visage-eau,

– Une main souple et qui a de la détente sera aussi considérée comme une main-eau.

Plus tard dans la journée, elle nous a fait participer à une expérience avec les 6 lames du Tarot qui offrent un aspect eau, à savoir le Bateleur, la Papesse, Tempérance, l’Etoile, la Lune et le Monde. Chaque participant a tiré une de ces 6 lames et écouté quelle énergie de son corps elle faisait résonner en lui, en fonction de sa symbolique. Ensuite, Carole a donné les explications suivantes.

images-1 dans Créativité

Lame I: Le Bateleur – Avec cette lame, nous sommes au début de quelque chose. L’eau se trouve parmi les autres outils dans le petit gobelet qui deviendra une coupe dans les lames ultérieures. On remet l’eau sur la table pour redémarrer quelque chose. C’est aussi l’eau en nous (notre âme et nos émotions), une impulsion qui demande à émerger, le désir de donner vie à un projet.

Lame II: La Papesse – L’eau n’y est pas évidente: à quelle page se trouve-t-elle dans le livre? Dans quel chapitre? À quelle ligne? Il s’agit de retrouver quelque chose que l’on a déjà appris, que l’on sait déjà et qu’il nous faut découvrir et relire. A quel niveau cette eau parle-t-elle de moi? Cette eau nécessite d’avoir rencontré nos propres émotions et de les avoir travaillées. Je transmets ce que je suis qui représente bien davantage que ce que je fais.

Lame XIIII: Tempérance – Cette lame représente le féminin en tant que principe. Ses ailes symbolisent le dépassement de la matière pour contacter l’espace sacré. Les deux cruches évoquent un transvasement, la circulation de quelque chose qui alimente, nourrit, tels les différents fluides qui circulent en nous dans le visible et l’invisible. Cette lame montre l’équilibre, la douceur, la souplesse, une certaine écoute mais sans excès, le partage. C’est la circulation matérielle et spirituelle qui a besoin de s’exprimer dans notre eau. Tempérance est aussi la valeur qui est liée au chakra de la gorge, au verbe: on dit ce que l’on sait juste parce qu’on l’a vérifié par l’expérience. Le mot est purificateur; il harmonise.

Lame XVII: L’Etoile – Cette lame contient visiblement les 4 éléments. Le personnage est une femme à genoux et nue; elle tient dans chacune de ses mains un vase rouge. La main gauche verse l’eau sur la terre tandis que la main droite verse l’eau dans l’eau, créant ainsi un ruisseau qui remonte à la source; c’est un retour aux origines, à notre mémoire. La source n’est jamais tarie, elle est un enrichissement: avec cette eau-là, j’enrichis la terre, l’être incarné que je suis. L’Etoile me maintient en vie et donne du sens à ma vie. C’est ma capacité à être relié à l’espace du cœur qui donne du sens à ma vie.

Lame XVIII: La Lune – Cette lame symbolise le grand féminin décliné sous tous ses aspects. Dans le plan d’eau, une écrevisse qui rappelle l’eau du cancer, matricielle représente l’inconscient dans toute sa dimension, un accès à nos profondeurs, à la petite mémoire, celle qui contient notre patrimoine, ce qui est inscrit dans notre histoire mais qui n’est pas notre histoire.

Lame XXI: Le Monde – Dans une position similaire au Christ en gloire, une danseuse tient le centre de la lame. La baguette dans sa main droite symbolise le masculin et le coquillage dans sa main gauche, le féminin. C’est Hermaphrodite, l’être accompli qui a unifié les contraires. Elle est entourée des 4 évangélistes symbolisés (on y retrouve les 4 éléments):

Saint Luc, c’est le Taureau, la Terre, le Printemps,Saint Marc, c’est le Lion, le Feu, l’Eté,Saint Jean, c’est l’Aigle, l’Eau, l’Automne, Saint Mathieu, c’est l’Ange, l’Air, l’Hiver. Le 5ème élément, c’est l’Amour, la valeur du féminin qui est en l’être humain, l’aboutissement, l’achèvement, la circulation de l’eau, la connexion avec l’âme en soi.

Les interactions de l’eau avec notre corps : Dominique Jacquier, de son côté, nous a fait partager ses connaissances et son expérience à propos de l’importance de l’eau pour nous et notre santé physique et mentale. L’eau est dominante dans notre corps. Elle est en nous; son mouvement perpétuel symbolise le mouvement de la vie. Elle est aussi autour de nous, dans la nature et dans l’air que nous respirons. Sa mission universelle est d’être une messagère divine.

Elle accueille, reçoit, mémorise, transporte et surtout partage. Elle rencontre tous les éléments de notre corps et favorise l’échange des informations. L’eau métabolique véhicule les éléments nutritionnels et effectue aussi un nettoyage par l’élimination.

Notre corps est la résultante de notre manière d’être et de penser qui doit être consciente. Si elle ne l’est pas, l’eau qui a une conscience universelle et est en relation avec notre psyché nous rappelle à l’ordre dans notre corps. Si on est bien pensant, on est bien portant.

L’eau entre en résonance avec notre pensée et la répartit dans tout notre corps; elle est l’intermédiaire entre tous les mondes subtils et la matière. Nos manières d’être peuvent même influencer la structure de nos molécules d’eau en positif comme en négatif car l’eau est aussi en lien étroit avec nos émotions; or le monde émotionnel nous permet d’être à l’écoute. L’eau nous permet donc de rencontrer l’intime de qui nous sommes. Elle garde la qualité vibratoire de l’émotion vécue dans l’événement dans des «capsules», sorte d’enregistrement du vécu lui-même mais aussi de la vibration de l’émotion avec laquelle on l’a vécue.

Certains organes de notre corps entrent en résonance avec cela. Les reins enregistrent nos peurs et nos angoisses. Le foie est le siège de la colère en lien avec la valeur courage : la colère nous donne le courage de faire face. Les poumons sont en connexion avec la tristesse, le chagrin. Le chagrin est souvent silencieux parce qu’on n’arrive pas à transmuter certaines peurs qui paraissent injustes. L’ADN est seulement réactif et non actif; il devient actif si nous nous mettons en mouvement. Nous retrouvons alors la notion de libre arbitre.

La guérison dépend de nous. Nous devons apprendre à nous guérir. Le principe de guérison n’est autre que le principe d’amour. La guérison est un apprentissage de l’amour de soi et le corps nous guide dans cet apprentissage. La thérapie allopathique ne fonctionne plus aujourd’hui parce que c’est l’heure de nous révéler et de cesser de fuir notre énergie de guérison. Il nous faut chercher l’origine de nos maux pour les mettre en mots, c’est-à-dire les conscientiser et ne conserver que ce qui nous appartient. Les valeurs, guides de notre vie spirituelle, nous aident pour la gestion de notre corps et de notre santé. Par exemple, nous activons la valeur courage pour nous mettre en mouvement et accepter de rencontrer notre réalité ou bien la valeur honnêteté pour reconnaître notre responsabilité, notre vérité et accepter que les autres la voient. La guérison, c’est s’installer dans un nouvel état d’être en totale résonance avec ce que nous sommes profondément car nous jouons notre vie «pour de vrai». S’il y a récidive, c’est parce que le travail de compréhension et de bouleversement de conscience n’a pas été réalisé.

L’eau est un agent guérisseur. Les liquides du corps véhiculent les énergies de vie du corps. Si la circulation ne s’effectue pas correctement, qu’il y a stagnation, dépôt puis maladie. En 24 heures, 5 litres de sang et 1 litre de lymphe dont la fonction est de nettoyer les déchets dont les cellules n’ont plus besoin circulent en permanence dans le corps humain. Une activité physique régulière – marcher, courir, faire du vélo − active la circulation des eaux de notre corps. Par exemple, une heure de marche génère 5 litres de lymphe en 24 heures. L’eau que nous absorbons peut être dynamisée par un mot, une image. Ce qui est bon pour nous, ce sont les eaux vivantes: l’eau de mer, les jus de fruits et de légumes crus les plus colorés. Les eaux minérales sont des eaux de cure qui ne doivent être consommées que temporairement.

Il est également bénéfique de faire de temps en temps une cure de jeûne hydrique. Marcher en extérieur et/ou prendre des bains hypercaloriques génèrent la transpiration et, suivis d’eau froide sur les jambes et de repos bien couvert, favorisent les échanges dynamiques entre le chaud et le froid. Il est bon d’alterner chaud puis froid sans toutefois rester longtemps dans le froid.

Notons aussi que les plantes en infusion favorisent le drainage et que la méditation et la relaxation sont des éléments complémentaires importants.

Éclairage et expériences mystiques Jean-Claude Genel est intervenu régulièrement au cours des exposés de Carole Sédillot et de Dominique Jacquier.  Tout ce que nous vivons est symbolique, mais nous ne savons pas toujours l’interpréter. Quand nous prenons conscience, nous «comprenons» qu’il y a un envers à notre décor ou qu’il nous faut considérer l’autre côté du voile, selon la terminologie de chacun. Dans la vie quotidienne, chaque scène, même insignifiante en apparence, a du sens si nous nous donnons la peine de le chercher. Regarder au-delà des apparences permet de trouver la Volonté et ainsi de rencontrer la Beauté.

La maladie est un message envoyé par l’âme, via le corps, pour nous aider à nous purifier. Jésus était appelé «le Vivant»; Il est venu éveiller l’humanité, élever l’âme à un autre niveau de conscience. Nous sommes actuellement appelés à rendre le Vivant de notre corps.

Jean-Claude Genel nous a donc invités à prier pour purifier notre corps, comme certains sages ont prié auprès de lacs pollués pour en purifier l’eau. Les mots «Merci» et «Gratitude» ont un pouvoir puissant d’activation positive de  l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour. Il nous a, par ailleurs, fait participer, au cours de la journée, à 3 expériences avec de l’eau qui avait été activée lors de la soirée de Wesak, grâce à l’énergie du Christ et du Bouddha, et renforcée par la vibration des bols de cristal. Par trois fois, nous avons donc bu de cette eau, en écoutant une prière à la Mère. Puis des bruits d’eau – pluie, cascade, ruisseau, vagues… − nous ont amené à observer ce qui se passait dans notre corps. La plupart d’entre nous ont réveillé quelque chose en eux-mêmes et reçu des idées, des images.

Lors de la dernière de ces expériences, Jean-Claude nous a invités à visualiser les chakras avec leurs couleurs et les valeurs correspondantes afin de trouver les archétypes dont nous avons besoin:

1 – Courage – rouge – racine

2 – Honnêteté – orange – hara (ventre)

3 – Tolérance – jaune – plexus

4 – Justice – vert – cœur

5 – Tempérance – bleu/gris acier – gorge

6 – Obéissance – indigo – 3ème œil

7 – Persévérance – violet – coronal

La journée s’est terminée par des échanges entre le public et les intervenants. Voici les principaux thèmes abordés:

– La puissance de notre pensée captée par l’eau rend celle-ci capable de réagir quelle que soit la langue avec laquelle elle est en résonance.

– La tendance des êtres humains à s’isoler, même en public, avec leur téléphone, leur iPod…: au lieu de nous en plaindre, ne pouvons-nous pas regarder la personne qui téléphone, ne serait-ce qu’avec un sourire, pour communiquer avec elle. Elle ne peut que nous voir, tout dépend de l’énergie que nous y mettons.

images-61 dans Travail sur soi !– L’intention elle-même n’est pas habitée d’un vouloir; elle doit émaner du cœur de l’être pour avoir le pouvoir de transformer.

– L’Âme imprègne son message lorsqu’elle s’incarne.

Les mots « Merci » et « Gratitude » ont un pouvoir puissant d’activation positive de l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour

SOURCE : La revue de l’U.L.V. 

Publié dans Chemin spirituel, Créativité, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

Sai Baba, l’instructeur miraculeux

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2013

par Michel Rousseau

Paru dans le magzine Les 3 Mondes – juillet/août 2001 n°24

Sai Baba, l’instructeur miraculeux dans Chemin spirituel images-201Depuis soixante cinq ans, Sathya Sai Baba rencontre invariablement deux fois par jour ses fidèles venus pour recevoir sa bénédiction dans son ashram du sud de l’Inde (Puttaparthi dans l’état de l’Andra Pradesh), nommé « Prashanti Nilayam » (demeure de paix  suprême) . Certains repartent avec un peu de cendre sacrée matérialisée pour eux, d’autres se voient offrir toutes sortes de présents que le maître à la couronne de cheveux touffus semble extraire directement de l’espace. Le voir, pour le croire !                                                                  

 

« C’était en 1993, j’avais entendu parler de Baba et de ses miracles. Comme une petite fille devant un arbre de Noël, je décidais de me rendre à Puttaparthi. Mes moyens financiers ne me permettaient pas de m’offrir un tel voyage et à l’instant où je pris la décision de passer outre ce problème, la somme exacte représentant cette dépense me fut offerte spontanément d’une façon complètement inattendue. Deux semaines plus tard, en présence de Sathya Sai Baba commençait une transformation qui se poursuit depuis. » Ainsi s’exprime Nelly Lewin, la traductrice du livre Sai Baba, le Seigneur.

Pour Raymonde, biologiste-ingénieur de formation, l’expérience a été directe puisque Baba l’a reçue en privé et lui a matérialisé une bague ornée d’un diamant. Elle raconte: « Je suivais un stage en France et diverses personnes me demandèrent si je connaissais Sathya Sai Baba, dont à l’époque je n’avais jamais entendu parler. Je demandai de qui il s’agissait. Il me fut répondu: c’est un Avatar (1). Lorsque je vis sa photo, au dos d’un livre, je fus mal à l’aise: je ne le trouvai pas très « christique ». Pour comble, le livre s’ouvrit directement sur une photo de Baba avec des yeux bleus. Ma réaction fut très vive, je lançai le livre contre le mur, avec la sensation d’être bernée. Six mois plus tard, j’étais en Inde. Faire l’expérience de la puissance d’amour de cet être était la réponse à toutes mes questions formulées ou non. D’ailleurs, il s’arrêta un jour devant moi et, me regardant intensément, je pus voir ses yeux devenir aussi bleus que sur la photo qui m’avait tellement dérangée. Après un grand sourire, il continua sa route. En plus de la matérialisation de la bague devant mes yeux, j’ai eu l’occasion de vivre des expériences de matérialisation et de dématérialisation d’autres objets en réponse à des questions formulées. Je remarquai que le plus souvent, les miracles se produisaient quand la personne n’était ni dans l’attente de ceux-ci, ni en état de demande.

Pendant ce séjour, je rencontrai une jeune femme scandinave qui, l’année précédente, était arrivée là en chaise roulante. Lors d’un accident de voiture, elle avait perdu l’usage d’une de ses jambes, les muscles ayant été déchiquetés. Poussée par des amis, elle avait fait le voyage sans grande envie. Son premier contact avec Sai Baba l’avait en fait beaucoup dérangée : le côté kitsch indien du décor l’avait fait violemment réagir. Elle l’interpella intérieurement : »Hey, Man, you make a good show! » (Hé, mon gars, tu fais du bon spectacle). Instantanément, Baba se retourna vers elle et lui fit un clin d’œil. Trois jours après cela, elle marchait comme avant, les muscles étaient reconstitués.« 

Le B. A. BA du message

Qu’y a-t-il de nouveau sous le soleil spirituel de l’Inde ? Sai Baba ne prétend pas apporter une nouvelle doctrine ni fonder une religion supplémentaire. Pour lui, l’unité de la foi et l’amour doivent se démontrer par un service actif envers l’humanité. Les disciples sont invités à invoquer le nom de Dieu sous ses noms traditionnels et à honorer toutes les religions. Mais, si la prière et la méditation constituent une voie de purification indispensable, le but ultime demeure conforme à l’idéal traditionnel de l’Inde : atteindre la libération. « Eteignez les désirs, dit Sai Baba, et l’illusion disparaîtra, et ce qui apparaîtra sera votre propre divinité. » Mais, pour l’instructeur miraculeux, il est hors de question de chercher à s’évader du monde. Au contraire, il faut travailler et construire ici-bas pour améliorer le sort de l’humanité. L’éducation et la médecine sont des domaines qu’il privilégie en tant que voies de service. Si les sceptiques peuvent douter des miracles opérés par Sai Baba, il faut reconnaître que ses réalisations concrètes sont assez surprenantes, telles de nombreuses écoles et universités dans le pays tout entier, entièrement gratuites comme tout le système d’éducation, ainsi que ce système d’irrigation en eau potable à l’usage d’un million et demi d’habitants de l’Andra Pradesh, ou bien ce deuxième hôpital gigantesque (ouvert à Bangalore), le premier se trouvant à Puttaparthi. Ce sont de véritables temples de la guérison. Tout y est gratuit, y compris les soins qui y sont dispensés.

La légende de Sai Baba

Sathyanarayana est né le 23 novembre 1926 dans une famille modeste du sud de l’Inde. Très tôt, il réunit ses premiers disciples parmi ses petits camarades. Un jour, il demanda à chacun quel était son fruit préféré et, au fur et à mesure des réponses, il fit apparaître dans un arbre toute la variété des fruits énumérés. Le tamarinier fut nommé « l’arbre des désirs ». Bientôt, les villageois et même ses professeurs formèrent le premier cercle de ses fidèles. Le 23 mai 1940, il déclara être un Avatar ayant reçu la mission de ramener les valeurs essentielles. Comme on lui demandait de donner les preuves de ses qualités spirituelles, il prit des fleurs de jasmin qu’il lança en l’air, et celles-ci retombèrent sur le sol en formant le nom Sathya Sai Baba en écriture télégou. Il annonça à sa famille qu’il renonçait aux liens familiaux et terrestres. Il aurait alors démontré qu’il était la réincarnation d’un Gourou (Maître Spirituel) – Shirdi Sai Baba – en réalisant des guérisons et des manifestations miraculeuses. Il aurait même opéré un malade à l’aide d’instruments chirurgicaux spécialement matérialisés pour l’occasion. La légende était née.

Dans un discours du 6 juillet 1963, Sai Baba déclara que son incarnation actuelle s’inscrivait dans une trilogie dont le but est de rétablir les valeurs morales de toutes les religions sur une période de 250 ans. Dans sa vie précédente, en tant que Sai Baba de Shirdi – du nom d’une bourgade de la région d’Hyderabad – il aurait assuré la transmission de l’énergie de Shiva (2), jusqu’à sa mort en 1918. Il s’est réincarné 8 ans plus tard, sous le nom de Sathya (Vérité) Sai Baba, dans l’énergie Shiva/Shakti. Sa réincarnation a déjà été annoncée. Sous le nom de Prema Sai, elle débutera 8 ans après son « départ » prévu pour 2020, à l’âge de 95 ans. Prema Sai devrait se faire connaître à l’âge de 20 ans, en 2048, afin de manifester « Prema », l’aspect amour et douceur (Shakti). Voilà donc un programme qui ne laisse rien au hasard. Pour démontrer la véracité de ces prédictions, certains disciples anciens ont affirmé qu’ils avaient continué avec Sai Baba des conversations commencées dans sa précédente incarnation en tant que Sai Baba de Shirdi.

Baba en ligne directe

Dans un premier livre, Graciela Busto relate son expérience de communication télépathique et médiumnique avec Sai Baba. A toutes les questions qui la préoccupent, le gourou répond par le canal d’une transmission qui ne laisse place à aucun doute dans l’esprit de la disciple. Cet acte de foi ne se discute pas.

Certains pèlerins revenus de l’ashram de Sai Baba expriment leur réserve envers ce qu’ils considèrent comme de l’idolâtrie : « Le moindre événement de la vie ordinaire est interprété comme survenant par la volonté du maître. A-t-on perdu ses clefs et voilà qu’on interprète l’incident comme une épreuve envoyée par Baba ou une de ses facéties amicales. Et lorsqu’on les retrouve, c’est bien entendu grâce à son intervention ». Sans doute, à force de projeter sur Sai Baba l’image d’un sauveur suprême, on risque la déception si l’âge d’or se fait attendre au-delà de 2015. Cette date annoncée par certains comme le début de l’âge d’or, constituant une ère de paix relative et d’opportunités spirituelles, non la fin de l’âge de fer – Kali-Yuga – dont les Ecritures prévoient qu’il doit durer encore 432000 ans. En ce domaine, les avis des diverses écoles divergent grandement. A moins que Sai Baba ne nous réserve des surprises ? Ce dernier passe davantage son temps à attirer notre attention sur les outils qui sont à notre disposition pour évoluer et atteindre la libération (réalisation, illumination) dans cette vie qu’à lancer des prédictions…

Sai Baba incite l’homme à faire l’unité à l’intérieur et à l’extérieur de lui. Il en résulte une exacerbation momentanée des dualités. Dans ce contexte, tout le spectre des réactions se trouve présent et il est facile d’alimenter les controverses. Comme nombre de mouvements qualifiés d’hindouistes souvent à tort, l’association Sri Sathya Sai rencontre en France des difficultés, depuis la parution du très controversé rapport parlementaire sur les sectes. Mais, la diffamation médiatique et la persécution administrative qui frappent un certain nombre de disciples ne sont fondées sur rien d’autre que l’allergie de la France rationaliste à toutes formes de manifestations surnaturelles et de spiritualité chaleureuse. L’expression « Faut pas rêver » n’est-elle pas typiquement française ?

1. Envoyé divin qui s’incarne sur la Terre à certaines époques cruciales.
2. Divinité détruisant l’illusion (Maya).

Source de l’article http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=57

 

Publié dans Chemin spirituel, VOYAGE EN INDE | Pas de Commentaires »

L’image de Soi

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2013

L’image de Soi dans Nouvelle TERRE images-18La méditation permet d’harmoniser, simplifier, rationaliser et généraliser son image de soi. (Un terme décrivant ce processus est « relaxation », dans le sens que lui donnent les mathématiciens, physiciens et certains informaticiens.) 

Le rire est signe du fait que l’on construit l’image de soi. Un enfant qui rit est un enfant qui est en train d’intégrer son environnement à l’image de lui-même. Un nourrisson rit quand sa mère le cajole parce qu’en le touchant elle construit sa relation avec lui, elle s’intègre à l’image qu’il a de lui-même. Le rire peut aussi servir de signal de « trop-plein ». Si sa mère le cajole trop fort et trop longtemps, le rire deviendra forcé, plaintif, signalera que la mère en fait trop, qu’elle sature les circuits. Une blague nous fait rire quand elle touche un point paradoxal, litigieux ou dissimulé de notre image de nous-mêmes et du monde. La blague nous amène à travailler sur ce point paradoxal et peut-être nous amène à la résoudre ou à mieux le classer. 

Le fait de pleurer est le signe d’un « effondrement » de l’image de soi. Quelque chose a disparu de notre image de nous-mêmes. 

Les images de lui-même et du monde qu’un individu se fait dans sa tête correspondent à plusieurs plans différents : plusieurs « photos » différentes. Ces « plans » ont la particularité d’être partiellement superposables et interchangeables. Quelque chose qui est présent dans un plan peut entraîner l’apparition de quelque chose de correspondant dans un autre plan. Prenons par exemple le cas d’une vieille dame qui vint en consultation chez son médecin parce qu’elle avait le bras droit paralysé. Grâce à quelques tests le médecin détermina que le problème ne venait pas d’un problème physique. Le système nerveux n’avait subit aucun dommage. Le problème venait du fait que cette dame avait perdu son mari quelques mois auparavant. Il comptait beaucoup pour elle. Il occupait une place importante dans l’image que la vieille dame avait des personnes qui l’entourent, sa « photo de famille ». Mais elle a aussi une photo « d’elle-même », d’elle entourée de parties de son corps : ses bras, ses mains, ses jambes, ses seins, son ventre sa bouche… La disparition de son mari de la première « photo » s’est répercutée sur la deuxième « photo » par une disparition de l’image de son bras droit. Elle n’avait plus de bras droit. Donc elle ne pouvait plus le sentir ni le faire bouger. Son médecin l’a orientée vers un psychiatre. (Vous connaissez certainement l’expression « Les bras m’en tombent ». Elle signifie que l’on ne se sent tout d’un coup plus capable d’intervenir, même s’il ne s’agit pas d’une intervention manuelle.)

On a peur de ce qu’on ne comprend pas. On a aussi peur que de ce qui ne nous comprend pas. Dans les deux cas il y a un danger potentiel. Nous cherchons donc à avoir une image de ce que nous rencontrons. De même nous préférons que les personnes que nous rencontrons aient une image de nous : de nos besoins, de nos préoccupations… Nous ne sommes en sécurité que si elles développent en elles une image de ce que nous sommes. 

A lire ici 

Publié dans Nouvelle TERRE | Pas de Commentaires »

Naissance d’une Nouvelle Humanité

Posté par othoharmonie le 4 septembre 2013

La Naissance d’une Nouvelle Humanité
Par 
Drunvalo Melchizedek 06 juin 2010  

Naissance d'une Nouvelle Humanité dans Nouvelle TERRE geo

Ce qui suit est ma réponse aux questions survenues suite à la diffusion de « La naissance d’une nouvelle humanité ». Même si je ne peux pas répondre à toute les questions posées, j’ai tout de même regroupé celles qui me semblaient les plus importantes et pertinentes et je ferai de mon mieux pour y répondre. Alors, allons-y. J’espère que ce qui suit vous aidera à comprendre la nature de cette incroyable transformation de la conscience humaine qui émerge en ce moment. Le monde extérieur peut sembler terrible et même, sans espoir mais le monde de la conscience intérieure humaine s’apprête à fêter une renaissance à l’échelle mondiale.

Q Dans quelle dimension nous retrouverons-nous suite à cette transition ?

R C’est-là une question très compliquée parce qu’on ne sait pas exactement comment Mère Terre va réagir. Elle prend toujours toutes les formes de vie de la planète en considération, y compris les êtres humains. Différents scénarios peuvent donc se dérouler. Je peux peut-être vous en énumérer quelques-uns. La plupart des gens nous placent dans la troisième dimension mais d’autres perçoivent et savent que nous sommes dans la quatrième dimension et que nous nous apprêtons à accéder à la cinquième.  Ce que j’ai découvert dans ma propre vie c’est que la Mère terre est entrée en quatrième dimension en 1999 mais à maintenu l’apparence de la troisième dimension. Pourquoi ? Par amour pour nous, car nous n’étions pas prêts. Un grand nombre de gens n’étaient pas prêts pour cette transformation de conscience et ces quelques années supplémentaires dans un environnement plus familier leur a permis d’effectuer la transition de manière plus douce. Pensez-y…Auriez-vous écouté cette diffusion il y a onze ans ?

Regardez les nouveaux Enfants Super Psychiques à travers le monde. La raison pour laquelle ils peuvent accomplir toutes ces choses incroyables c’est parce qu’ils peuvent accéder à la quatrième dimension qui nous entoure tous. Nous pouvons tous y accéder mais la plupart d’entre nous ne le savent pas.

Néanmoins, quand la Mère Terre nous enverra consciemment dans la quatrième dimension, ça sera une énorme surprise pour ceux dont la conscience est moins développée. Cette transition se produit habituellement immédiatement avant ou pendant le déplacement physique des pôles. Cela se produit rarement après.

Q Vous avez dit que la Grande Pyramide d’Egypte a été construite de haut en bas. Comment peut-on dater cela au carbone avec précision ?

R Je n’ai peut-être pas été suffisamment clair. Tout le système incluant les pyramides, les temples, les églises, les monastères etc, a d’abord été construit dans la quatrième dimension. Bien sûr, tous les éléments naturels tels les lacs, et les volcans étaient déjà là. C’est ainsi que presque toutes les choses arrivent sur Terre. De plus, il vous faut savoir que le temps est différent dans chaque dimension. Nous avons une certaine expérience du temps en troisième dimension mais une courte période de temps en troisième correspond à une très longue période en quatrième dimension. Quelques heures ici correspondent à peut-être cent ans dans la quatrième. Je ne suis pas sûr de l’équivalence précise mais c’est l’expérience que j’en ai. Donc ce que j’essaie de dire c’est que la Grande Pyramide — le premier grand édifice de ce système incroyable — a d’abord été construite dans la quatrième avant d’être transposée dans la troisième dimension, mais pas de la même façon que les autres 83 000 structures. Celles-ci ont été construites de façon normale et guidées par une conscience supérieure. De plus, le processus de construction de la Grande Pyramide ne pourrait être considéré normal ou même plausible par la science moderne. Autrement dit, la science ne pourrait pas expliquer cet édifice parce que sa construction a été dirigée par un niveau de conscience humaine de quatrième dimension.

Q Quelle est le rôle de la Lémurie dans tout cela ?

R La Lémurie n’est pas directement reliée à l’Atlantide puisqu’elle n’existait pas à la même époque. En fait, il y avait et il y a encore des vestiges de la Lémurie comme, par exemple, l’ile de Kauai à Hawaii et l’Ile de Pâques dont nous avons parlé lors de la diffusion. Toutefois, le continent même avait déjà disparu quand tous ces évènements se sont produits en Atlantide. De toutes manières, la plupart des habitants de l’Atlantide provenaient de la Lémurie. La Lémurie a sombré sous la mer il y a 65 000 ans, bien avant les évènements en Atlantide qui remontent à 13 000 ans.

Q Que va-t-il arriver à la grille sur laquelle nous nous trouvons présentement ? Est-ce que certains d’entre nous y resterons pendant que d’autres iront sur la nouvelle grille ?

R Il y a beaucoup de spéculation à ce sujet parmi les peuples indigènes et les leaders spirituels de la planète. Voici ce que j’en retiens. La majorité des autochtones américains croient que quand cela se produira, la plupart des êtres humains sur Terre mourront et retournerons à leurs étoiles d’origine. Leur transformation sera ainsi plus facile. Quant aux autres, ceux que les autochtones américains appellent le peuple du « Cœur Uni », ils deviendront un seul peuple, respirant tous à l’unisson. Ils deviendront véritablement un seul être vivant même s’ils vivent éparpillés sur la planète. C’est à partir de là que nous nous transformerons en une nouvelle humanité.

Du point de vue de la Conscience de Melchizedek, il se passe beaucoup plus de choses au niveau universel que ne le réalisent les gens sur Terre. Les Mayas ont parlé de ces cycles du temps, mais ces cycles étaient tous basés sur le système solaire et sur notre galaxie. Nous savons que la fin de la Précession des Équinoxes correspondra également à la fin d’un plus grand cycle cosmique et que cela changera bien des choses sur notre planète et modifiera toutes les prophéties sur notre avenir. Cependant, c’est là le sujet d’une autre rencontre. On peut toutefois affirmer qu’en général la vieille grille, la planète, et le reste de la troisième dimension retourneront dans le vide. Cela n’est pas une « mauvaise » chose. L’humanité s’apprête à évoluer vers une nouvelle forme de conscience, bien au delà de notre imagination, et à recommencer à nouveau d’une manière magnifique et indescriptible. C’est un cadeau de la Source.

Q Est-ce qu’on se souviendra du niveau de conscience plus élevé qui prévalait au temps de l’Atlantide et des grands prêtres ? Pourra-t-on, à partir de cet espace, se joindre à la Mère Terre ?

R Se souvenir d’une conscience supérieure et se connecter à la Mère Terre vont de paire. A partir de ce point de conscience, le nouveau cheminement de la conscience humaine fera ses premiers pas vers les possibilités infinies de la vie.

Q Dans la quatrième dimension, est-ce que nous garderons nos souvenirs et est-ce que nos enfants resteront avec nous ?

R La mémoire est la clé de la conscience élevé. Quand un être devient immortel, ce n’est pas dire qu’il vivra éternellement dans son corps, enfermé dans une prison. Nous dépassons toujours la forme physique que nous habitons lorsque nous voulons aller de l’avant. Cela veut dire que nous gardons le souvenir de nos vies antérieures sans interruptions d’une vie à l’autre. C’est cela la vie immortelle. Ceux d’entre nous qui feront partie de L’Être Vivant Unique sur la Terre après la transition deviendront définitivement des êtres immortels. Nous nous réincarnons après chaque vie parce que nous ne savons tout simplement pas mourir consciemment. Ceci remonte au « problème » de l’Atlantide. Nous mourons ici sur Terre, et nous nous dirigeons vers la quatrième dimension. Une fois rendu là, nous perdons nos souvenirs humains. Puis, nous vivons sur la quatrième, nous mourons et nous revenons sur la Terre sans se souvenir de la quatrième dimension. Nous répétons ce cycle à maintes reprises jusqu’à qu’on apprenne à mourir consciemment. Une fois que nous atteignons ce niveau, nous ne « mourons » plus, voulant dire que nous gardons nos souvenirs.

Nos enfants resteront-ils avec nous ? Ca dépend de la personne. Oui, ce sont nos enfants; mais ils ne nous appartiennent pas. Ils sont leur propre maître et ils appartiennent à l’univers. Ils feront leur choix.

Nous voyageons souvent en groupes dans l’univers. C’est ce qu’on appelle parfois les «groupes d’âmes ». Je me suis aperçu que ces groupes étaient composés d’à peu près trente-deux personnes. Dans une vie vous êtes la mère ou le père et ils sont vos enfants; dans l’autre, ce sont eux les parents et vous l’enfant. C’est parfois plus compliqué mais vous comprenez où je veux en venir. Cependant, nous sommes toujours libres de commencer un nouveau cycle si nous le désirons.

Q Y-a-t-il des “avant-gardistes” qui peuvent aider les autres dans ce processus ou est-ce que tout le monde se trouve dans le même espace et est donc assuré de se retrouver dans la Nouvelle Grille de la Mère Terre ?

R Il y a définitivement des précurseurs de cette nouvelle conscience. Certains sont arrivés tôt. J’étais un de ceux-là. Mon corps est né en janvier 1941 et je suis entré dans ce corps le 10 avril 1972. La première vague d’enfants a débuté en janvier 1972. Le premier enfant super psychique a été découvert en chine en 1974. Il pouvait voir avec ses oreille encore mieux que vous ne pouvait voir avec vos yeux. Maintenant, presque tous les enfants nés sur Terre ne proviennent pas de la Terre et prennent une forme humaine pour la première fois. Ils amènent leurs souvenirs et leur connaissance d’une conscience avancée et ceci nous aide tous à atteindre de plus hauts niveaux d’être. Ces premiers enfants, rendus adultes maintenant, aideront le reste de l’humanité au fur et à mesure que les évènements se dérouleront.

Si vous êtes une de ces personnes et que vous le savez, soyez patients. Le moment viendra où on aura besoin de vous et où vous serez apprécié à votre juste valeur. Merci d’être venu sur cette petite planète au milieu de nulle part.

Q Comment changerons-nous de conscience ? Garderons-nous la même forme ? Comment est-ce que ce déplacement affectera nos vies et le reste du monde ?

R La transformation de la troisième à la quatrième dimension est décrite en détail dans le deuxième volume de mon livre « L’Ancien secret de la fleur de vie ».

Mais en résumé, vous serez guidé à travers une série de mouvements et d’expériences de la conscience absolument extraordinaire. Le chemin est déjà codé dans votre ADN. Il n’y a rien à apprendre car c’est exclusivement un processus de rappel. Une fois que vous serez pleinement dans la quatrième dimension, la plus grande difficulté sera de vous rappelez que VOUS créez votre monde – chose que tout le monde sur la planète en ce moment tend à oublier. Oui, vous êtes le Créateur. Malheureusement, je ne peux pas entrer dans les détails de ce phénomène complexe dans le cadre de cette discussion aujourd’hui.

Dans ce nouveau monde, vous serez tel un nouveau-né. Tant que vous resterez dans l’amour et que vous verrez la beauté autour de vous, tout ira bien. Mais si vous prenez peur, vos peurs se manifesteront; elles vous dévoreront et vous serez renvoyé dans la troisième dimension – celle que vous venez de quitter. De là, vous serez envoyé ailleurs dans l’univers pour compléter votre croissance. Il n’y a pas d’enfer ou de paradis : il n’y a que ce que vous créez !

Il est si important d’être sans peurs et de savoir que vous êtes le Fils ou la Fille de la Source Créatrice. Lorsqu’on comprend cela, la transformation de la conscience est non seulement facile mais elle est même extrêmement agréable. Croyez en vous. Faites-vous confiance. Vous verrez qui vous êtes réellement.

Q Comment peut-on s’aider dans le quotidien ? Doit-on se détourner de la vie moderne ? Devrait-on méditer ? Y-a-t-il quelque chose de spécifique à faire ?

R Personnellement, je vis dans deux mondes. Le premier est le monde de tous les jours que l’on connait tous et je le vis comme s’il allait toujours exister : je paie mes factures, j’aime ma famille, je prends soin d’eux et j’aide dans le monde comme je le peux. Je planifie ma vie comme si la vie sur terre était éternelle. Ceci est caractérisé par le vieux proverbe Zen «Avant l‘illumination je porte l’eau et je coupe le bois. Après l’illumination, je porte l’eau et je coupe le bois ». Mais en même temps, je sais ce qui s’en vient et je me prépare intérieurement. Il y a très peu de choses significatives à faire dans le monde extérieur face aux changements qui s’en viennent. Ce n’est pas une mauvaise idée de creuser un trou et d’enterrer de l’eau et de la nourriture. Cependant, il faut réaliser que cela ne sera pas d’une grande utilité à un niveau inter-dimensionnel.

La méditation demeure l’activité la plus importante dans laquelle vous pourriez vous impliquer. Méditer ne veut pas seulement dire s’assoir dans la noirceur. C’est beaucoup, beaucoup plus. L’objectif est de devenir un être qui a réalisé son Moi Supérieur. Sur le plan externe, aider les gens à se rappeler qui ils sont et être au service de l’humanité sont les seuls activités qui aident à développer le caractère. Ca vous sera utile lorsque vous entrerez dans un niveau de conscience plus élevé.

Vivez dans votre cœur et non pas dans vos têtes. Reliez l’amour provenant de votre cœur au cœur de la Terre. C’EST LA CLÉ. Les Mayas croient qu’il faut aussi se relier au cœur du Soleil.

Lorsque vous êtes ainsi reliés, vous créez en vous une vibration reconnue par la Mère Terre et vous devenez gagnant au jeu de la Vie. Lorsque les changements de dimensions ou les déplacements des pôles se produiront, vous n’aurez rien à faire. Mère Terre vous connait et vous protégera en toutes circonstances car elle s’assurera que vous ferez partie de L’Être Vivant Unique qui commencera son cheminement au-delà des étoiles. En vérité, la Naissance d’une Nouvelle Humanité est aussi simple et naturelle que la naissance d’un bébé sur Terre.

C’est le moment d’être joyeux et de célébrer ! Quand les gens s’inquiètent de complots ou qu’ils sombrent dans la peur et le désespoir, serrez-les dans vos bras et laissez-les ressentir votre vibration. L’énergie de votre amour, combinée à l’amour de la Mère Terre est ce qui guérit les ténèbres de l’âme.

Q Quelles étaient les dates des cérémonies à Moorea et Sedona ?

R La cérémonie de Moorea a eu lieu en janvier 2008 et la dernière de Sedona en Arizona, le ____ février 2008. Ces dates correspondaient à une éclipse de la lune et du soleil.

Q Qu’en est-il des Agarthéens et de la Terre Creuse ? Nous aideront-ils ?

220px-sirius_a_and_b_hubble_photo dans Nouvelle TERRER La Terre Creuse est plus vivante que bien des gens ne le pensent. En fait, au cours des deux dernières années – 2009 et 2010 – même la science a commencé à changer d’avis à ce sujet. Tous ce que je peux dire c’est que notre compréhension des Agarthéens est extrêmement limitée et que, oui, je crois qu’ils nous aiderons plus que n’importe quelle autre race – à l’exception peut-être des « Siriens »  qui ont engendré notre race humaine. Ceux du premier groupe sont des IT (intra-terrestres) et ceux du second sont des ET (des extra-terrestres) provenant de l’étoile Sirius (Sirius B, la troisième planète).

La prochaine présentation que j’aimerais faire (si Dieu le veux) serait dédiée à ceux qui vivent à l’intérieur de la Terre. Il y une abondance d’information, de vidéo et de photos réelles et un message de leur part qui vous fera chaud au cœur. Ils ont des millions d’années de plus que nous, ils nous perçoivent comme des frères et des sœurs et ils désirent vraiment nous rappeler qui nous sommes réellement. Nous pouvons nous attendre à les voir à nos cotés lors de cette transformation.

Q Si la grille est en place, est-ce que cela veut dire qu’il n’y aura pas de déplacement des pôles – ou du moins, rien de radical – et que la transition se fera plus en douceur ?

R Seule la Mère Terre détient la réponse à cette question. Cependant, en communiquant avec elle, je lui ai demandé si le déplacement des pôles pourrait être rendu plus facile pour la vie à la surface de la planète. Elle m’a répondu que toute nouvelle vie nait dans la violence et que la naissance d’une nouvelle humanité n’est aucunement différente. Il y a des raisons à cela que la race humaine a du mal à comprendre ou à accepter. Vous n’avez qu’à suivre l’éruption d’un volcan pour les nouvelles formes de vie émerger.

Les Mayas disent que lors des deux derniers déplacements des pôles, il y 13 000 et 26 000 ans, il a été difficile de survivre. Et c’est dans ces cycles que nous nous trouvons présentement. Ils s’en souviennent. L’Atlantide a sombré lors du dernier cycle, emportant 10 million de personne en une nuit. Donc, ce n’est pas à moi de décider. Discutez-en avec la Mère Terre. Peut-être changera-t-elle d’avis.

Mais peu importe sa réponse, si vous voulez être libre de toute violence, restez connecté au cœur de la Mère Terre par votre amour et VOUS serez en paix durant cette transition.

Une fois de plus, ne vous inquiétez pas du monde extérieur. Il sera transformé, tout comme vous, intérieurement et extérieurement. Quand le tout sera terminé, vous serez né dans un nouveau monde et la vie recommencera à nouveau.

Ne regardez pas la noirceur. Regardez seulement la beauté qui vous entoure, regardez l’amour qui se trouve dans les yeux de ceux que vous aimez et VOUS émergerez dans un monde de beauté et d’amour. Sachez apprécier votre vie et la Vie sera reconnaissante envers VOUS.

Je sais qu’il y a bien d’autres questions mais je ne peux toutes y répondre. Si vous voulez savoir la réponse à toute question, vivez dans le cœur ; dans le petit espace de votre cœur. A l’intérieur de cet espace se trouvent toutes les réponses.

J’espère que cette présentation de « La Naissance d’une nouvelle humanité » vous aidera à vous souvenir de qui vous êtes à l’aube de la naissance d’un magnifique monde nouveau.

Merci d’avoir le courage de suivre votre cœur.

Directement de mon cœur au votre,

DrunvaloSource  

Publié dans Nouvelle TERRE | Pas de Commentaires »

Une nouvelle conscience

Posté par othoharmonie le 18 août 2013


17 raisons d’appeler à son émergence. Ils sont astrophysiciens, biologistes, psychiatres, philosophes, enseignants, artistes, maîtres zen ou pionniers de l’écologie. Tous estiment qu’il est temps d’évoluer vers une nouvelle conscience, de soi et du monde. L’INREES leur donne la parole dans le hors-série n°1 d’Inexploré.

Et si vous oubliez tout ce que vous pensiez savoir des lois qui régissent le vivant ? XVIIe siècle, Newton décrit le monde comme un ensemble d’objets mécaniques et délimités, Descartes réduit le réel à ce qui est observable et mesurable – l’homme y compris. Emerge alors en Occident la représentation d’un univers fragmenté, déterministe, quantifiable. Tout devient maîtrisable, exploitable, consommable.

Une nouvelle conscience dans Nouvelle conscience images-131Au nom de quoi faire voler en éclat ces conceptions ? De la science elle-même. Depuis cent ans, des physiciens lèvent le voile sur de nouvelles dimensions. Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : « Après avoir dominé la pensée occidentale pendant trois cents ans, la vision newtonienne a fait place à celle d’un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L’avènement de la physique quantique et de la théorie du chaos a introduit les principes d’incertitude, d’imprévisibilité, d’influence entre l’observateur et le réel observé. Les atomes forment un monde de potentialités ou de possibilités, plutôt que de choses et de faits. Des phénomènes de mécanique quantique ne peuvent se comprendre avec les références classiques. Pourquoi par exemple, quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui étaient associés, l’un continue de savoir ce que fait l’autre, sans aucune communication ? Cela pose problème si on suppose que la réalité est morcelée et localisée sur chacune des particules. Le paradoxe n’a plus cours si on admet que les deux photons font partie d’une réalité globale, quelle que soit la distance qui les sépare. Ils sont interdépendants : chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. »

La réalité de cette nouvelle physique est multidimensionnelle, son univers constitué de matière, de flux d’énergie et d’information. Et si c’était le cas à tous les niveaux du vivant ? 

En biologie du cerveau, par exemple. Jean Becchio, médecin généraliste, président de l’Association française d’hypnose : « Dans les années 50-60, on pensait tout connaître du cerveau. Quarante ans plus tard, on est perdu ! La matière grise n’est plus considérée comme aussi primordiale : elle ne serait que le récepteur d’informations captées depuis l’extérieur, puis envoyées dans la substance blanche, où elles rencontrent d’autres informations issues du monde intérieur, de la mémoire, des émotions, des apprentissages… On vient aussi de trouver qu’il y a des neurones miroirs partout dans le cerveau, qui jouent un rôle important dans les phénomènes de sympathie, d’empathie et de compassion. Cette découverte fait évoluer la conception très robotique de l’humain ; il est d’abord un être relié aux autres. Le cerveau n’est plus étudié comme une boîte isolée, mais dans sa relation avec son entourage. »

Autre découverte de taille : le cerveau ne produirait pas la conscience. Pim Van Lommel, cardiologue, spécialiste des expériences de mort imminente : « Dans l’étude que j’ai menée sur des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque, 18% rapportent une expérience d’expansion de conscience au moment où ils étaient en mort cérébrale. Ils ont perçu leur réanimation, peuvent avoir vu des souvenirs de leur vie entière, interagi avec des proches décédés… Des millions de gens dans le monde ont vécu ces phénomènes – 9 millions aux USA, 20 millions en Europe. Notre étude (la plus importante à ce jour) met en échec les explications matérialistes – manque d’oxygène, hallucinations, rêves, etc. Elle prouve que le cerveau ne crée pas la conscience ; il n’est que le catalyseur qui rend possible son expérience – comme le poste de télévision n’est qu’une interface pour accéder aux émissions. La véritable conscience est non locale, plus vaste que ce que nous percevons dans la vie quotidienne, et capable de survivre au corps physique. » 

Il existerait donc une conscience supérieure à la conscience ordinaire… Une hypothèse en voie de validation scientifique. Roger Nelson, directeur du Global Consciousness Project, chercheur en parapsychologie à l’Université de Princeton : « Nos expérimentations ont montré que les gens étaient capables, par la pensée, d’influer sur le contenu d’une séquence de nombres aléatoire. L’effet est ténu, pas suffisant pour ouvrir une porte de garage à distance, mais assez pour comprendre que l’esprit n’est pas confiné à la boîte crânienne et peut entrer en relation directe avec différents aspects du monde. Nos capteurs détectent aussi un changement lorsque les gens se retrouvent en communion, à l’occasion d’un événement fort. L’interaction des consciences individuelles induit un échange d’information et la création d’une cohérence de champ, qui n’existait pas auparavant, qu’on appelle la conscience de groupe. Nous avons plus de 400 enregistrements de ce type ; à partir de ce seuil, les critères scientifiques admettent la réalité d’un phénomène. »

Il serait même possible, par cette conscience non locale, d’accéder à des informations affranchies de l’espace et du temps. Stephan A. Schwartz, chercheur principal sur le cerveau, l’esprit et la guérison à l’Institut Samueli (USA) : « Les expériences que nous avons menées prouvent, protocoles scientifiques et données statistiques à l’appui, que nous avons la capacité de décrire des choses, des lieux ou des gens éloignés, comme s’ils étaient sous nos yeux. Nous pouvons également décrire un événement qui ne s’est pas encore produit. Les données recueillies sont de deux types : des impressions de sens – par le goût, le toucher, les odeurs – et une impression de connaissance : je ne sais pas comment, mais je sais que c’est vrai. Il n’y a rien de surnaturel là-dedans : vous vous ouvrez simplement à cette part non locale de votre conscience qui n’est pas limitée par le temps et l’espace. Cette compétence se développe, à condition d’en avoir la volonté. L’intention est un point clé. »

De quoi chambouler profondément nos visions du monde et de nous-mêmes. Comme l’ont pressenti nombre de sagesses traditionnelles, notre identité profonde ne serait pas nos corps ni nos esprits individuels, mais cette conscience connectée à un grand tout. Lynne McTaggart, journaliste scientifique : « Lorsque les particules subatomiques conversent, elles échangent de l’énergie. Quand vous multipliez cette infime quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l’univers, vous obtenez une incroyable quantité d’énergie dans un espace vide. Ce champ permet de comprendre qu’il n’y aurait pas des objets séparés, mais un lien, c’est-à-dire une connexion si intriquée, si essentielle et si profonde qu’il est impossible de dire où une chose s’arrête et où l’autre commence. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. C’est un processus coopératif, qui doit nous inciter à dépasser la polarisation terrible que nous observons aujourd’hui, et vivre selon une image plus organique et plus holistique. » 

Sortir du sentiment de maîtrise absolue, retrouver le sens de la globalité, de l’humilité et des responsabilités…
Dans le rapport à soi, d’abord, la manière dont on s’envisage et dont on se soigne. Thierry Janssen, médecin psychothérapeute : « En parallèle d’une médecine de plus en plus technologique, émerge un paradigme de santé issu de cultures traditionnelles, qui insistent davantage sur la prévention et, lorsqu’il s’agit de soigner, le font de manière globale, en ne réduisant pas la personne à un corps-machine. Il me paraît absolument pertinent de considérer l’humain comme un être indivisible, dont les pensées influencent le fonctionnement biologique et dont le fonctionnement biologique influence la pensée, sans tomber dans l’idée que toutes les pathologies sont causées par des conflits psychologiques et que la résolution de ceux-ci suffiraient à guérir. Dans une perspective intégrative, l’idéal serait de soigner les patients avec empathie, en développant des relations de respect, en les considérant comme des individus multidimensionnels, tout en profitant des merveilleux outils que la technologie nous offre. » 

Evolution, aussi, dans notre rapport aux autres, ce que l’on inculque et ce que l’on transmet. Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, à l’initiative du Printemps de l’éducation : « Aujourd’hui, l’école est source d’inégalités car basée sur la compétition et non sur la coopération. Elle ne table pas sur l’échange et le partage des connaissances, mais sur un rapport autoritaire, qui n’autorise pas les enfants (et ils ne se l’autorisent pas eux-mêmes) à devenir auteurs de leurs propres vies. Notre époque n’a plus besoin des petits soldats de l’ère industrielle. Lorsque l’enseignant se positionne avec ouverture, en tant que guide et accompagnant, cela change totalement la donne. L’éducation intégrale, fondée sur le libre progrès de l’enfant, dans un cadre bienveillant, part du principe qu’il existe chez l’enfant une connaissance quasi-innée. Si on lui fait confiance, il sait très vite où il doit aller. Il faut stimuler le questionnement, les éveiller à leurs propres réponses. Y compris en matière existentielle, une dimension qui existe bel et bien chez les enfants. » 

Autres aspect fondamental : notre rapport à la nature. Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris : « Au lieu de prendre conscience de la beauté infinie de la planète et de considérer la Terre comme une oasis perdue dans un désert sidéral dont nous sommes totalement dépendants, nous continuons de la sinistrer, en agissant comme si ses ressources étaient inépuisables, comme si nous pouvions nous affranchir de cette nature que nous appelons “environnement”, comme si nous n’en faisions pas partie. Si des extraterrestres nous observaient, ils concluraient que nous avons des aptitudes mais que nous sommes inintelligents ! Tant que nous ne modifierons pas notre regard, nous serons dans cette dichotomie, dans ce dualisme totalement artificiel. A partir du moment où je suis à l’école de la nature, je ne cherche plus à m’imposer à elle, à la dominer ni à l’empoisonner, je suis à son écoute, j’observe son processus et je le respecte. Etymologiquement, humus, humanité, humilité, c’est la même chose. »

Jusqu’à notre rapport à l’univers, en prenant la mesure que nous n’en sommes qu’un des composants. Morvan Salez, chercheur en astrophysique : « Grâce à l’amélioration de la technologie, on trouve de plus en plus de systèmes planétaires très semblables au nôtre. Environ 780 exoplanètes ont été détectées de manière certaine, plus de 2000 sont en attente de confirmation. Les très importants progrès effectués dans la compréhension de notre propre écosystème ont aussi permis de découvrir que les bactéries sont absolument partout, dans des régions où l’on pensait que c’était impossible. Pour arriver à la biosphère actuelle à partir de molécules organiques inertes, il a fallu des mécanismes incroyablement subtils. Face à ce constat, on peut considérer que les paramètres de l’univers sont tels que si on laisse le temps agir à partir de bons ingrédients de départ, des formes de vie sont vouées à apparaître, peut-être très différentes de la nôtre. Nous dire que nous ne sommes pas seuls, c’est un électrochoc, qui peut remodeler en profondeur notre conception de nous-mêmes et de notre place au sein du cosmos. »

Cette évolution n’est pas un luxe : si on ne change rien, la planète court à sa perte, et nous avec. La crise actuelle n’est-elle pas révélatrice d’un besoin criant de retrouver un supplément d’âme, un sens et une cohérence ? Frédéric Lenoir, philosophe : « Les derniers grands succès de la littérature et du cinéma, tels que l’Alchimiste, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Avatar, réhabilitent les mythes, la magie, l’imaginaire. Preuve qu’on crève dans un rationalisme desséchant et que les gens ont besoin de rêver, de se relier au monde à travers des symboles, des archétypes. L’âme n’a pas suivi la croissance du corps matériel de l’humanité. Pourquoi ? Parce que nous ne la cultivons pas. On a aujourd’hui de plus en plus d’outils qui nous permettent de comprendre, de discerner, mais on ne sait pas bien s’en servir. Nous avons besoin de rééquilibrer notre cerveau. De plus en plus d’individus sont en quête d’une expérience intérieure qui touche leur cœur, leur vie. Ils sont à la recherche d’un éveil, d’un changement de conscience. Je crois que l’existence a un sens et que chacun peut le trouver, s’il le veut. » 

Pas seulement en acceptant un nouveau paradigme scientifique – qui ne serait alors qu’une idéologie de plus. Au-delà des théories, certaines expériences sensibles ouvrent sur une perception, intime, d’un autre réel : une musique que l’on écoute, un film que l’on regarde, une poésie que l’on lit, un paysage que l’on contemple… Jean François Clervoy, astronaute : « La Terre vue de l’espace, c’est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. Et on s’aperçoit que la couche d’atmosphère est fine comme du papier à cigarettes ; notre vie ne tient qu’à ce filet ! Tous les astronautes reviennent des vols spatiaux bien plus sensibles au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées. L’espace enrichit : sur le plan sensoriel, émotionnel, spirituel, existentiel. Quand on voit la beauté de l’univers, on se demande pourquoi c’est aussi beau, pourquoi on est si ému. Lorsqu’on regarde la Terre par le hublot, en apesanteur, on oublie qu’on a un corps, on a l’impression qu’on est simplement une conscience qui flotte, qui a le pouvoir de voir. Je crois que l’univers n’est pas limité à la matière, aux couleurs que je vois, aux émotions que je perçois. Il y a quelque chose de supérieur. »

Un quelque chose qu’il est possible d’explorer en lâchant la raison individuelle – et les postures sociales – pour laisser vibrer cette justesse d’intuition qui sommeille en nous. Jan Kounen, cinéaste : « Créer est un processus très intuitif. Tout à coup, une histoire résonne en moi et ne me quitte plus. Cette intuition compte beaucoup dans mes choix. Avant de prendre une décision, je surveille les signaux qui m’indiquent, physiquement et psychiquement, que je ne suis pas dans la peur, dans la détresse artistique. Sinon, la décision restera liée à l’énergie qui l’a fait naître. La pensée est créatrice, elle est liée à un monde énergétique que l’on nourrit, et qui nous alimente en retour. Je pense qu’il existe à l’intérieur de nous une intelligence plus efficace que notre seule intelligence mentale, laquelle est limitée par notre culture, notre vocabulaire, nos modèles, etc. Dans le monde indigène, l’imaginaire est un outil, qui permet d’accéder à des réalités différentes, qui toutes peuvent donner des informations importantes. »

Y compris en psychothérapie, où de nouvelles méthodes explorent l’invisible, au-delà de l’ego. Olivier Chambon, psychiatre : « Focusing, cohérence cardiaque, hypnose, TIPI… Ces techniques travaillent sur le monde de l’âme, du rêve, de l’imaginal, qui amène des compréhensions dépassant les connaissances habituelles. Lorsque la conscience est attirée vers l’ego, celui-ci la rétrécit, la ratatine et la conditionne. C’est en allant chercher des choses extérieures à lui qu’on permet à l’ego de trouver des voies de transformation qu’il ne trouve pas en lui-même. On apprend à faire attention à des choses inconnues, irrationnelles, éphémères, imprévues, incontrôlées. En voyage chamanique sous hypnose ou en EMDR, on accède à des parties du soi oubliées, des souvenirs qu’on ignorait avoir, des énergies nouvelles, ainsi qu’à un espace de pardon, de compréhension et de confiance, où l’on peut se voir et voir les autres sans juger ni blâmer. On obtient alors un rééquilibrage à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel. » 

higgs-event dans PenserieMais la prise de conscience ne suffit pas. Elle doit se cultiver au quotidien. Thich Nhat Hanh, maître zen : « Pour que la paix, la joie de vivre, l’amour et l’espoir puissent émerger, il faut prendre soin de l’instant présent, être conscient d’être vivant, qu’on est en train de marcher sur la planète Terre, d’entrer en contact avec les merveilles de la vie. Cela s’acquiert par une pleine conscience nourrie à chaque instant, de la concentration sur le présent, et une bonne gestion de ce moment. Réorganiser sa vie quotidienne, sa manière de travailler, de manger, de dormir, de respirer… Etre capable de préserver la paix, la compréhension et la compassion dans n’importe quelle situation, est une pratique spirituelle. Une fois qu’on est habité par cette vision juste, on existe en tant qu’être véritable, solide, libre et joyeux, et on peut avoir une influence sur le monde. Il n’y a pas de cloison étanche entre le soi et le non-soi. Chaque énergie que vous émettez en termes de pensée, de parole et d’acte, a un effet sur tout le cosmos. » 

Exemple très concret avec la MBSR, une méthode de réduction du stress par la pleine conscience, implantée dans 550 hôpitaux aux Etats-Unis (et 200 ailleurs dans le monde). Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, concepteur du programme : « Le MBSR met de l’énergie sous forme d’attention dans ce qui va en nous, plutôt que dans ce qui ne va pas. Le patient devient acteur de sa santé, en entrant en contact avec le paysage de son être. En habitant le moment présent, qu’il soit plaisant ou non, sans rien prendre personnellement, sans créer une narration sur sa douleur, on finit par voir les idées et les opinions pour ce qu’elles sont : des habitudes de l’esprit, qui ne sont pas la vérité. Je ne suis pas ma douleur, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mon cancer. Sans médicament ni chirurgie, juste avec la pleine conscience cultivée comme un muscle, la MBSR permet de réduire durablement les symptômes. Ce type de pratique change non seulement l’activité cérébrale, mais la structure du cerveau. Et il n’est pas le seul à être plastique : vos chromosomes, vos cellules, tout en vous est capable de changer en fonction de la façon dont vous mangez, dont vous aimez, dont vous faites de l’exercice, du temps que vous prenez pour le calme et l’attention méditative. »

Direction le pays des Bisounours et de l’amour rose bonbon ? Non. Le but n’est pas de vivre perché bien au chaud sur un petit nuage, mais au contraire de trouver en soi la lucidité et la force de cerner la réalité sous toutes ces facettes, même les plus sombres, et passer à l’action contre tout ce qui nous désincarne, faute de sens et d’âme. Fabrice Midal, fondateur de l’Ecole occidentale de méditation : « On n’a jamais rendu les hommes heureux en les gavant de sucreries ! Seule la vérité apaise réellement le cœur humain. Si nous ne l’affrontons pas, nous ferons de la spiritualité un rêve de plus. Impossible de s’asseoir et de méditer un moment sans rencontrer la souffrance. Mais à mesure qu’on s’y engage, la conscience s’ouvre et devient assez vaste pour soutenir les défis et les difficultés. L’important n’est pas d’avoir les solutions toutes faites, mais d’ouvrir notre champ de vision et notre capacité à faire face. La spiritualité doit chercher à comprendre le pire, afin de trouver des manières justes d’y répondre. La méditation donne le courage de revenir à l’essentiel. Elle montre un autre rapport à tout, fondé sur l’attention et la bienveillance. Partout où il y a l’être humain, il y a la possibilité d’un acte gratuit qu’on ne peut commander, instrumentaliser ni pronostiquer. C’est cela qu’il nous faut reconnaître, préserver et cultiver. »

parution : http://www.inrees.com/articles

Publié dans Nouvelle conscience, Penserie, Zones erronées | Pas de Commentaires »

Apaiser le mental pour devenir libre

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2013

 

 Apaiser le mental pour devenir libre dans APPRENDS-MOI coquelicots-327846

Comment le mental peut-il devenir tranquille ?

 Par l’investigation « qui suis-je ? ». La pensée « qui suis-je ? » détruira toutes les autres pensées, et, semblable au bâton qu’on utilise pour remuer le bûcher, elle sera  détruite, elle aussi, en temps voulu. C’est alors que la réalisation du Soi commencera à poindre.

 Par quel moyen peut-on se maintenir dans la pensée « qui suis-je ? » ?

Lorsque des pensées surgissent, au lieu de les suivre, on doit plutôt se demander : « A qui sont elles venues ? ».

 Peu importe le nombre de pensées qui s’élèvent ainsi. Si vous vous demandez à chaque fois : « A qui cette pensée est-elle venue ? », la réponse sera « à moi ». Si vous poursuivez alors l’investigation « qui suis-je ? », le mental retournera à sa source et la pensée qui venait de surgir s’évanouira. En persévérant ainsi dans cette pratique, le mental développera peu à peu la capacité de demeurer dans sa source. Lorsque le mental, qui lui est subtil, s’extériorise à travers le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes du monde grossier apparaissent ; s’il demeure dans le Coeur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas laisser le mental s’extérioriser, mais le maintenir dans le Coeur est ce qu’on appelle « intériorisation ». Si le mental quitte le

Coeur, on appelle cela « extériorisation ».

 Ainsi, quand le mental demeure dans le Coeur, le « je », origine de toutes les pensées, s’évanouit, et le Soi toujours présent resplendit. Quoique l’on fasse, on doit le faire sans le faux « je ». Si l’on agit de telle manière, tout se révèle comme étant de la nature de Shiva (Dieu). 

 Il n’y a que l’investigation comme moyen adéquat. Si l’on s’efforce de maîtriser le mental par d’autres moyens il paraîtra maîtrisé, mais il s’élèvera à nouveau. C’est ainsi que le mental peut être apaisé par le contrôle de la respiration, mais cela ne dure que le temps du contrôle de celle-ci; quand elle reprend, le mental se met, lui aussi, à s’agiter et à errer par la force de ses impressions latentes. Le mental et la respiration ont la même source. Le mental est constitué de pensées. La première qui surgit dans le mental est la pensée « je » ; c’est l’ego. L’ego a son origine à l’endroit même d’où s’élève la respiration. Ainsi, quand le mental s’apaise, la respiration est contrôlée, et quand la respiration est contrôlée, le mental s’apaise. Mais dans le sommeil profond, bien que le mental soit tranquille, la respiration ne s’arrête par pour autant. Ceci est dû à la volonté divine et a pour but de protéger le corps et d’éviter qu’il soit pris pour mort. En état de samâdhi, et en état de veille lorsque le mental est tranquille, la respiration est contrôlée. Le souffle est la forme grossière du mental. Jusqu’au moment de la mort, le mental garde le souffle dans le corps ; et quand le corps meurt le mental emmène le souffle avec lui. Par conséquent, la pratique du contrôle de la respiration n’est qu’une aide pour dompter le mental ; elle n’apporte pas l’extinction du mental.

 Comme la pratique du contrôle de la respiration, ainsi la méditation sur une forme de Dieu, la répétition de mantras, le régime alimentaire etc. ne sont que des aides pour apaiser le mental.

 Par la méditation sur des images de Dieu et par la répétition de mantras, le mental se fixe sur un seul point. La nature du mental est précisément d’errer. Tout comme la trompe d’un éléphant cesse de s’agiter lorsqu’il tient une chaîne, car il ne cherche plus à saisir autre chose, de même le mental quand il est occupé à méditer sur des noms et des formes ne s’intéresse à rien d’autre. Quand le mental se déploie sous forme d’innombrables pensées, chacune d’elles finit par s’affaiblir. Quand, au contraire,

les pensées s’évanouissent, le mental se fixe sur un seul but et devient fort. Pour un tel mental la recherche du Soi devient facile.

 De toutes les règles de conduite, celle d’un régime restreint à la nourriture sattvique en quantité modérée est la meilleure. En observant cette règle, la qualité sattvique du mental se développe et cela favorise la pratique de la recherche du Soi.

 Extrait de Qui suis-je ? de  Bhagavan Sri Ramana  page 7

Publié dans APPRENDS-MOI, Etat d'être, SAGESSE | Pas de Commentaires »

Future Grand-mère, tel est mon statut !

Posté par othoharmonie le 11 mai 2013

 

 

Future Grand-mère, tel est mon statut ! dans Créativité que-du-bonheur

 

Future Grand-mère, tel est mon statut !

Comme toutes les futures grands-mères,  je pense, les premiers instants de la vie d’une grand-mère sont arrosés de larmes et remplis de sourires. Quelle que soit la façon dont la nouvelle ait été annoncée (la photo d’échographie ou autre), la maman-future-mamie que je suis ressent « un bonheur profond », « une joie immense » et un « flot de larmes »… 

Devenir grand-mère pour moi, c’est aussi grimper dans l’arbre généalogique de la petite famille !

 

Grand-mère,  Granny, Jaddah,  Babouchka, Mémé, Mamy, Mamie,… ?

Quel sera le choix de mes filles ?….

Quoi qu’il en soit, je prépare leurs arrivées à ces bouts de choux. Que du bonheur ! que de pouvoir réaliser, créer et ensuite offrir, alors…. je tricote, je tricote ….

 

1-300x225 dans Expériences                              4-300x225 dans Penserie

 

3-300x225 dans Photographies

On pourrait alors se demander si une relation peut bien exister entre le tricot et la spiritualité…. Et en effet, on ne cesse de vanter les bienfaits du tricot sur notre santé, notre vie sociale à tel point que l’on parle même aujourd’hui de « tricot-thérapie » !

Tricoter permet de ralentir notre rythme et a des vertus anti-stress…. Et vue que j’étais en vacances depuis 3 semaines… ça m’a fait beaucoup de bien de penser à ces petits êtres en préparation dans le ventre de mes filles.

Ce passe-temps thérapeutique demande une concentration proche de la méditation. Une fois que le point à effectuer a été totalement mémorisé, l’esprit peut vagabonder paisiblement. Les mouvements répétés des aiguilles deviennent naturels ! Ce qui n’est pas négligeable non plus, c’est que Tricoter est un bon remède pour la perte de poids. Tricoter permet également d’arrêter de fumer…

Enfin, oui, le tricot peut avoir une dimension spirituelle……. 

Tricoter améliore notre quotidien, qu’on le pratique entre amis ou seul, qu’on l’investisse d’une dimension spirituelle ou méditative, le tricot est une activité compulsive moins nocive que la cigarette et/ou le grignotage, elle occupe les mains et l’esprit et nous permet de nous recentrer sur nous mêmes. 

message-coeur dans SPIRITUALITE c'est quoi ? Belle journée à vous tous ! 

Publié dans Créativité, Expériences, Penserie, Photographies, SPIRITUALITE c'est quoi ?, Travail sur soi ! | 3 Commentaires »

qu’est-ce que l’éveil

Posté par othoharmonie le 7 septembre 2012

 

L’éveil c’est cela : se souvenir (de ce) que nous sommes.

qu'est-ce que l'éveil dans Etat d'être VPCRPHM465-1Mais cette expérience, la rencontre avec nous-mêmes, avec Cela, avec la nature de l’esprit qui est spacieuse et lumineuse, ne peut pas être provoquée. Si cette expérience pouvait être provoquée, alors Cela, la vacuité, dépendrait de quelque chose qui n’est pas Cela, et c’est impossible vu qu’en réalité seul Cela existe. Donc, rencontrer des grands maîtres, lire des textes qui traitent de la vacuité, effectuer des pratiques spirituelles, méditer, etc, ne peut en aucun cas nous permettre de réaliser Cela, ni nous empêcher de réaliser Cela.

La réalisation de Cela ne dépend que de Cela. Alors pourquoi pratiquer, si notre pratique ne peut en aucun cas être la graine dont le fruit sera la réalisation de Cela ? Il n’y a pas de raison. Mais si nous pratiquons, tout en sachant qu’il n’y a fondamentalement aucune raison de pratiquer ni de ne pas pratiquer, alors, en pratiquant avec cet état d’esprit, nous serons parfaitement décontracté, non tendu vers un but situé dans l’avenir, léger, et notre pratique deviendra alors ce que l’on peut appeler une pratique parfaitement pure. La meilleure chose est d’offrir notre pratique au divin avec le même esprit qu’un petit enfant qui offre un dessin à sa maman : il sait bien que ça ne va rien changer ni à sa vie ni à celle de sa mère ; il le fait simplement car il aime sa maman.

« Celui qui, délaissant le Spontané, se consacre au nirvana, d’aucune manière n’accède au Sens ultime. Comment en s’attachant à quelque chose obtiendra-t-on la délivrance ? Sera-t-on délivré par la méditation ? A quoi servent les bougies ? A quoi bon les offrandes, qu’accomplit-on à l’aide des formules ? A quoi bon les austérités, à quoi bon les pèlerinages ? Peut-on atteindre la délivrance en se plongeant dans l’eau ? Laisse là tout attachement, renonce aux contraires illusoires. Il n’y a rien d’autre que la parfaite connaissance de « Cela ». Quand la conscience s’éveille, tout est Cela. » (Sahara

Certaines personnes pratiquent du matin au soir et du soir au  matin : offrandes, mantras, etc. Mais ces pratiques sont effectuées par l’ego et pour l’ego. Elles permettent ni plus ni moins que l’amélioration de ce dernier. Grâce à ces pratiques, notre ego va devenir beau, fort, etc. Ce qui n’a rien à voir avec le maître authentique, la religion authentique, la voie et la pratique authentiques. Lâcher-prise à l’ego, afin que celui-ci passe à l’arrière plan et que le bouddha  (qui est le maître véritable) passe au premier plan, voilà la vraie pratique, voilà la voie authentique, la religion authentique. (Hélas, c’est généralement lorsque nous sommes dans une situation extrêmement inconfortable – confrontés à la mort et à la souffrance – que l’ego se retire et que le bouddha pense à travers notre esprit, parle à travers notre bouche et agit à travers notre corps).

Si l’ego passe au second plan et le bouddha au premier plan, alors tout ce que nous ferons, dirons ou penserons sera véritablement saint, sera véritablement une méditation. Autrement, même si nous récitons un milliard de mantras, que nous pratiquons intensivement durant des années et des années, nous n’obtiendrons aucun résultat digne de ce nom. En effet, de même que les petits enfants sont capables de jouer au policier, au voleur, au docteur… et au religieux, de même notre ego peut jouer tous ces rôles. Mais il ne peut « que » jouer ces rôles, faire semblant ; il ne peut pas se comporter véritablement comme un policier, un docteur, etc. De même, notre ego ne peut que faire semblant de pratiquer, seul le bouddha qui est en nous peut pratiquer pour de vrai.[13]

Nous devons savoir que le désir de pratiquer la méditation, de rencontrer des maîtres, d’avoir des expériences spirituelles, que ce désir est un obstacle à l’éveil. Tant que ce désir est là, l’éveil ne peut pas survenir. Le Bouddha de notre temps, Sakyamouni, avait un fort désir d’effectuer des pratiques spirituelles, jeûne, méditation, etc. Lorsque ce désir est tombé, il a obtenu l’éveil. Pour obtenir l’éveil, il suffit que le désir d’atteindre l’éveil soit supérieur aux autres désirs : désir de faire des pratiques spirituelles, désir de fonder une famille, désir de faire le tour du monde, etc.

On peut alors se demander pourquoi le Bouddha et ceux qui l’ont suivit ont toujours enseigné que pour atteindre l’Eveil, il faut aller voir un maître, suivre ses conseils, méditer, etc.

En effet, en agissant ainsi, nous renforçons la lutte : « si je mets en pratique les conseils du maître, je serai heureux, si je ne les mets pas en pratique, je souffrirai. Si je médite c’est bien ; si je ne médite pas, c’est mal, etc ». Et plus nous luttons, plus nous nous éloignons de notre état naturel et donc de la félicité, plus notre croyance erronée en l’existence du bien et du mal se renforce. Plus nous luttons pour ne pas souffrir et plus nous souffrons. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que la situation devienne totalement insupportable. Alors instinctivement, nous lâchons prise, nous cessons de lutter… et la souffrance s’arrête.

Ce processus, qui est naturel, affecte tous les êtres sensibles. Le but de la religion et du maître en particulier, c’est d’accélérer ce processus, de l’intensifier, afin que nous en arrivions rapidement à être totalement écoeuré de lutter pour être heureux et ne pas souffrir. Le but de la religion et du maître ce n’est pas de résoudre nos problèmes, c’est de faire en sorte que ce soit nous qui résolvions nos problèmes. Et pour que nous puissions résoudre nos problèmes, il faut les voir clairement. Donc, le but de la religion et du maître, ce n‘est pas de diminuer nos problèmes, mais de les faire grossir afin que nous puissions bien les voir ! En effet, nous ne sommes pas capables de voir nos problèmes ; tout ce que nous sommes capables de voir c’est les conséquences de nos problèmes. En effet, il est impossible de voir ses problèmes sans voir la solution à ses problèmes, et vice et versa ![14]

 En somme, tant que nous cherchons à atteindre l’Eveil, nous souffrons ! 

[13] D’après Karl Renz, l’éveil surgit non pas « grâce » aux pratiques spirituelles que nous accomplissons, mais « malgré » ces pratiques. Lorsqu’il est questionné sur l’utilité de ces pratiques, voici ce qu’il répond. (Question d’un disciple) « Est-il nécessaire de faire un travail sur soi-même, de se développer (par exemple de travailler sur les aspects négatifs, etc.) ? Certains enseignants affirment que tout cela n’existe pas, que nous sommes entièrement libres, que rien ne doit être accompli. Qu’est-ce que cela signifie ?

(Réponse de K. Renz) C’est exact. Pour être ce que tu es, ni travail ni développement ne sont requis. Toutes les notions de voie, de développement et même de connaissance apparaissent avec la première pensée  » je « . Cette première idée crée le temps, l’espace et donc l’univers entier. Tant que cette pensée  » je « , qui signifie séparation, dualité, souffrance, apparaît réelle, le désir d’unité existe – et, avec lui, la recherche d’une porte de sortie – afin de mettre un terme à la souffrance. La première pensée erronée,  » je « , engendre la fausseté de tout ce qui s’ensuit. C’est pourquoi, seulement par la certitude absolue que l’on existe avant que la pensée  » je  » ne se manifeste (reconnaissant ainsi le faux comme tel et supprimant par ce moyen la racine de tout problème), peut-on être ce que l’on est. En étant ce que tu es, ou plus précisément, comme tu es, absolu, antérieur à tout et à rien, tous les concepts s’anéantissent. ».

[14] Jésus déclare : « Celui qui connaît la souffrance connaît aussi l’absence de souffrance. »

 

Retrouver le texte en son entier ici : http://www.terre-inconnue.ch/

 

Publié dans Etat d'être, Méditation | Pas de Commentaires »

La réalité et son reflet

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2012

 

La réalité et son reflet dans Méditation Consult-yi-king-300x202En résumé, il n’existe que 2 choses : la réalité et son reflet. La réalité, c’est l’esprit, et le reflet, c’est les phénomènes. Toutes les expériences que nous avons fait durant notre vie, tout ce que nous avons vécu, tout cela peut se résumer à de la vision, à de l’audition, à de la pensée, etc, bref, tout cela se résume à de la perception. Celui qui perçoit est comparable au corps, la perception est comparable à l’habit. Celui qui perçoit est comparable au miroir, la perception est comparable au reflet dans le miroir. Mais hélas nous, les êtres ordinaires, non seulement nous ne voyons pas ce qui existe : la réalité, l’esprit ; mais qui plus est, nous voyons ce qui n’existe pas : nous voyons certains phénomènes comme ayant une nature attirante, d’autres comme ayant une nature repoussante et d’autres encore comme ayant une nature neutre.

 Précisons encore certaines choses. Les seuls êtres qui « méditent » véritablement sont les bouddhas réalisés ; nous, nous ne faisons que nous « entraîner » à méditer. Quant aux enseignements des sages, ce n’est pas « le dharma », mais « une représentation du dharma ». Les représentations du dharma sont toujours limitées, mais le dharma lui-même est illimité et peut ainsi s’adapter à l’infinie diversité des êtres.

 Comme l’a dit Gonsar Rinpoché :

« Les enseignements du dharma les plus importants sont écris tout autour de nous par la vie elle-même ».

 

Lorsqu’on parle « d’atteindre l’état-de-bouddha », c’est une manière de parler conventionnelle.

 En réalité, rien ni personne ne peut atteindre l’état-de-bouddha. L’ego peut-il atteindre l’état-de-bouddha ? Bien sûr que non, puisque atteindre l’état-de-bouddha  est synonyme de disparition de l’ego. Et lorsqu’on parle « de disparition de l’ego, de l’erreur et la souffrance », c’est encore une manière de parler conventionnelle. En réalité, ce qui n’a pas d’existence ne peut disparaître. C’est notre « croyance » en l’existence de l’ego, de l’erreur et de la souffrance qui est appelée à disparaître. Imaginons une île (nous-même) habitée par une colonie de gazelles (nos croyances mondaines). L’idée est d’introduire sur cette île une colonie de lions (les croyances religieuses) qui va dévorer la colonie de gazelles. Ensuite les lions ne trouvent plus rien à manger et meurent de faim : l’île est vide, le but suprême est atteint. L’idéal bouddhiste n’est donc pas de remplacer nos « mauvaises » croyances par de « bonnes » croyances, mais d’anéantir toutes nos croyances. (Les gens ordinaires entretiennent la croyance au moi et au mien. Les gens religieux pensent qu’ils doivent détruire la croyance au moi et au mien. Ils pensent donc qu’il existe un je qui doit cesser de croire qu’il existe, vu qu’en réalité il n’existe pas! Les croyances des gens religieux sont donc beaucoup plus subtiles et raffinées que celles des gens ordinaires !). L’attachement au dharma, aux choses spirituelles, doit donc nous délivrer de l’attachement aux choses matérielles. Mais l’attachement aux choses spirituelles doit finalement être abandonné. Si ce n’est pas le cas, alors nous mourrons à cause d’un excès de médicament, au lieu de mourir à cause d’un excès de poison. [11]

 « Puisqu’on ne peut décrire « la vérité fondamentale », qui doit pourtant être réalisée dans la méditation yoguique, l’expression « vérité fondamentale » n’est qu’une métaphore. Puisqu’il n’y a ni voyageur, ni voyage sur la « voie » l’expression « voie » religieuse n’est qu’une métaphore. Puisqu’il n’y a aucun témoignage de « l’état de vérité », l’expression « l’état de vérité » n’est qu’une métaphore. » (D’après Gampopa)

 Lorsque nous disons « untel a réalisé l’illumination ou l’éveil », c’est une manière de parler conventionnelle. Si nous passons d’un état non-illuminé à un état illuminé, alors cet état illuminé a un commencement. Et tout ce qui a un commencement a une fin. Mais la vraie illumination est éternelle, sans commencement ni fin, elle ne peut être ni gagnée ni perdue. Le corps n’a jamais connu la vie, l’esprit n’a jamais connu la mort. Considérer que l’illumination est la conséquence de la pratique spirituelle est une erreur. Il est vrai que pour voir le soleil, il est nécessaire d’ouvrir les yeux. Mais il serait faux de dire « le soleil brille, parce que j’ai ouvert les yeux ». De même, il serait faux de dire « untel a atteint l’éveil, parce que il a effectué telle pratique spirituelle »[12].

 Tous les êtres sont parfaits depuis toujours : ce qui distingue les bouddhas des êtres ordinaires est que les premiers savent (ce) qu’ils sont, alors que les seconds l’ignorent. Nous sommes comme un petit enfant qui joue avec ses amis : il joue le rôle d’un policier, d’un voleur, il imagine qu’il est un médecin ou un malade. Puis, soudain, il se souvient qu’il n’est qu’un petit enfant. Il quitte alors ses amis et rentre chez lui.

b1z8xlo5 dans Méditation

 [11] L’attachement au bonheur nous rend malheureux. L’attachement à la sagesse nous rend idiots. Si l’attachement aux bonnes choses est un poison… que dire de l’attachement aux mauvaises choses !

.[12] « En fin de compte, la question du lâcher-prise nous échappe. Nous ne pouvons nous abandonner à la bénédiction par un acte de volonté. Nous pouvons demander le lâcher-prise, nous efforcer de nous soumettre. Nous pouvons prier, chanter les louanges de Dieu, pratiquer, nous offrir au divin et poser bien des actes en ce sens, mais nous ne pouvons nous soumettre à la bénédiction. Cette soumission procède de la grâce par laquelle le divin s’empare de nous. Tout au plus pouvons-nous demander que cette soumission se produise pour nous. Si le divin entend notre prière, il se peut que cet état advienne. » (Lee Lozowick)

 

Retrouver le texte en son entier ici : http://www.terre-inconnue.ch/

 

Publié dans Méditation | Pas de Commentaires »

Et le Bonheur !

Posté par othoharmonie le 20 juillet 2012

 

  « Sur une île faite uniquement d’or, il est impossible de trouver un caillou ordinaire ! »

Et le Bonheur  ! dans Méditation soleil Nous pensons tous que le bonheur dépend de quelque chose. Alors, nous nous battons pour obtenir ce quelque chose. Mais en réalité, le vrai bonheur ne dépend de rien. Quand nous obtenons ce pour quoi nous nous sommes battus, nous avons l’impression d’éprouver un certain bonheur. Mais ce bonheur provient justement du fait que temporairement nous avons cessé de nous battre. Donc, quand nous faisons quelque chose pour être heureux, nous ne sommes pas heureux, mais quand nous ne faisons rien pour être heureux, nous sommes heureux.

 Dans le premier cas, nous sommes dans un état spécial, artificiel ; tandis que dans le deuxième cas, nous sommes dans un état normal, naturel. En réalité, nous sommes malades de l’effort : nous sommes sans arrêt, même dans nos rêves, en train de rechercher des situations que nous considérons comme heureuses, et de tenter de fuir des situations que nous considérons comme malheureuses. Cela fait que concrètement notre esprit n’est jamais au repos, sans cesse train de lutter pour obtenir certaines choses et en éviter d’autres. La pratique qui représente la quintessence du vajrayana, que l’on appelle mahamudra, la grande perfection, et qui permet de réaliser l’état de bouddha instantanément, consiste donc paradoxalement à ne rien faire de spécial, à laisser notre esprit dans son état naturel, libre, ouvert et détendu.

 Comme l’a déclaré avec humour Sogyal Rinpoché :

« Tous nos problèmes proviennent du fait que nous sommes incapables de rester une heure, seul dans une pièce, sans rien faire de spécial ! »

 Si notre esprit fait l’expérience de quelque chose de plaisant, nous n’essayons pas de faire durer cette expérience, et au contraire si notre esprit expérimente quelque chose de déplaisant, nous n’essayons pas d’abréger cette expérience. Il s’agit de tout expérimenter, tout savourer, sans rien juger. En réalité, cet état est déjà réalisé par la conscience des profondeurs.

 C’est la conscience de surface, la conscience ordinaire, qui oscille sans cesse entre « j’aime » et « j’aime pas », au gré des conditions, qui fait l’expérience de la souffrance et de la jouissance, tandis que pour la conscience des profondeurs, les conditions sont toujours idéales, même lorsque nous hurlons de douleur. Si nous reconnaissons que la conscience des profondeurs a déjà atteint le but, alors nous obtenons instantanément et sans aucun effort la bouddhéité. La seule chose à faire dans le cadre de mahamudra, c’est de reconnaître que ce qui est est.[9]

 La pratique de mahamudra peut être résumée en 3 points : absence de distractions, absence d’artifice, absence de méditation[10]. Le premier point, absence de distractions, signifie que l’on ne doit pas être emporté par les pensées, les sensations visuelles, auditives, etc. Le deuxième point, absence d’artifice, signifie qu’il n’y a aucun effort à faire ni aucune technique à mettre en œuvre pour réaliser le premier point. Le troisième point, absence de méditation, signifie que cette pratique transcende la distinction entre méditer et ne pas méditer.

 Si faisons cette pratique correctement, nous obtiendrons de grands résultats en très peu de temps : une heure de cette pratique peut nous purifier d’un karma qui aurait dû nous faire renaître en enfer. Mais si nous faisons cette pratique incorrectement (et vu qu’il s’agit d’une pratique très subtile, les risques d’erreur sont particulièrement grands), elle peut s’avérer très dangereuse. Les pratiques de base ne sont pas très dangereuses (on peut les comparer à marcher sur un chemin peu raide, si nous tombons, nous ne nous faisons pas très mal) ; tandis que la pratique de mahamudra fait partie de ce que les tibétains appellent « la voie abrupte » (on peut la comparer à gravir une paroi verticale, si nous tombons, nous risquons de nous faire vraiment mal). C’est pourquoi, si nous voulons pratiquer mahamudra, il est absolument indispensable d’être guidé par un maître expérimenté.

 « La pleine réalisation de mahamudra libère complètement de toute ignorance ; mais celui qui l’a « presque » atteinte et pense avoir compris quelque chose qui serait mahamudra, est dans une situation très périlleuse. Comme il est encore sujet à l’ignorance, il est en danger de reprendre naissance sous la forme de quelque créature insensible et bornée ! Il est donc essentiel de toujours suivre fidèlement ce qu’enseigne le lama et de ne pas être arrogant, pensant avoir compris. » (D’après Kalou Rinpoché)

  b1z8xlo5 dans Méditation

[9] Quand Moïse demande à Dieu de se définir, Celui-ci déclare : « Je suis ce qui est ».

.[10] Dans l’évangile selon Thomas, Jésus déclare : « Si vous faîtes l’aumône, c’est une faute. Si vous jeûnez, vous empoisonnez votre esprit. Si vous priez, vous êtes condamnés ». Si l’on compare les pensées aux mendiants, le premier point est de ne pas les suivre, de ne pas les laisser nous influencer. Le deuxième point nous dit qu’il ne sert à rien de tenter de faire que notre esprit soit vide, sans pensée. En effet, faire en sorte que les pensées ne se manifestent plus est un artifice qui empêche temporairement l’attachement aux pensées de se manifester, mais qui ne résout rien durablement. 

Retrouver le texte en son entier ici : http://www.terre-inconnue.ch/

 

Publié dans Méditation | Pas de Commentaires »

Les énergies

Posté par othoharmonie le 21 juin 2012

 Toute rencontre avec une nouvelle énergie est cause de déséquilibre en soi, prise de conscience de ce qui n’est pas soi puis l’acceptation en soi pour donner un nouveau moi.

Les énergies  dans Méditation meditationVous qui souffrez et voudrait pourtant ressentir du plaisir à vivre, sachez que la douleur et le plaisir passent par les mêmes sens. Votre capacité à jouir de la vie vous donne la même capacité à souffrir. Ces deux contraires passent par les mêmes canaux sensitifs. Savez-vous ce qui fait leur différence? La douleur, la souffrance, c’est le rejet de ce qui nous touche. C’est de ne pas reconnaître que tout ce que l’on expérimente, vit, est un reflet inversé de nous-mêmes. Rien de ce qui nous arrive n’est une erreur de destinataire, une expérience imposée par un autre sans notre consentement. Nous sommes littéralement là où l’on doit être, à vivre ce que l’on doit vivre. Il est totalement impossible d’être ailleurs.

Le plaisir, la joie, c’est l’acceptation de ce qui nous touche, de reconnaître en eux une partie de soi ; que tout ce qui nous arrive est juste, même les épreuves et les souffrances, car elles servent à nous faire grandir et à développer au-delà de leurs contextes éphémères un état de bonheur constant. Si nous ne vivons pas pleinement tout ce qui nous arrive, c’est souvent à cause de l’immaturité de nos corps, de déséquilibre trop intense ou de blocage antérieur. Nous nous fermons alors à l’agression de l’extérieur en insensibilisant nos enveloppes, en cristallisant nos réactions en une armure protectrice. Cette armure nous empêche de ressentir les énergies jugées désagréables mais nous empêche aussi de ressentir celles agréables. Notre univers se fige et ne progresse plus. Certaines expériences du passé ont pu mettre en péril notre survie et c’est normal jusqu’à un certain point de les éviter.

Il est inutile de se brûler cent fois pour considérer le feu comme dangereux. Mais le feu n’est pas une menace en soi sauf si votre évolution ne vous permet pas de le côtoyer sans vous brûler. N’oubliez pas qu’un jour l’élévation de votre être vous permettra de danser dans le feu. L’amour peut être une énergie si forte qu’elle peut mettre en péril votre intégrité, votre vie même. Ne doutez pas une seconde qu’il y a des êtres si puissants qu’à leurs approches, vous voleriez en éclats, d’autres dont le feu intérieur vous consumerait. C’est pour cela que ce sont les êtres de lumière qui décident quand et comment ils vous approchent et jamais l’inverse. Vous pouvez faire une ouverture vers eux en élevant les vibrations de vos corps. Mais votre évolution en douceur est primordiale à leurs yeux. La survie du contenu de votre être est importante et non nécessairement ses enveloppes éphémères. Il n’y a rien de mauvais en soi. Il n’y a que des déséquilibres qui paraissent trop grands pour nos capacités. Mais cela est une réaction figée à une perception passée car rien de nos expériences ne peut être démesuré par rapport à soi car ce sont toutes nos propres émanations qui nous reviennent telles quelles.

Le danger est de cristalliser une forme qui deviendra à la longue insensible à d’autres stimuli. Alors, il est important de comprendre que ce ne sont pas les expériences qui sont importantes mais nos réactions à celles-ci. Comment réagissez-vous à tout ce que vous vivez ? Savez-vous à quoi vous êtes le plus sensible; à la douleur ou au plaisir? Qu’est-ce qui provoque en vous les réactions les plus fortes? Avez-vous appris à amplifier vos malaises, vos peines, vos peurs ou, au contraire, vos bien-être, vos joies, vos espoirs? Prenez-vous plus de temps qu’il faut à examiner vos déséquilibres qu’à reconstruire vos nouveaux équilibres? Le rythme primordial, expansion, contraction, repos, recommencement, pourrait se traduire à l’échelle humaine par action, réaction, constatation, recommencement.

Un arrêt trop prolongé sur un de ces trois temps amènera tôt ou tard un déséquilibre de l’ensemble qui devra être compensé par le réajustement en durée similaire des deux autres. Quand on prolonge outre mesure l’action, on se perd dans la foule jusqu’à s’oublier soi-même. Quand on prolonge outre mesure la réaction à notre action, on est bousculé par la foule jusqu’à chanceler sur soi-même. Quand on prolonge outre mesure la constatation à notre réaction, on hésite dans la foule jusqu’à figer sur soi-même. Et oui, seul le rythme harmonieux des trois est source d’évolution! L’amour respecte aussi ce rythme, un temps pour aller vers l’autre, un temps pour revenir vers soi, un temps pour apprécier ses acquis. Prenez-vous le temps qu’il faut pour jouir de ces trois étapes importantes de la vie?

 

Extraits du livre NAJA L’ILLUMINÉ – PREMIER PORTRAIT À L’ORIGINE DE TOUT CANALISÉ PAR COLIN CHABOT – retrouvez les écrits en son entier ici : http://www.music-close-to-silence.net/a_lorigine_de_tout.pdf

Publié dans Méditation | Pas de Commentaires »

La méditation

Posté par othoharmonie le 27 août 2011

 

Ce texte est extrait du livre intitulé « de la connaissance de soi », par Krishnamurti, éditions Le Courrier du Livre

 

La méditation dans Méditation Qu-est-ce-que-la-meditation,3084944-MDonc, le commencement de la méditation est la connaissance de soi, ce qui veut dire être conscient de chaque mouvement de la pensée et de l’émotion, connaitre toutes les couches de ma conscience – non seulement les couches superficielles, mais les activités cachées, secrètes, profondes. Mais pour connaître les activités profondément cachées, les mobiles secrets, les réponses, les pensées et les sentiments, il faut qu’il y ait de la tranquillité dans l’esprit conscient ; c’est-à-dire que l’esprit conscient doit être immobile afin de recevoir les projections de l’inconscient. L’esprit superficiel, conscient, est absorbé par ses activités quotidiennes : gagner de l’argent, tromper les gens, exploiter, s’évader des problèmes – toutes les activités quotidiennes de notre existence. Cet esprit superficiel doit comprendre la vraie signification de ses activités et, ce faisant, introduire une tranquillité en lui-même. Il ne peut pas provoquer une tranquillité, une immobilité, par un enregistrement, par une contrainte, par une discipline. Il ne peut engendrer la tranquillité, la paix, le calme, qu’en comprenant ses propres activités, en les observant, en en étant conscient, en voyant sa dureté, la façon dont il parle à son domestique, à sa femme, à sa fille, à sa mère, etc. Lorsque l’esprit conscient superficiel est ainsi éclairé sur toutes ses activités, par cette compréhension, il devient spontanément calme (non drogué par des contraintes ou des désirs enrégimentés) et alors, il est dans une situation où il peut recevoir les émissions, les suggestions de l’inconscient, de ces nombreuses couches de l’esprit que sont les instincts raciaux, les souvenirs enterrés, les poursuites cachées, les blessures profondes et encore ouvertes. Ce n’est que lorsque la conscience entière est déchargée, débarrassée de toute mémoire, quelle qu’elle soit, qu’elle est en état de recevoir l’éternel. 

 

Donc, la méditation est la connaissance de soi, et sans connaissance de soi il n’y a pas de méditation. Si vous n’êtes pas averti de toutes vos réactions tout le temps, si vous n’êtes pas pleinement conscient, pleinement informé de vos activités quotidiennes, vous enfermer dans une chambre et vous asseoir devant le portrait de votre gourou, de votre maître, faire puja, méditer, est une évasion. Sans connaissance de soi il n’y a pas de pensée correcte, et ce que vous faites n’a pas de sens, quelle que soit la noblesse de vos intentions. La prière n’a aucun sens sans connaissance de soi ; mais lorsqu’il y a connaissance de soi, on pense juste, donc l’action est correcte. Et lorsque l’action est correcte, il n’y a pas de confusion, donc pas de supplication pour que l’on vienne vous tirer d’affaire. Un homme pleinement lucide est en état de méditation ; il ne prie pas, parce qu’il ne veut rien. Par la prière, par l’enrégimentement, par la répétition, par des japam et tout le reste, vous pouvez amener une certaine tranquillité ; mais ce n’est qu’un abrutissement qui réduit l’esprit et le coeur à un état de lassitude. C’est droguer l’esprit ; et l’exclusion, que vous appelez concentration, ne mène pas à la réalité – aucune exclusion ne peut jamais le faire. Ce qui engendre la compréhension est la connaissance de soi, et il n’est pas très difficile d’être lucide si l’on en a réellement l’intention. 

 

med1 dans MéditationSi cela vous intéresse de découvrir le processus total de vous-même – non simplement la partie superficielle, mais le processus total de votre être entier – c’est relativement facile. 

 

Si vous voulez réellement vous connaître, vous sonderez votre coeur et votre esprit afin de connaître tout leur contenu ; et lorsqu’il y a l’intention de savoir, on sait. L’on peut alors suivre, sans condamnation ni justification, chaque mouvement de la pensée et de l’émotion; et en suivant chaque pensée et chaque sentiment à mesure qu’ils surgissent, on donne lieu à une tranquillité qui n’est pas imposée, qui n’est pas enrégimentée, mais qui provient de ce que l’on n’a pas de problèmes, pas de contradiction. C’est comme l’étang qui devient paisible, tranquille, un soir où il n’y a pas de vent. Et lorsque l’esprit est immobile, ce qui est immesurable entre en l’être. 

 

Signé Jiddu Krishnamurti 

Publié dans Méditation | 2 Commentaires »

12
 

katoueluv |
jeanneundertheworld |
darkangelusmag |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | debbyka
| nouvelles du front ... en a...
| Les ateliers d'Anissina Tur...