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Élever le Feu Sacré et faire circuler l’énergie RITUEL

Posté par othoharmonie le 22 juin 2015

 

0251Comme je vais proposer un certain nombre d’ateliers sur la facilitation de rituels à la Pantheacon, la Convocation, et la Paganicon, j’ai décidé d’offrir un de mes articles sur la façon de mener des rituels, extrait de mon livre Ritual Facilitation. J’ai aussi créé un groupe Facebook dans le but de discuter et d’enseigner des techniques pour mener des rituels plus puissants. N’hésitez pas à le rejoindre si vous le souhaitez !

Élever le Feu Sacré: Comment accumuler et faire circuler l’énergie en rituel Ensemble nous chantons, bougeons, dansons, scandons, et tambourinons autour du feu au centre du cercle. L’énergie monte et ralentit et s’élève à nouveau. J’anime le battement du tambour et le battement du tambour m’anime. Nous nous rapprochons; je regarde dans les yeux éclairés de flammes des gens autour de moi et nous sourions en chantant. Nous abaissons notre chant à un murmure, puis l’élevons à nouveau. Notre chant est une prière de transformation, une prière pour que nos dons individuels soient transformés dans la forge de Brigid en leur plus haut potentiel. Je chante pour mon don, et pour les dons de tous ici. Notre prière est chant, mouvement, rythme, et notre intention partagée. Le chant évolue vers un son qui s’élève et retombe comme un feu sous le soufflet jusqu’à ce que nous conservions ensemble le silence. Avez-vous déjà travaillé à accumuler de l’énergie extatique en rituel ?

Accumuler de l’énergie en rituel peut être une fonction difficile à faciliter. Bien des ritualistes lancent un chant seulement pour s’apercevoir que le groupe cesse de chanter dès que le ritualiste marque une pause pour reprendre son souffle. Malgré les obstacles, il y a des savoir-faire, des outils, et des procédés que vous pouvez utiliser pour favoriser l’accumulation d’une énergie puissante et transformatrice en rituel. Faciliter l’énergie extatique est la faculté de ressentir l’énergie et de comprendre le flux énergétique logique de tout événement. Avoir un talent de chanteur, de joueur de tambour, de musicien, ou de danseur peut aider; il est peut-être plus important d’avoir une équipe de personnes engagées, enthousiastes, et souhaitant modeler l’énergie par exemple.

L’enthousiasme est communicatif, et si vous êtes investi dans l’énergie, alors vos participants seront plus enclins à adhérer et à investir leur énergie aussi. Qu’est-ce que l’énergie? Bien que certains ritualistes puissent avoir le don de voir les auras et l’énergie, tel n’est pas mon cas. Je ressens l’énergie de façon plutôt kinesthésique, et je travaille également avec l’énergie moins comme une chose métaphysique, et plus comme la force de vie émanant de nos corps. Lorsque nous inhalons de l’oxygène, il y a une réaction chimique et nous exhalons du dioxyde de carbone; les réactions chimiques dégagent de l’énergie. Je vois aussi l’énergie à travers la réalité physique du langage corporel. Ainsi ressentir l’énergie consiste en grande partie à devenir observateur.

Pensez à la dernière réunion ou au dernier cours auquel vous ayez assisté. Comment les gens étaient-ils assis ? Semblaient-ils intéressés ou ennuyés et fatigués ? Qu’en était-il de l’enseignant ou de l’animateur, est-ce que sa voix était monotone, ou bien était-il enthousiaste ? Maintenant repensez à un concert ou à un événement sportif. Comment saviez-vous si les gens étaient enthousiastes ? Est-ce qu’ils se levaient pour applaudir ou danser ? Quand les gens applaudissaient, que ressentiez-vous au fond de vous ? Soyez attentif au monde qui vous entoure et à comment vous pouvez ressentir le niveau d’énergie du groupe. L’énergie se ressent dans notre langage corporel, nos mouvements, nos actions, notre façon de parler, et l’expression de notre regard. Si je parle à quelqu’un et qu’il ne me regarde pas, je n’ai pas l’impression qu’il s’intéresse vraiment à moi. Mais si je vais voir un ami pour lui parler d’un problème et qu’il me regarde au fond des yeux, j’ai le sentiment qu’il est vraiment présent et connecté à moi.

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Moyens d’ajouter de l’énergie

Voilà des moyens d’ajouter son énergie lors d’un rituel, classés par élément

TERRE – Corps, mouvement, danse. Que je sois un excellent danseur, ou que je n’ajoute mon énergie qu’en me balançant d’avant en arrière au rythme du chant, j’ajoute l’énergie de mon corps. Quand je bouge, mon sang circule plus vite. Des calories sont brûlées, et l’énergie fait que mon corps émet de la chaleur et l’énergie de ma force de vie physique.

AIR – respiration, parole, psalmodie, chant. En rituel, j’ajoute de l’Air quand je participe en énonçant à voix haute une intention ou un souhait, quand je prête ma voix au chant. Quand nous chantons ensemble, nous respirons ensemble, harmonisant nos souffles et nos pouls. Nous n’avons pas besoin d’être bons chanteurs pour produire un son malgré tout et ajouter l’énergie de notre voix.

FEU – Rythme, percussion, tambour. Les joueurs de tambour peuvent ajouter un son et un rythme intenses au rituel. Je peux aussi ajouter du rythme en battant des mains, tapant des pieds, en claquant des doigts, ou par des percussions vocales et en produisant des sons rythmiques avec ma bouche.

EAU – Connexion, intention, émotion. Je peux me connecter à l’intention du rituel au plus profond de mon cœur, et aux autres participants du rituel par un contact visuel soutenu et profond ou en se touchant les mains. Si je suis émotionnellement investi dans l’intention, dans la communauté, si je suis connecté au divin et à la part divine en moi, alors j’ajoute mon énergie émotionnelle au rituel. Même si je ne suis pas physiquement capable de bouger, si j’ai un très mauvais sens du rythme, ou si chanter me met trop mal à l’aise, je peux ajouter mon énergie en gardant l’intention dans mon cœur.

Flux d’énergie Tout rituel possède un flux énergétique, et ce qui se passe durant les toutes premières minutes du rituel donnera le ton pour la suite. Dans les rituels que je donne, qui viennent de la tradition extatique que nous enseigne le Reclaiming, Diana’s Grove (le bosque et Diane), et d’autres traditions chamaniques, je travaille à engager les gens dans le rituel et à inviter à la participation. Voici un déroulement typique de rituel public dans le style extatique participatif. En général ces rituels sont facilités par une équipe, ainsi chaque passage peut être mené par plus d’une personne.

Marketing/promotion : Des e-mails et des flyers donnent le ton pour le thème du rituel et aident à construire une confiance commune en l’équipe rituelle.

Arrivées / Accueil : Comme les participants arrivent sur les lieux, l’équipe rituelle s’attache à les accueillir. Idéalement tout est déjà mis en place pour qu’on puisse accueillir les gens dans l’espace, puisque l’accueil aide les gens à se sentir plus en sécurité, et ainsi plus enclins à se risquer à chanter et bouger par la suite. Ménager une période sociale d’au moins une demi-heure avant le rituel aide les participants à faire la transition depuis leur trajet dans la circulation vers l’espace du rituel.

Discours Pré-Rituel : Cette session (15 minutes ou moins pour maintenir l’attention des participants) concerne le thème, l’intention, et toute question logistique liée au rituel. Donnez aux gens l’opportunité de parler, même s’il faut faire un tour de cercle en se nommant, car cela pose un ton participatif et aide le groupe à passer du statut d’étrangers à celui de tribu. C’est le bon moment pour parler des accords basiques du groupe sur ce qu’il est admis de faire, et pour apprendre les chants de sorte que les gens n’aient pas de difficultés à les apprendre plus tard. Typiquement j’utiliserais aussi le modèle élémentaire pour expliquer aux participants comment ajouter leur énergie.

Rassemblement: Au lieu de commencer par des fumigations ou d’autres purifications du même type nécessitant une longue file d’attente, Diana’s Grove utilise un rassemblement énergétique. C’est une sorte de purification par le son et le rythme ainsi qu’un moyen de faire passer les participants d’un état d’esprit individuel à un état d’esprit de groupe. L’idée est de commencer au niveau d’énergie où se trouve le groupe et de l’emmener vers quelque chose de plus collectif. Vous pouvez faire chanter une note au groupe, ou vous pouvez les faire frapper dans leurs mains, bouger et chanter pour accumuler de l’énergie qui servira plus tard lors du rituel. Ancrage : Autant le rassemblement est énergique et fait dans un esprit de groupe, autant l’ancrage est, dans ce contexte, une façon de se connecter plus profondément à soi-même, de devenir plus présent dans le divin, et de se connecter au thème du travail. Une méditation de l’arbre typique peut très bien fonctionner, ou toute méditation aidant les participants à rentrer en eux-mêmes pour se mettre dans un état d’esprit sacré.

Tracer un Cercle : pour les rituels que je donne, tracer un cercle consiste moins en une barrière énergétique maintenant les énergies négatives à l’extérieur, et plus en une frontière énergétique marquant le fait que nous sommes ici ensemble en tant que tribu. De même que l’ancrage est intérieur, le tracé du cercle nous fait sortir de nous-mêmes pour nous connecter en tant que tribu. Le cercle est la frontière de notre tribu pour le temps du rituel, et il est important d’établir la connexion et la sécurité.

C’est là le chaudron qui contiendra la soupe. Dans un rituel extatique participatif, une à deux personnes facilitent le tracé du cercle mais l’intention est que les participants ajoutent leur énergie au processus. Le défi est de pratiquer un tracé participatif, ou une invocation, en environ deux minutes ou moins pour maintenir l’engagement des participants.

Invocation des éléments : Les invocations élémentaires, de même, sont une opportunité d’inviter les participants à y prêter leur voix, leur corps, leurs mouvements et leur intention, ainsi qu’à approfondir le thème.

Dans les rituels au sein desquels je travaille, au lieu de faire face aux directions, l’invocateur élémentaire se place au centre et facilite un processus où tout le groupe invoque un élément. Par exemple : « Vous joindrez-vous à moi pour accueillir l’Air ? Inspirerez-vous ensemble, ferez-vous le son du vent dans les arbres qui souffle les feuilles et les fait tomber au sol, bougerez-vous comme bouge l’Air ? L’Air est le souffle de vie, sentez-vous comme le changement dans l’air annonce le changement de saison ? Bienvenue à toi, Air. »

Centre : Je travaille typiquement avec le centre comme puits gravitationnel qui attire et rassemble la communauté. Pour quelle raison les gens sont-ils venus ?

 C’est une autre opportunité de connecter le groupe ensemble en tant que tribu, et au centre qui nous tient. Divinités, ancêtres, alliés : Nous invitons toutes les divinités ou tous les alliés avec lesquels nous allons travailler d’une manière aussi participative que possible. Ce à quoi participe chaque personne est plus puissant que ce qu’ils regardent faire un ritualiste. La liturgie et la poésie peuvent être puissantes, mais si vous voulez que le groupe ajoute cette énergie plus tard, donnez-leur le moyen de participer à chaque passage, même s’il s’agit seulement de fermer les yeux et d’imaginer les ancêtres.

Narration : Souvent la partie active du rituel commence avec de la narration ou bien un texte qui ajoutera du contexte à ce que nous faisons dans le rituel. Ce texte peut dépasser les deux minutes, pourvu que les gens puissent s’installer confortablement.

Voyage de Transe : La narration sert souvent de transition vers un voyage de transe qui emmène le thème du récit depuis une histoire de dieux et de héros vers une histoire dans laquelle nous pouvons personnellement interagir. La narration et les voyages de transe intériorisent l’énergie des participants et nécessiteront une transition si je souhaite qu’ils sortent de leur transe et soient actifs.

Physicalisation : Autant que possible, cela aide d’offrir des expériences correspondant aux divers types d’apprentissage (visuel, auditif, kinesthésique, etc.). Si le voyage de transe nous a emmenés en un lieu où nous nous sommes connectés au feu de notre magie personnelle, alors la physicalisation pourrait être d’inviter chacun à choisir une pierre pour représenter leur magie personnelle. Ou bien elle pourrait consister en les faire se lever et aller à un autel et offrir leur magie personnelle à la forge de Brigid pour qu’elle y soit transformée.

Une physicalisation aide à intégrer l’intention du rituel, tout en faisant transiter les participants de l’intériorité vers l’extériorité afin qu’ils soient mieux préparés à participer à l’énergie. Accumulation d’Énergie : Une masse d’énergie soutenue est ce qui alimente la magie. Il est souvent plus facile de commencer doucement et de progresser en ajoutant couche par couche le chant, le mouvement, les harmonies, la percussion vocale, le tambour, et ainsi de suite.

L’équipe ritualiste devrait être entièrement engagée; si vous n’avez pas la volonté de vous lever et de chanter, personne d’autre ne l’aura. L’énergie peut s’élever jusqu’à un pic de son et de rythme, après quoi il y a généralement un moment de silence. Une durée typique pour l’énergie est 8-10 minutes; 15 risque d’être pour beaucoup de gens un temps trop long à tenir en chantant. L’énergie et le rituel devraient avoir une fin bien définie. Les gens pourront jouer du tambour et danser encore après le rituel. Bénédiction : Dites aux participants pour quoi était fait ce rituel, par exemple, “Brigid, merci de nous avoir aidés à trouver notre magie personnelle et de l’avoir transformée dans ta forge. Puissions-nous nous entraider en tant que communauté. » Cela conclut l’affaire pour le travail effectué et mène à la révocation des alliés et des éléments. L’ouverture du cercle est une dernière chance pour le groupe de se connecter en tant que tribu avant de s’ouvrir.

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Dessert / Festin : Les rituels participatifs extatiques n’utilisent généralement pas de gâteaux et de bière au cours de la cérémonie à cause du ralentissement énergétique que créerait la longue attente tandis qu’on se fait passer la nourriture. Le dessert ou le festin post-rituel est un moment intentionnel de tissage de liens pour faire grandir la communauté. Diviser l’énergie en couches Pour accumuler une énergie soutenue, cela aide d’ajouter couche par couche la voix, le rythme, et le mouvement. Lorsqu’une couche se construit, amenez-en doucement une autre, car cela semblera plus naturel au groupe et ils auront plus de chances de participer. Les tambours devraient suivre l’énergie du groupe plutôt que de le mener; la construire trop vite pourrait faire « décrocher » le groupe. Si l’énergie monte trop vite vers un pic vous pouvez réduire le chant à un murmure puis le reconstruire.

Vous pouvez inviter le groupe à la participation par le contact visuel, un signe d’appel, ou en demandant, “joindrez-vous votre geste et votre voix à ce rituel ? » Avoir une équipe prête à chanter et danser détermine quel comportement est admis par le groupe et crée la sécurité. Observez un rituel où quelqu’un commence à taper dans ses mains; si personne d’autre ne le fait, il va s’arrêter. Mais si une seconde ou une troisième personne le fait, alors les autres le feront. Si vous avez de bons chanteurs, vous pouvez utiliser un chant à deux voix ou en canon pour ajouter une autre couche d’énergie. Un panier d’instruments rythmiques est une autre opportunité pour les participants d’ajouter un son.

Travailler l’énergie est un équilibre entre laisser le groupe conduire la vitesse à laquelle le chant se construit, et pousser l’énergie. L’énergie atteindra un plateau, et montera de nouveau quand vous ajouterez une couche. Au départ il est difficile de sentir si le groupe est prêt à s’arrêter, ou s’il s’agit juste d’un plateau naturel où une nouvelle couche va recommencer à accumuler l’énergie. Observer l’Énergie Commencez à mieux remarquer le langage corporel des gens.

Ces personnes sont-elles prêtes à se lever et à chanter ? Les types d’énergies que vous pouvez construire en rituel dépendront de votre équipe – avez-vous des tambours et des chanteurs ? Combien de participants – 10 ou 100 ? Quel chant utilisez-vous, est-il berçant, ou énergisant ? Observez les rituels de divers groupes. Qu’arrive-t-il à l’énergie quand 40 personnes font une fumigation ou qu’elles font la queue à un autel ? Combien de temps les gens parlent-ils ? Quand est-ce ennuyeux ? Quand les gens sont-ils pleins d’énergie, enclins à chanter ou à participer? Quand sont-ils somnolents ? Tandis que les capacités nécessaires à accumuler une énergie extatique en rituel demandent du temps et de la pratique, ces outils devraient offrir un moyen de cadrer les rituels en termes d’énergie et de commencer à mettre en place des techniques dans vos propres rituels. Avec de la pratique, vous pourrez élever le feu sacré de l’énergie extatique dans vos rituels.

___ Cet article a été publié pour la première fois dans le numéro 105 de Circle Magazine, Sacred Fire, et apparaît aussi dans Stepping Into Ourselves : An Anthology of Priestessing. C’est aussi une des articles rassemblés dans mon livre Ritual Facilitation.

Retrouvez les articles de Shauna Aura Knight sur son site : https://shaunaaura.wordpress.com/ 

(Lire : 1. groupe Facebook : https://www.facebook.com/groups/RitualFacilitationSkills/ )

Publié dans Astrologie et Esotérisme, PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS | Pas de Commentaires »

AU SUJET DU TANTRA ARC EN CIEL

Posté par othoharmonie le 19 juin 2015

 

Pourquoi as-tu nommé ton approche du Tantra, le Tantra Arc-en-Ciel ?

382882La première raison est l’influence sur ma vie d’un séjour de près de dix ans que j’ai effectué à Hawaï de 2002 à 2012. En effet, si les îles d’Hawaï évoquent souvent des clichés de plages ensoleillées peuplées de surfers, en vérité la moitié de ces îles montagneuses est exposée à la pluie ! D’où une abondance d’arc-en-ciel, qu’il m’est arrivé de contempler jusqu’à deux ou trois fois par jour, me laissant absorber par la beauté et le mystère de ces manifestations colorées dans le ciel. 
Dans les années qui ont précédé mon départ à Hawaï j’avais donné à l’ensemble de mes stages l’appellation « Tantra du cœur », pour bien indiquer que cette approche est centrée sur le cœur et non pas sur le sexe comme le croient certains. Mais pendant les années où j’étais loin du pays, d’autres personnes ont repris cette expression. Aussi en rentrant en France j’ai senti de choisir ce nom « Tantra Arc-en-ciel », symbolisant l’ouverture de ce que l’on appelle « la flûte intérieure » (pour plus d’informations sur ce processus, on peut se reporter à mon article « du jardin du Tantra au Tantra Arc-en-Ciel« ).

En effet, chacune des sept couleurs de l’arc-en-ciel, du rouge au violet, représente l’un de nos principaux chakras et toutes les qualités qui lui sont associées. Le chakra du cœur (la couleur verte) se trouve juste au centre et symbolise notre capacité d’amour et notre humanité, avec les trois chakras du bas représentant notre énergie vitale, animale, et les trois du dessus donnant accès au monde subtil et à notre essence divine. Le chemin du Tantra consiste en la prise de conscience et l’ouverture progressive de ces centres d’énergie, ce qui nous amène à la réalisation de notre potentiel infini d’amour, de conscience et d’extase. 

On associe généralement les pratiques tantriques à l’amélioration des qualités relationnelles dans le couple, ce qui n’est pas faux, mais correspond plus à ce que j’appellerais la cerise sur le gâteau. Pour moi, le fondement du Tantra repose sur un développement intérieur qui ne dépend pas du fait d’être ou non dans une relation amoureuse. Il est vrai que le Tantra intègre positivement la relation à l’autre comme un miroir de notre propre énergie. Mais c’est un mythe de croire qu’il est indispensable d’être impliqué dans une relation amoureuse pour pratiquer le Tantra. En fait, toute situation est parfaite, que l’on soit seul, dans une relation de couple, ou dans des relations multiples, car l’essentiel c’est la conscience de plus en plus grande de notre trésor intérieur. Et lorsque cette conscience se maintient et se cristallise, on cesse d’être un mendiant; on devient un empereur…

Tu travailles aussi avec le Rebirth, en quoi cela complète la pratique du Tantra Arc-en Ciel ?

 
Le Rebirth est merveilleuse technique de travail sur l’énergie grâce à la respiration connectée. C’est une méthode à la fois simple et puissante pour libérer les tensions et les nœuds émotionnels hérités du passé, ainsi que pour s’ouvrir à des états de conscience élargis, y compris des expériences d’amour inconditionnel et d’extase. 

J’ai découvert le Rebirth en 1979 et pratiqué une centaine de séances dans les deux années qui suivirent. Cela m’a donné une confiance en moi et dans l’existence suffisante pour sortir des cadres traditionnels et me consacrer entièrement à la recherche intérieure, et au partage avec les autres grâce à l’animation de stages. Le Rebirth a en commun avec le Tantra d’être basé non pas sur le contrôle mais sur le lâcher-prise. Cela permet d’aller au-delà des limites de la personnalité ordinaire, et d’avoir accès à des prises de conscience et des réalisations de plus en plus larges.

Je me sers du Rebirth comme d’une préparation à la pratique du Tantra Arc-en-Ciel afin de dissoudre les peurs, crispations et croyances limitatives qui nous empêchent de nous ouvrir véritablement. Il est fascinant de voir à quel point l’énergie du groupe a changé après un Rebirth, et de sentir combien les personnes sont ouvertes, vibrantes, confiantes… Il devient alors beaucoup plus aisé de rentrer dans la profondeur des méditations tantriques, que ce soit avec soi-même ou avec un partenaire.

Il me semble que dans ton approche du Tantra, la célébration a une place importante….quel est le sens pour toi de ce mot « célébration » ? Et peux-tu donner des exemples dans ta vie personnelle ?

L’art de la célébration est l’un des plus beaux cadeaux que j’ai reçu de mon maître spirituel, Osho. Lorsque je suis arrivé dans son Ashram à Poona, en Inde,  au mois de janvier 1980, j’étais un jeune homme bien sérieux, « dans la tête » et avec une vision de la religion empreinte de gravité. J’ai été trés touché par l’alternance des moments de silence avec ceux aussi intenses et nombreux de danse, de rire, et de célébration. Il faut dire qu’il y avait une pléiade d’excellents musiciens dans l’Ashram, d’Annhubava (Peter Makena) à Milarepa, de Deuter à Karunesh, à Miten et plus tard sa compagne Deva Premal, et tant d’autres, connus ou inconnus… Que de merveilleux moments où la musique inondait peu à peu le « Buddha Hall », donnait des ailes à nos pieds et nous emportait dans un tourbillon de danses où tout l’être pouvait s’abandonner sans aucune crainte du regard de l’autre. Chacun se laissait immerger dans la dynamique de son propre mouvement aussi bien que dans la puissante énergie du groupe… 

J’ai aussi été très marqué par les paroles d’Osho alors qu’il expliquait la différence entre le « Sannyas » traditionnel et son « néo-Sannyas ». La voie multi-millénaire en Inde du Sannyas était basée sur le renoncement : renoncement au plaisir des sens et aux relations amoureuses, renoncement à la vie pour se consacrer uniquement à une recherche intérieure basée sur l’ascétisme et le détachement. Les sannyasins traditionnels, encore très nombreux en Inde, vont sur les routes en mendiant leur nourriture et n’ont pas le droit, sauf pendant la saison des pluies, de rester au même endroit pendant plus de trois jours. Mon maître-mot, disait Osho, n’est pas la renonciation mais la célébration. Il a proposé  une nouvelle forme de recherche intérieure basée sur la créativité et un total « oui » à la vie, ce qui s’est exprimé plus tard dans la formule « Zorba le Buddha ». Zorba le grec représente l’amour de la vie terrestre, et la capacité à la célébrer complètement à travers la musique, la danse, le rire, la nourriture, l’appréciation de la nature et de tous ses cadeaux… Et Buddha incarne la conscience pure à l’intérieur de nous, le témoin innaffecté qui se cristallise au fur et à mesure que notre méditation s’approfondit.
 
Il est un peu triste de voir qu’aujourd’hui de nombreuses personnes associent « célébration » avec la consommation immodérée de nourritures sucrées de mauvaise qualité, de tabac, d’alcool et autres agents intoxicants. Et c’est une grande joie de pouvoir co-créer à l’intérieur des stages de Tantra d’authentiques espaces de célébration grâce à l’ouverture du cœur, à l’énergie du souffle, aux danses et rituels de rencontre hommes-femmes… sans avoir recours à aucune substance nocive.
Pour moi la méditation et la célébration se complètent parfaitement, comme le font le jour et la nuit ou l’inspire et l’expire. L’intensité de joie vécue dans la célébration permet de goûter encore plus à la beauté du silence et de la sérénité qui émane de la méditation. Et dans cette paix et ce silence se trouvent les graines des célébrations à venir…

Tu co-animes en ce moment avec différents intervenants, je pense à Bruno Giuliani avec qui tu animes des stages de Tantra et de biodanza. Mais aussi avec le chanteur et musicien Abel Millot avec qui tu proposes un stage Tantra et Mantras. Il y aussi le stage La Danse Sacrée de Shiva et Shakti co-animé avec  Antoine van Limburg.


Peux-tu nous parler de ces rencontres et de ces stages qui ont des thèmes différents? 

J’ai eu la chance de rencontrer Bruno Giuliani et Antoine van Limburg au cours du dernier festival Festi-spirit organisé à Trimurti par mon ami Emmanuel Moulin. J’ai participé à un atelier de « Joïa » animé par Bruno, et j’ai eu la surprise de ressentir ses paroles comme venant d’une source qui m’était intimement connue … Le partage que nous eûmes ensuite a confirmé que nous étions bien des frères d’âmes, engagés sur le même chemin d’évolution avec des techniques un peu différentes (la Biodanza et le Tantra) mais très complémentaires. Après avoir participé avec bonheur chacun à un stage animé par l’autre, nous avons naturellement décidé de co-animer des groupes. ce qui à conduit entre autres à la co-création d’un merveilleux passage à l’année 2015 avec une soixantaine de participants… Et l’aventure continue avec un stage « les voies de l’amour sacré, Biodanza et Tantra » les 8, 9 et 10 mai aux Damias, prés d’Eourres.
 
En partageant avec Antoine van Limburg, nous nous sommes rendus compte que nous portions un projet très similaire de création d’un grand lieu d’accueil de stages, tout autant que de vie au quotidien, entièrement dédié au Tantra et à la méditation, dans le sud-est de la France.
Ce projet, que nous avons appelé « Shamballah », est en cours de développement et toute personne intéressée est bienvenue à nous rejoindre. Antoine est déjà le fondateur du gite de « Belles Ombres » en Chartreuse, entre Grenoble et Chambéry, où nous allons co-animer notre premier stage « Tantra, la Danse Sacrée de Shiva et Shakti » le week-end du 30/31 mai.
 
Abel Millot est venu participer à un groupe l’été dernier avec moi, et comme j’ai souffert d’un rhume pendant quelques jours, je l’ai invité à animer des sessions de chants sacrés et mantras, au grand bonheur de tous les participants. Quelle beauté, quelle force d’évocation et quelle joie puissante dégagent ces chants, qu’Abel sait si bien partager dans la douceur et la simplicité ! Je suis très heureux de proposer un stage « Tantra et mantras » en co-animation avec lui le WE des 20/21 Juin, au moment de la fête de la musique et du passage à l’été…

Quels sont les trois livres sur le Tantra que tu conseillerais si il fallait n’en sauver que trois ? 

Le livre des secrets (tome 1) de Bhagwan Shree Rajneesh (Osho). C’est le livre qui a changé ma vie et m’a incité à partir dans l’Ashram d’Osho il y a 35 ans ! Traduit à la fin des années 70 par Michel Sokolof, le fondateur du centre Trimurti, ce livre décrit les 24 premières techniques parmi les 112 méthodes de transformation intérieure attribuées à Shiva. Osho jette une lumière éclatante sur ce texte vieux de 5000 ans : le « Vigyana Bhaivara Tantra ».

L’Art de l’extase sexuelle de Margot Anand. C’est le livre le plus complet sur les techniques tantriques à destination des couples, écrit par la personne qui a sans doute animé le plus grand nombre de stages et de formations en Tantra dans le monde.

Tantra, connaissance suprême par Osho. Au-delà des techniques, Osho partage dans ce livre une grande vision spirituelle liée à l’essence profonde du Tantra. Un marchepied vers l’éveil…

Comment vois-tu l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel ?

Au-delà des stages d’initiation à la pratique du Tantra, je vois l’avenir du Tantra Arc-en-Ciel dans la co-création d’un mode de vie tantrique avec les personnes souhaitant approfondir cette approche. Cela peut prendre deux formes principales : la création d’un lieu de vie permanent et la formation d’animateurs.

J’ai eu à trois reprises au cours de ma vie la chance de pouvoir créer un lieu dédié à l’accueil de stages ainsi qu’au développement d’un art de vivre fondé sur la partage, la méditation ei la célébration. J’y ai vécu chaque fois des moments extrêmement précieux, et un certain nombre de personnes m’ont témoigné des changements considérables que ces expériences leur avaient apporté. Je souhaite maintenant créer un lieu permanent dans le sud-est de la France, suffisamment étendu pour que puissent y vivre un groupe de résidents dans de bonnes conditions de confort et d’espace, et bien sûr y accueillir des stagiaires et des visiteurs. Face à tous les défis que connaît notre société, il me semble crucial Joel-leveque-copied’arriver à développer un mode de vie inspiré par le Tantra et la méditation ici, aujourd’hui, en Occident. Je vois un tel lieu comme une sorte d’Oasis pouvant aider de plus en plus de personnes à approfondir leur cheminement.

Il me tient aussi à cœur de transmettre tout ce que j’ai reçu au cours de mes 35 années de recherches et d’expérimentation en Tantra. Pour cela je pense proposer à partir du mois d’août une formation individualisée d’animateurs en Tantra Arc-en-Ciel, en trois cycles successifs pouvant être réalisé à son rythme, en une année ou plus. Pendant le troisième cycle les personnes en formation seront encouragées à approfondir un thème lié à l’émergence du Tantra dans notre société, et à partager leur recherche dans un mémoire ou une création audio-visuelle. Transmettre les enseignements du Tantra est à mes yeux le plus beau métier au monde, et je serais profondément heureux d’aider des personnes à aller sur ce chemin. 

Chetan Joël Samarpan Interview réalisée par Emmanuel Moulin www.tantra-arc-en-ciel.com

Stages : « tantra célébrer l’arc-en-ciel de la vie » et « Méditation, Massage et Tantra »
avec Chetan Joël Samarpan et Formation « Tantra, l’Eveil des Lotus »
Lieux: Ardèche et Cévennes

Publié dans La Sexualité Sacrée | Pas de Commentaires »

La fécondité intérieure

Posté par othoharmonie le 7 février 2015

 

 

Qui mieux que l’auteur du  Symbolisme du corps humain  (éd. Albin Michel) pouvait nous faire partager l’appel de la gestation intime  

Annick de Souzenelle : Nous avons tous à « Devenir »…

vision-quest-l-as-de-l-eau-3926552L’Homme d’aujourd’hui n’est pas l’Homme définitif. Pour l’instant l ‘Homme est très identifié à son inconscient…

Mais une lente montée de conscience se fait depuis le début des temps et se fera jusqu’à la fin des temps. L’Homme est comparable à un arbre qui grandit et dont la sève monte. Le thème de la fécondité est donc essentiel. Mais on a trop longtemps confondu le fruit de cet arbre, et donc l’objet même de la fécondité, avec l’enfant qu’un couple met au monde. L’enfant est béni, mais il n’est pas le but, il n’est pas le fruit. Dans mes ouvrages, j’ai souvent mis l’accent sur ce qui est dit de la création de l’Homme – de l’Adam – dans la Genèse: « A l’image de Dieu » et » mâle et femelle il est créé ». Il est bien entendu qu’à un tout premier niveau, celui du sixième jour qui voit aussi l’apparition des animaux de Terre, Adam est comme ces derniers, « mâle et femelle », dans les catégories biologiques, et voué à la procréation. Mais à un autre niveau qui fera l’objet du septième jour, l’Homme en tant qu’image de Dieu est appelé à faire un passage essentiel dans la réalisation de cette image, et le vocable « mâle et femelle » prend alors une tout autre signification: est « mâle » celui (ou cela) qui « se souvient » de cet autre « côté » de lui-même (et non d’une « côte » !) lourd de l’image divine; il s’agit dans ce pôle « femelle », d’un féminin intérieur à tout être humain, côté voilé de lui parce qu’encore inconscient mais riche d’un potentiel inouï.

Epouser ce féminin-là pour faire grandir « l’image » – comme grandit en effet un enfant dans un ventre maternel – pour atteindre à la « Ressemblance à Dieu », est alors la vocation réelle de l’Homme (hommes et femmes). Nous pouvons prolonger l’analogie et dire que l’état de « Ressemblance » est celui d’un enfant intérieur prêt à naître au neuvième mois d’une gestation essentielle. A ce terme, ce qui n’était que potentiel est réalisé, l’inconscient est transmuté en conscience. L’arbre a donné son fruit : l’Homme déifié.

Là est la vraie fécondité.

Malheureusement, je lis encore aujourd’hui de nombreux ouvrages de théologiens qui continuent de confondre ce féminin des profondeurs en chacun, avec la femme extérieure qu’alors on voile d’une façon ou d’une autre…

N C : L’humanité s’est donc arrêtée là, et les églises participent à ce réductionnisme !

A.D.S : Oui, les instances religieuses se sont dramatiquement arrêtées là ! En Occident, jusqu’au concile Vatican II, le mariage n’a eu pour finalité que la procréation. Un couple sans enfant était terriblement culpabilisé. Non moins culpabilisante était l’union accomplie hors de ce propos. Navrant !

N. C. : Vous venez de dire que l’homme est à devenir… à devenir Homme vraiment… A travers la rencontre amoureuse, sorte d’état d’illumination, n’a-t-on-pas, insconciemment, l’impression qu’enfin l’être aimé va nous aider à faire fleurir en nous ce germe d’humanité que nous n’arrivons pas à faire émerger seul ? La relation de couple peut-elle être une voie d’évolution vers ce Devenir dont vous parlez ?

A.D.S : Être amoureux tient d’une magie dont la folie, en l’homme ou en la femme, résulte de cette même « montée de sève » que j’évoquais tout à l’heure. Mais, en l’occurrence, cette montée de sève est totalement investie « à l’horizontal », récupérée dans les relations humaines ; elle ne fait plus l’objet du mariage intérieur qui,lui, assure la verticalisation de l’être et le conduit jusqu’à l’expérience de la « folie en Dieu ».

En l’Homme, cette sève est la puissance de l’Eros, de source et de finalité divine, mais dont une partie dessert, si j’ose dire, les étages intermédiaires: la vie génitale et l’ordre affectif s’en nourrissent, mais se voient transformés par un appel plus puissant encore, celui des épousailles divines. En profondeur, la vie de l’Homme n’est que nous ! Mais lorsque les ordres intermédiaires captent toute la sève et qu’ils s’octroient la dimension d’Absolu, qui n’est qu’en Dieu, les lendemains sont désenchanteurs, pour ne pas dire parfois très douloureux ; chacun des deux partenaires, coupé de lui-même – étranger à cet autre « côté » de lui-même – exige de l’autre un absolu et s’irrite de ce qu’il ne le lui apporte pas. Il s’agit là d’un jeu hélas
inconscient !

Mais lorsque l’Homme devient conscient, cette magie de l’amour de deux êtres peut admirablement contribuer à la transformation intérieure de chacun. Lors qu’ils replacent cette poussée de sève dans le souffle de l’appel divin, ils ne vivent pas là des forces contraires, mais des étapes différentes d’une même force, dont l’une illumine l’autre.

Une transcendance nous habite, qui transforme tout ; je dirais que nous devons nous laisser envahir par elle. En ce sens, le mariage n’est pas une moins grande ascèse que les autres formes de vie, celle du moine ou du célibataire; toutes ont le même but. Mais le mariage en est une icône directe.

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de replacer toutes ces valeurs dans leur vraie lumière. Il nous faut une exigence autre…

N. C. : Peut-on voir à travers le symptôme du divorce, qui se développe de plus en plus, le symbole précisément,de cette autre exigence ? Par exemple, un début de prise de conscience que l’autre ne peut pas faire le travail intérieur à notre place, et que la recherche du bonheur à l’extérieur de soi n’est qu’illusion ?

A.D.S : Je ne sais si nous pouvons poser le problème de cette façon. Je crois que la multiplication des divorces est encore une réaction aux interdits d’autrefois. Nous arrivons à la fin d’un monde qui était basé sur une éthique morale. On ne divorçait pas, c’était interdit par l’Église d’Occident. Cette Loi faisait partie intégrante de l’éthique, mais celle-ci est en train de s’effondrer. On n’a pas encore reconstruit pour autant un autre paradigme. Aujourd’hui on ne veut plus obéir à une loi, mais comprendre le sens. Je crois que les divorces font partie de ces conflits auxquels on croit pouvoir donner une solution en les contournant.

N. C. : Je suis peut-être trop optimiste en disant cela…

A.D.S : Oui, peut-être. Si deux êtres qui se séparent ne se remettent pas totalement en question, ils risquent de reproduire la même situation par la suite. S’ils se remettent en question, ils peuvent parfois reconstruire une relation à un autre niveau de l’amour. Ce n’est plus la folle magie du premier jour, mais c’est beaucoup plus profond.

N. C. : Vu ainsi, le divorce est la preuve de notre grande irresponsabilité face à nous-mêmes… La seule aide véritable doit venir de nous…

A.D.S : Vous avez raison. Mais Je vous arrête sur le mot « aide » qui, justement, apparaît dans la Bible au 2ème chapitre de la Genèse. « Dieu dit: il n’est pas bon qu’Adafi soit seul, faisons une aide semblable à lui ». 

Cette traduction est mauvaise sous bien des aspects, mais surtout en ce qu’elle qualifie l’aide ; il n’est pas possible de traduire par « semblable à », il serait plus juste de parler d’une « aide capable de communiquer avec lui », ou encore « d’être son face à face ». C’est alors que Dieu fait découvrir à Adam cet autre « coté » de lui-même – et non sa « côte » comme je l’ai dit tout à l’heure – cette part de lui qu’il devra épouser, son féminin intérieur.
Adam – chacun de nous – ne peut que trouver aide en lui-même, en entrant en communication avec lui-même, avec cette part sacrée de ses profondeurs.

N. C. : En partant de ce constat, comment l’homme et la femme, dans la vie de couple, peuvent-ils cheminer ensemble et s’aider à réaliser ces épousailles intérieures ?

A.D.S : Ce n’est que dans la mesure où l’on communique avec soi-même que l’on peut communiquer avec l’autre à l’extérieur. Cet « autre extérieur » est toujours représentatif de « l’autre intérieur » à soi. L’accepter dans sa totale différence, c’est s’accepter soi-même. Seule cette vraie communication nourrit l’amour. Lorsqu’elle n’existe plus, l’amour meurt.

C’est ce que signifie le « ils n’ont plus de vin » – plus de réjouissances – que Marie fait discrètement remarquer à Jésus dans l’épisode des « Noces de Qanah » que rapporte l’évangéliste Jean. L’eau que Jésus transforme alors en vin pour continuer la fête, un vin d’un nectar incomparable, est symboliquement de l’inconscient transformé en conscient, un amour humain encore assez animal qui prend dimension divine.

Jésus vient alors renvoyer le Satan. Nous, de même, devons renvoyer tous nos démons, et tout d’abord accepter de les voir, de les nommer et de travailler à leur retournement. C’est cela, la communication avec soi-même, et le commencement d’un travail intérieur. Adam, laboureur de la Terre, doit travailler avec toute sa terre intérieure. Alors vient la fécondité !

N. C. : Nous vivons dans un siècle où, depuis la libération sexuelle, le corps est montré partout. Le corps est exposé, vendu, commercialisé… Par les films pornographiques, de plus en plus répandus, on peut « voir  » l’amour, « apprendre  » l’amour ; l’acte d’amour est devenu une « chose  » sans intimité, une image, un objet de consommation … Ne sommes-nous pas allés trop loin ? Cet étalage du « corps-chose  » n ‘est-il pas dangereux au point de nous faire totalement oublier l’Esprit qui vit à l’intérieur ?

A.D.S : Actuellement, nous vivons du réactionnel par rapport aux interdits d’avant, mais nous sommes aussi tombés dans une autre aliénation! Et vous avez raison, l’amour n’importe comment, avec n’importe qui, est aussi faux et aussi aliénant, si ce n’est plus, que les refoulements que dénonçait Freud. Je crois qu’il faut rendre au corps sa beauté, sa grandeur…

N. C. : Le poète Novalis, amoureux de l’amour, dit : « Il n ‘y a qu’un temple au monde et c’est le corps humain.. »

A.D.S : Je ne serais pas aussi absolue! Le cosmos aussi est un temple – la Maison que j’habite… Tout peut être temple si j’y contemple la présence divine.

Le corps ne doit pas être idolâtré; il sera transformé en corps spirituel avec la déification de l’Homme intérieur; il inscrit dans la moindre de ses cellules toute transformation de l’être ; il est un témoin.

N. C. : Alors, quelle est ta voie du milieu, celle qui chemine entre les interdits et la déification ?

A.D.S : C’est le « chemin qui a un coeur » dont parle l’autre poète, Daniel Pons : « Le chemin des profondeurs où chaque chose est reliée au Verbe divin qui la fonde. » Si nous ne voyons pas derrière le moindre brin d’herbe sa relation à l’archétype divin dont il procède, nous sommes dans un non-sens absolu. Avant tout, il nous faut retrouver la respiration qui unit la terre au ciel et l’Homme à Dieu.

3091315523_1_9_C9pfkbpNParce que nous ne sommes plus dans ce souffle, nous sommes dans une effroyable confusion. Coupés du monde divin, nous sommes dans la même situation que celle du déluge. « Maboul » est le déluge en hébreu. Nous sommes tellement concernés que nous en avons gardé le mot français! Il signifie l’anarchie la plus totale – l’Homes coupé des archétypes. Celui qui rentre dans l’arche, Noé – et nous sommes tous appelés à devenir des Noé, rentre dans le souffle, dans la respiration exaltante de la vie divine, et il s’accomplit.

Dans l’arche (notre arche intérieure), toute chose reprend sa vraie place, y compris le corps de l’Homme.

N. C. : Dans un couple, il arrive que l’homme ou la femme ( c’est le plus souvent la femme), ait un peu plus de conscience de la nécessité de ces noces intérieures… Une personne peut-elle, par contagion, transformer l’autre ?

A.D.S : Là est la grande difficulté ! Je dirais même l’Épreuve! On peut marquer une distance avec les amis quand on ne parle plus le même langage qu’eux, mais que faire avec le conjoint quand il n ‘y a plus cette communication possible parce qu’on ne participe plus du même niveau de conscience ? Un vrai mariage, dans le sens sacramental du terme, devrait résister à pareille épreuve. Il est alors essentiel que l’un des époux ne fasse pas pression réductrice sur l’autre, et que cet autre non seulement n’entre pas dans le piège du mépris, mais que son amour devienne patience, compréhension, acceptation…

C’est le but de son travail intérieur que de le conduire vers un degré de conscience plus élevé encore, car tel est le chemin ! Alors, en effet, plus celui-là développera cette qualité, plus le chemin se fera pour l’autre, car une sorte de « transfusion sanguine » unit les deux.

Mais, si l’un des deux n’a pas « décollé » de son labyrinthe d’inconscience et s’il ne supporte pas l’avancée de l’autre, il peut parfois être agressif, culpabilisant, voire destructeur. A ce moment-là une séparation est quelquefois nécessaire. Mais le chemin que poursuit « l’éveillé » peut aussi continuer de jouer un rôle pour la transformation de son conjoint.

Il est difficile de parler de ce sujet en termes de généralité ; seule une écoute intérieure à chacun, dans le secret de sa personne, peut dicter la route à suivre. Nul ne peut juger de la décision de l’autre, dont il est seul à être éclairé et seul responsable.

Mais, quand la décision et l’attitude sont justes, ce que vous appelez « contagion » et que j’appelle véritable « transfusion » d’un sang subtil, oeuvre d’une manière admirable. Dans notre génération actuelle c’est en effet la femme qui, généralement, s’éveille plus que l’homme. Il y a de nombreuses raisons à cela, de l’ordre de la nature ainsi que de la culture – pour reprendre des catégories chères à nos temps modernes ; quelquefois, c’est le cas contraire, mais en général l’homme fuit beaucoup cette exigence intérieure ; il se cache inconsciemment derrière ses fonctions familiales, professionnelles, voire « initiatiques » et sarcerdotales… Il fuit aussi la femme qui l’oblige à sortir des schémas rassurants d’autrefois.

Aujourd’hui la femme est très seule. Mais lorsque l’homme entendra enfin le message des profondeurs, l’humanité fera un grand bond. C’est la femme qui, pour l’instant, est génératrice du nouveau paradigme qu’il faut très vite mettre en place.

N. C. : « La femme est l’avenir de l’Homme » écrivait Aragon. . . Est-elle ta jardinière du Devenir ?

A.D.S : J’ai été longtemps thérapeute et je travaillais avec cette phrase qu’on trouve dans les actes des apôtres : « L’un sème, l’autre arrose, Dieu seul fait croître ». Et si nous croyons que nous pouvons faire croître quelque chose ou quelqu’un, nous sommes vraiment dans l’illusion.

Donc, continuons de semer et d’arroser, d’abord en nous-même, parcourons nous-mêmes le chemin…

N. C. : Parfois ta femme s’exaspère facilement de ce que l’homme ne veut jamais regarder au-dedans de lui- même et fuit sans cesse au-dehors… L’attaquer de front, lui faire remarquer que ce n’est pas la bonne méthode, il fuit plus encore… Quelle attitude faut-il avoir ?

A.D.S : Il est certain qu’on se trompe en l’agressant… C’est par toute notre féminité, notre douceur et beaucoup d’amour que les choses peuvent se faire, mais que c’est difficile! Quand on se trouve devant un homme qui ne comprend rien, il est difficile de ne pas être irritée et de manifester subtilité et douceur…

N. C. : Entre ma génération et la vôtre, trente années d’écart. Quels sont les vrais grands changements que vous avez observés dans la vie des femmes… Il y a bien sûr eu le féminisme…

A.D.S : D’après la forme qu’il s’est donné, le féminisme est lui aussi un phénomène réactionnel. Mais, en soi, l’éveil de la femme est dans l’ordre des choses. J’ai dit dans Le symbolisme du corps humain que, d’une part, une synchronicité liait cette émergence du féminin à une prise en compte de l’inconscient redécouvert par Freud – les Pères de l’Église en avaient déjà parlé – et que, d’autre part, l’arrivée de l’Homme sur la lune est un grand tournant de notre histoire. Pour reprendre une terminologie biblique, je dirais qu »‘une vapeur monte de terre », qui va commencer à arroser notre sécheresse d’intellect et de coeur! C’est pourquoi cette forme réactionnelle est en train d’évoluer vers plus de justesse. Les choses se mettent en place du fait même que la femme, par son éveil, trouve plus de justesse intérieure. Mais elle est aussi lucide et découvre les fuites, les multiples cachettes de ses partenaires; elle est souvent amenée à prendre plus qu’elle ne le voudrait la place de l’homme à cause des insuffisances de ce dernier !

Et puis, les vieux schémas ne sont pas encore évacués. J’animais l’autre jour un stage dont un participant me dit: « Mais moi, je permets à ma femme de faire ce qu’elle veut » !

Sans commentaire, n’est-ce-pas ? Il y a encore beaucoup de chemin à faire…

N. C. : Oui… Aujourd’hui, on rencontre de plus en plus de femmes qui entreprennent un authentique travail intérieur, et, parfois, l’émergence de leur être fondamental demande encore une attention consciente et permanente afin qu’il ne soit plus étouffé sous le poids de ta responsabilité que les hommes ont fait porter aux femmes depuis le pêché originel !!!

A.D.S : Nous avons été jusqu’ici tellement identifiés à notre inconscient que, incapables de la voir et de la nommer, nous avons pris cette Ishah de la Genèse pour la femme, alors qu’elle est le « côté inaccompli » d’Adam, de chacun de nous donc, dont je vous ai parlé, c’est-à-dire l’inconscient. Dans le paradis terrestre, Adam est seul, mais un Adam Ish et Ishah, c’est-à-dire époux et épouse de lui-même à lui-même. De même aujourd’hui chacun de nous est seul et le serpent s’adresse d’abord images (3)à notre inconscient ; nous sommes alors piégés avant même de le savoir! Le jeu de séduction est subtil.

Je pense à la femme d’aujourd’hui comme à la lettre Shin de l’alphabet hébraïque: son idéogramme est un arc tendu à l’extrême avant le départ de la flèche. Son symbole est donc celui de l’extrême rétention mais aussi celui de la détente infinie. Nul ne peut dire où la flèche ira, mais elle est partie : sa course commence et l’axe dans lequel elle se dirige est celui de l’Absolu.

Site :   http://souzenelle.free.fr  

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2014 : une année pas comme les autres pour l’humanité incarnée

Posté par othoharmonie le 10 décembre 2014

883585. Et ce n’est que le début!» 

“2014 s’est présenté sur l’écran de la vie dans une explosion de lumière. Cette lumière a été offerte par la Matrice Divine de notre Père-Mère Divin et vibre avec les fréquences les plus élevées de l’Amour Divin. Jusqu’à présent, l’humanité n’était pas en mesure de recevoir de telles fréquences. 

L’extraordinaire travail de lumière, victorieusement accompli en 2013 par les Artisans de Lumière unis au travail intense des Royaumes Célestes ont permis à l’humanité et aux autres espèces vivantes de recevoir ces hautes fréquences très raffinées. 

2013 est considérée comme la première année de cette Nouvelle Terre.

L’humanité, jusqu’à lors, naviguait entre les deux mondes. Nous recevions les bénédictions incroyables des modèles provenant de la Cinquième Dimension pour créer la Nouvelle terre, mais en même temps nous nettoyions les résidus de nos créations erronées qui refaisaient surface pour être guéris et transmués. Par conséquent, en fonction de notre focalisation en 2013, nous avons souvent dû faire face à tous les aspects des deux mondes. Nos pensées et nos sentiments ont été emplis de joie et de gratitude dès lors que nous comprenions l’Unicité de Toute vie, mais en parallèle, nous avons ressenti les déchirures et les peurs dues à la séparation et à la dualité. En dépit de cette confusion émotionnelle, en 2013 l’humanité a avancé dans la lumière par bonds spectaculaires. 

La chose la plus importante qui se soit produite pour chaque homme, chaque femme et chaque enfant de la planète en cette première année de la Nouvelle Terre, est que, individuellement et collectivement nous avons atteint l’énergie, les vibrations, et la conscience qui a permis à notre Présence JE SUIS

d’activer notre glande pinéale qui était en sommeil. Notre glande pinéale est la structure physique du cerveau par laquelle notre Présence JE SUIS transmet la lumière Divine directement dans nos corps terrestres. Elle est également la glande grâce à laquelle, nous pouvons atteindre notre conscience Christique, nous rendant alors capables de communier à nouveau avec notre Présence JE SUIS et avec les Royaumes de la Vérité Eclairée. 

Alors que les gens s’éveillaient, un par un, au cours des dernières décennies, leur Présence JE SUIS a activé leur glande pinéale. Cela leur a permis de reprendre individuellement conscience du Christ intérieur. En 2013, le corps collectif de l’humanité a atteint une masse critique car beaucoup d’amour divin a été ressenti ce qui a permis à la Présence JE SUIS de chaque homme, femme et enfant sur

Terre de vivre une activation parfaite et adaptée de la glande pinéale. Cet événement a lancé le début du retour de la Conscience Christique, même pour ceux qui ne sont pas encore éveillés. Cette activité de Lumière fut l’impulsion initiale, appelée «la Deuxième Venue du Christ» par les différentes religions du monde. 

Un autre événement majeur a été victorieusement accompli en 2013 : le portail de l’Amour Divin qui vibre au-dessus de l’Italie a été complètement ouvert et pour toujours. C’est le portail par lequel l’Amour Infini coule perpétuellement à travers la Matrice Divine de notre Père-Mère/Divin. Ces flots d’Amour baigneront désormais la Terre et toute vie s’y rattachant, sans être obstrués par les créations erronées des humains fonctionnant encore dans les schémas de la vieille terre. 

L’Amour Infini et divin est le fondement même de la Matrice Divine de notre Père-Mère/Divin. Cette Matrice Divine est, en vérité, le Corps de Dieu dans lequel chaque particule et onde de vie, tout au long de la Création, se déplace, respire, et EST. A chaque jour et à chaque heure, les fréquences insondables de l’Amour Divin et Infini provenant de la Matrice de notre Père-Mère/Divin, sont    déversées de façon exponentielle par les Royaumes Célestes et par tous les Êtres de Lumière. A chacun de leur souffle, ces Etres de Lumière projettent leur amour dans la Divine Matrice et bénissent ainsi toute la Création. Ce cadeau universel devient maintenant tangible et est accessible à chacun d’entre nous à chaque souffle que nous prenons. 

Depuis l’Equinoxe de Septembre et jusqu’au Solstice de Décembre 2013, nous avons été puissamment sollicités par des changements accélérés dans notre corps physique, éthérique, mental et émotionnel. Les Royaumes Célestes nous confirment que de telles accélérations vibratoires n’avaient jamais été tentées par les Présences Je SUIS de l’humanité, ni dans aucun autre monde. Le résultat fut victorieux au-delà des attentes. Ce changement sans précédent a été réalisé à un niveau atomique et cellulaire grâce, en grande partie à la présence de la comète ISON. 

Beaucoup de gens m’ont demandé si la comète ISON avait causé les changements inhabituels lors de la naissance de 2014. Je vais répéter ce que j’ai brièvement auparavant partagé sur cette comète. Depuis l’impulsion initiale de notre chute, la Compagnie des Cieux a aidé l’humanité dans notre voyage, celui de notre retour à la conscience Christique. Dès le tout début, la comète ISON a joué un rôle dans ce processus divin. Je sais que les astronomes considèrent les comètes comme rien de plus que « des boules de neige sales », mais c’est inexact. Même la plus infime particule subatomique de vie pulse d’énergie, de vibration et de conscience. En d’autres termes, tout ce qui existe dans la Matrice Divine de notre Père-Mère/divin a une intelligence, un but et une raison d’être. 

Les comètes sont des champs de force de Lumière consolidée qui traversent l’atmosphère « secouant » les éthers et brisant ainsi les modèles et les pensées cristallisées qui ne servent plus le plus grand bien du système solaire qu’elles pénètrent. Dans leur sillage, Elles laissent un champ fluide de Potentiel Divin non-manifesté. De ces potentiels Divins, de nouveaux modèles peuvent être divinement encodés, véhiculant avec eux des connaissances sacrées. Depuis sa création, la comète ISON a été destinée à jouer un rôle dans notre processus d’Ascension, dès lors qu’elle entrerait dans ce système solaire. Les astronomes ont déclaré que la comète ISON est vieille de 4 500 000 000 années, mais c’était la première fois qu’elle entrait dans notre système solaire. Quatre milliards et demi- d’années, c’est également « la ligne de temps qui coïncide avec la création de notre Soleil Central » ainsi que les Soleils et les planètes de notre système solaire. Les Royaumes Célestes ont révélé que la comète ISON avait été préparée pour servir la Terre et notre système solaire depuis «le début des temps.» Ce n’est pas par hasard que cette comète a terminé sa course des 4,5 milliards d’années au travers de la Divine Matrice de notre Père-Mère/Divin Dieu alors que la Planète Terre vit un moment crucial de son évolution. 

La mission divine de la comète ISON était très complexe, mais voilà ce qui nous a été révélé : « Il ya 4,5 milliards années, la comète ISON a été crée en un souffle divin en même temps que notre système solaire. Au moment de sa création, chaque particule et onde de vie associée à notre système solaire a été encodé par le potentiel divin de notre Père-Mère/ Divin et le plan divin a été programmé. La Comète ISON même a été encodée avec le potentiel divin destiné à notre

système solaire. Lorsque la Terre et l’humanité ont sombré dans le chaos de la dualité, la comète ISON a maintenu les codes d’activation pour le potentiel divin de notre système solaire et pour que l’humanité puisse réintégrer sa conscience Christique en tant que Fils et Filles de Dieu. » 

Pendant des millions d’années, depuis « la chute », les Royaumes Célestes » ont travaillé intensément avec les Présences Je SUIS de l’humanité. Le but de cette intervention divine était d’aider les Fils et Filles de Dieu à reprendre le chemin de l’Amour Divin et de la conscience Christique. L’espoir était que nous allions nous « réveiller » à temps pour récupérer notre position dans le système solaire et Ascensionner avec la Terre et le reste de notre système solaire. Ce qui signifie redécouvrir les Royaumes de la 5ème Dimension au cours de ce Moment cosmique, appelé : « le Changement des Âges ». Personne ne savait si la majorité de l’humanité serait éveillée à temps pour nous élever au-dessus du chaos, mais aucun Être de Lumière n’a jamais renoncé à notre victoire. 

Après des décennies de dévouement et beaucoup d’activités de Lumière co-créées par des gens du monde entier oeuvrant à l’unisson avec les Royaumes Eclairés, il était évident qu’en 2012, l’humanité et la Terre allaient vivre la bascule des âges. C’est alors que la comète ISON a été convoquée par le  Tout- Puissant Divin, par les constructeurs de la Forme afin de remplir sa mission spécifique de ce Plan Divin. En Septembre 2012, les astronomes ont découvert la comète ISON. Ils ont été étonnés par la taille de cette comète rare qui avançait vers notre système solaire. Ils ont supposé que ISON pouvait

être la «comète du siècle.» Parce que cette comète était aussi vieille que notre système solaire, les scientifiques se sont empressés d’étudier ses propriétés après qu’elle ait accompli son voyage autour de notre Soleil, mais cela ne faisait pas partie du Plan Divin de ISON. 

Le 28 Novembre 2013, le jour où les Etats-Unis d’Amérique célébraient « Thanksgiving » et se concentraient sur tout ce qui méritait de la gratitude, la mission céleste de la comète ISON était accomplie. Alors qu’ISON achevait la phase finale de son voyage (4 500 000 000 milliards d’années), elle a été attirée au coeur de notre Soleil. Dans une explosion impressionnante de lumière, la comète ISON de façon exponentielle a libéré les codes d’activation de notre Potentiel Divin. Ceci s’est produit dans le pur noyau de chaque particule et onde de notre système solaire atomique et subatomique.

Sur Terre, l’activation des codes de notre potentiel divin signifie qu’il se produit une accélération monumentale de l’éveil de l’humanité (sur ce qu’elle est vraiment) et sur notre intégration de notre conscience Christique. Cette expansion incroyable de lumière vibre maintenant dans nos glandes pinéales nouvellement activées. Nos Présence JE SUIS nous assistent dans la guérison et le re-calibrage de nos 12 brins d’ADN solaires (ADN déstructuré lors de notre chute). 

La double hélice d’ADN contenant le code génétique que nos scientifiques reconnaissent ne représente qu’une fraction infime de notre potentiel divin. Les scientifiques pensent que 98 % de notre ADN est ce que l’on pourrait appeler :»ADN poubelle», ce qui est évidemment absurde. Les codes renfermant notre

potentiel divin et qui ont été activés en chacun par la comète ISON, vont maintenant, tous les jours et toutes les heures, améliorer et renforcer notre capacité et notre habilité à contrôler ce que nous pensons, ressentons, disons, faisons, croyons. 

Après avoir assimilé l’expansion de lumière de la comète ISON, l’humanité a connu une autre  convergence lumineuse lors du 12 Décembre et ce jusqu’au Solstice, le 21 Décembre 2013. Cette Lumière a été ancrée dans notre corps physique, éthérique, mental et émotionnel au niveau cellulaire sous la guidance de notre présence JE SUIS. Cette activité de Lumière a ouvert la voie à l’humanité pour que celle-ci bénéficie pleinement des événements célestes qui ont eu lieu au cours des derniers jours de 2013. Ces événements comprennent un alignement « Grand-Croix », plusieurs colossales éruptions solaires, un renversement total de polarité dans le champ magnétique de notre Soleil, et exceptionnellement une puissante Nouvelle Lune. Toutes ces extensions de puissante lumière ont contribué à un changement sans précédent dans la conscience de masse de l’humanité. 

Maintenant, avec le changement qui a eu lieu au sein de la conscience de l’humanité, tout a changé. En 2014, alors que nous nous concentrons sur les schémas de perfection pour la Nouvelle Terre, l’Amour Divin planétaire, et notre Renaissance d’Amour ont permis à nos corps physique, éthérique, mental et émotionnel de s’élever dans les fréquences supérieures de la 5e Dimension. Notre Présence  JE SUIS, nous aidera à positionner nos « deux de pieds » sur la Nouvelle Terre. Ceci va augmenter notre capacité à transformer nos vies de façon miraculeuse. 

La seconde année de la Nouvelle Terre a été célébrée dans une explosion merveilleuse de lumière qui a embrasé la Terre d’innombrables bénédictions. Les Êtres de Lumière ont déclaré que ces bénédictions seront tout à fait évidentes et visibles au fur et à mesure que nous progressons dans cette année incroyable offrant opportunités et réelles transformations. 

téléchargement (6)Le Royaumes Célestes nous confirment qu’il est impossible pour nous de comprendre avec nos esprits finis l’ampleur de ce que l’activation des codes génétiques (contenant notre potentiel divin) signifie pour l’humanité. Une des facettes, d’une importance vitale, est d’accélérer l’Alchimie Divine qui aura lieu au sein de nos organismes terrestres. Cette divine alchimie transforme littéralement nos cellules planétaires à base de carbone (Troisième Dimension) en cellules solaires cristallines de 5ème Dimension. En 2014, nous avons commencer à découvrir pour la première fois depuis notre séjour terrestre, des changements tangibles dans notre corps physique ce qui indique que nous sommes en effet capables d’inverser le processus de vieillissement. Notre corps physique se transforme en un corps de lumière cristalline solaire. La raison pour laquelle les preuves matérielles tangibles vont enfin se produire dans le processus d’inversion du processus de vieillissement vient du fait qu’en 2014, notre Présence JE SUIS a reçu suffisamment d’aide des sphères de Lumière pour amorcer l’activation d’un autre centre spirituel de notre cerveau qui était en sommeil : la glande Pituitaire. Cette activation de notre glande pituitaire, est la glande maîtresse qui contrôle les hormones, les produits chimiques, les processus, les fonctions et l’activité cellulaire de notre corps physique. 

Notre hypophyse nouvellement activée reçoit et assimile désormais directement la lumière solaire provenant de la glande pinéale. Cette fréquence de lumière dépasse grandement tout ce que nous avons déjà vécu. Elle coule maintenant grâce à notre glande pinéale dans notre glande pituitaire et de là dans chaque particule et onde d’énergie dont notre corps physique atomique et subatomique. Cette lumière coule aussi dans tous les espaces et entre les particules et les ondes de notre corps. Ceci n’est que le début d’un fabuleux processus, mais les Êtres Eclairés affirment que des étapes extraordinaires ont été dévoilées alors que nous avançions dans 2014. D’après les informations déversées par les Royaumes de la Vérité Illuminée, 2014 fut une année pas comme les autres pour l’humanité incarnée. Et ce n’est que le début! 

Patricia Cota-Robles www.eraofpeace.org

 Traduite par Dominique-Claire Germain pour le magazine Vivre Sa Légende

 

 

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L’avènement du Paradis sur Terre

Posté par othoharmonie le 6 mars 2014

 

images (2)Depuis la fin des années quatre-vingt, un puissant vent de changement souffle sur notre belle planète. Concrètement, l’humanité tout entière se rend de plus en plus compte que le temps s’accélère, que nos pensées ont un impact réel sur la réalité qui nous entoure et que notre état de santé est directement influencé par le stress aussi bien que par nos états d’âme.  

Sur le plan environnemental, il semble que la nature soit en pleine rébellion, les catastrophes naturelles se multipliant aux quatre coins du globe. Certains blâment la pollution et l’exploitation outrancière des ressources naturelles, d’autres y voient les signes avant-coureurs de l’apocalypse. Et si nous assistions tout simplement à la renaissance du Paradis sur Terre, promis depuis la naissance de l’humanité ? Que tous ces « symptômes » planétaires ne soient que des petites « secousses » semblables à celles d’un poussin cherchant à faire craquer sa coquille ; des « contractions » inhérentes et nécessaires pour favoriser l’« accouchement » d’un Nouveau Monde, plus sain et plus lumineux ?

 Examinons tout cela de plus près. Notre monde change. Les mentalités se transforment. Il semble que des populations entières se sentent de plus en plus à l’étroit dans le « carcan » des normes sociales et politiques « tolérées » depuis des générations… celles-ci ne faisant plus aucun sens lorsque l’on s’ouvre à une vision davantage globale et universelle.  

Partout, en Orient comme en Occident, des groupes et des communautés entières sortent de l’ombre pour faire entendre leur voix (comme cela se passe actuellement au Tibet par exemple). Des manifestations pacifistes et des méditations mondiales s’organisent (telle celle du 17 juillet 2007), regroupant des millions de personnes aspirant à un monde meilleur.  

Les livres portant sur la spiritualité ou le Nouvel Âge abondent et font de plus en plus d’adeptes. Les conférences et formations sur les Lois Universelles se multiplient (telle la loi de l’Attraction dont le film « Le Secret » donne un bref aperçu). N’est-ce pas là la preuve tangible de l’émergence d’une nouvelle conscience ? 

C’est à la fois merveilleux, fabuleux et extraordinaire! Enfin chaque personne sur Terre a la possibilité de retrouver le sens profond de son incarnation, son unique mission ici-bas : emmagasiner le plus d’énergie possible pour en faire bénéficier l’humanité, la planète tout entière !  

La fin de la dualité ?  

Depuis des siècles, notre monde est séparé en deux clans, comme si la plupart des âmes s’incarnant sur Terre ne parvenaient à retenir qu’une partie de la mission qui leur a été confiée.  

D’une part, nous avons ceux qui focalisent toute leur attention sur la nécessité « d’emmagasiner de l’énergie » sous toutes ses formes: des avoirs, des biens, de l’argent, du pouvoir, etc.  

À l’opposé se retrouvent tous ceux qui se donnent sans compter pour les autres, allant même jusqu’à s’oublier pour « faire bénéficier l’humanité, la planète tout entière » des meilleures conditions possibles… Peut-être certains d’entre vous se reconnaîtront-ils parmi eux ? Ce sont ceux qui donnent jusqu’à leur chemise pour aider une personne en difficulté, s’impliquent dans leur milieu, leur quartier, leur pays pour faire bouger les choses et permettre d’améliorer les conditions de vie de leur semblables ou encore se portent à la défense de l’environnement et/ou des animaux en voie de disparition…  

Or, si les premiers vous semblent être entièrement dans le tort, peut-être vous rendez-vous compte que les seconds ne font pas mieux : le fait de négliger leurs propres besoins, de vivre seulement dans le rêve et l’utopie et/ou de ne pas être bien enraciné sur le plan matériel ne contribue-t-il pas à maintenir en place le climat général de dualité… ceci allant même jusqu’à alimenter un certain ressentiment envers « les autres », ceux du premier groupe ? Combien de guerres ont-elles été déclenchées pour des motifs prétendument « bienveillants » ou « spirituels » ?  

Heureusement, tout cela est en train de changer de part et d’autre. Des quantités de gens qui ne juraient que par la sécurité matérielle et le pouvoir de l’argent se posent désormais d’innombrables questions existentielles sur le sens de la vie et des événements qui les affectent : « Pourquoi suis-je tombé malade ? Pour quelle raison ma femme m’a-t-elle quitté ?

Pourquoi est-ce que je ne parviens pas à communiquer sainement avec mes enfants, mon patron, mes amis, etc. ? ». Et les « pourquoi » mènent irrémédiablement aux « comment » : « Comment faire pour retrouver la santé ? Comment entretenir des relations plus épanouissantes avec mes proches ? Comment faire pour être enfin heureux et bien dans ma peau ? ». Leurs vibrations s’élèvent à mesure que leur esprit s’éveille à la prise de conscience que tout part d’eux-mêmes.  

À l’autre bout du spectre, dans le « second plateau de la balance », ceux qui étaient irrémédiablement tournés vers les autres se rendent compte qu’ils ont tendance à « se vider » en donnant continuellement de leur énergie autour d’eux. De plus en plus de personnes, au cours de leur cheminement spirituel, prennent conscience de l’importance du juste équilibre entre « donner et recevoir ». Ils réalisent qu’au-delà des gestes généreux posés autour de soi, les gens ne retiennent bien souvent que le témoignage contradictoire de celui qui se « sacrifie » afin que les autres se portent mieux. La plupart finissent par apprendre à « prêcher par l’exemple » : que le fait de « souffrir » pour ou avec l’autre ne lui enlève pas sa souffrance, mais qu’au contraire le fait de vivre dans la joie, la sérénité et l’abondance demeure le plus puissant incitatif pour l’autre à trouver en lui les solutions qui lui sont propres. 

Bref, les mystiques et les éveillés « descendent » de plus en plus dans la matière, tandis que les matérialistes « élèvent » chaque jour davantage leur cœur, leur esprit et leur conscience.

Visualisez les premiers dans le plateau de la balance qui s’abaisse tranquillement et les deuxièmes dans celui qui se hisse inexorablement vers le ciel. A un moment donné, les deux plateaux finiront sans aucun doute par se rencontrer en un point central, situé dans le juste milieu, en parfait équilibre… N’est-ce pas là le principe même de « l’équilibre au point zéro » qui a fait coulé tant d’encre vers la fin des années quatre-vingt-dix ?  

Il suffit d’une seconde de lucidité…  

Imaginez que tous ceux qui ont les « moyens » financiers et le « pouvoir » de changer le monde rencontrent enfin face à face ceux qui nourrissent depuis longtemps la « vision » et les « préceptes » d’un monde meilleur… Que l’élan des « âmes humaines » qui s’ouvrent à l’énergie universelle et s’élèvent dans la lumière s’allie enfin à celui des « êtres spirituels » qui s’incarnent de plus en plus profondément sur le plan humain.  

Il suffirait d’une seule intention de prière pour la paix dans le monde, partagée sincèrement par l’ensemble de l’humanité, pour que l’harmonie se rétablisse aux quatre coins du globe. Il suffirait d’une simple prise de décision unanime, solidaire, pour que la pollution cesse et qu’un grand nettoyage se produise en un clin d’œil partout sur Terre. La pensée crée. La pensée collective transforme.  

Nous assistons actuellement à une première dans l’histoire de notre planète : l’énergie divine et céleste « descend », se densifie dans la matière au même rythme que l’énergie tellurique et planétaire s’allège et se purifie vibratoirement. Tout redevient possible à mesure que la conscience prend racine dans tous les êtres vivants sur la planète. Le Paradis sur Terre n’est plus une potentialité, mais bien une réalité en train de se manifester sous nos yeux.  

2012 sera-t-elle l’année de cet accouchement planétaire tant attendu ? Pourquoi pas !  

Toutefois, c’est aujourd’hui que ça se passe !  

Dès maintenant vos pensées, vos actions et vos sentiments peuvent faire une différence dans la balance ! Visez l’équilibre, veillez à maintenir votre harmonie intérieure, évoluez constamment dans la paix du cœur… et il en sera ainsi partout autour de vous, en débutant par votre entourage, votre famille, vos amis, votre quartier. Tous ont besoin que vous leur donniez un avant-goût du Ciel sur Terre. C’est facile : il vous suffit de prendre soin de vous, de cultiver la joie et le bonheur à chaque instant, de savourer pleinement le moment présent… en croyant fermement que « tout est déjà accompli ».  

Vous n’avez donc plus rien à « faire », il vous suffit « d’être » bien, en santé, en harmonie, dans l’allégresse. L’humanité entière compte sur vous : emmagasinez l’énergie céleste dans tout votre être et rayonnez-en à chaque seconde dans tous les domaines de votre vie.  

Tel est l’ultime secret du bonheur… à la fois personnel et planétaire !!!

 

Pour la version anglaise de ce texte, cliquez sur :

http://www.biancagaia.com/en/Channeling.htm#2012

Texte de Bianca Gaïa/Diane LeBlanc,

publié dans la revue québécoise Cheminement, Cheminement édition mai-juin 2008,

aussi disponible sur www.biancagaia.com. Vous êtes invité à faire circuler ce texte

à condition d’en respecter l’intégralité, y compris ces quelques lignes 

 

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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2013 – Création, Co…Création, Re…Création

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2013

 

images (7)La journée “Présence des Maîtres de Sagesse” du 9 décembre 2012  a commencé, Comme chaque année, par une présentation de la tendance astrologique de 2013 par Carole Sédillot. Parmi les informations passionnantes qui nous ont été exposées, nous vous présentons ce qui nous a paru essentiel pour vivre une belle année 2013. (Article de  Tania Cholat)

Planter le décor astrologique

Carole nous rappelle d’abord qu’une année n’a de sens que dans la continuité des années précédentes. Ce retour en arrière ne nous fait pas régresser mais, au contraire, nous permet de prendre de l’élan car les mots de l’an dernier vont être amplifiés et les formes vont être différentes. Si nous ne faisons pas le lien entre les années, nous sommes de nouveau dans quelque chose qui nous sépare. La séparation.

2012 : 2 + 0 + 1 +2 = 5, la traversée, une modalité horizontale, le 5 étant le pape, le pontife, le pont. Qu’avons-nous traversé ? Qu’est-ce qui nous a traversés ? Et qu’allons-nous faire de cela ? Sommes-nous restés au milieu du pont ?

Carole Sédillot nous rappelle également l’échelle qui nous indique une verticalité : c’est l’antenne entre le monde matériel qui nous incarne et le monde spirituel qui nous inspire, deux mondes dont nous avons besoin.

Le 5 de 2012, c’est le masculin, l’extériorisation dynamique, aller de l’avant alors que 2013 donne le 6 (2 + 0 + 1 + 3) qui est féminin. C’et donc le recentrage, la concentration et aussi le choix, l’amour, la beauté, l’harmonie. Pour Jung, l’harmonie de l’être humain existe quand il est dans sa complétude, c’est-à-dire quand il est complet, entier de lui-même, avec lui-même. Trop souvent encore, nous sommes séparés, divisés.

Création, ré harmonisation

Revenant sur la Co-création (qui est également le thème des rencontres 2013 de l’Université Libre des Valeurs), Carole a attiré notre attention sur ce mot cocréation. Le préfix co signifie avec : comment être avec ? Et avec qui ? Bien sûr, c’est avec soi-même », nous sommes dans la qualité avec le monde extérieur, c’est à dire le collectif.

En langage des oiseaux, la création devient la « crée-action ». En outre, l’anagramme de création, c’est réaction, ce qui signifie qu’il y a déjà eu action. Que nous est-il demandé de créer avec nous-mêmes ? Comment être dans la création, pour atteindre la co-création et bénéficier ensuite d’une re-création, le tout entrecoupé de phases de récréation, plus légères et plus agréables. Comment, malgré toutes les difficultés qui se jouent sur terre et entraînent la séparation, allons-nous être capables d’apporter une bouffée d’oxygène en restant conscients de la réalité. Il s’agit de passer de la victimisation au courage. Or, étymologiquement, le courage vient de cœur ; s’engager, c’est faire preuve de courage et avoir du courage, c’est avoir du Coeur, c’est à dire la force de vie. C’est là, au centre du cœur que réside l’âme véritable, le souffle divin.

Dans ce monde en disharmonie, il nous est demandé de réharmoniser ce qui veut aussi dire qu’il y a déjà eu harmonie et que nous sommes capables d’accomplir ce travail puisque nous l’avons déjà fait. Et n’oublions pas que nous y sommes non pas obligés, mais invités ce qui nous permet de l’aborder différemment.

Une transition qui a du sens

Mais les mots étant une énergie, nous devons aussi être clairs sur leur sens.

Le créateur est celui qui crée à partir de son propre potentiel. Le créatif est celui qui interprète ce qui existe déjà, il fait preuve de créativité qui nous permet de reproduire quelque choses qui existe déjà, mais à un autre niveau de satisfaction et de réponse à ce qui a été demandé. Quant à la création, elle répond à la demande de l’univers. Elle est ce quelque chose qui n’existait pas avant, de l’ordre du Nouveau et qui nous met en relation avec le Sacré. Qui dit sacré, dit sacrifice. Que devons-nous justement sacrifier en cette année 2013 ? A quoi devons-nous renoncer en toute conscience, sinon ce renoncement n’aurait pas de sens ?

L’année 6, c’est Vénus, l’Amour, l’art. or l’art s’adresse à cette part de l’individu qui est unique. Il vient de toucher. Chacun d’entre nous est telle une création, unique : nous sommes l’œuvre du Créateur. La séparation est la cause de nos souffrances. Il s’agit de relier notre part humaine à cette part de divin en nous et ainsi, nous serons réunis dans la complétude et l’harmonie.

Mais, comment s’unifier en soi pour pouvoir se dépasser ? Comment être au cœur, au centre, pour contacter l’harmonie ? C’est un des défis majeurs que l’année 2013 nous propose de relever.

Image sur clé Papesse Impératrice 1 et 2

A l’image de la Papesse (2) du jeu de Tarot qui porte son enseignement, la transmission, c’est le ressenti, l’émotion, le spirituel, l’Impératrice (3), c’est le mental, l’esprit, le matériel. Elles se tournent le dos : la communication est difficile. C’est donc là qu’il faut œuvrer et apprendre à dire à l’autre qu’on l’aime, sans attendre les drames, les catastrophes. Et pour cela, il faut d’abord s’aimer soi-même, avoir du respect pour soi. Et en fait, c’est plus simple qu’on le croit. Selon Jung, ce qui est juste et vrai est toujours simple. La simplicité est une Valeur qui n’est pas toujours facile à mettre en œuvre. C’est aussi être dans une humilité de la place qui est la nôtre. Notre richesse est dans qui nous sommes véritablement. Cela implique aussi d’être dans le désir de rencontrer cette harmonie en soi.

Nous sommes le changement

Ce qui est important, ce n’est pas ce qui va être formidable en 2013, c’est comment nous, nous allons être formidables en 2013. Si nous voyons les précipices autour de nous, comment est notre conscience ? Comment nous conduisons-nous ? Comme le héros ou pas ? A l’aide des Valeurs ou pas ? Nous  ne devons pas oublier qu’elles sont à notre disposition. Et les nommer c’est bien ; les mettre en œuvre, les vivre, c’est mieux.

 

Jusqu’en 2015, nous sommes dans des configurations astrales qui sont puissantes (mais pas nécessairement négativement) et qui mettent en tension Uranus (représenté par le Mat et la Maison Dieu) avec Pluton (représenté par l’Arcane XIII). Nous sommes dans un cycle similaire à 1933/34 ; il a commencé en 2012 et on va le vivre jusqu’en 2015. Cette configuration d’aujourd’hui va durer un peu plus longtemps pour des raisons astronomiques ; et il va y avoir des moments d’accalmie et des moments de tension. Ce sont ces énergies-là qui mettent en relation avec la crise ; et qui dit crise dit changement.

Le collectif doit changer, mais le monde ne peut pas changer si aucun de nous ne change. Que changeons-nous ? Pourquoi et comment ? Tout cela s’inscrit dans un processus. Nous sommes présents sur la terre, nous sommes donc tous concernés, même si c’est différemment les uns des autres. On ne peut plus rester dans les mêmes structures ; il faut faire des deuils pour aller vers le Mat (0) qui est aussi un espace uranien ; notre espace libre et éthique. Nous devons quitter l’ancien pour aller vers du nouveau.

A l’écoute de nous, nous passerons de la terre inconnue (vers laquelle nous avons peur d’aller) au terrain connu (qui est en nous), sachant qu’en fait, c’est la même chaise. Cela nécessite encore une fois du courage, première Valeur dont le héros a besoin, pour affronter ses peurs, les dépasser.

Thème de l’entrée dans 2013 à Paris

De nombreux mouvements des planètes dites « lentes » ont lieu en ce moment. Il s’agit des planètes considérées comme universelles, contrairement aux planètes « rapides » qui sont plus individuelles. Carole Sédillot les a mises également en relation avec les lames du Tarot. J’en cite quelques-unes pour les « spécialistes » ; mais ne l’étant pas moi-même, je ne m’y attarderai pas :

-      depuis 2 ans et jusqu’en 2015, Pluton est dans le signe du Capricorne (Lame XIII) ; la puissance va chercher dans les profondeurs de la terre ; il y a amplification des réactions de la terre.

-      Uranus (Maison Dieu) est entrée dans le signe du Bélier et va y rester jusqu’en 2018.

-      Saturne (l’Ermite) vient d’entrer dans le signe du Scorpion pour 2 ans et demi. Elle nous demande… lire la suite dans le magazine MEDI@ME N° 4 (www.université-libre-des-valeurs.com )

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Naître à soi, le livre de J.C Genel

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2013

 

Interview paru sur  http://www.universite-libre-des-valeurs.com/index.php?id=21

images (7)En introduction de votre livre, vous dites avoir le sentiment de vivre une époque particulièrement mouvementée. Pouvez-vous préciser votre pensée ?

Je me place, bien entendu, d’un point de vue spirituel. Tout d’abord, nos modes de pensées et nos bonnes vieilles habitudes sont perturbés. Ensuite, beaucoup de personnes engagées sur un chemin de développement personnel sont confrontées à un manque de pratique de tout ce qu’elles ont appris. Elles ont même le sentiment d’être rattrapés par le passé, ce qui ajoute à leur trouble, d’autant que les messages des Maîtres de Sagesse de ces vingt dernières années ont offert les informations nécessaires pour agir de manière inspirée et responsable.  Pensez-vous que nous subissons les événements ?  

Une grande alchimie cosmique est en cours et chacun la ressentons au plus profond de lui même, mais sans réelle visibilité. Je pense, en effet, que nous la subissons et devons continuellement nous ajuster, avec le sentiment d’avoir toujours un temps de retard !

Le chevauchement vibratoire de deux ères – celle des Poissons qui s’achève et celle du Verseau qui commence – génère une gigantesque vague énergétique qui met à mal tous nos systèmes d’organisation humains. Nous sommes tous remués jusque dans notre corps physique, même si nous n’en avons pas conscience.  Pour vous, les événements semblent se précipiter.

Pour moi, « le futur est déjà là ! » et les nouvelles énergies nous entraînent vers quelque  chose de plus compatible avec nos espérances et les exigences de la vie en général. Intérieurement, nous savons qu’il nous faut aller de l’avant et nous cherchons encore confusément une force, une harmonie comme tremplin. À l’échelle humaine, nous changeons de siècle et probablement de société. À l’échelle cosmique, nous assistons à l’avènement d’un nouveau cycle de 26 000 ans dont l’année 2012 est, en quelque sorte, le coup d’envoi Vous pensez donc qu’il y aura bien un après 2012 !

2012 est une année symbolique sur laquelle tout, et son contraire, a été dit. Au cours de cette année et des suivantes, nous devrions être capables de ressentir de nouvelles dispositions intérieures auxquelles les quarante dernières années nous ont préparés. Pour cela, il est indispensable de ne pas céder à la peur inhérente à cette « fin d’un monde » qui marque le déclin d’une certaine suprématie de l’ego sur les aspirations de l’âme. La montée de la violence alimente la peur et brouille notre objectivité. Toutes les images de catastrophes planétaires qui parcourent les médias et inondent la « toile » sont aussi l’expression de ce qui, symboliquement, meurt en nous.

Dans votre livre, les Maîtres de Sagesse insistent sur le fait que l’humanité vit une « grande initiation ». Pouvez-vous en préciser les composantes ?

La première est la peur ! Tout semble nous éloigner de notre réalité intérieure et la grande majorité de la population mondiale se laisse influencer par la souffrance et la violence du monde qui défilent à longueur de journaux télévisés. La peur, nous le savons bien, nous fait quitter notre « centre ». Elle nous tient hors de nous-mêmes, de notre force intérieure, là où notre propre lumière nous devient peu à peu lointaine et étrangère. Nous sommes alors vulnérables et susceptibles de croire plus volontiers en la peur de l’autre qu’en la victoire de notre âme. Certains perdent leur emploi ou apprennent qu’ils sont atteints d’une maladie grave. D’autres vivent une séparation affective, un abandon ou la mort d’un être cher. D’autres encore sont trahis en affaires ou prennent conscience, à un certain âge, qu’ils sont passés à côté de leur vie… Tous ces événements sont souvent vécus de manière dramatique alors qu’ils sont les ingrédients d’une authentique initiation que nous vivons à l’échelle planétaire. C’est une période de bilan, de vérification et de synthèse en vue de quelques réparations avant un nouvel engagement. Notre vision humaine limitée interprète cette période en termes de fin mais notre être intérieur, lui, la saisit en termes de commencement et de passage.

 Autrement dit, la vie nous lancerait un défi qu’il nous faut relever ?

C’est exact et à quoi ce défi nous renvoie-t-il ? Principalement à notre ressenti profond pour nous obliger à choisir les forces de la victoire plutôt que celles de la défaite. Et même si je répète à longueur d’enseignement que l’âme est, par essence, victorieuse, tant que nous ne relevons pas ce défi, nous en doutons. Nous ne pouvons pas le faire si nous nous abandonnons aux images de notre temps, toutes plus effrayantes les unes que les autres et qui nous amènent à nous recroqueviller et à nous isoler du monde. Le message des Maîtres insiste sur le fait que les valeurs, en nous permettant de choisir la vérité de notre nature divine plutôt que les mensonges de l’ego, représentent les forces par lesquelles nous pouvons répondre à l’initiation. C’est le sens même de la quête du héros, de l’être qui, placé dans des conditions extraordinaires – notre époque en est une – révèle sa divinité jusque-là ignorée.

 Chacun de nous doit donc faire sa propre introspection et s’interroger quant à sa manière de vivre.

Le seul questionnement qui vaille est : « En moi, qu’est-ce que je ressens ? Que me dit ma force intérieure ? Que me souffle mon âme ? » Le fait même de s’interroger de la sorte crée l’ouverture vers les forces de progrès, le lien avec nos valeurs essentielles par lesquelles les bonnes réponses se présentent, même si le contexte semble nous contredire.

C’est alors que nous reprenons le dessus grâce à la valeur confiance. Par elle, nous nous ouvrons au champ des possibles et opérons tous les renversements que nous pensions impossibles auparavant. La confiance nous rend la vision qui nous libère des peurs et du mauvais stress. L’absence de peur nous positionne en force. Notre cerveau retrouve un fonctionnement plus équilibré, notre subconscient joue de nouveau son rôle de GPS ou d’ange-gardien (1). Les décisions sont plus faciles à prendre et nos actions plus cohérentes. Nous en assumons l’entière responsabilité, ce qui libère la force de vie sur toute la planète. 

Vous semblez placer la valeur de confiance au-dessus de toutes les autres. Pourquoi ?

Dans le message des Maîtres, il est beaucoup question de « confiance en l’avenir. Beaucoup de gens pensent qu’il faut être bien naïf ou carrément « à côté de la plaque » pour croire que la confiance est l’ingrédient majeur du renversement de conscience. C’est oublier qu’en soi, la confiance est, en chacun, créatrice d’évolution, elle éclaire le chemin C’est par elle seule que je peux laisser ma vision s’étendre et que mes inspirations gagnent en précision. Les valeurs en général me permettent de capter la présence des Maîtres et de transmettre leur message. Et quand le chemin est éclairé par la confiance, nous voyons mieux les pièges à éviter comme, par exemple, les situations susceptibles de nous ramener dans le passé. Je dis souvent que nous ne sommes vivants que des liens que nous faisons.

Les valeurs facilitent et activent la magie de ces liens. Elles nous enseignent que nous sommes faits de lumière, de foi et d’amour, que nous nous tenons au cœur de la Source. 

Que dites-vous à celles et ceux qui ont la nostalgie du passé et qui pensent que « c’était mieux avant » ?

Nous devons naître à ce nouveau monde et l’accouchement est douloureux, parce qu’une grande partie de l’humanité s’accroche aux images illusoires d’un soi-disant âge d’or passé. « C’était mieux avant ! » traduit à la fois le manque de vision et l’absence de décodage symbolique de ce qui se trame en ce moment. Je pense parfois que les spiritualistes de tous bords sont les sages-femmes qui assistent et rassurent celles et ceux qui souhaitent que tout redevienne comme avant. Peurs et pensées négatives rendent l’être humain servile. Elles chargent l’énergie qui, en retour, crée une instabilité préjudiciable à une transition harmonieuse comme nous pourrions l’espérer. Le basculement vers plus de conscience est possible, celui vers plus d’ignorance aussi. Nos bons choix d’aujourd’hui peuvent encore contrebalancer les mauvais d’hier. La bêtise humaine n’a certes pas dit son dernier mot et nous devons rester vigilants, c’est pourquoi ce nouveau livre s’inscrit dans la tradition de ceux qui donnent la parole aux Guides de l’humanité (2).

 Vous citez une pensée d’Albert Einstein disant qu’une nouvelle façon de pensée est essentielle si l’humanité doit survivre. Pourquoi cette citation ?

Le futur n’est pas écrit, il se tisse à chaque instant à partir de nos pensées, de nos paroles et de nos actes quotidiens. Autrement dit, personne ne peut dire ce qu’il sera. Notre besoin fondamental, spirituel, est de fermer la porte au passé pour nous tourner résolument vers l’avenir. Et la question qui nous maintient centrés est immuable car elle a le pouvoir de déclencher la loi d’attraction : Qu’est-ce que je veux ? Sans elle, toute démarche de thérapie, de développement personnel ou de spiritualité est hasardeuse.  La réponse à cette question pose les solides fondations qui nous garantissent la suprématie de l’âme sur l’ego. Les nouvelles énergies dont nous parlent les Maîtres de Sagesse sont synonymes de renouveau et de nouvelles sociétés. Les responsables politiques représentent une minorité qui ne peut opérer les vrais changements que si nous sommes aux commandes des énergies du Verseau. En lisant attentivement les messages des Maîtres, vous verrez à quel point nous sommes détenteurs du pouvoir de transformer positivement les choses. Il nous faut juste un peu de pratique pour disposer, rapidement, d’un savoir-faire en matière de ressenti, de valeurs et de foi.

Pensez-vous toujours que les gens spirituels sont privilégiés et même protégés en cette période ? Croyez-vous qu’ils soient « élus » ?

Je ne crois pas aux élus et je crois que nous devons agir comme si tout dépendait de nous et, une fois l’énergie de l’action lancée, tout confié au bon vouloir divin. Apprenons à ne rien attendre de l’extérieur. Il est irresponsable de souhaiter être sauvés par une intervention extraterrestre ou par un vaisseau venu chercher quelques élus. Que voulez vous que des intelligences supérieures fassent d’individus qui n’auraient pas commencé le processus alchimique de l’amour divin en eux-mêmes ? Tout au plus, agiraient-ils comme nos services municipaux qui, le « jour des encombrants », viennent nous débarrasser des choses inutiles qui prennent trop de place !

En revanche, je crois que, plus que les autres, les gens spirituels sincères essaient de vivre en accord avec leurs valeurs et de rester fidèles à ce qu’ils perçoivent. Toute personne qui pense une chose et fait autrement, par lâcheté, intérêt ou cupidité, va au devant de toutes sortes de problèmes et y entraîne les autres. L’initiation actuelle n’est donc pas seulement un défi, elle nous oblige à progresser dans la conscience que nous possédons les capacités de renverser les situations les plus désespérées, de faire face, d’aller de l’avant. 

Vous ne craignez donc pas le futur ?

Le futur est toujours à notre image. Il est l’exacte projection de ce que nous savons révéler ou ignorer de nous. Après des millénaires de civilisations brillantes, de philosophies éclairées, de traditions religieuses inspirées, il semble que nous ne sachions pas encore qui nous sommes. Pourtant, dans l’existence, tout parle de nous, mais de nous au passé. La personne que vous êtes aujourd’hui, vous l’avez pensée, peut-être même espérée voici quelques mois ou quelques années. À moins que cela n’ait jamais été votre préoccupation et alors c’est par défaut que vous êtes ce que vous êtes maintenant ! Votre privilège est donc bien de pouvoir vous imaginer dans le futur et de tout miser sur le présent qui devient, alors, le tremplin des changements auxquels vous aspirez, alors que, pour la plupart des gens, le présent est toujours la dernière étape du passé.

 Comment quitter l’ancien monde, sortir du cercle vicieux du pouvoir et de l’argent et entrer dans un cercle plus vertueux ?

D’après vous, de quoi se nourrissent les personnes qui maintiennent l’humanité en esclavage ? De la lâcheté, de la violence, de l’impatience, du mensonge – la liste est  longue – de celles et ceux qui, vivant par défaut, renforcent ainsi les « forces contraires » dont il sera question dans les messages que vous allez découvrir. Ces forces représentent tout le négatif que nous avons accumulé ou que nous avons généré au cours de cette vie et des précédentes. Les zones d’ombre, partout présentes sur la planète, nous en sommes responsables. Tout comme nous le sommes de notre rayonnement quand nous vivons selon notre éthique personnelle. Dès que nous devenons intelligents de la vie, notre lumière éclaire notre part d’ombre et le printemps s’installe sur toute la Terre. Mais tout est mouvant et seul l’enchaînement répétitif et positif garantit d’entrer dans un cercle vertueux qui finira de transmuter jusqu’aux intentions les plus sombres !

 Comme la flamme d’une bougie a besoin d’air, nous avons besoin du souffle de notre âme pour maintenir suffisamment d’espoir pendant la traversée dont on ne connaît pas la durée. Pour éviter que nos bonnes résolutions de début d’année ne disparaissent sous le poids de notre fatalisme et de notre indifférence, nous pouvons décider de ne plus alimenter ces forces contraires. Dès que nous prenons conscience d’une défaillance, si petite soit-elle, nous pouvons remédier dans l’instant, c’est comme désamorcer un engin miniature qui, si nous ne faisons rien, viendra rejoindre le gigantesque arsenal de l’inconscient collectif et qui, un jour, nous reviendra sous la forme d’un tsunami humain dévastateur.  

Croyez-vous qu’un jour, nous prendrons la mesure que notre façon de penser génère les situations que nous vivons ?

Avec nos pensées, nous créons le monde, a dit le Bouddha. Et il a également enseigné que nul ne peut autant nous aider que la compassion de nos propres pensées. Nous finirons bien pas prendre conscience que nous sommes certainement bien plus intelligents que nous ne l’imaginons. Nous nous dévoilerons donc dans nos pouvoirs intérieurs, nos pouvoirs divins et nous nous rendrons la vie d’abord moins compliquée, puis plus simple.

C’est comme si les ailes de notre conscience, paralysées pendant des siècles par les dogmes de tous bords, allaient de nouveau pouvoir se déployer totalement. Nous retrouverons l’usage des lois spirituelles de la création et découvrirons d’autres horizons. Naturellement, nous nous repositionnerons sur un plan intérieur et renouerons avec la fidélité à cette force puissante de notre âme dont aucun jeu de pouvoir humain ne pourra jamais nous départir.

Certes, c’est sans doute le premier pas qui coûte, mais le reste relève de l’alchimie dont j’ai parlé tout à l’heure et tout trouve sa juste fonction.

 Dans un de leurs messages, Les Maîtres disent que nous devons veiller à ne pas être le grain de sable dans l’engrenage cosmique. Aurions-nous un tel pouvoir ?

images (6)Par expérience, nous savons que le moindre déni de nous-mêmes peut se traduire par des horreurs que l’être humain est capable d’infliger aux siens et aux différents règnes de la nature. Avant de proclamer que nous ne sommes pas seuls dans l’univers, nous devrions déjà être conscients que nous ne sommes pas seuls sur Terre ! L’équilibre de notre planète est fragile et prendre soin de soi en particulier et des hommes en général, c’est préserver la dignité de la vie et sa mission spirituelle. Nous sommes faits de tous les règnes et l’initiation les concerne tous. Alors que certains se voient déjà ascensionnés dans la cinquième dimension et plus, nous pourrions être balayés du terrain de jeu cosmique.

Notre atout majeur dans la partie, c’est notre intelligence, pas celle dont on se gonfle d’orgueil, non, celle qui nous connecte au réseau des bonnes volontés et nous met en résonance avec tout ce qui vit, celle qui réunit raison et intuition, logique et émotion, celle qui place naturellement les valeurs au centre de toute relation, quelle qu’elle soit, celle, enfin, qui nous réconcilie avec l’incarnation et sa fonction première : révéler Dieu !

(1)          Cf. la formation T.C.A.P. (www.tcap-formation.com)

(2)          (2) Cf. Naître à Soi, la grande initiation, J.-C. Genel, aux éditions Entre Deux Mondes – s – www.entre-deux-mondes.fr

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LA LIBÉRATION INTÉRIEURE CLÉ ESSENTIELLE DE NOTRE GUÉRISON

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013

LA LIBÉRATION INTÉRIEURE CLÉ ESSENTIELLE DE NOTRE GUÉRISON dans TRANSFORMATION INTERIEURE telechargement2

Rencontres

Je n’arrive plus à me détendre, je me sens remplie de violence, j’ai sans cesse mal au dos, je fume, je bois trop, je suis épuisé, le stress me bouffe, j’étouffe, j’ai peur, je me sens si mal, si seul, mon corps me pèse…”. Ces cris du corps et de l’âme, soufflés sur ma table de thérapeute énergéticienne par des femmes et des hommes déconstruits par leur activité professionnelle m’interpellent durement.

Mais enfin, quelle place laisse-t-on à l’Être au sein de nos organisations, de nos entreprises? L’ampleur que prend aujourd’hui la souffrance au travail* dans un environnement économique qui génère tellement de chômeurs angoissés par leur devenir, est un de nos grands paradoxes sociétaux.

Cette espèce de trou noir dans l’intelligence managériale de nombreux dirigeants, cadres et petits chefs de tous ordres, pointe le peu de respect porté aujourd’hui à la valeur intrinsèque du salarié, supposé être co créateur de ressources, de valeurs. Une absence de révérence à l’importance de l’Autre, le collaborateur. Et surgit le maître-mot, collaborateur et sa définition: personne qui travaille de concert avec un ou plusieurs individus à une œuvre… La simple analyse de cette phrase et de ses projections donne le vertige, tant nous sommes éloignés de la notion d’œuvre, résultat d’un travail communautaire… Que penser des situations d’entreprise et de travail telles celles de France Telecom, (27 suicides et 16 tentatives en 2010)**, sinon d’en déduire que la progression hiérarchique des valeurs dans notre société se base de plus en plus sur les marchés, les actionnaires, la rentabilité.

A défaut d’une vision holistique

La rentabilité: une valeur dominante aujourd’hui sous tendue par ce terme terrifiant «ressources humaines» qui induit que le salarié est désormais une ressource à gérer, utiliser, manipuler, façonner et cela d’autant plus avec des concepts tels que la qualité totale, le zéro défaut. S’ils font du bien à l’image de l’entreprise et canalisent la concurrence, ces concepts renvoient sans relâche des collaborateurs simplement humains, à leur marge d’erreur.

Dans une vision holistique, le travail se définit comme un juste retour nourricier, une source de plaisir, de construction et réalisation de soi, de reconnaissance, une contribution à l’œuvre collective permettant de trouver sa place parmi les autres. Mais dans sa représentation, le travail s’articule désormais, dans de nombreuses entreprises, comme une simple activité productrice nécessitée par le besoin.

Globalisation, fusions, acquisitions, restructurations, réorganisations incessantes, manque de communication et de visibilité, environnements déshumanisants ont induit un facteur de rupture sociétale: le travail est une valeur en voie de disparition aux yeux des salariés qui, en quelque sorte, deviennent spectateurs de leur activité. Et cela, dans des entreprises qui ne sont plus capables de les reconnaître, de maintenir un lien autre que de subordination, mais qui, au contraire, cautionnent et favorisent le débordement du travail dans la sphère privée par le biais des nouveaux outils et n’assurent plus la pérennité de l’emploi… Exit le collaborateur. La contradiction entre la psychorigidité des modèles de gouvernances actuels (management hiérarchique très centralisé et bureaucratique) et la valse des transformations organisationnelles, sous couvert de faire toujours plus et plus vite, ancrent chez celui qui n’est plus qu’un salarié, une sensation d’impuissance, une désagrégation de sa relation aux autres et à lui-même.

Sans reconnaissance, l’employé est en quête constante de sens. Comment s’étonner alors que le travail, dont le terme issu du latin trepalium signifie instrument de torture, se télescope avec la dimension de souffrance?

Se reconstruire différemment

Mentalisation, décharge musculaire, somatisation… sont les manifestations de ce conflit psychique qui, par ses nombreuses formes physiques et mentales, gangrène toutes les sphères de la vie du salarié. Si le premier acteur du collectif, vers qui un salarié peut se tourner, est le médecin du travail, maillon central des dispositifs de santé, il n’en reste pas moins que l’urgence de sa démarche individuelle sera de restituer ses propres ressources intérieures. Et si le pouvoir de l’auto-guérison est avéré, pour y accéder, il s’agit pourtant de recouvrer cette volonté de bientraitance de soi-même, d’accéder à la réunification de toutes les parcelles de son être: physique, émotionnel, mental, spirituel… en tout amour.

Ce tout amour peut se retrouver, se reconstruire, se reconnaître dans celui, inconditionnel que d’aucuns appellent le soi supérieur, le vrai Soi, la conscience pure ou encore la présence divine, ceci étant facilité par l’aide d’un thérapeute énergéticien. Et pour cela, l’Univers qui est Amour inconditionnel (penchons-nous sur la perfection de la Création) a généré, entre autres, deux principes merveilleux: la résonance et l’effet d’entraînement. Ainsi, deux systèmes similaires comme deux êtres humains vibrant à des fréquences différentes auront tendance à harmoniser leurs fréquences s’ils sont mis en contact. Lors d’un soin, le praticien élève et maintient son niveau vibratoire pour devenir la fréquence dominante, le consultant, par résonance et entraînement, se synchronise sur cette fréquence. L’apport d’énergie ainsi fourni sera utilisé par l’intelligence innée du corps de la personne qui reçoit et agira dans le sens que ce corps estime utile pour favoriser sa guérison.

Re-lier l’Autre à cette puissante énergie de l’Univers

En effet, il ne s’agit pas pour le thérapeute de poser ses mains sur un être en souffrance pour «simplement» soigner des symptômes alors même que le corps de ce dernier appartient aussi bien à l’univers des ondes que des particules comme le démontre désormais la physique quantique. Il s’agit pour le praticien de se connecter à cet amour inconditionnel, à la pure conscience, au vide de son soi, pour re-lier l’Autre à cette puissante énergie de l’Univers.

Celle qui constitue l’essence même de tout être et que le thérapeute (en grec ancien θεραπευτής therapeutes: serviteur, celui qui prend soin de quelqu’un) réactive simplement, tout en faisant circuler par ses mains l’énergie vitale, force de vie qu’il capte au travers de l’air, du soleil et de la terre. Soutenu par l’application d’un protocole rigoureux qui intègre toutes les dimensions de la personne à re-lier, le travail énergétique effectué sur ses centres d’énergie, ses organes et autres différents points, conduit le consultant à une véritable libération intérieure, la clé essentielle de Sa guérison. Servant d’interface au psychisme et au physique, cet accès au Soi supérieur permet de libérer les différents blocages et les mémoires toxiques chez la personne qui accède à un espace intérieur vaste qu’elle découvre pleine de joie, de compassion et de non-jugement d’elle-même. Recouvrer son Être véritable et sa paix intérieure est la véritable alchimie qui nous dégage des traumas physiques et émotionnels ancrés dans le corps, et des croyances et limitations qui entravent la progression de notre Être…

Le rire d’Esther

«Ils vont me faire crever!» Sa première phrase posée, Esther regarde sa tasse de thé comme le fond d’un abîme. J’attends qu’elle se pose, tandis qu’elle sucre et re-sucre sa boisson. Son pied bat la mesure de ses angoisses… Et j’entrevois tout le désarroi et la souffrance de cette femme de 39 ans, maman en solo d’une adolescente − «une vraie peste en ce moment» − lorsqu’elle prononce cette phrase: «je suis partie trop tôt ce soir du bureau (il est 19h30 !), pour bien faire, demain j’y serai à 7h30». Esther vibre telle une corde trop tendue, prête à rompre, et parle de sa vie dont «les contours sont si flous» car pour «bien faire» elle se sent en collision constante avec sa hiérarchie qui la bouscule et sa fille qui l’interpelle! «J’ai mal au dos, un lumbago sur lequel rien n’agit…» se plaint-elle, en plus d’un syndrome du canal carpien qui handicape sa main droite depuis une mauvaise chute. Après avoir aligné énergétiquement sa posture debout, je fais allonger Esther toute habillée sur la table de soins. Ensemble, nous testons les zones de son corps. Ce bilan énergétique lui donne des informations sur son état à l’instant T et me permettra d’observer l’évolution, les changements durant le soin. La séance est belle, douce et, dans des moments précieux, Esther partage ses ressentis tandis que mes mains la reconnectent à son énergie vitale, zone par zone. Celle des intestins, notre deuxième cerveau, est un havre de souffrance pour elle. Doucement mais systématiquement, je libère chaque section, testant sans relâche la diminution de ses douleurs. Esther baille, soupire et plonge dans un micro sommeil réparateur dont elle émerge en riant. «Je me sens si légère».

Ici, pas de psychothérapie

Epaules, nuque, crâne bénéficieront de la même libération avec une attention particulière sur son canal carpien et l’atlas. Passant sur le ventre, elle m’offre son dos à décharger. Ce dos plein de maux lui renvoie ces mots «pour bien faire, plaire…» et un souvenir, une image ancienne qu’Esther, toute étonnée, relie à une source d’enfance… Mais, ici pas de psychothérapie, nul besoin de raconter les choses; l’espace d’amour inconditionnel et sa portée énergétique, le simple partage, le non jugement libèrent Esther de cette mémoire jusqu’alors toxique. Son rire éclate à nouveau, tandis que je dégage sa colonne de ses tensions et son psoas (muscle allant des vertèbres lombaires à la hanche) qui se révèle, sous mes mains, être la source de son lumbago. Après une harmonisation globale et un temps d’intégration, Esther reprend pied doucement dans la réalité, comme au sortir d’une méditation. Son visage reposé reflète la joie, la quiétude, elle s’étire tel un chat, heureuse de sa nouvelle souplesse, «mon lumbago m’a lâchée!». Rajustée, «comme remise dans mon axe», Esther commente ses sensations de clarté d’esprit, d’apaisement et son sentiment d’unité.

Une unité qu’elle consolidera au fil des séances dont deux suffiront pour régler son problème de canal carpien. Ne travaillant plus pour bien faire et plaire mais pour se faire du bien, Esther par le biais de la formation interne a pu changer de service, «lever le pied», trouvant enfin le temps de s’occuper d’elle et, différemment, de sa fille. Sa fille, tout jeune bouton d’Or qui vient désormais s’éclore sur la table de soin, pour «devenir cool comme ma mère aujourd’hui…».

Zoom sur la médecine énergétique

Youri Kheffeits, médecin-praticien russe et chercheur en médecine quantique à l’Institut d’énergétique de Moscou donne cette définition: “La santé consiste dans l’harmonie des relations énergétiques d’information entre l’individu et la Nature. Cette harmonie s’exprime par l’optimisation des mécanismes d’autorégulation, d’autodéfense et d’autoguérison de l’organisme vivant… Soit une dynamique de santé active impliquant la personne tout entière, sur le plan physique, mental et spirituel…” Pour ce faire, la médecine énergétique associe les dernières découvertes sur la nature profonde du vivant issues de la physique quantique et l’expérience millénaire des grands systèmes de médecine traditionnelle chinoise, ayurvédique indienne et yunani greco. Elle traite la réalité énergétique de l’être vivant. En utilisant d’infimes doses de radiations électromagnétiques, soit des quantas d’énergie, elle tend à rétablir le champ électromagnétique de l’information altéré par la pathologie, en ramenant ce champ dans un état stable. Ces émissions électromagnétiques travaillent à l’unisson, en résonance avec les processus d’information énergétique de l’organisme vivant, influençant positivement les fonctions de la cellule, du tissu, de l’organe, puis du système de l’individu tout entier***.

images-2 dans TRANSFORMATION INTERIEURECes quantas d’énergie présents dans l’espace et dans la matière occupent tout le “vide” qui nous entoure et la physique quantique tend à démontrer que chaque mètre cube autour de nous contiendrait une quantité phénoménale de cette énergie !

SOURCE : Katherine Franciscus – La revue de l’U.L.V. 

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Ma santé, mes valeurs

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2013


Ma santé, mes valeurs dans Chemin spirituel telechargement-21Line Valko nous a proposé, lors d’une journée de conférences avec Inge Bergmeister consacrée à ce thème, dans le cadre de l’ULV, une investigation complète et un voyage au cœur de notre corps afin de comprendre comment approcher en toute conscience l’être spirituel que nous sommes. Line nous emmène dans ce parcours essentiel. Line Valko www.holiphysi.ch

La santé est un des thèmes majeurs de nos préoccupations actuelles, qu’il s’agisse de santé physique, morale, psychique, financière, économique, alimentaire, personnelle, collective, universelle. Cela va du « Comment vas-tu ? » de nos rencontres quotidiennes à « la Terre est-elle en bonne santé ? » de nos soucis et pensées les plus réfléchies.

La santé est au cœur de nos préoccupations. La perplexité d’une époque nous apporte chaque jour son lot d’articles de journaux, démissions de radio ou de télévision sur « comment retrouver sa santé, vivre et rester en bonne santé » par des moyens physiques, esthétiques, médicaux et médicamenteux de plus en plus sophistiqués dont on nous assure qu’ils sont les gardiens de notre santé et apporteront la guérison.

Force est de constater que, non seulement, nous sommes tout autant, si ce n’est plus, malade, et nos budgets, tant personnels que nationaux, destinés à nous assurer une bonne santé, explosent. De plus en plus, notre système d’alimentation développe les plats précuits, pré-cuisinés avec des produits dénaturés pré-emballés avec des agents de conservation reconnus pathogènes, ceci ajouté à l’aberration d’une surconsommation de médicaments aux effets secondaires encore plus pathogènes.  Si, en outre, nous considérons une vie de stress basée sur le rendement et la consommation à tout prix, encore une fois, force est de constater que tout ce qui a trait à la santé est récupéré et nourrit une économie dont la seule notion de valeur est celle du profit et du pouvoir sur la masse. Demandons-nous alors ce qu’est la santé et comment il est possible à l’être humain de se tenir debout dans ces conditions ?

J’ose espérer que ces interrogations nous annoncent la fin d’un système de déstructuration morale, éthique et sociale des valeurs telles que celles vécues depuis le début du vingtième siècle. Et je ne peux m’empêcher de faire un lien entre cette déstructuration et ce qu’on identifiait, dans les années 80, comme étant le mal du siècle ; le « mal de dos ». L’homme tient debout par ses principes et ses valeurs et lorsque celles-ci s’écroulent, il y a de grande chances pour lui aussi s’écroule. La question aujourd’hui est donc : « sur quelles valeurs puis-je m’appuyer pour me redresser et tenir debout ? ».

Reprendre nos pouvoirs de vie

Un second paramètre met en évidence la notion de séparation. Jusqu’à la fin du vingtième siècle, on constate une séparation de l’être humain ; un corps délégué à la médecine, une âme déléguée à l’Eglise, d’un côté un mental tout puissant, ordinateur-contrôle de chaque instant, d’un autre une course quotidienne effrénée qui nous disperse. Tout concourt à nous tenir et à nous garder hors de nous.

Ne dit-on pas « Diviser pour mieux régner ? ». Mais alors qui règne ?

Le début du vingt et unième siècle nous laisse entrevoir de grands changements. En tout cas, il bouscule. Ce chevauchement de deux Eres (l’Ere des Poissons et celle du Verseau) nous oblige à penser différemment, à ne pas nous contenter d’appliquer le connu mais de nous interroger pour faire évoluer nos pensées et nos actes.

Ne dit-on pas « L’union fait la force ? ». Mais alors quelle union ?

Et si c’était celle de moi avec moi-même, histoire de me réapproprier qui je suis ? Dépossédé de ses valeurs, je constate dans ma pratique quotidienne de thérapeute que l’être humain ne s’accorde pas ou plus de valeur. Il éprouve aussi de la difficulté à croire qu’il puisse en avoir et parfois même il refus de s’en accorder pour ne pas vivre la responsabilité. Il se minimise et se contente de ce peu. Il est tellement « humain » qu’il lui est difficile d’oser « être », oser s’autoriser à exister dans la conscience d’être important. Le Un-Portant.

Comment et sur quoi est-ce que je me porte ?

Il existe un véritable défi dans l’évolution humaine, celui en relation avec les lois de la gravitation et de l’équilibre : se tenir debout, droit si possible, sur ses deux pieds (en moyenne deux fois trente centimètre sur dix) dans sa verticalité, de manière à présenter le sommet de sa tête au ciel.

Trois étages en interconnexion.

Je situe cette verticalité possible à trois niveaux. Le premier niveau est de l’ordre de l’incarnation-implantation. L’homme « s’implante » à partir du bassin sur deux membres inférieurs aux parties articulées, hanches, genoux, chevilles, pieds. C’est notre relation au sol, à la terre, à nos racines. A la manière dont nous nous déplaçons, dont nous avançons et nous dirigeons, nous puisons notre élévation. C’est la réponse des pieds au sol, d’une force montante et portante. Le second niveau est de l’ordre de la posture, du ressenti et de la relation. Pour le maintien de la posture, nous avons le bassin, le sacrum, la colonne vertébrale et la cage thoracique avec son système cœur-poumon. Pour le ressenti et la relation, les différents organes sont en interrelation constante, parfaitement  organisés. La pièce maîtresse de ce niveau est le sacrum, véritable clé de voûte, qui permet à l’homme de prendre appui et de se dresser, se poser ou se reposer. L’homme s’est redressé pour présenter le sommet de sa tête au ciel, pour devenir « antenne » et développer aussi bien ses racines terrestres – nourriture, ancrage, force portante – que ses racines célestes, source de conscience et d’élévation. Le troisième niveau est de l’ordre de l’organisation et de la pensée. La tête est juste posée sur la colonne cervicale, en réceptivité avec le ciel et libre de toute charge. C’est l’élément sensoriel, par excellence, puisque nous y trouvons quatre de nos cinq sens ; la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût. Le crâne protège notre cerveau, l’ordinateur organe de contrôle, centre de la conscience et lieu de nos pensées.

La vie étant mouvement, nous nous activons et circulons dans ces trois niveaux, tout est interconnecté. La fonction primordiale et essentielle de cette interconnexion est assurée par la respiration qui, par l’intermédiaire du diaphragme, piston infatigable, nous relie au monde extérieur et nous nourrit en faisant circuler l’énergie vitale, inspir-expir intimement lié pour que la vie circule en nous.

Se tenir debout, une énergie d’amour

Nous avons vu sur quoi l’homme se porte, abordons maintenant comment il se porte. Lorsqu’il prend appui sur son sacrum, l’homme se redresse en se déroulant dans sa colonne vertébrale avec la considération que chaque vertèbre est portée par celle du dessous et pour celle du dessus, chacune effectuant un travail bien défini, dans un ordre précis. Si un blocage ou une dysfonction intervient, à n’importe quel niveau, ce sont les étages du dessus et du dessous qui devront effectuer le travail. Si plusieurs blocages à plusieurs niveaux se manifestent, tout se désorganise et il devient difficile de savoir qui fait quoi. L’énergie ne circule pas bien et les fonctions relatives aux différents niveaux sont perturbées.

Dans notre civilisation occidentale où le mental et l’intellect ont pris la première place, tout est concentré vers le haut du corps, surtout vers la tête et il est fréquent de voir des gens qui se portent par les épaules. Celles-ci sont carrément sous les oreille,s sous tension, crispées, les mâchoires sont également crispées, la respiration est dans le haut du corps, courte, vite essoufflée, des maux de tête divers apparaissent ainsi que des fourmillements dans les membres supérieurs. C’est la preuve que cela ne circule pas. Comme le bassin et le reste de la colonne ne sont pas sollicités, pas « habités », ils deviennent flottants, s’affaiblissent (arrivent alors les hernies discales) et l’homme se plaint de maux de dos et ne comprend pas pourquoi. Ceci n’est qu’un exemple.

Habiter son corps demande d’être conscient de ce qui se vit à l’instant dans l’ici et maintenant. Tenir debout, se porter, est un travail constant. Permettre à l’énergie de circuler librement demande d’être présent à soi par l’écoute, le respect, l’estime, la considération et l’amour de soi.

La roue des valeurs…

Autant de valeurs pour vivre le redressement, la verticalité et sa responsabilité d’être humain. L’énergie qui circule ans notre corps le fait au travers d’un immense réseau, comportant de nombreux croisements et carrefours dont les sept principaux, tout le long de la colonne vertébrale, forment des routes d’énergie appelées « chakras ». Ils représentent sept portes, sept niveaux de conscience qui s’ouvrent au moment propice au fil de notre évolution. Ce sont des capteurs, retransmetteurs d’énergie. Ils contiennent et retransmettent nos blocages et nos angoisses. Ils sont en rapport avec nos glandes endocrines et par leur intermédiaire, ils vitalisent les organes qui leur correspondent. On leur associe les sept premières valeurs des douze valeurs fondamentales.

Le premier chakra. Situé au niveau du périnée, de couleur rouge, il correspond à notre enracinement, à notre ancrage. C’est le « oui » à la vie, à la volonté de vivre. C’est oser l’incarnation. Il détermine notre condition physique, notre rapport à la Terre, à la manière dont nous laissons monter la sève en nous pour assurer une bonne irrigation et des appuis solides. Il est relié aux fonctions d’élimination et de reproduction. La valeur associée et celle du COURAGE.

Le second chakra ou chakra sacré. Situé au niveau du sacrum à l’arrière et de l’abdomen entre le nombril et le pubis à l’avant, il est de couleur orange. C’est le lieu du ressenti profond, de notre intimité, de notre jardin secret, de ce qui nous « prend aux tripes ». Mieu du désir et du plaisir qui, reconnus et vécus, expriment la joie. C’est le lieu où je suis moi avec moi-même, dans l’authenticité et la reconnaissance de mon être, en toute sincérité. La valeur associée est celle de l’HONNETETE…

Pour lire la suite, se reporter à la revue de l’ ULV MEDIAME N° 3 à commander sur www.universite-livre-des-valeurs.com

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Science et Conscience des thérapies énergétiques

Posté par othoharmonie le 7 août 2012

Science et Conscience des thérapies énergétiques dans Nouvelle conscience les-coquelicots-225x300Comme une éponge qui emmagasine les liquides, la mémoire de nos cellules enregistre nos chocs émotionnels, qu’ils soient constitués de douleurs, de colères, de joies, de peines ou de toutes autres sortes. Sans pour autant me faire passer comme experte en biologie, nous savons que la cellule est l’unité fondamentale, fonctionnelle et reproductrice de tout être vivant. Nous savons tous que notre corps n’est autre que des groupes de cellules unies et coordonnées pour remplir une ou des fonctions vitales. La cellule est la plus petite représentation de l’être vivant. D’ailleurs, certains êtres sont faits d’une seule cellule. Au sein de la cellule, il y a un noyau dans lequel les informations sont traitées et exécutées (ADN/RNA). Sans aller plus loin dans nos détails, il est un fait scientifique que la cellule représente l’être humain dans sa plus petite forme.

En dépit de cette évidence scientifique de l’importance de la cellule, on tend à minimiser son rôle dans la compréhension de nos maux. On oublie souvent que l’être humain, avant de devenir ce colosse, n’a été qu’une cellule qui s’est divisée et multipliée. En un mot, au sein de notre cellule, il y a toutes les informations nécessaires pour reconstruire un être humain si ce dernier devait disparaitre. Cette connaissance a permis aux scientifiques de développer ce qu’on appelle le clonage qui consiste à dupliquer un être en utilisant une de ses cellules. Elle a permis également aux thérapeutes d’apporter une guérison en profondeur de nos maux et douleurs. En conclusion, nos cellules sont dotées de mémoire et d’intelligence.

En tant qu’organisations intelligentes de notre corps, nos cellules prendront aussi en compte le vécu légué par nos aïeux tels que les maladies, les problèmes congénitaux, les douleurs irascibles etc. et se verront rangés méthodiquement dans notre cerveau comme le ferait un libraire méticuleux, soucieux de tenir à jour sa grande bibliothèque. Maintenant que nous avons une idée du fonctionnement et du rôle de nos cellules, notre prochaine question serait d’où viennent nos maux ?

Tout mal résulte de l’accumulation d’énergie superflue canalisée dans une partie déterminée du corps provoquant une tension dans le système nerveux. Ces énergies devront être ré-harmonisée et redirigée par des modes opératoires tels que des exercices de gymnastiques ou respiratoires afin de lutter efficacement contre les douleurs symptomatiques. Les maux peuvent se représenter sous plusieurs formes et je compte en énumérer quelques-uns uns :

  • Le négativisme, le doute ou encore la non-croyance peuvent être associés à l’effet boule de neige, ils ne constituent pas une menace immédiate avant que la boule ne se transforme en avalanche. Ce mode de pensée interagit sur le système nerveux et contribue à l’affaiblissement et à l’épuisement complet de l’organisme (cerveau, poumons, foie, cœur, vitalité générale).
  • Le positivisme quant à lui peut réaliser des miracles et émettre des ondes bénéfiques constituant le ’’fluide magnétique’’. L’amour, la compassion, le désir et la volonté de secourir, l’intention de donner le meilleur de soi-même, tous ces facteurs renforcent et augmentent les innombrables possibilités et la puissance de ce transfert d’énergie vitale.

Les moyens utilisés pour palier à ces maux sont nombreux. Qui, dans son proche entourage ou dans ces relations, n’a pas entendu parler d’un guérisseur ayant la faculté de soigner les brûlures, les douleurs, l’eczéma, les migraines, les verrues et autres affections du corps et de l’esprit?

Qu’il soit magnétiseur, guérisseur, rebouteux, radiesthésiste, géobiologiste, naturopathe, bio-énergéticien, aromathérapeute, tous utilisent l’énergie vitale universelle et naturelle par le biais de diverses techniques (magnétisme, reiki, massage, relaxation, réflexologie, kinésiologie, argilothérapie, radiesthésie, cristallothérapie, chromothérapie, musicothérapie, phytothérapie, aromathérapie, élixirs de fleurs ou de pierres précieuses, prières etc.…) et ont pour objectif commun de redonner équilibre physique, psychique, joie de vivre et harmonie du corps tout en apportant une dimension humaine, spirituelle et harmonisante aux soins divulgués. Ces épithètes pompeuses données à ces guérisseurs révèlent souvent un caractère initiatique et intimidant, pourtant ils n’ont rien de surnaturel. Les habilités qu’ils possèdent, souvent considérées comme des « dons », sommeillent en chacun d’entre nous et ne demandent qu’à émerger du plus profond de notre conscience afin de s’exprimer à travers nous. Un thérapeute n’est autre qu’un individu conscient de ses capacités de se guérir et de guérir ou soulager les maux de ceux qui viennent à son contact.

Nous sommes comme la fleur qui a besoin de lumière pour s’épanouir, certains d’entre nous se ressourcent en se connectant à l’énergie du cosmos, d’autres à l’énergie de la terre, d’autres encore se ressourcent dans la nature : l’air, l’eau, le sol, les montagnes, les arbres, les plantes… 

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Esprit de Guérison

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2011

L’Esprit de guérison
Une autre lecture des guérisons du Christ 

Par Jean-Claude Genel dans l’article issu de la source : http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=5         

               

Esprit de Guérison dans Auto-Guérison guerison.gifPour mieux comprendre le processus invisible de toute guérison, mais aussi les notions mystiques de “ centre ” et de manifestation de la foi, une scène de la vie du Christ peut nous aider. Il y est question de la guérison d’une femme et du “ réveil ” d’une enfant de douze ans, fille du chef de la synagogue. En apparence, rien ne semble lier ces deux événements, mais en entrant dans leur valeur symbolique, nous allons nous intéresser à l’action d’une trame invisible, que j’appelle l’esprit de guérison, que nous révélons aux moments critiques de notre vie. 

De quelle foi cette femme – appelée l’hémorroïsse – s’est-elle revêtue en voulant toucher le manteau de Jésus ? A quel centre a-t-elle accédé pour se libérer de douze années d’hémorragies ? Jésus n’étant pas intervenu, il serait donc possible de se guérir seul. Mais quel est le sens de ces paroles : “ Ta foi t’a guérie ” ? Voyons comment la présence christique a mis en scène cette histoire d’âmes. 

Cette femme a cru, elle a mis dans son acte tous ses sentiments, toute son intention, toute sa foi. Elle a déclenché ce mécanisme sans même s’en rendre compte. Mais elle y a pensé… pendant douze ans ! Douze années de galère dirions-nous aujourd’hui pendant lesquelles elle a consulté tous les médecins possibles et elle a “ dépensé tout son avoir ”. Et que lui restait-il en désespoir de cause, sinon de s’abandonner à sa foi ? Or sa foi est récompensée, Jésus arrive dans son village. Elle décide d’aller à sa rencontre malgré son impureté qui le lui empêche (selon la loi juive). Passant au-delà de cette humiliation constante vécue depuis si longtemps, elle ose le tout pour le tout. Peut-être a-t-elle pensé : s’il est vraiment le Christ, le Messie, le Fils de Dieu, il est donc amour et il passera outre à mon impureté. ? 

 

Retrouver sa dignité devant tous 

Tout en elle sait qu’elle va toucher l’amour. Il est saisissant de voir d’un côté la foule inconsciente qui presse Jésus et de l’autre cette femme, seule et consciente qui vient seulement effleurer le bas de sa robe. De plus, dès que Jésus demande qui l’a touché, « tous s’en défendent », à commencer par Pierre. En réalité, le Christ sait qu’un seul être vient de le rencontrer par son âme. Et en demandant avec insistance qui l’a touché, Jésus incite la femme à retrouver sa dignité devant tous. Il l’oblige à venir devant lui, à quitter l’ombre où elle a vécu pendant douze ans pour venir en pleine lumière face à lui. D’impure qu’elle était et connue comme telle, elle redevient pure puisqu’elle s’est guérie. Elle vient témoigner de toute la foi dont un être est capa-ble. En obéissant au Christ en elle et à Jésus devant tous, elle prend place sur le devant de la scène. Comme pour l’épisode de la femme adultère (Jean 8, 1 à 12), au milieu de la foule qui forme un cercle, deux êtres se rencontrent au centre – l’être humain et l’être divin – deux êtres témoignent de l’union des contraires – pureté et impureté. La femme qui vient de toucher son propre centre dans l’invisible est maintenant au centre dans le visible. Elle conte son histoire, se dévoile et par la même dévoile les lois divines. Elle a reçu l’amour, elle a été équilibrée dans ses polarités masculines et féminines, elle a guéri. Jésus la laisse témoigner et, au point culminant, lui dit : « Va, ta foi t’a guérie ! » À partir de ce moment tout est scellé. Elle et Jésus sont un seul être, le point dans le cercle, symbole du soleil, symbole du Christ. Dans la vibration, ils sont un couple, l’alchimie a eu lieu. 

Le subtil mécanisme de guérison 

Entrons maintenant dans le subtil mécanisme de cette guérison. Comment cela s’est-il passé ? Une femme erre pendant douze ans sans jamais trouver le « bon médecin ». N’a-t-elle pas fait ainsi le tour du zodiaque, un cycle complet qui la ramène au point de départ ? Ce point de départ n’est pas la maladie, comme nous pourrions le croire, mais plutôt une incapacité à accéder au véritable âge adulte, c’est-à-dire à passer des lois de Moïse (les dix Commandements) à celles que Jésus vient révéler. Les saignements périodiques font de la femme juive un être impur, ce qui l’éloigne de la communauté. Inconsciemment, l’hémorroïsse prolonge ses saignements tant qu’elle n’a pas trouvé le chemin des lois nouvelles, celles qui guérissent du passé dans lequel les peurs, les dogmes et les interdits nous maintiennent encore aujourd’hui. Au terme du cycle, du retournement complet, elle n’avait plus aucun espoir. « Elle a dépensé tout son avoir. » ! C.G. Jung affirmait qu’on guérit avec ce que l’on est, pas avec ce que l’on a. Mais « avoir » peut aussi se lire en deux mots, « à voir », comme au jeu de cartes où l’on mise son argent pour voir le jeu de l’autre. La femme a donc montré tout ce qu’elle possédait extérieurement, mais le temps est venu pour elle de découvrir ce qu’elle est intérieurement : l’essentiel symbolisé par la venue de Jésus. Elle sait qu’il vient, elle sait qu’il est la seule richesse, la richesse intérieure. Elle attend un miracle, elle le définit, elle l’organise pour qu’il se produise. Elle doit désobéir aux lois anciennes en s’approchant du Christ, mais n’ayant plus rien à perdre, elle saisit l’occasion. 

A la rencontre de soi-même 

81133190bouddhafy0-gif dans Auto-GuérisonElle a mis en place tout un mécanisme de pensée et elle est partie à la rencontre d’elle-même. Aux yeux du Christ – l’être divin en soi – elle ne peut pas être impure, bien au contraire, et c’est emplie de la foi qu’elle part le toucher. Sa foi lui dicte la plus extrême discrétion pour ne pas être repoussée par ceux qui la connaissent et parvenir jusqu’à Jésus. Elle va le toucher discrètement, sans que personne ne la remarque… elle sait qu’elle sera guérie. Elle y met une foi extraordinaire, mais en même temps déclenche un processus irréversible : elle se place en elle-même, dans sa véritable richesse. Quelle est cette richesse, cette foi ? Pour moi, la foi est alimentée par les acquis de vies antérieures, elle grandit donc toujours plus. Même si l’hémorroïsse n’en comprend pas le mécanisme, à travers sa foi elle mobilise tous ses acquis pour toucher son christ intérieur, l’éveiller. C’est parce qu’elle réussit cette rencontre dans l’invisible que Jésus lui demande de l’expliquer à tous. Il révèle ainsi une scène symbolique, une parabole, capable d’être comprise de nos jours à un autre niveau de conscience. 

Renversement de conscience  

Le renversement de conscience inhérent à toute guérison peut aussi s’expliquer de cette manière. Le nombre 12 (douze ans d’hémorragies) correspond à l’arcane 12 du Tarot de Marseille : le Pendu. Il concerne le renversement de conscience que cette femme a su accomplir en trouvant sa vraie richesse. Le nombre 12 est composé du 1, le Bateleur, et du 2, la Papesse. D’après ces la-mes, la femme possède tous les outils pour lire dans son livre de vie. Et  1 + 2 = 3 (les lois divines) elle devient ces lois divines et ne peut plus être malade. 

En utilisant le langage des initiés, ou langue des oiseaux, un mot résume à lui seul cette parabole. Il explique le processus de guérison ; c’est « hémorragie ». Phonétiquement, on peut alors décomposer « hémorragie » ainsi : “ aime–or–agit ”. La femme va vers le Christ, elle va donc vers l’or, vers la lumière et elle le fait par amour, elle aime. Enfin, elle va toucher son vêtement, donc elle agit. 

Accomplir en soi-même le passage 

Cette femme connaît les lois anciennes, celles de Moïse, et pressent les nouvelles incarnées par Jésus. Elle ne renie pas les unes pour les autres, mais s’incline au contraire devant celui qui les a dépassées : elle touche son vêtement, et pas n’importe quelle partie, la frange munie d’un fil violet (appelé également phylactère) rappelant les commandements de Dieu. Elle fait donc le lien, accomplit en elle-même le passage vers les nouvelles lois préfigurées par Jésus le Christ. Elle relie les deux triangles formant l’étoile de David et en occupe le centre, la loi de son âme. En puisant à la source, la foi, elle a su dégager les nouvelles lois des anciennes et peut en rayonner l’esprit. 

Parallèlement à cet événement, une enfant de douze ans meurt. Elle est la fille de Jaïros, le chef de la synagogue. Pourquoi ces deux situations se déroulent-elles ensemble et comment les relier ? 

Les lois qui nous gouvernent 

arbres-gif-054L’âge de l’enfant est symbolique : 12 ans. L’enfant est donc né alors que la femme commençait à saigner. Symboliquement, le passage de l’enfance à l’âge adulte doit s’effectuer. Mais la mort de l’enfant semble venir contrarier ce plan. C’est alors que Jésus la transforme en passage vers la nouvelle vie (l’âme–or). Comme l’hémorroïsse, Jaïros vient vers Jésus, lui aussi se prosterne à ses pieds sachant qu’il est le seul à pouvoir sauver sa fille. Jaïros est le représentant officiel des lois de Moïse, mais il se tourne vers les nouvelles, opérant le renversement de conscience indispensable. Cela peut paraître étonnant de la part d’un rabbin, mais n’oublions pas qu’il est avant tout un père et qu’il s’agit de sa fille unique, symbole de l’âme des lois anciennes. Ses sentiments – les lois qui nous gouvernent – sont touchés. En se présentant devant Jésus, Jaïros libère l’âme de ses sentiments : les vertus. Et celles dont il fait preuve d’emblée sont l’humilité et la simplicité. De plus, son action permet et à sa fille de vivre son propre renversement de cons-cience puisqu’elle meurt et elle revient à la vie. N’est-ce pas ce que nous pourrions appeler une expérience de mort imminente ou N.D.E. ? C’est parce que son père accepte sa propre impuissance et regarde vers l’avenir (Jésus) que sa fille revient à la conscience. Sa fille mourante a allumé en lui la flamme de la foi et il est devenu puissant par son humilité. Il ne transgresse pas les lois mais implore Dieu. Il ose le geste et la prière, il ose la démarche pour grandir intérieurement.
De son côté, la femme aux hémorragies quitte, elle aussi, ces mêmes lois et guérit, c’est donc une naissance. Face à la demande de Jaïros, Jésus redonne naissance à l’enfant, il réveille ce qui est endormi, il donne un nouveau souffle aux lois. Pour cela il n’appelle pas l’enfant par son prénom, mais dit simplement : « Mon enfant ! » Il réveille ainsi la pureté oubliée et rappelle l’âme dans le corps, dans le temple. Il rappelle l’enfant endormi comme certaines épreuves nous rappellent les forces vives endormies en nous-mêmes.
 

En guise de conclusion 

Je dirai qu’avec la maladie, nous ne sommes plus logiques. Nous sommes obligés de faire intervenir autre chose et ces deux guérisons le prouvent. C’est pourquoi la maladie nous élève. Certes, il y a parfois la peur de mourir, souvent la peur de souffrir, mais il y a toujours la possibilité de se transcender. La maladie n’est pas quelque chose de négatif. Cela le devient chaque fois que nous n’osons pas le changement, le mouvement qui nous conduit invariablement au centre de nous-mêmes, là où coule la vraie vie. La maladie est destinée à nous guérir totale-ment, et pas seulement des symptômes. Elle est aussi un chemin qui nous permet de travailler avec le cœur, de faire appel à tout ce que l’on est, à tout ce que l’on connaît et même à ce que l’on ne connaît pas de soi. 

Devant la maladie, nous avons la même réaction qu’une mère dont l’enfant serait en danger. Nous sommes capables d’oublier toutes nos peurs et de dépasser tous nos blocages pour accomplir la seule chose qui compte : être sauvé, à l’exemple de la mère qui transcende sa peur pour sauver son enfant. Mais alors, quel rôle l’enfant joue-t-il ? Celui du « centre » de la mère ; parce qu’elle y met tout son amour, tout ce qu’elle possède en elle de beau et qu’elle ressent pour lui. La maladie est ce  »centre provisoire » qui fait aller à l’essentiel. C’est ce que nous sommes invités à faire chaque jour, au quotidien, pour prouver la vérité de l’esprit qui nous anime et qui fait de nous des êtres spirituels. 

Encadré : Évangile de Luc 8,40-56 

« L’esprit de guérison » 

« A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car ils étaient tous à l’attendre. Et voici qu’arriva un homme du nom de Jaïros ; il était chef de la synagogue. Tombant aux pieds de Jésus, il le suppliait de venir dans sa maison parce qu’il avait une fille unique, d’environ douze ans, qui était mourante. Pendant que Jésus s’y rendait, les gens le serraient à l’étouffer. 

Il y avait là une femme qui souffrait d’hémorragies depuis douze ans ; elle avait dépensé tout son avoir en médecins et aucun n’avait pu la guérir. Elle s’approcha par derrière, toucha la frange de son vêtement et, à l’instant même, son hémorragie s’arrêta. Jésus demanda : « Qui est celui qui m’a touché ? » Comme tous s’en défendaient, Pierre dit : « Maître, ce sont les gens qui te serrent et te pressent ». Mais Jésus dit : « Quelqu’un m’a touché ; j’ai bien senti qu’une force était sortie de moi ». Voyant qu’elle n’avait pu passer inaperçue, la femme vint en tremblant se jeter à ses pieds ; elle raconta devant tout le peuple pour quel motif elle l’avait touché, et comment elle avait été guérie à l’instant même. Alors il lui dit : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix ». 

Il parlait encore quand arrivé de chez le chef de synagogue quelqu’un qui dit : « Ta fille est morte. N’ennuie plus le maître ». Mais Jésus, qui avait entendu, dit à Jaïros : « Sois sans crainte ; crois seulement et elle sera sauvée. » 

A son arrivée à la maison, il ne laissa entrer avec lui que Pierre, Jean et Jacques, avec le père et la mère de l’enfant. Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Jésus dit : « Ne pleurez pas ; elle n’est pas morte, elle dort ». Et ils se moquaient de lui, car ils savaient qu’elle était morte. Mais lui, prenant sa main, l’appela : « Mon enfant, réveille-toi. » Son esprit revint et elle se leva à l’instant même. Et il enjoignit de lui donner à manger. Ses parents furent bouleversés ; et il leur ordonna de ne dire à personne ce qui était arrivé. » 

 

Barre séparation

 

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Le Manuscrit de Marie-Madeleine

Posté par othoharmonie le 8 mai 2011

M’étant procuré le livre de TOM KENYON et JUDI SION, sorti en 2008 aux éditions Ariane,  une constatation troublante m’a donné envie de reproduire ici la partie intitulée « Le Manuscrit transmis par Marie Madeleine » en page 15 de ce livre. Oui, effectivement, la pratique de la MAGIE d’ISIS et l’ALCHIMIE d’HORUS décrits dans ce Manuscrit, est tout à fait ce que nous appelons aujourd’hui le TAO de la sexualité (ou tantrisme) que j’ai expérimenté moi-même, avec l’aide des explications de MANTAK CHIA dans ses deux livres dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois sur ce blog :

Le Manuscrit de Marie-Madeleine dans La Sexualité Sacrée flecheici pour le féminin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-2/ .

fleche dans La Sexualité SacréeEt également ici pour le masculin : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/18/le-tao-de-lamour-retrouve-1/

Enfin, lisez et vous me donnerez vos impressions …

Voici donc le contenu : pages 15 à 61

LE MANUSCRIT DE MARIE MADELEINE 

(initiation à la Magie sexuelle d’Isis)  flecheUN 

« J’ai été élevée dans une famille pour qui la magie était familière. Mon père venait de Mésopotamie et ma mère était égyptienne. Avant ma naissance, elle avait adressé des prières à Isis pour avoir un enfant. Cet enfant, c’est moi. On me connaissait sous le nom de Marie Madeline.

Lorsque j’ai eu douze ans, on m’a envoyée étudier dans une communauté secrète d’initiés protégés par Isis. J’ai reçu les enseignements secrets de l’Egypte, les alchimies d’Horus et la magie sexuelle du culte d’Isis. Lorsque j’ai rencontré celui que vous appelez Yeshua, j’avais déjà reçu toutes les initiations. Je m’étais préparée à faire sa rencontre au puits. Les Evangiles font de moi une prostituée, car tous les initiés de mon ordre portaient un bracelet en or représentant un serpent ; cela signifiait que nous pratiquions la magie sexuelle, par conséquent, aux yeux des Hébreux nous étions des prostituées.

Lorsque j’ai vu Yeshua et que nos regards se sont rencontrés, j’ai su que nous étions destinés l’un à l’autre. Ce que je m’apprête à vous dire n’est connu que de ceux qui étaient avec moi. Bien des légendes ont couru concernant ce qui est arrivé. Mais pour moi c’est l’histoire d’un très grand amour. Que Yeshua ait eu une vision du monde, cela ne me concerne pas. Mon histoire est une histoire d’amour. Beaucoup de gens ont suivi Yeshua. Et les occasions que nous avons eues d’être ensemble n’ont pas été nombreuses. Les Evangiles n’évoquent pas ces faits, car seuls ceux qui étaient avec nous le savaient. Avant que Yeshua se rendre au jardin de Gethsémani, nous avons conçu un enfant, dont le nom devait être Sarh.

flecheDEUX 

L’histoire que je m’apprête à vous raconter va paraître fantastique. Je me souviens des roseaux de Saintes-Maries-de-la-Mer, bien qu’évidemment l’endroit ne portait pas ce nom à l’époque. C’est là que notre bateau a approché du rivage. Sar’h était encore très jeune. Elle n’avait pas un an. J’étais déchirée entre le chagrin et l’ébahissement le plus total. J’étais présente quand Yeshua a été crucifié. Avec sa mère, nous l’avons accompagné jusqu’à sa tombe et nous l’avons enveloppé. Je me souviendrai toujours de l’odeur de la myrrhe. C’est l’un des onguents que nous avons utilisés. Yeshua m’est apparu dans son corps de lumière. Je ne pouvais en croire mes yeux ; voilà pourquoi j’ai touché ses blessures. Les disciples étaient jaloux du fait qu’il soit venu à moi en premier.

C’est très bizarre d’un côté, mon bien-aimé était transporté dans une autre dimension, un autre monde, de l’autre côté, moi et notre fille traversions la Méditerranée seules, sans lui. Nous n’étions plus en sécurité et nous avions dû quitter l’Egypte où nous nous étions réfugiées. Lorsque nous avons fait la traversée et sommes arrivées sur les rives de ce qui allait devenir la France, tout était encore sauvage. Ce sont les prêtresses du culte d’Isis qui nous accueillirent, et nous nous sommes mises en chemin en direction du nord pour nous placer sous la protection des druides, car Isis les avait avertis ; ils avaient entendu son appel qui leur demandait de protéger sa fille, Sar’h. C’est ainsi que nous avons cheminé jusqu’à une autre vaste étendue d’eau, que nous avons traversée pour nous retrouver dans ce qui est aujourd’hui l’Angleterre. Et là, on nous a mises au secret dans le saint des saints des druides, au Tor et à Glastonbury. Nous étions moins en danger ici qu’en Israël ou en Egypte, mais l’influence de Rome s’étendait  jusqu’en Angleterre et nous avons dû nous cacher.

Nous avons vécu là pendant des années, et c’est à cet endroit que Sar’h a épousé un homme dont les descendants sont les chevaliers du Temple. Pour ma part, je suis allée vers le nord au Pays de Galles, là où j’ai vécu jusqu’à la fin de mes jours. Je dois dire que pendant ces années où j’ai vécu seule au bord de la mer. Yeshua m’a souvent rendu visite. Bien entendu, pas comme avant, car son était constitué davantage d’énergie et de lumière que de chair, mais c’était tout de même extraordinaire de me trouver de nouveau avec lui. A ma mort, il était là et m’a emportée vers ce que certains appellent le paradis qui, en vérité, est simplement un espace dans l’âme.

flecheTROIS 

Je commence mon récit par la rencontre à la margelle du puits, car par bien des côtés, c’est ici que ma vie a commencé vraiment. Toutes les années auparavant n’ont été qu’une préparation à cette rencontre. Ce matin-là, je sentais que quelque chose se préparait. Il y avait en moi un sentiment d’excitation –une sorte de tremblement des bras et des jambes – même avant notre rencontre. J’étais déjà au puits avant qu’il arrive. J’avais déjà descendu mon seau dans le puits, et il est venu me prêter main-forte. Certains des disciples, voyant le bracelet en serpent d’or, ont pris pour acquis que j’étais une prostituée et furent consternés que leur maître vienne en aide à une personne comme moi. Mais cela ne me toucha point. J’étais dans un autre monde, transportée par les yeux de Yeshua. Nos regards se rencontrèrent, et ce fut comme si je contemplais l’éternité entière. A ce moment-là, je sus que c’était pour lui qu’on m’avait préparée – et lui aussi le savait.

Je l’accompagnais, me tenant aux derniers rangs de ceux qui le suivaient, et le soir venu nous nous éloignions ensemble ; pas tous les soirs cependant, car il était très recherché. Moi qui avait été formée aux alchimies d’Horus et à la magie sexuelle d’Isis, et qui était considérée comme une adepte avancée par mes maîtres, la première fois que je fus dans les bras de Yeshua, je tremblais comme une feuille et je dus lutter pour retrouver dans mon désir le chemin central qui mène au trône  le plus élevé, chemin qui avait fait l’objet de ma formation. En mariant les techniques que j’avais apprises et les méthodes qu’il avait assimilées en Egypte, Yeshua et moi avons réussi à charger son corps ka, son corps énergétique d’une lumière et d’une force plus importante, de façon à ce qu’il lui soit plus facile de travailler avec ceux qui venaient le voir. Et voilà exactement ce qui est arrivé. Et ce n’est pas sans ironie que les Evangiles rapportent que j’étais au puits lorsque Yeshua est arrivé. Mais, ces nombreuses nuits où Yeshua et moi étions seuls, c’est lui qui vint à mon puits, pour s’abreuver par moi aux puissances d’Isis se recharger et se renforcer.

flecheQUATRE 

Je m’arrête un instant pour contempler tout ce qui est arrivé ; on dirait un rêve, un rêve d’une clarté extraordinaire encore aujourd’hui. A raconter cette histoire, mon cœur tremble comme si c’était hier. Ma première nuit avec Yeshua se dessine dans mon esprit aussi clairement que les cieux au-dessus de Jérusalem.

Après avoir réussi à vaincre mes désirs de femme et m’être élevée dans l’alchimie spirituelle à laquelle j’étais formée, j’ai pu voir la forme spirituelle de Yeshua – déjà lumineuse, déjà resplendissante de lumière. Une colombe se tenait au-dessus de sa tête, et des rayons dorés en émanaient. Sa forme spirituelle reculait les sceaux de Salomon, Hator, Isis, Anubis et Osiris, confirmant qu’il avait subi ces initiations. Il présentait aussi d’autres symboles que je ne comprenais pas, car ils provenaient de cultures qui m’étaient inconnues ou sur lesquelles je n’avais pas reçu d’enseignement ; mais à partir des sceaux égyptiens que je reconnaissais, je conclus qu’il était sur le sentier du dieu suprême Horus. Il n’était toutefois pas encore passé par son initiation à la mort, et je savais que c’était justement la raison pour laquelle j’avais été attirée vers lui cette fois-ci – afin de consolider son âme grâce aux pouvoirs d’Isis et de la Mère cosmique, de sorte qu’il puisse traverser le portail des ténèbres et atteindre Horus.

Cette nuit-là, après avoir fait l’amour et ainsi maniés nos corps spirituels et les avoir fusionné l’un à l’autre, et l’alchimie ayant déclenché ses effets en nous, Yeshua se laissa gagner par le sommeil. Tandis que je le tenais dans mes bras je sentis un changement s’amorcer en moi, un désir de le protéger, l’espoir d’être toujours avec lui, et j’eus en même temps, conscience que nous serions séparés par des forces plus puissantes que ma volonté.

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L’auto-guérison

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2010

Gifs...Papillons                  La guérison intégrale  

                              

Qu’elle soit symptomatique de manque d’amour ou consécutive à un désir spirituel de sanctification, la maladie nous exhorte toujours à trouver la voie de l’harmonie intérieure. 


Malheureusement, notre vision dualiste d’un divin uniquement extérieur à nous et nos préjugés à l’égard de ceux qui disent avoir “réalisé Dieu”, nous font appréhender cette notion de conversion spirituelle avec parfois un peu trop d’ironie… 

 

Je me  suis longtemps questionnée

 

Mais Jésus-Christ sur la croix ne nous a-t-il pas montré que l’ultime chemin de paix passait par l’abandon total au “Père qui est aux cieux” autrement dit, à cette flamme divine et salvatrice logée au plus profond de notre âme ? 

Et nous-mêmes, lorsqu’une épreuve nous exhorte au dépassement, ne cherchons-nous pas instinctivement à imposer silence à notre mental pour laisser parler en nous une Energie supérieure ?

 Ayant pour modèle Jésus, bien des déductions me sont apparues

En réalité, le miraculé n’est pas un élu touché par une grâce divine agissant indépendamment de son libre arbitre, mais un être qui a su s’ouvrir pleinement à l’harmonie intérieure qui l’habite. De même, l’état d’extase spirituelle tant évoqué par les mystiques n’est pas une récompense du ciel mais le fruit de la dilatation totale de l’ego à l’identité profonde de l’être

Mais s’il est vrai que l’idée d’une ouverture spirituelle subite nous paraît quelque peu utopique, nous pouvons tout au moins apprendre chaque jour à faire taire notre mental conditionné pour laisser parler notre cœur : notre divine conscience. C’est ainsi que nous ressentirons peu à peu l’envie et la force de nous construire en faisant le choix de la santé spirituelle. Et bientôt, nous serons tout surpris de voir guérir, à leur tour, les parties les plus denses de notre être… Car il est vain de soigner son corps physique sans chercher à répondre aux messages spirituels contenus dans toute souffrance, dans toute maladie. 

«Lorsqu’une âme vient vers toi pour te demander des soins, ne perds jamais de vue que c’est l’élévation vers la spiritualité qu’elle désire au plus profond d’elle-même… Tout ce qu’elle essaie de te dire à travers le langage de la maladie et de la souffrance, c’est : aidez-moi à retrouver le chemin qui mène au Saint des Saints… » 

Une telle démarche implique de toute évidence, une attention soutenue à Soi

A défaut de compter sur la réunion de toutes les bonnes volontés, considérons au moins l’intégralité de notre être surtout si nous avons “choisi” la douloureuse épreuve de la maladie. Abandonnons-nous le plus possible au Divin qui demeure en nous à travers cet Etre lumineux que nous sommes par essence, cet autre nous-mêmes. Essayons quotidiennement de redevenir cet Etre tout amour et manifestons-le dans des démarches positives tant pour notre santé physique que spirituelle. Ouvrons-nous aussi à ceux qui savent être des canaux de Vie. Nous sommes aimés et sauvés d’avance ; la “suite” est une question de libre arbitre… 

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Parmi mes lectures professionnelles 

Carl JUNG a observé que l’homme oublie trop facilement la tâche qui consiste à s’auto-réaliser. Il est souvent bien commode d’éviter ce qui comporte le plus de sens pour nous en tant qu’être humain et de prendre le chemin de la moindre résistance. Le chemin qui mène au sens et à la réalisation de soi, Jung l’a appelé le « processus » d’individuation« . 

  Ce processus comporte deux phases

·          la première est en relation avec le développement de la « personna » qui est un masque ou une série de masques que nous portons dans la vie. Cette première phase passe à travers tous les défis rencontrés entre la puberté et l’âge de quarante ans. Cette période regorge de choix de vie opposés : la liberté ou l’engagement, le besoin de solitude ou l’intimité, pour n’en nommer que quelques uns. Cette phase alterne entre introversion et extraversion. 

·         la seconde phase, qui généralement commence vers quarante ans, apporte l’occasion de découvrir un sens plus profond et plus personnel à sa vie Cette phase comporte à elle seule, deux démarches

- devenir de plus en plus conscients de ces aspects de nous-mêmes que nous avions laissés de côté : quelle que soit la crainte que nous inspire cette entreprise, nos aspects cachés ont un cadeau magnifique à nous offrir. 

- la quête de l’intégralité. Ayant reconnu nos parties cachées, nous devons les accueillir et les intégrer. Elles nous enrichissent et nous font découvrir que le sens de la vie vient de la réalisation de l’unicité et de l’individualité. 

Il s’avère aujourd’hui d’une importance capitale, je pense, à être davantage conscient de nous-mêmes, c’est-à-dire faire l’expérience consciente de ce qui se passe en nous aux niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel.

Comme je vous l’ai déjà raconté sur ce blog dans « Expériences » qui se trouve ici : http://othoharmonie.unblog.fr/2010/04/09/maladie-et-auto-guerison/ 

le plus gros soucis de santé qui me soit donné à comprendre et à décortiquer, ce fut un problème de glande Thyroïde pour lequel j’étais alors sensée être prisonnière, « à vie », de la prise de médicaments, jusqu’à la possible opération dans les années qui auraient suivi. 

Or, mon choix s’est plutôt tourné vers la compréhension de ce que mon corps souhaitait me faire comprendre. Et je vous donne ici la méthode que j’ai utilisée pour entrer en communication consciente avec mon corps m’appelant « au secours » ! ….

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 Et la révélation de mon état m’est apparue effectivement avec l’aide de ce livre :   

LE GRAND DICTIONNAIRE DES MALAISES ET DES MALADIES de Jacques MARTEL 

comprendre : Vidéo 1  - 8 min – 28 janv. 2008

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Ce dictionnaire se veut un outil d’ouverture de conscience et de recherche pour soi-même, pour sa famille ou pour ceux qui nous entourent, ainsi qu’un complément à toute approche, qu’elle soit médicale ou en lien avec les médecines douces. Ce livre peut servir d’outil de compréhension, d’investigation et de transformation pour aider chacun dans sa démarche globale de guérison, tout comme il m’a aidé moi-même. 

On peut ainsi recouvrer santé, bien-être et joie de vivre. 

Le lecteur peut utiliser la technique d’intégration expliquée dans ce livre pour lire les paragraphes concernés, afin de permettre un changement salutaire d’attitudes, de comportements ou de pensées, dans le but de désactiver la source du conflit qui est à l’origine du mal-être, conscient ou inconscient, amorçant ainsi le processus de guérison.

Je le répète ici encore : L’ultime but de la vie est de nous permettre de découvrir qui nous sommes vraiment. Vous avez pris une forme physique pour réaliser cet objectif, pour découvrir par vous-même que vous êtes….  un être spirituel

Vous découvrez au fur et à mesure de démarches introspectives qu’en réalité, tout est spirituel et que les étiquettes que vous attribuez aux différentes maladies et aux conflits psychologiques ne sont que des termes différents qui parlent tous du seul processus en cours : celui de l’éveil de la conscience

Dorénavant persuadée que la maladie est une forme de malaise localisé qui a été engendré à un moment de l’existence par la dénégation, la culpabilité, le jugement, la honte, l’autocritique et le manque d’amour. Rien n’empêche également de constater qu’elle est aussi liée à un réflexe biologique de survie qui est à mettre en relation avec la conscience primale de la vie, tant végétale, qu’animale ou humaine. 

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Je viens donc vous reporter ici le support issu du livre de Jacques Martel avec lequel j’ai pu travailler d’arrache pied durant plusieurs mois pour mon cas personnel afin de venir à bout de ce problème de Thyroïde : voici ce que j’ai dû étudier, introspecter, méditer, comprendre… en un mot : TRAVAILLER

Vous allez vite comprendre, vous aussi, comment on peut changer lorsque l’on est fort à l’écoute de Soi

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LE LANGAGE DE LA GLANDE THYROIDE

La GLANDE THYROIDE se trouve à la base du cou, sous le larynx. Elle est reliée directement à la gorge. Elle est en relation avec le système respiratoire, la gorge, la nuque, les mâchoires, les oreilles, la voix, la trachée, les bronches, le haut des poumons et les bras.

La THYROIDE est le centre de la parole, de l’expression verbale et de la créativité. Elle a également une action sur le système neuromusculaire. Cette glande est reliée à l’expression de soi, à la communication. Par ce centre d’énergie, j’exprime mes larmes, mes joies, mes angoisses et mes sentiments. Essentiellement productrice d’énergie, le rôle de cette Glande est de sécréter deux hormones très importantes, la thyroxine et la trio-thyronine qui ont comme particularité de contenir de l’iode, reconnu pour être un antiseptique puissant et nécessaire au bon fonctionnement du corps tout entier. Ces dernières activent le métabolisme cellulaire, la croissance et les fonctions cellulaires. Sans elles, je ne pourrais vivre. Puisque la thyroïde règle la température du corps, elle est aussi comme un thermostat qui fait en sorte que ce qui se passe à l’intérieur s’adapte à l’extérieur. Mon corps peut ainsi exprimer harmonieusement mes émotions et mes pensées.

La THYROIDE symbolise aussi ma capacité à exprimer ma divinité, à extérioriser ma créativité. Elle me montre comment je prends ma place au lieu de me laisser limiter par les autres. Ma thyroïde réagit lorsque j’ai le « souffle coupé ». Je suis impuissante car je ne peux que me taire dans une situation donnée. « Est-ce que je suis en accord avec les règles que je m’impose ? »

En dysharmonie, ce centre d’énergie indique une non-expression de soi. J’ai souvent l’impression d’avoir une boule dans la gorge, je rationalise, je deviens rigide et je me refuse le droit d’exister. Mes paroles seront brusques et ma communication deviendra conflictuelle. Je ne prends pas ma place, j’étouffe et je me sens prisonnier. Je suis comme un papillon dont on a coupé les ailes. Le taux d’hormones normal détermine le contrôle le soi : l’hyperthyroïdie, la chaleur et l’épuisement, et l’hypothyroïdie, le froid et le ralentissement.

Puisque ce centre d’énergie est relié aussi à l’expression de soi, un cas d’hyper ou d’hypo fonctionnement thyroïdien pourra se présenter si j’ai le sentiment de toujours ravaler des injures ou que la vie est injuste avec moi. Me complaisant dans ce rôle, j’en arrive même à provoquer autour de moi des situations problématiques afin d’être de plus en plus une pauvre victime. Je voudrais tout laisser tomber, déguerpir loin de mes problèmes, les expédier à l’autre bout du monde. Je voudrais que ces derniers s’évanouissent. Aussi, lorsque je vis un conflit avec le temps, et que je me sens obligée ou pressée d’aller plus vite ou plus lentement, la thyroïde va réagir. Je peux avoir l’impression de ne pas pouvoir créer, faute de temps, d’avoir eu à grandir trop vite et à devenir un adulte trop tôt, de ne pas être assez rapide pour attraper quelque choses, etc…

Le cou, reliant ma tête à mon corps me permet de faire les signes OUI ou NON et fait de cette région le lien entre le corps et l’esprit. Si mon orgueil est très fort et qu’il ferme mon cœur, je passe à côté de mes vrais besoins. Le centre d’énergie de la gorge représente ma créativité. Je peux me sentir en position de soumission face à une autorité extérieure. Je peux idéaliser les autres, mais cela m’amène à me sentir inférieure. Cette attitude peut amener mon corps à réagir pour une maladie plus grave encore de la thyroïde : les autres deviennent un outil pour combler mon vide intérieur. J’ai peur du pouvoir car je renie le mien, ce qu’il m’amène à vivre dans la passivité.

Lorsque la thyroïde est en harmonie, je me sens ouverte aux autres, à l’écoute. Je suis peu influençable. Je sais dire non si nécessaire. Je reste ouverte d’esprit et je deviens créative. Je suis en mesure de dire la vérité, sans jugement de moi-même ni des autres. Ce centre de créativité (la parole) me permet d’avoir un lien amoureux équilibré en exprimant mon amour. Au lieu de vouloir avoir du pouvoir sur les autres, j’ai avantage à faire confiance à ma voix intérieure.

A l’immédiat, j’accepte de m’exprimer librement et j’utilise tous mes moyens. Je développe mon esprit créateur. J’accepte de vivre dans la Vérité.

J’accepte de développer une attitude plus positive et de me prendre en main afin de pouvoir atteindre mes objectifs. J’accepte que la vie ne soit pas un « sprint » mais un marathon. Je réalise enfin mon pouvoir. Ainsi, je prends mes décisions et je crée mes actions selon mon discernement intérieur. Je suis cocréatrice de ma vie.

J’accepte de rester en contact avec mon corps émotif et physique. Je suis en sécurité et j’ai tout ce qu’il faut pour faire face à mes responsabilités. Je suis créatrice de ma vie. Je communique l’harmonie partout autour de moi. Confiante, je vois la vie avec un nouveau regard. Je me laisse soutenir par la vie tout comme le cerf-volant soutenu par le vent.

J’accepte de reconnaître et accueillir les émotions qui m’habitent. Je choisis de les verbaliser afin de m’en libérer. L’amour et la lumière que je véhicule forment un bouclier qui me protège à chaque instant.

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Sans toutefois m’être arrêtée à ce stade d’étude de mon « problème »…

mais évidemment, j’ai développé également plus en profondeur l’activité de cette glande qui m’empêchait d’accéder à mon vrai potentiel et retrouver la pleine harmonie de mon intérieur !

c’est ainsi que je me suis vue étudier également :

-          GOITRE EXOLPHTALMIQUE

-          GOITRE

-          HYPERTHYROIDIE

-          HYPOTHYROIDIE

et   THIROIDITE

Tous répertoriés dans le Grand Dictionnaire des malaises et des maladies de Jacques Martel.

Cependant, je ne vais pas vous détailler toutes les fiches, je pense que vous aurez compris ma démarche de par ce premier exemple !

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Voici donc la méthode la plus importante que j’ai moi-même utilisée pour ma guérison intégrale… celle aussi qui a transformé ma VIE et je souhaite que pour vous aussi, ce récit de mon expérience reste pour tous un MESSAGE D’ESPOIR ! 

J’en viendrai également à vous retranscrire d’autres soins méditatifs, d’autres pistes de réflexions pour d’autres guérisons… d’ailleurs si vous avez des demandes particulières, n’hésitez surtout pas à ma contacter, je me ferai un plaisir de les retranscrire sur ce blog, pour vous !

Merci à vous !

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Publié dans Auto-Guérison | 4 Commentaires »

 

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