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Les guérisseurs spirituels

Posté par othoharmonie le 17 mars 2016

 

Devant la douleur de ceux qui pleurent et grâce aux possibilités infinies que les forces bienfaisantes de la nature et de Dieu accordent à ceux qui veulent se dévouer, il y a une sainte tâche à remplir. Pour cela, il faut une disposition d’esprit, un don de soi, une confiance totale en l’Energie créatrice, en Dieu, et aux esprits parvenus au stade de bonté qui fait les âmes grandes et généreuses. 

En rédigeant ce dossier, nous n’avons pas d’autre but que d’apporter au lecteur les bases qui sont celles en lesquelles le rédacteur croit, là encore il ne s’agit pas de la vérité, mais d’une vérité. 

guérisseur

Le guérisseur spirituel n’a souvent besoin ni de « passes » ni de contacts matériel avec le malade, il peut guérir aussi bien à distance qu’en contact, instantanément ou progressivement, assistés d’esprits bienveillants. La voie dans laquelle le guérisseur s’engage est difficile mais dispensatrice de joies profondes et Vraies. Joies de l’âme et du coeur. La vision de l’état du médium guérisseur, est celle du guérisseur sous l’angle moral et spirituel. Cela implique bien des abandons et des devoirs. Il s’agit, en premier lieu, de vaincre en soi « le vieil homme » et d’accepter le nouveau, celui qui a volonté de se rapprocher toujours plus de la spiritualité de Dieu. 

« Pense à Dieu aussi souvent que tu respires. » Epictète 

Par-là, il voudrait montrer la voie qui mène à la connaissance, à l’atteinte du Divin par la prière, car toute pensée de compassion, de bonté, tout élan de la personne vers Dieu, est une prière et la prière est essentielle à l’action guérissante. La prière quelle que soit sa forme, est seule à déclencher les forces pures au bénéfice de la détresse, de la souffrance humaine. Il est d’ailleurs constaté que chez les grands guérisseurs mystiques, dignes de cette appellation par la droiture et la dignité de leur vie, la force spirituelle qu’ils reçoivent est d’essence supérieure, elle diffère du fluide magnétique végétal, animal ou humain. 

Sans aller jusque là dans notre quotidien, nous pouvons tout de même penser que les qualités morales et spirituelles du guérisseur seront dispensatrices de fluides bienfaisants émanant de son propre fluide, allié à celui des esprits qui lui sont supérieurs. Ainsi plus le guérisseur sera en Dieu, en l’Amour, en la Foi, en l’Humilité, plus il s’élèvera moralement, plus il bénéficiera des fluides de l’autre monde, parfois à son insu, nous pourrions même dire « souvent » à son insu. 

« Si les médecins échouent dans la plupart des maladies, c’est qu’ils traitent le corps sans l’âme, et que, le tout n’étant pas en bon état, il est impossible que la partie se porte bien.« 

-          Platon« 

 La médecine spirituelle transporte son action dans le plan astral en agissant sur la source même de la vie, réparant les fonctions inconscientes, les tissus. Les maladies sont atteintes dans leurs sources mêmes. Le guérisseur est un foyer de force spirituelle et fluidique, il agit directement sur « l’âme » du malade, la partie malade se modifie sous les mouvements de la force, les molécules les plus denses soumises à l’action du courant spirituel changent progressivement la vitesse de leurs vibrations. L’harmonie alors se rétablit. 

Les vibrations lumineuses et régulières qui lui sont envoyées par le guérisseur, qui les reçoit « d’en haut », rétablissent les vibrations irrégulières du malade. « Une condition favorable est que dans la vie privée, la conscience humaine ait la volonté de s’ouvrir au principe Divin, se montre capable de recevoir la vie mise à sa portée par le don de guérisseur » nous explique le Dr Bertholet. 

Ceci voudrait-il dire aussi que le malade doit être partie prenante de sa guérison ?

Nous dirons oui et non, dans le sens où plus le malade est convaincu par la guérison spirituelle, plus celle-ci aura un effet puissant sur lui. 

Que dire alors des animaux ou des bébés, qui guérissent ainsi particulièrement bien (l’action guérissante, est parfois fulgurante sur les animaux), puisqu’ils « n’acceptent pas » ? 

Nous en déduirons que si le malade n’est pas partie prenante des soins spirituels, il ne doit pas la refuser (psychologiquement). Il doit se laisser faire. Qu’il soit dans le doute au départ, n’est pas un obstacle, mais s’il est intimement convaincu que cela ne se peut, alors le guérisseur ne pourra rien pour lui, sauf à lui prodiguer des soins à distance, sur photo ou par la pensée, à son insu bien sur, pour qu’il n’y ait pas blocage. 

La faculté guérissante, véritable bienfait pour celui qui l’ayant méritée, la possède et la pratique avec humilité et désintéressement, est une récompense de tous les instants. 

Intervention de l’esprit : « La médiumnité guérissante est l’apanage des justes, des bons et des mystiques. Seul un coeur altruiste et élevé pourra y accéder. Dieu n’accorde son fluide qu’aux méritants. Elevez-vous mes frères, vous atteindrez Dieu ». 

Toutes les méthodes sont bonnes mais parfois incomplètes selon le malade auquel elle est appliquée. Un guérisseur dira qu’il guérit uniquement par la foi, un autre uniquement par la prière et imposition des mains sur le front du patient, un troisième ne travaillera qu’à distance par la pensée, un autre encore uniquement par des passes magnétiques et l’eau magnétisée. La plupart du temps le guérisseur se fiera à son intuition et travaillera probablement ainsi toute sa

vie et c’est très bien, mais peut-être gagnerait-il parfois, à s’ouvrir aux autres pratiques afin que, par une astucieuse combinaison, il puisse accentuer les facultés que Dieu lui accorde…. 

La plupart des médiums guérisseurs le sont inconsciemment. Ils ne se rendent pas compte de leur faculté. Ils se croient magnétiseurs sans jamais s’apercevoir de l’aide qu’ils reçoivent des esprits. Ils exécutent des gestes sans trop savoir pourquoi ils font tel ou tel geste, ils prient en pensant que telle ou telle formule est plus apte dans ce type de maladie que dans une autre, ou recommandent une formule de prière à leurs malades. On les trouve beaucoup chez les personnes les plus humbles, chez celles qui ont une foi, un amour, un altruisme élevés. Quant à la prière, peu importe les mots, seul l’élan d’amour vers Dieu et vers le malade est important.

 

SOURCE http://www.alliancespirite.org

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Les Récompenses et les Punitions du Ciel

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2016

Transformation ANGE

La coutume dit qu’il doit y avoir récompense et punition dans le Ciel. Après tout, c’est équitable et correct… Tout comme Dieu. Si vous êtes bons, vous obtenez une récompense. Si vous êtes méchants, vous êtes punis. Très chères et très chers, ce n’est pas ainsi que ça fonctionne de mon côté du voile. Vous ne trouverez pas cette coutume dans le Ciel ni dans aucun royaume angélique. Il n’y a pas de récompenses ou de punitions. C’est une culture entièrement différente. C’est une culture divine et elle ne travaille pas dans une dualité comme la vôtre, mais vous pensez que Dieu a le droit de punir ou récompenser, n’est-ce pas ? Si vous êtes bons vous allez au Ciel, et si vous ne l’êtes pas vous n’y allez pas. L’un fait que vous vivez l’éternité avec le Père du Ciel. Quelle image ! Et l’autre fait que vous vivez l’éternité avec Lucifer, l’ange déchu. Quelle vision ! Évidemment, ce n’est pas ainsi que ça fonctionne. Premièrement, c’est un niveau inter-dimensionnel où le temps n’existe pas. À quoi pourrait bien ressembler le temps, dans le Ciel ? Voyez-vous à quel point ceci s’adapte parfaitement avec votre version de punition et récompense ? Une éternité en Enfer peut signifier trois minutes, selon moi !

Nous vous avons maintes fois dit que ce n’est pas cette manière que Dieu et les choses fonctionnent, mais il y aura des intellectuels qui diront,  » Ben voyons donc ! Il doit nécessairement y avoir un système comme celui-ci. Sinon, où seraient le contrôle et l’ordre des choses ?  » Et nous vous répondons que « c’est » votre système. C’est votre dualité, alors, prenez-en le contrôle ! De toutes façons, ce n’est pas le système de Dieu. De notre côté du voile, nous n’avons pas besoin de contrôler les anges ou les Humains.  » Kryeon, es-tu en train de me dire qu’un Humain peut venir sur cette planète, devenir le tueur le plus démoniaque qui existe, exterminer six millions de personnes pour ensuite se retrouver de l’autre côté du voile sans être puni ?  » Au risque de me répéter, je vais vous dire que c’est effectivement le cas, parce que vous ne comprenez pas le test. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez quand vous êtes dans la dualité. Cependant, ne supposez pas que ce système peut se poursuivre de l’autre côté du voile. Il existe uniquement pour vous qui êtes ici.

Nous vous répétons que ceci vous a été clairement expliqué, même dans les Écritures qui parlent de l’Enfant Prodigue. [ NDT (Selon mon Bibliorom Larousse) : Enfant prodigue (parabole de l'), parabole de l'Évangile, illustration de la mansuétude divine. Un fils ayant quitté son père pour courir l'aventure est reçu à bras ouverts lorsqu'il revient chez lui dans la misère. (Luc, XV.) ] Cette parabole représente le père, qui est Dieu, envoyant deux de ses fils dans ce monde, donc, envoyant deux anges pour jouer des rôles respectifs à titre d’Êtres Humains sur Terre. L’un fait tout ce qui es bien et l’autre fait tout ce qui est de travers ; l’un fait seulement ce qui est bien et l’autre fait seulement ce qui est mauvais – très noir et blanc ou très zébré selon vous. Toutefois, vos Écritures vous disent que lorsque le mouton noir est revenu à la maison (de l’autre côté du voile), il a été célébré tout autant que le mouton blanc ! Qu’en pensez-vous ? Faisons une petite révision. Cela signifie que lorsque vous quittez la scène de la Terre et retournez vous démaquiller dans votre loge (de l’autre côté du voile), vous n’êtes pas coupable du rôle que vous avez joué, et si vous retournez sur scène pour un autre scénario (réincarnation), le dernier rôle que vous avez joué est sans importance. Les rôles que vous jouez sur Terre sont sans karma ou sans notion de punition ou récompense.

Cela se rapporte au test de la planète et ça concerne la dualité Humaine. Voilà pourquoi, vous et moi, sommes ici sur cette planète, en train de faire ce que nous faisons. Ce qui se passe sur scène ne veut pas dire que la même chose se passe dans la loge de démaquillage. Oh ! Si je pouvais désengager votre mental. Les perceptions de l’humanité sont que, d’une façon ou d’une autre, votre bonté doit plaire à Dieu. Vous les anges, je souhaite vous dire que vous avez déjà plu à Dieu, du simple fait que vous êtes ici ! C’est la raison pour laquelle des guérisons vont avoir lieu ici, aujourd’hui, parce que vous êtes assis ici – parce que vous êtes en train de vous éveiller à qui vous êtes et vous retrouvez votre divinité intérieure.

Pour ce qui est de « plaire à Dieu », c’est déjà une chose accomplie ! Vous n’avez pas à craindre ou vous faire du souci pour tenter de plaire à Dieu, à cause d’une quelconque sorte de super système de récompense et de punition, une fois que vous êtes de l’autre côté du voile. Ce n’est pas la réalité. Ne trouvez-vous pas que le test est suffisamment difficile sans en rajouter ? Si vous aviez su à quel point vous êtes aimés, vous n’auriez jamais pensé qu’il puisse y avoir un système de punition de l’autre côté du voile, même pour les plus malveillants parmi vous. Pourtant, vos religions principales sont toutes basées sur ce principe. Un milliard d’Humains pensent être nés dans l’état de déchéance ou avec le péché originel, déjà cassés et portant le fardeau de tout le mal commis par l’humanité, mais s’ils s’unissent et font certains rituels ou croyances, ils peuvent surmonter cet horrible destin. Dans ce processus, celles et ceux qui ne trouvent jamais comment ça fonctionne vont en enfer ! Par conséquent, Dieu vous aime tellement que la majorité d’entre vous ira brûler en enfer. Est-ce que ceci est spirituellement sensé de quelque manière que ce soit ? Il est temps de comprendre à quel point ce concept est Humain.

Si vous faites quelque chose dans le but de plaire à quelqu’un, alors faites-le pour la divinité avec laquelle vous êtes venus. Recherchez la paix sur Terre et voyez-vous comme étant l’instrument que votre intelligence divine a créé. Réclamez votre ange intérieur ; levez-vous et proclamez que vous êtes prêts à être le Phare de Lumière pour lequel vous êtes venus ici et pour le test de ces temps difficiles. Il est maintenant temps de laisser tomber toute l’énergie des punitions et récompenses divines, car elle héberge des sentiments de défaite, d’une vie vide de sens, d’une soumission aux contrôles des autres et d’une tendance à la peur… Une sorte de religion, huummm, huummm. Avez-vous besoin d’une religion ? Si oui, alors cherchez-en une qui amplifie le pouvoir de l’esprit Humain et qui enseigne que vous êtes une partie divine du Dieu Universel. Bénis soient celles et ceux qui se réunissent et célèbrent la puissance de l’amour de Dieu à l’intérieur de l’Être Humain. Tout ceci peut être accompli en l’honneur de cette planète.

Extraits de LES SEPT GRANDES ILLUSIONS HUMAINES DE DIEU sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Et si Dieu était une femme

Posté par othoharmonie le 18 novembre 2015

 

Selon la Genèse, Dieu a créé l’homme et la femme à son image. Pourtant c’est une image très largement masculine de la divinité qui s’est imposée pendant des siècles. C’est une des questions fondamentales que pose Othmar Keel, professeur émérite de théologie de l’Ancien Testament, passionné d’archéologie et qui a rassemblé de nombreux textes, iconographies, et objets soulignant  des  traits  féminins  dans  le  dieu  biblique. 

 Dieu une femme

Et  si  par  cela  la  Femme ouvrait la porte du ciel à l’Homme ?

C‘est une question que je me pose à mon tour. Et si c’était une des questions primordiales de notre temps ? 

Un moment d’éveil de notre conscience  vers  la  réconciliation des principes masculins  et  féminins,  vers  une unification,  un  mariage, une  alchimie  de  la  rencontre  de l’homme et de la femme ?

En  ces  temps  d’urgence  où s’élèvent des quatre coins de la planète des cris de désespoir, de souffrance, une demande immense de transformation  se  fait  entendre. 

L’humanité  cherche  des  réponses qui  lui  apporteront  une  paix durable.  Une  de  ces  réponses  est l‘éveil  à  la  conscience  du  Sacré, incluant l’énergie féminine sacrée, afin que notre terre soit notre paradis et non notre enfer. 

L’énergie féminine, apparentée à la Mère Divine, à la Déesse en tant que force primordiale, est créatrice de  vie  dans  son  émanation d’Amour.  Elle  était  célébrée  du fond  des  âges  par  des  rituels  qui généraient  l’harmonie,  l’équilibre et  la  paix  avec  toutes  les  dimensions,  tous  les  règnes  et  tous  les êtres. 

En  d’autres  temps,  en  d’autres lieux, les femmes se rassemblaient les  soirs  de  pleine  lune  pour  se reconnecter  à  la  source  de  leur féminin sacré, pour se souvenir que toute vie passe par la matrice originelle et qu’il n’y a rien de plus précieux que la VIE.  Porteuses dans leur ventre de ces messages, les femmes sont de façon naturelle  les  gardiennes  de  la connaissance de cette loi de vie, de la paix sur terre. Ce qui fait dire à de nombreux sages qu’il n’y a rien de  plus  dangereux  qu’une  femme en colère. 

En tissant un lien de conscience, un lien profond de sororité, cette force de l’union des femmes nous replace  dans  notre  pouvoir  créateur. Il nous apporte  le courage et l’estime de soi pour apaiser les blessures infligées à notre petite fille, à l’adolescente, à la jeune femme, à la mère, à l’amante, à la créatrice. En  revisitant  notre  histoire  de femmes,  autour  d’un  cercle d’échange et de parole, nous pouvons faire remonter à la surface ces mémoires douloureuses afin de les transformer. Les chaînes de transmission d’une génération à l’autre sont ainsi rompues, et nos enfants sont préservés. 

Notre  époque,  avec  la  libération des mœurs, nous permet d’unifier tous  les  aspects  du  féminin.  Ils peuvent  prendre  tour  à  tour  la forme de la guérisseuse, la sauvage, la  magicienne,  la  mère,  l’audacieuse, l’amante, la prêtresse. Avec le temps viendra la réconciliation, l’’unité, qui rassemblera toutes ces facettes en une seule : la femme debout. 

Ces aspects du féminin unifié, qui sont à l’image de la déesse Shakti dans la symbolique tantrique,  ne  seraient-elles  pas les qualités du principe féminin de  Dieu ? 

Le  couple  dans  ses aspects  féminins  et  masculins unifiés ne serait-il pas un moyen d’accéder à la reconstitution de l’unité primordiale ? “la pratique tantrique ne s’apprend pas dans les textes. Elle repose sur la grâce  accordée  ou  reçue  et  le  lien sacré qui unit maitre et disciple, un lien  d’exigences  mutuelles  et  de risque pris en commun” – par Milarepa. 

Il  nous  faut  retrouver  d’urgence l’innocence  de  nos  sexes,  de  nos cœurs, de nos esprits, afin d’équilibrer  et  d’harmoniser  nos  propres roues de vie, nos portes du ciel, les chakras principaux et secondaires. Comme  nous  l’enseigne l’Ayurvéda, la mise en mouvement de ces roues nous relie au rythme des saisons, et aux cinq éléments, la terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther, qui nous composent et qui constituent l’univers. Par ce travail nous émettons une fréquence d’harmonie, de guérison  pour  nous  et  notre  planète.  Nous  réapprenons  à  vivre pleinement  nos  émotions,  puis  à les  transmuter  pour  accéder  à  la vision  dans  le  non  jugement  :  la claire  voyance.  Quand  la  femme atteint  cet  état  de  grâce,  elle oriente  alors  son  regard  au  plus profond  d’elle-même. 

Par  cette porte du féminin sacré, qui active un  circuit  énergétique,  elle  développe ce sixième sens qu’est l’intuition, et accède à la connaissance. Son  corps  devient  l’écho  des rythmes de la nature, le reflet de son temple intérieur. Le temps de ses Lunes, de ses menstruations, est un  temps  d’écoute  propice  à  la capacité de retrouver ses fonctions sacrées : l’initiatrice, la guérisseuse et  la  prêtresse.  Son  rythme  est alors en harmonie originelle avec l’Univers et la destinée profonde de  sa  féminité,  sa  Déesse Intérieure. 

Les épreuves de la vie sont des messages de l’Univers, des miroirs qui nous renvoient à ce qui doit être changé en nous. Cela nous conduit à  retrouver  notre  authenticité  la plus juste, et façonner notre vie en harmonie avec nos véritables dons et  possibilités.  En  acceptant  les défis et les obstacles sur notre parcours de vie, en acceptant ce qui se présente  comme  une  source  de connaissance et de croissance, nous cheminons  intérieurement  vers  la liberté. L’Autre devient le messager du Divin. 

Le Sentier Sacré, chemin de rencontre entre notre être divin et terrestre,  nous  amène  à  courir  de grands  risques,  inconnus  et  solitaires. En choisissant cette voie, il nous conduira à l´abandon et à la fluidité  de  ce  que  nous  sommes dans  notre  Essence  Originelle. Pour que coule l’Amrita, ou Amrit, qui selon les religions dharmiques est un nectar. Il est la boisson des Devas, qui leur donne l’immortalité.  En  sanskrit,  le  mot  Amrita signifie littéralement “sans mort”. 

Dans la philosophie yogi, l’Amrita est  un  fluide  qui  s’écoule  de  la glande pinéale vers la gorge, dans les  états  de  méditation  profonde. Que ces femmes, qui ont transmis cet enseignement du Féminin Sacré à leurs enfants, depuis des générations,  soient  vénérées.  Aujourd’hui, plus que   jamais, Il devient important  de  reconnaître,  de remercier et d’honorer cette énergie féminine sacrée en chacun de nous,  afin  qu’elle  soit  réhabilitée en notre cœur. Pour que se fasse la rencontre alchimique de l’homme et de la femme, et ainsi retrouver notre  place  et  raison  d’  être  en toute noblesse au sein de l’humanité. 

DANSEZ DANS LA LUMIERE

Et si Dieu était une Femme ?

Marie Madeleine ne serait-elle pas, comme  de  nombreux  historiens  le disent aujourd’hui, une femme-déesse à l’origine du culte de la Femme Sacrée, et la principale détentrice de l’enseignement du Christ ? 

Marie-Madeleine de Francesco Hayez, (1825)

 Etre  dans  l’écoute  profonde  de  ce  «  SACREE » en moi, m’éveiller totalement à la vie en reliant mon corps, mon cœur et mon esprit dans une complète harmonie du masculin et du féminin. 

par Marie Jésus Sandoval-Amrita - http://www.esprittantra.org

 

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Ouvrir l’âme à la sensibilité

Posté par othoharmonie le 15 août 2015

 

3681sensibleConscients de la pollution et de la déformation de l’aura par toutes sortes d’événements quotidiens, il n’est pas surprenant que nous cherchions à l’endurcir contre les multiples agressions de l’environnement. Sur le plan émotionnel et mental, ce « durcissement » constitue la cuirasse caractérielle si bien décrite par Reich dans ses textes et ses travaux. Sur le plan physique, nous sommes semblables à ces gens qui vivent près d’une voie ferrée ; nous nous débranchons d’une quantité d’impressions et choisissons celles que nous voulons recevoir. Poussé à l’extrême, ce comportement interdit la pénétration d’impressions vitales pour notre bien-être physique et psychologique ; si nous n’y prenons garde, nous risquons de créer un monde étroit, un véritable étau dans lequel nous serons prisonniers.

L’amour est le pivot énergétique autour duquel la vie tourne et évolue. L’amour ne se laisse pas facilement approcher, ou exprimer – la considération, l’attention, le recueillement, la patience et la compréhension sont les clés de l’amour, mais non l’amour même. Paradoxalement, l’amour est immédiatement disponible et parfaitement insaisissable. Tant que nous n’aurons pas appris à reconnaître sa nature et à en imprégner notre aura, nous devrons recevoir à des techniques de purification et de guérison.

Ce domaine n’est pas toujours abordé avec le sérieux nécessaire. Plutôt que de chercher à l’intérieur d’eux-mêmes la raison de leurs problèmes, les gens préfèrent s’imaginer qu’ils sont les victimes d’une attaque psychique, ou que les forces cosmiques du mal sont venues les empêcher de rendre les plus grands services à l’humanité. Si vous vous sentez vidé de votre énergie, on vous conseillera presque invariablement de construire un cercle de lumière autour de vous. Bien que cette technique puisse s’avérer utile, il s’agit d’un exercice dangereux, s’il est pratiqué trop souvent. Créer un cercle autour de soi sous forme d’une lumière visualisée équivaut à encercler l’aura d’une ligne d’énergie impénétrable qui finira pas ne plus rien laisser entrer ni sortir. Ce genre d’exercice comporte trop de connotations négatives. Plus subtilement, il implique que la personne qui tente de se protéger ainsi présente certaines particularités qui les désignent comme victime.

Nous devons nous rappeler qu’aucune force négative ne peut pénétrer dans l’aura, si celle-ci ne contient déjà l’image de cette force. C’st, le plus souvent, la présence d’une pensée ou d’un désir négatifs qui permet aux forces disruptives de se répandre en son sein.

La meilleure forme de protection provient de notre capacité à entrer consciemment dans le mandala de l’âme. A l’évidence, cela présuppose une certaine connaissance de soi et la possibilité de reconnaître et d’enregistrer la nature des énergies de l’âme. Il ne s’agit pas d’une tâche aisée, et une telle maîtrise ne peut s’acquérir qu’avec le temps. En attendant, il existe nombre de techniques destinées à accroître la sensibilité de l’aura, sans pour autant créer une barrière rigide, laquelle ne peut que déformer la réalité et retarder la progression du pèlerin sur la voie.

Des méthodes simples et diverses se révèlent extrêmement efficaces, dès que vous avez compris leurs principes d’application. Il n’est pas dans mon intention d’entrer ici dans les détails, mais simplement de décrire une technique spécifique dont l’effet sur l’aura est immédiat et clairement reconnu.

Le patient est allongé, couché sur le ventre, les bras le long du corps. Le thérapeute place ses mains sur la tête du patient en effleurant à peine ses cheveux. Les mains courent ensuite légèrement le long du corps jusqu’aux pieds. Ce mouvement doit être répété plusieurs fois été effectué ensuite de la tête à l’extrémité des doigts. Les mêmes mouvements peuvent être pratiqués avec le patient étendu sur le dos, afin de traiter la partie antérieure du corps. Cette forme de soins semble éliminer tous les nœuds et déformations de l’aura, et ses effets bénéfiques sont immédiatement perceptibles ; En associant la visualisation de la couleur à ces mouvements, la qualité de la guérison peut encore être accrue.

Ces exercices de visualisation et techniques thérapeutiques favorisent la restauration de l’harmonie et de l’intégrité du corps. Appliqués avec soin et bon sens, ils se révèlent bénéfiques. Il existe évidemment bien d’autres approches tout aussi efficaces. Il est préférable cependant de choisir celles que vous sentez le mieux et de les pratiquer jusqu’à ce que vous atteignez un haut niveau de sensibilité. Ce progrès vous permettra de purifier totalement votre aura et de préserver quotidiennement son intégrité, en écartant les forces et les influences nuisibles à la santé.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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MESSAGE AUX EMPATHIQUES QUI SE RECONNAISSENT

Posté par othoharmonie le 10 juin 2015

 

4456957_EmpathieNous suggérons ceci à ceux qui sont empathiques de nature et qui sont en train de développer la faculté de clairsensitivité : il est vital pour vous de trouver un moyen de séparer vos propres émotions de celles que vous recevez des gens de votre entourage.  Il est primordial pour tous les empathiques et les clairsensitifs de prendre cette mesure, sinon leur vie peut devenir très angoissante.

Une autre approche serait de vous dire que vous devez être le souverain de votre propre réalité et de bien définir vos droits de souverain par rapport à votre entourage. Pour un empathique ou un clairsensitif, la clarté conduit à la liberté.

Ceux qui lisent cette information ne sont peut-être pas empathiques en ce moment. Ils sont peut-être davantage clairvoyants (vision psychique) ou clairauditifs (ouïe psychique), mais la faculté  de clairsensitivité et de réaction empathique finira par se développer chez tous les humains. Par conséquent, même si cette information ne s’applique pas à vous aujourd’hui, elle peut très bien s’appliquer dans un mois ou dans un an. Si vous survivez à ce passage dans votre corps actuel, vous aurez certainement des réactions empathiques après 2030 ; la plus grande partie de l’humanité jouira alors de la faculté psychique émotionnelle.

Que voulons-nous dire par là ? Il sera très difficile de mentir. Cela dépendra évidement de l’évolution des individus, comme en toutes choses. A l’époque que nous venons d’évoquer, certains seront extrêmement psychiques  tous les niveaux ; la clairaudience, la clairsensitivité et la clairvoyance. Il sera absolument impossible de les duper. De plus, des humains moins évolués auront alors subi une évolution émotive, et leurs aptitudes empathiques ou clairsensitives se seront accrus suffisamment pour qu’ils sentent qu’on leur ment quand ce sera le cas. Contrairement au clairauditif-clairvoyant-clairsensitif hautement développé, le simple empathique ne saura peut-être pas en quoi exactement on lui ment, mais il saura avec une inébranlable certitude qu’on ne lui dit pas la vérité. C’est pourquoi les politiciens tels que vous les connaissez maintenant seront alors une espèce disparue, comme les dinosaures.

Voici donc quelques suggestions simples pour ceux qui ont remarqué un accroissement de leur réaction empathique au monde. Ce sujet pourrait occuper un livre entier, mais nous tenterons de le ramener à quelques points essentiels.

Les individus empathiques trouveront très utile de composer avec leur propre structure géométrique et leur signature émotionnelle personnelle. Que voulons-nous dire par là ? Essentiellement, ce qui se passe pour un empathique, c’est que toutes les portes sont ouvertes sur le monde et que tout, n’importe quoi, ce qui est élevé comme ce qui est déformé, peut passer par ces portes et entrer dans la maison pour ainsi dire. Certains empathiques ont l’impression d ‘avoir pris l’engagement dans une antérieure de s’ouvrir au monde. Pour plusieurs, cet engagement fut pris en Lémurie, car les Lémuriens avaient un rapport au monde dominé par l’ouverture du cœur, contrairement aux Atlantes, dont le rapport au monde était dominé par le mental, déconnecté du cœur. Le problème, pour les guérisseurs lémuriens maintenant réincarnés, c’est que les temps ont changé, mais que l’âme ou l’essence ne l’a pas reconnu. En Lémurie, les guérisseurs avancés recevaient leurs pouvoirs en ouvrant toutes les portes et les fenêtres de la maison du Soi. Ils pouvaient alors recevoir empathiquement de l’information sur la personne à guérir, ainsi que le savoir provenant des sphères spirituelles supérieures et qui était nécessaire pour effectuer la guérison.

Il était essentiellement requis de ces guérisseurs lémuriens qu’ils ouvrent, symboliquement, la maison de leur Soi au cosmos et au monde ainsi qu’à la personne qui se trouvait en leur présence et qui avait besoin d ‘une guérison. Autrement dit, aucune fenêtre, aucune porte, aucune ouverture ne devait demeurer fermée. De notre point de vue, cette stratégie est contreproductive à l’époque actuelle, car la civilisation lémurienne a disparu depuis longtemps ; celle dans laquelle vous vivez maintenant étant hautement toxique, il n’est vraiment pas recommandé d’y ouvrir au monde toutes les portes et les fenêtres de la maison de votre Soi.

Ces individus doivent donc savoir qu’ils ont la capacité et le droit, le droit souverain, de fermer les portes et les fenêtres de la maison du Soi quand c’est nécessaire ; c’est là le paradoxe essentiel des empathiques hautement développés, car il leur est difficile et même douloureux de fermer leur ouverture au monde. C’est contraire à leur nature. Ils doivent cependant trouver le moyen de reconnaître quand ils sont dans une situation toxique, c’est à dire en contact avec des gens ou des situations qui ne servent pas leurs meilleurs intérêt, car l’énergie de ces gens ou de ces situations devient une toxine, une énergie négative pour leur corps empathique.

Nous suggérons donc ceci : fermez les fenêtres ; fermez la porte d’en avant et celle d’en arrière. Fermez aussi la porte du sous-sol. Et quand quelqu’un frappe, regardez qui c’est avant d’ouvrir. Voilà le principe.

Voici maintenant en quoi cela est lié à la structure géométrique. Le champ aurique d’un empathique est ouvert au monde. C’est comme si des canaux connectés directement au monde extérieur passaient littéralement dans l’œuf lumineux. Nous suggérons aux individus empathiques d’expérimenter la structure géométrique que nous appelons L’HOLON D’EQUILIBRE.   En fait, nous suggérons cette structure à tous les individus qui évoluent en cette période. Parce que l’Holon est un solide platonique spécifique, il confère l’équilibre et constitue donc une excellente protection pour les empathiques. Vous découvrirez que l’holon d’équilibre ne vous ferme pas au monde, mais qu’il procure plutôt une frontière perméable, laquelle, de notre point de vue, est nécessaire à la santé mentale, spirituelle et émotionnelle.

OctahedronEn ce qui concerne la signature émotionnelle, l’empathique doit devenir fortement conscient de ses propres émotions ou sentiments et les séparer du reste. Cela lui servira alors de boussole pour traverser l’océan des multiples émotions conflictuelles. C’est seulement s’il a appris à reconnaître sa propre réaction personnelle authentique et à l’utiliser comme boussole qu’il pourra espérer franchir la mer de confusion générée par l’émotion humaine, particulièrement en ces temps d’accélération vibratoire.

Nous avons consacré un temps inhabituel à traiter de la réaction empathique parce que, comme nous l’avions dit, cette faculté va s’accroître chez tous les humains. En effet, on pourrait décrire le processus spirituel de l’évolution comme ceci : l’individu est centré sur l’ouverture du cœur, et lorsque celui-ci s’ouvre, la réaction empathique augmente, de sorte que la frontière entre l’amour de Soi et l’Amour du monde se modifie. De notre point de vue, il est crucial d’ancrer son soi dans la vérité de son propre être. Que l’on soit en évolution de clairvoyance – un accroissement de la vue psychique – ou de clairaudience – un accroissement de l’ouïe psychique – on doit tôt ou tard composer avec sa réaction empathique aux autres, et la façon dont on le fait constitue la grande aventure de la maîtrise spirituelle.

 

Message de Kreyon, transcrit par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

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La SANTE passe par l’hygiène SPIRITUELLE

Posté par othoharmonie le 7 mai 2015

 

150-04Sans hygiène spirituelle, il n’est pas de véritable santé. Santé physique, santé physiologique et santé biologique sont inséparables de la santé de l’âme parce que tout est lié.

La santé spirituelle  est indissociable de la santé matérielle. Il est entendu par là : notre corps composé de chair et d’os, qu’une certaine médecine « humaine » voudrait rendre immortel. Cette médecine-là est dans une impasse, elle est soumise à la pression de patients qui attendent de sa part des miracles. Sous peu, elle s’écroulera et s’ouvrira sous la contrainte naturelle à de nouvelles thérapeutiques. Prise au piège de ses certitudes, elle sera condamnée au changement ou  à sa disparition. Car aujourd’hui, certaines personnes n’ayant fait aucune étude de médecine, sont beaucoup plus savantes que les médecins sur le plan terrestre.

Nous ne sommes pas encore arrivés à l’apogée de nos facultés. Il nous faut encore et toujours aller plus loin, explorer de nouveaux champs, exorciser le mal, identifier l’intrus qui séjourne chez de nombreux malades et l’expulser hors de leur corps grâce à la foi.

La médecine actuelle s’essouffle. Elle a besoin de relais. Elle gagnera beaucoup à s’orienter dans une autre direction thérapeutique. Les soins doivent sortir des sentiers battus. Les mémoires cellulaires qui sont le support de diagnostics sont beaucoup plus nombreuses que l’on se l’imagine. Les cellules spirituelles ont aussi leur propre mémoire. Il ne faut pas se limiter à la mémoire cellulaire de l’être biologique. Mais il faut également explorer plus en profondeur les mémoires spirituelles qui sont véhiculées d’âme en âme, de vie en vie.

Je veux dire qu’il faut dépasser les mémoires biologiques des cellules. L’hérédité n’est qu’un aspect des choses. Il faut aller plus loin, si bien sûr on s’en sent la capacité, et si cela correspond à nos idées, parce que c’est en explorant l’intégralité des mémoires cellulaires que l’on pourra être plus efficace dans nos traitements. Il n’y a pas d’obstacle pour que l’on élargisse nos champs d’investigation chez l’humain que nous sommes. Mais cette intervention nécessitera de notre part une approche totalement nouvelle et pour l’instant complètement inconnue de beaucoup….

Rien ne relève du hasard. Personne n’est touché dans sa chair ou dans son cœur par le fait de ce hasard, qui en réalité n’existe pas. Tout est programmé et prévu par nous. C’est nous et nous seuls qui sommes les artisans de notre destin. C’est tout le sens du libre arbitre qui consiste à faire un choix ou un autre. Le choix est important parce qu’il sera suivi de faits non négligeables pour la suite de notre vie. Prenons de bonnes résolutions. Prêtons attention à nos actes, à nos paroles ou à nos pensées, parce qu’ils sont porteurs d’effets à très long terme que nous ne pouvons pas toujours mesurer.

La normalité n’existe pas. Il n’est pas d’humain normal ou anormal. C’est encore une idée fausse de la science. Une personne identifiée comme « débile mentale » par exemple par les spécialistes de la santé mentale… Ils se trompent très lourdement et pour cause, la tare observée cesse de l’être dès que la porte de l’autre monde est franchie. Personne n’est malade. Il n’existe aucun malade sur la terre. Il existe seulement des états différents liés à une situation particulière de l’incarnation qui véhicule avec elle tout le passif de nos vies précédentes. Rien ne serait plus faux que de situer cet état d’anomalie dans le registre de l’hérédité et de la génétique. C’est la raison pour laquelle je suis obstinément opposées à toutes ces manipulations cellulaires qui n’auront pour effet que de perturber un corps parfaitement sain d’esprit, mais momentanément esclave ou handicapé par l’héritage de son passé. 

C’est un réel massacre que produit aujourd’hui notre science et nos médecins, en étant incapables d’appréhender la dimension spirituelle et éthérique. C’est à dire que tous les problèmes de santé sont abordés par la seule porte physiologique ou biologique. Malheureusement, ce n’est pas par là que l’on doit prendre en charge le problème posé, parce que tout dépend du corps qui survit et non de celui qui périt.

Les organes physiques sont les organes inférieurs de l’humain et notre cerveau en fait bien sûr partie. Il n’est que le siège d’une forme d’intelligence. Mais le véritable cerveau se situe ailleurs. Il n’y a aucun rapport entre ce que nous appellerons le siège de l’âme et ce cerveau physique qui n’est qu’un organe de commande de nos cinq sens. Les facultés supérieures de l’humain se situent ailleurs. Il n’existe pas d’autres lieux, d’autres sources que celle de l’âme pour les générer.

Certes, l’incompréhension engendre la révolte qui elle-même engendre la violence. Elle peut être individuelle ou collective ; interne, c’est-à-dire retournée contre soi, ou externe, soit retournée contre l’autre. La compréhension elle, est porteuse d’humilité et de paix. Ce qui veut dire que l’être qui se situe dans ce registre avance tout naturellement dans la voie du progrès spirituel. Il se rapproche ainsi de Dieu.

Pénétrer le Grand Dessein de Dieu est un exercice très difficile pour l’humain. Alors, il s’interroge, réfléchit, cherche la logique de l’épreuve qui lui a été envoyée et revient très souvent bredouille de ses interrogations intimes. Alors, cessez de chercher. Sachez tout simplement qu’il existe une logique, une réalité, une justice incompréhensible à nos sens pour l’heure actuelle.  Mettons sous le boisseau notre questionnement et ne cherchons pas à comprendre ce qui n’est pas pour l’instant accessible. Le jour de la révélation n’est pas encore arrivé mais rassurons-nous nous n’en serons pas privés éternellement.

Si vous êtes surpris de ces difficultés à répétitions qui se produisent dans votre vie, c’est parce qu’elles sont liées à des dettes du passé qui sont inévitablement remboursées un jour ou l’autre. Il n’est pas possible qu’un être se substitue à vous pour mettre à votre place les comptes à jour. Il n’existe pas d’autres solutions que de passer par l’épreuve pour se libérer de ces charges produites par des actes passés. Il n’est pas d’échappatoire possible même si l’échéance peut être repoussée. Il ne peut être question de l’éliminer. L’hérédité se transmet par l’âme et non par le corps. Tout est possible par la voie héréditaire. Il n’existe pas, là non plus, d’hérédité au sens où nous avons pour habitude de la concevoir ; c’est notre âme qui transporte la mémoire cellulaire. C’est elle qui se charge parfois excessivement de tares inutiles, alourdissant son parcours. C’est la raison pour laquelle nous devons alléger au maximum les éléments inutiles qui le perturbent.

En résumé, ne vous laissez pas enfermer ou emprisonner dans un chemin de vie qui ne vous appartient pas. Libérez-vous au maximum de ces charges inutiles que seul l’autre doit porter. N’essayez pas d’alléger votre propre parcours en cédant  à toutes les sollicitations. Bien sûr, dans certains cas, votre démarche consolidera votre foi et vous permettra de progresser plus rapidement. Mais dans d’autres cas, vous n’obtiendrez qu’un retard inutile parce que vous aurez insisté mal à propos pour lutter contre une adversité qui n’appartient qu’à l’autre.

Personne, pas même le Christ ne se permettait de libérer gratuitement un esprit soumis à l’épreuve. Il était uniquement là pour alléger la charge et sans son aide, l’épreuve aurait été plus lourde à supporter. Mais, il savait qu’en libérant totalement l’individu de ses devoirs, il ne lui rendait qu’un service provisoire ou momentané, parce que ce dernier serait de nouveau confronté un jour à la même difficulté dans qu’elle ne serait pas résolue.

En conséquence, pour être plus fort dans son corps et dans son âme, il faut être confronté au « mal » et lutter contre lui pour l’éliminer avec les bons moyens. C’est ensuite que les corps concernés se trouvent renforcés dans leur structure. La résistance naturelle est importante. Il est bien sûr possible de l’accompagner par des moyens naturels. Car c’est le sens qui compte, c’est-à-dire qu’il convient d’administrer au patient des médicaments lui permettant de sortir par lui-même de cette maladie dans laquelle il est tombé. Les médicaments ne doivent jamais avoir pour vocation de traiter l’effet, mais de s’attaquer toujours à la cause. Malheureusement, bien souvent nous observons le contraire.

L’effet n’est que le symptôme, et la cause est l’origine. Donc, il faut, en essayant de la localiser, renforcer l’esprit et le corps qui en réalité ne font qu’un. C’est en traitant l’esprit que le corps se guérit et non l’inverse.

Si vous avez la foi, si vous croyez très fortement en la guérison, vous mettrez en marche un processus régénérateur qui agira à partir de votre esprit sur les particules  biologiques souffrantes. C’est le principe même du miracle.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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L’Amour Divin : Impulsion de la Nouvelle Terre

Posté par othoharmonie le 8 mars 2015

 

 

BouddhaÂmes précieuses, cet article est un peu long mais contient d’importantes informations qui vous aideront à comprendre l’envergure de ce qui prend place sur Terre actuellement. Vous avez été préparés depuis bien longtemps pour vivre cette page de l’Histoire. Qu’à la lecture de ces lignes, vos coeurs s’ouvrent, que vous puissiez voir avec des yeux nouveaux et entendre avec de nouvelles oreilles… 

C’est le temps des miracles. Et c’est avec joie que je vais vous présenter ce qui a pris place en Août 2011, au 25ième Congrès international sur l’Illumination. Lors de cette rencontre, a été sécurisée dans le coeur de chacun et au niveau planétaire, une Nouvelle et Puissante Empreinte de l’Amour Divin. 

Le 13 Août, lors de la cérémonie d’ouverture, 700 personnes étaient physiquement présentes à Tucson dans l’Arizona. Au coeur de ce vortex, toutes ces personnes présentes ont formé une coupe afin de faciliter la manifestation des Plans Divins. Plusieurs pays étaient représentés : Aruba, Australie,   Belgique, Brésil, Canada, Equateur, Honduras, Irlande, Israël, Jamaïque, Nouvelle Calédonie, Les Pays-Bas, Nouvelles Zélande, Nigéria, Pérou, Taiwan, Les Royaume-Unis et les Etats-Unis. Puis des centaines de milliers de personnes, des quatre coins du globe, se sont jointes au groupe par la pensée et par le biais d’internet (la cérémonie était diffusée en direct sur le net). Les Royaumes Célestes nous ont révélé que la première activité qui devait prendre place consistait en un profond nettoyage avec la Flamme Violette. Cette purification était nécessaire afin de nous préparer aux flux de Lumière qui allaient être déversés dans la planète. Tout au long de cet été particulier, il y a eu plusieurs alignements : éclipses lunaires et solaires, le solstice d’été (21 juin), protubérances solaires, … et des milliers de rencontres planétaires. Ces configurations ont favorisé l’émergence des énergies négatives qui ne servent pas l’Amour Divin. Par conséquent, les énergies lourdes sont remontées à la surface pour être transmutées. La Flamme Violette a purifié au maximum des possibilités cosmiques les énergies, les vibrations et les négativités qui remontaient de toute part. 

Puis, le 14 Août, Les Royaumes Célestes ont précisé qu’il était vital de guérir les dysfonctionnements liés à la chute de l’Humanité. Parce que nous avons fait un mauvais usage du Pouvoir Divin, du Masculin Sacré, nous avons terriblement sombré, laissant les commandes à nos egos limités. Ainsi, la peur est née et avec elle les abus de toutes sortes : agressivité, violence, despotisme… En tant que femme, nous nous sommes laissé glisser dans les affres de la soumission et de l’oppression. En tant qu’homme, nous avons fait preuve d’autorité malveillante, d’égoïsme et de destruction. Aujourd’hui, il nous est facile d’en constater les résultats. 

Le 14 Août, Notre Père Divin et tous les Divins Aspects Masculins de la Création représentant la Volonté et le Pouvoir Divin ont travaillé avec la Présence Divine « JE SUIS » de chaque Homme, de chaque Femme et de chaque Enfant de la Planète. Ensemble, ils nous ont « lavés » de ces schémas obsolètes, ils ont nettoyé nos egos. Ils ont rétabli un nouveau modèle de perfection et redonner force à notre Masculin Sacré. Le 15 Août, jour de l’Ascension de Marie, différentes activités ont eu lieu. Notre Mère Divine et tous les Divins Aspects Féminins se sont unis à Marie afin d’élever les vibrations de l’Humanité (sur les plans physique, émotionnel, mental et éthérique). Ce nouveau niveau vibratoire va nous permettre d’intégrer plus aisément nos Divines Présences et nos Corps Solaires. Ainsi, chacun d’entre nous a été cellulairement préparé, afin que nous puissions tolérer les plus hautes fréquences de l’Amour Divin. En ce jour spécifique, un autre événement sacré a pris place. Notre planète accueille trois plans de vies : Le Royaume des Humains, Le Royaume des Eléments et le Royaume des Anges. Quand nous avons sombré dans les denses fréquences et que nous nous sommes coupés de notre Source Divine JE SUIS, nous nous sommes également coupés de l’Intelligence Divine qui anime le Royaume des Eléments. Dès lors, du point de vue de nos egos, la Terre a été considérée comme un objet dont nous pouvions jouir à note guise, sans lui exprimer de la bienveillance. C’est une redoutable attitude qui a poussé l’homme à souiller drastiquement notre Terre Mère. En fait, toute particule, toute onde atomique ou subatomique est une énergie du Tout et est l’expression d’une Intelligence Divine. 

Le Royaume des Eléments a pour mission de travailler avec la Substance Universelle et ainsi manifester dans le monde de la forme ce que nos pensées et nos émotions émettent. Tout ceci est sous la responsabilité des Elohim, qui sont les Bâtisseurs de la Forme et les « Directeurs » des cinq éléments : La Terre, L’Air, Le Feu, l’Eau et les Ethers. Les Gnomes, les farfadets sont rattachés à  l’élément Terre ; les Salamandres à l’Elément Feu ; les Elfes, les Sylphides à l’élément Air ; les Ondines à l’Elément Eau et les Devas ( Devas Rajas) à l’élément Ether. Depuis la chute, Nos Sages Ancêtres (les Indigènes) ont accepté la tâche et la  responsabilité de rester en communion avec le Royaume des Eléments. C’est pour cette raison qu’Ils ont toujours pratiqué des Cérémonies Sacrées et qu’ils ont exprimé en tout lieu et en tout temps une très belle Révérence. Ils ont toujours maintenu l’espoir que l’Humanité se souviendrait rapidement du caractère sacré de tout ce qui l’entoure. En reconnectant à cette vérité cela permet de guérir les blessures causées par la douloureuse séparation que nous avons créée avec le Royaume des Eléments. Le Royaume de Lumière précise que l’Amour et la Révérence exprimés aux Eléments par les Ancêtres Initiés ont évité le pire : que les Eléments quittent et abandonnent cette Planète. Il est donc fondamental, aujourd’hui d’exprimer  toute notre gratitude envers ces Êtres dévoués. 

Le 15 août, après que tous les aspects Féminins de la Déité aient conjugué leur Amour pour nous aider à nous aligner à notre Présence JE SUIS et à nous élever aux dimensions solaires de ce que nous sommes, Le Plan Divin pouvait continuer. Notre Mère Divine, au moyen de la Respiration Sacrée de l’Esprit Saint (facette du Féminin Sacré) maintient la Vie intelligente et divine dans les cinq Eléments.  C’est la raison pour laquelle nous l’appelons : La Terre Mère. Quand tout fut prêt, Notre Mère Divine a lancé un appel à tous les Indigènes et les Ancêtres qui, au fil des siècles ont œuvré sans relâche pour que l’Humanité et le Royaume des Eléments mettent enfin fin à leur douloureuse séparation. Ces Êtres de Lumière sont donc redescendus sur Terre afin de récolter les fruits et la joie de leur long labeur. En une procession Lumineuse, Les Grand- Pères et Les Grand-Mères des Ancêtres sont descendus dans l’atmosphère de la Terre, parcourant la surface totale du globe. Puis, Ils se sont positionnés en des lieux stratégiques aux quatre points cardinaux, là où Ils avaient déjà œuvré par le passé. C’est ainsi qu’ils se sont  engagés auprès de la Mère Divine à offrir leur assistance à l’Humanité afin de  cocréer la matrice de la perfection pour la Nouvelle Terre. Ils nous assurent, qu’Ils resteront dans l’atmosphère de la Terre jusqu’à ce que nous puissions observer la manifestation de la Perfection, manifestation de l’Amour Divin. 

Puis les Puissants Elohim ont fait appel au Royaume des Eléments de la Cinquième Dimension afin que les Êtres de ce Royaume aident et renforcent les efforts des Eléments de la Terre. Cette  assistance a permis une purification d’une grande envergure qui a nettoyé et qui nettoie encore les atrocités que l’Humanité a fait  subir aux Eléments depuis si longtemps. Ils travaillent sur les pensées négatives, les formes-pensées impures, les mots, les émotions et les actions qui ont contribué à la lourde dérive de l’Humanité. C’est pour cette raison que  tant de gens et tant de Nations traversent des situations et des expériences si difficiles. Par conséquent, tout ce qui ne reflète pas l’Amour et la Révérence pour toute Vie remonte à la surface avec force afin d’être transmuté rapidement. Toutes ces situations scabreuses, toutes ces souffrances, toutes ces douleurs ont été créées par l’Humanité, car nous avons mal utilisé la Loi de l’Amour. Cependant, Ces ob_456f50_04-01-10-jpgÊtres de Lumière se sont engagés à faire en sorte que ce grand nettoyage engendre le moins de pertes humaines possibles. Nous pouvons participer à cet engagement en invoquant la Flamme Violette aussi souvent que possible et en exprimant une profonde et sincère Gratitude envers le Royaume des Eléments. Ainsi, le changement  annoncé par les prophéties sera bien plus aisé que prévu. 

Ce 15 Août, une autre facette du Plan a pris place. Les Êtres de Lumière ont signifié que beaucoup de personnes  sincères accordent encore trop de crédit aux anciennes prophéties, celles qui évoquent d’importants  et désastreux cataclysmes. Des prophéties prédisent que cette fin de cycle entrainera de grandes pertes humaines. Les Êtres de Lumière nous rappellent qu’une prophétie, bien qu’inspirée des Plans Supérieurs, offre une perspective de ce  qui pourrait prendre place si nous ne changeons pas et si nous n’évoluons pas. L’intention divine de telles prophéties est de nous encourager à transformer nos dysfonctionnements afin de faire avorter les catastrophes annoncées. Si une prophétie s’accomplit, c’est qu’elle a échoué dans sa mission : celle de nous faire prendre conscience de nos erreurs. Grâce aux myriades d’activités de Lumière orchestrées ces dernières décennies dans le Monde par les Artisans de Lumière et par les Maîtres Ascensionnés, nous avons atteint ce que nous appelons la « masse critique », qui a désamorcé les vieilles prophéties. Cette Terre et tous ses habitants ont fait le choix, au travers de leur « Présence JE SUIS », d’entreprendre tout ce qui est nécessaire pour gérer au mieux les karmas et les principes de la Loi d’attraction afin de rejoindre la spirale d’évolution dans laquelle évolue notre système solaire. 

Nos Présences Divines délogent massivement nos « passifs » karmiques et nous les présentent dans nos vies sous différentes formes. C’est la raison  pour laquelle notre quotidien est devenu si difficile ces dernières années. Mais le résultat en sera Glorieux bien au-delà  des efforts entrepris pour avancer vers et dans la Lumière. Dès lors que nous apprenons les leçons et nous nettoyons nos distorsions (qu’importent la forme, le lieu, et l’espace/temps), nous facilitons grandement le sentier qui mène à notre Ascension. Personne ne sera laissé sur  le chemin ! 

Cependant, nombreux sont ceux qui portent encore toute leur attention sur ces prophéties obsolètes et renforcent ainsi les égrégores de peur et de panique. Souvenez-vous, nos pensées et nos sentiments sont créateurs. Si trop de personnes maintiennent cette forme pensée de catastrophe naturelle ou  autre, nous pouvons « créer » ces scénarios. Afin de nous protéger de ces formes pensées négatives, ou autres interventions extérieures, l’Archange Michaël a demandé du renfort aux Puissants Êtres Galactiques. Ces Êtres Galactiques et Majestueux ont répondu à l’appel, entourant et enveloppant la Terre de leur Présence Lumineuse. Ils se sont positionnés en des lieux vulnérables afin de consolider les fragilités de notre Terre Mère. Ainsi, Ils nous protègent et nous défendent des formes-pensées nuisibles. Leurs présences neutralisent les effets déstabilisants des corps célestes qui passent près de la Terre. 

Ces Êtres Bienveillants, resteront dans l’atmosphère de la Terre jusqu’à ce que nous ayons atteint notre Ascension et que notre Victoire soit accomplie. Le 16 Août, Notre Mère Divine et tous  les Aspects Féminins de la Déité ont déversé sur chaque âme récalcitrante des vagues de Guérison et de Grâce. Cette déferlante de Lumière avait pour but de « réveiller » dans l’ADN de ces âmes les encodages génétiques de leur Présence Divine. 

Le 17 Août, des Anges puissants oeuvrant avec les énergies de la Guérison, de la Transformation et de la Transfiguration se sont positionnés dans l’aura de chaque homme, de chaque femme et de chaque

enfant de la Planète. Après avoir reçu l’autorisation de leur Divine Présence, ces Anges dévoués se sont engagés à rester dans notre aura afin de nous déverser un flot constant d’énergie Sacrée jusqu’à ce que nous redevenions des êtres LIBRES. 

Les Anges de la Résurrection et les Anges de l’Ascension se sont associés à ce merveilleux travail. Tous Ces Êtres Précieux vont donc nous assister dans notre processus de transformation, à savoir de passer d’une base cellulaire planétaire/ carbonique à une base cellulaire solaire/ cristalline. 

Le 18 Août, fut un moment cosmique, celui d’ancrer dans le monde de la forme, au coeur de la Flamme Sacrée qui pulse en nos coeurs et au coeur de chaque cellule, la nouvelle Matrice de l’Amour Divin. La Présence Divine de chaque homme, chaque femme et chaque enfant s’est préparée à recevoir cette nouvelle empreinte d’Amour. Tout le Royaume Céleste, les Soleils au-delà des Soleils et les Galaxies au-delà des Galaxies ont célébré cet événement, événement attendu depuis des éons. Toutes les particules atomiques et subatomiques ont été alors renforcées. Le Royaume des Anges et des  Eléments se sont avec émerveillement unis à cette activité de Lumière alors que notre Mère Divine, en un inspir « étreignait » la Terre dans son coeur. A ce moment, Notre Mère Divine a soufflé par le chakra de la Couronne de chaque âme « le Feu Sacré », « l’Esprit Saint », baptisant ainsi chaque femme, chaque femme et chaque enfant de Son Amour Divin. Ce Baptême par le Feu Sacré nous a préparés et nous prépare à intégrer notre Conscience Christique. 

C’est ainsi que la Nouvelle Dimension de l’Amour Divin a été réinitialisée dans le coeur de l’Humanité. Ces nouveaux schémas de perfection vont se distiller dans les coeurs et les esprits de toutes les personnes incarnées. L’Unité de toute Vie va reprendre sa place et l’idée que nous sommes tous des Etincelles Divines va germer en chacun. Grâce à cette activité exceptionnelle, grâce à l’Amour et à La Révérence, nous allons découvrir et mettre au point des solutions efficaces pour guérir tous les dysfonctionnements et les maladies. Ensemble nous allons co-créer une Nouvelle Terre brillante de Splendeur et de Lumière !! 

Je suis Amour Divin, JE Suis ma Présence JE SUIS créant à chaque instant un Univers de douceur, d’amour, d’Harmonie, de Joie et de Pureté ! Il en est Ainsi ! 

Texte issu du Magazine « Vivre sa Légende » – Par Patricia Diane Cota-Robles – Traduit par Dominique-Claire Germain

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Éveiller votre potentiel divin

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2015

« Selon la sagesse ancienne du monde, nous pouvons consciemment nous unir au divin par cette incarnation ; car cet homme naîtra dans la réalité. S’il rate sa destinée, la Nature n’est pas pressée ; un jour, elle le rattrapera et l’obligera à accomplir sa secrète raison d’être. » SARVEPALLi RADHAKRISHNAN Président de l’Inde, 1962-67 

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Nous voulons tous connaître notre raison d’être. Quelle est donc notre mission ? Les initiés sont faciles à repérer: leur vie rayonne de sens. Comme ils perçoivent le dessein de leur vie, ils ont la force d’en traverser les périodes difficiles autant que d’en apprécier les meilleures. Mais bien des gens n’en ont pas d’idée précise, ou ignorent tout à fait leur raison d’être. Depuis que je pratique l’intuition médicale (c’est-à-dire la capacité de « lire » l’état psychologique de quelqu’un par l’intuition plutôt  que par l’examen et le diagnostic physiques), on me demande souvent : « Pourquoi suis-je malade, et comment guérir ? » Encore plus souvent et avec plus d’insistance, on me demande : « Pourquoi suis-je ici ? Quelle est ma véritable raison  d’être ? Que faire de ma vie ? » En un sens, ce manque de direction et de compréhension de soi constitue un problème de santé, car il peut engendrer diverses formes de stress émotionnel, comme la dépression, la fatigue et l’anxiété. Lorsque ces tensions et ces émotions négatives s’installent, elles peuvent engendrer la maladie. La connaissance de votre mission n’est  pas qu’une aspiration de l’esprit : elle est également essentielle à votre corps et à votre âme. 

Une vie confuse et dépourvue d’orientation peut entraîner d’autres conséquences. L’ignorance de votre mission peut avoir un effet destructeur sur vos  relations. Comme le disait souvent le regretté Howard Thurman, théologien, mystique et professeur à Harvard, nous devons nous poser deux questions : « La première est « Où vais-je ? » et la seconde, « Qui  viendra avec moi ? » Si vous ne vous les posez pas dans cet ordre, vous aurez des difficultés. » Sans cette compréhension de soi, sans ce dessein, nous pouvons porter atteinte à notre entourage et nous faire du tort. Sans une idée claire du « tableau d’ensemble », nous ne pouvons réagir correctement aux événements et aux gens lorsque les choses vont mal. […] 

Après avoir, pendant plus de dix-sept ans, aidé des gens à trouver et à utiliser leur boussole intérieure, j’en conclus que cette absence d’orientation spirituelle et émotionnelle est endémique. En plus de représenter un problème personnel pour bien des gens, c’est aussi une préoccupation mondiale : d’un point de vue cosmico-pratique, à quoi sert à l’univers une  planète remplie d’âmes qui n’ont pas la moindre idée de leur raison d’être ni de leur mission ? 

Lorsqu’on me demandait comment « se réapproprier sa propre existence » ou guérir ses blessures, comment trouver la bonne direction, je recommandais souvent la prière. Mais malgré toutes les qualités de cet exercice, j’ai cherché un autre chemin ou processus précis par lequel on puisse clarifier sa vie et trouver sa raison d’être. Personne ne peut tout prévoir,  bien sûr mais si nous pouvions envisager le sens symbolique de nos expériences, nous serions mieux préparés à affronter les inévitables changements et à nous y adapter. Au lieu de nous opposer à la transformation (tout en accumulant des  cicatrices émotionnelles), nous pourrions choisir, voir les événements sous un jour différent, accepter les changements et profiter de notre vie. Considérant l’importance personnelle et planétaire de la connaissance de notre mission, pourquoi est-elle si difficile à trouver ? Comment peut-on mieux la chercher et s’en informer ? Pourquoi certains la découvrent-ils  facilement, tandis que d’autres peinent sur le moindre indice ? Comment nous en faire une idée ? 

Chacun de nous a intérêt à connaître sa mission, car notre façon d’aborder les diverses circonstances de la vie améliorent ou compromettent notre santé. Comme je l’ai découvert après plus de huit mille lectures intuitives médicales au cours de ces dix-sept années, « notre biographie devient notre biologie » : c’est ce que j’écrivais dans Anatomie de l’Esprit.  Autrement dit, les petits problèmes et les grands traumatismes s’installent et vivent dans notre corps, et affectent ou bloquent notre énergie. Il va sans dire que plus nous nous écartons de notre mission véritable, plus nos frustrations s’accumulent et plus notre énergie est déphasée. Une fois informé de sa mission, on peut vivre de façon à tirer le meilleur parti de son énergie. Lorsqu’on s’accorde à son énergie, on exprime mieux son propre pouvoir. J’appelle cela vivre en accord avec son Contrat sacré.  

Lors de mes lectures intuitives, j’aide des gens à exploiter plus consciemment leur énergie, en repérant les traumatismes ou autres événements de leur vie qui sont restés dans leur champ énergétique. Lorsque je ramène ces souvenirs à leur conscience, ils voient souvent comment ils ont perdu leur énergie ou leur pouvoir en s’identifiant à l’excès à ces blessures ou à ces expériences. En identifiant ces « fuites d’énergie », ils peuvent regagner leur âme. Même si ce rappel est parfois utile, la plupart des gens n’ont pas besoin de mon aide pour se souvenir de ces expériences majeures. Mais là où je crois avoir vraiment aidé certains, c’est dans l’identification et l’interprétation des schémas sous-jacents de pensées et de croyances qui affectent leurs souvenirs. Ces schémas sous-jacents portent les interprétations et les sens que vous assignez à vos expériences. Ces interprétations deviennent des souvenirs cellulaires et traînent la charge d’énergie émotionnelle qui affecte votre biographie et, par conséquent, votre biologie. 

Lorsque vous vous rappelez, par exemple, avoir excellé en mathématiques à l’école, ce souvenir d’une réussite peut stimuler et inspirer votre corps et votre esprit. Mais si votre talent pour les mathématiques a provoqué du ressentiment ou du rejet de la part d’un entourage jaloux, il portera également une charge émotionnelle négative. Celle-ci peut s’attacher à tout succès  subséquent, et vous commencez à associer la culpabilité à l’accomplissement. Supposons, par contre, que votre expérience de ces complications émotionnelles vous ait, en réalité, préparé à affronter des défis ultérieurs. Au lieu d’en vouloir à cet entourage jaloux, vous pouvez lui être reconnaissant d’avoir contribué à votre apprentissage de la vie. En percevant votre propre énergie, en prenant conscience de votre perspective sur votre monde, vous pouvez changer votre point de vue et votre vie. En détectant une charge émotionnelle dans votre biographie, vous voyez comment les fragments rassemblés de votre histoire ont affecté votre passé, votre présent et votre état de santé. Cette perspective, c’est ce que j’appelle la vision symbolique. Entrevoir votre vie à larges traits et en zones de couleurs vives vous permet de redessiner votre conception de l’avenir et d’en interpréter plus clairement et plus consciemment les détails. La vue symbolique vous permet de retrouver votre énergie ou votre âme, pour guérir du point de vue émotionnel, spirituel et parfois même physique. La vision symbolique constituera une façon importante de travailler votre énergie lorsque vous ferez le point sur votre Contrat sacré. 

En faisant la lecture symbolique de quelqu’un, je vois son énergie (dans toutes ses attributions) circuler autour de lui. Mais je la perçois simultanément, comme la somme unifiée de toutes ses parties, et comme une cellule unique reliée à une grande matrice énergétique. Pendant ces lectures, mes sujets deviennent des hologrammes humains. Leur schéma énergétique général se reflète dans chacune de leurs cellules, tout comme chacune de nos âmes bourdonne activement pour former une sorte d’âme planétaire qui englobe toute la vie terrestre. Nos paroles, pensées, actions et visions influencent notre santé individuelle et celle de notre entourage. Parcelles essentielles d’une âme universelle, nous avons tous été placés sur la terre pour remplir un Contrat sacré qui améliore notre croissance spirituelle personnelle tout en contribuant à l’évolution de la grande âme mondiale. 

Notre mission de vie, ou Contrat, ne peut se définir ni se mesurer uniquement à l’aune de notre vie extérieure. Notre raison d’être ne se limite pas à notre carrière, à notre passe-temps ni à notre relation amoureuse. Notre Contrat, c’est notre relation globale à notre pouvoir personnel et spirituel. C’est notre façon de fonctionner avec notre énergie et avec les gens à qui nous la donnons. C’est aussi la mesure dans laquelle on est prêt à se soumettre à la direction du divin. Même si un Contrat ne correspond pas aux détails matériels de notre vie, on peut utiliser ces derniers pour le découvrir. Notre vie comporte de nombreuses facettes qui chatoient et reflètent à la fois notre énergie physique et notre énergie intérieure. En tentant de saisir l’ensemble de ce reflet, vous pouvez discerner et définir votre mission. Tout comme un hologramme contient une image entière en chacun de ses fragments, notre mission se reflète, peut-être sous un angle légèrement différent, en chacun de nos nombreux rayons énergétiques. Mais il faut de l’entraînement pour arriver à percevoir le tableau d’ensemble dans ces fragments et à les combiner pour obtenir la somme de notre mission. La découverte de votre Contrat est susceptible de vous réserver des surprises. Vous vous ferez couper l’herbe sous le pied et serez secoué par des prises de conscience. Mais en cours de route, vous apprendrez à utiliser une vision symbolique, à gérer votre pouvoir personnel et à accomplir votre Contrat sacré. 

Dans mes livres précédents, Anatomie de l’Esprit (Éd. Ariane) et Why people don’t heal and how they can, j’ai expliqué comment fonctionne l’énergie, comment elle s’organise autour de nos sept centres émotionnels ou chakras, et comment vous pouvez apprendre à percevoir votre énergie et à aiguiser votre intuition afin de voir d’où proviennent vos perturbations spirituelles et physiques. J’ai enseigné comment et pourquoi l’énergie pouvait se bloquer ou se dénaturer, et comment se guérir en brisant ce blocage qui provient souvent de comptes à régler. En général, la guérison émotionnelle ou spirituelle est reliée à l’apprentissage d’une leçon prodiguée par le ou les centres émotionnels en cause dans la maladie. Cette leçon, c’est parfois la maladie elle-même, et travailler avec cette forme d’énergie permet de découvrir les changements mentaux et émotionnels nécessaires. 

Au bout de milliers de lectures, j’en conclus qu’un principe organisateur encore plus grand que le jeu des chakras structure notre énergie et, ce faisant, notre vie. J’ai commencé à identifier des formes universelles d’intelligence cosmique directement à l’oeuvre dans l’organisation quotidienne de notre vie. En fait, à chacune des lectures que j’ai faites depuis 1989, un modèle archétypal s’est dégagé des détails et des fragments de chaque vie pour prendre une forme définie, offrant une idée claire de la psyché de cette personne et de la raison de son état. Souvent d’origine ancienne, ces modèles peuplent notre esprit, et leur mode d’existence nous affecte profondément, mais nous en sommes généralement inconscients. Ces modèles  intelligents sont des archétypes, des formes de vie énergétiques dynamiques qui circulent dans les pensées et les émotions de beaucoup de gens, dans toutes les cultures et dans tous les pays. Les archétypes sont les architectes de nos vies. Ils constituent les compagnons énergétiques grâce auxquels nous pouvons apprendre à nous comprendre, comme Laura. Ces modèles psychologiques et émotionnels (notre façon de vivre et les gens que nous aimons) peuvent nous amener à la compréhension profonde de notre raison d’être. Leur énergie peut nous mettre en contact avec notre grand Contrat sacré, avec notre grande mission sur cette planète. Comme je l’ai constaté lors de ma lecture de Laura, aucune relation n’est insignifiante. Chacune de nos expériences inclut un but et un sens. Chaque événement, chaque personne de notre vie   incarne un fragment énergétique de notre psyché et de notre âme. La tâche spirituelle de chacun consiste à reconnaître et à intégrer tout cela dans sa conscience, afin que le modèle général de sa mission puisse briller dans toutes ses dimensions. 

Cette prise de conscience est à l’origine de ce livre, qui révèle un processus de découverte et d’intégration des fragments de la psyché. Ce guide d’exploration de soi permet de découvrir nos compagnons archétypaux et de travailler avec eux pour accomplir notre mission de vie et notre Contrat sacré. 

téléchargementEn développant une vision symbolique et un langage archétypal, vous saisirez l’ensemble de votre vie avec un degré de clarté qui vous permettra de guérir les blessures émotionnelles et spirituelles, et vous remplira d’émerveillement devant l’importance de votre vie pour tous les gens que vous rencontrerez. Soyez assuré que tous les événements et les gens qui sont destinés à croiser votre chemin se présenteront à temps, et que les conseils du divin affluent sans fin vers votre âme. Il ne peut en être autrement : si nous gérons nos Contrats, le Divin s’occupe du Sacré. 

Extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

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Terre et Dévotions

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2014

par Lapetite

Ode-à-la-TerreCe texte est une traduction libre d’une contribution de Jessie Wolf Hardin parue dans «Cakes and Ales for the Pagan Soul» chez The Crossing Press. La contribution raccourcie et adaptée ici est disponible en version originale sur simple demande.

 Si à première vue, le thème parait éloigné de la Faery, il n’en est rien, puisque qu’avec les fae et autres esprits ou animaux féeriques, une certaine dévotion, un certain amour et un certain regard, «vrai» et enfantin sont des aides précieuses pour les approcher et les aimer, autant qu’eux aiment ce que nous appelons la Nature. La dévotion nous emporte vers toujours plus de dévotion et toujours plus d’amour, mais il me semble que son absence nous déracine de la Déesse : nous ne pouvons-nous dire reliés à Elle si nous la célébrons seulement durant les solstices, les équinoxes et les pleines lunes. 

La dévotion est une pratique que nous partageons avec l’univers, et c’est en fait la force fondamentale qui nous lie à cette tourbillonnante, explosive, exponentielle force présente en toute matière et à la base de toute vie. De la même manière que le soleil dévoue son énergie à la vie, au point qu’il se consume de lui-même, la vie elle-même devient une dévotion – de l’esprit et du coeur – avec ses propres lois, manifestations et expressions. 

La dévotion demande d’avoir les mains dans le cambouis : si nous nous dédicaçons à notre vérité, nous n’avons d’autre choix que de la vivre et d’en parler. Se dévouer à la Terre, à la terre vivante, demande de l’effort – qu’il s’agisse d’un balcon ou d’un écosystème de plusieurs hectares ou d’une prière – et de faire de son mieux pour protéger, restaurer, maintenir, célébrer et ré-enchanter le lieu. Apprendre cette leçon s’est fait grâce par les particularités d’un certain endroit : le sanctuaire Sweet Medicine Sanctuary où il y a sept rivières, de la taille d’une grosse rigole qui circulent d’une belle eau, permettant à chaque éclat d’apaiser le mental et, pour nos corps, de s’initier à la conscience de l’endroit. Quand je suis arrivé dans cet endroit il y a 25 ans, et en prenant la décision de m’y établir, je renonçais à m’établir là où je l’avais choisi préalablement. En m’y arrêtant, à l’occasion d’une halte, je me suis senti de suite à la maison comme je ne m’étais jamais senti chez moi auparavant, dévoué à lui comme s’il avait été une âme soeur. J’étais arrivé. J’avais vendu ma moto, mon camion et même mon van de façon à payer l’achat d’un bien sans emprunt. Bien avant l’établissement du Sweet Medicine Sanctuary de résidents permanents ou de visiteurs, il y a avait juste moi : une âme esseulée, apaisant assez son mental pour pouvoir entendre et répondre à l’intention, à la volonté, à la chanson de ce si spécial canyon. A travers la ronde des saisons, je suis devenu de plus en plus conscient de ce qu’il y avait ici et de ce que j’avais à y faire. 

J’avais été appelé dans ce canyon pour réparer les anciennes forêts et la vie sauvage, mais aussi conserver et protéger les sites cérémoniels. Je savais que le lieu m’enseignait quelque chose, et que je devais transmettre ce quelque chose à tous ceux qui avaient besoin de cette médecine. Nous sommes parfois attirés par une bio-région spécifique en même temps qu’un nouveau rythme ou une nouvelle façon de vivre mais c’est le lieu qui nous apprend la meilleure façon de le restaurer, de l’habiter, de l’honorer et surtout, comment faire de même pour nos propres terres intérieures, qui ont besoin de redevenir sauvages ; attirées vers l’intimité sans mot, sans narration à travers notre pouvoir de guérison envers la terre que nous habitons, qui en plus de nous soutenir, nous enseigne et nous permet de nous affirmer. 

Cette expérience nous permet de nous reconnecter à cette sensation et à une sagesse sans âge de nos propres «moi» natifs, permettant ainsi de réunir notre éthérité à notre réalité. Il est maintenant clair pour moi que notre univers est une série de sensations, et que nous, en tant que résidents de ce sanctuaire qu’est la Terre, devons au moins réaliser sept dévotions pour nous enraciner en intention et en états physiques à celle-ci et à la Nature, à la Déesse et au Dieu. Nous ne parlons pas de règles ou de dogmes, mais plutôt de certaines considérations, valeurs et buts/projets. Ce qui suit est l’essentiel des dévotions du Earthen Spirituality Project et du Sweet Medicine Women’s center… Même si ce ne sont pas les seules, elles sont une bonne base à n’importe quel chercheur sur le chemin.

Etre : Une action juste dépend de la présence, de la sensibilité développée, de l’expression juste, des connections profondes et de l’intensité du focus sur l’objet. La première dévotion est d’être nous-mêmes, pleinement et consciemment en place. Soyez ici et maintenant, juste ici et maintenant. 

Garder et Célébrer : Nous sommes amenés à protéger et honorer les systèmes auxquels nous appartenons. Nous devons chercher à nous relier aux besoins et aux nécessités de l’endroit, à nous en inspirer plutôt que

d’imposer nos vues. Beaucoup de choses dépendent de la façon dont on aborde un lieu : ne jamais le  compromettre en son intégrité, mais le considérer comme une source d’enseignement et de bénédictions. Ceci est vrai pour tous les sites sacrés. Marcher doucement, parler un peu, écouter beaucoup ! 

Ré-enchanter et Restaurer : Maintenir ou bénir la bénédiction d’un lieu et son honneur donne un immense bonheur, mais emporte beaucoup d’obligations : discerner ce qui doit être exclu de ce qui doit être réintroduit et se souvenir des deux pour les re-sacraliser. Si nous, en tant que communauté ou individus, tenons et soignons cet endroit, alors nous créons des merveilles. 

Etudier : Nous sommes poussés à apprendre, puis à appliquer les leçons et sagesses de cet endroit. Nous

le faisons en étant vraiment open, en écoutant et en enregistrant le battement du canyon sur des niveaux terrestres et plus élevés. Rester open sur un lieu est la meilleure leçon qu’il puisse vous donner. 

Disséminer : C’est de notre responsabilité de rendre abordable la pratique et la pensée spirituelle offerte par

ces anciens lieux de pouvoir. Nous avons besoin de temps pour enregistrer et nous familiariser avec les vérités qui y sont présentes. Que voudriez-vous partager des leçons de la terre ? Comment ? 

Héberger : Tout en étant prudent de ne pas inviter de personnes dérangeantes ou malhonnêtes, nous avons

toujours besoin d’ouvrir le portail à tout chercheur spirituel honnête de ces hauts lieux. Quels sanctuaires pouvez-vous offrir à ces personnes même pour une simple discussion ou un simple café ? 

Etendre : Nous sommes dédiés à la re-création d’une lignée de protecteurs et d’enseignants. Enseigner et coacher une série de chercheurs à se dévouer eux-mêmes à ce canyon, cette terre, à ses enseignements doivent être nos premières priorités. Certains seront amenés à rester un certain temps avant de repartir, d’autres seront amenés à rester tout le temps. A quoi ou à qui souhaiteriez-vous dévouer votre lignée spirituelle ? 

tears-of-devotion-sundara-fawnCe que je transmets aujourd’hui m’a été donné par le canyon, par son observation, par son écoute et la communion avec le principe de Gaïa que j’ai pu y rencontrer. J’ai appris que la haine et la peur font naître des obsessions, mais jamais de dévotions. La dévotion est pour moi le plus haut niveau d’amour. C’est une façon de nous élever, un investissement et une expression qui le plus souvent demande un certain degré de coûts et de risques. Marchant en direction de la sortie des sept rivières du canyon, l’on ne peut pas s’empêcher de ressentir la présence des anciens qui ont vécu ici pendant des milliers d’années avant nous. En écoutant avec attention, nous pouvons toujours écouter leurs chants et leurs tambours, le rire des anciens, et la turbulence des plus jeunes. En y regardant de près, et en-deçà de l’inter-connection et de l’inséparabilité des schémas qui nous entourent, se dessinent les schémas du ciel et des nuages. En résonnant avec la vibration du lieu, et en Entendant ses leçons et enseignements, le canyon nous donne tout ce dont nous avons spirituellement besoin pour continuer notre mission en étant implacablement nous-mêmes. 

La dévotion ne se mesure pas mais la continuité et la profondeur de notre présence, la force de notre lien, et la force de faire ce que nous disons, par une volonté pleine de coeur, d’âme, d’investissement, tous les jours  l’enracine.

 

Jesse Wolf Hardin est un enseignant reconnu et exigeant outre-Atlantique vivant au croisement de sept rivières sur un ancien haut lieu. Il est l’auteur de Kindred Spirits : Sacred Earth Wisdom (chez Swan Raven).Wolf et Loba partagent le sanctuaire du bord de la rivière. Wolf offre des quêtes et du conseil aux hommes tandis que sa compagne offre aux femmes des quêtes visant à retrouver la sacralité de la nature sauvage, cueillettes et stages

(www.earthenspirituality.org).

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Le mystère du silence

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2014

 

 

Nous ne connaissons pas le silence… Nous le recherchons lorsque les bruits et l’agitation envahissent nos vies, nous le fuyons lorsque l’ennui et l’angoisse se font trop pesants. Ces deux tendances apparemment contradictoires sont enracinées dans notre psyché. Monique Virelaude constate ainsi qu’il existe : « de la peur au silence… du silence à la peur, deux états de conscience étroitement imbriqués et si étrangement solidaires… » Ce sont ces deux tendances qu’il nous faut apprendre à connaître dans leurs fonctionnements [1].

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Toutes deux appartiennent au domaine du brouhaha intérieur et se partagent cette double vision que nous nous sommes forgés de « l’état sans bruit ». Cette situation est la manifestation d’une double méprise parce que « le silence n’est pas l’absence de bruit. Il se tient à l’arrière-plan du monde phénoménal », dit Serge Pastor à l’instar de la plupart de nos auteurs. « L’absence de bruit » ! c’est pourtant ainsi que nous envisagions le silence, tant le bruit de nos villes – comme de nos campagnes, souvent – est devenu lancinant, masquant l’angoissante existence de contemporains déboussolés qui ignore l’apaisement. … Il semble alors que nous ne connaissions pas le silence ! Mais qu’est-ce que le silence ? Et quel sens peut-il avoir dans nos vies ? Avant tout, remarquons, avec le Frère John Martin qu’« il est contradictoire d’écrire ou de parler de silence.

En effet, à partir du moment où l’on parle et écrit à propos du silence, il n’y a plus de silence. Le silence n’est pas un objet ». Il faut alors comprendre avec Jean-Marc Mantel que : « nous confondons souvent le silence-objet, perçu, avec le silence du sujet, de la conscience sans pensée ». Cette confusion tient au fait que le silence est notre véritable nature, par-delà la vie et la mort, et que cette essence de ce que nous sommes échappe totalement à nos fonctions cognitives. En effet, précise Viator : « comme l’immobilité, ou l’immuabilité, ou encore l’absolu, le silence n’est pas quelque chose que je puisse appréhender, il n’est pas un phénomène. » C’est pourtant ce que nous en faisons, car nous avons, du silence, des perceptions de quiétude, de tranquillité, de repos ; ses expériences deviennent des représentations du silence-objet jetant leurs voiles sur le silence du sujet. Ces représentations de l’expérience du silence conditionnent notre rapport au monde, aux autres et à nous-même ; elles placent notre conscience dans l’alternance de l’attraction/répulsion et imposent leurs définitions particulières. Pourtant, comme le dit Betty : « définir ce qu’est le silence et être disposé à l’accueillir sous toutes réserves sont deux choses bien différentes. » Le silence véritable, qui n’exclut pas le champ de l’expérience qu’il transcende, est au cœur de nous-même, si bien que connaître le silence revient à « Être silence » et à se connaître soi-même dans la dimension du Soi – connaissance qui, ici, ne s’enferme pas dans les images bruyantes que nous nous renvoyons mutuellement dans la vie sociale. Le sens du silence est alors dans la connaissance silencieuse de nous-même, connaissance à laquelle nous aspirons tous.

 

Le silence créateur 

Au sein de cette civilisation du bruit qui est la nôtre [2], les populations s’agitent et l’être humain manque d’inspiration ; la capacité à créer semble avoir disparu au profit de l’invention continuelle de gadgets jetés dans une économie trépidante en voie d’essoufflement. Invention et agitation sont pratiquement synonymes tant les produits de l’une engendre les effets de l’autre. En dehors de ce chaos d’inventions délibérément fragiles et superfétatoires, il paraît bien difficile d’envisager autrement l’organisation économique et sociale vouée à la production continue d’une croissance extérieure. Le monde des ego fait partie du brouhaha de masse, jetant les uns dans la rue, les autres dans des labeurs ou des occupations souvent absurdes ou stériles. Au cours de ce mouvement faussement perpétuel, quelques lueurs d’esprit se font jour…

La quête d’un havre de paix intérieur conduit de plus en plus de personnes à sortir, pendant un temps, des autoroutes de la distraction collective, pour « se retrouver ». « Se ressourcer », « retrouver du sens », « marquer un temps d’arrêt », « faire un break », « être ici et maintenant »,… toutes ses expressions relèvent de notre aspiration profonde à vivre une existence plus sereine. Sérénité et créativité sont les qualités du silence, l’une invitant l’autre à tous les modes d’expression. « Le silence, par son essence même, dit Paul Pujol, permet la création, c’est-à-dire l’existence des choses et des êtres. » Toute création émerge du silence. Et la musique en particulier n’a d’existence que par le silence qui en sous-tend tous les pas. L’intervalle entre deux sons évoque la silencieuse présence, insondable, dont nous sommes le tissu – corps et âme à la fois sur des plans différents. « Le silence est sans origine et sans finalité, nous dit Nicole Montineri. Il est impossible de l’expérimenter, de lui donner une continuité, car il n’est pas dans le temps. Il était déjà là au commencement du monde, intrinsèque au jaillissement de la vie, au Principe qui fonde l’univers. »

C’est, dit aussi David Ciussi, « le mouvement universel qui donne naissance à tous les sons et à toutes les formes. Il est l’intelligence créatrice qui se déploie dans l’univers. » Il est judicieux de l’envisager, à l’instar de Rudolf Steiner (voir le Document dans ce numéro), comme l’essence du Penser. Mais pour puiser à cette source si nécessaire et indispensable, dans un monde qui n’en finit pas d’être en crise, il faut alors apprendre à « observer le penser » [3], afin de co-participer à la création du monde qui se renouvelle à chaque instant et éternellement. Nicole Montineri en témoigne ainsi : « L’esprit est actif, créatif, souple, car réellement silencieux. Il ne court plus le long d’un temps phénoménal mais est à l’écoute d’un temps tout intérieur, un rythme propre au cœur de l’être. La vie prend alors son véritable sens, vécu en soi comme une évidence. » La créativité, dont on a beaucoup parlé, n’est possible qu’au cœur du silence. « Silence » qu’il ne faut pourtant pas confondre avec l’absence de bruit, et qui n’a de réalité qu’au-delà du monde des phénomènes, dans une dimension spirituelle où « naître à la plénitude », comme le dit John Martin, prend tout son sens. La « seconde naissance » évoquée par tous les enseignements spirituels demeure la possibilité du Silence, dans la cessation spontanée, car non conditionnée, du mouvement des conflits intérieurs.

 

Les religions face au silence 

De nombreux mystiques ont témoigné d’un silence divin, « surnaturel », d’une « impensabilité profonde » comme l’exprime ici Peter Fenner. Ce silence n’a jamais été perçu comme un état d’âme à conquérir, mais plutôt comme l’abandon du mental devant l’insondable et l’inconnaissable Présence divine. Sur les ailes de l’abandon, des instants de grâce ont porté les esprits à concevoir de nouvelles voies de salut. En Occident, le quiétisme de Miguel Molinos en est sûrement la meilleure expression (voir le Document dans ce numéro). L’importance du « silence divin », que les intégrismes de tous bords se refusent à considérer, est qu’il ouvre la conscience à une véritable « œcuménicité spirituelle », libre des dogmes et des enseignements dualistes sur lesquels ils reposent. Le silence est la seule voie de paix intérieure comme extérieure. Envisagé comme l’absence de bruit et de parole, il est totalement ignoré dans la dimension profonde dont témoignent seuls les mystiques. Et cette ignorance engendre la très regrettable guerre des peuples, des religions, et des civilisations. Sur ce dernier état de « guerre » – celui des « civilisations » – un silence superficiel étouffe actuellement les esprits occidentaux qui refusent d’en voir la situation : deux civilisations s’opposent avec de plus en plus d’évidence. Celle de l’Islam, religion chargée d’archaïques traditions politiques et sociales, celle de l’Occident, laïque et démocratique sourde aux potentialités spirituelles de l’humanité. Le silence intérieur, chemin vers Dieu, est le seul remède aux conflits, et la seule voie de transformation pouvant conduire à une civilisation alternative : une 3e civilisation portée par une spiritualité véritable, c’est-à-dire par un sens créateur de l’homme et d’une nouvelle société dont l’accouchement terrestre n’est pas sans souffrance…

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Dé-couvrir le silence 

« Explorer la dimension du silence », selon les termes de Vimala Thakar, c’est découvrir les limites de notre connaissance intellectuelle, avec tout ce qu’implique ce mode de connaissance à travers les sens et les émotions. Nos sens et nos émotions sont en effet, conditionnés par l’intellect réduit aux multiples mémoires qui nous dominent. Viator constate avec nous l’évidence : « je ne peux donc entendre, ni percevoir en aucune manière le silence. » En effet, « lorsque je recherche le silence intérieur (silence des pensées, au sens propre du terme, mais aussi des émotions, des sentiments, des sensations…), je constate très vite que cette tentative est vouée à l’échec. » Cet « échec », s’il est vu directement et sans jugement, participe à la dissolution de l’emprise égotique qui gouverne nos vies. La vision profonde de cet « échec » ouvre la conscience au silence d’Être. Gangaji nous fait remarquer que « notre esprit reste inactif durant de longues périodes de la journée, mais comme notre conditionnement nous porte à ne faire attention qu’à l’activité du mental, ces moments de silence passent inaperçus. » Gangaji propose alors l’exercice du « stop ». « Stopper », c’est mettre notre « attention sur ce silence entre les pensées, qui correspond à la conscience sans forme ». Pragmatique, Monique Virelaude, propose un exercice d’attention au vide et au silence des organes des sens « en écho au silence de l’ensemble du corps ». La dé-couverte du silence est comme un retour à l’évidence de l’état primordial de l’esprit. Rudolf Steiner en a parlé en termes de seuil, d’étape nécessaire à la « connaissance du monde spirituel » ; le monde spirituel se révélant à l’esprit veillant dans la vacuité du silence.

C’est dans cette optique qu’il indique l’observation du penser. Observation non-duelle qui n’est en aucune façon l’observation de quelque chose ou l’expérience d’un état. Cette « observation sans observateur », dit Krishnamurti [4], dé-couvre le silence qu’est l’absence de pensée cérébrale, et par conséquent « l’abolition du temps », c’est-à-dire la cessation de tout le mouvement de la pensée conditionnée – conditionnée par tout le champ de nos expériences et de nos savoirs. Ce silence, nous dit Viator, est « non pas vide ni absence de sens, mais participation à la grande cohérence de l’ensemble de ce qui est, de l’ensemble de ce qui survient. Non pas absence de son, mais musique ». L’idée de musique intérieure et vivante, de « musique des sphères », de musique silencieusement créatrice du monde, remonte à l’Antiquité. La chimie comme l’astronomie moderne n’ont d’ailleurs pas échappé aux analogies musicales [5] ! Pour Rudolf Steiner – qui est l’une des Références Majeures de 3e millénaire [6] – le monde spirituel se révèle « musicalement » dans le Silence du silence, à l’esprit qui a appris à veiller dans la paix absolue de sa psyché.

Dans le silence, qui ne se définit plus naïvement comme l’absence de bruit, vibre le Verbe créateur. Râmana Maharshi, connu pour son expérience de l’Éveil et sa simplicité d’Être, dit en termes paradoxaux, lors d’entretiens, à ses interlocuteurs que : « le silence ne cesse de parler. C’est un courant continuel qui n’est interrompu que par la parole » (voir le Document dans ce numéro). L’expérience vivante, de ce vrai philosophe de l’advaïta (non-dualité) contemporain participe, ici, à la renaissance de la connaissance ancestrale du « Verbe créateur » et de l’« harmonie des sphères ».

 

Thérapie du silence 

Le silence sous-tend toute relation. Non pas le silence de la parole qui ne vient pas, mais le silence de « l’espace de la rencontre » dont parle Nicole Montineri, dans l’abolition des conflits. « Cet espace partagé où la dissolution des idées et des concepts se fait naturellement et sans effort est exquis et magnifique » dit le thérapeute Peter Fenner. Seulement voilà, « Toutes les expériences de silence ne déconditionnent pas nos esprits. Le silence peut faire tout le contraire : il peut aggraver et amplifier nos fixations. Si l’on se sent mal à l’aise, le silence peut intensifier nos émotions, surtout si l’on a l’impression que les occasions de communiquer sont limitées ou supprimées » souligne Peter Fenner.

L’absence de bruit ne définit effectivement pas l’insondable silence. L’absence de bruit peut rassurer, devenir un refuge ou être un objet de crainte et d’angoisse ; il peut ainsi apaiser ou révolter, mais en aucun cas « amener une transformation » comme le précise Vimala Thakar, ou faire « naître à la plénitude », selon l’expression du Frère John Martin. Atteint de ce qu’il convient d’appeler médicalement « une sclérose en plaque », David Anza, « témoin d’Éveil » dans ce numéro, « pratique pleinement et médite sur toutes ces techniques qui nous permettent de nous ancrer dans l’instant présent et de retrouver un calme intérieur. » Pour Monique Virelaude : « La guérison se fera sur la mise en ordre des forces sensibles physiques, sensorielles dans le rythme silencieux du souffle. » La quiétude thérapeutique retrouve ici le « chant de la vie » évoqué par Paul Pujol.

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Notes :  

[1] – Et plus exactement : dans le dysfonctionnement de nos fonctions motrice, sexuelle, émotionnelle et intellectuelle, au sens de l’enseignement de G.I. Gurdjieff. Voir l’incontournable ouvrage d’Ouspensky, Fragments d’un enseignement inconnu, Stock. 
[2] – Aldous Huxley écrit que « Le XXe siècle est, entre autres choses, l’Age du Bruit. Le bruit physique, le bruit mental et le bruit du désir – nous détenons le record de l’histoire en ce qui les concerne tous. » La philosophie éternelle. Philosophia perennis, Points Sagesse, 1977, p. 259. 
[3] – Pour Rudolf Steiner : « L’observation et le penser sont les deux points de départ de toute aspiration de l’homme à l’esprit, dans la mesure où il est conscient de cette aspiration. » La philosophie de la liberté, Novalis, 1993, p. 43. 
[4] – Krishnamurti parle de l’observation non-duelle en terme d’« observation sans observateur », c’est-à-dire sans jugement, ou sans le mouvement « mécanique » (automatique) de la pensée. Voir, par exemple, le dernier ouvrage paru cette année aux Presses du Châtelet, Vers la révolution intérieure. 
[5] – Kepler, fondateur de l’astronomie moderne, a décrit le système solaire en termes d’harmonies musicales dans L’harmonie du monde (1619) et dans Le secret du monde (1621) ; voir aussi, sur « L’harmonie des sphères », 3e millénaire n°92. 
[6] – Voir les Références Majeures de 3e millénaire dans le n°100.

 

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La méditation vers la lucidité silencieuse

Posté par othoharmonie le 11 septembre 2014

La méditation est une pratique spirituelle menant à la paix intérieure,à la vacuité de l’esprit et à l’unification à notre nature véritable…

images (5)Tour d’horizon

Le terme méditation, du latin meditatio, désigne une forme de pratique spirituelle.

Même si ce terme est souvent utilisé pour décrire l’attention portée sur un objet de pensée [par exemple : méditer un principe philosophique dans le but d’en approfondir le sens], son objectif premier est avant tout une attention tournée vers l’intérieur afin de s’affranchir de la pensée et réaliser son «identité spirituelle». 

Les différentes pratiques méditatives impliquent généralement que l’adepte amène son attention sur un seul point de référence qui sera, tôt ou tard, abandonné pour seulement «laisser la conscience observer la conscience». 

Les pratiques méditatives se retrouvent au coeur de nombreuses philosophies et religions : dans l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme, le yoga, l’islam, la chrétienté, ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité. 

Les techniques de méditation sont multiples. Elles peuvent cependant être classées selon leur foyer d’attention : une zone corporelle spécifique ou le déplacement d’une zone à une autre, une perception précise, un objet spécifique présélectionné profane ou religieux, le nom d’une déité ou d’un concept inspirant la paix, le souffle, un son, une incantation ou un mantra, une visualisation, le vide de tout concept ou vacuité,… 

Dans l’hindouisme Il y a plusieurs types de méditation décrites dans l’hindouisme, citons les deux principaux courants :

- le Védanta, dans lequel le Jñâna-Yoga a pour méthode principale l’investigation du Soi [le célèbre « Qui suis-je ? »] afin de retourner à la source des pensées jusqu’à notre Réalité transcendante ; – le Yoga, dans lequel la méditation [dhyâna] est recommandée pour calmer les fluctuations du mental. Elle est l’avant dernière des 8 phases développée dans les Yoga-Sûtra de Patañjali : elle se place après la concentration [dhâranâ, fixation de l’esprit sur un seul point] et avant la contemplation [samâdhi, état d’union avec l’Être ou d’absorption dans l’Absolu]. 

Dans les pratiques hindouistes, il existe de nombreuses propositions de méditation avec support : observer la lumière qui pénètre par le sommet de la tête [chakra coronal] et s’identifier à cette lumière, écouter l’infrason dans l’oreille interne  [nâda], parcourir l’intérieur du corps par la sensation, rester dans une posture spécifique avec une position de main codifiée [mudrâ], etc… 

Pour que le mental parvienne au calme, au détachement des désirs du monde et cesse de vagabonder, le pratiquant évoluera vers la méditation sans support. Bien que certains adeptes s’y adonnent dès le  commencement de leur quête, la méditation sans support est une voie évidemment plus abrupte que celle avec support. Il s’agit ici de développer l’état de présence afin de rester totalement conscient dans l’ici et maintenant et disponible à l’épanouissement spontané du silence intérieur. 

Dans le bouddhisme La méditation a toujours été centrale au bouddhisme. Le Bouddha historique a d’ailleurs obtenu son éveil spirituel par la méditation. La plupart des formes de bouddhisme distinguent deux classes de pratiques pour atteindre l’illumination : – Samatha, ou tranquillité, qui développe la capacité de focaliser l’attention en un seul point ;

- Vipassana, ou vision supérieure, vue pénétrante, qui développe la perspicacité et la sagesse en dévoilant la vraie nature de la réalité. 

Le but ultime de la méditation bouddhique est l’atteinte du nirvâna. Ce terme est au-delà de toute description et ne peut être défini que comme la fin de toutes formes d’ignorance. Dans le zen Le zen est une forme de bouddhisme mahâyâna qui insiste davantage sur la méditation et particulièrement sur la posture/pratique dite de zazen. Pour ses adeptes, la pratique elle-même est déjà réalisation, pratique et éveil sont comme la paume et le dos de la main. Pour le zen, il suffit de s’asseoir, immobile et silencieux, pour s’harmoniser avec l’illumination du Bouddha… 

Dans la Chrétienté

Chez les moines orthodoxes l’hésychasme ou «prière du coeur» est une prière silencieuse invoquant le nom de Jésus au rythme de la respiration. Par son rapport au corps, il est l’équivalent chrétien de certaines techniques de méditations orientales. 

Dans l’Islam

Il existe deux concepts de méditation dans l’Islam :

- le premier, issu du Coran, est appelé taffakur, c’est-à-dire la réflexion sur les sourates ou la contemplation de la Création ;

- l’autre, développé par les Soufis, est une pratique mystique appelée Mouraqaba ou «exercice de vigilance» : l’adepte, en assise et les yeux fermés, concentre son attention sur un point unique. Ce point est généralement la visualisation du Cheikh, le maître soufi, qui est considéré comme un pont entre le monde de l’illusion et celui de la réalité. 

La méditation transcendantale  La méditation transcendantale est une technique de relaxation et un mouvement spirituel fondé à la fin des années ‘50 par Maharishi Mahesh Yogi. Elle est présentée comme une «technique de relaxation profonde et de développement de la conscience». Elle se pratique quotidiennement, lors de séances de 15 à 20 minutes durant lesquelles le pratiquant répète mentalement un mantra, c’est-à-dire un mot qui est théoriquement intime et adapté à sa personnalité. Au fur et à mesure de la séance, le mantra doit s’estomper pour laisser l’esprit aller naturellement à la source de sa conscience propre. Cette expérience est unique et personnelle. Le mantra est révélé par l’instructeur après une brève cérémonie. 

Lucidité silencieuse sans support Dans la spiritualité contemporaine, comme par exemple dans les enseignements de Krishnamurti, Jean Klein ou, plus récemment, Eckhart Tolle, le terme de méditation désigne un état de lucidité silencieuse sans support, une vigilance où les constructions mentales sont absentes. Ces enseignants donnent ainsi quelques directions de méditation : 

- l’attention vide de toute attente, de toute anticipation ; en quelque sorte, une attention innocente, notre tranquillité naturelle ;

- l’observation ouverte, sans jugement, sans comparaison ni interprétation ; nous ne pouvons l’objectiver ; - la liberté : la compréhension se situe habituellement dans notre tête, mais «être» la pure compréhension n’a plus rien à voir avec la tête, c’est une perception globale transcendante.

 

Recherches scientifiques

Certains psychothérapeutes ou scientifiques tel que Jon Kabat-Zinn s’intéressent à la méditation dans ces applications psychothérapeutiques, comme par exemple : la MBSR [réduction du stress par la pleine conscience] ou la MBCT [thérapie cognitive par la pleine conscience]. 

images (6)La psychothérapie cognitivo-comportementale propose ainsi aux personnes souffrant de ruminations mentales, de stress ou d’anxiété, une forme de méditation qui se rapproche du zazen, mais dont les éléments «spirituels» ont été supprimés. Cette technique augmenterait le bien-être, la bonne humeur, la capacité à «faire face» et améliorerait le sommeil. La MBCT réduirait en outre le risque de rechute dépressive. Certaines études* prouveraient également l’efficacité de la méditation en complément d’un traitement médical classique dans

la guérison de maladies : diminution des douleurs chroniques, amélioration des défenses immunitaires et des effets du traitement thérapeutique classique dans les cas de cancer, de troubles gastriques et intestinaux ou même de fibromyalgie et de sida. 

Dans le cadre des recherches scientifiques ou philosophiques sur la nature de la conscience, certains auteurs défendent l’importance de la méditation comme pratique introspective, à travers laquelle le chercheur peut observer son propre flux de pensées et acquérir un savoir autrement inaccessible. Le Dr. Susan Blackmore défend par exemple la thèse, sur base de sa propre pratique du zazen et de ses recherches scientifiques, selon laquelle la conscience et les perceptions humaines seraient pure illusion. 

Selon David Orme Johnson, directeur de la faculté de psychologie à l’Université Internationale Maharishi, des études scientifiques ont été publiées sur la Méditation Transcendantale et le programme TM-Sidhi, dans plus de 160 revues scientifiques. 

D’autres études médicales spécifiques ont également été réalisées afin de déterminer si certaines pratiques méditatives pouvaient être associées à la psychothérapie. Dans la majorité des cas, les conclusions étaient positives, sous réserve que les objectifs de la thérapie  soient bien sûr en accord avec les effets de la méditation proposée… 

Olivier Desurmont

* 4 études rigoureuses tirées de «Journal of Behavioral Medicine», «Psychosomatic Medicine», «General Hospital Psychiatry» & «Brain, Behavior, and immunity». Références : «La méditation bouddhique» de Jean- Pierre Schnetzler chez Albin Michel, «La Vision profonde : De la Pleine Conscience à la contemplation intérieure» de Thich Nhat Hanh chez Albin Michel,  «Le livre de la méditation et de la vie» de Krishnamurti, Livre de poche, «Approches de la méditation» d’Arnaud Desjardins, La Table Ronde et Wikipedia. 

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Le déclic Chamanique

Posté par othoharmonie le 4 août 2014

L’anthropologue Michael Harner est une figure centrale de la redécouverte du chamanisme dans nos cultures. Son travail fut parfois vertement critiqué dans certains milieux académiques, mais il est aujourd’hui unanimement reconnu comme étant un pionnier du retour du chamanisme en Occident.

Le déclic Chamanique dans Chemin spirituel harner1

C’est durant les années 1960 qu’une nouvelle vague anthropologique décida de se rappro­cher des chamanes et de les considérer non plus comme étant des objets d’étude – et le mot objet est à comprendre ici dans sa signification péjorative également –, mais comme des praticiens d’une forme de savoir pragmatique issu du contact direct avec les forces de la nature. Cette nouvelle va­gue fut portée principalement par de jeunes anthro­pologues américains partis sur le terrain en Amérique centrale et du Sud, qui décidèrent de prendre les pratiques et les récits des chamanes au sérieux, sans leur imposer une interprétation folklorisante dépré­ciative. L’un des principaux éléments déclencheurs de ce changement d’attitude provint directement du fait que ces anthropologues acceptèrent de pénétrer dans l’univers des chamanes en participant à leurs cé­rémonies et en consommant leurs plantes sacrées. Il est important de comprendre qu’il n’était pas évident de se positionner ainsi à cette époque – et aujourd’hui encore, c’est parfois difficile –, sous peine de briser un tabou académique très profondément ancré dans les moeurs intellectuelles occidentale. Observer les cha­manes, oui, mais participer à leur folie, non !

Né en 1929, Michael Harner fut l’un des chefs de file de cette nouvelle vague. Il avait 27 ans lorsqu’il commença à faire parler de lui suite à deux séjours chez les Indiens Shuar ou Jívaro de l’Amazonie équa­torienne, en 1956 et 1957. Les fameux « réducteurs de têtes » allaient devenir l’un de ses sujets de prédi­lection, si bien qu’il devint le spécialiste des Shuar et publia un ouvrage intitulé Jívaro : People of the Sacred Waterfalls (Les Jívaros, hommes des cascades sacrées), qui reste à ce jour l’une des principales références sur cette peuplade. À cette époque, le jeune anthropologue joua encore le jeu de l’observation classique : « Je recueillis [...] avec succès de nombreuses informations sur leur culture, mais je restai un observateur extérieur au monde des chamanes. » Son approche du chamanisme fut cepen­dant bouleversée en 1960-61, lors d’un séjour chez les Indiens Conibo du Pérou durant lequel il fut in­vité à prendre de l’ayahuasca, la boisson psychotrope qu’utilisent les chamanes d’Amazonie pour accéder au monde des esprits. « Les gens étaient amicaux, mais hésitaient à parler du surnaturel. Finalement, ils me di­rent que si je désirais vraiment apprendre, je devais boire la boisson sacrée des chamanes, une potion à base d’aya­huasca, «la liane de l’âme» ». Il fallait consommer les plantes des Indiens pour comprendre leur manière de voir le monde. C’était une condition sine qua non. Et c’est ce que fit Michael Harner. En acceptant d’entrer dans l’univers des chamanes, il inaugura une voie ini­tiatique qui fut ensuite empruntée par d’autres an­thropologues (voir encadré : La postérité d’une vision). 

Le déclic chamanique

Le récit de sa première prise d’ayahuasca chez les Conibo, qu’il décrit dans La Voie du chamane, est un monument de la littérature anthropologique. Dans un style aventureux et enjoué, l’anthropologue y conte la manière dont il fit l’expérience de visions rappelant étrangement les scènes décrites dans l’Apo­calypse biblique. Il revécut également l’évolution de la vie sur Terre et vit d’immenses dragons tombés du ciel venir peupler notre planète. Cette expérience eut un impact décisif sur la vie de Michael Harner : il décida de ne plus se cantonner uniquement à son rôle d’anthropologue, mais d’ap­prendre les techniques du chamanisme. En discutant de ses visions avec un vieux chamane conibo aveugle, il fut abasourdi de découvrir que les chamanes avaient accès aux mêmes visions que lui et qu’apparemment, ces « hallucinations » étaient à la source de leur savoir – elles faisaient partie intégrante de leur cosmologie. Pour conclure leur échange, le vieux chamane aveugle lui dit qu’après avoir vu tant de choses, il ne faisait aucun doute que lui aussi, l’anthropologue blanc, puisse devenir un « maître chamane ». Qu’Harner soit conibo ou américain ne faisait aucune différence. Seuls le contenu et la qualité de ses visions étaient pertinents, et non sa couleur de peau ou ses origines ethniques. Cette ouverture d’esprit convainquit l’an­thropologue : il prit le vieux chamane au mot et dé­cida de poursuivre sa quête chamanique. 

Après avoir obtenu son doctorat en anthropologie à l’Université de Berkeley, et bien décidé à en savoir plus sur ses présumées capacités chamaniques, il retourna chez les Shuar en 1963 et en 1964, cette fois-ci dans le but d’apprendre les techniques du cha­manisme. Il entreprit cette quête en partant du prin­cipe que toute hypothèse doit être vérifiée par l’expé­rience. Comme lors de son séjour chez les Conibo, il fut invité à plonger – littéralement – dans la pratique : avec deux amis shuar, il se rendit à la cascade sacrée des Jívaro. A l’époque, qu’un blanc soit invité à péné­trer dans un sanctuaire aussi préservé constituait un événement en soi. C’est un honneur difficile à conce­voir aujourd’hui, alors que le tourisme amazonien bat son plein. Ses amis Shuar lui firent consommer de la maikua, une plante visionnaire très puissante (Brugmansia spp.), et à l’image du vieux chamane co­nibo, ils n’émirent aucun doute sur le fait qu’un blanc puisse apprendre à devenir chamane. 

À son retour d’Amazonie et durant une quinzaine d’années, Michael Harner enseigna dans certaines des plus prestigieuses universités d’Amérique du Nord : Columbia, Berkeley, Yale, la New York Academy of Sciences, etc. Il fut notamment le professeur d’un étudiant qui allait beaucoup faire parler de lui dans les milieux alors très restreints de la « renaissance chama­nique » : Carlos Castaneda. L’amitié qui lia Castaneda et Harner fit couler beaucoup d’encre, en particulier au moment où des doutes – justifiés – furent émis sur la véracité du contenu des ouvrages de Castaneda. Michael Harner resta fidèle en amitié et s’interdit de tomber dans le piège du lynchage collectif, mais il prit cependant ses distances par rapport à l’approche contestée de son ancien élève : « Plus tard, Carlos s’est plus orienté vers son propre monde. Ses derniers livres n’ont pas grand-chose à voir avec le chamanisme et beau­coup à voir avec le propre monde de Carlos. [...] Il était dans le monde du sorcier. » 

Tambour battant

Tout en continuant d’enseigner en contexte acadé­mique, Michael Harner poursuivit son travail sur le terrain en côtoyant plusieurs peuplades amérin­diennes, dont les Pomo et les Salish. C’est en tis­sant des liens d’amitié avec certains chamanes de ces cultures – dont la célèbre chamane pomo Essie Par­rish –, qu’il découvrit que selon les contextes géogra­phiques et culturels, le chamanisme est très souvent pratiqué en utilisant le son percussif du tambour, sans prise de plantes psychotropes. « Finalement, j’ai eu la possibilité d’essayer de battre le tambour. J’avais un préjugé contre cette méthode que je croyais inca­pable de faire quoi que ce soit, mais de fil en aiguille, après plusieurs expériences, ça a fonctionné. Après cela, j’ai passé du temps avec les Indiens de la côte ouest qui utilisaient les tambours de manière très efficace pour atteindre l’état de conscience chamanique. » 

Parce qu’il n’est pas illégal, qu’il n’est pas une « dro­gue », le tambour joua un rôle de pivot central dans le retour des pratiques chamaniques en Occident : « C’est cela qui a fait qu’il m’a été tellement facile d’en­seigner le chamanisme pendant toutes ces années, parce que c’est une méthode légale, sûre, efficace et ancienne. Elle apprend aux gens qu’il y a plus qu’une seule porte vers la réalité non ordinaire ». De plus en plus at­tiré par la pratique en soi, ainsi que par le besoin de transmettre à autrui le fruit de ses recherches, Mi­chael Harner fonda le Center for Shamanic Studies en 1979, dans le but d’offrir aux personnes ayant des capacités chamaniques la possibilité de dévelop­per leurs potentialités dans un cadre formel. C’est à partir de là que son travail devint véritablement ré­volutionnaire, parce qu’il permit l’émergence d’une forme de chamanisme moderne adapté au contexte occidental – et partant, c’est également à partir de là qu’il fit des remous dans le monde académique. Le fait qu’un anthropologue de renom décide de « jouer à l’Indien » attisa l’incompréhension, et même par­fois la haine, de certains de ses collègues, et cela en particulier sur le Vieux Continent, moins enclin à voir la pertinence de son approche pragmatique et novatrice – no nonsense comme disent les Améri­cains. 

La littérature anthropologique des années 1980 et 1990 regorge d’insinuations parfois violentes à l’en­contre de Michael Harner, l’anthropologue déchu – ou le « néochamane », terme péjoratif qu’Harner lui-même n’a jamais utilisé – qui a osé franchir la limite de l’académiquement correct en décidant d’ensei­gner le chamanisme sans pour autant être né dans la jungle d’Amazonie ou dans les steppes de Sibérie. Car il semblait évident, dans l’optique restreinte d’une certaine pensée intellectualiste, qu’il y a des choses qui ne se font pas – et Michael Harner les a faites. Il a osé braver les tabous académiques, tant et si bien qu’en 1980, il poursuivit de plus belle en publiant le livre qui allait changer à tout jamais la manière dont le chamanisme est perçu et abordé en Occident : La Voie du chamane (The Way of the Shaman). 

La voie est ouverte

Comme je l’écris dans la préface de la nouvelle édi­tion française de cet ouvrage, « La Voie du chamane est sans aucun doute l’un des plus importants ouvrages sur le chamanisme, parce que justement, il parle de chamanisme, c’est-à-dire de techniques spécifiques per­mettant de changer d’état de conscience, de voyager et de travailler dans le monde des esprits. » Avec cet ou­vrage, Michael Harner se positionna clairement du côté du praticien. Dans un style enthousiaste, clair et précis, La Voie du chamane nous conduit au coeur du sujet, puisqu’il y est question d’apprendre les techniques du chamanisme. Ce changement radi­cal d’approche axé sur la pratique, Michael Harner l’a formalisé en 1985 en fondant la Foundation for Shamanic Studies (FSS), un organisme mondial à but non lucratif visant à préserver, à comprendre et à transmettre les techniques du chamanisme dans le cadre de formations et de stages destinés à toute personne ressentant l’appel chamanique. 

A l’origine de la FSS, il y a cette idée que chez nous, comme dans toutes les cultures du monde, une partie de la population a des capacités chamaniques. Mais ces capacités restent bien souvent latentes, parce que suite à deux mille ans de persécution, nous avons appris à les renier. Nous avons même développé une forme très particulière de « névrose chamanique », dont le principal symptôme est la croyance tenace selon laquelle il est impossible de pratiquer le chama­nisme en Occident, comme si cette partie du monde était corrompue culturellement au point de s’être complètement détachée de ses racines. Mais pourquoi l’Occident serait-il si différent des autres cultures ? Faisant fi de ce préjugé pessimiste, Michael Harner a voulu prouver qu’au contraire, nos racines chamaniques ne demandent qu’à être réveillées. Pour dénicher les chamanes potentiels qui sommeillent en nous, il a fait en sorte de fournir un accès à une forme d’enseignement adapté au contexte de la vie moderne – et en observant la vigueur avec laquelle le chamanisme est en train de se redévelopper aujourd’hui dans nos pays, force est de constater qu’il a réussi son pari. En ramenant la pratique chamanique dans les pays occidentaux, Michael Harner a cherché à en définir les points fondamentaux. Il est parti du principe que ce ne sont pas ses caractéristiques culturelles spéci­fiques qui donnent au chamanisme sa fabuleuse ca­pacité d’adaptation – sa plasticité –, mais ses aspects techniques, qui sont universels. Il a nommé core-sha­manism, ou chamanisme fondamental, la cosmologie et l’ensemble de techniques qu’il a regroupés dans un but pratique. Pour parvenir à un ensemble cohérent et non dogmatique, il s’est inspiré de son travail sur le terrain et de sa propre pratique, ainsi que de la littéra­ture spécialisée. Il s’est notamment penché sur l’oeuvre de l’historien des religions Mircea Eliade, auteur de l’ouvrage classique Le Chamanisme et les techniques archaïques de l’extase, qui fut l’un des premiers spécia­listes à discerner des caractéristiques universelles dans les pratiques chamaniques du monde entier. 

Le temps de la reconnaissance

Alors que la FSS connaissait un succès grandissant, Michael Harner décida de se retirer du monde acadé­mique en 1987. Fait étonnant – mais est-ce vraiment étonnant ? –, c’est à partir du moment où il a tiré sa révérence que ses anciens détracteurs sont petit à petit revenus sur leur position, pour finalement prendre conscience de l’importance de l’oeuvre de ce pionnier en avance sur son temps. 

Ainsi, en 2003, le California Institute of Integral Studies lui décerna un doctorat honoraire en études chamaniques. En 2009, la prestigieuse American An­thropological Association organisa deux séminaires sur le chamanisme en son honneur. La même année, il reçut le Pioneer in Integrative Medicine Award de l’Institute of Health and Healing de San Francisco, où il fut acclamé comme étant l’une des autorités mondiales en matière de chamanisme et de tech­niques traditionnelles de soins. Dans le livre Higher Wisdom, qui regroupe les témoignages de plusieurs acteurs clé du renouveau spirituel qui a débuté dans les années 1960, Roger Walsh, professeur de psychia­trie, philosophie et anthropologie à l’université de Californie, et Charles S. Grob, directeur de recherche et professeur à la UCLA School of Medicine, résu­ment avec brio la carrière de Michael Harner : « Sa manière de combiner l’approche anthropologique, l’ex­pertise académique, les études du chamanisme dans de multiples cultures, et sa propre formation chamanique, a produit une profondeur et une étendue d’expertise et d’influence rares, peut-être uniques. » Bien que des sommités comme son ami Stanislav Grof le considèrent aujourd’hui comme « un authen­tique chamane blanc », Michael Harner n’a pourtant jamais cessé de se considérer avant tout comme un anthropologue : « J’étais, et je suis toujours, un anthro­pologue. » Dans le cadre de la FSS, il a mis sur pied plusieurs programmes d’étude et de préservation des peuplades chamaniques. L’un d’entre eux a pour but de réintroduire le chamanisme dans des cultures où il est en voie de disparition. 

Fidèle au principe de non-ingérence, c’est unique­ment sur demande que la FSS entreprend ce type de démarches. « En plus de la mission de ramener la guérison chamanique en Occident, j’ai souhaité que la Foundation soit au service des peuples indigènes qui souhaitent faire revivre le chamanisme après des décen­nies, voire même des siècles, de persécution. Après tout, les peuples indigènes ou tribaux furent très longtemps les seuls dépositaires du savoir chamanique, et le monde a une immense dette envers eux. » C’est par exemple sur une demande du gouvernement de la République de Touva, que la FSS travailla pendant plus de dix ans avec les chamanes de cette région d’Asie centrale. La République de Touva est connue pour être l’un des berceaux historiques du chamanisme, et ses traditions ont été presque totalement éradiquées par le commu­nisme, à l’image des tambours des chamanes confis­qués et enfermés dans des musées. 

En 2006, Michael Harner a créé un conservatoire du savoir chamanique, le Shamanic Knowledge Conser­vatory, qui renferme des dizaines de milliers de do­cuments de référence sur la pratique du chamanisme traditionnel et moderne. Avec sa femme Sandra, il a également mis sur pied un projet expérimental de re­cherche dans le but d’étudier la manière dont les soins chamaniques influencent le système immunitaire du corps humain. Finalement, par l’intermédiaire d’un programme intitulé Living Treasures of Shamanism (Les trésors vivants du chamanisme), il a décidé de soutenir les derniers chamanes de certaines traditions en voie de disparition – un chamane daur de Mongo­lie, certains des derniers chamanes tibétains, l’un des couvmax_454derniers chamanes-jaguar du peuple des Baniwa, en Amazonie brésilienne, entre autres exemples. 

De la forêt amazonienne des années 1950 aux stages de core-shamanism du 21ième siècle, Michael Harner a su garder son intégrité et suivre sa vision, sans se départir d’un sens de l’humour parfois subtilement corrosif. Il a voulu démontrer que le chamanisme appartient à toutes les cultures du monde, y compris notre culture occidentale qui l’a pourtant très long­temps renié, et que le personnage du « chamane » est voué à s’adapter et à se transformer avec le temps, comme il l’a fait depuis des millénaires. Comme il l’explique dans La Voie du chamane, « en un sens, le chamanisme est en train d’être réinventé parce que l’Occident en a besoin. » Et cette réinvention, nous la devons en grande partie à lui, un anthropologue au destin chamanique qui a su maintenir fermement l’attitude qui caractérise les pionniers : il a osé.

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L’ECRITURE Lorsqu’ils sont en détention

Posté par othoharmonie le 30 juillet 2014

 

Quand dire, c’est faire et écrire, c’est guérir.

L’expérience de Claire RöslerLe Van n’est pas banale. Docteur en philosophie, elle a pratiqué pendant cinq années consécutives l’enseignement philosophique en prison, à la Maison d’Arrêt de Bonneville, à raison d’une séance hebdomadaire en groupe avec des volontaires et par le biais d’entretiens individuels en parloirs. Cette expérience, motivée par de multiples interrogations (sur la liberté, la solitude, le temps, le mal, la justice, etc.), lui a permis de découvrir en acte que « dire, c’est faire » et « écrire, c’est guérir ». Exploration !

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Les détenus sont des personnes qui, dans leurs parcours singuliers, rencontrent la sanction de certains de leurs choix jugés répréhensibles par la privation de leur liberté de mouvement. Cette définition, aussi imparfaite soit‐elle, met le doigt sur le fait que les décisions de la conscience induisent des conséquences concrètes. L’agir hors la loi conduit en prison. Cela vaut aussi en psychologie : une âme qui ne respecte pas un certain équilibre de vie, que cela soit conscient ou inconscient, et donc des lois structurelles qui transcendent ses convictions, volontairement illusoires ou erronées par héritage, aura à assumer les conséquences de ses excès, ignorances ou déviances. De même qu’une nutrition déséquilibrée entraîne des pathologies, un psychisme perturbé génère des désagréments.

 

Reconstruction et de réorientation

Il ne s‘agit pas d’envisager la souffrance psychologique uniquement dans une perspective de sanction, voire de culpabilisation (le malade serait coupable – cela empêcherait de penser à un malade innocent, au moins partiellement). La culpabilité ‐ et sa reconnaissance ‐ correspond sans doute à l’une des étapes de l’amendement ou guérison, mais ne saurait se substituer à l’entreprise globale de reconstruction et de réorientation de la volonté. De même un diagnostic est utile, mais incomplet, s’il n’est corrélé à un remède. Donc partons du principe que fauter fait partie des possibilités de la condition humaine en raison de sa liberté, et qu’en psychologie cela mène à un trouble qui, à terme, rend malade (psychiquement et/ou physiquement). Guérir demande donc de modifier une habitude intérieure ou extérieure d’agir ou de réagir.

 

Vers un équilibre dynamique

Il s’agit d’entamer un processus de guérison consciemment, par une voie exploratoire, sans présumer de son issue, ni des détours qui seront nécessaires. Ce chemin de renouvellement de soi passe par la rencontre de l’altérité, de ce qui est différent, inattendu, inconnu (une autre personne – médecins, psychologues, amis, etc. et une autre façon d’être, de penser, d’interpréter le monde). Changer suppose un certain effort, et donc une bonne volonté polarisée par un objectif : le retour à l’équilibre, la sérénité ou la paix, état qui n’est d’ailleurs ni statique, ni définitif, mais dynamique et évolutif, donc à réactualiser en permanence au gré des expériences et des circonstances rencontrées. Il existe de multiples vecteurs de guérison. Nous focaliserons notre réflexion sur la parole, orale puis écrite, car elle nécessite un effort de concentration, d’extériorisation, de création, et d’instauration de liens (avec soi, les autres, le texte, une histoire, une culture…) qui a des vertus curatives.

Changer suppose un certain effort
donc une bonne volonté
polarisée par un objectif.

 

Dire, c’est faire

La parole est créatrice, d’un point de vue religieux, mais aussi de manière générale dans nos vies par les échanges qui en découlent. L’usage du langage n’a pas seulement une fonction utilitaire, mais aussi plus radicalement une fonction identitaire : elle nous fait être un sujet qui pense (cogito), et un sujet qui dialogue (en relation avec les autres). Les mots me permettent de me situer dans le monde, de le mettre en ordre (ordre toujours ouvert à des complexifications progressives), et ce faisant, de me structurer. Observer le réel, et le décrire par des mots, c’est prendre conscience du milieu dans lequel je suis, et donc me situer en son sein. Le sujet appartient à un monde, il en est un miroir, puisqu’il est capable de prendre conscience de son intériorité face à l’extériorité qui l’entoure.

 

Dire, c’est donner du sens.

Le propre d’une pathologie psychique, c’est d’altérer la compréhension et les relations. Le délire ne fait plus sens, il est insensé. Parler en se donnant comme règle de construire un discours cohérent, signifiant, donc partageable, voilà qui instaure de la rationalité, des repères et des points de stabilité indispensables pour édifier un moi sain. Parler, c’est donc vouloir comprendre et communiquer. On peut certes « parler pour ne rien dire », la parole est alors bavardage ou, à la limite, « bruit ». Mais même dans ce cas limite, derrière l’expression verbale se découvrent des significations implicites : je m’ennuie, je meuble un silence, je veux que l’on s’intéresse à moi, je manifeste un effort pour exister, etc… Le langage a donc une dimension active, il est un agir, une expression de l’existence en devenir qui veut s’affirmer, un désir qui veut s’accomplir. Cette modalité de l’action par les mots se décline selon une gamme infinie de situations et des degrés très variables d’intensité : l’action verbale peut avoir des effets presque nuls ou, au contraire, transformer le monde.

 Un projet écrit n’est pas encore 

une vie transformée, mais il en porte le germe.

 

Un regain de liberté

Notre intervention étant centrée sur la guérison de l’âme, demandons‐nous quelles paroles activent la santé, l’équilibre, le bien‐être ou le bien vivre ? À travers les multiples rencontres avec des prisonniers, me sont apparues plusieurs modalités d’échanges constructifs. Pour ces gens enfermés dans l’étroitesse des murs physiques et psychiques des prisons de pierres et de pensées, la prise de parole constituait d’abord un regain de liberté : ils étaient acteurs de leurs discours au lieu de subir des conditions aliénantes. Dès lors, les écouter attentivement, avec patience et bienveillance, pour accueillir leurs paroles, les aider à les structurer, les ordonner, mettre en relief l’essentiel en soulignant les points les plus féconds, voilà qui constituait une première étape d’un dialogue bénéfique, bienfaisant. Instaurer un climat de confiance est requis pour amorcer un changement, une prise de conscience. Il s’agissait ensuite de cerner les points d’achoppement, les incohérences, surtout morales, de leurs raisonnements par des questions ciblées : « Pour s’affirmer, est‐il nécessaire d’user de violence ? » ; « Celui qui me conduit sur des chemins aux issues douteuses est‐il véritablement mon ami ? »

 

Ouvrir une brèche dans l’identité

L’effet Pygmalion, fort utile en pédagogie, semble être un très bon outil pour faciliter l’advenue d’une parole qui porte en elle les germes d’une transformation. Ainsi, je pratiquais une valorisation systématique de ce qui était bon ou valide dans leurs discours, accentuant sans exagération leurs qualités de réflexion et leurs progrès au fur et à mesure des séances. C’est ainsi que les propos noirs d’un prisonnier féroce devenaient poétiquement des « fleurs du mal », et ce détenu révolté, le « Baudelaire » du groupe. Dire, c’est faire : cet homme enfermé dans un mutisme de souffrance et de colère s’est progressivement pris au jeu, il est devenu « notre Baudelaire » et s’est mis à écrire. Sa plume s’est débloquée, le silence rageur a laissé place à l’expression d’une bile noire. Première étape : ouvrir une brèche dans une identité recluse sur elle‐même. Ensuite a commencé le travail de réécriture et de recherche pour tirer les fleurs de ce terreau… L’expérience s’est malheureusement arrêtée après deux ans d’évolution, non pas linéaire mais continue, en raison d’un transfert. Je n’oublierai jamais sa façon pudique et émue, étonnamment innocente, de venir me dire un « au revoir » sensible, lui qui était tout sauf un enfant de coeur. 

Écrire, c’est guérir

Bien entendu, les pistes que j’évoque ne sont ni des clefs absolues, ni des recettes miracles. Elles ne valent que par les ouvertures de conscience qu’elles peuvent induire. La complexité des situations de détresse et de pathologies psychoaffectives exclut les méthodes simplistes et appliquées froidement ou systématiquement, sans nuances ni bienveillance. Les écueils ou les échecs se rencontrent, ce qui n’invalide pas pour autant la tentative d’amélioration, ni la démarche qu’elle mobilise, fût‐elle partielle dans ses résultats ou ponctuelle dans son succès. L’écriture guidée me paraît contenir en elle des effets qui peuvent être salutaires. Coucher sur le papier des nœuds d’opacité, des affects destructeurs profonds, les analyser avec un certain recul puisqu’ils sont déposés, les concentrer sur des points essentiels, les hiérarchiser pour ainsi dire, essayer de cerner les problèmes à leurs racines, voilà autant de fruits d’un travail d’écriture. 

Pour réamorcer un mouvement qui va de l’avant, encore faut‐il savoir au moins en partie où se situe l’obstacle. Écrire, c’est guérir, car c’est s’offrir la possibilité de réécrire en partie le texte de sa destinée.

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Reconquérir sa créativité

À la pensée bloquée qui tourne en boucle comme une toupie, à tendances obsessionnelles, et rive au piétinement (posture figée) peut se substituer, par un travail de réécriture, une pensée qui reconquiert sa créativité : invention d’autres possibles, mobilisation de l’imaginaire pour se reconstruire, attachement à un idéal qui autorise un dépassement de soi en avançant en spirales (posture active), par jaillissements libérateurs.

Vers une pensée capable de se libérer donc de déceler, à même le texte de sa vie, l’espérance d’une guérison.

« Veux‐tu sortir de cette situation d’incarcération ? » ; « Pourquoi ? » ; « Quels sont tes souhaits lorsque tu sortiras de prison ? » ;« Comment feras‐tu pour sortir des mécanismes qui t’ont mené en détention ? » ; « Quelles souffrances et carences affectives sont de manière récurrente à l’origine de certains de tes comportements destructifs ? ».

Le prisme de la pensée

Se reconstituer activement de l’intérieur par un travail de réécriture de ses schémas mentaux et émotionnels s’avère indispensable pour modifier ses actions, et par suite, les situations qui en résultent. Ainsi, être agressif conduit presque systématiquement à des réactions crispées ; à l’inverse, être serein permet d’éviter d’inutiles exaspérations. Évoquons un autre exemple, à savoir l’obsession de l’argent. Elle repose sur un prisme de pensée et des soubassements passionnels qu’il convient de mettre à jour avec lucidité : peur de manquer, jalousie, volonté de puissance, complexe d’infériorité, avidité, manipulations, etc., et donc survalorisation de ce moyen qui devient critère de référence, qui enserre la pensée dans des catégories figées de calculs et d’appropriation, comme dans les tentacules d’une pieuvre. Est‐il nécessaire d’aller au bout d’une errance pour en mesurer la nocivité ? Il serait souhaitable que des exercices de sagesse soient proposés régulièrement aux personnes tout au long de leurs parcours, afin de leur épargner des détours néfastes prévisibles.

Du brouillon à l’écriture juste

Écrire peut s’entendre au sens large. C’est une métaphore de l’action. Nous sommes auteurs de textes écrits, mais aussi du livre de nos vies, de nos choix, décisions, des actions découlant de nos volontés. Les brouillons sont souvent utiles pour parvenir à l’écriture juste. Ainsi, des formules inélégantes, confuses, peuvent préfigurer un style maîtrisé. Dès lors, l’acquisition d’un équilibre vertueux (au sens étymologique, donc excellent ou épanouissant) résulte souvent de tâtonnements antérieurs, de déceptions comprises et dépassées, voilà pourquoi il n’y a rien à renier dans ces égarements, si ce n’est de s’y complaire.

Une pensée capable de se libérer

Guérir est un horizon de possibilités offert à chacun, car nous sommes tous porteurs de certains déséquilibres, plus ou moins accentués, plus ou moins inhibiteurs. L’homme est initialement prisonnier de bien d’entraves, certaines constitutives de sa condition humaine (indépassables), d’autres provenant des différentes strates de son ancrage au monde (famille, métier, aptitudes, choix, trajectoire personnelle et collective, etc.). Les expériences de limitations et de souffrance qui se présentent à chacun, dans des vécus vifs et singuliers, sont autant d’appels à modifier en nous des mécanismes réactifs et interprétatifs. L’option d’une pensée capable de se libérer, donc de déceler à même le texte de sa vie, l’espérance d’une guérison, reste toujours ouverte. Mettre en mouvement des décisions créatrices pour cheminer vers ces découvertes émancipatrices constitue le défi qui distingue l’homme ordinaire de l’homme exemplaire. Personne n’est exclu de la possibilité de réécrire son histoire, pour laisser advenir le meilleur de lui‐même.

Claire Rösler‐Le Van, Professeur agrégée et docteur en philosophie.

Texte issu du magazine medi@me n°1 

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Des îlots de lumière

Posté par othoharmonie le 23 juillet 2014

 

 

Au sujet des îlots de lumière et de la multi dimensionnalité

Certains préfèrent les termes d’oasis de lumière ou cellules de vie. Le concept est le même et fait donc référence à une communauté plus ou moins importante de personnes réunies sur un même lieu de vie. La grande spécificité de ces cellules consiste en leur communication directe avec un collectif de Maîtres, et s’articulant autour d’un symbiose avec la Conscience présente de la Nature.

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Lors de cet événement Ariane, il a été également question de multi dimensionnalité, car la communauté qui va évoluer sera comprise et ressentie comme une extension des temps de vie plus subtile, et accessible à chacun (avec bien sûr de la pratique). Les différentes facultés spirituelles de guérison, de manifestation et de projection de la conscience seront enseignées en tant que science et rendues possibles par l’ouverture du coeur.

Dans sa conception même, l’îlot sera développé pour servir Gaïa, notre Terre mère et se réalisera en fonction d’un plan global pour l’humanité. Souvent, il sera situé géographiquement en fonction de paramètres telluriques et énergétiques. Sa vision saluera différentes thématiques inter-reliées. Ainsi certaines communautés se concentreront sur la dimension de l’éducation, tandis que d’autres expérimenteront le côté artistique ou encore une agriculture établie sur la coopération consciente avec les esprits de la nature. De plus, certains îlots seront en lien avec les peuples intra terrestres et stellaires. Ainsi, nous envisageons un réseau de communautés qui croîtront en nombre tout en maintenant une importante collaboration entre elles.

En ce qui concerne la France, il est prévu dans le Sud-ouest qu’une communauté importante voit le jour. Elle agira de sorte que les grands principes d’une société fraternelle influence en définitive toute l’Europe. Enfin, ces cellules de vie se développeront un peu partout sur la planète.

La région de la Patagonie en Amérique du Sud sera particulièrement active. Tandis que l’émergence de ces communautés prendront de l’ampleur, les institutions actuelles s’effondreront de façon plus ou moins dramatiques, sous le poids de la corruption et du mensonge qui la caractérise.

Il est à noter que ces communautés ne chercheront pas à s’isoler de la société en général. Au contraire : elles seront un puissant ferment d’idées nouvelles non seulement en matière de spiritualité, mais aussi dans les domaines scientifique, économique et politique.

Pour Ariane Editions, le projet des îlots de lumière est un moyen d’élaborer, dans le contexte d’une période de transition, la vision et la stratégie de concrétisation des communautés de demain, de la nouvelle humanité. Cette dernière, tout particulièrement annoncée par les auteurs d’Ariane Editions se met réellement en marche : sa construction devient tangible sur le plan spirituel, mais également dans toute ses dimensions économique, écologique et sociale.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=7mAuVrnep40#t=149

cette conférence a eu lieu  les 3 et 4 mai 2014, au Centre de Congrès Pierre Baudis de Toulouse. Il s’inscrit dans un enseignement global exprimé par les auteurs d’Ariane Editions et portant, depuis 2012, sur la transformation de l’humanité.

Le concept d’îlots de lumière fait référence à des groupes d’individus qui créeront un lieu de vie ayant la particularité d’être directement parrainé par un collectif de Guides, et s’articulant autour d’une symbiose avec les Deva de la Nature. Cela a donc été le thème de cette troisième édition française du Congrès d’Ariane Editions à Toulouse : «Conscience nouvelle et îlots de lumière – Comment l’humanité va se rebâtir, guidée par les Maîtres spirituels et les Deva de la nature.» les Editions ARIANE : http://editions-ariane.com/  

 

Et Pour venir en discuter sur « La Vie Devant Soi«  

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Deepak Chopra : gourou de la “santé spirituelle”

Posté par othoharmonie le 8 mai 2014

 

Subjuguée par sa méthode pour vivre jeune et en pleine forme éternellement, l’Amérique se déplace en foule pour l’écouter. Même si sa façon de faire rimer santé, spiritualité et rentabilité ne plaît pas à tout le monde.

Erik Pigani

images (2)Classé parmi les cent personnalités les plus marquantes du siècle par “Time”, soutenu par des dizaines de stars du show-biz, Deepak Chopra est connu dans le monde entier. Beaucoup moins dans notre pays. Pourtant, une vingtaine de ses livres ont déjà été traduits en français.  » Je suis un opportuniste heureux « , dit-il. Il y a de quoi : avec 15 millions de dollars de revenus annuels, cet endocrinologue s’est construit un véritable empire financier. Grâce à sa méthode pour  » vivre jeune et en parfaite santé éternellement « .

Son histoire

Deepak Chopra naît en 1947 à New Delhi, en Inde. Son père, cardiologue, l’envoie se spécialiser en endocrinologie aux Etats-Unis. Diplômes en poche, il devient un chef de service pragmatique et sérieux au New England Memorial Hospital. Trop ? En tout cas, suffisamment stressé pour éprouver le besoin de remonter aux sources et de consulter un médecin bien de chez lui : Brihaspati Dev Triguna. Un nom qui sonne comme une vieille formule magique, mais une sommité mondiale de la médecine ayurvédique. Diagnostic : si Deepak continue de vivre à cent à l’heure, il court droit à la catastrophe cardiaque. En pleine époque d’une médecine scientifique et triomphaliste, le retour aux sources n’est pas franchement de mise.

Mais le jeune homme suit les conseils du vieux sage et découvre, un peu stupéfait, les principes de base d’un art millénaire de la santé et d’une vie plus saine. Faire silence quelques minutes chaque matin, passer plus de temps avec femme et enfants, mâcher lentement sa nourriture, grignoter quelques amandes douces… voilà le programme de Triguna. Simple, mais efficace. Magique ? Assez pour permettre au jeune médecin de se sentir mieux dans sa tête et dans son corps, et pour lui donner définitivement le goût des techniques traditionnelles.

1984

Nouvelle rencontre décisive : Maharishi Mahesh Yogi. Authentique gourou indien, il a fondé la Méditation transcendantale, une technique de méditation traditionnelle adaptée pour les Occidentaux – les Beatles ont effectué une retraite chez lui –, et une école de bien-être et de santé basée sur l’ayurvéda. En France, cette méthode a été classée – à tort ? – parmi les sectes, mais pas aux Etats-Unis. Chopra y étudie la méditation, mais aussi les secrets des préparations de plantes, l’art des régimes alimentaires, les techniques de massage, etc.

Elève doué, il est nommé, un an plus tard, directeur d’un important centre de santé Maharishi et fonde l’Association américaine de médecine ayurvédique. Elle lui permet de rencontrer des scientifiques de haut vol, qui l’initient aux plaisirs métaphysiques de la physique quantique.

« La science nous permettra de mieux comprendre la spiritualité, dit-il. Tout au moins la physique moderne qui a dépassé les limites de la matière et pour qui l’univers est un vaste océan d’énergie, de conscience et de lumière. » Premiers livres, dont le best-seller “Le Corps quantique” dans lequel il propose une synthèse entre les développements les plus pointus de la physique, biologie, médecine, et les grands principes des philosophies spirituelles. Premières télés, premières interviews. La communauté scientifique officielle, qui n’apprécie guère le mélange des genres, réagit violemment :  » Un pur amalgame !  » s’exclament certains.

Pour réponse, le docteur Chopra déclare sur un ton péremptoire que la médecine n’est jamais parvenue à tout guérir et qu’ » en utilisant notre conscience nous pouvons demander à notre corps de ne pas vieillir « .

1993

Les Américains, subjugués, se déplacent en foule pour l’écouter. Il quitte Maharishi pour voler de ses propres ailes. A La Jolla, en Californie, il fonde un établissement de remise en forme, le très luxueux Chopra Center for Well Being (centre Chopra pour le bien-être). Spécialité : comment guérir, rester jeune et en forme grâce à l’ayurvéda, à la méditation et à mille autres trucs éprouvés du développement personnel. Certainement aussi grâce à une bonne dose de foi.  » Quand on assiste à une rémission spontanée d’un cancer, aucun scientifique au monde ne peut en expliquer le mécanisme, commente Chopra. On parle de miracle, mais ce n’est qu’une loi naturelle ! Ces guérisons montrent que l’esprit est assez puissant pour freiner ou stopper l’altération du corps. « 

Guérisons qui passent aussi par un porte-monnaie bien garni : le moindre stage de  » purification  » coûte 15 000 F la semaine. Ces tarifs semblent n’arrêter personne. Surtout quand Madonna, Michael Jackson, Liz Taylor, Bette Midler ou Demi Moore plaident en sa faveur. Mais il n’y a pas qu’eux :  » Aujourd’hui, mes collègues me soutiennent, ajoute Chopra. Depuis trois ans, je donne des conférences à la Harvard Medical School, et suis invité par les écoles américaines de médecine les plus réputées. « 

Spiritualité et.. rentabilité ?

Face à un système médical occidental affichant ses limites et ne tenant pas vraiment compte des dimensions psychologico-spirituelles de l’être humain, le système Chopra répond probablement aux aspirations profondes des âmes égarées dans la modernité. Cette fascination pourrait aussi être le reflet d’une recherche de santé en  » kit « , directement consommable.

Le Chopra Center ne désemplit pas, et son commerce de produits dérivés – livres, cassettes, CD, vidéos, vêtements, compléments alimentaires, tous labélisés  » Corps sans âge, esprit illimité  » – est florissant. Mais faire rimer spiritualité avec rentabilité ne plaît pas à tout le monde. Et pour cause : notre culture judéo-chrétienne nous a baignés dans un monde d’humilité, de pauvreté et d’abnégation où les abbé Pierre et autre mère Teresa ont été érigés en référence absolue. Le gourou de la santé vit-il alors vraiment en accord avec ses principes ?  » Tout ce que je fais, je le fais par plaisir, répond-il. Lorsque je médite, c’est parce que j’aime pratiquer cet exercice, qui me rend créatif. Lorsque je fais une heure d’exercices physiques, c’est parce que je me sens bien. En revanche, si j’ai envie de boire un café dans un aéroport, je le bois sans honte ni culpabilité. Je ne me prends pas au sérieux. « 

Les 5 principes du Dr Chopra

La médecine ayurvédique L’ » ayurvéda  » indien –  » science de la vie  » – est l’un des systèmes médicaux les plus anciens. Cette approche globale de l’être humain, qui tient compte à la fois du corps, du mental, de l’esprit, de l’environnement, s’appuie sur un ensemble de techniques spécifiques : préparations à base de plantes, massages, jeûnes, régimes alimentaires, désintoxication, exercices physiques, etc.

La guérison Pour Chopra, la maladie est le signe de conflits intérieurs : notre esprit, soumis au stress, aux incohérences de la vie moderne, séparé de sa dimension spirituelle, se fatigue et autorise virus et microbes à se développer.

Le corps quantique La matière est composée d’atomes, eux-mêmes constitués de particules subatomiques – des formes d’énergie lumineuses et immatérielles. Selon Chopra, notre esprit serait capable d’entrer en contact avec la  » mémoire  » des atomes et d’influencer leur comportement. Voilà ce qui déclenche les processus de guérison.

La méditation Chopra pratique la méditation transcendantale, fondée sur la répétition d’un  » mantra  » (un mot, une phrase) pour canaliser le flux des pensées. Pour les débutants, il conseille de s’entraîner en se concentrant plutôt sur sa respiration afin de  » vider  » son esprit. A raison d’une fois par jour pendant dix minutes, cet exercice diminue anxiété et stress, développe mémoire et créativité.

La spiritualité Elle est pragmatique. On restaure d’abord l’harmonie avec soi-même : aimer son corps, lui apporter tous les éléments nécessaires pour négocier avec les facteurs de stress, accepter les zones d’ombre de sa psyché… Ensuite, il faut développer l’amour, ses facultés d’empathie avec les autres et son environnement. Enfin, c’est reconnaître que nous sommes sur Terre pour accomplir un travail et entrer en relation directe avec notre Soi supérieur.

 SOURCE : http://www.psychologies.com

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GUÉRIR LA TERRE : énergie de Vie

Posté par othoharmonie le 25 avril 2014

 

avec les Intelligences de la Nature

Chaque espace de notre planète correspond à une réalité énergétique qui cherche à se réaliser dans la forme, presque toujours bafouée par les décisions arbitraires de l’Homme. En collaboration avec les Intelligences de la Nature, l’être humain peut retrouver la dynamique sacrée du lieu où il jardine, et guérir la Terre. Laurence Imhoff

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Cela faisait très longtemps que j’avais entendu parler du Jardin de Perelandra1.  C’était à l’époque où tout le monde parlait de Findhorn.  Le livre de Machaelle Small Wright, que j’avais pris le soin de commander en Virginie était entièrement en anglais, barrière que j’avais courageusement décidé d’escalader en me lançant dans une traduction littérale mot à mot dictionnaire à la main, laborieux travail que je n’ai jamais réalisé…  Il me semblait aussi qu’il fallait avoir un don de claire audience pour espérer jardiner un jour ainsi, que cela n’était pas donné à chacun et nécessitait sans doute beaucoup de temps.  Lorsque je m’y essayais, quelques informations fulgurantes un peu troubles m’apparaissaient sans que je sache vraiment s’il s’agissait de bon sens, d’instinct ou d’une réelle transmission venue des Devas 2.  C’était trop imprécis pour être efficace et plutôt décourageant…

Alors, en 1999, j’ai choisi d’opter pour les soins énergétiques. J’ai assis mon alignement, appris à capter la lumière, à la laisser traverser mon corps, mon cœur et mes mains, à percevoir le parfum et la note particulière de chacun, à produire des sons qui rééquilibrent la vibration des cellules, à voir et lire le corps physique, les corps subtils, les auras, les centres énergétiques et les nadis de l’organisme humain, comme on lirait un roman, avec tout le plaisir et l’amour du monde.  J’ai découvert ainsi avec les autres, qu’en posant mes paumes ici ou là, le corps réagissait et les émotions, les pensées, l’âme se réajustaient ensuite d’elles-mêmes,retrouvant leur fluidité, leur équilibre et la guérison.  Et à chaque fois m’a été donnée la confirmation que nous étions un Tout, un système merveilleux et relié sur lequel il était possible d’agir ici en apportant une guérison là.

Soigner aujourd’hui en jardinant

Il en est de même pour la Terre.  Tout ce qu’on y fait a une étonnante répercussion sur l’ensemble.  En effet, il est possible aujourd’hui de la soigner en jardinant car, au lieu de placer une main ou une huile essentielle sur un corps, planter un jour précis un brocoli ou une variété de fèves à un endroit déterminé permet de retrouver la géométrie sacrée du jardin que l’on sert et d’en recréer ainsi l’équilibre énergétique dont il a besoin.  Cet équilibre, par la loi d’attraction, va harmoniser tout ce qui est alentour, comme si — et cela en surprendra plus d’un — une onde de guérison d’une portée qu’il est possible de mesurer et qui aura un impact sur le sol et sur tous les êtres végétaux, minéraux, animaux et humains, vivant sur ce rayon d’action se diffusait.  Enthousiasmant, merveilleux et réconfortant!

Un jardin cocréatif

Machaelle Small Wright se consacre à l’apprentissage et à la découverte de ce qu’est réellement la Nature depuis 1976, date à laquelle elle a commencé à recevoir les enseignements, les informations et les directives des Intelligences de la Nature, pour élaborer un jardin incluant toute vie, basé sur les principes de l’équilibre.  Ce travail de cocréation par une méthode de communication avec les Esprits et les Intelligences de la Nature étonnamment simple, concrète et facile, qu’elle a su rendre accessible au grand public, est réuni dans ses deux livres principaux3.  Elle y transmet certains messages des Devas, les aspects essentiels de cette nouvelle façon de jardiner et de cultiver.  Elle y propose les questions à poser ainsi que les protocoles qui permettent d’entrer en relation avec les Esprits et les Intelligences de la Nature afin de recevoir les informations spécifiques liées au lieu de culture de celui qui va pratiquer En effet, chaque petit coin de terre est spécifique et se trouve au sein d’un environnement unique.  Les besoins d’équilibre et de guérison seront donc différents d’un lieu à un autre, mais aussi d’une année à l’autre.  La relation avec les Intelligences de la Nature qui, elles, savent ce dont le jardin a besoin, est donc essentielle pour un travail de cocréation avec la Nature qui dictera ce qu’il faut planter ou semer, de quelle manière et à quel moment.

 

Jardin

Un jardin thérapeutique

Chaque espèce vivante sur terre est gouvernée et développée par des Êtres de Lumière d’un très haut niveau vibratoire et d’une connaissance qui va bien au-delà des connaissances humaines.  Pour qu’une plante puisse exister, c’est-à-dire se développer dans le plan subtil puis dans la matière tangible, il est nécessaire qu’un architecte en ait dessiné le plan (la forme) et que des ouvriers en assemblent les éléments indispensables reconnus par l’architecte (la manifestation).  Ainsi le rôle des Dévas, êtres spirituels grands spécialistes de l’ordre, de l’organisation et de la vitalité, est de s’occuper de  la forme de la plante.  Les Esprits de la Nature, quant à eux, sont les ouvriers chargés de réaliser la manifestation de cette plante à partir des instructions données par les Dévas.  L’être humain peut participer à cet ouvrage en recevant et en appliquant leurs instructions sur la forme à donner au jardin, pour révéler et redynamiser la géométrie sacrée du lieu.  Les Dévas indiqueront également à chacun le type et le nombre de légumes à planter, leur  emplacement ainsi que les dates de plantation.  Le jardin ainsi créé, totalement équilibré, générera une large portée d’harmonie, de vitalité, de paix et de guérison alentour.

Un jardin participatif

La collaboration avec les Esprits de la Nature se fera au moment des plantations.  À l’heure de semer la graine, le jardinier thérapeute pourra se mettre en contact avec le Deva de cette espèce.  Il demandera que tous les composants d’énergie individuelle de la plante soient rassemblés ce qui, sans cette intervention,  n’est pas toujours le cas car la plupart des graines — y compris bio — ont une structure énergétique altérée par les destructions et l’émotionnel humain.  Puis il s’adressera aux Esprits de la Nature pour leur demander de recevoir ces énergies et de les faire converger, en essence, vers la graine qui détient le potentiel de perfection de la plante afin que ce potentiel soit activé et transformé en réalité sensorielle.  Tous les gestes concrets visant à mettre la graine dans le sol, à arroser (en ayant bien pris soin de demander avec quoi et en quelle quantité), sont ensuite effectués par l’homme. Le fruit de ce travail trinitaire donnera une plante vigoureuse, équilibrée, joyeuse et pleine de vitalité, qui partagera son harmonie, son équilibre et sa communication personnels avec les autres plantes  et tous les êtres vivants du jardin.

Coopération efficace

En collaborant avec le Deva du Sol, par exemple, le jardinier thérapeute peut aussi recevoir des indications sur la façon de le préparer.  Selon le moment et l’endroit, il sera parfois nécessaire d’apporter des feuilles sèches, un certain paillage ou quelques crottes de poules, mais l’équilibrage et la stabilisation du sol peut aussi se faire très facilement de façon énergétique.  En suivant un protocole précis, le jardinier thérapeute recueille différents échantillons (sel de mer, algues, argile, levure de bière, etc.), et teste avec le Deva du Sol ce dont la terre a besoin à un emplacement déterminé.  Le responsable des Esprits de la Nature est ensuite sollicité pour transférer l’énergie des échantillons retenus à l’endroit souhaité, en quantité et à la profondeur nécessaires.  Ce sont les Esprits de la Nature qui vont réaliser «concrètement» ce travail de transfert énergétique dans le plan subtil.  Bien que chacun d’eux interagisse sur des plans vibratoires différents, à partir du moment où les procédés de communications sont clairs — le test kinésiologique proposé par Machaelle Small Wright les rend aisés, précis et efficaces — les choses se passent comme dans une équipe d’amis qui coopèrent, où chacun accomplit avec soin et en conscience la tâche qui lui incombe, et ce dans un but commun.

Paroles des Intelligences de la Nature

«Dans le cadre de l’évolution de notre développement sur la planète Terre, il est trop tard pour que l’homme se contente de reconnaître simplement son ingérence et se retire complètement de la scène pour permettre à la nature de se reconstruire elle-même et de suivre à nouveau sa route.  L’interdépendance entre l’homme et la nature est trop étendue et le développement de la technologie trop sophistiqué pour permettre un tel mouvement.  Entrer ensemble dans un partenariat cocréatif est à présent l’action appropriée et recherchée (…).  Plutôt que de nous reléguer à vous divertir et à vous charmer dans vos représentations artistiques, je vous suggère d’essayer de nous considérer comme vos professeurs.  Nous désirons ardemment ce contact avec vous.  Tout ce que vous avez à faire est de nous ouvrir votre cœur et votre intention.  Vous serez très surpris de la rapidité avec laquelle nous nous emploierons à vous communiquer notre savoir et ce dont vous avez besoin.»

Jardin

Un jardin de paix

Les emplacements préconisés ou les instructions données par les Devas ne correspondent pas toujours à la logique humaine et demandent de l’humilité et une grande confiance en la très haute connaissance des Intelligences de la Nature.  Mais au fur et à mesure de son engagement, le jardinier thérapeute s’émerveille de la guérison du lieu et découvre quelle est sa propre place et la valeur de celle- ci. Il reçoit intuitivement et par déduction, une nouvelle et profonde compréhension de ce qu’est réellement la Nature, sa grâce, sa beauté et ses merveilleuses interactions.  Cette guidance douce et naturelle est un cadeau d’une valeur inestimable qui, personnellement, me touche à chaque fois profondément et m’emplit de gratitude pour ces Êtres sublimes, si souvent négligés, et pour toutes les manifestations qu’ils développent.  Il est aussi extrêmement émouvant d’entrer en relation avec la note particulière de chaque légume et de l’Être qui le gouverne.  Chacun a son caractère, sa tonalité, sa particularité et toujours cet immense amour.  Cultiver ainsi permet de créer un jardin de paix où chacun est reconnu pour ce qu’il est, a le droit d’être et se trouve à sa juste place.

Dans cette nouvelle étape de transition où chacun est invité à se responsabiliser et à créer concrètement le nouveau monde, cet outil merveilleux plus novateur que les «nouvelles techniques» (comme la permaculture4 où l’homme décide arbitrairement de l’emplacement du jardin, de son contenu, de l’emplacement des légumes et des amendements) propose à chacun de se mettre entièrement à l’écoute des conseils des Intelligences de la Nature.  Un partenariat joyeux et humble est possible avec les Devas et les Esprits de la Nature pour réparer les erreurs de la destruction humaine, féconder le sol et les êtres vivants dans un  esprit de beauté  et  de  guérison  durable.  Pratiqué comme un  jeu d’enfants par les spécialistes des soins énergétiques qui peuvent ainsi étendre leurs compétences des soins subtils de l’humain aux soins à la Nature, il peut aussi être utilisé par tous ceux qui souhaitent cultiver leur jardin et apporter leur contribution à la guérison de Gaïa.  Il peut même se réaliser en ville avec les plantes d’appartement.  Nous sommes en 2014, le temps de la guérison responsable de la planète est arrivé et les clés sont là.  À nous d’accepter de les accueillir et de les utiliser en agissant concrètement, sans précipitation mais avec engagement, amour, disponibilité et plaisir.

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1 Le Jardin de Perelandra, Guide complet du jardinage avec les Intelligences de la Nature, Machaelle Small Wright

2  Les Dévas sont donc des intelligences actives de niveau archangélique  absolument indispensables à toute vie sur terre.

3  Le jardin de Perelandra, tome I et II, de Machaelle Small Wright, traduits en français par François Deporte, Ed. Co-créatives.

4 S’inspirant de l’écologie scientifique, la permaculture prend modèle sur la façon dont fonctionnent les écosystèmes sauvages pour établir et maintenir des systèmes (et des sociétés) conceptuellement, matériellement, énergétiquement, économiquement et socialement efficaces, peu technologiques, localement et globalement auto-suffisants, pérennes, régénératifs, résilients, non polluants, non dangereux, non destructeurs (ni pour la Terre, ni pour les personnes), et d’une étonnante diversité et adéquation aux conditions locales, tant physiques qu’humaines.

5  Une ville dans la nuit

 

EXTRAIT du Magazine MEDI@ME N° 7 : http://universite-libre-des-valeurs.com/

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c’est quoi la Spiritualité Laïque

Posté par othoharmonie le 3 mars 2014

 

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La Spiritualité Laïque , c’est la prise de conscience de l’unité spirituelle de l’espèce humaine par delà les formes distinctives. Elle est un chemin de connaissance de soi adapté à notre époque et capable d’utiliser l’essence même des enseignements libérateurs du passé qu’ils soient d’Orient comme d’Occident. Sur ce chemin, l’accent est principalement mis sur le fond, l’unité de la conscience impersonnelle, par delà les hypostases ou symboles de divinités qui sur ce chemin n’ont pas réellement d’importance. Il s’agit ici de laver les mots, laver les concepts et libérer l’esprit des croyances et du savoir (s-avoir) qui sont des entraves à la connaissance de soi. Dans l’esprit d’un Socrate : « Connais-toi toi-même et tu connaitras l’univers et les dieux. »l’humain est une représentation miniature du cosmos. En ce sens que par le principe d’analogie s’il se connaît lui-même, il connaît directement (par une connaissance de première main) le fonctionnement de l’univers et s’harmonise avec lui. Remontant ainsi à la conscience universelle il perçoit directement l’aspect illusoire et temporaire de la croyance en un dieu personnel. Car il a compris que le besoin d’un dieu personnel existe uniquement tant que l’être s’identifie à sa personnalité de surface et n’a pas encore eu accès à son être essence-ciel. Mais dès qu’il réalise une plongée dans ses propres profondeurs il observe que tout est UN et que la source qui lui donne vie est un océan d’amour infini qui est libre de toute éternité. Ce n’est pas l’essence de notre être qui entre en conflit avec celle des autres, mais la confusion créée par nos masques illusoires.

La Spiritualité Laïque aujourd’hui s’exprime de plus en plus, on le voit dans de nombreuses démarches intérieures. Elle s’axe principalement autour de la conscience d’être et non dans l’avoir au niveau des croyances, des techniques de méditations ou du savoir spéculatif. Elle étudie certes les avancées scientifiques, les méthodes de méditation ou de guérison qui tendent vers une compréhension des phénomènes de l’esprit. Mais elle perçoit qu’aussi bien une croyance ou un savoir théorique ne mène pas à la libération intérieure, à la connaissance du réel. Elle privilégie la connaissance de soi, l’accent est principalement placé sur l’ancrage de l’unité centrale de la conscience en soi. Une fois ce centre perçu et vécu au quotidien, alors il est possible de s’orienter vers la périphérie et de s’intéresser à la diversité des formes manifestées. Gardant toujours ce centre en soi, il n’est plus possible de dévier en prenant le doigt (la forme) pour la lune (le fond).

La Spiritualité Laïque représente à mon sens une chance pour notre époque, elle est accessible à toutes et à tous. Elle peut être vécue aussi bien par des athées que par des religieux car elle propose de les rassembler sur leur réalité intérieure par-delà les filtres conceptuels. C’est un chemin d’unification, où l’on tente de rassembler l’humanité dans ce qu’elle a en commun. Tous les êtres aspirent au bonheur, à la joie, la liberté et l’amour, ce sont des valeurs universelles qui vibrent au fond de chacun. Plutôt que de rechercher cela chacun de son côté, nous est t-il possible de tendre une main vers cet autre qui ne nous ressemble pas ?

issu du site http://www.unisson06.org/

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Se mettent au diapason avec l’énergie divine

Posté par othoharmonie le 17 février 2014

 

 

EFFET RETROGRADE : souvenons-nous ……. 

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Bien des gens se demandent : Que va-t-il se passer exactement en décembre 2012? Et si le plus important était plutôt ce qui va arriver APRÈS 2012? Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de ressentir les puissantes énergies cosmiques à l’œuvre lors de la concordance harmonique du 8-8-8, mais avec quelques Travailleurs de Lumière réunis en Irlande, laissez-moi vous dire que nous avons eu droit à un avant-goût de ce que sera la vie sur notre belle planète à compter de 2013! 

Imaginez ceci : un pays entier verdoyant et regorgeant de sites sacrés antérieurs aux pyramides d’Égypte! L’on y retrouve des centaines de temples de forme ovoïde dont les archéologues affirment qu’elles seraient des « tombes » datant de l’ère mégalithique, soit plus de 4000 ans avant Jésus-Christ, mais qui sont en fait des portails intergalactiques qui nous unissent à nos frères et sœurs des étoiles. Depuis des générations, le peuple Irlandais a été bercé de légendes et récits fantastiques mettant en vedette des farfadets, des fées, des sorcières et des druides. N’était-ce pas là le lieu idéal pour célébrer la réunification des différents mondes qui nous entourent? 

Comme la plupart des gens qui ouvrent leur cœur et se mettent au diapason avec l’énergie divine présente en soi-même comme autour de soi, nous nous sommes laissés porter par les événements et les signes rencontrés; ce qui nous a permis de pénétrer dans un univers où le temps et l’espace n’a plus d’importance. Seul l’éternel présent demeure à l’œuvre, nous reliant ainsi étroitement à tout ce qui vit et vibre dans toutes les dimensions parallèles. 

Nous avons reçus des enseignements et leçons spirituelles rétablissant nos liens « affectifs » (karmiques) avec le passé dont nous sommes issus et dont je me permets de vous partager quelques aperçus – maintenant que je les ai « intégrés » – histoire de vous rappeler que nous sommes tous UN et que notre mémoire cellulaire à chacun est empreinte de ces expériences tant humaines que spirituelles vécues par ceux et celles qui nous ont précédés ici-bas. 

Et si le but de notre incarnation était tout simplement de redevenir des dieux créateurs ici sur Terre ? De parvenir à emmagasiner l’énergie divine la plus puissante et la plus pure qui soit à l’intérieur de soi, dans notre corps, dans la matière, bref dans tout ce qui nous entoure? De parvenir à élever les vibrations de ses propres cellules individuelles à un point tel qu’elles se mettent à scintiller et vibrer à l’unisson avec celles présentes dans tout ce qui nous entoure, communiquant leur Lumière et leur Quintessence à tout ce qui vit tant dans les plans visibles qu’invisibles? 

Bien des Êtres de qualité, des mystiques et des initiés, sont parvenus à accomplir un tel prodige. Nombreux sont ceux qui nous ont laissé des traces de leur parcours, de leur Quête de l’absolu, de leur rencontre fusionnelle avec Dieu, la Grande Déesse, la Source Créatrice ou l’Énergie universelle, quel que soit le nom que vous lui donniez. Le Christ, Bouddha et les Maîtres Ascensionnés nous ont partagés leurs expériences de vie et nous ont transmis les enseignements qui les ont inspirés sur la voie de leur propre accomplissement divin. 

Or, ces enseignements ont été repris par des « structures », des églises et des institutions, qui en ont fait un « savoir » inaccessible au commun des mortels, où seuls quelques « initiés » ont le pouvoir d’accéder au divin – voir même d’intercéder pour nous, pauvres humains ignares. 

Il en est ainsi depuis que le monde est monde! Ce que nous avons reçu en canalisation mes copines et moi lors de notre visite de certains lieux sacrés en Irlande va sans doute en choquer plus d’un… En particulier tous ceux et celles qui ont l’impression d’avoir injustement été brûlés sur un bûcher pour avoir été identifiés comme « sorcière »… 

D’après Saint Patrick, patron des Irlandais, les premiers chrétiens n’ont pas eu d’autres choix que d’intervenir dans les cultes druidiques celtes dirigés par des femmes parce que non seulement celles-ci s’étaient approprié le droit de vie ou de mort sur tous les enfants à naître (et, donc, se servaient de la sexualité pour asservir les mâles), mais elles puisaient leur forces surnaturelles directement dans l’énergie tellurique de la planète… siphonnant ainsi ses ressources vitales de manière encore plus destructrice que les pétrolières d’aujourd’hui, s’abreuvant à même le sang de Gaïa! 

« Nous nous devions de rétablir l’équilibre sur ces terres, nous a dit Saint Patrick, et de nombreux archidruides se sont rangés à nos côtés pour que le pouvoir spirituel passe aux mains des hommes. D’où la légende du bâton qui a chassé les serpents : ces prêtresses, centrées sur leur chakra sexuel, utilisaient la Kundalini afin d’amplifier leur pouvoir sans égard au sens sacré de l’union sexuelle. L’ère des hommes-objets devaient prendre fin! » 

Ironique n’est-ce pas? Quand on sait que l’humanité est juste passée d’un extrême à l’autre… 

Et si nous avions choisi qu’il en soit ainsi? Que nous avions tellement de « plaisir » à nous incarner sur Terre que nous avons délibérément préféré laisser de côté notre nature divine et spirituelle dans le but de nous incarner totalement et vivre pleinement notre vie ici-bas? Ainsi, les diverses religions se sont tour à tour appropriées l’exclusivité de la connexion avec le divin, demeurant présentes et fidèles au poste, tels des phares en bordure de mer… auxquels, jusqu’à présent, nous avions tendance à ne porter attention que lorsque survenait une tempête dans notre vie!!! 

Mais tout cela est en train de changer. De plus de plus de gens constatent que la seule façon d’être heureux et en équilibre, consiste à demeurer en harmonie dans toutes les dimensions de notre Être, tant sur le plan physique et matériel, que sur le plan émotionnel, intellectuel ET spirituel. Nous passons actuellement dans la 5e dimension en alignant et en harmonisant ces 4 dimensions primordiales en nous-mêmes! 

Sur la colline de Tara, près de Dublin, nous avons pu voir de nos yeux l’énergie cosmique à l’œuvre lorsque les deux pôles de ce site sacré se sont réunifiés par la prise de conscience des Êtres présents sur place, que nous sommes tous UN, peu importe les contrats d’âmes qui nous avons « signés » auparavant. 

En effet, bien des âmes, souhaitant demeurer fidèles à leurs croyances de l’époque, étaient « restées en arrière » pendant de nombreuses années afin de « protéger » certains sites sacrés et en être les « gardiens » dans le plan invisible. Ce faisant, les familles entières, d’allégeances diverses, s’étant querellées – pour ne pas dire entretuées – de leur vivant, se sont retrouvées « coincées » chacune de leur côté dans des réalités parallèles, errant sur les champs de batailles, dans les cimetières et sur les lieux de cultes ancestraux. 

Lors de notre méditation unificatrice du 8-8-8, nous avons vu ces âmes des siècles passés « s’éveiller », prendre conscience qu’elles pouvaient faire de nouveaux choix et, qu’au fond, peu importe leur allégeance, TOUTES aspiraient à reconnecter avec leur nature divine intrinsèque. C’est donc par milliers que nous avons vu les âmes des irlandais défunts se retrouver face à face pour une émouvante réconciliation dans la 5e dimension! 

Des parents et des enfants qui ne se parlaient plus de leur vivant se précipitaient dans les bras les uns des autres! D’anciens guerriers ayant combattus les uns contre les autres pour des valeurs et des principes divergents, voyaient s’évanouir en fumée leurs rancœurs et leurs différences pour enfin se regarder avec les yeux du cœur! Les barrières invisibles érigées autour des sites sacrés tombaient les unes après les autres et les âmes en déroute pouvaient enfin franchir la ligne qui les séparait de la lumière ascensionnelle… menant droit vers le 7e ciel! C’était magnifique! 

Il n’y a pas de mots pour décrire ce que nous avons ressentis devant une telle réunification collective, une telle guérison interdimensionnelle… qui nous aura permis, à chacun de nous qui étions présents, d’apaiser, de purifier notre âme de toutes ces blessures du passé encore enfouies dans notre cœur, nos cellules et notre « inconscient collectif ». 

Je prends le temps de vous partager tout cela aujourd’hui car ces purs moments de bonheur sont à mes yeux les signes tangibles et avant-coureurs de ce qui se prépare ici sur Terre pour 2012. L’humanité tout entière s’éveille; le voile de l’inconscience s’amenuise de jours en jours. De plus en plus de gens réalisent que chaque personne qui croise notre route n’est pas là par hasard, mais au contraire nous sert à prendre conscience des parties de nous qui « souffrent » encore, qui sont laissées pour compte. 

Tant que vous avez tendance à négliger soit l’aspect spirituel, intellectuel, émotionnel ou matériel dans votre vie, vous demeurez en déséquilibre, en dualité avec vous-même… Par conséquent, vous aurez donc tendance à attirer à vous le « pôle » contraire au vôtre pour qu’à deux, vous mainteniez un certain équilibre dans votre environnement, la réalité tridimensionnelle qui vous entoure. 

Vous ne prenez pas votre place? Qu’à cela ne tienne, la vie vous envoie quelqu’un qui sait se mettre en premier… de gré ou de force! Vous n’exprimez pas vos émotions? Des quantités de gens viendront pleurnicher ou pleurer sur vos épaules! Votre cheminement spirituel occupe tout votre temps et vos pensées? Votre conjoint se ferme comme une huître et ne veut rien entendre de ce que vous avez à lui partager! 

Tout ce qui est « excès » est déséquilibre. Même s’il faut parfois passer d’un extrême à l’autre pour retrouver le « juste milieu » – comme dans le cas des sorcières et des prêtres chrétiens – nous savons que tout ce qui se vit tant sur le plan individuel que planétaire n’est que le reflet de nos propres créations « illusoires »… parce que nous demeurons « déconnectés » de notre réelle nature : divine et illimitée.  

Et si nous en avions encore seulement pour quelques années à « jouer » dans les extrêmes pour finir par nous en lasser et CHOISIR de retrouver l’équilibre en nous-mêmes, tant sur le plan personnel que collectif? N’est-ce pas ce qui se passe actuellement sous nos yeux? 

Ce que nous avons vu dans l’invisible en Irlande, c’est ce qui est en train de se passer partout sur la Terre : notre conscience s’anime, nous aspirons de plus en plus à vivre dans l’harmonie, nous constatons que notre propre équilibre intérieur est ce qui a le plus d’impact sur nos proches et notre environnement… 

On ne peut donner que ce que l’on possède réellement! Plus vous vous sentez en harmonie, l’âme en paix et le cœur léger, plus vous irradiez ces vertus autour de vous et communiquez vos états d’âme à ceux qui vous entourent… Plutôt que de vous « donner » corps et âme à une cause, un projet ou au service des gens que vous aimez, et si vous vous contentiez de « donner l’exemple »? 

2013 sera ce que NOUS en ferons! Tout est déjà en place! Des Êtres de lumières de toutes les dimensions et de partout dans le cosmos nous accompagnent et participent à cette époustouflante réunification AVEC NOUS-MÊMES!!! 

Vous cherchez à éliminer vos peurs du futur et de ce qui « pourrait » arriver de « désastreux » d’ici 2012? La solution est fort simple : focalisez votre attention sur 2013!

 

Visualisez le monde comme vous en rêvez, le Paradis sur Terre! Imaginez comment vous vivrez lorsque vous serez en total équilibre dans toutes les sphères de votre vie et toutes les dimensions de votre Être! Prenez le temps de ressentir en dedans de vous-même comment vous vous sentirez léger, rempli d’allégresse et libre de faire advenir le meilleur dans votre vie lorsque vous aurez reconnecté avec votre partie divine co-créatrice, infinie et illimitée! 

Ce que l’on visualise se matérialise. Ce que l’on béni nous ravit. Ce que l’on nourrit porte fruit. Nourrissez des pensées de joie, de paix, de plénitude et celles-ci se manifesteront dans votre vie… et dans toutes celles de ceux que vous aimez! Irradiez, amplifiez votre propre Lumière divine et communiquez l’espoir d’un monde meilleur à tous ceux qui vous entourent par la seule puissance de votre rayonnement… Ainsi, vous serez DÉJÀ dans l’énergie de 2013, à chaque instant de votre vie!!! 

Message de Bianca Gaïa/Diane LeBlanc, transmis le 1er octobre 2008,

aussi disponible sur www.biancagaia.com. Vous êtes invité à faire circuler ce texte

à condition d’en respecter l’intégralité, y compris ces quelques lignes.

 

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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Pharmacopée chinoise – depuis 3 000 ans

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2013


La pharmacopée chinoise est extrêmement développée en Chine. Elle est la plus utilisée des 5 branches de la médecine traditionnelle chinoise (les 4 autres étant l’Acupuncture, le massage Tui Na, la diététique et les exercices énergétique). Considérée comme plus performante que l’Acupuncture, ses principes thérapeutiques reposent sur les fondements théoriques de la Médecine chinoise, notamment ceux de l’énergie, des méridiens et des cinq éléments.

Pharmacopée chinoise – depuis 3 000 ans dans Auto-Guérison telechargement-23

Expérimentée depuis plus de 3 000 ans, la pharmacopée chinoise recèle quelques milliers de substances, dont environ 300, font partie de l’usage. Shen Nong est un des grands compilateur de plantes médicinales .Empereur mythique dont le nom veut dire « paysan divin », il n’hésitait pas à expérimenter, sur lui même, certaines plantes toxiques. De son observation approfondie de la nature, il répertorie le nombre symbolique de 365 plantes, correspondant aux 365 jours de l’année. Ceci pour signifier que les plantes décrites peuvent prétendre prévenir et soigner toutes les maladies. Les plantes étudiées sont divisées en 3 catégories : supérieures, moyennes et inférieures. 

Les plantes supérieures sont employées en cuisine comme condiments ou boissons. Elles ont une visée préventive. Les plantes moyennes s’utilisent de façon curative, pour guérir les maladies, les plantes inférieures quant à elles, sont les plantes toxiques ou « poisons » qui servent à combattre les maladies graves. Aujourd’hui, la pharmacologie et la recherche, continuent d’approfondir cette science, tandis que les praticiens contemporains développent de nouveaux traitements, de mieux en mieux adaptés aux maux de notre époque. La pharmacopée chinoise est donc une approche vivante.

Des substances végétales, minérales, animales et humaines. 
La pharmacopée chinoise utilise, bien sûr, en majorité des médicaments d’origine végétale, mais elle se sert, aussi, de substances d’origine minérale, animale ou humaine. Par exemple, on utilise l’hippocampe, les reins de porc, la chair de serpent ou les bois de cerf, de l’ambre, de la perle ou du gypse parmi les minéraux ainsi que les ongles , les cheveux , les dents , les excréments, le placenta et les urines d’origine humaine, à des fins thérapeutiques. 
Alors que l’herboristerie occidentale classe les plantes selon leur nature chimique et étudie l’effet de leurs substances actives sur l’organisme, la pharmacopée chinoise répertorie les substances selon leur nature énergétique et leur impact sur les différents mouvements de l’énergie qui déterminent l’état de santé d’un individu.

Chaque produit est classé selon plusieurs critères : 
  La nature : froide, fraîche, neutre, tiède, chaude, selon l’effet thermique qu’il a sur l’organisme. 
  La direction : selon le mouvement énergétique qu’il engendre : ascendant, descendant, entrant, sortant. 
  La saveur : 

acide : descendante et entrante, collectrice, astringente, en relation avec le bois. 
amère : descendante et entrante, dessèche et raffermit, en relation avec le feu. 
douce : montante et sortante, tonifie, restaure, relâche, harmonise, en relation avec la terre. 
piquante : montante et sortante, disperse, stimule, fait circuler, en relation avec le métal. 
salée : descendante et entrante, humidifie, ramollit, assouplit, en relation avec l’eau. 
fade : diurétique. 
âpre : astringent.

L’origine des maladies étant due à un déséquilibre dans la circulation énergétique, le médecin chinois fait un diagnostic différentiel, avec des outils d’observation propres à la Médecine chinoise (prise du pouls, observation de la langue, du teint) à l’issue duquel, il choisira tel remède. Voici quelques unes des perturbations qui peuvent affecter la libre circulation de l’énergie. Faiblesse de l’énergie, du Yin, du yang, du sang. Stagnation de l’énergie, des liquides, des aliments. Troubles des mouvements de l’énergie (descente, montée, à contre-courant). Les perturbations climatiques qui sévissent pendant certaines saisons (les énergies perverses) telles le vent , la chaleur, le froid, l’humidité affectent également la qualité de l’énergie.

Selon les pathologies, différentes méthodes de traitement seront mises en oeuvre : sudorification, vomification, purgation, harmonisation, calorification, réfrigération, tonification, dispersion, utilisant les différentes propriétés des produits ( nature, saveur, mouvement). La nature et la saveur des produits seront combinées afin d’obtenir un effet de tonification de l’énergie saine et d’élimination de l’énergie perverse.

Ainsi la cannelle de nature chaude et de saveur piquante réchauffe les reins et l’estomac et soigne les douleurs lombaires et les troubles digestifs dus au froid. Le noyau d’abricot humidifie le poumon en cas de toux sèche, la peau d’orange clarifie les mucosités, l’orge chinoise draine l’excès d’eau du corps, la schisandra réduit l’incontinence et la diarrhée, le noyau de la datte sauvage calme l’esprit 

Le fameux Ginseng de nature chaude et de saveur sucrée, tonifie l’énergie générale, fortifie le cœur, les reins, l’estomac et les poumons. Alors que l’Angélique chinoise, le Ginseng des femmes nourrit le sang et régule les problèmes gynécologiques. En ce qui a trait aux propriétés, prenons l’exemple d’un type d’arthrite qui est aggravé par l’humidité ou la pluie : dans la perspective chinoise, cela est attribuable à de l’Humidité et du Froid dans les méridiens ; or la plante Hai Tong Pi , qui pousse en bordure de mer, possède, selon la logique chinoise (et l’expérience d’années de pratique), la propriété de disperser l’Humidité et le Froid. Mentionons aussi que la propriété de tonification est fondamentale dans cette approche et sert de base à toute entreprise thérapeutique. Ici, « tonifier » veut dire accroître la compétence, l’adaptabilité et la résistance de l’organisme aux facteurs adverses.

Ensuite, les herbes sont choisies spécifiquement en fonction de la personne à traiter : le « bon » médicament convient à telle personne, comme la bonne clé ouvre telle serrure. Pour prescrire une plante ou une formule, le praticien doit comprendre, non seulement les causes sous-jacentes des symptômes, mais la dynamique propre de son patient – ce qu’on appelle le « terrain ».

La méthode de préparation : les produits peuvent être utilisés « tels quels » ou subir des préparations : lavés, trempés, macérés, grillés, carbonisés, séchés, cuits, bouillis, distillés,… mélés à des adjuvants lors des préparations comme le vinaigre, le miel, le gingembre, le sel, le vin, ce qui peut modifier leur nature et leur saveur. Les produits seront prescrits dans différents types d’ordonnances, dans lesquels ils joueront des rôles différents selon l’effet recherché par le prescripteur : 
  L’empereur : le produit prescrit à sa dose maximale jouera le premier rôle thérapeutique, c’est l’élément fondamental de la prescription. 
  Le ministre : renforce l’empereur et joue sur un des aspects de la maladie. 
  Le conseiller : renforce les deux premiers ou joue sur les aspects secondaires du problème, ou contrôle et atténue les effets des deux premiers. 
  L’ambassadeur : oriente la prescription vers la zone à traiter, harmonise. Ces préparations pourront se présenter sous diverses formes : décoctions, poudres, pilules, vins, comprimés, sirops, extraits, onguents… 

Bien que faisant appel à des produits d’origine naturelle, ces préparations sont de véritables médicaments dont la prescription doit être réservée aux personnes averties et compétentes dans le domaine de la médecine traditionnelle chinoise.

Applications thérapeutiques 
Le but premier de la Médecine traditionnelle chinoise et de sa pharmacopée est la prévention. Il s’agit alors de maintenir l’organisme en bonne santé – ce qui, dans nos mots, veut dire renforcer le système immunitaire. De nombreuses plantes et formules possèdent ce potentiel et, à ce titre, font partie du quotidien de millions de personnes. 

Du point de vue curatif, la Médecine traditionnelle chinoise est un système thérapeutique complet et les plantes qui en relèvent, sont censées traiter tous les problèmes. Il semble donc que les états et maladies, pour lesquels les Occidentaux consultent le plus souvent un praticien en MTC soient ceux provoqués par des problèmes qui ne répondent pas bien aux traitements classiques : douleurs chroniques, allergies, problèmes de ménopause, arthrite, symptômes du stress, fatigue et problèmes digestifs. 

Sauf quelques exceptions (dont certains produits pour des maux bénins et courants), les plantes et formules chinoises ne sont pas indiquées pour l’automédication ou pour des ordonnances d’amateur : elles doivent être prescrites et dispensées par un docteur en médecine chinoise, un acupuncteur ou un herboriste qualifié. 

<Cela dit, il n’existe pas, semble-t-il, de médecine efficace qui soit totalement sans risque. Les plantes médicinales chinoises, comme la plupart des substances actives, peuvent provoquer des effets secondaires. Heureusement, la très longue tradition orientale fait que ces effets sont connus avec précision ; dans une grande majorité de cas, ils sont d’ordre digestif (ballonnement, perte d’appétit, nausée). De façon générale, la pratique chinoise privilégie d’abord des plantes non toxiques qui servent à soutenir le système d’autoguérison, tandis qu’elle réserve les plantes possédant des propriétés toxiques aux cas sévères.

  Nadine Daniel est praticienne en Shiatsu et Médecine Traditionnelle Chinoise. Revient d’un séjour d’un mois à Shanghai où elle a approfondi ses connaissances en Pharmacopée chinoise. 
   Elle dirige l’Institut de Shiatsu Traditionnel qui dispense une formation de Shiatsu sur 3 ou 4 ans. Des modules spécifiques de Moxibustion,  de psycho-énergétique et d’Énergétique chinoise sont également proposés ainsi que des ateliers de Do In le samedi matin  
  Exerce en cabinet sur rendez-vous en Avignon à l’Espace Viarmonia, 25 Place des Carmes 84000 AVIGNON.

 www.institut-shiatsu.com

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LA LIBÉRATION INTÉRIEURE CLÉ ESSENTIELLE DE NOTRE GUÉRISON

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013

LA LIBÉRATION INTÉRIEURE CLÉ ESSENTIELLE DE NOTRE GUÉRISON dans TRANSFORMATION INTERIEURE telechargement2

Rencontres

Je n’arrive plus à me détendre, je me sens remplie de violence, j’ai sans cesse mal au dos, je fume, je bois trop, je suis épuisé, le stress me bouffe, j’étouffe, j’ai peur, je me sens si mal, si seul, mon corps me pèse…”. Ces cris du corps et de l’âme, soufflés sur ma table de thérapeute énergéticienne par des femmes et des hommes déconstruits par leur activité professionnelle m’interpellent durement.

Mais enfin, quelle place laisse-t-on à l’Être au sein de nos organisations, de nos entreprises? L’ampleur que prend aujourd’hui la souffrance au travail* dans un environnement économique qui génère tellement de chômeurs angoissés par leur devenir, est un de nos grands paradoxes sociétaux.

Cette espèce de trou noir dans l’intelligence managériale de nombreux dirigeants, cadres et petits chefs de tous ordres, pointe le peu de respect porté aujourd’hui à la valeur intrinsèque du salarié, supposé être co créateur de ressources, de valeurs. Une absence de révérence à l’importance de l’Autre, le collaborateur. Et surgit le maître-mot, collaborateur et sa définition: personne qui travaille de concert avec un ou plusieurs individus à une œuvre… La simple analyse de cette phrase et de ses projections donne le vertige, tant nous sommes éloignés de la notion d’œuvre, résultat d’un travail communautaire… Que penser des situations d’entreprise et de travail telles celles de France Telecom, (27 suicides et 16 tentatives en 2010)**, sinon d’en déduire que la progression hiérarchique des valeurs dans notre société se base de plus en plus sur les marchés, les actionnaires, la rentabilité.

A défaut d’une vision holistique

La rentabilité: une valeur dominante aujourd’hui sous tendue par ce terme terrifiant «ressources humaines» qui induit que le salarié est désormais une ressource à gérer, utiliser, manipuler, façonner et cela d’autant plus avec des concepts tels que la qualité totale, le zéro défaut. S’ils font du bien à l’image de l’entreprise et canalisent la concurrence, ces concepts renvoient sans relâche des collaborateurs simplement humains, à leur marge d’erreur.

Dans une vision holistique, le travail se définit comme un juste retour nourricier, une source de plaisir, de construction et réalisation de soi, de reconnaissance, une contribution à l’œuvre collective permettant de trouver sa place parmi les autres. Mais dans sa représentation, le travail s’articule désormais, dans de nombreuses entreprises, comme une simple activité productrice nécessitée par le besoin.

Globalisation, fusions, acquisitions, restructurations, réorganisations incessantes, manque de communication et de visibilité, environnements déshumanisants ont induit un facteur de rupture sociétale: le travail est une valeur en voie de disparition aux yeux des salariés qui, en quelque sorte, deviennent spectateurs de leur activité. Et cela, dans des entreprises qui ne sont plus capables de les reconnaître, de maintenir un lien autre que de subordination, mais qui, au contraire, cautionnent et favorisent le débordement du travail dans la sphère privée par le biais des nouveaux outils et n’assurent plus la pérennité de l’emploi… Exit le collaborateur. La contradiction entre la psychorigidité des modèles de gouvernances actuels (management hiérarchique très centralisé et bureaucratique) et la valse des transformations organisationnelles, sous couvert de faire toujours plus et plus vite, ancrent chez celui qui n’est plus qu’un salarié, une sensation d’impuissance, une désagrégation de sa relation aux autres et à lui-même.

Sans reconnaissance, l’employé est en quête constante de sens. Comment s’étonner alors que le travail, dont le terme issu du latin trepalium signifie instrument de torture, se télescope avec la dimension de souffrance?

Se reconstruire différemment

Mentalisation, décharge musculaire, somatisation… sont les manifestations de ce conflit psychique qui, par ses nombreuses formes physiques et mentales, gangrène toutes les sphères de la vie du salarié. Si le premier acteur du collectif, vers qui un salarié peut se tourner, est le médecin du travail, maillon central des dispositifs de santé, il n’en reste pas moins que l’urgence de sa démarche individuelle sera de restituer ses propres ressources intérieures. Et si le pouvoir de l’auto-guérison est avéré, pour y accéder, il s’agit pourtant de recouvrer cette volonté de bientraitance de soi-même, d’accéder à la réunification de toutes les parcelles de son être: physique, émotionnel, mental, spirituel… en tout amour.

Ce tout amour peut se retrouver, se reconstruire, se reconnaître dans celui, inconditionnel que d’aucuns appellent le soi supérieur, le vrai Soi, la conscience pure ou encore la présence divine, ceci étant facilité par l’aide d’un thérapeute énergéticien. Et pour cela, l’Univers qui est Amour inconditionnel (penchons-nous sur la perfection de la Création) a généré, entre autres, deux principes merveilleux: la résonance et l’effet d’entraînement. Ainsi, deux systèmes similaires comme deux êtres humains vibrant à des fréquences différentes auront tendance à harmoniser leurs fréquences s’ils sont mis en contact. Lors d’un soin, le praticien élève et maintient son niveau vibratoire pour devenir la fréquence dominante, le consultant, par résonance et entraînement, se synchronise sur cette fréquence. L’apport d’énergie ainsi fourni sera utilisé par l’intelligence innée du corps de la personne qui reçoit et agira dans le sens que ce corps estime utile pour favoriser sa guérison.

Re-lier l’Autre à cette puissante énergie de l’Univers

En effet, il ne s’agit pas pour le thérapeute de poser ses mains sur un être en souffrance pour «simplement» soigner des symptômes alors même que le corps de ce dernier appartient aussi bien à l’univers des ondes que des particules comme le démontre désormais la physique quantique. Il s’agit pour le praticien de se connecter à cet amour inconditionnel, à la pure conscience, au vide de son soi, pour re-lier l’Autre à cette puissante énergie de l’Univers.

Celle qui constitue l’essence même de tout être et que le thérapeute (en grec ancien θεραπευτής therapeutes: serviteur, celui qui prend soin de quelqu’un) réactive simplement, tout en faisant circuler par ses mains l’énergie vitale, force de vie qu’il capte au travers de l’air, du soleil et de la terre. Soutenu par l’application d’un protocole rigoureux qui intègre toutes les dimensions de la personne à re-lier, le travail énergétique effectué sur ses centres d’énergie, ses organes et autres différents points, conduit le consultant à une véritable libération intérieure, la clé essentielle de Sa guérison. Servant d’interface au psychisme et au physique, cet accès au Soi supérieur permet de libérer les différents blocages et les mémoires toxiques chez la personne qui accède à un espace intérieur vaste qu’elle découvre pleine de joie, de compassion et de non-jugement d’elle-même. Recouvrer son Être véritable et sa paix intérieure est la véritable alchimie qui nous dégage des traumas physiques et émotionnels ancrés dans le corps, et des croyances et limitations qui entravent la progression de notre Être…

Le rire d’Esther

«Ils vont me faire crever!» Sa première phrase posée, Esther regarde sa tasse de thé comme le fond d’un abîme. J’attends qu’elle se pose, tandis qu’elle sucre et re-sucre sa boisson. Son pied bat la mesure de ses angoisses… Et j’entrevois tout le désarroi et la souffrance de cette femme de 39 ans, maman en solo d’une adolescente − «une vraie peste en ce moment» − lorsqu’elle prononce cette phrase: «je suis partie trop tôt ce soir du bureau (il est 19h30 !), pour bien faire, demain j’y serai à 7h30». Esther vibre telle une corde trop tendue, prête à rompre, et parle de sa vie dont «les contours sont si flous» car pour «bien faire» elle se sent en collision constante avec sa hiérarchie qui la bouscule et sa fille qui l’interpelle! «J’ai mal au dos, un lumbago sur lequel rien n’agit…» se plaint-elle, en plus d’un syndrome du canal carpien qui handicape sa main droite depuis une mauvaise chute. Après avoir aligné énergétiquement sa posture debout, je fais allonger Esther toute habillée sur la table de soins. Ensemble, nous testons les zones de son corps. Ce bilan énergétique lui donne des informations sur son état à l’instant T et me permettra d’observer l’évolution, les changements durant le soin. La séance est belle, douce et, dans des moments précieux, Esther partage ses ressentis tandis que mes mains la reconnectent à son énergie vitale, zone par zone. Celle des intestins, notre deuxième cerveau, est un havre de souffrance pour elle. Doucement mais systématiquement, je libère chaque section, testant sans relâche la diminution de ses douleurs. Esther baille, soupire et plonge dans un micro sommeil réparateur dont elle émerge en riant. «Je me sens si légère».

Ici, pas de psychothérapie

Epaules, nuque, crâne bénéficieront de la même libération avec une attention particulière sur son canal carpien et l’atlas. Passant sur le ventre, elle m’offre son dos à décharger. Ce dos plein de maux lui renvoie ces mots «pour bien faire, plaire…» et un souvenir, une image ancienne qu’Esther, toute étonnée, relie à une source d’enfance… Mais, ici pas de psychothérapie, nul besoin de raconter les choses; l’espace d’amour inconditionnel et sa portée énergétique, le simple partage, le non jugement libèrent Esther de cette mémoire jusqu’alors toxique. Son rire éclate à nouveau, tandis que je dégage sa colonne de ses tensions et son psoas (muscle allant des vertèbres lombaires à la hanche) qui se révèle, sous mes mains, être la source de son lumbago. Après une harmonisation globale et un temps d’intégration, Esther reprend pied doucement dans la réalité, comme au sortir d’une méditation. Son visage reposé reflète la joie, la quiétude, elle s’étire tel un chat, heureuse de sa nouvelle souplesse, «mon lumbago m’a lâchée!». Rajustée, «comme remise dans mon axe», Esther commente ses sensations de clarté d’esprit, d’apaisement et son sentiment d’unité.

Une unité qu’elle consolidera au fil des séances dont deux suffiront pour régler son problème de canal carpien. Ne travaillant plus pour bien faire et plaire mais pour se faire du bien, Esther par le biais de la formation interne a pu changer de service, «lever le pied», trouvant enfin le temps de s’occuper d’elle et, différemment, de sa fille. Sa fille, tout jeune bouton d’Or qui vient désormais s’éclore sur la table de soin, pour «devenir cool comme ma mère aujourd’hui…».

Zoom sur la médecine énergétique

Youri Kheffeits, médecin-praticien russe et chercheur en médecine quantique à l’Institut d’énergétique de Moscou donne cette définition: “La santé consiste dans l’harmonie des relations énergétiques d’information entre l’individu et la Nature. Cette harmonie s’exprime par l’optimisation des mécanismes d’autorégulation, d’autodéfense et d’autoguérison de l’organisme vivant… Soit une dynamique de santé active impliquant la personne tout entière, sur le plan physique, mental et spirituel…” Pour ce faire, la médecine énergétique associe les dernières découvertes sur la nature profonde du vivant issues de la physique quantique et l’expérience millénaire des grands systèmes de médecine traditionnelle chinoise, ayurvédique indienne et yunani greco. Elle traite la réalité énergétique de l’être vivant. En utilisant d’infimes doses de radiations électromagnétiques, soit des quantas d’énergie, elle tend à rétablir le champ électromagnétique de l’information altéré par la pathologie, en ramenant ce champ dans un état stable. Ces émissions électromagnétiques travaillent à l’unisson, en résonance avec les processus d’information énergétique de l’organisme vivant, influençant positivement les fonctions de la cellule, du tissu, de l’organe, puis du système de l’individu tout entier***.

images-2 dans TRANSFORMATION INTERIEURECes quantas d’énergie présents dans l’espace et dans la matière occupent tout le “vide” qui nous entoure et la physique quantique tend à démontrer que chaque mètre cube autour de nous contiendrait une quantité phénoménale de cette énergie !

SOURCE : Katherine Franciscus – La revue de l’U.L.V. 

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LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


Jean-Claude Genel nous a proposé, le 28 avril à Paris, un colloque autour de l’eau et sa magie. A ses côtés, Carole Sédillot y a évoqué les aspects philosophique, symbolique et spirituel de cet élément et Dominique Jacquier, hygiéniste-naturopathe, a fait le lien entre notre corps et l’eau, écho de nos émotions et guérisseur puissant. (Par  Tania Cholat ET Geneviève Dijoux)

Qu’est-ce que l’eau?

Cette eau est primordiale pour l’être humain. Elle couvre les 3/5 de la planète, représente 70% du corps humain, 85% de notre cerveau et même 99% de la cellule humaine. C’est aussi, aux dires des scientifiques, leur plus grande énigme. En 1988, Jacques Benveniste a découvert qu’elle est capable d’enregistrer de l’information et de la restituer; mais il faudra de nombreuses années avant que cette connaissance soit reconnue. L’eau est aussi un liquide structuré, le seul capable d’intelligence et d’organisation. C’est ce que montre le chercheur japonais Masaru Emoto qui, avec des photos de cristaux d’eau, met en évidence l’influence que peut avoir la musique ou les mots sur celle-ci.

LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ dans Chemin spirituel images1

Les différentes symboliques de l’eau

Carole Sédillot nous a d’abord rappelé que le symbole est la fonction en nous qui permet la reconnaissance: on ne cherche pas le symbole, on le trouve parce qu’il est en nous et qu’on le reconnaît, même si on l’ignore. En nous, quelque chose est prêt et laisse émerger le message que l’on comprend ou pas, selon que l’on sait, ou non, faire un lien avec la réalité du vécu. Carole nous rappelle aussi que rien ne peut être abouti dans la réalisation si nous n’y mettons pas une intention. La qualité de l’intention est en correspondance avec la qualité de la forme, de la réalisation.

C’est ce que les travaux de Masaru Emoto démontrent avec les expériences qu’il a conduites sur la cristallisation de l’eau: grâce à des musiques classiques ou des mots aux belles vibrations comme «Amour» et «Gratitude», les cristaux sont magnifiques alors que des musiques déstructurées ou des mots négatifs les enlaidissent et les déforment.

L’eau est un des 4 éléments − Air, Feu, Eau et Terre − qui sont en lien avec les élémentaux et qui représentent la Vie. L’eau nous permet de passer du profane au sacré; il s’agit toujours de la même eau et c’est l’intention qui la positionne à un niveau ou à un autre. Nous devons nous réapproprier l’eau afin de devenir fertiles et féconds.

En astrologie, les 3 signes d’eau sont le Cancer, le Scorpion et les Poissons. Ils représentent 3 eaux différentes, de 3 niveaux différents. Le Cancer correspond à une eau matricielle, celle de l’origine, de la naissance; elle correspond à l’émotion naissante en nous. Le Scorpion est une eau alchimique, exigeante, une eau de mort pour renaître. C’est l’eau de transmutation. Les Poissons sont une eau océanique, universelle, cosmique.

Vivre l’eau en nous, c’est vivre une alchimie qui nous permet de prendre notre place d’individu dans le collectif. Or, en alchimie, l’Albedo, l’œuvre au blanc, est une eau principe en nous, une eau purificatrice.

D’autres symboles correspondent à l’eau. Ce sont la Lune et l’Argent. L’eau est également associée au 2 qui, dans la symbolique des nombres (différente de la numérologie), signifie la visibilité de l’eau: quelle conscience ai-je de cette circulation énergétique en moi?

En tarologie, on retrouve l’eau chez la Papesse, la Grande Mère qui a la connaissance de la nature. Dans son grand livre, certains chapitres sont liés à l’eau. Elle nous invite à nous interroger: qu’ai-je mis en conscience de mon savoir ou de ma connaissance (qui allie le savoir et l’expérience) de l’eau?

En mythologie, c’est Neptune en nous, la rencontre avec l’eau océanique qui représente l’intuition, la fonction médiumnique. C’est la force de l’émergence.

Carole ajoute quelques remarques supplémentaires:

– L’écriture fluide, ronde, plastique peut être qualifiée d’écriture-eau,

– Un visage rond, dilaté, souple sera considéré comme un visage-eau,

– Une main souple et qui a de la détente sera aussi considérée comme une main-eau.

Plus tard dans la journée, elle nous a fait participer à une expérience avec les 6 lames du Tarot qui offrent un aspect eau, à savoir le Bateleur, la Papesse, Tempérance, l’Etoile, la Lune et le Monde. Chaque participant a tiré une de ces 6 lames et écouté quelle énergie de son corps elle faisait résonner en lui, en fonction de sa symbolique. Ensuite, Carole a donné les explications suivantes.

images-1 dans Créativité

Lame I: Le Bateleur – Avec cette lame, nous sommes au début de quelque chose. L’eau se trouve parmi les autres outils dans le petit gobelet qui deviendra une coupe dans les lames ultérieures. On remet l’eau sur la table pour redémarrer quelque chose. C’est aussi l’eau en nous (notre âme et nos émotions), une impulsion qui demande à émerger, le désir de donner vie à un projet.

Lame II: La Papesse – L’eau n’y est pas évidente: à quelle page se trouve-t-elle dans le livre? Dans quel chapitre? À quelle ligne? Il s’agit de retrouver quelque chose que l’on a déjà appris, que l’on sait déjà et qu’il nous faut découvrir et relire. A quel niveau cette eau parle-t-elle de moi? Cette eau nécessite d’avoir rencontré nos propres émotions et de les avoir travaillées. Je transmets ce que je suis qui représente bien davantage que ce que je fais.

Lame XIIII: Tempérance – Cette lame représente le féminin en tant que principe. Ses ailes symbolisent le dépassement de la matière pour contacter l’espace sacré. Les deux cruches évoquent un transvasement, la circulation de quelque chose qui alimente, nourrit, tels les différents fluides qui circulent en nous dans le visible et l’invisible. Cette lame montre l’équilibre, la douceur, la souplesse, une certaine écoute mais sans excès, le partage. C’est la circulation matérielle et spirituelle qui a besoin de s’exprimer dans notre eau. Tempérance est aussi la valeur qui est liée au chakra de la gorge, au verbe: on dit ce que l’on sait juste parce qu’on l’a vérifié par l’expérience. Le mot est purificateur; il harmonise.

Lame XVII: L’Etoile – Cette lame contient visiblement les 4 éléments. Le personnage est une femme à genoux et nue; elle tient dans chacune de ses mains un vase rouge. La main gauche verse l’eau sur la terre tandis que la main droite verse l’eau dans l’eau, créant ainsi un ruisseau qui remonte à la source; c’est un retour aux origines, à notre mémoire. La source n’est jamais tarie, elle est un enrichissement: avec cette eau-là, j’enrichis la terre, l’être incarné que je suis. L’Etoile me maintient en vie et donne du sens à ma vie. C’est ma capacité à être relié à l’espace du cœur qui donne du sens à ma vie.

Lame XVIII: La Lune – Cette lame symbolise le grand féminin décliné sous tous ses aspects. Dans le plan d’eau, une écrevisse qui rappelle l’eau du cancer, matricielle représente l’inconscient dans toute sa dimension, un accès à nos profondeurs, à la petite mémoire, celle qui contient notre patrimoine, ce qui est inscrit dans notre histoire mais qui n’est pas notre histoire.

Lame XXI: Le Monde – Dans une position similaire au Christ en gloire, une danseuse tient le centre de la lame. La baguette dans sa main droite symbolise le masculin et le coquillage dans sa main gauche, le féminin. C’est Hermaphrodite, l’être accompli qui a unifié les contraires. Elle est entourée des 4 évangélistes symbolisés (on y retrouve les 4 éléments):

Saint Luc, c’est le Taureau, la Terre, le Printemps,Saint Marc, c’est le Lion, le Feu, l’Eté,Saint Jean, c’est l’Aigle, l’Eau, l’Automne, Saint Mathieu, c’est l’Ange, l’Air, l’Hiver. Le 5ème élément, c’est l’Amour, la valeur du féminin qui est en l’être humain, l’aboutissement, l’achèvement, la circulation de l’eau, la connexion avec l’âme en soi.

Les interactions de l’eau avec notre corps : Dominique Jacquier, de son côté, nous a fait partager ses connaissances et son expérience à propos de l’importance de l’eau pour nous et notre santé physique et mentale. L’eau est dominante dans notre corps. Elle est en nous; son mouvement perpétuel symbolise le mouvement de la vie. Elle est aussi autour de nous, dans la nature et dans l’air que nous respirons. Sa mission universelle est d’être une messagère divine.

Elle accueille, reçoit, mémorise, transporte et surtout partage. Elle rencontre tous les éléments de notre corps et favorise l’échange des informations. L’eau métabolique véhicule les éléments nutritionnels et effectue aussi un nettoyage par l’élimination.

Notre corps est la résultante de notre manière d’être et de penser qui doit être consciente. Si elle ne l’est pas, l’eau qui a une conscience universelle et est en relation avec notre psyché nous rappelle à l’ordre dans notre corps. Si on est bien pensant, on est bien portant.

L’eau entre en résonance avec notre pensée et la répartit dans tout notre corps; elle est l’intermédiaire entre tous les mondes subtils et la matière. Nos manières d’être peuvent même influencer la structure de nos molécules d’eau en positif comme en négatif car l’eau est aussi en lien étroit avec nos émotions; or le monde émotionnel nous permet d’être à l’écoute. L’eau nous permet donc de rencontrer l’intime de qui nous sommes. Elle garde la qualité vibratoire de l’émotion vécue dans l’événement dans des «capsules», sorte d’enregistrement du vécu lui-même mais aussi de la vibration de l’émotion avec laquelle on l’a vécue.

Certains organes de notre corps entrent en résonance avec cela. Les reins enregistrent nos peurs et nos angoisses. Le foie est le siège de la colère en lien avec la valeur courage : la colère nous donne le courage de faire face. Les poumons sont en connexion avec la tristesse, le chagrin. Le chagrin est souvent silencieux parce qu’on n’arrive pas à transmuter certaines peurs qui paraissent injustes. L’ADN est seulement réactif et non actif; il devient actif si nous nous mettons en mouvement. Nous retrouvons alors la notion de libre arbitre.

La guérison dépend de nous. Nous devons apprendre à nous guérir. Le principe de guérison n’est autre que le principe d’amour. La guérison est un apprentissage de l’amour de soi et le corps nous guide dans cet apprentissage. La thérapie allopathique ne fonctionne plus aujourd’hui parce que c’est l’heure de nous révéler et de cesser de fuir notre énergie de guérison. Il nous faut chercher l’origine de nos maux pour les mettre en mots, c’est-à-dire les conscientiser et ne conserver que ce qui nous appartient. Les valeurs, guides de notre vie spirituelle, nous aident pour la gestion de notre corps et de notre santé. Par exemple, nous activons la valeur courage pour nous mettre en mouvement et accepter de rencontrer notre réalité ou bien la valeur honnêteté pour reconnaître notre responsabilité, notre vérité et accepter que les autres la voient. La guérison, c’est s’installer dans un nouvel état d’être en totale résonance avec ce que nous sommes profondément car nous jouons notre vie «pour de vrai». S’il y a récidive, c’est parce que le travail de compréhension et de bouleversement de conscience n’a pas été réalisé.

L’eau est un agent guérisseur. Les liquides du corps véhiculent les énergies de vie du corps. Si la circulation ne s’effectue pas correctement, qu’il y a stagnation, dépôt puis maladie. En 24 heures, 5 litres de sang et 1 litre de lymphe dont la fonction est de nettoyer les déchets dont les cellules n’ont plus besoin circulent en permanence dans le corps humain. Une activité physique régulière – marcher, courir, faire du vélo − active la circulation des eaux de notre corps. Par exemple, une heure de marche génère 5 litres de lymphe en 24 heures. L’eau que nous absorbons peut être dynamisée par un mot, une image. Ce qui est bon pour nous, ce sont les eaux vivantes: l’eau de mer, les jus de fruits et de légumes crus les plus colorés. Les eaux minérales sont des eaux de cure qui ne doivent être consommées que temporairement.

Il est également bénéfique de faire de temps en temps une cure de jeûne hydrique. Marcher en extérieur et/ou prendre des bains hypercaloriques génèrent la transpiration et, suivis d’eau froide sur les jambes et de repos bien couvert, favorisent les échanges dynamiques entre le chaud et le froid. Il est bon d’alterner chaud puis froid sans toutefois rester longtemps dans le froid.

Notons aussi que les plantes en infusion favorisent le drainage et que la méditation et la relaxation sont des éléments complémentaires importants.

Éclairage et expériences mystiques Jean-Claude Genel est intervenu régulièrement au cours des exposés de Carole Sédillot et de Dominique Jacquier.  Tout ce que nous vivons est symbolique, mais nous ne savons pas toujours l’interpréter. Quand nous prenons conscience, nous «comprenons» qu’il y a un envers à notre décor ou qu’il nous faut considérer l’autre côté du voile, selon la terminologie de chacun. Dans la vie quotidienne, chaque scène, même insignifiante en apparence, a du sens si nous nous donnons la peine de le chercher. Regarder au-delà des apparences permet de trouver la Volonté et ainsi de rencontrer la Beauté.

La maladie est un message envoyé par l’âme, via le corps, pour nous aider à nous purifier. Jésus était appelé «le Vivant»; Il est venu éveiller l’humanité, élever l’âme à un autre niveau de conscience. Nous sommes actuellement appelés à rendre le Vivant de notre corps.

Jean-Claude Genel nous a donc invités à prier pour purifier notre corps, comme certains sages ont prié auprès de lacs pollués pour en purifier l’eau. Les mots «Merci» et «Gratitude» ont un pouvoir puissant d’activation positive de  l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour. Il nous a, par ailleurs, fait participer, au cours de la journée, à 3 expériences avec de l’eau qui avait été activée lors de la soirée de Wesak, grâce à l’énergie du Christ et du Bouddha, et renforcée par la vibration des bols de cristal. Par trois fois, nous avons donc bu de cette eau, en écoutant une prière à la Mère. Puis des bruits d’eau – pluie, cascade, ruisseau, vagues… − nous ont amené à observer ce qui se passait dans notre corps. La plupart d’entre nous ont réveillé quelque chose en eux-mêmes et reçu des idées, des images.

Lors de la dernière de ces expériences, Jean-Claude nous a invités à visualiser les chakras avec leurs couleurs et les valeurs correspondantes afin de trouver les archétypes dont nous avons besoin:

1 – Courage – rouge – racine

2 – Honnêteté – orange – hara (ventre)

3 – Tolérance – jaune – plexus

4 – Justice – vert – cœur

5 – Tempérance – bleu/gris acier – gorge

6 – Obéissance – indigo – 3ème œil

7 – Persévérance – violet – coronal

La journée s’est terminée par des échanges entre le public et les intervenants. Voici les principaux thèmes abordés:

– La puissance de notre pensée captée par l’eau rend celle-ci capable de réagir quelle que soit la langue avec laquelle elle est en résonance.

– La tendance des êtres humains à s’isoler, même en public, avec leur téléphone, leur iPod…: au lieu de nous en plaindre, ne pouvons-nous pas regarder la personne qui téléphone, ne serait-ce qu’avec un sourire, pour communiquer avec elle. Elle ne peut que nous voir, tout dépend de l’énergie que nous y mettons.

images-61 dans Travail sur soi !– L’intention elle-même n’est pas habitée d’un vouloir; elle doit émaner du cœur de l’être pour avoir le pouvoir de transformer.

– L’Âme imprègne son message lorsqu’elle s’incarne.

Les mots « Merci » et « Gratitude » ont un pouvoir puissant d’activation positive de l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour

SOURCE : La revue de l’U.L.V. 

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Ma santé, mes valeurs

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2013


Ma santé, mes valeurs dans Chemin spirituel telechargement-21Line Valko nous a proposé, lors d’une journée de conférences avec Inge Bergmeister consacrée à ce thème, dans le cadre de l’ULV, une investigation complète et un voyage au cœur de notre corps afin de comprendre comment approcher en toute conscience l’être spirituel que nous sommes. Line nous emmène dans ce parcours essentiel. Line Valko www.holiphysi.ch

La santé est un des thèmes majeurs de nos préoccupations actuelles, qu’il s’agisse de santé physique, morale, psychique, financière, économique, alimentaire, personnelle, collective, universelle. Cela va du « Comment vas-tu ? » de nos rencontres quotidiennes à « la Terre est-elle en bonne santé ? » de nos soucis et pensées les plus réfléchies.

La santé est au cœur de nos préoccupations. La perplexité d’une époque nous apporte chaque jour son lot d’articles de journaux, démissions de radio ou de télévision sur « comment retrouver sa santé, vivre et rester en bonne santé » par des moyens physiques, esthétiques, médicaux et médicamenteux de plus en plus sophistiqués dont on nous assure qu’ils sont les gardiens de notre santé et apporteront la guérison.

Force est de constater que, non seulement, nous sommes tout autant, si ce n’est plus, malade, et nos budgets, tant personnels que nationaux, destinés à nous assurer une bonne santé, explosent. De plus en plus, notre système d’alimentation développe les plats précuits, pré-cuisinés avec des produits dénaturés pré-emballés avec des agents de conservation reconnus pathogènes, ceci ajouté à l’aberration d’une surconsommation de médicaments aux effets secondaires encore plus pathogènes.  Si, en outre, nous considérons une vie de stress basée sur le rendement et la consommation à tout prix, encore une fois, force est de constater que tout ce qui a trait à la santé est récupéré et nourrit une économie dont la seule notion de valeur est celle du profit et du pouvoir sur la masse. Demandons-nous alors ce qu’est la santé et comment il est possible à l’être humain de se tenir debout dans ces conditions ?

J’ose espérer que ces interrogations nous annoncent la fin d’un système de déstructuration morale, éthique et sociale des valeurs telles que celles vécues depuis le début du vingtième siècle. Et je ne peux m’empêcher de faire un lien entre cette déstructuration et ce qu’on identifiait, dans les années 80, comme étant le mal du siècle ; le « mal de dos ». L’homme tient debout par ses principes et ses valeurs et lorsque celles-ci s’écroulent, il y a de grande chances pour lui aussi s’écroule. La question aujourd’hui est donc : « sur quelles valeurs puis-je m’appuyer pour me redresser et tenir debout ? ».

Reprendre nos pouvoirs de vie

Un second paramètre met en évidence la notion de séparation. Jusqu’à la fin du vingtième siècle, on constate une séparation de l’être humain ; un corps délégué à la médecine, une âme déléguée à l’Eglise, d’un côté un mental tout puissant, ordinateur-contrôle de chaque instant, d’un autre une course quotidienne effrénée qui nous disperse. Tout concourt à nous tenir et à nous garder hors de nous.

Ne dit-on pas « Diviser pour mieux régner ? ». Mais alors qui règne ?

Le début du vingt et unième siècle nous laisse entrevoir de grands changements. En tout cas, il bouscule. Ce chevauchement de deux Eres (l’Ere des Poissons et celle du Verseau) nous oblige à penser différemment, à ne pas nous contenter d’appliquer le connu mais de nous interroger pour faire évoluer nos pensées et nos actes.

Ne dit-on pas « L’union fait la force ? ». Mais alors quelle union ?

Et si c’était celle de moi avec moi-même, histoire de me réapproprier qui je suis ? Dépossédé de ses valeurs, je constate dans ma pratique quotidienne de thérapeute que l’être humain ne s’accorde pas ou plus de valeur. Il éprouve aussi de la difficulté à croire qu’il puisse en avoir et parfois même il refus de s’en accorder pour ne pas vivre la responsabilité. Il se minimise et se contente de ce peu. Il est tellement « humain » qu’il lui est difficile d’oser « être », oser s’autoriser à exister dans la conscience d’être important. Le Un-Portant.

Comment et sur quoi est-ce que je me porte ?

Il existe un véritable défi dans l’évolution humaine, celui en relation avec les lois de la gravitation et de l’équilibre : se tenir debout, droit si possible, sur ses deux pieds (en moyenne deux fois trente centimètre sur dix) dans sa verticalité, de manière à présenter le sommet de sa tête au ciel.

Trois étages en interconnexion.

Je situe cette verticalité possible à trois niveaux. Le premier niveau est de l’ordre de l’incarnation-implantation. L’homme « s’implante » à partir du bassin sur deux membres inférieurs aux parties articulées, hanches, genoux, chevilles, pieds. C’est notre relation au sol, à la terre, à nos racines. A la manière dont nous nous déplaçons, dont nous avançons et nous dirigeons, nous puisons notre élévation. C’est la réponse des pieds au sol, d’une force montante et portante. Le second niveau est de l’ordre de la posture, du ressenti et de la relation. Pour le maintien de la posture, nous avons le bassin, le sacrum, la colonne vertébrale et la cage thoracique avec son système cœur-poumon. Pour le ressenti et la relation, les différents organes sont en interrelation constante, parfaitement  organisés. La pièce maîtresse de ce niveau est le sacrum, véritable clé de voûte, qui permet à l’homme de prendre appui et de se dresser, se poser ou se reposer. L’homme s’est redressé pour présenter le sommet de sa tête au ciel, pour devenir « antenne » et développer aussi bien ses racines terrestres – nourriture, ancrage, force portante – que ses racines célestes, source de conscience et d’élévation. Le troisième niveau est de l’ordre de l’organisation et de la pensée. La tête est juste posée sur la colonne cervicale, en réceptivité avec le ciel et libre de toute charge. C’est l’élément sensoriel, par excellence, puisque nous y trouvons quatre de nos cinq sens ; la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût. Le crâne protège notre cerveau, l’ordinateur organe de contrôle, centre de la conscience et lieu de nos pensées.

La vie étant mouvement, nous nous activons et circulons dans ces trois niveaux, tout est interconnecté. La fonction primordiale et essentielle de cette interconnexion est assurée par la respiration qui, par l’intermédiaire du diaphragme, piston infatigable, nous relie au monde extérieur et nous nourrit en faisant circuler l’énergie vitale, inspir-expir intimement lié pour que la vie circule en nous.

Se tenir debout, une énergie d’amour

Nous avons vu sur quoi l’homme se porte, abordons maintenant comment il se porte. Lorsqu’il prend appui sur son sacrum, l’homme se redresse en se déroulant dans sa colonne vertébrale avec la considération que chaque vertèbre est portée par celle du dessous et pour celle du dessus, chacune effectuant un travail bien défini, dans un ordre précis. Si un blocage ou une dysfonction intervient, à n’importe quel niveau, ce sont les étages du dessus et du dessous qui devront effectuer le travail. Si plusieurs blocages à plusieurs niveaux se manifestent, tout se désorganise et il devient difficile de savoir qui fait quoi. L’énergie ne circule pas bien et les fonctions relatives aux différents niveaux sont perturbées.

Dans notre civilisation occidentale où le mental et l’intellect ont pris la première place, tout est concentré vers le haut du corps, surtout vers la tête et il est fréquent de voir des gens qui se portent par les épaules. Celles-ci sont carrément sous les oreille,s sous tension, crispées, les mâchoires sont également crispées, la respiration est dans le haut du corps, courte, vite essoufflée, des maux de tête divers apparaissent ainsi que des fourmillements dans les membres supérieurs. C’est la preuve que cela ne circule pas. Comme le bassin et le reste de la colonne ne sont pas sollicités, pas « habités », ils deviennent flottants, s’affaiblissent (arrivent alors les hernies discales) et l’homme se plaint de maux de dos et ne comprend pas pourquoi. Ceci n’est qu’un exemple.

Habiter son corps demande d’être conscient de ce qui se vit à l’instant dans l’ici et maintenant. Tenir debout, se porter, est un travail constant. Permettre à l’énergie de circuler librement demande d’être présent à soi par l’écoute, le respect, l’estime, la considération et l’amour de soi.

La roue des valeurs…

Autant de valeurs pour vivre le redressement, la verticalité et sa responsabilité d’être humain. L’énergie qui circule ans notre corps le fait au travers d’un immense réseau, comportant de nombreux croisements et carrefours dont les sept principaux, tout le long de la colonne vertébrale, forment des routes d’énergie appelées « chakras ». Ils représentent sept portes, sept niveaux de conscience qui s’ouvrent au moment propice au fil de notre évolution. Ce sont des capteurs, retransmetteurs d’énergie. Ils contiennent et retransmettent nos blocages et nos angoisses. Ils sont en rapport avec nos glandes endocrines et par leur intermédiaire, ils vitalisent les organes qui leur correspondent. On leur associe les sept premières valeurs des douze valeurs fondamentales.

Le premier chakra. Situé au niveau du périnée, de couleur rouge, il correspond à notre enracinement, à notre ancrage. C’est le « oui » à la vie, à la volonté de vivre. C’est oser l’incarnation. Il détermine notre condition physique, notre rapport à la Terre, à la manière dont nous laissons monter la sève en nous pour assurer une bonne irrigation et des appuis solides. Il est relié aux fonctions d’élimination et de reproduction. La valeur associée et celle du COURAGE.

Le second chakra ou chakra sacré. Situé au niveau du sacrum à l’arrière et de l’abdomen entre le nombril et le pubis à l’avant, il est de couleur orange. C’est le lieu du ressenti profond, de notre intimité, de notre jardin secret, de ce qui nous « prend aux tripes ». Mieu du désir et du plaisir qui, reconnus et vécus, expriment la joie. C’est le lieu où je suis moi avec moi-même, dans l’authenticité et la reconnaissance de mon être, en toute sincérité. La valeur associée est celle de l’HONNETETE…

Pour lire la suite, se reporter à la revue de l’ ULV MEDIAME N° 3 à commander sur www.universite-livre-des-valeurs.com

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Une nouvelle conscience

Posté par othoharmonie le 18 août 2013


17 raisons d’appeler à son émergence. Ils sont astrophysiciens, biologistes, psychiatres, philosophes, enseignants, artistes, maîtres zen ou pionniers de l’écologie. Tous estiment qu’il est temps d’évoluer vers une nouvelle conscience, de soi et du monde. L’INREES leur donne la parole dans le hors-série n°1 d’Inexploré.

Et si vous oubliez tout ce que vous pensiez savoir des lois qui régissent le vivant ? XVIIe siècle, Newton décrit le monde comme un ensemble d’objets mécaniques et délimités, Descartes réduit le réel à ce qui est observable et mesurable – l’homme y compris. Emerge alors en Occident la représentation d’un univers fragmenté, déterministe, quantifiable. Tout devient maîtrisable, exploitable, consommable.

Une nouvelle conscience dans Nouvelle conscience images-131Au nom de quoi faire voler en éclat ces conceptions ? De la science elle-même. Depuis cent ans, des physiciens lèvent le voile sur de nouvelles dimensions. Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : « Après avoir dominé la pensée occidentale pendant trois cents ans, la vision newtonienne a fait place à celle d’un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L’avènement de la physique quantique et de la théorie du chaos a introduit les principes d’incertitude, d’imprévisibilité, d’influence entre l’observateur et le réel observé. Les atomes forment un monde de potentialités ou de possibilités, plutôt que de choses et de faits. Des phénomènes de mécanique quantique ne peuvent se comprendre avec les références classiques. Pourquoi par exemple, quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui étaient associés, l’un continue de savoir ce que fait l’autre, sans aucune communication ? Cela pose problème si on suppose que la réalité est morcelée et localisée sur chacune des particules. Le paradoxe n’a plus cours si on admet que les deux photons font partie d’une réalité globale, quelle que soit la distance qui les sépare. Ils sont interdépendants : chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. »

La réalité de cette nouvelle physique est multidimensionnelle, son univers constitué de matière, de flux d’énergie et d’information. Et si c’était le cas à tous les niveaux du vivant ? 

En biologie du cerveau, par exemple. Jean Becchio, médecin généraliste, président de l’Association française d’hypnose : « Dans les années 50-60, on pensait tout connaître du cerveau. Quarante ans plus tard, on est perdu ! La matière grise n’est plus considérée comme aussi primordiale : elle ne serait que le récepteur d’informations captées depuis l’extérieur, puis envoyées dans la substance blanche, où elles rencontrent d’autres informations issues du monde intérieur, de la mémoire, des émotions, des apprentissages… On vient aussi de trouver qu’il y a des neurones miroirs partout dans le cerveau, qui jouent un rôle important dans les phénomènes de sympathie, d’empathie et de compassion. Cette découverte fait évoluer la conception très robotique de l’humain ; il est d’abord un être relié aux autres. Le cerveau n’est plus étudié comme une boîte isolée, mais dans sa relation avec son entourage. »

Autre découverte de taille : le cerveau ne produirait pas la conscience. Pim Van Lommel, cardiologue, spécialiste des expériences de mort imminente : « Dans l’étude que j’ai menée sur des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque, 18% rapportent une expérience d’expansion de conscience au moment où ils étaient en mort cérébrale. Ils ont perçu leur réanimation, peuvent avoir vu des souvenirs de leur vie entière, interagi avec des proches décédés… Des millions de gens dans le monde ont vécu ces phénomènes – 9 millions aux USA, 20 millions en Europe. Notre étude (la plus importante à ce jour) met en échec les explications matérialistes – manque d’oxygène, hallucinations, rêves, etc. Elle prouve que le cerveau ne crée pas la conscience ; il n’est que le catalyseur qui rend possible son expérience – comme le poste de télévision n’est qu’une interface pour accéder aux émissions. La véritable conscience est non locale, plus vaste que ce que nous percevons dans la vie quotidienne, et capable de survivre au corps physique. » 

Il existerait donc une conscience supérieure à la conscience ordinaire… Une hypothèse en voie de validation scientifique. Roger Nelson, directeur du Global Consciousness Project, chercheur en parapsychologie à l’Université de Princeton : « Nos expérimentations ont montré que les gens étaient capables, par la pensée, d’influer sur le contenu d’une séquence de nombres aléatoire. L’effet est ténu, pas suffisant pour ouvrir une porte de garage à distance, mais assez pour comprendre que l’esprit n’est pas confiné à la boîte crânienne et peut entrer en relation directe avec différents aspects du monde. Nos capteurs détectent aussi un changement lorsque les gens se retrouvent en communion, à l’occasion d’un événement fort. L’interaction des consciences individuelles induit un échange d’information et la création d’une cohérence de champ, qui n’existait pas auparavant, qu’on appelle la conscience de groupe. Nous avons plus de 400 enregistrements de ce type ; à partir de ce seuil, les critères scientifiques admettent la réalité d’un phénomène. »

Il serait même possible, par cette conscience non locale, d’accéder à des informations affranchies de l’espace et du temps. Stephan A. Schwartz, chercheur principal sur le cerveau, l’esprit et la guérison à l’Institut Samueli (USA) : « Les expériences que nous avons menées prouvent, protocoles scientifiques et données statistiques à l’appui, que nous avons la capacité de décrire des choses, des lieux ou des gens éloignés, comme s’ils étaient sous nos yeux. Nous pouvons également décrire un événement qui ne s’est pas encore produit. Les données recueillies sont de deux types : des impressions de sens – par le goût, le toucher, les odeurs – et une impression de connaissance : je ne sais pas comment, mais je sais que c’est vrai. Il n’y a rien de surnaturel là-dedans : vous vous ouvrez simplement à cette part non locale de votre conscience qui n’est pas limitée par le temps et l’espace. Cette compétence se développe, à condition d’en avoir la volonté. L’intention est un point clé. »

De quoi chambouler profondément nos visions du monde et de nous-mêmes. Comme l’ont pressenti nombre de sagesses traditionnelles, notre identité profonde ne serait pas nos corps ni nos esprits individuels, mais cette conscience connectée à un grand tout. Lynne McTaggart, journaliste scientifique : « Lorsque les particules subatomiques conversent, elles échangent de l’énergie. Quand vous multipliez cette infime quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l’univers, vous obtenez une incroyable quantité d’énergie dans un espace vide. Ce champ permet de comprendre qu’il n’y aurait pas des objets séparés, mais un lien, c’est-à-dire une connexion si intriquée, si essentielle et si profonde qu’il est impossible de dire où une chose s’arrête et où l’autre commence. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. C’est un processus coopératif, qui doit nous inciter à dépasser la polarisation terrible que nous observons aujourd’hui, et vivre selon une image plus organique et plus holistique. » 

Sortir du sentiment de maîtrise absolue, retrouver le sens de la globalité, de l’humilité et des responsabilités…
Dans le rapport à soi, d’abord, la manière dont on s’envisage et dont on se soigne. Thierry Janssen, médecin psychothérapeute : « En parallèle d’une médecine de plus en plus technologique, émerge un paradigme de santé issu de cultures traditionnelles, qui insistent davantage sur la prévention et, lorsqu’il s’agit de soigner, le font de manière globale, en ne réduisant pas la personne à un corps-machine. Il me paraît absolument pertinent de considérer l’humain comme un être indivisible, dont les pensées influencent le fonctionnement biologique et dont le fonctionnement biologique influence la pensée, sans tomber dans l’idée que toutes les pathologies sont causées par des conflits psychologiques et que la résolution de ceux-ci suffiraient à guérir. Dans une perspective intégrative, l’idéal serait de soigner les patients avec empathie, en développant des relations de respect, en les considérant comme des individus multidimensionnels, tout en profitant des merveilleux outils que la technologie nous offre. » 

Evolution, aussi, dans notre rapport aux autres, ce que l’on inculque et ce que l’on transmet. Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, à l’initiative du Printemps de l’éducation : « Aujourd’hui, l’école est source d’inégalités car basée sur la compétition et non sur la coopération. Elle ne table pas sur l’échange et le partage des connaissances, mais sur un rapport autoritaire, qui n’autorise pas les enfants (et ils ne se l’autorisent pas eux-mêmes) à devenir auteurs de leurs propres vies. Notre époque n’a plus besoin des petits soldats de l’ère industrielle. Lorsque l’enseignant se positionne avec ouverture, en tant que guide et accompagnant, cela change totalement la donne. L’éducation intégrale, fondée sur le libre progrès de l’enfant, dans un cadre bienveillant, part du principe qu’il existe chez l’enfant une connaissance quasi-innée. Si on lui fait confiance, il sait très vite où il doit aller. Il faut stimuler le questionnement, les éveiller à leurs propres réponses. Y compris en matière existentielle, une dimension qui existe bel et bien chez les enfants. » 

Autres aspect fondamental : notre rapport à la nature. Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris : « Au lieu de prendre conscience de la beauté infinie de la planète et de considérer la Terre comme une oasis perdue dans un désert sidéral dont nous sommes totalement dépendants, nous continuons de la sinistrer, en agissant comme si ses ressources étaient inépuisables, comme si nous pouvions nous affranchir de cette nature que nous appelons “environnement”, comme si nous n’en faisions pas partie. Si des extraterrestres nous observaient, ils concluraient que nous avons des aptitudes mais que nous sommes inintelligents ! Tant que nous ne modifierons pas notre regard, nous serons dans cette dichotomie, dans ce dualisme totalement artificiel. A partir du moment où je suis à l’école de la nature, je ne cherche plus à m’imposer à elle, à la dominer ni à l’empoisonner, je suis à son écoute, j’observe son processus et je le respecte. Etymologiquement, humus, humanité, humilité, c’est la même chose. »

Jusqu’à notre rapport à l’univers, en prenant la mesure que nous n’en sommes qu’un des composants. Morvan Salez, chercheur en astrophysique : « Grâce à l’amélioration de la technologie, on trouve de plus en plus de systèmes planétaires très semblables au nôtre. Environ 780 exoplanètes ont été détectées de manière certaine, plus de 2000 sont en attente de confirmation. Les très importants progrès effectués dans la compréhension de notre propre écosystème ont aussi permis de découvrir que les bactéries sont absolument partout, dans des régions où l’on pensait que c’était impossible. Pour arriver à la biosphère actuelle à partir de molécules organiques inertes, il a fallu des mécanismes incroyablement subtils. Face à ce constat, on peut considérer que les paramètres de l’univers sont tels que si on laisse le temps agir à partir de bons ingrédients de départ, des formes de vie sont vouées à apparaître, peut-être très différentes de la nôtre. Nous dire que nous ne sommes pas seuls, c’est un électrochoc, qui peut remodeler en profondeur notre conception de nous-mêmes et de notre place au sein du cosmos. »

Cette évolution n’est pas un luxe : si on ne change rien, la planète court à sa perte, et nous avec. La crise actuelle n’est-elle pas révélatrice d’un besoin criant de retrouver un supplément d’âme, un sens et une cohérence ? Frédéric Lenoir, philosophe : « Les derniers grands succès de la littérature et du cinéma, tels que l’Alchimiste, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Avatar, réhabilitent les mythes, la magie, l’imaginaire. Preuve qu’on crève dans un rationalisme desséchant et que les gens ont besoin de rêver, de se relier au monde à travers des symboles, des archétypes. L’âme n’a pas suivi la croissance du corps matériel de l’humanité. Pourquoi ? Parce que nous ne la cultivons pas. On a aujourd’hui de plus en plus d’outils qui nous permettent de comprendre, de discerner, mais on ne sait pas bien s’en servir. Nous avons besoin de rééquilibrer notre cerveau. De plus en plus d’individus sont en quête d’une expérience intérieure qui touche leur cœur, leur vie. Ils sont à la recherche d’un éveil, d’un changement de conscience. Je crois que l’existence a un sens et que chacun peut le trouver, s’il le veut. » 

Pas seulement en acceptant un nouveau paradigme scientifique – qui ne serait alors qu’une idéologie de plus. Au-delà des théories, certaines expériences sensibles ouvrent sur une perception, intime, d’un autre réel : une musique que l’on écoute, un film que l’on regarde, une poésie que l’on lit, un paysage que l’on contemple… Jean François Clervoy, astronaute : « La Terre vue de l’espace, c’est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. Et on s’aperçoit que la couche d’atmosphère est fine comme du papier à cigarettes ; notre vie ne tient qu’à ce filet ! Tous les astronautes reviennent des vols spatiaux bien plus sensibles au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées. L’espace enrichit : sur le plan sensoriel, émotionnel, spirituel, existentiel. Quand on voit la beauté de l’univers, on se demande pourquoi c’est aussi beau, pourquoi on est si ému. Lorsqu’on regarde la Terre par le hublot, en apesanteur, on oublie qu’on a un corps, on a l’impression qu’on est simplement une conscience qui flotte, qui a le pouvoir de voir. Je crois que l’univers n’est pas limité à la matière, aux couleurs que je vois, aux émotions que je perçois. Il y a quelque chose de supérieur. »

Un quelque chose qu’il est possible d’explorer en lâchant la raison individuelle – et les postures sociales – pour laisser vibrer cette justesse d’intuition qui sommeille en nous. Jan Kounen, cinéaste : « Créer est un processus très intuitif. Tout à coup, une histoire résonne en moi et ne me quitte plus. Cette intuition compte beaucoup dans mes choix. Avant de prendre une décision, je surveille les signaux qui m’indiquent, physiquement et psychiquement, que je ne suis pas dans la peur, dans la détresse artistique. Sinon, la décision restera liée à l’énergie qui l’a fait naître. La pensée est créatrice, elle est liée à un monde énergétique que l’on nourrit, et qui nous alimente en retour. Je pense qu’il existe à l’intérieur de nous une intelligence plus efficace que notre seule intelligence mentale, laquelle est limitée par notre culture, notre vocabulaire, nos modèles, etc. Dans le monde indigène, l’imaginaire est un outil, qui permet d’accéder à des réalités différentes, qui toutes peuvent donner des informations importantes. »

Y compris en psychothérapie, où de nouvelles méthodes explorent l’invisible, au-delà de l’ego. Olivier Chambon, psychiatre : « Focusing, cohérence cardiaque, hypnose, TIPI… Ces techniques travaillent sur le monde de l’âme, du rêve, de l’imaginal, qui amène des compréhensions dépassant les connaissances habituelles. Lorsque la conscience est attirée vers l’ego, celui-ci la rétrécit, la ratatine et la conditionne. C’est en allant chercher des choses extérieures à lui qu’on permet à l’ego de trouver des voies de transformation qu’il ne trouve pas en lui-même. On apprend à faire attention à des choses inconnues, irrationnelles, éphémères, imprévues, incontrôlées. En voyage chamanique sous hypnose ou en EMDR, on accède à des parties du soi oubliées, des souvenirs qu’on ignorait avoir, des énergies nouvelles, ainsi qu’à un espace de pardon, de compréhension et de confiance, où l’on peut se voir et voir les autres sans juger ni blâmer. On obtient alors un rééquilibrage à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel. » 

higgs-event dans PenserieMais la prise de conscience ne suffit pas. Elle doit se cultiver au quotidien. Thich Nhat Hanh, maître zen : « Pour que la paix, la joie de vivre, l’amour et l’espoir puissent émerger, il faut prendre soin de l’instant présent, être conscient d’être vivant, qu’on est en train de marcher sur la planète Terre, d’entrer en contact avec les merveilles de la vie. Cela s’acquiert par une pleine conscience nourrie à chaque instant, de la concentration sur le présent, et une bonne gestion de ce moment. Réorganiser sa vie quotidienne, sa manière de travailler, de manger, de dormir, de respirer… Etre capable de préserver la paix, la compréhension et la compassion dans n’importe quelle situation, est une pratique spirituelle. Une fois qu’on est habité par cette vision juste, on existe en tant qu’être véritable, solide, libre et joyeux, et on peut avoir une influence sur le monde. Il n’y a pas de cloison étanche entre le soi et le non-soi. Chaque énergie que vous émettez en termes de pensée, de parole et d’acte, a un effet sur tout le cosmos. » 

Exemple très concret avec la MBSR, une méthode de réduction du stress par la pleine conscience, implantée dans 550 hôpitaux aux Etats-Unis (et 200 ailleurs dans le monde). Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, concepteur du programme : « Le MBSR met de l’énergie sous forme d’attention dans ce qui va en nous, plutôt que dans ce qui ne va pas. Le patient devient acteur de sa santé, en entrant en contact avec le paysage de son être. En habitant le moment présent, qu’il soit plaisant ou non, sans rien prendre personnellement, sans créer une narration sur sa douleur, on finit par voir les idées et les opinions pour ce qu’elles sont : des habitudes de l’esprit, qui ne sont pas la vérité. Je ne suis pas ma douleur, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mon cancer. Sans médicament ni chirurgie, juste avec la pleine conscience cultivée comme un muscle, la MBSR permet de réduire durablement les symptômes. Ce type de pratique change non seulement l’activité cérébrale, mais la structure du cerveau. Et il n’est pas le seul à être plastique : vos chromosomes, vos cellules, tout en vous est capable de changer en fonction de la façon dont vous mangez, dont vous aimez, dont vous faites de l’exercice, du temps que vous prenez pour le calme et l’attention méditative. »

Direction le pays des Bisounours et de l’amour rose bonbon ? Non. Le but n’est pas de vivre perché bien au chaud sur un petit nuage, mais au contraire de trouver en soi la lucidité et la force de cerner la réalité sous toutes ces facettes, même les plus sombres, et passer à l’action contre tout ce qui nous désincarne, faute de sens et d’âme. Fabrice Midal, fondateur de l’Ecole occidentale de méditation : « On n’a jamais rendu les hommes heureux en les gavant de sucreries ! Seule la vérité apaise réellement le cœur humain. Si nous ne l’affrontons pas, nous ferons de la spiritualité un rêve de plus. Impossible de s’asseoir et de méditer un moment sans rencontrer la souffrance. Mais à mesure qu’on s’y engage, la conscience s’ouvre et devient assez vaste pour soutenir les défis et les difficultés. L’important n’est pas d’avoir les solutions toutes faites, mais d’ouvrir notre champ de vision et notre capacité à faire face. La spiritualité doit chercher à comprendre le pire, afin de trouver des manières justes d’y répondre. La méditation donne le courage de revenir à l’essentiel. Elle montre un autre rapport à tout, fondé sur l’attention et la bienveillance. Partout où il y a l’être humain, il y a la possibilité d’un acte gratuit qu’on ne peut commander, instrumentaliser ni pronostiquer. C’est cela qu’il nous faut reconnaître, préserver et cultiver. »

parution : http://www.inrees.com/articles

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Enquête sur les guérisons miraculeuses

Posté par othoharmonie le 27 juillet 2013

En un siècle et demi, 7000 guérisons inexpliquées ont été certifiées par le Comité médical international de Lourdes. De nouvelles avancées scientifiques pourraient-elles percer leur mystère ? Enquête sur le rôle du spirituel et de l’émotionnel dans ces processus de guérison.

Enquête sur les guérisons miraculeuses dans Guérir en douceur telechargement

Lourdes, juin 2012. A l’initiative des responsables du sanctuaire, un colloque réunit une quarantaine de chercheurs et de médecins,« pas forcément croyants », sur le thème de la guérison.

« A Lourdes, il est de tradition de ne pas opposer foi et science,indique le Docteur Alessandro de Franciscis, Président du Bureau des constatations médicales. C’est notamment le premier lieu saint à s’être doté, à la fin du 19ème siècle, d’un comité d’examen des guérisons, composé de médecins et de psychiatres. »

Une tâche rendue ardue par les progrès de la science. « Aujourd’hui, il n’est plus surprenant de guérir d’une maladie infectieuse ! sourit le Dr de Franciscis. Il y a des traitements pour presque tout. Seules les maladies dégénératives, dont les origines sont méconnues, posent encore question. Nos experts exigent donc toutes les garanties pour vérifier qu’il y avait bien maladie, que le diagnostic était le bon, que la personne est durablement rétablie. Et surtout, qu’il n’existe pas, dans l’état actuel des connaissances, de cas similaire dans la littérature médicale », insiste le Dr de Franciscis.

Dans ces conditions, 7000 guérisons inexpliquées, ce n’est pas rien ! Sans compter celles dont les autorités du sanctuaire ne sont pas informées… A quoi peuvent-elles tenir : au simple fait d’y croire ?

« C’est un facteur », admet le Docteur Esther Sternberg, auteur de Healing Spaces : the Science of Place and Well-Being (Harvard University Press). « 30 à 90% de l’efficacité de n’importe quel traitement reposent sur notre foi dans ses vertus, indique la scientifique, reconnue pour ses travaux sur les liens entre le corps et l’esprit. Quand vous êtes croyant, vous connaissez l’histoire de Lourdes, ses légendes. Consciemment ou non, vous y venez en espérant un bénéfice. Cette attente est un ressort important de l’effet Placebo. » 

Pourtant, au Bureau des constatations médicales, on observe que dans beaucoup de cas de guérisons inexpliquées, les gens n’étaient pas venus à Lourdes pour demander leur guérison, mais pour prier pour autre chose, ou pour quelqu’un d’autre. « Intéressant ! réagit le Dr Sternberg. Cela vient confirmer le rôle d’autres éléments, tels que la compassion et l’amour altruiste, dans le processus de guérison. » 

Et à Lourdes, l’amour, ce n’est pas ce qui manque ! « Quand je suis venue pour la première fois, en 2006, j’ai été frappée par les visages des pèlerins et des bénévoles, témoigne le Dr Sternberg. Dans le métro à New York, leurs sourires sembleraient suspects, mais ici, l’ouverture du cœur est autorisée, l’empathie et la bienveillance sont prégnantes. Où que vous regardiez, vous voyez des jeunes accompagner des vieux, des valides soutenir des impotents, des malades aider des plus mal en point. Ce soutien social intervient dans la guérison. » 

De même que les émotions positives, engendrées par le lieu lui-même et ce que l’on y fait, « dont on a démontré qu’elles participent biologiquement à réduire les méfaits du stress sur l’organisme, à libérer des endorphines (les hormones du bien-être) et à stimuler les défenses immunitaires, rappelle le Dr Sternberg.Dès 1984, un article dans Science Magazine indiquait qu’entre des patients hospitalisés pour un même acte de chirurgie, ceux qui disposaient de chambres avec vue sur des arbres guérissaient plus vite, avec moins de médicaments, que ceux dont les fenêtres donnaient sur un mur. Cette étude a été maintes fois reproduite. » A Lourdes, il y a donc « la brume dans l’air, la lumière du soleil, l’eau des torrents, les courbes des montagnes », mais aussi « le parfum des bougies, la douceur des chants, le son des cloches, la beauté touchante des rituels… Plus ces expériences sensorielles sont riches et positives, plus elles aident le système immunitaire à faire son boulot. » Idem avec la prière, qui, selon le Dr Sternberg, agit sur les mêmes zones du cerveau que le yoga et la méditation. « Peu importe l’activité : nager, prier, chanter, méditer, faire du taï chi, surveiller son alimentation ou suivre une psychothérapie ! Toutes permettent de parvenir à un état mental bénéfique pour la santé. » 

Pour la communauté scientifique, le pouvoir de Lourdes tiendrait donc dans sa capacité à stimuler, de multiples façons, les liens positifs entre corps et esprit. Mais est-ce tout ? L’eau de la Grotte, cette eau qu’on dit miraculeuse, dont les pèlerins remplissent des bidons, n’aurait-elle pas aussi des secrets à révéler ?

Pour l’instant, son analyse n’a montré aucune propriété particulière, mais la présence au colloque du Professeur Montagnier, venu présenter ses travaux sur la « mémoire de l’eau », pourrait inciter à de nouvelles investigations. « Nous avons prouvé en laboratoire que la dilution de certaines séquences d’ADN dans de l’eau induit la formation de nanostructures, qui conservent des informations spécifiques à l’ADN et sont capables de les transférer », explique le Prix Nobel de médecine.
Mais alors, de quoi serait porteuse l’eau de Lourdes ? De la mémoire d’un principe actif avec lequel elle aurait été en contact ? De « bonnes ondes » transmises par un champ électromagnétique extérieur ? Voire des pensées et énergies positives des six millions de visiteurs annuels, comme le suggèrent le Japonais Masaru Emoto ou l’Américaine Lynne McTaggart ? La théorie est séduisante, mais en l’absence d’études dédiées, ce n’est pour l’instant que conjecture.

Reste le mystère. Parmi les 7000 guérisons inexpliquées certifiées par le Comité médical international de Lourdes, 67 ont été hissées au rang de miracle par l’Eglise, parce qu’elle les juge « porteuses d’un signe. Mais ça, conclut le Dr de Franciscis, c’est une autre histoire. »

Le site du Dr Sternberg : www.esthersternberg.com »

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