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Le symbole du centre : la croix, structure à cinq éléments

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2015

 

C’est dans la tradition chinoise que le pro­blème nous semble avoir été le mieux posé . Le centre marque alors une rupture de niveau ontologique. Il est en même temps le seul point stable, si nous inscrivons la croix non plus dans un carré, mais dans un cercle  : la circonfé­rence est le monde de la Création ; le centre est le Verbe, l’Émanation originelle, le « moteur immobile » ; la circonférence est animée d’un perpétuel mouvement, que l’on peut même assimiler à un tourbillon, tant que cette énergie en constante mutation n’est pas ramenée vers le centre par un mouvement évolutif : d’où, dans toutes les traditions, les images de la roue comme symbole de renouvellement et d’inces­sante circulation, et, chez les chrétiens, cette devise très explicite des chartreux : « stat crux dum volvitur orbis », « la croix est immobile, et le monde tourne autour ». Quant aux branches de la croix, elles deviennent alors des rayons animés d’un double mouvement, et les vecteurs d’une dynamique qui conjugue à chaque instant des forces d’expansion, correspondant au processus de création, et des forces partant de ce monde créé et tendant à le faire retourner vers ce centre dont il est issu. La croix explicite alors le mystère du Centre : elle est à la fois diffusion et rassemblement.

Il est une autre figure apparentée à la croix qui nous aide à comprendre ce symbolisme, car elle transcrit, elle aussi, la diffusion de l’énergie cosmique d’un centre « immobile » à une cir­conférence en perpétuel mouvement : c’est le vieux symbole hindou de la svastika, à ceci près que « la rotation autour du centre fixe, au lieu d’être représentée par le tracé de la circonférence, est seulement indiquée… par les lignes ajoutées aux extrémités des branches de la croix » .

Le centre joue alors, par rapport aux quatre rayons de la croix, le même rôle que l’éther par rapport aux quatre éléments, en alchimie : celui de la quintessence (quinta essentia), parfois représentée, dans l’iconographie alchimique, par une étoile à cinq branches, ou une fleur à cinq pétales située au centre de la croix des éléments.

La croix tridimensionnelle : le sénaire / septénaire

Toutefois, ce « centre » reste, en lui-même, mal défini, dans la mesure où il indique une rupture, le passage de l’horizontalité à la verticalité, mais sous une forme mystérieuse, et même prêtant à ambiguïté. Il est beaucoup plus explicite de le représenter non comme un point (symbole inadéquat, puisque inscrit dans l’espace, alors que le « point » principiel dont nous parlons n’est pas soumis à l’espace, dans la mesure où c’est lui qui l’engendre), mais comme un axe qui transcende verticalement les différents plans de la création représentés, eux, horizontalement (l’horizontalité traduisant alors la multiplicité des expériences possibles et le foisonnement de la vie).

La croix acquiert alors la plénitude de sa valeur symbolique : elle s’inscrit dans trois dimensions de l’espace, et s’ouvre ainsi sur le monde de la transcendance, représenté sous une forme plus explicite et plus complète que par le « centre » ; en même temps, elle devient une figure à six pôles, qui est en fait un septénaire si l’on intègre le centre, qui se charge alors de ce que nous croyons être sa véritable signification (sur laquelle nous reviendrons). L’axe vertical est, métaphysiquement parlant, l’axis mundi, et, sur un plan ontologique, le symbole de notre « verticalité », c’est-à-dire de notre possibilité d’accéder à d’autres niveaux d’être. Cet axe est lui-même polarisé (haut vs bas) ; être au centre, c’est donc être à l’intersec­tion du plan « horizontal » et du plan « verti­cal », dans un espace et un temps absolu, qui permettent de connaître tous les états de l’être, dans ce que nous appellerons une « illumina­tion » :

 

LA CROIX

Ainsi, le symbolisme de la croix permet de comprendre le mouvement dialectique qui intègre la relation au monde « horizontal » et l’intériorise dans une « verticalité » ; comme le dit le mystérieux et éblouissant initiateur des Dialogues avec l’Ange : « Ne pas élever ! Ni,entraîner vers le bas – Mais relier ! »

On remarquera que cette structure sénai­re/septénaire trouve un écho dans d’autres situations symboliques où elle transcrit le même rapport fondamental, dans un autre contexte :

  • dans l’Ancien Testament, la Création est accomplie en six jours, et le septième, celui du « repos », marque en fait le centre, à partir duquel s’élabora et en lequel s’achève le monde créé (on pense à la parole du Christ : « Je suis l’Alpha et l’Oméga »), lui-même « décrit » à travers le symbole du six, caractérisant la création-émanation ;
  • de même, dans les sept couleurs de l’arc-en-ciel, le blanc, symbole de l’Absolu, est en fait la « récapitulation » des six autres.

 

De plus, le schéma ci-dessus fait ressortir que les six directions partent du centre en s’oppo­sant deux à deux (fait qui est souligné par ailleurs par l’ambivalence de tous les grands symboles, connotés de façons opposées : feu créateur vs feu dévastateur, etc.), et y revien­nent en se neutralisant deux à deux dans le mouvement de retour. On trouve des traces de cet enseignement, entre autres, dans les Actes de Pierre : « Si vous ne rendez pas la droite semblable à la gauche et la gauche semblable à la droite, et ce qui est en haut semblable à ce qui est en bas, et ce qui est derrière comme ce qui est devant, vous ne connaîtrez pas le royaume du ciel » (chap. 38). Cette croix, perçue comme symbole de l’union des contraires, nous rappelle que, dans la tradition mythique des anciens Mexicains, les quatre directions de l’espace sont regroupées autour du centre, perçu comme lieu de synthèse 6 ; en ce centre s’enracine un arbre dont le symbolisme « vertical » ne fait aucun doute, et donne à l’ensemble de la figure sa troisième dimension (cf. infra nos remarques sur l’arbre perçu comme axis mundi).

René Guénon précise de façon très intéres­sante le sens ontologique de ce symbole de la croix à six branches en le rapprochant des trois guna de l’Inde : le plan sattvique serait alors projection vers le « haut », élan pour retrouver la conformité à l’essence pure de l’être ; le plan tamasique serait attraction vers le « bas » et la pesanteur des forces régressives, des pulsions, d’une zone de l’inconscient qu’il importe d’explorer, de canaliser et de transmuter ; quant au plan rajasique, caractérisant la force expansive de l’être, il serait représenté par tout le niveau « horizontal », celui de l’action de l’homme dans et sur le monde, à travers lamultiplicité de ses expériences ; cela peut se représenter ainsi :

 

REPRESENTATION CROIX

Le centre devient alors le lieu où s’opère la transmutation, par le biais de ces courants d’énergie, de tamas en rajas, puis de rajas en sattva, en même temps que l’union de Purusha et de Prakriti chez l’« éveillé ».

Dans le monde chrétien, on trouve, très précisément, cette croix à six branches et à trois dimensions sur les clochers des églises d’Orient. Mais on peut aussi relever que c’est un des sens dont se charge le symbole du chrisme, à condition de remarquer que sa représentation en surface plane n’est qu’une apparence, et qu’elle transcrit en fait une structure tridimen­sionnelle .

Les textes ne manquent pas, chez les Pères de l’Église, qui définissent très clairement la néces­sité à la fois de cette tridimensionnalité et de cette complémentarité, pour décrire correcte­ment le symbolisme des énergies mises en jeu, et donc permettre à l’homme sa rédemption.

 

(Revue 3e Millénaire. Ancienne série. No 12. Janvier-Février 1984)

Sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Les trois feux qui nous constituent

Posté par othoharmonie le 12 août 2015

 

hampi48Les pieds ancrés dans le sol, l’homme est en contact permanent avec le feu du centre de la Terre. Ce feu est rattaché à la notion de Dieu le Père (il est aussi difficile d’accéder au centre de la Terre que de regarder Dieu, et Moïse sur la montagne sacrée n’a vu qu’une des faces de Dieu). Il est le feu principiel qui monte de la Terre accompagné de deux autres feux qui, selon la tradition hindoue, sont Idâ et Pingalâ. Les énergies yin et yang ou les deux serpents entrelacés autour du bâton d’olivier ailé, symbole du caducée.

La Terre sur le corps de l’homme correspond au ventre. L’utérus de la femme est semblable à une grotte très vascularisée où le sang est comme du feu. Et que met-elle dans son ventre ? Le germe masculin, le principe le plus yang du yang, le feu. Le ventre de la femme est exactement fait à l’image de la Terre.

Lorsque les pieds sont en relation avec la Terre, le ventre reçoit les énergies du feu principiel. Symboliquement on représente cette partie du corps par un triangle inversé qui signifie la terre et l’eau, et un autre triangle pointe en haut qui représente la force, et un autre triangle point en haut qui représente la force la plus masculine la plus yang, le potentiel de vie, le feu. Ces deux triangles forment une étoile à six branches, mariage de l’eau et du feu.

L’eau correspond à la loge reins en acupuncture. Les reins ont deux polarités, l’énergie ancestrale et la volonté de l’individu. Il faut se mettre debout pour dire je veux. On se met alors en relation avec ses énergies ancestrales. On reste couché quand la volonté est annihilée. La terre est liée à l’au. Les Celtes vouaient un culte à la Terre, déité féminine, et ce culte se faisait autour d’un puits, car l’eau est symbole de vie et a un rôle purificateur.

La tradition ésotérique décrit trois feux :

Le feu serpent ou principiel, extrêmement puissant, enroulé à la base de la colonne vertébrale, monte le long de celle-ci, arrive au cœur, capte par les bras les deux autres feux ; l’énergie du Ciel à travers le Soleil Idâ ; et la matière ignée Pingalâ. Le Soleil est rattaché au Christ qui est Dieu manifesté. La matière ignée est l’expression de Dieu sur Terre, elle constitue chaque chose.

Cette montée du feu détermine l’œuvre au noir, l’œuvre au rouge et l’œuvre au blanc. L’œuvre au noir concerne les trois premiers chakras, c’est à dire la vitalité, la sexualité, l’émotionnel, tout ce qui exacerbe la dualité et provoque la multiplication d es conflits. C’est peut-être pour cette raison que la Vierge de la cathédrale de Chartes est noire car elle a été conçue pour travailler l’œuvre au noir, elle purifie l’émotionnel et on ne peut que conseiller en cas de conflit d’aller prier à ses pieds.

Le noir est obtenu en additionnant toutes les couleurs. La lumière blanche contient toutes les couleurs dans une seule teinte, c’est-à-dire qu’elle réalise l’unité et la transparence. Ainsi tout chemin spirituel commence par l’œuvre au noir, purification de la personnalité, qui transforme les forces égotiques par le cœur dans l’œuvre rouge.

C’est à ce stage que l’homme passe d e l’amour humain à l’amour spirituel. Vous me direz qu’elle différence y-a-t-il entre les deux ?

en-couleurs

L’amour humain est ressenti avec des hauts et des bas. Par exemple, alors que la personne aimée est physiquement près de vous et vous assure de ses sentiments, un simple regard, une attitude ou un malentendu suffisent à chambouler ou remettre en cause le sentiment qui unit. Ceci illustre toutes les fluctuations du comportement humain.

L’amour spirituel, lui, est ressenti au niveau du cœur de façon très intense et le sentiment éprouvé est caractérisé par une stabilité à toute épreuve pour une durée illimitée dans le temps.

La transformation due à la montée des feux s’achève dans l’unité et la purification de l’œuvre au blanc. Cette dernière œuvre concerne les trois derniers chakras, c’est à dire le centre laryngé, la glande pituitaire, plus connue sous le nom de troisième oeil, et le chakra coronal.

A ce stade, l’homme a acquis l’unité et la transparence. Il est capable de fonctionner en tant que pur canal qui répand la lumière divine dans le monde (l’anagramme de monde est démon), tout en continuant, cette fois, à éprouver et maîtriser les sentiments qui l’habitent.

La bouche, ou plutôt la sphère buccale est en mouvement même la nuit puisque la plupart des personnes qui grincent des dents le font la nuit. Ce mouvement est visible lors de la mastication, mâcher les aliments est un acte mécanique. Les dents broient, cassent, désintègrent les aliments. Ce stade peut être mis en relation avec l’œuvre au noir. La transformation de l’aliment (al : racine de l’âme) est une alchimie qui se fait à partir de la matière physique pour en dégager les essences, les principes chimiques et les qualités subtiles.

Puis la salive amène les perceptions, les sens sont éveillés ; goût, odeur, toucher, bruit, tout ce qui donne de l’appétit entre en scène, mastiquer devient mordre dans la vie, développer ses perceptions, sa sensualité, aimer. L’œuvre au blanc est en action.

La bouche nous permet de respirer, les enfants qui respirent bouche ouverte n’utilisent pas leur nez, les conséquences sont des malpositions dentaires dues à une position de la langue qui ne rejoint pas le haut du palais, mais reste horizontale comme une crêpe et se laisse couler entre les arcades. L’odorat chez l’homme est dû à 1,5 cm² de cellules qui descendent du cerveau, tandis que le chien à 15 cm². L’homme n’a pas le même flaire que le chien qui renifle les odeurs physiques, nous sentons les choses sur un plan plus subtil, psychique. Les parfums nourrissent l’âme, et rassasie l’estomac. le cuisinier qui es penché au-dessus de ses marmites connaît cela.

Les poumons, la respiration et la verticalité nous donnent la possibilité de parler. Si nous étions à quatre pattes nous ne pourrions qu’émettre des sons pour communiquer, la parole est créatrice, elle peut tuer ou guérir, selon la force du cœur présent entre les deux poumons. La parole est attribuée à l’homme afin qu’il puisse nommer son créateur. Sans dents il est plus difficile d’articuler, le bébé, le vieillard édenté n’ont pas une élocution performante. Ce stade correspond à l’oeuvre au rouge, la communion avec l’esprit est en chemin.

Dans le calendrier, il y a une période très favorable pour observer la montée des feux et faire ce travail. Elle début quarante jours avant le printemps et finit à la Pentecôte. Ainsi, durant environ cent jours, l’homme peut réaliser un chemin initiatique entier. L’énergie du printemps arrive, nous sommes en rapport avec la nature et le feu du centre de la Terre. Jusqu’au samedi de Pâques nous sommes dans l’oeuvre au noir. Durant cette période le feu monte. Il peut parfois être très brûlant, il réveille les instincts sexuels, bouleverse l’émotionnel et la vitalité prend un nouvel essor. Aussi est-ce pour cette raison que le Carême a été instauré à ce moment.

En général, ces périodes sont difficiles et douloureuses, car lorsque les énergies montent, on se trouve en état conflictuel avec l’émotionnel. Toutes les structures se trouvent ébranlées. Il faut renoncer aux anciennes croyances, essayer de comprendre et prendre en compte les nouvelles forces pour devenir libre intérieurement. Il y a une période de dix jours de préparation entre la mi-février (point de départ des quarante jours avant le printemps) et mardi gras ; puis encore dix jours entre l’Ascension et la Pentecôte qui achève le cycle des cent jours.

A partir de mardi gras, tous les douze jours le feu monte d’un chakra. A Pâques il ya un allongement du temps, car les deux énergies Idâ et Pingalâ arrivent entrent par les mains, pénètrent et se mélangent au niveau du cœur. A cette période il y a extériorisation. Nous sommes alors à l’œuvre rouge, l’intersection de la croix qui se situe au niveau du cœur. La cathédrale de Bourges a été particulièrement conçue pour ce moment.

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L’énergie continue sa remontée tous les douze jours, passe du cinquième chakra au sixième, puis au septième. C’est l’œuvre au blanc, la purification du mental en relation avec la cathédrale de Guingamp. A la Pentecôte le cycle est achevé. Le cycle de cent jours donne une impulsion particulière au cycle annuel dans lequel l’homme se restructure et grandit.

A la Saint le jour le plus long de l’année, on élimine par le rituel du feu toutes les scories, symboliquement représentées par la flambée du vieil homme en paille. L’homme est investi de toute la lumière spirituelle qu’il a assimilée.

L’alliance de Dieu entre le Ciel et la Terre est scellée par la naissance du Christ et durant le mois d’août, le mois de Marie, l’homme la célèbre en redonnant à la Terre les énergies célestes qu’il a reçues.

Nous allons vers Noël pour préparer une nouvelle naissance et c’est au milieu de la nuit, la plus longue que le germe d’un nouvel enfant divin va être déposé de nouveau. Ainsi chaque cycle annuel est une nouvelle naissance qui nous permet de croître en réalisant notre partie divine et d’atteindre la sagesse. 

  par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/  

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ANATOMIE DE L’ESPRIT

Posté par othoharmonie le 5 mars 2015

 

ob_9cd2f5_anatomie 

Imaginez un instant que vous pénétrez dans une pièce bondée et que vous vous sentez très mal à l’aise dès le premier instant. Imaginez que vous pouvez lire dans le subconscient de chaque personne présente, que vous «captez» l’énergie et l’état de santé de chacune d’entre elles. Qui plus est, vous vous connaissez en profondeur et vous avez identifié les facteurs qui drainent votre énergie et votre potentiel intellectuel, physique et affectif. De même, les sages enseignements contenus dans cet ouvrage vous offrent la possibilité d’acquérir les outils permettant de percevoir votre propre énergie et celle d’autrui. Les physiciens en mécanique quantique ont confirmé l’existence d’une essence vibratoire fondamentale et vitale, laquelle peut être perçue par les personnes intuitives. 

L’ADN humain vibre à une fréquence allant de 52 à 78 gigahertz (milliards de cycles par seconde). Il n’existe encore aucun instrument scientifique capable de mesurer la fréquence spécifique émise par un individu ou les blocages qui pourraient entraver le flux de cette énergie. 

Cependant deux faits sont incontournables : d’une part, l’énergie vitale n’est pas un phénomène statique mais cinétique; d’autre part, les intuitifs doués tels que Caroline Myss peuvent témoigner de l’existence de ce phénomène, alors qu’il n’est pas encore possible de mesurer physiquement et avec précision ni l’intelligence humaine ni le système énergétique. En vingt cinq ans de collaboration avec des intuitifs un peu partout dans le monde, jamais je n’ai rencontré quelqu’un qui puisse faire des bilans intuitifs de manière aussi claire et précise. 

Caroline Myss sait se mettre à l’écoute du système énergétique des individus et déchiffrer le langage de leur être électromagnétique. Ses diagnostics relèvent de manière systématique les effets cumulatifs de l’énergie affective sur la santé physique. Elle sait déceler les expériences marquantes ou traumatisantes, les croyances et les attitudes qui altèrent la fréquence des cellules et créent un déséquilibre au sein du système énergétique. Elle peut sonder notre âme, source ultime du pouvoir véritable. Vous trouverez dans ce livre des renseignements détaillés sur les foyers de pouvoir localisés dans votre corps. Ces centres jouent un rôle critique dans la fonction de régulation du flux de l’énergie vitale. Ce sont des piles biologiques dont la charge est fonction du vécu affectif de l’individu. «Votre biographie devient votre biologie ». Si vous ne deviez retenir qu’une notion à la lecture de cet ouvrage, ce devrait être celle-là, parce qu’elle saura vous être utile. Vous apprendrez également à éviter que les fixations et l’énergie négative des autres ne sapent votre propre énergie et à vous doter d’une conception du moi et de l’honneur qui pourra servir à vous protéger de faux symboles de pouvoir comme l’argent, le sexe et l’autorité extérieure; enfin, vous pourrez apprendre à développer vos capacités d’intuition. 

Anatomie de l’Esprit propose au lecteur une nouvelle façon d’aborder la compréhension des sept centres de l’énergie du corps humain grâce à une approche oecuménique stimulante. Les conceptions du pouvoir élaborées au sein du judaïsme, du christianisme, de l’hindouisme et du bouddhisme sont intégrées dans un système unique, duquel découlent sept grandes vérités universelles. «La vérité universelle qui se retrouve dans chacune des quatre grandes religions, c’est que le Divin s’inscrit dans le système biologique au fil des sept étapes vers le pouvoir, chacune d’elles nous rapprochant d’une notion de plus en plus raffinée et transcendantale du pouvoir individuel.» Vos conceptions seront à jamais transformées par la vision unifiée que présente l’auteur des univers métaphysiques qui sous-tendent les sacrements chrétiens, la Kabbale et les chakras. La connaissance mène au pouvoir et vous accéderez, grâce à ces pages, à la connaissance vous permettant de cultiver votre propre pouvoir individuel. 

L’essence de la médecine alternative est exposée dans cet ouvrage de manière si limpide que vous y puiserez l’inspiration nécessaire pour mettre en pratique vos idéaux spirituels et vous éveiller aux miracles de la guérison de soi. Je suis ravi d’avoir pu suivre de près les étapes de la longue gestation que représente cette contribution originale. Les enseignements qui sont ici offerts ont été pour moi la source d’un enrichissement inespéré. J’ose souhaiter que vous vous sentirez à votre tour honoré d’accueillir ce don de sagesse que nous fait Caroline Myss.

 

 

 

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Origines du Druidisme actuel

Posté par othoharmonie le 28 février 2015

 

druide-foretSur la base des document constitutifs du « Comarlia » par Eber , Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier, Druide du bosquet Altitona (Grand Est) 

Nous (druidisants) avons l’habitude de poser comme principe que le Druidisme est une tradition spirituelle « première », une foi européenne « native » mais aussi une tradition qui honore l’inspiration, l’intuition et qui est connue pour avoir refusé de figer l’esprit dans la lettre. 

C’est dire qu’elle est à la fois dans la Tradition, transmise de façon régulière et l’inspiration vivante et adaptée à notre environnement, à nos rythmes, à nos sensibilités. Le druidisme actuel veut situer son origine dans la tradition des Druides antiques de l’âge du fer dont il se considère héritier, ne serait ce que sur le plan des symboles et des mythes. 

Nous (druidisants) sommes les héritiers de nos Ancêtres, directement ou indirectement, nous allons sur les mêmes lieux, nous prions les mêmes Divinités, nous nous nourrissons des mêmes énergies et des mêmes symboles. D’un point de vue plus factuel : la grande majorité des groupes druidiques actuels tirent leur filiation de l’un ou l’autre des « re-fondateurs » du druidisme moderne c’est à dire, Iolo Morganwg, Henry Hurle et John Toland. 

Ces trois courants de pensée diffèrent par leur forme, leur approche et combinent parfois leur influence au sein des collèges druidiques actuels. On peut considérer que le druidisme actuel résulte de la combinaison de ces différentes influences , y compris d’ailleurs d’influences plus récentes, issues des recherches de certains groupes :

- Le Druidisme des Bardes, de l’île de Bretagne, souché sur la transmission d’un mythe, d’une tradition populaire et qui met l’accent sur le côté culturel du druidisme ;

- Un Druidisme associatif, mutualiste que l’on pourrait qualifier d’humaniste, visant l’entraide et la fraternité ;

- Un Druidisme que l’on qualifierait d’ésotérique, dans la lignée « Toland » et qui s’attache à la philosophie, à la spiritualité, aux symboles, aux rites du druidisme. 

Ces différentes influences aux origines des néodruidismes ne sont pas les seules. Il est assez aisé de trouver des points communs entre druidisme et franc- maçonnerie, entre druidisme et hindouisme, entre druidisme et wicca.

Ces influences croisées résultent à la fois des contacts entre ces différents courants et des liens et appartenances parfois multiples des Druides ayant charge de groupes. Elles reposent également sur le fait que le Druidisme se veut adogmatique et qu’il n’est pas « figé » sur sa forme. Même et c’est normal quand on parle de courant spirituel, si la plupart des groupes s’entend pour oeuvrer à la recherche de racines communes en particulier celles qui se déclinent dans les mythes celtiques. 

Disons d’emblée qu’il ne s’agit pas ici, dans ce petit écrit d’établir un catalogue des groupes et collèges et de leurs spécificités. Le monde des druidisants est vaste et riche de ses diversités. Il serait peu pertinent d’établir une liste de groupes et encore plus de la commenter. 

Ces listes existent toutefois, en particulier sur l’excellent forum du Druide Auetos1. Ces réserves étant posées et malgré l’apparente diversité des sensibilités des collèges clairières, l’ensemble des groupes actuels s’entend a minima sur la structure et la symbolique générale de leurs rites et sur leurs mythes de référence. S’il fallait établir une typologie des groupes druidiques nous pourrions différencier les groupes selon la conception « religieuse » qu’ils se font du druidisme. Pour les uns le druidisme est une religion, au sens premier, c’est-à-dire un ensemble de pratiques qui visent à établir un contact avec le divin et entrer en relation avec lui. Pour d’autres collèges le druidisme est assimilé à une pratique spirituelle, voire un ensemble de pratiques spirituelles. Cette dernière conception expliquant le fait un peu déroutant de prime abord qui permet à des Druides de se dire chrétiens, agnostiques etc. 

Autre différence entre collèges druidiques, si la plupart des groupes et collèges se disent actuellement « païens » ce ne fut pas toujours le cas historiquement, en particulier dans les lignées « bardiques ». Le druidisme se rassemble également sur le respect qu’il accorde à la Terre aux liens quasi charnels qu’il entretient avec la Terre, les Lieux, supports de vie et de mémoire. 

Certains groupes seront donc très liés à leur environnement, à leur « terroir » d’autres pourront avoir une vision plus globale, une conception plus générale de la Terre, lieu de Vie, lieu d’Esprit. Une autre pratique qui peut différencier les groupes et collèges est celle qui est liée au « culte des ancêtres ». Pour les uns, la référence aux ancêtres fait effectivement l’objet de pratiques, d’un culte. Pour d’autres collèges, la référence aux ancêtres est plus générale et peut se limiter à considérer l’existence de liens philosophiques et/ou spirituels avec les Druides anciens. Considérés dès lors comme ancêtres « mythiques » des Druides actuels. Si nous interrogeons les collèges actuels, certains vont décliner leur enseignement comme un cheminement initiatique, c’est-à-dire qui vise à l’épanouissement, la réalisation, la transformation des personnes et qui disposent donc à la fois des rites et des structures (et contenus) nécessaires pour accompagner ce cheminement. 

D’autres collèges ne se considèrent pas comme porteurs d’un parcours initiatique et vont dispenser un enseignement sous un aspect plus formel. Ces différences peuvent s’exprimer et se manifester dans la nature, le sens et le contenu de l’enseignement ou de l’accompagnement qui est proposé par les différents collèges. Cela va de l’enseignement formalisé et construit comme un cours gradué à l’accompagnement en présence, oral, individuel et personnalisé. De nombreuses nuances existent mais la tendance actuelle est quand même celle d’un contenu formel, augmenté d’un tutorat qui permet à ceux qui font leur chemin d’être accompagnés, et de recevoir une proposition de parcours plus adaptée à ce qu’ils sont. 

Il y aurait sans doute d’autres particularités à considérer. Des différences sur la forme pourraient opposer les groupes entre eux et nuire ainsi à cohérence que devrait offrir le Druidisme. Cette propension à se concentrer sur ce qui sépare plutôt que sur ce qui nous rassemble semble être une maladie consubstantielle des groupes  druidisants et plus encore des groupes « gaulois » dont la motivation à se chamailler semble confirmer la vision un peu caricaturale qu’en donne la pensée ordinaire. 

Cela étant il a existé et il existe aujourd’hui des initiatives qui visent justement à résoudre les équations des différences apparentes pour proposer une vision plus homogène de ce que nous sommes et des fondamentaux sur lesquels nous nous entendons. L’expérience montre que malgré la diversité des approches (celle que nous avons effleuré plus avant), il est assez facile et finalement rassurant de trouver des points communs, des rituels communs, des sujets d’échanges communs entre les différents groupes et collèges druidiques. 

Et cette mise en commun, cette opportunité de partage fraternel est sans doute une nécessité pour nous. Et au moins une occasion de « grandir en créativité, en compréhension et en Sagesse mis au service des Dieux des Hommes, de la Vie et de l’Esprit. » 

D’une manière générale, ceux qui pratiquent le Druidisme se caractérisent par le sentiment qu’ils ont de leurs liens avec leurs racines, leur ancrage à la Terre, ses énergies, à la Vie, à l’esprit du temps, à ses cycles, et au divin dans toute la richesse de ses expressions. 

Ils considèrent le plus souvent qu’il n’y a pas de Vérité Unique et Universelle mais de multiples façons de concevoir le Monde et d’honorer les Dieux. Ces diversités enrichissent nos parcours spirituels, nous incitent à la réflexion, à l’analyse, à la compréhension, et à la tolérance. Le Druidisme est en capacité d’exprimer toutes les nuances de conception du divin. Qui sont autant de facettes d’une réalité inexprimable. Ce petit travail ayant quand même un objectif pratique. Quelle pourrait être la démarche de quelqu’un qui s’intéresserait au Druidisme ? 

Peut-être d’abord de s’assurer qu’il est en phase avec les fondamentaux que nous venons de décliner. S’il cherche une pratique et/ou un enseignement en présence, il y a quelque intérêt à rejoindre un groupe géographiquement proche. S’il cherche simplement un contenu, un enseignement alors l’enseignement « à distance » peut être une opportunité. Sachant que même dans le cas de structures qui disposent d’un enseignement à distance, il y a toujours la possibilité de rejoindre des clairières « locales » issues de ces structures. Viennent ensuite les critères qui permettent de savoir comment fonctionne un groupe, quelles sont ses options et ses « façons ». 

images (1)Est-ce que le groupe s’inscrit dans une lignée, une transmission traditionnelle ?

Quelle est la langue ou les langues pratiquées ? Quels sont les symboles utilisés, les mythes de référence, la nature des références ( paganisme, polythéisme , respect de la terre , des ancêtres…) ? 

Existe-t-il des conditions d’admissions ? Des incompatibilités ? Existe-t-il des conditions d’initiation ?

Y a-t-il des conditions pour assister aux cérémonies et rituels, quelle est la fréquence des célébrations ?

Sur le parcours : le groupe fonctionne-t-il sur la base d’un parcours gradué ? Lequel ? Existe-t-il des rites d’initiation ? Attribution d’un nom initiatique ? 

Tenue , serment etc…

Toutes ces questions dont les réponses sont parfois affichées explicitement par certains collèges permettent de déterminer, au moins sur le fond si le chercheur peut se trouver en accord avec ce qui est proposé par tel ou tel groupe. L’étape suivante est la rencontre et l’intégration dans un groupe avec tous les moments de chaude fraternité qu’on peut y trouver et c’est ce que nous souhaitons à chaque « cherchant » de trouver. 

Source Magazine LUNEBLEUE…

 

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J’ai trouvé Dieu dans une flaque d’eau

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

Trip pour certains, expérience mystique pour d’autres : un sentiment de l’infini touche parfois, dans des situations inattendues, les personnes les moins portées sur la religion. Témoignages.

Sommes-nous sur le point de devenir des mystiques sauvages ? Tels les Na’vis bleus d’« Avatar », cherchons-nous plus que jamais à nous relier à la « grande source du vivant » ? Que nous l’appelions tao, énergie cosmique ou puissance supérieure comme chez les Alcooliques anonymes, nous semble-t-elle plus accessible qu’un Dieu défini par les dogmes ?

eau_2_10A écouter nos contemporains, c’est bien d’une telle évolution qu’il s’agit. Les fervents, comme l’écrivain Christian Bobin : « J’ai trouvé Dieu dans les flaques d’eau, dans le parfum du chèvrefeuille, dans la pureté de certains livres et même chez des athées. Je ne l’ai presque jamais trouvé chez ceux dont c’était le métier d’en parler. » Et ceux qui perçoivent Dieu comme « un asservissement », tel l’homme politique François Baroin, qui reconnaît cependant « avoir accès à une certaine espérance sous forme de lumière ».

Autrefois, le monde se divisait entre ceux qui croyaient et ceux qui ne croyaient pas en Dieu. Aujourd’hui, ce terreau de la croyance est devenu plus fertile mais aussi plus mouvant : nous pouvons bricoler notre credo personnel, en puisant dans différentes spiritualités. Aussi le divin ne se résume-il plus au Dieu barbu et tout-puissant qui jusque-là vivait dans le ciel, nous adressant cadeaux ou punitions mérités. Son image s’est, pour beaucoup, peu à peu effacée (lire l’encadré p. 82).

Reste l’expérience. La sensation, le plus souvent inattendue, voire inespérée, de se retrouver connecté avec un grand « autre ». De faire venir le divin jusqu’à soi. En soi, même.

 

Basculement vers une autre dimension de la réalité, ce point de contact peut se rencontrer dans le quotidien le plus banal. Comme pour Pierre, qu’un moment d’intimité avec son fils nouveau-né a amené à percevoir une dimension sacrée qui était jusque-là absente de sa vie : « Je ne sais pas ce qui s’est passé. J’ai plongé dans les yeux sombres, encore aveugles, de Samuel et j’ai “décollé” intérieurement. » Sabine, la première fois où elle a fait l’amour avec celui qui partage sa vie aujourd’hui, a elle aussi vécu un ravissement sans précédent. Bien loin de l’orgasme vécu comme une « petite mort » selon Georges Bataille, elle s’est soudain sentie étonnamment vivante : « Tout devenait bleu autour de moi, de nous, et lui et moi étions totalement fusionnés et nimbés d’une indéfinissable énergie, pris dans un espace que je n’avais encore jamais traversé. »ce trip sans mescaline qu’un Allen Ginsberg ou un Jack Kerouac aurait sans doute adoré a été qualifié « d’extase laïque » par le philosophe Michel Hulin qui s’est intéressé au sentiment de l’infini touchant parfois les sujets les moins portés sur le fait religieux. Pour lui, ces expériences simples, toujours spontanées, véritables « défis à la pensée philosophique et religieuse », apparaissent souvent « dans les périodes où les codes se brouillent ». Elles s’immiscent dans nos vies quand nos mécanismes d’adaptation, nos systèmes de pensée pris entre bien et mal, favorable ou défavorable, se suspendent soudainement, quand nous « déposons le fardeau » sans même savoir comment. Elles nous laissent alors entrevoir une pure joie non réactive, la joie d’être, dans son essence brute. L’immersion dans des espaces sauvages, la communion avec la nature sont des conductrices puissantes de telles expériences, et les écrivains – voyants parce qu’ils approchent l’indicible – y trouvent des sources d’inspiration intarissables. Marguerite Duras, de sa fenêtre des Roches Noires, à Trouville, d’où elle surplombait l’océan : « Regarder la mer, c’est regarder le tout. » 

Ces contacts avec une instance qu’on ne sait nommer peuvent aussi, et plus fréquemment, surgir comme les fruits d’une longue recherche. Nathalie, qui médite régulièrement depuis sept ans, en témoigne : « Je rencontre le divin dans l’espace que je pénètre par la méditation : une ouverture du cœur totale et inconditionnelle face à tout ce qui se présente, un même amour pour le chat du voisin, les arbres d’une forêt, une étoile dans le ciel et pour chaque être humain. Pour faire cette expérience, le mental doit se taire car il obstrue le canal vers le divin qui existe en chacun de nous : nous sommes tous des parcelles vivantes de cet amour divin. Quand je suis imprégnée par la lumière de cette conscience, tout est alors d’une grande clarté et d’une grande perfection. Il n’y a rien à changer. C’est une expérience d’unité et d’éternité. »

Pour Catherine, la rencontre avec cette autre dimension est arrivée « de surcroît », à l’issu de longues heures de pratique du gospel. Au départ, la jeune femme à qui Dieu semblait « trop haut, lointain », se met à cet art si fervent juste « parce que les chants sont beaux ». Après quelques mois, elle commence à s’intéresser aux paroles et réalise qu’elle a envie d’être soliste pour « transmettre la force de ces paroles d’âmes seules, abandonnées de tous, qui disent juste “j’ai froid, j’ai peur” ». Lors d’un concert, Catherine se rend compte d’un « frémissement dans tout son corps, comme si elle brûlait de l’intérieur ». A la sortie, la jeune femme se sent happée par « autre chose » : « J’ai ressenti une force incroyable, avec l’impression d’être sous une cascade d’eau fraîche. » D’où venait cette énergie ? Qu’est-ce qui l’avait guidée jusque-là ? Depuis, Catherine, devenue professeure de gospel, anime gratuitement un chœur de trente personnes. Sa vie en a été changée.

 

Les scientifiques ont beau expliquer ces états par de grandes libérations d’endorphines observables par IRM, on ignore toujours pourquoi de telles expériences peuvent modifier en profondeur les existences de ceux qui les vivent. Contrairement à Freud, pour qui tout « sentiment océanique » était à interpréter comme une tendance régressive – il n’était guère sensible à la musique non plus ! –, le psychiatre Carl Jung a particulièrement étudié ces expériences qu’il appela « numineuses » (ce terme correspond à l’expression du sacré qui saisit l’individu et produit un effet paradoxal de fascination d’un côté et de terreur de l’autre.). Pour lui, ces expériences participent à une vision dynamique de la psyché, dans laquelle un symbole a la « capacité d’animer la vie et de l’entraîner parce qu’il transforme une énergie psychique inconsciente en expérience ». Cette force est uniquement « intérieure ». Comme le conte hindou qui nous explique que Dieu s’est caché dans le cœur de l’homme, l’expérience numineuse vient nous rappeler que le divin part de nous. « Je ne me lasse pas de répéter que ni la loi morale ni l’idée de Dieu, ni une quelconque religion, ne s’est jamais saisie de l’homme de l’extérieur, tombant en quelque sorte du ciel », écrivait Jung. « L’homme, au contraire, depuis l’origine, porte tout cela en lui ; et c’est d’ailleurs pourquoi, l’extrayant de lui-même, il le recrée sans cesse… La notion de dieu répond à une fonction psychologique absolument nécessaire, de nature irrationnelle, et cette notion n’a rien de commun avec la notion de l’existence de Dieu. »

Pour Jung, ces expériences s’inscrivent donc dans un processus d’individuation, où le moi tend à devenir soi : émerge donc la possibilité de « faire quelque chose » de ces sensations de libération pour évoluer. C’est là sans doute le nouveau paradigme : plutôt qu’opposer ceux qui croient à ceux qui ne croient pas, il dessine un clivage entre ceux qui pensent possible de devenir meilleurs – c’est-à-dire plus vivants, plus conscients s’ils osent regarder le mystère en face, et ce quel qu’il soit – et ceux qui n’y croient pas. Comme l’écrit joliment la psychanalyste Marie Balmary, « l’homme spirituel croit que croire rend possible de croître ». De même qu’être cru potentiellement meilleur et guérissable par son thérapeute change totalement la dynamique d’une psychanalyse, apercevoir une autre qualité d’être affleurant à des sensations d’infini et d’éternité, nous laisse espérer qu’il peut y avoir autre chose en nous qu’une « âme étroite ». Pour beaucoup, Dieu n’a peut être rien à voir dans une telle aventure.

Source Nouvelles Clés

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Le voyage de Ritavan

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

 : jeu cartes initiatique et livre de sagesse

 

Le Voyage de Ritavan est un jeu de cartes d’un genre nouveau dont le but est de nous accompagner dans la découverte de notre vrai moi. Imaginé par Myrrha, célèbre artiste créatrice des enluminures du jeu et son conjoint Samuel Djian-Gutenberg, consultant en astrologie transpersonnelle depuis 35 ans, il est un recueil de sagesse et de savoir-vivre très poétique. Rencontre artistique et spirituelle avec un couple hors pair.

 Ritavan montage FB3

« Le voyage de Ritavan » est un jeu initiatique de 76 cartes. Comme d’autres jeux de développement personnel, il s’utilise par tirage. Il se compose de 64 cartes-enluminures dotées d’un mot-clé et de 12 cartes-alliés, représentant chacune un chat céleste relié aux douze maisons astrologiques. La carte qui représente Ritavan, qui est le guide, se met à part. Le jeu est accompagné d’un manuel comportant des textes profonds et inspirés correspondant à chaque carte : le bréviaire du chercheur ainsi que d’une règle du jeu.

Pourquoi avoir créé le « Voyage de Ritavan » alors qu’il existe déjà beaucoup de jeux de cartes ?

Samuel : Au départ, nous n’avons pas pensé créer un jeu. Myrrha a commencé à peindre les enluminures qui devaient, par la suite, devenir les cartes du jeu, d’abord pour exprimer sa créativité. Comme elle était très atteinte dans son corps, le fait de peindre lui permettait de surmonter la souffrance. Beaucoup de dessins ont été réalisés dans les chambres et les lits d’hôpitaux, dans les salles d’attente des médecins… C’est un processus de guérison dans lequel elle a inclus la terre, que nous trouvons sur chaque carte, car la terre est aussi atteinte dans son corps. Ce n’est que par la suite que le jeu s’est imposé à nous comme une évidence.

Qui est Ritavan ?

Myrrha : Ritavan est un nom hindou qui signifie « le protecteur des lois universelles ». En sanscrit « rita » veut dire « la loi » et « van » « le gardien ou le protecteur ». C’est aussi le nom qu’un sage a donné à Samuel en Inde (parce que Samuel est  astrologue et l’astrologie est l’une des expressions de la loi chez les Hindous).

Ritavan, le petit enfant bleu a progressivement pris sa place. Après maturation, en discutant avec Samuel, c’est lui qui est devenu le pèlerin, l’enfant de la terre, notre enfant, l’enfant  » divin » de tous les êtres humains, en fait. Il est le petit enfant « Krishna », le petit enfant « Bouddha » ou encore le petit enfant « Christ »,  un petit enfant divin universel.  Sa mission est de rappeler aux Hommes les préceptes universels oubliés pour leur permettre de rétablir l’équilibre et l’harmonie en eux et sur la Terre.

Comment utiliser le jeu ?

Samuel : Après un temps de concentration pour pouvoir formuler clairement notre question, nous tirons une des 64 cartes-enluminures qui va nous dire dans quel type de voyage nous nous trouvons à ce moment précis. Il y a huit familles de voyages. Si nous sommes dans un « voyage d’envol » par exemple, nous savons déjà que nous pouvons aller de l’avant mais si nous sommes dans un « voyage d’attente », il est bon de faire une pause et, éventuellement, de se réajuster.  Pour « un voyage initiatique », plus éprouvant, on va s’aider en faisant un autre circuit avec « un voyage de guérison « ,etc . On complète  le tirage avec un voyage aux pays des chats-alliés.

Un petit livre (illustré de nombreux symboles) donne le sens profond de la situation que nous vivons, notamment à travers «le regard de Ritavan».
 
 
Ce jeu est-il magique, que permet-il ?

Samuel : Le but du jeu est de nous éclairer sur le sens d’une situation que nous sommes en train de vivre et de voir si ce que nous avons entrepris est bien en accord avec la loi universelle telle qu’elle est transmise à travers les différents enseignements de l’Humanité. C’est pourquoi, au cours de notre périple, nous traversons différentes cultures et différents pays, chacun, à travers sa particularité, étant une expression de la sagesse universelle. J’ai conçu les textes, notamment « Le regard de Ritavan », dans le même esprit que quand je fais une consultation en astrologie transpersonnelle.

Myrrha : Ce sont aussi des pays de l’âme. Quand j’ai peint les enluminures, je me suis laissée porter par le processus de guérison dont j’ai parlé. Au fur et à mesure que j’avançais, la magie  (l’âme agit) opérait, chaque peinture émergeant naturellement et je vivais moi-même cette mutation bénéfique à l’intérieur de moi. Quand le jeu s’est imposé à nous et que nous avons commencé à le concevoir, nous nous sommes rendu compte que chaque carte trouvait sa juste place dans la structure sacrée du 64. Et cette magie opère aussi quand on tire une carte. Ce n’est évidemment pas par hasard si on tire une carte plutôt qu’une autre. La synchronicité dont parle Jung joue vraiment. Et la magie a aussi  été présente dans notre couple tout au long de la création du jeu.

Qu’est-ce que la « vibration primordiale » ?

Samuel : Les différents enseignements spirituels nous disent qu’une tonalité unique vibre dans l’univers. Quand nous nous accordons à cette tonalité, nous sommes en phase avec les lois de l’univers et nous pouvons agir de manière « juste ». Les Hindous l’appellent le « Om » ou « Aum ». Yogananda, dans son « Autobiographie d’un yogi », l’explique de manière lumineuse.

Myrrha : C’est pour illustrer cela que Ritavan joue d’un instrument, l’instrument qui fait résonner la vibration au cœur de tout être et de toute chose. C’est une tonalité universelle.

Comment s’y accorder ?

Il existe différentes techniques pour cela. Principalement la méditation. « Le Voyage de Ritavan » se base sur les préceptes transmis par les enseignements spirituels. Ils nous donnent des indications sur la meilleure manière d’agir pour être en accord avec la loi primordiale, que les bouddhistes appellent la « bonté primordiale », les chrétiens la « conscience christique »…Par exemple, comme il est dit, rejeter quelqu’un parce qu’il est différent de nous est une action qui n’est pas « juste » et la vie se chargera de nous le faire savoir d’une manière ou d’une autre. C’est ce que nous voulons partager avec Ritavan. Pour les personnes qui n’ont pas spécialement d’orientation spirituelle, on peut dire que Le Voyage de Ritavan est un manuel de « savoir-vivre ».

Les peintures de Myrrha fonctionnent-elles comme des mandalas optiques ?

Oui, on peut dire ça. Les peintures en elles-mêmes ont une force telle qu’elles peuvent servir de support de méditation. Elles sont inspirantes et transportent celle ou celui qui les contemplent directement dans une autre dimension, celle de l’âme et de l’ouverture du coeur, qui se situe au-delà du verbal. Nous avons reçu de nombreux témoignages en ce sens. Beaucoup de personnes, de thérapeutes, de magnétiseurs, nous ont dit les utiliser dans les processus de guérison. La force et l’impact sont très forts au niveau du cœur et de l’âme et ces témoignages nous ont incité à créer un DVD qui présente, à travers des vidéos et des diaporamas, les enluminures du Voyage de Ritavan mais aussi du Tarot de l’Ange Liberté que nous avons créé il y a quelques années (Editions Michel Jonasz).

Le voyage de Ritavan, la carte aux trésors intérieurs. Éditions Le Souffle d’Or. 
Un autre jeu illustré par Myrrha : Féminitude, une exploration des mystères de votre être intérieur. 

Plus d’informations : LatelierdeMyrrha.com et Samuel Djian-Gutenberg, astrologue

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Pour une télévision ouverte au sacré

Posté par othoharmonie le 14 juillet 2014

 

par Yves Rasir

images (7)Nous souffrons tous de la médiocrité de la télévision et de l’aveuglement de ses dirigeants qui, pour de fausses vraies raisons d’Audimat, bloquent les projets qui pourraient apporter de vraies réponses aux êtres assoiffés de sens que nous sommes. Puisse l’entretien qui suit, témoignant d’une réussite médiatique différente – l’émission « Noms de dieux » du Belge Edmond Blattchen -, ouvrir des portes…

Média de l’immédiat, la télévision brasse l’écume des jours en négligeant souvent les courants profonds qui dirigent l’Histoire. Aux affamés de nourritures spirituelles, l’« Église Cathodique » donne rarement la chance de se rassasier. Jamais peut-être, la « folle du logis » n’a autant mérité sa réputation d’objet insensé, vecteur d’un redoutable décervelage. Mais l’envahissement du petit écran par la futilité connaît d’heureuses exceptions. En Belgique, l’émission «  Noms de dieux  » accueille chaque mois un personnage-clé de la pensée contemporaine, qui vient confier – longuement – sa foi et ses espoirs à Edmond Blattchen. Rencontre avec le journaliste créateur de cette émission publique, postée au carrefour des valeurs.

Nouvelles Clés : Quelle est la genèse de votre émission ?

Edmond Blattchen : Avant de présenter « Noms de dieux », j’ai animé pendant quelques années l’« Écran-Témoin », l’équivalent belge des « Dossiers de l’Écran ».

Dans ce rôle, j’ai eu l’occasion de me pencher sur des thèmes comme « Les juifs aujourd’hui », « Les nouveaux apôtres » ou « Les libre-penseurs ». Lors de ce dernier débat, deux participants avaient cité la phrase de Malraux : « Je pense que la tâche du prochain siècle, devant la plus terrible menace qu’ait connue l’humanité, va être d’y réintégrer les dieux ». Ce fut le point de départ de ma méditation.

N. C. : On cite habituellement une autre phrase de Malraux : « Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas »…

E. B. : On dit aussi « religieux » ou « mystique ».
Les deux intervenants voulaient précisément faire un sort à cette phrase qui, selon eux, n’a jamais été prononcée. J’ai fait des recherches personnelles et je n’ai effectivement jamais retrouvé, dans un texte de Malraux ou l’une de ses interviews, le propos qu’on lui attribue. Je ne prétends pas qu’il n’ait jamais dit cela, mais je dis que le propos qui se rapproche le plus et qui est certain, c’est la phrase citée ci-dessus. C’est un extrait d’un entretien accordé en 1955 à un hebdomadaire danois, qui interrogeait des intellectuels occidentaux sur le thème de l’apocalypse, dix ans après Hiroshima – entretien qui fut traduit et publié à l’époque par l’Express.

N. C. : Cette citation est donc à l’origine du projet ?

E. B. : Elle m’a beaucoup fait réfléchir – comme citoyen et comme professionnel des médias. L’évolution technologique du métier de journaliste nous prive de recul par rapport à l’information que l’on traite. Il m’a semblé important d’essayer d’introduire dans une grille de programmes télé, une émission de réflexion sur le siècle – celui qui se termine et celui qui va commencer -, une émission qui ne soit pas soumise au diktat du polaroïd, qui nous donne le temps de chercher du sens dans le tourbillon de l’actualité. De la secte japonaise Aoum aux scandales politiques belges et français, il y a tant d’événements qui posent aujourd’hui la question du sens ! Avec une curiosité teintée de scepticisme, la hiérarchie de la RTBF ( La télévision publique francophone belge) m’a permis deconcrétiser cette ambition.

N. C. : Une émission unique en son genre dans le paysage audiovisuel ?

E. B. : En toute modestie, je crois que oui. En Belgique comme en France, il existe des émission dites « concédées » aux catholiques, aux protestants, aux israélites ou aux musulmans. Petite particularité belge, nous avons aussi l’émission « La Pensée et les Hommes » produite par l’Action Laïque, la famille des libre-penseurs. Mais ce sont des émissions confiées, si je puis dire, aux différentes chapelles. Dans un esprit très « service public », « Noms de dieux » est un espace pluraliste, puisque tous les courants de pensée y sont représentés à travers les invités – qui ne sont pas seulement des penseurs patentés ou des figures de proue de telle ou telle institution, mais aussi des « artisans de la spiritualité » qui ne représentent qu’eux-mêmes. Je pense à une Annick de Souzenelle, à un Arnaud Desjardins ou à un Amin Maalouf.

N. C. : Et ce rendez-vous mensuel a trouvé son public ?

E. B. : Depuis sa création, l’émission a déménagé trois fois dans la grille. Son horaire a toujours été tardif, malgré quoi l’audience est satisfaisante dans un contexte concurrentiel acharné, puisque la Belgique est un pays câblé à 95 %, où l’on peut capter une trentaine de chaînes. Nous avons un public de fidèles qui regardent la plupart des émissions, les enregistrent, s’échangent les cassettes.

La RTBF les rediffuse plusieurs fois à différentes heures de la journée sur ses deux chaînes, et TV5 fait de même. Faibles à l’audimat, nous tirons notre épingle du jeu en audience cumulée. Cela transparaît clairement dans le volume de courrier. Nous recevons beaucoup de lettres de France, mais aussi de Grèce, du Liban, de Scandinavie, d’Arabie, des États-Unis…

Souvent émouvantes. Un correspondant algérien nous a écrit son bonheur d’avoir vu Eugen Drewermann, symbole d’une liberté d’expression impensable chez lui. Nous recevons beaucoup de témoignages de gratitude, mais la plupart nous écrivent parce qu’ils veulent en savoir plus.

N. C. : « Noms de dieux » est devenu une sorte d’ombudsman de la spiritualité, un « service-consommateur » pour les chercheurs de sens ?

E. B. : Ce serait prétentieux de dire ça. À notre petite échelle, nous faisons cependant office de « bureau d’information ». Exemple : un téléspectateur non juif nous demande s’il pourrait suivre des cours de Talmud. Nous le mettons en contact avec un cercle hébraïque qui organise des conférences. Après le passage du Dalaï-Lama, des tas de gens nous ont demandé des renseignements sur le bouddhisme tibétain et nous leur avons donné des adresses, des pistes de lecture. Tous les téléspectateurs peuvent nous commander la bibliographie complète de nos invités, généralement assortie d’ouvrages généraux.

Après Arnaud Desjardins, nous avons par exemple établi une liste d’ouvrages d’introduction à l’hindouisme et aux spiritualités orientales. Pas nécessairement des livres universitaires.

Cela peut être un Marabout-Flash, la collection « Points-Sagesse » du Seuil ou les collections « Spiritualités » d’Albin Michel… À chacun de poursuivre son chemin.

N. C. : Ce regardde l’Occident qui se tourne vers l’Orient est-il perceptible de votre poste d’observation ?

E. B. : Très nettement. Il y a un besoin, à mon sens très positif, d’exotisme – dans la spiritualité, comme dans le tourisme ou la gastronomie. Nos contemporains savent que la table ne se limite plus au steak-frites ou au cassoulet, mais qu’il y a d’autres goûts à portée de bouche. De même, ils s’intéressent aux traditions venues d’ailleurs. Les hommes et les femmes déçus par les réponses formelles et figées données par les Églises aux grandes questions de l’existence se tournent vers des spiritualités qui leur semblent plus tolérantes. Les gens d’aujourd’hui sont en attente, non pas de réponses définitives, mais de pistes possibles pour étancher leur soif de sens – sens de leur vie individuelle, de leur couple, leur pays, leur planète… -, avec le risque, c’est vrai, d’une dérive syncrétique empruntant sauvagement à différentes traditions. Je ne suis pas sûr qu’on élève l’art culinaire en mélangeant n’importe quels ingrédients. Mais c’est intéressant. Puisque nos estomacs prennent du plaisir à des saveurs contrastées, pourquoi nos esprits n’en feraient-ils pas autant ?

N. C. : Cette curiosité tous azimuts n’est-elle pas aussi une indice de confusion identitaire, en fin de compte peu productive ?

E. B. : Si, à force de chercher un sens à son existence, on se perd dans la fréquentation frénétique de courants de pensée comme on passe d’une auberge à l’autre, alors oui. Mais la quête de Dieu me semble beaucoup plus passionnante qu’auparavant, parce qu’elle nous invite justement au voyage. C’est fatigant, on peut y perdre la raison, traverser le désert, mais l’enjeu est à la mesure du périple. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras les lois de l’Univers et des Dieux », disait Socrate. Je crois beaucoup à l’importance du travail intérieur. Se pétrir soi-même pour faire de soi une brique intéressante de l’édifice humain. Quand je vois l’itinéraire – que certains qualifieraient de « cahotique » – d’un Jean-Yves Leloup, on pourrait dire qu’il ne sait pas ce qu’il est. De l’hindouisme à l’orthodoxie en passant par chez les dominicains, il a vécu une spiritualité de boule de flipper. Mais en même temps, il a fallu qu’il parcoure ce labyrinthe pour se trouver lui-même.

N. C. : Votre émission n’est-elle pas inéluctablement élististe ?

E. B. : Je crois pouvoir répondre par la négative. Notre public n’est sans doute pas le même que celui d’un talk-show de TF1, mais nous recevons pas mal de lettres – très touchantes d’ailleurs – de gens peu scolarisés qui nous confessent leur ignorance, leur maigre bagage intellectuel. Beaucoup de téléspectateurs découvrent des invités pour la première fois. Notre mission de chaîne généraliste nous permet d’attirer des gens qui, sans cela, n’auraient jamais été en contact avec telle ou telle manière de penser.

images (8)Comme l’émission est pluraliste, les barrières entre religions s’effacent : les cathos regardent les réformés, les athées militants découvrent le bouddhisme… Je trouve cet intérêt (très moderne) pour la différence plutôt réjouissant. D’autre part, l’essentiel ne s’embarasse pas d’une formulation compliquée: quand je demande à l’abbé Pierre ce que signifie « aimer son prochain » et qu’il me répond : « Servir en premier le plus souffrant », mon petit garçon de dix ans comprend parfaitement !

N. C. : D’aucuns interprètent le renouveau spirituel comme la résurgence des vieilles angoisses millénaristes. On ne vous reproche pas d’exploiter ce créneau ?

E. B. : Cette idée ne m’a jamais animé. Mais il est clair que l’émission comble un besoin.

Le XIXe siècle était positiviste à tout crin. Le XXe siècle a cru pouvoir remplacer les religions par la science et on a prophétisé la mort de Dieu. Aujourd’hui encore, certains espèrent la victoire de l’homme sur la mort. Mais quand bien même la médecine y parviendrait, la question demeure : quelle vie et pour quoi faire ? En 1995, nous sommes confrontés à une surinformation de l’horreur. Plus on en sait sur le monde environnant, moins on en sait sur le monde intérieur. Si j’exploite le créneau de l’âme, je m’en félicite.

N. C. : L’ appétit spirituel qui marque notre époque ne révèle-t-il aussi pas une profonde inculture ?

E. B. : Certainement. En Angleterre, un enfant qui sort d’école primaire sait ce qu’est un musulman ou un bouddhiste, ou que les anglicans ne sont pas les seuls chrétiens. La culture religieuse devrait entrer beaucoup plus tôt dans les programmes scolaires. Il est inadmissible aujourd’hui d’avoir son bac sans savoir pourquoi un juif observe le Sabbat, ni ce qui sépare un sunnite d’un chiite. L’histoire de l’Église devrait faire partie de l’enseignement. Pourquoi des élèves n’iraient-ils pas visiter une mosquée, un ashram, une synagogue, un temple maçonnique ? Il faut démocratiser le savoir spirituel car les défis de demain réclament des hommes réellement tolérants. Or la tolérance est inséparable de la connaissance de l’autre.

Je redoute que l’ignorance n’aboutisse à nier les différences. Or, les médias ont une lourde responsabilité en faisant l’économie de la question spirituelle. Le danger existe de voir demain les Églises s’isoler dans des citadelles médiatiques. L’Église catholique songe par exemple à fonder sa propre chaîne de télévision par satellite. Si l’on veut éviter que les grandes multinationales de la spiritualité reprennent la direction des âmes, il faut respiritualiser l’information.

N. C. : Selon quels critères choisissez-vous vos invités ?

E. B. : Critère principal, le pluralisme : des gens d’ici et d’ailleurs, d’une confession ou d’une autre, des gens de terrain et des représentants officiels, des croyants et des non-croyants… Mais je n’aime pas cette expression : des gens qui ne croient en rien, ça n’existe pas.

Un homme sans Dieu est-il pour autant un homme dépourvu de foi ? Je fais encore partie de la génération qui allait au cours de religion pendant que les « mécréants » restaient dehors. Cette vieille dualité me paraît profondément injuste. J’ai découvert des libre-penseurs pétris de spiritualité, comme Georges Van Hout, un homme extraordinaire qui a animé pendant quarante ans les émissions laïques de la télévision belge. À l’inverse, il y a dans les Églises des matérialistes quis’ignorent, des « fonctionnaires de Dieu », comme dirait Drewermann. Il est temps d’en finir avec les stéréotypes !

N. C. : « Noms de dieux » affiche la couleur mais ne se cantonne pas dans les hautes sphères de la métaphysique…

E. B. : Le magazine se définit comme un mensuel de réflexion sur l’avenir de nos systèmes de valeurs. Il y a place pour la philosophie au sens large, la morale, la religion, mais aussi l’économie, la politique, l’écologie… Au nom de quel idéal vais-je agir en tant qu’électeur ? Quelles valeurs influencent mon comportement de consommateur ? En faisant cette émission, j’ai l’impression de parler de la vie de tous les jours. Si la spiritualité sert à savoir si Platon est mieux que Socrate ou Luther meilleur que Saint-Augustin, cela n’a aucun intérêt. Du moins à la télévision. C’est pourquoi j’ai un faible pour les invités qui incarnent très concrètement les valeurs qu’ils défendent.

N. C. : Hors de l’action point de salut ?

E. B. : Je ne dénigre absolument pas la contemplation qui est une dimension importante de la spiritualité chez les carmes, les chartreux ou les soufis. Mais une spiritualité qui se désintéresse du prochain me semble complètement dénaturée. Finalement, le grand message de toutes les traditions est identique : la compassion chez les bouddhistes, la charité chez les juifs et les chrétiens, la fraternité chez les francs-maçons… Croire en Dieu, c’est très facile.

La question la plus difficile, c’est : est-ce que je crois en l’Homme, est-ce que je suis capable d’aimer mon prochain ? Et mon prochain, ce n’est pas seulement le SDF à qui on fait l’aumône. C’est le collègue de bureau antipathique, l’automobiliste qui vous fait une queue de poisson, le conjoint infidèle. Ce qui me dérange dans les spiritualités New-Age, c’est leur côté narcissique, centré sur l’épanouissement personnel. Bien sûr, il est illusoire de vouloir aimer les autres sans s’aimer soi-même. Mais un individu solitaire n’est pas solidaire. Aussi, les tentations très actuelles pour la pure mystique m’inquiètent un peu ; quand je vois des jeunes files se shooter aux chants attribués à Sainte-Hildegarde, je m’interroge. Par contre, j’aime beaucoup la cohérence des jésuites qui conjuguent constamment la prière et l’action.

N. C. : Sur votre plateau, avez-vous eu l’impression de rencontrer des sages ?

E. B. : Je pense que le Dalaï-Lama est un sage. Qu’Arnaud Desjardins ou sœur Emmanuelle sont des sages. Je ne dis pas que les autres ne le sont pas. Mais dans le sens oriental, le sage est celui qui arrive à surmonter des passions empoisonnantes telles que la jalousie, l’envie, le mesquinerie. Comment ne pas voir à travers le Dalaï-Lama quelque chose qui est de l’ordre de la sagesse absolue ? Sérénité ne veut pas dire passivité ni pacifisme radical.

Quand l’abbé Pierre dit « ta gueule » à Jean-Marie Le Pen, il ne perd pas, pour moi, sa qualité de sage. La sagesse, à mon sens, c’est ne jamais renoncer à aimer l’autre.

N. C. : Avez-vous vécu, en compagnie de vos invités, desmoments de grâce ?

E. B. : J’en citerai un seul qui s’est déroulé hors-antenne. Lorsque le Dalaï-Lama s’est levé à la fin de l’émission, il est allé saluer individuellement chaque membre de l’équipe. Depuis la maquilleuse jusqu’au cameraman en passant par le porteur de câble. De la même manière, il a adressé à tous le même sourire, la même gentillesse. C’est à des moments pareils que l’on mesure l’incarnation du bien. Cette idée que l’obscur, le sans-grade, celui qu’on n’entend ni ne voit jamais, est aussi important. Que chacun est égal à chacun. Pour moi, c’était aussi le signe de la parfaite harmonie entre l’idéal et la personne du leader tibétain.

images (9)N. C. : Hostile envers les étiquettes, pourquoi acceptez-vous celle d’agnostique ?

E. B. : Je l’accepte si l’on s’entend sur les mots.
Quand Paul Ricœur dit qu’il est agnostique et croyant, il surprend beaucoup de monde, mais il ne commet pas de contresens. Il veut dire par là qu’il met des limites à sa foi mais qu’il ne renie rien de son passé protestant.

Beaucoup croient que l’agnosticisme consiste à déclarer que la raison est inapte à saisir l’être de Dieu et donc qu’il est vain d’en chercher la présence. Au contraire, l’agnostique peut être celui qui accepte les limites de son intelligence, n’adhère à aucune vérité révélée mais refuse de s’arrêter dans sa quête de sens. Oui, je pense que Dieu est hors de portée mais je fais le pari de Pascal. Il y a quelques années, je ne faisais pas ce pari. J’ai beaucoup évolué.

Renseignement : Edmond Blattchen

Noms de dieux – RTBF – Palais des Congrès B-4020 Liège

La Vie devant Soihttp://devantsoi.forumgratuit.org/

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Symbole et le Symbolisme du Soleil

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

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1. Exploration du Symbolisme Solaire

On trouve le symbole du soleil dans toutes les cultures à travers l’histoire avec beaucoup d’explication selon les traditions et les coutumes. La plupart des peuples considère le soleil comme une puissance cosmique, il n’est pas surprenant que nous voyons le soleil sur d’innombrables objets et d’écrits.  L’ancienne culture chinoise a reconnu le soleil comme le Grand Homme Principe – le nec plus ultra Yang. Ces personnes symboliquement élogieuses également personnifiez le soleil comme un œil cosmique sur sa domination au cours de la journée.  En Alchimie, le soleil est sol et il est un symbole ésotérique de l’esprit ou de l’intellect. L’or est considéré comme le matériau du soleil dans les pratiques symboliques à l’extérieur de l’alchimie.

2. Certains éléments considérés comme Symboles Solaire

Bronze
Or
Diamant
Ruby
Topaze

Le signe planétaire du soleil (un cercle avec un point au centre) est également un symbole alchimique d’origine d’achèvement signifiant une Grande Œuvre. En outre, ce symbole du soleil représente le Soi dans son rapport à l’ensemble cosmique.  C’est également le cas en astrologie où le soleil est le symbole du Soi qui s’exprime à l’extérieur – qui brille ouvertement à nos amis, famille, collègues, etc la position du soleil au moment de notre naissance donne un éclairage spécial pour nos caractéristiques. C’est comme si le soleil brille sur nous-mêmes symboliquement et nous rend plus visible pour le monde entier.

3. Rapide liste de significations symboliques de Soleil

Vie
Puissance
Force
Énergie
Forcez
Clarté

Dans le christianisme, le soleil est la maison de l’Archange Michael (Gabriel vit à l’intérieur de la lune), et est également un symbole du Christ, ou des attributs comme le Christ.  Dans l’Egypte ancienne le soleil est associé à l’Horus, Ra et Osiris. Horus représente le soleil levant, Osiris le soleil couchant, et Ra représente le zénith du soleil.  Encore une fois, nous voyons le symbolisme solaire en association avec les yeux ou la vision que le soleil est l’œil de Zeus dans la mythologie grecque.  De même, dans la mythologie hindoue, le soleil est l’œil de Varuna, et est également considéré comme le « régénérateur divin.”  Le soleil est en résonance avec l’énergie masculine dans la plupart des cultures. Toutefois, la perspective Celtique met la puissance féminine au sein des rayons du soleil. De même, l’Afrique antique, le Japon, l’Allemagne, et certaines tribus amérindiennes occupent tout le soleil comme une énergie féminine. Les animaux peuvent également être considérés comme des symboles du soleil. Par exemple, l’aigle est un symbole du soleil levant dans sa gloire et le pouvoir sur leurs villes. Le tigre est le soleil dans son aspect de réglage.

http://eloviawp-live.nth.ch/

 

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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Bindi, symbole de l’Inde

Posté par othoharmonie le 31 mars 2013

Le mot « bindi » est tiré du mot sanscrit « bindu », qui signifie « la « goutte ».

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 Traditionnellement, il symbolise le troisième oeil mystique d’une personne et son rapport avec le principe universel de la création. C’est un symbole de conscience, de bonne fortune et de festivité. On dit que le centre du front d’une personne est un des points de pression les plus importants sur le corps humain. Donc, les bindis ont été créé pour concentrer notre attention sur ce point particulier.Ces maquillages particuliers sont aussi appelés « sindur », « tikka », « tilak » …selon la langue utilisée… sur leurs fronts. Au tamil-nadu, la région dont je suis originaire on l’appelle pottu. Mais quelque soit son nom, il intrigue souvent les occidentaux qui essaient souvent d’en comprendre la signification. C’est ce dont je vais essayer de vous parler justement.

Un simple maquillage ou un symbole religieux ?

 Il orne le front. Il existe sous différentes formes – un point rond, une flamme figée gracieuse, un petit point ou un grand. Il a parfois la forme d’ une longue ligne verticale droite ou parfois d’ une conception artistique compliquée ou quelques autres formes aventureuses exotiques. 

Il n’y a pas une explication unique pour ce que signifient les bindis. Le mot « bindi » est dérivé du mot sanskrit bindu (goutte, point) et il est un symbole heureux. Traditionnellement, il est appliqué avec la poudre kum-kum rouge. La couleur rouge apporte de la prospérité à la nouvelle maison – ce point rouge fait de l’épouse la gardienne du bien-être domestique. Et naturellement, il signale aussi à l’environnement que cette femme n’est plus libre… En Inde du Nord le bindi est généralement porté par les femmes mariées, au sud par contre tout le monde le met, même les petits enfants. C’est le cas au Tamil Nadu;Toutes les femmes le portent plus pour des besoins esthétiques, mais j’y reviendrai. 

Aujourd’hui, le kumkum a été en grande partie remplacé par le « bindi autocollant ». Le bindi autocollant existe dans toutes les couleurs, formes et variétés de tailles. Certains sont véritablement des créations exotiques, et utilisent une fine feuille en or ou d’argent, et sont parfois incrustés de pierres brillantes. 

Pourquoi porter un bindi sur le front ? 

Le positionnement du bindi est très significatif. Le secteur entre les sourcils est le siège de la sagesse latente. Ce secteur est connu comme l’emplacement du 6ème chakra. On dit que c’est l’endroit qui commande les divers niveaux de concentration atteints par la méditation. Le point central de ce secteur est le « Bindu » où toute l’expérience est recueillie dans la concentration totale. La tradition Tantrique la situe pendant la méditation, le « kundalini » – l’énergie latente qui se trouve à la base de l’épine est réveillée et monte au point de sahasrara (7ème chakra) situé dans la tête ou le cerveau. Le point central, le « bindu », devient donc une sortie possible pour cette énergie efficace. On croit alors que le « kumkum rouge »(Le kumkum est une poudre fabriqué à partir des feuilles d’une fleur indienne. Il existe aussi du kumkum artificiel et liquide) se trouve à cet endroit du visage entre les sourcils pour maintenir cette énergie dans le corps humain afin de l’empêcher de s’échapper. 

D’une autre manière, on peut dire que ce point est fait pour désigner le chakra du 3ème oeil, c’est à dire qu’il sert à attirer l’attention sur la force divine et l’illumination spirituelle de l’individu.

Signification de la couleur rouge. 

Le vermillon, traditionnellement utilisé pour les bindis (ou pottus), est appelé ‘sindura’ ou ‘sindoor’. Cela signifie ‘rouge’ et représente Shakti (la force). 
Mais il est clair que le rouge, la couleur habituelle des bindis, veut dire quelquechose dans cette tradition et qu’il a un sens important dans la religion hindoue. Quel est-il ? 

 Comme je vous le disais précédemment, le rouge représente dans un premier temps Shakti, la force. En fait on associe le rouge aux sacrifices rituels d’offre de sang que l’on exécutait principalement pour la déesse. Plus tard, les communautés hindoues ont mis un terme aux sacrifices rituels et ont, pour honorer Shakti, offert des offrandes. 

Seule la couleur rouge est restée de ses anciennes pratiques sacrificielles. 

Il symbolise aussi l’amour – un bindi posé sur le front de la bien aimée illumine son visage et captive amant. Comme un bon présage, le ‘sindoor’ est placé dans des temples ou pendant des célébrations avec traditionnellement le saffran jaune dont la couleur a le pouvoir d’influencer l’intellect. On les trouve associés particulièrement dans des temples consacrés à Shakti, Lakshmi et Vishnu. 

Certains chercheurs voit dans la couleur rouge du bindi le symbolisme du sang. Ils disent en effet que dans l’antiquité, chez les aryens, on appliquait, lors de sa préparation et de sa toilette, sur le front la jeune mariée une goutte de son sang comme signe de mariage. La pratique actuelle des femmes indiennes de se mettre sur le frond un rond « Tilaka rouge » appelé Bindiya ou Kumkum pourrait être une survie de cette tradition. 

Il est clair de toute façon que ce signe dénote le statut marital de la femme dans la plupart des communautés indiennes du nord, mais en Inde du sud c’est une prérogative de toutes les filles de porter un bindi, tel un maquillage. La couleur rouge est supposée apporter la prospérité et la bonne augure pour la maison dans laquelle elle rentre. Le bindi permet symboliquement à la femme de préserver le bien-être de sa progéniture, de sa famille et indique sa qualité de maîtresse de maison. C’est indéniablement un signe positif et joyeux. 

Tradition du Bindi 

Une tradition très ancrée dans la culture et la vie quotidienne indienne.

De manière significative quand une femme indienne a le malheur de devenir une veuve elle doit cesser de porter un bindi, indiquant ainsi avec son front nu qu’elle est en deuil. 

Dans beaucoup de régions indiennes aussi les hommes peignent leurs fronts. De ces peintures on peut savoir, vers quelle direction de l’hindouisme le porteur tend. Ainsi, par exemple 3 raies blanches sur le bindi rouge signifie que la personne est shivaïte (adorateurs de Shiva). L’application des poudres kumkum fait donc alors dans ce cas partie des rituels religieux. A ce niveau là, on ne tient pas compte de l’esthétique, mais cette marque de couleurs sur le chakra du 3ème oeil, sert à tirer l’attention sur la force divine et l’illumination spirituelle. 

Pour la conclusion de ses prières du matin, une femme se tamponne selon une vieille coutume d’abord de la pâte de santal sur son front. Puis du vermillon et enfin quelques grains de riz. Les reines des kshatriya peignaient un tilak à leurs époux, pour souhaiter de la chance au champ de bataille ou bien pour les saluer quand ils revenaient. Encore aujourd’hui, celui-ci est une coutume pour souhaiter la bienvenue aux invités. 

Le bindi des femmes s’est développé du rituel de mariage des hindous. Il est traditionnellement peint avec de la poudre kumkum rouge, et la femme qui le porte rougit aussi la raie de ses cheveux au dessus du front. 

Le bindi appartient naturellement aussi à la danse indienne -. C’est traditionnellement le bindi rouge et rond qu’on porte dans ce cas là. Car les anciennes danseuses de temple ne pouvaient pas avoir d’époux. Pourtant elles étaient d’une certaine façon mariées à un dieu, considérait-on. 

De l’ornement traditionnel au maquillage contemporain ou accessoire de mode branché. 

La femme indienne éprise de tradition et conservatrice de ses coutumes utilise toujours, en guise d’ornement sur le front, le vieux kumkum ou sindoor. Dans l’ancien temps, pour obtenir un rond parfait les femmes employaient un petit disque circulaire ou une pièce de monnaie creuse. . D’abord une pâte ou une vaseline collante de cire était appliquée dans l’espace vide du disque ou de la pièce qui étaient alors eux-mêmes couverts de kumkum. Ensuite on ôtait le disque…. et aussitôt on obtenait un bindi rond parfait. 

bindi dans VOYAGE EN INDEAujourd’hui, le kumkum a été en grande partie remplacé par le bindi autocollant. Ce dernier est très en vogue dans toutes les couches de la société indienne surtout tamoule. Les femmes les assortissent avec la couleur de leur sari ou de leur penjabi. Il m’arrive souvent d’en porter d’ailleurs et on en trouve de toutes les formes et couleurs, saupoudrés avec de la poudre d’or par exemple , sertis de perles et des pierres scintillantes et dans différentes tailles etc. Fait de feutre, avec de la colle d’un côté, c’est un produit de remplacement facile à utiliser et ingénieux. Certains sont véritablement des créations exotiques. 

Le bindi sur le front aimé d’une jeune femme est supposé ensorceler son amoureux comme un philtre d’amour dans les romans du Moyen Age occidental. Les poètes, de tous temps en Inde ont composé des couplets sur les beaux bindis des belles demoiselles. 

Le bindi, est aujourd’hui un accessoire de mode. Et apparemment il dépasse les frontières de l’Inde et semble très prisé par les occidentaux branchés style années 70. Il est clair que c’est un maquillage qui éclaire votre visage et lui procure presque un pouvoir hypnotique en focalisant le regard sur lui. Justement chez nous en Occident, cet accessoire de mode est utilisé comme alternative au piercing et a quitté le front pour le reste du corps. On voit parfois sur les plages, des bindis collés autour ou sur les nombrils de jeunes femmes par exemple… 

Alors maintenant que vous connaissez pratiquement tous ses secrets pourquoi ne pas vous laisser charmer et hypnotiser par ce maquillage tellement indien presque universel à présent ?

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La Fête des couleur en Inde

Posté par othoharmonie le 3 mars 2013

Holi : fête des couleurs en Inde

Chaque année, Holi est fêtée partout en Inde, du Nord au Sud, ainsi que par les communautés indiennes à l’étranger. Cette fête religieuse hindoue, qui marque la fin de l’hiver et le début du printemps, est célébrée au cours de la pleine lune du mois de Phâlguna (février-mars) pendant deux jours. Le jour de Holi, tout le monde se jette des poudres et de l’eau colorées dessus. En 2012, Holi aura lieu les 8 et 9 mars. Une profusion de couleurs est à prévoir !

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:: L’origine de la fête

Comme de nombreuses célébrations en Inde, Holi tire son origine de la mythologie hindoue. La légende raconte que le roi Hiranyakashipu régnait en despote, semant le trouble autour de lui. Fier et arrogant, il exigeait que tout le monde se prosterne à ses pieds. Malheureusement pour lui, son propre fils Prahlad lui préférait le dieu Vishnull. 

Hiranyakashipu voulut alors se débarrasser de son fils. Il essaya plusieurs fois de le tuer mais en vain. Il demanda alors de l’aide à sa sœur Holika, qui avait le don particulier de ne pas craindre le feu. Le roi défia son fils de s’allonger dans les flammes avec sa tante. Prahlad accepta et triompha. Holika fut punie pour sa vanité tandis que Prahlad fut sauvé et récompensé par les dieux pour sa loyauté et sa dévotion. C’est de cette histoire que serait née Holi, symbole de la victoire du bien sur le mal, de la fertilité et de l’arrivée du printemps.

:: S’asperger de couleurs

Plusieurs jours avant Holi, les Indiens commencent à rassembler du bois pour allumer le grand feu dit Holika. La veille de la fête, d’immenses feux de joie sont allumés dans toutes les villes d’Inde. Ces feux, qui célèbrent la crémation de Holika, sœur du roi Hiranyakashipu, symbolisent la destruction du mal. Les braises sont ensuite récupérées par les habitants qui les ramènent chez eux et s’en servent pour allumer un nouveau feu. 

Le deuxième jour de festivités est appelé Dhuletti. C’est à ce moment que lefestival des couleurs prend tout son sens. Pendant les jours qui précédent, chacun s’approvisionne en munitions chromatiques – ballons remplis d’eau colorée et poudre teintée appelée gulal. Le jour J, il faut être prêt à asperger ses amis, sa famille ou bien de parfaits inconnus croisés dans la rue. 

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Attendez-vous à être recouvert de couleurs, car les touristes représentent une cible. Attention à ce que vous portez, car le mélange de poudre et d’eau donne une sorte de boue indélébile. Difficile de détacher ses vêtements après Holi ! Vous voilà prévenus… 

Les couleurs utilisées ont chacune une signification particulière : le vert représente l’harmonie, l’orange l’optimisme, le bleu la vitalité et le rouge la joie et l’amour. Après avoir aspergé sa victime de peinture, il est d’usage de s’exclamer « Bura Na Mano, Holi Hai ! » (« Ne soyez pas fâché, c’est la Holi »). La journée est placée sous le signe de la fête : tout le monde s’amuse, chante et danse sur les sons de Bollywood. C’est aussi l’occasion de déguster des mets délicieux spécialement préparés pour Holi et d’avaler quelques gorgées de thandaï, ce mélange de lait glacé, d’amandes, d’épices et de cannabis ! 

Le soir, lorsque le calme est revenu, les habitants rendent visite à leurs proches et à leurs amis. C’est un moment propice à l’échange de vœux et de cadeaux. Les familles partagent ensuite un copieux repas et veillent jusque tard dans la nuit. Dans certaines régions de l’Inde, les célébrations de Holi continuent pendant une semaine.

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:: Une fête aux multiples vertus

Du Nord au Sud de l’Inde, – et même dans les communautés indiennes à l’étranger, comme au Népal, à Maurice ou même Rotterdam –, hindous et non-hindous se retrouvent pour fêter Holi. Cette fête revêt une dimension symbolique puisque pendant quelques jours les barrières sociales tombent, et hommes et femmes sont égaux. 

Le festival des couleurs rassemble toutes les castes sociales. Holi a un puissant esprit fédérateur : l’arrivée du printemps est l’occasion de pardonner à ses ennemis et de manifester son amour à ses proches et ses amis. 

Holi est également appréciée pour ses vertus « médicales ». En effet, les Indiens, soutenus par les théories des biologistes, croient à l’action purifiante de la coloration utilisée dans la peinture, qui, une fois répandue sur le corps, pénètre dans les pores. Le contact entre la coloration et les pores aurait pour effet de renforcer les défenses naturelles du corps et de l’embellir. 

Holi est aussi l’occasion d’un grand nettoyage de printemps. Les maisons sont nettoyées, la poussière balayée et les bactéries éradiquées. Vive la vie en couleurs !

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Première religion en Inde

Posté par othoharmonie le 22 février 2013

 

La première religion de l’Inde était celle de la Mère-patrie, apportée de Mu par les Naacals, une sainte fraternité. Ces hommes enseignaient déjà la religion et les sciences cosmiques dans la Mère patrie, et les plus savants étaient envoyés dans les empires coloniaux pour fonder des collèges et enseigner les prêtres, qui à leur tour enseignaient le peuple.

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Il y a 5 000 ans environ, une race d’Aryens descendit en Inde des vallées sauvages de l’Hindou Koosh et des hautes montagnes environnantes. Ils s’établirent d’abord chez les Nagas de la vallée de Saraswatte. C’étaient de solides montagnards incultes et grossiers. Les Nagas, la race la plus cultivée du monde, les prirent en pitié, les accueillirent dans leurs écoles et leurs collèges et s’efforcèrent de les éduquer. Les Nagas les reçurent si bien que ces gens firent descendre de leurs montagnes tous ceux qui s’y étaient multipliés depuis la destruction du grand empire Uighur dont ils étaient les descendants. Bientôt, ces Aryens eurent conquis tout le nord de l’Inde, et ils s’emparèrent de tous les collèges. Pensant avoir appris des Naacals tout ce qu’il y avait à apprendre, ils chassèrent leurs bons maîtres du pays et les repoussèrent jusque dans les montagnes aux neiges éternelles.

Au bout d’un certain temps une secte se forma, que l’on appela Brahmane, et qui usurpa le droit d’enseigner la religion. Pour parvenir à leurs fins, ces Brahmanes introduisirent dans la religion des théologies perverses, incompréhensibles et extravagantes. Ce fut pour l’Inde le commencement de la fin, qui ne cessa de s’accélérer. Ils créèrent le système des castes; au début il n’y en eut que trois mais elles se multiplièrent au point que la caste la plus basse fut appelée « intouchable ». Celui qui, appartenant à une caste supérieure, effleurait un intouchable devait subir un stage de purification avant d’être de nouveau accepté par sa propre caste. L’Inde tomba alors très bas, et perdit sa suprématie dans la religion, les arts et les sciences. II ne restait plus que quelques braises de ce qui avait été la lumière éclatante d’une flamme représentant tout ce qu’il avait de bon dans la vie.

A ce moment une étincelle jaillit de ces cendres, en la personne du prince Gautama. Il renonça aux affabulations et reprit l’enseignement des Ecrits sacrés. Il eut bientôt une multitude d’élèves et de disciples, qui devinrent les bouddhistes. Le bouddhisme se répandit dans tout l’Orient et devint la religion universelle.

En peu de temps, naturellement, une nouvelle caste sacerdotale apparut pour saper l’oeuvre du Bouddha. Les prêtres bouddhistes du nord de l’Inde s’écartèrent de leur bon maître Gautama et introduisirent dans la religion toutes sortes de théologies et de théories impossibles dans le seul but de faire du peuple leurs esclaves. Seuls les prêtres du sud restèrent fidèles aux enseignements de Gautama. Aujourd’hui, le cœur du bouddhisme se trouve dans un petit temple d’une simplicité ascétique, dans les montagnes centrales de Ceylan, à Kandy. Mais en dépit de tous les pièges, de toutes les chausse-trappes du clergé communs à toutes les religions d’aujourd’hui, une étincelle a été ravivée qui brillera bientôt dans le monde entier. Les prêtres et les politiciens n’ont jamais vu et ne verront jamais les avertissements, « l’écriture sur le mur », tant que ces murs ne s’écrouleront pas sur eux, trop tard pour qu’ils songent à fuir. Il en a été ainsi dans toute l’histoire du monde depuis 15 000 ans. Les peuples se soulèvent pour écraser les politiciens, et le Seigneur,à sa façon, sépare dans son jardin le bon grain de l’ivraie.

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A U M est une inscription qui a dérouté les savants du monde entier, y compris les Hindous, depuis plus de 2 300 ans. Sa signification et sa portée furent perdues quand les Naacals furent chassés d’Inde par les Brahmanes. De nombreux érudits se sont penchés sur ce sigle pour essayer d’en trouver la signification, mais pas un n’est parvenu à un résultat satisfaisant; les plus anciennes explications sont confuses. Voici quelques exemples :

Manava dharma Sastra est un ancien livre hindou. Livre 2, Sloka 74 : « Au commencement l’Infini existait seul et s’appelait Aditi. Dans cet Infini habitait A U M dont le nom doit précéder toutes les prières et les invocations. »

Livre de Manu, Sloka 77 : « La monosyllabe AUM signifie terre, ciel et cieux. »

I.T. WheelerHistoire de l’Inde, Vol. 2, page 481 : « II est difficile d’interpréter les trois lettres A U et M; on sait seulement que lorsqu’elles sont réunies pour former le mot AUM elles représentent selon Manu le symbole du Seigneur qui créa toutes choses, Brahma. »

H.T. Colebrook écrit dans Atlantic Research : « Selon Noruka, auteur d’un très ancien glossaire des Vedas, la syllabe AUM fait allusion à toutes les Déités… Les Brahmanes réservent peut-être pour leurs initiés un symbole ésotérique plus ample que celui donné par Manu. »

Noruka avait dû lire une version brahmane des Vedas, que ces derniers avaient volée aux Naacals et transformée pour l’adapter à leurs viles intentions, et qu’ils publièrent ensuite comme s’ils en étaient les seuls auteurs.

Les Vedas étaient à l’origine un livre Naacal. Les Naacals ne reconnaissaient qu’une seule Déité. Par conséquent, lorsque Noruka évoque toutes les Déités il est en contradiction flagrante avec les Vedas originaux, ce qui prouve que ces textes auxquels il se réfère n’étaient pas les véritables Vedas mais des livres déjà récrits et transformés.

A U M exprime la même conception que l’Ecriture Mystérieuse et les symboles de la tablette mexicaine de Niven N° 2379. La seule différence réside dans la forme de l’écriture. L’Ecriture Mystérieuse et la tablette mexicaine sont rédigées dans l’ancienne écriture numérique ésotérique des temples. L’ A U M hindou est écrit en symboles alphabétiques qui se lisent ainsi :
A — Ahau              Masculin : Père
U                            Féminin : Mère, Elle
M — Mehen           Le rejeton, le Fils, l’Homme
N.B. : U est employé ici comme le prénom féminin Elle. M aurait été utilisé s’il n’avait risqué d’être confondu avec le M de Mehen.
Les Brahmanes inventèrent une théologie compliquée autour de cette conception, et y introduisirent une confusion totalement incompréhensible pour le peuple. Le sigle devint donc une chose effrayante, superstitieuse.

Source : http://muchurchward.free.fr/pages/03_Le_monde_occulte_de_MU.htmlmain_religion_by_country_-_world_map.svg_

 

 

 

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Shiva

Posté par othoharmonie le 8 juillet 2011

 

Shiva  dans Légendes Indiennes Nataraja    Shiva (transcription anglaise, sanskrit Śiva) — transcrit parfois par Siva ou Çiva, « le bon, le gentil, qui porte bonheur » — est un dieu hindou, un des membres de la Trimoûrti avec Brahmā et Vishnou

 

Shiva est un personnage complexe et contradictoire. Shiva est le dieu de la destruction des illusions et de l’ignorance. Il représente la destruction mais celle-ci a pour but la création d’un monde nouveau. L’emblème de Shiva est d’ailleurs le phallus ou lingam, symbole de la création. Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l’univers et amorcer un nouveau cycle. 

 

Il est représenté avec un troisième œil au milieu du front, symbole de sagesse, et avec un cobra autour du cou. Il porte un trident (trisula) et tient un petit instrument de percussion (damaru). Il est assis sur une peau de tigre, symbole de l’énergie potentielle. Shiva représente en effet la source créatrice en sommeil. De sa chevelure, dans laquelle se trouve un croissant de Lune, symbole du cycle du temps, s’écoule le Gange, fleuve sacré de l’hindouisme. Sa monture est le taureau Nandi qui fait lui-même l’objet d’un culte. 

 

Shiva est représenté sous différentes formes (l’ascète, le yogi, le mendiant, etc.) et possède, d’après les textes, 1008 noms distincts (Shambhu, Shankara, Pashupati, etc.). L’une de ses manifestations les plus célèbres est Shiva Nataraja, le danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde. Il est alors représenté avec 4 bras. La main supérieure droite tient un tambour (damaru) qui rythme la création ; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (samhara) ; la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra) ; la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l’air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit, il écrase un nain-démon symbolisant l’ignorance. Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d’un cercle de feu (prabhamandala). 

 

Shiva est marié à Shakti, la déesse-mère. Elle-même a plusieurs noms suivant la fonction qu’elle occupe (Parvati, Durga, Kali). Il a deux fils, nés de Parvati : Ganesh et Skanda. Ganesh a cependant la particularité d’avoir été conçu par Parvati seule, Shiva l’ayant seulement ramené à la vie en le dotant d’une tête d’éléphant. La famille vit au sommet du mont Kailasa dans l’Himalaya.

 

 

Rapports entre Vishnu et Shiva 

 

Image illustrative de l'article Shiva

Depuis le début de l’ère chrétienne au moins, sinon plus tôt, la plupart des hindous lettrés sont des adorateurs, soit de Vishnu, soit de Shiva — c’est-à-dire qu’ils considèrent soit Vishnu, soit Shiva, comme le premier des dieux, voire comme dieu unique identifié au brahma indifférencié, tous les autres ne représentant à leurs yeux qu’une expression secondaire de la divinité. Ainsi, les fidèles de Vishnu ne nient pas l’existence de Shiva, mais le placent sur un plan annexe, le considérant comme une création ou une émanation de Vishnu ou de son démiurge Brahmâ. D’une façon similaire, les shivaïtes voient en Vishnu une émanation du grand dieu Shiva. De nombreux mythes, illustrent la suprématie d’un dieu sur l’autre. Ainsi la lingodbhavamūrti, illustré abondamment sur les temples, surtout en Inde du Sud, raconte comment, alors que Vishnu et Brahmâ se disputaient la suprématie divine, Shiva apparut sous la forme d’un lingam de feu infini. Pour se mettre au défi, Brahmā décida d’en trouver le sommet sous la forme d’un hamsa (oie sauvage, véhicule de ce dieu) et Vishnu décida d’en trouver la base en prenant la forme d’un sanglier fouisseur. Tous deux échouèrent dans cette tâche et se prosternèrent devant le lingam de feu, reconnaissant sa suprématie. Shiva se révéla alors en sortant du lingam et leur expliqua que tous deux étaient nés de lui-même. 

Si ces différences de point de vue ont à l’occasion été la cause d’affrontements, dans l’ensemble, ces deux branches de l’hindouisme sont parvenues à préserver entre elles une harmonie. 

 

D’ailleurs, les textes contribuent à l’inclusion réciproque des deux dieux l’un par rapport à l’autre et soulignent leur solidarité étroite: 

 

  • « Le cœur de Vishnu est Shiva ; le cœur de Shiva est Vishnu » (Skanda Upanishad) 

  • « Vishnu est la flèche de Shiva ; Shiva est la flûte de Vishnu » (Krishna Upanishad) 

 

Dans l’iconographie, ce syncrétisme est illustré par la forme de Hari-Hara, mi-Vishnou mi-Shiva. 

 

Source, lire la suite sur wikipedia….  

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L’amour Tantrique

Posté par othoharmonie le 17 mai 2011

L’amour Tantrique dans La Sexualité Sacrée tantrisme

 

La première chose à faire est d’apprendre à connaître son propre corps. Vous devrez impérativement vous libérer de tous vos tabous. C’est une étape d’une importance capitale pour un épanouissement total au cours de la relation tantrique. Il faut non seulement apprendre à se connaître physiquement, mais aussi apprendre à déceler ses réactions, ses émotions, ses sensations. Le meilleur moyen pour cela reste la masturbation. L’observation Devant votre miroir,… Lire la suite »

Massage tantrique en vidéo :

Image de prévisualisation YouTube

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Plusieurs philosophies orientales considèrent la sexualité comme un élément fondamental du développement intégral de l’individu. Son action se ferait sentir sur tous les plans : physique, psychologique, émotif et spirituel. Dans ce contexte, la sexualité est considérée comme sacrée. Les dimensions masculine et féminine représentent alors des forces énergétiques complémentaires, et c’est la fusion de la polarité mâle avec la polarité femelle qui permet d’atteindre l’extase et le « sacré ». Le sacré dont il est question ici est le sentiment de participer à la grande danse de l’existence, d’être en connexion intime et aimante avec tout ce qui vit. 

 

Comme c’est le cas pour la méditation, la sexualité sacrée se présente comme une activité simple à comprendre – être en relation dans un état de profonde attention et de conscience -, ce qui la rend accessible aux néophytes. Mais, tout comme pour la méditation, il s’agit aussi d’une voie profonde et pleine de subtilités. Elle ne se révèle vraiment qu’au fil du temps et de la pratique assidue – pour le plus grand bonheur de ses adeptes. 

Le tantra, qu’est-ce que c’est? 

 

Le tantra (ou tantrisme) est probablement la pratique de sexualité sacrée la plus connue. Mais il faut savoir que le tantra est d’abord une voie spirituelle, un des nombreux courants de l’hindouisme, religion multiforme très répandue en Inde. Il s’agit d’un vaste et riche système de pensée qui ne saurait en aucun cas être ramené à la seule dimension sexuelle. Il est vrai toutefois qu’un courant à l’intérieur du tantra considère l’acte sexuel comme une pratique pouvant mener à la connaissance suprême. C’est au tantra que l’on doit le concept à la base de la sexualité sacrée : l’être humain est d’essence divine, et cette essence est à la fois masculine et féminine (représentée par Shiva et Shakti, que l’on voit s’accoupler dans les temples hindous). 

 

Cela dit, les pratiques de sexualité sacrée en Occident s’inspirent aussi du taoïsme, antique philosophie et religion de la Chine dont le symbole représente justement l’interdépendance des énergies mâle et femelle. Plusieurs chercheurs et auteurs contemporains – de manière plus ou moins authentique et intense – ont étudié ces pratiques et les ont traduites pour un public occidental. 

Pour s’initier au tantra 

Outre les livres, assez nombreux, qui existent sur le sujet (et dont quelques-uns sont mentionnés dans la bibliographie), on peut aussi participer à des ateliers destinés à éveiller le sens sacré de la sexualité. Certains sont réservés aux couples, mais plusieurs sont également ouverts aux personnes seules, car le célibat n’est pas une raison pour ignorer son énergie sexuelle et son potentiel pour l’épanouissement global.

 

 

Ateliers au Québec 

Le Tao de la santé. www.taodelasante.com 

L’Autre Versant. www.ressourcement.ca 

Tantra Madhu. www.tantra-madhu.ca 

Tantra Montréal. http://tantrapourcouples.com 

 

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Radjah !

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2010

Bonjour à tous, 

  

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Aujourd’hui j’ai la joie de vous présenter mon nouveau compagnon, il se nomme RADJAH…. Agé de 6 mois ! 

Certes ce sont ses premières photos, alors pardonnez sa timidité… il s’y habituera ; pour l’instant laissons-le s’acclimater dans son nouvel univers ! 

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Je l’ai appelé ainsi tout simplement en référence à mon retour de voyage en Inde. Radjah est le titre donné aux Princes en Inde… C’est mon Prince à moi dorénavant ! 

Ce magnifique félin tout noir m’a été offert par ma fille Gaëlle ; c’est exactement ce que je souhaitais, un compagnon succédant à celui qui est parti rejoindre les anges les mois derniers… 

Gaëlle a su entendre mon souhait le plus cher, un petit animal unicolore, pas une seule autre petite parcelle de couleur ; Oui ! absolument tout noir…. Il est magnifique ! 

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Pourquoi alors un CHAT NOIR

Dans nombre de cultures, il identifie le démon, les influences sataniques ou les effets de la Magie noire, les mauvais présages, mais bien à tort….  

  

En mystique, il désigne l’être, protégé par la Mère divine, doté de vision subtile, d’intuition et de facultés télépathiques, qui peut s’aventurer en toute quiétude dans l’entonnoir le ramenant au lieu de ses origines cosmiques.  

Dans de nombreux pays, les chats noirs sont considérés comme portant bonheur et les chats blancs comme portant malheur, car le blanc serait  la couleur des fantômes….  mais au moyen Age, le chat noir était irrémédiablement lié au diable dont on pensait qu’il lui empruntait sa fourrure noire avant de tourmenter ses victimes. 

Cependant, les croyances divergent selon les parties du monde. En Amérique du Nord par exemple, le chat noir porte malheur et le chat blanc bonheur. Le noir est le symbole de la  pauvreté et de la maladie en Chine et le chat « écaille de tortue » est un porte-bonheur au Japon. 

Un chat noir qui traverse la rue devant un couple de jeunes mariés est signe de mariage heureux. Les femmes de marins avaient pour habitude de garder un chat noir pour s’assurer le retour de leur mari. Si le fait d’avoir un chat noir à bord était de bon augure pour les marins, il ne fallait jamais prononcer le mot « chat » sur un bateau , sous peine de malheur. 

La raison pour laquelle on dit qu’un chat noir qui traverse la route porte chance est que, bien que ses pouvoirs maléfiques soient passés tout près de vous, il vous a épargné et vous avez donc eu la chance de survivre…. 

Bien d’autres mythes encore………..gif_chat_noir_14 

radjah10   En Egypte, le chat et la divinité Bastet, des figures positives. Les cendres d’un chat incinéré après sa mort chassaient les mauvais esprits. Les enfants portaient une représentation de l’animal en médaillon autour du cou pour éviter tout danger. 

En Occident, le chat évoquait à la fois l’hypocrisie et la sournoiserie. 

Le chat noir était réputé pour être le compagnon des sorcières et du diable. 

Croiser un chat en Perse, dans le monde arabe ou en France annonçait un grand malheur. 

En Turquie, il présageait une dispute. 

Les Américains n’aiment pas voir un chat le matin, signe d’une mauvaise journée. 

En Chine, il préservait des mauvais esprits ; au Cambodge, sa venue signifiait le retour de la pluie après la sécheresse. 

Les Africains estiment qu’il est le seul animal refusant une alliance avec le mal. 

En Angleterre, avoir un chat en motifs imprimés sur ses vêtements favoriserait la chance. 

Les Bretons font très attention à l’attitude de leur chat, car annonçant un grand nombre d’événements. 

Si le chat se met à jouer, c’est que son maître va revenir, s’il se nettoie le museau cela annonce l’approche d’une tempête ou d’un coup de vent, lorsqu’il tourne le dos au feu c’est qu’un naufrage se produit et si il se brûle le poil, c’est qu’il y a des noyés lors de ce naufrage.  Par contre son ronronnement annonce la fin du mauvais temps. 

Le chat, et surtout lorsqu’il est noir, est apparenté au diable et les sorciers en prennent très souvent l’apparence. De ce fait, en Provence lorsque l’on donne du pain béni à un chat, celui-ci devient très souvent enragé. 

Aux Pyrénées On dit que les chats ont tous un cheveu du diable dans la queue (Morvan) et aussi que si on ne voit pas leurs cornes, c’est qu’ils les ont vendues pour avoir du poisson. 

A Paris, Abandonne tout espoir de se marier dans l’année, une jeune fille qui marche sur la queue d’un chat. 

Il est aussi de très mauvais présage de rencontrer un chat, le matin, lorsque l’on part en voyage. 

En Egypte, tous les habitants de la maison se rasent les sourcils lorsque le chat meurt. 

Saviez-vous que, les témoignages sur la domestication du chat en Asie remontent à près de 3 000 ans… et c’est l’affaire qui m’intéresse là ….

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En Inde 

En milieu naturel : Le chat rubigineux de l’Inde est le plus petit représentant de son genre. Il est facilement reconnaissable à son pelage gris brun orné de taches rondes rousses. Sa tête est plutôt allongée et son front est parcouru de quatre lignes discontinues également rousses. La sous-espèce qui nous intéresse ici ne vit qu’en Inde, dans les zones forestières et les prairies arborées. Elle est malheureusement menacée par la déforestation et la chasse.

 

Alors, rubigineux ou bien noir tel que je l’ai choisi moi-même, Radjah est mon compagnon d’aujourd’hui. 


Il est fait mention dans des textes sanscrits et dans les légendes que : Les chats ont bien souvent tenu une place importante dans les cérémonies religieuses indiennes ou occultes. Aucun hindou n’oserait lui faire de mal. 


Celui qui tuerait l’animal paierait cette faute au cours de ses 7 prochaines vies ! par contre, semi-domestique, ce chat n’entre pas dans la maison car son pelage est considéré comme malpropre. Mais ses talents de chasseurs sont appréciés. 

Les chats vivent donc dans la rue en Inde….. comme beaucoup d’autres d’ailleurs ! 

En raison de toutes ces controverses peut-être, le chat noir faisant tant parler de lui, j’aime à braver les contradictions ….

  

Bienvenue à mon compagnon et ami Radjah !

et encore Merci à Gaëlle !

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Accueil en Inde

Posté par othoharmonie le 6 novembre 2010

L’accueil aux étrangers 

 

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En Inde, il s’agit presque d’une tradition dans ce pays qui depuis des millénaires est une terre de passages, de pèlerinages, de départ et d’arrivées incessants. Les Indiens voyagent beaucoup à l’intérieur de leurs frontières, et ont tous été un jour ou l’autre confrontés au sentiment de se retrouver en « terre étrangère ». Ils mesurent donc avec justesse l’importance de l’accueil, et mettent naturellement en pratique ce qui peut être considéré comme un véritable code de conduite, certes mâtiné de religions, mais qui n’en reste pas moins profondément sincère.

En ce qui nous concerne, en tant que touristes, à chacune de nos arrivées dans un hôtel, au total pour ce séjour : 11 hôtels ;  chaque fois nous avons été accueillis comme il se doit : deux grooms à la porte de l’hôtel en habit traditionnel avec un sourire qui dévoile toutes leurs belles dents blanches, nous souhaitant les bienvenus « Namasté » et déposant autour de notre cou un collier d’œillets d’Inde à fleurs oranges, puis une femme en sari coloré et couverte de magnifiques bijoux venant déposer sur notre front un tika (ou tilak), le plus couramment de couleur rouge (poudre de curcuma séchée) nous signifiant porter bonheur, juste à l’emplacement du 6ème chakra, symbole de l’ouverture du 3ème œil….

Vient ensuite un plateau de serviettes chaudes et humides afin que nous puissions nous rafraîchir à la fois le visage, les mains et les avant-bras ; vient ensuite un plateau de boissons désaltérantes, parfois du coca cola, parfois une citronnade….

Quel accueil mes amis très chaleureux !!! Franchement un accueil inégalable, que nous ne savons absolument pas faire en France….

 

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Pour l’historique :

L’Inde est le foyer de civilisations parmi les plus anciennes, et un carrefour historique important des grandes routes commerciales (dont la mythique Route de la Soie). Quatre “grandes religions” y ont vu le jour : l’hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme et le sikhisme.

Autrefois, l’Inde constituait une partie importante de l’empire britannique (le Raj) avant d’obtenir l’indépendance en 1947. Il est également important de noter la présence, à la même époque, de comptoirs français et portugais, qui lui seront rétrocédés quelques années après l’indépendance.

Après plusieurs décennies de stagnation économique, le pays s’est beaucoup développé depuis une quinzaine d’années environ, en particulier grâce aux réformes lancées en 1991. L’Inde, déjà géant démographique et puissance régionale, est sans nul doute appelée à devenir une des grandes puissances du XXIème siècle, à l’instar de la Chine.

 

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Tous ces sourires recueillis à chaque pas de notre avancée au sein d’un hôtel nous fait bien comprendre que chaque Indien aura à cœur de tout faire pour que nous nous sentions à l’aise, et pour que nous gardions de son pays une image positive. Une armée entière de gens au service de leur clientèle, il suffit de lever le petit doigt pour qu’au moins trois jeunes gens du personnel soient à votre disposition avec toujours ce même sourire agréable aux lèvres.

 

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Pour un ordre d’idées, voici quelques Hôtels de L’inde du Nord

 

 

Agra              L’Hôtel Amar 

Amritsar       L’Hôtel Ritz Plaza 

Bikaner         L’hôtel Harasar Haveli

L’Hôtel Maharaja Ganga Mahal  

Dabri             Couchage sous tentes dans le désert 

Delhi             D’hôtel Grand Godwin 

Dharamsala  D’hôtel Zambala House 

Jaipur            L’hôtel Diggi Palace 

Jodhpur        L’Hôtel Pal Haveli 

Mandawa      L’Hôtel Héritage 

Pushkar        Le Jagat Palace 

Udaipur         L’Hôtel Swaroop vilas

 

 

 Hôtel :

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Histoire et légende

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2010

Histoire et légende du Tarot de Marseille 

Histoire et légende dans Tarots et tirages Cartes tarot-osho-zen

L’origine du Tarot n’est pas très précise et tient plus de la légende que du fait historique 

  

Selon la légende, le tarot serait issu de la tradition occulte égyptienne. Seuls, les prêtres avaient la connaissance et le savoir pour utiliser leur pouvoir et prédire les événements d’importance capitale pour les rois. Mais il est impossible de connaître véritablement l’origine du tarot qui semble venir de partout et qui pourrait appartenir à toutes les cultures (aztèque, maya, inca, judaïque, chinoise, hindoue, islamique…). Cependant, au fil des lectures, on s’aperçoit que beaucoup de légendes ont bien effectivement pour point d’origine le monde égyptien ou l’antiquité profonde

  

Voici un exemple

Une légende raconte que face aux guerres, menaçant la civilisation égyptienne, des sages se seraient réunis pour savoir comment préserver les savoirs les plus importants de la doctrine occulte. C’est ainsi qu’après de longues discussions, il fut décidé que les axiomes de la doctrine fondamentale seraient retranscrits sous forme de figures symboliques gravées sur des tables de pierre et conservées dans les bibliothèques. Plus tard, ces tablettes furent retranscrites sous forme de carte (exploitant ainsi la faiblesse de l’homme pour le jeu et le vice) pour en permettre leur transmission au travers des siècles.


De cette façon leur savoir aurait pu être transmis facilement par les prêtres et sages des autres civilisations, notamment au début par les Egyptiens.  

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Pour d’autres le tarot viendrait plutôt du Moyen Orient et serait apparu suite aux croisades. 

Il y a beaucoup d’autres légendes et il faudrait des pages et de pages pour les raconter. Quoiqu’il en soit, personne ne peut affirmer quelles sont véritablement les origines du tarot. Il a cependant réussi à traverser les siècles tout en s’enrichissant du savoir et du symbolisme de toutes les civilisations qu’il a côtoyées. On retrouve les racines du mot « tarot » dans de nombreuses langues et cultures. A titre d’exemple, (mais cela reste des hypothèse bien évidemment): Dans la langue des égyptiens de l’antiquité : « tar » chemin et « ro » royale, ou bien encore « Ptah », Maître de la Création et « Râ », Dieu-Soleil, ou bien en tzigane, dont le peuple utilise les cartes à des fins divinatoires « Taru », sagesse amassée, en hongrois : « Tar » ou « Torok », « jeu de cartes ». 

  


 

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Le tarot pourrait tout aussi bien avoir ses racines dans la mythologie romaine et grecque. Certaines études démontrent de façon très convaincante les liens qui pourraient exister entre les dessins des arcanes et les fresques et autres représentations de l’époque. Cela est d’autant plus plausible que le message qui s’y trouve y est directement lié et ne diffère pas vraiment de l’interprétation que nous faisons du Tarot.

 

 

Le tarot a quelque chose de surnaturel dans le sens ou ses idées et ses symboles sont intemporels et aussi vieux que l’humanité ; Il a réussi a traverser les âges, intact dans sa philosophie et s’est enrichi de toutes les civilisations et de tous les savoirs qu’il a côtoyés. Son support, les cartes, a su toucher un point faible de l’homme, celui de la passion pour le jeu.

Pour les plus sceptiques, on pourrait chercher des origines plus rationnelles. Nous pourrions nous permettre de formuler plusieurs hypothèses : 

·         Le tarot aurait été conçu pour permettre de transmettre des connaissances élémentaires. 

·         Le tarot serait un jeu de patience 

·         Le tarot serait un jeu de cartes avec des règles. Cette hypothèse est parfaitement plausible puisqu’il existe bien un jeu de tarot 

·         Le tarot aurait été pensé dès le début comme un jeu de cartes divinatoires 

Encore une fois toutes les hypothèses sont possibles et chacun peut trouver celle qui lui convient le mieux, voilà encore un point fort du Tarot ! 

 

 

 

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Diverses formes de méditations

Posté par othoharmonie le 3 septembre 2010

http://leloom.free.fr/galerie/final/meditation.jpg Différentes formes de méditations

Le terme méditation (du latin meditatio) désigne une pratique mentale ou spirituelle. Elle consiste souvent, mais pas nécessairement, en une attention portée sur un certain objet de pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le but d’en approfondir le sens) ou sur soi (dans le but de pratique méditative afin de réaliser son identité spirituelle). La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence . 

 

Néanmoins l’utilisation d’un objet particulier ou d’une référence n’est pas nécessaire à la méditation. 

 

La méditation est au cœur de la pratique du Bouddhisme, de l’hindouisme, du Taoisme, du Yoga, de l’Islam, de la Chrétienté ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité mais également médicale. C’est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés ou l’apaisement progressif du mental voire une simple relaxation, obtenus en se « familiarisant » avec un objet d’observation : qu’il soit extérieur (comme un objet réel ou un symbole) ou intérieur (comme l’esprit ou un concept, voire l’absence de concept). 

 

 

Diverses formes de méditations dans A et B jk2 Jean Klein : la lucidité silencieuse sans support 

 

Dans la spiritualité contemporaine, comme par exemple dans les enseignements de Krishnamurti ou Jean Klein, le terme de méditation désigne un état de lucidité silencieuse sans support, une vigilance où les constructions mentales sont absentes. Ils ont dessiné quelques directions de méditation :

 

 

  • « l’attention » : Cette investigation requiert une attention vide de toute attente, de toute anticipation ; en quelque sorte, une attention innocente. Ce matin nous sommes paisiblement assis. C’est une méditation sans sujet pour méditer, et sans objet sur quoi méditer. C’est notre tranquillité naturelle. ; 

 

  • « l’observation » : L’enseignement repose principalement sur la compréhension, il s’agit plutôt d’être compréhension. Comprendre est le résultat d’une juste observation. C’est une observation ouverte, sans jugement, sans comparaison ni interprétation ; nous ne pouvons l’objectiver. Nous ne pouvons la situer dans l’espace, parce qu’elle est hors du temps. Le temps est une création de la pensée, tandis que l’observation qui émane de la totalité du corps relève, elle, de l’intemporel. ; 

 

 

  • « Le temps » : La pensée est le temps, la pensée est une fonction. Le temps est une expression de l’intemporel. Le temps doit cesser pour que puisse vivre l’intemporel. Et quand la pensée a découvert ses limites, alors nous sommes ouverts à l’intemporel, au présent éternel. ; 

 

  • « La liberté » : La liberté dont vous faites l’expérience en ces moments-là ne peut jamais être objectivée, ni définie. Vous ne pouvez jamais la formuler. La compréhension peut bien se situer dans votre tête, mais être la compréhension n’a plus rien à voir avec la tête ; c’est votre perception globale. ; 

 

 

Rudolf-Steiner dans A et B  Rudolf Steiner : la méditation comme science de l’esprit

 

 Dans d’autres enseignements modernes comme par exemple ceux de Rudolf Steiner, la vision de la méditation répond a un besoin intérieur inhérent à la nature humaine. En effet, la conscience de soi de l’être humain actuel a été gagnée au prix de la perte de la perception de notre nature spirituelle et de la nature spirituelle du monde. Les questions existentielles de l’être humain proviennent de la perte de cette perception. Leur résolution n’est complète que lorsque l’âme humaine est à nouveau abreuvée par le monde spirituel. Par la méditation basée sur la pensée, l’être humain peut rendre cette faculté, qui est la plus élevée qu’il possède, autonome et libérée du corps. C’est par la pensée que tout être humain peut à nouveau faire l’expérience objective du monde spirituel. Ce contact avec le monde spirituel s’en trouve métamorphosé car il est désormais conscient et libre, chose qui n’était pas possible dans le passé de l’humanité

 

 

 

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Posture de méditation dans le Yoga 

 

 

Le New Age 

Le New Age a rassemblé ou mélangé toutes sortes de pratiques méditatives en un patchwork, puisant dans la religion ou les spiritualités des peuples premiers, y ajoutant plus récemment les cristaux ou des musiques spécifiques pour la relaxation composées à cet effet. Le terme et la pratique sont entrés dans le langage courant, en partie par le biais du Hatha yoga qui est globalement bien accepté en Occident. Le mouvement raélien a même développé une méthode de méditation sensuelle dont les principes sont assez éloignés des pratiques méditatives traditionnelles. 

 

 

La méditation naturelle 

 

La phénoménologie du développement moral et spirituel (dans la lignée de recherche Jean Piaget > Lawrence Kohlberg > Robert Kegan) se basant sur l’aspect inné de l’empathie confirme que la respiration naturelle (base de toute technique de méditation) permet d’intégrer l’empathie dans la résolution de conflits dans lesquels on est soi-même impliqué. Cela permet un développement moral selon la résolution des problèmes existentiels clés que chaque étape de notre vie sociale nous pose. 

 

  0002063A 0002063E ET BIEN EVIDEMMENT….

 

 

Critiques de la méditation 

 

Si la plupart des pratiques de méditation, dans leurs principes, sont généralement bien acceptées, il existe cependant deux critiques principales : 

 

  • La méditation pratiquée trop longtemps ou trop intensément peut conduire à des problèmes psychologiques ; l’apport des pratiques méditatives orientales au milieu du XXe siècle en Occident n’a pas toujours tenu compte de la différence de contexte culturel et social ; des études ont été menées afin de déterminer les effets secondaires indésirables de la pratique de la méditation ; des symptômes de l’ordre de sensations inconfortables dans le corps ou de dissociation mentale ont pu apparaître ; lors d’une étude clinique sur 27 sujets pratiquant la méditation depuis de nombreuses années, des phénomènes de désorientation, de confusion mentale, ou le sentiment de « planer » ont été identifiés chez quelques-uns des sujets ; lorsque l’objectif recherché d’une thérapie est de renforcer l’identité (l’ego), la méditation serait alors déconseillée ;

 

  • En dehors de la valeur éventuelle d’une pratique, certains groupes spirituels controversés sont parfois accusés d’utiliser la méditation comme un paravent à des activités condamnables (Aum Shinrikyo par exemple).

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