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A l’aude d’un ciel nouveau

Posté par othoharmonie le 20 décembre 2013

 

 

            par Jean-Claude Genel

téléchargement (2)Même si nous portons en nous la trace des génocides perpétrés au cours du XXe siècle, ce n’est pas un devoir de mémoire qu’il faut entretenir mais un devoir d’intelligence, celui de tourner la page et de se libérer du fardeau du passé. Allons voir comment !

L’époque nous amène à comprendre qu’il en est fini de vivre la spiritualité cinq minutes par jour et la plupart du temps avant de se coucher. Il en est fini d’assimiler spiritualité et bondieuserie et de porter cette croix. Nous avons besoin de vivre, de respirer librement et pour donner une image, il est tant de desserrer le corset psychique des limitations dans lesquelles nous nous complaisons depuis si longtemps.

Nous ressentons ce besoin d’être libres dans nos sentiments, dans nos émotions, afin de devenir responsables des mots qui les expriment. Nous devenons responsables de nous-mêmes à force de sentir vivre les choses vraies en nous. C’est comme si cela nous nettoyait des envies et des manques hérités du passé. Le monde invisible est en train de nous adombrer d’une force supérieure. Il nous équilibre également dans ce que nous sommes. C’est pourquoi les besoins qui nous limitaient jusqu’à présent, changent, laissant émerger le besoin d’être en contact direct avec la vie, avec nous-mêmes. C’est de cette vérité dont nous avons soif et faim.

Découvrir nos possibilités

Nous vivons libres et responsables parce que nous comprenons progressivement qui nous sommes, ce qui nous touche, nous parle intérieurement et qui nous élève. Cela s’appelle être intelligent. L’époque nous conduit à avoir de plus en plus confiance en cette intelligence et à nous abandonner davantage au meilleur de nous-mêmes. C’est ce meilleur qui nous aide paisiblement, à rectifier, à avancer ou à ne pas bouger, à réorganiser, à savoir dire les choses et surtout à les faire en accord avec ce qui nous entoure.

Nous sommes en train de découvrir un monde meilleur et nouveau parce que nous découvrons nos propres possibilités. Nous quittons le temps où nous vivions seulement sur ce que l’on nous avait appris. Nous nous autorisons à aller vers quelque chose de plus vaste. Cette ouverture nous ne la devons qu’à nous-mêmes, elle se fait parce que nous avons appris à créer selon notre ressenti, avec juste ce qu’il faut d’ego pour être à notre place.

Le ciel est ouvert pour que nous puissions avoir des idées, pour penser différemment et prendre conscience que notre force vient de l’intérieur. Les échafaudages et autres béquilles n’ont plus lieu d’être.

La vie devient merveilleuse… quand on la regarde sous l’angle de sa divinité. C’est ce qu’elle aurait dû toujours rester à nos yeux mais l’être humain, en devenant de plus en plus ignorant, a construit autour de lui une forteresse d’illusion dont il peine à se libérer. La clé de la libération tient dans cette idée précieuse que nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine. Cette idée nous permet de vivre plus solidement l’incarnation, elle nous engage au renversement de conscience. Beaucoup d’entre nous voudraient que cela se produise plus rapidement. Ce n’est pas une question de temps mais de lucidité. Être lucide nous rend efficaces et si, de surcroît nous connaissons les lois spirituelles qui vivent en nous, si nous identifions clairement ce que nous voulons et si nous apprécions ce que nous vivons et que nous le fortifions, alors nous nous élevons. Et le temps s’écoule sans prise sur nous. Mieux que cela, puisque nous l’organisons, sa fonction n’est plus d’emprisonner ou de limiter, nous le rendons éternel et devenons son partenaire.

Lucidité et intelligence

Nous sommes en train de découvrir les lois éternelles de la transformation, les lois spirituelles. Nous sommes en train de les vivre dans nos cellules et cela nous permet de mettre de l’ordre, de ne plus ressasser le passé. Même si nous portons dans nos gènes la trace des génocides perpétrés au cours du XXe siècle, ce n’est pas un devoir de mémoire qu’il faut entretenir mais un devoir d’intelligence. Nous devons avoir l’intelligence de tourner la page au sens où il est possible de se libérer du fardeau du passé. On ne nous demande pas de devenir amnésiques mais de comprendre que c’est en progressant que nous transformons ce que nous vivons dans l’instant. Retourner en arrière ne change pas les images ni les abominations commises. Le souvenir est là, en soi, puissant, parce que nous nous rappelons les moments où cela s’est produit. C’est ce que nous ressentons, ce que nous vivons et ce que nous sommes présentement que nous pouvons transformer en en prenant conscience.

Nous sommes en vie pour être efficaces, pour nous-mêmes et pour les autres. Nous devons œuvrer pour le futur en abandonnant le passé. L’œuvre alchimique de transmutation se fait ici et maintenant car nous nous sommes incarnés avec les solutions et les réponses adaptés aux itinéraires que nous pourrions avoir envie d’emprunter. Nous avons fait les choix en bénéficiant de toute la lucidité et l’intelligence dont nous sommes capables de l’autre côté. Ces choix nous guident et font de nous à la fois le disciple et le gourou. Le temps de la dépendance se termine avec tous ces systèmes de croyances, de superstitions, de peurs qui hantaient nos rêves. Nous n’avons pas vocation à devenir des esclaves modernes, ni d’une religion ni d’une quelconque mondialisation.

Le monde intérieur réel

Les forces divines qui nous adombrent, touchent le meilleur de nous-mêmes. Et si cela nous apporte une force merveilleuse, alors nous aurons envie de laisser et d’oublier tout ce qui nous empêche… et nous arrange bien souvent ! Ce que l’on est en soi est infiniment plus fort et plus riche que tous les blocages psychologiques et tous les traumatismes. Il y a tant de problèmes qui n’existent pas, qui servent simplement le pouvoir et ceux qui veulent nous enfermer. Nous avançons vers des choses essentielles, merveilleuses, pures, douces et fortes à la fois ; des choses qui nous engagent à l’avenir, qui nous réveillent de ce que nous sommes et qui vont corriger ce qui nous a limités jusqu’à présent. L’intelligence est aussi dans nos cellules et le renversement de conscience s’opère donc dans tout notre être. C’est toute une trame d’intelligences subtiles qui s’harmonisent, s’imbriquent et dont l’interaction produit un renversement de conscience. Il nous est demandé d’accompagner ce processus.

Un monde intérieur devient réel, c’est une loi qui se manifeste et qui nous surprend parce qu’il est invisible. Nous prenons conscience du lien intelligent qui nous unit à lui.

Nous avons le pouvoir et donc le devoir de nous libérer des mensonges de l’histoire qui encombrent nos consciences. C’est maintenant que nous devons le faire car si nous n’en avons pas le courage, ce sont nos enfants qui subiront ces mensonges. Cette période capitale que nous vivons, qu’en retiendra l’histoire ? Sans doute qu’entre les années 1980 et 2000, les sectes violaient les consciences et lavaient les cerveaux, qu’elles ont mis en péril la démocratie ! Je ne veux pas d’une histoire fausse dont j’ai dû moi-même me nourrir. Vivre sur un mensonge en croyant que c’est une vérité ne peut engendrer que désordre, guerre et souffrance. Ceux qui sont en quête d’eux-mêmes ne veulent pas vibrer du mensonge, ils deviennent lucides parce qu’ils travaillent et se sentent adombrés de forces supérieures. Et personne ne peut empêcher l’influence vibratoire d’atteindre son but.

 

Publié dans En 2012-2013 et après 2016 | Pas de Commentaires »

Le détachement, un parfum de Paix

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2013

 

images (15)L’idéal prôné par les Sages de la Grèce antique était de parvenir à une vie apaisée, libérée des tourments intérieurs. Parvenir à cette félicité nécessite selon eux de pratiquer des exercices cathartiques ou de purification, au nombre desquels compte en particulier l’apprentissage du détachement. Découvrons ce qu’il faut entendre pas « détachement ».

Marie-Claire Daupale – Enseignante de philosophie

Le terme « détachement » est explicite, il s’agit de rompre les liens qui nous attachent et donc, restreignent notre liberté. De quels types de liens faut-il se déprendre ? De tous ceux qui reposent sur des sentiments possessifs ou égoïstes, sur des désirs immodérés ou vains, des pensées perturbantes ou néfastes, bref se libérer de tous les éléments psychiques qui, en nous décentrant de notre Esprit ou Moi profond, génèrent illusions et disharmonie. Un cheminement spirituel commence par l’expérience vécue d’une « conversion » ou d’un retournement intérieur qui s’accompagne d’un changement de regard. Ce changements se manifeste par un éveil s’apparentant à un envol : il convient de se délester de poids inutiles et encombrants qui alourdissent les ailes de la conscience afin de pouvoir se hisser vers des réalités métaphysiques radieuses. Voilà pourquoi il importe d’apprendre à se détacher. Une double question peut être soulevée concernant le sens même du détachement, ainsi que les moyens mobilisés pour l’actualiser.

Devenir transparent

Nous allons tout d’abord évoquer ce que le détachement serin n’est pas, afin d’éviter des malentendus. La prise de recul inhérente au détachement ne s’apparente pas à une froide indifférence, émanant d’un cœur sec ou aigri. Le retrait ou l’intériorisation du sage n’est ni mouvement de fuite craintive, ni passivité de la paresse ou de l’inaction. Un détachement lumineux est sensible, profondément empathique, présent au monde et à autrui, il évite la dispersion d’un activisme décentré, ainsi que les méandres des labyrinthes intérieurs où la pensée s’égare et les sentiments se fourvoient. Se détacher demande de s’exercer à devenir transparent ou pur en cultivant un attachement profond à Dieu, père de toutes les bontés, pour accueillir Sa lumière douce et puissante qui propulse la volonté dans des actes porteurs de beauté car portés par la Grâce. Le détachement est ce qui permet de soulever la tête du disciple trop souvent courbée vers la terre en lui dévoilant le ciel étoilé, cet infini de perfections silencieuses, pour lui signifier combien les préoccupations « humaines, trop humaines » sont médiocres, futiles, insignifiantes ; il n’est pas sensé de s’en soucier tant. Se défier des servitudes et emprisonnements multiples, aussi bien intérieurs qu’extérieurs, condamnant l’homme à s’identifier à son petit moi ou ego, ce qui le prive des ressources infinies de son Esprit et le même inévitablement à la souffrance, voilà le mérite du détachement authentique.

Audace et intégrité

Le détachement n’est pas non plus une forme de résignation triste ou de renoncement subi. Les mécontents se donnent parfois l’apparence du détachement pour essayer de faire passer pour sagesse ce qui n’est qu’un défaut, une incapacité à orienter librement le cours de leur vie. L’indécision et la lâcheté, deux formes d’irresponsabilité trop largement répandues, mènent effectivement à une attitude distante vis-à-vis d’autrui ou des événements, mais il s’agit-là d’une démission qui n’a rien en commun avec la vocation lumineuse d’un homme accompli. L’impassibilité du sage ne résulte ni de l’accumulation de déceptions solidifiées, en amertume, ni d’une abdication résignée devant les efforts nécessaires à fournir afin de se construire un caractère audacieux et intègre. Sa calme confiance résulte de sa capacité à ramener toute réalité  une cause divine et ainsi, à lui donner un sens sacré. Comment être morne, froid, désenchanté ou désabusé lorsque la présence continuelle de Dieu dans la conscience se manifeste comme une réenchantement permanent ? Les louanges de saint François d’Assise au Créateur n’illustrent-elles pas cette profonde joie qui resplendit dans le cœur de l’homme habité par la présence divine ? « Que je sois si bienveillant et joyeux que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence » demandait le poverello dans sa prière matinale.

Un état de conscience adaptable

Le détachement éclairé n’est pas campé sur une posture rigide, un ascétisme mortifère ou une austérité excessive. Malmener volontairement le corps ne peut conduire à l’ »aponie » (absence de troubles physiques), constitutive de la sérénité du sage. Si le cheminement spirituel invite à une ascèse mesurée et à une discipline sérieuse, la finalité n’est autre qu’un équilibre dynamique, intelligemment et noblement adapté aux circonstances. « Rien de trop », disaient les sages grecs, signifiant ainsi que la démesure est rarement bénéfique. Le détachement ascétique, s’il peut s’apparenter à une déprise à l’égard des plaisirs matériels, ne reçoit ses lettres de noblesse que s’il est transfiguré par l’éclat resplendissant  de l’union de conscience à Dieu, donc relié à des degrés mystiques très élevés. Ces voies de spiritualité ardues sont le plus souvent réservées à des vocations en retrait du monde, consacrées à la sainteté. Mais pour l’homme de nos sociétés postmodernes, les renoncements à effectuer afin de se forger une conscience libérée sont plus en adéquation avec les obligations de sa condition. La privation exagérée qui rend inapte à remplir ses devoirs est contraire aux attentes spirituelles. Ainsi, le détachement tentateur qui reviendrait à abandonner le poste dans lequel Dieu nous a placés (situation personnelle et professionnelle) est raisonnable et illusoire. En effet, c’est au sein de nos obligations humaines que nous avons à travailler pour nous perfectionner et découvrir ainsi le vrai détachement qui est un état de conscience adaptable à toutes les situations de vie. Si la méditation ou le recueillement contribuent grandement à instaurer un apaisement et un resourcement intérieur, ils doivent être pratiqués en harmonie avec une vie active et responsable. Le détachement authentique est donc moins un retrait de l’action ou du monde qu’un recul intérieur qui permet de se relier à son Esprit et ainsi, de dédramatiser les situations auxquelles nous sommes confrontés, en les évaluant avec justesse.

Quelques outils simples

Nous allons maintenant envisager quelques moyens qui permettent de parvenir à un détachement véritable, solide et stable, épanouissant et fécond. Il convient tout d’abord d’essayer d’éviter d’être obnubilé par des désirs et des passions qui, ainsi que le dit la sagesse populaire, « tournent la tête », autrement dit, détournent du droit chemin. Bien des convoitises fascinent nos consciences en focalisant notre attention sur des objectifs extérieurs. Soumis aux désirs insatiables, l’homme décentré s’épuise et s’empêtre dans d’inextricables complications. Cette constante insatisfaction matérielle, affective ou intellectuelle, si elle n’est pas mesurée et maîtrisée par la raison, se transforme en tourment, en sentiments destructeurs et en pensées obscurcies, autant de dérives qui déstabilisent la conscience et la font souffrir. Une dépression n’est autre qu’un accablement où toutes les facultés sont immobilisées par les idées sombres, récurrentes, durcis en habitude. Il convient donc d’avoir du discernement et d’effectuer un tri dans nos habitudes psychiques. Se détacher de tout ce qui, en nous, constitue une tendance néfaste, voilà une petite clé en or pour ouvrir la porte du bonheur. Remarquons d’ailleurs que bien souvent les hommes se trompent quant à l’origine de leurs désagréments ; ce sont moins les situations en elles-mêmes que les jugements négatifs qu’ils se forgent à leur sujet, c’est à dire leurs interprétations nocives qui constituent une difficulté. Les stoïciens demandaient de distinguer ce qui dépend de nous (nos représentations) de ce qui n’en dépend pas (les faits) et d’agir en sorte de maîtriser ce qui est de notre ressort, sans s’inquiéter de ce qui nous échappe inévitablement. Pourquoi associer systématiquement un jugement qui nous perturbe à telle ou telle situation que nous ne pouvons de toute façon pas changer ?

Ta volonté soit faite.

Un second moyen pour actualiser un détachement bienfaisant, c’est de consentir à ce qui est, plutôt que de la subir en regimbant. Seul le fou se révolte contre sa condition ou se lamente sur son sort, enseignent les sages stoïciens. Quelle que soit l’épreuve : un décès, une maladie, un échec, une rupture, voilà autant de faits qui s’imposent, à nous de les accepter humblement, de les transformer patiemment pour en faire des occasions de perfectionnement. L’univers est orchestré de façon parfaite par le Logos (ou la Raison cosmique), si bien que tout a sa raison d’être, même si nous ne le comprenons pas toujours vu nos limitations. Nous voudrions que le monde se soumettre à nos désirs pour pouvoir enfin accéder au bonheur ; notre relation à la création divine est donc conditionnelle : si.. alors ce serait bien. Pourtant, le Christ nous enseigne dans sa prière (« que Ta volonté soi faire sur la Terre comme au Ciel ») qu’il faut offrir à Dieu une acceptation inconditionnelle ; tout est bine, même si… Les sages de l’Antiquité prônaient l’amor fati, l’amour du destin, ce qui ne revient pas à adopter une attitude fataliste en suivant l’argument paresseux « tout est déjà joué d’avance, il est donc inutile de faire des efforts », mais à découvrir une science joyeuse qui réinscrit notre marge de liberté dans les plans de la volonté divine ; « Dieu me demande de m’ennoblir et me présente des occasions pour m’y exercer ». La Providence guide et oriente les destinées tout en laissant à l’homme l’usage de son libre arbitre si bien qu’il lui est possible d’acquiescer à la volonté divine ou de lui résister. Le détachement spirituel est donc fidèle à un engagement sacré, il est à l’écoute d’un appel transcendant qui invite à voir les événements autrement : découvrir un ses profond derrière les apparences trompeuses permet de consentir à ce qui est en transformant ce qui s’impose en occasions de perfectionnement.

Ce qui revient à Dieu

Un troisième moyen pour mettre en pratique un vrai détachement, c’est d’apprendre à se décentrer. « Le moi est haïssable », disait Pascal. Effectivement, le petit moi susceptible, autocentré et barricadé dans ses peurs, ses dévergondages et autres déviances, doit être attelé au service volontaire du Divin, ce qui permet une sublimation progressive des pulsions et impulsions. Ainsi, le détachement conçu comme abnégation radieuse permet de mettre en pratique un amour désintéressé et généreux, dégagé des vicissitudes et des oscillations, des atermoiements et des contradictions. La plénitude radieuse qui émane du visage du sage provient de son aptitude à se libérer des « filets de l’oiseleur », c’est à dire des entraves du moi. Il s’agit de ne pas ramener à soi ce qui revient à Dieu ; comme toute perfection en nous participe d’un attribut divin, lorsque nous agissons bine, nous devons être conscients que le mérite en revient à Dieu présent en nous. Le vrai détachement est en fait un attachement constant et humble au service du Très Haut. Il en résulte une libération bienheureuse qui permet, ainsi que l’indique Spinoza, de considérer toute choses « subspecie aetermitatis » : du point de vue de l’Eternité.

Un parfum de paix

Pourquoi importe-t-il d’apprendre à se détacher ? Pour laisser l’Esprit agir à travers nous et, ce faisant, obtenir une sérénité stable, affranchie de bien des troubles. Le détachement constitue une ascèse spirituelle qui permet de prendre du recul face aux situations générant des perturbations mentales et affectives, tout en nous obligeant à rester fidèles à Soi et présents au monde. Cet état d’esprit dégagé et souriant, ouvrant l’âme à la béatitude, ne peut advenir que progressivement grâce aux enseignements et initiations qui jalonnent le cheminement d’une vie. C’est à travers les événements d’une vie engagée au service du bien commun, par amour de Dieu et des hommes, que se construit doucement en état de conscience lumineux, serein, détaché. Cette impassibilité créatrice, qui confère un parfum de paix à toute action tout en comblant l’âme de joie, n’est autre que l’apanage de la Sagesse.

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Cesser de chercher Dieu

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

22Lorsque vous voulez approcher la spiritualité, il ne faut même pas chercher Dieu, c’est une erreur je vous le dis.

Je ne vous dirais pas que Dieu se moque que vous le cherchiez, mais vous savez c’est un peu cela en fait. Et je ne dis pas cela parce que Dieu est au-delà de tous les hommes, et qu’il est heureux dans son nirvana, et que plus rien ne compte. Dieu que vous aimez, ou que vous imaginez comme étant Dieu, ce Dieu-là a connu des millions et des millions d’humanités à travers lesquelles il s’est incarné, et qu’il sourit lorsque l’homme le cherche, parce que l’homme ne sait pas qu’il est une partie de la divinité.

Lorsqu’un individu veut aller sur le chemin initiatique, et qu’il y va en se séparant déjà de la divinité, en pensant qu’il est simplement un disciple, qu’il est simplement monsieur X, ou madame Z, en train d’essayer d’obtenir l’initiation Y, il met des obstacles sur son chemin, et il n’a presque aucune chance d’obtenir l’initiation qu’il cherche.

Ce qu’il faut dès demain, pour que votre spiritualité s’accélère ou qu’elle naisse, il faut penser que vous n’êtes pas différent de l’objet que vous cherchez, c’est-à-dire Dieu ou la perfection ou la lumière. Et que puisque cet objet est déjà vous-même, il vous faudra donc vous efforcer simplement de ne plus être ce qui empêche cette lumière d’être.

Donc, si vous êtes déjà cette lumière, et que vous êtes jaloux, il ne va pas falloir courir les psychiatres, ou les radiesthésistes, ou je ne sais quel médecin de l’âme pour vous empêcher d’être jaloux. Il faut que dès demain vous ne soyez plus jaloux, et ceci non pas parce que vous ne devez plus être jaloux, mais simplement pour pouvoir être votre propre lumière. La démarche est complètement différente, et vous empêche d’être en conflit avec vous-même.

Combattre un défaut n’est pas facile et c’est même quelque chose d’inutile. Je ne favorise jamais le combat contre les défauts, parce que les défauts ne sont pas importants. Alors pourquoi leur donnez-vous de l’importance en les combattant ? Il ne faut pas. Être jaloux est quelque chose de complètement illusoire, cela n’a aucune importance, aucune réalité, alors pourquoi donner de l’importance à cette illusion, en la combattant.

N’oubliez pas, comme dit un certain dicton, que l’indifférence est souvent la meilleure des réponses. Cultivez cette force, l’indifférence, qui est en même temps la puissance du renoncement. N’allez pas contre votre défaut, ne vous obligez pas à ne plus être jaloux. Simplement dès demain, lorsque vous sentez la jalousie naître en vous, ou n’importe quel autre obstacle à votre lumière, ne croyez plus en sa puissance. Si vous croyez en la puissance de la chose, vous allez lui en donner et vous n’en sortirez pas. Si vous ne croyez pas que la chose existe, vous vous en libérerez.

De quelle manière est-ce que l’on peut ne plus croire à l’existence d’une jalousie que l’on éprouve ? Car c’est difficile, il ne faut pas se leurrer non plus. Il ne faut pas se tordre de jalousie et se dire : « Mais non je rêve, je ne le suis pas, c’est un cauchemar, en fait je ne sens rien ». Il est certain qu’il ne faut pas se jouer de comédie.

issu du site 

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vérité scientifique et vérité de la vie : le talent ne suffit pas

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

On rencontre dans la vie des personnes très douées, on est vraiment en admiration devant ce qu’elles sont capables de réaliser et on est poussé à  les encourager. Mais, dans la plupart des cas, on constate qu’elles croient n’avoir rien de mieux ni de plus important à faire que de cultiver leurs talents, et c’est là leur limite. Avoir du talent, c’est très bien, mais cela ne suffit pas, et c’est ce que je peux encore vous montrer en étudiant le tableau des six corps :

6-corps

 

Selon la manière dont ils se manifestent dans l’existence, on peut, schématiquement, classer les humains en six catégories ; la brute, encore proche de l’animal ; l’homme ordinaire ; l’homme de talent ; le génie ; le saint ; et enfin le grand Maître, l’Initié qui a déjà accès au règne angélique. L’homme de génie est bien au-dessus de l’homme de talent. Mais le saint est supérieur au génie, car il possède des qualités de pureté, de désintéressent, d’amour, de sacrifice de soi, que ne possèdent souvent pas les génies, car uniquement préoccupés de créer une œuvre immortelle, ils ont tendance à sacrifier leur entourage à cette création. Et un Maître, qu’est-ce qui fait sa supériorité sur le saint ? C’est qu’il manifeste les mêmes qualités morales et spirituelles, mais il possède en outre le savoir et les pouvoirs. 

Développer ses talents est indispensable, mais ce n’est pas encore l’activité la plus haute, car le talent appartient au domaine de la nature inférieure ; et on peut même dire que, pour la majorité des humains, leurs talents ne sont que l’occasion de nourrir leur nature inférieure. Ils croient qu’ils n’ont rien de mieux à faire que de cultiver ces talents afin de s’imposer aux autres, de se montrer partout pour être appréciés, applaudis, aimés, à l’exclusion de toute autre considération. Donc, même s’il est normal de cultiver ses dons et d’apprécier aussi les dons que les autres possèdent, il ne faut jamais perdre de vue qu’ils sont encore l’expression de la nature inférieure égoïste, avide, vindicative. Or, que voit-on le plus souvent ? Un homme ou une femme se distingue dans le domaine intellectuel, artistique, sportif… tous l’apprécient, l’invitent, l’embrassent, ils ne s’occupent pas tellement d e savoir s’il est bon, juste, honnête, généreux. Le talent, c’est tout ce que l’on regarde et que l’on essaie aussi de cultiver chez les enfants et les adolescents. Rien ne paraît plus important de nos jours que de voir les jeunes réussir dans leurs études, et la joie pour les parents d’avoir des enfants qui deviennent ingénieurs, médecins, chimistes, juristes, économistes ;.. Le monde entier est ainsi rempli de gens capables, talentueux, c’est formidable comme les talents pullulent ; mais pourquoi tellement de capacités et de talents ne peuvent-ils pas sauver le monde ? 

Au contraire même, on dirait qu’ils contribuent à le détruire… mais cela ne fait rien, quelqu’un a des connaissances qu’il sait exposer brillamment dans des discours ou des écrits, et c’est cela qui compte aux yeux des gens ; qu’intérieurement règnent le désordre, la laideur, la pourriture, ç a n’a aucune importance ; et c’est pourquoi chacun ne se préoccupe que de développer des facultés qui seront appréciées par les autres. 

Penser qu’il n’existe rien de mieux que de cultiver des dons est une grave erreur. Les dons doivent être mis à la deuxième place. La question importante, c’est comment vivent les êtres ; est-ce que leurs pensées, leurs sentiments et leurs actes soient en accord avec les lois divines, avec la pureté, la noblesse, la grandeur ? On entend souvent dire ; « ah ! Elle est tellement douée, il a tellement de capacités, on peut tout lui pardonner ». Eh bien, voilà un très mauvais raisonnement. Un être qui est particulièrement favorisé par la nature doit au contraire s’efforcer de soutenir, de couronner ses dons et ses talents par des qualités morales, spirituelles. Sinon, au lieu de devenir, comme il le devrait, un bienfaiteur de l’humanité, il se conduit comme un criminel. 

Chacun doit s’efforcer de franchir cette frontière qui sépare sa nature inférieure de sa nature supérieure afin de développer ses corps spirituels ; les corps causal, bouddhique et atmique. Car contrairement à ce que beaucoup de gens ont tendance à croire, la spiritualité n’est pas un domaine facultatif que l’on peut choisir ou ne pas choisir comme on le fait justement pour les autres disciplines ; les sciences, l’art, la littérature etc… Etant donné la structure de l’être humain, la spiritualité est pour lui une nécessité vitale, et tant qu’il ne prendra pas conscience de cette nécessité, il choisira des orientations qui finiront par se révéler dangereuses pour lui-même et pour les autres. Tel qu’il est construit, s’il ne cherche pas la nourriture que réclament son âme et son esprit, malgré ses succès il sera continuellement tourmenté par un sentiment de vide qu’il essaiera en vain de combler. 

Psychiquement, l’être humain est comme un puits sans fond ; aucune réalité matérielle, aucun succès, aucun savoir intellectuel ne peut vraiment le satisfaire. Il ne faut donc pas s’étonner si tant de personnalités remarquables par leurs capacités, leur intelligence, finissent par tomber dans le spires égarements ; parce qu’ils n’arrivent pas à trouver ce qu’ils cherchent et ne sont même pas conscients de chercher, tous ces gens sont pris dans un engrenage sans fin ; il leur faut toujours plus de notoriété, toujours plus de pouvoir, toujours plus de places à occuper… et ils sont prêts pour cela à asservir ou à écraser le monde entier ; mais même quand ils ont réussi à s’emparer de tout ce qui fait l’objet de leurs convoitises, ils ne sont pas encore satisfaits, car ils n’ont pas réussi à combler ce bide qu’ils sentent en eux comme un gouffre géant ; ils mènent une vie trépidante, mais au fond d’eux-mêmes c’est la mort qui gagne du terrain. 

Le seul moyen de lutter contre ce vide, c’est d’avoir un idéal spirituel qui nous lie à un monde supérieur dont nous recevons la nourriture et la vie. Celui qui goûte, ne serait-ce que quelques secondes, à cet élixir de la vie divine reçoit infiniment plus que ne pourraient lui apporter des années d’études, de succès, de pouvoir, de gloire. Cela vous étonne ? Et bien, c’est que vous ne connaissez pas la nature du monde spirituel. Le monde spirituel est placé sous le signe de la qualité, à la différence du monde matériel qui est placé sous le signe de la quantité. C’est la qualité de ce que vous vivez dans votre âme et dans votre esprit qui peut, en une seconde, vous donner une plénitude qu’aucune découverte, aucune réalisation intellectuelle ou artistique ne pourra jamais vous faire éprouver. 

Il n’y a donc pas à être tellement admiratif de tous ces gens talentueux, brillants, qui négligent la vie de l’âme et de l’esprit ; et il ne faut surtout pas se fier à eux. Comme ils ne cherchent pas une nourriture spirituelle, la seule qui pourrait les combler, ils sont comme des fauves affamés, et leurs ambitions, leur voracité finissent fatalement par les entraîner sur des chemins dangereux pour eux-mêmes et pour leur entourage. Il est donc nécessaire de revoir la manière dont on envisage l’éducation de la jeunesse. Bien sûr, on doit la pousser à développer ses talents, mais en même temps lui faire comprendre que les talents ne représentent qu’une étape sur ce long chemin intérieur que tous les humains ont à parcourir. Il faut toujours aller plus loin, 1cplus haut, ne pas se contenter de réussir dans quelque discipline que ce soit, sinon on reste dans les grilles de la nature inférieure, et alors là toutes les erreurs, tous les crimes même sont possibles. Vous ne me croyez pas ? Eh bien, réfléchissez. Par qui ont été commis les plus grandes abominations de l’histoire de l’humanité ? Par des gens incultes, ignorants, stupides ? Non. Par des gens instruits, capables et plein de talents, soutenus par d’autres qui étaient également instruits, capables et pleins de talents. Il n’y adonc pas de quoi s’émerveiller devant le talent et les capacités de ceux qui ne mettent pas ces talents et ces capacités au service d’un idéal moral, spirituel…

Oui, il n’y a pas de quoi s’émerveiller, mais il y a de quoi avoir peur.

Se procurer les livres de Omraam Mikhaël Aïvanohv aux Editions PROSVETA

 

pour consulter d’autres écrits d’Omraam, visitez le site : http://herosdelaterre.blogspot.fr/

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Résurgence de la spiritualité.

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

La conscience après la mort.
L’enseignement ésotérique actuel.

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Question:                    

Nous observons qu’une masse grandissante de personnes, désirant se tourner vers une spiritualité débarrassée des dogmes et des fausses interprétations, est prise dans les pièges de plus en plus nombreux de faux-semblants spirituels. C’est-à-dire que ce qui est plus ou moins paranormal, comme par exemple les transformations de situation à l’aide de médiums, d’atlantes ou de gourous inconscients, voyages astraux, ainsi que toutes sortes de messages, manipulations de chakras, régressions dans les vies antérieures etc., est considéré très souvent par ce public s’inspirant comme autant de voies spirituelles possibles. Pourtant, si elles ne sont pas toujours négatives, quant à l’intention et même aux résultats immédiats, elles ne répondent pas aux nécessités du plan divin. Nous aimerions avoir des commentaires à ce sujet.

J’aurai du mal à ajouter un mot après tout ce que tu viens de dire. Néanmoins je vais d’abord vous saluer.

Pour parler de la résurgence de la spiritualité, il ne faut pas commencer par dire où la spiritualité n’est pas tout à fait bien comprise ou bien vécue. Ce qui ne veut pas dire que nous pratiquons la politique de l’autruche et que nous évitons de voir où la spiritualité ne connaît pas la résurgence la meilleure et que nous nous intéressons que de là où la spiritualité connaît la meilleure résurgence.

Toutefois, sous le couvert de la bienveillance, ce qui engendrerait en fait de la mollesse et une très mauvaise tolérance, nous ne voulons pas non plus laisser fleurir n’importe quelle fleur, qu’elle soit au nom de la spiritualité, au nom du nouvel âge, ou au nom de n’importe quel autre groupement spirituel. Nous ne voulons pas laisser fleurir n’importe quoi. Cependant ce qu’il faut savoir et connaître avant tout, c’est la grande liberté d’expression de l’esprit humain, et j’insiste sur ce mot-là, la liberté d’expression de l’esprit humain. Ce qui ne veut pas dire que tous les actes sont permis à l’homme, par contre à son esprit toutes les expressions sont permises.

Quelle est la différence ?
La subtile différence, bien sûr, de pouvoir juger à ce moment-là.

Donc si nous ne jugeons pas l’acte de l’individu, pourquoi pouvons-nous juger ce qui a été l’expression de son esprit ?
Les individus commettent des actes à tort et à travers sans toujours être conscients. Ce qui fait que l’on ne peut pas toujours reprocher des actes à des individus qui les ont pratiqués dans un état de semi-sommeil, dans un semi-coma en fait. Pour pouvoir les accuser, il faudrait les avoir mis dans un parfait réveil spirituel.

Pourquoi ne pouvons-nous pas non plus tout condamner ce qui est de l’ordre de l’expression de l’esprit ?

Tout simplement, parce que si un esprit ne s’exprime pas, il ne peut pas avancer.
Et là, on en vient à se poser cette question, pourquoi Dieu, les Maîtres, n’ont-ils pas fait en sorte que ce monde-ci soit parfait, notamment lorsqu’il s’agit d’expression spirituelle, d’avancée vers un nouveau monde.

Cela ne veut pas dire, parce que la situation est telle que vous la connaissez aujourd’hui, que les Maîtres n’œuvrent pas. Cela ne veut pas dire que Dieu, ou ce que l’on pourrait appeler Dieu, n’existe pas ou n’essaye pas d’envoyer l’humanité vers le chemin de la perfection.

Il faut comprendre les choses différemment de ce que l’esprit humain les comprend aujourd’hui. C’est-à-dire qu’il n’y a pas Dieu d’un côté et les hommes ignorants de l’autre. Il n’y a pas Dieu d’un côté et le diable de l’autre, il n’y a pas la science et l’ignorance de l’autre. Ce ne sont pas des antagonistes qui se font la guerre et qui essaient coup après coup de diriger l’homme, de diriger la société, de construire une civilisation qui un jour est matérialiste, le lendemain est spirituelle, ou qui essaie d’avoir le drapeau de la puissance.

Si l’on part avec cette vision dualiste du monde, non seulement l’individu ne comprendra pas l’évolution, mais lui-même ne saura pas faire son choix dans l’évolution. C’est-à-dire qu’il ne comprendra jamais quelle voie il doit suivre et pourquoi il doit la suivre. Donc il ne connaîtra pas et ne soupçonnera pas toute l’alchimie qu’offrent les voies et l’alchimie qu’il doit produire en lui-même.

Si l’on pense qu’un jour, Adam et Ève sont tombés du paradis sur la terre, de l’état d’esprit dans la matière et que maintenant, péniblement, tous leurs rejetons essaient de remonter le cocotier pour trouver un brin de soleil, si on part de cette idée-là, on ne comprend pas l’existence de Dieu. Parce que s’il y a une possibilité de chute, cela  veut dire que Dieu n’est pas aussi parfait que cela, et que lui-même a encore beaucoup de perfection et de divinité à acquérir.

Je ne veux même pas prétendre dans mon discours, pour qu’il soit logique, que Dieu est parfait. Admettons même qu’il soit une entité qui se développe, qui n’en a pas fini de se développer, et que toute la matière, les hommes et les choses qui ont été créés dans son sillage, ne sont en fait que des productions, des auto- générations de sa forme et de son énergie. Restons en là. Mais cela ne donne pas la solution qui permet d’admettre la chute de l’homme dans la matière.

Donc si là n’est pas la solution, où est-elle ?

Pour comprendre l’évolution, pour comprendre le développement de la spiritualité, les âges qui se succèdent à travers les civilisations sur la terre, il faut quitter cette vision dualiste du monde. Il ne faut plus voir le blanc d’un côté, le noir de l’autre, le chaud d’un côté, le froid de l’autre, le diable et le Bon Dieu, le gourou et le profane. Il faut comprendre que toute unité de vie est une unité divine, que ce soit l’unité de vie du caillou, de la goutte de sève qui coule dans la tige d’une fleur, de votre unité de vie ou de l’unité de vie de celui que vous appelez Dieu ou l’ange, c’est exactement la même divinité.

À partir de ce moment-là, la dualité n’existe plus, il n’y a qu’unité.
Pour comprendre maintenant ce que fait cette unité dans le champ de la dualité, car la dualité existe bien : le chaud et le froid, le jour et la nuit, la vie et la mort, l’ignorance et la ……. lire la suite ICI. 

 

 

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Les thèmes de vie : notre précédente existence

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2013

 

L97828956508431Lorsque nous élaborons notre plan de vie dans l’Au-delà avant de venir au monde, nous choisissons, en vue de notre prochaine incarnation sur terre, deux thèmes parmi les quarante-quatre thèmes existants – un thème principal, qui définit ce que nous sommes, et un thème secondaire, précisant ce que nous devrons améliorer au cours de notre vie. Par analogie, pensez à la panification d’un voyage. Notre thème principal représente notre but premier qui est de nous déplacer du point A au point B. Notre thème secondaire représente le plus grand obstacle que nous aurons à surmonter en cours de route. Car il ne faut pas oublier que notre plan de vie est semblable à une carte routière extrêmement détaillée où est précisé le chemin que nous avons choisi d’emprunter.

Nous arrivons tous sur terre munis d’un thème de vie principal et d’un thème de vie secondaire. Découvrir ce qu’ils sont, et lequel est lequel, est un exercice de grande valeur pour clarifier et simplifier nos vies – et je suis d’avis que nous profitions de toutes les occasions qui nous sont offertes pour le faire. Avoir un cadre de référence nous indiquant quel est notre « itinéraire » de base au cours de cette vie peut nous aider à garder le cap, et prendre conscience de l’existence d’un obstacle récurrent qui revient sans cesse nous mettre des bâtons dans les roues, nous évitera à l’avenir d’être pris par surprise ou terrassé par sa résurgence. C’est ce qui fait toute la différence entre un moment de confusion face à une situation apparemment aléatoire et l’expression bien informée : « oh, encore ça ! je sais ce que c’est, et je suis prêt à y faire face ».

Si nous quittons l’au-delà pour venir ici de temps en temps, c’est pour apprendre, faire l’expérience et surmonter la négativité. Donc non seulement ne choisissons-nous pas toujours des thèmes de vie faciles pour nous-mêmes, mais souvent nous choisissons un thème principal et un thème secondaire contradictoires, pour vraiment nous mettre à l’épreuve. Par exemple, mon thème principal est l’ »humanitaire ». C’est ce que je suis. Mon thème secondaire, ce contre quoi je dois lutter et que je dois vaincre ici-bas, est la « solitude ». Vous parlez d’un conflit ! Je déborde de sentiments humanitaires. C’est ma joie et ma passion, une chose pour moi aussi essentielle que l’air que je respire. Mais depuis que je suis au monde, je meurs d’envie d’aller me perdre au Kenya, de m’asseoir sous un baobab et ne rien faire qu’écrire, du lever au coucher du soleil. Cela n’arrivera jamais. A certaines époques de ma vie, j’ai regretté d’avoir à sacrifier cette partie de moi-même qui aspire à la solitude et de devoir lutter pour ne pas succomber à la tentation. Mais le défit est justement de considérer ce thème secondaire non pas comme un fardeau, mais comme une force agissant dans ma vie, une force que j’ai choisi d’apprivoiser par différents moyens.

Lorsque vous lirez les quarante-quatre thèmes de vie et la brève description qui en est donnée, prêtez attention à la façon dont vous réagissez à chacun d’eux. Votre esprit, je n’en doute pas, se manifestera en s’exclamant bruyamment « Oui, voilà ce que je suis » lorsque vous croiserez votre thème principal. Il est probable que vous receviez une réponse beaucoup plus subtile lorsque vous vous mettrez à la recherche de votre thème secondaire, mais pour vous guider dans votre quête, cherchez quelque chose qui vous a toujours attiré dans vos moments de solitude, mais qui surprendrait même vos proches s’ils l’apprenaient. S’ils s’agit de quelque chose qui, malgré le fait que vous en mourez d’envie, compliquerait votre thème principal ou le rendrait même impossible, comme c’est le cas pour moi, il y a de fortes chances qu’il s’agisse effectivement de votre thème secondaire, le défi que vous avez choisi de relever pour le progrès de votre âme éternel.

L’activateur. Les activateurs sont des experts en résolution de problèmes. Ils prennent plaisir à accomplir un travail et à bien l’accomplir, réussissant là où d’autres ont échoué, dans les grandes comme dans les petites choses. Leur erreur la plus fréquente est de se perdre à trop vouloir en faire.

L’amuseur. Les personnes qui choissent le thème de l’amuseur peuvent être attirées par une carrière dans le monde du divertissement, mais elles peuvent aussi se contenter d’être le boute-en train de la fête, du bureau ou de la classe. Elles ont un besoin irrépressible d’attirer l’attention des gens, peu importe la taille de leur auditoire. Toutefois, quand il est question d’estime de soi, elles dépendent trop souvent des autres. C’est pourquoi, afin de réussir, les amuseurs doivent apprendre à développer des façons de trouver en eux-mêmes l’inspiration et la nourriture spirituelle dont ils ont besoin.

L’analyste. Les analystes ne se lassent jamais de chercher à comprendre le pourquoi et le comment du fonctionnement des choses, ce qui en fait de brillants chercheurs dans le domaine de la science et de la technique. Toutefois, leur peur de rater ou d’ignorer un détail les empêche souvent de se détendre, de se fier à leurs instincts, et de prendre le recul qui leur permettrait d’avoir une vue d’ensemble du problème.

Le bâtisseur. Les bâtisseurs sont la « cheville ouvrière » de la société, les rouages invisibles, mais essentiels qui permettent à la roue du progrès de continuer à tourner. Les bâtisseurs ne reçoivent pas de trophées ; ce sont eux qui pavent la voie à ceux qui les recevront. Il leur arrive de se sentir peu appréciés, car ils ne reçoivent pas toujours le mérite qui leur revient, mais ils doivent se rappeler q e la récompense pour avoir choisi et maîtrisé avec grâce le thème du bâtisseur se trouve dans l’avancement accéléré de leur esprit sur le chemin de la perfection, ce qui est beaucoup plus précieux que n’importe quel trophée.

Le catalyseur. Comme leur nom l’indique, les catalyseurs sont ceux qui aiguillonnent la société, qui inspirent, mobilisent et provoquent les événements. Ce sont des gens dynamiques et enthousiastes qui sont à leur meilleur dans les situations de stress. Toutefois, ils se sentent vides et déprimés sans avoir un but à atteindre ou un problème à régler.

Le conciliateur. Contrairement aux thèmes de la passivité et de l’harmonie, le thème de conciliateur est typiquement accompagné d’une étonnante propension à l’agressivité – le conciliateur put devenir carrément hargneux dans son zèle pour mettre fin à la guerre et à la violence. Sa passion pour la paix dépasse largement sa passion pour la patrie ou pour toute organisation dont il pourrait faire partie. De plus, le conciliateur est prêt à aller jusqu’où il faudra afin que son message rejoigne le plus de gens possible, il s’arrange pour que les projecteurs restent braqués sur sa cause, et parfois, sur lui-même.

Le contrôleur. Il excelle dans l’organisation, la supervision et la délégation de tâches, il s’acquitte de ses propres tâches avec discrétion et diplomatie. En revanche, il peut parfois se comporter en dictateur, il est parfois enclin à la critique et au mécontentement perpétuel face aux efforts, même les plus sincères, de ceux dont il considère avoir la charge. Au pire, le contrôleur va jusqu’à perdre son sang-froid.

Le dominateur. Il est sur terre dans le seul but d’exercer sa domination sur les autres. Son action résulte non pas d’un désir d’améliorer la vie de ses victimes, mais bien d’un besoin vorace de se prouver sa puissance, aussi vide et destructrice puisse-t-elle être. Les désirs et les sentiments de ses victimes n’ont aucune importance à moins qu’ils reflètent parfaitement les soins, et la seule compassion dont il est capable est celle qu’il éprouve pour son propre ego hypersensible. Sur une petite échelle, il prend le visage e l’époux ou de l’amoureux pathologiquement contrôlant, du parent zélé à outrance, etc. Sur une grande échelle, ce sont les Jim Jones, les « Bo » et les « Peep » qui ont organisé le suicide collectif du Heaven’s Gate, les David Koresh et les Davidiens –des gens qui exigent une dévotion d’esclave de leurs fidèles et même de leurs enfants, à qui on ne donne aucune option, et qui sont sacrifiés non au nom de Dieu, mais au nom de leur dominateur.

L’émotivité. Le thème de l’émotivité est à la fois bon et mauvais pour celui ou celle qui le choisit. Ces personnes détiennent une extraordinaire habileté à ressentir toute la gamme des émotions humaines, de la plus douce à la plus dure. Si l’émotif est capable d’une grande empathie, il doit malgré tout, plus que quiconque, tenter de conserver son équilibre.

L’expérimentateur. Il a un insatiable besoin de satisfaire sur le champ la moindre de ses envies. Il peut, par exemple, être gérant d’un petit magasin, se joindre à une expédition archéologique au Pérou, devenir amuseur public, pour ensuite aller étudier l’art de la ferronnerie. S’il est souvent d’une spontanéité stimulante, l’expérimentateur peut aussi être d’une exaspérante irresponsabilité.

La faillibilité. Seuls les esprits les plus avancés optent pour le thème de la faillibilité et choisissent de naître avec un handicap physique, mental ou affectif. Choisir pour thème la faillibilité est la marque d’un esprit extraordinaire, et s’il leur arrive parfois de se décourager, il s doivent se rappeler qu’ils sont une source d’inspiration pour nous tous en faisant face et surmontant leurs obstacles particuliers.

Le gagnant. Le thème du gagnant se distingue du thème de l’infaillibilité en ce que les gagnants ressentent le besoin irrépressible de triompher et d’atteindre leurs objectifs coûte que coûte. Ce sont de perpétuels optimistes, toujours assurés que la prochaine affaire, la prochaine relation amoureuse, le prochain billet de loterie, le prochain emploi, et même le prochain mariage et le prochain enfant seront ceux qu’ils attendaient et qui feront toute la différence dans leur vie. Au mieux, l’optimiste inébranlable des gagnants et leur habileté à renaître d e leurs cendres après chaque nouvel échec peuvent être une source d’inspiration et de motivation. Cependant, s’ils n’ont pas les deux pieds sur terre, les gagnants peuvent gaspiller leur argent, compromettre leur sécurité et même mettre leur vie en danger s’ils se laissent aller à prendre des décisions impétueuses, irréfléchies et impudentes.

Le guérisseur. La plupart des gens qui font carrière dans un domaine médical ont chois ce thème. Toutefois, le thème de la guérison appartient avant tout à ceux qui se dévouent pour soulager la souffrance et améliorer la condition physique et mentale des individus. Les guérisseurs doivent apprendre à se protéger en trouvant un équilibre entre l’empathie et l’objectivité, ainsi qu’une façon saine de composer avec l’immense stress que leur impose ce thème.

Le guerrier. Les guerriers sont soldats, pionniers, astronautes et pompiers – des gens sans peur qui affrontent avec courage, les difficultés physiques, morales et spirituelles de la vie quotidienne ; ils jouent un rôle important dans la lutte contre le crime, la drogue, les catastrophes naturelles et les tyrans sanguinaires ; mais aussi dans l’exploration de l’espace. S’ils ne savent pas très bien où ils vont, l’agressivité des guerriers peut devenir destructrice. Mais lorsqu’ils concentrent leur énergie, surtout s’ils ont pour thème secondaire l’humanitaire, ceux qui ont pour thème le guerrier peuvent apporter une contribution historique à l’échelle mondiale.

L’harmonie. Paix, calme et équilibre ne sont pas les principales priorités des personnes ayant pour thème l’harmonie, ce sont leur seules priorités ; et elles n’hésiteront pas à en venir à quelque extrémité pour les maintenir. Ce sont des gens coopératifs qui savent calmer les esprits dans une situation de crise. Malheureusement, ils peuvent avoir de la difficulté à accepter et à s’ajuster au stress et aux inévitables écueils de la vie.

L’humanitaire. Les humanitaires, par définition, sont des gens qui aiment le genre humain. Ils n’ont pas le temps de s’asseoir pour parler des problèmes et des injustices de la vie, car ils sont bien trop occupés à les affronter et à tenter de les régler sur le terrain. Ils se battent avec fougue et détermination au nom des affamés, des sans-abri, des blessés, des gens vivant un deuil et des victimes d’abus, de viols et de désastres. Ils font face à un double défi : comprendre que cette tâche est sans fin, et savoir s’arrêter et se reposer à temps pour éviter l’épuisement.

L’infaillibilité. S’il vous est arrivé de rencontrer quelqu’un qui semblait avantagé sur tous les plans – physique, talent, intelligence, privilège, esprit, grâce, etc. – sans doute s’agissait-il d’une personne ayant choisi le thème de l’infaillibilité. Croyez-le ou non, ce thème est particulièrement difficile, même si on prend rarement leurs problèmes au sérieux. Ils sont souvent envié par leurs avantage,s mais paradoxalement, ils ont tendance à se déprécier eux-mêmes car ils ont l’impression qu’ils n’ont rien fait pour mériter cette place privilégiée dans la société. Il n’est pas rare qu’ils soient attirés par toutes sortes d’excès, comme l’obésité, la luxure et l’abus de drogue, un peu comme s’ils cherchaient à équilibrer leur vie en se créant artificiellement des problèmes. Comme presque tout leur vient facilement, ils ont parfois l’impression de ne pas être à la hauteur dans les situations difficiles.

L’intellectualité. Celui qui a le thème de l’intellectualité est poussé par un insatiable besoin d’étudier et d’acquérir de nouvelles connaissances. Au mieux, il appliquera son savoir à l’amélioration du monde autour de lui. Cependant, il peut aussi se contenter de devenir l’un de ces « éternels étudiants » qui utilise son savoir dans le seul but d’entretenir un faux sentiment de supériorité, gardant pour lui ses connaissances au lieu de les partager.

L’irritant. Pour un thème aussi difficile, il est étonnant que tant de gens semblent l’avoir choisi, vous ne trouvez pas ? Toujours de mauvaise humeur et en train de se plaindre, ils cherchent constamment à prendre en faute les gens autour d’eux. Ils sont cependant utiles, car ils nous enseignent la patience, la tolérance et le refus de s’engager dans la négativité, négativité qu’ils devront eux-mêmes apprendre à surmonter comme l’exige le thème qu’ils ont choisi.

La justice. Le thème de la justice exige que l’on cherche sans cesse à faire régner la justice et l’équité, et ce, à tous les niveaux. Plusieurs de nos présidents et de nos plus grands activistes tel le révérend Martin Luther King sont de parfaits exemples de ce thème. A l’opposé, si Dieu n’est pas au centre de leurs préoccupations, il peut arriver que ce désir de combattre le mal soit dévoyé et mène à des émeutes, à l’anarchie et à des agressions.

La légitimité. Ceux qui choisissent ce thème s’engagent le plus souvent dans des services chargés de faire respecter la loi ou encore dans l’enseignement et la pratique du droit, professions également concernées par la sauvegarde de la délimitation entre légalité et illégalité. Les meilleurs sont d’infatigables fonctionnaires sans qui nos sociétés seraient en proie à une constante anarchie. Le spires abusent de leur pouvoir, vont jusqu’à corrompre la loi, et sont une insulte pour le thème qu’ils ont choisi.

Le manipulateur. Le thème du manipulateur est un thème puissant qui n’est pas forcément négatif. Pour le manipulateur, la vie est une partie d’échecs à sens unique, où il manipule les gens de son entourage à son avantage et souvent avec un remarquable talent. Lorsque ce thème est mis au service d’un bien supérieur, d’un bien centré sur Dieu, le manipulateur peut avoir un impact extrêmement positif sur la société. Cependant, s’ils préfère s’en servir pour abuser les gens, il ne s’intéressera qu’à son propre bien-être, quand bien même ce serait aux dépens de celui des autres.

Le médium. Malgré ce que l’on pourrait croire, mon thème principal n’est pas le médium, mais l’humanitaire – mes dons psychiques ne définissent pas vraiment « qui je suis » dans cette vie. Ceux qui ont le thème du médium choissent en général un environnement familial strict, où leur aptitude à percevoir des choses qui échappent à nos sens « ordinaires » est sévèrement réprouvée. Le médium doit apprendre au cours de sa vie à accepter cette aptitude, non pas comme un fardeau, mais comme un don qu’il doit mettre au service d’une cause élevée, altruiste et spirituelle.

Le meneur. A première vue, le thème du meneur suscite l’envie pour plusieurs d’entre nous. Cependant, ceux qui ont ce thème optent invariablement pour la prudence en choisissant d’exercer leur talent dans des domaines sûrs, au lieu de tenter d’innover ou de percer dans de nouveaux champs d’activité. Dans le monde du droit, par exemple, ce sont des avocats qui recherchent les affaires fortement médiatisées, qui aiment à être sous le feu des projecteurs, alors qu’ils pourraient se servir de leur expertise pour améliorer sensiblement le système judiciaire. S’ils souhaitent réellement améliorer leur thème, ils doivent changer leurs priorités, laisser de côté leur succès personnel et exercer leur leadership afin d’explorer de nouvelles avenues socialement signifiantes.

Le militant. S’il n’y a pas de problèmes sociaux dont ils pourraient se faire le champion, les militants en créeront un de toutes pièces. Ce sont les généraux qui commandent aux porte-étendards – ils sont bruyants, actifs et passionnés dans leurs efforts pour rendre le monde meilleur, parfois aux dépens de leur propre sécurité et de la sécurité des autres. Mais à l’occasion, et c’est là leur principale faiblesse, les militants attirent l’attention sur eux-mêmes pus que sur la cause qu’ils défendent.

Le partisan. Les partisans remplissent, à leur façon, une fonction essentielle : sans eux, les meneurs ne pourraient pas exister. En offrant un soutien solide et fiable, les partisans contribuent généreusement au mieux-être sur terre. Or, les partisans l’oublient parfois, tous les meneurs ne méritent pas qu’on les soutienne ; ils doivent par conséquent choisir avec soin les personnes et les causes qu’ils soutiendront.

La passivité. Les personnes passives sont parfois perçues comme des gens faibles, alors qu’on devrait plutôt les décrire comme des gens anormalement sensible à la discorde. Ils ont des opinions mais ils les expriment de manière à éviter toute confrontation, et lorsqu’ils prennent positon dans un débat, ils optent toujours pour la non-violence. Il est difficile pour ceux ayant la passivité pour thème de gérer les situations extrêmes, quoiqu’un peu de tension puisse les amener à agir.

La patience. Il s’agit de l’un des thèmes les plus exigeants, puisque la patience demande des efforts constants dans un monde où l’impatience est un signe de          détermination. Le choix de ce thème dénote une certaine impatience à progresser plus rapidement que les autres sur le chemin de la perfection de l’esprit – en d’autres mots, la patience, d’une certaine manière, est reliée à une impatience spirituelle. En plus de leur lutte constante contre le stress et l’envie d’exploser, ils se sentent souvent coupables pour leurs écarts de conduite occasionnels et pour la colère qu’ils se sentent obligés de réprimer comme l’exige leur thème. Le fait de prendre conscience de la difficulté de ce thème peut les aider à être plus indulgents envers eux-mêmes.

La pauvreté. Le défit posé par le thème de la pauvreté est évident, mais bien qu’elle soit plus apparente dans les pays du Tiers-Monde, la pauvreté peut s’avérer tout aussi difficile dans une société d’abondance où la répartition des richesses peut sembler encore plus déséquilibrée. Même les gens choyés peuvent souffrir d’une forme de pauvreté, en ayant toujours l’impression que peu importe les sommes qu’ils accumulent, ils n’en ont jamais assez. L’endurance, l’espoir et la découverte que les biens matériels sont inutiles contribueront brillamment au progrès spirituel de ceux qui ont chois pour thème la pauvreté.

Le perdant. Le thème du perdant est essentiellement le même que celui de la faillibilité sans les défis physiques, mentaux et émotionnels inhérents à ce dernier. Ceux qui choisissent ce thème possèdent de nombreux avantages et de belles qualités, mais perce qu’ils ont chois de s’apitoyer sur eux-mêmes, ils s’arrangent toujours pour les ignorer. Les perdants cherchent à attirer l’attention en jouant les martyrs, et s’il n’y a pas un mélodrame dans leur vie, au besoin, ils en inventeront un. Comme les irritants, ils peuvent nous amener à être plus positifs et à nous faire haïr leur comportement sans pour autant que nous les jugions personnellement.

Le persécuteur. Les persécuteurs sont généralement des sociopathes agressifs, adeptes de l’autojustification qui abuseront et même tueront sans afficher le moindre regret ou remords, et ce, sans les circonstances atténuantes reliées à une maladie mentale ou à un déséquilibre émotif. De toute évidence, il est pratiquement impossible de comprendre le but de ce thème, mais indirectement, les persécuteurs peuvent faire progresser l’humanité en provoquant des améliorations aux niveaux légal, judiciaire, social et moral.

Le persécuté. Autre thème difficile que celui du persécuté, car non seulement il s’attend toujours au pire, mais il est également convaincu qu’il est, d’une façon ou d’une autre, poursuivi par la malchance et la cible de choix des gens malintentionnés. Il préfère éviter le bonheur parce qu’il est convaincu qu’une fois qu’il s’y sera habitué, on le lui fera payer cher ou on le lui ravira. Apprendre à s’élever au-dessus du thème de la persécution et entreprendre une recherche de bonheur réel en dépit des risques d’une éventuelle déception peut faire grandement progresser cet esprit.

Le pion. Il occupe une fonction cruciale dans le monde. En effet, parce qu’il accepte volontiers d’être manipulé, il sert souvent de catalyseur pour un événement important, pour le meilleur ou pour le pire. Il a fallu un pion du nom de Judas, par exemple, pour trahir Jésus-Christ et contribuer, de façon tragique, à la naissance du christianisme. La plus grande tâche du pion, qui à sa façon joue un rôle essentiel, consiste à discerner le mieux possible quelles sont les causes qui méritent que l’on s’y dévoue et qu’elles sont celles que l’on doit refuser de soutenir.

Le porte-étendard. N’hésitant jamais à monter au front pour lutter contre ce qu’ils considèrent comme des injustices, les porte-étendards feront du piquetage, marcheront dans les rues, feront du lobbying et entreprendront tout ce qui est nécessaire pour faire triompher la « cause ». Leur défi est d’apprendre que pour faire avancer une idée, le tact et la modération sont souvent plus efficaces qu’un fanatisme qui crée des divisions. Les années soixante ont connu de nombreux porte-étendards : Abbie Hoffman, Jerry Rubin et d’autres activistes radicaux opposés à la guerre du Vietnam.

La quête esthétique. Ceux qui ont un thème esthétique ont une propension à créer la beauté artistique, sous une forme ou une autre, que ce soit en musique, en danse, en théâtre, en littérature, en peinture, en sculpture ou en architecture. Toutefois, si ce thème peut conduire à de grands honneurs, qu’ils apprécieront si leur thème secondaire est compatible, il peut s’avérer tragique si ce second thème entre en conflit avec le premier. Judy Garland, Vincent van Gogh et Marilyn Monroe sont des exemples qu’une quête esthétique venue se briser sur un thème secondaire conflictuel.

Le rejet. Le thème du rejet est également un thème très difficile qui se manifeste généralement par une enfance marquée par la séparation et l’abandon, suivie d’une suite de relations amoureuses et amicales où persiste cette tendance initiale. Le thème est pénible, soit, mais rappelons-nous qu’il ne s’agit pas d’une affliction involontaire, lancée au hasard, mais bien d’un thème qu’on s’impose à soi-même dans le but de découvrir qu’un esprit autonome et sûr de son identité ne dépend pas de l’acceptation ou du rejet des autres pour exister.

La responsabilité. Le concept de responsabilité, pour ceux qui ont chois ce thème, a moins à voir avec un quelconque fardeau qu’avec une forme d’exigence affective. Ceux qui ont ce thème ne sont jamais plus heureux que lorsqu’ils travaillent à la réalisation de projets. En outre, il leur est presque impossible de fermer les yeux sur une tâche, ou alors ils se sentent terriblement coupables, mais le plus difficile pour eux est d’apprendre à se retirer quand il le faut afin de laisser à d’autres la chance de vivre et de partager la satisfaction découlant de la prise de responsabilité.

Le sauveteur. Si vous n’êtes pas vous-même sauveteur, vous en avez certainement déjà vu un en action. Ce sont des gens qui gravitent autour des victimes, qui veulent les aider et les sauver, même si la victime est elle-même à l’origine de la crise et ne tient pas particulièrement à être sauvée. Les sauveteurs sont en général à leur meilleur lorsqu’ils doivent secourir les plus faibles et les plus démunis de la société, envers qui ils éprouvent une grande empathie. Ils peuvent malheureusement devenir eux-mêmes victimes s’ils ne gardent pas une certaine distance émotionnelle entre eux et les gens qu’ils tentent de sauver.

Le solitaire. Les solitaires ne sont pas nécessairement des antisociaux. D’ailleurs, beaucoup semblent parfaitement à l’aise dans de nombreux contextes sociaux. Dans l’ensemble cependant, ils se sentent mieux lorsqu’ils sont seuls. Aussi essayent-ils de structurer leur vie de manière à ne pas avoir trop de contact avec les autres, qu’ils trouvent, bien malgré eux, épuisants et même irritants.

La spiritualité. Les personnes dont le thème est la spiritualité, même s’ils n’en font pas leur profession, consacreront leur vie à une quête incessante pour approfondir leur propre spiritualité, quête qui deviendra le moteur de leur existence. Plus ils avancent dans leur recherche, plus ils découvrent de nouveaux territoires à explorer. Lorsque le thème de la spiritualité est vécu dans sa quintessence, il devient une source infinie d’inspiration, de compassion, de prévoyance et de tolérance. Alors qu’à l’autre extrême, il peut mener à l’étroitesse d’esprit, à l’intolérance, et à un dangereux isolement, terreau du fanatisme.

La survie. En effet, à un certain degré, en autant que notre instinct de survie est bien vivant en nous, nous semblons tous avoir choisi le thème de la survie. Mais la vie de celui qui choisit ce thème ressemble en quelque sorte à une longue épreuve d’endurance parsemée d’embûche, quelque soit la chose qu’il doive supporter malgré le fait que tout l’univers semble ligué contre lui. Ces gens ont tendance à exceller dans les moments de crise, mais ils ont du mal à distinguer entre une crise véritable et les défis de la vie quotidienne. Si vous en rencontrez un, dites-lui avec le sourire : « Ne fais pas cette t^te, ce n’est pas la fin du monde ».

La tempérance. Les tempérants sont en général conscients qu’ils risquent de développer une dépendance quelconque qu’ils devront apprendre à gérer et à surmonter. Même si cette dépendance ne se manifeste jamais, les gens qui choisissent ce thème doivent constamment lutter contre la tentation d’en développer une, que ce soit aux drogues, au sexe, à un style de vie ou encore à une autre personne. Elles doivent cependant éviter de tomber dans l’excès inverse au risque développer une aversion pathologique vis-à-vis de ce qu’elles perçoivent comme une source potentielle de dépendance. Pour eux, la clé du succès réside dans la modération.

La tolérance. Les personnes dont le thème est la tolérance trouveront toujours le moyen de tolérer même l’intolérable. Quand le stress associé à la pratique de la tolérance universelle devint trop grand, elles ont tendance à concentrer toutes leurs énergies uniquement sur ce qui est plus tolérable, à développer une certaine étroitesse d’esprit ou à négliger tout ce qui les entoure. Pour progresser, elles doivent prendre conscience que ce thème peut encourager une vue du monde irréaliste ou manquant de discernement et apprendre que la magnanimité est louable en autant que son objet est légitime.

La victime. Par définition, les victimes acceptent de devenir les boucs émissaires de la vie dans le but d’attirer notre attention sur les injustices et nous encourager à y remédier. Les enfants assassinés et victimes d’abus, les cibles de crimes haineux, les personnes condamnées ou exécutées pour un crime qu’elles n’ont pas commis comptent parmi les victimes qui ont choisi de consacrer leur vie au bien suprême.

Tous ces thèmes, nous pouvons nous efforcer de les parfaire afin d’en tirer le meilleur ou de les surmonter s’ils contiennent des éléments négatifs et destructeurs.

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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Qu’est-ce que l’Écologie intérieure ?

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

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Pourquoi parler d’écologie intérieure ? Que signifie cette expression ?

Pendant de nombreuses années, les préoccupations écologiques furent considérées par la majorité comme secondaires et accessoires, et les écologistes militants comme de gentils rêveurs, utopistes et « pas sérieux ».

Aujourd’hui la situation s’est inversée : à la suite d’une succession ininterrompue de drames, menaces et catastrophes (marées noires, maladie de la « vache folle », trou dans la couche d’ozone, perturbations climatiques…), plus personne de sérieux ne nie actuellement la gravité des atteintes à l’environnement, ni le bien-fondé des revendications écologiques. Si un nombre chaque jour croissant de personnes se tournent vers l’écologie et adoptent dans différents domaines de leur vie quotidienne (alimentation, habitat, santé, transports, travail…) des comportements écologiques, c’est parce qu’elles ressentent intuitivement que cette approche de la vie fournit des réponses nouvelles, fécondes et pertinentes aux cruciaux problèmes actuels.

L’écologie pourrait-elle constituer ainsi le fondement d’une nouvelle société ? Quelle est sa logique interne et en quoi diffère-t-elle des idéologies qui ont prévalu jusqu’alors ?

Depuis des décennies, le mode de pensée dominant en occident est un culte quasi-magique rendu au « progrès », à la science et au développement, l’idée que l’homme doit soumettre et maîtriser la nature et qu’il peut lui imposer toutes ses volontés, enfin la croyance quelque peu naïve que la technologie, telle une déité toute-puissante, nous sortira miraculeusement de toutes nos difficultés. Le credo, inlassablement répété par les médias et gouvernants, tient en peu de mots : toujours plus de croissance, de production, d’activité et de consommation. Le résultat est connu : toujours plus de pollution, d’extinction d’espèces animales et végétales et de maladies dites « de civilisation ».

Le point de vue écologique sur le monde et le rôle que l’être humain peut y jouer, est radicalement différent.
Originellement, l’écologie est la discipline qui étudie le fonctionnement des écosystèmes. Or un écosystème ne peut perdurer que si chaque forme de vie qui le constitue joue son rôle dans cet ensemble complexe ; mais il dégénère et dépérit lorsqu’une espèce sans prédateur (comme l’être humain) l’envahit et s’approprie toutes ses ressources, rompant par-là son fragile équilibre. L’attitude et le regard écologiques envers le monde se traduisent ainsi par une volonté de connaître et préserver la nature et les multiples espèces qui la peuplent, ainsi que par le respect de sa diversité, sa richesse, son équilibre et sa complexité.

Si l’on veut être cohérent, cette même attitude de respect doit s’appliquer également à l’être humain lui-même. C’est la raison pour laquelle les écologistes le plus souvent mangent bio, ne fument pas et s’abstiennent de s’intoxiquer par des substances ou des médications chimiques. Le respect de la nature va ainsi de pair avec le respect de soi comme d’autrui : on peut dès lors parler d’écologie personnelle et d’écologie collective, d’écologie du corps (respect de son intégrité), d’écologie de l’esprit (développement de l’autonomie de pensée) et d’écologie psychique (écoute et acceptation de ses émotions, désirs, rêves et intuitions). L’écologie intérieure peut alors se définir comme la connaissance et le souci de soi, le respect de sa propre nature intérieure, c’est-à-dire de son monde instinctif, affectif, émotionnel et intuitif, si oublié, occulté ou dévalorisé dans la société contemporaine.

Pour réaliser à quel point cette écologie intérieure est importante, voire vitale pour l’actuelle humanité, essayons de comprendre les comportements anti-écologiques : pourquoi l’être humain pollue-t-il la planète où il réside, agresse-t-il la nature et maltraite-t-il les animaux ? Que se passe-t-il dans la tête et dans le cœur par exemple, d’un agriculteur qui épand sur ses propres terres, des pesticides hautement toxiques ou encore d’un employé de laboratoire qui torture des animaux, pour des expériences d’un intérêt très contestable ? Comment expliquer ces agissements ?

Les réponses pourront être variées : l’ignorance, le conformisme, l’appât du gain mais surtout la coupure de la sensibilité.
Dès lors qu’il se reconnecte à son cœur et qu’il écoute ses sentiments, l’être humain ne peut plus agir ainsi. C’est parce qu’il a négligé et méprisé la sphère du sentiment, au nom de la toute puissante et sacro-sainte « raison » que l’homme en est arrivé à des comportements dénués de sagesse et d’intelligence véritable.

Ainsi, la sensibilité, le cœur et l’affectivité, loin d’être des tares ou des faiblesses, constituent bien au contraire une sauvegarde, une protection et une garantie à l’encontre des errements et folies de ce monde. Harmoniser ses émotions, recontacter son intuition, effectuer le voyage initiatique vers son être véritable, tel est le cheminement qui amène à devenir authentiquement humain. Les émotions qui agitent le cœur et le mental des hommes et des femmes, sont donc aussi importantes que l’air qu’ils respirent ou la nourriture qu’ils ingèrent, car elles déterminent leurs pensées, attitudes, choix et décisions. C’est pourquoi l’écologie intérieure, personnelle et essentielle, s’avère être la condition, la racine ou la source de l’écologie extérieure, sociale et environnementale.

L’homme contemporain utilise quotidiennement des technologies hautement sophistiquées (téléphone mobile, ordinateur…), voyage en quelques heures à l’autre bout du monde, sait instantanément ce qui se passe à Pékin, New-York ou Buenos Aires, mais ignore le plus souvent ce qui se passe au fond de son propre cœur et comment il fonctionne émotionnellement, occupé du matin au soir par ses multiples activités. Ainsi le problème auquel l’humanité se trouve aujourd’hui confrontée, est qu’elle a atteint un niveau de développement scientifique et technique, bien supérieur à son degré de sagesse, de conscience et de maturité, ce qui se traduit par un usage si souvent inapproprié, dangereux et destructeur de son savoir technologique : fission nucléaire, agriculture chimique, O.G.M., nanotechnologies…

C’est ce décalage entre culture mentale et culture psychique, savoir intellectuel et savoir du cœur, qui se trouve à l’origine de la quasi-totalité de nos difficultés et dysfonctionnements actuels. L’être humain cherche partout fébrilement des remèdes à la crise, des solutions politiques, économiques, financières ou technologiques, en évitant soigneusement la question de son propre comportement et sans jamais remettre en cause son erreur initiale, qui est de s’être détourné, coupé ou éloigné de lui-même, de son être intérieur, de sa nature ultime. L’urgence aujourd’hui n’est donc pas de découvrir une nouvelle technologie miraculeuse, ni un prétendu sauveur providentiel, encore moins de consommer toujours davantage pour faire repartir la croissance, mais de combler notre retard ou déficit de croissance intérieure, psychique ou spirituelle .

Aussi l’Écologie intérieure pourrait-elle se résumer ainsi : être naturel, c’est-à-dire spontané, authentique et sincère, accepter, écouter et développer tous les aspects de soi (corps, sexualité, affectivité, intellectualité et spiritualité) et devenir un être libre, sage et efficace, apte à jouer son rôle et exercer son talent spécifique, dans la mutation ou transition vers une société plus évoluée, plus harmonieuse et plus respectueuse de la vie sous toutes ces formes.

Pour marque-pages : permalien.

par Yann Thibaud

extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie Intérieure 

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Manifeste pour une nouvelle Spiritualité

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

images (1)par Yann Thibaud

extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie Intérieure 3) »

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits,  jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir  de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de  pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse. Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?

En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?

Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’ils suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.

L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

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Naître à soi, le livre de J.C Genel

Posté par othoharmonie le 20 novembre 2013

 

Interview paru sur  http://www.universite-libre-des-valeurs.com/index.php?id=21

images (7)En introduction de votre livre, vous dites avoir le sentiment de vivre une époque particulièrement mouvementée. Pouvez-vous préciser votre pensée ?

Je me place, bien entendu, d’un point de vue spirituel. Tout d’abord, nos modes de pensées et nos bonnes vieilles habitudes sont perturbés. Ensuite, beaucoup de personnes engagées sur un chemin de développement personnel sont confrontées à un manque de pratique de tout ce qu’elles ont appris. Elles ont même le sentiment d’être rattrapés par le passé, ce qui ajoute à leur trouble, d’autant que les messages des Maîtres de Sagesse de ces vingt dernières années ont offert les informations nécessaires pour agir de manière inspirée et responsable.  Pensez-vous que nous subissons les événements ?  

Une grande alchimie cosmique est en cours et chacun la ressentons au plus profond de lui même, mais sans réelle visibilité. Je pense, en effet, que nous la subissons et devons continuellement nous ajuster, avec le sentiment d’avoir toujours un temps de retard !

Le chevauchement vibratoire de deux ères – celle des Poissons qui s’achève et celle du Verseau qui commence – génère une gigantesque vague énergétique qui met à mal tous nos systèmes d’organisation humains. Nous sommes tous remués jusque dans notre corps physique, même si nous n’en avons pas conscience.  Pour vous, les événements semblent se précipiter.

Pour moi, « le futur est déjà là ! » et les nouvelles énergies nous entraînent vers quelque  chose de plus compatible avec nos espérances et les exigences de la vie en général. Intérieurement, nous savons qu’il nous faut aller de l’avant et nous cherchons encore confusément une force, une harmonie comme tremplin. À l’échelle humaine, nous changeons de siècle et probablement de société. À l’échelle cosmique, nous assistons à l’avènement d’un nouveau cycle de 26 000 ans dont l’année 2012 est, en quelque sorte, le coup d’envoi Vous pensez donc qu’il y aura bien un après 2012 !

2012 est une année symbolique sur laquelle tout, et son contraire, a été dit. Au cours de cette année et des suivantes, nous devrions être capables de ressentir de nouvelles dispositions intérieures auxquelles les quarante dernières années nous ont préparés. Pour cela, il est indispensable de ne pas céder à la peur inhérente à cette « fin d’un monde » qui marque le déclin d’une certaine suprématie de l’ego sur les aspirations de l’âme. La montée de la violence alimente la peur et brouille notre objectivité. Toutes les images de catastrophes planétaires qui parcourent les médias et inondent la « toile » sont aussi l’expression de ce qui, symboliquement, meurt en nous.

Dans votre livre, les Maîtres de Sagesse insistent sur le fait que l’humanité vit une « grande initiation ». Pouvez-vous en préciser les composantes ?

La première est la peur ! Tout semble nous éloigner de notre réalité intérieure et la grande majorité de la population mondiale se laisse influencer par la souffrance et la violence du monde qui défilent à longueur de journaux télévisés. La peur, nous le savons bien, nous fait quitter notre « centre ». Elle nous tient hors de nous-mêmes, de notre force intérieure, là où notre propre lumière nous devient peu à peu lointaine et étrangère. Nous sommes alors vulnérables et susceptibles de croire plus volontiers en la peur de l’autre qu’en la victoire de notre âme. Certains perdent leur emploi ou apprennent qu’ils sont atteints d’une maladie grave. D’autres vivent une séparation affective, un abandon ou la mort d’un être cher. D’autres encore sont trahis en affaires ou prennent conscience, à un certain âge, qu’ils sont passés à côté de leur vie… Tous ces événements sont souvent vécus de manière dramatique alors qu’ils sont les ingrédients d’une authentique initiation que nous vivons à l’échelle planétaire. C’est une période de bilan, de vérification et de synthèse en vue de quelques réparations avant un nouvel engagement. Notre vision humaine limitée interprète cette période en termes de fin mais notre être intérieur, lui, la saisit en termes de commencement et de passage.

 Autrement dit, la vie nous lancerait un défi qu’il nous faut relever ?

C’est exact et à quoi ce défi nous renvoie-t-il ? Principalement à notre ressenti profond pour nous obliger à choisir les forces de la victoire plutôt que celles de la défaite. Et même si je répète à longueur d’enseignement que l’âme est, par essence, victorieuse, tant que nous ne relevons pas ce défi, nous en doutons. Nous ne pouvons pas le faire si nous nous abandonnons aux images de notre temps, toutes plus effrayantes les unes que les autres et qui nous amènent à nous recroqueviller et à nous isoler du monde. Le message des Maîtres insiste sur le fait que les valeurs, en nous permettant de choisir la vérité de notre nature divine plutôt que les mensonges de l’ego, représentent les forces par lesquelles nous pouvons répondre à l’initiation. C’est le sens même de la quête du héros, de l’être qui, placé dans des conditions extraordinaires – notre époque en est une – révèle sa divinité jusque-là ignorée.

 Chacun de nous doit donc faire sa propre introspection et s’interroger quant à sa manière de vivre.

Le seul questionnement qui vaille est : « En moi, qu’est-ce que je ressens ? Que me dit ma force intérieure ? Que me souffle mon âme ? » Le fait même de s’interroger de la sorte crée l’ouverture vers les forces de progrès, le lien avec nos valeurs essentielles par lesquelles les bonnes réponses se présentent, même si le contexte semble nous contredire.

C’est alors que nous reprenons le dessus grâce à la valeur confiance. Par elle, nous nous ouvrons au champ des possibles et opérons tous les renversements que nous pensions impossibles auparavant. La confiance nous rend la vision qui nous libère des peurs et du mauvais stress. L’absence de peur nous positionne en force. Notre cerveau retrouve un fonctionnement plus équilibré, notre subconscient joue de nouveau son rôle de GPS ou d’ange-gardien (1). Les décisions sont plus faciles à prendre et nos actions plus cohérentes. Nous en assumons l’entière responsabilité, ce qui libère la force de vie sur toute la planète. 

Vous semblez placer la valeur de confiance au-dessus de toutes les autres. Pourquoi ?

Dans le message des Maîtres, il est beaucoup question de « confiance en l’avenir. Beaucoup de gens pensent qu’il faut être bien naïf ou carrément « à côté de la plaque » pour croire que la confiance est l’ingrédient majeur du renversement de conscience. C’est oublier qu’en soi, la confiance est, en chacun, créatrice d’évolution, elle éclaire le chemin C’est par elle seule que je peux laisser ma vision s’étendre et que mes inspirations gagnent en précision. Les valeurs en général me permettent de capter la présence des Maîtres et de transmettre leur message. Et quand le chemin est éclairé par la confiance, nous voyons mieux les pièges à éviter comme, par exemple, les situations susceptibles de nous ramener dans le passé. Je dis souvent que nous ne sommes vivants que des liens que nous faisons.

Les valeurs facilitent et activent la magie de ces liens. Elles nous enseignent que nous sommes faits de lumière, de foi et d’amour, que nous nous tenons au cœur de la Source. 

Que dites-vous à celles et ceux qui ont la nostalgie du passé et qui pensent que « c’était mieux avant » ?

Nous devons naître à ce nouveau monde et l’accouchement est douloureux, parce qu’une grande partie de l’humanité s’accroche aux images illusoires d’un soi-disant âge d’or passé. « C’était mieux avant ! » traduit à la fois le manque de vision et l’absence de décodage symbolique de ce qui se trame en ce moment. Je pense parfois que les spiritualistes de tous bords sont les sages-femmes qui assistent et rassurent celles et ceux qui souhaitent que tout redevienne comme avant. Peurs et pensées négatives rendent l’être humain servile. Elles chargent l’énergie qui, en retour, crée une instabilité préjudiciable à une transition harmonieuse comme nous pourrions l’espérer. Le basculement vers plus de conscience est possible, celui vers plus d’ignorance aussi. Nos bons choix d’aujourd’hui peuvent encore contrebalancer les mauvais d’hier. La bêtise humaine n’a certes pas dit son dernier mot et nous devons rester vigilants, c’est pourquoi ce nouveau livre s’inscrit dans la tradition de ceux qui donnent la parole aux Guides de l’humanité (2).

 Vous citez une pensée d’Albert Einstein disant qu’une nouvelle façon de pensée est essentielle si l’humanité doit survivre. Pourquoi cette citation ?

Le futur n’est pas écrit, il se tisse à chaque instant à partir de nos pensées, de nos paroles et de nos actes quotidiens. Autrement dit, personne ne peut dire ce qu’il sera. Notre besoin fondamental, spirituel, est de fermer la porte au passé pour nous tourner résolument vers l’avenir. Et la question qui nous maintient centrés est immuable car elle a le pouvoir de déclencher la loi d’attraction : Qu’est-ce que je veux ? Sans elle, toute démarche de thérapie, de développement personnel ou de spiritualité est hasardeuse.  La réponse à cette question pose les solides fondations qui nous garantissent la suprématie de l’âme sur l’ego. Les nouvelles énergies dont nous parlent les Maîtres de Sagesse sont synonymes de renouveau et de nouvelles sociétés. Les responsables politiques représentent une minorité qui ne peut opérer les vrais changements que si nous sommes aux commandes des énergies du Verseau. En lisant attentivement les messages des Maîtres, vous verrez à quel point nous sommes détenteurs du pouvoir de transformer positivement les choses. Il nous faut juste un peu de pratique pour disposer, rapidement, d’un savoir-faire en matière de ressenti, de valeurs et de foi.

Pensez-vous toujours que les gens spirituels sont privilégiés et même protégés en cette période ? Croyez-vous qu’ils soient « élus » ?

Je ne crois pas aux élus et je crois que nous devons agir comme si tout dépendait de nous et, une fois l’énergie de l’action lancée, tout confié au bon vouloir divin. Apprenons à ne rien attendre de l’extérieur. Il est irresponsable de souhaiter être sauvés par une intervention extraterrestre ou par un vaisseau venu chercher quelques élus. Que voulez vous que des intelligences supérieures fassent d’individus qui n’auraient pas commencé le processus alchimique de l’amour divin en eux-mêmes ? Tout au plus, agiraient-ils comme nos services municipaux qui, le « jour des encombrants », viennent nous débarrasser des choses inutiles qui prennent trop de place !

En revanche, je crois que, plus que les autres, les gens spirituels sincères essaient de vivre en accord avec leurs valeurs et de rester fidèles à ce qu’ils perçoivent. Toute personne qui pense une chose et fait autrement, par lâcheté, intérêt ou cupidité, va au devant de toutes sortes de problèmes et y entraîne les autres. L’initiation actuelle n’est donc pas seulement un défi, elle nous oblige à progresser dans la conscience que nous possédons les capacités de renverser les situations les plus désespérées, de faire face, d’aller de l’avant. 

Vous ne craignez donc pas le futur ?

Le futur est toujours à notre image. Il est l’exacte projection de ce que nous savons révéler ou ignorer de nous. Après des millénaires de civilisations brillantes, de philosophies éclairées, de traditions religieuses inspirées, il semble que nous ne sachions pas encore qui nous sommes. Pourtant, dans l’existence, tout parle de nous, mais de nous au passé. La personne que vous êtes aujourd’hui, vous l’avez pensée, peut-être même espérée voici quelques mois ou quelques années. À moins que cela n’ait jamais été votre préoccupation et alors c’est par défaut que vous êtes ce que vous êtes maintenant ! Votre privilège est donc bien de pouvoir vous imaginer dans le futur et de tout miser sur le présent qui devient, alors, le tremplin des changements auxquels vous aspirez, alors que, pour la plupart des gens, le présent est toujours la dernière étape du passé.

 Comment quitter l’ancien monde, sortir du cercle vicieux du pouvoir et de l’argent et entrer dans un cercle plus vertueux ?

D’après vous, de quoi se nourrissent les personnes qui maintiennent l’humanité en esclavage ? De la lâcheté, de la violence, de l’impatience, du mensonge – la liste est  longue – de celles et ceux qui, vivant par défaut, renforcent ainsi les « forces contraires » dont il sera question dans les messages que vous allez découvrir. Ces forces représentent tout le négatif que nous avons accumulé ou que nous avons généré au cours de cette vie et des précédentes. Les zones d’ombre, partout présentes sur la planète, nous en sommes responsables. Tout comme nous le sommes de notre rayonnement quand nous vivons selon notre éthique personnelle. Dès que nous devenons intelligents de la vie, notre lumière éclaire notre part d’ombre et le printemps s’installe sur toute la Terre. Mais tout est mouvant et seul l’enchaînement répétitif et positif garantit d’entrer dans un cercle vertueux qui finira de transmuter jusqu’aux intentions les plus sombres !

 Comme la flamme d’une bougie a besoin d’air, nous avons besoin du souffle de notre âme pour maintenir suffisamment d’espoir pendant la traversée dont on ne connaît pas la durée. Pour éviter que nos bonnes résolutions de début d’année ne disparaissent sous le poids de notre fatalisme et de notre indifférence, nous pouvons décider de ne plus alimenter ces forces contraires. Dès que nous prenons conscience d’une défaillance, si petite soit-elle, nous pouvons remédier dans l’instant, c’est comme désamorcer un engin miniature qui, si nous ne faisons rien, viendra rejoindre le gigantesque arsenal de l’inconscient collectif et qui, un jour, nous reviendra sous la forme d’un tsunami humain dévastateur.  

Croyez-vous qu’un jour, nous prendrons la mesure que notre façon de penser génère les situations que nous vivons ?

Avec nos pensées, nous créons le monde, a dit le Bouddha. Et il a également enseigné que nul ne peut autant nous aider que la compassion de nos propres pensées. Nous finirons bien pas prendre conscience que nous sommes certainement bien plus intelligents que nous ne l’imaginons. Nous nous dévoilerons donc dans nos pouvoirs intérieurs, nos pouvoirs divins et nous nous rendrons la vie d’abord moins compliquée, puis plus simple.

C’est comme si les ailes de notre conscience, paralysées pendant des siècles par les dogmes de tous bords, allaient de nouveau pouvoir se déployer totalement. Nous retrouverons l’usage des lois spirituelles de la création et découvrirons d’autres horizons. Naturellement, nous nous repositionnerons sur un plan intérieur et renouerons avec la fidélité à cette force puissante de notre âme dont aucun jeu de pouvoir humain ne pourra jamais nous départir.

Certes, c’est sans doute le premier pas qui coûte, mais le reste relève de l’alchimie dont j’ai parlé tout à l’heure et tout trouve sa juste fonction.

 Dans un de leurs messages, Les Maîtres disent que nous devons veiller à ne pas être le grain de sable dans l’engrenage cosmique. Aurions-nous un tel pouvoir ?

images (6)Par expérience, nous savons que le moindre déni de nous-mêmes peut se traduire par des horreurs que l’être humain est capable d’infliger aux siens et aux différents règnes de la nature. Avant de proclamer que nous ne sommes pas seuls dans l’univers, nous devrions déjà être conscients que nous ne sommes pas seuls sur Terre ! L’équilibre de notre planète est fragile et prendre soin de soi en particulier et des hommes en général, c’est préserver la dignité de la vie et sa mission spirituelle. Nous sommes faits de tous les règnes et l’initiation les concerne tous. Alors que certains se voient déjà ascensionnés dans la cinquième dimension et plus, nous pourrions être balayés du terrain de jeu cosmique.

Notre atout majeur dans la partie, c’est notre intelligence, pas celle dont on se gonfle d’orgueil, non, celle qui nous connecte au réseau des bonnes volontés et nous met en résonance avec tout ce qui vit, celle qui réunit raison et intuition, logique et émotion, celle qui place naturellement les valeurs au centre de toute relation, quelle qu’elle soit, celle, enfin, qui nous réconcilie avec l’incarnation et sa fonction première : révéler Dieu !

(1)          Cf. la formation T.C.A.P. (www.tcap-formation.com)

(2)          (2) Cf. Naître à Soi, la grande initiation, J.-C. Genel, aux éditions Entre Deux Mondes – s – www.entre-deux-mondes.fr

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Recul sur les relations dites malsaines

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2013

Recul sur les relations dites malsaines dans LECTURES Inspirantes telechargement-8

Prendre conscience des relations malsaines que nous entretenons dans cette vie – ou que nous avons entretenues par le passé – est la tâche la plus difficile, mais aussi la plus éclairante et la plus libératrice que nous puissions entreprendre. Pour y arriver, vous devrez être honnête envers vous-même et faire preuve d’une grande objectivité, car cet examen s’avère souvent douloureux et embarrassant. Mais vous en serez grandement récompensé. Une fois que vous aurez compris que les relations personnelles ne sont pas des événements aléatoires qui surviennent sans raison, mais le résultat de vos habitudes, vous pourrez reprendre le contrôle, vous rappeler que vous êtes l’auteur de votre plan de vie, et faire les premiers pas pour mettre fin à ces habitudes : « Il faut être fou pour poser sans cesse les mêmes actions et s’attendre chaque fois à des résultats différents ». Le deuxième est plus simple, mais tout aussi vrai. « On récolte ce que l’on sème »…

Sérieusement, cela n’est-il pas plus raisonnable que de dire « Je suis malheureuse avec lui, mais c’est mon karma » ? Nous connaissons tous (et envions parfois) quelques personnes ayant développé des habitudes qui les ont menées au bonheur, au succès, à la tranquillité d’esprit et à une vie personnelle épanouie. L’explication facile consiste à dire qu’elles ont eu plus de chance que nous. Mais il serait plus juste de dire qu’elles ont fait le lien entre leurs actions et leurs conséquences et qu’elles ont pris la responsabilité d’apporter les changements qui s’imposaient dans leur vie. Pour elles, le dicton « On récolte ce que l’on sème » es t une bonne nouvelle, car elles l’ont accepté et refusent désormais de se contenter de moins.

Si vous n’êtes pas l’une de ces personnes satisfaites de leurs relations personnelles – que ce soit en amitié, en amour ou en ménage – il est temps que vous examiniez froidement les gens autour de vous, et encore plus froidement vos propres habitudes. Car même si nous n’aimons pas l’admettre, nous avons choisi tous ceux qui font partie de notre vie. Vous entourez-vous de gens :

-      qui augmentent ou diminuent votre estime de vous-même ?

-      qui ont tendance être plus forts ou plus faibles que vous ?

-      qui sont dans une situation financière meilleure ou pire que la vôtre ?

-      qui sont plus moins instruits que vous ?

-      qui ont tendance à vous dominer ou à vous obéir ?

-      qui ont plus ou moins de succès dans leurs relations personnelles que vous ?

-      qui ont un parcours professionnel meilleur ou pire que le vôtre ?

-      qui ont plus ou moins d’amis véritables que vous ?

-      qui accordent plus ou moins d’importance à l’honnêteté, à l’intégrité et à l’engagement ?

-      qui sont plus ou moins proches des membres de leur famille ?

-      qui explorent plus activement ou moins activement leur spiritualité que vous ?

En répondant honnêtement à ces questions et à d’autres questions du même genre, vous pourrez plus facilement identifier les habitudes que vous avez eu tendance à répéter dans cette vie et dans vos vies passées. En prendre la responsabilité (et en passant, dire « je n’y peux rien »  est exactement le contraire de cela) est la première chose à faire pour vous en débarrasser une fois pour toutes et les remplacer par des habitudes saines. […]  Jamais il nous arriverait d’entrer dans un garage, de pointer du doigt une voiture qui nous plaît et de nous exclamer « Je la prends » !  sans d’abord nous informer de son coût, de son kilométrage et si seulement elle est en état de marche. Mais en matière de relations personnelles, il nous est tous arrivé d’agir de la sorte – nous achetons sur un coup de tête, puis dépensons une fortune en émotions pour réparer quelque chose qui ne vaudra jamais ce que nous y avons investi au départ.

C’est pourquoi je crois fermement aux vertus de l’Entrevue. Surtout si vous pensez à vous engager dans une relation intime, mais que vous n’avez pas encore sombré dans la « folie temporaire » qui s’empare des amoureux (et qui dure ne moyenne trois mois), profitez-en pendant que vous avez encore tous vos esprits. L’Entrevue est un processus qui consiste à poser des questions suffisamment directes pour cerner le caractère de la personne que vous songez à inviter dans votre vie. Les questions présentées plus haut sont un bon point de départ, et vous pouvez en ajouter d’autres selon vos priorités. Soyez très attentif aux réponses et vérifiez si celles-ci correspondent au comportement de la personne. S’il y a une différence entre ce qu’elle dit et ce qu’elle fait, laissez le s mots de côté et fiez-vous à son comportement !

Je sais que tout cela peut sembler évident. Je sais aussi qu’il est facile d’ignorer et/ou d’excuser des écarts de conduite en invoquant les hormones, notre tendance naturelle à nous fier aux gens ou notre désir d’aimer et d’être aimés. Mais quelqu’un qui prétend gagner cent mille dollars par année ne vous empruntera jamais de l’argent ou ne vous demandera jamais, l’air de rien, combien vous gagnez alors que vous venez à peine de faire sa connaissance. Quelqu’un qui prétend croire en l’important de l’honnêteté ne vous mentira pas et ne vous donnera jamais de réponses évasives. Quelqu’un qui prétend être fidèle ne vous trompera jamais. Quelqu’un qui prétend s’intéresser à la spiritualité ne maltraitera jamais un enfant ou un animal, les plus parfaites et innocentes créatures de Dieu.

Et quelqu’un qui prétend vous aimer ne vous rabaissera jamais, n’abusera jamais de vous et n’essaiera jamais de vous contrôler délibérément.

Croyez-moi.

Et au cas où il serait nécessaire de le préciser, je m’adresse à toutes les victimes de violence conjugale. Homme ou femme. La violence est inacceptable peu importe le sexe de la personne qui donne les coups et de celle qui les reçoit. Lorsque vous prenez réellement conscience de votre propre sainteté en tant qu’enfant de Dieu, vous ne pouvez plus tolérer le moindre manque de respect, encore moins le moindre abus. Celui qui vous rabaisse, rabaisse également votre âme divine, et cela est non seulement inacceptable, mais aussi un sacrilège.

Bien qu’on regarde rarement les choses sous cet angle, les relations abusives mettent généralement en cause deux formes d’amour-propre déréglé. Une personne dont l’amour-propre est sain et normal ne ressent pas le besoin de contrôler, de manipuler, de tyranniser et d’avilir un autre être humain pour affirmer son propre pouvoir. Mais les abuseurs ont une si piètre estime d’eux-mêmes qu’ils n’hésitent pas à s’en prendre à ceux qui sont suffisamment vulnérables pour leur donner ce qu’ils recherchent. De leur côté, les victimes d’abus se font souvent piéger par une autre forme d’orgueil qui les pousse à vouloir gagner aux dépens de leur dignité, de leur estime d’elles-mêmes, de leur santé mentale, de leur sécurité et même de leurs propres enfants et qui leur fait perdre de vue tout ce qui est important. Pour elles, « gagner » signifie « tu vas changer, tu vas me respecter, tu vas m’aimer, tu vas me récompenser pour tout ce que j’ai enduré afin de rester à tes côtés » ! Mais malheureusement, les actes en disent plus long que les mots. C’est pourquoi lors que vous dites à quelqu’un qu’il doit changer alors que vous êtes toujours à ses côtés, en réalité vous lui dites : «  Je ne le pense pas vraiment, puisque tu ne changes pas et que je suis toujours là ». Lorsque vous dites à quelqu’un que vous voulez être respecté alors qu’il vous manque constamment de respect, en réalité vous lui dites : « Tu peux me manquer respect autant que tu veux, si cela me dérangeait vraiment, j’agirais en conséquence ». Lorsque vous dites à quelqu’un que vous voulez être aimé alors qu’il vous traite comme s’il ne vous aimait pas, vous lui envoyez comme message qu’il est normal d’agir de la sorte, puisque vous ne vous attendez pas à être aimé s’il ne le veut pas. Pour ce qui est de vous récompenser pour tout ce dont vous avez souffert, pourquoi le ferait-il puisque vous n’avez jamais posé le moindre geste lui signifiant qu’il vous traitait de manière inacceptable ? Rappelez-vous tout ce que vous « acceptez » devient par le fait même « acceptable ». Pour ma part, après avoir pris conscience de cet orgueil qui me poussait à vouloir gagner à tout prix et rétabli le contact avec mon propre ego et ma propre essence divine – et surtout avec l’essence divine de mes enfants qui méritaient tout le bonheur et la sécurité que je pouvais leur offrir – je compris qu’il y avait un moyen de gagner une fois pour toutes : j’abandonnai la partie. Je me tournai vers mon agresseur et lui dis : »Félicitation, tu as gagné. Je te laisse tout – la Promenade, Avenue du Par cet tout mon argent de Monopoly. Je ne joue plus »… […]

Dieu ne nous a pas créés pour souffrir. Les malheurs que nous inscrivons dans notre plan de vie sont là pour être surmontés, et non pour être endurés ou même encouragés. On ne décerne pas de médaille aux martyrs dans l’au-delà, car nous sommes responsables de notre propre plan de vie, comme nous sommes responsables d’offrir à nos enfants un environnement sécuritaire où ils pourront suivre le leur. Et n’oubliez pas, les abuseurs sont également responsables de ce qu’ils ont planifié. En essayant de les changer ou de les « sauver », vous vous chargez de leur plan et de leurs thèmes de vie au point de négliger les vôtres. Sans compter qu’en acceptant d’être abusé, vous retardez leur progression. S’ils ont choisi de s’incarner dans la peau d’un abuseur, c’est à eux de surmonter cet obstacle. Alors si vous voulez vraiment les aider, faites en sorte qu’ils entreprennent ce travail sur eux-mêmes. En d’autres mots, par égard pour vous et pour eux, dites « non » et partez au plus vite ! Que vous demandiez de l’aide à un ami, à un membre de votre famille, à votre église, à votre synagogue ou au poste de police, sachez qu’il y a quelqu’un quelque part prêt à vous aider. Il existe de merveilleuses maisons d’hébergement ou les hommes et les femmes victimes d’abus peuvent se réfugier avec leurs enfants. Et je vous en prie, peu importe ce que vous déciderez de faire, si vous ou vos enfants êtes en danger, téléphonez à une ligne d’entraide. En demeurant dans une relation abusive, c’est à vous-même que vous renoncez, et à Dieu – même si Dieu n’ a pas renoncé et ne renoncera jamais à vous.

Extrait du livre : Aller-retour dans l’Au-delà   de Sylvia Browne aux éditions Ada 

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La transformation et Spiritualité

Posté par othoharmonie le 21 octobre 2013

 

Les Saints de toutes traditions spirituelles sont tellement comblés par cet état lorsqu’ils l’ont trouvé, que leur désir de rester en ce monde, de même que leurs autres désirs deviennent de moins en moins présents. Le corps et tous les désirs s’y rattachant sont toujours source de distraction, et même les plus grands saints, qui ont atteint cette septième phase, quittent ce monde sans griefs, soit en route vers le paradis ou bien en quête de libération du cycle de la naissance et de la mort.

Il existe néanmoins une ancienne tradition, en Chine, au Tibet et en Inde, selon laquelle, le développement spirituel ne s’arrête pas au développement spirituel de l’existence, comme ci-dessus dans la septième phase. Réalisant que le Seigneur est Ici, leur abandon au Seigneur est allé plus loin que l’abandon de leur âme au Seigneur, en samadhi. Abandonnant leur intellect, leur désir de savoir, ils sont devenus des sages, capables d’avoir une connaissance profonde de tous les sujets auxquels ils décidaient de s’intéresser. Une telle connaissance n’a pas été acquise de façon ordinaire telle que par apprentissage scolaire ou recherche empirique, mais en devenant intuitivement un avec le sujet d’intérêt. Cette connaissance approfondie, qui exprime les vérités les plus grandes, que nous n’arrivons pas toujours à exprimer, est le résultat d’une conscience suprême atteinte lors d’un état de concentration et de méditation intense, appelé samadhi.

La transformation et Spiritualité dans SPIRITUALITE c'est quoi ? telechargement-4En s’abandonnant au niveau de l’esprit, de tels adeptes devinrent des « siddhas » ou encore celui qui est en mesure de manifester des pouvoirs latents tels que la clairvoyance, la prophétie, la clair audience. En s’abandonnant au niveau vital, mah siddha ou les suprêmes et parfaits adeptes, manifestèrent des pouvoirs encore plus grands tels que la lévitation, la matérialisation d’objets, la dématérialisation de leur corps, le contrôle exercé sur la nature, le contrôle sur les évènements. En s’abandonnant au niveau du physique, les cellules elles-mêmes abandonnèrent les limitations imposées par le cycle de reproduction cellulaire, et devinrent intimement connectées à la volonté et la conscience de l’adepte. Le corps devint invulnérable, immortel, et ne fut plus soumis aux lois naturelles. Un tel abandon progressif au Seigneur n’exprime pas seulement une aspiration à se libérer de ce monde de souffrance, mais notre aspiration à permettre au Seigneur de se manifester à travers nous à tous les niveaux de l’existence, dans les cinq corps, spirituel, intellectuel, mental, vital et physique. Ne faisant plus de différence entre la matière et l’esprit mais en voyant seulement l’esprit, le Divin en tout, les Siddhas sont les guides de l’évolution humaine. Pour eux, réaliser le Divin dans un corps mort n’est pas la perfection. Ils ont réalisé l’injonction de Jésus à ses disciples : « vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matt.4 :48).

M. Govindan enseigne le Kriya Yoga de Babaji. Il habite en Estrie, au Québec, et il donne des conférences et des séminaires régulièrement en France. Son site web est: www.babajiskriyayoga.net

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recherche spirituelle personnelle

Posté par othoharmonie le 12 octobre 2013

 

recherche spirituelle personnelle dans SPIRITUALITE c'est quoi ? 92075ccac8L’Université Libre des Valeurs (U.L.V.) est une association loi 1901 qui rassemble, autour des travaux de Jean-Claude Genel, celles et ceux qui ressentent le besoin de s’épanouir pleinement dans un monde en mutation.

Face aux changements irrémédiables qui le secouent, la recherche spirituelle personnelle, avec celle de centaines de millions de gens, joue un rôle décisif. L’humanité est confrontée à de multiples prises de conscience que provoquent les bouleversements actuels. Un monde ancien s’écroule, un monde nouveau s’installe et l’humanité doit s’adapter et contribuer à sa mise en place.

 

« Une nouvelle façon de penser est essentielle
si l’humanité doit survivre. »
Albert Einstein

 

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Participer utilement…

Comment se libérer des croyances héritées d’un passé révolu, imposées par l’éducation reçue et la société ? Comment acquérir cette liberté dont chacun a tant besoin pour s’exprimer selon ses plus profonds désirs : retrouver au fond de son cœur la force d’amour qui l’habite, la certitude qu’un monde meilleur est possible et manifestera le message christique originel : « Aimez-vous les uns les autres ! » Ce message de vie a traversé le temps sans perdre une once de sa puissance.

Les valeurs de l’âme, étudiées dans le cadre de l’U.L.V., sont les outils essentiels qui le rappellent à notre souvenir. Ils permettent à chacun de solliciter son être intérieur, son moi profond, afin d’en manifester toutes les possibilités au quotidien et d’exprimer pleinement son pouvoir personnel.

L’U.L.V. exprime un courant novateur de la spiritualité car elle sait que la multiplicité des approches (science et philosophie, corps et santé, éducation et nouvelle psychologie, etc.) permet à chacun de parcourir, avec sérieux, le chemin qui mène à sa propre vérité. Elle œuvre dans le respect de la liberté de conscience de chacun. Toute personne désireuse d’avancer sur le chemin de la connaissance de soi peut donc participer aux travaux de l’Université Libre des Valeurs.

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La spiritualité

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2013

La spiritualité dans SAGESSE images-19

Introduction aux enseignements de la Sagesse éternelle

Le terme « spirituel », généralement associé à une forme ou une autre de religion ou de pratique religieuse, a en fait un sens beaucoup plus large. Depuis les temps les plus reculés, un ensemble d’enseignements spirituels, connus sous le nom de Sagesse éternelle, se transmet de génération en génération, le plus souvent par voie orale et de maître à disciple. Les arts et les sciences d’innombrables civilisations puisent leurs racines dans cet ensemble d’enseignements, qui constitue la « philosophie ésotérique ». Cette philosophie permet également d’éclairer les fondements de toutes les grandes religions du monde.

L’énergie, base de l’univers

L’idée que tout est énergie, vibrant à des fréquences variables, a fait son chemin au point de modifier sensiblement notre perception du monde. La science a aujourd’hui démontré que l’énergie et la matière sont interchangeables, et représentent : deux aspects complémentaires d’une même réalité.

Cette même notion est l’un des fondements de l’ésotérisme, qui réunit en une synthèse les philosophies d’Orient et d’Occident, et peut être considéré comme la science de l’évolution de l’homme et de la nature, du point de vue de la conscience comme des énergies qui la guident. L’ésotérisme nous renseigne sur la structure énergétique de l’univers, et sur le rôle qu’y joue l’homme. Il permet d’entrer en contact avec des énergies émanant de sources élevées, et de s’en servir comme d’un outil d’évolution.

L’ésotérisme se fonde sur le principe que Dieu est la somme de toutes les lois de l’univers et de toutes les énergies qu’elles gouvernent, qui constituent la totalité de ce qui existe dans les mondes manifesté et non manifesté, perceptible et non perceptible.

L’homme, quant à lui, est une étincelle divine, un esprit s’exprimant à travers une âme (ou Soi supérieur) et à travers une personnalité constituée de trois véhicules, les corps mental, émotionnel et physique. Chacun de nous est donc essentiellement de nature divine, même si pour la plupart nous ne reconnaissons ou ne manifestons que de manière embryonnaire ce potentiel divin.

La réincarnation, école d’évolution

C’est par le processus de la réincarnation, c’est-à-dire des vies successives, que nous apprenons à rendre manifeste le divin en nous. A chaque nouvelle naissance, comme les enfants qui entrent à l’école maternelle, nous réapprenons à faire usage de notre potentiel physique, émotionnel et mental, sans connaître pour autant notre véritable filiation spirituelle.

Grâce à l’expérience que nous tirons d’un grand nombre de vies – dans les pays et les civilisations les plus divers, parfois en tant qu’hommes, parfois en tant que femmes -, nous apprenons à travers nos réussites et nos échecs de très nombreuses leçons. Nous avançons ainsi progressivement dans notre voyage évolutif vers la Source dont nous provenons tous, les acquis subjectifs de chaque vie nous permettant de progresser davantage dans les vies suivantes.

A la base de ce système « éducatif » des vies successives se trouve la loi de cause et d’effet (ou karma pour les orientaux), présentée dans la Bible en ces termes : « Tu récolteras ce que tu auras semé ». Dans le langage de la physique, cette même loi est ainsi formulée : « Toute action engendre une réaction égale et opposée ». Chacune de nos pensées et de nos actions constitue ainsi une cause qui, inévitablement, entraînera certains effets, heureux ou malheureux. En comprenant cette loi impersonnelle qu’est la loi de cause et d’effet, en en tirant les conséquences dans notre vie, nous apprenons à faire des choix plus éclairés et, graduellement, nous prenons le contrôle de notre destinée.

Cette maîtrise de soi progressive est marquée par cinq grandes expansions de conscience appelées « initiations », qui nous conduisent chaque fois à une connaissance plus approfondie et à une vision plus inclusive de la réalité et de nous-mêmes. La vie de Jésus peut être comprise comme une représentation symbolique de ces cinq initiations, à travers les étapes de sa naissance, du baptême dans le Jourdain, de la transfiguration, de la crucifixion et de la résurrection.

Une personne ayant reçu la cinquième initiation (la « résurrection ») est appelée un Maître, car elle a traversé toutes les expériences offertes par la vie dans ce monde et, par ce processus, a acquis une maîtrise totale d’elle-même. De ce fait, un Maître n’est plus soumis à la nécessité de se réincarner, mais peut revenir de son plein gré afin de servir l’humanité et le Plan de Dieu.

La Hiérarchie spirituelle

Les Maîtres, qui forment ensemble la Hiérarchie spirituelle, sont les gardiens du Plan divin pour cette planète. Ils ont inspiré à l’humanité ses plus grandes réalisations tout au long de l’histoire, en oeuvrant par l’entremise de leurs disciples dans tous les domaines. Ils guident et enseignent, mais c’est l’humanité elle-même qui, selon la manière dont elle répond à leur enseignement en fonction de son libre arbitre, crée les structures qui forment la base de ses civilisations successives.

A travers l’histoire, chaque fois que l’humanité s’est trouvée face à une crise de grande ampleur, la Hiérarchie spirituelle lui a envoyé un Instructeur pour la guider. Parmi ces grands messagers spirituels figuraient Krishna, le Bouddha, le Christ et Mahomet, pour n’en mentionner que quelques-uns. En cette période particulièrement critique de l’histoire humaine que nous traversons aujourd’hui, la plupart des Maîtres reviennent ensemble dans le monde pour la première fois depuis des milliers d’années sous la conduite de Maitreya, le « Maître de tous les Maîtres », chef de la Hiérarchie spirituelle. Grâce à leur inspiration et à l’extraordinaire stimulation qui résultera de leur présence physique dans le monde, l’humanité construira la civilisation de l’avenir.

Qui est le Christ ?

Dans la tradition ésotérique, le mot « Christ » n’est pas un nom propre mais sert à désigner celui qui est à la tête de la Hiérarchie spirituelle des Maîtres. Maitreya, le Maître des Maîtres, est le Christ depuis environ deux mille ans, et le restera pour la totalité de l’ère du Verseau, soit pendant plus de deux mille ans encore.

Le Christ Maitreya est le « Frère aîné » de la famille humaine : il a pleinement accompli et réalisé son potentiel divin, potentiel qui est latent en chacun de nous et destiné à se réaliser au cours de notre propre évolution. Il vient aujourd’hui nous révéler un nouvel aspect du divin, et guider l’humanité dans la prochaine étape de son cheminement spirituel.

En Palestine, il y a deux mille ans, Maitreya a oeuvré par l’entremise de son disciple Jésus de Nazareth. A partir du baptême de Jésus dans le Jourdain et jusqu’à sa crucifixion, la conscience de Maitreya l’a « adombré », ce qui signifie que Maitreya se manifestait à travers Jésus, avec l’entier consentement de celui-ci. Il s’agit là d’une méthode parfois employée par les Maîtres pour présenter, à travers leurs disciples, un nouvel enseignement à l’humanité. C’est ainsi que Maitreya a pu répandre dans le monde cette grande énergie spirituelle qu’est l’Amour. Jésus, devenu lui-même un Maître, a joué un rôle important pour préparer la voie à l’actuel retour de Maitreya, et sera parmi les premiers Maîtres à se présenter au monde après le jour de la déclaration

Qui est l’Antéchrist ?

Selon les enseignements de la Sagesse éternelle, l’Antéchrist n’est pas un individu qui ferait son apparition à une période donnée de l’histoire, mais une énergie qui se répand avant l’avènement du Christ, pour détruire les structures cristallisées qui pourraient entraver de nouveaux développements dans la société, et préparer ainsi la voie aux forces constructrices qu’apporte le Christ. Bien qu’il s’agisse d’une énergie, l’Antéchrist se manifeste historiquement à travers certains individus : parmi eux ont figuré notamment l’empereur romain Néron et, au cours de ce siècle, Adolf Hitler et quelques-uns de ses proches collaborateurs. A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la défaite des puissances de l’Axe a marqué la fin de la période de manifestation de l’énergie de l’Antéchrist, qui ne refera son apparition que dans trois mille ans environ.

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Les onze portes

Posté par othoharmonie le 1 octobre 2013


par Douglas Harding

Les onze portes dans Méditation images-6Quelles que soient nos origines, la société nous a tous tronqués, émoussés, rétrécis, en petites choses limitées et mortelles appelées êtres humains, séparées, solitaires, pleines de toutes sortes de peurs, enfermées dans la prison de nos conditionnements. Nous imaginons maintes façons de nous échapper : acharnement au travail, télévision, shopping, sexe, drogues, spiritualité. Nous croyons que notre prison n’a pas de porte, mais en fait il n’y en a pas moins de onze, grandes ouvertes vers la liberté. Comme nous allons le voir.

J’AI BESOIN D’ETRE LIBERE DE LA CULPABILITE ET DE TOUTES SORTES D’EGOISMES ET AUTRES DEFAUTS.
Le but essentiel, la passion dominante de ma vie d’adulte a été l’union avec sa Source. Cependant j’ai l’impression d’empirer au lieu de m’améliorer ! (En fait, c’est que sans doute je suis de plus en plus conscient des tours que joue l’ego secrètement pour survivre et s’épanouir.) De toute façon, je suis de plus en plus consterné par la vilénie de Harding. Son salut ne sera pas facile ! Il lui faudra plus qu’un sauvetage ordinaire.

IL M’EST DONNE ONZE CORDES DE SECURITE, ONZE VOIES DE LIBERATION DISTINCTES, QUI CHACUNE SUFFIRAIT A ME CONDUIRE EN LIEU SUR.
Car tels sont la bonté, la générosité débordante, le sens de l’humour, la sollicitude, l’expertise parfaite de ma Source au Centre. Il est impossible d’éxagérer la force combinée des Onze. Je découvre, à ma grande stupéfaction, que déjà –

(1) JE SUIS INFINI
Quand je désigne du doigt ce à partir de quoi je regarde, je vois que cela s’étend à l’infini, dans toutes les directions – vers le haut et vers le bas, à gauche et à droite, en avant et en arrière – et toujours aussi vivant. Quelle stupéfaction également de réaliser que je suis si grand, si ‘explosé’, sans jamais le remarquer, encore moins comprendre le sens et la valeur de cette infinitude. Regardez maintenant ce que votre index désigne REELLEMENT lorsqu’il désigne ce qui est au-dessus de vos épaules, et vous verrez exactement ce que je veux dire. Etre l’Explosion superbienveillante et subnucléaire continuelle aurait déjà été une libération largement suffisante. Mais pour faire bonne mesure, il y a au moins dix autres portes attendant chacune avec impatience son tour de s’ouvrir !

(2) JE SUIS PUR
« Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine. » Ainsi chante le prophète Esaïe dans l’Ancien Testament. Le pardon des péchés est, bien sûr, l’un des thèmes essentiels du Nouveau Testament. Son sujet principal, en fait. Dans son livre, Conscience Intuitive, Ajahn Sumedo, qui est à la tête du Bouddhisme Théravada au Royaume Uni, écrit : « La Conscience est déjà pure. Vous n’avez pas besoin de la purifier. Vous n’avez pas besoin de faire quoi que ce soit… Notre véritable nature est pure. Quand nous commençons à réaliser cela, à l’apprécier et à faire preuve de confiance, nous voyons que c’est vrai. Ce n’est pas théorique, ce n’est pas abstrait, ce n’est pas une idée – c’est la réalité… Vous avez toujours été pur. » Personnellement, il me suffit de faire pivoter mon attention de 180°, et de regarder Ce Qui regarde, pour voir que c’est absolument non-contaminé et non-contaminable.

(3) JE SUIS LIBRE
Spontané, imprévisible, en liberté. Je ne sais pas – personne ne sait – ce que je vais faire dans l’instant qui suit. De plus, il y a des signes évidents que des créatures de toutes sortes sont aussi libres que moi, qu’elles le réalisent ou non. Par exemple, j’observe le vol zigzaguant du papillon qui va de fleur en fleur, les aller-retour fantasques de la mouche, en piqué, sur la vitre de la fenêtre ou sur la table, les gestes inopinés de cette main qui vous fait signe de bienvenue ou d’adieu. Dieu sait quelle bonne idée ou quelle stupidité va sortir du stylo que je tiens. Je corrige : Il ne sait pas ! S’Il le savait, Il m’aurait lié pieds et poings. Il aurait transformé l’esprit libre que je suis en un robot, un automate cybernétique très inférieur à une mouche. « Vous saurez la vérité et la vérité vous libérera », dit Jésus de Nazareth. Et le Tao te king – ce classique chinois – attribue au sage éveillé la spontanéité d’un nouveau-né. Mais à part quelques appels à la liberté de ce genre, toutes les grandes religions, chacune à sa façon, enseignent que la véritable piété est la soumission à la volonté toute puissante de Dieu. Si les esclaves et leurs maîtres ont une religion, c’est celle-là, c’est bien celle-là ! Pas étonnant que nos églises soient vides !
Pour parler crûment, Dieu a changé d’avis. Et au lieu de s’entourer de serviteurs, Il recherche des amis – des amis sincères qui ont choisi librement cette superbe relation.

(4) JE SUIS
Je suis certain de cela. Qui plus est, c’est la seule chose dont je sois absolument certain. C’est la Réalité Eveillée. Tout le reste est peut-être un rêve. Je n’ai pas seulement le droit inaliénable de dire JE SUIS, mais je suis obligé de l’affirmer sans cesse. Je suis fait ainsi. Quand la Réalité m’est servie, c’est le Menu. Dix,vingt, cent fois par jour je m’entends dire JE SUIS. JE SUIS seul, JE SUIS triste, JE SUIS très bien aujourd’hui, merci beaucoup, JE SUIS inquiet, JE SUIS très occupé en ce moment. Et ainsi de suite, continuellement. JE SUIS né ainsi. C’est une nouvelle merveilleuse. C’est ma guérison et ma plénitude, ma déification en dépit de ma « Hardinginitude ». Ou bien SUIS-JE en train de barboter la tête en bas dans ma petite mare aux canards d’ETRE privée ? NON ! La vérité évidente et stupéfiante c’est que je ne puis être sans être l’ETRE MEME.

(5) JE SUIS ICI
Quand je dis que quelque chose est situé ici, que cela signifie-t-il ? Est-ce près, est-ce accessible, est-ce intime ? Quand je décris quelque chose comme ce quelque chose, quelles sont ses limites ? Où cette chose commence-t-elle, où finit-elle ?
Cela dépend. Dans la même seconde je peux parler de ce poumon, ce pays, ce groupe de galaxies. En fait mon ceci et mon ici sont sans limites dans leur immensité et leur petitesse. Je suis infiniment élastique. Et je prends ce fait au sérieux. Je me pose la question à moi-même : QUI est Celui Qui peut à volonté se dilater et se contracter aussi facilement et naturellement ? quelle est la véritable identité de ce faiseur-de-miracle ? Je réalise que seul l’UN qui est ma Source et mon Centre correspond à cette définition. Et ce n’est pas une idée à méditer de temps en temps : c’est une expérience à vivre tout au long de mon existence.

(6) JE SUIS MAINTENANT
De même, lorsque je dis qu’un évènement se produit maintenant, que cela signifie-t-il ? Combien de temps dure le moment présent, si l’on peut parler de durée ? A nouveau, cela dépend. Je m’entends parler si allègrement de cet éclair, cette semaine, cette décennie, ce millénaire. La vérité est que je contiens autant de temps qu’il m’est nécessaire de temps en temps. Et le paradoxe, c’est qu’en contenant le temps je le maîtrise, et je peux reprendre à mon compte avec enthousiasme les paroles de Ludwig Wittgenstein : « La mort n’est pas un évènement dans la vie ; nous ne vivons pas pour faire l’expérience de la mort… Notre vie n’a pas de fin tout comme notre champ visuel n’a pas de limites ». En résumé : je suis la conscience qui observe qu’elle n’a pas de commencement, ni d’interruption, ni de fin, et je ne mourrai jamais.

(7) JE SUIS AUTO-CREE
Voici la grande porte, la porte-clef, la plus importante des Onze. Toutes les autres sont secondaires, nécessaires, certes, mais en aval de la Source. Voici le résumé de l’histoire terrestre de l’UN qui accomplit « l’impossible », c’est-à-dire que, sans aucune aide ni aucune raison, Il se crée Lui-même avant d’être, avant même que Rien ne soit. 

(a) En décembre 1945, un pot de terre contenant 13 livres gnostiques reliés en cuir fut découvert accidentellement en Haute Egypte. Ces livres contenaient 52 textes « secrets » écrit en Copte. Sans doute avaient-ils été enterrés il y a quelques quinze siècles par les moines d’un monastère voisin de peur que l’Eglise Catholique ne les découvre. Parmi ces textes « hérétiques » s’en trouvait un attribué aux Gnostiques Barbelo. Honneur et louanges à leur maître anonyme qui, quelques décennies seulement après la crucifixion de Jésus, fut le premier à parler de Celui qui s’auto-génère. Bon nombre de textes gnostiques ultérieurs (un Gnostique est littéralement celui qui sait) tiennent le même langage. Par exemple : L’Evangile des Egyptiens : « Ton grand nom est sur moi, O Toi l’Auto-Créé qui n’est pas en-dehors de moi ». Bien que chrétiens pour la plupart, ils furent pratiquement exterminés par les catholiques bien avant l’an 500 ap J.-C.. 

(b) Environ 800 ans ap J.-C., à la cour de l’empereur Charlemagne, le philosophe irlandais John Scotus Erigena enseignait que ce n’est pas CE QUE Dieu est qui est capital, mais QU’IL SOIT.

(c) Le célèbre philosophe allemand, Leibnitz (1646-1716), avec sa doctrine des Monades, était du même avis.

(d) En 1935 un autre philosophe allemand, Martin Heidegger, écrivait : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? De toute évidence, c’est la première de toutes les questions… Chacun de nous est effleuré au moins une fois, peut-être plus qu’une fois, par la puissance cachée de cette question, même s’il n’est pas conscient de ce qui se passe. » Et il parle ensuite du Fondement de l’Etre qui suscite cette question essentielle. (Introduction à la Métaphysique)

(e) Au même moment à peu près, Ludwig Wittgenstein, le philosophe autrichien que j’ai déjà cité, écrivait que ce n’est pas CE QU’est l’univers qui est mystique, mais LE FAIT QU’il existe.

(f) Au cours du dernier demi-siècle, j’ai partagé avec un grand nombre de gens l’émerveillement de l’auto-création de l’Etre. Ils sont au moins quelques centaines. Rien d’étonnant à cela ! Cela fait partie de la réalisation essentielle qui se produit aujourd’hui aux endroits les plus invraisemblables. Et c’est une cause de joie immense dans un monde qui manque terriblement de joie. C’est aussi ma fin – c’est à dire mon but et ma cessation, ma disparition délibérée en votre faveur.

(8) JE SUIS INCONNAISSABLE
Lequel est digne d’adoration, le Dieu Roc-solide qui doit forcément être, ou le Dieu Océanique auto-créé qui n’est pas obligé d’être ? Loin de L’inquiéter, le fait qu’Il ignore totalement comment Il se produit Lui-même est une bénédiction céleste à partager avec ses amis. Révéler le secret de l’Auto-Création serait la dépouiller de toute sa fascination, de tout son charme, de toute sa puissance. Cela nous plongerait la tête la première dans un enfer d’ennui éternel.

(9) JE SUIS TOUS CEUX QUI VOIENT
A partir de quoi le scorpion, l’octopus, le chimpanzé, le jeune enfant regarde-t-il, selon son expérience personnelle ?
Certainement pas à partir d’un visage de scorpion, ou d’un visage d’octopus (s’il en a un), ou d’un visage de chimpanzé, ou de mon propre visage d’enfant ou d’adulte. Toutes les créatures qui voient regardent à partir du Seul et Même Espace Vide. Non pas espace vide-pour-le-vide, mais espace-vide-pour-se-remplir, espace d’accueil pour les autres visages. Cette Capacité primordiale – abnégation totale – est le brillant et charmant Visage Originel dont parle le Bouddhisme Zen.

(10) JE SUIS TOUS LES ETRES SENSIBLES
Ne puis-je alors être un avec le sourd, l’aveugle, toutes créatures souffrant d’un handicap ? Bien sûr que si. Aucun être sensible ne peut être sans être moi, sans être L’ETRE MEME. En fait, il est impossible de surestimer la puissance cumulative de ce système d’évasion universel à onze portes ?
Considérez l’immense pouvoir caché de la question : « Comment se font la structure ordonnée et la bonne marche de l’univers ? »
Exactement, quel est le plus souhaitable des pouvoirs, celui qui a la portée la plus considérable, et qui pourtant nous est donné ?
C’est tout simplement le pouvoir de prendre, d’absorber et d’enlever la souffrance de tous les êtres sensibles.

(11) JE SUIS VOUS
CE QUE je regarde est mon problème, et CE A PARTIR DE QUOI je regarde est sa solution. Et – paradoxe des paradoxes ! – la véritable solution, c’est que vous, ainsi que tous les autres, et certainement pas moi-même, êtes ma Guérison, l’Antidote contre mon ego-centrisme invétéré. Ici au Centre, Je suis Vous !

Au commencement, je vous ai promis onze portes grandes ouvertes pour sortir de la prison de notre conditionnement, et j’ai tenu ma promesse.

Alors, prenons le large !

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A l’aube d’un ciel nouveau

Posté par othoharmonie le 30 septembre 2013

A l'aube d'un ciel nouveau dans LECTURES Inspirantes telechargement-9

 

par Jean-Claude Genel aux éditions G.Productions.

Même si nous portons en nous la trace des génocides perpétrés au cours du XXe siècle, ce n’est pas un devoir de mémoire qu’il faut entretenir mais un devoir d’intelligence, celui de tourner la page et de se libérer du fardeau du passé. Allons voir comment !

L’époque nous amène à comprendre qu’il en est fini de vivre la spiritualité cinq minutes par jour et la plupart du temps avant de se coucher. Il en est fini d’assimiler spiritualité et bondieuserie et de porter cette croix. Nous avons besoin de vivre, de respirer librement et pour donner une image, il est tant de desserrer le corset psychique des limitations dans lesquelles nous nous complaisons depuis si longtemps.

Nous ressentons ce besoin d’être libres dans nos sentiments, dans nos émotions, afin de devenir responsables des mots qui les expriment. Nous devenons responsables de nous-mêmes à force de sentir vivre les choses vraies en nous. C’est comme si cela nous nettoyait des envies et des manques hérités du passé. Le monde invisible est en train de nous adombrer d’une force supérieure. Il nous équilibre également dans ce que nous sommes. C’est pourquoi les besoins qui nous limitaient jusqu’à présent, changent, laissant émerger le besoin d’être en contact direct avec la vie, avec nous-mêmes. C’est de cette vérité dont nous avons soif et faim.

Découvrir nos possibilités

Nous vivons libres et responsables parce que nous comprenons progressivement qui nous sommes, ce qui nous touche, nous parle intérieurement et qui nous élève. Cela s’appelle être intelligent. L’époque nous conduit à avoir de plus en plus confiance en cette intelligence et à nous abandonner davantage au meilleur de nous-mêmes. C’est ce meilleur qui nous aide paisiblement, à rectifier, à avancer ou à ne pas bouger, à réorganiser, à savoir dire les choses et surtout à les faire en accord avec ce qui nous entoure.

Nous sommes en train de découvrir un monde meilleur et nouveau parce que nous découvrons nos propres possibilités. Nous quittons le temps où nous vivions seulement sur ce que l’on nous avait appris. Nous nous autorisons à aller vers quelque chose de plus vaste. Cette ouverture nous ne la devons qu’à nous-mêmes, elle se fait parce que nous avons appris à créer selon notre ressenti, avec juste ce qu’il faut d’ego pour être à notre place.

Le ciel est ouvert pour que nous puissions avoir des idées, pour penser différemment et prendre conscience que notre force vient de l’intérieur. Les échafaudages et autres béquilles n’ont plus lieu d’être.

La vie devient merveilleuse… quand on la regarde sous l’angle de sa divinité. C’est ce qu’elle aurait dû toujours rester à nos yeux mais l’être humain, en devenant de plus en plus ignorant, a construit autour de lui une forteresse d’illusion dont il peine à se libérer. La clé de la libération tient dans cette idée précieuse que nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine. Cette idée nous permet de vivre plus solidement l’incarnation, elle nous engage au renversement de conscience. Beaucoup d’entre nous voudraient que cela se produise plus rapidement. Ce n’est pas une question de temps mais de lucidité. Être lucide nous rend efficaces et si, de surcroît nous connaissons les lois spirituelles qui vivent en nous, si nous identifions clairement ce que nous voulons et si nous apprécions ce que nous vivons et que nous le fortifions, alors nous nous élevons. Et le temps s’écoule sans prise sur nous. Mieux que cela, puisque nous l’organisons, sa fonction n’est plus d’emprisonner ou de limiter, nous le rendons éternel et devenons son partenaire.

Lucidité et intelligence

Nous sommes en train de découvrir les lois éternelles de la transformation, les lois spirituelles. Nous sommes en train de les vivre dans nos cellules et cela nous permet de mettre de l’ordre, de ne plus ressasser le passé. Même si nous portons dans nos gènes la trace des génocides perpétrés au cours du XXe siècle, ce n’est pas un devoir de mémoire qu’il faut entretenir mais un devoir d’intelligence. Nous devons avoir l’intelligence de tourner la page au sens où il est possible de se libérer du fardeau du passé. On ne nous demande pas de devenir amnésiques mais de comprendre que c’est en progressant que nous transformons ce que nous vivons dans l’instant. Retourner en arrière ne change pas les images ni les abominations commises. Le souvenir est là, en soi, puissant, parce que nous nous rappelons les moments où cela s’est produit. C’est ce que nous ressentons, ce que nous vivons et ce que nous sommes présentement que nous pouvons transformer en en prenant conscience.

Nous sommes en vie pour être efficaces, pour nous-mêmes et pour les autres. Nous devons œuvrer pour le futur en abandonnant le passé. L’œuvre alchimique de transmutation se fait ici et maintenant car nous nous sommes incarnés avec les solutions et les réponses adaptés aux itinéraires que nous pourrions avoir envie d’emprunter. Nous avons fait les choix en bénéficiant de toute la lucidité et l’intelligence dont nous sommes capables de l’autre côté. Ces choix nous guident et font de nous à la fois le disciple et le gourou. Le temps de la dépendance se termine avec tous ces systèmes de croyances, de superstitions, de peurs qui hantaient nos rêves. Nous n’avons pas vocation à devenir des esclaves modernes, ni d’une religion ni d’une quelconque mondialisation.

Le monde intérieur réel

Les forces divines qui nous adombrent, touchent le meilleur de nous-mêmes. Et si cela nous apporte une force merveilleuse, alors nous aurons envie de laisser et d’oublier tout ce qui nous empêche… et nous arrange bien souvent ! Ce que l’on est en soi est infiniment plus fort et plus riche que tous les blocages psychologiques et tous les traumatismes. Il y a tant de problèmes qui n’existent pas, qui servent simplement le pouvoir et ceux qui veulent nous enfermer. Nous avançons vers des choses essentielles, merveilleuses, pures, douces et fortes à la fois ; des choses qui nous engagent à l’avenir, qui nous réveillent de ce que nous sommes et qui vont corriger ce qui nous a limités jusqu’à présent. L’intelligence est aussi dans nos cellules et le renversement de conscience s’opère donc dans tout notre être. C’est toute une trame d’intelligences subtiles qui s’harmonisent, s’imbriquent et dont l’interaction produit un renversement de conscience. Il nous est demandé d’accompagner ce processus.

telechargement-10 dans Nouvelle conscienceUn monde intérieur devient réel, c’est une loi qui se manifeste et qui nous surprend parce qu’il est invisible. Nous prenons conscience du lien intelligent qui nous unit à lui.

Nous avons le pouvoir et donc le devoir de nous libérer des mensonges de l’histoire qui encombrent nos consciences. C’est maintenant que nous devons le faire car si nous n’en avons pas le courage, ce sont nos enfants qui subiront ces mensonges. Cette période capitale que nous vivons, qu’en retiendra l’histoire ? Sans doute qu’entre les années 1980 et 2000, les sectes violaient les consciences et lavaient les cerveaux, qu’elles ont mis en péril la démocratie ! Je ne veux pas d’une histoire fausse dont j’ai dû moi-même me nourrir. Vivre sur un mensonge en croyant que c’est une vérité ne peut engendrer que désordre, guerre et souffrance. Ceux qui sont en quête d’eux-mêmes ne veulent pas vibrer du mensonge, ils deviennent lucides parce qu’ils travaillent et se sentent adombrés de forces supérieures. Et personne ne peut empêcher l’influence vibratoire d’atteindre son but.

G. PRODUCTIONS http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=93

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Lucie Bernier et Développement Personnel

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2013


Lucie Bernier et Développement Personnel dans TRANSFORMATION INTERIEURE images-61Visionnez un extrait du témoignage de Lucie Bernier présenté lors du grand télésommet du développement personnel sur http://sommet2013.alchymed.com

 Lucie Bernier est psychothérapeute, conférencière et animatrice d’ateliers de développement personnel. Après avoir terminé ses études en droit, elle a été agente de bord, puis directrice de vol auprès d’une compagnie aérienne canadienne pendant 22 ans. Parallèlement, elle a entamé en 1989, un processus de travail sur « Soi ». Elle a suivi plus de 2150 heures d’ateliers de développement personnel. Elle enseigne le Reiki, entre autres au Québec et au Nouveau-Brunswick. Elle a collaboré à la production du livre Best-Seller « Le grand dictionnaire des malaises et des maladies » tout comme elle a participé à la réalisation de la deuxième édition.

Lucie raconte son Point de bascule

Cette rencontre a transformé ma Vie, m’amenant à m’ouvrir à la spiritualité et au merveilleux monde des émotions. Le fait de travailler sur « Le Grand dictionnaire des malaises et maladies » avec Jacques Martel m’a permis d’intégrer encore davantage le fait que chaque malaise ou maladie provient d’émotions mal gérées, de situations dans ma vie où j’ai interprété un manque d’amour. Que mon corps me parle afin de m’aider à prendre conscience de ce qui se passe à l’intérieur de moi et me permet d’apporter les changements nécessaires dans ma Vie afin d’être plus heureuse. Ce fut tout un changement d’attitude! Au lieu de voir les gens comme des « victimes » sans pouvoir et laissés à « leur destin », je prenais conscience de tout leur potentiel et de toutes les possibilités qui s’offraient à eux! Moi y compris! 

Le développement personnel et le mieux-être pour tous. Pour vivre mieux et plus heureux !

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Ho’oponopono… Adressé à toutes les femmes

Posté par othoharmonie le 9 septembre 2013

Très Chères Femmes 

 » Je suis désolé, Pardonnez-moi, je vous remercie, je vous aime   » *

 

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Chères Femmes,

Nous sommes face à vous aujourd’hui en tant qu’hommes engagés à devenir plus conscient dans tous les sens du terme. Nous ressentons beaucoup d’amour, un grand respect, et un sens grandissant de la vénération pour les dons du féminin. Nous nous sentons aussi profondément désolés à propos, des actions destructives de l’inconscient masculin dans le passé, et le présent,

 nous voulons nous excuser et réparer ces actions aujourd’hui.

Afin que nous puissions aller de l’avant ensemble, vers une nouvelle ère de co-création. A mesure que je m’éveille, je deviens plus conscient du jeu, des énergies masculines et féminines. En moi, en vous, en toute vie. Je sais que nous avons tous accès au spectre complet de ces énergies. Je suis de plus en plus conscient des dimensions au-delà de toutes dualités. LIBRES ! Et ouvertes, comme le ciel. Je m’engage à incarner et développer un masculin qui nous honore et nous célèbre comme étant égaux.

Je sais qu’afin de vraiment vous honorer en tant que femme multi dimensionnelle, je dois rester pleinement présent à moi-même. Au milieu de tous les dons que j’ai à partager avec vous. Nous pouvons créer de grands miracles ensemble. En nous nourrissant mutuellement de façon consciente, en nous traitant mutuellement avec révérence et respect, et en vénérant la divinité qui s’exprime au travers des énergies masculines et féminines. En tant qu’hommes notre relation au féminin a souvent été inconsciente, je me sens désolé que les femme et l’énergie féminine aient été si longtemps subjuguées et opprimées.

A travers notre histoire, les hommes vous ont violées et abusées, brûlées au pilori, acheté et vendu vos corps pour le plaisir sexuel, bannies des instances religieuses et politiques, reléguées à……, forcées à vous cacher vos visages, et même vous

 amputer les organes du plaisir sexuel. Il se peut que je n’ai pas fait ces choses moi-même, mais je suis conscient des forces de la psyché inconsciente masculine. J’en suis effrayé… à dominer le féminin.

Nombre de ces hommes qui vous ont opprimées et abusées ne sont plus vivants. Parmi ceux qui vivent, beaucoup d’hommes pourront ne pas être capable de s’excuser parce qu’ils demeurent enchaînés dans une prison de colère, de peur et de honte. Au nom du genre masculin, je vous présente des excuses. Pour les actions inconscientes quand nous étions en colère, effrayé, et aux prises avec les forces destructrices de notre psyché.

Je choisis de ne plus contribuer avec ces forces, ni d’être dominé par elles dans ma vie. Je vous présente ces excuses dans l’espoir que nous puissions avoir un nouveau départ dans un esprit de co-création. Je reconnais que les religions durant les quelques milliers d’années passées ont été principalement fondées et propagées par les hommes. Nous avons souvent agis comme si nous détenions la vérité à propos de Dieu et de la Vie Spirituelle. Et tout ce que nous connaissons est une expression masculine de ces choses.

Le résultat est que nous avons supprimé de plus en plus les spiritualités basées sur le ressenti du coeur, qui relient et incluent. Je m’engage maintenant à honorer la spiritualité du féminin divin. J’honore votre profonde connexion à la Terre. En tant qu’Homme, notre relation à notre planète et ses ressources a souvent été motivée par la compétition, les possessions et la

 domination. Nous croyions injustement que l’expansion nous protégerait de l’invasion.

Et dans ce processus nous avons violé la Sainteté de la Terre, et dérangé ses rythmes naturels. Je m’engage à écouter ce sens de l’intuition que vous avez sur comment soigner notre planète et l’aider dans son développement. J’honore votre intuition et

 votre profonde capacité à ressentir. En tant qu’homme, nous avons souvent dévalué le ressenti et l’intuition, et favorisé les points de vue dominés par les informations et la logique.

Cette façon d’être semble avoir été nécessaire pour emmener l’humanité au-delà de l’animalité et de la superstition. Mais pendant ce processus, nous avons perdu une grande part du coeur de la vie. Je m’engage à respecter les arts du ressenti, de l’intuition et de la sagesse du coeur féminin.

Afin qu’ensemble nous puissions intégrer une vision mutuelle équilibrée de la Vie, qui inclut toutes sagesses. J’honore la beauté et l’intégrité de votre corps. Quand nous nous vénérons mutuellement à travers nos corps en conscience et avec dévotion, il n’y a pas de limites à l’amour que nous pouvons générer. Je me sens désolé que les hommes aient utilisé votre beauté comme une forme de commerce avec la prostitution et la pornographie.

Aux prises avec la luxure, nous avons souvent perdu la capacité de demander la grâce de l’intimité ou de prendre un nom pour une réponse. Je prends position contre toute forme de commercialisation forcée ou solitaire de la beauté des femmes, et je respecte le fait que votre corps vous appartienne. J’honore votre capacité à la résolution pacifique des conflits. Votre capacité à vous excuser, et de pardonner avec grâce.

Nous les hommes, nous nous sommes gaspillés dans des guerres interminables avec nos désaccords. Dans l’acte de défendre nos terre et de protéger nos familles. Nous sommes devenus addicts à la bataille elle-même. Par contraste, il est rare de trouver des femmes à l’origine d’une invasion ou une guerre. Je m’excuse de vous avoir entraînées dans ces guerres, et pour les viols, les meurtres, les coeurs brisés et les familles détruites qui ont résulté de ces guerres.

Nous accueillons votre sagesse pour créer un monde dans lequel nous pourrons nous entendre, sans recourir à la destruction. J’honore votre capacité d’être à l’écoute de votre corps et de ces besoins, de nourriture, de repos et de détente. Je célèbre votre capacité à faire attention à ce qui est ici, en cet instant même.

En tant qu’hommes, notre préoccupation envers les buts et les résultats a souvent relégué cela au second plan, nous rendant indisponibles pour une relation. Je sais que nous vous entraînons dans ce déséquilibre également, frustrant si souvent vos attentes de contact. Le temps pour une façon d’être évoluant vers le « centrage » est maintenant venu. J’accueille votre sagesse de maintenir l’équilibre de nos corps dans la façon dont nous nous rencontrons.

J‘honore votre sens de la compassion et de la justice. Dans notre système judiciaire les hommes ont dominé en tant que juges et police. Construit des prisons, et révéré le principe de la punition. Je veux vous accueillir pour travailler avec nous en transformant le coeur de notre système judiciaire. Je sais aussi que l’économie globale a été dominée par l’inconscient masculin, souvent vécu dans le sens du manque et de la cupidité. Le résultat est que beaucoup de gens se sont retrouvés pauvres et sans pouvoir.

Avec votre sens naturel pour nourrir et générer de l’abondance, je sais que nous pouvons travailler ensemble, pour créer une économie véritablement responsable et globale. En présentant nos excuses pour le mal que nous vous avons fait, je reconnais que moi-même et beaucoup de mes frères se sont aussi sentis blessés par leurs mères, leurs soeurs, leurs partenaires, et ex-partenaires.

Je vais prendre conscience du ressenti de toutes ces blessures en moi, puis je les laisserai partir. Je vous pardonne pour toutes les façons dont vous avez agit inconsciemment, et je me pardonne à moi-même et au sexe que je représente d’avoir dormi par faiblesse. A partir d’aujourd’hui et à l’avenir,

Je promets de traiter votre cœur comme le temple sacré qu’il est. Et je m’engage à honorer le féminin en vous et moi dans ma relation à toute Vie. Je sais qu’en oubliant le passé et en nous donnant la main dans le présent, nous pouvons créer une synergie authentique de nos forces.

Ensemble il n’y a rien que nous ne puissions faire. Ensemble nous pouvons faire des miracles. Des miracles, des miracles, des miracles, des miracles, des miracles 

*********************

  Ho’oponopono… Adressé à toutes les femmes dans L'Esprit  Guérisseur perle-pluie

Le poète a toujours raison… Qui voit plus haut que l’horizon… Et le futur est son royaume…Face à notre génération… Je déclare avec Aragon… La femme est l’avenir de l’homme… Entre l’ancien et le nouveau… Votre lutte à tous les niveaux… De la nôtre est indivisible… Dans les hommes qui font les lois… Si les uns chantent par ma voix… D’autres décrètent par la bible.

Le poète a toujours raison… Qui détruit l’ancienne oraison… L’image d’Eve et de la pomme… Face aux vieilles malédictions… Je déclare avec Aragon… La femme est l’avenir de l’homme… Pour accoucher sans la souffrance… Pour le contrôle des naissances… Il a fallu des millénaires… Si nous sortons du moyen âge… Vos siècles d’infini servage… Pèsent encore lourd sur la terre… Le poète a toujours raison… Qui annonce la floraison… D’autres amours en son royaume… Remet à l’endroit la chanson… Et déclare avec Aragon… La femme est l’avenir de l’homme…

Il faudra réapprendre à vivre… Ensemble écrire un nouveau livre… Redécouvrir tous les possibles… Chaque chose enfin partagée… Tout dans le couple va changer… D’une manière irréversible…

Le poète a toujours raison… Qui voit plus haut que l’horizon… Et le futur est son royaume… Face aux autres générations… Je déclare avec Aragon… La femme est l’avenir de l’homme 

* Ho’oponopono

 

vu sur http://www.lespacearcenciel.com

 

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Une nouvelle conscience

Posté par othoharmonie le 18 août 2013


17 raisons d’appeler à son émergence. Ils sont astrophysiciens, biologistes, psychiatres, philosophes, enseignants, artistes, maîtres zen ou pionniers de l’écologie. Tous estiment qu’il est temps d’évoluer vers une nouvelle conscience, de soi et du monde. L’INREES leur donne la parole dans le hors-série n°1 d’Inexploré.

Et si vous oubliez tout ce que vous pensiez savoir des lois qui régissent le vivant ? XVIIe siècle, Newton décrit le monde comme un ensemble d’objets mécaniques et délimités, Descartes réduit le réel à ce qui est observable et mesurable – l’homme y compris. Emerge alors en Occident la représentation d’un univers fragmenté, déterministe, quantifiable. Tout devient maîtrisable, exploitable, consommable.

Une nouvelle conscience dans Nouvelle conscience images-131Au nom de quoi faire voler en éclat ces conceptions ? De la science elle-même. Depuis cent ans, des physiciens lèvent le voile sur de nouvelles dimensions. Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : « Après avoir dominé la pensée occidentale pendant trois cents ans, la vision newtonienne a fait place à celle d’un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L’avènement de la physique quantique et de la théorie du chaos a introduit les principes d’incertitude, d’imprévisibilité, d’influence entre l’observateur et le réel observé. Les atomes forment un monde de potentialités ou de possibilités, plutôt que de choses et de faits. Des phénomènes de mécanique quantique ne peuvent se comprendre avec les références classiques. Pourquoi par exemple, quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui étaient associés, l’un continue de savoir ce que fait l’autre, sans aucune communication ? Cela pose problème si on suppose que la réalité est morcelée et localisée sur chacune des particules. Le paradoxe n’a plus cours si on admet que les deux photons font partie d’une réalité globale, quelle que soit la distance qui les sépare. Ils sont interdépendants : chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. »

La réalité de cette nouvelle physique est multidimensionnelle, son univers constitué de matière, de flux d’énergie et d’information. Et si c’était le cas à tous les niveaux du vivant ? 

En biologie du cerveau, par exemple. Jean Becchio, médecin généraliste, président de l’Association française d’hypnose : « Dans les années 50-60, on pensait tout connaître du cerveau. Quarante ans plus tard, on est perdu ! La matière grise n’est plus considérée comme aussi primordiale : elle ne serait que le récepteur d’informations captées depuis l’extérieur, puis envoyées dans la substance blanche, où elles rencontrent d’autres informations issues du monde intérieur, de la mémoire, des émotions, des apprentissages… On vient aussi de trouver qu’il y a des neurones miroirs partout dans le cerveau, qui jouent un rôle important dans les phénomènes de sympathie, d’empathie et de compassion. Cette découverte fait évoluer la conception très robotique de l’humain ; il est d’abord un être relié aux autres. Le cerveau n’est plus étudié comme une boîte isolée, mais dans sa relation avec son entourage. »

Autre découverte de taille : le cerveau ne produirait pas la conscience. Pim Van Lommel, cardiologue, spécialiste des expériences de mort imminente : « Dans l’étude que j’ai menée sur des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque, 18% rapportent une expérience d’expansion de conscience au moment où ils étaient en mort cérébrale. Ils ont perçu leur réanimation, peuvent avoir vu des souvenirs de leur vie entière, interagi avec des proches décédés… Des millions de gens dans le monde ont vécu ces phénomènes – 9 millions aux USA, 20 millions en Europe. Notre étude (la plus importante à ce jour) met en échec les explications matérialistes – manque d’oxygène, hallucinations, rêves, etc. Elle prouve que le cerveau ne crée pas la conscience ; il n’est que le catalyseur qui rend possible son expérience – comme le poste de télévision n’est qu’une interface pour accéder aux émissions. La véritable conscience est non locale, plus vaste que ce que nous percevons dans la vie quotidienne, et capable de survivre au corps physique. » 

Il existerait donc une conscience supérieure à la conscience ordinaire… Une hypothèse en voie de validation scientifique. Roger Nelson, directeur du Global Consciousness Project, chercheur en parapsychologie à l’Université de Princeton : « Nos expérimentations ont montré que les gens étaient capables, par la pensée, d’influer sur le contenu d’une séquence de nombres aléatoire. L’effet est ténu, pas suffisant pour ouvrir une porte de garage à distance, mais assez pour comprendre que l’esprit n’est pas confiné à la boîte crânienne et peut entrer en relation directe avec différents aspects du monde. Nos capteurs détectent aussi un changement lorsque les gens se retrouvent en communion, à l’occasion d’un événement fort. L’interaction des consciences individuelles induit un échange d’information et la création d’une cohérence de champ, qui n’existait pas auparavant, qu’on appelle la conscience de groupe. Nous avons plus de 400 enregistrements de ce type ; à partir de ce seuil, les critères scientifiques admettent la réalité d’un phénomène. »

Il serait même possible, par cette conscience non locale, d’accéder à des informations affranchies de l’espace et du temps. Stephan A. Schwartz, chercheur principal sur le cerveau, l’esprit et la guérison à l’Institut Samueli (USA) : « Les expériences que nous avons menées prouvent, protocoles scientifiques et données statistiques à l’appui, que nous avons la capacité de décrire des choses, des lieux ou des gens éloignés, comme s’ils étaient sous nos yeux. Nous pouvons également décrire un événement qui ne s’est pas encore produit. Les données recueillies sont de deux types : des impressions de sens – par le goût, le toucher, les odeurs – et une impression de connaissance : je ne sais pas comment, mais je sais que c’est vrai. Il n’y a rien de surnaturel là-dedans : vous vous ouvrez simplement à cette part non locale de votre conscience qui n’est pas limitée par le temps et l’espace. Cette compétence se développe, à condition d’en avoir la volonté. L’intention est un point clé. »

De quoi chambouler profondément nos visions du monde et de nous-mêmes. Comme l’ont pressenti nombre de sagesses traditionnelles, notre identité profonde ne serait pas nos corps ni nos esprits individuels, mais cette conscience connectée à un grand tout. Lynne McTaggart, journaliste scientifique : « Lorsque les particules subatomiques conversent, elles échangent de l’énergie. Quand vous multipliez cette infime quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l’univers, vous obtenez une incroyable quantité d’énergie dans un espace vide. Ce champ permet de comprendre qu’il n’y aurait pas des objets séparés, mais un lien, c’est-à-dire une connexion si intriquée, si essentielle et si profonde qu’il est impossible de dire où une chose s’arrête et où l’autre commence. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. C’est un processus coopératif, qui doit nous inciter à dépasser la polarisation terrible que nous observons aujourd’hui, et vivre selon une image plus organique et plus holistique. » 

Sortir du sentiment de maîtrise absolue, retrouver le sens de la globalité, de l’humilité et des responsabilités…
Dans le rapport à soi, d’abord, la manière dont on s’envisage et dont on se soigne. Thierry Janssen, médecin psychothérapeute : « En parallèle d’une médecine de plus en plus technologique, émerge un paradigme de santé issu de cultures traditionnelles, qui insistent davantage sur la prévention et, lorsqu’il s’agit de soigner, le font de manière globale, en ne réduisant pas la personne à un corps-machine. Il me paraît absolument pertinent de considérer l’humain comme un être indivisible, dont les pensées influencent le fonctionnement biologique et dont le fonctionnement biologique influence la pensée, sans tomber dans l’idée que toutes les pathologies sont causées par des conflits psychologiques et que la résolution de ceux-ci suffiraient à guérir. Dans une perspective intégrative, l’idéal serait de soigner les patients avec empathie, en développant des relations de respect, en les considérant comme des individus multidimensionnels, tout en profitant des merveilleux outils que la technologie nous offre. » 

Evolution, aussi, dans notre rapport aux autres, ce que l’on inculque et ce que l’on transmet. Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, à l’initiative du Printemps de l’éducation : « Aujourd’hui, l’école est source d’inégalités car basée sur la compétition et non sur la coopération. Elle ne table pas sur l’échange et le partage des connaissances, mais sur un rapport autoritaire, qui n’autorise pas les enfants (et ils ne se l’autorisent pas eux-mêmes) à devenir auteurs de leurs propres vies. Notre époque n’a plus besoin des petits soldats de l’ère industrielle. Lorsque l’enseignant se positionne avec ouverture, en tant que guide et accompagnant, cela change totalement la donne. L’éducation intégrale, fondée sur le libre progrès de l’enfant, dans un cadre bienveillant, part du principe qu’il existe chez l’enfant une connaissance quasi-innée. Si on lui fait confiance, il sait très vite où il doit aller. Il faut stimuler le questionnement, les éveiller à leurs propres réponses. Y compris en matière existentielle, une dimension qui existe bel et bien chez les enfants. » 

Autres aspect fondamental : notre rapport à la nature. Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris : « Au lieu de prendre conscience de la beauté infinie de la planète et de considérer la Terre comme une oasis perdue dans un désert sidéral dont nous sommes totalement dépendants, nous continuons de la sinistrer, en agissant comme si ses ressources étaient inépuisables, comme si nous pouvions nous affranchir de cette nature que nous appelons “environnement”, comme si nous n’en faisions pas partie. Si des extraterrestres nous observaient, ils concluraient que nous avons des aptitudes mais que nous sommes inintelligents ! Tant que nous ne modifierons pas notre regard, nous serons dans cette dichotomie, dans ce dualisme totalement artificiel. A partir du moment où je suis à l’école de la nature, je ne cherche plus à m’imposer à elle, à la dominer ni à l’empoisonner, je suis à son écoute, j’observe son processus et je le respecte. Etymologiquement, humus, humanité, humilité, c’est la même chose. »

Jusqu’à notre rapport à l’univers, en prenant la mesure que nous n’en sommes qu’un des composants. Morvan Salez, chercheur en astrophysique : « Grâce à l’amélioration de la technologie, on trouve de plus en plus de systèmes planétaires très semblables au nôtre. Environ 780 exoplanètes ont été détectées de manière certaine, plus de 2000 sont en attente de confirmation. Les très importants progrès effectués dans la compréhension de notre propre écosystème ont aussi permis de découvrir que les bactéries sont absolument partout, dans des régions où l’on pensait que c’était impossible. Pour arriver à la biosphère actuelle à partir de molécules organiques inertes, il a fallu des mécanismes incroyablement subtils. Face à ce constat, on peut considérer que les paramètres de l’univers sont tels que si on laisse le temps agir à partir de bons ingrédients de départ, des formes de vie sont vouées à apparaître, peut-être très différentes de la nôtre. Nous dire que nous ne sommes pas seuls, c’est un électrochoc, qui peut remodeler en profondeur notre conception de nous-mêmes et de notre place au sein du cosmos. »

Cette évolution n’est pas un luxe : si on ne change rien, la planète court à sa perte, et nous avec. La crise actuelle n’est-elle pas révélatrice d’un besoin criant de retrouver un supplément d’âme, un sens et une cohérence ? Frédéric Lenoir, philosophe : « Les derniers grands succès de la littérature et du cinéma, tels que l’Alchimiste, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Avatar, réhabilitent les mythes, la magie, l’imaginaire. Preuve qu’on crève dans un rationalisme desséchant et que les gens ont besoin de rêver, de se relier au monde à travers des symboles, des archétypes. L’âme n’a pas suivi la croissance du corps matériel de l’humanité. Pourquoi ? Parce que nous ne la cultivons pas. On a aujourd’hui de plus en plus d’outils qui nous permettent de comprendre, de discerner, mais on ne sait pas bien s’en servir. Nous avons besoin de rééquilibrer notre cerveau. De plus en plus d’individus sont en quête d’une expérience intérieure qui touche leur cœur, leur vie. Ils sont à la recherche d’un éveil, d’un changement de conscience. Je crois que l’existence a un sens et que chacun peut le trouver, s’il le veut. » 

Pas seulement en acceptant un nouveau paradigme scientifique – qui ne serait alors qu’une idéologie de plus. Au-delà des théories, certaines expériences sensibles ouvrent sur une perception, intime, d’un autre réel : une musique que l’on écoute, un film que l’on regarde, une poésie que l’on lit, un paysage que l’on contemple… Jean François Clervoy, astronaute : « La Terre vue de l’espace, c’est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. Et on s’aperçoit que la couche d’atmosphère est fine comme du papier à cigarettes ; notre vie ne tient qu’à ce filet ! Tous les astronautes reviennent des vols spatiaux bien plus sensibles au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées. L’espace enrichit : sur le plan sensoriel, émotionnel, spirituel, existentiel. Quand on voit la beauté de l’univers, on se demande pourquoi c’est aussi beau, pourquoi on est si ému. Lorsqu’on regarde la Terre par le hublot, en apesanteur, on oublie qu’on a un corps, on a l’impression qu’on est simplement une conscience qui flotte, qui a le pouvoir de voir. Je crois que l’univers n’est pas limité à la matière, aux couleurs que je vois, aux émotions que je perçois. Il y a quelque chose de supérieur. »

Un quelque chose qu’il est possible d’explorer en lâchant la raison individuelle – et les postures sociales – pour laisser vibrer cette justesse d’intuition qui sommeille en nous. Jan Kounen, cinéaste : « Créer est un processus très intuitif. Tout à coup, une histoire résonne en moi et ne me quitte plus. Cette intuition compte beaucoup dans mes choix. Avant de prendre une décision, je surveille les signaux qui m’indiquent, physiquement et psychiquement, que je ne suis pas dans la peur, dans la détresse artistique. Sinon, la décision restera liée à l’énergie qui l’a fait naître. La pensée est créatrice, elle est liée à un monde énergétique que l’on nourrit, et qui nous alimente en retour. Je pense qu’il existe à l’intérieur de nous une intelligence plus efficace que notre seule intelligence mentale, laquelle est limitée par notre culture, notre vocabulaire, nos modèles, etc. Dans le monde indigène, l’imaginaire est un outil, qui permet d’accéder à des réalités différentes, qui toutes peuvent donner des informations importantes. »

Y compris en psychothérapie, où de nouvelles méthodes explorent l’invisible, au-delà de l’ego. Olivier Chambon, psychiatre : « Focusing, cohérence cardiaque, hypnose, TIPI… Ces techniques travaillent sur le monde de l’âme, du rêve, de l’imaginal, qui amène des compréhensions dépassant les connaissances habituelles. Lorsque la conscience est attirée vers l’ego, celui-ci la rétrécit, la ratatine et la conditionne. C’est en allant chercher des choses extérieures à lui qu’on permet à l’ego de trouver des voies de transformation qu’il ne trouve pas en lui-même. On apprend à faire attention à des choses inconnues, irrationnelles, éphémères, imprévues, incontrôlées. En voyage chamanique sous hypnose ou en EMDR, on accède à des parties du soi oubliées, des souvenirs qu’on ignorait avoir, des énergies nouvelles, ainsi qu’à un espace de pardon, de compréhension et de confiance, où l’on peut se voir et voir les autres sans juger ni blâmer. On obtient alors un rééquilibrage à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel. » 

higgs-event dans PenserieMais la prise de conscience ne suffit pas. Elle doit se cultiver au quotidien. Thich Nhat Hanh, maître zen : « Pour que la paix, la joie de vivre, l’amour et l’espoir puissent émerger, il faut prendre soin de l’instant présent, être conscient d’être vivant, qu’on est en train de marcher sur la planète Terre, d’entrer en contact avec les merveilles de la vie. Cela s’acquiert par une pleine conscience nourrie à chaque instant, de la concentration sur le présent, et une bonne gestion de ce moment. Réorganiser sa vie quotidienne, sa manière de travailler, de manger, de dormir, de respirer… Etre capable de préserver la paix, la compréhension et la compassion dans n’importe quelle situation, est une pratique spirituelle. Une fois qu’on est habité par cette vision juste, on existe en tant qu’être véritable, solide, libre et joyeux, et on peut avoir une influence sur le monde. Il n’y a pas de cloison étanche entre le soi et le non-soi. Chaque énergie que vous émettez en termes de pensée, de parole et d’acte, a un effet sur tout le cosmos. » 

Exemple très concret avec la MBSR, une méthode de réduction du stress par la pleine conscience, implantée dans 550 hôpitaux aux Etats-Unis (et 200 ailleurs dans le monde). Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, concepteur du programme : « Le MBSR met de l’énergie sous forme d’attention dans ce qui va en nous, plutôt que dans ce qui ne va pas. Le patient devient acteur de sa santé, en entrant en contact avec le paysage de son être. En habitant le moment présent, qu’il soit plaisant ou non, sans rien prendre personnellement, sans créer une narration sur sa douleur, on finit par voir les idées et les opinions pour ce qu’elles sont : des habitudes de l’esprit, qui ne sont pas la vérité. Je ne suis pas ma douleur, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mon cancer. Sans médicament ni chirurgie, juste avec la pleine conscience cultivée comme un muscle, la MBSR permet de réduire durablement les symptômes. Ce type de pratique change non seulement l’activité cérébrale, mais la structure du cerveau. Et il n’est pas le seul à être plastique : vos chromosomes, vos cellules, tout en vous est capable de changer en fonction de la façon dont vous mangez, dont vous aimez, dont vous faites de l’exercice, du temps que vous prenez pour le calme et l’attention méditative. »

Direction le pays des Bisounours et de l’amour rose bonbon ? Non. Le but n’est pas de vivre perché bien au chaud sur un petit nuage, mais au contraire de trouver en soi la lucidité et la force de cerner la réalité sous toutes ces facettes, même les plus sombres, et passer à l’action contre tout ce qui nous désincarne, faute de sens et d’âme. Fabrice Midal, fondateur de l’Ecole occidentale de méditation : « On n’a jamais rendu les hommes heureux en les gavant de sucreries ! Seule la vérité apaise réellement le cœur humain. Si nous ne l’affrontons pas, nous ferons de la spiritualité un rêve de plus. Impossible de s’asseoir et de méditer un moment sans rencontrer la souffrance. Mais à mesure qu’on s’y engage, la conscience s’ouvre et devient assez vaste pour soutenir les défis et les difficultés. L’important n’est pas d’avoir les solutions toutes faites, mais d’ouvrir notre champ de vision et notre capacité à faire face. La spiritualité doit chercher à comprendre le pire, afin de trouver des manières justes d’y répondre. La méditation donne le courage de revenir à l’essentiel. Elle montre un autre rapport à tout, fondé sur l’attention et la bienveillance. Partout où il y a l’être humain, il y a la possibilité d’un acte gratuit qu’on ne peut commander, instrumentaliser ni pronostiquer. C’est cela qu’il nous faut reconnaître, préserver et cultiver. »

parution : http://www.inrees.com/articles

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entre rêves et réalités

Posté par othoharmonie le 5 août 2013

Paralysie du sommeil  

entre rêves et réalités dans Rêves images16

Imaginez que vous vous réveilliez, le corps bloqué, le souffle oppressé, la conscience inondée de perceptions étranges – dont celle d’une présence immatérielle à vos côtés. Plus courante qu’il n’y paraît, l’expérience a un nom: paralysie du sommeil. A quoi tient-elle ? Que faut-il en penser ? Que faire pour la dompter ?

« J’étais étudiant, raconte David Hufford, professeur au Penn State College of Medecine (USA). Epuisé par un bachotage intense, je m’étais couché tôt. Une heure plus tard, je me réveille ; j’entends un bruit de porte et des pas étouffés. Bizarre : j’avais fermé à clé. J’essaye de bouger, de crier. Impossible. Je commence à paniquer. Soudain, je sens une forte pression sur ma poitrine, quelque chose enserrer mon cou. Je n’arrive plus à respirer, je me dis que je vais y passer ! Puis mes muscles finissent par réagir, je saute du lit et m’enfuis. »

L’histoire paraît abracadabrante. Elle concerne pourtant, au moins une fois dans leur vie, 30 à 40% des gens.« Rien ne me préparait à ce type d’expérience, commente David Hufford. J’étais jeune, en bonne santé, ne consommais aucune substance. Je n’étais pas non plus particulièrement croyant, m’apprêtant plutôt à devenir un bon matérialiste. »

Entre rêve et réalité

Déstabilisants, parfois source d’angoisse, ces épisodes, isolés ou récurrents, sont connus de la science sous le terme de « paralysies du sommeil ». Premier point important, le blocage de l’activité musculaire est parfaitement normal pendant le sommeil : il évite qu’on vive physiquement ses rêves. Le trouble survient quand, par une sorte de mauvais timing, cette inhibition s’invite à un moment où la conscience n’est pas totalement endormie. Piégé entre sommeil et éveil, le cerveau perçoit un état qu’il n’est pas censé distinguer. « Ce processus biochimique est parfaitement compris, confirme David Hufford. Il explique l’impossibilité de bouger le corps, ainsi que la sensation de pression sur la poitrine et de manque d’oxygénation, liée au blocage involontaire des muscles respiratoires », sous l’effet de la panique.

Permet-il aussi d’expliquer les autres sensations ? Là-dessus, les scientifiques sont plus circonspects. « 80% des personnes ayant vécu une paralysie du sommeil témoignent de perceptions extraordinaires », rappelle David Hufford. Auditives, comme « des souffles, des voix, de la musique, des grincements ». Visuelles, via souvent la distinction d’une présence, sous la forme d’une ombre, d’un halo ou d’une masse sombre. « Certains disent la voir nettement, d’autres plutôt percevoir où elle est, où elle va, quelles sont ses intentions », précise David Hufford. D’autres impressions, encore, peuvent être évoquées : « J’ai vécu une dizaine de paralysies du sommeil lorsque j’étais étudiante, témoigne Patricia Serin, psychologue clinicienne.J’avais l’impression qu’une ombre s’approchait de moi jusqu’à me fixer puis m’attaquer. Parfois, en pleine agression, un bourdonnement m’enveloppait, je me sentais sortir de mon corps pour m’éloigner de cette violente intrusion. J’atterrissais une fois l’entité partie, avant de plonger d’épuisement dans un sommeil profond. » 

Pour Allan Cheyne, professeur de psychologie à l’Université de Waterloo (Canada), qui a étudié plus de neuf mille cas, ces perceptions s’apparentent biologiquement aux rêves. « Cheyne explique que deux mécanismes cérébraux interdépendants gèrent notre sommeil, décrypte Patricia Serin. L’un nous permet de nous réveiller, l’autre de nous maintenir en état de rêve. Lorsqu’ils ne fonctionnent pas correctement, le premier n’inhibe plus le second, et l’on se réveille sans cesser de rêver. » Mis en alerte brusquement, inquiet de sentir le corps paralysé et la respiration oppressée, le cerveau nourrirait l’activité onirique d’images internes, représentatives de nos peurs.

Mais alors, comment se fait-il que les visions induites par les paralysies du sommeil convergent tellement ? Les rêves, eux, varient énormément d’un individu à l’autre !

Selon David Hufford, qui a étudié le sujet pendant trente ans, dans plus de douze pays, ces similitudes ne peuvent être le fruit d’une influence culturelle. « Les témoignages concordent partout dans le monde, à toutes les époques », rappelle-t-il. Au point que la paralysie du sommeil se retrouve dans les folklores d’Orient et d’Occident, sous forme d’une vieille sorcière en Amérique du Nord, d’un démon mâle ou femelle en Europe du Sud, d’une kanashibari au Japon, d’un djinn au Maroc, d’un elfe en Europe du Nord… « Aujourd’hui, ces légendes sont aux oubliettes, mais des gens continuent de vivre ce type d’expérience. Elles ne sont donc pas le fruit de croyances. »

Ni de troubles neurologiques. Car si certaines prédispositions favoriseraient le déclenchement de la paralysie du sommeil, « aucun processus physiologique connu n’est capable de produire des contenus hallucinatoires aussi complexes »

Autre hic : l’expérience est bien réelle. Tous ceux qui la vivent disent s’être sentis aussi lucides qu’en état de veille. Et tous s’en souviennent parfaitement le lendemain – ce qui n’est pas le cas des rêves. « Les travaux de l’anthropologue Michael Winkelman suggèrent que les humains sont câblés pour voir des esprits, indique Ryan Hurd, auteur d’un guide sur la paralysie du sommeil. Nul ne sait s’ils sont des représentations mentales, symboliques, fomentées par notre inconscient pour nous passer un message, ou s’ils ont une existence propre, extérieure à nous. Mais le vécu, lui, est authentique. » Alors de quoi s’agit-il ? « Etat modifié de conscience », répond David Hufford, comme ceux qu’on atteint parfois volontairement par l’hypnose, la transe, les psychotropes ou la méditation intense. « On ne dispose pas d’une cartographie précise de ces états, mais on sait qu’ils existent. » Dans ces moments, le cerveau serait capable de capter d‘autres champs vibratoires et de percevoir d’autres dimensions du monde, différentes à la fois de l’univers du rêve et de la réalité matérielle ordinaire. 

Moteur de ce processus : une certaine sensibilité. Innée chez certains, elle peut émerger chez d’autres dans ces moments où la vie nous submerge, où une brèche se crée dans nos systèmes de défense habituels : suractivité physique ou intellectuelle, horaires chaotiques, retard de sommeil, anxiété, mort d’un proche, naissance d’un enfant, passage à l’âge adulte, crise de la cinquantaine, problème professionnel, difficultés socio-économiques, changement d’environnement… « J’ai remarqué que ça m’arrivait surtout lorsque j’étais stressée ou fatiguée », note ainsi Leila, victime de paralysies de sommeil depuis trois ans.

Jusqu’à révéler, parfois, des malaises plus profonds. « Les troubles post-traumatiques peuvent promouvoir la paralysie du sommeil », indique le psychiatre Devon Hinton dans un article de Sciences News – par exemple chez les victimes d’abus sexuels ou les rescapés d’actes violents. « En plongeant dans l’inconscient, la psychanalyse peut proposer des explications à des paralysies du sommeil régulières, telles qu’un refoulement, un déni, une phobie, une tendance à l’hystérie, la paranoïa ou la dépression », ajoute Patricia Serin.

Voie de transformation

Si ça vous arrive, pas de panique. « Vous n’êtes ni fous, ni maudits ! rassure Hufford. Par méconnaissance, beaucoup de psychiatres, devant de tels symptômes, concluent à un épisode psychotique. Savoir que la paralysie du sommeil est courante, qu’elle peut arriver à n’importe qui, l’inscrit dans une normalité. »

Qu’on soit convaincu d’être harcelé par des esprits ou qu’on jette sur l’expérience un regard très rationnel, l’important est d’abord de retrouver confiance dans sa capacité à surmonter le trouble. Puis d’envisager la paralysie du sommeil comme la manifestation d’un déséquilibre, une invitation (certes musclée) à l’identifier et tenter de le résoudre. « Le poète Robert Bly décrit ces ombres comme tout ce qu’on évite de regarder en face, tels un trait de caractère, une histoire personnelle ou collective, une situation difficile, commente Ryan Hurd. Ces visions ne s’invitent pas dans nos nuits pour nous faire peur, mais pour être entendues. »

Jusqu’à en faire, pourquoi pas, une opportunité de transformation personnelle. « Les paralysies du sommeil sont perturbantes mais pas dangereuses, témoigne Jean-Christophe Terrillon, professeur au Japan Advanced Institute of Science and Technology. A moins d’être cardiaque au point de succomber à la panique, elles sont sans conséquence physiologique. Explorer la peur qu’elles suscitent conduit à un changement psychologique radical, d’un état défensif à une attitude courageuse d’observation et d’apprentissage. » Ce que Patricia Serin appelle « une voie d’accomplissement de soi », dont il faut « apprendre à utiliser les ressources pour se transcender ».

OK, mais comment ? « Sur le moment, le premier réflexe, qu’on soit religieux ou non, est souvent de prier », observe David Hufford. Sous une forme ou une autre, concentrer son esprit sur des choses positives et rassurantes semble assurément une première clé. Dieu, le Dalai Lama, votre mère, votre copain, peu importe ! « Vous pouvez aussi imaginer un cercle d’amour tout autour de vous, propose Ryan Hurd. Ça semble ridicule, mais ça marche. »

Le plus important : se calmer. « Qu’on pense rêver ou être éveillé, il s’agit d’admettre qu’on vit une paralysie du sommeil, qu’on va s’en sortir, recommande Patricia Serin. La peur active dans notre cerveau deux types de réaction : se battre ou fuir. Impossible dans une paralysie du sommeil, puisque le corps est bloqué ! On passe alors en mode terreur. » Pour l’évacuer, il faut « reprendre aussi tranquillement que possible la maîtrise de sa respiration, en l’amplifiant et en la ralentissant », visualiser une partie précise de son corps – comme le bout de ses doigts ou de ses orteils – puis essayer de les faire bouger. Et, si l’on estime être attaqué par une entité, « s’affirmer face à l’intrus, en exigeant qu’il parte et ne nous dérange plus », préconise Patricia Serin. « Dans cette expérience, nous ne sommes pas des victimes passives, estime aussi Ryan Hurd. Le corps est bloqué, mais le reste est modelé par nos peurs et nos pensées. Si le visiteur se fait insistant, demandez-lui ce qu’il veut, comment vous pouvez l’aider. Face à cette présence, soyez curieux, ouvert mais ferme. Si vous êtes dans l’acceptation et la confiance, l’expérience se métamorphosera. La nature reflète le visage que l’on tourne vers elle. »

Une fois la crise passée, pour éviter qu’elle recommence dans la foulée, David Hufford conseille d’allumer la lumière, « se lever, boire un verre d’eau », voire faire quelques exercices avant d’aller se recoucher, « mais pas sur le dos ! Les trois-quarts des paralysies du sommeil surviennent quand on dort dans cette position ».

Patricia Serin, elle, recommande de noter sur un carnet les détails de l’expérience, les émotions ressenties, le contenu de la journée précédente, afin de mieux l’apprivoiser. « Seul ou avec un psy, on peut ensuite associer avec d’autres vécus, des souvenirs, des traumatismes. Le fait de pouvoir en parler représente déjà un grand soutien. » Au-delà, pour tous les spécialistes, les paralysies du sommeil régulières doivent inviter à repenser son mode de vie. Exit les drogues, l’alcool et les excitants. Exit les pics de stress, les nuits trop courtes, les retards de sommeil accumulés. Exit les activités stimulantes avant d’aller se coucher. Au programme : régime alimentaire équilibré, chambre paisible et fraîche, volets formés (la lumière favorise le phénomène), soirées calmes, activités permettant de se poser, de se reconnecter à son intériorité, d’exprimer sa créativité… 

Certains affirment même devenir suffisamment sereins et ancrés face à l’expérience pour en faire un tremplin vers d’autres dimensions. « Leur terreur initiale se transforme progressivement en excitation ou en ravissement », confirme Allan Cheyne, notamment lorsque la paralysie du sommeil ouvre vers un rêve lucide ou une sortie hors du corps (maîtrisée)…

Autant d’états modifiés de conscience qui « questionnent deux siècles de postulats sur le nature non-empirique et non-rationnelle de la spiritualité », conclut David Hufford. 

Plus de conseils pratiques autour du sujet

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11 Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2013

Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

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Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »

Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy

Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »

Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.

Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.

Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.

Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 

Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.

Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.

Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.

Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…

Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.

Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment de Kitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 
Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.

« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

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Peut-on changer ce monde ?

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2013


Peut-on changer ce monde ? dans En 2012-2013 et après 2016 phareAllons-nous laisser mourir ce monde sans rien tenter ? L’urgence ne peut plus être ignorée. Et une mutation intérieure est possible, pour préparer et permettre les changements possibles pour l’extérieur. C’est ce qu’affirment les personnalités qui ont signé ce texte d’appel, au premier rang desquels le maître zen Thich Nhat Hanh.

Nous sommes un certain nombre à penser que les valeurs fondatrices de nos civilisations sont cycliquement remises en cause.
Nous savons que les idéaux qui accompagnent les grandes épopées humaines ont besoin de se renouveler pour s’adapter à l’esprit des Temps et aux besoins des générations qui se succèdent sur la Terre.
L’humanité est-elle prête à accueillir une transformation de la conscience aussi radicale et profonde que celle qui lui permettrait de s’ouvrir à la splendeur du monde, à la manière d’un bourgeon qui explose au printemps pour faire apparaître la lumière de la fleur, prémisse de l’accomplissement du fruit ?
« …L’éventualité d’une telle transformation constitue l’essentiel du message des enseignements des grands sages de l’histoire humaine :
Bouddha, Jésus et d’autres figures emblématiques sont les premières fleurs de l’humanité.
Ce sont les précurseurs des fleurs précoces, rares et précieuses et leurs messages respectifs ont été largement incompris et souvent déformés, car une floraison généralisée n’était pas encore possible à leur époque… »
 (Eckhart Tolle)

L’humanité est-elle prête aujourd’hui, plus qu’elle ne l’était hier, à ce formidable changement intérieur qui prédispose à tous les changements possibles pour l’extérieur ?
Nous sommes une « grande minorité » à le croire et à le démontrer.
Toutes les résistances populaires des indignés face à l’imposture de la sphère financière, les innovations sociales en cours et les manifestations de la société civile pour instituer davantage de justice, davantage de solidarité, davantage de partage et de fraternité ne sont-elles pas les signes avant-coureurs de la mutation attendue ?
Toutes les initiatives citoyennes : « Resto du coeur », jardins de cocagne, économie solidaire, commerce équitable, AMAP (association pour le maintien des agricultures paysannes), Terres de Lien, Médecins sans frontières et combien d’autres mouvements bénévoles de protection de l’environnement et d’actions caritatives, n’en sont-elles pas les manifestations exemplaires ?
Elles suscitent l’adhésion spontanée et désintéressée de tant de jeunes aujourd’hui, parce qu’il sont plus préoccupés d’entraide, de solidarité et de coopération que de carrières, de compétitions ou de profits stériles…
Tous ces indicateurs du changement sont sous nos yeux, aussi incontournables et irrépressibles que la métamorphose de la chenille en papillon.
Le best-seller du Vénérable Thich Nhat Hanh, « Ce monde est tout ce que nous avons » est une invitation à relier l’écologie et la spiritualité, comme deux notions indissociables de l’énergie du « Sacré ».
Nous devons changer ce monde : nous changer nous-mêmes pour le rendre plus juste, plus sûr et plus durable pour les multiples espèces qui en ont besoin avec nous… et après nous, et surtout ne pas laisser faire l’insupportable discrimination économique et sociale qui dégrade la personne humaine et qui compromet toute possibilité de vivre en paix sur cette terre.

N’est-ce pas le plus beau et le plus grand des enjeux que nous pouvons relayer sur la terre entière avec les modes de communications modernes dont nous disposons afin de susciter cet immense élan vers un idéal commun :v Protéger la vie et les ressources sur cette belle et unique planète en commençant par célébrer en nous les valeurs sacrées de la spiritualité et de la pleine conscience.
C’est le programme du Rendez-vous des 15 et 16 septembre prochain à l’Espace de la Grande Arche à Paris La Défense autour de l’engagement « pour une éthique globale », en faveur des principes d’équité et de non-violence.
N’éludons pas nos responsabilités individuelles et collectives dans la situation de ce monde en surgissement.
Apprenons à vivre ensemble et à incarner ce message de paix pour entrer dans la liberté.

Co-signataires :
– Docteur Christophe André , médecin psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, écrivain
– Philippe Desbrosses Agriculteur – Docteur en Sciences de l’Environnement, co-fondateur d’Intelligence Verte et des principaux mouvements d’Agriculture Biologique.
– Marc Luyckx Ghisi , théologien, mathématicien, philosophe, ancien conseiller spécial à la présidence de la Commission Européenne.
– Edgar Morin, sociologue, philosophe, auteur de nombreux ouvrages de référence.
– Docteur Hanh Nguyen Ngoc, médecin acupuncteur, enseignante du Dharma, présidente de l’association « Pour les Enfants du Vietnam ».
– Jean-Marie Pelt , botaniste, agrégé de pharmacie, écrivain, homme de radio.
– Patrick Viveret, philosophe, magistrat honoraire à la Cour des Comptes de Paris.
– Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe, essayiste auteur de « la sobriété heureuse ».

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Nos pieds sont reliés à notre tête

Posté par othoharmonie le 19 juillet 2013

 

Nos pieds sont reliés à notre tête dans Etat d'être image-m-300x188Nos pieds sont reliés à notre tête ! Si nous existons « là-haut », dans notre cerveau, nos pensées, nos rêves, c’est parce que nous avons des pieds. Tout comme l’arbre ne pourrait avoir de branches ni de feuilles s’il n’avait de racines. D’où que nous partions (d’une histoire difficile, au flux vital étranglé, ou d’une histoire privilégiée, débordante de créativité), si nous voulons changer, avancer, évoluer, cela passe forcément par une traversée de notre corps entier, des pieds à la tête. Notre verticalité s’inscrit dans cette double dimension : le bassin, qui est une plongée vers le sol, la colonne, qui est un élancement vers le ciel. Qui veut pouvoir s’élever vers le ciel, doit forcément savoir descendre vers la terre. Et c’est notre vie durant que nous devons travailler dans cette double direction. On ne tire pas sur les fleurs pour les faire pousser. Il faut prendre le temps de la prise de conscience de cette plongée dans le sol.

Notre histoire nous traverse. Notre évolution aussi. Et le chemin le plus simple pour le comprendre, c’est de respirer en conscience, parce que notre respiration, elle aussi, nous traverse de part en part. Tout est relié dans notre corps. Même nos pensées les plus abstraites sont corporelles. La moindre de vos pensées provoque un mouvement imperceptible. S’en rendre compte est une part essentielle de notre verticalisation. La parole est corporelle. Sans larynx, nous ne pouvons plus parler. Les sens - sentir, écouter, boire, manger, toucher, aimer -, sont bien sûr corporels. Et la spiritualité, elle aussi, est d’abord d’ordre corporel. Quelle relation ai-je avec l’autre ? Que puis-je donner de moi ? C’est de la verticalité pure, et cela englobe en fait toute la personne. Un être unifié pourra en même temps tomber, rebondir, tourner, courir, marcher, ouvrir les situations, ne pas rester en impasse… Pour moi, fondamentalement, être vertical veut dire se relier.

 

Je vois l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci, bras et jambes ouverts dans la quadrature de son cercle vital.

C. G. : Il occupe une sphère. Chacun de nous occupe une sphère, elle-même décomposable en sphères plus petites. Regardez la tête, qui repose sur la fameuse vertèbre atlas, qui a donné le nom aux Atlas de géographie, parce que, comme le héros grec, ils portent le monde. Ces sommets sont magnifiques, mais il n’y a pas de tête sans relation aux pieds. Cela me ramène à mon premier métier. À la danse. Depuis l’origine de l’humanité, nos congénères ont effectué cette prise de conscience de l’axe qui les traverse par la danse. C’est en martelant le sol de nos pieds, que nous provoquons en nous ce saisissement de tout notre être, cette relation du corps au cœur, du cœur à l’âme. Si cela restait purement intellectuel, la porte resterait fermée. On ne serait pas dans l’humilité suffisante pour accueillir ce qui est. C’est un chemin de vie que je ressens profondément.

Savoir que vos pieds portent tout votre corps, c’est donner l’importance qui lui est due à votre poids. Nous occupons un volume. Tout est volume dans le corps. Nous occupons un espace dans l’espace, et cet espace, nous pouvons déjà l’occuper. Mais souvent, nous ne le faisons pas de la bonne manière. Nos bras et nos jambes devraient être beaucoup plus détendus, comme suspendus à nos deux ceintures claviculaire et pelvienne, le mouvement se trouvant impulsé par notre centre ventral, que les Japonais nomment le hara. Au lieu de quoi, on voit des gens qui marchent avec leur tête ! Alors que la tête devrait être tranquillement portée par la colonne, libre de bouger instantanément partout où son attention l’appelle. Si nous respectons cela, nous ne portons plus le même regard sur notre histoire et une autre histoire va s’inscrire en nous. Or, c’est notre histoire qui nous fait nous tenir debout !

Mais plus nous avançons dans le « progrès » civilisationnel, moins nous pratiquons de mouvements. Certains mouvements se perdent totalement. Regardez celui du semeur, avec son sac, en rotation spirale. Avec l’ordinateur, des pathologies particulières surgissent. Les gens ont des problèmes de vision, des crampes terribles, des tendinites. Ils n’arrivent plus à dormir, sont complètement à cran. L’ordinateur est très dangereux. Pour récupérer de huit heures d’ordinateur, il faut à peu près deux nuits de sommeil.

Pour quitter cette statique de bureau, d’ordinateur, de voiture, les gens vont dans des gymnases, où ils pratiquent souvent des mouvements rapides, extrêmes, violents. Une certaine douceur leur manque à l’évidence. Un peu comme si l’on voulait fièrement prouver au monde que l’on existe. Les gens qui portent leur ego dans un torse bombé ne veulent surtout rien savoir de leur fragilité. Ils se voudraient forts, mais sont très fragiles, au fond. Mon travail consiste aussi à faire fondre cette carapace, pour qu’ils puissent accéder à l’autre. La verticalité n’est pas de l’ordre de l’ego, mais de l’humilité, de l’accueil et de l’acceptation de sa fragilité. Comprenez-moi bien : nous avons tous besoin d’un ego, sinon ne pourrions plus agir du tout. Mais cet agir ne doit pas s’imposer par une volonté rigide – car alors, on risque de sérieusement se casser la figure. Une fausse verticalité psycho-rigide peut s’écrouler du jour au lendemain. Nul ne sait ce qu’il sera demain : d’un jour à l’autre vous pouvez vous retrouver étalé à l’horizontale et avoir besoin que quelqu’un vienne vous prendre la main. Celui qui se tient réellement droit sait cela.

Lire la suite de l’entretien ici 

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Ame soeur

Posté par othoharmonie le 13 juillet 2013

 inspiratrice et révélatrice

Jean Letschert est artiste, philosophe et écrivain. Il évoque dans ce passage comment le féminin, « la muse » est pour lui source d’inspiration et comment « l’âme sœur » peut être révélatrice d’une spiritualité où se conjugue si bien Eros et quête intérieure. Un point de vue intéressant pour continuer à enrichir le questionnement de la présence du Féminin en Soi, dans la relation et dans le monde.

«Si tu peux comprendre l’âme d’une femme, tu connaîtras le monde et ce qu’il y a derrière le monde».

Ame soeur dans Chemin spirituel graminees-3277441-300x200

La vie spirituelle est un perpétuel devenir. Sa trajectoire sinueuse avance indéfiniment vers une spiritualisation de plus en plus intense et vivifiante des formes simples de notre vie quotidienne. 

Le maître spirituel, pour ceux qui en ont connu un dans la chair, doit se transformer en maître intérieur. Cette métamorphose se produit comme un lent «fondu enchaîné» au cours duquel l’apport spirituel du maître extérieur se dissout dans la substantifique moelle de la conscience, apportant la sève nourricière d’où émergera un corps de vérité qui envahira, peu à peu, l’être tout entier. Tel est le vrai travail de la quête. Le maître intérieur est cette présence infaillible qui témoigne de l’authenticité dont nous avons fait nôtre les enseignements du maître extérieur. 

Là encore nous pourrons observer à quel point une présence féminine agit souvent comme miroir du maître intérieur, le stimulant et le mettant à l’épreuve, exigeant sans cesse de lui qu’il émerge plus souvent à la surface de nous-mêmes, afin d’étendre ce corps de vérité au-delà des limites existentielles. Devenir un maître intérieur à fleur de peau.

La désacralisation institutionnelle de la vie que nous impose le monde moderne a fait oublier à l’homme qu’il existe des muses, et qu’elles sont bel et bien parmi nous. Si le maître spirituel est un modèle de sagesse, la muse est un modèle de la grâce à laquelle aspire l’âme. Sa fonction consiste à conduire l’âme vers le logos par le canal de l’éros. L’ascétisme pur et dur, souvent dépourvu de poésie et d’esthétique, refoule généralement ce processus cependant naturel, rejetant toute intervention de la muse en tant que catalyse à l’expérience de la béatitude. L’ascétisme peut ainsi devenir une névrose parmi tant d’autres. Une spiritualité qui conduirait à la réconciliation des contraires se doit d’envisager méthodiquement la conjugaison harmonieuse de l’ascétisme et de l’érotisme. La prédominance salutaire du féminin dans mon destin spirituel m’aura sans doute préservé de me retrouver tel un reclus solitaire, vivant loin du monde, des hommes… et des femmes. 

À plusieurs reprises, la muse s’est faite chair dans ma vie, et aujourd’hui elle s’est faite« âme sœur». Depuis quelques années, mon maître intérieur se mesure à la qualité de la présence de cet être aimé, prenant conscience que le baromètre de nos niveaux spirituels se trouve au centre de la spiritualité conjugale. Si nous sommes tous nés d’un couple, il m’apparaît que les exercices spirituels à la fois les plus exaltants et les plus périlleux se vivent au sein de la vie de couple, où tous les masques et les derniers subterfuges de l’ego tombent littéralement. Nous pouvons, pendant des années, apprendre un rôle par cœur sans comprendre le sens qui l’anime, notre vie dite «spirituelle» peut très bien n’être qu’un vulgaire plagiat d’un enseignement sublime. La constante présence de l’âme sœur est l’interlocuteur infaillible qui nous oblige de sortir du rôle pour entrer dans l’actualisation. 

Inspiratrice et révélatrice, mon âme sœur met désormais en forme et en musique les murmures de mon maître intérieur, donnant à son éveil la plus belle raison de ne plus m’assoupir. Ce féminin, au départ insondable et mystérieux, est devenu une réalité au quotidien, dehors comme dedans. A travers elle toute ma spiritualité s’incarne et s’actualise, et tout ce que je croyais avoir intégré, elle parvient à me le faire redécouvrir et réaliser sous des angles nouveaux, plus proches de la simplicité du réel. L’exigence de son amour est le plus purificateur des filtres magiques. Mais, par l’amour qui nous lie, je sais qu’elle désire ardemment que je comprenne la profondeur de son âme, et que la mienne luise comme le jour dans le secret de sa nuit. Par sa liberté d’être femme et sa dignité d’être mère, elle me fait chaque jour reconnaître le monde comme une continuité indissociable de l’Esprit.

Et par sa transparence et sa vérité, au travers de ce qu’elle est, j’aperçois, enfin, ce qu’il y a derrière le monde. 

EXTRAIT / Jean Letschert – Le Couple Intérieur - Editions Albin Michel

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Expérience pour éveiller l’inconditionné

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2013

Extraits de « Le dos au Mur »

INTRODUCTION
Vous connaissez peut-être Jiddhu Krishnamurti? Mais il n’est pas « le » K. dont nous parlons ici. U.G., comme on nomme l’autre Krishnamurti est un franc-tireur de la spiritualité. Il dénie toute appartenance à l’enseignement de son homonyme. Il critique parfois même certaines affirmations de Jiddhu K. Cela ne manque pas de piquant… Et malgré tout, tous deux cherchent à éveiller l’inconditionné en chacun de ses interlocuteurs.Voici quelques extraits brefs qui vous permettront d’approcher les dires décapants d’U.G.. Des commentaires pertinents de J.M. Terdjman accompagnent en italique les dialogues.

Expérience pour éveiller l’inconditionné dans LECTURES Inspirantes images-18

Question U.G., est-ce qu’on peut dire que vous vivez dans un état sans conflit?

U.G. : Je ne suis pas en conflit disons au moins avec la société. Le monde, tel qu’il est actuellement, est ma seule réalité. La réalité ultime que l’homme a inventée n’a absolument rien à voir avec la réalité de ce monde. Vous cherchez de tous les côtés et dans tous les sens à comprendre cette réalité, que vous qualifiez d’ultime » mais ne vous gênez pas, donnez-lui tous les noms que vous voudrez; c’est cette recherche effrénée tous azimuts qui vous empêche de voir et d’accepter la réalité de ce monde tel qu’il est. Tous vos efforts pour fuir le monde tel qu’il est rendent impossible l’harmonie véritable avec les choses qui vous touchent directement.

Nous nous faisons une idée de cette harmonie. Comment vivre en ayant la paix intérieure -voilà l’idée que nous créons, mais ce n’est qu’une idée. La paix est déjà là, elle est extraordinaire. Mais vous ne pouvez jouir de cette paix intérieure parce que vous vous êtes fait une idée de ce que vous appelez « paix intérieure » qui n’a absolument rien à voir avec le fonctionnement harmonieux de ce corps. Débarrassez-vous de ce fardeau, n’essayez pas d’atteindre cette réalité, d’en faire l’expérience, de la vivre; vous verrez alors qu’il est impossible de faire l’expérience de quoi que ce soit, mais au moins vous ne vivrez pas dans l’illusion. Alors, vous accepterez qu’il n’y a rien, absolument rien, que vous puissiez faire pour avoir une expérience de quoi que ce soit -en-dehors de la réalité que nous impose la société.

Nous n’avons d’autre choix que d’accepter ce moule que la société nous impose, parce qu’il est vital de fonctionner dans ce monde d’une manière saine et intelligente. Si nous n’acceptons pas cette réalité imposée par la société, c’en est fini de nous, on termine au cabanon. Il faut donc accepter cette réalité telle qu’elle nous est imposée par la culture, la société, appelez-la comme vous voudrez; mais en même temps Il faut se rendre compte qu’on ne peut rien faire pour avoir l’expérience de la réalité [au lieu de son concept]. Acceptez tout cela et vous ne serez plus en conflit avec la société, et le désir d’être quelque chose d’autre que ce que vous êtes actuellement prendra fin aussi.

Ce but que vous vous êtes fixé, cet idéal qu’il vous faut réaliserce besoin d’être quelque chose d’autre, tout cela disparaît. Le problème n’est pas d’accepter quelque chose d’autre, d’autres valeurs ou d’autres croyances. Simplement, la quête n’est plus. Ces objectifs que la société et la culture ont placés devant nous, et que nous avions considérés comme désirables, ne sont plus. Ce besoin d’atteindre cet objectif, lui aussi n’est plus. Alors, vous êtes ce que vous êtes, sans plus.

Quand vous ne cherchez plus à devenir autre chose que ce que vous êtes, le conflit intérieur n’est plus. Si intérieurement vous n’êtes plus en conflit, il vous devient impossible de l’être avec la société. Tant que vous n’êtes pas intérieurement en paix, vous ne pouvez l’être avec autrui. Bien sûr, on peut être soi-même en paix, sans que son voisin le soit. Mais, voyez-vous, cela ne vous concernera pas. Voilà la situation : quand vous êtes sans conflit intérieur, vous devenez une menace pour la société actuelle. Vous devenez une menace pour vos voisins, parce qu’ils ont accepté le monde [le monde qu'ils connaissent et qu'ils conçoivent] comme étant la réalité -et aussi ils ont en tête un objectif bizarre qu’ils appellent « la paix ». Vous devenez une menace pour leur existence telle qu’ils la conçoivent et telle qu’ils en font l’expérience. Alors vous êtes complètement seul -pas la solitude que les gens redoutent simplement vous êtes seul.

On croit s’intéresser à la réalité ultime, à l’enseignement des gurus et des saints, aux innombrables techniques qui doivent éveiller en vous cette énergie que vous recherchez quand le mouvement de la pensée cesse que cette énergie, qui est déjà là, est libérée. L’enseignement du saint n’y fait rien, toutes les techniques imaginables non plus.

Simplement le conflit [engendré par la pensée] n’est plus. Vous ne pouvez pas comprendre.

Le mouvement là [il désigne son interlocuteur] et le mouvement ici [il se désigne ] sont une seule et même chose. Pas de différence entre cette machine humaine et tout autre machine. Elles existent ensemble. C’est la même énergie qui s’exprime là-bas et ici. En fait toute énergie que vous ressentez en pratiquant toutes ces techniques est une énergie de friction, de conflit. Cette énergie-là est créée par la friction de la pensée -le besoin de faire l’expérience de cette énergie est la cause directe de l’énergie que vous ressentez. Mais on ne peut absolument pas faire l’expérience de cette énergie-ci [cette énergie indifférenciée dont je parle]. Elle est simplement une expression, une manifestation de la vie. Vous n’avez rien à faire pour ça.

Tout ce que vous faites pour avoir l’expérience de cette énergie entrave cette énergie, qui est l’expression et la manifestation de la vie, et l’empêche de fonctionner. On ne peut pas évaluer cette énergie à l’aune de nos valeurs habituelles -différentes techniques, méditation, yoga, etc. Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre. Mais toutes ces techniques ne vous permettront pas d’atteindre votre objectif -l’objectif lui-même est un leurre. Si c’est la souplesse du corps que vous recherchez, c’est sûr que le yoga vous aidera. Mais ça ne sert à rien pour atteindre l’illumination, la libération, appelez ça comme vous voudrez. Même les techniques de méditation sont des activités de concentration sur soi [et d'exclusion du reste]. Vous utilisez des mécanismes qui continuent sur eux-mêmes, qui se maintiennent par eux-mêmes. Ces techniques vont à l’encontre de votre recherche de la réalité ultime; elles ne sont que des instruments d’auto-continuité. Un jour vous vous apercevrez, ou plutôt vous vous éveillerez au fait que la quête même d’une réalité ultime n’est qu’un mécanisme d’auto-continuité. Il n’y a rien à atteindre, rien à gagner, rien à réaliser.

Lorsque vous agissez en vue d’atteindre votre objectif, un mécanisme d’auto-continuité se met en place. J’utilise les mots 44 mécanisme d’auto-continuité » mais je ne veux pas dire par là qu’il y a un soi, un moi, une entité quelconque. J’utilise le mot « soi » parce qu’il n’y en a pas d’autre. C’est comme le démarreur dans votre voiture. Elle démarre toute seule, elle se maintient automatiquement dans son existence de voiture. Ce mécanisme n’existe pour rien d’autre. Tout ce que vous voulez accomplir est basé sur le moi. Je dis « basé sur le moi » et vous pensez aussitôt « attention, à éviter », parce que votre idéal est l’absence du moi. Mais tant que vous agissez en vue du non-moi, vous êtes ancré dans le moi. Quand l’énergie du désir d’aller au-delà du moi n’est plus, alors le moi n’est plus et il n’y a plus d’activité fondée sur le moi. Ces techniques, ces systèmes, ces méthodes pour atteindre l’état de non-moi, tout cela est au centre du moi.

Malheureusement, la société considère l’abnégation de soi comme l’idéal le plus élevé; l’altruiste est un atout pour la société, et la société ne se préoccupe que de sa propre continuité -maintenir le statu quo. Ainsi toutes ces valeurs, que nous acceptons et honorons, sont des inventions de l’esprit humain pour assurer sa propre continuité.

Le fait même d’avoir un but [dépasser le moi] vous permet de continuer, mais vous n’arrivez nulle part. Seulement l’espoir est là qu’un jour, grâce à je ne sais quel miracle, grâce à une aide providentielle, vous arriverez au but. Cet espoir vous permet de continuer, bien qu’en fait vous n’alliez nulle part. À un moment, vous allez comprendre que tout ce que vous pouvez faire ne mène à rien. Alors vous allez changer, essayer ceci, cela, quelque chose d’autre. Mais tentez une approche, voyez que rien n’en sort, et vous verrez que c’est vrai de toutes les autres. Croyez-moi, il faut voir cela très clairement, sans l’ombre d’un doute.

Il vous plain de vous engager dans un certain nombre de choses; à un moment donné, il vous faut bien voir que tout cela ne mène à rien. Tant que vous avez quelque chose en tête, vous suivez votre idée. [Notre "volonté", nos "décisions", loin d'être décidées librement, sont simplement la prise de conscience de nos obsessions, de notre conditionnement mental, de nos pensées. À rapprocher de la réponse de Sri Nisargadatta Maharaj le 9 janvier 1981, dans "Conscience et Absolu " (Les Deux Océans, Paris, 1998, p.49: "Que sont les pensées? -Elles sont le résultat de conditionnements antérieurs). Voir aussi plus loin, p. 75, l'identité entre pensée et volonté]. Il faut être lucide. Que voulez-vous? Je pose tout le temps la même question : « Que voulez-vous »? Vous dites : « Je cherche la paix intérieure ». Voilà un but impossible à atteindre, une contradiction dans les termes : tout ce que vous faites pour y parvenir détruit la paix qui est déjà là. Vous voyez, vous avez mis en marche un mouvement de pensée qui détruit la paix qui est déjà là. Il vous est très difficile de comprendre (ou d’accepter) que toutes vos tentatives vont précisément à l’encontre de la paix et l’harmonie qui sont déjà là. Tout mouvement de pensée, quelle que soit sa direction, quel que soit son niveau, est un facteur de destruction du fonctionnement calme et paisible de cet organisme vivant -qui n’a que faire de vos aspirations spirituelles. Il n’a que faire de vos expériences spirituelles, même les plus extraordinaires.

Une fois que vous avez eu une expérience spirituelle vous en désirerez forcément une autre, puis une autre, et finalement vous allez vouloir vivre en permanence dans cet état. Il n’y a rien de tel, le bonheur éternel, la félicité éternelle n’existent pas. Vous y croyez, parce que c’est ce qu’on vous a dit dans tous ces livres que vous lisez. Pourtant vous savez parfaitement que votre quête n’aboutit à rien. C’est ce mécanisme qui a été mis en route, cet instrument que vous utilisez, qui vous fait continuer dans cette direction parce que c’est la seule chose qu’il puisse faire. Il est le résultat de tant d’années de dur travail, d’effort et d’exercice de volonté. Vous voulez que vos efforts amènent un état au-delà de l’effort; ça ne marchera pas. Ne vous mettez pas martel en tête à propos de J’état au-delà de l’effort : il n’y a rien de tel. Vous voulez atteindre le sans-effort par l’effort -comment diable allez-vous y arriver? Vous oubliez que tout ce que vous faites, tout mouvement (de pensée), tout besoin, tout désir de quoi que ce soit, est effort.

On ne peut pas arriver à l’état-sans-effort par l’effort. Essayer de ne plus faire d’efforts est un effort en soi. C’est à devenir fou, en vérité! Vous ne vous êtes pas (encore) mis dans cette impasse. Si ça arrive pour de bon, alors vous allez vraiment devenir fou -et ça vous fait peur. Rendez-vous compte que tout ce que vous faites pour arriver à cet état-sans-effort, pour quelque raison que ce soit, est un effort. Même le désir d’éviter l’effort est aussi effort. On peut appeler état sans effort l’absence totale de volonté et d’effort -mais ce n’est pas quelque chose qu’on peut atteindre par l’effort.

Si seulement vous pouviez comprendre l’absurdité de votre quête! Changez de techniques, changez de maîtres, vous n’arriverez à rien; l’obstacle qui vous bloque n’est rien d’autre que la méthode en quoi vous mettez tous vos espoirs, voilà votre problème. Peu importe le maître que vous suivez. Si vous remettez en question son enseignement, vous n’aurez pas d’autre choix que de le remettre en question lui aussi. Mais le doute vous saisit alors : « C’est de ma faute, [si je persévère] un jour j’y arriverai ». Si vous n’y comprenez rien aujourd’hui, demain ce sera la même chose. On comprend quand le besoin de comprendre n’est plus là -maintenant ou la semaine prochaine.

Il n’y a rien à comprendre, voilà. Comprendre ne sert qu’à comprendre ce qui va arriver demain -mais pas la réalité de l’instant. Dans l’instant, il n’y a rien à comprendre du tout.

Ça peut paraître drôle, mais c’est comme ça. Vous voulez comprendre quoi? Vous n’arrivez pas à me comprendre. Ça fait vingt jours que je vous parle, et on peut continuer, mais vous ne comprendrez toujours rien. Ce n’est pas que c’est difficile. C’est tellement simple. La structure complexe [la pensée] que vous utilisez est précisément incapable de cette simplicité. Voilà le vrai problème. « Ce ne peut pas être aussi simple que ça », pensez-vous; la structure est si compliquée qu’il lui est impossible de considérer pour un instant que ça pourrait être aussi simple. Alors on va comprendre plus tard, pas maintenant. Mais demain ce sera la même chose, et dans dix ans ce sera toujours la même chose. Alors que faire? On est tous passés par là. On bascule ou on fout le camp. Si vous forcez suffisamment vous avez une bonne chance de basculer [dans la folie ] Mais vous allez vous arrêter avant.

Vous voulez comprendre quoi? Je ne dis rien de profond. Je répète la même chose tout le temps, jour après jour. Pour vous, c’est rempli de contradictions. Je dis quelque chose -que vous ne comprenez pas- et puis je dis le contraire. Vous y voyez une contradiction. En fait, il n’y en a pas. Ce que j’ai dit en premier lieu n’a pas exprimé ce que je voulais dire, alors la deuxième affirmation est une négation de la première; et la troisième est une négation des deux premières; et la quatrième une négation des trois premières. Non que j’aie quelque chose à dire. Non quej’aie dans l’idée de vous communiquer quoi que ce soit. Il n’y a rien à transmettre. Seulement une suite de négations. Non qu’il y ait quelque chose à dénier. Vous voulez comprendre. Voyez-vous, vous voulez comprendre. Il n’y a rien à comprendre. Chaque fois que vous croyez y voir un sens quelconque, j’attire votre attention sur le fait que ça n’est pas ça. Ce n’est pas non plus la doctrine du neti-neti.

Vous savez, en Inde, ils ont mis au point cette approche négative. Mais cette soi-disant approche négative est en fait une approche positive, parce qu’ils ont quand même un but en tête. Ça n’a pas marché avec l’approche positive, alors ils ont inventé ce qu’on appelle l’approche négative. « Pas ceci, pas cela ». On ne peut pas atteindre l’inconnaissable, voyez-vous, et on ne peut pas non plus en faire l’expérience par l’approche positive. Cette approche soi-disant négative ne l’est pas vraiment, parce qu’il y a toujours un but tangible -connaître l’inconnaissable, ou le désir de faire l’expérience de quelque chose- et ce quelque chose est au-delà de l’expérience. C’est une pure supercherie -on s’amuse. Tant qu’il y a un but tangible, quel qu’il soit -et on peut appeler ça approche positive ou négative c’est une approche positive.

D’accord, on s’amuse, c’est intéressant, mais soyons sérieux, ‘l’au-delà », « l’inconnaissable », il n’y a rien de tel. Si vous acceptez l’idée d’un au-delà, vous allez chercher à le connaître -à connaître l’inconnaissable. Votre intérêt est de chercher à connaître. Ce mouvement [de la pensée] va persister tant qu’il y aura le désir de faire l’expérience de quelque chose qui n’est pas du domaine de l’expérience. Il n’y a pas d’au-delà, point final. Qu’est-ce qui me permet d’affirmer qu’il n’y a rien de tel ? Comment puis-je me permettre d’être aussi catégorique? Vous comprendrez plus tard. Tant que vous êtes en quête de l’au-delà, ce mouvement persiste. C’est quelque chose qui est à votre portée, qui vous donne l’espoir que peut-être un jour par un heureux hasard vous allez avoir l’expérience de l’au-delà. Comment l’inconnaissable pourrait-il être du domaine du connu? Vous pouvez toujours courir. Même si ce mouvement (pour connaître l’inconnaissable) n’est pas là, vous ne saurez jamais ce qui est. Vous ne pouvez pas savoir ce qui est, vous n’avez aucun moyen de le saisir, d’en faire l’expérience, aucun moyen de l’exprimer.

C’est pourquoi toutes ces histoires de félicité éternelle, d’amour éternel, c’est du pipi de chat. Il est strictement impossible de saisir cette réalité, de la contenir, de l’exprimer. Un jour peut-être vous vous éveillerez au fait que cet instrument [la pensée] ne peut pas vous aider à comprendre quoi que ce soit, et qu’il n’y en a pas d’autre. Il n’y a donc rien à comprendre. Je ne veux pas donner une conférence. Aidez-moi.Vous voyez, vous auriez tort d’interpréter mes mots selon vos valeurs, selon certains codes de conduite, vous seriez complètement à côté de la cible. Je n’ai rien contre un code de moralité -les codes de conduite ont une utilité sociale, sans eux la société ne pourrait pas fonctionner. Un certain code de conduite est nécessaire pour fonctionner intelligemment dans le monde. Sinon, c’est le chaos. C’est uniquement un problème de société, pas une question d’éthique ni un problème religieux. Il faut séparer les deux choses, le monde a changé. Il faut trouver quelque chose d’autre [que les vieux interdits religieux ou moraux] pour pouvoir vivre en harmonie avec le monde qui nous entoure. Tant qu’il y aura conflit intérieur, en vous, vous ne pourrez pas vivre en harmonie avec la société. C’est à vous de faire le premier pas, en vous-même.

N’essayez pas d’interpréter mes mots dans un contexte religieux. Ce que Je dis n’a rien à voir avec la religion. Loin de moi l’idée que vous devriez devenir quelque chose d’autre que ce que vous êtes déjà. C’est impossible. Il n’est pas dans mon intention de vous libérer de quoi que ce soit. Franchement, notre conversation n’a aucun sens. Vous pouvez rejeter ce que Je dis, n’y voir qu’un non-sens, je n’y vois aucun inconvénient. Peut-être qu’un jour vous verrez clairement que l’objectif que vous avez en tête, ce but à quoi vous aspirez par tous vos efforts et la tension de la volonté, peut-être qu’un jour vous verrez que tout ça n’a absolument rien à voir avec ce dont je parle. L’ état que je décris n’est pas ce que vous voulez.

Je vous disais l’autre jour que j’aimerais vous donner juste un aperçu de cet état. Pas un aperçu dans le sens visuel. Juste vous faire toucher ça du doigt. Mais vous n’auriez aucune envie de vous en approcher, encore moins de le toucher. En revanche, ce que vous voulez, ce qui vous intéresse vraiment, n’existe pas. Vous pouvez avoir un tas d’expériences insignifiantes, si ça vous chante. Allez-y, méditez, faites ce qui vous plaît, vous en aurez des expériences. En fait, c’est encore plus facile en se droguant. Je ne préconise pas l’utilisation des drogues, mais le résultat est le même, exactement le même. Les docteurs disent que les drogues vont vous abîmer le cerveau, mais la méditation -si on fait ça sérieusement- va aussi vous abîmer le cerveau. [Ceux qui l'ont pratiquée sérieusement] sont devenus fous, ils se sont fichus dans la rivière et sont morts. Ils ont fait mille choses -ils se sont emmurés dans des cavernes- parce qu’ils ne pouvaient y faire face.

Voyez-vous, il est impossible d’observer ses propres pensées, de s’observer à chaque pas qu’on fait. Vous en deviendriez fou, vous ne pourriez pas faire un pas. Ce n’est pas ce qu’on veut dire quand on parle d’être conscient de tout -d’observer chaque pensée- comment vous serait-il possible d’observer toutes vos pensées, une à une- et pour quelle raison, je vous prie, voudriez-vous observer vos pensées? Pour quelle raison? Dans un but de contrôle? Vous ne pouvez pas contrôler la pensée. Elle a une force fantastique.

Vous pouvez vous imaginer que vous avez réussi à contrôler vos pensées, et que vous avez senti un certain espace entre ces pensées, une sorte d’état sans pensée; vous croyez alors que vous avez fait un pas en avant. Mais cet état-sans-pensée se fonde lui-même sur la pensée, il représente un espace entre deux pensées. Faire l’expérience de l’espace entre deux pensées -l’état-sans-pensée- est la preuve que la pensée était là, bien là. Elle refait son apparition après, comme le Rhône, en France, qui disparaît et réapparaît. Il est toujours là, mais souterrain. Il n’est pas navigable, mais finalement il réapparaît. De la même manière toutes ces choses que vous refoulez (avec le sentiment d’avoir eu une expérience extraordinaire) reviennent à la surface, -et alors vous sentez vos pensées revenir avec une force accrue.

Vous n’êtes pas conscient de votre respiration en ce moment. Vous n’avez pas besoin d’en être conscient. Pourquoi en auriez-vous besoin? Si c’est pour contrôler votre respiration, accroÎtre votre capacité respiratoire, etc, d’accord. Mais pourquoi être conscient du mouvement respiratoire du début jusqu’à la fin? Soudain, vous êtes conscient de votre respiration. Respiration et pensée sont étroitement liées. C’est pourquoi vous voulez contrôler votre respiration. Ainsi, d’une certaine manière, vous allez contrôler votre pensée, pendant un certain temps. Mais si vous retenez votre souffle trop longtemps, vous allez étouffer et tomber raide mort; de la même manière, si vous retenez ou bloquez le flot de pensées, vous allez étouffer et tomber raide mort, littéralement, ou au moins il y aura de sérieux dégâts. La pensée est une vibration très forte, une extraordinaire vibration. C’est comme l’atome. Il ne faut pas jouer avec ces choses-là.

Vous voulez maîtriser le flot de pensées, mais vous n’y arriverez pas. La pensée doit fonctionner à sa manière, de façon discontinue, sans suite. Cet état existe de lui-même, vos efforts ne peuvent en aucun cas le provoquer. [U. G. décrit « l’état naturel  » qui est le sien, une fois que le carcan de la structure mentale a disparu]. La pensée doit trouver son rythme naturel. Le fait même de vouloir lui donner son rythme naturel ajoute une impulsion au flot de pensées. La pensée a sa vie propre-, malheureusement, elle a créé un mouvement parallèle à l’intérieur de la vie. Ces deux mouvements, de la vie et de la pensée, sont dans un conflit perpétuel , qui ne prendra fin que lorsque le corps cessera de fonctionner.

La pensée s’est emparée du corps. Elle est le maître de la place. Elle essaye toujours de tout contrôler. C’est un domestique qu’on ne peut plus mettre à la porte, quoi qu’on fasse. Si vous l’expulsez par la force, il va tout brûler, même s’il doit périr dans les flammes lui aussi. [Il est très dangereux d’essayer de contrôler ou de bloquer la pensée. On risque la folie]. Il n’a rien à y gagner, mais c’est ce qui va vous arriver si vous essayer de le contrôler. Ne prenez pas cette image littéralement, voyez par vous-même, ne jouez pas avec tout ça. Ou alors, allez-y, jouez. Tout ça, pour vous, ce sont des jouets. 

Extrait de l’Auteur : Le Dos au Mur par Uppaluri Gopala Krishnamurti

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AU PRINTEMPS DE L’ÉTERNITÉ

Posté par othoharmonie le 10 juillet 2013

AU PRINTEMPS DE L'ÉTERNITÉ dans APPRENDS-MOI v

En Juillet 1976, je feuilletais le Tao-Te-King (traité sur le Principe et son action), ouvrage chinois de Lao-Tseu , écrit voici vingt-cinq siècles, dont le sujet évoque le Principe originel ou Tao et sa force productive, Teï, mère de l’univers. Cette approche du monde fut tellement inédite pour moi que je perdis tous mes repères intérieurs et fus jeté, vide, sur la rive de l’inconnaissable. Je posai le livre et, par la fenêtre, contemplais le crachin monotone bruinant sur l’église Saint-Mathieu à Quimper, quand soudain la pensée s’arrêta. Dans ce corps figé, une immobilité intérieure totale se fit. Un silence insondable m’engloutit. Un flot transparent de conscience et d’amour imprégnait tout dans le champ de vision. On ne sentait aucune mesure, aucune limite, aucune séparation. Instant absolu d’atemporalité. Plénitude, béatitude, liberté, plus rien ne manquait…

C’était comme si tous ces toits luisants sous la bruine étaient conscience. L’impression de percevoir la transparente conscience en toute chose et tout être, sur un fond de bonheur à nul autre pareil.

Et d’écrire : Je pleure d’une immense joie : le ROC est touché. Croyant nager à la recherche du rocher salvateur, voici que je SUIS ce rocher. Dans cette recherche, je courais à l’Etre. La paix est au Non-Être, pas théoriquement, mais vraiment : quand je ne suis plus rien, alors je peux être un avec tout ; immobile dans la course, immobile dans l’amour. Non-agir… pour mieux agir… Non-aimer pour mieux aimer ! Que de vérité!

  Je me demandais pourquoi l’humilité? Et aujourd’hui c’est clair : n’être rien. Étant devenu rien, ayant constaté mon néant foncier, que peut-il m’arriver ? N’étant rien, tout s’accomplit à travers ce corps-ci, sans l’interférence de la personne peureuse et désireuse. La vie éclate alors de ses milles énergies !! Le cauchemar est fini. Le temps est arrêté. A présent, laid ou beau, riche ou pauvre, sain ou malade, qui reste-t-il pour souffrir encore ? Personne.

Tant et tant de préceptes, de commandements, de permissions et surtout d’interdits, de dualités pavaient mon chemin intérieur que le Tao-Te-King, dans sa limpidité naturelle est venu volatiliser tous ces conditionnements. Relier les paires de dualités, le chaud parce que le froid, le mal parce que le bien, le bien parce que le mal, le riche parce que le pauvre, le laid parce que le beau, le grand parce que le petit, le léger parce que le lourd, le plaisir parce que la souffrance, le désir parce que la peur, la peur parce que le désir… tout cela s’est articulé dans cette conscience brusquement infinie pour ne laisser qu’un champ vierge et transparent, une lumière intérieure doucement teintée d’amour, de compassion, d’une subtile radiance bienveillante, d’un sentiment de totale perfection.

Un rire joyeux se jouait de mes lourdes tentatives de comprendre Cela, l’Inaccessible, de mes méditations préhensives qui voulaient forcer la porte du Nirvana. Il n’y a que l’abandon, le si mal compris et surexprimé « lâcher-prise » qui ouvrent la porte du Nirvana, en effet. Mais je vous avoue que je n’étais pas vraiment dans une démarche de lâcher prise, mais juste concentré à comprendre cette dualité. Et c’est l’assemblage du puzzle duel qui me révéla (ce que je ne savais pas encore se nommer) la Non-Dualité. Le Tao m’était si nouveau à l’esprit que nul réseau ne venait enchaîner un envol vers l’inconditionné. Comment un tel esprit venait-il d’être touché par la Grâce ? Peut-on seulement parler de Grâce? N’est-ce pas simplement le Hasard ?…

Cette expérience semble sans cause, tellement loin de notre volonté et de nos capacités individuelles. Oui, on ne peut que constater sa propre impuissance en face de Cela. Mon regard était neuf, tel le nouveau né. Une nouvelle naissance, oui ; on peut dire cela. Et ce poids du passé, tous ces conditionnements sont soufflés comme une simple bougie par l’Éveil Soudain. Mille ans d’erreur sont dissipés en une seconde… Quel jeu, cette vie… Comme dit le Shin Jin Mei, « une fleur de vacuité…. pourquoi souffrir pour saisir cette illusion ? »

La particularité de cette révolution intérieure est qu’elle est incompréhensible. Ce que l’on cherche est ce que l’on EST depuis l’origine, sans le savoir, mais plus bizarrement encore, elle se livre dans un non-savoir, dans un vécu qui déconnecte toute tentative d’analyse et de compréhension intellectuelle. « On » ne comprend rien, réellement. Cela se saisit Soi-même dans une Union parfaite et absolue. Aucune trace d’illusion. Aucune trace d’ignorance non plus. Plus aucune ombre en Cela. Les tribulations humaines semblent des rêves d’enfants dans une cour d’école. Si le temps arrêté nous délivre de l’âge, il nous livre l’alpha et l’omega de tout ce qui est et sera à jamais. Nous sommes enfin libres de ne rien faire. Il n’y a plus rien vers quoi tendre. Quelle paix ! Mais quelle peur pour les troublions de l’activisme impénitent !! Il faut souvent qu’ils tombent pour entrevoir cette voie du milieu, du non-savoir, du non-être, du non-devenir et du non-agir…

 Existe-t-il une Voie pour « aller à Dieu »?

Vous commencez à l’entrevoir, mais il n’y a aucune voie pour aller à Dieu, parce qu’il n’y a pas de voie, mais ça tombe bien, vous êtes déjà « arrivés » , sauf qu’il n’y a pas réellement de « vous »…. C’est indispensable de bien intégrer cela. C’est ici précisément que la Non-Dualité se distingue pratiquement de toutes les autres approches dites progressives. Dans les voies progressives, le « je » n’est pas nié d’emblée, et donc ce je peut cheminer, oui…. faire des techniques, des méditations, des rituels pourquoi pas, en vue d’un but : la libération, le Nirvana, Sat -Chit Anand et autres éveils ….. ou simplement une place au Paradis des justes. Quand on se déshabille le soir, il n’est pas question de « voie du déshabillage, n’est-ce pas? Eh bien se déshabiller du « moi » ne demande pas plus de voie ou de moyen de transport, mais juste quitter ces fausses identifications. 

Comme Arnaud Desjardins disait « vous êtes déjà nus sous vos vêtements », signifiant que la nudité est déjà acquise, en quelque sorte, totalement, mais qu’elle n’est pas manifestée. Idem pour notre nature parfaite. Elle est déjà là, sous des voiles apparents auxquels nous nous identifions en général, et ne pourra pas être plus parfaite, que les voiles soient ou non par dessus. Il n’y a et ne pourrait pas y avoir de voie pour aller à ce que nous sommes déjà de toute éternité.

Et pourtant, n’est-il pas question de tout côté d’une voie, d’un moyen d’une technique pour sortir de notre modeste condition? En fait il est clair que les religions organisées ont perdu l’âme ; elles sont lettres mortes, cul de sac pour l’aspirant à l’Infini, quand elles ne nourrissent pas des nids de frelons intégristes. Les voies spirituelles foisonnantes des temps modernes s’alourdissent souvent de tradition, de techniques méditatives au lieu de promouvoir la «substantifique moelle», l’essence pure et simple ; certaines se révèlent être des sectes ; il est dur de trouver une Voie authentique dans ces spiritualités encombrées de savoir, où l’on peut se perdre avant de distinguer la moindre fronce de l’habit numineux du Créateur. Au milieu de cet écheveau, et en pleine époque de matérialisme commercial, une fleur endormie depuis des lustres a bourgeonné, toute nimbée de pureté: la non-dualité. C’est vraiment incroyable qu’aujourd’hui, cette voie, cette attitude intérieure pour mieux dire, trouve expression, alors qu’elle fut si longtemps gardée prudemment secrète. C’est donc une bénédiction sans égal d’en avoir connaissance aujourd’hui. Avouons quand même que la Non-Dualité est mise à toutes les sauces, surtout dans moultes voies new age. Et du coup cette perle incomparable, ce diamant nécessite souvent un petit nettoyage avant d’être apprécié dans sa pureté.

Pourtant la Non-Dualité constitue l’essence de toutes les religions vivantes, surtout en Asie, de l’Advaïta Vedanta, du Bouddhisme, du Chan, et enfin du Zen . Mais elle réside dans le temple sacré, au coeur de ses enseignements qui préfèrent la laisser goûter à quelques élus seulement. Ce n’est que tout récemment que le Dzogchen, joyau non-duel du Bouddhisme tibétain fut révélé entre autres par Sogyal Rinpoche. Il pense que les temps sont mûrs, pour semer les graines dans cette fange féconde que nous voyons quotidiennement. Si elle en constitue l’essence, la non-dualité , n’en garantit pas les doctrines qui peuvent très vite s’opposer en inconciliable, j’en veux pour preuve le Soi de l’Hindouisme, opposé à l’absence de Soi du Bouddhisme, alors qu’il est évident pour les praticiens de terrain que tous parlent de la même expérience de conscience fondamentale, qu’ils soient Bouddhistes, Taoïstes, Vedantistes, Yogis ou Soufis. C’est dire au passage combien les formes sont multiples dès que nous rentrons dans la manifestation, même pour évoquer notre Source à tous. Pour ce qui concerne cet exposé, nous éviterons de prêter le flanc à la faconde intellectuelle pour discerner l’indiscernable, et au contraire mettrons en avant l’unicité de toutes les voies.

Revenons sur ce qu’est la Non-Dualité : Ce n’est pas une Voie, car on ne chemine plus guère; plutôt une attitude, à la fois mentale, affective et physique devant la vie, fondée sur le constat de notre inexistence séparée. Et comment entrevoir cette inexistence? En observant la dualité justement. Cette position intérieure se conçoit comme le dépassement de toutes les paires de dualité, non par une volonté personnelle factice, mais par la compréhension. Cette soudaine relation entre toutes les paires de dualités nous happe en tant que personne. L’ego est fondé sur ces paires et leur mise en perspective réduit sa réalité « personnelle » à néant. Ce constat engendre un éveil abrupt, la découverte par l’individu de l’absence de « moi », de l’autre, et la fin de la souffrance morale d’être séparé du monde et des êtres vivants. Alors bien sûr, cela peut sembler bien incompréhensible. « J’existe bien, moi !! » « Comment pourrais-je bien découvrir que je n’existe pas?? » Par l’observation régulière de notre conscience. Par la mise en évidence que souvent, nous n’avons aucun sentiment d’être « je ». C’est dans l’après coup que nous nous réapproprions les actes et les pensées, les décisions pour les faire « nôtres ». Je me mets en colère, je deviens tout rouge et je débite des injures par wagonnets… pour finir penauds et nous excuser en disant que « cela nous a dépassé »… En fait, la colère nous a balayé comme un fétu de paille, normal puisque nous n’existons tout simplement pas… Nous nous pensons de temps en temps, voilà tout. Et puis nous généralisons notre existence comme certaine et continue. Comme nous généralisons bien d’autres opinions qui ne s’adressent qu’à des situations ponctuelles. « La colère s’est emparée de ce corps-ci et des paroles injurieuses ont été proférées en réponse à une situation particulière ». Voilà les faits au fond. Pas d’ego là dedans. D’ailleurs nous en avons presque l’intuition quand nous nous affirmons dépassés par les événements émotionnels. Mais il nous faut bien justifier la continuité du moi et endosser la responsabilité d’une colère qui nous est étrangère. Alors on entérine : je me suis mis en colère, je ne sais pas pourquoi et je te prie de m’excuser, je ne recommencerai plus !! »…. enfin, chacun sourira à lisant ces lignes, n’est-ce pas… ;-)

C’est bien là, dans cette observation du quotidien que nous pouvons nous démontrer l’inexistence d’une personnalité continue et stable. Ce n’est pas devenir schizophrène de renoncer à être quelqu’un, c’est juste observer ce qui est.

La non-dualité n’est pas inconnue des mystiques occidentaux; certains, comme Jean de La Croix, en ont parlé à mots couverts, « certes il faut vider l’esprit des choses mondaines, mais aussi des choses spirituelles… ». D’autres saints, Maître Eckhart pour ne pas le nommer, l’ont évoquée en termes impersonnels, propres à ne pas égratigner le dogme: la « Déité ». Bref, toutes les religions et toutes les voies spirituelles tendent vers la non-dualité, laquelle se goûte l’esprit innocent et inculte, pourrait-on dire, dépoussiéré des couches mortes de manuscrits savants concrétées par l’intellect accapareur de l’homme.

Chercher Dieu hors de soi, en observant l’univers, la vie, évoque une main divine créatrice, au bout du compte insaisissable. En revanche, scruter l’intérieur offre un début de réponse: présence en Soi, évidence de l’être. Il faudra finalement abandonner à la fois la notion d’extériorité et d’intériorité, car nous n’avons absolument aucun effort à faire pour être totalement nous-même et finalement l’introspection comme la concentration sur un objet extérieur ne sont qu’exercices du mental..

Au départ, nous sommes rivés aux sens extérieurs, noyés dans les phénomènes, et oublieux de l’Essence. Une mutation totale de notre façon d’envisager le monde et nous-mêmes peut nous réintégrer à notre source. Voyons comment. L’être est à la source des phénomènes, le monde des formes le fuit dans son mouvement universel. Aussi, retourner à l’origine suppose que nous abandonnions la poursuite effrénée où la vie nous entraîne. Au lieu de considérer l’objet de la conscience, tournez-vous vers le sujet, l’observateur. Non pas qu’il ait plus de réalité que l’objet observé, mais il cache la réalité non dualiste, laquelle découle de la disparition de l’idée « il y a bien un observateur ». Plus précisément: cet observateur est-il personnel, coloré d’envies et de peurs ? Vous êtes encore un ego, simple objet de l’esprit ; se révèle-t-il impersonnel, c’est-à-dire délivré des opinions individuelles ? Il est le Soi, lequel se conçoit comme le principe universel fondateur de l’univers, être, conscience impersonnelle (sans observateur personnel), source de l’énergie universelle et aussi, pour chacun de nous, notre nature profonde. A nous le dépouillement progressif de la personne jusqu’à l’impersonnalité, et l’éveil abrupt au dernier sous-vêtement! Et au fond, il n’y a pas plus d’intérieur que l’extérieur, n’est-ce pas….Ces notions de personnel et d’impersonnel, de sujet et d’objet constituent le nœud majeur de la dualité.

Le Soi ne s’oppose pas au « non-Soi », comme on le définit en psychologie. Il ne se distingue pas davantage de l’univers qu’il transcenderait d’une altitude métaphysique, tel un sujet absolu. Incluant tout sans limitation, le principe résume le lieu (ou non-lieu?) où se développe l’espace-temps, la « non-texture » qui donne le champ à l’énergie et la conscience. Le Soi est Tout! Non-être sur lequel fleurit l’être, la conscience et l’univers, le Principe prête vie à l’expérience humaine. Lao-Tseu disait: Le principe que l’on peut nommer n’est pas le principe originel. Ne nous attachons donc pas au terme « Soi », indifféremment remplacé par les termes impersonnels « Principe, Dieu, Tao, Shunyata, Sat-Chit-Ananda, Bouddha, Être, Non-Etre, Ainsité, Absolu, Infini, Purusha/Prakriti, Shiva/shakti, Brahman… », bien que des puristes savent faire des distinctions dans cette unité-là! Mais notre expérience vécue de la déité est impersonnelle. Il n’est donc pas question de relation personnelle entre Dieu le Père et nous, pauvres pêcheurs! L’impersonnel donne sans doute le vertige ; en revanche, il nous garantit la liberté! Il n’attend pas d’obéissance. Ses lois sont universelles et personne ne les gouverne !

pierre dans DIEU

Extrait de « Le bonheur est en Soi »expérience non-duelle d’un contemporain. Comment, pour la première fois, il ne vit dans la réalité que  » non-deux « , qu’un océan sans limite ni frontière, ni catégories, ni objet, ni sujet. Puis il décrit la nouvelle façon dont il perçoit la vie quotidienne, à la suite de ce bouleversement intérieur. Ce préambule indique comment il faut lire et recevoir ce qui est conté là. En particulier, avoir conscience que ces paroles s’adressent davantage à votre inconscient, à votre cœur, qu’à votre conscient ou votre tête… qu’est-ce à dire ? Qu’il faut laisser infuser dans votre cœur ces paroles qui alors peuvent planter des germes de non-dualité qui écloront plus tard… Si vous lisez intellectuellement, certes vous comprendrez un certain nombre de choses, mais l’essentiel va vous échapper. C’est ainsi. Si vous ouvrez votre cœur, laissez de côté l’esprit comparatif et critique, vous laisserez s’entrouvrir la porte de l’intériorité qui vibre à l’appel de l’autoperfection. Également quelques indications sur la façon dont l’esprit apparaît à l’auteur vous permettront de mieux saisir le texte. Ce que l’on nomme habituellement inconscient n’est aux yeux de l’auteur que l’aspect foncier, indifférencié ou peu différencié de l’esprit. Prenons l’image d’un arbre. Le tronc représente l’aspect foncier de l’esprit, tandis que les grosses branches, les branches puis les feuillages la façon dont l’esprit se scinde en profond et superficiel, les feuillages sont les pensées virevoltantes à la surface consciente de l’esprit. Ce qui est décrit dans les lignes qui suivent sont en fait la sève qui monte des racines et du tronc principal, avant même d’être différencié… si vous pouvez saisir les mots dans leur émergence naturelle, alors ces mêmes couches profondes vibreront en vous et vous comprendrez de l’intérieur ce dont il est question ici. Autant lire lentement, en laissant infuser les idées…

paroles du Zen.

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