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l’équinoxe d’Automne et L’équilibre

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2015

 

Nous sommes dans la saison de l’équinoxe d’automne. L’équinoxe d’automne tombe un jour particulier chaque année, tout comme l’équinoxe de printemps. Bien qu’il soit un moment précis dans le calendrier, c’est également une saison. Rien ne se produit rapidement dans le temps et l’espace. Sans entrer dans des détails scientifiques quant à l’explication des 2 phénomènes, en voici une courte – le terme «équinoxe» vient du latin aequus, signifiant «égal» et nox, signifiant «nuit».

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Les deux hémisphères de la Terre reçoivent les rayons du soleil de manière égale lors des équinoxes. Ce qui a pour effet d’avoir le jour approximativement aussi long que la nuit. Dans le monde, des mythes ont été contés pour expliquer ce phénomène. Quelques histoires racontent que la Déesse s’en va jusqu’au printemps et qu’alors, elle revient. Dans d’autres, c’est le Dieu qui s’en va. L’Homme Vert («Greenman») est actif lorsque tout est vert sur Terre, du coup, il devient logique que l’équinoxe d’automne annonce son dé- part. Dans d’autres histoires c’est la Déesse qui apporte la superbe, généreuse abondance durant la saison de la croissance, et l’équinoxe d’automne marque son départ, le moment de se poser et se reposer.

Et nous voilà à l’équinoxe d’automne. Le jour a raccourci et nous revenons à l’endroit où le jour et la nuit, l’obscurité et la clarté sont égales – la période où les nuits rallongent et les jours raccourcissent. Chacun de ces événements est un moment liminal dans le temps. Avec eux, nous sommes à une charnière, passant d’un instant à un autre. Au printemps, on change et le soleil commence à prodiguer plus de lumière et cela allonge les jours. A l’automne, nous nous détournons du soleil et les jours commencent à raccourcir. Pour les deux périodes, au moment limite, le jour et la nuit sont égaux

Dans l’histoire du peuple d’Irlande, il y eut cinq invasions. Celle qui nous concerne actuellement, est celle de la venue des Gaëls en Irlande. Ils ont navigué jusqu’à la rive et au fil du temps vaincu les Tuatha Dé Danann.

Dans la conquête, les Gaëls ont partagé l’Irlande entre les deux peuples. Les Thuata Dé ont reçu leur part et les Gaëls ont pris tout le reste. Malgré tout, après leur conquête, les Thuata Dé, en représailles, ont détruit le blé et le lait de leurs conquérants. A cause de cela les Fils de Mil (les Gaëls) ont passé un pacte avec le Dagda, le Roi des Thuata Dé et ont accepté de rendre les offrandes aux Thuata Dé pour leur générosité. Depuis ce temps, les peuples d’Irlande, se remémorant ce traité, ont continué à vénérer le Peuple de la Déesse Dana en leur versant des libations de lait et en leur faisant des offrandes de fruits de la terre.

En fait, je crois que toutes les lois et coutumes d’hospitalité (hôtes et invités) des anciens celtes proviennent de ce pacte. Le fil conducteur de ces histoires est que l’équinoxe est une histoire d’équilibre. L’équilibre dans tous les aspects de nos vies. L’équilibre entre le jour et la nuit. L’équilibre entre le travail et le divertissement. L’équilibre entre le fait de recevoir et celui de donner. Une part de cela consiste à être reconnaissant, mais c’est bien plus que la gratitude. Ça doit pendre la forme du don. Je pense à quelque chose mais il n’y a ni le temps ni la place pour en parler pleinement. Je serai brève. Je travaille avec les runes scandinaves comme forme de divination. Les runes sont un ancien alphabet, qui, comme des symboles, représentent des histoires et les significations derrière ces histoires. Je pense à la rune «Gebo». Gebo signifie «don».

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Ça reflète les valeurs de la générosité, de l’ouverture, et le fait d’être un bon hôte. Gebo nous demande de prendre un acompte de nos cadeaux, de nos propres talents que nous partageons avec le monde. C’est aussi le fait d’être conscients de notre gratitude et de savoir où nous avons reçu des offres de la part des autres. Il nous est demandé d’explorer notre capacité au don. Donner est relatif à notre aptitude à nous partager nous-mêmes avec le monde qui nous entoure. Les cultures nordiques valorisaient la générosité comme une attitude envers tous les individus d’une même tribu ou bien apparentés. De la même manière il nous convient de cultiver une manière de vivre généreuse. C’est la dernière moisson des cultures. Le temps est venu de rassembler et de préparer pour les mois d’hiver – Le temps de l’obscurité arrive. C’est un temps de célébration de la générosité de tout ce que nous avons récolté dans nos moissons.

C’est un temps pour reconnaître notre propre récolte personnelle. Et parce que c’est une période d’équilibre – un temps égal d’obscurité et de lumière – c’est également un temps pour offrir des remerciements et renouer avec les cœurs reconnaissants en offrant ces cadeaux en retour. C’est comme cela que j’espère appliquer Gebo à la signification de l’équinoxe d’automne, que je n’ai pas seulement à apprécier ce que j’ai reçu, mais que j’ai également une responsabilité sacrée de donner en retour, pas seulement en offrandes aux déités que j’honore pour cette récolte, mais sous toute forme qui m’apparaît, de toutes les manières que je puisse le faire. Deanne Quarrie, D. Min. est une Prêtresse de la Déesse, et auteur de cinq livres. Elle est professeur adjoint à l’Ocean Seminary College, prodigue des cours de Druidisme, Création Rituelle, Éthique pour le Clergé Néo-Païen, Exploration de la prise de Conscience Sensorielle et d’autres cours sur la magie naturelle. Elle a fondé Global Goddess, une organisation mondiale ouverte à toutes les femmes qui honorent une forme de divinité féminine, ainsi que The Apple Branch – une association de la branche Dianique où elle encadre en anglais des femmes du monde entier qui souhaitent devenir prêtresses.

par Deanne Quarrie, traduit par Lilith

(Magazine Lune Bleue/ LWE) et le lien : http://la-lwe.bbfr.net .

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LA ROUE SEMESTRIELLE / Vivre la Vie Magique

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

anciennereligion1par Faoni

Wheel of the Year – Living the Magical Life* de Pauline et Dan Campanelli est un de ces livres qu’on ouvre toute l’année, au fil des saisons et des Sabbats.  Informatif et pratique, il invite le lecteur à porter un regard ré-enchanté sur la nature changeante et à l’intégrer concrètement à sa vie magique. En effet, l’acte magique se doit d’être vécu non pas comme seule théorie, mais pensé de manière créative par le sorcier tout au long de la Roue de l’Année. C’est dans les actes les plus anodins, dans l’artisanat simple à la portée magique  puissante, que s’éveille la créativité du rituel à venir. En cela, Pauline et Dan Campanelli nous incitent à mieux observer ce que nous offre la Nature et à la laisser nous imprégner de son énergie. 

Voici quelques extraits pour appliquer ces gestes pratiques, de Litha jusqu’à Yule, et apprendre à vivre concrètement, au quotidien, notre vie magique. 

JUIN – L’Echelle de Sorcière

L’un des charmes les plus puissants à base de plumes est l’Echelle de Sorcière. Il s’agit d’une tresse réalisée à partir de trois longueurs de fils colorés, avec des plumes de différentes couleurs nouées dans le cordage à intervalles réguliers. L’Echelle de Sorcière peut avoir deux objectifs : elle est soit une amulette de chance et de protection en général, soit réalisée dans un but spécifique, comme l’acquisition d’un savoir mystique, la protection de la santé ou la prospérité.  Une Echelle de Sorcière classique est composée de neuf plumes, chacune d’une couleur différente, et d’une corde  tricolore. Le blanc, le rouge et le noir sont trois couleurs appropriées, car elles représentent les trois aspects de la Déesse. Dans le cas d’un but spécifique, trois plumes et un fil d’une couleur adéquate seront intégrés. Pour réaliser une Echelle de Sorcière, collectez les matériaux nécessaires, de préférence lors d’une nuit de Pleine Lune. Disposez un autel et tracez le cercle. Prenez environ un mètre (trois fois la longueur de votre coude jusqu’au bout de votre petit doigt) de chaque couleur de fil, et nouez ensemble les trois fils à une extrémité. Commencez alors à les tresser ensemble, en chantant : Fil rouge, fil blanc, fil noir, Dispensez votre magie ce soir 

Répétez ce chant encore et encore, jusqu’à ce que tout le fil soit tressé (tresser est un acte magique en soi, car il implique trois brins, qui représentent les trois aspects de la Déesse réunis en un seul symbole). Quand le tressage est terminé, nouez l’extrémité. Fixez alors la première plume à 30 cm environ du début de la tresse avec un noeud, en disant (pour une plume verte par exemple) : Avec cette plume et ce fil noué, Ce charme apportera la prospérité Quand les neuf plumes ont été disposées le long de la corde, aussi régulièrement espacées que possible, joignez les deux extrémités pour former un cercle. Passez-le alors dans la flamme de la bougie et la fumée de l’encens, puis aspergez-le avec du sel et de l’eau en prononçant des mots comme :

Au nom du Dieu et de la Déesse, Par l’Air, la Terre, le Feu et l’Eau, Je consacre cette tresse De neuf plumes et de trois fils

Ainsi soit-il Accrochez alors l’Echelle de Sorcière en hauteur dans votre maison, là où les regards profanes ne pourront pas l’atteindre, mais où vous-même pourrez la voir tous les jours.  

JUILLET – La collecte de matériaux

Les plumes ont un large éventail d’utilisation en magie, de l’Echelle de Sorcière à la médecine des Indiens d’Amérique, et les plumes de mouette ont une portée magique toute particulière, car cet oiseau est chez lui dans trois des quatre éléments : l’eau, la terre et l’air. Les plumes de mouette se ramassent facilement au bord de mer. Il y a une grande quantité de noix et de graines échouées sur les plages qui peuvent être collectées. Dans le monde entier, du grand chef Indien légendaire au pêcheur Ecossais, tout le monde considère que cela leur confère un grand pouvoir magique. La plus grosse de ces noix est la Coco de Mer, qui s’échoue notamment sur les cotes indiennes. Sa terre d’origine, les Seychelles, ne fut découverte qu’au XVIIème siècle. Elle ne pousse nulle part ailleurs, et fut utilisée en médecine et pour son pouvoir aphrodisiaque dû à sa forme érotique. Les Coco de Mer ne sont pas les noix les plus promptes à s’échouer sur les cotes nord-américaines, mais on peut en trouver beaucoup d’autres variétés, qui portent toutes en elles le mystère de contrées lointaines, autant que leurs traditions magiques. Parmi elles, on trouve le Coeur de la Mer, l’oeil-de-boeuf ou le Bonduc. 

Le Coeur de la Mer (Entada Gigas) est une large graine en forme de coeur (largeur 5 cm environ) d’une couleur marron foncé, d’aspect lisse et brillant. En Norvège, les femmes ouvrières boivent un breuvage à base de cette graine pour atténuer leur peine. En Angleterre, les Coeurs de la Mer étaient donnés comme amulette aux jeunes marins qui partaient en mer. L’oeil-de-boeuf (Mucuna sp.) est une jolie graine marron de 2,5 cm environ de diamètre. Elle est ronde et aplatie, avec une ligne noire soulignée de beige qui parcourt les trois quarts de sa circonférence. En Irlande de l’Ouest, elle était placée la nuit sous l’oreiller pour protéger le dormeur contre les esprits malveillants. 

Le Bonduc (Caesalpinia Bonduc) est une noix grise parfaitement ronde et lisse de 1,5 cm environ. Dans les Îles Hybrides elles sont portées comme des amulettes protectrices et connues pour prévenir d’un danger celui qui les porte. Une balade à la plage est le moment idéal pour ritualiser, mais aussi pour collecter des matériaux magiques. Il sera nécessaire de se renseigner sur les marées pour s’assurer que la période  est bien propice au type de rituel magique que vous souhaitez entreprendre. Une marée montante et une lune croissante sont idéales pour les rituels de prospérité, d’accroissement ou de fertilité. Une marée montante et une lune décroissante seront une bonne période pour se débarrasser d’une maladie ou autres gênes. Mais surtout, les rivages sont des endroits parfaits pour nous permettre d’exprimer l’amour que nous portons aux Dieux. Dans cet endroit magique entre terre et eau, à l’aube ou au crépuscule, tracez le cercle dans le sable, faites un feu, aspergez-vous d’Eau-Source-de-Vie, et entreprenez des libations de vin. 

AOÛT – Le tressage des oignons

Arrivés à la moitié du mois d’Août, les fortes chaleurs humides sont, pour la plupart, derrière nous. Les récoltes ont été célébrées avec la fête de Lammas. Nous commençons à ressentir l’urgence de les rentrer avant l’arrivée de l’hiver. Les oignons, qui furent plantés en mai et arrachés fin Juillet, ont été baignés de soleil chaque jour depuis les deux dernières semaines. Lors de la Pleine Lune, quand la lune est en Lion (la Lune d’Orge), on ritualise en tressant les oignons. Le tressage des oignons est une manière ancienne de les stocker ; c’est facile, amusant… et magique. Commencez par plier un mètre de ficelle épaisse en deux et faites un noeud à quelques centimètres du pli, de manière à former une boucle. Disposez la ficelle sur une table, la boucle à l’opposé, et les deux brins de ficelle face à vous. Puis placez l’oignon à l’envers au niveau du noeud, de façon à ce que la tige de l’oignon et la ficelle forment trois brins prêts à être tressés. Commencez à tresser la tige et la ficelle, puis ajoutez un second oignon et joignez les deux tiges pour les tresser avec la ficelle. Répétez l’opération jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quelques centimètres de ficelle, puis nouez l’extrémité solidement. Relevez la tresse délicatement par la boucle, et stockez-la pour l’hiver dans le cellier, ou bien où vous voulez dans la maison, comme amulette de protection. Elle est idéale dans une chambre de malade, car elle absorbe les ondes négatives, au lieu de les repousser. Pour faire une tresse d’oignon dans un but particulièrement protecteur, procédez de la même façon, mais à l’intérieur d’un cercle que vous aurez projeté. En tressant l’oignon avec la ficelle, chantez quelque chose comme : 

images (1)Charme de ficelle et d’oignons, Renvoie d’où elles proviennent les mauvaises intentions, Charme de cordage et d’oignons, Protège ma maison. Après un an, les oignons perdent leur pouvoir protecteur car ils ne peuvent être conservés vraiment plus longtemps, donc la tresse d’oignons doit être remplacée chaque année. Les oignons ont un fort pouvoir magique, dû à leur symbolisme complexe mais puissant. La forme globulaire de l’oignon, recouverte d’une peau cuivrée, symbolise le Soleil, dont la correspondance avec le signe du Lion marque le moment où les récoltes sont prêtes. La peau produit une teinture allant de l’or cuivré à l’abricot. Cette teinture peut être utilisée pour écrire des talismans solaires, ou colorer des cordages «fait maison» si la couleur est appropriée à leur utilisation. C’est aussi une teinture idéale pour colorer des oeufs pour l’équinoxe de printemps. L’oignon coupé en deux dessine le symbolisme de la Lune. Coupé à l’horizontale, il reproduit le disque de la Pleine Lune, coupé à la verticale il montre les phases de la Lune croissante ou décroissante. Certains oignons, coupés à l’horizontale, révèlent une forme «yin-yang» rappelant la dualité du symbolisme Soleil/Lune. 

OCTOBRE – Masques

Les masques […] ont longtemps été associés à la Mort. Les masques mortuaires en or découverts par Schielmann à Mycenae sur les visages des corps de héros ou de nobles étaient complétés de cils et de barbes. Sans doute devaient-ils préserver la beauté des défunts à travers le temps. C’était certainement le but du plus célèbre des masques mortuaires, le portrait en or et pierres précieuses de Toutankhamon. Beaucoup des tribus d’Indiens d’Amérique enterraient leurs défunts avec des masques de bois, alors qu’au sud et au centre de l’Afrique, ils étaient faits de mosaïques de jade ou de turquoise. Les masques de cérémonie utilisés par les Indiens du Nord-Ouest du Pacifique, par ailleurs, ne représentent pas les âmes des défunts mais, comme le masque Kachina des Hopi du Sud-Ouest, ils représentent les esprits de la Nature. Pendant leurs rituels, ils les invoquent lors de danses cérémonielles, ou en récréant leurs mythes dans le but de les apaiser car, selon un chaman esquimau :  «toutes les créatures que nous tuons pour les manger, ou celles que nous chassons et détruisons pour nous faire des vêtements de leurs peaux, ont une âme tout comme nous». Si l’on en croit les témoignages des sorcières recueillis pendant la Persécution, le mage guidait souvent les danses magiques en étant déguisé en chien, taureau, bouc ou chat noir en Allemagne, France et Angleterre. La preuve la plus récente de l’existence de ces rituels déguisés est le Dorset Ooser, un masque en bois peint représentant un visage humain et des cornes de taureau. Il est bien dommage que ce trésor païen ait été volé pendant la première moitié du siècle dernier. Que les masques représentent les Dieux eux-mêmes, les esprits de la Nature, des animaux ou encore des défunts, ils ont été fermement assimilés aux traditions de Samhain et de cette période de l’année pendant laquelle le monde des esprits est si proche, quand nous sommes remplis de l’émerveillement et du mystère d’autres mondes. Pour cette raison, et parce que pendant la Persécution les masques furent portés pour protéger l’identité des acteurs du paganisme, vous aurez peut-être envie d’inclure la création de masques à votre Sabbat de Samhain. Les masques peuvent être conçus pour représenter le Dieu et la Déesse, et portés quand ils sont invoqués par le prêtre ou la prêtresse. Ou bien ils peuvent être créés de manière à représenter le triple aspect de la Déesse – La Vierge, la Mère et la Vieille Femme – pour que la Déesse se manifeste à travers la prêtresse. Ou de la même manière, le prêtre voudra peut-être porter un masque représentant le Dieu dans son symbole de mort ou de renaissance, pour qu’il choisisse de s’exprimer à travers lui. Les masques peuvent aussi représenter les esprits de la nature. Ils peuvent être fabriqués dans une multitude de matériaux, et décorés avec plus de matériaux encore. Ils peuvent n’être même pas portés, mais juste suspendus dans différents endroits du cercle de Samhain, où ils peuvent être dévoilés puis cachés, tour à tour, selon le vacillement des flammes des bougies. Un masque peut circuler dans le cercle et être porté par chacun, tour à tour. C’est incroyable de constater à quel point les fluides psychiques circulent mieux sous le port du masque. Mais portés ou pas, les masques nous rappellent que nous sommes entourés par le monde des esprits et des Dieux, et que cette nuit-là plus qu’une autre, ils sont très proches de nous. 

NOVEMBRE – Bougies

La magie des bougies la plus efficace consiste à associer la bonne huile avec la bonne couleur. Il y a deux façons de déterminer quelle couleur utiliser pour quel objectif. L’une est le principe des couleurs primaires, qui revient à dire que toutes les couleurs peuvent être obtenues à partir du jaune, du rouge, du bleu et des noir et blanc, neutres. Le blanc représente la lumière pure, et le noir l’absence de lumière. Les trois couleurs primaires correspondent à la division en trois plans de l’existence : le rouge pour le physique, le jaune pour le mental et le bleu pour le spirituel. Certaines traditions de magie cérémonielle perçoivent le Dieu comme étant vivant, conscient et bienheureux. Ces trois attributs correspondent aux aspects physique, mental et spirituel de l’homme, et aux trois couleurs primaires. Les couleurs secondaires, le vert, l’orange et le violet, sont obtenues en mélangeant l’une ou l’autre des couleurs primaires, tandis que les couleurs tertiaires vert pomme, rouge

orangé ou violet bleu, etc. sont obtenues en mélangeant une couleur primaire avec une couleur secondaire. Les couleurs primaires, secondaires et tertiaires réunies composent la roue des couleurs. La roue des couleurs est généralement représentée avec le jaune vers le haut puis, dans le sens des aiguilles d’une montre : vert pomme, vert, bleuvert, bleu, violet-bleu, violet, violet-rouge, rouge, rouge orangé, orange, jaune orangé et, de retour en haut, jaune à nouveau. Si la roue des couleurs est inversée, avec le jaune vers le bas et son opposé, le violet, en haut, alors on constate une connexion évidente avec le cercle magique et ses quatre points cardinaux, ainsi qu’avec la roue de l’année et ses solstices et équinoxes. 

En divisant le cercle magique par une ligne partant de l’est (qui symbolise la naissance) à l’ouest (qui symbolise la mort), la partie haute du cercle devient le domaine de la vie spirituelle, qui correspond à la fois à la partie obscure de la Roue de  l’Année (qui s’étend de l’équinoxe de printemps à l’équinoxe d’automne), et à la partie sombre/froide de la roue des couleurs  (allant du bleu-vert au rouge-orangé). La partie basse correspond à la vie physique avec toutes ses étapes de la naissance à la mort, à la partie chaude/lumineuse de la Roue de l’Année et aux couleurs claires/chaudes de la roue des couleurs. 

Le second classement de couleurs est parallèle à la Doctrine des Signatures, qui établit qu’une plante porte un signe distinctif indiquant à quel organe elle correspond, ou quelle maladie elle guérit. En utilisant ce système, les couleurs des bougies sont choisies en fonction de ce à quoi elles ressemblent. Le rouge évoque la chair et le sang, elle est donc utilisée pour le plan physique : la force de vie, l’énergie vitale ou le sexe. Le vert est la couleur de l’argent et des choses qui poussent, les bougies vertes sont donc utilisées pour des rituels d’accroissement et de santé, etc. Le rose, obtenu à partir du rouge et du blanc (lumière pure),  représente une forme d’amour plus spirituelle. Alors que le rouge représente l’amour physique, sexuel, les rouges profonds comme la couleur carmin ou marron sont obtenus à partir de rouge et de noir (absence de lumière spirituelle), et sont utilisées pour représenter la colère ou le conflit, généralement de manière négative. Ce sont les couleurs de Mars, le Dieu de la guerre. Le violet, combinaison du rouge «physique» et du bleu «spirituel», est l’une des couleurs les plus spirituelles quand elle est combinée au blanc. Elle correspond à la fois au point Nord du cercle magique, et à la partie la plus sombre de la Roue de l’Année – de Samhain à Yule. Dans sa teinte la plus vibrante et la plus profonde, c’est la couleur appropriée pour les rites sexuels. Par sa nature, le violet à l’état pur est si profond qu’il ne peut que difficilement être atteint par le noir. Il est souvent utile de combiner le système de la roue des couleurs et celui des correspondances de couleurs (les couleurs utilisées pour ce à quoi elles ressemblent) pour que l’un des deux conforte l’autre. 

DECEMBRE – La Bûche de Yule

Pour les Païens de la plupart des traditions, le Soleil représente le Dieu masculin, et le solstice d’hiver est considéré comme le moment de sa mort suivie de sa renaissance. C’est aussi la mort de l’ancienne année solaire et la naissance de la nouvelle, ou encore la naissance de l’Enfant Divin, le Dieu Soleil de la nouvelle année. Pour les Egyptiens il s’agissait d’Horus, l’enfant divin d’Isis et Osiris. Pour les Grecs et les Romains il était Apollon, fils de Zeus et frère jumeau d’Artemis, la Déesse de la Lune. Pour les Nordiques et les Anglo-Saxons c’était Balder. Pour les Phéniciens, Baal. Pour les Celtes, Bel. Ainsi pour les 3091309501_1_5_AuWDS1WYPaïens du monde entier, le solstice d’hiver, ou Yule, est un festival solaire, donc célébré avec le feu. La Bûche de Yule est une tradition ancienne et la faire brûler symbolise la promesse de feu du Soleil naissant. La Bûche de Yule est brûlée avec une partie non consumée de la bûche de l’année précédente, et une partie sera conservée pour l’année suivante, symbolisant ainsi la continuité. La partie non brûlée est conservée toute l’année comme amulette de protection. 

La Bûche de Yule est sélectionnée tôt dans l’année, et gardée de côté. Généralement, il s’agit d’une bûche de chêne. Tôt dans la saison, alors que vous commencez à décorer la maison avec des branches de pin et des rameaux de houx, vous pourrez choisir d’orner aussi la bûche de Yule avec des symboles traditionnels de verdure. Les épines vert clair du pin représentent la naissance de l’année sur le point de commencer. Les épines foncées de l’if symbolisent la mort de l’année qui se termine. Du lierre représente la Déesse en tant qu’élément féminin, tout comme les branches de bouleau effeuillées, dont l’apparence hivernale rappelle que le printemps reviendra. Les rameaux de houx, avec leurs baies rouge écarlate, symbolisent le Holly King (Roi Houx) de l’année qui s’éteint, tandis que la bûche de chêne représente le Oak King (Roi Chêne) de l’année nouvelle. Tous ces feuillages et branches peuvent être noués ensemble dans une jolie gerbe et surmontés d’un gros

noeud de ruban pour décorer la Bûche de Yule. Le morceau non brûlé restant de l’année précédente, s’il est assez gros, peut être décoré de la même manière. 

(* «Roue de l’année – Vivre la vie magique») Avec l’aimable autorisation de reproduction et de traduction des Editions

Llewellyn – http://www.llewellyn.com/

 

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La porte et son symbole

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2014

 

Celtic-trompe-loeilLa porte se distingue de toutes les composantes ordinaires d’un paysage. On la remarque, on la cherche, elle balise notre regard. 

On sait qu’on devra en passer par là. Elle coïncide avec les limites et fonctionne stratégiquement avec elles. Une porte seule, dans le vide, apparaît comme le point unique du franchissement. Passage approprié, naturel ou tactique. La porte organise l’espace et marque le temps. 

 L’incitation au passage oblige ensemble le corps et l’esprit. L’un s’acquittant du mouvement, l’autre du sentiment d’accéder à l’inconnu. Se questionner sur la porte, c’est travailler sur la définition de l’espace sacré, sur le dedans et le dehors pour ainsi prendre conscience que cet élément d’architecture reste un élément majeur et incontournable. Percevoir au présent les deux directions du temps est un don offert à Janus par Saturne chassé de l’Olympe en remerciement de son hospitalité dans le Latium. 

Cette faculté conduit naturellement Janus à présider au destin des Portes. Celui au visage ridé regarde le soleil décliner au fil des jours, au solstice d’été, celui au visage jeune tourné vers la remontée du soleil, au solstice d’hiver. Janus était craint et respecté comme étant le maître du temps qui détruit ce qu’il a produit. Il était considéré comme le gardien des portes célestes, celles qui ouvrent le chemin vers la Lumière, devient le guide des âmes en quête d’un chemin. Il était paré des emblèmes du portier : le bâton et les clés. 

Dans la vieille Étrurie, « janua » désigne la porte domestique, « janus » un passage à double entrée, « januarius » le premier mois de l’année. 

À Rome, le temple de Janus ouvrait ses larges portes en temps de paix, les fermait en temps de guerre. Si l’on retourne aux premiers versets de la Bible, au chaos initial dont Elohim a tiré  successivement, en quelques jours, les couples Ténèbres/ Lumière, Terre/Ciel, etc, on s’aperçoit que tandis que le Temps fut immédiatement mesuré et partagé en jour et nuit, puis en semaine, l’Espace, lui, demeurait infini, sans limite, un immense territoire de montagnes, de plaines, d’océans peuplés de plantes et d’animaux. Elohim ne s’est pas occupé de partager l’Espace. Il a laissé aux hommes cet espace terrestre : à eux d’en faire ce qu’ils voudraient. 

Les hommes groupés en tribus se sont installés ici ou là. Impressionnés par les forces de la Nature bienfaisante, ou malfaisante (le Soleil, la Pluie, la Tempête, les frimas…) ils ont délimité des espaces sacrés pour rendre grâce ou amadouer ces divinités capricieuses. Au début du Paléolithique supérieur, l’homme préhistorique, observant le soleil sortir de la terre le matin et y rentrer le soir, constata vite qu’il le faisait en des points différents, que le chemin parcouru dans le ciel est différent chaque jour, qu’il ne brille pas avec la même force et la même durée, que cela varie selon les époques et que les jours et les nuits n’ont pas la même longueur sauf à quelques moments qui reviennent périodiquement. Il remarqua également que le soleil éclaire et réchauffe le jour, qu’il chasse l’obscurité et qu’avec la lumière disparaissent les dangers de la nuit et les angoisses des ténèbres. 

Cela étant, du soleil, l’homme en fit un Dieu et il chercha à en prévoir la venue. Il commença à repérer, d’abord avec des cailloux, puis des bâtons, puis encore des pierres levées, les positions des levers et des couchers de soleil. Il érigea ensuite des colonnes aux positions extrêmes, deux pour les levers et deux pour les couchers. En observant les saisons, l’homme primitif créa sans le savoir les portes solsticiales, mais il comprit vite que les solstices sont à la fois des limites et des portes. Cette assimilation, et les fêtes qui les accompagnent remontent aux traditions les plus reculées de l’humanité et sont communes à tous les peuples anciens et à tous les cultes. 

L’espace commence à se géométriser au sens étymologique du mot, au sens où l’arpenteur est un géomètre, un mesureur de terre. Ainsi, cette géométrisation favorise et entraîne la  sacralisation des choses. Le temple est consacré parce que bien délimité, coupé du monde extérieur. Il est un centre et un axe qui stabilise le groupe. L’espace, une fois clos, détermine un dehors et un dedans, un extérieur et un intérieur (et quand il s’agit du Temple, le profane et le sacré). Ainsi, chez les grecs s’opposaient Hestia et Hermès. À Hestia, le dedans, le fixe, la maison : à Hermès,  le dehors, le mobile, les chemins. Ce n’est pas un hasard si le dedans est symbolisé par Hestia, une déesse, et le dehors par un Dieu, Hermès. 

Biologiquement, la femme dont l’énergie reproductrice est interne valorise l’intime, le refuge, la protection, la maison. L’homme, au contraire, dont l’organe reproducteur est externe, valorise l’extérieur, l’exploration, la chasse, la défense de son environnement. 

Il n’y a pas de porte sans seuil. Il ouvre d’un côté sur le passé, de l’autre sur l’avenir. C’est un petit espace qui précède la porte. Sur le seuil nous ne sommes plus tout à fait dehors et pas encore dedans. C’est un espace de liaison entre les deux. Cette notion de dehors/dedans est une notion duelle (comme extérieur/intérieur) car l’une des parties n’existe que dans sa relation avec l’autre et par rapport à un lieu déterminé. C’est à partir de ce moment où il y a un lieu clos par une porte qu’il y a un seuil. Car la porte et le seuil sont liés bien évidemment puisque c’est par la porte que se fait le passage du dehors au-dedans et vice versa. 

Quand il s’agit d’entrer pour la première fois dans un lieu sacré, l’aventure, l’imprévisible se situe à l’intérieur, de l’autre côté de la porte. Sur le seuil, on est pris d’angoisse à l’idée de s’engager dans un monde clos, d’avoir à répondre de soi, de participer, de perdre ce que l’on croit être sa liberté ou une partie de sa liberté. Le seuil est lié à la notion de passage, en quelque sorte d’initiation (du latin initium, qui veut dire entrée). Tous les rites sont des rites d’entrée, du passage dehors/dedans et non l’inverse. C’est qu’entrer dans un lieu fermé est une sorte d’intrusion qu’il importe d’annoncer, de rendre bienveillante et acceptable, qu’il s’agisse d’un lieu sacré ou d’un lieu profane. Ces rites permettent de passer du profane au sacré en respectant leur étanchéité. 

Le monde profane, est un monde de substances stables dont nous connaissons la matière, le  fonctionnement, les règles. Le monde sacré est un monde d’énergies mystérieuses dont nous saisissons mal le sens, les finalités. Certaines choses, certains êtres, certains espaces, certains temps lui appartiennent. 

Pour progresser, il ne suffit pas de transgresser les règles et les lois. Il faut « se transgresser » soi-même, se dépasser. C’est l’enseignement que nous proposent d’innombrables mythes et contes ou le héros affronte les monstres gardiens des seuils, symboles agressifs  des interdits. Ils provoquent a la transgression, mais aussi a la domination de la peur, au courage, a l’abnégation. C’est face a ces dragons, serpents a sept tètes, cyclopes, méduses, ogres, sorcières de toutes sortes que le sujet fera ses preuves, donnera la mesure de ses capacités d’intelligence, de force physique et morale, d’ingéniosité. Le faible sera terrassé par la bête : le fort, vainqueur, aura progressé dans l’amélioration de lui-même. 

Les monstres sont aussi gardiens de trésors, signal du sacré. Accroupis au seuil des lieux sacrés, ils veillent. Que ce soient les Pommes d’Or des Hespérides, dans les douze travaux d’Heracles/Hercule, la Toison d’Or de Colchide ravie par Jason, ou tous les trésors de perles et de diamants de la terre, tous sont gardés par des monstres. Et peut-être faut-il considérer le Serpent de la Genèse comme le monstre gardien de l’Arbre de la Connaissance, un gardien pervers qui au lieu de rugir ou de cracher des flammes, séduit, pour mieux triompher. Les voies de la richesse, de la gloire, du savoir, de l’immortalité sont très bien surveillées : on ne s’en empare pas facilement : il faut en être digne, se dépasser. 

Toujours associé au seuil et a la porte, le monstre relevé aussi de la symbolique du passage. Il dévore le vieil homme pour que naisse l’homme nouveau. Le monde qu’il garde ici n’est pas celui des biens matériels mais plutôt le monde intérieur et spirituel auquel on n’accède que par une transformation intérieure. 

Tout être traverse les ténèbres avant de découvrir la Lumière. L’initiation comme la mort, comme l’extase mystique, comme la grâce de la foi équivalent a un passage d’un mode d’être a un autre et opèrent une véritable mutation de la personne. En somme c’est le moment de réflexion qui impose un choix, une décision car on ne demeure pas sur le seuil… Un pas de plus et c’est le passage, l’initiation à l’autre, à l’ailleurs, a l’autrement. La porte est la devant nous, il suffit de tirer la bobinette et la chevillette cherrera. Le seuil, la porte, le passage sont si liés entre eux qu’il est difficile de les séparer comme on démonterait un objet en ses différentes pièces. Ce que nous avons dit du seuil peut se répéter pour la porte car elle se présente aussi comme une limite, une frontière. Mais elle est plus que cela et, en y réfléchissant, d’autres thèmes se précisent qui prolongent et enrichissent la réflexion. 

En architecture, les portes sont toujours l’objet d’une attention particulière. Elles annoncent la nature, la fonction et même le statut social du bâtiment. Selon qu’elle est fermée, ouverte, entrouverte, fermée a clé, battante, une porte est, sans changer de nature, présence ou absence, appel ou défense, perspective ou plan aveugle, innocence ou faute… 

L’homme qui le premier bâtit une hutte créa un espace limité, distinct de l’illimité du reste du monde. En perçant une porte, il créait une communication entre le dehors et le dedans, entre l’extérieur et l’intérieur. La porte fermée est mur : ouverte, elle devient issue, accès, passage. Elle se métamorphose sans cesse, tantôt apparaissant solide, infranchissable, tantôt glissant dans ses gonds, elle s’efface, disparaît pour laisser passage. Elle apparaît et disparaît jouant de la métamorphose mécanique suivant les besoins.

La porte peut s’ouvrir et se fermer : c’est sa fonction. Les possibles ne peuvent être réalisés en même temps ; ils sont là en puissance, latents, mais en acte, un seul possible à la fois se réalisera en alternative avec l’autre. Le et entre ouvrir et fermer indique la complexité des fonctions de la porte, ses capacités possibles : le ou situe chacune d’elles en acte dans le temps. Le et le ou ne s’opposent pas ; ils indiquent des niveaux différents. 

Par contre, l’idée de dehors/dedans, soit séparé soit communiquant par la porte fermée ou bien ouverte, nous entraîne dans la dialectique des oppositions oui/non, je veux/je ne veux pas, ici et la… ici bas/ au-delà. Dans sa signification duelle, la porte, figure paradoxale, implique la coexistence des contraires et leur harmonisation dans le temps. 


Le fait de pouvoir jouer avec ces deux fonctions opposées, confère à la porte une grande richesse symbolique qui exprime à travers elle des sentiments et des espoirs. La clé qui verrouille et cadenasse la porte insiste sur le « fermé » ; la porte entr’ouverte, ouverte, grande ouverte nuance le degré de communication, d’accueil possible. L’entr’ouvert inspire l’hésitation, puis incite à la tentation, au désir.

Janus n’est pas la seule figure symbolique de la porte. Les chrétiens ont St-Pierre et la clé du Paradis. Tous ont pour mission de contrôler les entrées et parfois les sorties, de veiller à l’ordre établi, d’empêcher toute intrusion indésirable. Janus est à la fois le portier et le gardien : il contrôle, sélectionne et protège la porte. 

Avec le bâton, il chasse les intrus, avec la clé, il ouvre, ferme… mais peut aussi enfermer, retenir  prisonnier. Ainsi la porte étroite, celle qui nous fait plier les genoux, baisser la tête et resserrer le corps pour passer de l’autre côté de son battant, symbolise la difficulté du passage, d’un monde dans un autre. Mais elle évoque aussi le sablier : sa forme en deux vases égaux reliés par un étroit goulot montre l’analogie entre le haut et le bas. Sablier et porte nous invitent a méditer sur la fuite du temps, sur  l’éphémère. Nous ne faisons que passer dans l’infini du temps. A l’entrée et à la sortie de la vie, les portes entre le ciel et la terre, entre l’esprit, la matière et la chair, s’ouvrent. Au moment de la naissance, l’enfant est expulsé du ventre chaud et douillet. Son séjour aquatique terminé, c’est par un cri que le nouveau-né s’annonce dans le monde aérien. Première initiation. Première perte pour devenir un être distinct. Le prix à payer… la séparation d’avec le corps de la mère. 

Dans les litanies de l’Immaculée Conception, l’Église donne a la Vierge les épithètes de « Porte close d’Ezechiel », « Porte d’Orient », et « Porte du Ciel ». Marie est même parfois représentée, dans l’iconographie médiévale sous l’aspect d’une porte fermée (Stalles d’Amiens). La porte du Temple maçonnique est désignée sous le nom de « Porte d’Occident » : en effet, c’est à son seuil que le soleil se couche, c’est-à- dire que la lumière s’éteint. Au-delà, règnent les Ténèbres du monde profane. Pour les Alchimistes, la porte donne accès à la connaissance. Relation cherchée ou perdue, révélation, accès à la Lumière ou à la connaissance, il s’agit toujours d’une étape nouvelle, d’un changement de niveau, de  milieu, de vie. 

On termine quelque chose pour commencer autre chose : c’est l’initiation, le point de départ d’une expérience neuve. On a quitté un lieu pour en rejoindre un autre. Le passage est un mi-lieu, un entre-lieu, un tiers-lieu entre le départ et l’arrivée. Mais il est aussi un temps, un entre-temps, un tiers-temps entre la naissance et la mort. On passe d’un endroit a l’autre, d’un moment a l’autre, d’une question a l’autre… c’est toujours un passage. 

Le cycle des saisons toujours recommencé nous a familiarisé avec ces passages de l’automne/hiver/mort au printemps/été/vie… et puis on recommence. Nous savons que le grain sec et apparemment mort, enfoui dans la terre, renaîtra en moisson dorée ; que si le soleil meurt derrière l’horizon, il renaîtra demain, à l’aube. Mourir ici, renaître ailleurs. 

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L’année dans son rythme régulier et perpétuellement recommencé évoque le cercle ou l’Ouroboros grec, le serpent qui se mord la queue dont une moitié est blanche et l’autre noire symbolisant, selon les astrologues, les six mois masculins et spirituels (de l’équinoxe d’automne a celui de printemps) et dont le milieu (le  solstice d’hiver) est la porte des dieux, et les six mois féminins et matériels (de l’équinoxe de printemps a celui de l’automne) et dont le centre (le solstice d’été) est la porte des hommes. 

Chaque société fixe son 1er de l’an en fonction de son climat, de sa religion et cette date peut changer. Ainsi en Europe occidentale, jusqu’en 1564, l’année civile commençait à Pâques (le 25 mars) et, c’est pour évincer le culte de Mithra, dieu solaire fêté au solstice d’hiver, que l’Église fixa la naissance du Christ au 25 décembre. 

La vieille année s’en va avec un vieillard – le père Noël – tandis que naît la nouvelle année avec un enfant – Jésus – qui sera la Lumière. Dans la tradition des bâtisseurs, les porches et portails extérieurs ne représentent pas seulement l’entrée dans le monde céleste, le début du chemin, ils en révèlent également le mystère et l’accomplissement. 

La porte annonce ce qui est au-delà d’elle-même, si bien que réfléchir sur ce symbole demande de s’interroger sur la nature et la forme du temple que l’on veut construire. Parce que l’être humain naît inachevé, incomplet, imparfait, mortel, il avance dans la vie pas a pas, en se transformant, s’adaptant, se complexifiant. Pour franchir chaque étape, chaque seuil, il faut qu’il ait acquis une certaine expérience, une certaine maturité. La prise de conscience de la limite provoque un sentiment de crainte et de fascination, proche du sentiment du sacré. 

«Le rituel de passage canalise tout ce qui semble échapper au contrôle de l’homme» est tentative de maîtriser la transgression, une sorte de mise en scène dans laquelle l’interdit est approché mais de manière symbolique. C’est en passant de matrice en matrice par des portes successives que nous nous souviendrons de ce que nous sommes. Ces portes se font de plus en plus étroites, elles impliquent le dépouillement de tous les systèmes dans lesquels nous nous installons et dont nous nous rendons d’autant plus esclaves qu’ils sont cohérents et satisfaisants. 

Bien d’autres portes existent. Porte de l’imaginaire qui resserre l’espace visible dans la mesure de ses ouvrants, au point parfois de le rendre infime. Par le détournement audacieux de nos rêves d’enfants, Lewis Carroll en ouvre les portes inattendues. Portes éphémères qui existent le temps d’un geste ou d’une cérémonie, construites et déconstruites sur le rythme des calendriers magiques, messianiques ou solaires.

Portes du silence, le clic d’un judas, le frottement lourd sur le sol, un raclement ou le battement sur ses gonds, ces portes la s’ouvrent et se ferment avec fracas : à cause du silence ! 

Portes automates qui ont perdu leur âme et leur portier. Portes frontières, postes de guet, bastions pour surveiller les arrivants. Portes des cathédrales qui lorsqu’elles sont franchies rendent l’esprit et le corps soumis. On baisse la voix, ou même on se tait. Les sons se transforment en chuintements, ils tapissent les voutes et se perdent au pied des vitraux. Chacun prie ou essaie. Rien de plus mystérieux que le  recueillement. Il est impossible de savoir sur quelles dérives s’engage la petite nuit intime que chacun s’offre en fermant les yeux. La porte menant jusqu’ici ne serait-elle qu’un entonnoir de la pensée ? Une conduite forcée pour un passage facile dans l’au-delà ? 

Portes des sites sacrés devant lesquelles il nous faut demander la permission d’entrer. Certains livres sont aussi de véritables portes. On y trouve des paroles sésames qui arrivent au bon moment pour répondre a un besoin, pour éclairer une part de soi jusque là inconnue. L’oeuvre d’art ouvre elle aussi sa porte, par la création, sur l’au-delà des apparences en accueillant l’étincelle de l’émotion, de l’intuition et du rêve. 

Certaines encore, non palpables comme celles franchies par les mediums, porte ouverte sur un autre monde, sur un ailleurs dont on veut croire ou ne pas croire, sur un au-delà. Porte du temps où celui-ci n’existe plus. Et puis, les portes du coeur, par un mot, un regard, un sourire, porte étroite qui mené a l’amour divin. L’être s’épure pour n’être plus qu’un élan spirituel.

 

Pour terminer, je vous citerai un passage de l’Évangile de Thomas commenté par OSHO : « Il existe un tableau célèbre de William Hunt. Lorsqu’il fut exposé pour la première fois à Londres, les critiques posèrent une question. C’est un tableau de Jésus, l’un des plus beaux. Jésus se tient devant une porte fermée, qui semble close depuis une éternité car de l’herbe a poussé contre elle ; personne, semble-t-il, ne l’a ouverte depuis des siècles. Elle a l’air très vieille, défraîchie et Jésus se tient devant elle ; le tableau s’intitule – voici, je suis devant la porte – Il y a un heurtoir sur la porte, et Jésus a le heurtoir en main. 

Le tableau est magnifique, mais les critiques cherchent toujours l’erreur, tout leur mental se porte sur ce qui manque. Et effectivement, ils trouvèrent une erreur : il y a bien un heurtoir à la porte, mais pas de poignée. Hunt se mit à rire et dit – c’est une porte qui s’ouvre de l’intérieur ! – Jésus se tient devant la porte de l’homme, devant son coeur. Elle ne peut pas s’ouvrir de l’extérieur, toute poignée est donc inutile ; il n’y a qu’un heurtoir. La porte du cœur s’ouvre de l’intérieur. Jésus vient frapper à votre porte, mais vous vous mettez à penser. Vous n’ouvrez pas la porte ; au contraire, peut-être aurez-vous peur et vous la verrouillez davantage. Qui sait quelle sorte d’homme se tient dehors ? Il a l’air d’un clochard. Qui sait ce qu’il fera, une fois la porte ouverte ? Dès que vous ouvrez votre coeur, vous devenez vulnérable, vous n’êtes plus aussi à l’abri qu’avant. Et cet homme a l’air d’un parfait inconnu. Vous ne pouvez pas avoir confiance. C’est pourquoi lorsque Jésus se présente à la porte, vous le manquez. 

A la vérité celui qui a peur en vous, ce n’est pas vous. C’est l’égo, ce que vous avez accumulé du passé, votre identité. Cet égo qui va être totalement mis en pièces par cet étranger ».

source Lune Bleue

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Provoquer les esprits

Posté par othoharmonie le 1 septembre 2014

 

images (9)De celui que la postérité a fini par nommer simplement “Monsieur Gurdjieff”, on a dit énormément de choses ; pour autant, plus les informations s’accumulent, plus il devient clair que, de cet étrange Caucasien au regard magnétique, nous ne savons rien. La vie n’est réelle que lorsque “Je suis”, ainsi s’intitule la troisième et dernière partie de son opus magnum, Du tout et de tout. Or, l’étude de sa biographie tourmentée donne le tournis, tant il semble se plaire à multiplier les masques et les identités contradictoires. La période la plus fascinante de sa vie, la plus environnée de merveilleux, est sans conteste sa jeunesse. D’elle, nous ne connaissons que ce qu’il a bien voulu en laisser transparaître à travers ses récits contradictoires où le factuel se noie dans l’allégorique et le burlesque. Né, selon les recoupements les plus cohérents, au début de l’année 1866 dans le quartier grec d’Alexandropol, ville arménienne alors située en territoire russe, près de la frontière turque, Gurdjieff entame son itinéraire spirituel au sein de l’Église d’Arménie. Au début des années 1880, après avoir échappé par deux fois à la mort, celui qu’on surnomme alors “Tatah” ou “le Basané” comprend qu’il est sur Terre pour percer le secret de la vie humaine et organique. De 1885 à 1907, il parcourt alors le Monde ancien, de la Crète au Tibet, d’Alexandrie aux confins du Caucase, en quête d’une tradition spirituelle authentique. À Constantinople et en Anatolie, il fréquente les tekkes (“monastères”) de divers ordres soufis : les mevlevis d’une part, héritiers du grand maître persan Djalâl al-Dîn Rûmî, plus connus sous le nom de “derviches tourneurs” ; les bektashis ensuite qui, par leur pensée cosmologique et leurs rituels, se rattachent aux cultes angéliques du Kurdistan rural. On sait que Gurdjieff, dans sa jeunesse, a été très impressionné par les rites d’un de ces groupes kurdes, les yézidis. Ces derniers, un des rares groupes non islamisés de la région, vénère l’ange suprême, Malâk Tawûs ou “Ange-Paon”, à qui Dieu a délégué la direction du monde. L’identification de cet ange de lumière à Lucifer a valu aux yézidis le surnom extrêmement hostile d’“adorateurs du diable”.

Il semble que Gurdjieff soit ensuite allé à Jérusalem tenter de rencontrer des cercles esséniens, ainsi qu’en Égypte.

Une initiation multiforme

Au début du XXe siècle, on croit retrouver sa trace dans les monastères des “Bonnets rouges”. On surnomme ainsi les lamas de l’école bouddhique la plus ancienne du Tibet, les Nyingmapa, par opposition aux “Bonnets jaunes” de l’école réformée ou Gelugpa.

Ils se caractérisent par un enseignement tantrique et ésotérique très profond, à la symbolique souvent mortuaire. Mais la tradition de laquelle se réclame explicitement Gurdjieff est une mystérieuse “confrérie des Sarmoung”, qui aurait été fondée à Babylone au milieu du troisième millénaire avant l’ère commune, aurait perduré en Asie centrale jusqu’à aujourd’hui et dont Gurdjieff aurait retrouvé la trace grâce à des manuscrits découverts dans un monastère d’Ani, l’antique capitale arménienne. Du point de vue historique, l’existence de ce groupe n’est attestée que dans les écrits de Gurdjieff lui-même. À partir de 1908, il s’installe en Russie et mène une double vie. D’une part il amasse une fortune confortable à travers des trafics divers : tapis, caviar, bétail…

De l’autre il se présente sous les traits outrés d’un instructeur en sciences surnaturelles, afin de tester la réceptivité du public russe. Simultanément, il élabore son propre système philosophique et symbolique et attire à lui son premier cercle de disciples : l’écrivain Ouspensky, auteur d’un Tertium Organum qui présente des affinités troublantes avec ses propres idées ; le médecin clinique et psychologue Stjoernval et son épouse ; le compositeur Thomas de Hartmann et son épouse Olga ; Alexandre et Jeanne Salzmann ; ou encore le mathématicien Andrei Zaharoff. À ce groupe, dont l’effectif varie de six à trente, il transmet l’intégralité de son enseignement entre 1916 et 1920, notamment à l’été 1917, dans la station thermale caucasienne d’Essentouki, où est entreprise une session de six semaines d’expérimentation psychosomatique intensive qui restera comme l’événement fondateur de la diffusion de cet enseignement. C’est également durant cette période, à l’automne 1919, que le groupe reçoit un nom : l’Institut pour le développement harmonique de l’homme.

Un enseignement radical 
L’enseignement qui est délivré sous l’égide de cet institut comporte deux aspects, l’un théorique, l’autre pratique, et l’équilibre entre les deux est déterminant pour comprendre la physionomie des différents groupes gurdjieviens qui apparaîtront par la suite. Le constat de principe est simple et radical : l’être humain, dans son état de veille habituel, est un être en sommeil qui n’atteint pratiquement jamais la conscience. L’homme est une machine qui réagit mécaniquement aux stimuli du monde extérieur, sans être maître ni du monde ni de lui-même. Il se trompe lorsqu’il dit “Je”, parce qu’il ne possède en général pas ce point fixe et éternel d’où il pourrait envisager l’ensemble de son existence. Il n’est fait que de moi-s éparpillés, inconsistants et souvent contradictoires qui se manifestent au gré des circonstances. S’il n’atteint pas la conscience, cette multitude de personnalités qui l’habite se désagrège avec la mort, atteinte du même pourrissement que le corps.

Cet impermanence du moi, à laquelle seule l’habitude fournit un semblant de réalité, est une vérité observée aussi bien par le bouddhisme et le soufisme que par la philosophie européenne, d’Augustin à Husserl, en passant par Descartes, Hume, Kant et bien d’autres, bien que l’enseignement qui est dispensé sur ces penseurs passe systématiquement sous silence la portée existentielle et mystique de cette recherche d’un « Je » transcendantal.

Les quatre corps 
Gurdjieff, à la suite de la majorité des systèmes religieux, identifie quatre niveaux de l’expérience humaine, quatre “corps” : le corps charnel, support des sensations ; le corps astral, support des émotions ; le corps mental, support des pensées ; et le corps causal, support de la volonté et de la (vraie) conscience. À partir de là, il définit quatre voies de travail sur soi-même pour parvenir à la conscience : la voie du fakir, qui consiste à devenir maître de son corps ; la voie du moine, qui travaille sur ses émotions ; la voie du yogi, qui enseigne la vacuité des productions intellectuelles ; et enfin la Quatrième Voie, ou “Voie de l’homme rusé”, qu’il se propose d’enseigner au monde après l’avoir lui-même menée jusqu’à son terme. Contrairement aux trois premières, elle n’exige pas de se retirer du monde, bien au contraire : pour la suivre, il faut, au sein même de la réalité quotidienne, effectuer un travail de détachement vis-à-vis de son corps, de ses émotions, de ses pensées. Le “travail”, ainsi que Gurdjieff nomme simplement sa méthode, commence par des “exercices de sensation” ou “rappel de soi” qui consiste à focaliser son attention sur différentes parties du corps, afin d’en obtenir une conscience détachée. À ce travail s’ajoutent rapidement d’autres exercices de maîtrise des émotions ou de calcul mental compliqué, l’étape la plus élevée consistant à effectuer simultanément cette focalisation de l’attention sur le corps, les émotions et les pensées, afin de déconstruire les automatismes qui affectent ces trois centres. Ce travail trouve son expression la plus complète dans les danses symboliques élaborées par Gurdjieff et De Hartmann. Celles-ci sont assez clairement inspirées des rituels soufis, et de nombreuses représentations furent par la suite mises sur pied, avec l’intention avouée de lever des fond pour l’Institut. Les effets du travail sont aisés à deviner : épuisement physique et mental produisent des états de conscience modifiée permettant une perception dépersonnalisée du monde et de l’individu. La déconstruction de la personnalité est une donnée constante du travail, Gurdjieff imposant à ses élèves les tâches qui les rebutaient le plus, forçant les aristocrates à s’astreindre aux travaux les plus ingrats, privant de boisson les bons vivants et forçant les tempérants à boire des quantités phénoménales d’alcool. Au-delà de cette discipline simultanément fakirique, monastique et yogique, on trouve chez Gurdjieff un système symbolique d’une grande complexité, centré sur une compréhension de l’univers à partir de l’octave musicale et de l’ennéagramme. Ce dernier symbole synthétise la « loi de trois », qui régit l’éternité, et la “loi de sept”, qui gouverne l’ensemble des phénomènes du monde. Riche en enseignements arithmétiques et harmoniques, ce symbole joue chez Gurdjieff un rôle analogue à l’arbre séphirotique chez les cabalistes ou à la croix de lumière chez les mystiques chrétiens ; et, comme eux, il a été abondamment récupéré par divers groupuscules occultistes ou parapsychologiques.

Des livres rares 
Tout ce système théorique est décrit avec force détails dans les Fragments d’un enseignement inconnu d’Ouspensky, dont Gurdjieff approuva la publication.

images (10)En surimpression de ce symbolisme vient se greffer une riche mythologie, oscillant entre le profond et le grotesque, qui est développée dans les Récits de Belzébuth à son petit-fils. Truffé jusqu’à la moelle de néologismes abscons, c’est un livre provocateur : il offense les bonnes mœurs et le goût littéraire, mais peut aussi être l’occasion d’un choc initiatique. Mais ces deux œuvres majeures, les Fragments et le Belzébuth, ne parurent que l’année de la mort de Gurdjieff, en 1949 ; durant les trente années qui précèdent, l’enseignement fut essentiellement oral. En 1922, alors qu’Ouspensky, qui s’est désolidarisé de la personne de Gurdjieff mais non de sa pensée, anime déjà à Londres des cercles d’étude à l’orientation clairement théorique, le maître fait acheter à Avon, dans la forêt de Fontainebleau, un ensemble de bâtisses dénommé Le Prieuré des Basses-Loges où se rassemblent quantité d’élèves ainsi qu’une foule d’émigrés russes. Une vie communautaire s’instaure, faite de travail et d’activités manuelles éprouvantes, qui attire curieux et enthousiastes de tous âges et de toutes classes. Parmi eux, on croise Alfred Richard Orage, brillant autodidacte britannique fondateur de l’influente revue New Age, ou Katherine Mansfield, écrivain néo-zélandaise de notoriété mondiale qui mourra au Prieuré, persuadée d’avoir gagné l’immortalité, ou tout du moins le repos de l’âme ; même Aleister Crowley, l’infâme occultiste anglais fondateur du satanisme moderne, y fut reçu quelques heures avant de se faire éconduire comme un malpropre. Jusqu’à sa fermeture en 1935, le Prieuré est le centre de l’activité gurdjievienne. Orage commence, au début de l’année 1925, à enseigner aux États-Unis. Cette période est féconde autant que brouillonne : l’enseignement gagne chaque semaine de nouveaux adeptes des deux côtés de l’Atlantique, mais le maître est visiblement insatisfait. Il se brouille avec Orage et Ouspensky, navigue entre l’apparence du maître vénérable et mystérieux et celle du charlatan infréquentable. Alors que son enseignement est médiatiquement très exposé, il joue à brouiller les pistes, d’autant qu’il a commencé d’écrire Du tout et de tout. Après la fermeture du Prieuré, et en l’absence d’autre point de chute pour l’Institut, Gurdjieff s’installe à la fin des années trente dans un Paris bientôt soumis à l’occupation allemande. Là, dans son petit appartement, il pourvoit aux besoins des nécessiteux de tous bords grâce aux ressources du marché noir et inaugure un nouveau rituel, le « toast aux idiots ». Chaque soir ou presque, lors d’agapes surréalistes, chacun doit lever son verre aux quelque seize catégories d’idiots accessibles aux humains – Dieu étant l’Unique Idiot. À cette époque, le maître n’enseigne plus directement, se contentant en général de superviser de loin les groupes qui se réclament de lui. Quand il meurt, le 3 novembre 1949, il laisse derrière lui des centaines d’adeptes et une littérature abondante.

Il a laissé une empreinte profonde dans la spiritualité contemporaine. De nombreux mouvements, des plus ouverts aux plus sectaires, s’en réclament ou recyclent ses idées. Son influence musicale, à travers De Hartmann puis Schaeffer, le fondateur de la musique concrète, reste son legs le plus précieux.

En fin de compte, c’est bien en “Maître de danse” provocateur et éveilleur, que Gurdjieff aura marqué le plus durablement notre siècle.

G.-I. Gurdjieff : Figure hautement charismatique de la première moitié du XXe siècle, celui qui voulait qu’on se souvienne de lui comme d’un “maître de danse” déchaîne aujourd’hui encore la controverse. Très habile à confondre les indélicats, sachant prêcher outrageusement le faux pour forcer ses disciples à se mettre en quête de la vérité, perçu par les observateurs de passage comme par ses élèves les plus proches, tour à tour, comme le détenteur d’une sagesse profonde ou comme un illusionniste machiavélique, Georges Ivanovitch Gurdjieff n’a pas fini de provoquer les esprits

À lire :

  • Gurdjieff parle à ses élèves , éd. du Rocher.
  • Récits de Belzébuth à son petit-fils , éd. du Rocher.
  • Rencontres avec des hommes remarquables , éd. du Rocher.
  • La vie n’est réelle que lorsque « Je suis » , éd. du Rocher.
  • Fragments d’un enseignement inconnu , P. D. Ouspensky, éd. du Rocher.
  • Gurdjieff, J. Moore, éd. du Seuil : la meilleure biographie parue.

Monsieur Gurdjieff , Louis Pauwels, éd. Albin Michel.

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L’inconscient se moque de la raison

Posté par othoharmonie le 22 avril 2014

 

Cette part incontrôlable de nous-mêmes nous envoie des messages : lapsus, rêves, actes manqués. Pour Marie-Laure Colonna, la refouler, c’est ouvrir la porte à la somatisation et se mettre en danger. Mais l’accueillir est une source d’évolution. Inépuisable.

Propos recueillis par Isabelle Yhuel

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Marie-Laure Colonna

Philosophe et psychanalyste, elle est l’auteur de nombreux articles, notamment dans Les Cahiers jungiens, sur le couple, la sexualité, les liens entre les mythes et la clinique d’aujourd’hui. Un livre en préparation : La Psychanalyse expliquée à tous.
Depuis Freud, nous savons que nous ne sommes pas tout à fait maîtres de notre volonté. En nous se joue une « autre scène » que celle de la raison. C’est l’inconscient, lieu des désirs refoulés qui nous échappent. Le psychanalyste Carl Gustav Jung a conser-vé la théorie freudienne, tout en considérant, pour sa part, que l’inconscient, « comme l’eau qui porte le poisson et lui permet de nager », est aussi un immense réservoir de potentialités cachées. Cette part inconnue de nous qui peut contribuer à notre épanouissement, il l’appelle l’irrationnel. Explications.

Psychologies : Peut-on être totalement rationnel ?

Marie-Laure Colonna : Non, car personne ne peut maîtriser son inconscient. Il se présente à nous sur un mode irrationnel, puisqu’il nous parle par lapsus, actes manqués, rêves. Ceux qui se croient entièrement maîtres d’eux-mêmes seront livrés à leurs pulsions plus violemment que s’ils ont conscience qu’ils ne maîtrisent pas tout. Selon Jung, l’inconscient qui tente de se frayer un chemin jusqu’à la conscience et que nous refusons de prendre en compte nous revient en boomerang sous forme de coups du destin. Une femme refusant l’agressivité, la violence qui est en elle, rencontrera systématiquement, et comme par hasard, des hommes violents. Nier l’inconscient relève d’une certaine naïveté, d’une peur aussi, et provoque, chez ceux qui sont dans ce déni, des somatisations en tout genre – troubles, sexuels, nerveux…

Comment cohabitent rationnel et irrationnel chez l’être humain ?

Dès sa naissance, l’enfant baigne dans l’irrationnel. Il est dans la pensée magique, se croit le maître de tout – c’est ce que l’on appelle le primitif en nous. L’éducation, donc un apport de rationalité, va l’aider à quitter cette position, une évolution qui a lieu entre 0 et 7 ans, âge dit à juste titre « de raison ». Mais il est important que l’éducation ne soit pas trop rigide pour que l’enfant reste en lien avec sa part d’irrationnel. Il est précieux de garder en soi cet « enfant divin » (ainsi nommé par Jung) tout au long de l’existence, car il est ce qui nous permet d’être l’artiste de notre vie.


Pourtant, l’objectif d’une analyse n’est-il pas de « grandir », donc se séparer de l’enfant en soi ?

Il ne faut pas confondre l’« enfant divin » et l’infantile. On suit une psychanalyse pour tenter de faire émerger à la conscience, pour s’en débarrasser, des choses douloureuses héritées de notre enfance ou du roman familial qui nous a précédés, et qui nous encombrent. Dans ce que Jung appelle « l’ombre » – plus ou moins l’inconscient freudien –, cet irrationnel négatif cohabite avec un irrationnel positif. Il contient notre personnalité potentielle dont nous n’avons pas encore conscience, et nous aide à être perpétuellement en évolution. C’est cela l’« enfant divin », et il est d’autant plus opérant lorsque nos conduites d’échecs, nos névroses sont devenues conscientes.

Comment définiriez-vous cet irrationnel positif ?

Il nous permet, devant un problème, de ne pas adopter l’attitude rigide du tout ou rien, mais de faire tenir les opposés ensemble. C’est-à-dire de maintenir une dialectique entre le noir et le blanc, de ne choisir ni le blanc, ni le noir, ni le gris, mais d’inventer l’arc-en-ciel. C’est une façon de se laisser aller à ses intuitions, à ses émotions. Et cela passe beaucoup par les rêves. Bien interprétés, ils aident à évoluer. Attention, il ne s’agit pas de nous laisser submerger par eux et d’affirmer naïvement : « Mon inconscient m’a dit que… »

Il s’agit d’installer une dialectique entre un moi très structuré et l’inconscient, et c’est là où l’analyste peut servir de médiateur entre les deux.

Y a-t-il des moments dans l’existence où il est plus important d’écouter sa part d’irrationnel ?

Oui. Durant l’enfance, comme je l’ai expliqué, et aux alentours de la cinquantaine, quand la vieillesse s’annonce et qu’il faut bien envisager la mort. Une forme de foi peut alors aider, mais cela demande d’accepter que tout ne passe pas par la rationalité, que l’individu peut faire des expériences dont la raison ne pourra pas entièrement rendre compte. Je parle de foi, pas de religion, c’est-à-dire de l’idée que notre passage sur terre n’est pas vide de sens et qu’il y aurait quelque chose après la mort. Ceux qui, autour de moi, ont cette croyance sont plus sereins que les athées purs et durs, lesquels sombrent facilement dans le désenchantement.

Mais cette ouverture à l’irrationnel est le résultat de toute une vie. Elle est rendue possible par certaines de nos expériences, qui nous ont permis de transcender le réel : l’émotion esthétique, par exemple, procurée par l’art ; les émotions affectives, dans nos choix amoureux ou au cours des épreuves qui nous ont affectés, comme la mort de proches. Plus nous avons été capables de donner du sens à ces événements, plus nous aurons accès, dans la seconde partie de notre vie, à cette grâce qu’est la foi.


Pour Jung, l’inconscient collectif nous livre des clés pour avancer…

Imaginons la personnalité sous la forme d’une maison. Il y a les pièces à vivre, que l’on connaît bien. Elles sont notre inconscient personnel hérité de notre culture et de notre histoire. Puis le sous-sol, plus étranger car plus profondément enfoui, qui contient les mythes et symboles communs à l’humanité. Dans toutes les cultures, le langage de la sagesse se divulgue sous forme de paraboles et de récits s’adressant à l’âme, au cœur et pas seulement à la pensée. Quand on touche à l’inconscient collectif interviennent en nous des énergies puissantes.

Mais selon la structure de l’individu, ces forces peuvent être créatrices – c’est le cas des artistes (ou destructrices) c’est le cas des psychotiques. Les uns et les autres sont au même niveau de psyché, mais n’en font pas le même usage. Une patiente me dit un jour qu’elle est atteinte d’un cancer et qu’elle ne se sent pas la force de se battre. Elle me raconte un rêve. Elle avait accompli un passage dans les entrailles de la terre avant d’être avalée par un monstre après un effroyable combat. Spontanément, je lui raconte l’histoire de Jonas et de la baleine, lui montrant combien il avait été important pour Jonas d’être avalé par la baleine car, lorsqu’elle l’avait recraché, il en était ressorti métamorphosé. A la fin de mon récit, elle m’a dit : « Je vais me battre, car je veux vivre. »

Appréhender le réel

Jung définit quatre fonctions psychologiques. Chez chacun de nous, l’une domine, déterminant la façon dont nous percevons le réel.

1) La pensée fait percevoir le monde à travers un raisonnement logique. Ceux chez qui cette fonction est particulièrement développée ont besoin d’analyser et de comprendre intellectuellement les événements.

2) Le sentiment qui, pour Jung, est un jugement de valeur, informe sur la nature favorable d’une situation. Les sentimentaux s’y fieront pour décider ce qui est « aimable » ou non.

3) La sensation relève, sans les intellectualiser, les informations reçues par nos cinq sens. Les personnes sensuelles se laissent guider par cette fonction.

4) L’intuition est la faculté de percevoir des liens entre des éléments disparates. Les intuitifs ont l’imagination vive et perdent parfois le contact avec le réel.

A lire

• Croyances, Collectif.
Enracinées dans l’inconscient, nos croyances nous aident à vivre. Encore faut-il ne pas se laisser envahir par elles (Cahiers jungiens de psychanalyse, automne 2002).

Article paru en  juillet 2009

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LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2013


Jean-Claude Genel nous a proposé, le 28 avril à Paris, un colloque autour de l’eau et sa magie. A ses côtés, Carole Sédillot y a évoqué les aspects philosophique, symbolique et spirituel de cet élément et Dominique Jacquier, hygiéniste-naturopathe, a fait le lien entre notre corps et l’eau, écho de nos émotions et guérisseur puissant. (Par  Tania Cholat ET Geneviève Dijoux)

Qu’est-ce que l’eau?

Cette eau est primordiale pour l’être humain. Elle couvre les 3/5 de la planète, représente 70% du corps humain, 85% de notre cerveau et même 99% de la cellule humaine. C’est aussi, aux dires des scientifiques, leur plus grande énigme. En 1988, Jacques Benveniste a découvert qu’elle est capable d’enregistrer de l’information et de la restituer; mais il faudra de nombreuses années avant que cette connaissance soit reconnue. L’eau est aussi un liquide structuré, le seul capable d’intelligence et d’organisation. C’est ce que montre le chercheur japonais Masaru Emoto qui, avec des photos de cristaux d’eau, met en évidence l’influence que peut avoir la musique ou les mots sur celle-ci.

LA MAGIE DE L’EAU : ACTIVEZ VOTRE POUVOIR SACRÉ dans Chemin spirituel images1

Les différentes symboliques de l’eau

Carole Sédillot nous a d’abord rappelé que le symbole est la fonction en nous qui permet la reconnaissance: on ne cherche pas le symbole, on le trouve parce qu’il est en nous et qu’on le reconnaît, même si on l’ignore. En nous, quelque chose est prêt et laisse émerger le message que l’on comprend ou pas, selon que l’on sait, ou non, faire un lien avec la réalité du vécu. Carole nous rappelle aussi que rien ne peut être abouti dans la réalisation si nous n’y mettons pas une intention. La qualité de l’intention est en correspondance avec la qualité de la forme, de la réalisation.

C’est ce que les travaux de Masaru Emoto démontrent avec les expériences qu’il a conduites sur la cristallisation de l’eau: grâce à des musiques classiques ou des mots aux belles vibrations comme «Amour» et «Gratitude», les cristaux sont magnifiques alors que des musiques déstructurées ou des mots négatifs les enlaidissent et les déforment.

L’eau est un des 4 éléments − Air, Feu, Eau et Terre − qui sont en lien avec les élémentaux et qui représentent la Vie. L’eau nous permet de passer du profane au sacré; il s’agit toujours de la même eau et c’est l’intention qui la positionne à un niveau ou à un autre. Nous devons nous réapproprier l’eau afin de devenir fertiles et féconds.

En astrologie, les 3 signes d’eau sont le Cancer, le Scorpion et les Poissons. Ils représentent 3 eaux différentes, de 3 niveaux différents. Le Cancer correspond à une eau matricielle, celle de l’origine, de la naissance; elle correspond à l’émotion naissante en nous. Le Scorpion est une eau alchimique, exigeante, une eau de mort pour renaître. C’est l’eau de transmutation. Les Poissons sont une eau océanique, universelle, cosmique.

Vivre l’eau en nous, c’est vivre une alchimie qui nous permet de prendre notre place d’individu dans le collectif. Or, en alchimie, l’Albedo, l’œuvre au blanc, est une eau principe en nous, une eau purificatrice.

D’autres symboles correspondent à l’eau. Ce sont la Lune et l’Argent. L’eau est également associée au 2 qui, dans la symbolique des nombres (différente de la numérologie), signifie la visibilité de l’eau: quelle conscience ai-je de cette circulation énergétique en moi?

En tarologie, on retrouve l’eau chez la Papesse, la Grande Mère qui a la connaissance de la nature. Dans son grand livre, certains chapitres sont liés à l’eau. Elle nous invite à nous interroger: qu’ai-je mis en conscience de mon savoir ou de ma connaissance (qui allie le savoir et l’expérience) de l’eau?

En mythologie, c’est Neptune en nous, la rencontre avec l’eau océanique qui représente l’intuition, la fonction médiumnique. C’est la force de l’émergence.

Carole ajoute quelques remarques supplémentaires:

– L’écriture fluide, ronde, plastique peut être qualifiée d’écriture-eau,

– Un visage rond, dilaté, souple sera considéré comme un visage-eau,

– Une main souple et qui a de la détente sera aussi considérée comme une main-eau.

Plus tard dans la journée, elle nous a fait participer à une expérience avec les 6 lames du Tarot qui offrent un aspect eau, à savoir le Bateleur, la Papesse, Tempérance, l’Etoile, la Lune et le Monde. Chaque participant a tiré une de ces 6 lames et écouté quelle énergie de son corps elle faisait résonner en lui, en fonction de sa symbolique. Ensuite, Carole a donné les explications suivantes.

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Lame I: Le Bateleur – Avec cette lame, nous sommes au début de quelque chose. L’eau se trouve parmi les autres outils dans le petit gobelet qui deviendra une coupe dans les lames ultérieures. On remet l’eau sur la table pour redémarrer quelque chose. C’est aussi l’eau en nous (notre âme et nos émotions), une impulsion qui demande à émerger, le désir de donner vie à un projet.

Lame II: La Papesse – L’eau n’y est pas évidente: à quelle page se trouve-t-elle dans le livre? Dans quel chapitre? À quelle ligne? Il s’agit de retrouver quelque chose que l’on a déjà appris, que l’on sait déjà et qu’il nous faut découvrir et relire. A quel niveau cette eau parle-t-elle de moi? Cette eau nécessite d’avoir rencontré nos propres émotions et de les avoir travaillées. Je transmets ce que je suis qui représente bien davantage que ce que je fais.

Lame XIIII: Tempérance – Cette lame représente le féminin en tant que principe. Ses ailes symbolisent le dépassement de la matière pour contacter l’espace sacré. Les deux cruches évoquent un transvasement, la circulation de quelque chose qui alimente, nourrit, tels les différents fluides qui circulent en nous dans le visible et l’invisible. Cette lame montre l’équilibre, la douceur, la souplesse, une certaine écoute mais sans excès, le partage. C’est la circulation matérielle et spirituelle qui a besoin de s’exprimer dans notre eau. Tempérance est aussi la valeur qui est liée au chakra de la gorge, au verbe: on dit ce que l’on sait juste parce qu’on l’a vérifié par l’expérience. Le mot est purificateur; il harmonise.

Lame XVII: L’Etoile – Cette lame contient visiblement les 4 éléments. Le personnage est une femme à genoux et nue; elle tient dans chacune de ses mains un vase rouge. La main gauche verse l’eau sur la terre tandis que la main droite verse l’eau dans l’eau, créant ainsi un ruisseau qui remonte à la source; c’est un retour aux origines, à notre mémoire. La source n’est jamais tarie, elle est un enrichissement: avec cette eau-là, j’enrichis la terre, l’être incarné que je suis. L’Etoile me maintient en vie et donne du sens à ma vie. C’est ma capacité à être relié à l’espace du cœur qui donne du sens à ma vie.

Lame XVIII: La Lune – Cette lame symbolise le grand féminin décliné sous tous ses aspects. Dans le plan d’eau, une écrevisse qui rappelle l’eau du cancer, matricielle représente l’inconscient dans toute sa dimension, un accès à nos profondeurs, à la petite mémoire, celle qui contient notre patrimoine, ce qui est inscrit dans notre histoire mais qui n’est pas notre histoire.

Lame XXI: Le Monde – Dans une position similaire au Christ en gloire, une danseuse tient le centre de la lame. La baguette dans sa main droite symbolise le masculin et le coquillage dans sa main gauche, le féminin. C’est Hermaphrodite, l’être accompli qui a unifié les contraires. Elle est entourée des 4 évangélistes symbolisés (on y retrouve les 4 éléments):

Saint Luc, c’est le Taureau, la Terre, le Printemps,Saint Marc, c’est le Lion, le Feu, l’Eté,Saint Jean, c’est l’Aigle, l’Eau, l’Automne, Saint Mathieu, c’est l’Ange, l’Air, l’Hiver. Le 5ème élément, c’est l’Amour, la valeur du féminin qui est en l’être humain, l’aboutissement, l’achèvement, la circulation de l’eau, la connexion avec l’âme en soi.

Les interactions de l’eau avec notre corps : Dominique Jacquier, de son côté, nous a fait partager ses connaissances et son expérience à propos de l’importance de l’eau pour nous et notre santé physique et mentale. L’eau est dominante dans notre corps. Elle est en nous; son mouvement perpétuel symbolise le mouvement de la vie. Elle est aussi autour de nous, dans la nature et dans l’air que nous respirons. Sa mission universelle est d’être une messagère divine.

Elle accueille, reçoit, mémorise, transporte et surtout partage. Elle rencontre tous les éléments de notre corps et favorise l’échange des informations. L’eau métabolique véhicule les éléments nutritionnels et effectue aussi un nettoyage par l’élimination.

Notre corps est la résultante de notre manière d’être et de penser qui doit être consciente. Si elle ne l’est pas, l’eau qui a une conscience universelle et est en relation avec notre psyché nous rappelle à l’ordre dans notre corps. Si on est bien pensant, on est bien portant.

L’eau entre en résonance avec notre pensée et la répartit dans tout notre corps; elle est l’intermédiaire entre tous les mondes subtils et la matière. Nos manières d’être peuvent même influencer la structure de nos molécules d’eau en positif comme en négatif car l’eau est aussi en lien étroit avec nos émotions; or le monde émotionnel nous permet d’être à l’écoute. L’eau nous permet donc de rencontrer l’intime de qui nous sommes. Elle garde la qualité vibratoire de l’émotion vécue dans l’événement dans des «capsules», sorte d’enregistrement du vécu lui-même mais aussi de la vibration de l’émotion avec laquelle on l’a vécue.

Certains organes de notre corps entrent en résonance avec cela. Les reins enregistrent nos peurs et nos angoisses. Le foie est le siège de la colère en lien avec la valeur courage : la colère nous donne le courage de faire face. Les poumons sont en connexion avec la tristesse, le chagrin. Le chagrin est souvent silencieux parce qu’on n’arrive pas à transmuter certaines peurs qui paraissent injustes. L’ADN est seulement réactif et non actif; il devient actif si nous nous mettons en mouvement. Nous retrouvons alors la notion de libre arbitre.

La guérison dépend de nous. Nous devons apprendre à nous guérir. Le principe de guérison n’est autre que le principe d’amour. La guérison est un apprentissage de l’amour de soi et le corps nous guide dans cet apprentissage. La thérapie allopathique ne fonctionne plus aujourd’hui parce que c’est l’heure de nous révéler et de cesser de fuir notre énergie de guérison. Il nous faut chercher l’origine de nos maux pour les mettre en mots, c’est-à-dire les conscientiser et ne conserver que ce qui nous appartient. Les valeurs, guides de notre vie spirituelle, nous aident pour la gestion de notre corps et de notre santé. Par exemple, nous activons la valeur courage pour nous mettre en mouvement et accepter de rencontrer notre réalité ou bien la valeur honnêteté pour reconnaître notre responsabilité, notre vérité et accepter que les autres la voient. La guérison, c’est s’installer dans un nouvel état d’être en totale résonance avec ce que nous sommes profondément car nous jouons notre vie «pour de vrai». S’il y a récidive, c’est parce que le travail de compréhension et de bouleversement de conscience n’a pas été réalisé.

L’eau est un agent guérisseur. Les liquides du corps véhiculent les énergies de vie du corps. Si la circulation ne s’effectue pas correctement, qu’il y a stagnation, dépôt puis maladie. En 24 heures, 5 litres de sang et 1 litre de lymphe dont la fonction est de nettoyer les déchets dont les cellules n’ont plus besoin circulent en permanence dans le corps humain. Une activité physique régulière – marcher, courir, faire du vélo − active la circulation des eaux de notre corps. Par exemple, une heure de marche génère 5 litres de lymphe en 24 heures. L’eau que nous absorbons peut être dynamisée par un mot, une image. Ce qui est bon pour nous, ce sont les eaux vivantes: l’eau de mer, les jus de fruits et de légumes crus les plus colorés. Les eaux minérales sont des eaux de cure qui ne doivent être consommées que temporairement.

Il est également bénéfique de faire de temps en temps une cure de jeûne hydrique. Marcher en extérieur et/ou prendre des bains hypercaloriques génèrent la transpiration et, suivis d’eau froide sur les jambes et de repos bien couvert, favorisent les échanges dynamiques entre le chaud et le froid. Il est bon d’alterner chaud puis froid sans toutefois rester longtemps dans le froid.

Notons aussi que les plantes en infusion favorisent le drainage et que la méditation et la relaxation sont des éléments complémentaires importants.

Éclairage et expériences mystiques Jean-Claude Genel est intervenu régulièrement au cours des exposés de Carole Sédillot et de Dominique Jacquier.  Tout ce que nous vivons est symbolique, mais nous ne savons pas toujours l’interpréter. Quand nous prenons conscience, nous «comprenons» qu’il y a un envers à notre décor ou qu’il nous faut considérer l’autre côté du voile, selon la terminologie de chacun. Dans la vie quotidienne, chaque scène, même insignifiante en apparence, a du sens si nous nous donnons la peine de le chercher. Regarder au-delà des apparences permet de trouver la Volonté et ainsi de rencontrer la Beauté.

La maladie est un message envoyé par l’âme, via le corps, pour nous aider à nous purifier. Jésus était appelé «le Vivant»; Il est venu éveiller l’humanité, élever l’âme à un autre niveau de conscience. Nous sommes actuellement appelés à rendre le Vivant de notre corps.

Jean-Claude Genel nous a donc invités à prier pour purifier notre corps, comme certains sages ont prié auprès de lacs pollués pour en purifier l’eau. Les mots «Merci» et «Gratitude» ont un pouvoir puissant d’activation positive de  l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour. Il nous a, par ailleurs, fait participer, au cours de la journée, à 3 expériences avec de l’eau qui avait été activée lors de la soirée de Wesak, grâce à l’énergie du Christ et du Bouddha, et renforcée par la vibration des bols de cristal. Par trois fois, nous avons donc bu de cette eau, en écoutant une prière à la Mère. Puis des bruits d’eau – pluie, cascade, ruisseau, vagues… − nous ont amené à observer ce qui se passait dans notre corps. La plupart d’entre nous ont réveillé quelque chose en eux-mêmes et reçu des idées, des images.

Lors de la dernière de ces expériences, Jean-Claude nous a invités à visualiser les chakras avec leurs couleurs et les valeurs correspondantes afin de trouver les archétypes dont nous avons besoin:

1 – Courage – rouge – racine

2 – Honnêteté – orange – hara (ventre)

3 – Tolérance – jaune – plexus

4 – Justice – vert – cœur

5 – Tempérance – bleu/gris acier – gorge

6 – Obéissance – indigo – 3ème œil

7 – Persévérance – violet – coronal

La journée s’est terminée par des échanges entre le public et les intervenants. Voici les principaux thèmes abordés:

– La puissance de notre pensée captée par l’eau rend celle-ci capable de réagir quelle que soit la langue avec laquelle elle est en résonance.

– La tendance des êtres humains à s’isoler, même en public, avec leur téléphone, leur iPod…: au lieu de nous en plaindre, ne pouvons-nous pas regarder la personne qui téléphone, ne serait-ce qu’avec un sourire, pour communiquer avec elle. Elle ne peut que nous voir, tout dépend de l’énergie que nous y mettons.

images-61 dans Travail sur soi !– L’intention elle-même n’est pas habitée d’un vouloir; elle doit émaner du cœur de l’être pour avoir le pouvoir de transformer.

– L’Âme imprègne son message lorsqu’elle s’incarne.

Les mots « Merci » et « Gratitude » ont un pouvoir puissant d’activation positive de l’eau parce que dire merci, c’est donner de l’Amour

SOURCE : La revue de l’U.L.V. 

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La fonction thérapeutique des symboles

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2012

 

Pourquoi un symbole est-il thérapeutique ? 

par Georges Colleuil

Au sens premier, symbole signifie : « Jeter ensemble ». Ce mot était employé dans la Grèce antique pour désigner un objet coupé en deux morceaux dont chaque propriétaire conservait une partie pour se rappeler un serment ou une dette. Éventuellement, les détenteurs transmettaient cette part d’objet à leurs enfants, fixant ainsi dans le temps la mémoire d’un ancien engagement. Le moment venu, en rapprochant les morceaux, les personnes renouaient contact comme si elles avaient usé d’un mot de passe. Elles se rappelaient ainsi leur dette, matérielle ou spirituelle, ou se reconnaissaient comme ayant appartenu à la même famille, communauté ou école. Plus tard, l’objet fut remplacé par des signes, figures ou images qui, dessinés sur le corps, gravés au linteau d’une demeure ou sculptés sur la pierre, prenaient tout leur sens. Ainsi, le symbole est-il avant tout un signe de reconnaissance et de rapprochement. Travailler la symbolique c’est donc constater une amputation, tenter une greffe, réduire une fracture.

La fonction thérapeutique des symboles dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS automne-300x300Le symbole est structure et la structure est mémoire

Chaque couleur conserve dans sa propre mémoire le souvenir vibratoire du temps où elle était lumière. Comme l’homme porte en lui la mémoire d’un paradis perdu, d’une forme primordiale unifiée qui un jour s’est « cassée ». Comme un morceau de cristal porterait en lui l’indicible mémoire de la roche mère dont il a été extrait, comme chaque être humain a conservé dans sa texture cellulaire l’information vibrante de la matrice dont il est issu. Le symbole donne du sens, il montre une direction, il réduit le chaos, il met de la signification, il organise, il structure. Or la structure est à l’opposé de la fusion. La fusion vide le sens, défait les mémoires et conduit vers la régression. La fusion est perte d’identité. La structure construit du sens, met de l’ordre, mémorise.

Deux exemples : dans la nature et dans l’homme.

À l’origine de l’univers, la température est tellement élevée qu’aucune structure n’est possible. Lorsque les particules de quarks se rencontrent, elles s’expulsent mutuellement. Dans ce magma fusionnel brûlant, les forces ne peuvent pas agir, ni la lumière circuler, ni la matière se structurer. Les astrophysiciens exposant l’histoire de l’univers disent que la température baisse progressivement. A un certain seuil les forces (nucléaires, magnétique et gravitationnelles) se réveillent, interagissent, permettant aux particules élémentaires de se combiner ensemble et de former les premiers atomes d’hydrogène. La première structure est née, la lumière peut enfin circuler, libérée de l’opacité du chaos primordial qui la retenait prisonnière. La température agit sur la structure. L’eau par exemple se déstructure en vapeur à 100°C et se structure en glace à 0°C. Plus il y a de la structure et plus il y a du sens et de la mémoire.

Sur le plan humain, on observe un phénomène similaire. La psychanalyse, en développant le rôle du père dans la croissance de l’enfant, insiste sur le rôle structurant du père. Celui-ci permet à l’enfant dès sa deuxième année de sortir de la fusion avec la mère et de se constituer comme sujet en se positionnant dans la première triangulation. C’est le fameux « non » du père. Le rôle du père étant de dire non à la fusion de l’enfant avec la mère. On connaît aussi le jeu de mot associant à ce « non » du père le « nom » du père. C’est en intégrant progressivement qu’il s’appelle comme son père que l’enfant peu à peu prend sa distance d’avec sa mère, se construit, se structure, intègre de la mémoire, commence à donner du sens. Là encore, la structure est l’opposée de la fusion. La structure permet au symbolique de fonctionner et le symbole aide à se structurer. Le père permet à l’enfant de se structurer. Mais le père est structure en soi. Un homme, un papa, même un dieu peut occuper cette place du père. D’ailleurs le concept de Dieu n’est il pas lui-même, pardon « Lui-Même », une structure ? Occupé à tour de rôle par un dieu vengeur, aimant, créateur, co-créateur, barbu, androgyne, paternel, grand paternel, maternel, maternant, vibratoire, atomique, cosmique, vêtu d’or ou de haillon, infra psychique, supra conscient, etc… Il y a toujours du père, quoi qu’on en dise.

Symboliser c’est donner du sens

  La théorie de l’escalier Pour les Stoïciens, le comportement qui consiste à accuser les autres de ses propres malheurs est loin d’être celui d’un sage, ni non plus l’attitude qui consiste à s’en accuser soi-même. Seul celui qui n’accuse ni les autres ni soi-même est sage. J’en ai tiré une théorie dite « de l’escalier » ! Premier stade : quand je tombe dans l’escalier c’est la faute à l’escalier « méchant l’escalier ». à l’image des parents qui donnent une fessée à la table contre laquelle vient de se cogner un petit enfant, « Méchante la table ! ». Et l’enfant, imitant ses parents, frappe à son tour la table sans grande conviction. Deuxième stade : c’est de ma faute si je suis tombé dans l’escalier. Tendance à l’auto culpabilité. Le problème n’est pas que l’escalier soit mouillé, j’aurais du mettre des chaussons anti-dérapants. Nous entrons ici dans la névrose du conditionnel passé, la pire des conjugaisons ! Troisième stade : Ce n’est ni ma faute ni la faute de l’escalier. Je suis tombé dans l’escalier, soit, c’est un fait, pas de jugement à porter, ni sur l’escalier ni sur moi-même. C’est là qu’intervient la symbolisation. Je donne du sens. Est-ce que je montais l’escalier ou bien le descendais-je ? Dans quel but, en quelles circonstances ? Quelles seront les conséquences, un arrêt de travail, la rencontre d’une charmante ostéopathe qui me fera fantasmer… ? Ainsi en est-il de la condition humaine, dès que l’on inscrit du symbolique dans un évènement, on sort de cette tendance habituelle soit à reporter sur les autres la responsabilité de nos souffrances soit à se culpabiliser à outrance.

Le symbole est réparateur.

Chaque fois qu’il y a du symbole c’est, d’une part, qu’il y a eu séparation et que d’autre part, un espace est possible pour la réparation. On peut imaginer qu’une des séparations primordiales correspondrait à la primo déchirure de l’unité originelle. La tradition cabalistique nous parle d’un Adam premier constitué d’une partie masculine et d’une partie féminine dont la division serait à l’origine de la différence des sexes sur la terre. Adam et Eve. On distingue ici l’Adam premier, porteur de la double polarité et l’Adam second, porteur de l’identité masculine. La Guématria, tradition numérologique de la Cabale, est à ce titre fort instructive. La valeur numérique de Adam est 45, celle d’Eve est de 19. Si on soustrait Eve de Adam, c’est-à-dire 19 de 45, on obtient 26, le plus sacré des nombres, le nombre de Dieu. Il est intéressant d’observer ici que le code 26 crée le lien entre 45 et 19 c’est-à-dire que le divin au sens de la Cabale hébraïque, établit le chemin entre l’homme et la femme. Toute soustraction suppose donc un chemin. Si je pars du kilomètre 19 pour me rendre au kilomètre 45, je dois parcourir 26 kilomètres. Aller à… C’est ainsi que nous avons appris les soustractions. La soustraction ou l’art du cheminement, l’opération de l’évolution. On part d’un point pour aller vers un autre. C’est aussi l’expression d’une forme de dépouillement. Ces deux notions, dépouillement et cheminement, font de la soustraction l’opération de l’initiation. Sur la table du Bateleur du Tarot de Marseille, chacun on observe deux dés. Ces dés affichent le nombre 1 et 5, soit 15, la valeur numérique de l’Arcane le Diable. Seulement voilà, si nous nous plaçons du point de vue du Bateleur, c’est-à-dire de l’autre côté de la table, nous verrons sur les dés les faces opposées au 1 et au 5, c’est-à-dire le 2 et le 6 . Ici encore le nombre 26 vient jouer le rôle de symbole unificateur. Si de l’extérieur je vois le Diable, de l’intérieur je vois le Divin. . Le chemin vers l’unité passe par la conscience de la dualité. Quant au diable, il est non-symbole, du simple fait de sa définition étymologique. Celle-ci suffit à nous en convaincre. diabolos en grec signifie « séparer » quand symbolos signifie, on l’a vu, « rassembler. »

Le symbole diminue la souffrance

Nous souffrons d’autant plus que nous ne savons pas pourquoi nous souffrons. Inscrire du symbole dans son existence consiste à mettre du sens dans la chaîne chaotique des événements. Si l’histoire a un sens, si la vie a un sens, si la souffrance a un sens, tout n’est pas perdu, il y a un horizon. En donnant du sens, le symbole diminue la souffrance. Le symbole unifie. Il permet à des univers différents de communiquer entre eux. Il est une passerelle, un lien. Il n’existe pas de clé du symbole. Un symbole prend toute sa dimension quand il est réinvesti dans l’expérience personnelle d’un sujet ou d’une société. Il doit être chargé d’histoire et de mémoire pour prendre sa signification. En effet, il s’enrichira des évènements émotionnels qui le réactivent en permanence comme par exemple pour un drapeau patriotique, un hymne national, un signe religieux, etc.

Une démarche personnelle avant tout

Tout peut prendre sens mais tout n’est pas symbole. Je crois aux propriétés thérapeutiques du symbole dans la mesure où il s’inscrit dans une démarche personnelle, active et consciente. Sans vouloir rouvrir le débat sur les signes ostensibles d’appartenances religieuses, je me demande comment est vécu la croix, l’étoile de David ou la main de Fatma, par celui qui la porte. Est-ce en effet un signe d’appartenance, alors on peut parler d’indice, un support personnel de méditation ou de réflexion, on aura ici sans doute un symbole, ou bien un objet pseudo magique, chargé d’une sorte de pouvoir et réduisant la totalité d’une religion à un nombre restreint de ses composantes, voilà un fétiche. Le plus souvent, on observe là un signe dont la fonction demeure sociale. « Je vous dis quelque chose sur moi-même en portant ce signe… Mais je vous dits aussi quelque chose sur vous… Je vous montre peu ou prou votre différence d’avec moi-même ». Le travail sur le monde symbolique s’inscrit dans le cadre d’une démarche personnelle.

Le symbole renvoie à autre chose qu’à lui-même. Sa nature comme sa fonction sont de réparer ce qui est brisé et non pas uniquement de « désigner » un objet. Mais le plus important c’est qu’il nous ramène à ce qui nous dépasse. Le symbole relie à plus grand que soi. Il met l’homme en relation avec sa source.

Symbole contre symptôme

Inscrire ou réinscrire du symbolique dans sa vie aide aussi à sortir de la fatalité du symptôme. En effet, quand une pulsion est refoulée, elle peut réapparaître sous une forme symptomatique. Le travail thérapeutique consiste à favoriser la voie du symbole pour désactiver la voie du symptôme, d’où l’importance du travail sur les rêves, sur le Tarot, la mythologie ou l’art en général. Toute la psychanalyse est née de ce constat.

Le signe nous montre une direction mais ne nous interpelle pas au niveau de l’être. Le symbole nous renvoie à nous-mêmes et nous montre le parcours intérieur susceptible de nous faire sortir de l’errance. Quand je suis égaré dans la forêt, les signes de piste seront les bienvenus. Quand je suis égaré en moi-même, le symbole me propose une voie d’évolution. L’astrologie par exemple remplit parfaitement cette fonction et on ne confondra pas l’étoile polaire qui guide le marin égaré et tel symbole astrologique qui me propose une méditation sur ma condition humaine. Le symbole est toujours un passage de cap, une clé, un seuil, il peut être le miroir d’une situation bloquée et la promesse d’une transformation. <

Notes sur l’auteur :Chercheur, écrivain, ancien professeur de philosophie, Georges Colleuil est passionné par tout ce qui concerne les sciences de l’homme et le langage de l’âme. Il est le créateur du Référentiel de Naissance et à ce titre anime, depuis plus de vingt ans, de nombreux séminaires en France et à l’étranger, dans lesquels il renouvelle la vision traditionnelle du Tarot, et met à notre portée des années d’expérience et de recherche. Au travers de ses ouvrages et de ses cours, il invite à découvrir un langage oublié grâce au décodage des symboles du Tarot de Marseille. Il est l’auteur de quatre ouvrages : Tarot l’Enchanteur ; Tarot, la Fontaine Intérieure ; Tarot, les Deux Infinis – voyage intime au fil des lames et La Fonction Thérapeutique des symboles, tous publiés aux Editions Arkhana Vox.

www.georgescolleuil.com

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Rituel Druidique

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2012


Rituel Druidique dans PENSEE MAGIQUE - LEITMOTIV et RITUELS automnedelindienne-300x225Lors d’un rituel il s’agit de retrouver l’harmonie primordiale, cette position traditionnelle d’être un être parmi les êtres, un Etre Humain dans le cosmos. Recréation de ces espaces primordiaux, positionnement des Energies Premières et donc toujours incarnées, reprise de conscience de notre place au sein de ce cosmos, rond et carré mais aussi vertical.

Personne mieux que Mircea Eliade n’a décrit la réalité d’un rituel primordial. Personne mieux que soit même ne peut en éprouver la force, le bonheur et la sagesse. La particularité du Druide est de faire avec les forces en présence. Toute la symbolique retrouvée et utilisée par les anciens Druides trouve un écho parfait lorsqu’on ritualise aujourd’hui.

 

L’espace Sacré :

Le lieu du rituel est à la fois très important et à la fois pas du tout. En un certain sens tout lieu est sacré puisqu’il se trouve sur la Terre Mère et sous nos pieds, sous le Ciel. Ainsi un rituel peut être fait dans une pièce, au milieu d’une cité. Bien sûr nous préférons de loin pouvoir ritualiser à l’extérieur et dans la Nature.
L’idéal serait de pouvoir choisir le lieu en fonction du rituel à réaliser. Mais ces lieux tant convoités sont souvent domaine de l’Etat, voire encore plus souvent domaine de l’Eglise Catholique et en France il est bien difficile de composer avec ces entités pour avoir la permission de ritualiser.

Il est important que le lieu du rituel soit tranquille, nous nous assurons que personne ne viendra nous déranger, mais aussi que nous ne dérangeons personne. Le stress généré par une situation de non tranquillité nuirait considérablement à notre rituel.
Ce lieu doit aussi être choisis en fonction soit de son âme historique (quand nous pouvons le faire) ou en tous cas nous convenir, nous devons nous y sentir bien, et le trouver beau, agréable, le moindre malaise est interprète comme un signe de non convenance.

Repérons de manière sûre où se trouve l’Est, le Sud, l’Ouest et le Nord, , les ressentir mais aussi y mettre des fleurs et/ou des objets les symbolisant, les représentant (une pierre au nord, une plume à l’Est, un bâton d’encens au sud, voire un petit feu, une bougie, une coupe d’eau à l’ouest. Au centre il est possible avoir un foyer (quand les feux sont autorisés) ou une bougie le respect de la forêt est tel que si le feu représente un danger nous n’hésitons pas à le remplacer par un symbole. Nous travaillons à replanter des arbres, ce n’est pas pour y mettre le feu !

Au centre de votre carré qui est lui -même dans le cercle ce trouve l’axe du monde, l’Arbre primordial ou quoi que ce soit qui peut nous aider à vous sentir relié au ciel et à la terre. Et qui peut être symbolisé

Les Druides entrent par l’Est en général mais si le lieu ne s’y prête pas (rond de pierre avec entrée dans une autre direction) ou si le thème du rituel semble nécessiter autre chose nous entrons par une autre direction.

L’ouverture

Une fois l’espace sacré établi, la création du cercle et du carré dans le cercle, leur consécration par l’eau et le feu, l’appel à la paix, les appels à l’esprit du lieu, sont autant de mise en condition, intérieure et extérieure

Partie Centrale du rituel

Méditation, initiation, rituel de guérison, quels sont les raisons de faire un rituel ? C’est ici qu’elles vont être incarnées, symbolisées. Elles peuvent être de différentes sources:

  • Rituels de guérison (pour soi-même ou d’autres, pour la Nature …)
  • Rituels de ressources e d’acceptation : lorsque nous avons besoin de prendre des forces, de retrouver l’équilibre et l’énergie pour un effort particulier ou d’accepter, trouver la force dans certaines situations difficiles.
  • Les Rites de passages : marquer, consciemment réaliser les transitions que ce soit Baptisme, passage à l’âge d’homme, mariage, décès …
  • Rites de Bénédictions : les maisons, les lieux, les gens …
  • Rituels de Vénération de la Nature, des Dieux et des Déesses, remerciement, dévotions
  • Célébration des cycles, commémoration de dates, les fêtes Celtiques, les Equinoxe et les Solstices.

Elle peut inclure les Vœux des Druides et bien sur le chant de l’Awen qui permet de faire vibrer la Foi en une ouverture de la Terre vers le Ciel..

La Clôture du rituel

Clairement identifiée la fin du rituel est aussi importante que son ouverture.. Fermer le Cercle, remercier l’Esprit du lieu, les Energies des Directions. Comme nous nous sommes mis en condition, nous et notre environnement, nous sortons de cette condition, de cet état pour revenir au quotidien avec le chaud souvenir de notre poésie active …

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L’énergie des 4 saisons

Posté par othoharmonie le 24 mars 2012


par Genny Rivière

Notre conscience s’accorde aux moments clés de l’année. Bien suivre le cycle des saisons et adapter notre activité est un gage de bien-être. Du printemps à l’hiver, écoutons ce que nous disent la nature et notre intuition.         

paru aux Editions G.Productions.presse  http://www.gproductions.fr/presse_detail.php?id_art=146

La Nature amuse les hommes ordinaires, elle enseigne les disciples, il n’y a que devant les Sages qu’elle dévoile ses secrets. Maître Eckart

L'énergie des 4 saisons dans Chemin spirituel 280px-Ch%C3%A2teau_de_Versailles%2C_appartements_de_la_Dauphine%2C_cabinet_int%C3%A9rieur%2C_Hiver%2C_Jean-Baptiste_OudryTous les systèmes de pensée, philosophiques ou religieux, sont fondés sur la puissance des cycles naturels. La sagesse sacrée de nos ancêtres est basée sur des correspondances et des interrelations entre l’homme et l’univers, le microcosme et le macrocosme. L’être humain, le microcosme, est une réplique parfaite du macrocosme. Nous portons en nous l’univers tout entier. Nous portons en nous cette mémoire de famille de l’humanité. Les Anciens savaient que, si l’homme voulait se rapprocher de son essence divine, il devait se ré-harmoniser aux grands cycles de la création. Le rapport étroit à la nature nous permet de découvrir que nous appartenons à un “ tout ”, que nous faisons partie intégrante des forces universelles. Nous commençons à le ressentir quand nous sommes baignés dans le clair matin d’une balade en forêt, là où plus rien ne nous sépare, dans l’intention consciente d’être dans l’instant. La nature est un être qui s’apprivoise et qui se livre progressivement.

Les quatre périodes
Parmi les grands cycles, le cycle des saisons est le plus fondamental. Il correspond aux 2 équinoxes (printemps et automne) et aux 2 solstices (été et hiver). Les saisons sont en fait de véritables étapes de transformation pour l’être humain qui reçoit ces forces énergétiques à tout moment. Les lois cosmiques nous sont ainsi révélées et enseignées. Il s’agit d’un cycle quaternaire et nous savons que le nombre “ quatre ” est associé à la matière, la structure et la croissance de l’individu. Les enseignements traditionnels reposent depuis des siècles sur une tradition orale. Ils sont expérimentés par des heures de pratique, d’observation, d’écoute, au coin du feu, sous les étoiles, la lune ou le soleil. Nous avons cette merveilleuse opportunité de recevoir aujourd’hui un enseignement théorique et pratique afin d’être en mesure de nous réconcilier avec notre Terre-mère et notre être fondamental. Naturellement et intuitivement, la conscience s’accorde à ces moments clés de l’année. Tout cela est observable par nos yeux physiques en étant attentif à la nature. Nous voyons dans l’élément naturel le symbole de quelque chose. Par exemple, si nous choisissons naturellement la période d’extériorisation pour prendre des décisions (grand ménage du printemps, etc.), nous allons bénéficier de notre propre déterminisme, mais aussi de l’énergie de la nature et de l’énergie universelle qui est en place à ce moment précis. Les forces cosmiques sont très favorables pour que nous soyons opérationnels et que nous ayons un résultat concret dans ce que nous entreprenons si nous nous ajustons à elles. Chaque saison couvre approximativement une période de 3 mois. Le début de chaque cycle est une période intermédiaire, comme un travail préparatoire à l’énergie qui s’annonce.

170px-Parc_de_Bagatelle_Paris_printemps dans Chemin spirituelPremier cycle
Le printemps (mars à mai) est une saison extraordinaire de renaissance et de nouvel élan. On renaît à la vie extérieure et la nature reprend vie. Le germe, longuement préparé, sort de terre, les bourgeons éclatent, l’énergie de la vie s’exprime à nouveau. L’activité du foie est à son maximum, il a besoin d’être préparé et purifié pour assurer la circulation de l’énergie et du sang dans le vaste treillis énergétique du corps humain. C’est le moment de se dégager de tout ce qui fait obstacle pour se mettre à l’écoute de ce qui se présente et aider une nouvelle force à se manifester. On remet en action ses idéaux profonds avec optimisme et tempérance car l’impatience, l’irritabilité et la colère sont les émotions dominantes du printemps. Il correspond à l’enfance, à l’Est et aux forces du matin quand la lumière monte et éclaire. Chaque matin est un nouveau réveil avec tous ses possibles. La saison est surtout marquée par l’énergie du Bélier qui ouvre la voie et qui s’affirme.

 

 

Deuxième cycle
220px-Field_Hamois_Belgium_Luc_ViatourL’été (juin à août), la lumière est à son maximum d’expression extérieure. C’est une période d’expansion, de rayonnement et d’expérimentation. C’est le moment d’être impliqué véritablement dans le monde et dans l’action. L’été correspond au Sud, à midi, à l’intensité du soleil, à l’adulte mature. Le cœur, comme le soleil, rayonne la vie et la lumière, mais le feu du cœur doit être tempéré pour laisser place à la profonde joie d’exister. Quand on entreprend un travail d’ouverture, le taux vibratoire du corps augmente, on devient capable de se transformer et d’évoluer.

Troisième cycle
250px-New_hampshire_colorsL’automne (de septembre à novembre) correspond à la période de l’assimilation et de la récolte. Il est essentiel, à cette saison, de faire le bilan de son année. Les formes extérieures commencent à se transformer et à disparaître. L’automne correspond à l’Ouest, au déclin, à la vieillesse, au soir. De la même manière, on apprend à lâcher prise, à abandonner les vieilles habitudes pour faire un tri, tout comme l’estomac et la rate extraient de la nourriture les éléments purs et se débarrassent des déchets. Dans la nature, les feuilles tombent. Il est important de rejeter la tristesse et la mélancolie car l’état dépressif fréquent à l’automne, affaiblit et bloque l’énergie des poumons qui doit être libre pour descendre vers les reins. C’est l’énergie de la Balance qui pèse le pour et le contre dans le but de s’harmoniser.

Quatrième cycle
220px-WindbuchencomL’hiver (de décembre à février), la nature est au repos. Il correspond au Nord, à la nuit, à la disparition. C’est une période de mort, dans le sens de mourir pour renaître dans un nouveau cycle, enrichi des expériences du précédent. Le solstice d’hiver correspond à l’éveil de la force spirituelle en soi, à l’éveil du maître intérieur. Les reins jouent un rôle de filtre et contrôlent l’eau du corps. Ils sont dépositaires du yin (principe féminin) et du yang (principe masculin) originels, la base de l’eau et du feu, d’où l’extrême importance d’entretenir leur énergie. Il est primordial de ralentir ses activités, se coucher tôt, savourer les soirées tranquilles au coin du feu, comme le gardien qui veille pour mettre en matrice le nouveau germe.

Site de Genny Rivière

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Oracle Gé

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2011

Oracle Gé dans Oracle GE oracle-geGérard Barbier  est le créateur du support divinatoire qu’est l’Oracle Gé qu’il décida de créer après seulement quelques années de pratiques. Cet Oracle est relativement récent et n’est édité que depuis peu, à savoir en 1991
Les lames imagées d’illustrations modernes, simples et colorées de cet Oracle sont d’une symbolique évocatrice, ce qui lui procure un aspect « enfantin » permettant une manipulation aisée à toute personne désireuse d’aborder la voyance, notamment les débutants. 

oracle-ge dans Oracle GEUn Oracle pas comme les autres 

La particularité de cet Oracle qui en fait presque sa singularité, se trouve spécialement au niveau de sa faculté à situer une interprétation divinatoire dans le temps et ce grâce à, plus précisément, quatre cartes de ses 61 lames qui composent le jeu de cartes. Les 4 lames représentant les 4 saisons  qui permettent de dater les prédictions avec précision (3 mois). En plus de ces 4 cartes spéciales, il en possède huit autres qui se démarquent en représentant des personnages (qui peuvent représenter des acteurs se raccrochant à la prédiction)  et qui apportent aux pratiquants des précisions supplémentaires pour permettre une interprétation affinée. Pour encore plus d’exactitude pour les pratiquants qui le désirent, les cartes ont un sens de lecture et en fonction de celui-ci lors du tirage, elles donnent des informations complémentaires pour la prédiction. 

oracle-geFacile et performant 

Tout en étant un support divinatoire puissant dans le domaine de la cartomancie  et qui sait charmer les professionnels, l’Oracle Gé sait également séduire les débutants par sa facilité et constitue un bon outil pour l’apprentissage. 


Différentes méthodes de tirage de l’Oracle peuvent être utilisées. En fonction de votre question l’une sera plus judicieuse que l’autre. Par exemple le tirage en croix avec 5 lames vous apportera des réponses aux questions touchant différents domaines de la vie en générale. Pour des besoins plus spécifiques vous devrez recourir plutôt à un tirage thématique. Il y en a d’autres : 

  • Le tirage à 21 lames 
  • Le tirage à 7 lames 
  • Le jeu du consultant 
  • Le jeu du prénom 

N’oubliez pas qu’un Oracle comme un Tarot ou tout autre accessoire dans le domaine de l’ésotérisme reste un support qui vous aide à une meilleure interprétation … vous restez l’interprète et devez faire confiance à votre intuition qui s’avèrera plus exacte avec l’expérience.

oracle-ge

Les 61 cartes de l’oracle de Gé avec leurs significations 

Carte 1 : Le Soleil
Le succèsCarte 2 : La Rose
La sérénité

Carte 3 : Le Printemps
Une durée de 3 mois

Carte 4 : Le Feu
La maison

Carte 5 : Les Tours
La foule

Carte 6 : Les Deux Cœurs
Une rencontre amoureuse

Carte 7 : Les Chiffres
L’imprévu

Carte 8 : L’Araignée
A l’endroit : Tristesse
A l’envers: Possibilité de réussite

Carte 9 : L’Escargot
Un retard

Carte 10 : Le Bateau
Un voyage

Carte 11 : Le Lion
La force

Carte 12 : Le Poignard
La violence

Carte 13 : Le Papillon
Métamorphose

Carte 14 : La Pensée
Le mental

Carte 15 : Les Symboles Sexuels
La sexualité

Carte 16 : La Route
A l’endroit : Un accrochage
A l’envers : Un accident

Carte 17 : L’Etoile
Une protection générale

Carte 18 : La Cigogne
A l’endroit : Une naissance
A l’envers : Grossesse difficile

Carte 19 : L’Argent
Rentrée d’argent importante

Carte 20 : Les Deux Flûtes
La fête

Carte 21 : Les 3 Lunes
Un changement dans le mois à venir

Carte 22 : La Bougie
L’occulte

Carte 23 : Les Outils
Le travail

Carte 24 : L’Été
Une durée de 3 mois

Carte 25 : Le Point d’Exclamation
Valide les cartes voisines

Carte 26 : Le Désert
La solitude

Carte 27 : L’Oiseau
Une nouvelle

Carte 28 : Le Cadeau
A l’endroit : Cadeau à recevoir
A l’envers : Cadeau à donner

Carte 29 : La Poignée de Mains
Association, fraternité, aide

Carte 30 : La Balance
L’activité commerciale

Carte 31 : Le Chien
La fidélité 

Carte 32 : Le Serpent
La sournoiserieCarte 33 : Le Stéthoscope
Le médecin

Carte 34 : L’Écureuil
Les économies

Carte 35 : Clef du Destin
A l’endroit : Petits problème de santé
A l’envers : Problème de santé important

Carte 36 : Le Cœur Partagé
La solitude

Carte 37 : Le Coquillage
Les vacances

Carte 38 : L’Éléphant
Une opportunité

Carte 39 : Le Rat
A l’endroit : Une petite maladie
A l’envers: Un problème de santé important

Carte 40 : Les Papiers
Des démarches administratives

Carte 41 : L’Hiver
Une durée de 3 mois

Carte 42 : Les Flèches
Situation indécise

Carte 43 : La Harpe
L’art

Carte 44 : La Justice 
A l’endroit : Un procès
A l’envers : La prison

Carte 45 : La Jeune Fille
A l’endroit : Brune
A l’envers : Blonde

Carte 46 : Le Jeune Homme
A l’endroit : Brun
A l’envers : Blond

Carte 47 : La Femme
A l’endroit : Femme brune
A l’envers : Femme blonde

Carte 48 : L’Homme
A l’endroit : Homme brun
A  l’envers : Homme blond

Carte 49 : La Consultante
Représente la consultante

Carte 50 : Le Consultant
Représente la consultant

Carte 51 : La Femme Âgée
A l’endroit : Brune
A l’envers : Blonde

Carte 52 : L’Homme Âgé
A l’endroit : Brun
A l’envers : Blond

Carte 53 : La Flûte Brisée
Une rupture

Carte 54 : La Campagne
Le repos

Carte 55 : L’Automne
Une durée de 3 mois

Carte 56 : La Pyramide
Évolution professionnelle

Carte 57 : Le Lynx
 
L’inconstance
Carte 58 : La Croix 
La mort

Carte 59 : La Chauve-souris
Le vol

Carte 60 : La Colombe
La paix

Carte 61 : Le Parchemin
Les écrits judiciaires 

   flecheL’Oracle Gé est disponible au prix de19,00 euro sur le site http://www.lepalaisdutarot.com/Oracle-ge.htm 

flecheRetrouver à la fin de ces articles sur l’oracle Gé, toutes les définitions des cartes par situation vous préoccupant.

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Oracle Gé

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2011

L’Oracle Gé 

Oracle Gé dans Oracle GE oracle10 L’oracle Gé se compose de 61 cartes. Les symboles utilisés dans ce jeu sont simples, assimilables par tous, aussi bien les néophytes que les professionnels. 
Les Oracles sont une catégorie autre que les tarots : ils se différencient par le nombre d’arcanes qui diffèrent. 

Petite leçon d’histoire

d’après le dictionnaire de la langue française, le mot « oracle » a pour signification : « Chez les peuples de l’Antiquité, spécialement chez les Grecs, sanctuaire où une divinité donnait des réponses à des questions posées. Cette réponse était soit donnée par l’intermédiaire des prêtres, soit donnée de manière directe par des rêves : les oracles les plus célèbres étaient ceux de Dodone, d’Epidaure et de Delphes » Le mot oracle a donc une signification dans la mythologie. Retranscris, l’Oracle est diversifié sous plusieurs formes comme l’Oracle de Belline, l’Oracle Gé, l’Oracle des Bambous… 
L’originalité de ce jeu, l’Oracle Gé se situe au niveau de quatre lames qui permettent de dater les prédictions.
 

Ce jeu est idéal pour les débutants mais convient parfaitement aux professionnels.
Cet Oracle a déjà conquis plus de 90 000 personnes.
Sa simplicité alliée à notre intuition nous permettra d’obtenir d’excellents résultats.

 

Il est édité par France-cartes depuis mai 1991.

Certaines cartes de l’Oracle ont un double sens d’interprétation selon qu’on les tire à l’endroit ou à l’envers elles portent les numéros : 8, 12, 15, 16, 18, 28, 35, 39, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51 et 52.  

Ces cartes portent un numéro en haut à droite et en bas à gauche, les cartes simples ont un seul numéro en haut à droite. 

oracle10 dans Oracle GE

le Printemps porte le N° 3, l’Eté le 24, l’Hiver le 41 et l’Automne le 55.

- Une seule saison indique la saison à laquelle se produira l’événement prédit par les cartes voisines.
 

- Une ou plusieurs cartes entre 2 saisons : l’événement prédit par les cartes se produira donc entre les 2 saisons présentes.
 

- Par contre, si 2 saisons, quelles qu’elles soient, sont côte à côte, elles signifient dans ce cas une période, un laps de temps de 6 mois et n’ont plus leurs valeurs en tant que saisons. 


- Si 3 saisons sont ensemble : période de 9 mois.
 

- Si les 4 saisons sont ensemble : période d’1 an ou plus. 

En ce qui concerne les Cartes Personnages

N° 45, 46, 47, 48, 49, 50, 51 et 52 ; l’endroit et l’envers de ces cartes ne changent en rien leur signification, mais préciseront la couleur de cheveux des personnes concernées.
 

- A l’endroit : personne brune ou châtain foncé.
 

- A l’envers : personne blonde, châtain clair ou rousse    

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—-> Vous trouverez à la fin de ces articles, le langage des cartes de l’Oracle Gé que j’ai détaillé tout simplement pour vous … 

Bonne chance !

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Nous sommes âmes

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2010

NOUS SOMMES AMES 

 

 

Nous sommes âmes dans Etat d'être ame-en-paix

 

L’Âme c’est notre réelle  identité, c’est la matière de Dieu, c’est ce qui nous anime. Notre Âme est notre plus grand Guide, car elle connaît le but de notre incarnation terrestre. Écouter son Âme, c’est écouter la voix de son Coeur. 

 

Pour donner une définition à l’Âme je dirais que c’est l’Amour du Maître Éternel. C’est notre essence Divine. 

 

Lorsque l’on sent une attraction importante envers une autre personne, avec un impression de magnétisme très fort, cela se nomme  »la reconnaissance d’Âme. » Si on pouvait voir l’Âme elle ressemblerait a une magnifique boule de Lumière plus ou moins intense. 

 

Plus tu es à l’écoute de ton Âme plus ton corps de Lumière s’intensifie. Parfois nous disons que les yeux sont le REFLET de l’Âme, cela est valable, car plus les yeux sont lumineux plus notre vie s’accorde à notre Âme. 

 

A notre mort c’est notre Âme-Esprit qui quitte l’enveloppe corporelle, le corps de chair étant un véhicule. 

 

Nous avons plusieurs expressions pour exprimer les Vertus et la Beauté de l’Âme. Lorsque l’on veut exprimer que quelque choses est vivant, nous disons:  » C’est comme si ceci ou cela avait une Âme. » Pour exprimer l’investissement dans un engagement,  ne dit-on pas l’expression:  » Je me suis donner Corps et Âme. » 

 

L’Âme connaît tout de ce que nous sommes venus faire sur Terre, notre Mission, ce que nous sommes venus réparer et ce que nous sommes venus approfondir. L’Âme est toujours reliée au plan de Lumière car pour elle, la séparation n’est point réelle. Suivre la voix de l’Âme c’est cesser de PARAÎTRE pour enfin ÊTRE. C’est habiter totalement son corps de chair, la matière en d’autres mots ; c’est vivre PLEINEMENT sa vie. 

 

 

porte54 dans Etat d'être

Alors en revenant à l’âme “humaine” où chacun semble avoir sa liberté d’action n’est en fait qu’un support psychologique et non-physique de l’expérience. C’est une forme d’énergie issue de la source, mais qui n’est pas matière à proprement parler. C’est comme une sorte de mémoire où va venir s’enregistrer les expériences. C’est une forme densifiée de la Conscience originelle (l’Esprit) qui va venir “s’incarner” dans un corps de matière afin d’enregistrer ce qui s’y passe. 

 

L’âme est donc séparée de l’Esprit afin d’expérimenter la matière

 

A quel moment l’âme s’unit-elle au corps ?  

 

L’union commence à la conception, mais elle n’est complète qu’au moment de la naissance. Du moment de la conception, l’Esprit désigné pour habiter tel corps y tient par un lien fluidique qui va se resserrant de plus en plus jusqu’à l’instant où l’enfant voit le jour ; le cri qui s’échappe alors de l’enfant annonce qu’il fait nombre parmi les vivants. 

 

Le corps est l’instrument de la douleur ; c’est sinon la cause première, au moins la cause immédiate. L’âme a la perception de cette douleur ; cette perception est l’effet. Le souvenir qu’elle en conserve peut être très pénible, mais ne peut avoir d’action physique. En effet, ni le froid ni la chaleur ne peuvent désorganiser les tissus de l’âme ; l’âme ne peut ni se geler, ni brûler. Ne voyons-nous pas tous les jours le souvenir ou l’appréhension d’un mal physique produire l’effet de la réalité, occasionner même la mort ?  

 

 Exemple : Tout le monde sait que les personnes amputées ressentent de la douleur dans le membre qui n’existe plus. Assurément, ce n’est point ce membre qui est le siège, ni même le point de départ de la douleur ; le cerveau en a conservé l’impression voilà tout. On peut donc croire qu’il y a quelque chose d’analogue dans les souffrances de l’Esprit après la mort.  

 

 En expérimentant le monde de la dualité, la nouvelle âme inscrivit en elle une blessure ineffaçable : celle de sa naissance et de sa séparation d’avec le Tout. Mais c’est cette envie d’expérimenter, d’agir, de comprendre, de vivre et d’inventer qui lui donna véritablement naissance

 

Il y eu donc au début des âmes qui s’incarnèrent dans des éléments. La première marche fût celle de la matière brute, ce que nous appelons le règne minéral. Puis au bout d’un certain temps et d’expérimentation, elle créa le monde végétal qui faisait le lien entre le Ciel et la Terre, entre l’esprit et la matière. 

 

Puis ce monde végétal se pris l’envie d’avoir une liberté de mouvement et les insectes naquirent. 

 

Cela commença par des pattes (la Terre) puis des ailes (le Ciel) puis dans l’eau (ce qui va du Ciel à la Terre et réciproquement grâce au Soleil symbole du Père et de l’Esprit). 

 

Jusqu’à ce niveau d’expérimentation, l’âme restait toujours une âme de groupe, globale comme son Père (le Ciel, l’Esprit) en accord avec sa Mère (la Terre, la Matière). Néanmoins cette création restait “froide” tout en étant équilibrée. 

 

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L’être humain en possédant une âme individuelle possède aussi une conscience individuelle. C’est vraiment ce qui le rend si différent des autres formes de vie de la Création car il possède, de fait, la puissance de Dieu, celle de la Source en lui. Par le pouvoir de son intention, il a la possibilité de créer et de détruire ce que bon lui semble. Il suffit de regarder autour de nous pour constater combien il est vrai que nous sommes des Créateurs avec tous les pouvoirs. 

 

Synthétiquement, l’âme est un Esprit incarné. L’âme fait partie des êtres intelligents qui peuplent le monde invisible et qui revêt temporairement une enveloppe charnelle pour s’éclairée. Ce qui relie l’âme à l’esprit se nomme le périsprit (enveloppe de l’esprit) pour qu’ils puissent communiquer l’un avec l’autre afin d’habiter un corps matériel. 

 

Allan Kardec

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Les couleurs

Posté par othoharmonie le 4 mai 2010

Le choix des bonnes couleurs !

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Le fait de voir des couleurs influence notre humeur ; certaines couleurs nous donnent de l’énergie, tandis que d’autres sont perçues comme dérangeantes. 

Sans que nous ne nous en rendions compte, la luminosité et les couleurs influent sur notre état d’esprit. De par leur propriété et leur signification spécifique, les couleurs constituent donc un outil psychologique très efficace. Dès que nous avons compris de quelle manière les couleurs agissent sur nous et sur notre environnement, nous pouvons en effet les utiliser à notre avantage ! 

Personnellement, je suis un être qui ne porte que trois couleurs depuis de nombreuses années : le noir, le rouge et le blanc…. Avec d’autres couleurs que celles-ci, je me sens très mal à l’aise. J’ai donc essayé de comprendre plus en profondeur ; je suis ainsi, j’aime comprendre le pourquoi des comportements.  Et pour ce faire, j’ai même réalisé un test de personnalité…. 

J’ai fait le Test des couleurs :    Le langage de mes couleurs préférées SUR CE SITE : www.testcouleur.com         

 

 

Résultat du test : Mes résultats indiqueraient qu’ils présentent un excellent rendu de mes émotions et mes qualités du moment.

Pour décrire ce résultat :  Je serais donc extravertie à 49 % et introvertie à 51 %. (Pas mal équilibré tout de même !) 



On me dit : Sans ordre d’importance, vous êtes inventif, vous avez toujours des idées nouvelles et vous savez les mettre en application. 
Vous êtes également volontaire, vos actions sont déterminées par votre volonté propre, par les objectifs que vous vous êtes fixés, et par votre besoin d’agir et d’avancer. 
Enfin, vous êtes profond, vous réfléchissez avant d’agir, et vous savez communiquer vos connaissances.  

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Les qualités qui décrivent le mieux ma personnalité en ce moment

Votre inventivité 

à 21 %  vous êtes inventif, vous avez toujours des idées nouvelles et vous savez les mettre en application. 
Votre énergie.  à 21 %  vous êtes volontaire, vos actions sont déterminées par votre volonté propre, par les objectifs que vous vous êtes fixés, et par votre besoin d’agir et d’avancer. 
Votre créativité.  à 20 %  vous êtes créatif, vous savez voir le beau, vous êtes intuitif et votre inspiration vient de l’intérieur. 
Votre capacité intellectuelle.  à 19 %  vous êtes intelligent, vous vous interrogez et vous vous renseignez avant de poser vos actes. 
Votre dynamisme.  à 17 %  vous êtes dynamique, vous avez de l’énergie et vous savez entraîner les groupes de personnes. 

Conclusion :


Enfin vous êtes profond, vous réfléchissez avant d’agir, et vous savez communiquer vos connaissances, également vous êtes communiquant, vous savez dialoguer, échanger, séduire et entraîner les personnes. 

Je vais donc tenter de donner quelques indications sur les couleurs en général, en commençant par mes préférences personnelles bien sur :

Le Noir 


Le noir est la couleur des affaires. La personne qui porte du noir dégage une impression d’importance. D’autre part, le noir crée sans que l’on s’en aperçoive une distance par rapport aux autres. Cette couleur sera moins adaptée lorsque l’esprit d’équipe et les aptitudes sociales revêtent une grande importance. Dans les métiers créatifs, le noir dénote un côté rebelle.  C’est la couleur de la distinction et du design.  Cette couleur agit favorablement sur le cœur et sur le sommeil et c’est donc une couleur à oser dans la chambre à coucher par exemple.  C’est une couleur à éviter cependant  à ceux qui ont des tendances dépressives ou qui sont superstitieux.  

 Le Noir dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon : 

Le noir, négation de la lumière, est le symbole du néant, de l’erreur, de ce qui n’est pas et s’associe à la nuit, à l’ignorance, au mal, à ce qui est faux. Il indique « l’ignorance enfantée par le mal et par toutes les passions égoïstes et haineuses« . Couleur du charbon, il évoque le processus de la combustion, prélude à la régénération et renferme une idée de résurrection. Les rites initiatiques de l’antiquité comportaient des épreuves nocturnes : le postulant traversait une mort symbolique dans un lieu obscur, pour devenir un homme nouveau et renaître à la vie spirituelle. 

On peut y voir l’expression du complexe d’abandon, inséparable de la mélancolie et souvent accompagné de la peur de la vie et du désespoir, tendance reflétées dans les rêves, ainsi que le besoin d’indépendance. 

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Le Rouge 


En rouge, vous ne passerez pas inaperçu. Cette couleur possède en effet une grande valeur d’attraction de l’attention. En excès, le rouge fait néanmoins penser à un signal d’avertissement ; songez par exemple aux pompiers. Ne vous présentez à un rendez-vous dans une tenue rouge que si vous êtes vraiment sûr de vous car, dans cette couleur, vous devrez être à la hauteur.

  C’est la couleur du dynamisme, de la chance, du bonheur, de la beauté et du courage. N’en abusez cependant pas. Appliquez-la par petites touches car elle a un pouvoir excitant qui empêche de dormir et de se relaxer. A moins que vous n’ayez toute une pièce exclusivement réservée aux activités… toniques !   En conclusion, le rouge est couleur de la passion, de l’ambition ou encore de l’excitation. Couleur chaude par excellence, le rouge peut être accueillant, mais aussi provocant, voire agressif !  Le rouge capte l’attention, il surprend et invite à l’action plutôt qu’au repos. 

Le Rouge, dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

En Egypte, le rouge symbolisait l’amour divin. C’est la couleur du sang frais et du feu qui, selon les anciennes croyances a créée le monde et le détruira. Il symbolise la vie, la chaleur et la génération, mais aussi la destruction. Le rouge vif, ou clair est la force vitale, la richesse et l’amour. Mais, sous son aspect infernal, le rouge correspond à l’égoïsme, à la haine et à l’amour infernal. 

Dans les textes sacrés des Chrétiens, des Egyptiens, des Hébreux et des Arabes, cette couleur a toujours été associée au feu et à l’amour divin, et a symbolisé la divinité et le culte. Couleur des généraux, de la noblesse, des patriciens et des empereurs à Rome, les cardinaux ont hérité de ce symbole de la souveraineté. Au Pérou, elle était liée à la guerre et désignait les soldats. 

Au niveau psychologique, le rouge représente la joie de vivre, l’optimisme, la vigueur, l’instinct combatif et ses tendances agressives, la pulsion sexuelle, le désir amoureux, la passion, le besoin de conquête…

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Le blanc évoque généralement la pureté, la propreté et augmente l’activité organique. Et ce n’est pas un hasard si c’est la couleur dominante dans la plupart des hôpitaux. C’est également la couleur de la luminosité et du froid qu’il convient d’associer à une autre couleur. 

Utilisez-la pour agrandir une pièce mais essayez autant que possible de la mixer avec d’autres couleurs, soit sur les murs, soit avec le linge de maison (rideaux, coussins, nappes…). 

Le Blanc dans sa symbolique religieuse  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Synthèse de toutes les couleurs, le blanc est la lumière, et les anciens en avaient fait la couleur de la divinité : les Egyptiens enveloppaient les défunts dans un linceul blanc pour montrer que la mort délivre l’âme pure de son enveloppe charnelle périssable. Chez les Hébreux, la tunique de lin blanc représentait la pureté du Sacrificateur et la justice divine. A Rome, le blanc était la couleur des vestales (prêtresses qui étaient brûlées vivez lorsqu’elles manquaient à leur vœux de chasteté…). C’était aussi le couleur des druides, des initiés… Participent de la symbolique du blanc et emblèmes de pureté, vertu et chasteté : la robe blanche de la communiante et de la mariée, le bouquet de fleur d’oranger, le lis, la colombe, le lin, l’ivoire, le diamant, la neige… Par extension, c’est aussi parfois la couleur du deuil d’un enfant, d’un être pur… Sous son aspect maléfique : la lune (le blanc lunaire est celui de la lividité cadavérique et du linceul).

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Le Gris (pour info) 

Union du blanc de l’innocence et du noir de la culpabilité, le gris fut l’emblème chrétien de la mort terrestre et de l’immortalité spirituelle, de l’innocence calomniée, noircie, condamnée par l’opinion ou les lois. C’est aussi la tonalité de la tristesse, de l’anxiété, de la rêverie vague. Dans la Bible, c’est la couleur de la cendre, symbole de pénitence et de deuil.

 Couleur équivoque, le gris traduit le manque de vigueur des asthéniques, des déprimés, l’égoïsme, le refus de l’engagement, l’enclos narcissique, et, dans les rêves, l’excès d’indifférence, l’ennui, la froideur, le besoin de tranquillité. 

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Le Marron 

Le marron ou Brun dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon  Le marron est une excellente couleur si vous occupez une fonction de support ou si vous souhaitez favoriser la collaboration entre collègues. Cette couleur dégage un sentiment de complicité et de stabilité. Si vous êtes régulièrement amené à vous mettre en avant, le marron sera moins approprié. Le brun, couleur de la terre, de la boue et du feuillage d’automne renferme des idées de dégradation et de mort. Dans la symbolique chrétienne, le rouge-noir, mélange de feu, de fumée, de cendre et de suie est le symbole de l’amour infernal et de la trahison. Couleur de la matérialité, le brun correspond à l’agressivité latente ou déclarée, la méchanceté, l’obstination, l’avarice, l’égoïsme. Dans les rêves, il traduit le besoin de confort et de sécurité. 

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Le Mauve

 
Le mauve est un bon choix, surtout pour les femmes. Il s’agit d’une couleur osée et pas trop sage. 

Le Violet : couleur pour exprimer une forte sensibilité. Le violet évoque délicatesse, splendeur, intériorisation et profondeur des sentiments.

  Le violet dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon …Le bleu et le rouge s’équilibrent dans le violet qui signifie l’amour de la vérité et la vérité de l’amour. Il fut le symbole des noces mystiques du Seigneur et de l’Eglise, de la passion et des martyrs, et représente l’identification totale du Père et du Fils. C’est aussi la couleur des veuves, des évêques et des martyrs, et un symbole de mort pour les Chinois.  En psychologie, le violet, couleur de la fusion amoureuse, de la soumission, traduit le besoin d’union, d’approbation et d’identification à un être aimé. Mais ce rouge refroidi renferme quelque chose d’éteint et peut exprimer un étant d’esprit mélancolique, s’accompagnant du besoin de tendresse et de douceur. 

 

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Le Bleu 

Le bleu (foncé) se prête à quasiment toutes les circonstances. Il s’agit d’une couleur sûre. Le bleu foncé est la couleur de la fiabilité et du pragmatisme. Portez du bleu si vous ignorez comment votre interlocuteur sera habillé. Pour les professions créatives, le bleu sera par contre une option moins judicieuse, car trop prévisible.  C’est la couleur de la détente, de la paix et de la sérénité. Elle agirait favorablement sur le système nerveux en apportant à la fois détente et concentration. 

Le bleu est une couleur fraîche et apaisante, la couleur bleue est la couleur de la sensibilité et de la créativité. Elle invite au calme et à la détente, à l’affection. A privilégier pour les chambres d’enfants et dans le bureau.  

 Le Bleu dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Le bleu est associé à la divinité dans toutes les mythologies : à Amon-Râ, dieu du soleil levant dans l’ancienne égypte ; en Grèce à Jupiter, père des dieux et des hommes, et à Junon, incarnation de la féminité féconde et épanouie ; en Inde, à Vishnou le justicier… En Chine, il symbolise le Tao, la Voie sacrée, le principe insondable des êtres. Le bleu jupitérien, couleur froide du vide, est celle de la vérité ; pour les Égyptiens, de la vérité éternelle, de l’immortalité ; la fidélité, la chasteté, la loyauté et la justice dans la tradition chrétienne. Identifié à l’air, au vent, il symbolise la spiritualité, la contemplation, la passivité et favorise la méditation, le repos. Le bleu clair reflète l’inaccessible, le merveilleux, l’évasion.  Sur le plan psychologique et dans les rêves, le bleu est la couleur de la tolérance et représente l’équilibre, le contrôle de soi, les tendances à la générosité, à la bonté, un comportement réfléchi et le besoin de sérénité. 

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Le Vert 

Le vert est la couleur du calme et de la tranquillité, mais peut également donner lieu à une interprétation négative dans la mesure où il dénote aussi dépendance et hypersensibilité. Une couleur bleu-vert, telle que le turquoise, rayonnera tout autant mais dégagera plus de puissance. 

C’est la couleur du tonus et de l’équilibre. Elle apporte le calme aux gens anxieux. C’est la couleur de l’espoir et de l’enthousiasme, la couleur de la sérénité en communion avec notre mère nature. A adopter dans le bureau et les chambres à coucher.

 

Le vert est une couleur symbolisant le calme, l’attention, la fraîcheur, la sécurité. On dit que c’est la couleur la plus reposante pour les yeux. 

Le Vert dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Le vert, couleur de la nature, est doué d’un pouvoir de régénération, car il capte l’énergie solaire et la transforme en énergie vitale. Il est le symbole de le régénération spirituelle. Couleur des bourgeons printanier, signalant la fin de l’hiver, il symbolise l’espérance. En Egypte, la couleur verte est attribuée à Phtah, le créateur et le stabilisateur, et à l’eau, parce que dans la cosmogonie égyptienne, l’eau était l’élément primordial de la création. Elle désignait la fondation du temps, la création du monde et symbolisait la naissance matérielle et spirituelle, c’est à dire les mystères de l’initiation. 

 

Produit de l’association du jaune et du bleu, le vert possède une dualité : c’est la couleur de Vénus, symbole de renouveau, mais aussi de la vengeance ; du dieu-serpent aztèque, inventeur des arts, identifié au Thot-Mercure égypto-latin et au Lug gaulois, médecin, magicien, satiriste et artisan ; du Kirs musulman qui avait pour fonction de concilier les extrêmes (fonction synthétisée par le Caducée). En Chine, le vert désigne l’Est, le printemps, le bois et la charité ; dans le christianisme, la régénération dans les actes, c’est à dire la charité, et par antinomie la dégradation morale et la folie, le désespoir. Teinté de jaune (la couleur des yeux du dragon et des serpents) le vert est la couleur des eaux mortes, de la putréfaction et a une influence néfaste. 

Sur le plan psychologique et dans les rêves, le vert, couleur de la vigueur sexuelle, reflète le besoin d’épanouissement, d’estime, de valorisation, de culture et de connaissance.

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Le Jaune 

Le jaune est la couleur par excellence de l’énergie, de la légèreté, de la spontanéité, de la sagesse, de la gaieté et de la richesse. Dans un environnement d’affaires, vous ne serez pas vraiment pris au sérieux dans une tenue jaune.   

Elle stimule l’appétit et convient donc parfaitement aux cuisines et salles à manger. Pour booster l’intellect, recouvrez-en également les murs de votre bureau. Ses dérivés, appliqués dans un salon, favorisent la convivialité.  Couleur caractéristique du printemps, le jaune éclaire et donne l’impression d’avancer.  Le Jaune,  dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon.

 

Couleur de la lumière, emblème de l’or, associé au miel, le jaune était la couleur de la lumière céleste révélée aux hommes et de la doctrine religieuse enseignée dans les temples. Mais le jaune lunaire, couleur de l’or terni est du soufre symbolise l’inconstance, la jalousie, les passions dépravés, l’adultère, la culpabilité, la trahison (dans l’iconographie, Judas est vêtu de jaune ; dans plusieurs pays, les juifs devaient porter des vêtements jaunes parce que Judas avait trahi le Christ , ou une étoile jaune… ; en France, on barbouillait de jaune la porte des traîtres, les « briseurs de grève » étaient appelés des « jaunes« …)  Au point de vue psychologique, et dans les rêves, le jaune est la couleur de l’intuition et symbolise la capacité de renouvellement, l’entrain, la jeunesse et l’audace, mais aussi souvent l’instabilité et la vanité. Il révèle un besoin de supériorité et à l’extrême, la volonté de puissance aveugle manifestée en prétentions exagérées à une supériorité factice (souvent compensation d’un sentiment d’infériorité mal liquidé ou inconscient). 

 

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L’orange 

Couleur riche et joyeuse, aux vertus stimulantes. Elle correspond à l’énergie mais à l’impatience aussi. Dans ses nuances plus foncées de rouille, terre ou de brun, elle évoque le confort et la sécurité. 

C’est la couleur de l’organisme. Elle est en effet réputée pour ses effets étonnamment positifs sur le cœur, la respiration et la digestion. Elle relaxe et comme le jaune, favorise l’appétit. A appliquer dans les pièces de détente et dans les coins repas. 

L’ Orangé dans sa symbolique religieuse,  ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

L’orangé qui procède du rouge et du jaune désigne la révélation de l’amour divin à l’âme humaine et fut le symbole du mariage indissoluble, mais aussi, par renversement du symbole, de l’adultère, de la luxure, et dans la langue héraldique, de la dissimulation et de l’hypocrisie. 

Dans les rêves, cette tonalité chaude et brillante, emblème de la luxure, exprime un intense besoin de jouissance et d’expansion, et reflète un équilibre fragile et la nécessité de contrôler ses impulsions.  Attribut de Typhon (le monstre qui, en s’attaquant aux dieux de l’Olympe, engagea la lutte entre la lumière et les forces souterraines, le roux a symbolisé dans toutes les mythologies les tendances animales de l’homme, la fécondité extravagante, la perversion, la concupiscence et leurs conséquences : intempérance, débauche, violence, égoïsme… 

 

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le Rose 

Evitez le rose lors d’entretiens importants ou de circonstances formelles. Vous n’obtiendrez certainement pas l’augmentation salariale que vous souhaitez aborder si vous portez cette couleur. Le rose n’est pas une couleur sérieuse et donne à l’autre partie le sentiment qu’elle peut marcher sur vos pieds. 

C’est la couleur de l’optimisme, du bonheur et de la joie de vivre. Elle favoriserait la procréation. C’est donc une couleur à adopter exclusivement pour la chambre à coucher conjugale.

Le Rose,  dans sa symbolique religieuse, ésotérique et psychanalytique se décrit d’une toute autre façon 

Association du rouge et du blanc, le rose, couleur de la chair, de la rosée régénératrice, de la séduction, symbolise l’amour, la pureté, la fidélité (comme la fleur du même nom).

Le symbole des couleurs, Selon les disciplines que nous exerçons dans notre quotidien….

  

Blanc  Rouge  Vert  Jaune  Bleu  Noir 
Symbole de  INNOCENCE  PASSION  SANTÉ  OPTIMISME  LOYAUTÉ  ASSURANCE 
Objet rappel  Neige  Sang  Nature  Soleil  Ciel, mer  Nuit, ténèbres 
Général  Clarté Pureté  Stérilité Innocence  Interdiction Négatif  Destruction Horreur  Écologie Fertilité  Positif Espoir  Chance Soins  Éclat Vivacité  Avenir  Espace Paix  Tranquillité Sécurité  Tristesse Morbidité  Malheur Mauvais présage 
Social  Mariage Propreté  Santé (clinique)  Passion  Révolte  Jeunesse Croissance  Prospérité  Gaîté Traîtrise  Cocu  Aristocrate  Noble  Mort 
Humeur  Angoisse  Audacieux  Optimisme  Envie  Lâcheté Cupidité  Jalousie Maladif  Froideur  Discipliné  Mélancolie Pessimiste  Désespoir 
Religion  Lumière Pureté  Mort (Chine)  Feu et sang  Charité      Cieux Vérité  Immortalité (Chine)  Mort 
Sexe  Virginité  Idylle passionnée  Inexpérimenté  Adultère  Garçon  Puissance 
Mode    Liberté ou  Provocation    Éclat  Évanescence  Élégance  Contemporain 
Politique  Royalisme  Communisme      Conservateur  Anarchisme  Piraterie 
Héraldique  Fidélité  Pureté  Bravoure  Courage  Jeunesse  Espoir  Honneur  Loyauté    Chagrin  Tristesse 
Internet    Orthographe  Anomalie  (Ondulation)    Lien  Normal 
Code de la route    Interdiction  Secours  Avertissement  Obligation   
Cartes routières    Nationales  Touristiques  Départementales     
Rédaction des cartes  Glaces  Repères  Végétation  Forêts  Déserts  Hydrographie Mers  Rivières  Contours 
Finances    Perte        Gain 
Chimie    Chaud      Froid   

Suite : 

Gris  Rose  Orange  Brun  Violet  Pourpre 
Symbole de  FORCE  AMITIÉ  PRÉVENANCE  HONNÊTETÉ  SPIRITUALITÉ  MAÎTRISE 
Objet rappel    La rose  L’orange  Feuilles en automne  Terre  Violette  Cardinaux 
Général  Neutralité  Harmonie  Amour  Chaleur  Flamboyance  Foyer  Trouble  Mystère 
Social    Bébé  Enfance  Énergie  Équilibre  Confort Fiabilité  Fermeté  Spiritualité  Religion  Richesse  Puissance 
Humeur  Équilibre  Douceur  Joyeux  Stabilité  Simplicité  Préciosité  Créativité 
Religion            Chagrin Souffrance  Deuil 
Sexe    Fille  Homosexualité         
Mode  Design  (métallisé)  Raffinement      Mystère   
Politique    Socialisme         
Héraldique      Force Résistance      Royauté  Dignitaire 
Code de la route      Prudence  Sacrifice  (Rouge cramoisi)     
Cartes routières             
Rédaction des cartes      Localités  Zones très résidentielle  Zones industrielles   
Finances             
Chimie             

Suite et fin

  Doré  Argenté  Beige  Indigo 
Objet rappel  Dorure  Argenterie     
Général        Instinct 
Social         
Humeur        Perspicace 
Religion         
Sexe         
Mode  Style château  Design (métallisé)     
 Politique         
Héraldique         
Code de la route         
Cartes routières         
Rédaction des cartes         
Finances         
Chimie         

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Voici le résultat de mes recherches, je comprends beaucoup mieux pourquoi j’aime porter les couleurs que j’ai choisies et j’espère vous avoir aidé un petit peu, vous aussi, dans vos choix !   Une couleur peut agir seule sur notre comportement. La proximité d’une couleur sombre exalte une couleur claire. Deux couleurs complémentaires sont en harmonie pour l’œil. L’expression naît du choix des couleurs, de leur forme, de leur grandeur et de leurs positions relatives.  Suivant les domaines, les lieux ou les époques, les réponses sont semblables ou différentes, voire contradictoires, car chaque civilisation, chaque groupe, s’est forgé un symbolisme émanant de sa propre culture. En outre, il apparaît que les couleurs ont un pouvoir physique, physiologique et psychologique sur tout ce qui vit (voir l’utilisation qu’en font les caméléons et certains insectes pour leur défense, le paon et le publiciste pour la séduction, etc…)

  Les couleurs occupent une place exceptionnelle dans la symbolique traditionnelle depuis le début de l’humanité. Elles eurent la même signification chez tous les peuples de la haute antiquité. Leur langage, intimement lié à la religion, passe dans l’Inde, en Chine, en Egypte, en Grèce, à Rome… reparaît dans le Moyen Âge, et les vitraux des cathédrales gothiques trouvent leur explication dans les livres zends, les Vedas, et les peinture des temples égyptiens… Elles ont joué une fonction cosmique et ont représenté des divinités dans diverses cosmogonies : chez les Amérindiens (Mayas, Aztèques, Incas…), le rouge est associé à l’Est, pays du soleil ; le bleu ou le blanc au Nord (pays du froid) ; le Noir à l’Ouest (pays de l’ombre) ; le jaune ou le blanc au Sud… 

Les Japonais reconnaissent aux couleurs « des significations particulièrement délicates dépassant ce que l’homme est capable de décrire« . Les écoles shintoïstes enseignent à leurs initiés les correspondances suivantes par exemple : 

 

Noir et Violet  Nord – Primitif, origine, paradis. 
Bleu ou Vert  Est – Vie, création. 
Rouge  Sud – Harmonie et expansion. 
Blanc  Ouest – Intégration et propulsion. 
Jaune  Centre – Créateur, unité 

Cette série de cinq couleurs domine le rituel au japon : lorsque l’Empereur fait à un dieu un don d’étoffes, il doit y en avoir au moins une pièce de chaque couleur ; les bannières sont composées de bandes de cinq couleurs ; les bandelettes de cinq couleurs pendent aux grelots portés par les danseurs lors de certaines danses sacrées… Voilà, je pense qu’il y en a pour tout le monde et surtout pour toutes les croyances ….. 

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Astrologie explication n°2

Posté par othoharmonie le 23 avril 2010

ASTROLOGIE (minis) explication n°2 

Une carte du ciel est composée de quatre éléments principaux : 

1/ – LA ROUE DE L’ECLIPTIQUE, divisée en 12 signes zodiacaux de 30° chacun. Astronomiquement, c’est le cadran qui permet de repèrer les phénomènes célestes. Vers 140 avant JC, Hipparque découvrit que ce cadran se décalait par rapport aux constellations qui ont données leur nom aux signes : c’est le phénomène de précession des équinoxes ; actuellement les signes sont décalés de presque 30° voir plus, sur les constellations, ce qui n’enlève rien à leur valeur intrinsèque : le Bélier commencera toujours à la position du Soleil lors de l’équinoxe de printemps, la Balance sera toujours symbole de l’équilibre des jours et des nuits de l’équinoxe d’automne. 
En interprétation astrologique, un signe représente des valeurs statiques, un filtre, une ambiance, un décor dans lequel se meuvent les planètes, qui sont les valeurs dynamiques d’un thème. 

2/ – LA SPHERE TERRESTRE, divisée en 12 maisons dont les pointes sont indiquées sur la carte par des traits couleur magenta. La ligne AS-DS représente l’horizon, le MC le méridien, point culminant du ciel. Les 12 maisons sont en analogie avec les 12 signes, mais avec des valeurs plus concrètes, plus matérielles, plus évènementielles. Par exemple, la maison IV est en analogie avec le 4ème signe, le Cancer ; beaucoup de planètes en Cancer inclinent la personne à s’intéresser à son foyer, à sa famille… ; beaucoup de planètes en maison IV par exemple signifie que beaucoup d’évènements se passeront au foyer, ou en rapport avec la famille, que la personne s’y intéresse ou non.

3/ – LES PLANETES, positionnées sur la roue de l’écliptique, avec indication de leur degré de longitude dans les signes. Les planètes sont les facteurs dynamiques du thème ; si les signes et les maisons représentent l’ambiance et le décor du thème, les planètes représenteront les acteurs de la pièce qui va se jouer. La planète dominante sera l’acteur principal de la pièce, ce qui ne veut pas dire que les autres ne soient pas importantes. 
Il est certain que les planètes, les acteurs, sont plus ou moins à l’aise dans certaines ambiances, dans certains signes :

* Lorsqu’une planète est en totale harmonie avec un signe, les valeurs du signe et de la planète étant de même nature, alors l’astrologie dit que ce signe est le « domicile » de la planète, ou que la planète est « maitre » du signe.
 

* Lorsque les valeurs de la planète peuvent s’épanouir dans un signe, la planète est dite « en exaltation » dans ce signe. 

 * Au contraire, quand les valeurs d’une planète ne peuvent pas s’épanouir dans un signe, elle est dite « en chute » dans ce signe.

* Enfin quand les valeurs de la planète et du signe sont opposées, elle est dite « en exil » dans ce signe. C’est ce que l’on appelle la « qualité céleste » d’une planète, et cela a une grande importance sur ses manifestations ; par exemple, un Jupitérien avec Jupiter en Vierge (exil) sera beaucoup plus timide et inquiet qu’un Jupitérien avec Jupiter en Poissons (domicile). 

4/ - LES ASPECTS :

* Les conjonctions, figurées par des hachures entre deux planètes ; c’est une fusion des valeurs des deux planètes.
 

* Les bons aspects, figurés par un trait plein (vert) à l’intérieur du cercle zodiacal, représentant une harmonie entre les valeurs de deux planètes.
 

* Les mauvais aspects, figurés par un trait pointillé (rouge), représentant un conflit entre les valeurs de deux planètes. - Les termes de bons ou mauvais aspects ne doivent pas nous faire croire que notre vie sera bonne ou mauvaise si nous avez beaucoup de l’un ou de l’autre ; on a vu de grands assassins comme Landru avec un thème plein de bons aspects, et de grands hommes comme Teilhard De Chardin avec un thème rempli presque uniquement de mauvais aspects. Simplement l’un a eu une vie plus facile que l’autre, et cette facilité ne l’a pas poussé à évoluer. Un mauvais aspect est comme une marche d’escalier sur laquelle on va buter tant que l’on a pas appris à lever le pied ; une fois qu’on l’a maitrisé, cela nous fait monter ; avoir résolu cette difficulté interne nous a rendu plus fort. 

 

(carte du ciel n°2)    Astrologie explication n°2 dans Expériences revolu10

PLANETES EN MAISONS

Dans mon ciel de naissance (28/01/1959) 

Les Maisons sont des secteurs terrestres, découpant la rotation de la Terre en 12. L’étude des planètes en Maisons renseigne sur la destinée concrète, par opposition à l’étude des planètes en signes qui renseigne sur la psychologie.

Le SOLEIL est en MAISON XI

La Maison 11 est la Maison des amitiés, des relations sociales, par opposition avec la Maison 5 qui est celle des enfants, des amours. Le Soleil dans ce secteur indique que votre volonté, notre idéal rayonne particulièrement dans les relations amicales. Des appuis importants nous seront accordés par des personnes haut placées, avec lesquelles nous aurons su créer un climat d’amitié. Soigner nos relations, elles sont un des moteurs de notre vie !

La LUNE est en MAISON VI

Notre sensibilité se manifeste particulièrement dans le domaine de la vie quotidienne, et nous savons mettre de l’imagination (et de la rêverie) dans les tâches quotidiennes, à moins que nous ne laissions cela à notre femme de ménage (hihi) ! Notre travail quotidien peut être en rapport avec des femmes ou des enfants. Nous pouvons avoir de petits problèmes d’estomac.

MERCURE est en MAISON XI

Nos capacités intellectuelles peuvent particulièrement se manifester dans les relations  sociales, amicales. Nous aimons les invitations où l’on peut parler, discuter ; le cercle de nos amis est notre lieu d’expression favori.

VENUS est en MAISON XII

Il y a quelque chose de secret dans nos amours. Soit la personne aimée n’est pas vraiment libre, soit c’est nous qui ne le sommes pas, mais il est difficile à notre affectivité de s’exprimer au grand jour. Peut-être tout simplement de la timidité, de la pudeur, ou l’amour du secret, des serments que l’on ne partage qu’à deux.

MARS est en MAISON I

La Maison 1 est la Maison du  » Moi « . Mars dans ce secteur indique que nous avons un  » Moi  » actif, conquérant. Nous sommes assez sportive, énergique, courageuse, capable d’efforts personnels.

JUPITER est en MAISON VII

Nous pouvons particulièrement nous épanouir dans l’association, dans le mariage. Le couple est un terrain nécessaire à notre épanouissement. Il nous est tout-à-fait favorable de nous associer. Il est possible qu’avec Jupiter dans la Maison de  » l’Autre « , nous soyons attirée par un partenaire jupitérien, détendu et jovial, ou un professeur, un notable.

SATURNE est en MAISON IX

Un certain isolement risque de se manifester par rapport au monde du lointain. Il est probable que nous ne ferons jamais les grands voyages à l’étranger qui nous attirent. Cette position de Saturne dans le secteur du lointain est par contre favorable à une méditation intérieure, et peut marquer un attrait pour les sciences ou les philosophies venant de l’étranger.

URANUS est en MAISON V

Beaucoup d’événements inattendus surviendront dans le domaine des amours et des enfants. Nous aurons un coté novateur et libertaire dans l’éducation de nos enfants. En amour, nous avons tendance aux coups de foudre !

NEPTUNE est en MAISON VII

Nous manifestons une grande réceptivité dans l’association, le mariage. Nous sommes extrêmement réceptif à l’Autre. Neptune dans la maison de  » l’Autre  » peut nous attirer vers un partenaire marqué par Neptune, hypersensible, communautaire, réceptif; mais attention au chant des sirènes ! Cela nous conduirait vers une vie de couple embrouillée, les positions de l’un et de l’autre n’étant pas assez marquées, pas assez claires.

PLUTON est en MAISON VI

notre énergie la plus profonde se manifeste particulièrement dans le domaine de la vie quotidienne. C’est une énergie précieuse pour toutes les tâches de la vie quotidienne. Nous pourrions être assez dure envers les petits animaux. Nous avons une résistance étonnante à la maladie. 

 00020576 dans Expériences 

Alors, ceci étant l’exemple flagrant pour ceux qui me connaissent bien…. De voir comment tous ces éléments ont pu être transformés en avantages. L’astrologie sous sa forme spirituelle est en ce qui me concerne, je dirais encore, sacrée… et peut nous aider pour notre évolution de conscience et notre volonté de reprendre le pouvoir de notre vie, à retrouver les clés de notre vraie nature, le chemin de notre conscience supérieure. Grâce à l’astrologie nous pouvons re-découvrir notre unicité ! Et tirer le bon parti des choses si l’on se met à pratiquer la force-pensée positive et créatrice….. 

Mais là-encore bien sûr, ce n’est que mon exemple personnel.  Alors, évidemment il n’y a pas que cela non plus et c’est pourquoi je propose de voir…. 

La Suite en n° 3

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