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Comprendre les aspects de notre forme de vie

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2015

 

177 CORPS PHYSIQUE : Le corps physique solide est l’aspect inférieur de notre forme de vie. En ses divisions, nous percevons un reflet des niveaux intérieurs de la conscience. Dans certains textes, il est appelé « Temple du corps », et nous pouvons effectivement constater qu’à l’instar d’un temple, il possède trois divisions. Premièrement, la cavité abdominale, la cour extérieure du temple, qui contient les organes d’assimilation et de procréation et reflète les fonctions du monde le plus élémentaire. Au dessus, réside la grande frontière du diaphragme, voile symbolique entre les niveaux inférieurs et supérieures de la conscience ; La cavité pulmonaire représente la cour intérieure du temple, contenant le coeur et les poumons dont la fonction consiste à faire circuler la force de vie. Alors que la cavité abdominale symbolise le corps, la cavité pulmonaire désigne l’âme. Sur le pont étroit du cou, réside la tête, ou le saint des saints, la demeure de l’esprit. Ici nous trouvons les organes de la perception spirituelle, les glandes pinéale et pituitaire ; ainsi sommes-nous, comme l’affirme certains, le temple du Dieu vivant. Chaque organe et chaque fonction constituent un symbole ou une métaphore de vérités spirituelles profondes et complexes. L’oracle de Delphes n’annonçait-il pas : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras Dieu et l’Univers ».

CORPS ETHERIQUE : Entre le corps et l’esprit réside l’âme, et entre le corps physique et son monde et les plus subtils corps mentale t émotionnel et leurs mondes, réside le corps éthérique. Symbole de l’âme et corps de lumière, il est, come l’âme, un corps médian et vitalisant. La Bible l’appelle « le Rameau d’Or » et dans un mouvement continu, il irradie véritablement un flux de lumière dorée dans les ténèbres du royaume physique. Le corps éthérique est la charpente sur laquelle se construit le corps physique ; il transmet les énergies au corps physique qu’il vitalise avec le Prâna. Il y a sept chakras majeurs au sien du corps éthérique ; par le truchement de ceux-ci, le jeu des différentes énergies construit et soutient les glandes endocrines et le système nerveux, et active, galvanise nos systèmes organiques. La rate constitue un autre chakra d’importance majeure dans le corps éthérique. Par l’intermédiaire de ce centre, le corps éthérique reçoit et distribue le Prâna, et cela, en retour, énergétise le corps physique. Les cinq sens oeuvrent par le biais du corps éthérique, ce qui permet à l’individu de fonctionner dans le temps et dans l’espace au niveau physique. Le corps éthérique est en réalité le champ au sien duquel se rencontrent les mondes physique et spirituel. Il donne naissance à ce que l’on appelle communément l’aura de santé, cette bande d’énergie plutôt étroite qui étreint la forme physique.

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CORPS EMOTIONNEL : Le corps émotionnel, comme l’implique un tel terme est cette forme subtile en laquelle prend place le jeu des énergies émotionnelles. Les alchimistes l’appelaient « corps astral » en raison de son aspect étincelant à l’oeil intérieur. Dans ce corps, nous faisons l’expérience des contradictions – bonheur et dépression, calme et colère. Il s’agit de notre ciel – ou enfer – personnel au sien duquel nous menons la bataille, tiraillés entre ce monde et le monde spirituel. Les peurs et les désirs égoïstes, les colères et les irritations excessives mettent le corps astral dans une activité fiévreuse, avec des effets importants sur le corps éthérique, qui produisent une fatigue, voire des lésions organiques dans la forme physique. Le symbole du corps astral est l’eau, et lorsque nous nous montrons capables de clamer le corps astral comme un lac par un jour sans vent, sa surface reflète alors une profonde vérité intérieure et le sens de la paix. Nous disons ici de deux métaphores intéressantes : l’eau pour le corps astral et l’air pour le corps mental. Le corps astral et mental s’influencent réciproquement comme l’eau et le vent, l’un se nourrissant de l’autre. L’histoire biblique de Jésus marchant sur l’eau et réprimandant l’orage n’est rien moins qu’une démonstration de son contrôle sur les aspects mental et astral de sa nature. La Bible regorge de telles métaphores qui malheureusement ont été interprétées trop littéralement. Il est réconfortant, néanmoins d’être assurés que nous pouvons faire de telles choses, et de plus grandes encore. Aujourd’hui, la majorité des humains est centrée sur le corps astral et soumise à toutes les secousses émotionnelles qui en résultent. Les disciplines de la prière et de la méditation visent à vaincre les forces du plan astral et à soustraire le chercheur aux orages qui balaient cette zone de la conscience.

L’aura astrale tend à être de forme ovoïde et se tient à une distance de trente à cinquante centimètre du corps physique. Elle se présente aux yeux du clairvoyant comme un champ multicolore. Si la personne concernée es sujette à un conflit émotionnel, ces couleurs auront un aspect discordant, chaotique, et même trouble. Le corps astral duquel émane cette aura est souvent désigné sous le nom de « double astral ». C’est ici que les expériences de sortie hors du corps se manifestent. Dans les moments de grande tension physique, ou sous anesthésie, et même dans les états de rêve ou au moment de la mort, il arrive qu’une personne apparaisse sous sa forme physique et se tienne devant un ami ou un parent, signifiant ainsi son besoin d’aide, voire sa mort proche. Bien des gens ont fait l’expérience du dédoublement et se sont retrouvés brusquement en train de voir leur propre corps du dessus. Lors de graves interventions médicales, certains patients peuvent répéter mot pour mot ce que disent les médecins et les infirmières et décrire leurs actions en détail. Le retour au corps, souvent brusque, s’accompagne d’un état inconscient.

CORPS MENTAL : Les théosophes divisent l’esprit ou le corps mental en plusieurs niveaux. Premièrement, l’esprit inférieur concret, c’est à dire le principe raisonnant qui applique la logique et le sens commun. C’est le dépositaire du savoir acquis et de la capacité à discriminer. S’il devient trop actif, il met le corps astral dans un état d’agitation. De trop nombreuses pensées négatives dans l’esprit inférieur peuvent polluer le corps astral. Il obéit à des tendances contradictoires, et dans certains textes anciens, il est appelé « l’esclave du réel » ; autrement dit, il traite en grand seigneur les corps éthérique et émotionnel, à tel point que la part de lumière provenant de l’esprit intuitif qui peut y pénétrer se révèle bien faible, sinon inexistantes. Un autre aspect du corps mental et l’esprit abstrait supérieur, le convoyeur des vérités spirituelles et le reflet de l’amour divin. Ici, reposent les facultés intuitives et la capacité de raison pure. L’aura mentale est perçue comme une forme  ovoïde. Aux yeux d’un clairvoyant, l’aura mentale apparaît comme un nuage de particules à grande vitesse. Les processus de la pensée mettent ce champ en activité, et se manifestent sous la forme de modèles appelés formes pensées. Celles-ci circulent au sien de l’ovoïde et s’expriment en une variété de couleurs. Les pensées négatives, la haine, les préjugés, l’égoïsme et l’envie créent des formes qui par leur nature même tendent à s’accumuler  dans la partie inférieure de l’aura et se déploient en couleur ternes et grossières. Au contraire, les pensées élevées se déplacent vers la partie supérieure de l’aura et sont perçues comme des couleurs claires et brillantes, vivantes et rayonnantes. D’une manière assez curieuse et même sans don de clairvoyance, il est possible d’enregistrer ces couleurs et ces modèles dans un sens général. C’est ce que nous faisons inconsciemment la plupart du temps ; A partir de ces signaux, nous nous formons une impression sur les autres gens, et même sur les lieux. Lorsque vous jugez rapidement quelqu’un comme étant « ennuyeux comme un jour de pluie », vous le faites à partir des couleurs de son aura mentale, laquelle s’accord parfaitement à cette description. Les gens ternes et stupides ont des aura ternes et stupides, avec des couleurs troubles et des formes pensés indistinctes circulant autour d’eux. Dans l’aura mentale, le bleu correspond à une haute spiritualité, aux sentiments religieux et à la dévotion envers des idéaux élevés. Le jaune et l’orange clairs désignent les plus hautes formes de l’intellect. Lorsque ces couleurs sont ternes ou mêlées de nuances plus sombres, cela indique que la clarté de pensée et de décision s’est perdue. Clarifier notre processus mental est l’un des premiers pas sur le sentier de la délivrance des activités de notre esprit inférieur. Nous vivons dans l’âge de la domination du cerveau gauche, où les processus rationnels, la logique et l’intellect sont devenus de dieux. Ceux-ci tendent à écraser les fonctions intuitives, holistiques et transcendantes du cerveau droit.

En conclusion : Pour toutes ces fonctions, il se révèle donc indispensable de localiser les chakras, de la base de la colonne vertébrale jusqu’au front. Lorsqu’ils sont bien équilibrés, vous obtenez un type d’individu rayonnant d’énergie. Vivacité féminine ou charisme masculin. Une inactivité, au contraire, engendrera un état dans lequel l’individu réprimera les énergies de sa personnalité, inclinera à l’introversion et échouera à s’exprimer pleinement.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Et POUR REJOINDRE LA VIE DEVANT SOI ….. http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Marcher vers le MONDE NOUVEAU

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2015

 

 Depuis plusieurs années, la venue de 2012 nous est annoncée comme un passage important. Je me souviens de la première fois où j’ai entendu ce repère de temps, je le trouvais tellement loin et pourtant, nous y sommes déjà ! Il y a eu de nombreux changements depuis et d’autres sont encore à venir. Ils se présenteront à nous au fur et à mesure que nous marcherons vers ce monde nouveau.

 marche

 

 Il suffit de prononcer ces mots « monde nouveau » pour qu’une foule de ques­tions émergent…

J’ai eu le privilège de recueillir les réflexions de cinq chercheurs — au sens pur du terme — qui partagent avec nous depuis des années le fruit de leur quête pour nous aider à comprendre et à mieux vivre nos expériences de vie. Il s’agit de Anne Givaudan, auteure de nombreux best-sellers interna­tionaux et thérapeute en soins esséniens ; Annie Marquier, auteure et fondatrice de l’Institut du développement de la personne ; Dominique Rankin, chef héréditaire Algon­quin et homme-médecine ; Jean-Jacques Crèvecoeur, physicien, conférencier et auteur et Christine Angelard, médecin, homéopathe et auteure.

Nous serions-nous égarés en chemin ?

Pour définir ce qu’est le monde nouveau, il faut d’abord regarder le monde où nous vivons actuellement. Quel constat peut-on faire au sujet du monde actuel, monde que nous avons créé par notre façon d’être, de penser et de vivre ? Nous serions-nous égarés quelque part ou sommes-nous plutôt en train de laisser émerger une nou­velle façon de voir, de faire et de vivre ?

Depuis plusieurs années, dans un souci d’atteindre plus de liberté, nos valeurs sociales se sont transformées. La science nous a permis de faire des bonds gigan­tesques et nous avons assisté à la naissance d’outils technologiques des plus perfection­nés. Le confort matériel a pris de plus en plus de place dans notre quotidien. Depuis la fin des années soixante, nous avons trouvé normal de pouvoir accéder à une multitude de biens de consommation, même si l’utilité de ceux-ci était parfois discutable.

Cette façon de faire a eu pour résultat que nous sommes devenus esclaves des choses que nous possédons. Nous  sommes possédés par nos possessions. Étrange paradoxe ! Nous qui pensions qu’en possédant plus, nous accéderions à la liberté et à l’autonomie, c’est exactement le contraire qui s’est produit, nous dit Jean-Jacques Crèvecoeur.

Au lieu de nous donner une vie et une santé plus agréables, plus commodes, poursuit Christine Angelard, nos progrès ont, semble-t-il, généré plus d’isolement, plus de stress… Nous avons privilégié le court terme, l’efficacité immédiate sans vision globale, en oubliant certaines lois, pour ne pas dire certains rites de passages obligés. Le court terme et la résolution immédiate du problème ont coupé les ailes du développement harmonieux de la santé.

L’appel à un changement salutaire

Nous cherchons bonheur, paix et harmonie dans la consommation. Or, le monde nouveau appelle à un changement majeur. Selon Dominique Rankin, le pouvoir et le matérialisme sont trop souvent mis en priorité dans nos gouvernements et dans notre société… Il est très important de revenir au respect des ancêtres et de se concentrer davantage sur les générations futures, sans oublier la santé de notre Terre-Maman. Depuis plusieurs années, un vent de changement s’installe et nous sommes conscients qu’il est néces­saire de transformer notre façon d’agir.

À ce sujet, Anne Givaudan nous dit : Je me rends compte que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir autre chose que sim­plement manger et boire. Notre époque frôle l’implosion, ce qui est en même temps bénéfique, car partout surgissent des porteurs d’idées nouvelles. Par exemple, au Québec, il y a un mouvement de « simplicité volontaire » qui propose de se contenter de ce dont nous avons besoin. En Italie, le mouvement « Slow Food » vise à contrecarrer toutes ces nourritures dévitalisées et nuisibles. En France apparaissent les « villes lentes » où il fait bon vivre.

Le changement est amorcé. Nous sommes plus conscients de nos gestes, de nos pensées et surtout de leurs répercussions. Cette trans­formation s’accélère depuis quelques années et nous incite à faire des choix sensés pour nous et pour notre environnement. Comme le dit si bien Annie Marquier : Le temps est venu de transcender ces niveaux inférieurs de la conscience (peur, plaisir, pouvoir et sépara­tion) pour atteindre d’autres niveaux plus élevés. L’humain a tout ce qu’il faut en lui pour réussir et plusieurs sont prêts. Au sein de mon accompagnement, j’ai été témoin de l’accélération du processus de transformation. Celui-ci s’avère infiniment plus rapide, plus pratique et plus puissant qu’il y a quelques décennies. Cela montre qu’il y a assurément un espoir concret de changement de notre monde grâce à ce changement de conscience.

Comment rester fort dans la tempête ?

actualite2S’il est facile de constater qu’il y a de nombreuses personnes qui cherchent à améliorer la qualité de leur vie tout autour de nous, nous pouvons aussi aisément voir que le chemin du changement est parsemé de défis qui requièrent courage et persévérance. Alors comment pouvons-nous traverser ces défis qui nous sont présentés ? Faut-il d’abord apprendre à laisser aller croyances, illusions et attachements ? Existe-t-il une clé qui nous permettrait d’accéder à une transformation intérieure durable et à maintenir notre alignement malgré les tempêtes qui surgissent en chemin ?

Je comprends que certains se découragent devant tout ce que nos médias déversent quotidiennement sur nos écrans de télévi­sion, nous dit Anne Givaudan. Cependant, il est essentiel de ne jamais oublier qu’au coeur de l’hiver, alors que tout semble paralysé, souterrainement se préparent à éclore les plus belles fleurs qui soient. Il nous faut donc un peu de patience et nous demander : suis-je prêt à partir ou à continuer ma vie sans regret ? L’acceptation de ce qui est, de ce que nous sommes, avec nos capacités et nos incapacités, fait partie du véritable changement.

Inévitablement, le fait d’accepter ce que nous sommes permet d’entrer dans le mouvement de transformation. Il faut se regarder en toute honnêteté, comme si on était devant un miroir, explique Dominique Rankin. Il faut se réconcilier avec soi-même en se disant toute la vérité sans chercher à fuir qui on est. Il faut éviter de chercher ailleurs, dans des spiritualités coupées de nos racines ; éviter de se cacher derrière une bouteille, derrière des drogues ou encore derrière un masque. Cela exige d’enlever les jugements et les blâmes envers soi et les autres pour apprendre ensuite à s’aimer en toute simplicité. Tout ce qu’on cherche est à l’intérieur de soi.

Percer le mur des illusions

Ainsi, l’amour de soi représente une clé essentielle dans cette démarche. La vigilance en est une autre. Elle nous per­met de prendre conscience des illusions dans lesquelles il est si facile de s’enliser. Comme le souligne Annie Marquier : Cher­cher à améliorer sa qualité de vie n’est pas suffisant et peut même être parfois un piège qui nous maintient dans le matérialisme. Ainsi, la première illusion à percer est bien celle de la recherche du bonheur et du confort à court terme. Après cela, on peut commencer à gravir la montagne de la transformation intérieure et être en mesure de confronter avec force, courage et détermination nos limites intérieures afin de les transcender.

La vie et ses défis nous incitent à nous tourner davantage vers l’intérieur. Prendre le temps de nous arrêter pour observer nos états d’être représente une autre clé impor­tante de transformation plutôt que de cher­cher constamment à être dans l’action. Pour Jean-Jacques Crèvecoeur, ce n’est pas en faisant plus qu’on atteint l’équilibre, mais en retirant tout ce qui nous empêche d’être en équilibre. Un peu comme le jardinier… Il n’a pas besoin de tirer sur les feuilles d’une plante pour la faire pousser, il doit plutôt veiller à enlever les herbes et les ronces qui l’empêchent de croître. Il faut chercher à nous désencombrer, à nous délester des choses inutiles dans tous les domaines de notre existence, afin de revenir à l’essentiel en soi.

Bref, il faut apprendre à nous déposer pour écouter davantage ce qui se passe en notre for intérieur. Pour reprendre les propos de Christine Angelard : La clé à retrouver est celle du maître intérieur. Il faut retourner au jardin d’intériorité qui nous apportera les réponses et la voie à suivre. La solution vient toujours de l’intérieur pour ensuite rayonner vers l’extérieur.

Il faut chercher à nous désencombrer, à nous délester des choses inutiles dans tous les domaines de notre existence, afin de revenir à soi, à l’essentiel en soi.

L’amour, encore l’amour, toujours l’amour…

''La vie après la vie'', Raymond MoodyNous n’utilisons que dix pour cent de notre plein potentiel. La plus belle richesse qui soit est en nous et n’attend que d’être mise à profit dans notre vie et au service de tout ce qui nous entoure. Le monde nouveau nous convie à développer cette richesse inépuisable. Pour y parvenir, tout en restant centrés, quelle est la voie à suivre ?

L’amour, mentionne Christine Angelard, est ce qui transcende tout ; c‘est une force magnétique qui dissout toute souffrance, toute dualité. L’amour n’est pas un sentiment, mais la substance même de tout ce qui vit ; c’est ce que l’homme a perdu de vue. Il est vrai que l’amour transcende et transforme tout sur son passage. Il est le phare qui nous montre le chemin et qui nous évite de nous égarer. Il éclaire aussi le chemin de ceux qui nous entourent. Dans ce monde nouveau, Annie Marquier mentionne que l’un des phares les plus puissants sera de cesser de s’occuper uniquement de notre propre transformation et de se mettre au service des autres de façon impersonnelle et inconditionnelle, quelle que soit la forme du service.

L’amour nous aidera aussi à construire des bases plus solides que celles qui existaient dans l’ancien monde. Il nous permettra d’être créatifs. Jean-Jacques Crèvecoeur souligne quant à lui qu’il faut inventer un nouveau monde et laisser l’ancien s’effondrer avec ses valeurs qui l’ont conduit à sa perte. Pour réussir cette transition, une condition s’impose : faire le deuil de tout ce qui nous rattache à l’ancien monde.

L’amour nous permet aussi de renouer avec une puissante force intérieure : notre pouvoir intuitif, cette voix qui nous guide vers notre réalisation. Pour reprendre les propos d’Anne Givaudan : À quoi se fier, sinon à notre intuition et à notre coeur ? Là encore, il n’est pas exclu que nous puissions nous tromper et croire qu’il s’agit de notre intuition et de notre coeur, alors que c’est notre ego qui agit. Mais que faire d’autre que d’accepter de se tromper en sachant que cela fait partie du chemin ?

À l’aube de la Grande Réconciliation

La voie du monde nouveau est déjà tracée. De nombreuses civilisations qui nous ont précédés nous en ont donné un aperçu. Dominique Rankin nous confie que chez les Algonquins, il existe une prophétie, la Prophétie des sept Feux dans laquelle les ancê­tres algonquins croyaient qu’il serait possible de faire UN monde, dans l’amour et la paix. Que les peuples rouges, blancs, noirs et jaunes ne formeraient plus qu’une seule et même nation. Cette vision commence par la guérison de chacun de nous et nous nous en approchons chaque jour. Selon lui, nous sommes à l’aube du 6e feu et la grande période de réconciliation du 7e feu approche.

Il suffit d’observer ce qui se passe partout à travers le monde pour s’en convaincre. Tous les peuples de la planète tentent d’instaurer de nouveaux modèles pour parvenir à cette réconciliation tant atten­due. En notre for intérieur, nous sentons tous cette merveilleuse invitation à nous libérer des carcans pour guérir, pour vivre en paix, pour aimer en toute liberté. C’est cela la Grande Réconciliation. Elle est déjà commencée. Nous marchons vers notre mieux-être, vers notre paix et nous créons ainsi un futur où l’harmonie universelle sera possible. C’est fabuleux d’envisager toutes les possibilités qui nous attendent en acceptant d’y entrer le coeur ouvert et rempli d’amour. Merci à vous Anne, Annie, Christine, Dominique et Jean- Jacques de nous avoir offert de si belles clés !

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Divination et acte symbolique

Posté par othoharmonie le 11 juin 2015

 

mabon110Notre société moderne considère intuition, imagination et émotion comme secondaires au regard de l’intellect et de la raison ; en conséquence, le concept de magie et de rite est tourné en dérision par la communauté scientifique et intellectuelle. Les arts divinatoires font appel à l’intuition et à l’imagination pour découvrir des « grilles » permettant de « lire » la trame et la chaîne invisibles de la vie. Le processus divinatoire nous fournit un cadre formel dans lequel l’esprit peut les reconnaître. En employant une méthode de prédiction, vous vous servez de vos énergies créatrices pour pénétrer le cours des choses et interpréter la signification. Pour apprendre une méthode prédictionnelle, vous devez inventer un moyen de communication entre votre psychisme conscient et votre moi intérieur Cette passerelle peut être constituée par les images figurant sur les cartes d’un jeu de tarot, les formes des runes, des symboles magiques ou des motifs suggérés par des feuilles de thé. L’apprentissage de leurs significations respectives va au-delà du mécanisme purement intellectuel ; c’est pourquoi beaucoup de méthodes divinatoires font nécessairement appel à la méditation, la visualisation et au conte, ce qui permet à chaque lectrice de découvrir le sens des images ou symboles adaptés à son cas personnel.

Une fois que vous avez établi cette passerelle, vous devez, pour lire lames de tarot et symboles, développer votre aptitude à calmer le flot des pensées quotidiennes qui vous assaillent afin d’être réceptive à l’expression de votre moi intérieur. Ainsi votre lecture des images et symboles peut s’effectuer d’abord sur un plan très intellectuel impliquant des « règles » fixes destinées à faire coïncider significations et positions ou combinaisons. Mais avec l’entraînement, ce mécanisme devient plus intuitif, vous permettant alors d’interpréter ses différents sens en fonction de vos sentiments et de vos images intérieurs. Si vous n’avez aucune expérience antérieure des arts divinatoires, vous pouvez avoir recours aux nombreux livres, jeux de cartes et méthodes complètes disponibles, vendues avec manuels d’apprentissage pour débutants. Certaines personnes sont effrayées par la divination, généralement en raison d’un malentendu ou de l’ignorance. Or, la prédiction est un art, l’expression naturelle des énergies créatrices et elle représente en particulier pour vous, un trait d’union entre la conscience de l’univers intérieur et celle du monde ordinaire.

Si vous apprenez et pratiquez une méthode divinatoire, indiquez sur vos Cadrans lunaires les moments où vous êtes tentée d’interpréter la manière dont trame et chaîne tissent l’étoffe de la vie. On peut considérer l’art de la magie comme une interaction entre les univers matériel et invisible qui éveille les énergies créatrices par le canal de l’imagination et les libère par l’expression concrète obéissant à la pensée et à la visualisation. Autrefois, de son amour et de sa protection la femme cousait la cape ou le fourreau d’épée qu’elle destinait à son mari, tissait et nouait des sorts pour en faire des cordes et des fils, rédigeait une formule maléfique destinée à un ennemi ou une rivale ou encore se servait de ses compétences pour fabriquer des charmes et des talismans.

Par le pétrissage, elle communiquait bonne santé et bien-être au pain qu’elle fabriquait pour sa famille, de même elle concentrait son énergie sur sa fécondité et celle du pays à l’époque des danses marquant la pleine lune. L’acte symbolique s’exprime par une expérience intérieure de la vie qui se manifeste par le désir d’orienter l’énergie pour produire un effet précis ou sous la forme d’un éveil à la conscience des choses et à la connaissance profonde. Le fait d’allumer une chandelle peut favoriser la concentration des énergies créatrices dans une prière, ou exprimer la conscience du divin chez la personne qui l’allume. Ces actes symboliques peuvent être empreints de la même simplicité que l’exercice de « purification » proposé page 64 ou présenter un caractère beaucoup plus solennel et complexe selon les préférences et les besoins personnels. Le port des différents coloris et vêtements correspondant aux phases de votre cycle est un acte symbolique exprimant votre vécu intérieur. Par ailleurs, le fait de porter un symbole d’écoulement sanguin au moment de vos règles laisse entendre que vous assumez les facultés que confère la menstruation.

Mais il se peut que vous souhaitiez orienter vos énergies créatrices à dessein, d’une part, en les libérant émettez-les vers autrui dans un but de guérison, d’autre part, en préparant le dîner, concentrez-vous sur ce travail pour qu’il apporte santé et bien-être. Si vous vous servez de votre voix, projetez votre amour, votre compassion et si vous avez des rapports sexuels, que vos énergies créatrices soient les fibres dont est tissée votre relation ou la vie qui en est issue. Vous pouvez aussi éprouver le désir d’introduire dans votre existence personnelle un certain type d’acte symbolique destiné à la reconnaissance de votre cycle menstruel, celui de votre vie, de la terre et de la lune. La création et le maintien en service de votre Cadran lunaire peut se muer en acte symbolique, par exemple en utilisant deux coupes et quelques pierres, perles ou baies. Il vous faudra autant de pierres que votre cycle compte de jours, plus quelques-unes s’il est irrégulier. Décorez les pierres ou choisissez des perles colorées pour en présenter chaque phase et placez-les toutes dans la même coupe.

Chaque jour, ôtez la pierre adéquate et mettez-la dans l’autre. La traduction de votre cycle et celui des saisons peut s’accomplir au milieu du paysage environnant situé à l’extérieur mais secret, comme votre jardin, sur la plage ou en forêt, tracez un cercle en utilisant pierres, feuilles, coquillages, branches et baguette ou bâton de craie pour tracer les contours. Ce cercle représente votre corps et votre cycle menstruel, les phases lunaires, les saisons, vos composantes énergétiques, votre sexualité, votre créativité et votre spiritualité, ou bien il devient un lieu réservé à la danse, au chant ou aux rapports sexuels. Par ces actes, le cercle devient sacré, reconnaissance des énergies divines et des rythmes de la vie présents en vous et dans la nature. Le tracer est un acte symbolique et tout acte accompli dans l’espace qu’il délimite participe lui-même du symbole.

EXTRAIT DE LA FEMME LUNAIRE de Miranda Gray -Editions Jouvence

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La musique indienne, source de spiritualité

Posté par othoharmonie le 4 juin 2015

Carnatic_violinsLa musique indienne, exotique et mystérieuse, vient nous chercher au plus profond de nous-mêmes. Mais pour les maîtres indiens, elle serait à l’origine de « tout » et s’inscrirait dans une communion avec l’Univers.

D’après les légendes, de certains saints émanaient un parfum de rose. On dit d’ailleurs qu’une fragrance musquée suivait les interprétations musicales d’Annapurna Devi. Première femme du célèbre sitariste Ravi Shankar, elle a maîtrisé l’art de la musiquehindustani, musique de l’Inde du Nord, à la perfection. Source de tensions, l’admiration qu’elle suscitait lui coûta son mariage. 

Et pourtant, la tradition veut que la pratique de l’art musical indien ressemble à une ascèse spirituelle : le calme, la patience, le contrôle de soi et de sa respiration, ainsi qu’une immense humilité à l’égard du maître, sont de rigueur. Ravi Shankar Mishra, maître de bansouri, la flûte indienne, l’explique : « La première condition est l’engagement, la seconde est le « surrender », ce qui signifie de s’en remettre totalement à l’enseignement du maître. Et pour cela, il faut savoir écouter, aussi bien la musique que le maître. C’est très beau. » Si le maître transmet bien une part de technique à son disciple, son enseignement va bien au-delà car sa qualité la plus précieuse est immatérielle : il apprend à ressentir la musique et à retransmettre ce ressenti. 

Un son tellurique à l’origine de tout

Depuis la nuit des temps, dans toutes les sociétés, la musique vient toucher les profondeurs de l’âme humaine, et en Inde l’apprentissage de l’art musical exige le déploiement d’une grande intériorité. Des qualités comme le calme et la patience ne sont pas seulement nécessaires pour tenir une posture durant plusieurs heures ; c’est grâce à sa pleine attention au moment présent que se révèle au musicien le secret des notes. Le calme et la méditation lui ouvrent ainsi l’accès à un autre espace-temps, une autre fréquence : le son ou « nada » en sanskrit. « Il s’agit du yoga Nada, le yoga du son, c’est une méditation », commente Ravi Shankar Mishra. « En Inde, la musique est un domaine très spirituel. Toutes les compositions musicales proviennent de ce son subtil, « Nada ». C’est ici que réside le secret de la musique indienne. »

101955893La tradition musicale indienne considère que toutes les notes de musique se fondent et jaillissent d’un seul son pur et absolu : le son « AUM », chanté par tous les yogis d’Inde et du Tibet. De ce son pur naîtrait tous les autres ; primordial, il serait à la fois le principe, le pouvoir et la source de toute création. De très faible intensité, il peut se rapporter à la vibration sonore permanente « AUM… » émise par la terre, découverte par des chercheurs japonais en 1998. Ce son mystérieux est inaudible aux oreilles ordinaires ; seuls ceux dont la conscience est profondément tournée vers l’intérieur, en méditation, peuvent le saisir. Kabir, le saint soufi, l’appelait la « musique inaudible », et Ravi Shankar Mishra souligne le paradoxe : entendre ce son exige le silence. « Il ne peut y avoir de bonne musique sans silence intérieur. Au fur et à mesure de la pratique, ce silence s’établit dans le musicien, grâce à des techniques de yoga et à la dévotion, et en écoutant de belles compositions. Cette dernière constitue une part fondamentale de l’apprentissage. »

Une musique pour communier avec l’univers

Dans sa plus pure tradition, l’art musical indien s’inscrit en communion avec l’univers entier, qui, avec ses sons et ses formes, n’est autre que pure harmonie. Sur les pas de son cheminement musical et spirituel, le musicien devient canal d’expression de cette harmonie universelle en jouant des « ragas ». Ce mot sanskrit se traduit par « passion », et représente un groupe de sons caractérisés par un état émotionnel. Compilés dans les textes millénaires des Védas, en particulier les textes des Samaveda, les ragas détiennent un grand pouvoir : leur structure, génératrice d’une atmosphère particulière telle que la nostalgie, l’amour ou l’exaltation, confère au musicien qui les joue la faculté de transformer son environnement aussi bien physiquement que psychologiquement. La force des éléments peut être ainsi démultipliée sous l’effet de la musique d’un raga. 

L’exemple surprenant de Tansen, célèbre musicien de la cour du roi Akbar au XVIème siècle, est souvent cité par les maîtres de musique pour ses prodiges : il pouvait provoquer la pluie en jouant le « Raga Megh », ou Raga pour la saison des pluies, ou savait allumer une lampe en jouant le « Raga Dipika », ou Raga de la flamme. Si de tels exemples semblent un brin mythique, pour des maîtres indiens tels que Ravi Shankar Mishra il s’agit bien « du pouvoir des ragas »

La croyance en de tels pouvoirs, développés grâce à une pratique assidue, ne se limite pas à l’Inde. Ainsi, au Tibet, les écrits d’explorateurs rapportent comment des lamas tibétains, au moyen du son de leurs cors, de leurs trompettes et des battements de tambours, pouvaient disperser des nuages chargés de pluie, ou au contraire les concentrer et provoquer les averses. Le pouvoir serait ainsi contenu dans les sons, bien plus que dans les mots. 

images (1)En connexion étroite avec le cosmos, les ragas s’associent également à certains moments de la journée et des saisons. « Certains ragas se jouent le matin, d’autres le midi ou le soir », explique le maître de flûte indienne. Au point que « s’il est joué au petit matin alors qu’il est destiné à la nuit tombée, le Raga excellemment interprété par un grand musicien recouvre celui-ci d’obscurité », écrivait le sanskrite et spécialiste de musique indienne, Alain Daniélou. 

Pour le musicien dont le plus profond de l’être vibre avec les rythmes sacrés de l’univers, les enchaînements de notes ne peuvent se réduire à une suite d’intervalles de sons saccadés. Au contraire, chaque note constitue une vibration provenant de l’intérieur du musicien, créant comme un arrondi d’une note à l’autre, de sorte qu’au contact de la vibration intime de l’interprète, le résultat d’ensemble exalte une harmonieuse unité, au plus près du rythme cosmique. Le musicien partage ainsi avec les membres de son public une fréquence vibratoire, et si ces derniers sont suffisamment réceptifs, alors le temps se suspend et devient méditation, rétablissant ordre et harmonie. Un langage de l’univers.

source INREES

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RITUEL de célébration / A la lueur de la CHANDELLE

Posté par othoharmonie le 30 mai 2015

 

ba9c17abLa bougie est allumée dans sa coupe décorative, nichée au creux de la mousse et des aiguilles de pin à même le couvert de la forêt. Assis quelques minutes, nous regardons la flamme prendre et grandir, sa danse reflétée dans le petit bol d’eau à ses côtés. Nous respirons profondément dans le silence du bois. Nos sens s’inclinent afin de toucher le sol spongieux et la roche dure qu’il recouvre; notre souffle s’ouvre au ciel qui nous surplombe, la pâle lumière du soleil d’un début de printemps coule à travers les arbres encore nus. Soudain, à l’ouest, voici un battement d’ailes.

Un pivert fond à travers notre espace sacré et se joint nous, en sautillant jusqu’à la souche pourrissante, juste à quelques pas de notre méditation silencieuse. Comme un seul homme, nous retenons notre souffle, ne pouvant pourtant pas masquer un sourire qui s’élargit. Le petit prêtre de la montagne coiffé de rouge est arrivé. Il bat son homélie d’un rythme syncopé et le tambour évidé de l’arbre mort lui répond. Sans un seul mot, notre rite a commencé. L’auteure Anne Lamott affirme qu’il y a trois prières essentielles :  À l’aide !, Merci, et Ouah ! Les théoriciens du rituel, de Durkheim à Turner en passant par Rappaport et Bell ont suggéré toutes sortes de manières de classifier l’activité rituelle.

Une approche commune distingue les rituels instrumentaux des rituels expressifs – en un mot, d’un côté les rituels dont le but est d’accomplir quelque chose, et de l’autre les rituels destinés à communiquer quelque chose. Durkheim a proposé une autre classification binaire : les rituels négatifs (qui séparent le règne humain du surnaturel par le biais de tabous et de restrictions du même ordre), des rituels positifs (qui mettent les êtres humains en contact ou en communion avec le sacré). D’autres théoriciens ont recherché des manières plus détaillées et plus complexes pour catégoriser l’activité rituelle. Bell a proposé six types de bases : les rites de passage; les rites calendaires et commémoratifs; les rites d’échange et de communion; les rites d’affliction; les rites de fête, de jeûne et de festivals, enfin, les rites politiques. Nous pouvons encore affiner ces classifications si nous le désirons. Par exemple, les rites de passage incluent les rites de naissance, de don de nom, les rites de passage à l’âge adulte, les cérémonies de mariage et les rites funéraires, entre autres.

Chacun de ces rites de passage, où une personne passe d’un stade à l’autre de cycle de vie, est la reconnaissance d’une tension entre le biologique et le social, le naturel et le culturel. Lincoln a vu ces tensions exprimées dans un motif de transformations (clôture, métamorphose et émergence), alors que van Gennep y a vu une sorte de parcours (séparation, liminarité, et réincorporation). Chacun de ces aspects peut être perçu comme l’une des dix sept étapes du parcours du héros comme l’a défini Campbell, et reflété dans de nombreux récits mythologiques à travers le monde; en fait, chacune des étapes de Campbell peut être mise en scène comme un rituel, personnel comme social. La liste des nombreuses manières dont les savants ont catégorisé et organisé la multitude désordonnée des formes et des activités rituelles dans la société humaine est presque sans fin. Mais malgré toute sa complexité, je pense que ce sont les trois lois de Lamott, simples et essentielles, que je préfère : À l’aide !, Merci, et Ouah ! Et de ces trois lois, Ouah ! est ma préférée.

Le rituel en tant que célébration Ma spiritualité est davantage tournée vers la célébration que vers l’expiation. Peut-être parce que je ne suis jamais très efficace quand il s’agit de demander de l’aide, même quand j’en ai besoin. Un jour, à l’université, une sandale usée et un bout de tapis mal tissé m’ont envoyé rouler le long d’un escalier – pendant ma chute, alors que mes os se brisaient et que ma peau se déchirait, et que le temps ralentissait jusqu’à durer une éternité, je n’eus pas la présence d’esprit de hurler. Je n’avais qu’une pensée en tête : Alors c’est ça, tomber dans un escalier… Ouah !*

Le monde est un endroit incroyable, même dans son désastre et son indifférence. Mais plus encore quand nous réalisons que cette indifférence apparente est un voile qui peut à certains moments s’écarter pour révéler une réalité intimement interconnectée. Ce battement d’ailes venu de l’ouest nous rappelle que chaque chose participe aux mélodies tortueuses et entremêlées de l’existence, une écologie du sacré.

Voilà le but premier du rituel dans ma vie. Je ne recule pas devant les mots « adoration » ou « dévotion » pour décrire ce que je fais, car je pense que le monde et sa somme d’êtres – les dieux, les chers disparus, les esprits de la terre, et les autres personnes, humains comme non-humains – sont profondément dignes d’amour et de respect. Lors d’un rituel, je prends un moment pour affirmer cet amour par le biais de l’attention et du mouvement, de la poésie dans le domaine des actes, afin de prendre pleinement part au monde autour de moi et à ceux qui le partagent avec moi. | Pour moi, le rituel est une sorte | de don de soi créatif. Récemment, je faisais des recherches sur l’idée de cultus, mot que l’on utilise souvent pour parler d’une forme spécifique de dévotion ou d’adoration tournée vers une déité (ou, dans le catholicisme romain, un saint – comme, par exemple, dans « le cultus de Sainte Anne »). Le mot cultus vient du latin, généralement utilisé pour traduire simplement l’adoration ou la révérence, mais il peut aussi évoquer l’idée de prendre soin et de nourrir. Il est lié à des mots tels que « culturel » et « cultiver ».

Cultus est le participe passé du verbe colere, signifiant « travailler la terre », mais aussi « habiter » et « se déplacer ». en remontant encore plus loin, ce verbe latin vient de la racine indo-européenne *kwell- – « rouler, déplacer, retourner » – qui a engendré une somme impressionnante de mots associés, tels que colonie, collier, cycle, poteau, polir, et même chakra, ainsi que que les mots signifiant roue en vieil anglais, en vieux norrois et en vieux russe. Ramener à la vie cette riche histoire linguistique me fait penser à ce vieux proverbe gallois : « Ce n’est pas en le retournant dans sa tête qu’un homme laboure son champ ». Le rituel n’est pas simplement une attitude ou une intention, tout comme l’amour n’est pas seulement un sentiment. Dans son acception la plus simpliste, le rituel est quelque chose que l’on fait. Un homme ne peut labourer un champ rien qu’en y pensant, il doit aller sur place et se mettre au travail. Toutefois, s’il est pleinement à son labeur et agit avec conscience et une attention pleine d’amour – en un mot, s’il s’y donne de tout son être – alors au moment où il retourne le sol riche sous sa charrue, il le retourne aussi dans son esprit et dans son cœur. Labourer la terre revient à labourer son âme. C’est là l’un des aspects essentiels du rituel de célé- bration. Quand nous allumons une bougie dans notre espace rituel, nous éveillons une flamme au fond de nous-mêmes. Quand nous répandons de l’eau, que nous faisons brûler de l’encens comme offrande, nous nous offrons aussi, pour couler dans la terre ou nous élever en douces volutes de fumée vers le ciel. L’imagination ne suffit pas – le travail exige que nous nous engagions non seulement avec notre esprit et notre cœur, mais aussi avec notre corps.

C’est là la signification originelle de la célébration : un rassemblement, un moment pour être ensemble. Nous en sommes venus à imaginer la célébration comme une occasion de bonheur et de joie, parce que ce sentiment de plénitude que nous trouvons en compagnie de nous-mêmes et des autres nous nourrit et nous rend profondément joyeux. Mais la spiritualité de cé- lébration signifie aussi être pleinement présent dans les moments de chagrin et de souffrance, nous donner totalement aussi bien dans le labeur et la discipline que dans le plaisir et le la joie. La spiritualité de célébration se résume à notre volonté d’être pleinement présents face au monde et à ses dieux. Mais il y a une autre raison pour laquelle il est si important de faire d’un rituel une activité qui engage le corps. Le rituel nous porte au-delà de nous-mêmes et nous met puissamment en phase avec le monde qui nous entoure. Ou plutôt, il nous rappelle que nous sommes toujours en phase avec ce monde et que nous y participons; il restaure en nous la conscience de cette interconnexion. Lorsque nous abordons le rituel avec des intentions pleines d’amour, nous rendant totalement présents et disponibles pour nos dieux et l’univers plus vaste, nous nous ouvrons au possible. Le rituel de célébration est une invitation. L’esprit jaillit de nulle part avec des ailes bruyantes (ou, parfois, cela ne se produit pas et nous nous retrouvons plongés dans le silence inconnu du mystère). Ceci n’est pas qu’une métaphore.

14Quiconque pratique depuis longtemps le polythéisme naturel ou quelque forme que ce soit de spiritualité centrée sur la terre sait ce qu’il en est quand un rituel parfaitement planifié est interrompu par une pluie torrentielle, ou quand le feu sur l’autel s’emballe ou s’éteint du fait d’une rafale de vent. Mais celui-là connaît aussi l’émerveillement de ces moments où les nuages s’écartent soudain pour révéler un coin de ciel clair, ou quand un animal sauvage surgit en plein milieu de l’espace sacré pour honorer la communauté de sa présence.

Dans ces moments, nous murmurons : Ouah ! – une prière frappée d’admiration. Quand nous sommes complètement investis dans un rituel, ces moments inattendus nous modèlent. Je crois que ce n’est pas un hasard si cultus, l’adoration, est le participe passé du verbe colère, cultiver. Non seulement nous nourrissons nos relations sacrées par le biais du rituel, mais ces relations nous nourrissent aussi. Lors d’un rituel, nous sommes en mouvement et sommes mis en mouvement. Nous retournons la terre afin de préparer l’âme à être ensemencée, et nous-mêmes sommes retournés et transformés. Nous connectons, et sommes connectés. Nous ouvrons, et sommes ouverts. Nous sommes présents de tout notre être, afin que notre être tout entier soit mis en leur présence.

Retrouvez les articles de Alison Leigh Lilly en anglais sur son site : http://alisonleighlilly.com

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Pour atteindre un objectif spirituel

Posté par othoharmonie le 1 mai 2015

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Pour atteindre un objectif spirituel, il existe des raccourcis. Chaque élève doit comprendre qu’il n’a pas besoin de passer par des centaines d’épreuves avant d’atteindre un niveau de conscience spirituelle. Il lui faut accepter que sa spiritualité lui a été révélée et que l’illumination est en elle-même le dépassement. Et si une personne peut atteindre cet état de conscience, tous en sont capables, sans emprunter une voie longue et difficile. Une fois qu’un fait est révélé, il nous suffit de l’accepter. Selon les Maîtres, nous avons eu un temps pour faire cette découverte, nous savons maintenant quels sont les facteurs déterminants, et le reste de l’humanité n’a pas à refaire les mêmes découvertes, seulement à les accepter.

Ainsi, les masses n’ont pas besoin de s’exercer pour atteindre le samadhi, car celui qui s’est élevé à cet état le premier peut l’enseigner aux autres. S’ils le désirent, ils peuvent tous atteindre cet état de conscience, mais cela est inutile : en acceptant cette vérité, leur seule attitude élèvera la conscience de tous, leur communiquera l’énergie suffisante pour améliorer leur perception de la réalité. Ainsi, c’est en suivant les conclusions de ceux qui ont franchi les étapes préliminaires que nous progressons directement vers le samadhi. Ceux qui sont parvenus à cet état de conscience ont concrétisé un état qui, grâce à la projection mentale, s’est ensuite propagé. Telle est la raison pour laquelle Jésus expie les péchés d’autrui. En montrant le chemin, il a expliqué que, comme lui, nous ne faisons qu’un avec le Père. Nous n’avons pas besoin de lutter pour atteindre cet état de conscience, car Il a révélé ce fait établi.

Notre seule tâche est d’admettre la vérité de Ses révélations. Il n’est nullement besoin de démontrer que la somme des angles d’un triangle est égale à deux angles droits, si cela a déjà été établi : un fait révélé doit seulement être accepté. En somme, nous n’avons plus qu’à poursuivre indirectement les oeuvres d’autrui, recommencer au point où ils se sont arrêtés et atteindre le prochain niveau de conscience en respectant les principes en question. Plus un groupe est nombreux ou plus il s’étend, plus son influence est grande. Plus son rayonnement croît, plus l’impulsion qu’il communique est importante. Par conséquent, si un groupe de cent personnes accédait au samadhi, il influencerait des milliers d’hommes et de femmes – des milliers d’individus parviendraient à une conscience supérieure grâce à l’action d’une centaine d’entre eux. C’est pourquoi les yogis jouent un rôle essentiel. Ils renoncent délibérément à une partie de leur vie pour exercer, cette influence, particulièrement en faveur du bon fonctionnement physique.

Tous les hommes n’ont pas besoin de pratiquer le yoga pour amener leur corps à son épanouissement, parce que les yogis se sont exercés et ont rendu cette perfection accessible à tous. C’est ce qu’a exprimé Jésus lorsqu’Il a donné Sa vie sur la croix. Et tout comme le Christ, les yogis savent qu’ils ne renoncent pas entièrement à leur propre vie. Ils en sacrifient une partie pour révéler une vérité supérieure ; ils sont des guides, des enseignants, permettant aux hommes de progresser plus profondément et plus rapidement. Ainsi, il n’est pas nécessaire de passer par toutes les étapes du yoga. Beaucoup les franchissent en quelques heures grâce à certains groupes privilégiés qui travaillent constamment dans le but de fournir l’élan à autrui. Leur influence est bénéfique, car elle rayonne en permanence de différents groupes et centres. On réalise le contact non pas en cherchant à rencontrer les maîtres ou à bénéficier de leur influence, mais en trouvant la dimension de la pensée harmonieuse et de l’influence spirituelle qui imprègne le temps ainsi que l’espace et dans laquelle ils agissent. Le soleil chasse la nuit, une seule bougie bannira l’obscurité d’une pièce ; car la lumière, quelle que soit sa taille, a un pouvoir illimité sur les ténèbres environnantes, quelle que soit leur étendue. La seule pensée éclairée d’un individu peut détruire toute négation, limitation ou fausse prophétie autour de lui, car ce ne sont que de vagues ombres qui n’ont aucune puissance. Rejetez les prédictions qui annoncent les cataclysmes et les destructions. Observez le royaume de l’Esprit et elles disparaîtront. 

L’Esprit est la cause créatrice dans l’univers, et notre langage n’a de pouvoir que dans la mesure où ce même esprit est considéré comme la force qui le soutient. C’est l’activité de la force de la nature qui fait pousser la graine, car aucune graine n’abrite le moindre pouvoir. C’est le contenant ou le véhicule de cette force. Il en est de même pour les mots. « La Parole est une graine affirment les Écritures, et le pouvoir de l’Esprit se conforme aux mots, comme la nature se conforme à la graine. Notre conscience, ou notre sensibilité spirituelle, est le point central dans cette question du pouvoir de la parole. Des mots prononcés sans raison sont impuissants et ne créent pas, même si, dans un sens, ils peuvent augmenter votre état auto-hypnotique.

Extrait du livre « 13 leçons sur la vie des Maîtres » de Spalding

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Acquisition et développement des pouvoirs spirituels

Posté par othoharmonie le 25 avril 2015

 

3dn3wv10Aucun des grands livres sacrés qui parlent de spiritualité ne commence par expliquer la manière d’acquérir des pouvoirs spirituels.

La lumière sur le sentier commence par des règles enjoignant de tuer l’ambition , le désir de vivre, de bien-être, de réconfort, le désir de sensation, surtout le sentiment de séparatisme et le désir de croissance; alors seulement est-il enseigné de «  désirer  », mais l’ objet désiré est intérieur : c’est la lumière qui seule peut guider l’aspirant.

Ce livre ne donne aucun secret de pouvoir spirituel à acquérir, mais définit la démarche spirituelle à suivre :

  • renoncer à tout ce qui enchaîne l’être humain à l’illusion de son moi séparé, à l’ignorance, découvrir la source de toute inspiration capable de conduire en sûreté sur la voie s’engager fermement sur la voie ainsi découverte.

La Bhagavad-Gîtâ n’enseigne pas non plus de techniques spirituelles. Elle s’adresse directement à ce qui peut jouer le rôle de héros désintéressé dans l’homme. La condition essentielle est de renoncer à tout projet personnel, de s’engager dans l’action sans espoir de récompense, et d’attacher son cœur et son mental à Krishna à tout instant, en faisant l’offrande de toute sa démarche, pour sauvegarder et maintenir «  l’ordre et la cohésion harmonieuse du cosmos  ».

Cette entreprise, éclairée par une bhakti (dévotion) soutenue par une connaissance spirituelle, où l’optique universelle, englobant tous les êtres dans l’Unité, a remplacé les vues limitées de la religion classique ne manque pas de s’accompagner d’une réponse du Divin. Les pouvoirs spirituels viennent spontanément, dans le cours du temps, à ceux qui adoptent la bonne attitude. C’est la réalisation de l’identité fondamentale des êtres avec soi-même, c’est la perception claire de l’unité de tout avec le Soi, c’est le renforcement ininterrompu du lien de conscience avec le Divin intérieur, la promesse de l’union finale avec lui, avec, tout le long du chemin, le soutien de ce Divin qui répond aux attentes spirituelles légitimes, en particulier, en détruisant les doutes et les obstacles intérieurs « par la lampe brillante du discernement et de la sagesse ». 

On pourrait développer beaucoup ce thème de l’apparition et du développement des pouvoirs spirituels, à la lumière de laGîtâ. La condition de cette profonde réponse du Divin tient au changement du centre de gravité de la conscience, accepté et librement recherché, avec ardeur, par le chevalier Arjuna - du pôle purement humain au pôle vraiment spirituel, qui se traduit par une alliance consciente, et de plus en plus permanente et efficace, entre la «  fine pointe de l’âme  » présente et engagée sur le champ de bataille et l’Ego divin dont elle constitue le poste avancé, ici et maintenant.

Dans un certain sens, ce qui était «  l’enfant prodigue  » sur la terre a pris conscience de son hérédité divine - est revenu vers le Père, mais demeure quand même parmi les vivants, pour accomplir une mission supérieure - participer au déroulement harmonieux des décrets de la Loi, et incarner Dieu ici, dans la sphère terrestre.

Cette dimension mystique de la Gîtâ qui parle de yoga spirituel n’est pas aussi clairement visible dans d’autres grands livres, comme les Yoga Sûtra de Patañjali, où les conditions techniques de la voie spirituelle sont énoncées. Krishna n’enseigne pas au disciple la marche à suivre pour obtenir les perfections évoquées plus haut, telles que : lévitation, pouvoirs PSI, etc., mais la Gîtâ fait clairement allusion au 3e Œil, ou œil divin qui est latent dans l’être humain.

Condensé d’après un article théosophique sur http://www.francelecture.net/

 

 

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Les sept niveaux de l’évolution spirituelle

Posté par othoharmonie le 12 avril 2015

 

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Au cours de son évolution spirituelle, l’homme traverse sept étapes, chacune d’elle ayant certaines caractéristiques. La connaissance de celles-ci peut nous ouvrir la voie vers les niveaux supérieurs et nous conduire à la perfection.

 Premier niveau 

Le premier plan est le moins élevé. C’est celui de la conscience instinctive qui est proche de l’animal.

Le premier stade se caractérise par l’ignorance ou l’absence totale de connaissance et même d’information liées à la nature de l’esprit et de la réalité. Généralement parlant, c’est le cas de la plupart des êtres humains de l’époque actuelle, qui se limitent à croire aveuglement seulement à ce qu’ils peuvent percevoir à l’aide des cinq sens ou seulement à la science et la technologie abordées d’une manière mécaniciste.

Le premier niveau d’évolution est relativement rudimentaire au point de vue spirituel, puisque la personne qui s’y trouve est essentiellement matérialiste. Ses principales préoccupations (pour ne pas dire ses seules) sont la satisfaction de ses besoins primaires, l’assouvissement des plaisirs des sens, souvent avec excès (boire, manger, s’accoupler), et l’accumulation de biens. Pour cette personne, la préoccupation spirituelle n’existe tout simplement pas, à moins que celle-ci ne soit perçue comme un instrument pour leurrer ou pour tirer profit des autres. Selon elle, lorsqu’on meurt, c’est fini : on pourrit simplement dans un trou.

On peut comprendre que, dans cette perspective, l’existence de Dieu ou d’un Être suprême n’a que peu d’intérêt ; à quoi pourrait donc servir un dieu si, à la mort, tout est fini ? Ce genre de personne peut être agréable à rencontrer l’espace d’une soirée, à l’occasion d’une partie ou pour un bon repas par exemple. Mais comme le type de relations qu’on peut nouer tourne autour de l’assouvissement des besoins les plus primaires, on ne peut s’attendre à des contacts profonds. Cela dit, même si ces personnes sont menées par leurs émotions et leurs passions, cela ne signifie pas nécessairement qu’elles ne possèdent aucune morale, aucune conscience ; c’est simplement que leur expression est des plus sommaires.

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 Deuxième niveau 

Le deuxième plan est celui de la conscience collective. A ce niveau la personne développe son sens des relations humaines. Elle est plus sélective dans le choix de ses partenaires, mais plusieurs peuvent lui convenir.

Le deuxième stade est marqué par une sensibilité plus ou moins accentuée aux autres états de conscience, qui peuvent apparaître soit de façon fortuite, soit d’une manière logique, traditionnelle (par exemple la pratique du yoga) ; parfois, l’éveil de l’intérêt pour des aspects spirituels peut se produire grâce au déclenchement de certains processus ineffables de résonance intérieure suite à la lecture d’un texte spirituel authentique, du témoignage d’un grand maître, ou alors via une expérience mystique ou même suite au paroxysme d’une crise existentielle douloureuse; ou encore, en fréquentant systématiquement un groupe d’êtres spirituels ou par l’adoption d’une thérapie efficace, moins conventionnelle, l’être humain peut éveiller progressivement des forces subtiles bénéfiques auparavant insoupçonnées..

Le deuxième niveau s’apparente au premier sous de nombreux aspects ; l’acquisition de biens matériels reste une motivation importante, voire la pierre angulaire de la vie, tout comme, d’ailleurs, l’assouvissement des plaisirs des sens. Les personnes qui s’y positionnent ont souvent tendance à croire que la valeur des gens est proportionnelle aux biens qu’ils possèdent. En revanche, dans la majorité des cas, les personnes qui se situent à ce deuxième niveau d’évolution (ou de conscience) croient en l’existence d’un Être suprême, mais trop souvent encore, elles ont tendance à créer un Dieu qui sert leurs intérêts.

L’un n’allant pas sans l’autre, on comprend dès lors que leur spiritualité est aussi rudimentaire que l’image qu’elles se font de leur Dieu. En un certain sens, on pourrait dire que ces personnes ont tendance à croire en Dieu, au cas où celui-ci existerait : pourquoi courir des risques ? N’est-il pas plus prudent de couvrir ses arrières ? Lorsqu’il leur arrive de s’attarder à de tels concepts – Dieu, la spiritualité, la vie, la mort, etc. – elles sont vite dépassées. Il s’agit de l’archétype de l’être qui est conscient de sa mortalité et s’en inquiète juste assez… pour croire en Dieu (on pourrait d’ailleurs ajouter, ici, qu’il le fait en espérant que c’est bien ce qu’il doit faire !). Sa conscience spirituelle n’est pas vraiment un sujet dont il se préoccupe vraiment ; il a la conviction que la spiritualité est l’affaire des autres et ne le concerne pas vraiment. Par contre, ces individus adoptent ou tentent d’adopter une ligne de conduite non dénuée de principes. Ils ont une conscience morale plus développée que les personnes du premier niveau. J’ajouterai aussi que lorsqu’ils adoptent une religion, c’est celle de leurs parents, celle dans laquelle ils ont été élevés ; toutefois, il arrive qu’ils s’ouvrent à d’autres spiritualités.

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 Troisième niveau 

Le troisième plan est celui du mental. Là, l’individu situe son JE. Il commence a s’individualiser. C’est le plan du pouvoir personnel, de l’énergie, des idéologies (religieux, politiques, économiques). C’est le plan des leader. Il fonctionne selon la dualité du mental (amour-haine, dominant-dominé etc).

Le troisième stade marque la recherche pleine d’aspiration de certaines méthodes efficaces d’éveil, d’une voie spirituelle authentique. Ce stade est caractérisé le plus souvent par une recherche fébrile et souvent livresque. Nous ne pensons alors plus qu’à ce sujet, et quelque chose à l’intérieur nous dit parfois que nous nous approchons de la vérité, cet aspect nous étant ultérieurement confirmé par les lectures. C’est le moment où nous commençons à chercher avec ardeur un maître et parfois nous nous lançons vers ce qu’un grand yogi a nommé « un cocktail spirituel”, c’est-à-dire une combinaison de postures corporelles, de thérapies, de lectures « ésotériques”, plus ou moins mêlées à des techniques de méditations, arts martiaux ou pratiques genre tai-chi, passes biomagnétiques, etc. Il existe certaines personnes qui malheureusement restent définitivement cantonnées à ce stade et qui croient avec la force du semi-docte qu’elles ont trouvé la voie. De cette catégorie ne manquent pas ceux qui, après la première expérience spirituelle, se considérant complètement illuminés, s’y arrêtent. D’autres rencontrent au bout de ce périple la vraie voie et le maître spirituel. C’est seulement alors que commence pour eux la vraie aventure spirituelle.

À ce niveau, on rencontre des gens qui accordent encore une importance certaine à l’aspect matériel de l’existence, mais tout en croyant sincèrement en l’existence de Dieu. Ils ont découvert (ou entrevu) la relation qui existe entre Dieu et le reste de l’Univers.

On peut affirmer que la majorité des gens se situent à ce niveau d’évolution ou de conscience. Tirant toujours satisfaction et plaisir de l’acquisition de biens et de l’assouvissement des sens, bien qu’à un degré moindre que ceux des précédents niveaux, ils ne considèrent pas ces deux aspects comme une finalité en soi, comme l’objectif fondamental de leur existence. Ce qui est néanmoins paradoxal, c’est que leur niveau de spiritualité dodeline selon leurs intérêts du moment ; ils sont tour à tour profondément pieux ou totalement absorbés par le gain.

Ils adhèrent généralement à une religion quelconque et acceptent sans discussion la philosophie de celle-ci, ses dogmes et son code de bonne conduite. Ils comprennent le concept d’un Être supérieur car, pour eux, l’au-delà existe vraiment, bien que sa forme dépende essentiellement de la religion qu’ils pratiquent ou de la philosophie à laquelle ils adhèrent. Parfois, ces gens font preuve d’une certaine curiosité intellectuelle face à la spiritualité et ils se posent même certaines questions. Ils font malheureusement preuve de peu d’imagination et l’emprise que le monde matériel exerce toujours sur eux les empêche d’explorer la spiritualité à l’extérieur des limites imposées par leur pratique personnelle, voire leur religion. Idéalement, ils aimeraient profiter sans gêne et sans remord des bons côtés du matérialisme et, en même temps, approfondir et vivre une spiritualité satisfaisante mais sans faire d’efforts… Ils sont pour le pour et contre le contre, si l’on peut s’exprimer ainsi!

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 Quatrième niveau 

Le quatrième plan est causal. C’est le plan où nous pouvons nous connecter à notre âme. A ce niveau, nous pénétrons dans la partie de l’âme, celle de l’amour (l’amour spirituel). A ce niveau, nous pouvons vivre l’amour avec une âme-soeur.

Le quatrième stade se caractérise par le suivi persévérant et plein d’aspiration d’une voie spirituelle authentique. A ce stade, l’être humain découvre souvent progressivement toutes les barrières qui l’empêchent à accéder à la vraie connaissance et apprend petit à petit à dissoudre tous ces obstacles. Les méthodes spécifiques qui sont utilisées ici varient selon la voie choisie. Elles peuvent changer à un moment donné, selon l’évolution spirituelle personnelle et en conformité avec certaines conditions individuelles. Pourtant, si l’être humain en question envisage d’atteindre le stade spirituel ultime, il ne doit jamais arrêter la pratique spirituelle. Elle s’etendra progressivement à toute son existence quotidienne. Ce stade se prolonge et demeure pratiquement inchangé également au cours des étapes suivantes.

Le quatrième niveau marque le début de la spiritualité dans le vrai sens du terme. Les personnes qui atteignent ce niveau ne sont plus réellement préoccupées par l’accumulation de biens ; elles n’ont plus besoin de ce genre de preuve pour justifier leur existence. Elles apprécient certes les plaisirs des sens, sans toutefois se laisser dominer ou contrôler par leurs émotions ou leurs passions. Surtout, elles saisissent leur nature dans sa globalité et sont conscientes du lieu qui existe entre le physique, l’intellect, les émotions et la spiritualité.

Elles sont adultes dans le sens le plus noble du terme, parce qu’elles assument leurs responsabilités en ce qui touche leurs pensées, leurs sentiments et leurs actions. Il leur arrive fréquemment de peut-être trop intellectualiser leur processus de raisonnement mais, comme elles parviennent à décrypter leur intuition, cela équilibre en quelque sorte la balance. Elles ont conscience ou elles prennent conscience du reste de l’univers et de leur influence sur celui-ci. Ces personnes commencent aussi, habituellement, à chercher l’Etre suprême à travers différents textes sacrés, faisant fi de la confession de laquelle ils relèvent.
Cela marque en quelque sorte le début de l’universalité de la conscience. Les personnes arrivées à ce point de leur évolution ne se soucient plus des différences de religions. Elles ont conscience de la valeur spirituelle de chacun, sans sectarisme. Elles commencent aussi à s’intéresser au monde de l’invisible et, souvent, à communiquer avec les entités qui y vivent.

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 Cinquième niveau 

Le cinquième plan est celui de la super-conscience. L’amour est manifesté et exprimé pleinement. C’est celui de la pensée symbolique. A ce niveau on peut se passer de sexualité. C’est le niveau des grands comme Beethoven, De Vinci, Pythagore etc… La(e) seul(e) partenaire possible est son âme-jumelle, son complément, son miroir.

Le cinquième stade se caractérise par la stabilisation émotionnelle et la paix profonde intérieure. Au fur et à mesure que les obstacles se dissolvent et sont complètement éloignés du chemin de notre conscience, ce qui correspond ici à l’identification et au contrôle de l’origine intime des sentiments et de nos émotions destructives, l’agitation mentale des pensées diminue et une paix profonde et euphorique s’installe en nous. C’est une condition absolument nécessaire à ce qui suivra, bien qu’il existe des voies spirituelles qui profitent de tous les conflits qui apparaissent dans l’être humain, les utilisant comme des modalités directes et immédiates d’atteindre la transcendance. Ce stade est en général accompagné par une compréhension juste et profonde, tant de la nature du réel, que du mental. L’être humain en question aspire maintenant avec force à ce que cette paix euphorique englobe le monde entier. A ce stade, la capacité d’aimer est beaucoup amplifiée.

À ce niveau, les personnes sont dotées d’une sensibilité très aiguisée et elles perçoivent l’univers comme un tout. Pour elles, c’est quelque chose qui ne se discute pas, ça existe et c’est ainsi. Elles ne dédaignent pas tout ce qui concerne le matérialisme, mais, en revanche, l’accumulation de biens n’est plus une priorité. Si elles sont bien nanties, c’est sans se préoccuper de ce qu’elles amassent, mais, plutôt, parce qu’elles aiment ce qu’elles font et que cela leur vaut de connaître le succès.
Ces personnes ont atteint un niveau où leur intuition joue un rôle important ; elles arrivent d’ailleurs à développer assez rapidement et assez facilement leurs dons psychiques et s’en servent volontiers, principalement pour aider les autres. Elles communiquent aussi aisément avec leurs guides spirituels et ont pleinement conscience de leurs actions et des effets de celles-ci sur leur évolution. Elles pratiquent généralement plusieurs techniques, comme la méditation, et possèdent une très grande ouverture d’esprit qui leur permet de comprendre et d’aider les autres. Ces personnes s’appliquent de façon diligente à se débarrasser de leurs préjugés. Conscientes des lois gouvernant notre Univers, elles tentent de les respecter le mieux possible.

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 Sixième niveau 

Le sixième plan est celui de la conscience intuitive de l’âme. A ce niveau l’être n’a plus d’égo, il n’est plus qu’une âme rayonnant d’amour et de lumière. Il est un message vivant de l’harmonie universelle.

Le sixième stade se réfère à l’atteinte de la non-dualité. Jusqu’à ce stade, l’être humain a été souvent le théâtre de déroulement de nombreux phénomènes,au sens grec du terme, qui désigne les „apparences” illusoires, telles les visions de forme et de lumière, l’audition intérieure de sons, la perception de certaines vibrations subtiles énergétiques qui donnent ensuite naissance à des manifestations parapsychologiques, des régressions dans les vies antérieures personnelles ou dans celles des autres êtres humains qui entrent en contact avec lui etc. Un maître spirituel compétent l’aidera à comprendre que presque tous ces phénomènes sont aussi illusoires que le rêve ou que l’univers physique habituel. Dans toutes ces expériences, existe encore, belle et bien vivante, l’illusion de la séparation entre le sujet et l’objet de sa perception, avec quelquefois même le risque du renforcement de la perpétuation de cette illusion de la séparation. La dissolution complète de ce fantasme conduit progressivement à l’apparition d’un état holistique a-conceptuel et ineffable. Du stade initial de non-connaissance dualiste, nous passons maintenant à la vraie Connaissance Divine, à l’état de présence impersonnelle et ineffable. Du stade initial d’ignorance dualiste, nous passons maintenant à la vraie Connaissance Divine, à l’état de présence impersonnelle où nous réalisons, pleins de surprise, qu’il n’existe plus personne d‘autre qui connaisse… L’amour envers tous les êtres humains devient alors la Lumière Divine et nous se révèle comme étant ce qu’elle a été en réalité, depuis toujours, dès le début sans début…

Arrivé à ce niveau, l’individu fusionne en quelque sorte ses sens et sa spiritualité. D’une certaine façon, le plaisir que lui procurent ses sens constitue une nouvelle manière de se réjouir de l’existence, voire de prier – le mot pris dans son sens le plus large et le plus noble. Cette personne s’est pratiquement libérée de ses passions ; ses émotions ne la dominent plus. Parallèlement, elle ne reconnaît plus les frontières des hommes et sa pensée devient universelle ; elle fait partie de la race humaine et ne voit plus les distinctions entre les races ; elle s’est complètement libérée des préjugés. Cette personne communique aisément avec les entités de l’au-delà, ainsi qu’avec son Moi supérieur ; elle connaît les raisons pour lesquelles elle s’est incarnée dans cette existence et comprend les leçons qu’elle est venue apprendre. H lui arrive de développer et de maîtriser ses facultés psychiques. Lorsqu’elle le fait, elle les met au service des autres ; elle peut d’ailleurs guider ceux et celles qui ont besoin d’elle, sans pour autant juger ou interférer dans leur évolution personnelle.

Elle est pleinement consciente de son évolution et du niveau de conscience qu’elle a atteint, et elle met en pratique les principes fondamentaux de l’Univers, incarnant du coup ce qu’il y a de mieux chez les hommes. Cette personne reste consciente de ce qu’elle est et de ce que la société est ; elle a également conscience des contraintes matérielles, mais elle assume tous ces aspects avec sérénité.

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 Septième niveau 

Le septième plan est celui du divin, de la conscience cosmique. Le corps s’embrase, le feu monte dans les canaux ethériques et l’énergie divine nous transforme en ETRE DE LUMIERE. Nous tombons dans la conscience cosmique et l’illumination, et nous y restons pour l’éternité.

Le septième stade est celui de la libération spirituelle. Alors que dans le stade précédent la nature du réel était perçue sous la forme d’éclairs illuminateurs profonds, ici, la présence de Dieu ou la vraie Connaissance est définitivement installée et demeure constante, ne pouvant plus jamais être perdue. La dichotomie relatif-absolu est maintenant dépassée. Il n’existe plus des concepts et des conditionnements, mais seulement un Espace Suprême – Lumière, incommensurable et irradiant. En même temps nous découvrons avec surprise que l’amour océanique et la Connaissance qui englobe tout traversent ce corps sans être limités par celui-ci. Nous nous rendons compte seulement alors qu’il s’agissait d’un état primordial qui a existé dans notre être depuis toujours, mais qui a été caché en permanence par notre ignorance antérieure. Nous réalisons maintenant que le voile s’est complètement dissout.

Il s’agit du niveau le plus élevé de l’évolution humaine. La personne qui y accède a totalement réussi à occulter ses sens pour ne devenir qu’un être spirituel ; cette personne se situe ni plus ni moins entre notre réalité terrestre et Dieu. n n’est plus question, pour elle, de se plier aux lois divines puisqu’elles font littéralement partie de son être, de sa nature intrinsèque. Cet individu est ce qu’on appelle communément un maître un initié, qui a réussi la parfaite harmonisation entre le corps, l’âme et l’esprit, et cela lui permet d’exister tant dans l’au-delà que sur terre, car il est en constante communion avec l’univers. Soulignons toutefois que c’est un état aussi rarissime qu’exceptionnel. C’est le niveau où l’âme n’a plus besoin de s’incarner et peut continuer le voyage vers d’autres horizons inconnus pour le commun des mortels. Comme vous pouvez le constater, les niveaux d’évolution spirituelle ne sont pas très nombreux, mais on peut affirmer qu’il existe une grande différence entre le premier et le septième niveau..

Néanmoins, il ne faudrait pas croire qu’une personne qui se situe au premier niveau a moins de valeur ou est moins bonne qu’une autre qui a atteint le septième niveau ; il ne s’agit pas de valeur, mais bien d’expérience – car chaque niveau nous place face aux leçons que nous devons apprendre afin de continuer notre évolution.

. Tous ces préliminaires nous amènent maintenant à aborder le concept des niveaux d’évolution spirituelle, aussi appelés « niveaux de conscience ». Il ne s’agit pas, ici, d’un outil de notation ou d’évaluation, d’autant plus que ce niveau d’évolution spirituelle est changeant. Il serait donc à la fois puéril et vain de chercher à se servir de cette grille pour juger la valeur des gens. Chacun possède le niveau qui correspond aux expériences qu’il doit vivre pour continuer à apprendre, à cheminer, à évoluer.

Vous pouvez atteindre les niveaux les plus élevés, mais, à mesure que vous progresserez, il sera parfois nécessaire d’expérimenter des niveaux inférieurs afin de pouvoir tirer une leçon qui vous permettra de mieux comprendre non seulement ce que vous vivez, mais aussi ce que vivent ceux qui vous entourent.

En ce sens, il faut bien comprendre qu’un niveau n’est pas meilleur qu’un autre, il est simplement différent ; il reflète la position subjective de l’âme au moment présent. Le niveau spirituel d’une personne vous permet de jauger le genre d’interaction que vous pouvez ou pourriez avoir avec celle-ci. Par exemple, il est inutile de discuter de spiritualité et de méditation avec un individu dont la conscience se situe au premier niveau, tout simplement parce qu’il s’agit là d’un sujet qui ne l’intéresse pas. De la même façon, vous perdez votre temps à décrire votre nouvelle maison à une personne dont la conscience est au septième niveau, car celle-ci est détachée du monde matériel.

Lorsqu’on commence à pratiquer la méditation, il est évident que notre niveau d’évolution spirituelle change , ce niveau de conscience n’est pas fixe, il peut se transformer très rapidement ou rester stagnant. Dans certains cas, il peut même arriver que notre évolution se fasse en quelque sorte à l’envers et qu’au lieu de progresser, nous régressions pour retravailler des choses. Toutefois, à mesure qu’on se familiarise avec le principe de la méditation et sa pratique, il devient très difficile de résister à l’évolution de sa conscience, à l’éveil de sa spiritualité. Certaines formes de méditation favorisent une évolution rapide, alors que d’autres se contentent de nous faire progresser tout doucement. Par conséquent, c’est à chacun de faire ses choix.

.Pour rejoindre la Vie Devant Soi

Source : alliancespirite.org 

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UNE BELLE INVITATION A L’EVEIL

Posté par othoharmonie le 10 avril 2015

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Richard Moss enseigne depuis plus de trente ans une spiritualité sans dogmatisme et dans le respect des différentes religions. Son enseignement est une psychologie contemporaine de la conscience … Richard ne dit pas comment il faut vivre, il fait plutôt appel à la perception, l’humilité et l’enseignant intérieur qui se trouve en chacun de nous….

  • Bonjour Richard et merci de nous accorder cette interview.
    Est-ce que « être soi » demande du courage ? Un immense courage ?

Plus on a l’amour de la découverte de soi, moins on a besoin de courage. Je ne me suis jamais considéré comme quelqu’un de courageux donc je ne sais pas. Mais il y a une passion qui vient du coeur et c’est peut être une façon d’envisager le courage. Je pense que c’est l’amour, l’amour pour chacun et pour toute chose, qui est plus important que le courage.
Et toute vie requiert du courage, il y a tant de choses difficiles dans la vie quotidienne…

  • J’observe que beaucoup de gens sont frileux pour entrer dans leur monde intérieur…

Si vous vouliez devenir un scientifique compétent vous devriez passer beaucoup de temps à vos études, et avoir une grande curiosité, un grand désir. On a besoin de la même chose pour aller à l’intérieur, un désir fort, une curiosité profonde et plus on va en profondeur plus on apprend, plus c’est fascinant et plus il y a de joie à faire ce chemin.
Le chercheur scientifique plonge son attention vers l’extérieur, vers l’objet alors que le chercheur contemplatif plonge son attention à l’intérieur, en lui-même.

Je ne crois pas que les gens n’aient pas envie d’aller à l’intérieur, je pense que les gens ne savent pas comment le faire. 

Il faut apprendre et on peut apprendre certaines choses des autres, mais un grand chercheur en science ne trouvera pas tout à l’extérieur chez les autres chercheurs, à un  moment donné il faut qu’il ait quelque chose qui vienne de l’intérieur de lui.
Et les gens sont tellement occupés, on a construit une vie qui est tellement déséquilibrée.
Comme les problèmes semblent être à l’extérieur, on a le sentiment qu’il faut apprendre des choses pour résoudre ces problèmes extérieurs.

On ne se rend pas compte que tous nos problèmes naissent depuis l’intérieur.

Nous croyons nos propres croyances, nous sommes identifiés avec nos jugements Nous avons peur de ressentir et nous ne savons pas comment faire confiance aux sentiments difficiles, on a le sentiment de pouvoir se sauver de l’extérieur. Ça demande une inspiration et un fort mouvement intérieur pour se consacrer à son voyage intérieur avec tout ce que le monde extérieur exige de nous…

  • Pouvez vous expliquer le lien entre conscience et mental ? Et que se passe-t-il lorsque l’un n’est pas d’accord avec l’autre ?

Dans le développement, au cours de la vie, quand on est un bébé on n’a pas un mental qui nous définit comme une entité séparée, j’ai une forme de conscience mais aucune manière d’entrer en relation avec la conscience.
Ensuite on évolue et on développe un égo, un soi séparé, une conscience du soi séparé. On peut appeler ça le mental personnel, mais il trouve sa capacité en puisant dans une conscience plus profonde.

Quand on entre en relation avec la conscience profonde petit à petit on peut avoir une relation avec son mental personnel.
Ce que je veux dire c’est tout ce dont j’ai conscience devient un objet dans le champ de mon mental personnel. Comment est-ce que je peux avoir conscience de mes idées sur Dieu, des films que je me fais sur moi-même ou sur vous, il y a cette conscience plus profonde à laquelle on donne plusieurs noms et au final c’est cela qui nous permet d’être en relation avec nos croyances, avec notre histoire, avec toutes les manières dont on peut imaginer l’avenir.

En relation avec tous les jugements et toutes les croyances que l’on peut avoir sur soi et les autres.
Cette conscience là transcende les mots, on peut la représenter, pointer vers elle mais elle reste éternellement mystérieuse. Plus on se connecte en profondeur avec cette conscience et plus on a la capacité d’avoir du détachement par rapport à nos croyances. C’est de là que vient la liberté, la joie et l’amour.

  • Pourquoi est-il si difficile de vivre dans l’instant présent, quel rôle jour le mental dans cette difficulté ?

La raison pour laquelle il est difficile d’être dans le moment présent est que l’on a passé tellement d’heures à apprendre à nous identifier à nos croyances sur nous-mêmes, nos croyances sur les autres, nos croyances sur notre passé et ce que nous imaginons pour l’avenir que nous sommes devenus experts là dedans. Les seuls moments où l’on apprend à être dans le moment présent et où l’on ne s’intéresse plus à « moi » sont les moments où l’on s’endort, aussi lorsque l’on danse jusqu’à disparaître et devenir la danse, ou l’état de flot que l’on trouve dans le sport…

Dans ces moments là on se perd soi-même de vue. Mais dès que l’on se réveille le matin, le film « moi » recommence : mon histoire, mes désirs, mes peurs et puis « toi », tes désirs, tes peurs, et tout l’espoir que je peux avoir pour l’avenir, la vie qu’il faut que je vive pour devenir complet, nous passons des dizaines de milliers d’heures de pratique dans l’identification avec des croyances et non dans l’expérience incarnée de l’immédiateté du moment.

Et même si la première partie de notre vie est naturellement consacrée à apprendre à croire à tous ces aspects du soi séparé, ensuite avec beaucoup de travail on peut  apprendre à vivre dans le moment présent. Être dans le moment présent ça veut dire venir profondément habiter le soi qui est dans le corps, être à la fois complètement réveillé et complètement détendu.

Le moment présent ou « maintenant » c’est abstrait. Ce moment présent-ci est en réalité une conscience de la profondeur sans limite. 

Et plus j’entre en profondeur dans cette conscience là, plus mes perceptions deviennent vives et à ce moment là, le mental, l’esprit devient comme un océan calme. Il faut d’abord comprendre comment on quitte cette conscience plus profonde, comment on quitte ce moment présent.

A chaque fois que l’on reconnait que l’on quitte le moment présent on revient dans cette conscience plus profonde. Cela se fait un instant après l’autre. C’est l’effet cumulatif de nombreux instants où on arrive ici. Et puis le coeur devient de plus en plus grand.

  • Peut on dire que le mental représente les vagues en surface de l’océan et la conscience la profondeur de l’océan ?

Oui c’est une image tout à fait juste. L’illusion a la même substance que le réel. La question est sur la méthode : comment est-ce que l’on arrive à plonger profondément dans l’océan ?

  • Avec un sous-marin ?

Non tous les soirs on s’endort, on s’oublie, on ne s’intéresse plus à soi, plus à son histoire, plus à ce qui va arriver et on rentre dans l’océan, mais quand on s’endort on rentre dans l’océan sans savoir qu’on y est rentré. Le chemin contemplatif consiste à entrer consciemment dans l’océan. C’est un chemin, cela prend du temps, cela demande de l’engagement, je ne sais pas comment le dire, c’est comme si vous étiez appelé par un amoureux, vous ne pouvez lui dire non… Je sais que je vais me noyer, je me noie, et pendant un temps j’ai cru un temps que cette noyade allait m’annihiler et maintenant je sais que je vais trouver la joie.

  • Il semble que beaucoup de personnes confondent plaisir et joie. Ces valeurs sont-elles diamétralement opposées ?

Pour moi le ressenti est un mode de conscience très différent de la pensée.
Et le fait de se sentir bien va trouver son complémentaire dans un ressenti désagréable. La maison est confortable, ma nourriture est bonne je suis en bonne compagnie. C’est agréable. a joie n’est pas l’opposé du plaisir c’est une autre octave, c’est d’un autre ordre. Et le plaisir dépend d’avoir réuni les bonnes conditions, alors que la joie ne dépend pas des  conditions, elle est inconditionnelle. Il y a une abondance, quelque chose qui déborde du coeur, c’est une source abondante.

Dans ces instants de plaisir, la nourriture peut-être moins bonne un autre jour… On est dans quelque chose comme le bonheur et le malheur qui vont ensemble, comme le jour et la nuit.

La joie a aussi son opposé dans  l’abysse, mais si petit à petit on arrive à dire oui même aux sentiments abyssaux, des abimes, du gouffre, alors intimement il y a la joie. C’est difficile de parler de ces choses là…
Quand on veut se débarrasser des situations, on se débat et on souffre. Quand j’ai compris cela, j’ai commencé à dire oui.
Ça prend des années à devenir « oui ».

Il y a des situations pour lesquelles il est difficile de dire oui. 
Et si je suis centré sur mon intérêt, je vais dire non, non à la douleur physique par exemple.
Je vis avec une douleur physique dans le dos et quand elle était très aigue, j’ai gardé mon coeur ouvert.

Je ne voulais pas qu’elle me fasse me replier sur moi-même, néanmoins je sentais qu’elle m’attirait dans cette situation.
J’ai dit à un ami proche « je crois que pour la première fois de ma vie je suis déprimé » et bien sûr j’ai eu ma part de moments de vie anxieux, triste, mais c’est un cycle.

Alors que de ressentir la douleur physique est tellement fatiguant, c’est très difficile de dire oui à cela, et pourtant je voulais dire oui, c’était ma consécration.

Et dès que j’avais moins mal le soulagement était bien au delà de l’agréable, et pouvait même devenir de la joie. 
Maintenant j’ai une relation assez joueuse avec la douleur, je bénis les choses que j’ai pu faire par le passé, que j’aimais faire et que je ne peux plus faire j’ai de la gratitude  envers ce que je peux faire maintenant. Un très bon musicien peut tirer une belle musique d’un mauvais instrument. J’ai eu des dizaines d’années de pratique qui m’ont permis, lors de ces douleurs aigues et qui m’accaparaient de me dire je vais rester ouvert avec cette douleur, je ne vais pas la laisser me plonger dans l’auto préoccupation. Je ne peux pas dire que c’était des moments joyeux, mais je n’ai rendu personne d’autre malheureux. C’est évident que la douleur dans le corps peut être difficile à vivre. Et si on n’a pas fait sa pratique avant, on se rend malheureux avec ce qu’on faisait autrefois et qu’on ne pourra plus faire.

Moi je n’ai pas souffert d’avoir perdu quoi que ce soit, ni à l’idée des choses que je ne pourrai plus vivre. 
J’ai de la compassion pour toux ceux qui sont dans la douleur physique.

  • Est-ce que la perfection est un jeu de l’égo qui place la barre très haut ? Ne vaut-il pas mieux accepter son imperfection ?

Je ne sais même pas me connecter à votre question, je n’ai jamais essayé d’être parfait et je n’ai jamais jugé quelqu’un d’être imparfait.
Il y a des années j’ai lu un livre « L’addiction à la perfection » et je crois qu’il y a une certaine pression exercée notamment sur les femmes…
Etre parfait est quelque chose que je ne comprends pas.
En revanche il y a une perfection dans ce moment-ci dans le sens qu’il est ce qu’il est, c’est une forme de perfection.

  • Et la perfection des personnes qui recherchent d’être « saint » ?

C’est mieux ça que d’essayer d’être horrible !
Si je m’écoute avoir la construction de : « je veux devenir saint », je dirais à cette construction mentale ce que je dirais à toutes mes constructions mentales : « oh quelle belle construction mentale tu es je suis tellement heureux de pouvoir te voir ».
Qui prend la mesure, qui donne les notes ?

  • Certaines personnes que j’interroge, qui aimeraient venir à vos retraites disent que c’est cher. Que leur répondez- vous ?

Quand quelqu’un me dit que c’est cher, c’est un jugement et je n’ai pas une tendance naturelle à aider les gens qui jugent. Quand quelqu’un me dit « j’ai vraiment envie de  venir mais je n’ai pas la somme d’argent », la personne parle de faits concrets et j’étudie sa demande. Je n’ai pas beaucoup de temps à donner aux gens qui se plaignent ou qui jugent. Il faut bien accorder une valeur aux choses de ce monde. Est-ce que l’on donne une valeur juste ? Moi j’ai le sentiment de donner une valeur juste à ce que j’offre.

  • Après toutes ces années d’accompagnement des êtres humains, quelle est la quintessence de votre travail ?

Les aimer. Les aimer bien plus que tout ce que j’ai à partager avec eux.  C’est ça la quintessence. Tout ce que j’essaye de faire c’est d’offrir aux gens des pratiques qui vont leur permettre de tomber amoureux d’eux-mêmes et de la vie.

Séminaire d’été :
INVITATION À UN ÉVEIL ; UN RESSENTI DE VIE RADICALE
Du 13 au 23 août 2015 Domaine du Fan (France)
Informations : Richard Moss

image : http://soleil-levant.org/rencontre-richard-moss-invitation-leveil/

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La Spiritualité dans l’inconscient collectif

Posté par othoharmonie le 2 avril 2015

Mont-sinai-300x233La Spiritualité dans l’inconscient collectif est désormais synonyme de « secte » ou d’une énième religion. A tort, et à raison… A tort, car la spiritualité c’est simplement se reconnecter à sa vraie nature, multidimensionnelle, existant sur différents plans, physiques et invisibles, tangibles et intangibles; c’est se débarrasser de tous nos schémas destructeurs et basés sur l’ego « négatif », c’est s’ouvrir à d’autres réalités, c’est tout simplement élargir son champ de conscience. Et à raison, car une fois qu’on a mis le pied dedans, on se rend vite compte des nouveaux « codes » qu’il faut adopter si l’on veut être considéré comme véritablement « spirituel » auprès de ceux qui sont déjà présents dans cette communauté… On s’aperçoit rapidement qu’il faut à nouveau correspondre à un « moule », à une autre forme de formatage, avec de nouveaux codes de conduite, de façons de parler, de styles de musiques à écouter, de façons de s’habiller, d’alimentation, d’endroits où partir en voyage, d’activités à faire, de livres à lire, de guru à suivre.. et que toute personne ne correspondant pas à l’un de ces critères sera jugée négativement voire exclue de cette nouvelle «matrice».

N’ayons pas peur de le dire, le domaine de la « spiritualité » s’est tellement démocratisé et est devenu tellement populaire ces dernières années que maintenant il est devenu également une « mode », un autre moyen de ressentir son appartenance à quelque chose, en dehors de la matrice et des religions, mais sans se rendre compte que l’on applique les mêmes systèmes, jugements et comportements destructeurs que dans les deux autres… Encore une fois, ne quittons pas une matrice pour entrer dans une autre, et surtout, ne reproduisons pas les mêmes erreurs que nous effectuons ailleurs !

Non, « être spirituel » cela ne veut pas obligatoirement dire s’habiller en guenilles, ne plus s’épiler, ne plus se maquiller, ne plus prendre soin de soi, faire du yoga, se nourrir de prana, faire des calins aux arbres, dire Namasté, boire de la spiruline, faire des retraites où l’on ne parle pas pendant 3 semaines, faire voeu de chasteté, être pauvre, sentir le patchouli, mettre de l’encens chez soi, méditer, dire « ommm », et utiliser les termes « amour inconditionnel », « égo », « lâcher-prise », « enfant intérieur », et « focalises-toi sur le positif » à chaque fois qu’on le peut, peu importe la question posée ou le sujet évoqué. Pendant combien de temps encore allons-nous subir cette image dans l’inconscient collectif ? A partir du moment où l’on répète les mêmes choses que les autres et que l’on fait les choses pour correspondre à un « moule », alors on sait qu’on est entré dans une autre matrice, on a été à nouveau formaté, on répète les mêmes erreurs, on s’éloigne à nouveau de qui on est vraiment, et on va totalement à l’encontre de la VRAIE spiritualité, qui est celle de l’authenticité et non de l’apparence. C’est tout à fait OK pour ceux qui aiment réellement cela, mais il ne peut y avoir qu’une seule façon d’incarner sa spiritualité (la reconnection avec soi), et il y en aura forcément autant que d’êtres humains.

C’est dans la nature profonde de l’être humain que de vouloir se sentir appartenir à une communauté, et la communauté spirituelle semble être la communauté « idéale » puisqu’elle nous promet « amour inconditionnel », « compassion », et « absence de jugement »: l’opposé de tout ce que nous avons fuit de l’autre « matrice » et espérions ne jamais plus revoir. Normal que nous soyons séduits ! : « Enfin, tous mes soucis vont disparaître, tout le monde va me comprendre et m’aimer, je vais me faire plein d’amis, je vais être dans le rire et la joie et l’innocence tous les jours et ne plus jamais rencontrer quoi que ce soit de « négatif » ou de contrariant car tout le monde est beau et gentil ! Et puisque tout est paix et Amour, Namasté ! » :)

Oui, vous venez certainement de sourire car vous êtes peut-être passés par là et vous vous reconnaissez, ou vous avez été témoins de personnes étant tombées dans le « panneau ». La vérité est que les mêmes schémas humains existent dans ce domaine, simplement ils sont plus durs à repérer car ils sont plus « édulcorés » et « enrobés ». On se juge non seulement encore sur nos apparences, mais en plus sur notre « niveau d’éveil », « niveau spirituel », « capacités extra-sensorielles », en clair, on recommence encore et encore les mêmes erreurs… Au final, on se perd à nouveau dans une seconde matrice qui chaque jour nous formate un peu plus pour enfin ne plus savoir du tout qui nous sommes… ne plus savoir ce que l’on aime, n’aime pas, ce que l’on ressent, veut, ne veut pas, pour être devenu si neutre, invisible et faible psychologiquement que nous ne sommes pour le coup plus du tout une menace pour le système, ni pour la 1ère matrice, ni pour la 2ème, car nous sommes tout simplement et clairement : désactivés. Au lieu de s’être reconnectés à la Source (notre conscience supérieure) nous nous sommes au contraire totalement déconnectés pour suivre des enseignements extérieurs au détriment total de nos propres ressentis, mais surtout, pour correspondre à un moule, pensant que ce que nous étions n’était pas ok. Autrement dit, on en revient toujours au même, nous tentons de « paraître spirituel » pour être accepté par la communauté spirituelle, car nous ne voulons pas risquer d’être aussi rejeté que nous l’avons été dans la 1ère matrice… Car si nous ne sommes pas non plus acceptés dans la communauté spirituelle, où irons-nous ?…

Cela demande un courage énorme d’oser être pleinement soi, être assez fort mentalement et émotionnellement pour être totalement différent surtout dans une communauté aussi « formatée » que la communauté spirituelle (idem pour les religions). Je pense que si les enseignants spirituels / Emblèmes de Dieux du passé pouvaient revenir et nous parler aujourd’hui (cette fois-ci directement, sans que leurs paroles soient détournées), la première chose qu’ils nous diraient serait : « Mais pendant combien de temps encore allez-vous essayer de nous ressembler ou de vouloir que tout le Monde nous ressemble, au lieu d’être pleinement VOUS et de les laisser être pleinement EUX, et de remplir le rôle que VOUS êtes sensés remplir sur Terre ? Pendant combien de temps encore allez-vous chercher à vous noyer dans une masse, à être le plus neutre et invisible possible, d’aduler des personnages externes et de leur donner tout votre pouvoir, au lieu d’explorer votre propre grandeur ? Pendant combien de temps encore allez-vous cultiver l’idée que nous avons besoin d’être adulés et servis, au point de renier vos propres semblables et même votre propre personne ? Pendant combien de temps encore allez-vous maintenir l’idée que vous devez rester petits, si petits, pauvres et misérables comparé à la grandeur de Dieu au lieu d’INCARNER la grandeur de Dieu ! Pendant combien de temps allez-vous condamner la beauté et la féminité sous prétexte que certains humains ont décidé, pour pervertir et détruire votre société, qu’elles n’étaient pas pures ou pas « spirituelles » ?

Pendant combien d’années encore allez-vous encourager tous ces dogmes et toutes ces croyances qui détruisent des millions de gens ? Pensez-vous réellement, que c’est cela, la VIE ? La Spiritualité ? La spiritualité doit être l’expansion de la vie en vous… son exacerbation… sa libération, et non sa restriction ! 

Par Laura Marie

Extrait pris de l’article complet que vous pouvez lire sur son site :
Les Dangers du New Age 2 : Les Déviations Dangereuses des Enseignements Principaux

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Une éducation pour notre auto-accompagnement

Posté par othoharmonie le 12 mars 2015

 

3160633030_1_2_fUO142LxL’auto-accompagnement ? De quoi est-il question ?

J’entends par là le fait, pour un être humain, d’accompagner son propre ressenti par l’attention. Par ressenti, je n’entends pas seulement les pensées ou les sensations corporelles. J’inclus les émotions, les sentiments, les intuitions et toutes les strates plus subtiles de la conscience. On me dit parfois que tout le monde sait déjà faire cela. Ce n’est pas mon constat. Depuis une trentaine d’années où je me suis investi dans des démarches de connaissance de soi, j’ai pris conscience d’un manque profond. Ce décalage m’est apparu clairement quand j’ai réalisé la coupure chronique avec la vie intérieure que vivaient les personnes que je rencontre. Depuis une douzaine d’années, j’offre aux adultes une méthode d’accompagnement autonome de leur propre vie intérieure. Mais cette approche avec les adultes est une tentative de réparer quelque chose. Il me semble évident qu’il faudrait envisager de proposer une réconciliation avec cette vie intérieure plus tôt, aux enfants d’âge scolaire, parce que cela permettrait de vivre une vie plus harmonieuse, plus consciente, mais également de réinventer notre civilisation sur des bases réellement neuves et régénérées.

Donc, je pense aux enfants actuellement et avec quelques personnes qui m’aident dans cette démarche, nous sommes arrivés aujourd’hui à publier un livre, « Mes Émotions, des visiteurs inattendues », qui concerne l’auto-accompagnement ou accompagnement autonome de la vie intérieure pour les enfants. Le livre que j’ai publié sur le même thème, qui s’adresse aux adultes, s’appelle « Traversée, trois étapes clés pour une libération ». 

La façon la plus simple de présenter cette méthode est d’utiliser l’image de la vague, en disant que tout mouvement intérieur, une émotion par exemple, est comme une vague qui s’élève, se soulève à l’intérieur de soi et redescend. Dans son mouvement le plus naturel, une émotion monte en soi comme une vague et redescend. Accompagner un mouvement intérieur comme celui de l’émotion, c’est ressentir le mouvement de cette vague intérieure, la laisser être et la laisser se dissoudre. Ce qui nous est donné de vivre, c’est d’accompagner ce mouvement sans ni le fuir, d’un côté, le réprimer, ni tenter de le maîtriser, le contrôler ou de le conserver ou de le faire durer plus longtemps.

Il se trouve que beaucoup de nos approches en rapport avec la vie intérieure sont pourtant basées sur des tentatives de contrôle. Cette habitude structure notre système, contrôler est un modèle de vie dans notre société. 

Une des causes du contrôle, par rapport à la vie intérieure, est le fait que nous ne sommes pas en amitié avec ce qui nous traverse, avec ce qui s’anime en soi. Nous avons toutes sortes de bonnes raisons de ne pas être en amitié avec notre vie intérieure et parfois, ces raisons sont même des raisons religieuses, spirituelles ou thérapeutiques, c’est-à-dire qu’est inscrite dans beaucoup de nos démarches l’idée que l’on doit se débarrasser de certaines choses à l’intérieur de soi pour devenir quelqu’un d’autre, pour évoluer, pour se transformer. Mon approche est radicalement à l’inverse de cela. Je propose un autre postulat, en quelque sorte, c’est-à-dire : rien de ce qui s’anime en soi n’est un problème, une menace, mais notre relation à tous ces événements intérieurs est le problème. 

J’utilise une expression, pour résumer la relation à la vague, je propose « d’être avec ». Être avec, c’est un auto-accompagnement, dans le sens où il s’agit d’utiliser une capacité unique parmi les espèces vivantes, une capacité propre à l’être humain, d’être attentif à soi-même. Nous sommes la seule espèce vivante capable de faire ça, mais curieusement, nous sommes aussi celle qui ne le fait pratiquement jamais. 

Dans la vie quotidienne d’un être humain, l’attention est mobilisée, aspirée, absorbée par ce qui l’entoure, les urgences du quotidien, le regard des autres, ce qu’on croit être les attentes auxquelles on doit répondre. 

Quand, dans la vie sociale, dans la vie professionnelle par exemple, on nous demande « comment ça va ? » le matin, on est interpellé d’une façon assez intéressante sur notre vie intérieure, mais il est très rare que l’on réponde réellement ce que l’on ressent à cette question. Je pense que vous l’avez déjà réalisé. C’est le modèle social. Alors, je ressens cette importance de l’auto-accompagnement comme le fondement d’à peu près tout, comme une urgence véritable pour notre espèce, pour son évolution et donc pour la civilisation que nous allons créer à partir de ce 21e siècle où il est clair que quelque chose de radicalement neuf devrait être créé.

Il y a un âge où on peut envisager avec l’enfant une discussion sur son ressenti en des termes simples, moins sophistiqués que ce que l’on dit avec un adulte. À partir du moment où l’enfant peut comprendre la question : « Qu’est-ce que tu ressens dans l’instant ? » et qu’il peut y répondre, on lui offre le chemin de l’auto-accompagnement. On peut lui proposer d’être avec, en lui présentant l’image de la vague, par exemple, d’être avec ce mouvement intérieur, en lui disant : « Tu sais, il n’y a pas de problème avec cette émotion, tu peux la ressentir et la laisser être ». Comprenez qu’à cet endroit-là, l’idée est de transmettre le fait qu’une émotion n’est pas une menace. Si, en tant que parent, nous avons peur de nos propres émotions, la transmission sera plus difficile. Il y a donc un intérêt à envisager cette proposition parallèlement pour les adultes.

Mais comme cette proposition n’existe pas dans l’Éducation Nationale, les enfants comparent parfois cette proposition originale à ce qui leur est offert et se mettent à douter, à trouver bizarre, puisque « les autres » ne le font pas.  C’est un des phénomènes qui m’a alerté sur la nécessité d’envisager une forme d’école qui pourrait intégrer, en plus du socle commun, de la transmission des savoirs classiques, cette direction sur l’accompagnement des émotions – qui ne soit pas qu’un listing des émotions avec lequel chacun serait ensuite laissé dans l’inconnu ou avec la difficulté d’accompagner les mouvements intérieurs, mais une proposition concrète.

Un point très important est de ne pas mettre de pression sur l’enfant : il faut y aller avec bienveillance. Être avec est la façon la plus simple, je dirais la plus innocente, pour accompagner sa vie intérieure, innocente, c’est-à-dire avec le moins d’objectifs possible. Donc, placer le moins d’objectifs sur l’enfant est quelque chose qui s’apprivoise. 

Je propose, pour commencer, de répondre à la question du ressenti avec le moins de mots possibles : « Qu’est-ce qui domine en moi ? Est-ce plutôt joyeux, plutôt triste ? » et de pouvoir affirmer pour soi-même cette dominante. L’attention qui revient à soi est un acte absolument non mental. 

La notion de traversée, ensuite, nous ramène à cette capacité que nous avons de passer à travers, à travers nos propres résistances, nos propres blocages et de ne pas attendre que quelqu’un le fasse pour nous, de ne pas attendre que l’on soit aidé presque en permanence de l’extérieur, de ne pas toujours attendre réparation de l’extérieur quand nous vivons une blessure. Il y a en nous une force naturelle que nous sollicitons très peu et cette force, c’est celle qui nous permet de passer à travers ce qui semble infranchissable, mais ça demande un petit peu de foi, parce qu’à nouveau, le modèle social nous projette toujours vers l’extérieur. 

La douleur principale que l’on ressent par rapport à certains mouvements de vie en soi plus difficiles, désagréables, ne vient pas du mouvement lui-même, de l’émotion elle-même, mais du refus qu’on lui oppose. La violence n’est jamais dans l’émotion, elle est dans la violence de notre refus. Je donne un exemple simple. Si vous avez envie de pleurer et que vous le faites librement, ça peut être assez agréable et libérateur. Si vous ne voulez pas pleurer, si vous êtes dans une situation où il ne faut pas le faire, vous allez ressentir une boule dans la gorge. Souvent, les personnes me disent : « Je ne veux pas pleurer parce que ça me crée une boule dans la gorge » et je suis obligé de rectifier : « C’est parce que tu ne veux pas qu’il y a la boule, sinon tu ferais l’expérience d’une émotion qui serait beaucoup plus fluide voire agréable ». 

C’est plus agréable de ressentir de la joie que de la tristesse, mais ressentir la tristesse pour ce qu’elle est, sans se dire par exemple : « Je ne devrais pas être triste, depuis le temps que je travaille sur moi, je suis quelqu’un de spirituel (ou je suis un adulte, « un homme »,etc.) on peut avoir un ressenti intérieur de la tristesse qui est positif, beau mais n’enlève rien à la forme particulière, à la texture particulière de la tristesse, à sa gravité peut-être, moins légère que la joie. Mais c’est à partir du moment où c’est vécu, accueilli et ressenti comme un aspect naturel de la condition humaine, que l’on se sentira plus proche de l’amitié avec les mouvements de vie en soi. Dès que nous introduisons dans notre existence l’idée qu’il y a certaines choses qui nous traversent qui ne devraient pas être là, le problème commence et on ne peut pas être en amitié à cet endroit-là. 

L’auto-accompagnement, c’est cette possibilité d’une réconciliation intérieure, d’une vie plus consciente, moins automatique, et d’un accompagnement autonome de ce qui nous traverse en tant qu’être humain. C’est aussi quelque chose qu’il est urgent de restaurer dans notre monde.

 

Par Thierry Vissac
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Les 4 lois spirituelles de la prospérité

Posté par othoharmonie le 1 mars 2015

 

il_340x270.525137997_5q55En tant qu’être humain vivant sur cette planète, vous êtes soumis à une multitude de lois.  Si vous ne les respectez pas, les choses n’iront pas dans le sens que vous souhaitez, et  vous pourriez même vous attirer des ennuis. Par exemple, en tant qu’être physique, vous  êtes gouverné par les lois de la physique. Imaginons que vous vouliez déplacer un imposant  vase en cristal d’une table à une autre sans le casser. Selon la loi de la gravité, la terre  attire cet objet à elle et la force que vous employez pour porter le vase doit être égale ou  supérieure à celle de la terre, si vous ne voulez pas voir ce vase s’écraser sur le sol. Pour  vous donner un autre exemple, vous êtes gouverné par la loi humaine, comme celle qui est  imposée par une patrouille routière d’un État. Imaginons que vous souhaitiez traverser cet  État en voiture sans vous faire arrêter par la police. Vous savez que, si vous ne voulez pas  recevoir d’amende pour excès de vitesse, vous ne pouvez pas rouler à 150 km à l’heure ; il  vous faudra respecter la limitation de vitesse. Or, de nombreuses personnes ne connaissent  pas (et par conséquent, ne respectent pas) les lois spirituelles qui gouvernent leur vie, si  bien qu’elles se demandent pourquoi elles n’arrivent pas à se débarrasser de leurs dettes, à  payer leurs factures ou à accumuler davantage que leurs chèques de paye. Cela s’explique  bien sûr par le fait qu’elles ne respectent pas les lois spirituelles qui les gouvernent. Et il se  trouve qu’elles n’atteindront une véritable prospérité que lorsqu’elles le feront. 

Première loi : le principe de la dîme

J’aimerais commencer ce voyage qui vous mènera vers la prospérité en vous parlant de l’ancienne loi spirituelle de la dîme. Pratiquer le principe de la dîme implique que vous redonniez à Dieu un dixième de tout ce que vous recevez. Pourquoi ne pas le faire, si l’on considère que vous êtes habitué à dire « merci » et à offrir un cadeau à la personne qui a été généreuse avec vous, de même avec Dieu ? Sachez que ce principe transformera. Quand je cherche une métaphore pour illustrer le principe de la dîme, je pense à des fenêtres qui s’ouvrent pour laisser entrer une pluie d’or étincelant. Cependant, même si les gens obtiennent des résultats remarquables en l’appliquant, il n’est pas automatiquement facile et naturel pour tout le monde. En réalité, le principe de la dîme est celui qui rencontre la plus grande résistance, et l’occasion de découvrir que la résistance découlait invariablement du manque. Pourtant, nous vivons dans un monde d’abondance et de prodigalité où nos désirs et nos besoins seront toujours comblés — vous pourrez vous en rendre compte vous-même en effectuant ce voyage vers la prospérité. Ceci étant dit, je comprends que le principe de la dîme puisse être une source d’angoisse. Je n’ai moi-même pas toujours trouvé son application aisée. En réalité, il fut un temps où je le considérais comme un concept difficile et effrayant contre lequel j’ai résisté longtemps avant d’accepter de l’essayer. Vous comprenez maintenant que la loi est la suivante : Donnez et vous recevrez. Vous êtes totalement responsable de ce que vous recevez. Êtes-vous prêt à recevoir plus ? Si vous êtes prêt, mais ne savez pas comment vous y prendre, voici votre réponse : donnez plus. Visez plus haut en donnant plus. Je vous garantis que les résultats seront difficiles à croire. 

En pratique :

1. Vous devez donner 10 % de tout ce que vous recevez  à la personne, au lieu ou à l’institution qui vous  nourrit sur le plan spirituel. La nourriture spirituelle  peut se présenter sous de nombreuses formes différentes.  Par exemple, il peut s’agir d’un message  inspirant véhiculé par un livre, ou encore un sentiment  de joie provoqué par un morceau de musique.  Nourri sur le plan spirituel  votre coeur chante d’allégresse.  Dans la Bible, la dîme est  mentionnée pour la première  dans le chapitre 14 de  Genèse, quand Abraham  donne la dîme à son  maître spirituel, Melkisédeq.  Cependant, on ne nous donne pas la  raison de ces 10 %.  Dans son livre Prosperity,  Charles Fillmore a  écrit : « Le principe de la  se fonde sur une loi  infaillible, et il constitue le  plus sûr d’atteindre la  car c’est Dieu qui a créé  principe de don. »  Lorsque vous appliquerez la dîme depuis un certain  temps, vous commencerez à être approvisionné par  des moyens auxquels vous n’avez jamais pensé. Vos  revenus ne cesseront d’augmenter et proviendront  de personnes et d’endroits que vous n’aviez pas  prévus. Donner la priorité à Dieu au niveau financier  est un acte de courage. Si vous agissez ainsi, votre  foi et votre capacité à vous ouvrir, à aller de l’avant et  à élargir votre perspective en seront décuplées.

 

Deuxième loi : Etablir des objectifs

L’établissement des objectifs, associé à une foi grandissante et bien dirigée, peut entraîner des résultats véritablement spectaculaires. Cependant, à l’image  de la dîme, cette méthode ne fonctionne que si vous l’appliquez réellement. Lorsque vous commencez à pratiquer la dîme, les portes du ciel s’ouvrent à vous et une pluie de bienfaits inonde votre vie. Il vous faut maintenant un instrument pour vous emparer de ces bienfaits et éviter qu’ils soient perdus. Établir des objectifs concrets et pratiques vous permet de créer cet instrument. Lors du processus d’établissement de vos objectifs, vous aurez besoin de vous retrouver seul, loin du chaos et des distractions de la vie quotidienne, pour reprendre contact avec votre être intérieur. Il vous faudra peut-être réapprendre à rêver éveillé et à laisser votre esprit vagabonder, comme vous le faisiez étant enfant. L’établissement d’objectifs est un aspect extrêmement amusant et créatif du processus de prospérité. En outre, il est particulièrement important. Vous devrez vous donner le temps et la permission de rêver en grand, sinon vous risquez de rater ce pour quoi vous êtes sur terre : faire l’expérience de votre nature divine.

En pratique :

2. Vous devez établir des objectifs clairs et tangibles. L’établissement d’objectifs est un moyen de déterminer objectivement où vous en êtes, de décider quelles sont vos aspirations et de vous fixer un but clair pour y parvenir. Vous êtes ainsi obligé de vivre en pleine conscience, et non dans l’inconscience.

 

Troisième loi : pardonner

Entretenir des rancoeurs annihile totalement votre capacité à trouver la paix d’esprit. Toutes sortes d’études indiquent que les pensées, sentiments, paroles et comportements négatifs affectent notre santé physique et mentale, notre capacité de réussite et notre opinion de nous-mêmes. Refuser de pardonner revient à se donner des coups de poignard en s’attendant à ce que la douleur soit ressentie par la personne qui nous a fait du tort. Nous ne pardonnons pas pour les autres. Nous pardonnons pour nous-mêmes, dans notre propre intérêt.

En pratique : 

3. Vous devez pardonner en permanence, surtout lorsqu’il s’agit de vous-même. Pardonner est une discipline et une pratique spirituelle puissante qui vous permettra de vous sentir digne d’une vie d’abondance. Elle nécessite d’être assidu et de s’engager à faire preuve de compassion et de compréhension.

 

Quatrième loi : la voie divine

Ce que vous allez découvrir, si ce n’est pas déjà fait, est que la notion d’engagement joue un rôle essentiel dans chaque aspect de votre cheminement. L’engagement est nécessaire si vous voulez pratiquer la dîme chaque fois que vous recevez un revenu, et non pas de façon épisodique. Cela est important afin d’établir vos objectifs et sortir de votre zone de confort pour les atteindre. Vous devez prendre un engagement de taille quand il est question de pardonner à ceux qui vous ont blessé par le passé. Enfin, comme vous allez le découvrir avec cette quatrième loi, vous devrez vous engager à vivre en harmonie avec votre voie divine. Ce que je sais avec clarté et certitude est que, lorsque vous vous engagez à 100 % à être ou à faire quelque chose, et que chacun de vos pas se fait dans l’intégrité, l’univers ouvre un chemin qui n’existait pas avant et se précipite pour vous soutenir. Quand j’utilise le mot « engagement », je me tiens loin des commentaires faciles et douteux du  genre : « Je le ferai si j’ai une chance que ça marche. » Je parle au contraire d’un investissement passionné et total qui consiste à affirmer : « Je vais y arriver, peu importe le reste ! » Quand nous manifestons ce niveau d’engagement, rien ne peut nous arrêter. La plupart des gens n’ont aucune idée du pouvoir qu’ils possèdent en eux. Si vous souhaitez mettre ce pouvoir à l’épreuve, faites-le par le biais de l’engagement. 

En pratique :

4. Vous devez chercher, découvrir et suivre votre voie divine. Vous devez donner un sens et de l’importance à votre vie en vous munissant de force et de persévérance et en insufflant de la joie à votre existence sur une base quotidienne. Lorsque vous êtes en harmonie avec votre voie divine, tout ce que vous entreprenez est animé par la passion. Rappelez-vous que la prospérité n’est pas qu’une affaire d’argent. Évitez d’affirmer : « Telle personne ne respecte pas une des lois spirituelles — par exemple le pardon — mais elle est pourtant très riche. J’en conclus que ces lois spirituelles n’existent pas vraiment. » Le fait est que vous ne savez rien de la vie intérieure de cette personne, ni de l’état de ses relations humaines. Vous n’êtes pas en mesure de juger avec exactitude le degré de prospérité véritable d’une autre personne. Les quatre lois spirituelles sont aussi puissantes dans votre vie que la loi de la gravité. Ce sont des lois simples, mais aucune d’elle n’est optionnelle, et il importe peu de savoir si vous y croyez ou non. Il se trouve qu’elles jouent un rôle important dans votre vie.

 

L’omniprésence de Dieu

Un passage de la pièce Le vent et la tempête, créée par Jerome Lawrence et Robert E. Lee, porte sur un personnage qui a toujours cherché Dieu trop haut et trop loin. Je pense que nous sommes nombreux à agir ainsi, quels que soient notre religion et notre système de croyances spirituelles. Nous cherchons Dieu trop haut et trop loin. Je crois que Dieu est ici même en cet instant, en nous, autour de nous, qu’il nous enveloppe et nous relie les uns aux autres, et que, plus nous sommes conscients de la présence de Dieu en nous et autour de nous, plus nous serons en mesure de vivre dans la joie, l’abondance et la vitalité. Les mystiques appellent cela « pratiquer la présence de Dieu ». Selon moi, tel est le sens de la vie. Je crois que la prospérité est un droit qui vous est donné à la naissance, parce que vous êtes un enfant de Dieu. Je crois qu’elle est votre héritage divin et que celui-ci vous a été légué selon le droit divin. La prospérité passe par la conscience que Dieu est présent en tout.

 

Par Edwene Gaines
source : magazine http://www.magazine-essentiel.com/

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Initiation, Coven et Wicca

Posté par othoharmonie le 11 février 2015

 

 

Man climbs to heavensCet article naît de la nécessité profonde de mettre les choses au clair, car Valentina Voxifera Ferracioli s’est souvent retrouvée impliquée dans de folles discussions sur les réseaux sociaux et en général sur les plateformes de partage (forum etc). Et, lors de ces entretiens virtuels, elle s’est aperçue du manque absolu d’information quand on parle de certains sujets, en particulier quand on touche les concepts d’initiation, de Coven et de Wicca dite « traditionnelle » (donc en général Wicca gardnerienne et/ou alexandrienne) qui semblent mystérieusement être la première préoccupation de beaucoup d’éclectiques et les ennemis de certains. Vous pouvez donc imaginer ma souffrance, étant gardnerienne/alexandrienne, en voyant défiler devant ses yeux une série de fantasmes, de clichés et de mythes infondés. Ses raisons expliquées, elle commencera par le concept d’initiation qui semble être le plus controversé.

 

Mode d’emploi : INITIATION Wicca… CETTE INCONNUE

 

Dans l’ère des sorcières virtuelles, je ne peux pas m’empêcher de remarquer l’utilisation toujours plus fréquente de mots grandiloquents souvent accompagnés par des titres assez discutables : prétendus Grands Magiciens et Sorcières ou Prêtres et Prêtresses avec un tas d’initiations, et qui changent leur tradition comme ils changent leurs vêtements ; Initiés réincarnés d’Isis qui passent au mysticisme christo-païen pour ensuite arriver à mêler traditions religieuses et mouvements politiques (ça existe je vous le jure !), et qui se sentent de grands élus. Donc, initiés, initiés, initiés partout. C’est bien facile de se cacher derrière un pseudo et de se faire passer pour quelqu’un d’autre. 

Comme d’habitude la vie réelle  est bien différente. Je reste assez perplexe devant l’abus du mot « initiation », un terme qui est utilisé abusivement par certains non-initiés et même par certains initiés, quelle ironie ! J’ai eu l’occasion de parler avec des gens qui disaient chercher désespérément une initiation wiccane, quand je leur ai posé la question « dans quelle tradition ? » la réponse a été « je ne sais pas, je cherche simplement une initiation », et là j’ai compris qu’à la base il n’y avait pas une véritable recherche d’un chemin ni une véritable conscience, mais un simple désir de broder en or « le canevas banal » de leur existence, atteints par une fièvre initiatique. Quand on leur donne ce qu’ils cherchent, souvent ils deviennent des « accumulateurs compulsifs d’initiations », donc l’important c’est d’accumuler et on cherche partout et n’importe où pour en avoir d’autres. Il y a une véritable course à l’initiation. 

De l’autre côté il y a chez certains initiés (heureusement pas beaucoup) la tendance à considérer l’initiation comme un titre honorifique, quelque chose qui les détache de la « plèbe », une occasion pour essayer de donner un sens à leur vie. Je suis désolée de vous contredire, mais l’initiation n’est pas un titre glorieux ni un titre à collectionner, c’est avant tout une question de responsabilité, au début envers nous puis quand on passe les autres degrés c’est aussi une responsabilité plus « large », envers nos initiés. 

Et donc, vous ne vous êtes jamais demandés qu’est-ce que c’est l’initiation? Avant tout il faut un prémisse : en rentrant dans le cadre des expériences humaines subjectives on ne pourra jamais être exhaustif au sujet de l’initiation, donc je ne prétends pas vous donner une image complète d’une expérience si vaste mais juste un aperçu général. L’initiation, au sens large et selon le dictionnaire de l’Académie française, est l’ « Admission à la connaissance de mystères religieux et à la participation au culte sacré. » en tout premier résultat, et puis encore : « Action de délivrer ou d’acquérir les premiers éléments d’un art, d’une technique, d’une science, les rudiments d’une discipline ». Parfait, comme définition de base c’est assez satisfaisant, mais l’initiation est bien plus qu’une admission officielle. L’initiation peut se passer sur deux niveaux : le niveau personnel/intérieur et le niveau collectif. Quand on parle au niveau personnel il s’agit d’un réveil intérieur, « un réveil de l’âme à une conscience supérieure » comme défini par R. Steiner dans La Science de l’Occulte2, c’est la rencontre entre le Soi et le Divin, notre expérience personnelle et intime avec les Dieux.

 

Cette rencontre peut arriver de manière spontanée sans qu’il y ait une cérémonie

et sans nous introduire dans une tradition religieuse précise, ce sera donc un auto-réveil pendant lequel on découvre notre côté divin, même si une initiation traditionnelle peut aider à accélérer le processus bien sûr. Ce phénomène est à la base de toute expérience mystique (qu’elle soit chrétienne, juive, islamique, païenne, etc.). Si l’on pense par exemple aux expériences des grands mystiques on pourra sûrement retrouver une base commune : l’étincelle divine, le contact et l’union avec Dieu. 

L’initiation collective appartient plus spécifiquement à des traditions religieuses, pour comprendre ce point il faut introduire un concept très cher à l’ésotérisme occidental : le concept d’ « esprit du groupe ». L’origine du mot « religion » est latine et dérive du verbe religo, religare qui signifie « lier, connecter, unir », donc on peut dire qu’une religion unit principalement l’homme à dieu et sur un niveau plus humain, elle unit les gens. Selon le concept « d’esprit du groupe » qui est à la base de toute religion, quand un certain nombre de personnes se    regroupent en partageant une même idée, une même croyance, un même but, il se crée une entité ou égrégore qui s’alimente au fur et à mesure que les gens pratiquent ensemble, et dans le temps cette entité devient toujours plus forte et identitaire (pensez seulement au Judaïsme). 

Pour avoir accès à cet égrégore et pour rentrer dans l’esprit du groupe d’une religion il faut passer par une cérémonie de passage, d’initiation qui change selon la tradition de référence et qui réveille dans la conscience du postulant le sens d’appartenance et la volonté d’entreprendre un nouveau cheminement. Dans la Wicca cela s’applique au concept de Coven qui est plus petit en terme numérique mais également puissant. 

images (4)Chaque Coven a son « esprit du groupe »

qui se construit avec la pratique constante, le partage et la transmission des connaissances, traditions et croyances entre les membres. Pour avoir accès à ce corpus il faut être initié, donc être admis à ce grand esprit commun, qui marche comme un grand moteur dans lequel chaque membre met une partie de ses énergies. 

En magie l’union fait la force et quand dans un Coven l’harmonie et la Volonté règnent, tous les travaux magiques deviennent effectifs et donnent de grands résultats sans trop d’efforts.

Bien sûr on n’atteint pas un tel niveau tout de suite, mais après une longue période de pratique et de travail en groupe.

 

LE COVEN

Dans le dernier paragraphe on a introduit le concept de Coven, pour ceux qui ne s’y connaissent pas bien en terminologie, au sens large ce mot désigne des sorcières qui se regroupent pour fêter et pour célébrer des rituels, mais tout comme pour l’initiation, c’est plus que cela. 

Le Coven est assimilable à une famille, une famille spirituelle dans laquelle on a été adopté et qui appartient elle-même à une plus grande famille qui est la tradition d’appartenance, et dans laquelle les membres ont construit un rapport très fort entre eux au-delà du degré d’initiation de chacun et dont l’intensité peut être comprise seulement en la ressentant (donc croyez-moi sur parole). Je vois qu’il y a une tendance, alimentée par la désinformation, à considérer le Coven comme quelque chose de sectaire où la liberté de chacun est constamment menacée par la présence des deux Grands Prêtres qui semblent assumer dans ce cas toutes les caractéristiques d’un couple de tyrans. Rien de plus faux, chaque Coven est autonome donc cela pourrait bien se passer, il faut être réaliste, mais ce n’est pas la norme. Les Grands Prêtres sont comme des « parents » spirituels, ce sont des guides et ils nous montrent un des chemins possibles mais au final c’est à nous de marcher, chaque membre a sa démarche et on la respecte. 

D’habitude on préfère avoir un Coven bien assorti avec différents points de vue et différentes habilités afin que chacun puisse enrichir le groupe en apportant sa propre expérience et en la partageant. Le mot clé est vraiment « partager », seulement en partageant on peut alimenter l’égrégore ou esprit du groupe dont on parlait auparavant. Le fait de rentrer dans l’esprit du groupe implique déjà le partage de quelque chose : à l’intérieur du Cercle chaque membre enlève ses barrières psychiques et instaure un rapport d’union et de coopération avec la psyché des autres en un acte extrême de confiance, c’est pour cela qu’au premier degré d’initiation on rentre pour la première fois dans le Cercle avec deux mots parfaits « Parfait Amour et Parfaite Confiance », et quand on s’engage longtemps en ce sens, cela peut se passer de manière tout à fait spontanée même à l’extérieur du Cercle sous la forme de petits phénomènes de télépathie, de synchronicité, de rêves synchronisés, etc. 

Comme le dit si bien Vivianne Crowley dans son livre Wicca, The Old Religion in the New Millennium : « Il est plus facile que tout cela se passe dans un groupe coopératif que dans un groupe compétitif, quand le groupe n’est pas autoritaire et quand les gens s’aiment bien ». C’est aussi pour cette simple raison qu’il y a une sélection plus ou moins stricte pour entrer dans un Coven. 

SEXUALITÉ, SKYCLAD ET AUTRES FANTASMES

Il n’y a pas longtemps, je me suis retrouvée au sein d’une discussion très animée sur un groupe virtuel français dédié à la Wicca, dans laquelle quelqu’un disait que les gardneriens et les alexandriens étaient des pervers sexuels parce qu’ils pratiquent skyclad. Étant gardnerienne et alexandrienne à la fois je me suis sentie doublement impliquée. Encore une fois je vais expliquer pour ceux qui ne connaissent pas la terminologie: skyclad est un terme anglais qui signifie « vêtu de ciel », une manière poétique et très british de désigner la nudité rituelle. À l’intérieur de la Wicca presque tout le monde sait que dans les branches traditionnelles (mais ce n’est pas exclusif à ces branches) la nudité rituelle est très pratiquée, et c’est problématique pour certains païens d’abandonner la vieille forma mentis qui lui a été inculquée dans l’enfance et pendant la jeunesse selon laquelle un corps nu est nécessairement un instrument sexuel, et donc il faut le cacher à tout prix. Pour comprendre à fond cette pratique il faut abandonner les préjugés et comprendre qu’il n’y a aucune implication sexuelle à la base de la nudité et surtout à l’ère de la pornographie virtuelle et des clubs privés je ne vois pas pourquoi il faudrait avoir recours à la religion et à la spiritualité:  si on veut « s’amuser » il n’y a pas de soucis, on peut toujours organiser une soirée informelle chez soi tranquillement sans honte, et donc on n’a pas besoin de se justifier en ce sens.

 

La pratique skyclad donc sert principalement à rapprocher les membres d’un Coven en créant une intimité profondeon montre aux autres notre vraie nature en Parfaite Confiance, en laissant derrière nous notre quotidien, notre condition sociale dont les vêtements sont un symbole et nos soucis par rapport à notre corps, puisqu’à l’intérieur du Cercle tous les membres sont égaux. En même temps, être familiarisé avec son corps nous aide à avoir un rapport meilleur avec nous-mêmes et à considérer notre corps dans sa beauté puisque « belles sont pour les Dieux toutes les choses ». La pratique skyclad fut introduite par Gerald Gardner qui avait longtemps fréquenté les milieux intellectuels naturistes anglais, dans les années 1940 donc bien avant la révolution des années 1960 (pour ceux qui nous prennent pour des hippies), et qui a tout simplement décidé d’insérer cet aspect dans la liturgie wiccane : selon sa théorie les sorcières ont toujours pratiqué nues parce que les vêtements empêcheraient les énergies dégagées par les corps lors des rituels de se répandre à l’intérieur du cercle. 

téléchargement (2)En tout cas, qu’elle soit une pratique attestée ou non, il y a ceux qui utilisent une robe rituelle et il y a ceux qui se déshabillent mais le but principal est le même: abandonner le quotidien pour se plonger dans le sacré. 

Un autre grand souci sur lequel je vois le plus souvent fantasmer c’est la question du Grand Rite, en effet il y a des rituels sexuels à l’intérieur de la Wicca mais c’est normal dans une religion qui célèbre la nature et le Divin dans la nature : la sexualité ne fait-elle pas partie de la nature ? L’énergie qui se produit lors d’un rapport sexuel peut être utilisée pour des finalités magiques bien sûr, mais le Grand Rite qui est un rituel d’une beauté étonnante peut être effectif ou symbolique et surtout n’est pas un rituel que l’on fait en légèreté quand on n’a rien à faire ou simplement pour s’amuser. Bien que de nos jours le Rite symbolique, le geste de plonger l’athamé dans la coupe, soit le plus utilisé, s’il y un couple déjà uni dans la vie qui est proprement préparé, au bon degré et donc conscient de ce que cela implique, le Rite effectif peut bien être effectué. 

INITIÉS VS. ÉCLECTIQUES

Quand on discute sur les plateformes virtuelles de partage, j’ai souvent l’impression qu’il y a idéalement deux grandes factions : les éclectiques et les initiés. 

J’avoue que je n’aime pas trop cette impression, ayant été éclectique pendant 5-6 ans de ma vie, je ne comprends pas cette « guerre virtuelle ». D’un côté il faut dire qu’il y a certains éclectiques qui n’ont pas encore une idée précise de la Wicca mais qui s’élèvent déjà au degré de maître, et il n’y a rien de plus dangereux qu’un maître inconscient surtout pour ceux qui commencent à s’approcher de ce chemin. De l’autre côté il y a chez certains initiés un esprit « identitaire » trop fort qui empêche l’ouverture vers les non-initiés, et pour la Wicca initiatique il n’y a rien de plus dangereux que la fermeture. Entre ces deux extrêmes, comme je le dis souvent, la bonne route passe au milieu. Il faut se rappeler que l’on est tous des êtres humains, l’initiation ne nous rend pas plus grands, plus forts ou plus savants que les autres, mais en même temps il faut se rappeler que cette spiritualité n’est pas un jeu où il faut démontrer qui sont les plus grandes et puissantes sorcières comme celles des séries télévisés. Ce qui est important c’est de ne pas tomber dans la vision « je-m’en-foutiste » qui considère un parcours éclectique sérieux et un parcours initiatique comme équivalents, ce sont deux chemins différents et ils doivent le rester. Chacun a sa démarche. 

La Wicca est un parcours expérimental, même si l’on est en « compagnie » chacun marche de ses propres pieds, chacun construit son rapport personnel avec le Divin, pour arriver à un même but commun par des chemins très différents. Ce n’est pas une compétition à qui arrive le premier, en tout cas courir sur une route en amont ce n’est pas sage.

 

Références:

Butler, W. E. – Magic: Its Ritual, Power and Purpose, Thoth publications Crowley, Vivianne – Wicca: A Comprehensive Guide to the Old Religion in the Modern World, Element Books Ltd Fortune, Dion – Applied Magic, RedWheelWeiser

Steiner, Rudolf – La Science de l’Occulte, Triades

1. v. 27 “Au lecteur” Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire (1857)

2. Rudolf Steiner (1861-1925), membre et conférencier de la Société Théosophique et puis fondateur de l’anthroposophie.

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Musique harmonieuse d’un animateur de Tantra

Posté par othoharmonie le 1 février 2015

 

Vous avez créé le Tantra du coeur sur la région de Grenoble et Rhône-Alpes, Qu’est-ce que le tantra pour vous ? une thérapie sexuelle ? Une spiritualité pour l’homme et la femme d’aujourd’hui ?

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Pour certaines personnes, le Tantra constitue en effet une véritable thérapie sexuelle. Je pense aux personnes qui ont été victimes d’abus sexuels dans l’enfance, de violences sexuelles à l’âge adulte, aux personnes qui se vivent comme frigides ou impuissantes…etc. Ces personnes trouvent dans nos groupes de Tantra du coeur des pratiques qui les invitent à se réconcilier avec leur corps, avec leur âme, avec tout leur Etre. Peu à peu elles sortent de la culpabilité, des croyances limitantes qui les maintenaient dans le manque, la frustration et la souffrance. 

Pour d’autres personnes qui ne semblent pas avoir besoin d’une thérapie (bien que dans l’absolu on pourrait considérer que tout le monde en a besoin!) le Tantra est vécu plutôt comme une voie de réalisation, comme peut l’être aussi le Yoga ou la méditation. Les pratiques tantriques leur permettent de découvrir leur Etre véritable, dans la profondeur et l’authenticité, le respect inconditionnel et le non-jugement. Ces personnes bien souvent découvrent les pratiques en groupe et les vivent au quotidien ensuite à la maison, dans l’intimité de leur couple.

Ces deux approches du Tantra se fait souvent dans cet ordre: il est vécu d’abord comme une thérapie, et par la suite comme une voie spirituelle. 
Pour ma part je pense que tout est bon à vivre, dans n’importe quel ordre, et au moment où on le vit, on se fiche pas mal que ce soit de la thérapie ou de la spiritualité! On se sent emporté(e) au delà des rives de l’ego, du mental et de la dualité. 

J’ai envie de vous poser une question concrète : pour vous, dans votre vie quotidienne, dans votre relation amoureuse, c’est quoi votre pratique du tantra ?

Oh là! je m’attendais à cette question, mais dès le début de cet interview, ça démarre très fort! (sourire)
Dans les groupes que j’anime, quand on me pose ce genre de question, je renvoie à la personne qui me la pose: pourquoi cette question? car je ne veux pas me poser en modèle, d’une part, et d’autre part parce que chaque chemin est unique, toute comparaison est trompeuse. 

Dans le cadre d’un entretien je vais livrer quelques éléments me concernant, mais promis, vous les garderez pour vous! quand j’ai découvert le Tantra, j’ai essayé toutes les pratiques pendant des années avec mes partenaires: méditations, danses, massages, rituels, postures, respirations etc… et j’ai pu en ressentir les bienfaits en les vivant concrètement 

Depuis 7 ans, ma compagne dès le début de notre relation ne souhaitait pas entendre parler de Tantra, et encore moins de techniques et de rituels. J’ai appris avec elle simplement à me relier à l’énergie du coeur et à laisser couler l’énergie de vie et d’amour, librement, sans rien prévoir, sans rien chercher à contrôler ni à comprendre… et c’est divin! (sourire à nouveau)

Ce que je continue à pratiquer en solo, ce sont les méditations et le Yoga, qui me permettent de rester centré et dans l’énergie du coeur. Vivant au pied de la Chartreuse, je vais presque chaque jour marcher en montagne et me relier à la nature. Je ressens que dans la marche consciente ou la contemplation d’une fleur, d’un arbre ou d’un paysage, je suis au coeur du Tantra, sur le chemin vers extase.

Merci pour ce partage ….à l’arrivée, en fait, on doit tous faire face à des situations similaires. Par exemple l’usure dans le couple ! Prolonger une sexualité satisfaisante après 10 ans ou 20 ans de couple est une question essentielle il me semble aujourd’hui car souvent, l’excitation et la passion diminuent. Est-ce que le tantra peut aider à prolonger le désir dans un couple ?  Et est-ce si important ou pas forcément ?

Il y a une infinité de couples possible, et ce qui peut se vivre va d’une sexualité torride à une relation amicale et spirituelle. Toutes les variations sont possible il me semble entre ces deux pôles.

Si on parle d’une relation amoureuse avec sexualité, j’entends une sexualité au sens génital du terme, bien sûr que le désir doit être là. Cependant, le Tantra nous invite à une vision encore au delà, le Tantra nous montre le chemin pour voir son ou sa partenaire comme un dieu ou une déesse, rien de moins! dès lors chaque instant avec cet être peut devenir un moment de plénitude et de transcendance. Le désir « ordinaire »: « j’ai envie de faire l’amour avec toi! » devient: « je ressens un élan d’amour vers toi, j’ai envie de t’aimer de tout mon corps et de toute mon âme, dans un espace sacré sans aucune limite! ». Le corps physique peut vieillir, se transformer d’année en année, le fond de l’Etre, le Merveilleux et le sacré de l’Etre, prend le pas sur la forme: la beauté est dans les yeux de celui ou de celle qui regarde!

Pour ma part je ressens que le désir ne diminue pas pour ma compagne, il se transforme et j’ai envie de dire il devient de plus en plus nuancé, subtile et délicieux! Le tantra m’apporte une sorte de « calme dans la tempête », de forme de « sérénité dans le tourbillon des corps et du désir ». L’état de témoin, la conscience et la plénitude de chaque instant me permet de libérer en moi les derniers remparts à l’amour. « L’amour fait remonter tout ce qui lui est contraire pour être guéri ». Paule Salomon parle de « Sainte folie du couple ». Et plus l’amour est profond et véritable, plus c’est vrai!

images (9)Vous donnez une place importante je crois au massage, au toucher dans « le Tantra du coeur »…vous êtes vous-même un formateur en massage, qu’est-ce que le massage permet d’ajouter à notre vie ? Quelle techniques ou approches de massage partagez-vous dans les ateliers de tantra ?

Le massage est vieux comme le monde! de tous temps le massage a permis aux humains de s’alléger du poids de l’existence, de se régénérer tout en vivant des moments agréables. 
Aujourd’hui les nombreuses techniques de massage-bien-être permettent de reconnecter avec son corps, de se détendre et de libérer les tensions physiques et psychiques. 

J’ai créé et propose une formation diplômante 200 h au massage Amatis, qui est une synthèse du massage californien, sensitif et coréen, un massage très diversifié et créatif, qui offre au massé un large éventail de possibles. On va au delà du simple « bien-être », ce qui est déjà bien!, pour entrer dans la « connaissance de soi par le massage ». 

La pratique du massage tantrique au sein du couple permet de rentrer dans un espace de méditation à deux. C’est un massage très lent, dans lequel les deux partenaires placent leur conscience au niveau du coeur. Les différents mouvements de massage ouvrent les canaux d’énergie, notamment au niveaux des chakras, des centres d’énergie où l’on ressent les différents plans de conscience: enracinement, survie, défense du territoire, sexualité, émotions, sensualité, puissance, compassion, guérison, amour inconditionnel, affirmation de soi, intuition, transcendance et unité… chaque niveau de conscience concerne un ou plusieurs chakras, et quand l’énergie dans ces centres circule mieux, grâce au massage tantrique notamment, la forme de vie correspondante en est améliorée.

Dans nos ateliers et stages de Tantra du Cœur, nous proposons le massage au sol, un massage unifiant qui est présenté comme une méditation, une relaxation, et non comme une recherche d’excitation. L’intention est de sacraliser la pratique et la rencontre. Pour connaître ces pratiques de massage, rien de mieux que de venir essayer! Vous pouvez aussi en avoir un bon aperçu dans un livre d’une de mes formatrices, Margo Anand: « L’art de l’extase sexuelle », un livre qui présente un large éventail des pratiques tantriques. 

Il est temps de conclure…quel message souhaitez-vous encore faire passer ?

téléchargement (3)Le Tantra nous permet de vivre une rencontre très profonde et authentique: celle de nous-même, de notre être essentiel. Les pratiques sont tellement variées, chacun peut y trouver ce qu’il cherche. Cependant il faut être prêt, dans cette plongée intérieure, qui n’est jamais un long fleuve tranquille. Il y a des émotions, des surprises, des moments magiques et d’autres plus difficiles, des prises de conscience qui nous permettent d’évoluer sur notre chemin de vie. 

Pour trouver, garder ou retrouver l’harmonie dans son couple, je ne connais pas de voie plus radicale et plus directe. C’est un « Yoga à deux » où l’on peut explorer toutes les formes merveilleuses de l’énergie et de l’amour!

www.philippefrequelin-tantra.com
Philippe : 06 89 85 07 73 
Peintures tantriques : www.helenelacombe.fr 

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La spiritualité, une quête individuelle

Posté par othoharmonie le 23 janvier 2015

 

conscience-spirituelleSon premier roman, Loin de Chandigarh, a fait de Tarun Tejpal un des souffles de la littérature indienne contemporaine. Son nouveau roman, La vallée des masques, interroge les prêts-à-penser, y compris en matière de spiritualité.

Il était une fois Aum. Maître spirituel, guide éclairé, « pur des purs » mythique aux idées séduisantes de vérité : se détacher du fardeau de la possession et de l’ego, trouver la paix intérieure, bâtir une société où tous les hommes seraient libres et égaux… Il était une fois un homme. Sans nom. Sans visage non plus, car dans la confrérie d’Aum où il naît et grandit, tout le monde porte un masque, en signe d’unité et de fraternité.

Le héros de La vallée des masques parle de méditation, d’éveil, de sixième sens, de connexion à la nature. Pourtant, le nouveau roman de Tarun Tejpal n’a rien d’une quête mystique et initiatique. « Ce livre explore plutôt les dangers du dogmatisme,commente son auteur. Dans toute l’histoire de l’humanité, même les plus belles idées, parées des meilleures intentions, finissent par engendrer des systèmes où règne la domination. »

Tarun Tejpal sait de quoi il parle : son expérience de journaliste nourrit depuis plus de vingt ans sa compréhension des organisations humaines, qu’elles soient sociales, politiques ou spirituelles. « Grandes ou petites, le schéma est toujours le même. Au départ, le discours semble plausible, les idées attractives. Et puis, petit à petit, tu ressens un malaise. » Soit parce que le leader « instrumentalise le mythe pour lui faire dire ce qui l’arrange », acquérir un pouvoir et maintenir une emprise. Soit parce que certains fidèles, par besoin de trouver un cadre et de s’en remettre à quelqu’un, tombent dans la soumission et la superstition.

« Le doute toujours alterne avec la foi, commente Tarun Tejpal. Pour aller de l’avant, on a besoin de croire en quelque chose. Mais sans vigilance, la foi est la porte ouverte à toutes les chimères, toutes les manipulations. La spiritualité doit être une quête individuelle. Personne ne peut prétendre détenir la vérité et te dire quoi faire. »

Clés pour avancer : curiosité, libre-arbitre, mais aussi empathie et capacité à embrasser le monde dans sa diversité. « La perfection n’existe pas ! L’homme est complexe, le monde aussi. Je suis terrifié par les gens qui disent savoir ce qui est bon, non seulement pour eux, mais pour les autres. D’où vient ce besoin de contrôler ? » Et cette capacité à se conformer, s’enfermer dans des postures… « Il n’y a pas un seul chemin. A chacun de faire sa propre expérience et d’inventer ses propres règles. »

Comme lui le fait : « Je suis un mélange de civilisations, et ce mélange me rend heureux. Dans ma tête, je me sens très occidental. Je suis agnostique, je crois à la logique, à la raison, j’écoute Mozart et Beethoven, mais dans mon cœur, je suis complètement oriental. Mes impulsions sont très indiennes. J’adopte la philosophie hindoue parce qu’elle célèbre la vie, ne la dénigre pas. Des chapitres entiers parlent de sexe et célèbrent l’amour ! »

L’amour… « Dans un monde en peine, dont on a du mal à comprendre le sens, c’est la seule chose qui peut nous sauver ! » Peu importe de quoi, « c’est une attitude ». S’ouvrir, accueillir, comprendre, accepter, être là, s’engager…

Une manière d’être que Tarun Tejpal cultive au quotidien. Dans sa maison secondaire de l’Himalaya, « où règne indubitablement un haut niveau de spiritualité ». Dans son amour de la musique qui, par sa capacité à« nous ébranler, nous habiter, nous libérer », est selon lui « ce nous rapproche le plus du divin. » Dans l’écriture, enfin. « Quand je commence un livre, j’ai une idée du sujet, des situations, des personnages, mais je ne sais jamais comment ils vont évoluer. C’est un processus organique, une exploration intérieure. » Une« conscience en expansion » qui le guide dans tout ce qu’il entreprend. Notamment en tant que fondateur et rédacteur en chef de Tehelka, un magazine d’investigation réputé. « Les journalistes doivent être des guerriers, s’engager dans les batailles de la société ». En restant fidèles à ce qu’ils souhaitent couvmax_936raconter,« car toute histoire, au final, est un médicament dans la grande pharmacopée des histoires du monde : peu importe ce qui te pousse à l’écrire, elle finira par trouver écho chez quelqu’un, le soulager face à ses propres difficultés. »

La vallée des masques, Tarun Tejpal
Albin Michel (Août 2012 ; 464 pages) 

 

 

 

 

 

 

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L’éveilleur du XXIème siècle

Posté par othoharmonie le 1 janvier 2015

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Que la relation disciple/maître doive aujourd’hui s’établir sur des bases autres que celles que la plupart des maîtres ont connues, et ont vécues, n’entre pas dans leur schéma référentiel. De ce fait, ils ne sont pas animés du souci majeur de permettre à leur disciple de s’individualiser et de s’autonomiser. Ne l’étant pas eux-mêmes vis-à-vis de la tradition à laquelle ils se réfèrent, comment pourraient-ils l’envisager pour d’autres ?

Pour qu’ils y parviennent, il leur faudrait se démarquer de la tradition ou de la vérité à laquelle ils consacrent leur existence. Ce n’est qu’à ce prix qu’il leur sera possible de s’ouvrir et de s’harmoniser aux nouveaux courants de forces qui affluent sur le monde. Tant qu’ils n’agiront pas ainsi, ils ne pourront s’élever au niveau de la boucle suivante de la spirale
évolutive.

L’éveilleur moderne


L’enseignant du vingt et unième siècle ne se positionnera plus en gourou. Du reste, il se défera de ce titre pour en adopter un qui sera moins connoté. Il ne jouera plus le rôle de guide au sens où nous l’entendons habituellement. Il deviendra un inspirateur et un focalisateur pour tous ceux qui se trouveront à sa périphérie. À sa périphérie et non plus en son centre. La différence est notable. Le maître d’hier et d’aujourd’hui est un être qui sait, qui voit, qui prévoit ce qui est juste et utile pour son disciple. Le focalisateur de demain amènera son collaborateur à éveiller sa créativité, ses aptitudes et son discernement, à son point de manifestation le plus haut. Son sens psychologique développé et sa connaissance approfondie du potentiel humain lui permettront d’inciter, sans véritablement intervenir, ses collaborateurs à dépasser leurs limites, à s’épanouir en créant et à prendre de plus en plus de responsabilités. En agissant lui-même dans le monde et pour le monde, l’éveilleur moderne sera, pour ses semblables, un modèle. Par son engagement au sein de la société humaine, il les invitera à poser des actes féconds et ce, dans l’optique du bien commun.

Une spiritualité de circonstance


Trop rares encore sont les chercheurs de vérité qui perçoivent 
le rôle qui leur est dévolu dans le schéma évolutif actuel. La plupart vivent de plus en plus en déphasage avec leur aspiration à incarner une spiritualité vivante dans le monde d’aujourd’hui. Je ne compte plus le nombre de chercheurs de vérité que j’ai rencontrés ces trente dernières années qui vivent en spiritualité au moment de leur méditation journalière et au cours de retraites annuelles. Chercheurs qui, le reste du temps, adoptent des modes de comportement profanes.

Ces êtres scindent leur monde en deux réalités qui se côtoient sans pouvoir se retrouver et fusionner. Ils vivent une spiritualité de circonstance. Il suffirait de peu pour que nombre d’entre eux trouvent leur centre, en manifestent l’essence et prennent conscience de la réalité vibrante spirituelle. La méditation, les retraites, ne sont pas des buts en soi. Elles sont des soufflets de forge qui permettent au disciple d’aviver sa propre flamme intérieure. En l’attisant, il trouve en lui l’énergie nécessaire pour se jeter avec encore plus d’ardeur dans la bataille que se livrent les forces d’inertie (involution) à celles du mouvement (évolution).

Le disciple contemporain


Le mot disciple n’est plus à interpréter dans le sens de dévotion et de soumission à une autorité supérieure. C’était sa définition ancienne. Le disciple actuel est celui qui se trouve en état de tension créatrice, qui se forme pour devenir maître en son domaine et qui, pour y parvenir, s’astreint à une réelle discipline de vie. Le disciple moderne ne fait plus de distinction entre la méditation, les retraites, l’étude et sa participation active et quotidienne dans le monde. Lorsqu’il s’adonne à son activité professionnelle, il médite. Lorsqu’il évolue au sein de son cercle familial, il instaure la dynamique d’une retraite spirituelle. Lorsqu’il s’octroie un temps d’instrospection, c’est pour entrer en relation encore plus profonde avec ses semblables. Le disciple contemporain donne vie aux valeurs du partage, de l’écoute, de l’attention, de l’empathie, de l’oubli de soi, de la responsabilité collective et de l’engagement. Le disciple nouveau oeuvre dans le monde pour réunir, unifier et solidariser. Un disciple apprend à dépasser sans cesse les limites au sein desquelles il ne veut pas et ne peut pas rester enserré. Il n’a pas le choix, sa nature de disciple le pousse à agir ainsi. S’il en allait différemment, il ne serait pas encore devenu disciple et n’éprouverait aucunement la nécessité d’oeuvrer dans un sens altruiste. Un disciple met la puissance de son coeur et la bienveillance de son mental au service de la vie. Il ne fait que donner en mettant sans cesse entre les mains de ses semblables, s’ils le souhaitent ardemment, les matériaux dont ils ont besoin pour que leur quête aboutisse. En imprégnant leur espace d’expression de pensées élevées, de beauté et de sentiments délicats, il stimule leur créativité et leur imaginaire. Qu’aujourd’hui maints chercheurs de vérité souhaitent parcourir le sentier de l’évolution en formation de groupe, et non plus individuellement comme par le passé, est un signe des temps. Participer collectivement à des oeuvres fraternelles, susceptibles d’apporter des changements féconds au sein de la conscience de l’humanité pour l’élever, est un signe évident qui révèle que, de plus en plus, les êtres parcourant le sentier entrent véritablement dans la voie du service. Ce signe annonce une métamorphose collective.

 Alain Brêthes*

*Pour en savoir plus, lire :
« Quand le disciple est prêt…
le maître disparaît »,
Éditions Oriane.

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Petit guide pour mener une vie heureuse

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2014

guide-du-bonheurComment mener une vie heureuse et harmonieuse avec soi-même et avec les autres ? C’est à cette question que répond Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, historien des religions, écrivain, dans son livre « Petit traité de vie intérieure » en apportant des connaissances pratiques au lecteur. Extraits.

La foi est l’une des dimensions les plus importantes de la vie intérieure. Je ne parle pas de la foi telle qu’on l’entend à propos des religions monothéistes, c’est-à-dire la croyance en Dieu sans preuve de son existence, mais de cette foi, que l’on pourrait qualifier de confiance, sans laquelle on ne peut avancer, progresser dans la vie. Les spiritualités orientales utilisent d’ailleurs indifféremment les mots de foi et de confiance pour parler de cet état d’être. Le bouddhisme, par exemple, part d’un constat empirique : sans une foi-confiance préalable dans ledharma, l’enseignement du Bouddha, tout progrès spirituel est impossible. Et sans une foi-confiance préalable dans le maître, on ne peut pas intégrer ses enseignements. La raison en est simple : si nous n’avions pas foi que ce que nous allons étudier va nous être profitable, nous ne l’étudierions pas sérieusement. Les enfants connaissent cette vérité et ils l’appliquent spontanément : ils ont foi en leurs parents, ils les croient, et apprennent ce qu’ils leur transmettent. Cela vaut aussi bien pour la transmission de la culture et des valeurs que pour tous les autres apprentissages. C’est d’ailleurs ainsi que, comme la plupart d’entre nous, j’ai appris à faire du vélo : mon père derrière moi me maintenait en équilibre, je ne le voyais pas et j’avais peur, je lui ai dit de ne pas me lâcher, il m’a demandé de lui faire confiance. Quelques mètres plus loin, je me suis aperçu que je pédalais tout seul. J’avais réussi à me lancer grâce à la foi-confiance que j’avais en lui. […]

La foi est donc tout d’abord indispensable pour progresser par la confiance que nous faisons à d’autres individus qui en savent plus que nous (parents, éducateurs, scientifiques, sages), ensuite parce qu’elle nous aide à vivre et à nous développer en nous fiant au monde et à la vie. Nous sommes motivés pour progresser, pour apprendre, pour avancer, pour chercher, pour nous engager, pour créer, parce que nous croyons qu’il y quelque vérité et quelque bonté dans le monde et dans la vie. Sinon, à quoi bon se lever le matin ?

Cette foi varie selon les individus. Chez certains, le désespoir, la peur, le ressentiment, la colère l’emportent. L’existence devient alors douloureuse. La vie au quotidien peut se transformer en enfer quand elle est dénuée de confiance. Le monde apparaît hostile, dangereux. La peur remplace la confiance. On n’ose plus prendre un avion de peur qu’il ne s’écrase, on n’ose plus pas entrer dans une relation amoureuse de peur d’être trahi ou abandonné, on n’ose pas postuler à un emploi de peur que notre candidature ne soit rejetée. Et, au lieu de progresser, on reste paralysés dans notre vie professionnelle, affective et sociale. Notre existence devient impossible si on n’a pas un minimum de confiance. En soi, dans les autres, dans la vie. […]

Dans la lignée des stoïciens, et sans nécessairement croire en Dieu, un individu qui a foi en la vie et qui est persuadé que tout ce qui advient est bénéfique, même si les apparences sont tout autres, développera une confiance et une positivité qui ne feront qu’entretenir et nourrir cette croyance et cette confiance. Plus nous voyons les « cadeaux » de la vie, plus ils viennent à nous. Plus nous percevons le positif de l’existence, plus la vie nous semble belle et lumineuse. […]

Sans aller jusqu’à cette mystique de l’abandon de toute volonté, admettons qu’il nous est impossible d’exercer une maîtrise totale sur notre vie : les failles par lesquelles l’impromptu surgit sont imprévisibles. En voulant à tout prix contrôler cette part d’impondérable, nous nous condamnons à vivre dans l’angoisse permanente. Nous ne pouvons pas non plus contrôler autrui : nous devons accepter qu’il nous échappe toujours, y compris quand il s’agit de son conjoint ou de son enfant. Comme l’écrit Khalil Gibran si justement dans Le Prophète : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les enfants de la vie. » Nous ne pouvons pas davantage contrôler totalement notre vie professionnelle soumise à tant d’aléas externes, ni nous obstiner à vivre dans l’illusion de stabilité et de sécurité.

couvmax_813Alors, faisons de notre mieux pour maîtriser ce qui peut l’être, à commencer par nos désirs et nos passions, mais armons-nous psychologiquement à accepter l’imprévu, à nous y adapter et à en tirer le meilleur parti. Les sagesses indiennes utilisent une expression que l’on pourrait traduire par « lâcher-prise » pour qualifier cette attitude intérieure d’abandon au réel. Mais on ne peut véritablement lâcher prise que lorsqu’on a confiance en la vie. La première fois que nous sommes amenés à le faire, c’est toujours une épreuve : nous avons peur de l’inconnu, nous sommes angoissés. Et puis l’expérience positive du lâcher-prise – détente, joie, conscience que rien de grave ne nous est arrivé – augmente la confiance et nous aide à aller encore plus loin dans l’abandon.

Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir
PLON/Perrin/Presses de la Renaissance (Novembre 2010 ; 193 pages) 

 

 

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La Labradorite

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2014

 

Pierre : Labradorite

Autres noms : Carnatite, hafnefjordite, mauilite, radauite, silicite, spectrolite, pierre de lune arc-en-ciel (ancienne appellation désormais «interdite»)

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Étymologie : Son nom, donné par Foster (en 1780), vient d’un lieu de gisement type : la région du Labrador, au Canada.

 

Composition chimique : (Ca,Na)(Si,Al)4O8 → Feldspath (Aluminosilicate de Calcium)

Couleurs : incolore, jaune pâle à jaune foncé, orange, vert pomme, vert clair à vert foncé, rouge, multicolore, bleu foncé-vert doré sur fond sombre.

 

Gisements : Australie, Canada, Etats-Unis, Finlande, France, Groenland, Italie, Madagascar, Mexique, Russie, Scandinavie, Ukraine

 

Disponibilité : Dépend de la couleur, la variété multicolore est la plus difficile à trouver. Les bleues-vertes (avec des teintes jaunes) sont les plus fréquentes.

 

Recommandations : Il est recommandé de «nettoyer» la pierre après chaque utilisation en raison de sa forte capacité d’absorption des énergies négatives (eau courante, argile, sel…). A recharger au soleil ou à la lune selon votre ressenti (certains considèrent que les pierres de couleurs froides sont plus sensibles à l’énergie lunaire). Particulièrement recommandée pour les thérapeutes et les énergéticien-nes.

 

Magie : Permet d’aligner le physique et l’étherique. Protège les différents corps, prévient les fuites énergétiques et écarte les énergies indésirables de l’aura (notamment les formes-pensées). La labradorite élève la conscience, aide à accéder au savoir ésotérique (notamment concernant les vies antérieures) et favorise la transformation énergétique d’un corps. Stimule les potentiels psychiques et affine la sensibilité radiesthésique.

 

Psychologie : Équilibre le sens analytique et rationnel avec la vision intérieure et intuitive. Favorise l’originalité et la confiance dans l’univers. Cette pierre aide à bannir la peur, le sentiment d’insécurité et les déceptions. Elle permettrait d’intégrer les problématiques venant de l’enfance. Favorisant la passion et la persévérance, elle diminue le stress et équilibre l’humeur.

 

Guérison : Développe les facultés d’auto-guérison, renforce les défenses immunitaires. Augmente la vitalité, facilite la circulation du sang et régularise le métabolisme. Aiderait dans le syndrome pré-menstruel, l’élimination de verrues (en l’apposant et la laissant en place quelques instants), le rhume, la goutte, les rhumatismes et la pression artérielle. Elle serait aussi efficace pour ce qui touche aux yeux, au cerveau ainsi qu’aux vertèbres.

 

ATTENTION : ces indications ne remplacent en aucun cas un avis médical !

 

Position : A placer selon les besoins. Pour activer les chakras des mains, avant une séance de soin énergétique ou pour fortifier ses boucliers énergétiques, il est conseillé de tenir un galet de labradorite dans chaque main pendant une dizaine de minutes. Cette pierre est aussi associée aux chakras du troisième oeil, de la couronne et du coeur.

 

Et aussi :

• Porter une labradorite au niveau du plexus favoriserait l’amitié.

• Dans la tradition amérindienne, la lumière intérieure de la labradorite serait le reflet des couleurs célestes. Ainsi, elle s’élève au-dessus du monde, se parant de la protection et des secrets divins.

• Chez les nordiques, cette pierre était supposée emmagasiner les rayonnements des aurores boréales. Ils l’utilisaient fréquemment pour des pratiques magiques.

• Les finlandais, notamment, l’auraient appelée « pierre de la lune noire » et l’offraient aux esprits de la terre en l’enfouissant dans le sol.

• La spectrolite est aussi surnommée en Finlande «pierre du chaman».

• Les algonquins (amérindiens) l’utilisèrent dans le passé (fouilles archéologiques l’attestant sans certitude sur l’usage).

• Certains mythes actuels prétendent que les personnes attirées par la labradorite auraient vécu en Atlantide. Le contact avec la pierre éveillerait en elles des dons tels la clairvoyance, la créativité, la perspicacité et la connaissance ancestrale.

Bibliographie :

Catalogue Minérales do Brasil

Guide pratique des pierres de soin, Ronald Boschiero

Encyclopédie des cristaux, Judy Hall, Guy Trédaniel

Les pierres qui guérissent – guide pratique de lithothérapie, Philip Permutt, Le courrier du livre

La Force des pierres, Edith Schaufelberger, auto-édition

http://fr.wikipedia.org/wiki/Labradorite

http://roselyne-83.spiritualite.over-blog.com/article-labradorite-pierres-de-soins–43572260.html

http://juliaboschiero.over-blog.com/article-labradorite-47411215.html

http://gelsomineraux.canalblog.com/archives/2011/06/13/18279034.html

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Témoignage d’un apprenti wiccan solitaire

Posté par othoharmonie le 9 décembre 2014

 

Par Kazh ar c’hoad

Bonjour Kazh ar c’hoad. Peux-tu nous présenter ton parcours et les raisons qui ont fait que tu te diriges vers la wicca actuellement ? 

téléchargement (3)Bien sûr. J’avais entamé une voie spirituelle paienne au sein d’un groupe druidique en Bretagne il y a une dizaine d’années. J’y ai reçu une initiation au 1er degré et j’avais donc suivi pendant ce temps les rituels de l’année qui avaient beaucoup de points commun avec ceux pratiqués par la wicca (appel aux éléments, cercle etc.). Puis une longue période de traversée du désert après avoir quitté ce groupe jusque récemment où j’ai eu de nouveau le désir, le besoin, de me remettre en harmonie avec moi-même en me ré-engageant sur la voie d’un certain accomplissement spirituel, en allant jusqu’où les dieux et la Déesse me guideront… Il y a peu, je ne connaissais pas la wicca. Mais en lisant certains ouvrages, dont «Shiva et Dionysos» d’Alain Danieloù et «Les mythes celtes» de Robert Graves, j’ai découvert, ou redécouvert, que je me sens plus proche de l’aspect très naturaliste de la Très Ancienne Religion, la religion de la Déesse et du Dieu ancien (Cernunnos…), que d’autres formes de spiritualités. Et c’est ainsi en faisant des recherches sur le web à propos du paganisme ancien que je suis «tombé» sur des sites consacrés au paganisme contemporain, ou néo-paganisme, et que j’y ai découvert l’existence de la wicca. 

Cela m’a tout de suite beaucoup captivé, et il m’a semblé que j’y avais trouvé au moins une réponse à mes questions : est-il possible de nos jours de revivre une spiritualité qui tendrait à se rapprocher de la très ancienne voie spirituelle de nos ancêtres lointains ? 

Qu’est-ce qui t’as incité à le faire et penses-tu qu’il te sera possible à l’avenir de changer de position ? 

Eh bien, il y a plusieurs raisons à cela. La principale est liée à ma personnalité, mon état de conscience actuelle. J’ai vécu comme je vous l’ai dit tout à l’heure, un travail en groupe il y a une dizaine d’années.  Lorsque j’y pense maintenant avec le recul, je n’y étais en fait pas très à l’aise. Ma participation, spirituellement parlant, surtout bien sûr lors des rituels car c’est de cela dont il s’agit, me semble aujourd’hui avoir été superficielle du fait que j’étais trop absorbé par mon positionnement vis-à-vis des autres. Ceci était dû je pense à une timidité qui m’habitait ainsi qu’à un manque d’assurance en compagnie d’autrui. Bien que j’ai quelque peu évolué depuis, avec l’âge probablement… et l’expérience de la vie, je choisis aujourd’hui de travailler en solitaire afin de pouvoir vivre vraiment sereinement des expériences spirituelles lors de rituels et méditations. J’ai besoin d’apprendre. J’ai  surtout besoin de m’affirmer. 

Et j’ai donc besoin de réaliser un très gros travail sur moi-même, me connaître pour mieux accepter les autres. Lors d’un rituel, il y a une intimité spirituelle qu’il faut être prêt à partager avec d’autres… Et  puis il y a la vie familiale, ma compagne qui ne partage pas mes convictions religieuses et avec laquelle je dois composer en sachant avancer au rythme de sa compréhension et de sa tolérance. ans l’avenir ? Oui, peut-être que je tenterai d’entrer au sein d’un coven, si j’en trouve un dans mon coin, car ça, c’est encore un autre problème qui fait que tant de wiccans de nos jours travaillent en solo ! 

Ne penses-tu pas qu’il y ait un danger de t’isoler et de laisser tomber petit à petit la voie sur laquelle tu t’étais engagé sans l’émulation que peut apporter un groupe ou coven ? 

Je suis bien conscient qu’une voie solitaire demande bien plus de rigueur, de persévérance que lorsque l’on travaille en groupe. Mais voyez-vous, j’ai travaillé en groupe et cela ne m’a pas empêché de le quitter et de cesser ensuite tout travail spirituel, alors… Quant à être isolé, non, j’agis justement pour que cela ne se fasse. Je suis conscient de faire partie d’une communauté et à ce titre d’avoir vis-  à-vis d’elle des droits et des devoirs. C’est bien pourquoi j’ai demandé à être affilié à la Ligue Wiccane Eclectique (et vous remercie une fois de plus de m’y avoir accueilli) afin de pouvoir en son sein échanger, partager, apporter et prendre aussi. Il me semble très important, et d’autant plus lorsque l’on est un adepte isolé comme moi, d’avoir des liens solides, chaleureux et amicaux avec d’autres adeptes, même via le web, dans le but de toujours se rappeler que l’on est un membre d’une  communauté et qu’en elle on peut aussi trouver à se réaliser même si cela peut sembler parfois un peu… euh… virtuel, mais peut-être est-ce un don de notre époque ? 

Où en es-tu en ce qui concerne les rituels ? Comment réalises-tu ton apprentissage spirituel ? 

Eh bien, j’ai fêté récemment Lughnasadh, puis Mabon, en organisant des petits rituels wiccans ; je m’étais inspiré pour ce faire de textes présents sur certains sites comme paganisme.fr de Morgane   Lafey ou les Portes du Sidh. J’y ai ressenti du bien être. Un peu de stress aussi, c’était seulement les deuxième et troisième rituels que j’organisais tout seul dans mon bureau, alors bien sûr… Je pense bientôt organiser des rituels dans la nature, dans une forêt, lieu que j’affectionne particulièrement   depuis mon enfance, afin de vivre différemment ces moments forts. Et pourquoi pas faire venir à moi les êtres du «petit» peuple avec lesquels j’ai toujours souhaité la rencontre. Je suis un rêveur  sentimental, j’aime la vie, les arbres, les cavernes… et les fées ! En ce qui concerne mon  apprentissage spirituel, je lis beaucoup, livres et textes sur des sites internet, et j’envisage sérieusement de m’inscrire à des cours par correspondance afin là aussi de pouvoir échanger autant que de profiter de l’expérience d’autrui. 

Merci Kazh ar c’hoad pour tes réponses à nos questions. Puisse la Déesse et les dieux t’accompagner sur ton chemin.

SOURCE :  Mag des Païens d’Aujourd’hui

 

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Celui qui rêve est un petit peu chamane

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2014

 

Proverbe des Indiens kagwahiv

Le chamanisme repose sur la croyance en un monde et un individu doubles. D’un côté nous avons la réalité ordinaire et profane, nos corps solides et tangibles, les structures démontrables par la science. De l’autre, nous trouvons des concepts canstockphoto7803217incertains – «brumeux» entendra-t-on, voire «fumeux» – d’une réalité non ordinaire, qui parfois correspond à notre univers et qui est le lieu de résidence et d’action des esprits, des divinités, de forces ressenties – et par là même «vraies» – bien que leur existence soit invérifiable. L’homme renferme en lui cette dualité, ou bipolarité, puisqu’à son corps se rattache une autre forme immatérielle que nous nommons de façon générique : «âme». Parfois, cette âme est multiple : ainsi la croyance que la petite âme s’en va lors du sommeil et visite les rêves pour revenir au réveil, et que la grande âme nous quitte à notre mort. Ce concept s’avère un pré-requis à la pratique du chamanisme. Comme il est très souvent accepté par les communautés païennes et, plus largement, par les personnes qui vivent une spiritualité, nous ne nous étendrons pas plus longtemps dessus. Mais il faut garder à l’esprit que la raison d’être du chamane réside dans cet autre monde, jumeau du nôtre, inaccessible aux profanes : seul le chamane peut passer les frontières, chevaucher le tambour et marcher sur la piste du Rêve… 

Le passage d’un monde à l’autre

L’ethnologue Michel Perrin constate que l’une des plus importantes caractéristiques du chamane réside dans son statut de passe-muraille : «Le chamanisme suppose que certains humains savent établir à volonté une communication avec l’invisible»1. Les événements qui annoncent et valident l’accession d’un homme profane au rôle de chamane sont des marqueurs de cette ouverture à la réalité non ordinaire. 

Il existe deux façons d’interférer vis-à-vis de cet autre monde : on peut construire une relation privilégiée avec des «esprits auxiliaires» (l’image d’Épinal nous les présentera en tant qu’animaux de pouvoir, mais il peut aussi s’agir de défunts, d’esprits des plantes, d’esprits vaincus et soumis à la volonté du chamane-guerrier…) ou envoyer (une partie de) son âme dans la réalité non ordinaire. Pour cette dernière, les métaphores du voyage sont couramment employées : on «chevauche le tambour», et le merveilleux cheval Sleipnir, monture d’Odin, serait une représentation du savoir chamanique de ce dieu connu pour pratiquer la magie. Souvent, les deux méthodes d’interaction sont employées. 

En tant qu’interlocuteur privilégié de cet univers inaccessible et qui, pourtant, pèse de son poids et des actes de ses habitants sur le nôtre, le chamane a un rôle social de premier ordre. Il agit pour le bien de la communauté dans son entier (bonnes chasses, récoltes abondantes, pluies, guerres, protection contre les épidémies…), mais aussi à la demande de particuliers. Dans ce cas, son office consiste à guérir, libérer du mauvais sort, accompagner un défunt ou protéger une naissance. De façon plus générale, à ces deux échelles, sa responsabilité est de trouver et d’expliquer la raison des malheurs ainsi que le cheminement qui les a rendus effectifs afin de les dénouer et de les éviter. Le chamane «veille à l’équilibre du monde et au bien-être des hommes». 

Les pétales de la marguerite

Les signes qui indiquent l’intérêt des esprits pour un humain en particulier peuvent prendre diverses formes. 

Néanmoins, toutes sont reliées à la même cause : l’ouverture à la réalité non ordinaire. Il est aussi important de souligner qu’on n’est chamane qu’une fois que les esprits (esprits animistes, âmes des défunts, divinités…) ont reconnu et accepté l’aspirant. De plus, l’importance sociale du chamane, l’envie et la défiance qu’il suscite rendent l’épreuve nécessaire afin que la communauté admette le nouveau statut du prétendant. Trois voies mènent au titre de chamane : la génération spontanée, provoquée par une divinité ou non ; la quête de savoir, la recherche active de ces connaissances ; la transmission familiale. Parfois, elles se cumulent. Et quelle(s) qu’elle(s) soi(en)t, elle(s) doi(ven)t être validée(s) par les esprits. On peut susciter ce choix par des actes, des pratiques, des comportements, le mot de la fin reste indépendant de notre volonté et de nos efforts. La sensibilité d’un homme ou d’une femme à l’autre monde pourrait être représentée comme le coeur d’une marguerite : ouvert, vibrant et entouré de pétales. Chacun de ces pétales naît du coeur et chacun est un symptôme, distinct des autres. Les signes d’élection peuvent se manifester sous la forme de : 

– rêves particulièrement forts et de visions ;

– maladies qui sortent de l’ordinaire, particulièrement longues ou dont on ne peut se débarrasser (maux de gorge à répétition…). Les syncopes et les crises d’agitation intenses ont une place privilégiée dans le creux de ce pétale-ci. Les premières seraient provoquées par le passage instantané de l’âme dans la réalité non ordinaire, les secondes par la rencontre brutale de l’âme avec l’esprit qui s’associera bientôt au futur chamane. La nature de la maladie et la zone touchée (gorge, oreilles…) présageraient de pouvoirs spécifiques que le malade acquerra par la suite ; 

– intolérance à certains aliments (dans ce cas, les aliments en question appartiennent à un système symbolique propre à la société de la personne) ;

– une presque mort (noyade, hypothermie…) ou un évanouissement prolongé. Ce signe représente une apothéose dans la ronde des symptômes puisqu’il signifie, chez certains peuples, que les esprits réclament l’initiation de la personne. 

Plus un individu accumule de ces preuves d’une sensibilité exacerbée vis-à-vis de la réalité non ordinaire, plus la

probabilité est grande qu’il devienne chamane. 

images (2)L’apprentissage

En théorie, le savoir essentiel est le savoir transmis par les esprits. La communication avec les habitants de la réalité non ordinaire ouvre les portes à un apprentissage distillé par l’autre monde. La légitimité du chamane ne repose-t-elle pas sur son respect et sa compréhension de leurs coutumes, de leurs modes de fonctionnement ? Toutefois, dans la pratique, un apprentissage a lieu. Il peut durer très longtemps, jusqu’à plusieurs années, parfois à l’écart du monde des hommes (d’ailleurs, le jeûne et l’abstinence auxquels se soumettent certains disciples dénotent une volonté de rompre avec la réalité ordinaire). Le passeur de frontière doit en effet assimiler rites et pratiques, mais aussi développer une grande connaissance des mythes de son peuple, qui l’aideront dans ses interprétations et qu’il mettra en actes vis-à-vis des siens afin d’apporter une nouvelle optique à tel ou tel événement, dans l’éclairage de la logique des esprits. 

Des artifices permettent à l’apprenti de voyager plus facilement. Les rythmes joués par des hochets ou des instruments de percussion – les fameux tambours chamaniques – sont les montures les plus fréquentes dans nos contrées. Des tribus et des peuples utilisent de manière traditionnelle certaines substances qui modifient l’état de conscience : les Huichol du Mexique consomment le peyotl ; les Yagua du Pérou une décoction à bases de lianes d’ayahuasca, dont les effets sont combinés aux propriétés du tabac ; les Guajiro utilisent le tabac et les Desana, en Colombie, le vixó et le yajé. Il existe d’ailleurs des plantes interdites, comme le kieri chez les Indiens huichol : si un chamane est soupçonné d’en prendre, on en déduit qu’il s’est engagé sur la voie de la sorcellerie. Il ne met alors plus ses connaissances en oeuvre pour le bien de la communauté et l’équilibre du monde, mais selon ses propres désirs. 

Dès que le chamane atteint un certain niveau de maîtrise, il abandonne ces truchements végétaux et déclenche les passages par sa propre volonté. De même, on remarquera que l’une des différences entre un candidat potentiel et un impétrant, indépendamment des terreaux culturels, réside dans le contrôle par le chamane de la communication, qui se fait alors de façon «volontaire et actif5». Le chamane est donc caractérisé par son rôle de pont entre deux mondes, y compris entre celui des hommes et celui des femmes. Afin d’obtenir une connaissance totale, il expérimente et vit les deux genres : on prête souvent au chamane des attitudes et/ou des accoutrements ambivalents, voire une pratique du travestisme. La nature mixte ou bisexuelle des esprits auxiliaires ou des chamanes mythiques des origines renforce et légitime cette vision traditionnelle. En outre, une telle complémentarité lui permet de représenter le genre humain dans son entier face au monde des esprits. La compréhension et la réunion de cette distinction si profonde entraînent un savoir global, «une totalité autrement impossible». 

Parler aux esprits, parler aux hommes

Afin de communiquer avec les esprits, les chamanes doivent se rendre dans la réalité non ordinaire. Dans le même temps, ils inscrivent leur voyage dans notre propre monde grâce à des sons, des attitudes, voire à de véritables mises en scène de leurs péripéties. Les ethnologues voient là une façon de guérir par le théâtre, dans la continuité des catharsis provoquées par les représentations antiques. À l’opposé, nous nous rappellerons une pratique commune dans le néochamanisme qui consiste à danser avec son animal de pouvoir afin de l’incarner dans cette réalité, ce qui permet au chamane de se rapprocher de lui tout en faisant plaisir à l’animal, et donc de raffermir leur lien. 

Il existe aussi des chants chamaniques qui se divisent en deux types, chacun ayant son utilité. Le premier correspond à des chants structurés, parfois très longs, et enseignés à l’identique de génération en génération. Il éclaire les chemins qui mènent à l’autre monde. Le second type ne s’apprend pas, il consiste en une  improvisation qui véhicule la parole des esprits. Souvent, les deux s’entrecroisent dans une même séance. Ces chants s’adressent à la fois aux esprits, aux puissances de l’autre monde, et aux humains qui assistent à la cérémonie et participent ainsi par leur simple présence à la transcription des volontés issues de la réalité non ordinaire dans le profane. 

La communication dirigée vers les hommes peut passer par des formes extrêmes qui correspondent à la transe et à l’extase ou, plus discrètement, par une modification corporelle, par un changement de langage, du rythme du chant ou des instruments, par l’imitation d’un animal, par des mouvements spécifiques… Bien sûr, il ne s’agit pas là d’une communication claire, mais qui participe plutôt d’un langage symbolique (tant par le corps que par les sons). 

Homme-médecine : traquer et chasser

Comme nous l’avons vu, les rôles du chamane auprès de la collectivité sont nombreux : aider à la bonne chasse et aux récoltes abondantes, à la guerre et, en temps de paix, à la protection des siens (certaines pratiques consistent à échanger l’âme des animaux tués avec des âmes humaines, que le chamane va chercher dans un village lointain, ou encore à extirper les maladies et à les envoyer sur une autre tribu afin de l’affaiblir et de purifier son propre village). Il veille à ce que les esprits soient satisfaits, tant ceux des plantes et des bêtes que ceux des défunts. Enfin, il oeuvre à un niveau individuel en soignant les maladies et les troubles mentaux. L’un comme l’autre ont deux causes possibles : le départ de l’âme ou l’introduction dans une personne d’un esprit pathogène.

L’âme est amenée à se scinder lors d’événements ressentis comme choquants. Il peut s’agir d’un traumatisme de guerre, d’un viol, de harcèlement moral, d’une humiliation, d’une douleur importante (se casser la jambe) ou de la première expérience infantile du «non». La partie de l’âme qui est porteuse de la violence de cette expérience s’en va alors dans une des strates de la réalité non ordinaire. La scission peut aussi se produire sous le coup d’un vol, un rapt psychique commis dans le but de s’approprier la force vitale d’un autre. Dans notre société, ce méfait est souvent commis en toute inconscience par des personnes pour qui le concept d’âme est étranger et qui ne réfléchissent pas sur les fluctuations d’énergie qu’elles peuvent ressentir. Dans ce cas, le chamane devient traqueur, il suit la piste du morceau d’âme disparu et la ramène au malade. Il s’agit d’une technique d’«endorcisme» (terme utilisé par M. Perrin) que l’on nomme couramment le recouvrement d’âme. 

Un esprit peut entrer dans notre corps, souvent pour combler un vide créé par le départ d’un morceau d’âme ou par un affaiblissement de notre condition, comme ceux provoqués par le stress. Il faut alors le chasser, l’exorciser,soit en se rendant dans la réalité non ordinaire, soit en retirant le mal par une technique comme la succion, laquelle aspire l’intrus qui doit ensuite être neutralisé. Les questions que pose le néo-chamanisme par rapport à ces pratiques se concentrent sur les méthodes à utiliser. Chez les peuples pour qui chasser est une question de survie et l’astuce le meilleur moyen de s’adapter aux aléas de la nature, la fin justifie souvent les moyens. Les chamanes ne se préoccupent pas de considérations morales comme nous avons pu en développer et utilisent volontiers la ruse et la force pour obtenir le rétablissement de leur patient. Les néo-chamanes préféreront la  patience et la négociation. Ils ne chercheront pas à détruire l’esprit pathogène mais à l’éloigner, au moins le temps de consolider le trou dans l’âme qui constituait sa niche. 

Animal totem ou animal de pouvoir ?

images (3)Sans oublier les autres époux non ordinaires…

Maintenant, penchons-nous sur les esprits auxiliaires, et dans un premier temps, sur les animaux. Tout le monde connaît l’expression «animal totem». Cependant, ce terme renferme de nombreux sens, parfois accordés à tort.

L’animal totem est l’animal qui nous correspond. Il résume nos qualités, nos défauts, nos capacités et les dons que nous possédons dans tel ou tel domaine. Il demeure le même tout au long de notre vie, puisqu’il est nous. 

Le néo-chamanisme parlera plus facilement d’animal de pouvoir. Il s’agit cette fois-ci d’esprits qui nous aident tant qu’on a besoin d’eux, dans un domaine et pour des tâches auxquels ils sont liés symboliquement. Un chamane en aura plusieurs, attachés à des capacités différentes (untel pour les interactions avec les hommes, un autre pour la magie, encore un pour approcher les défunts…) et avec des caractères distincts. Ils n’existent pas nécessairement dans notre réalité, mais habitent au moins l’imaginaire collectif, tels les licornes et les sphinx. Un animal de pouvoir, comme son nom l’indique, apporte conseil, secours et puissance dans la réalité non ordinaire. 

Il ne reste en principe qu’une partie de l’existence, mais certains peuvent se tenir à nos côtés jusqu’à la fin.

L’esprit auxiliaire peut s’avérer unique – ou, du moins, un esprit principal et incontournable. Celui qui exige qu’un homme ou une femme soit initié(e) en l’accablant de malheurs et/ou d’une maladie, qui le réclame, deviendra l’époux(se) de cet élu(e). Souvent, un tel guide appartiendra à l’autre sexe, même s’il s’agit d’un animal ou d’une plante. Et on les dit jaloux… Le pendant de cette exclusivité accorde un lien plus fort entre le chamane et son esprit auxiliaire grâce à cette intimité. Une intimité qui peut être provoquée, dans le cas d’esprits adjuvants multiples, par des pratiques telles que la danse d’incarnation, dont nous avons déjà parlé. Les esprits auxiliaires se présentent aussi comme des éléments (pluie, soleil, arc-en-ciel…), de simples voix ou des petits hommes vivant dans une montagne. Certaines traditions chamaniques où l’on consomme des substances afin de faciliter les voyages auront des plantes comme interlocuteurs. Ainsi, l’absorption d’ayahuasca a pour but la rencontre avec l’esprit de cette plante. Une fois que l’aspirant a montré patte blanche, il va pouvoir interagir avec l’ensemble des esprits végétaux et apprendre leurs propriétés. Dans d’autres régions, l’aide va apparaître sous l’identité d’un aïeul, ancien chamane lui-même. Ailleurs encore, le chamane devra conquérir des esprits qui seront alors ses subordonnés, à moins qu’ils ne l’approchent et ne demandent à se mettre à son service une fois que preuves auront été données de ses compétences ! 

De très nombreuses possibilités existent et il serait fastidieux de toutes les énumérer. Nous terminerons avec un dernier cas intéressant : les chamanes huichol ont tous pour auxiliaire principal le dieu cerf Kauyumari. Je ne peux m’empêcher de comparer cette approche avec l’hégémonie de la figure du loup en France. Beaucoup de personnes qui s’intéressent à une spiritualité liée à la nature rapportent leur amour du loup, l’affection qu’elles portent pour diverses raisons à cet animal qui parcourt davantage notre paysage culturel que l’humus de nos forêts. Il existe une tradition très forte de l’homme-loup en Europe, qu’on parle de bisclavret, du roi Lycaon ou d’úlfhedhnar (l’un des aspects du berserkr), et particulièrement dans notre pays. De là à prétendre que le loup serait une sorte d’esprit auxiliaire constitutif de notre coin de continent, il y a un grand pas que je ne franchirai point, mais qui me donne envie d’enfiler mes bottes ! 

Le rôle social dans le néo-chamanisme

Nous avons vu que la légitimité du chamane en ce monde-ci se fonde sur sa reconnaissance par sa communauté.

Mais qu’en est-il au sein du néo-chamanisme, quand l’essentiel de la fonction sociale se résume à la participation à des stages et à des réunions, qui tournent parfois à une vingtaine de participants reclus dans une salle peu éclairée d’un immeuble parisien ? Vous me direz que vingt, c’est déjà une petite communauté. Alors, quand les sessions se déroulent à six ou sept personnes, ou quand on «chamanise» pour soi-même ? D’autant que le chamane, dans son acceptation traditionnelle, n’est pas censé exercer au milieu de ses confrères (bien qu’il existe des rassemblements – les chamanes mongols en profitent même pour se lancer des défis et décider lors de concours qui est le plus puissant d’entre eux), mais être une exception au coeur des siens, qu’il aide par son ouverture singulière à la réalité non ordinaire. 

«On a constaté que dans certaines sociétés soumises au changement naissait un chamanisme pour soi : chacun exprime son désir d’être chamane ou chacun se prétend chamane sans avoir été reconnu par un chaman confirmé3.» Comment comprendre cette génération spontanée massive ? La perte de la spiritualité explique-t- elle à elle seule cette ruée vers le chamanisme ? Ne pourrait-il pas s’agir plutôt d’immenses semailles dont l’autre monde espère que naîtront quelques grands chamanes, qui pourront guider leur communauté ? Une hypothèse improbable, qui laisse néanmoins rêveur… 

Quoiqu’il en soit, le néo-chamanisme diffère profondément du chamanisme par cette coupure sociale. Les adeptes du premier ont une approche individuelle des pratiques, centrée sur un mieux-être personnel. S’ils viennent à en parler autour d’eux, une réaction de rejet peut se produire car les gens percevront ces idées comme quelque chose d’étranger à leur société, une menace. Alors que les gardiens du second se trouvent au coeur de leur communauté et assurent la continuité des rites et des croyances. Dès lors, comment ceux qui soutiennent un chamanisme occidental peuvent-ils se positionner ? Doivent-ils se revendiquer d’une tradition du terroir – même à moitié inventée sur des bases reconstituées – de concepts chamaniques encore vivaces tels ceux des Mongols ou des Amérindiens, ou ne vaudrait-il pas mieux qu’ils jettent aux orties ces miroirs de fumée pour en revenir aux conseils et aux révélations des esprits auxiliaires propres à nos régions ? D’ailleurs, peuvent-ils se permettre, tout simplement, de revendiquer quoi que ce soit et de briguer une place dans notre société ? D’un autre côté, cela ne constituerait-il pas une sorte de devoir, de passage obligé pour valider son statut de chamane ? 

Cheminer sur les sentiers de l’autre monde

Quoiqu’il en soit, le simple apprentissage d’arpenter la réalité non ordinaire ne fera pas de nous des chamanes, au sens où l’entendent les ethnologues et ces peuples qui ont su garder leur tradition vivante. Par contre, nous expérimentons l’autre monde et affinons notre sensibilité à celui-ci, qui peut alors nous toucher même lorsque nous nous croyons entièrement revenus dans la réalité ordinaire. Cela s’avère souvent perturbant… Mais si vous avez le bonheur de vous lier à un (ou plusieurs) esprit auxiliaire, alors vous vous sentirez soutenu, plus fort et plus sûr de vous. 

S’initier au néo-chamanisme est un merveilleux voyage, plein de surprises et de rencontres pas toujours agréables ; toutefois, il ne faut pas hésiter à prendre la route si les paysages décrits dans ce modeste guide vous ont interpellé ! Que vos guides soient perspicaces et votre périple extraordinaire ! 

L’origine du mot «chaman»

Le terme de «chaman» provient de «çaman», un mot issu de la langue des Toungouses, ou Evenk, une ethnie du peuple mongol. Une étymologie possible, bien que fort contestée, se réfère au mot «ça» qui signifie «connaître», le çaman étant alors «celui qui sait». Une autre possibilité serait la dérivation à partir d’une racine verbale signifiant «s’agiter, bondir, danser». On estime encore qu’il s’agirait d’une corruption du mot sanscrit «sramanas» («ascète»), qui désigne des prêtres bouddhistes qui oeuvrent dans des tribus au Nord de la Chine. De nos jours, le terme s’est répandu au point de représenter un générique pour des pratiquants qui portaient des noms traditionnels, notamment en Amérique latine et du Nord (les fameux medecine men). 

Texte issu du Magazine « Païens d’aujourd’hui » 

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La musique qui parle à notre âme

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

Lors du congrès « Émergence d’un nouveau monde , Logos, de son vrai nom Stephen Sicard, nous a confié ce qui l’anime aujourd’hui, après vingt-six années de création musicale, une trentaine d’albums et plus d’un million de disques vendus. Musique de relaxation et de détente, musique sacrée… nous découvrons un artiste inspiré, passionné par ce que l’électronique apporte aujourd’hui à la musique et au son.

FeelGood

SP : Pourquoi participer au congrès « Émergence d’un nouveau monde » ? 

Logos : Ma présence à cet événement est en cohérence avec un souhait qui m’habite depuis toujours : créer un « nouveau monde » et participer à son émergence. Ce fut sans doute inconscient dans mes débuts puis, progressivement, avec l’expérience, j’ai réalisé ce qu’il m’importait de bâtir avec la musique, c’est-à-dire proposer aux personnes qui écoutent mes œuvres une ouverture de conscience différente. C’est ce que je tente essentiellement de réaliser aujourd’hui.

SP : Quelle est la place de l’art et de la musique dans l’émergence de ce nouveau monde ?

L : Dans ce congrès, on peut souligner la participation importante de nouveaux artistes, des peintres, des musiciens, des sculpteurs… Dans son livre « Bruits. Essai sur l’économie politique de la musique »  , Jacques Attali a expliqué que la musique est toujours « précurseur d’une période révolutionnaire ». L’histoire dira si celle de ces artistes annonce une nouvelle période. Je crois personnellement que ces nouvelles musiques peuvent servir un monde nouveau. N’est-ce pas fantastique ?

SP : Avez-vous toujours été musicien, est-ce un choix ?

L : Au niveau professionnel, oui. J’ai eu la grande chance de pouvoir vivre immédiatement de ma musique, car, dans ma famille, il n’y avait pas de sensibilité musicale particulière. Je n’étais pas vraiment destiné à être musicien professionnel puisque j’ai fait des études scientifiques. C’est la vie qui m’y a amené sans que je le demande ou le programme et surtout sans avoir étudié la musique. J’ai appris le violon enfant mais j’ai tout oublié. Vingt ans après, la musique est revenue dans ma vie sans que je comprenne comment ni pourquoi ! J’ai été guidé par la force du destin ! En fait, les études que j’ai suivies me servent maintenant pour l’aspect technique de ma création, mais je n’en vis pas, et j’ai un métier que je n’ai pas appris et dont je vis !

SP : Quel fut l’élément déterminant dans ce changement de voie ?

L : Ce sont principalement des rencontres humaines enrichissantes qui ont orienté ma vie. Par ma famille, j’ai été baigné dans un milieu et un environnement très porteurs. Mon père était un médecin pionnier dans le domaine des médecines nouvelles et énergétiques. Il y a 26 ans, on faisait beaucoup de découvertes en médecine et en santé ; j’ai ainsi pu explorer de nouveaux domaines encore extraordinaires à l’époque. On parlait des chakras, de l’auriculomédecine… C’était la naissance d’un nouveau monde passionnant auquel je me suis trouvé mêlé par ma recherche musicale dans le secteur très précurseur de l’électro-acoustique.

SP : Avez-vous senti un appel vers la création musicale ?

L : Ce n’est pas un appel, cela m’a été imposé. J’ai le sentiment que je n’aurais pas pu faire autre chose que de devenir musicien et compositeur, même si je l’avais voulu. Vingt-six ans après je n’ai toujours pas compris ce qu’il s’est réellement passé ! Et je le vis comme un vrai bonheur !

SP : Comment a débuté votre carrière musicale ?

L : En 1987, j’ai sorti un premier CD intitulé « Couleurs Sonores » qui a connu un succès immédiat. Sans ce disque, je ne serais sans doute pas là aujourd’hui ; il a posé les fondations de Logos.

SP : Pourquoi avez-vous choisi ce nom : « Logos » ?

L : À l’origine, le choix du nom « Logos » était en rapport avec la propagation du son sacré et du Verbe créateur selon les Grecs, le discours… C’était un sujet qui me passionnait. Je me suis simplement dit : « Tiens, je vais prendre ce nom d’artiste… ». Seulement, Logos peut aussi désigner Dieu… ce qui donne accès un vaste champ de possibles !

SP : Est-ce en rapport avec le son primordial ?

L : Le son primordial est le OM, la base des sons sacrés. Le développement de la vie dans l’univers est basé sur ce son.

SP : L’utilisez-vous dans vos compositions ?

L : Dans le CD « La Lune des Sages », un morceau est composé avec le « OM ». Sinon, comme le nombre d’or, qui se trouve dans la musique classique [3], lorsque ma musique prend une dimension sacrée, le OM sera caché parmi certaines notes, presque de façon subliminale.

SP : Comment qualifiez-vous votre musique ? Musique de bien-être, musique sacrée ou « Nouvel-âge » ?

L : On me pose souvent cette question et comme il m’est très difficile d’y répondre, j’ai solutionné le problème en la nommant « musique de bien-être »  car c’est la réponse que les personnes nous renvoient le plus souvent. En l’écoutant, elles témoignent se sentir bien. Ma musique ouvre des horizons, détend et entraîne dans d’autres univers et d’autres mondes, permettant des expériences profondes.

Au fond, je la vois comme une musique nouvelle encore difficile à définir et à nommer. Le terme musique « Nouvel-âge » est connoté et souvent mal perçu. De plus, il ne veut plus rien dire : si l’on n’est pas dans le classique, le pop ou le jazz, automatiquement, on est classé « new âge » alors qu’il y a des musiques très belles, des mélodies incroyables et magnifiques, qui parlent aux gens, les portent, et qui ne sont pas nécessairement « new âge ». En réalité, je pense que la musique ne devrait pas porter d’étiquette.

SP : Le Jazz, le Blues sont des courants musicaux… On parle beaucoup aujourd’hui de musique chamanique, comment vous situez-vous dans ces styles musicaux actuels ?

L : Je considère la musique chamanique comme une musique ancienne liée à une sagesse ancestrale qui se réveille de nouveau aujourd’hui, sans doute associée à une recherche de racines. La musique qui se crée de nos jours puise ses racines à la fois dans du déjà fait, la base, et dans l’air du temps. Elle préfigure – ceci dit sans prétention – la musique classique de demain.

SP : Avez-vous le sentiment d’évoluer à travers vos albums ? Et y en a-t-il un que vous préfériez ?

L : Oui, si j’écoute le premier puis le dernier de mes albums, j’ai l’impression de m’être bonifié.

Il n’y en a pas de plus boutique d’autres, sinon cela signifierait que j’aurais sorti des albums dont je n’étais pas satisfait. Avec le recul, je me dis que j’aurais pu faire mieux parfois, mais je les aime comme mes enfants, donc tous. Aujourd’hui, en 2013, je me dirige vers la musique sacrée, quoique je ne saurais pas expliquer ce qui fait qu’une musique est sacrée ou non. C’est en partie le public qui la définit. Pour ma part, une musique doit être belle, porter les gens, parler à leur âme. Elle doit être universelle ou alors ce n’est pas de la musique mais du bruit.

SP : L’album « Corpus Christi » est une œuvre importante, comment vous est-elle venue ?

corpus_christi-29L : « Corpus Christi » est l’évocation musicale de la vie de Jésus-Christ. L’album contient deux disques qui ont été également mis en sons et lumières, avec des chants. Il doit prochainement sortir sous forme de DVD. Le spectacle retrace la vie du Christ dans une vision artistique, sous la forme d’une méditation, pour ramener les personnes qui l’écoutent à leurs origines et leur donner à vivre une expérience profonde. Un ami, évêque, m’a invité à le réaliser. Lorsqu’il m’a parlé du projet, je lui ai répondu : «Tu ne te rends pas compte, c’est un défi à la fois artistique, intellectuel et spirituel… Tout le monde va me tomber dessus… Les Églises… ». Et c’est effectivement ce qui s’est produit ! Cet œuvre occupe une place à part dans ma discographie, ce fut une aventure tellement particulière… Je ne peux toujours pas expliquer pourquoi j’ai entrepris cette création.

SP : Combien de temps ce projet vous a-t-il demandé ?

L : Un an par album, soit deux années suivies de six mois pour la préparation des concerts.

SP : D’où proviennent les textes des chants ? Vous ont-ils été fournis ou sont-ils le fruit de votre travail de recherche ?

L : Mon ami, évêque, m’a laissé me débrouiller seul ; il a d’ailleurs, par la suite, apprécié le résultat. J’ai créé les chants à partir de textes sacrés en reprenant des psaumes en hébreu, des poèmes arabes anciens et également en latin car j’ai veillé à ce que les trois courants soient équilibrés.

SP : Quels instruments et voix avez-vous fait intervenir ?

L : J’ai fait appel à une chanteuse sur scène, Oriane, avec qui j’avais déjà réalisé des disques et qui amène une présence vocale phénoménale. Il est bien sûr préférable d’avoir un chœur de chanteurs plutôt qu’un enregistrement de voix en fond, mais ce n’est plus le même budget et le spectacle prend une autre envergure. On ne peut pas déplacer tout le monde sur scène et il est donc nécessaire d’employer des artifices techniques pour obtenir le résultat voulu. Pour cela, nous avons utilisé de la lumière et des formes géométriques calculées pour créer un spectacle complet.

SP : Cette réalisation vous a-t-elle donné envie de poursuivre dans cette voie du sacré ?

L : Ces deux albums m’ont permis de recontacter une énergie christique que j’avais un peu perdue, et cela fut très bénéfique. Plusieurs morceaux m’ont offert d’établir un contact sensitif d’une grande proximité. J’ai également réalisé que l’énergie christique est bien plus présente dans le monde que ce que l’on pourrait penser. Le Christ est proche de la Terre et des humains, car en fait, il n’est jamais parti, il est toujours là. Cette idée est assez éloignée de celle des églises qui le représentent comme un personnage lointain dont on attend le retour.

Au cours de la phase de distribution de « Corpus Christi », après avoir consulté ma discographie sur internet, certains ont refusé de distribuer l’album au motif que « ma spiritualité, trop universelle », pourrait effrayer mon public… L’album est donc surtout accessible dans le milieu que l’on pourrait nommer « de la nouvelle conscience » .

SP : Cette expérience vous a-t-elle particulièrement ouvert à la musique sacrée ?

L : Oui, je le pense. Ces deux albums sont les disques les plus sacrés de ma discographie.

SP : Comment composez-vous ?

L : La création d’une œuvre d’art en général et d’une œuvre musicale, en particulier est un phénomène qui ne peut pas s’expliquer. La musique est dans l’univers, elle « flotte dans l’air » et certaines personnes ont la capacité de la capter pour l’incarner et ainsi en faire profiter d’autres. Elle est potentiellement ouverte à tout le monde. L’inspiration est impossible à provoquer ; si nous détenions la recette pour la maîtriser, nous passerions notre temps à faire des tubes.

Pour composer de la musique sacrée, on se laisse porter pendant un certain temps, variable d’un compositeur à l’autre, durant lequel il ne se passe rien. Pour moi, cela peut durer un mois, par exemple, ce qui est très pénible, ensuite dans une même journée, jusqu’à cinq morceaux peuvent se présenter. Cela nécessite d’être disponible à tout moment.

SP : Y a-t-il un environnement qui vous soit plus propice qu’un autre ?

L : Idéalement, non. C’est l’intériorité du compositeur qui est essentielle, ce dont il se nourrit, comment il vit. Si l’environnement était important, ce serait le signe que l’on est dépendant de l’extérieur et ce serait une erreur. Personne ne pourrait imaginer que « Les Couleurs Sonores  », mon premier album, dont la musique est très aérienne, avec des chants d’oiseaux, des bruits d’eau qui coulent, etc., a été composé dans une cave en plein Paris. Ceci dit, l’environnement aide, comme la forêt dans laquelle je vis aujourd’hui.

SP : Quels sont vos instruments de prédilection ?

L : Le synthétiseur, le clavier. Quoique le terme synthétiseur ne signifie plus grand-chose, c’est presque un ordinateur déguisé en clavier ! À partir de vrais sons de base, on peut reproduire des sons naturels, c’est la lutherie du XXIe siècle, en quelque sorte.

SP : La vibration d’un instrument électronique est-elle identique à celle d’un acoustique ? Dans un violon, il y a une âme. Qu’en est-il de l’électronique ?

L : Le son dans le synthétiseur est comme le son du violoniste qui a été enregistré… Aujourd’hui, nous pouvons atteindre une très haute qualité de son… Perçoit-on l’âme du violon lorsqu’on enregistre son timbre sur un CD ? Aujourd’hui, tout devient électronique et la musique n’échappera pas à la règle. On reproche au synthétiseur l’absence de phénomènes acoustiques comme les harmoniques, c’est-à-dire faire résonner une corde de piano qui entraîne les cordes à côté à résonner aussi. Cependant, l’électronique circule dans le monde du subtil, presque dans le domaine du quantique et produit donc d’autres phénomènes. En ce sens, les sons vont couvrir un registre différent, plus large, avec un spectre différent et d’autres fréquences et ils toucheront plus profondément que l’acoustique.

Je pense que l’âme vient de la mélodie et non du musicien… La musique écoutée est-elle inspirée ? L’âme qui se dégage du violon ne viendrait-elle pas de la mélodie jouée par l’intermédiaire de l’interprète ? Qu’est-ce qui est le plus important : avoir une très belle mélodie jouée en live ou en CD que l’on écoute chez soi, ou avoir un violon avec une âme phénoménale mais qui va jouer du hard rock ou autre ?

Le plus important est ce que le compositeur va donner comme sens à son œuvre. Bien sûr, l’interprète est essentiel : Yehudi Menuhin produira un son différent de celui produit par un étudiant en musique de deuxième année. Avec de tels artistes – Luciano Pavarotti, par exemple, dans la partie chant – on est dans le domaine de l’excellence et du génie. Dans un tel cas, aucun appareil électronique ne pourra imiter, reconstituer, ou reproduire le son à l’identique !

SP : Un concert « en live »est magique : il y a l’âme des musiciens, une présence, on perçoit certaines vibrations… Que permet l’écoute d’un CD ?

L : Le CD permet d’écouter la musique chez soi et aux artistes de l’écouter immédiatement, de l’enregistrer et de la distribuer au public, c’est génial. Auparavant il fallait attendre que le roi vous ait en sympathie, qu’il ait envie de vous payer un orchestre, que toute la cour soit présente avec ses salamalecs et dise que c’est génial. Il n’y avait aucun autre moyen d’entendre de la musique, qui était en outre censurée. On a donc progressé de manière prodigieuse.

SP : Que représentent les concerts pour vous ?

L : Pour moi la musique doit être un spectacle complet avec à la fois les lumières, la vidéo, le chant, des projections. Son et lumière se complètent à merveille. Lors du concert « Corpus Christi » à Valence, c’était magique, j’étais comme un gosse, à m’extasier de tout… Sur scène, les artistes sont privés du spectacle auquel a droit le public. J’aurais presque préféré être dans la salle, à regarder !

Je suis un musicien qui aime voir la musique, les lumières… et le spectacle… C’est ce que je fais assez régulièrement avec Michel Pépé.

SP : Avez-vous travaillé avec d’autres musiciens que Michel Pépé ?

L : J’aime beaucoup travailler en collaboration, c’est un enrichissement, sinon ce travail est trop solitaire. Avec Michel Pépé, nous avons réalisé quatre CD. J’ai créé « Chants des Voûtes Célestes », une reprise de chants classiques avec Oriane ; 2 CD avec un pianiste classique nommé Eric Aron  ; quatre CD de méditation guidée avec Michel Dogna et quatre albums avec mon épouse, Frédérique Cabezas.

SP : Comment créez-vous un spectacle, partez-vous de la musique et recherchez-vous les images ensuite ?

L : C’est un énorme travail, cela commence par la musique à composer puis toute la mise en images, la mise en scène avec les lumières, etc. J’essaie de scénariser, de donner un sens au spectacle, une cohérence en fonction de la musique qui porte soit sur la nature soit sur l’aspect onirique, ou vers ce que j’appelle les autres mondes.

SP : Avez-vous songé à créer un DVD de vos concerts ?

L : Nous l’avions envisagé avec Michel Pépé, mais nous avons abandonné le projet pour deux raisons principales : la première est technique, il est très difficile de filmer de nuit ; ensuite la logique du DVD voudrait que l’on fasse le même spectacle dans les différentes villes, sinon les spectateurs ne comprendraient pas. Or, dans la réalité, le spectacle change d’une représentation à l’autre… Si l’on en tenait compte pour créer des DVD, nous serions, avec Michel, à promouvoir un DVD tout en préparant déjà le suivant… Ce serait trop complexe.

SP : Pour quelles raisons modifiez-vous les spectacles ? Est-ce pour demeurer dans la créativité ?

L : Oui, tout à fait selon ce qu’il se passe lors du concert, comment il évolue…

SP : Pouvez-vous nous parler de votre collaboration à la création d’un jeu de cartes avec Frédérique Sicard, votre épouse ?

L : J’ai composé, pour mon épouse, une musique inspirée afin d’accompagner le tirage de son « Jeu de l’Invitation » , qui est un outil thérapeutique suivant sa méthode personnelle de travail que je trouve intéressante et originale.

SP : Quels sont vos projets ?
téléchargement (9)
L : Je continue de créer des concerts, ce qui représente beaucoup de travail… et d’incertitudes, et surtout je viens de sortir un nouvel album en septembre. 

 SOURCE : Par Dominique Duchêne pour Sacré Planète
Article extrait de Sacrée Planète n° 60 d’octobre/Novembre 2013

Logo en concert à Paris Samedi 29 novembre - renseignements ICI
www.logos-musique.com.

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J’ai trouvé Dieu dans une flaque d’eau

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

Trip pour certains, expérience mystique pour d’autres : un sentiment de l’infini touche parfois, dans des situations inattendues, les personnes les moins portées sur la religion. Témoignages.

Sommes-nous sur le point de devenir des mystiques sauvages ? Tels les Na’vis bleus d’« Avatar », cherchons-nous plus que jamais à nous relier à la « grande source du vivant » ? Que nous l’appelions tao, énergie cosmique ou puissance supérieure comme chez les Alcooliques anonymes, nous semble-t-elle plus accessible qu’un Dieu défini par les dogmes ?

eau_2_10A écouter nos contemporains, c’est bien d’une telle évolution qu’il s’agit. Les fervents, comme l’écrivain Christian Bobin : « J’ai trouvé Dieu dans les flaques d’eau, dans le parfum du chèvrefeuille, dans la pureté de certains livres et même chez des athées. Je ne l’ai presque jamais trouvé chez ceux dont c’était le métier d’en parler. » Et ceux qui perçoivent Dieu comme « un asservissement », tel l’homme politique François Baroin, qui reconnaît cependant « avoir accès à une certaine espérance sous forme de lumière ».

Autrefois, le monde se divisait entre ceux qui croyaient et ceux qui ne croyaient pas en Dieu. Aujourd’hui, ce terreau de la croyance est devenu plus fertile mais aussi plus mouvant : nous pouvons bricoler notre credo personnel, en puisant dans différentes spiritualités. Aussi le divin ne se résume-il plus au Dieu barbu et tout-puissant qui jusque-là vivait dans le ciel, nous adressant cadeaux ou punitions mérités. Son image s’est, pour beaucoup, peu à peu effacée (lire l’encadré p. 82).

Reste l’expérience. La sensation, le plus souvent inattendue, voire inespérée, de se retrouver connecté avec un grand « autre ». De faire venir le divin jusqu’à soi. En soi, même.

 

Basculement vers une autre dimension de la réalité, ce point de contact peut se rencontrer dans le quotidien le plus banal. Comme pour Pierre, qu’un moment d’intimité avec son fils nouveau-né a amené à percevoir une dimension sacrée qui était jusque-là absente de sa vie : « Je ne sais pas ce qui s’est passé. J’ai plongé dans les yeux sombres, encore aveugles, de Samuel et j’ai “décollé” intérieurement. » Sabine, la première fois où elle a fait l’amour avec celui qui partage sa vie aujourd’hui, a elle aussi vécu un ravissement sans précédent. Bien loin de l’orgasme vécu comme une « petite mort » selon Georges Bataille, elle s’est soudain sentie étonnamment vivante : « Tout devenait bleu autour de moi, de nous, et lui et moi étions totalement fusionnés et nimbés d’une indéfinissable énergie, pris dans un espace que je n’avais encore jamais traversé. »ce trip sans mescaline qu’un Allen Ginsberg ou un Jack Kerouac aurait sans doute adoré a été qualifié « d’extase laïque » par le philosophe Michel Hulin qui s’est intéressé au sentiment de l’infini touchant parfois les sujets les moins portés sur le fait religieux. Pour lui, ces expériences simples, toujours spontanées, véritables « défis à la pensée philosophique et religieuse », apparaissent souvent « dans les périodes où les codes se brouillent ». Elles s’immiscent dans nos vies quand nos mécanismes d’adaptation, nos systèmes de pensée pris entre bien et mal, favorable ou défavorable, se suspendent soudainement, quand nous « déposons le fardeau » sans même savoir comment. Elles nous laissent alors entrevoir une pure joie non réactive, la joie d’être, dans son essence brute. L’immersion dans des espaces sauvages, la communion avec la nature sont des conductrices puissantes de telles expériences, et les écrivains – voyants parce qu’ils approchent l’indicible – y trouvent des sources d’inspiration intarissables. Marguerite Duras, de sa fenêtre des Roches Noires, à Trouville, d’où elle surplombait l’océan : « Regarder la mer, c’est regarder le tout. » 

Ces contacts avec une instance qu’on ne sait nommer peuvent aussi, et plus fréquemment, surgir comme les fruits d’une longue recherche. Nathalie, qui médite régulièrement depuis sept ans, en témoigne : « Je rencontre le divin dans l’espace que je pénètre par la méditation : une ouverture du cœur totale et inconditionnelle face à tout ce qui se présente, un même amour pour le chat du voisin, les arbres d’une forêt, une étoile dans le ciel et pour chaque être humain. Pour faire cette expérience, le mental doit se taire car il obstrue le canal vers le divin qui existe en chacun de nous : nous sommes tous des parcelles vivantes de cet amour divin. Quand je suis imprégnée par la lumière de cette conscience, tout est alors d’une grande clarté et d’une grande perfection. Il n’y a rien à changer. C’est une expérience d’unité et d’éternité. »

Pour Catherine, la rencontre avec cette autre dimension est arrivée « de surcroît », à l’issu de longues heures de pratique du gospel. Au départ, la jeune femme à qui Dieu semblait « trop haut, lointain », se met à cet art si fervent juste « parce que les chants sont beaux ». Après quelques mois, elle commence à s’intéresser aux paroles et réalise qu’elle a envie d’être soliste pour « transmettre la force de ces paroles d’âmes seules, abandonnées de tous, qui disent juste “j’ai froid, j’ai peur” ». Lors d’un concert, Catherine se rend compte d’un « frémissement dans tout son corps, comme si elle brûlait de l’intérieur ». A la sortie, la jeune femme se sent happée par « autre chose » : « J’ai ressenti une force incroyable, avec l’impression d’être sous une cascade d’eau fraîche. » D’où venait cette énergie ? Qu’est-ce qui l’avait guidée jusque-là ? Depuis, Catherine, devenue professeure de gospel, anime gratuitement un chœur de trente personnes. Sa vie en a été changée.

 

Les scientifiques ont beau expliquer ces états par de grandes libérations d’endorphines observables par IRM, on ignore toujours pourquoi de telles expériences peuvent modifier en profondeur les existences de ceux qui les vivent. Contrairement à Freud, pour qui tout « sentiment océanique » était à interpréter comme une tendance régressive – il n’était guère sensible à la musique non plus ! –, le psychiatre Carl Jung a particulièrement étudié ces expériences qu’il appela « numineuses » (ce terme correspond à l’expression du sacré qui saisit l’individu et produit un effet paradoxal de fascination d’un côté et de terreur de l’autre.). Pour lui, ces expériences participent à une vision dynamique de la psyché, dans laquelle un symbole a la « capacité d’animer la vie et de l’entraîner parce qu’il transforme une énergie psychique inconsciente en expérience ». Cette force est uniquement « intérieure ». Comme le conte hindou qui nous explique que Dieu s’est caché dans le cœur de l’homme, l’expérience numineuse vient nous rappeler que le divin part de nous. « Je ne me lasse pas de répéter que ni la loi morale ni l’idée de Dieu, ni une quelconque religion, ne s’est jamais saisie de l’homme de l’extérieur, tombant en quelque sorte du ciel », écrivait Jung. « L’homme, au contraire, depuis l’origine, porte tout cela en lui ; et c’est d’ailleurs pourquoi, l’extrayant de lui-même, il le recrée sans cesse… La notion de dieu répond à une fonction psychologique absolument nécessaire, de nature irrationnelle, et cette notion n’a rien de commun avec la notion de l’existence de Dieu. »

Pour Jung, ces expériences s’inscrivent donc dans un processus d’individuation, où le moi tend à devenir soi : émerge donc la possibilité de « faire quelque chose » de ces sensations de libération pour évoluer. C’est là sans doute le nouveau paradigme : plutôt qu’opposer ceux qui croient à ceux qui ne croient pas, il dessine un clivage entre ceux qui pensent possible de devenir meilleurs – c’est-à-dire plus vivants, plus conscients s’ils osent regarder le mystère en face, et ce quel qu’il soit – et ceux qui n’y croient pas. Comme l’écrit joliment la psychanalyste Marie Balmary, « l’homme spirituel croit que croire rend possible de croître ». De même qu’être cru potentiellement meilleur et guérissable par son thérapeute change totalement la dynamique d’une psychanalyse, apercevoir une autre qualité d’être affleurant à des sensations d’infini et d’éternité, nous laisse espérer qu’il peut y avoir autre chose en nous qu’une « âme étroite ». Pour beaucoup, Dieu n’a peut être rien à voir dans une telle aventure.

Source Nouvelles Clés

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TRADITION : d’ISIS À LA VIERGE MARIE

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

isisIl faut savoir que les habitants de l’Inde étaient incarnés en Egypte et sont incarnés aussi aujourd’hui. Nous connaissons tous un tableau plein d’un sens profond, le célèbre tableau de Raphaël qui se trouve actuellement au centre de l’Allemagne : la Madone Sixtine. Dans ce tableau, que d’innombrables reproductions mettent à la portée de tous, comment ne pas admirer la merveilleuse pureté qui nimbe toute la Vierge ? Comment ne pas s’émouvoir en contemplant le visage de la mère ? 

Lorsque, quittant le visage de la Madone, nous reportons notre regard en arrière jusqu’à l’époque égyptienne, nous y rencontrons une image toute semblable et aussi noble. Les Egyptiens ont célébré Isis, cette figure à laquelle se rattache la sentence : « Je suis ce qui fut, ce qui est, ce qui sera. Aucun mortel encore n’a soulevé mon voile. » 

Un mystère profond recouvert d’un voile épais, voilà ce que nous révèle Isis, cette aimable spiritualité de Dieu. Isis, que les anciens égyptiens ont vue avec l’enfant Horus, comme nous voyons la Madone avec l’enfant Jésus. Cette Isis nous est représentée comme portant en elle l’élément éternel, et ceci nous rappelle le sentiment que nous éprouvons à la vue de la Madone. Il faut que nous sachions voir en Isis la forme de profonds mystères qui reposent sur des réalités spirituelles. La Madone nous rappelle Isis, c’est Isis qui ressurgit en elle. Tel est le lien qui unit ces deux figures. Il faut sentir avec le cœur les grands mystères qui unissent dans le monde spirituel la civilisation égyptienne et la nôtre. 

LE MYSTÈRE DES MOMIES

L’Egyptien tenait à ce que la forme physique extérieure soit conservée longtemps et il peuplait ses tombes de momies dont il savait garder la forme extérieure. C’est ainsi que l’Egyptien liait ses morts au plan physique. Cette coutume s’étendit de plus en plus et elle caractérise tout à fait l’ancienne civilisation égyptienne. 

Mais une pratique de ce genre n’est pas sans effets sur l’âme. L’homme, lorsqu’il s’est libéré de son corps physique et de son corps éthérique après la mort, entre dans un autre état de conscience. Il peut alors, du haut des mondes spirituels, abaisser son regard vers la terre physique, bien qu’à l’inverse, il ne soit pas possible aujourd’hui, de voir d’ici le monde spirituel. Par conséquent, il ressent la manière dont son corps est conservé, embaumé, brûlé ou décomposé. Le rapport qu’il a avec son corps est différent selon les cas.  

Le fait que dans l’ancienne Egypte on embaumait les corps, a eu pour conséquence que les âmes, après la mort, ont fait une expérience toute particulière. Lorsqu’elles regardaient vers la terre, elles savaient : « C’est mon corps. » Elles avaient devant elles leur forme corporelle et ce corps prenait de l’importance pour elles car, après le mort, l’âme est en mesure de recevoir des impressions. Celles que le corps momifié imprimait en elle la marquaient profondément, et la formaient en conséquence. 

La vision de ce corps momifié vers lequel l’âme s’est toujours sentie attirée n’a pas été sans effets sur elle. Elle a acquis un attachement pour le corps et, le résultat en est aujourd’hui la tendance à donner du prix à toute la vie physique. Cet amour de l’homme moderne pour ce qui est matériel vient de ce que les âmes ont autrefois contemplé leur momie, la forme qui les avait exprimées. L’homme a ainsi appris à aimer le monde physique. C’est pourquoi il pense si souvent aujourd’hui que lui seul a de l’importance entre la naissance et la mort. 

Cette idée n’est pas née sans cause. Sans ce lien qui les rattachaient à leur momie, les êtres humains n’auraient pu poursuivre leur évolution. L’homme se désintéresserait aujourd’hui complètement du monde physique, si les Egyptiens n’avaient pas pratiqué le culte des momies. Il fallait que cela soit ainsi, pour que s’éveille dans les âmes un intérêt justifié pour le monde physique. Car le courant de la civilisation était guidé par des initiés qui savaient voir l’avenir. En ce temps-là, l’humanité était guidée par de hautes individualités qui veillaient à ce que soit fait ce qui devait être fait, par la force de l’autorité. Dans les écoles initiatiques, on savait que notre époque devait correspondre à la troisième civilisation

 Pour en savoir plus : Editions Anthroposophiques Roman des  www.editionsear.com

 

 

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L’Avenir de l’Humanité

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2014

 

Où s’en va le monde ?  Ne sentez-vous pas que la seule stabilité se trouve… 
dans le changement ?  Pourquoi sommes-nous ici et où allons-nous ?

quelserait-156x234Dans cet ouvrage « Quel serait l’avenir de l’humanité si… » , nous explorons des sujets d’actualité tels la politique, l’économie, l’éducation, l’art, la nature, le rôle des femmes et de la mère, etc. et les examinons à la lumière de la compréhension initiatique des Sages, des Initiés et des grands Maîtres dont Omraam Mikhaël Aïvanhov.

L’humanité arrive à l’apogée d’une ère de matérialisation et se trouve maintenant au seuil d’une nouvelle ère qui, elle, sera toute empreinte de spiritualité. Nous voici donc à la croisée des chemins. L’éveil de notre conscience et notre esprit de collaboration en tant que famille globale et universelle représentent les moyens les plus sûrs de relever les défis de ce vingt-et-unième siècle.

Cet ouvrage permet de contempler l’avenir d’un point de vue différent, avec une conscience nouvelle. L’avenir peut être harmonieux et glorieux. Puissions-nous plonger au cœur de notre être et explorer les richesses déposées par le Créateur dans les profondeurs de notre âme !

Nous vous proposons, à la fin de chaque chapitre, des exercices de visualisation et d’affirmation qui aideront à élever la conscience vers ces dimensions de l’Amour universel et de la Lumière cosmique. Bonne lecture !

« Étudier l’actualité sous l’angle de la spiritualité offre une perspective nouvelle sur notre quotidien comme sur notre avenir. Un livre à méditer ! »

– Hubert Mansion, auteur, compositeur, formateur/conférencier, spécialiste juridique de la musique.

« Omraam Mikhaël Aïvanhov est un grand maître bulgare. Son enseignement s’est manifesté d’une manière très puissante dans ma vie. »

– Dr Wayne Dyer – Wishes Fulfilled, The Shift/Experiencing the Miraculous.

 

INTRODUCTION DU LIVRE

Nul ne peut nier que nous vivons actuellement une époque des plus intéressantes. Tout file à vive allure et malgré les progrès industriels et technologiques, il nous semble manquer de temps pour arriver à tout faire. Se peut-il que nous vivions neuf vies en une seule, tel le cycle de la vie du chat ?

Certaines personnes sont surmenées, d’autres courent tout le temps et d’autres encore ne font que vivoter, dépassées par les événements. Chose certaine, on ne peut rester indifférent à la direction que prend l’humanité, que ce soit au plan politique, économique, social, écologique ou religieux. Où allons-nous à cette vitesse ? Vers le progrès ou vers la destruction ?

La terre n’a jamais été aussi peuplée. C’est une expérience inouïe que de s’incarner actuellement en raison de la vitesse et de l’intensité croissante de la vie. pour certains c’est une époque intéressante ; pour d’autres elle est plutôt bouleversante.

Une nouvelle vie s’annonce ; elle apporte avec elle de grands changements, qu’on le veuille ou non. Le Verseau est là qui déverse ses énergies, à l’image du soleil répandant sa lumière et sa chaleur. Le Maître Mikhaël  Aïvanhov disait : « La nouvelle vie qui se prépare dépassera toute imagination par sa beauté, sa splendeur et son harmonie ».

Cette nouvelle époque viendra, soyons-en certains, mais ce sera sans doute après un quart d’heure difficile car comme nous le sentons tous, il n’y a plus rien autour de nous qui soit vraiment stable. Quelque chose de plus nous interpelle. Ouvrons-nous à cet appel vers un avenir qui fera de l’humanité un jardin de paradis.

A vous de sentir si quelque chose s’éveille en vous. Si oui, nous aurons touché la corde sensible qui vous fait vibrer à ces nouveaux courants qui permettront à l’humanité de retrouver sa vraie humanité et sa divinité.

Conseil de lecture :

Introduction du livre : Quel serait l’avenir de l’humanité si… Par l’équipe du Verseau – aux éditions Ariane 2013

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LES BESOINS DU CORPS SPIRITUEL

Posté par othoharmonie le 9 octobre 2014

 

images (8)Vous vous demandez sûrement: «Quels sont les besoins du corps spirituel?». En réalité, ce que nous appelons le «corps» spirituel n’en est pas un, car un corps appartient au monde matériel. Ce terme est utilisé pour distinguer la partie matérielle de la partie spirituelle qui nous habite.

Le corps spirituel n’a aucun besoin, car il est un tout; il est déjà complet et parfait. Nous n’avons donc pas à le «nourrir» puisque seulement ce qui appartient au monde matériel a besoin de nourriture pour vivre.

Notre tâche consiste donc à reprendre contact avec ce tout. Nous avons à nous rappeler son existence. C’est en augmentant notre niveau de conscience que cela est possible. Pour véritablement accroître et développer notre conscientisation, nous devons expérimenter monde spirituel, c’est-à-dire celui de l’amour.

Une personne peut largement évoluer au niveau du monde matériel, c’est-à-dire dans les domaines physique et psychologique, sans toutefois prendre conscience de la dimension spirituelle qui l’habite.

Mais que veut signifie «être spirituel»?. Tout au long de mon cheminement, j’ai moi-même été exposée à différentes visions de la spiritualité.  Certains croient qu’une personne est spirituelle lorsqu’elle appartient à une religion, assiste à la messe chaque semaine, prie beaucoup, est charitable, encourage les bonnes oeuvres, est médium  ou clairvoyante, voit l’aura ou encore fait partie d’un ordre religieux. Qu’en pensez-vous? En ce qui  me concerne, je crois que chacune des descriptions énumérées ci-haut, peut ou non être attribuée à une personne spirituelle.

Ma définition personnelle est plutôt celle-ci: une personne spirituelle est celle qui sait qu’elle est  d’essence divine et qui comprend que tout ce qui existe au niveau matériel est aussi une manifestation de Dieu, exprimée sous différentes formes. Voici quelques critères qui permettent de différencier une personne spirituelle d’une personne strictement matérialiste.

• Une personne spirituelle sait que Dieu est énergie et que la volonté se dégageant de cette énergie est de s’exprimer à travers une multitude de formes et d’expériences dans l’amour. La personne matérialiste, pour sa part, croit que Dieu est un personnage à l’image de l’être humain, qui vit des peines et des joies. Ce personnage est dominateur, guette tout le monde, les punit ou les récompense.

• Une personne spirituelle sait qu’elle est la seule créatrice de sa vie. Elle prend la responsabilité de tout ce qui lui arrive parce qu’elle sait que le hasard n’existe pas et que tout ce qui survient est là pour l’aider à grandir davantage. La personne matérialiste croit plutôt que tout vient de l’extérieur; lorsqu’il lui arrive quelque chose d’agréable, elle se dit «chanceuse» et croit que cela est passager. Par contre, lorsqu’une expérience désagréable survient, elle se dit «malchanceuse» et rejette la faute sur quelqu’un d’autre ou blâme une situation extérieure à elle-même.

• Une personne spirituelle sait de plus que, Dieu, étant pur amour, il ne juge jamais l’humain dans le choix qu’il exerce. Dieu lui permet de s’éloigner de l’amour car Il sait que l’humain apprendra par les conséquences des actes posés.

• La personne spirituelle sait qu’elle a plein pouvoir sur sa façon de penser, d’agir ou de réagir dans monde matériel et que tout ce qu’elle récolte est le résultat de ses choix intérieurs. La personne matérialiste croit très souvent qu’elle n’a pas le choix: elle doit endurer certaines personnes, situations, maladies ou la société en général.

• La personne spirituelle sait qu’au niveau spirituel elle n’a pas de choix: elle doit retourner à la lumière originelle et chaque incarnation la rapproche davantage de ce but ultime. La personne matérialiste croit qu’il n’existe que ce qu’elle perçoit par ses sens et que la vie se termine lorsque son corps physique meurt. Elle ne croit pas qu’il y ait une volonté supérieure qui dirige le grand tout. Elle croit plutôt au hasard, à la chance et à la malchance.

• La personne spirituelle se dirige de plus en plus vers l’illimité. Elle croit en sa grande puissance intérieure et se dépasse régulièrement Elle reconnaît ses limites du moment présent, mais ne se laisse pas arrêter pour autant parce qu’elle sait que tout ce qui vit est en mouvement et que les limites du monde matériel sont temporaires. La personne matérialiste se croit souvent incapable, limitée et se remet difficilement d’un échec. Elle envie plutôt ceux qui osent plus qu’elle, car elle ne croit pas assez en sa puissance intérieure.

• Sachant que tout bouge continuellement, la personne spirituelle ne s’attache à rien dans le monde matériel. Elle sait qu’elle ne possède rien ni personne, que tous biens et êtres humains qui ‘entourent ne sont là que pour l’aider à grandir, à reprendre contact avec Dieu et avec l’amour. La personne matérialiste, pour sa part, est possessive et croit que ce qui l’entoure lui appartient. Elle a peur de perdre ses possessions et lorsque quelque chose ou quelqu’un disparaît de sa vie, elle éprouve alors une sensation de manque mélangée à de la colère et à du ressentiment.

Renoncement ou détachement

Au sujet du détachement, il est important de se rendre compte que «détachement» n’est pas  synonyme de «renoncement». Certaines personnes croient qu’en renonçant à tout bien matériel,  elles seront plus spirituelles. Le seul moyen pour savoir si vous vivez dans le détachement consiste à vivre l’expérience d’avoir des biens ou de l’argent et de vérifier votre degré d’attachement. Si cela ne vous crée aucunement la peur de les perdre et que vous demeurez en harmonie intérieurement devant la possibilité de perdre ces biens, vous avez développé la capacité de vivre dans le détachement. Si, plus tard, vous choisissez une vie de renoncement, cela se fera davantage dans l’harmonie et le détachement véritable.

images (7)Voilà donc plusieurs moyens pour vous aider à reprendre contact avec votre être spirituel. Plus vous vous dirigerez vers votre lumière intérieure, plus vous éprouverez le bonheur de découvrir Dieu partout, dans tout ce qui vit. Vous ressentirez de plus en plus de plaisir à utiliser votre monde matériel pour vous aider à voir Dieu partout. Par contre, n’oubliez pas que lorsque vous vivrez des peurs ou des problèmes qui vous sembleront injustes ou insurmontables, ce sera simplement pour vous aider à conscientiser que vous aviez oublié Dieu. Heureusement, plus vous vivrez dans la lumière et moins ces moments de peur se manifesteront dans votre vie.

Source: BOURBEAU, Lise. Magazine Lumière, Vol. 5 No. 2, Juin 1996.

 

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