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Sagesse et Compassion

Posté par othoharmonie le 3 mars 2016

 

Mon point de vue n’est-il pas terriblement élitiste ? Mon Dieu, je l’espère. Si vous regardiez un match de basket ne préféreriez-vous pas voir jouer Michael Jordan que moi ? Si vous aimez la pop musique, pour qui êtes-vous prêt à payer pour écouter ? Moi ou Bruce Springsteen ? Lorsque vous lisez de la belle littérature, préférerez-vous passer du temps à lire Tolstoï ou moi ? Si vous payez 64 millions de dollars pour un tableau, le feriez-vous pour un Van Gogh ou pour un de mes tableaux ?

Sagesse et compassion

L’excellence est élitiste. Y compris l’excellence spirituelle. Mais l’excellence spirituelle, est un élitisme auquel nous sommes tous invités. Nous nous tournons d’abord vers les grands maîtres comme Padmasambhava, sainte Thérèse d’Avila, le Bouddha, Dame Tsogyal, Emerson, Eckhart, Maimonide, Shankara, Sri Ramana Maharshi, Bodhidharma, ou Garb Dorje. Mais leur message est toujours le même : laissez cette conscience qui est en moi être en vous. Vous commencez comme élitiste et vous finissez égalitaire, toujours.

Mais entre temps, il y a cette sagesse furieuse qui hurle dans nos cœurs; nous devons, tous, garder notre attention sur le but de la transformation ultime. Donc toute spiritualité intégrale ou authentique inclura forcément toujours un appel critique, intense et par moments polémique, de la part du camp de la transformation au camp purement translatif.

Si nous utilisons les pourcentages du chinois Ch’an comme exemple de base, cela veut dire que 0,0000001% de la population est engagé de façon active dans une authentique spiritualité, alors que 0,99999999 % de la population est impliqué dans des systèmes de croyances non transformatrices, non authentiques, purement translatives ou horizontales. Et cela veut dire, eh oui, que la grande majorité des aspirants spirituels dans ce pays comme partout ailleurs sont impliqués dans des pratiques qui sont loin d’être authentiques. Il en a toujours été ainsi; et c’est le cas maintenant. Ce pays ne fait pas exception.

Ce qui devient beaucoup plus dérangeant en Amérique aujourd’hui, est qu’une immense majorité d’adhérents de mouvements spirituels horizontaux prétendent souvent être à l’avant-garde de la transformation spirituelle, d’apporter le « nouveau paradigme » qui va changer le monde, la « grande transformation » dont ils sont les éclaireurs. Mais dans la plupart des cas ces nouveaux paradigmes ne sont pas transformateurs du tout. Ils sont purement et agressivement translatifs. Ils n’offrent pas de moyens efficaces pour démanteler le moi, mais proposent au moi de nouvelles façons de penser. Pas des moyens de transformation, mais des nouvelles façons de translater. En fait, ce que la plupart de ces mouvements proposent ce ne sont ni des pratiques ou des séries de pratiques, ni des sadhana, satsang, shikan-taza ou yoga. Ce que la plupart de ces mouvements offrent c’est : lisez mon livre sur le nouveau paradigme ! Tout cela est profondément dérangé et profondément dérangeant.

Ainsi les camps spirituels authentiques, tout en gardant le coeur et l’esprit des grandes traditions de transformation, feront coexister deux choses : une appréciation et un engagement pour les pratiques mineures et translatives (dont dépend leur succès généralement) et un cri du coeur tonitruant – hurlant que cette translation ne suffit pas en elle-même.

Par conséquent tous ceux qui ont été bousculés dans la profondeur de leur âme par la transformation authentique doivent, je le crois, en découdre avec le profond engagement moral, lancer cet appel du cœur – que ce soit tranquillement avec douceur et pleurant de réticence; ou avec un feu brûlant et une sagesse furieuse; ou par l’analyse lente et prudente; ou en étant un inébranlable exemple public. L’authenticité porte en elle de façon absolue une obligation et un devoir. Vous devez l’exprimer, secouer l’arbre de la spiritualité, braquer sur les yeux des complaisants les phares de votre réalisation au mieux de votre capacité. Vous devez laisser cette réalisation radicale déferler à travers vos veines pour ébranler ceux qui vous entourent.

Et si par malheur vous manquez à cet appel, vous trahirez votre propre authenticité. Vous dissimulerez votre état véritable. En refusant de déranger les autres, vous refuserez de vous déranger vous-même. Vous serez de mauvaise foi avec un mauvais relent d’infini.

Parce que, voyez-vous, ce qui est alarmant, c’est que toute réalisation porte en elle un terrible fardeau : ceux à qui il a été donné de voir sont simultanément harnachés à l’obligation de communiquer cette vision en termes très clairs. Tel est le contrat. Il vous a été permis de voir la vérité à la condition que vous la communiquiez aux autres (tel est en fait la signification des vœux du bodhisattva). Par conséquent, si vous avez vu, vous devez tout simplement le dire. Le dire avec compassion, le dire avec une folle sagesse, ou le dire par des moyens habiles, mais dire, il le faut.

Voilà le vrai et terrible fardeau, qui ne laisse aucune place à la timidité. Que l’on puisse se tromper n’est pas une excuse : que vous soyez juste ou non dans votre façon de communiquer n’a guère d’importance. Comme nous le rappelait si brutalement Kierkegaard, ce n’est qu’en parlant avec passion de votre vision que la vérité pourra pénétrer d’une façon ou d’une autre la réticence du monde. Il n’y a que cela qui compte. Que vous ayez raison ou que vous ayez tort, vous ne le découvrirez qu’à la force de votre passion. C’est votre devoir de mettre en avant cette découverte – de n’importe quelle façon – donc il est de votre devoir de dire votre vérité avec toute la passion et le courage que vous pourrez puiser dans votre coeur. Votre devoir est de crier comme vous le pouvez.

Le monde vulgaire hurle déjà et avec un vacarme tellement assourdissant que les voix plus justes sont à peine audibles. Le monde matérialiste déborde de publicités, d’attractions, d’incitations hurlantes, de commerce criard, de vagissements de bienvenue, d’invites aguichantes. Loin de moi l’intention d’être dur : il est important d’honorer les engagements mineurs, mais on ne peut ignorer que « âme » est devenu le mot le plus galvaudé dans les titres des meilleurs ventes en librairie. Cependant « l’âme » dont parlent ces livres n’est qu’un travestissement de l’ego. Dans l’appétit dévorant de l’avidité translative, le mot « âme » a pris le sens non pas de ce qui est éternel en nous, mais de ce qui en nous se débat à grands cris dans ce bas monde. Ainsi, aussi absurde que cela puisse paraître, « prendre soin de son âme » a fini par ne signifier rien d’autre que de se concentrer intensément sur notre moi ardemment séparé. Le mot « spirituel » est sur toutes les lèvres mais pour ne se référer généralement qu’à un sentiment profondément égotique, comme « coeur » finit par signifier toute sensation sincère de contraction intérieure.

Tout cela, en vérité, n’est que le bon vieux jeu de la translation sur son trente et un pour aller en ville. Cela serait plus qu’acceptable sans le fait alarmant que toutes ces manoeuvres translatives sont dotées agressivement du nom de transformation, lorsqu’en fait ce ne sont que de fringantes translations. En d’autres termes, il semble que dans ce jeu de faire de toute nouvelle translation une grande transformation, il y ait hélas une profonde hypocrisie. Et le monde dans son ensemble, en Orient comme en Occident, au Nord comme au Sud, est et a toujours été totalement sourd à cette calamité.

Ainsi donc si, devant l’amplitude de votre propre réalisation authentique, vous vous prépariez à murmurer gentiment à l’oreille de ce monde presque sourd, mon ami, je vous dis non. Vous devez hurler. Hurler depuis le tréfonds de votre vision, comme vous le pouvez.

Non sans discrimination pourtant. Procédons à ce cri transformateur avec prudence. Laissons les petites poches de spiritualité transformatrice radicale, de spiritualité authentique concentrer leurs efforts et transformer leurs étudiants. Laissons ces poches commencer à exercer leur influence doucement, avec prudence, responsabilité et humilité, et tout en embrassant une tolérance absolue pour tous les points de vue, tenter néanmoins de défendre une spiritualité authentique, véritable et intégrale, tout cela par l’exemple, par le rayonnement, par une évidente délivrance, une libération manifeste. Que ces poches de transformation persuadent le monde et ses individus réticents avec douceur, défient leur légitimité, leurs translations qui limitent, et suscitent l’éveil de la torpeur qui hante le monde dans son ensemble.

Que cela commence ici, maintenant – avec vous, avec moi – avec notre engagement à respirer dans l’infini jusqu’à ce que l’infini seul devienne l’unique affirmation que le monde reconnaisse. Qu’une réalisation radicale irradie de nos visages, hurle de nos cœurs et tonne de nos esprits, ce fait simple et évident : que vous, dans l’immédiateté même de votre conscience présente, êtes le monde dans sa totalité avec toute sa froideur et sa fièvre, toutes ses gloires et sa grâce, tous ses triomphes et ses larmes. Vous ne regardez pas le soleil, vous êtes le soleil; vous n’entendez pas la pluie, vous êtes la pluie; vous ne touchez pas la terre, vous êtes la terre. Et dans cette lumière simple et claire, que l’on ne peut remettre en cause, la translation a cessé en tous les domaines, et vous vous retrouvez transformé en Coeur du « Kosmos » lui-même et là, à ce moment précis, tout simplement, tout tranquillement, tout est défait.

L’émerveillement et le remords vous seront alors complètement étrangers, de même que le moi et les autres, le dedans et le dehors n’auront plus aucun sens pour vous. Et dans ce choc de la reconnaissance – lorsque mon Maître est mon Moi et le Moi est le « Kosmos » dans sa totalité – vous pénétrerez doucement le brouillard de ce monde et le transformerez totalement en ne faisant rien.
Et alors, et seulement alors – avec compassion, soin et clarté, vous écrirez enfin, sur la tombe d’un moi qui n’a jamais existé : Tout est Ati.

FIN


imagesKen Wilber n’a guère besoin d’être présenté. Génie reconnu de son vivant, cet auteur prolifique est universellement loué pour sa synthèse visionnaire des philosophies orientales et occidentales. Il est salué comme l’un des esprits les plus lumineux du monde spirituel moderne. Les personnes qui adhèrent à ses idées dont l’influence est grandissante viennent d’horizons idéologiques extrêmement divers, alors que lui-même, bouddhiste pratiquant, demeure farouchement indépendant et ne s’aligne qu’à la force de sa propre recherche. Prenant sans crainte le risque de la controverse, il a été durement critiqué pour sa remise en question franche et courageuse de beaucoup des idées les plus chères et les plus fermement défendues par le statu quo culturel et spirituellement progressiste d’aujourd’hui. Pourtant, c’est cette qualité même, sa passion indéfectible pour un questionnement authentique, une qualité bien trop rare dans le monde spirituel moderne, que nous trouvons si réconfortante. Dans l’essai original qui suit, Ken Wilber lance un cri du coeur implorant chacun d’entre nous a relever le défi d’embrasser une « spiritualité qui transforme ».


Cet article est extrait de la revue «Qu’est-ce que l’Eveil ?» liée à l’enseignement d’Andrew Cohen

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Les analogies astrologiques

Posté par othoharmonie le 29 février 2016

 

Si vous craignez un manque d’harmonie, créez autour de vous une ambiance bénéfique qui sera un barrage contre les mauvais fluides environnants.

Une des lois fondamentales de l’occultisme est la loi d’Analogie. Tout se tient dans l’Univers par des liens qui sont invisibles à nos yeux et par ailleurs, tout émet des vibrations. Donc, le principe consiste à nous entourer des meilleures vibrations possibles pour nous.

astrologique

Les ésotéristes les plus renommés de tous les temps ont bien compris la relation qui existe entre le moment de naissance (date de naissance) et d’un être et les vibrations universelles qui présidaient à ce moment précis. De cette connaissance approfondie ils ont mis au point des tableaux à partir desquels chaque personne peut créer autour d’elle, une ambiance bénéfique qui pourra être une véritable cuirasse contre les fluides errants. Vous pourrez faire cette ambiance harmonieuse dans votre maison, ou bien si vous vivez à plusieurs, la créer uniquement dans votre chambre ou dans votre bureau ou même dans un endroit « réservé » à votre seule utilité.

VOUS ETES BELIEREntourez-vous autant que faire se peut, de fleurs de lilas, de bruyère, d’œillets ou de lavande. Placez chez vous quelques plaques de FER, même petites, qui est votre métal, parfumez votre maison et/ou vous-même avec du parfum de basilic, de poivre ou de lilas. Mettez quelques touches de rouge dans votre maison (posters, double rideaux, tapis etc…) 

VOUS ETES TAUREAUPlacez des roses rouges, des lys ou des pensées. Mettez chez vous quelques plaques de CUIVRE, même petites, et parfumez votre maison (ou vous) avec de la rose, de la mélisse ou de la verveine. N’oubliez pas de mettre quelques touches de vert foncé dans votre maison (posters, double rideaux, tapis etc…)

VOUS ETES GEMEAUXVous vous entourerez de fleurs de marguerites, de boutons d’or et de coquelicots. Mettez chez vous une ou deux plaque d’argent (faute de mercure) même toutes petites et parfumez votre maison et vous-même avec de l’acacia ou de la mente.  Placez dans la maison ou dans la pièce choisie quelques touches de gris bleuté ou de vert doré, une couleur moirée est la plus indiquée.

VOUS ETES CANCERPrenez des iris, des nénuphars et des belles de nuit. Placez chez vous une ou deux plaques d’argent et parfumez votre maison et vous aussi avec du tilleul, de l’ambre ou du santal. Placez dans votre maison des couleurs très pâles, le blanc étant le plus indiqué, toujours par touche (tapis, double rideaux, moquette sur les murs etc).

VOUS ETES LIONFleurissez-vous avec des tournesols, des géraniums, du jasmin. Placez chez vous une plaquette en or si possible. Parfumez votre maison avec de l’héliotrope ou de la lavande. Vous pouvez également utiliser ce parfum pour vous. Placez chez vous des couleurs or sous forme de tapisserie, ou autres… )

VOUS ETES VIERGEEntourez-vous de gardénias, ou de mille-feuilles. Mettez chez vous une ou deux petites plaquettes d’argent (faute de mercure). Parfumez votre maison et vous-même avec du gardénia ou du réséda. Les touches de couleurs dans votre entourage devront être multicolores.

VOUS ETES BALANCEPlacez chez vous des roses ou de la verveine. Ajoutez une ou deux plaquettes de cuivre et parfumez votre maison et vous-même avec de l’iris ou de la mousse. Vos touches de couleur environnementales devront être vert pâle ou rose.

VOUS ETES SCORPIONVos fleurs seront la bruyère, le jasmin ou l’œillet. Placez chez vous deux plaquettes de fer et parfumez votre maison et vous-même avec la bruyère ou du jasmin. Les touches de couleur que vous devez ajouter seront rouge plutôt sombre.

VOUS ETES SAGITTAIREFleurissez votre maison de violettes ou placez du musc. Ajoutez deux plaquettes d’étain et parfumez votre maison et vous-même avec de l’amarante ou du musc. Vos touches de couleur seront bleu ciel

VOUS ETES CAPRICORNEPlacez dans votre maison des fleurs de chèvrefeuille ou de mimosa. Ajoutez deux plaquettes de plomb. Parfumer votre maison et vous-même avec du narcisse ou de la menthe sauvage. Les touches de couleur seront marron ou gris. Toujours sous forme de tapis, double-rideau, posters, etc dans votre environnement.

VOUS ETES VERSEAUEntourez-vous de fleurs d’azalée ou de fougère. Placez chez vous deux plaquettes de plomb. Parfumez votre maison et vous-même avec du muguet ou du réséda. Vos touches de couleur seront le mauve ou le gris bleuté.

VOUS ETES POISSONPlacez chez vous des fleurs de glycine ou d’hortensia. Mettez deux plaquettes d’étain. Parfumez votre maison et vous-même avec de la pivoine ou de la fleur d’oranger. Vos touches de couleur, toujours sous forme de tapis, de doubles rideaux, etc, seront du bleu soutenu.

Cette ambiance bénéfique que vous allez créer autour de vous, sera votre cuirasse invisible, ici encore, la notion de secret s’impose. Ne dites à personne le but que vous poursuivez. Gardez le secret. Tout ceci peut se révéler très efficace !

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

 

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Le détachement intérieur et l’ouverture au divin

Posté par othoharmonie le 26 janvier 2016

 

le divinJ’aimerais ici vous raconter une petite histoire allégorique, tirée du plus récent livre de Peter Russell, The White Hole in Time, qui exprime fort joliment de quelle façon l’être humain peut arriver à se libérer de ses peurs et de ses conditionnements pour enfin goûter à la véritable liberté d’esprit d’un être illuminé. Nous sommes tous un peu, écrit Russell, comme un homme à qui on aurait dit toute sa vie de se tenir fermement à une corde et de ne pas la lâcher sous aucun prétexte au risque de tomber et mourir. Arrive un sage qui lui dit que la sécurité offerte par la corde est illusoire et que s’il consentait à prendre le risque de la relâcher un peu, il en éprouverait une joie profonde et une réelle sécurité. Un seul doigt d’abord lui suggère-t-il… Après quelques hésitations, l’homme se dit qu’il ne risque pas grand chose après tout pour goûter à un peu de béatitude et il tente le coup.

Comme promis il en ressent une grande joie, mais ce n’est pas suffisant pour amener un bonheur durable. Après avoir été ainsi encouragé par le sage à relâcher graduellement sa prise sur la corde, un doigt après l’autre, l’homme en arrive enfin à surmonter la grande peur qu’on lui avait inculquée et il relâche le dernier doigt qui le retenait à la corde. Son bonheur est total et, à sa grande surprise, plutôt que de tomber, il réalise qu’il est simplement debout sur le sol ferme et qu’il est enfin libre d’aller où bon lui semble. Il en est de même pour nous. Il suffit de relâcher peu à peu notre adhésion à la transe culturelle qui nous maintient dans une illusoire sécurité, pour accepter enfin le risque de découvrir l’univers d’un oeil différent et ainsi changer totalement notre perception sur tout ce qui nous entoure et surtout sur nous-même.

Ce lâcher-prise, si l’on s’y abandonne de tout notre coeur, nous ouvrira la porte sur un univers merveilleux où nous vivrons des instants véritablement divins. Survenant parfois comme par magie, par la grâce d’une conjonction unique de circonstances et de disponibilité intérieure, ces moments d’extase, toujours trop courts mais d’une indescriptible intensité fulgurante, marquent à tout jamais la conscience et laissent entrevoir l’extraordinaire conscience d’être et l’ineffable paix de l’âme qui nous attendent lorsque nous aurons retrouvé le Chemin qui mène à Dieu. Après avoir vécu de tels instants, l’on ne peut ensuite que trop bien réaliser à quel point nous sommes attachés à nos désirs, à nos craintes, à nos opinions et à tout ce qui nous maintient dans l’illusion.

La pratique du détachement, surtout le détachement du fruit de nos actions, et la découverte du Soi profond que de telles expériences nous amènent à faire, nous mettent alors sûrement sur la Voie royale menant à l’illumination de l’être. Nous cultivons l’art de vivre le moment présent, laissant de côté les souvenirs passés préoccupants et toute inquiétude face à l’avenir, demeurant indifférents au bavardage omniprésent de notre incessant dialogue intérieur, pour centrer toute notre attention au sein de la pure essence de notre être, dans la conscience du veilleur silencieux qui sait, observe et est. Ainsi libéré du fardeau de tout ce qui le retenait dans le monde phénoménal de la matière, notre esprit peut alors se tourner vers le véritable service, rire sereinement grâce à tous les petits bonheurs que la vie apporte et resplendir d’un amour inconditionnel et communicatif pour tous les êtres qui habitent l’univers où nous avons la joie de vivre.

Ce tableau idyllique ne doit cependant pas nous faire oublier où nous en sommes. Le chemin à parcourir est long. Une des meilleures façons de mettre à l’épreuve notre nouvelle conscience spirituelle naissante et de renforcer notre capacité d’harmonisation avec notre lumière intérieure, consiste à appliquer dans nos relations avec nos proches la compréhension plus large de la vie que nous découvrons. Ainsi, nous pouvons prendre conscience à quel point l’amour que nous professons pour notre partenaire de vie est souvent conditionnel à ce qui nous satisfait chez cette personne, spéciale à nos yeux : son apparence physique, sa manière de s’habiller, ses talents, son comportement, etc., toutes conditions qui font qu’elle comble nos attentes.

L’expression d’un amour dénué de toute forme de jugement, empreint de compassion et d’acceptation, durable et désintéressé, dans le contexte d’une relation de couple ou envers n’importe quel autre être, est à maints égards semblable à l’amour que Dieu nous porte – selon la conception que chacun de nous a de cet être. Toute relation entre deux êtres humains constitue donc le laboratoire où peut se faire notre propre libération des attaches et illusions qui nous emprisonnent. Notre conjoint peut en effet nous aider à devenir conscient de nos peurs cachées et de nos divers attachements psychologiques et ainsi favoriser notre croissance vers une plus grande maturité intérieure.

Il peut également nous aider à voir nos réactions négatives face aux conséquences de nos rêves illusoires, nous aider à reconnaître nos erreurs et nous éveiller à notre vérité intérieure. En pratiquant le pardon avec notre conjoint, nous apprendrons aussi à nous détacher de la croyance voulant que nos états émotifs, nos colères et nos sautes d’humeur soient causés par l’autre. Nous accepterons alors d’assumer la responsabilité de notre propre détresse et changerons notre perception face à la notion de faute de l’autre, qui n’est après tout rien de plus qu’une banale erreur d’apprentissage d’une personne encore prise au piège de l’illusion – tout comme nous d’ailleurs. De même, cette capacité de pardonner appliquée envers soi-même pourra atténuer tout sentiment de blâme démesuré contre nous ou de honte destructrice, et nous aidera à mieux se comprendre et s’aimer.

Extrait de L’ÉVEIL DE LA CONSCIENCE INTÉRIEURE par JEAN HUDON sur le blog de Francesca http://othoharmonie.unblog.fr/

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Le matin Magique de Marie Pier

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016

«Quand on ne perçoit plus le monde comme étant hostile, il n’y a plus de peur, et quand il n’y a plus de peur, on pense, on parle et on agit de façon différente.»
– Eckhart Tolle

Le matin Magique de Marie Pier dans APPRENDS-MOI pixel
Je partage celui-ci avec vous car il m’a particulièrement touchée !

 

TR045_lumiere-paysageQue ce soit au début de l’année, à mon anniversaire, ou simplement au début la journée, je m’intériorise souvent – c’est peut-être votre cas également – pour émettre mes intentions.Je suis passionnée de nature et, pendant longtemps, mes désirs étaient puissants, nombreux et précis. Je voulais avancer dans la concrétisation de telle ou telle vision, me transformer de telle ou telle façon. J’avais une liste d’expériences que je voulais absolument vivre – toujours accompagnée de la pression de devoir tout orchestrer, et de la peur de ne pas y arriver.Quelque chose a changé profondément, au fil du temps. Oh, je continue de me questionner régulièrement sur mes désirs profonds – particulièrement en des périodes comme celle-ci, devant cette belle toile vierge qu’est une nouvelle année. Or, je remarque maintenant que je me retrouve toujours avec la même aspiration… Oui, on dirait que je ne désire aujourd’hui qu’une seule et unique chose : de l’espace. Juste un peu plus d’espace à l’intérieur de moi. Rien de plus compliqué, rien de plus sexy. Non pas que je sois moins passionnée, mais j’ai compris que je ne pourrais désirer quelque chose de plus sacré ou de plus important.

image étoile

On part généralement de la prémisse qu’on est la source de nos belles transformations, et qu’on doit en quelque sorte pousser contre le mouvement naturel de la vie pour générer ce qu’on veut. C’est ce qui nous amène à cultiver autant de désirs, avec une intensité qui transforme souvent nos rêves en fardeaux. Et si c’était plutôt le contraire? Et si la vie était intensément de notre côté – encore plus qu’on ne pourra jamais l’être soi-même, encore plus qu’on ne peut l’imaginer? Et si notre rôle était non pas de se créer un avenir extraordinaire, mais plutôt de s’enlever du chemin et de faire la place nécessaire pour l’accueillir?Je ne sais pas pour vous, mais c’est la conclusion à laquelle je reviens constamment. Le meilleur scénario est non seulement possible… c’est l’option par défaut. Les trésors viennent naturellement à nous, ou nous sommes naturellement guidés vers eux. Et la plus grande chose qu’on puisse faire est donc simplement de se détendre, de s’alléger… de faire un peu de place à l’intérieur de soi.Le grand paradoxe est que bien souvent, ce sont nos désirs eux-mêmes – ou plus exactement, la relation tendue qu’on entretient avec eux – qui nous empêchent de vivre la plus belle version possible de notre existence. Notre désir de changer les choses est généralement ce qui les empêche de changer avec fluidité. On a les poings tellement serrés autour de ce qu’on veut, on s’agrippe tellement à ces images mentales qui nous font du charme, qu’il n’y a à peu près pas de place en nous pour recevoir quoi que ce soit. Oh, on a le sentiment que cet effort et cette intensité nous font avancer… mais c’est tout le contraire : pendant que nos mains sont agrippées, elles sont complètement fermées, et rien ne peut entrer. On n’est pas complètement dépourvu, bien sûr, mais on n’a accès ainsi qu’à notre petite force humaine limitée.

Question : avez-vous de l’espace en vous, présentement? Ou êtes-vous tout compact, tout serré?

Quand on commence à mettre en priorité l’espace, l’ouverture et la réceptivité, tout tombe en place avec aisance. On respecte nos désirs, mais on n’en devient jamais victime. Si nos tableaux de visualisation et nos listes d’objectifs nous donnent un sentiment de liberté et d’expansion, on les conserve précieusement, mais s’ils sont source de stress et de lourdeur, on les lance sans hésiter dans le feu de foyer. On réalise que la plus belle façon de «visualiser» les bonheurs futurs est d’être aussi heureux qu’on peut ici et maintenant – de s’ouvrir à ce qui s’en vient en étant pleinement ouvert à ce qu’on vit présentement. On est très à l’écoute de nos élans, sachant que la vie nous utilise à ces moments pour créer un mouvement. On fait le minimum d’actions qui nous amènent à serrer les poings, même si tout le monde semble indiquer que c’est la chose à faire. On respire. On danse. On oublie ce qu’on veut, une fois de temps en temps.

Évidemment, on peut choisir d’essayer de tout contrôler, de créer notre vie par la force limitée de nos petites mains humaines. C’est ce que j’ai fait pendant longtemps, et oui, on peut se créer ainsi une vie assez intéressante – surtout si on est doté d’une très forte volonté. Mais on peut aussi choisir de s’abandonner à cette force qui est tellement plus grande et plus sage que la nôtre, et la laisser créer à travers nous des miracles qu’on ne pourrait même pas imaginer. On peut s’avouer que notre perspective est limitée, qu’on ne saura jamais ultimement ce qui est le mieux pour nous, et ouvrir notre cœur aux belles surprises qui pourraient être en train de se préparer. En fin de compte, on peut choisir de faire le geste apparemment le plus simple, mais aussi le plus courageux qui soit : desserrer nos mains et tourner nos paumes vers le haut, sachant que tout l’espace créé ainsi, absolument tout l’espace offert à la vie, sera toujours empli de beauté et de magie.

Bon lundi!

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P.-S. Merci de partager ce message s’il vous a touché! D’ailleurs, si vous recevez ce courriel d’un ami qui a eu la gentillesse de le partager avec vous, notez que vous pouvez vous abonner sans frais à Matin Magique sur le site et recevoir de petites doses de magie – comme ce message – directement dans votre boîte courriel. Je serais ravie de vous accueillir dans la grande famille magique. :-)

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Écoutez sans interpréter

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2015

 

On attribue cette phrase à Lao-tseu : « Si j’étais Dieu, je donnerais à tous les mots le même sens. » Quand vous parlez, quand vous écoutez, il y a parfois mésentente sur leur signification. Vous qui enseignez par la parole, ne vous est-il pas difficile par moment de vous faire comprendre, à cause jus­tement de la valeur différente que nous attribuons à ce qui est prononcé ? N’avez-vous pas quelquefois envie de renoncer à toute formulation ?

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Bien sûr, nous ne devons pas donner trop d’importance à la syntaxe, aux mots, mais l’homme communique de cette façon, c’est un problème de tous les jours. Faut-il nous taire ou trouver une autre manière de communiquer plus précise, dans laquelle on ne pourrait relever de sens divergents ? En tout cas, dans l’enseignement qui vous est ici transmis, les mots sont seulement une image, écoutez-les sans les inter­préter, afin de sentir ce qui est derrière, ce qui passe par leur intermédiaire. Laissez vivre la formulation sans intervenir, sinon, ce que l’on a entendu devient intellectuel, on cherche à s’en souvenir ; or, ces phrases sont déjà mortes, la mémoire est un cimetière.

Quand on vit sa véritable nature, cela se manifeste avant tout par le vécu d’une ultime suffisance. On se sait dans une tranquillité immuable, indescriptible, insensible aux mouve­ments de l’existence. Ce n’est même pas une absence de désir totale, on ne s’en sentirait pas atteint, c’est un vécu pleinement présent. Pour répondre à votre deuxième question, personne n’enseigne, il y a enseignement, c’est tout. Les événements arrivent fortuitement, semble-t-il, rien n’a été provoqué. On a l’impression que les choses se font sans que nous ayons participé à leur production. Les Allemands disaient pendant la guerre « Nous avons reculé selon le plan prévu. » De même, on peut dire : il y a enseignement, mais pas d’instructeur, pas d’ignorant et pas de savant. C’est alors une entrevue sans individu au rendez-vous, une autre façon d’aborder la vie. Puisque vous vous prenez pour rien, il ne peut être question d’un autre et sur un plan d’unité, d’amour, de paix, le contact s’établit. Bien entendu, par la suite, l’intelligence fonctionne, elle a ses exigences, mais au point de vue phénoménal, la rela­tion en ce cas est complètement différente ; vous ne demandez, ne cherchez rien. Tout est donné et vous le savez.

C’est le paradis sur terre ?

Oui, si vous ne désirez plus quoi que ce soit, c’est un paradis.

La présence à soi-même est-elle ressentie de la même façon que la présence à quelqu’un d’autre ?

Vous êtes d’abord conscient de quelque chose lorsque rien ne s’interpose entre l’observateur et la chose observée. Vous allez vous rendre compte que vous êtes présence lucide, même en l’absence de l’objet, vous savez être clairvoyant, attentif, faire partie d’un infini qu’on ne peut concevoir, indiscernable, inexprimable, mais toujours présent ; vous le sentez sans le sentir.

En dernier lieu, quand vous êtes passé par là, vous vous savez autonome en présence ou en l’absence de l’objet et comme celui-ci naît et meurt dans le tout et en fait partie également, la relation avec l’autre est éliminée obligatoirement. Celui-ci étant une émanation, une prolongation de la conscience, vous êtes en unité.

Les rêves ne sont-ils qu’un processus d’évacuation des résidus de la journée ?

Une partie d’entre eux est une évacuation des éléments non accomplis, ajournés et surtout des rêveries. Le jour où l’état de veille est vécu d’une façon conséquente, vous n’avez plus de résidus à éliminer et vous êtes ouvert à un autre monde.

Oui, mais nous pouvons encore avoir des rêves avec une signification différente ?

Dans la majorité des cas, c’est une élimination de ce qui n’a pas été complètement vécu au cours de vos activités, mais si vous rêvez sur un autre plan, soyez prudent, ne l’interprétez pas avec les éléments de la journée.

Vous croyez être conscient des facultés de votre corps, de vos sensations, de vos affectivités, de vos pensées ; en réalité, vous en avez une idée très superficielle. Connaître c’est accep­ter car l’acceptation est déjà une distanciation, l’exploration n’est possible que dans ce cas. Mais attention, ne mettez pas l’intonation sur la chose admise, mais seulement sur le fait d’accueillir et regardez-vous ainsi lucidement, calmement. Vous êtes l’espace non meublé que vous ne pouvez localiser puisque ce n’est ni un percept, ni un percept, ni un concept. Il est important pour vous de vous accorder dans la journée des moments de silence, sans activité, sans pensée. Le geste juste, adéquat, s’il dérange, s’il surprend est issu lui aussi de ce vide lucide.

ce qu’on appelle la réalisation du Soi, de l’Ultime, de la Réalité ?

Comment la décrire ? C’est en quelque sorte une médi­tation constante qui n’est pas une fonction, une activité, nous ne pouvons pas la situer ici ou là. Vous devez uniquement prendre note, constater, faire face sans laisser intervenir juge­ment, interprétation, comparaison, sans que l’espace soit pollué par l’affect. Dans cette présence, la personnalité n’a pas sa place et peut seulement en être une expression parmi d’autres. On est ouverture soi-même, sans observateur et chose observée, sans relation sujet/objet. C’est une connaissance silencieuse qui est l’arrière-plan – si l’on peut dire, plutôt le point de départ – de tout ce qui se manifeste, sa raison d’être, le support de chaque apparition. Par une constante vigilance de chaque instant, position éminemment réceptive, nous sommes ouverts à nous-mêmes, attentifs aussi bien dans l’état de veille, de rêve ou de sommeil profond. Habituez-vous à une obser­vation non concentrée, sans but, sans résultat escompté ; c’est une attention multidimensionnelle. Apparemment, elle semble d’abord une faculté cérébrale, mais en la maintenant, elle devient conscience, intelligence, nous sommes totalement accueillants, la vision, l’audition, la sensation ne cherchent plus à saisir et sont uniquement réceptives. En fait, notre vraie nature est réceptivité, acceptation, ouverture.

Ne changez pas la manière dont vous faites face à vos obligations journalières. Soyez alerte, lucide, attentif, ce que vous appelez activités sont des tableaux que vous dessinez d’une façon répétitive ; vous remarquerez les gestes que vous renouvelez machinalement et vous vous mettrez à l’écoute de vous-même. Votre observation vierge, innocente vous permettra de voir des choses que vous ignoriez auparavant et vous aurez un tout autre comportement. Seulement, ne modifiez surtout pas volontairement vos occupations habituelles, interrogez-les et cette écoute où personne ne peut s’introduire dans l’espace où elles s’exécutent, ne sera plus habitée par l’affect, vous éprouverez une sensation d’intensité, vous ne serez plus collé à l’action et un jour, vous serez dans l’écoute, sans projection d’aucune sorte. Là se trouve la joie de vivre, elle ne provient jamais de nos divers travaux, de ce que nous faisons ou ne faisons pas, mais de la façon dont nous abordons chaque chose.

Si vous regardez un paysage, un beau tableau, vous les contactez avec vos cinq sens, mais la véritable joie, le silence arrivent après la contemplation car la beauté vous met en relation avec cet espace libre de toute sonorité, de toute vision, le silence. Les œuvres d’art et les beautés de la nature sont surtout des poteaux indicateurs sur notre route. De même, la personne ou l’objet soi-disant cause de votre plaisir ne sont plus présents au moment où vous vivez en unité dans le Soi, l’Ultime.

Tout est sacré. Quand ce que vous regardez vous semble indépendant de votre conscience, c’est un art profane. Sinon, si vous considérez les objets en partant de votre présence, ce qui est émis par le Soi est sacré. C’est une expression de votre nature primordiale.

Quel est l’artisan qui exécute l’action ?

C’est le mental. Pour un architecte, le sens du volume, de l’extension est un surgissement instantané de la beauté, cela ne s’apprend pas. Pour écrire un poème, on doit savoir aimer les mots, mais l’action se passe toujours dans l’espace/temps et les règles de fabrication doivent être connues.

Pour conclure, n’oubliez pas ce conseil : sachez regarder, vous vous apercevrez dans le regard même, ce miroir reflète la joie véritable, l’amour, la paix.

Entretien/Interview, Klein Jean paru sur la Revue Être. No 4. 14e année. 1986

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La transmutation de nos ombres

Posté par othoharmonie le 25 septembre 2015

 

ombre-et-lumiereAvec l’amplification de la qualité d’énergie transmise par la Source (énergie neutre par essence) , beaucoup d’êtres en Réalisation observent actuellement en eux une double mise en exergue : à la fois celle de leur partie « lumière solaire » qui les conduit à s’élever, s’éveiller, se révéler et celle de leur partie « lumière sombre » qui correspond à ce que l’on appelle communément « les ombres ». Il est bien sûr à considérer qu’il  n’y a nulle frontière entre ces deux parties qui ne sont que des teintes ou nuances différentes du spectre de la lumière en nous.

La plupart des humains ignorent leurs ombres. Le plus souvent, ils les projettent dans des troubles somatiques, des obsessions, des fantasmes plus ou moins vastes, ou sur l’entourage. Elles sont « les autres », auxquels on prête la bêtise, la méchanceté, l’égoïsme, l’inefficacité qu’il serait tragique de reconnaître en soi. Elles sont ces aspects portés par les autres qui déclenchent jalousie, aversion, peur ou colère en soi. Peu ont la capacité d’envisager qu’une vie intérieure se déroule en eux-mêmes, et quand bien même ils sont ouverts à cette réalité, la nature même de ce qu’est l’ombre – pour résumer, la projection de leurs « défauts » sur les autres – est difficilement accessible. Nos « défauts » comme nos erreurs ne sont effectivement pas faciles à accepter.

L’ombre se protège derrière le mécanisme de la projection : la personnalité (le petit « moi ») pour refouler l’existence de l’ombre, dérangeante pour elle-même va projeter, c’est à dire relier les divers aspects de son ombre à des formes psychiques extérieures (souvent des personnes parfois des circonstances). L’Autre, parce qu’il est différent (par des opinions, son apparence, son attitude, son positionnement général face à la vie, etc…) devient ainsi le réceptacle de nos ombres. C’est l’éternelle histoire de la paille et de la poutre dans l’œil.

En nous, toute ombre qui n’a pas pu être mise en lumière remonte tôt u tard en surface. Il s’agit d’une loi immuable à laquelle personne ne peut se soustraire. Tout comme nous ne pouvons nous éloigner de notre ombre projetée sur le sol lorsque le soleil envoie sur nous ses rayons. Il est question de contempler l’ombre telle qu’elle est, en plongeant dans sa vibration. Ce faisant, nous ne sommes plus l’ombre, amis la lumière de la Conscience qui contemple l’ombre, et par cet éclairage de l’esprit, l’ego, le petit « moi » limité et limitant, cesse de s’agiter dans tous les sens. Il devient transparent, s’efface, laissant passer la lumière du soleil qui peut ainsi éclairer l’ombre, et lui permettre de redevenir elle-même pleine lumière car l’ombre n’est, en vérité, que de la lumière en gestation. Nous réalisons alors qu’au-delà des illusions auxquelles nous nous accrochions, par ignorance, nous n’avons jamais été rien d’autre que la lumière… nous réalisons que nous sommes lumière et que nous avons la capacité, à chaque instant, de projeter notre lumière sur toute « chose » afin d’y apporter paix, harmonie, guérison, etc.

Si le processus d’accueil des ombres est relativement simple, il est cependant moins aisé d’enrayer nos automatismes égotiques qui nous font réagir mécaniquement depuis si longtemps. Et là, encore une fois, nul miracle venant de l’extérieur, il s’agit de faire l’effort du lâcher-prise sur ces automatismes en revenant au ressenti, sans rien faire d’autre. Certes, les émotions qui se manifestent en nous ne sont pas toujours de notre goût. Parfois à l’inverse, nos ombres semblent nous satisfaire, nous aimons parfois même nous y complaire. Faut-il les réprimer, de peur de ne plus être aimé, ou bien leur céder, en les laissant nous définir ? La clé est d’abord d’accueillir ce qui est là, sans poser de jugement, mais sans se laisser emporter non plus.

Il s’agit d’observer nos réactions avec une certaine distance, en cessant de les qualifier de « négatives » considérant qu’elles sont simplement le fruit de circonstances, qu’il n’y a pas l’ombre vile d’un côté et la belle lumière de l’autre mais qu’ensemble elles ont le pouvoir de faire de nous des êtres complets. Si nous nions notre peur, nous minimisons notre courage. Si nous nions notre cupidité, nous amputons une part de notre générosité. Si nous nions notre jalousie, nous réduisons d’autant notre amour.

Une fois ces ombres repérées, il devient nécessaire de déterminer leur fonction, c’est à dire les raisons de leur existence. Souvent, ce sont des dispositifs protecteurs mis en place dans l’enfance, en réaction à certaines expériences blessantes ; soumission ou agressivité édifiée pour survivre dans un milieu violent, façade dure pour masque rune hypersensibilité, etc… Certaines trouvent aussi leurs origines dans des existence passées (rejet, trahison, condamnation, culpabilité etc..)

L’ombre est une part de notre identité qui s’est construite dans des moments de difficulté et de forte intensité émotionnelle. Normaux pour un enfant (ou une « jeune » âme), ces dispositifs protecteurs n’ont plus de raison d’être à l’âge adulte (ou  la porte de l’éveil). Il est de notre responsabilité de chercher à les comprendre et de ne plus se cacher derrière eux. En contactant la souffrance de  » l’enfant intérieur » (ou d’une incarnation passée), on donne du sens et de l’empathie à l’attitude qu’elle a engendrée et on peut commencer à la déconstruire. En fermant les yeux, en recherchant en soi un état de détente profonde, favorable à l’ouverture de conscience, il s’agit de poser sereinement l’intention de plonger dans nos ombres pour voir ce qu’elles révèlent. Quelles sont les croyances qui dirigent notre vie ? Comment sont-elles nées, sous l’influence de quelles personnes ou de quelles circonstances ? De quoi nous protégeons-nous (et nous privons-nous) en les perpétuant ? Il s’agit d’essayer d’identifier l’événement originel, afin de le dépasser et d’ouvrir la cage à la partie de nous qui s’y est cristallisée. Si c’est difficile, et cela l’est bien souvent, n’hésitons pas à nous faire accompagner. Quels sont les comportements qui nous agacent ou nous interpellent chez les autres ? Ils sont souvent le miroir de ce que nous refusons encore de voir en nous. Pourquoi nous perturbent-ils ? Contre quoi réagissons-nous ? Dans quelles situations avons-nous adopté une attitude similaire ? Au fur et à mesure, tout un tableau se dessine. Il n’est plus possible dès lors de diviser, d’enfermer, de porter des jugements péremptoires… Embrassons nos peur, acceptons notre vulnérabilité, prenons le risque de nous ouvrir, de nous découvrir. Aussi déstabilisante ou effrayante qu’elle paraisse, cette mise en mouvement – comme la mise en mots de ce que nous ressentons –nous libère de nos carcans.

Reconnectons-nous, régulièrement, à cet état de conscience, car nos parts d’ombre évoluent en permanence s’intégrant en quelque sorte à notre lumière, avec cohérence et conscience. Alors, étant illuminé intérieurement des rayons de lumière émanent de nous et se projettent dans notre environnement, et ce n’est donc plus au travers du filtre perceptuel de l’ego que nous faisons l’expérience de la réalité de l’instant, mais au travers d’une aura lumineuse. Et cette lumière éclaire les objets de notre contemplation, qui peuvent à leur tour nous renvoyer un reflet lumineux. C’est ainsi que l’être qui a réintégré son état primordial fait l’expérience de l’Amour qu’il voit partout où son regard se pose, que cela soit en lui-même ou dans le monde. Ce regard, soutenu et dirigé par la lumière, s’en approprie les vertus et qualités divines d’amour, de compassion, de sagesse.

Par le regard d’un tel être, ceux qui ne se sont pas encore éveillés à leur propre lumière se sentent enrobés de lumière ; ils en perçoivent la chaleur, la force, le rayonnement et cela éveille leur propre lumière. Telle est la nature de la lumière ; se démultiplier en se reflétant dans le monde, par les innombrables facettes que celui-ci lui expose. Tel est le propre de l’amour véritable, qui se multiplie lorsqu’il est offert inconditionnellement.

Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr

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La déclinaison d’une journée Spirituelle

Posté par othoharmonie le 1 juin 2015

 

Ne soyez point en souci du lendemain, car le lendemain aura soin de ce qui le regarde. (Matth., VI, 34)

Un jour est un serviteur que le temps nous envoie : soyons de bons maîtres.

le_chemin_de_St.jacquesI. – LE LEVER

Suivons l’ordre de la Nature, laquelle se déroule de haut en bas. Dès que les yeux sont ouverts, faisons un plan rapide de la bataille qui commence pour vingt-quatre heures; notre ennemi, c’est nous-mêmes plutôt que nos camarades. Que le matérialiste appelle à son aide les lois de la Science, que le volontaire appelle sa volonté, que le chrétien appelle ses saints; à chacun son Dieu : pourvu qu’on soit vrai, le vrai Dieu, le Père, saura bien briser l’idole au moment voulu.

Donnez votre attention à votre toilette; l’eau est vivante; elle bavarde en ruisselant le long de vos membres, avec les cellules de votre peau; en soignant votre corps, aimez-le, pour les services qu’il rend à votre âme : l’amour qui efflue de votre coeur sur vous-même et sur tout l’univers appartient à votre moi essentiel plus que votre corps. La toile, la laine, le cuir, le métal, la soie dont vous vous couvrez sont vivants : ils s’imprègnent de vos émotions, de vos fluides; ils les communiquent là où ils sont avec vous, dans l’armoire où vous les rangez, à l’ami qui met la main sur votre épaule, à votre femme, à vos enfants qui vous embrassent sur le seuil. La négligence matérielle évoque la négligence morale; une tache sur votre habit deviendra quelque jour une souillure au vêtement de votre âme. Dès le matin donc, surveillez votre interne. Quant à vos projets, sachez que vous ne les réaliserez qu’avec le concours des circonstances, ou d’autrui, ou de forces inconnues, voiles sous lesquels se cache la permission de Dieu.

Et soyez certain que tout l’imprévu qui vous guette, c’est le meilleur exercice, le meilleur travail, la meilleure chance qui puissent vous convenir.

Que votre coeur soit un foyer d’enthousiasme I

2. – LE TRAVAIL

Tout est un travail. Or, celui à quoi nous sommes obligés pour vivre, semble souvent un supplice; c’est donc celui-là le plus fructueux, matériellement, socialement, psychiquement. Mépriser son gagne-pain serait une faiblesse. Les métiers les plus monotones, les plus humbles, les moins honorables même, on peut les exercer selon le bien.

Avant de commencer son travail. il est bon de concentrer ses puissances et d’en demander de nouvelles à la Force des forces, quelle que soit l’idée qu’on en ait. Ensuite, une fois en train, il ne faut pas se dédoubler; notre esprit n’est pas autonome encore pour pouvoir être attentif à deux objets à la fois.

Faites votre métier avec toute votre adresse, et toute votre force physique, avec toute votre ingéniosité, avec amour, et créez cet amour en vous, s’il n’existe pas; ce que l’on veut, on le peut.

Absolument parlant, l’individu, même si son labeur est intense, donne moins à la collectivité qu’il n’en reçoit : ne récriminez donc pas contre le patron, ou l’administration : ce serait une perte de force.

Si vous avez des camarades sous vos ordres, la raison et l’altruisme veulent que vous les protégiez, que vous palliez leurs maladresses; s’ils sont de mauvais vouloir, vous leur devez des remontrances, mais seul à seul.

Les mobiles d’un acte en modifient la qualité dynamique. On travaille d’abord pour soi, pour acquérir richesse, confort, célébrité, maîtrise personnelle; puis pour ceux qu’on aime; puis par devoir, afin de payer notre dû à la société, à la patrie, à l’humanité. L’attitude parfaite, c’est d’agir par amour obéissant à la volonté divine. Alors les fruits de notre labeur ne se trouvent plus dans la fortune, ni dans la gloire, ni dans l’orgueil psychique : ils mûrissent dans l’Éternel.

3. – LE REPAS

Pour soutenir son corps, l’homme supprime nécessairement une foule d’existences minérales, végétales, animales; les religions atténuent les effets de ces dols inévitables, par des prières qui intéressent telles forces invisibles, Dieu même, au sort de nos victimes.

L’humilité du mystique reconnaît qu’il ne gagne pas le morceau de pain dont il se nourrit; cependant, sustenter notre corps est un devoir : c’est un devoir aussi de n’imposer à l’estomac que des aliments sains, assimilables et normaux.

Une existence trépidante est inutile : utilisez seulement toutes les minutes que le Destin vous accorde. Restez maître de vous, même à table; occupez-vous y d’abord des convives. Le repas n’est pas seulement une communion matérielle où les molécules inférieures s’élèvent par la mort à la stase biologique humaine, qui est leur paradis. Il doit être surtout une reprise de paix, d’entente, de joie intérieure : pendant cette demi-heure, de même que la Nature vous apporte sa dîme, donnez de vous-même à vos commensaux; faites qu’ils oublient leurs chagrins; aérez les chambres de leur interne; faites qu’ils retournent tout à l’heure au travail avec une idée de plus, avec un allégement énergique.

4. – LES PLAISIRS

Des moments de détente sont nécessaires à une machine, et si le travail peut être un plaisir, le plaisir représente toujours un travail; car le repos absolu n’existe pas.

Toute science n’est point contenue aux bibliothèques. La rue, la route, les champs sont des livres. La Nature entière nous parle. Des acteurs sur la scène, des peintres, des musiciens nous disent des choses par-delà leurs phrases, leurs tableaux, leurs harmonies; cependant le balayeur, le conducteur d’omnibus, l’arbre du quai, la perspective d’une avenue, nous chuchotent aussi des mystères.

Mais pour entendre ces instituteurs muets, il ne faut pas pénétrer en eux par l’analyse discursive, par la science; écoutez les en vous silencieusement.

Si vous ne voulez être ni blasé, ni déçu, ne cherchez pas à satisfaire vos goûts instinctifs; nous inclinons par nature à répéter ce que nous avons déjà fait. Cherchez au contraire l’inédit, le nouveau, l’inconnu; votre plaisir sera dès lors un travail, votre récréation, une re-création; vous gagnerez du temps; vous enrichirez d’un nouvel accord votre symphonie intérieure. Rappelez-vous ici les graves maximes des Sages, de Ram, et de Fo-Hi jusqu’à Pythagore; découvrez ici les raisons mystérieuses de leur goût pour la Musique, pour cette science des sciences, pour cet art de la sérénité, de l’harmonie et de la paix.

5. – DES RELATIONS

Un sage n’a besoin de personne. Les réunions mondaines, le cercle, la brasserie sont des stupéfiants : celui-là en use qui craint de rester face à face avec soi-même.

Le sage accueille tous ceux qui viennent à lui. Il ne se refuse à rien. A s’écarter de la foule, on risque de concevoir du mépris envers elle : or, rien n’est méprisable, comme rien n’est inutile. Si je sens les autres bêtes, laids, ridicules, bas, ne serait-ce point que j’ai en moi de la bêtise, de la laideur, de la bassesse ? Dès lors, une médisance, c’est ma propre condamnation.

Mieux vaut discourir des idées plutôt que des personnes.

Tout être contient un enseignement général; mais le sage sait dégager de sa rencontre avec la plus vile créature, la leçon personnelle que ce contact lui adresse.

On peut choisir ses relations. Vous qui voulez vivre plus haut et mieux, cherchez donc les incultes, les pauvres, les mal élevés, les obtus et les conviez à votre table. Ou bien, sans cet héroïsme, acceptez seulement les visiteurs que le  » hasard  » ce héraut de Dieu, vous envoie; accueillez-les, offrez leur votre courtoisie, cette politesse du coeur.

L’exemple est plus actif que le discours. Ciselez une phrase belle : le dilettante la goûtera, mais ne songera pas à la réduire en pratique. Faites une bonne action, même incognito, soyez de bonnes actions vivantes, et vous susciterez autour de vous des imitateurs.

6. – LA FAMILLE

Les époux devraient surtout, devant leurs enfants, vivre dans un parfait accord; l’enfant se rend compte de beaucoup plus de choses qu’on ne le croit; nous oublions trop avec quelle curiosité ingénieuse nous surveillions les grandes personnes quand nous étions marmots. Les parents ne doivent jamais se permettre de brutalité avec leurs petits; c’est le plus retardataire, le plus difficile, pour lequel ils dépenseront le plus de soins; ils lutteront avec un calme inflexible contre leurs mauvais penchants, sans craindre de sacrifier à ces soins leurs commodités personnelles. Le bon exemple sous toutes ses formes est dû à l’enfant; il ne doit apercevoir aucun défaut chez ses parents, de sorte que leur souvenir lui serve de modèle toute sa vie.

Tout en lui donnant le nécessaire, et même un peu de superflu, ne l’élevez pas au-dessus de votre condition; son destin s’accomplira quand même.

Quant aux époux, leur travail propre est de réaliser l’harmonie. La femme assume ici le plus beau rôle, car les soins du ménage ne seront qu’une minime partie de son travail; sur sa tête, ou plutôt sur son coeur, repose la charge sacrée de tenir ouvertes les voies intuitives par où peuvent descendre les ancêtres et les rejetons, par où son esprit s’élèvera vers l’aide, vers la force, vers l’amour; par où, à sa prière, arriveront sur l’époux, les lumières et les puissances. Celui-ci, à son tour, lui gardera scrupuleusement sa parole, même en pensée, et prendra son avis sur toutes décisions; c’est à lui à sortir et à gagner de l’argent; la place de l’épouse est à son foyer, à l’inverse de ce qu’on prêche maintenant.

Lorsque le devoir quotidien est accompli à fond, on a le droit de consacrer le temps qui reste à une distraction d’étude, de sport, de relation, ou au repos. Mais, moins on reste inactif, en dehors du temps normal du sommeil, mieux cela est.

7. – LA NUIT

On est responsable envers son corps des privations de sommeil qu’on lui fait subir, comme de la perte d’énergie que lui enlève la fainéantise. Le sommeil répare la force nerveuse; nos autres facultés reçoivent pendant la nuit une nourriture convenable selon les mêmes lois qui nous distribuent notre subsistance matérielle au prorata de notre travail, de nos besoins, et de nos mérites antérieurs.

Il est bon de prendre toutes précautions pour que ce repos soit complet : la digestion presque finie, les soucis oubliés, une rapide récapitulation du jour qui se termine, montrera les fautes, les négligences; si on a des inquiétudes quant au lendemain, qu’on se recueille pour demander à son corps, à sa volonté, ou à l’Invisible – selon sa croyance – la force nécessaire. Il faut s’endormir dans le calme pour se réveiller dans une auréole de forces nouvelles.

Il est meilleur de mettre la tête du lit à l’Est ou au Nord; si on est marié, ne pas changer de place chaque nuit; choisir à son goût la couleur des tentures et des couvertures.

Pour un matérialiste, les rêves ne peuvent que donner, comme l’enseignait l’ancienne médecine, des indications pathologiques. Pour un spiritualiste, qu’il s’habitue à acquérir une sorte de conscience et de liberté d’action dans ses songes, qu’il les note rapidement au réveil; inutile cependant d’en parler, non plus que d’aucune manifestation de l’Invisible, sinon à quelque spécialiste sûr.

Extrait des Lettres Mystiques 

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DE LA CONNAISSANCE DU MONDE SPIRITUEL

Posté par othoharmonie le 23 mars 2015

 

aaaaspirit.-300x219Un moyen de se faciliter l’intelligence des résultats de la science occulte consiste à diriger les facultés ordinaires de l’âme sur ce qui fournit des concepts susceptibles d’être élargis et transformés au point d’atteindre peu à peu les phénomènes et les êtres du monde spirituel. Si l’on manque de patience pour choisir ce chemin, on sera sujet à se représenter le monde spirituel comme par trop semblable au monde physique ou sensible ; bien plus, on restera incapable de se faire une idée correcte de l’esprit et de ses rapports avec l’homme.

Les phénomènes et les êtres spirituels se manifestent à l’homme quand son âme est préparée à les percevoir, mais la façon dont ils se manifestent n’est pas celle des faits et des êtres physiques. On peut se faire une idée de cette différence essentielle en portant son attention sur la nature du souvenir. On a été, par exemple, il y a quelque temps, mêlé à un événement. Ce dernier, à un moment donné, émerge de la subconscience.

On sait que ce qui émerge ainsi correspond à un événement réel et on l’y rapporte. Mais ce qui est présent, au moment du souvenir, c’est uniquement l’image-souvenir dudit événement. Qu’on se représente maintenant, surgissant dans l’âme, une image semblable, il est vrai, à une image-souvenir, mais exprimant toutefois un contenu étranger à l’âme, c’est-à-dire quelque chose ne provenant pas d’expériences faites antérieurement — et l’on aura compris comment, dans une âme dûment préparée, le monde spirituel commence à apparaître. Puisqu’il en est ainsi, quelqu’un qui ne connaît pas assez bien les lois du monde spirituel objectera toujours que les soi-disantes expériences spirituelles ne sont autre chose que des images-souvenirs plus ou moins distinctes, prises à tort pour des révélations du monde occulte. Il faut bien concéder qu’il n’est pas facile, dans ce domaine, de distinguer l’illusion de la réalité.

Bien des personnes, en effet, s’imaginent avoir des perceptions du monde suprasensible, alors que de simples images-souvenirs — qu’elles ne savent pas discerner comme telles — occupent leur esprit. Pour être tout à fait à l’abri de l’erreur, il faut être instruit de ce qui peut engendrer l’illusion. Ainsi, par exemple, un incident visuel fugitif qui a à peine effleuré la conscience, peut surgir plus tard — même tout à fait modifié — en forme d’image vivante, et, celle-ci, à défaut de souvenir précis, sera tenue pour une véritable inspiration. Ceci et beaucoup d’autres raisons encore expliquent fort bien pourquoi ceux qui ne connaissent guère les méthodes particulières de la science occulte, trouvent les données de la clairvoyance extrêmement discutables.

Mais si l’ont veut bien tenir un compte exact de ce que j’ai dit du développement de la clairvoyance dans mon livre L’Initiation, on arrive pourtant à pouvoir distinguer dans ce domaine, l’illusion de la vérité. À cet égard, il sera permis de faire remarquer encore ceci. Il est vrai que les phénomènes spirituels se manifestent d’abord comme images ; c’est-à-dire qu’ils surgissent sous cette forme des profondeurs de l’âme dûment préparée. Or, ce qui importe, c’est de savoir acquérir la juste appréciation de ces images. Car, pour la perception spirituelle, elles n’ont de valeur que quand, par toutes les façons dont elles se présentent, elles ne prétendent pas s’imposer comme des réalités en soi ; autrement, elles ne vaudraient guère plus que des rêves ordinaires. Elles doivent, comme les lettres de l’alphabet, être considérées comme des signes. Quand on a devant soi des lettres, on ne s’attache pas à leur forme, mais on les lit pour savoir ce qu’elles veulent exprimer. De même qu’un écrit n’invite pas à décrire les caractères dont il se compose, les images qui forment le contenu de la clairvoyance, ne doivent pas être saisies pour elles-mêmes, mais elles incitent l’âme à faire abstraction de leur apparence et à se concentrer sur le phénomène ou l’être spirituel qui s’exprime par elles.

Il ne vient à l’idée de personne de faire remarquer qu’une communication épistolaire contenant des nouvelles inédites ne se compose après tout que d’une série de lettres connues depuis longtemps. Il serait tout aussi déplacé de dire que les images de la clairvoyance ne contiennent que des éléments empruntés à la vie ordinaire. Certes, de pareils éléments s’y trouvent ; mais ce qui importe pour la conscience véritablement clairvoyante, ce ne sont pas ces emprunts à la vie ordinaire, mais bien ce que les images expriment.

La première tâche de l’âme est de se préparer à voir surgir de telles images à l’horizon spirituel ; mais, il faut de plus que l’âme cultive en soi l’instinct de ne pas s’attarder aux images, mais de les rapporter comme il convient au monde suprasensible. Il est tout à fait juste de dire que la vraie clairvoyance ne consiste pas seulement dans la faculté de contempler en soi un monde d’images, mais, avant tout dans cette autre faculté comparable dans le monde sensible à la lecture d’un texte. Il faut commencer par se représenter le monde suprasensible comme se trouvant tout à fait en dehors de la conscience ordinaire. Rien, dans cette conscience, ne lui permet d’approcher ce monde.

Grâce à la méditation les forces de l’âme grandissent et créent un premier contact avec le monde spirituel, ce qui fait que les images dont nous avons parlé émergent des flots de la vie intérieure. Elles forment un tableau qui est, en somme, tissé tout entier par l’âme elle-même, c’est-à-dire par les forces que l’âme s’est acquises dans le monde sensible. En tant qu’assemblage d’images ce tableau ne contient vraiment que du souvenir. Pour l’intelligence de la conscience clairvoyante il est bon de se rendre compte de tout cela autant que possible.

Non seulement on se garantira alors contre toute illusion concernant la nature des images, mais on s’acquerra aussi par là un sentiment juste de la manière dont il faut rapporter les images au monde suprasensible. On apprendra par les images à lire dans le monde spirituel. Il est dans la nature des choses que par les sensations du monde sensible on est beaucoup plus près des êtres et des phénomènes de ce monde qu’on ne l’est du monde suprasensible par les images de la conscience clairvoyante. On pourrait même dire que ces images ne sont d’abord que comme un rideau que l’âme place devant le monde suprasensible quand elle sent le contact établi entre elle et ce dernier. Il faut se familiariser peu à peu avec la manière dont les phénomènes occultes atteignent l’âme. De l’expérience spirituelle résultera une interprétation de plus en plus correcte, une lecture de plus en plus juste de ces phénomènes. Si ces derniers ont un caractère particulièrement important, il apparaîtra avec évidence qu’ils ne peuvent provenir d’images-souvenirs de la vie ordinaire. Malheureusement parmi ceux qui, à tort ou a raison, croient s’être acquis des convictions de certaines connaissances suprasensibles, on rencontre bien des affirmations absurdes.

Combien de personnes, pour être convaincues de la réalité de la réincarnation, s’empressent de rapporter aux expériences d’une vie terrestre antérieure certaines images surgissant dans leur âme ! On devrait toujours se méfier quand ces images semblent indiquer des vies précédentes telles qu’elles ressemblent sous certains rapports à la vie actuelle ou qu’elles se manifestent de telle façon que la vie actuelle puisse être intellectuellement comprise par ces soi-disant vies antérieures. Quand, dans une véritable expérience occulte, la vraie impression de la vie précédente ou d’incarnations antérieures surgit, elles apparaissent comme fort différentes de tout ce que l’imagination, les désirs et les aspirations orientés vers la vie actuelle eussent jamais été capables ou désireux de produire. Il peut arriver, par exemple, que l’impression de la vie terrestre précédente se présente dans un moment de la vie actuelle où il est impossible de s’assimiler les facultés ou qualités que l’on avait possédées dans cette vie antérieure.

Non seulement les images qui se présentent lors de pareilles expériences spirituelles particulièrement importantes sont loin de rappeler des faits de la vie ordinaire, mais elles en sont généralement tellement différentes qu’on aurait été incapable de les concevoir. Cela est bien plus encore le cas pour les impressions véritables provenant des mondes tout à fait transcendants. Ainsi, il est souvent radicalement impossible de former des images dérivant de la vie ordinaire et se rapportant à l’existence entre les vies terrestres, c’est-à-dire à la période entre le dernier décès de l’homme dans la vie antérieure et sa naissance à la vie actuelle. On peut alors faire l’expérience que, pendant la période vécue dans le monde spirituel, on a développé en soi des sympathies et des penchants complètement opposés à ceux qu’on est en train de développer dans la vie terrestre. On reconnaît que, dans la vie terrestre, on a souvent été amené à s’intéresser avec amour à des choses qu’on a repoussées ou évitées dans la vie spirituelle précédente (entre la mort et la naissance). Tout ce qui pourrait émerger des expériences ordinaires en forme de souvenir devrait être différent de l’impression reçue par la véritable perception occulte. Celui qui ne connaît pas à fond la science occulte pourra toujours faire des objections, même quand la description qui vient d’être donnée est juste.

Il pourra dire : « Eh bien, oui ; j’aime une chose. La nature humaine est compliquée. À toute sympathie est mêlée une secrète antipathie. À un moment donné cette dernière surgit et je la prends pour un phénomène prénatal, alors que, peut-être, elle peut très naturellement s’expliquer par les données de la subconscience. » Il faut reconnaître en général qu’une pareille objection est certainement à sa place dans nombre de cas. C’est qu’il n’est pas facile d’acquérir les connaissances de la conscience clairvoyante de façon à ce qu’elles soient à l’abri de toute objection. Mais s’il est vrai qu’un prétendu clairvoyant peut se tromper et rapporter une donnée de la subconscience à une expérience spirituelle prénatale, il est tout aussi vrai que la discipline occulte amène à une connaissance de soi-même telle, que cette dernière embrasse jusqu’au domaine de la subconscience et puisse, à ce point de vue aussi, être affranchie de toute illusion.

41GfWND2FUL._SY344_BO1,204,203,200_Tout ce que nous voulons affirmer ici, c’est que nos connaissances suprasensibles ne sont vraies qu’à la condition qu’au moment où nous les élaborons, nous sachions distinguer entre ce qui provient des mondes suprasensibles et ce qui est simplement formé par notre propre représentation. Mais en se familiarisant avec les mondes suprasensibles on s’approprie une telle faculté de discernement qu’on finit par distinguer, dans ce domaine, la perception de l’illusion aussi bien que, dans le monde physique, on distingue un fer chaud qu’on touche du doigt d’un fer chaud simplement imaginé.

EXTRAIT du livre : LE SEUIL Du MONDE SPIRITUEL de RUDOLF STEINER aux Editons ALICE SAUERWEIN

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LES ELEMENTS ET LA TRADITION aux Origines

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

ob_c97b05_2014-04-21colza-fleuri-yvelinesLes Eléments suivant les traditions, sont au nombre de quatre, de cinq ou de sept.

A aucun moment ces traditions ne se contredisent, elles mettent simplement l’accent sur une spécificité d’un même principe, ou insistent sur une partie d’un Tout plus vaste. Au nombre de Sept, au sein du Cercle Infranchissable dans lequel notre processus évolutif s’accomplit, c’est à dire le système solaire, les Eléments sont rarement utilisable sen totalité, car les Trois derniers,  touchent des Réalités et des Plans de Conscience qui nous sont encore difficilement accessibles ; mentalement, il nous est possible de les concevoir, mais concrètement ils ne nous sont pas utiles pour le moment, ils nous sont même relativement étrangers. Ils ne concernent pas encore l’Homme et son développement conscientiel actuel, mais des Entités Spirituelles dont nous avons encore aujourd’hui peu de choses. C’est la raison pour laquelle les Enseignements liés aux Quatre Eléments ou aux Cinq de la Tradition Taoïste nous sont plus familiers.

En dépassant les limites du Cercle Infranchissable Solaire et en accédant à des Plans de Conscience Cosmiques encore plus élevés, d’autres Eléments qui nous sont inconnus les animent et les vitalisent. Sur un plan pratique, cette information n’a pas le moindre intérêt pour nous maintenant, mais sur le plan des concepts, elle nous permet d’envisager la vie comme un processus sans fin au sien de laquelle des Courants d’Energie sou des Champs de Force multiples et variés se manifestent, se croisent, s’interpénètrent, se nourrissent et s’unissent dans la plus parfaite harmonie dans le seul objectif de permettre à toutes formes de « Conscience » de s’affiner, de croître et de grandir.

D’après les textes anciens retrouvés, ceux évoquant la théorie des Quatre Eléments d’une manière structurée, viennent de la Kabbale, dont les enseignements semblent provenir de l’Egypte ancienne et de la Chaldée, et du philosophe-médecin Grec Empédocle qui vivait au IVè siècle avant Jésus-Christ. A ma connaissance, l’on n’a pas identifié d’auteurs spécifiques développant de manière approfondie cette tradition avant Empédocle. Il n’est pourtant pas le premier auteur à s’en référer, d’autres l’on fait avant lui, la Kabbale que je viens d’évoquer en est l’exemple patient, mais nous n’en connaissons pas l’origine exacte. Il en va de même pour l’Enseignement Tibétain de la Kalachakra (qui évoque la genèse du cosmos et ses cycles de vie) et du Bouddhisme Esotérique en général, des Shâstra indiens (l’ensemble des textes sanskrits traitant de philosophie et de cosmologie), du Chaminisme Indien d’Amérique du nord et du centre et du Celtisme Druidique, qui évoquent, parfois avec insistance, cet enseignement.

Il a aussi été abordé en Occident dans la Gnose Chrétienne, principalement depuis la Renaissance, dans la Théosophie d’Héléna Blavatsky à la fin du siècle dernier et dans tout le vaste courant de l’ésotérisme moderne dont Madame Blavatsky peut être considérée, à juste titre, comme la source inspiratrice. La Communauté de Findhorn    située dans le nord de l’Ecosse, créée en 1962 par Peter et Eileen Caddy et Dorothy Mclean, l’un des bastions de la pensée « Nouvel Age », a effectué un travail de collaboration conscient avec les « entités élémentales » qui oeuvrent au service des Quatre éléments. Ce travail avait une valeur symbolique profonde, car de sa réussite dépendait la valeur symbolique profonde, car de sa réussite dépendait la possibilité pour l’Homme d’œuvrer, sur une grande échelle, avec les Forces de la Nature dépendant de ces Quatre Eléments. La coopération entre le règne humains et celui des Elémentaux était pratiquée par les anciens, principalement dans les sociétés animistes. Ce type de rapport avait été en partie rompu aux alentours du VIème siècle au moment où les prêtres Druides initiés avaient décidé, face à la montée du Christianisme, d e ne plus officier au sien de leur propre religion, pour intégrer la nouvelle et ainsi lui faire don de leurs connaissances ancestrales. Le grand initiateur de ce mouvement fut le Druide Saint Colomban qui se convertit au Christianisme afin d ‘enseigner aux moines de certaines abbayes situées principalement en pays Franc, la sagesse immémoriale dont il était le détenteur. Il fit bâtir, avent son départ d’Ecosse pour le continent, une croix celtique qui s’élève toujours à son emplacement initial. Devant la croix, il prédit à ses disciples druides que pendant plusieurs siècles la connaissance des Druides, en rapport avec les Forces des Quatre Eléments de la Nature, serait oubliée, puis resurgirait à cet endroit même ; C’est sur l’emplacement de ce lieu sacré que se créa la Communauté de Findhorn    en 1961

Je ne vais pas traiter de la nature spécifique du travail effectué à Findhorn, ni de la nature et du rôle des « entités élémentales ». Je vais simplement donner, à titre d’information, le nom des « élémentaux » les plus significatifs et surtout les plus familiers qi peuplent les mythes et les légendes de la littérature symbolique en relation avec les Quatre Eléments dont ils sont les ouvriers spécialisés. Ils oeuvrent au sein d’un Elément particulier, à transmettre, à véhiculer, l’énergie de cet Elément, là où elle est nécessaire. Pour ceux qui souhaiteraient connaître précisément la nature de la collaboration vécu par les membres de la communauté de Findhorn avec les esprits de la nature, et connaître l’univers des «  élémentaux », je leur conseille de lire le merveilleux ouvrage « Les Jardins de Findhorn«      paru aux Editions Nature et progrès ».

Dans le tableau ci-dessous, je donne les correspondances des Eléments avec les êtres élémentaires ou esprits de la nature les plus familiers à la culture occidentale.

TERRE

EAU

FEU

AIR

Gnomes

Ondines

Salamandres

Sylphes

 

Nous leur connaissons aussi d’autres noms, car à l’intérieur d’une même famille, nous pouvons dénombrer plusieurs branches suivant les lieux, les latitudes où ils se trouvent et le rôle spécifique qu’ils ont à jouer. Par exemple :

-          pour l’Elément Terre, nous avons les nains, les lutins, les faunes, les trolls, les gobelins, certains types de fées.

-          pour l’Elément Eau, les nymphes et les sirènes.

-          pour l’Elément Feu, les agnichaitans, les esprits animant le feu interne de la planète comme dans les volcans.

-          pour l’Elément Air, les elfes, d’autres types de fées, les petits devas de la nature.

Je pourrais aussi citer certains « esprits » d’un niveau d’évolution plus élevé que ceux évoqués ci-dessus, comme les Devas de la nature qui ont la charge d’un paysage, d’une forêt, d’une rivière, d’une catégorie de plantes, etc… Ce sont les Devas mineurs. Et aussi des grands Devas qui s’occupent de créer et maintenir en cohésion les formes archétypales sur lesquelles le monde manifesté et intangible repose.

Les Etres Elémentaires et les Devas mineurs sont les formes de vie énergétique des Quatre Eléments. Leurs corps ne sont pas constitués de matière dense comme les nôtres, mais de matière éthérique. Ils sont dépourvus de conscience individualisée, au sens ou nous l’entendons, sauf pour les Grands Devas qui sont des Entités Spirituelles, et ont pour mission de véhiculer le Prana, ou Energie de Vie, dans les Quatre mondes dont les Quatre Eléments ont la charge. Ces Entités peuplent les contes et légendes des traditions du monde, car les cultures archaïques les considéraient avec, soit du respect et de la vénération, soit da la crainte ; les textes sacrés ésotériques leur allouent une ancienneté plus grande que celle de l’Homme.

Les Quatre Eléments n’influent pars seulement sur les comportements humains, mais aussi sur toutes formes d’existences, à savoir : le règne animal, végétal, minéral, élémental et d’une certaine mesure, spirituel. Leur champ d’action et de manifestation, si je puis me permettre ces termes impropres, est illimité.

LES CINQ ET SEPT ELEMENTS TAOISTES : consultez ma PAGE ICI…. 

 

EXTRAIT DU LIVRE : L’interprétation des Arcanes Mineurs par Alain BRETHES aux Editions Oriane.

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Apportez l’amour à vos organes vitaux

Posté par othoharmonie le 17 mars 2015

 

pensee-positiveNos problèmes sont dans l’ensemble très complexes, au point que nous nous laissons submerger par eux. La plupart d’entre nous sont pris de découragement ; nous baissons les bras et n’essayons même plus de comprendre le tableau intégral de la vie.

Nos têtes chancellent tant elles sont pleines d’informations venant de toutes parts (télévision, radio, journaux, ordinateurs). Il nous faut arriver à les assimiler, ce qui n’est pas facile, d’autant que nous vivons dans la dissociation corps/esprit. Un corps sain n’est pas atteint par le stress de la vie moderne ; celle-ci lui fournit même l’occasion de créations nouvelles. Seulement, nombre de gens ne connaissent pas les mécanismes qui leur assureraient un équilibre naturel corps/esprit. Ils essaient d’assimiler le monde mentalement, par l’accumulation de concepts, de pensées, de désirs. Ils oublient que leur corps est contraint de transporter vingt-quatre heures sur vingt-quatre tout l’excédent de bagage mental et que celui-ci l’épuisera à la longue. L’épuisement corporel se traduira par une crise cardiaque, de l’arthritisme ou des disfonctionnements hépatiques. Lorsque nous craquons, nous accusons notre “ pauvre corps ”, à tort car le véritable coupable est notre mental surstressé.

La plupart d’entre nous ignorent jusqu’à la localisation de leurs organes physiques ; et ne parlons pas de leur taille, de leur forme et de leurs fonctions, ce qui est une preuve de notre ignorance des rapports existant entre le corps et le mental. En admettant même que nous ayons une connaissance intellectuelle de nos organes physiques, celle-ci ne nous en donne pas une expérience tangible, car nous ne percevons pas les messages subtils qu’ils nous lancent sans cesse. Par exemple, nous croyons être contents lorsque notre mental l’est. Même si nos intestins se rebellent contre la suralimentation, si nos poumons sont chargés de nicotine, nos reins épuisés par l’abus de café, le mental, de son côté, continuera d’apprécier la cuisine gastronomique, la cigarette et le café. Nous sommes sourds aux messages que nous lancent nos organes et empêchons ainsi que s’actualise en nous l’expérience d’un profond bien- être physique.

Nous sommes comparables à cet automobiliste inconscient qui passe son temps à laver et briquer son véhicule puis à rouler sur des chemins poussiéreux, pleins de bosses et à qui il ne viendrait à l’idée ni de changer les bougies ni de faire une vidange. Lorsque sa voiture refuse de rouler, il pousse des jurons, se plaignant de ne pas être mécanicien et accusant le garagiste qui, pourtant, l’avait averti que la voiture avait besoin d’une révision complète. Nous avons exactement le même comportement. Nous dé pensons notre énergie (et notre argent) pour notre apparence physique, mais nous nous maltraitons intérieurement. Nous avons un régime alimentaire déséquilibré, buvons de l’alcool, fumons. Et pire encore : nous nous privons d’amour.

Or, s’il vient un jour où le souffle nous manquera, où nos reins seront bloqués, où un cancer se déclarera, nous en serons bouleversés. D’aucuns arrivent à se convaincre de façon étonnante qu’ils ne sont pour rien dans leurs maladies. Ils s’empressent de porter le blâme de leur mauvaise santé sur les gênes, le vieillissement, la chance, etc. Trop de gens sont inconscients de ce qu’une maladie est directement imputable à des années entières de stress, d’abus corporels apparemment mineurs, notamment pour ce qui est des organes vitaux. Les organes vitaux sont intimement liés au cerveau. Le corps est le filtre de nos perceptions, de nos sentiments, de nos pensées ; il est notre magasin de souvenirs, le sens même de notre identité. Peu de gens réalisent que l’arrêt temporaire du fonctionnement psychique, l’absence temporaire de pensées ou de sensations, n’empêchent pas nos organes de continuer à fonctionner. Par contre, lorsque la rate éclate, que le coeur s’arrête de battre ou que le foie ne remplit plus ses fonctions, notre vie est vraiment en danger.

 Le cerveau commande, mais ce sont les organes qui font le travail. Imaginez que vos organes travaillent dans une usine. Si le patron n’est jamais là ou s’il fait fi des doléances de ses employés (conditions de travail, horaires trop chargés, salaires trop maigres), ceux -ci vont finir par se décourager, se mettre en grève ou donner leur démission. L’usine ne tourne plus, la fabrication est arrêtée ; à ce moment-là le patron se voit contraint d’ouvrir les négociations. Un peu tard car, si les ouvriers ont quitté leur travail, son autorité a baissé ; peut-être l’usine ne rouvrira-t-elle jamais et le patron perdra-t-il son gagne-pain (n’oubliez pas que le problème ne date pas d’hier!).

Extrait du Livre : ENERGIE VITALE ET AUTOGUERISON de Mantak Chia aux Editions Dangles

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Extase musicale : Un cadeau de guérison à l’Humanité

Posté par othoharmonie le 4 mars 2015

 

Extase Musicale « Âmes précieuses, j’aimerai partager avec vous cette information concernant cette musique sacrée et magnifique, véritable cadeau offert à l’Humanité. Le but divin de cette musique consiste à assister chacun d’entre nous alors que nous faisons tous face à différents challenges. Merci de laisser couler ces mots dans votre coeur et merci de garder une ouverture d’esprit. Nous avons tous attendu ce grand moment où La Terre et les Royaumes Eclairés seraient de nouveau unis afin de nous aider dans notre mission, mission qui participe à ce processus de transformation. C’est le moment ! 

Mais revenons sur l’historique de cette musique. 2011 a débuté sous une avalanche de Lumière. Le 21 décembre 2010, nous avons vécu un solstice couplé d’une puissante éclipse de lune. La synchronicité de ces deux événements ne s’est produite qu’une seule fois lors des 2000 ans écoulés. L’éclipse de lune s’est produite à deux degrés du centre de la Galaxie ce qui a créé l’ouverture d’un portail de Lumière phénoménale. Ce portail de Lumière a permis à cette Energie de se déverser du coeur de la Création jusqu’au centre de  la Terre. Cette Lumière Divine qui s’est déversée considérablement a engendré une bascule pour toute vie évoluant sur terre. 

Une fois le portail ouvert, la Lumière a formé un puissant égrégore qui s’est renforcé jusqu’à la pleine lune et l’éclipse solaire du 4 Janvier 2011. Lors de ces flots intenses d’énergie, les Artisans de Lumière du monde se sont unis dans le coeur et se sont unis aux Êtres des Royaumes supérieurs afin de co-créer une toute nouvelle empreinte d’Amour dans le monde de la Cause. Cette incroyable Lumière a baigné la Planète pendant deux semaines, propulsant chaque particule atomique et subatomique dans une autre spirale d’évolution. Cet événement a préparé le chemin pour que 2011 soit victorieuse dans la Lumière. Car 2011 a été déclarée par les Maîtres Ascensionnés comme étant l’année : « de la Transfiguration, du Renouveau et de la Renaissance ». 

Le jour de Noël, alors que nous étions au coeur de cet influx d’énergie, notre fils Joao est tombé malade. Le 29 décembre, il quittait notre Terre, emporté par une pneumonie foudroyante. Joao avait 42 ans. Il avait une femme et trois merveilleux enfants. Depuis sa transition, Joao nous a fait savoir que sa période sur cette planète était accomplie et qu’il avançait librement dans la Lumière. Il a précisé qu’il travaillait à ce jour aux côtés de l’Archange Michaël et les Anges de la Guérison. Il a fait également savoir qu’il lèguerait à l’Humanité un « cadeau », un cadeau qu’il ne pouvait pas offrir tant qu’il était en incarnation. Quand Frédéric Delarue, un merveilleux musicien français, a reçu mon email lui annonçant le départ de Joao, il sentit une profonde connexion à l’âme de Joao. Frédéric percevait que Joao voulait communiquer avec lui et il pressentait qu’il était important qu’il soit présent lors de la cérémonie honorant sa vie. Cette cérémonie a eu lieu le 8 janvier 2011 à Tucson dans l’Arizona. Après que Frédéric se soit engagé à être présent, Joao n’a eu de cesse de communiquer avec lui. Joao lui a alors demandé s’il voulait bien accepter de recevoir une musique afin de l’offrir à sa famille. 

Frédéric a accepté sans savoir quel était l’objectif réel de cette musique. De retour en Californie, Joao a commencé à expliquer au musicien ce que représentait cette musique : « Un cadeau à l’Humanité ». (Au cours de l’année de ses douze ans, Frédéric a fait l’expérience d’une mort imminente. Suite à cela, il a pris conscience qu’il pouvait écrire de très belles musiques. A 13 ans, alors qu’il était en train de jouer une musique populaire, un ange, venu  des sphères de musiques angéliques, s’est présenté et a posé ses mains sur les siennes. Frédéric est resté serein, il s’est effacé et la musique d’une âme présente a coulé au travers de ses mains.) Après les mois qui suivirent la cérémonie de Joao, celui-ci se présentait à Frédéric et lui donnait les consignes à propos de cette musique à offrir à l’humanité. 

Puis, peu avant Pâques, Frédéric s’est réveillé avec le désir ardent d’aller en France. Pendant le mois de Mai, il s’est rendu à Rennes-le-Château plusieurs fois. Rennes-le-Château est un vortex particulier où pulsent les énergies de Marie-Madeleine. En ce mois de Mai, Marie-Madeleine travaillait avec Marie et tous les aspects féminins de notre Père/Mère Divin pour renforcer dans le monde la conscience du Féminin Sacré, la conscience de notre Mère Divine. L’aspect Féminin est maintenant associé à « l’Esprit Saint ». Frédéric raconte que lorsqu’il était dans l’église à Rennesle- Château, contemplant le tableau de Marie-Madeleine, il fit une expérience  miraculeuse qui a transformé sa vie. En rentrant chez lui, il se sentit très différent. Il comprit que l’expérience vécue avec Marie-Madeleine était une  expérience prépondérante le préparant à recevoir cette musique, musique qui devait aider à guérir l’Humanité. Pendant le mois de Mai, alors que Frédéric recevait cette initiation en France, Marie assistait chacun d’entre nous de façon miraculeuse. Il y a un peu plus de 40 ans, Marie a établi un accord avec chaque homme, chaque femme et chaque enfant de la Planète. Elle a affirmé que dans un futur proche, quand l’humanité serait prête à recevoir ces influx de Lumière d’Amour provenant de notre Mère Divine, (l’Esprit Saint), Elle nous escorterait dans son Temple du Coeur Immaculé et assisterait notre Présence JE SUIS à expanser la Triple Flamme qui bat en nos coeurs, car il est fondamental de restituer à la Triple Flamme sa taille initiale. Cette expansion nous aiderait à assimiler bien plus facilement les fréquences raffinées de l’Amour Divin, fréquences de la Cinquième Dimension. 

La Triple Flamme qui scintille en nos coeurs, à son origine, enveloppait nos corps mental, physique, émotionnel et éthérique. Elle représentait l’équilibre parfait entre le Masculin Sacré du Pouvoir Divin et le Féminin Sacré de l’Amour Divin. Au coeur de ces Deux Flammes,  vibre de splendeur la Flamme Jaune-Or de la Sagesse et de l’Illumination, fruit de notre Père/Mère Divin. Ce que certains appellent « la Sainte Trinité ». Lors de la « chute » nous avons fermé nos coeurs. Cette fermeture a verrouillé le portail par lequel notre Mère Divine déversait son Amour Pur. C’est alors que notre Triple Flamme a vécu un déséquilibre qui nous a fait oublier la puissance et l’existence de notre Mère Divine. Notre Triple Flamme s’est étriquée au point de ne plus être qu’une petite étincelle dans nos coeurs. 

Or, depuis que nous avons co-créé l’empreinte d’un Amour Nouveau dans le monde de la Cause, tout a changé !! Par conséquent, ce mois de Mai, dans notre sommeil, notre Présence Divine JE SUIS, nous a escortés dans le Temple Immaculé de Marie. En ce Temple, Marie et notre Présence Divine JE SUIS, ensemble, ont nourri la Triple Flamme afin de l’étirer telle qu’elle l’était au tout début. C’est l’acte sacré dans lequel s’était engagé Marie avant l’incarnation de chacun d’entre nous. Le 10 Juin, Frédéric me contacte afin de partager ce qu’il a compris à propos de la musique de Joao. J’ignorais tout du voyage de Frédéric en France et il ignorait cet engagement de Marie et le travail qu’elle effectuait avec Marie Madeleine pendant ce mois de Mai. Il me confie alors que depuis son retour, Joao est à ses côtés car Joao lui souffle l’urgence d’offrir cette musique au monde. 

Frédéric me demande alors de contacter Joao pour être sûr qu’il ne se méprend pas concernant ces informations. Je m’adresse donc à Joao et je lui demande de m’éclairer à propos de cette musique. Joao m’a alors confirmé que tout était prêt et qu’il était temps que cette musique voit le jour. C’est ainsi qu’il me demande de dire à Frédéric, le jour suivant, le 12 juin, jour de la Pentecôte, fête qui célèbre la descente de l’Esprit Saint (notre Mère Divine) qu’il y aurait sur Terre, en ce jour particulier, une déferlante d’Amour Divin provenant de notre Mère Divine. C’est alors que Joao me transmet avec le titre, les informations à ajouter à la musique : Le titre : « Extase Musicale, un Cadeau de Guérison pour l’Humanité » 

Musical-Rapture-Cover-CDMusique Céleste de Joao Cota-Robles par Frédéric Delarue. « Les Fréquences de cette musique céleste communiquent avec l’Intelligence Divine du corps à un niveau cellulaire élevant ainsi la conscience de chaque cellule. Alors que la musique apaise et réconforte la cellule, la capacité du corps à se guérir lui-même est accrue. Cette musique sacrée est compatible avec « tout ce qui est » et travaille en harmonie avec toute procédure ou traitement  médical propre à chacun. Cette musique est une bénédiction, elle entre en résonnance avec toute forme de grâces et vient accroitre l’efficacité de tout traitement et particulièrement le cancer. Cette musique est un cadeau des Royaumes Supérieurs et ne doit pas être vendue ou achetée. Merci de partager cette information avec tous ceux et celles qui  pourraient accueillir les bénéfices de ce Cadeau Céleste. » Joao Cota-Robles Le matin suivant, je reçois un email de Frédéric qui disait : « Ce jour est le jour ». C’était la Pentecôte. C’est alors que Frédéric me fait part du décès du docteur Florence Phillips, seul médecin qui l’avait autorisé à utiliser sa musique angélique dans le monde médical et ce, sans condition. (Ce médecin est mort des suites d’un cancer après un long coma). 

Juste après avoir reçu cet email, le Père de Joao m’appelle dans la cuisine afin de me montrer qu’une Magnifique Colombe d’un blanc éclatant s’était posée dans le jardin. Nous sommes dans cette maison depuis 45 ans et jamais une colombe ne s’y était posée. Frédéric s’est donc préparé. Au moment juste, Marie-Madeleine a enveloppé Frédéric et Joao et les a inondés de sa resplendissante Lumière. Les mains de Joao se sont superposées à celles de Frédéric. Joao a rappelé que cette musique renfermait une fréquence de guérison qui n’avait pas été accessible à l’humanité jusque-là. Ces fréquences ont été possibles grâce à l’expansion de la Triple Flamme de l’Humanité, le retour de notre Mère Divine, et l’énorme influx d’Amour Divin qui Transfigure. La résolution technique de cette musique devait être la meilleure possible afin que toute vibration de guérison soit respectée, et qu’aucun nouveau son guérissant ne manque. Cette musique doit être totalement accessible. Tout est dans l’Ordre Divin et nous mettons tout en oeuvre pour que cette musique circule dans le monde entier et que chacun en fasse une extraordinaire expérience.

 

Ce CD « Extase musicale » dure 62 minutes. Vous pouvez la télécharger de ces sites : www.eraofpeace.org  &  www.FredericDelarue.com

 

Afin de protéger l’intégrité de cette Musique Céleste, elle possède un copyright sous le nom de Frédéric Delarue. Vous pouvez également accéder à 15 minutes de musique sur YouTube Video afin que tous ceux que vous aimez ainsi que votre famille puissent jouir de quinze minutes de ce cadeau. 

 

Il n’y a pas de hasard. Souvenez-vous, nous sommes au coeur d’un déferlement de Lumière jamais égalé. Cet été, les Royaumes Supérieurs se tiennent encore plus en alerte afin de répondre promptement à nos appels et à nos invitations à intervenir dans nos vies. Des alignements célestes auront lieu  et nous permettront de déposer tout ce qui nous a retenus prisonniers des  dysfonctionnements créés par l’Humanité. Ce temps est puissant et sacré. Juin a offert d’incroyables alignements (éclipses solaires, lunaires et le solstice). Ces éclipses ont favorisé les ouvertures de coeurs et accru l’amour. 

Tout ceci nous prépare à d’autres activités lumineuses et luminiques qui sécuriseront pour toujours dans le plan terrestre : L’Amour Divin. Ces activités seront renforcées du 13 au 18 Août 2011. Un séminaire est organisé dans l’Arizona afin que les Artisans de Lumière puissent former une coupe pure et oeuvrer avec les Royaumes Célestes. Ces alignements catapulteront la Planète et ses habitants dans une autre spirale d’évolution. Cela nous permettra de faire un bond monumental dans des fréquences plus raffinées et atteindre ainsi notre but ultime : l’Ascension dans les délices de la Cinquième Dimension : Royaume de l’Amour Divin et de l’Unité ! En Août, sera sécurisée dans le coeur de chacun l’empreinte de l’Amour Divin qui vibre dans le Monde de la Cause. 

Patricia Diane Cota-Robles Vous trouverez d’autres textes de Patricia sur le site de Dominique-claire : www.dominique-claire-germain.com (archives magazines)

 

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Éveiller votre potentiel divin

Posté par othoharmonie le 8 janvier 2015

« Selon la sagesse ancienne du monde, nous pouvons consciemment nous unir au divin par cette incarnation ; car cet homme naîtra dans la réalité. S’il rate sa destinée, la Nature n’est pas pressée ; un jour, elle le rattrapera et l’obligera à accomplir sa secrète raison d’être. » SARVEPALLi RADHAKRISHNAN Président de l’Inde, 1962-67 

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Nous voulons tous connaître notre raison d’être. Quelle est donc notre mission ? Les initiés sont faciles à repérer: leur vie rayonne de sens. Comme ils perçoivent le dessein de leur vie, ils ont la force d’en traverser les périodes difficiles autant que d’en apprécier les meilleures. Mais bien des gens n’en ont pas d’idée précise, ou ignorent tout à fait leur raison d’être. Depuis que je pratique l’intuition médicale (c’est-à-dire la capacité de « lire » l’état psychologique de quelqu’un par l’intuition plutôt  que par l’examen et le diagnostic physiques), on me demande souvent : « Pourquoi suis-je malade, et comment guérir ? » Encore plus souvent et avec plus d’insistance, on me demande : « Pourquoi suis-je ici ? Quelle est ma véritable raison  d’être ? Que faire de ma vie ? » En un sens, ce manque de direction et de compréhension de soi constitue un problème de santé, car il peut engendrer diverses formes de stress émotionnel, comme la dépression, la fatigue et l’anxiété. Lorsque ces tensions et ces émotions négatives s’installent, elles peuvent engendrer la maladie. La connaissance de votre mission n’est  pas qu’une aspiration de l’esprit : elle est également essentielle à votre corps et à votre âme. 

Une vie confuse et dépourvue d’orientation peut entraîner d’autres conséquences. L’ignorance de votre mission peut avoir un effet destructeur sur vos  relations. Comme le disait souvent le regretté Howard Thurman, théologien, mystique et professeur à Harvard, nous devons nous poser deux questions : « La première est « Où vais-je ? » et la seconde, « Qui  viendra avec moi ? » Si vous ne vous les posez pas dans cet ordre, vous aurez des difficultés. » Sans cette compréhension de soi, sans ce dessein, nous pouvons porter atteinte à notre entourage et nous faire du tort. Sans une idée claire du « tableau d’ensemble », nous ne pouvons réagir correctement aux événements et aux gens lorsque les choses vont mal. […] 

Après avoir, pendant plus de dix-sept ans, aidé des gens à trouver et à utiliser leur boussole intérieure, j’en conclus que cette absence d’orientation spirituelle et émotionnelle est endémique. En plus de représenter un problème personnel pour bien des gens, c’est aussi une préoccupation mondiale : d’un point de vue cosmico-pratique, à quoi sert à l’univers une  planète remplie d’âmes qui n’ont pas la moindre idée de leur raison d’être ni de leur mission ? 

Lorsqu’on me demandait comment « se réapproprier sa propre existence » ou guérir ses blessures, comment trouver la bonne direction, je recommandais souvent la prière. Mais malgré toutes les qualités de cet exercice, j’ai cherché un autre chemin ou processus précis par lequel on puisse clarifier sa vie et trouver sa raison d’être. Personne ne peut tout prévoir,  bien sûr mais si nous pouvions envisager le sens symbolique de nos expériences, nous serions mieux préparés à affronter les inévitables changements et à nous y adapter. Au lieu de nous opposer à la transformation (tout en accumulant des  cicatrices émotionnelles), nous pourrions choisir, voir les événements sous un jour différent, accepter les changements et profiter de notre vie. Considérant l’importance personnelle et planétaire de la connaissance de notre mission, pourquoi est-elle si difficile à trouver ? Comment peut-on mieux la chercher et s’en informer ? Pourquoi certains la découvrent-ils  facilement, tandis que d’autres peinent sur le moindre indice ? Comment nous en faire une idée ? 

Chacun de nous a intérêt à connaître sa mission, car notre façon d’aborder les diverses circonstances de la vie améliorent ou compromettent notre santé. Comme je l’ai découvert après plus de huit mille lectures intuitives médicales au cours de ces dix-sept années, « notre biographie devient notre biologie » : c’est ce que j’écrivais dans Anatomie de l’Esprit.  Autrement dit, les petits problèmes et les grands traumatismes s’installent et vivent dans notre corps, et affectent ou bloquent notre énergie. Il va sans dire que plus nous nous écartons de notre mission véritable, plus nos frustrations s’accumulent et plus notre énergie est déphasée. Une fois informé de sa mission, on peut vivre de façon à tirer le meilleur parti de son énergie. Lorsqu’on s’accorde à son énergie, on exprime mieux son propre pouvoir. J’appelle cela vivre en accord avec son Contrat sacré.  

Lors de mes lectures intuitives, j’aide des gens à exploiter plus consciemment leur énergie, en repérant les traumatismes ou autres événements de leur vie qui sont restés dans leur champ énergétique. Lorsque je ramène ces souvenirs à leur conscience, ils voient souvent comment ils ont perdu leur énergie ou leur pouvoir en s’identifiant à l’excès à ces blessures ou à ces expériences. En identifiant ces « fuites d’énergie », ils peuvent regagner leur âme. Même si ce rappel est parfois utile, la plupart des gens n’ont pas besoin de mon aide pour se souvenir de ces expériences majeures. Mais là où je crois avoir vraiment aidé certains, c’est dans l’identification et l’interprétation des schémas sous-jacents de pensées et de croyances qui affectent leurs souvenirs. Ces schémas sous-jacents portent les interprétations et les sens que vous assignez à vos expériences. Ces interprétations deviennent des souvenirs cellulaires et traînent la charge d’énergie émotionnelle qui affecte votre biographie et, par conséquent, votre biologie. 

Lorsque vous vous rappelez, par exemple, avoir excellé en mathématiques à l’école, ce souvenir d’une réussite peut stimuler et inspirer votre corps et votre esprit. Mais si votre talent pour les mathématiques a provoqué du ressentiment ou du rejet de la part d’un entourage jaloux, il portera également une charge émotionnelle négative. Celle-ci peut s’attacher à tout succès  subséquent, et vous commencez à associer la culpabilité à l’accomplissement. Supposons, par contre, que votre expérience de ces complications émotionnelles vous ait, en réalité, préparé à affronter des défis ultérieurs. Au lieu d’en vouloir à cet entourage jaloux, vous pouvez lui être reconnaissant d’avoir contribué à votre apprentissage de la vie. En percevant votre propre énergie, en prenant conscience de votre perspective sur votre monde, vous pouvez changer votre point de vue et votre vie. En détectant une charge émotionnelle dans votre biographie, vous voyez comment les fragments rassemblés de votre histoire ont affecté votre passé, votre présent et votre état de santé. Cette perspective, c’est ce que j’appelle la vision symbolique. Entrevoir votre vie à larges traits et en zones de couleurs vives vous permet de redessiner votre conception de l’avenir et d’en interpréter plus clairement et plus consciemment les détails. La vue symbolique vous permet de retrouver votre énergie ou votre âme, pour guérir du point de vue émotionnel, spirituel et parfois même physique. La vision symbolique constituera une façon importante de travailler votre énergie lorsque vous ferez le point sur votre Contrat sacré. 

En faisant la lecture symbolique de quelqu’un, je vois son énergie (dans toutes ses attributions) circuler autour de lui. Mais je la perçois simultanément, comme la somme unifiée de toutes ses parties, et comme une cellule unique reliée à une grande matrice énergétique. Pendant ces lectures, mes sujets deviennent des hologrammes humains. Leur schéma énergétique général se reflète dans chacune de leurs cellules, tout comme chacune de nos âmes bourdonne activement pour former une sorte d’âme planétaire qui englobe toute la vie terrestre. Nos paroles, pensées, actions et visions influencent notre santé individuelle et celle de notre entourage. Parcelles essentielles d’une âme universelle, nous avons tous été placés sur la terre pour remplir un Contrat sacré qui améliore notre croissance spirituelle personnelle tout en contribuant à l’évolution de la grande âme mondiale. 

Notre mission de vie, ou Contrat, ne peut se définir ni se mesurer uniquement à l’aune de notre vie extérieure. Notre raison d’être ne se limite pas à notre carrière, à notre passe-temps ni à notre relation amoureuse. Notre Contrat, c’est notre relation globale à notre pouvoir personnel et spirituel. C’est notre façon de fonctionner avec notre énergie et avec les gens à qui nous la donnons. C’est aussi la mesure dans laquelle on est prêt à se soumettre à la direction du divin. Même si un Contrat ne correspond pas aux détails matériels de notre vie, on peut utiliser ces derniers pour le découvrir. Notre vie comporte de nombreuses facettes qui chatoient et reflètent à la fois notre énergie physique et notre énergie intérieure. En tentant de saisir l’ensemble de ce reflet, vous pouvez discerner et définir votre mission. Tout comme un hologramme contient une image entière en chacun de ses fragments, notre mission se reflète, peut-être sous un angle légèrement différent, en chacun de nos nombreux rayons énergétiques. Mais il faut de l’entraînement pour arriver à percevoir le tableau d’ensemble dans ces fragments et à les combiner pour obtenir la somme de notre mission. La découverte de votre Contrat est susceptible de vous réserver des surprises. Vous vous ferez couper l’herbe sous le pied et serez secoué par des prises de conscience. Mais en cours de route, vous apprendrez à utiliser une vision symbolique, à gérer votre pouvoir personnel et à accomplir votre Contrat sacré. 

Dans mes livres précédents, Anatomie de l’Esprit (Éd. Ariane) et Why people don’t heal and how they can, j’ai expliqué comment fonctionne l’énergie, comment elle s’organise autour de nos sept centres émotionnels ou chakras, et comment vous pouvez apprendre à percevoir votre énergie et à aiguiser votre intuition afin de voir d’où proviennent vos perturbations spirituelles et physiques. J’ai enseigné comment et pourquoi l’énergie pouvait se bloquer ou se dénaturer, et comment se guérir en brisant ce blocage qui provient souvent de comptes à régler. En général, la guérison émotionnelle ou spirituelle est reliée à l’apprentissage d’une leçon prodiguée par le ou les centres émotionnels en cause dans la maladie. Cette leçon, c’est parfois la maladie elle-même, et travailler avec cette forme d’énergie permet de découvrir les changements mentaux et émotionnels nécessaires. 

Au bout de milliers de lectures, j’en conclus qu’un principe organisateur encore plus grand que le jeu des chakras structure notre énergie et, ce faisant, notre vie. J’ai commencé à identifier des formes universelles d’intelligence cosmique directement à l’oeuvre dans l’organisation quotidienne de notre vie. En fait, à chacune des lectures que j’ai faites depuis 1989, un modèle archétypal s’est dégagé des détails et des fragments de chaque vie pour prendre une forme définie, offrant une idée claire de la psyché de cette personne et de la raison de son état. Souvent d’origine ancienne, ces modèles peuplent notre esprit, et leur mode d’existence nous affecte profondément, mais nous en sommes généralement inconscients. Ces modèles  intelligents sont des archétypes, des formes de vie énergétiques dynamiques qui circulent dans les pensées et les émotions de beaucoup de gens, dans toutes les cultures et dans tous les pays. Les archétypes sont les architectes de nos vies. Ils constituent les compagnons énergétiques grâce auxquels nous pouvons apprendre à nous comprendre, comme Laura. Ces modèles psychologiques et émotionnels (notre façon de vivre et les gens que nous aimons) peuvent nous amener à la compréhension profonde de notre raison d’être. Leur énergie peut nous mettre en contact avec notre grand Contrat sacré, avec notre grande mission sur cette planète. Comme je l’ai constaté lors de ma lecture de Laura, aucune relation n’est insignifiante. Chacune de nos expériences inclut un but et un sens. Chaque événement, chaque personne de notre vie   incarne un fragment énergétique de notre psyché et de notre âme. La tâche spirituelle de chacun consiste à reconnaître et à intégrer tout cela dans sa conscience, afin que le modèle général de sa mission puisse briller dans toutes ses dimensions. 

Cette prise de conscience est à l’origine de ce livre, qui révèle un processus de découverte et d’intégration des fragments de la psyché. Ce guide d’exploration de soi permet de découvrir nos compagnons archétypaux et de travailler avec eux pour accomplir notre mission de vie et notre Contrat sacré. 

téléchargementEn développant une vision symbolique et un langage archétypal, vous saisirez l’ensemble de votre vie avec un degré de clarté qui vous permettra de guérir les blessures émotionnelles et spirituelles, et vous remplira d’émerveillement devant l’importance de votre vie pour tous les gens que vous rencontrerez. Soyez assuré que tous les événements et les gens qui sont destinés à croiser votre chemin se présenteront à temps, et que les conseils du divin affluent sans fin vers votre âme. Il ne peut en être autrement : si nous gérons nos Contrats, le Divin s’occupe du Sacré. 

Extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

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Travail rituel avec le Centre

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2014

 

par B. T. Newberg, traduit par Boadicée et Siannan 

Mon dernier rituel de Samhain1 expérimentait une nouvelle technique pour créer un moment et un espace spécial (par exemple l’espace sacré) : travailler avec le centre. En résumé, les  participants circumambulent autour d’un point focal. Cela parait assez simple, n’est-ce pas ?

Maintenant, approfondissons un peu. Pourquoi créer un espace et un temps spéciaux ? Pourquoi proposer de nouvelles techniques ? Qu’est-ce que le centre ?

 

htableau1_01POURQUOI CRÉER UN ESPACE ET UN TEMPS SACRÉ ? 

Le but ultime du rituel est de réaffirmer ou de modifier les schémas de perception et de comportement. A cette fin, il est utile de créer le sentiment d’un espace et d’un temps sacrés. Quelle que soit la nature du temps et de l’espace dans l’absolu, notre expérience d’eux est malléable. Le temps peut sembler plus long ou plus court, l’espace peut sembler plus vaste ou plus vital, et les deux peuvent atteindre une signification plus élevée, dépendant de votre niveau de conscience. Le temps et l’espace peuvent parfois apparaître spéciaux. Dans ces moments, les schémas comportementaux habituels sont interrompus lorsque l’inconscient réévalue la situation. Ce sont donc ainsi des instants privilégiés pour introduire de nouvelles informations dans le système. En bref, la fonction d’atteindre le sens d’un temps et d’un espace spéciaux est de signaler à l’inconscient que ce qui va arriver est significatif, de façon à ce qu’il le privilégie désormais dans la mémoire et le processus décisionnel. 

Théologiquement parlant, il s’agit de créer un espace qui est sacré, ce qui veut dire «distinct». L’espace et le temps rituel sont distincts car spéciaux et significatifs.

 

POURQUOI CRÉER UN ESPACE ET UN TEMPS SACRÉ ? 

Le but ultime du rituel est de réaffirmer ou de modifier les schémas de perception et de comportement. A cette fin, il est utile de créer le sentiment d’un espace et d’un temps sacrés. Quelle que soit la nature du temps et de l’espace dans l’absolu, notre expérience d’eux est malléable. 

Le temps peut sembler plus long ou plus court, l’espace peut sembler plus vaste ou plus vital, et les deux peuvent atteindre une signification plus élevée, dépendant de votre niveau de conscience. Le temps et l’espace peuvent parfois apparaître spéciaux. Dans ces moments, les schémas comportementaux habituels sont interrompus lorsque l’inconscient réévalue la situation. Ce sont donc ainsi des instants privilégiés pour introduire de nouvelles informations dans le système. En bref, la fonction d’atteindre le sens d’un temps et d’un espace spéciaux est de signaler à l’inconscient que ce qui va arriver est significatif,  de façon à ce qu’il le privilégie désormais dans la mémoire et le processus décisionnel. 

Théologiquement parlant, il s’agit de créer un espace qui est sacré, ce qui veut dire «distinct». L’espace et le temps rituel sont distincts car spéciaux et significatifs.

 

POURQUOI UNE NOUVELLE  TECHNIQUE ? 

Mais attendez ! quel est l’intérêt d’expérimenter de nouvelles méthodes pour ce faire ? Ne sommes nous pas en train de réinventer la roue ? Il y a déjà plusieurs techniques éprouvées pour créer un espace sacré dans la communauté païenne, telles que tracer un cercle ou ouvrir les portails. Elles évoquent habituellement une sorte de déplacement entre «les mondes», et les naturalistes peuvent facilement comprendre cela comme se mouvoir entre différents états de conscience. Les naturalistes gagnent à se familiariser avec ces techniques, car cela nous permet de prendre part à des rituels dans différentes traditions, côte à côte avec d’autres païens dans une communauté plus large. Et si ça fonctionne avec vous, hé pourquoi donc ne pas l’utiliser ! 

En même temps, ces techniques peuvent laisser à désirer. Leurs supports théoriques sont hautement métaphysiques. Par exemple, le but d’un cercle est prétendument de maintenir les énergies hostiles à l’extérieur ou celles désirées à l’intérieur. L’ouverture des portails (une technique de l’ADF2 et de ses ramifications) est destinée à accroître la communication avec les divinités, les esprits et les ancêtres. Bien que cette théorie ne doive pas empiéter sur la pratique, elle me laisse m’interroger sur ce que ce serait que d’expérimenter une technique entièrement naturaliste, faite maison et inspirée par les motifs de la nature. Par conséquent je vous présente : le centre.

images (4)QU’EST-CE QU’UN CENTRE ?

Où que vous regardiez, les centres (avec un petit «c ») imprègnent la nature. Ce sont des centres au sens littéraire, tel le noyau atomique entouré par ses électrons ou l’étoile par ses planètes. Il y a aussi des centres au sens figuré comme le trou d’eau entourée par des troupeaux ou le séquoia géant par un mini- écosystème de vie. Sur un plan domestique, il y a le feu du foyer de la maison. Sur un plan cosmique, il y a le point d’origine omnicentrique du Big Bang (qui est partout). Les centres sont partout. Point crucial, le centre n’existe qu’en relation avec ce qui tourne autour. Sans cela, il n’a aucun sens. Les centres sont profondément relationnels. 

Ainsi, la caractéristique qui distingue le centre est que c’est le centre de quelque chose. Il unit ce quelque chose autour d’un objectif partagé. C’est le nexus, la source, ou le coeur d’une communauté. Et c’est ce qui le rend intéressant comme schéma rituel. 

Le Centre (avec un grand « C ») est un langage liturgique pour concentrer de manière réelle et symbolique l’activité rituelle. Il est réel dans la mesure où il est réellement ce sur quoi se concentrent tous les participants, et symbolique dans la mesure où il reproduit les motifs majeurs de la nature. Son rôle dans les rituels est d’altérer la conscience suscitant la relation entre l’ego individuel au groupe et au cosmos. Comme tout bon langage liturgique, le Centre est plus suggestif qu’indicatif, évocatif plus que précis, de sorte que chaque personne puisse s’y retrouver. Pratiquement tout peut être vu comme un centre si l’on regarde d’assez près, et c’est l’intérêt : il est partout, mais il requiert un changement de perspective pour pouvoir être vu.

 

Comment réaliser un rituel avec le Centre ? 

La technique de base est de choisir un point focal approprié, de le marquer comme le Centre, et circumambuler autour en pleine conscience trois fois. Cela peut s’accompagner de gestes, de phrases, et/ ou d’hymnes appropriés (voir le texte du rituel de Samhain pour un exemple). Bien que cette technique soit simple, elle élabore beaucoup de choses.

 

1. LA JUSTESSE

Le choix du point focal devrait être approprié, doublement. Tout d’abord, cela signifie qu’il doit être un vrai centre d’activité réelle, ce qui nécessite une réflexion des participants sur l’écosystème local. En quel sens le point focal est-il un centre ? Est-ce un arbre autour duquel se rassemblent diverses créatures, un puits dont la communauté tire sa subsistance, ou l’étoile polaire autour de laquelle notre perspective terrestre tourne ? 

En même temps, la justesse signifie aussi qu’il doit être adapté aux intentions du rituel. Cela requiert des participants de lier leurs intentions au centre. Par exemple, un rituel pour de nouveaux commencements peut encercler le point de départ d’un chemin, ou un rituel de mort autour d’un champ récemment récolté.

Au cours de la planification d’un rituel, vous pouvez passer des heures, des jours ou même des semaines à apprendre à connaître la région et trouver le lieu parfait. Le fait de penser ainsi au lieu va vous ancrer en lui, faire couler votre inspiration et rendre le rituel plus concret et significatif. De plus, cela commencera à transformer votre perspective ordinaire des objets et intérêts vers une perspective holistique de relations et de symboles. 

2. MARQUER

Quand les rituel est sur le point de commencer, le point focal choisi est marqué comme le Centre. Un corde peut être ceinte autour d’un arbre, une pierre installée dans un champ, un sigil tracé à la craie sur un chemin pavé, et ainsi de suite. Ça peut être élaboré ou spartiate, mais quel que soit le marquage, il ne doit pas éclipser mais plutôt compléter la beauté naturelle du Centre. Cela a des fonctions à la fois pratique et symbolique. D’un point de vue pratique, ça marque clairement pour tous les participants où se trouve exactement le centre. D’un point de vue symbolique, ça confirme votre relation à lui, en y contribuant par une part de vous-même. Cette rencontre entre soi et l’autre établit le lien initié par la considération précautionneuse du lieu le plus adapté. 

3. CIRCUMAMBULATION EN PLEINE CONSCIENCE 

Circumambuler veut dire tourner autour du Centre. Qu’il s’agisse d’une procession solennelle ou d’une danse musicale, c’est à vous de voir. Dans tous les cas elle doit être faite en pleine conscience, trois fois. A la fin du rituel, circumambulez une fois dans le sens inverse pour signifier à votre esprit le retour au temps et à l’espace  normaux. En imagination, laissez ce centre devenir le Centre, symbole de tous les centres dans votre vie, et même de tous les centres de l’univers. Laissez-le devenir un lieu d’interprétations infinies, une source d’où coule l’inspiration comme les motifs et relations se suggèrent elles-mêmes à vous. Laissez toute pensée vagabonde passer sans y prêter attention, ramenant gentiment votre concentration sur le Centre. 

Cela peut être supporté par l’usage de phrases rituelles appelant à songer à des relations spécifiques tandis que vous circumambulez. Par exemple, le texte de Samhain invoque trois relations de la transcendance naturaliste. Au premier tour, les participants lèvent un bras vers le Centre et disent : « Ceci est le Centre, autour duquel tout tourne. Il ne tourne pas autour de moi, je tourne autour de lui. Tandis que je passe j’affirme ma place dans l’esprit.» 

Au second tour, la phrase est répétée, en affirmant «ma place dans la communauté », et enfin, la troisième fois : « ma place dans l’univers ». Traditionnellement, les néopaïens marchent deosil (dans le sens des aiguilles d’une montre) pour créer l’espace sacré. Cela reproduit le mouvement du soleil tel qu’il est vu d’une perspective terrestre dans l’hémisphère nord, où le soleil traverse le ciel du sud. Pour dissoudre l’espace, ils marchent widdershins (en sens inverse des aiguilles d’une montre), ce qui pourrait représenter une nouvelle perspective acquise pendant le rituel. 

COMMENT LE CENTRE FONCTIONNE-T-IL EN PSYCHOLOGIE ? 

Les actes répétitifs symboliques comme ceux-ci peuvent sembler sans intérêt et vides au premier regard pour certains. Toutefois, de récentes recherches dévoilent comment et pourquoi le rituel fait appel au cerveau, de sorte qu’il se retrouve de manière universelle à travers les cultures, que ce soit dans des contextes religieux ou séculiers. Comme expliqué plus loin, le travail avec le Centre tire profit de la connaissance incarnée, de l’association pavlovienne et de la psychologie cognitive pour réaliser un changement de conscience. 

Au niveau le plus primitif, la circumambulation crée ce que l’historien Willian McNeil appelle un « lien musculaire » entre les participants : bouger ensemble dans le temps. Les mouvements synchrones créent l’impression d’un super-organisme, et initie l’immersion de l’ego individuel au sein d’une identité plus vaste. A travers une telle connaissance incarnée, le mouvement du corps façonne la conscience. Au niveau pavlovien, la triple répétition est significative. C’est un nombre dénotant la plénitude dans la culture occidentale, de même que la diversité (la triplicité s’opposant à l’unicité). Ces associations culturelles, instillées en nous depuis notre  enfance, constellent l’état d’esprit désiré selon une association pavlovienne. 

Enfin au niveau cognitif, la pleine conscience monopolise ou « emplit » la mémoire de travail, ne laissant pas de place pour les pensées mondaines ou intrusives, avec pour résultat un état de concentration légèrement altéré.

De plus, le fait que la procédure semble inutile, du moins pour l’observateur non averti, et redondante, encerclant trois fois au lieu d’une, est également important. Lienard et Boyer proposent que l’observation de pas apparemment inutiles signale un danger non apparent à l’inconscient, laissant peut être entendre que la raison des pas doit être une menace potentielle connue des autres mais non de soi. Cela active un module mental qu’ils appellent « le système de risque de danger », qui a probablement évolué pour éviter les dangers mal compris mais mortels, tels que les pathogènes ou parasites. Suivre une coutume d’éviter rituellement les cadavres ou de se laver après avoir touché du sang, par exemple, a des avantages évolutifs, même si l’on ne connaît pas la vraie raison pour laquelle ces gestes doivent être effectués. 

Ce qui nous intéresse ici n’est pas pourquoi le système de risque de danger a évolué, mais comment nous pouvons nous en servir. Son activation éveille un état d’attention particulier, produisant un état de conscience légèrement altéré. Il éloigne l’attention des buts et vers les étapes spécifiques du rituel, qui sont typiquement des actions si automatisées qu’elles deviennent mortes pour la conscience, telle la marche. L’attention supplémentaire donnée à la marche en cercle trois fois réanime cet acte, le rafraîchit, et encourage ainsi une sorte de vivacité et de présence « dans l’instant ». Des signaux rituels, comme les pas inutiles, peuvent déclencher inconsciemment une activation. 

L’état résultant de conscience approfondie peut faciliter significativement le pouvoir émotionnel et le sens d’inspiration d’un rituel. Il est important de noter que ce système est inconscient et intuitif, une partie de ce que Daniel Kahneman appelle Système 1 de pensée. Il y a aussi le Système 2 : la conscience, la pensée délibérée, dont l’effet est souvent d’inhiber des processus intuitifs. Dans ce cas, par exemple, une pensée critique peut questionner la nécessité rationnelle de tourner trois fois, et ainsi inhiber le système de risque de danger et déjouer le  changement de conscience désiré. La question a du mérite, mais nous entrave pour le moment. C’est pourquoi les ritualistes recommandent souvent de mettre de côté tout scepticisme pendant la durée du rituel. Les questions critiques peuvent et devraient être développées avant et après, mais pas pendant le rituel. Ce n’est pas réprimer la critique, mais laisser les systèmes intuitifs fonctionner efficacement. 

Si tout va bien, la technique devrait produire ce que le langage théologique appelle « sacré ».

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VERS UN RITUEL NATURALISTE

Le travail rituel avec le Centre peut être utilisé comme une méthode viable et avec un support scientifique pour créer un espace et un temps sacrés. C’est fait maison selon une perspective naturalise sans exclure qui que ce soit. Il n’est pas non plus lié à une quelconque tradition culturelle, de sorte que les naturalistes spirituels de tous genres pourront le trouver utile. Cette technique en est encore au stade expérimental, aussi sentez-vous libre d’offrir vos commentaire ou vos critiques constructives.

Retrouvez les articles de HumanisticPaganism en anglais sur le site http://humanisticpaganism.com   .

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La porte et son symbole

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2014

 

Celtic-trompe-loeilLa porte se distingue de toutes les composantes ordinaires d’un paysage. On la remarque, on la cherche, elle balise notre regard. 

On sait qu’on devra en passer par là. Elle coïncide avec les limites et fonctionne stratégiquement avec elles. Une porte seule, dans le vide, apparaît comme le point unique du franchissement. Passage approprié, naturel ou tactique. La porte organise l’espace et marque le temps. 

 L’incitation au passage oblige ensemble le corps et l’esprit. L’un s’acquittant du mouvement, l’autre du sentiment d’accéder à l’inconnu. Se questionner sur la porte, c’est travailler sur la définition de l’espace sacré, sur le dedans et le dehors pour ainsi prendre conscience que cet élément d’architecture reste un élément majeur et incontournable. Percevoir au présent les deux directions du temps est un don offert à Janus par Saturne chassé de l’Olympe en remerciement de son hospitalité dans le Latium. 

Cette faculté conduit naturellement Janus à présider au destin des Portes. Celui au visage ridé regarde le soleil décliner au fil des jours, au solstice d’été, celui au visage jeune tourné vers la remontée du soleil, au solstice d’hiver. Janus était craint et respecté comme étant le maître du temps qui détruit ce qu’il a produit. Il était considéré comme le gardien des portes célestes, celles qui ouvrent le chemin vers la Lumière, devient le guide des âmes en quête d’un chemin. Il était paré des emblèmes du portier : le bâton et les clés. 

Dans la vieille Étrurie, « janua » désigne la porte domestique, « janus » un passage à double entrée, « januarius » le premier mois de l’année. 

À Rome, le temple de Janus ouvrait ses larges portes en temps de paix, les fermait en temps de guerre. Si l’on retourne aux premiers versets de la Bible, au chaos initial dont Elohim a tiré  successivement, en quelques jours, les couples Ténèbres/ Lumière, Terre/Ciel, etc, on s’aperçoit que tandis que le Temps fut immédiatement mesuré et partagé en jour et nuit, puis en semaine, l’Espace, lui, demeurait infini, sans limite, un immense territoire de montagnes, de plaines, d’océans peuplés de plantes et d’animaux. Elohim ne s’est pas occupé de partager l’Espace. Il a laissé aux hommes cet espace terrestre : à eux d’en faire ce qu’ils voudraient. 

Les hommes groupés en tribus se sont installés ici ou là. Impressionnés par les forces de la Nature bienfaisante, ou malfaisante (le Soleil, la Pluie, la Tempête, les frimas…) ils ont délimité des espaces sacrés pour rendre grâce ou amadouer ces divinités capricieuses. Au début du Paléolithique supérieur, l’homme préhistorique, observant le soleil sortir de la terre le matin et y rentrer le soir, constata vite qu’il le faisait en des points différents, que le chemin parcouru dans le ciel est différent chaque jour, qu’il ne brille pas avec la même force et la même durée, que cela varie selon les époques et que les jours et les nuits n’ont pas la même longueur sauf à quelques moments qui reviennent périodiquement. Il remarqua également que le soleil éclaire et réchauffe le jour, qu’il chasse l’obscurité et qu’avec la lumière disparaissent les dangers de la nuit et les angoisses des ténèbres. 

Cela étant, du soleil, l’homme en fit un Dieu et il chercha à en prévoir la venue. Il commença à repérer, d’abord avec des cailloux, puis des bâtons, puis encore des pierres levées, les positions des levers et des couchers de soleil. Il érigea ensuite des colonnes aux positions extrêmes, deux pour les levers et deux pour les couchers. En observant les saisons, l’homme primitif créa sans le savoir les portes solsticiales, mais il comprit vite que les solstices sont à la fois des limites et des portes. Cette assimilation, et les fêtes qui les accompagnent remontent aux traditions les plus reculées de l’humanité et sont communes à tous les peuples anciens et à tous les cultes. 

L’espace commence à se géométriser au sens étymologique du mot, au sens où l’arpenteur est un géomètre, un mesureur de terre. Ainsi, cette géométrisation favorise et entraîne la  sacralisation des choses. Le temple est consacré parce que bien délimité, coupé du monde extérieur. Il est un centre et un axe qui stabilise le groupe. L’espace, une fois clos, détermine un dehors et un dedans, un extérieur et un intérieur (et quand il s’agit du Temple, le profane et le sacré). Ainsi, chez les grecs s’opposaient Hestia et Hermès. À Hestia, le dedans, le fixe, la maison : à Hermès,  le dehors, le mobile, les chemins. Ce n’est pas un hasard si le dedans est symbolisé par Hestia, une déesse, et le dehors par un Dieu, Hermès. 

Biologiquement, la femme dont l’énergie reproductrice est interne valorise l’intime, le refuge, la protection, la maison. L’homme, au contraire, dont l’organe reproducteur est externe, valorise l’extérieur, l’exploration, la chasse, la défense de son environnement. 

Il n’y a pas de porte sans seuil. Il ouvre d’un côté sur le passé, de l’autre sur l’avenir. C’est un petit espace qui précède la porte. Sur le seuil nous ne sommes plus tout à fait dehors et pas encore dedans. C’est un espace de liaison entre les deux. Cette notion de dehors/dedans est une notion duelle (comme extérieur/intérieur) car l’une des parties n’existe que dans sa relation avec l’autre et par rapport à un lieu déterminé. C’est à partir de ce moment où il y a un lieu clos par une porte qu’il y a un seuil. Car la porte et le seuil sont liés bien évidemment puisque c’est par la porte que se fait le passage du dehors au-dedans et vice versa. 

Quand il s’agit d’entrer pour la première fois dans un lieu sacré, l’aventure, l’imprévisible se situe à l’intérieur, de l’autre côté de la porte. Sur le seuil, on est pris d’angoisse à l’idée de s’engager dans un monde clos, d’avoir à répondre de soi, de participer, de perdre ce que l’on croit être sa liberté ou une partie de sa liberté. Le seuil est lié à la notion de passage, en quelque sorte d’initiation (du latin initium, qui veut dire entrée). Tous les rites sont des rites d’entrée, du passage dehors/dedans et non l’inverse. C’est qu’entrer dans un lieu fermé est une sorte d’intrusion qu’il importe d’annoncer, de rendre bienveillante et acceptable, qu’il s’agisse d’un lieu sacré ou d’un lieu profane. Ces rites permettent de passer du profane au sacré en respectant leur étanchéité. 

Le monde profane, est un monde de substances stables dont nous connaissons la matière, le  fonctionnement, les règles. Le monde sacré est un monde d’énergies mystérieuses dont nous saisissons mal le sens, les finalités. Certaines choses, certains êtres, certains espaces, certains temps lui appartiennent. 

Pour progresser, il ne suffit pas de transgresser les règles et les lois. Il faut « se transgresser » soi-même, se dépasser. C’est l’enseignement que nous proposent d’innombrables mythes et contes ou le héros affronte les monstres gardiens des seuils, symboles agressifs  des interdits. Ils provoquent a la transgression, mais aussi a la domination de la peur, au courage, a l’abnégation. C’est face a ces dragons, serpents a sept tètes, cyclopes, méduses, ogres, sorcières de toutes sortes que le sujet fera ses preuves, donnera la mesure de ses capacités d’intelligence, de force physique et morale, d’ingéniosité. Le faible sera terrassé par la bête : le fort, vainqueur, aura progressé dans l’amélioration de lui-même. 

Les monstres sont aussi gardiens de trésors, signal du sacré. Accroupis au seuil des lieux sacrés, ils veillent. Que ce soient les Pommes d’Or des Hespérides, dans les douze travaux d’Heracles/Hercule, la Toison d’Or de Colchide ravie par Jason, ou tous les trésors de perles et de diamants de la terre, tous sont gardés par des monstres. Et peut-être faut-il considérer le Serpent de la Genèse comme le monstre gardien de l’Arbre de la Connaissance, un gardien pervers qui au lieu de rugir ou de cracher des flammes, séduit, pour mieux triompher. Les voies de la richesse, de la gloire, du savoir, de l’immortalité sont très bien surveillées : on ne s’en empare pas facilement : il faut en être digne, se dépasser. 

Toujours associé au seuil et a la porte, le monstre relevé aussi de la symbolique du passage. Il dévore le vieil homme pour que naisse l’homme nouveau. Le monde qu’il garde ici n’est pas celui des biens matériels mais plutôt le monde intérieur et spirituel auquel on n’accède que par une transformation intérieure. 

Tout être traverse les ténèbres avant de découvrir la Lumière. L’initiation comme la mort, comme l’extase mystique, comme la grâce de la foi équivalent a un passage d’un mode d’être a un autre et opèrent une véritable mutation de la personne. En somme c’est le moment de réflexion qui impose un choix, une décision car on ne demeure pas sur le seuil… Un pas de plus et c’est le passage, l’initiation à l’autre, à l’ailleurs, a l’autrement. La porte est la devant nous, il suffit de tirer la bobinette et la chevillette cherrera. Le seuil, la porte, le passage sont si liés entre eux qu’il est difficile de les séparer comme on démonterait un objet en ses différentes pièces. Ce que nous avons dit du seuil peut se répéter pour la porte car elle se présente aussi comme une limite, une frontière. Mais elle est plus que cela et, en y réfléchissant, d’autres thèmes se précisent qui prolongent et enrichissent la réflexion. 

En architecture, les portes sont toujours l’objet d’une attention particulière. Elles annoncent la nature, la fonction et même le statut social du bâtiment. Selon qu’elle est fermée, ouverte, entrouverte, fermée a clé, battante, une porte est, sans changer de nature, présence ou absence, appel ou défense, perspective ou plan aveugle, innocence ou faute… 

L’homme qui le premier bâtit une hutte créa un espace limité, distinct de l’illimité du reste du monde. En perçant une porte, il créait une communication entre le dehors et le dedans, entre l’extérieur et l’intérieur. La porte fermée est mur : ouverte, elle devient issue, accès, passage. Elle se métamorphose sans cesse, tantôt apparaissant solide, infranchissable, tantôt glissant dans ses gonds, elle s’efface, disparaît pour laisser passage. Elle apparaît et disparaît jouant de la métamorphose mécanique suivant les besoins.

La porte peut s’ouvrir et se fermer : c’est sa fonction. Les possibles ne peuvent être réalisés en même temps ; ils sont là en puissance, latents, mais en acte, un seul possible à la fois se réalisera en alternative avec l’autre. Le et entre ouvrir et fermer indique la complexité des fonctions de la porte, ses capacités possibles : le ou situe chacune d’elles en acte dans le temps. Le et le ou ne s’opposent pas ; ils indiquent des niveaux différents. 

Par contre, l’idée de dehors/dedans, soit séparé soit communiquant par la porte fermée ou bien ouverte, nous entraîne dans la dialectique des oppositions oui/non, je veux/je ne veux pas, ici et la… ici bas/ au-delà. Dans sa signification duelle, la porte, figure paradoxale, implique la coexistence des contraires et leur harmonisation dans le temps. 


Le fait de pouvoir jouer avec ces deux fonctions opposées, confère à la porte une grande richesse symbolique qui exprime à travers elle des sentiments et des espoirs. La clé qui verrouille et cadenasse la porte insiste sur le « fermé » ; la porte entr’ouverte, ouverte, grande ouverte nuance le degré de communication, d’accueil possible. L’entr’ouvert inspire l’hésitation, puis incite à la tentation, au désir.

Janus n’est pas la seule figure symbolique de la porte. Les chrétiens ont St-Pierre et la clé du Paradis. Tous ont pour mission de contrôler les entrées et parfois les sorties, de veiller à l’ordre établi, d’empêcher toute intrusion indésirable. Janus est à la fois le portier et le gardien : il contrôle, sélectionne et protège la porte. 

Avec le bâton, il chasse les intrus, avec la clé, il ouvre, ferme… mais peut aussi enfermer, retenir  prisonnier. Ainsi la porte étroite, celle qui nous fait plier les genoux, baisser la tête et resserrer le corps pour passer de l’autre côté de son battant, symbolise la difficulté du passage, d’un monde dans un autre. Mais elle évoque aussi le sablier : sa forme en deux vases égaux reliés par un étroit goulot montre l’analogie entre le haut et le bas. Sablier et porte nous invitent a méditer sur la fuite du temps, sur  l’éphémère. Nous ne faisons que passer dans l’infini du temps. A l’entrée et à la sortie de la vie, les portes entre le ciel et la terre, entre l’esprit, la matière et la chair, s’ouvrent. Au moment de la naissance, l’enfant est expulsé du ventre chaud et douillet. Son séjour aquatique terminé, c’est par un cri que le nouveau-né s’annonce dans le monde aérien. Première initiation. Première perte pour devenir un être distinct. Le prix à payer… la séparation d’avec le corps de la mère. 

Dans les litanies de l’Immaculée Conception, l’Église donne a la Vierge les épithètes de « Porte close d’Ezechiel », « Porte d’Orient », et « Porte du Ciel ». Marie est même parfois représentée, dans l’iconographie médiévale sous l’aspect d’une porte fermée (Stalles d’Amiens). La porte du Temple maçonnique est désignée sous le nom de « Porte d’Occident » : en effet, c’est à son seuil que le soleil se couche, c’est-à- dire que la lumière s’éteint. Au-delà, règnent les Ténèbres du monde profane. Pour les Alchimistes, la porte donne accès à la connaissance. Relation cherchée ou perdue, révélation, accès à la Lumière ou à la connaissance, il s’agit toujours d’une étape nouvelle, d’un changement de niveau, de  milieu, de vie. 

On termine quelque chose pour commencer autre chose : c’est l’initiation, le point de départ d’une expérience neuve. On a quitté un lieu pour en rejoindre un autre. Le passage est un mi-lieu, un entre-lieu, un tiers-lieu entre le départ et l’arrivée. Mais il est aussi un temps, un entre-temps, un tiers-temps entre la naissance et la mort. On passe d’un endroit a l’autre, d’un moment a l’autre, d’une question a l’autre… c’est toujours un passage. 

Le cycle des saisons toujours recommencé nous a familiarisé avec ces passages de l’automne/hiver/mort au printemps/été/vie… et puis on recommence. Nous savons que le grain sec et apparemment mort, enfoui dans la terre, renaîtra en moisson dorée ; que si le soleil meurt derrière l’horizon, il renaîtra demain, à l’aube. Mourir ici, renaître ailleurs. 

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L’année dans son rythme régulier et perpétuellement recommencé évoque le cercle ou l’Ouroboros grec, le serpent qui se mord la queue dont une moitié est blanche et l’autre noire symbolisant, selon les astrologues, les six mois masculins et spirituels (de l’équinoxe d’automne a celui de printemps) et dont le milieu (le  solstice d’hiver) est la porte des dieux, et les six mois féminins et matériels (de l’équinoxe de printemps a celui de l’automne) et dont le centre (le solstice d’été) est la porte des hommes. 

Chaque société fixe son 1er de l’an en fonction de son climat, de sa religion et cette date peut changer. Ainsi en Europe occidentale, jusqu’en 1564, l’année civile commençait à Pâques (le 25 mars) et, c’est pour évincer le culte de Mithra, dieu solaire fêté au solstice d’hiver, que l’Église fixa la naissance du Christ au 25 décembre. 

La vieille année s’en va avec un vieillard – le père Noël – tandis que naît la nouvelle année avec un enfant – Jésus – qui sera la Lumière. Dans la tradition des bâtisseurs, les porches et portails extérieurs ne représentent pas seulement l’entrée dans le monde céleste, le début du chemin, ils en révèlent également le mystère et l’accomplissement. 

La porte annonce ce qui est au-delà d’elle-même, si bien que réfléchir sur ce symbole demande de s’interroger sur la nature et la forme du temple que l’on veut construire. Parce que l’être humain naît inachevé, incomplet, imparfait, mortel, il avance dans la vie pas a pas, en se transformant, s’adaptant, se complexifiant. Pour franchir chaque étape, chaque seuil, il faut qu’il ait acquis une certaine expérience, une certaine maturité. La prise de conscience de la limite provoque un sentiment de crainte et de fascination, proche du sentiment du sacré. 

«Le rituel de passage canalise tout ce qui semble échapper au contrôle de l’homme» est tentative de maîtriser la transgression, une sorte de mise en scène dans laquelle l’interdit est approché mais de manière symbolique. C’est en passant de matrice en matrice par des portes successives que nous nous souviendrons de ce que nous sommes. Ces portes se font de plus en plus étroites, elles impliquent le dépouillement de tous les systèmes dans lesquels nous nous installons et dont nous nous rendons d’autant plus esclaves qu’ils sont cohérents et satisfaisants. 

Bien d’autres portes existent. Porte de l’imaginaire qui resserre l’espace visible dans la mesure de ses ouvrants, au point parfois de le rendre infime. Par le détournement audacieux de nos rêves d’enfants, Lewis Carroll en ouvre les portes inattendues. Portes éphémères qui existent le temps d’un geste ou d’une cérémonie, construites et déconstruites sur le rythme des calendriers magiques, messianiques ou solaires.

Portes du silence, le clic d’un judas, le frottement lourd sur le sol, un raclement ou le battement sur ses gonds, ces portes la s’ouvrent et se ferment avec fracas : à cause du silence ! 

Portes automates qui ont perdu leur âme et leur portier. Portes frontières, postes de guet, bastions pour surveiller les arrivants. Portes des cathédrales qui lorsqu’elles sont franchies rendent l’esprit et le corps soumis. On baisse la voix, ou même on se tait. Les sons se transforment en chuintements, ils tapissent les voutes et se perdent au pied des vitraux. Chacun prie ou essaie. Rien de plus mystérieux que le  recueillement. Il est impossible de savoir sur quelles dérives s’engage la petite nuit intime que chacun s’offre en fermant les yeux. La porte menant jusqu’ici ne serait-elle qu’un entonnoir de la pensée ? Une conduite forcée pour un passage facile dans l’au-delà ? 

Portes des sites sacrés devant lesquelles il nous faut demander la permission d’entrer. Certains livres sont aussi de véritables portes. On y trouve des paroles sésames qui arrivent au bon moment pour répondre a un besoin, pour éclairer une part de soi jusque là inconnue. L’oeuvre d’art ouvre elle aussi sa porte, par la création, sur l’au-delà des apparences en accueillant l’étincelle de l’émotion, de l’intuition et du rêve. 

Certaines encore, non palpables comme celles franchies par les mediums, porte ouverte sur un autre monde, sur un ailleurs dont on veut croire ou ne pas croire, sur un au-delà. Porte du temps où celui-ci n’existe plus. Et puis, les portes du coeur, par un mot, un regard, un sourire, porte étroite qui mené a l’amour divin. L’être s’épure pour n’être plus qu’un élan spirituel.

 

Pour terminer, je vous citerai un passage de l’Évangile de Thomas commenté par OSHO : « Il existe un tableau célèbre de William Hunt. Lorsqu’il fut exposé pour la première fois à Londres, les critiques posèrent une question. C’est un tableau de Jésus, l’un des plus beaux. Jésus se tient devant une porte fermée, qui semble close depuis une éternité car de l’herbe a poussé contre elle ; personne, semble-t-il, ne l’a ouverte depuis des siècles. Elle a l’air très vieille, défraîchie et Jésus se tient devant elle ; le tableau s’intitule – voici, je suis devant la porte – Il y a un heurtoir sur la porte, et Jésus a le heurtoir en main. 

Le tableau est magnifique, mais les critiques cherchent toujours l’erreur, tout leur mental se porte sur ce qui manque. Et effectivement, ils trouvèrent une erreur : il y a bien un heurtoir à la porte, mais pas de poignée. Hunt se mit à rire et dit – c’est une porte qui s’ouvre de l’intérieur ! – Jésus se tient devant la porte de l’homme, devant son coeur. Elle ne peut pas s’ouvrir de l’extérieur, toute poignée est donc inutile ; il n’y a qu’un heurtoir. La porte du cœur s’ouvre de l’intérieur. Jésus vient frapper à votre porte, mais vous vous mettez à penser. Vous n’ouvrez pas la porte ; au contraire, peut-être aurez-vous peur et vous la verrouillez davantage. Qui sait quelle sorte d’homme se tient dehors ? Il a l’air d’un clochard. Qui sait ce qu’il fera, une fois la porte ouverte ? Dès que vous ouvrez votre coeur, vous devenez vulnérable, vous n’êtes plus aussi à l’abri qu’avant. Et cet homme a l’air d’un parfait inconnu. Vous ne pouvez pas avoir confiance. C’est pourquoi lorsque Jésus se présente à la porte, vous le manquez. 

A la vérité celui qui a peur en vous, ce n’est pas vous. C’est l’égo, ce que vous avez accumulé du passé, votre identité. Cet égo qui va être totalement mis en pièces par cet étranger ».

source Lune Bleue

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Manger en pleine conscience

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2014

 

Smiling face on paperbagA l’heure où nous courons après le temps, combien sommes-nous à être vraiment attentifs aux saveurs de nos repas, à nos pensées, émotions, et sensations de satiété ? Dans son livre « Manger en pleine conscience », le Dr Jan Chozen Bays nous invite à transformer notre relation avec la nourriture et à rétablir l’harmonie entre notre esprit et notre corps.

Qu’est-ce que la pleine conscience ?

Il ne faut pas devenir bouddhiste ni participer à une retraite silencieuse d’une semaine pour ressentir les bienfaits de la pleine conscience. C’est une faculté que nous possédons tous et que nous pouvons tous cultiver. Depuis quelques temps, la pleine conscience est devenue un concept populaire, qui est d’ailleurs de plus en plus étudié dans les domaines de la science, de la santé et de l’éducation. La pleine conscience n’a cependant que peu d’utilité si elle ne reste qu’un concept ; c’est lorsqu’on l’apprend et qu’on l’utilise qu’elle se transforme en un puissant outil pour actualiser le plein potentiel de la vie de chacun.[…]

L’alimentation en pleine conscience et le plaisir

L’alimentation en pleine conscience est une expérience qui sollicite toutes les parties de nous-mêmes – notre corps, notre cœur et notre esprit – à chacune des étapes du choix, de la préparation et de la consommation de nos aliments. Tous nos sens sont mis à contribution. La pleine conscience nous plonge dans les couleurs, les textures, les parfums, les saveurs et même les sons qui accompagnent nos gestes de manger et de boire. Elle fait place à la curiosité et même à une attitude ludique dans l’observation de nos réactions aux aliments et de nos signaux de faim et de satiété.
L’alimentation en pleine conscience ne s’appuie pas sur des graphiques, des tableaux, des pyramides et des échelles. Elle n’est pas dictée par un expert. Elle se base sur votre propre expérience intérieure, d’un moment présent à l’autre. Votre expérience est unique. C’est donc vous l’expert.

L’alimentation en pleine conscience ne se fonde pas sur l’anxiété du futur, mais sur des choix réels et immédiats qui se posent devant vous et sur l’expérience directe de la santé au moment même où vous mangez et vous bougez.
L’alimentation en pleine conscience remplace l’autocritique par l’autobienveillance et la honte par le respect de sa propre sagesse intérieure.[…]

Nous devons donc tous nous nourrir. C’est un besoin fondamental de tout être vivant. Malheureusement, peu de nos activités quotidiennes s’accompagnent d’autant de souffrances et de détresse, de honte et de culpabilité, de frustrations et de désespoir, que le simple geste de fournir à notre corps l’énergie dont il a besoin. A partir du moment où nous apprenons à manger en pleine conscience, le fait de nous alimenter peut cesser d’être une source de souffrances pour devenir une source de renouvellement, de connaissance de soi et de joie.

Le principal propos de ce livre est de nous rendre de mieux en mieux conscients de notre corps et de notre esprit. Apprendre à apprécier pleinement ces actes essentiels de manger et de boire nous permet d’accéder à un ancien secret : le secret de la satisfaction et du bien-être. Les enseignements zen parlent du goût exquis de l’eau pure. Vous est-il déjà arrivé d’avoir très, très soif ? Peut-être à la suite d’une randonnée, ou pendant une maladie, ou après avoir travaillé longuement dans la chaleur de l’été. Vous souvenez-vous de cette merveilleuse sensation au moment où vous avez enfin pu boire, ne serait-ce que de l’eau ? Chacune de vos gorgées et de vos bouchées pourrait être tout aussi fraîche et délicieuse ; il suffit d’apprendre à être simplement présent dans ce que vous faites.

L’alimentation en pleine conscience est un moyen de reprendre contact avec une des activités humaines les plus agréables. C’est également un chemin vers la découverte de bien des choses qui se passent juste sous notre nez, dans notre propre corps. Et l’alimentation en pleine conscience a comme étonnant bienfait de nous donner accès à la sagesse naturelle de notre corps et à l’aptitude innée de notre cœur pour l’ouverture et la gratitude.

La tradition zen nous apprend à raffiner notre attention, notre curiosité et notre capacité d’observation dans tout ce que nous faisons, y compris dans le fait de goûter et de manger nos aliments. Les enseignements zen nous encourageant à explorer en profondeur le moment présent, en nous posant les questions suivantes, par exemple.

– Ai-je faim ?
– Où est-ce que je ressens cette faim ? Quelle partie de moi a faim ?
– De quoi suis-je en manque ?
– Qu’est-ce que je goûte en ce moment précis ?

Ce sont des questions très simples, mais que nous nous posons rarement. Le présent livre vous aidera à trouver certaines réponses et vous donnera des outils pour continuer à en trouver par vous-mêmes à l’avenir.

Manger en pleine conscience, Jan Chozen Bays Le jour (Avril 2011 ; 206 pages) 

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TRADITION : d’ISIS À LA VIERGE MARIE

Posté par othoharmonie le 11 octobre 2014

 

isisIl faut savoir que les habitants de l’Inde étaient incarnés en Egypte et sont incarnés aussi aujourd’hui. Nous connaissons tous un tableau plein d’un sens profond, le célèbre tableau de Raphaël qui se trouve actuellement au centre de l’Allemagne : la Madone Sixtine. Dans ce tableau, que d’innombrables reproductions mettent à la portée de tous, comment ne pas admirer la merveilleuse pureté qui nimbe toute la Vierge ? Comment ne pas s’émouvoir en contemplant le visage de la mère ? 

Lorsque, quittant le visage de la Madone, nous reportons notre regard en arrière jusqu’à l’époque égyptienne, nous y rencontrons une image toute semblable et aussi noble. Les Egyptiens ont célébré Isis, cette figure à laquelle se rattache la sentence : « Je suis ce qui fut, ce qui est, ce qui sera. Aucun mortel encore n’a soulevé mon voile. » 

Un mystère profond recouvert d’un voile épais, voilà ce que nous révèle Isis, cette aimable spiritualité de Dieu. Isis, que les anciens égyptiens ont vue avec l’enfant Horus, comme nous voyons la Madone avec l’enfant Jésus. Cette Isis nous est représentée comme portant en elle l’élément éternel, et ceci nous rappelle le sentiment que nous éprouvons à la vue de la Madone. Il faut que nous sachions voir en Isis la forme de profonds mystères qui reposent sur des réalités spirituelles. La Madone nous rappelle Isis, c’est Isis qui ressurgit en elle. Tel est le lien qui unit ces deux figures. Il faut sentir avec le cœur les grands mystères qui unissent dans le monde spirituel la civilisation égyptienne et la nôtre. 

LE MYSTÈRE DES MOMIES

L’Egyptien tenait à ce que la forme physique extérieure soit conservée longtemps et il peuplait ses tombes de momies dont il savait garder la forme extérieure. C’est ainsi que l’Egyptien liait ses morts au plan physique. Cette coutume s’étendit de plus en plus et elle caractérise tout à fait l’ancienne civilisation égyptienne. 

Mais une pratique de ce genre n’est pas sans effets sur l’âme. L’homme, lorsqu’il s’est libéré de son corps physique et de son corps éthérique après la mort, entre dans un autre état de conscience. Il peut alors, du haut des mondes spirituels, abaisser son regard vers la terre physique, bien qu’à l’inverse, il ne soit pas possible aujourd’hui, de voir d’ici le monde spirituel. Par conséquent, il ressent la manière dont son corps est conservé, embaumé, brûlé ou décomposé. Le rapport qu’il a avec son corps est différent selon les cas.  

Le fait que dans l’ancienne Egypte on embaumait les corps, a eu pour conséquence que les âmes, après la mort, ont fait une expérience toute particulière. Lorsqu’elles regardaient vers la terre, elles savaient : « C’est mon corps. » Elles avaient devant elles leur forme corporelle et ce corps prenait de l’importance pour elles car, après le mort, l’âme est en mesure de recevoir des impressions. Celles que le corps momifié imprimait en elle la marquaient profondément, et la formaient en conséquence. 

La vision de ce corps momifié vers lequel l’âme s’est toujours sentie attirée n’a pas été sans effets sur elle. Elle a acquis un attachement pour le corps et, le résultat en est aujourd’hui la tendance à donner du prix à toute la vie physique. Cet amour de l’homme moderne pour ce qui est matériel vient de ce que les âmes ont autrefois contemplé leur momie, la forme qui les avait exprimées. L’homme a ainsi appris à aimer le monde physique. C’est pourquoi il pense si souvent aujourd’hui que lui seul a de l’importance entre la naissance et la mort. 

Cette idée n’est pas née sans cause. Sans ce lien qui les rattachaient à leur momie, les êtres humains n’auraient pu poursuivre leur évolution. L’homme se désintéresserait aujourd’hui complètement du monde physique, si les Egyptiens n’avaient pas pratiqué le culte des momies. Il fallait que cela soit ainsi, pour que s’éveille dans les âmes un intérêt justifié pour le monde physique. Car le courant de la civilisation était guidé par des initiés qui savaient voir l’avenir. En ce temps-là, l’humanité était guidée par de hautes individualités qui veillaient à ce que soit fait ce qui devait être fait, par la force de l’autorité. Dans les écoles initiatiques, on savait que notre époque devait correspondre à la troisième civilisation

 Pour en savoir plus : Editions Anthroposophiques Roman des  www.editionsear.com

 

 

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«Mind Map» schéma mental

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2014

 par Olivier Desurmont

 

images (5)Une «Mind Map» ou carte mentale est un schéma arborescent permettant de représenter visuellement le fonctionnement et le cheminement associatif de la pensée. Son utilisation, appelée «Mind Mapping», peut littéralement booster la créativité et la structure de tout sujet qui y est exposé. 

L’objectif premier d’une carte mentale est de permettre la mise en lumière les liens qui existent entre un concept ou une idée et les informations qui leur sont associées. La structure même d’une «Mind Map» est en fait une sorte de diagramme qui représente l’organisation des liens entre différentes idées ou des liens hiérarchiques entre différents concepts. À l’inverse du schéma conceptuel classique, les «Mind Maps» offrent une représentation arborescente de données imitant ainsi le cheminement et le développement de la pensée. 

Origines du concept

D’abord imaginé par Aristote, le concept a été formalisé par un psychologue anglais, Tony Buzan. L’idée lui vint alors qu’il écrivait «Une encyclopédie du cerveau et de son utilisation» [An Encyclopedia of the Brain and Its Use] en 1971, ce qui lui fût fort utile ! Il est vrai que les années ‘70 virent le plein essor de la théorie de la spécialisation hémisphérique : les activités de l’hémisphère gauche du cerveau concerneraient davantage la logique, la pensée rationnelle, le classement, le langage et les activités de l’hémisphère droit seraient davantage la créativité, la pensée holistique, la capacité de synthèse. 

Au-delà d’une localisation des facultés cérébrales dans des aires spécifiques [ce qui reste controversé par la neurologie contemporaine], c’est surtout le recensement des facultés cérébrales naturelles qui intéressa Tony Buzan. Ainsi, selon lui, contrairement aux possibilités offertes par le cerveau, nos habitudes de réflexions et d’écriture ont tendance à fortement privilégier certaines capacités au détriment d’autres. Les notes classiques omettent souvent l’utilisation de couleurs, de rythme, de dessins, de liens, d’ajouts, etc…

Certains psychologues et linguistes prétendent également que seuls quelques mots-clés appelés «mots de rappel» sont nécessaires à la compréhension et la mémorisation d’un texte. 

Ces mots ne représenteraient que 10% à 20% des mots employés dans un texte. En français, l’expression «carte heuristique» est apparue pour la première fois dans le livre «Organisez vos idées avec le Mind Mapping1» publié en français en 2004. Le terme «heuristique » vient du grec ancien eurisko, «je trouve».

Pourtant, si ce terme est assez répandu, il existe de nombreuses tentatives de traduction qui essaient de reprendre l’idée de «Mind Map». C’est ainsi que l’on trouve aussi : «carte des idées», «schéma de pensée», «carte de l’esprit», «carte de la pensée», «arbre à idées» ou encore «topogramme»… Néanmoins, beaucoup d’auteurs, d’utilisateurs et de formateurs, conservent le nom anglais «Mind Map» [et «Mind Mapping»], pour insister sur certains principes fondamentaux et certaines qualités du concept initial.

 

Mise en oeuvre

Une «Mind Map» se construit comme suit : au centre le thème ou sujet en image et en mots. Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en images et mots-clés, etc… [voir illustration page suivante]. 

Le moyen le plus facile de bien comprendre comme fonctionne une carte heuristique est de la comparer au réseau routier d’une ville. Les routes principales partant du centre, représentent les idées clés d’un projet. Les routes secondaires ou les embranchements représentent un degré de granularité supplémentaire,  Etc… 

La carte mentale reprenant la façon dont le cerveau fonctionne, il est très facile de s’approprier le concept.

Elles peuvent être dessinées en utilisant simplement une feuille de papier et des feutres ou, mieux, des crayons de couleurs. Un grand tableau noir ou blanc permet le travail à plusieurs sur le même arbre. Même si, à l’heure actuelle, on utilise souvent des outils informatiques pour en créer, les cartes datent de bien avant la banalisation des ordinateurs. 

Le «Mind Mapping» est donc une représen tation, sur un support extérieur, de la pensée naturelle [dont la caractéristique est d’être «irradiante» selon Tony Buzan] et peut, par conséquent, représenter tous les types de relations.

C’est pourquoi plusieurs occurrences d’une même information peuvent apparaître à différents endroits d’une «Mind Map» où l’on trouve quasiment nécessairement des flèches, associations et mises en relation entre différentes branches d’une «Mind Map» . En effet, toutes les cartes heuristiques ont une chose en commun. Elles ont une structure organisationnelle intuitive qui part du centre et utilise des liens, des symboles, des mots, des couleurs et des images rappelant à notre cerveau quel était le concept de base.

Le «Mind Mapping» peut ainsi convertir une longue liste d’informations monotones en un diagramme coloré, facilement mémorisable et organisé de façon optimale par rapport à un projet spécifique. 

Des caractéristiques fractales

Une autre de ses caractéristiques intéressantes  est la possibilité d’y placer d’autres «arborescences » en tant qu’éléments, ceux-ci pouvant parfois eux-mêmes inclure l’arbre initial. Ce mécanisme affranchit donc les cartes mentales de la contrainte d’une représentation purement hiérarchique. On retrouve d’ailleurs le même comportement dans les arborescences  de fichiers en informatique, où un dossier peut contenir un lien [notion de raccourci ou de lien symbolique] vers n’importe quel autre dossier, autorisant par là même qu’un de ses sous-dossiers contienne ce même raccourci. Ainsi, une idée [un noeud de l’arbre] peut appartenir à plus d’une branche de l’arbre. Dans ce cas, parler d’arbre est un peu abusif : le terme adéquat serait davantage «graphe». 

De nombreuses applications

La «Mind Map» a de nombreuses applications potentielles dans des domaines personnels, éducatifs et professionnels. Ses possibilités incluent : la prise de notes et la remise en forme de ces notes, la préparation d’un exposé ou d’un discours, le brainstorming, l’aide au résumé, la structuration d’un projet, la révision et la clarification d’idées, l’identification de mots clefs, la visualisation d’organisation complexe d’idées, l’aide à l’apprentissage mnémotechnique, l’organisation de l’accès à un ensemble de fichiers, … pour n’en citer que quelques-uns. Les cartes mentales ont démontré qu’elles augmentent les compétences organisationnelles, la créativité, la mémorisation et qu’elles permettent une meilleure compréhension du sujet. 

Evidemment, concevoir le «Mind Mapping» comme unique système de représentation hiérarchique peut être limitant pour certains types de problèmes. Effectivement, les mêmes choses auront parfois des représentations hiérarchiques différentes en fonction de choix arbitraires de l’utilisateur. Ainsi, chacun imprégnera la «Mind Map» de sa personnalité, de sa compréhension et de la direction unique de son questionnement ! 

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A VOIR   «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et Jean-Luc Deladrière chez Dunod.

Références : “Organisez votre vie avec le Mind-Mapping côté tête et côté coeur” de Pierre Mongin et Xavier Delengaigne

chez InterEditions, «Organisez vos idées avec le Mind Mapping» de Frédéric Le Bihan, Denis Rebaud, Pierre Mongin et

Jean-Luc Deladrière chez Dunod, Wikipédia & www.optimind.be

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Conférence d’une jeune mourante

Posté par othoharmonie le 30 août 2014

 

Extrait de « La source noire », P. van Eersel, éd. Grasset

images (1)Devenue médecin, Élisabeth ROSS se voit tout à fait marcher sur les traces d’Albert Schweitzer en Afrique. A moins que ce soit en Inde? Elle a un échange étrange avec l’Inde. Un enfant indien, atteint d’une septicémie après qu’un rat lui eut mangé un oeil, a été sauvé in extremis par une bonne âme qui l’a fait expédier en Europe. L’enfant se retrouve à l’hôpital de Zurich, où, affolé, il refuse de manger et demeure prostré depuis une semaine. Que faire? C’est la panique: le petit Indien va mourir. Élisabeth appelle aussitôt quelques étudiants indiens amis et leur demande de s’occuper à tour de rôle de la nourriture du petit. Ils le font avec joie. A la seule odeur du riz au curry rapporté par ces gens aux figures familières, l’enfant se débloque et guérit. L’histoire circule jusqu’à Berne. Justement, le Pandit Nehru et sa fille Indira Gandhi sont en visite. Ils invitent Élisabeth et ses amis étudiants indiens à l’ambassade. Élisabeth sympathise avec Indira, qui lui dit : « Venez chez nous, nous avons besoin de gens comme vous. »

Élisabeth n’ira jamais en Inde. La voie semble pourtant toute tracée. Déjà elle rêve de paysages grandioses, se voit, par un chaud après-midi tropical, aider les malheureux dans quelque léproserie. Elle en parle à Emmanuel Ross, avec qui elle est sûre, décidément, de vouloir faire sa vie… Mais l’Américain refuse tout net.

Élisabeth découvre le rythme de travail monstrueux des Américains. L’usine ! Autre différence : là-bas, les aides-soignantes, les infirmières, les sages-femmes, bref toutes les femmes qui travaillent à l’hôpital sont outrageusement maquillées. La montagnarde européenne trouve cela choquant. Et leur façon de parler des patients! De ceux qui meurent !
« Salut, baby, qu’est-ce que t’as comme pot de t’casser maintenant. Quoi d’neuf ?

- Bof, rien. Il est super ton fut ! Si, tiens, la 7 est morte.

- 3 dollars chez Hoover, à côté. La 7 ? Elle a tenu si longtemps ? J’aurais pas cru. J’ l’aimais bien.

- Si, si. A part ça, je crois que… oui, la 5 et la 14 sont vides… Attends qu’ j’vérifie… Oui, la 12 aussi. Ben, dis-donc, on peut dire que vous avez du bol: ils ont tous clamsé pendant la journée cette fois. Qu’est-ce qu’on a dégusté ! »

Ces femmes sont-elles des monstres ? Quelques années plus tard, l’atmosphère « s’américanisera » de la sorte jusqu’au fin fond de l’Europe, mais ce n’est pas encore le cas dans les années cinquante : Élisabeth est profondément choquée.

Pourtant, s’ils parlent facilement de la mort, dès que celle-ci frappe à l’improviste – dans un service où l’on ne meurt pas d’habitude -, dès qu’il s’agit d’un gosse, dès que la routine n’offre plus son bouclier somnambulique, c’est la panique. Et Élisabeth découvre l’extraordinaire épaisseur du mensonge qui entoure les Américains gravement malades. Ces gens-là sont trop vernis, que voulez-vous! Trop beaux, trop grands, trop forts, trop sains, trop gais, trop jeunes, que viendrait faire la mort dans le tableau ?

L’étonnant, c’est qu’il y ait, en même temps, le cinéma, avec une mort mythique apparemment au point :

« Aaaah, Joe, soutiens-moi ! Je vais mourir.

- Mais non, Bill.

- Mais si. Alors, écoute-moi bien, Joe. Le type au bras d’argent… c’est… lui qui a vendu Sam aux flics. Jure-moi de le venger.

- Je te le jure, Bill.

- Et c’est aussi lui qui… qui…

- Qui quoi ? Bill ? Bill ! Dieu ait ton âme, Bill. »

Bizarrement, cette scène n’a jamais lieu à l’hôpital. C’est pourtant là que meurent la plupart des citoyens d’Amérique. Élisabeth découvre que les Américains sont tellement obnubilés par la bonne santé qu’ils vous la souhaitent et vous la prêtent à tout bout de champ. Même quand ça ne marche plus du tout.

« Est-ce grave, docteur ?

- Mais non, mais non, vous allez vous en sortir comme un chef ! »

Puis, en aparté, à la famille toute tremblante: « Il n’y a, hélas ! plus rien à faire. » Ou, éventuellement, à un confrère : « Il est cuit. Dans huit jours, il n’y a plus personne dans ses baskets ! »

Mais jusqu’au bout, on sourira Cheeeeeese ! en entrant dans la chambre du malade, le maintenant « par humanité » dans l’ignorance de son état réel.

Les familles ne s’en sortent pas plus élégamment que les toubibs. On sèche ses larmes le mieux qu’on peut avant d’entrer dans la chambre, et le mourant reçoit des siens un double message horriblement contradictoire: leurs mots sont pleins d’espoir, mais leurs vibrations, leurs gestes, leurs tics puent l’angoisse. En général – Élisabeth le découvrira plus tard – le mourant sait. Mais il négocie plus ou moins bien avec son savoir tragique. Quand tout le monde, autour de lui, nie si farouchement la réalité et ne voudrait pour rien au monde en parler avec lui, le malheureux entre facilement dans la combine. Sans se douter que c’est une torture. Orchestrée, de toute bonne foi. Avec les médecins qui règnent là-dessus comme des pachas maladroits. Pachas pressés. Pachas paniqués, en réalité – mais cela non plus, Élisabeth ne le sait pas encore, quand elle travaille au Glencove Community Hospital. D’ailleurs, qui sait, à l’époque, que les médecins et les professions médicales sont, en Amérique, plus paniqués devant leur propre mort que la moyenne des gens ? Les enquêtes et les sondages sur la question n’ont pas encore commencé. Le grand public apprendra cela dans les années quatre-vingt, un quart de siècle plus tard. De combien « plus paniqués » ? 13 % ? 20 %? Est-ce mesurable ? Cette panique est-elle la cause ou l’effet de leur profession ? Autre paire de manches.

Tous ces mensonges autour de la mort confirment Élisabeth dans son impression que les Américains sont des gamins. Elle-même se taille vite une réputation de roc. Un jour, l’une des infirmières tombe gravement malade. Elle a travaillé avec Élisabeth aux urgences. Instinctivement, c’est elle qu’elle réclame à son chevet la nuit où elle meurt. Elles se connaissent à peine. Élisabeth est étonnée. Encore tellement loin de se douter de ce qui l’attend.

La mort ? En réalité, elle n’y pense pas plus que n’importe quel médecin. Les enfants, en revanche, l’intéressent énormément. Après son internat, elle décide de devenir pédiatre.

Un patron l’accepte dans son service, amusé d’entendre cette petite bonne femme pester contre tous les pédagogues américains réunis. Une seule condition: qu’elle ne soit pas enceinte. Une semaine plus tard, Élisabeth découvre qu’elle l’est. Premier acte manqué.

Elle cherche un autre poste – et ne trouve rien. Devant l’urgence, elle finit par accepter un poste à 400 dollars par mois, dans un établissement d’État, un hôpital psychiatrique, le Manhattan State Hospital, sur l’île de Ward, dans l’East River, à la hauteur de Harlem.

Là-dessus, série de coups durs. Fausse couche. Et son père, en Suisse, qui a une attaque et se trouve à l’article de la mort. Élisabeth a le moral à plat. Seule consolation, au moment de quitter l’hôpital de Glencove, les Ross sont élus meilleurs internes de l’année par le personnel de l’hôpital. Mais la direction refuse : cette récompense très ancienne est réservée aux étudiants de la maison. Chauvinisme criant.

Autant Élisabeth s’est relativement vite attachée aux Américains de base, autant les leaders lui semblent épouvantables. On est à la fin des années cinquante. L’ère des Kennedy arrive. L’Amérique au faîte de sa gloire. C’est la Rome des grands triomphes. Avec la même apparente fraîcheur que le jeune et beau nouveau président: le mensonge fait tache d’huile, on nie tous les obstacles, tous les maux, on est optimiste à 1 000 %, on est les rois de l’univers. Élisabeth fait partie des gens qui ont vraiment eu peur de la guerre mondiale à cette époque. Après l’étourdissement du mensonge viendra la colère. Puis le marchandage. Puis la dépression. Les sociétés humaines passent, elles aussi, par cette étrange succession de phases…

Le premier lundi de juillet 1959, Élisabeth arrive en bus, à travers Harlem, et débarque dans l’île du diable. Une forteresse monstrueusement laide, entourée de réservoirs à gaz géants, de centrales électriques, à deux pas du vieux nœud autoroutier qui relie les aéroports à Manhattan par le nord. Dès l’entrée, ça sent la souffrance, la violence, la résignation, la bestialité. Mille bouquins ont raconté cette zone. L’emprisonnement qu’elle représente. Le fait que, pour beaucoup, il n’y ait pas d’autre endroit où aller. Mais le Manhattan State Hospital, c’est vraiment le pire de tous. Élisabeth est tombée dans ce qui se fait de plus glauque.

Un gros chef de service à la voix enrouée lui fait visiter l’endroit. Au centre, les bureaux et les labos – où des biochimistes mettent au point de nouvelles drogues. Autour, en étoile, l’infirmerie, le bloc chirurgical et les différents services où s’entassent psychopathes, schizophrènes et maniaco-dépressifs divers. Quatre cours bondées – essentiellement de Noirs et de Portoricains, prostrés dans tous les coins, en loques, nageant dans leur urine.

Élisabeth doit surveiller des femmes schizophrènes chroniques et soigneusement noter le comportement de celles à qui l’on vient d’administrer une drogue. Il s’agit d’expériences inédites. Ces malades, souvent jugées incurables, servent de cobayes. Épouvantée, Élisabeth découvre qu’on ne demande pas leur avis aux « cobayes ». Plus tard, elle apprendra que les produits qu’on leur administrait s’appelaient LSD, psilocybine, mescaline, à doses de cheval. Des hallucinogènes puissants, outils remarquables aux mains des chamans, mais horriblement destructeurs lorsque vous les injectez anarchiquement à n’importe quelle malheureuse, à son insu et sans rien faire pour l’aider, alors qu’elle se roule par terre, tordue de douleur et de peur, en proie à d’indicibles cauchemars.

Très vite, Élisabeth jette ses bouquins psychiatriques au panier. A quoi bon ces salades ?

Elle veut du concret, et tout de suite ! La direction la laisse d’abord faire. Élisabeth exige de ses malades un peu de tenue: qu’elles portent des souliers, se peignent, se brossent les dents… Sinon, pas de cigarettes, ni de Coca-Cola. Ça marche tout de suite étonnamment.

Les malades les plus atteintes comprennent très bien ce que raconte la petite dame étrangère. Elles l’ont toutes repérée, celle-là, qui vient leur tenir la main comme à des enfants, quand elles se paient une crise ! Une vraie petite mère. En moins de deux, les malades s’accrochent à Élisabeth Elle leur apporte des cadeaux, sourit aux plus maboules. Bien vite, ses patrons la mettent en garde: si elle n’est pas capable d’observer de recul par rapport à ses propres émotions, autant abandonner tout de suite, elle n’est pas faite pour ce métier. D’ailleurs, c’est très simple: elle va forcément se prendre un retour de manivelle dans la mâchoire. Il n’y a qu’à attendre. Or c’est le contraire qui se produit. Élisabeth obtient des résultats étonnants, en particulier avec une schizophrène catatonique, une ancienne artiste peintre qui n’a pas dit un mot depuis plusieurs années et qui ne parlera jamais plus, on en est sûr. On connaît bien ce genre de trouble. C’est terrible. Mais il n’y a rien à faire. EKR demande le droit de s’occuper personnellement de la dame.

Pour qui se prend-elle ? Si on ne la flanque pas à la porte, c’est qu’aucun médecin américain ne veut travailler dans ce genre de bagne. Élisabeth obtient de s’occuper de la muette.

Elle s’appelle Rachel. Son visage n’exprime strictement rien. Jamais. Elle semble définitivement aspirée à l’intérieur d’elle-même. Pendant trois mois, Élisabeth lui parle, comme si elle était sûre que l’autre entendait. Mais l’autre ne moufte pas. Pas un cil ne bouge. Plusieurs fois, EKR est à deux doigts d’abandonner. Elle mesure à quel point, en effet, elle risque de se blesser elle-même à ce petit jeu. Allez parler à une statue de marbre, tous les jours, pendant des mois, à la fin, vous vous demanderez qui est le plus fou des deux !

Dix mois passent et rien ne s’est produit. Élisabeth est convoquée : Rachel doit retourner chez les incurables et tout doit rentrer dans le rang. La jeune toubib supplie ses chefs de lui laisser un dernier délai, jusqu’à Noël. Un jour, elles regardent ensemble la neige tomber dans la cour. Élisabeth parle à Rachel de la joie de peindre. Elle essaie d’imaginer l’émotion de l’artiste devant le spectacle qu’elles ont sous les yeux. Puis elle se tourne vers la schizophrène et, la tenant par les épaules, la conjure de mettre toutes ses forces dans la balance et simplement de lui dire « Oui ». La femme brune semble soudain parcourue d’un spasme. Son visage, pour la première fois depuis des années, perd sa mortelle immobilité. Ses lèvres se tordent, se convulsent. Elle porte ses mains à sa gorge. Et enfin laisse échapper un « Oui » étranglé. Élisabeth, suffoquée de stupeur, se met à sangloter.

Ensuite, en quelques jours, avec l’aide de l’assistante sociale et d’un thérapeute ami, elle élargit la brèche qu’elle a réussi à ouvrir dans l’éboulis monstrueux de la folie. Mais elle ne dit rien aux autres. Quand Noël arrive, EKR invite le boss à venir faire un tour chez elle.

téléchargementLe psychiatre trouve Rachel penchée sur un canevas. L’aiguille à la main, elle le regarde et, d’une voix désaccordée mais audible, lui demande : « Vous trouvez ça joli ? »

Évidemment, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Ce genre de chose n’arrive pas tous les quatre matins! Maintenant, Élisabeth ne veut plus partir. Elle organise un Noël fabuleux, fait elle-même des gâteaux, rapporte un cadeau pour chacune de ses malades… La folie ! Cette fois, c’est carrément le blâme. Elle est mise en demeure de cesser immédiatement sa thérapie sauvage.

Une fois par mois, tous les psychiatres se réunissent et discutent méthodes. Ils citent Freud, Adler, Skinner, etc. Élisabeth ne cite jamais personne. Selon elle, la plupart des psychiatres sont inaptes à ce métier, qui exige plus de cœur que d’intelligence mentale. Elle commence à le dire tout haut : du coeur ! Ce mot a le chic pour mettre ses confrères en rage. Mais ses démonstrations sont tellement concrètes qu’ils sont généralement obligés de se plier. Ils l’attendent au tournant.

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Dialogue avec mon Ange : L’homme, l’Ange ou la Bête ?

Posté par othoharmonie le 28 août 2014

La Vérité dépasserait-elle l’entendement humain ?

 

 ange

 

Il est désormais difficile pour Sand et moi de rédiger nos dialogues car nous remarquons bien que nous sommes de moins en moins atteints par les actualités de notre société. Cependant, nous sommes toujours stupéfaits de voir à quel point l’ignorance de l’homme dirige sa vie et jusqu’où il devient malléable dès qu’on touche à son émotionnel.

Les prises de conscience que nous avons réalisé jusqu’à présent, nous autorisent peu à peu à élever les fréquences de nos corps énergétiques et nous voyons bien que la perception que nous avons de notre propre univers s’en est vue considérablement modifiée. 

La raison qui nous motive à continuer de transcrire nos dialogues est pour témoigner, que pour nous libérer de ce monde de dualité*, une réelle porte de sortie existe. Toutefois, il ne faut pas se leurrer car cette « porte » est infiniment minuscule et très difficile à distinguer, tant les schémas d’illusion de l’humain sont bien ficelés et très structurés. 

Pour repérer cette porte de sortie, il nous a fallu tout d’abord prendre conscience de nos propres schémas de dualité, non seulement dans notre incarnation actuelle mais aussi dans celles de notre passé. Ces ouvertures de conscience nous ont permis un réel travail de libération de notre émotionnel afin de ne plus entrer en réaction face à des événements qu’on pourrait qualifier d’agréables ou de désagréables. Nous avons dû apprendre à voir le monde différemment afin de ne plus l’alimenter par notre propre dualité. Cela nous a demandé dans notre quotidien, une vigilance infiniment rigoureuse et une intégrité absolue envers nous-même, pour être capable de déceler jusqu’où pouvait nous emmener nos propres jeux duels. 

Ensuite à travers les expériences qui jalonnaient notre cheminement, nous avons fini par comprendre, accepter puis intégrer que nous étions nous-même à l’origine de l’univers duel dans lequel nous vivions. Nous avons dû admettre à nos dépends qu’il est nécessaire de comprendre que cette société que nous qualifions de détraquée, existe uniquement parce que chacun de nous, en tant qu’humain, autorisons et alimentons son fonctionnement.

C’est ainsi qu’il nous a fallut une extrême vigilance dans notre comportement, notre façon de penser et d’être, pour cesser d’alimenter cette croyance en un système sociétal perverti et diriger notre énergie de pensée vers une vision plus élevée de l’Être. 

Aujourd’hui, il nous est de plus en plus pénible de dépeindre le monde de 3ème dimension car cela nous demande de zoomer sur les actualités et nous y replonger alors que nous vivons déjà une toute autre réalité. Toutefois, pour démontrer et expliquer comment fonctionne le processus de dualité dans laquelle la société actuelle est immergée, il nous est nécessaire de pointer les aberrations de ce monde et nous sommes donc obligés d’avoir recours à un discours duel.  

La vérité de ce monde falsifié est extrêmement difficile à admettre car elle remet en cause l’intégralité de notre façon de penser, d’agir, de consommer, de vivre… Cela dit, si l’Homme veut sortir de sa léthargie millénaire, il n’a pas d’autre choix que de commencer véritablement à s’informer pour s’arracher de son ignorance.

Nous vous rappelons que la plus grande maladie de l’humanité est l’ignorance. Le plus difficile à admettre pour l’humain, est qu’il ne sait pas, qu’il est ignorant, puisque par la puissance de l’ego il croit déjà tout savoir. De ce fait, il y a de fortes probabilités que le descriptif qui suit, risque de provoquer un haut le cœur et un mouvement de rejet pour celui qui manque de recherches personnelles. 

Les sujets que nous allons pointer sont difficiles à accepter car l’humain dans sa naïveté ne pense pas un seul instant que sa psyché est totalement manipulée et que le monde dans lequel il évolue fonctionne à l’envers. Dans ses croyances, le monde qui l’entoure est absolument « normal » (norme-mal = norme mâle = norme du patriarcat) puisqu’il a toujours été ainsi, de génération en génération. L’humain a de ce fait perdu le réflexe de se remettre en question et de là vient toute son ignorance. Aujourd’hui, il a les moyens d’accéder à certaines connaissances, cependant a t’il le courage et le discernement nécessaire pour le faire ? 

La plus part des gens rejettent en bloc la possibilité que coexistent d’autres réalités et d’autres espaces temps. Par peur de découvrir que ces autres réalités le dépassent, l’individu profane préfère les renier ou les qualifier de fictions plutôt que d’admettre son ignorance.

Sand et moi expérimentons quotidiennement ces multiples réalités et il nous est absolument impossible de remettre en question l’existence de celles-ci. Ces expériences nous permettent à chaque instant de vivre notre multidimensionnalité et de comprendre la raison pour laquelle nous sommes incarnés actuellement. C’est d’ailleurs en ayant accepté de découvrir notre propre essence que nous avons pu découvrir la véritable nature des Êtres qui gouvernent le monde ainsi que leurs réelles motivations.

Nous savons pertinemment que ce monde de 3ème dimension est administré en très haut lieu par une poignée d’Êtres dénués d’émotions qui participent aussi à la grande Transition. Leur rôle malgré les apparences, est nécessaire et légitime pour l’équilibre du fonctionnement de l’univers de 3ème dimension de dualité. 

Ces Êtres « les Archontes Annuna » n’appartiennent pas à notre dimension terrestre actuelle mais proviennent d’autres réalités temporelles ou parallèles. Sur terre, ils sont représentés par des délégations de plusieurs groupes occultes connus sous la dénomination « Illuminati ». Leur rôle est d’administrer ce monde de dualité. Ils manipulent non seulement la conscience des politiciens qui nous gouvernent mais aussi celle du peuple.  

Leur rôle est d’administrer ce monde de dualité. Ils manipulent non seulement la conscience des politiciens qui nous gouvernent mais aussi celle du peuple.

En créant continuellement des situations de conflits, ils maintiennent de cette façon dans le subconscient de l’humain un égrégore de dualité, que l’humanité ignare nourrit automatiquement et sans relâche. Il suffit d’observer l’actualité politique et sociale avec un véritable détachement pour s’en rendre compte. 

Il nous arrive parfois de jeter un coup d’œil avisé sur les journaux locaux. Nous savons très bien que ces quotidiens ainsi que les journaux télévisés sont de remarquables outils de propagande et d’influence de la pensée, employés par cette élite occulte Illuminati. 

Jour après jour, les informations délibérément orientées distillées par les médias, contribuent à anesthésier la conscience de l’individu et à entretenir un climat de peur et d’insécurité parmi la population. Leurs contenus se limitent le plus souvent à des faits divers sociaux ou politiques qui n’apportent aucune information constructive. Non seulement, ils détournent le lecteur des connaissances déterminantes pour son évolution, mais ils empêchent celui-ci par une profusion de divertissements futiles et dérisoires, de prendre le temps de penser et de s’interroger sur des questions existentielles décisives. 

Nous savons clairement aussi, que cette stratégie de diversion est intentionnellement appliquée afin de pousser la psyché de l’individu à la colère et à la rébellion. De même, si internet peut être un puissant outil d’information et de communication au service de l’évolution humaine, il est aussi un puissant moyen de pouvoir et de contrôle au service de l’élite. Ainsi les réseaux sociaux participent à entretenir la propagande dualiste et uniquement dualiste, en manipulant l’individu à travers son émotionnel et en implantant dans son inconscient des informations subliminales l’éveillant à ses bas instincts et à ses pulsions de colère, de haine, de ségrégation en l’obligeant insidieusement à prendre un parti quelconque… Ces réseaux font donc office de remarquables indicateurs du niveaux de conscience de la société, mais jamais ne contribuent à dévoiler L’EXISTENCE D’UNE TROISIÈME ALTERNATIVE.   

C’est ainsi que par une adroite manipulation de sa pensée, l’humain est empêché de s’élever à autre chose que ce qu’il est, c’est à dire un être profane, doucement abruti par son ignorance et profondément endormi à sa nature divine.

Les médias alternatifs, comme leur nom l’indiquent, offrent une autre vision pour décrire les événements de ce monde. Cependant quelque soit leurs formes militantes, pacifistes, conspirationnistes ou anti-conspirationnistes… ils ne font que proposer l’autre revers de la même médaille et eux aussi, contribuent à entretenir irrémédiablement la dualité dans la psyché de leurs lecteurs. 

La plupart des gens restent aveuglés par les médias et n’ont toujours pas compris que par exemple les banques, depuis belle lurette ne prêtent plus d’argent mais leur vole. L’état ne représente pas le peuple mais le dépouille pour engraisser les grosses banques privées. La police n’a pas pour rôle de protéger mais de réprimer et effrayer la population. Les institutions de l’éducation, les universités ne sont pas là pour instruire mais pour formater… La majeure partie de ce qui se passe dans le monde lui est caché. Il est complètement ignorant de la Vérité, parce que rien dans ce monde fonctionne comme il l’imagine. Et tant bien que mal, lorsqu’il accède à une information qui dépasse sa connaissance ou qui est douloureuse à accepter, il s’empresse de la dénigrer. 

La majorité des individus n’ont aucune conscience que la structure complète de la société de ce monde, repose sur une combinaison adroitement coordonnée de mensonges et de manipulations de la pensée qui inéluctablement, oblige l’individu à prendre parti pour une cause en croyant lutter contre une autre. Ainsi quelque soit leur parti pris, ils s’astreignent inévitablement à amener leur conscience piégée dans une conception duelle pour continuer à servir l’élite, et au plus haut de l’échelle, les Maîtres de la lumière sombre : « les Annuna ».

Il suffit de prendre un peu de recul pour constater à quel point l’ignorance et le manque de discernement de l’humain deviennent affligeants. La dualité se reflète dans les joutes verbales entre politiciens de droite et de gauche, entre le gouvernement et le peuple, entre les musulmans et les juifs, entre les factions sionistes et les jésuites, entre quenellier et anti-quenellier… et cela sans fin. 

Et l’individu dans tout cela, a t-il encore une chance de sortir son épingle du jeu ? La réponse est oui, mais encore faut-il qu’il ait conscience qu’il évolue dans un jeu et que ce jeu, n’est rien d’autre qu’une illusion projetée et mise en scène par les fluctuations de ses propres champs d’énergie. 

Sand et moi sommes intimement persuadés que tant que l’individu ne s’interroge pas sur sa véritable identité et qu’il se réduit à travailler, sortir, s’amuser, suivre le football… il ne peut véritablement s’intéresser aux motivations de ces élites qui mènent le monde. Il restera englué dans sa routine quotidienne et sera condamné à les servir jusqu’à épuisement. 

Au vu de nos compréhensions et comme à l’accoutumé lorsque les événements semblent se précipiter et franchir un nouveau palier, nous avons donc questionné notre Ange.

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Question à notre Ange :

 En cette nouvelle année, peux-tu nous parler des perspectives d’avenir pour l’humanité ainsi que pour la planète ?  

En ce qui concerne l’univers de 3ème dimension dans lequel l’humanité se débat actuellement, il est évident que les choses ne vont pas en s’améliorant et les événements à venir répondent simplement à la loi de cause à effet universelle. Je précise que les évènements dont je vais vous parler sont vus à travers la lorgnette de la 3ème dimension duelle. 

Le tableau que vous venez de décrire l’illustre parfaitement. Cependant je peux vous révéler que la nouvelle année qui s’annonce sera celle qui amorce les grands changements sur votre planète terre. Gaïa est en train d’intégrer pleinement les nouvelles fréquences provenant de la ceinture de photons du soleil central, ce qui accélérera sa transformation et sa libération. Néanmoins cela ne se passera pas sans heurts puisque ces énergies influencent et intensifient uniformément les deux polarités de la dualité. 

Ainsi attendez-vous encore à des phénomènes météo de grande ampleur, soit à de grosses précipitations, soit à des phénomènes de marées exceptionnelles ou de gigantesques inondations. De même de gros bouleversements de la structure de son manteau risquent de se produire encore, afin qu’elle puisse se libérer des énergies qui l’ont pollué surtout depuis ce dernier siècle. Et pour répondre à la loi karmique de cause à effet, des accidents nucléaires risquent également d’ébranler votre pays.  

Je vais maintenant vous parler plus précisément du devenir de l’humanité de 3ème dimension purement dualiste et inconsciente. Comme vous le savez aujourd’hui, celle-ci est entrain de vivre les dernières années de son cycle d’incarnation dans la dimension de l’illusion matérialiste.  

Parmi les humains, la plupart n’ont pas encore compris leur propre fonctionnement et celui du monde qui les entoure. Ils n’ont pas vraiment pris conscience qu’ils sont conduits sur un chemin déclinant vers des événements qui vont rapidement modifier toute leur structure sociale et politique. De ce fait très peu sont déjà prêts à passer à une forme d’existence plus élevée. Même les individus bien renseignés n’ont pas idée de l’ampleur des changements qui arrivent. 

Ces bouleversements vont être déclenchés par l’influence des conformations astrologiques exceptionnelles et spectaculaires déjà connues de vos analystes. Les Archontes Annuna le savent aussi et cela depuis des années. Ils ont déjà préparé leurs serviteurs, l’élite Illuminati, à tirer parti des configurations astrologiques qui vont prendre place à partir de 2014. Ces chamboulements, même s’ils sont régentés par des configurations cosmiques, sont cependant annonciateurs de la fin du cycle de cette ancienne humanité. 

Ainsi, il est important que vous vous souveniez à chaque instant, qu’il se déroule actuellement et depuis plusieurs années déjà, une véritable guerre à l’échelle mondiale sur votre planète. Il s’agit d’une guerre silencieuse, insidieuse, sournoise dont l’enjeu n’est ni économique ni politique mais qui vise à ébranler la psyché de l’humain embrouillée dans son illusion. 

Elle a été planifiée pour que soit révélé ses abominations et pour que celles-ci soient littéralement « jetées » à la conscience de l’humanité sous la forme de révélations explosives et extrêmement choquantes, comme par exemple : les scandales sur la pédophilie gouvernementale, les rituels sataniques, les manipulations scandaleuses du monde de la finance, toute la panoplie des scandales médicaux et alimentaires, la révélation sur l’existence de la vie extraterrestre et des voyages interplanétaires, les technologies de pointes ultra-secrètes utilisées par le gouvernement secret…  

Ce programme de révélation « tous azimuts » a été rigoureusement planifié pour déstabiliser la psyché de l’humain et créer un climat de panique parmi sa population. Ainsi, les affrontements armés ou les manifestations qui ont lieu partout dans le monde, ne sont pour l’instant, qu’un écran de fumée pour dissimuler les raisons et l’ampleur du véritable conflit dont je vous parle. 

Cette guerre invisible et discrète, non seulement affecte votre liberté d’être et de penser, mais elle met en péril l’existence et la survie de votre âme. Il s’agit d’un programme de manipulation psychologique et de détournement de la pensée se déroulant au niveau mondial. Celle-ci consiste à emprisonner le plus de personnes possibles, à travers leurs propres vibrations mentales et émotionnelles, dans les basses densités de 3ème dimension. Par un chaos sociétal planifié, l’objectif final est d’amener les humains à chercher le salut dans la foi en l’existence d’un « sauveur les délivrant du mal », qui rétablirait la paix dans ce monde… 

Il est important de souligner que même parmi la population de la 4ème dimension de transition ayant déjà entamé le processus d’éveil, ceux qui s’évertueront à s’identifier à un plan matérialiste sécurisant pour l’ego, ne pourront pas échapper à ce leurre préfabriqué de l’idéologie « New-Age » qui les détourne du véritable enseignement Christique.

Les « adeptes du New-Age » ignorent d’ailleurs totalement qu’ils participent eux-mêmes au programme du Nouvel Ordre Mondial. Ils se rallient et s’activent afin de s’évertuer à vouloir créer un monde meilleur au sein de cette dimension duelle.  

Ils sont nombreux à être guidés par leur âme sur un cheminement spirituel. Cependant la plupart ont été déviés de leur recherche intérieure par la « Bête » qui a pour rôle de mettre à l’épreuve leur sincérité. Parmi ces « appelés » beaucoup préfèrent encore opter pour une spiritualité qui flatte leur ego, les maintenant inexorablement dans l’illusion et le confort d’une spiritualité de salon. Ils seront de ceux, qui vont donc être obligés de rejouer leur scène. Tout se déroule exactement comme l’avait prédit et rédigé St Jean dans les versets de l’Apocalypse : « Il y aura beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ».  

Les médias au service de la « Bête » et à la solde de l’élite qui vous gouverne, ne font pour le moment que vous jeter de la poudre aux yeux afin de vous détourner du véritable danger. Ces médias sont les vecteurs subliminaux de cette nouvelle idéologie au service du Nouvel Ordre Mondial . Ils ont pour objectif d’influencer et transformer le comportement de l’humain, afin que celui-ci se complaise à penser qu’il est socialement acceptable d’agir d’une telle façon, plutôt qu’une autre. 

Ainsi les gens ont appris à RÉAGIR non pas à la guidance de leur âme comme ils le feraient instinctivement dans toute situation, mais plus volontiers à la façon dont leur personnalité-ego à été sournoisement programmée dans cette 3ème dimension. 

 C’est cette absurdité du comportement de l’homme coupé de son humanité qui régente actuellement votre structure sociale. L’immense majorité de la population humaine n’a même plus aucune notion de la liberté et du véritable sens du mot « vivre ». Elle a déjà sans le savoir vendu son âme à ces entités qui se prétendent « les Maîtres du monde ».

Certaines personnes commencent à comprendre que le monde dans lequel ils sont plongés va rapidement à la dérive, mais ils continuent pourtant à attribuer la cause de ce déclin, aux hommes politiques, aux banquiers, au système… sans penser un seul instant à remettre en cause leur propre personne. Il s’agit toujours d’attribuer la faute à quelqu’un. 

C’est ainsi que cette humanité prisonnière de sa conscience de 3ème dimension-densité matérialiste, non pas vivra, mais tentera de survivre jusqu’à la fin de son incarnation, sous le joug de l’élite au service de la Bête du Nouvel Ordre Mondial. Elle en sera uniquement libérée par la mort puis la renaissance dans un nouveau cycle plus adapté à son niveau de conscience. 

Trop peu de gens sont conscients de cela. Ils ne savent pas encore que rien de ce monde qu’ils voient, fonctionne comme ils le pensent. Ils ne savent encore moins que sa falsification à été minutieusement planifiée selon un agenda occulte qui est en cours sur cette terre depuis des milliers d’années, depuis la naissance de l’homme moderne. 

Pour ceux qui l’ont déjà compris, il est évident que l’homme ne descend pas du singe et que l’humanité de 3ème et 4ème dimension-densité, si elle reste empêtrée dans ses schémas de dualité, évoluera inévitablement vers son auto-destruction. Elle répondra immanquablement à la Loi de cause à effet qui régit l’Univers. 

Ainsi vous allez bientôt être témoins du réveil brutal de l’humanité qui est sur le point de se réaliser. Des scandales et des révélations dans tous les milieux de la politique, des banques, de l’industrie, du divertissement sont sur le point d’éclater. Chacun sera émotionnellement touché par l’un ou l’autre des vecteurs de ce collapsus sociétal qui se prépare, dont l’objectif sur un plan plus élevé est d’ébranler la résistance de l’ego. Il y aura une multitude d’événements adaptés au besoin de chaque âme, afin que l’individu dans lequel l’âme s’est incarnée en cette fin de cycle, puisse s’élever avec son corps physique à un plan de conscience supérieur.   

L’ego de chaque individu sera sournoisement amené à faire un choix déjà orienté :

- soit il s’inclinera face au matérialisme de la « Bête » en se résignant à porter la « marque de la peur »,

- soit il l’affrontera en essayant de lutter contre le système et l’ordre établi et entrera en rébellion.

 

Dans ces deux cas, il réagira en finissant par succomber à l’hégémonie de la peur et inévitablement nourrira la « Bête ».  

Ainsi tant que l’Homme n’aura pas compris qu’il existe UNE TROISIÈME ALTERNATIVE, il s’épuisera tout simplement dans son propre combat. 

Vous verrez bientôt l’humanité en proie à ses propres démons. Elle essayera de se retourner désespérément contre le mensonge, la pédophilie, le viol, le satanisme, le racisme… en utilisant elle aussi la haine, la violence, exactement comme ses tortionnaires.

C’est précisément ce que l’élite de la lumière sombre a planifié pour l’humanité, afin d’accroître son égrégore de colère. Même ceux qui se croient bien informés, pourront tomber dans ce piège. 

Dans les milieux Illuminati, le moment du collapsus de la société matérialiste est attendu avec impatience car c’est le moment où ce « piège » ce refermera définitivement sur ceux qui ne se sont pas extirpés de cette 3ème dimension de dualité. Ce moment est codifié par cette élite sous le terme « L’Aube d’un Jour Nouveau » et son déroulement a été planifié pour les années après 2012. Vous y êtes ! 

Cette élite a minutieusement orchestré ce « réveil » dans le but de provoquer un électro-choc dans les croyances de l’humanité pour ensuite semer le chaos et la confusion. Ce programme qui est déjà largement entamé, entre précisément dans l’agenda du projet Blue-Beam qui vise à instaurer une paix artificielle et vous proposer un pseudo sauveur après l’effondrement du système. Ayez toujours cela dans un coin de votre mémoire, même si cela vous paraît surréaliste et « tiré par les cheveux ». 

Cependant le grand plan de L’ÉVOLUTION est lui aussi en cours et les événements qui se déroulent sur votre planète ont leur raison d’être. Comme je vous l’ai déjà expliqué, les fortes énergies cosmiques qui déferlent sur terre sont exactement les mêmes pour tout le monde et alimentent indifféremment les deux polarités de la dualité. Elles deviennent donc amplement profitables pour toutes les formes de vie qui se soumettent aux lois de l’univers, mais détruisent irrémédiablement toutes celles qui croient pouvoir se soustraire à ces mêmes lois. La race humaine n’échappe pas aux Lois Universelles et ne pourra pas éviter ce qui se prépare. Ceux qui oublient les leçons de l’histoire sont condamnés à les répéter. 

En tant que porteur de Vérité vous avez votre place dans ce plan cosmique. Votre rôle est de rappeler aux gens leur humanité et les accompagner à retrouver leur essence et leur véritable nature divine. Votre mission sur terre n’est pas de sauver qui que ce soit. Vous œuvrez pour accompagner ceux et seulement ceux, qui veulent véritablement savoir ce qui se passe sur terre et découvrir qui ils sont réellement. Autant dire qu’ils ne sont qu’une poignée.

Parmi l’humain moderne, très peu sont ceux qui désirent vivre selon les véritables lois de l’existence, contrairement à son immense majorité qui est complètement plongée dans l’ignorance et noyée dans le confort matérialiste. Très peu sont en mesure de comprendre réellement le mécanisme des changements en cours et ce qui se passe dans votre société, car LA VÉRITÉ DÉPASSE L’ENTENDEMENT HUMAIN.

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Question à notre Ange : 

Comment l’humain peut-il arriver à comprendre et à accepter qu’il est inutile de se révolter pour que la société change, mais que la solution est ailleurs ?

 Il ne sert à rien de lutter. La lutte, la résistance, le combat ou la fuite proviennent d’un réflexe egotique du « je veux / je ne veux pas » qui implique indubitablement une peur sous-jacente. Il s’agit simplement d’un automatisme de la psyché contrôlé par l’ego, généralement en réaction à un événement agréable ou désagréable. Cette forme de contrôle n’est qu’une solution provisoire, mettant en jeu des croyances inhérentes à la dualité. Il ne s’agit nullement d’une impulsion de l’âme mais d’une réaction de l’ego indissociable du monde d’incarnation. 

L’Homme est incapable de comprendre qu’il existe autre chose que ce monde de dualité dans lequel il est immergé depuis des millions d’années. C’est comme si vous essayez de faire comprendre à un poisson dans l’eau qu’il est mouillé. 

Chaque humain quelque soit sa race, sa couleur, sa religion désire vivre en paix avec son prochain. Cependant, quelque soit l’événement heureux ou malheureux qui puisse arriver dans son quotidien, à l’exemple d’un flirt, une maladie, un divorce, un redressement judiciaire, un accident de voiture… est indéniablement provoqué par la guidance de son âme,comme tous les événements se présentant dans sa vie. L’humain est-ilprêt à accepter cela ? 

Ainsi tout personnage, qu’il soit banquier, policier, mendiant, charcutier, fleuriste, politicien… ami ou ennemi… qui, ne serait-ce qu’un instant entre dans sa vie, est simplement « déposé » sur son chemin par la guidance de son âme. Il ne s’agit absolument jamais d’un hasard ou d’une fatalité, mais uniquement une occasion unique de « grandir » sur son propre chemin d’Évolution. 

Ce chemin d’Évolution est un univers en perpétuel mouvement qui est caractéristique à chaque individu, en fonction des fluctuations de ses champs énergétiques. Le monde qu’il croit réel et qui l’entoure n’est qu’un hologramme mouvant, projeté par ses programmes ADN au travers de ses propres champs d’énergie. 

La science quantique commence doucement à découvrir cette vérité. Ce qui implique que les cinq sens de l’individu ne font que décoder à chaque instant dans son quotidien, les perceptions physiques sonores, lumineuses, tactiles… que lui retourne sa propre vibration. Et bien sûr cette vibration qui façonne son univers, résonne sur une fréquence à double polarité, celle de la dualité inhérente au monde de 3ème/4ème dimension.

Donc expliquer ceci à un simple quidam dans la rue ou ailleurs, est tout bonnement impossible et relève du défi. Même de nombreux sois-disant maîtres spirituels continuent, malgré leurs bonnes intentions de paix, de joie, de fraternité… à entretenir cette illusion.

Ils se complaisent à croire que le Nouveau Monde d’Unité se résume simplement à joindre deux forces, deux polarités opposées. 

Réunir les deux pôles de la dualité sur une même fréquence est tout simplement impossible. C’est pour cela qu’il est indispensable de vous extraire de cette fréquence de dualité en œuvrant, non pas pour essayer de modifier le film, l’illusion du monde qui vous entoure, mais en changeant toutes les cassettes-programmes dans votre ADN qui vous maintiennent dans l’illusion de la dualité. 

Je le répète une nouvelle fois ici. Il est indispensable de remettre au point zéro tous les programmes duels qui vibrent encore dans votre ADN. Pour ce faire, ayez le courage de visiter sincèrement vos programmes karmiques qui se reflètent très clairement dans votre comportement familial et social d’aujourd’hui. C’est seulement en comprenant les rôles que vous interprétez aveuglément dans votre quotidien, que vous pourrez définitivement stopper les jeux de rôles qui vous piègent encore dans la dualité.

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Question à notre Ange : 

 

Nous avons beaucoup de témoignages de personnes qui aspirent réellement à créer ce monde d’unité, mais malgré tous leurs efforts et leur bonne volonté ne comprennent pas comment s’extraire de la dualité. Qu’as-tu à nous dire à ce sujet ? 

Tout d’abord il est essentiel de savoir et d’accepter qu’IL EST ABSOLUMENT IMPOSSIBLE DE CRÉER UN MONDE D’UNITÉ DANS UN SYSTÈME DE DUALITÉ. Donc vouloir créer une « Nouvelle Terre » dans votre univers de 3ème ou 4ème dimension densité est totalement illusoire. Ce concept erroné véhiculé par les principes New-Age est foncièrement insensé car il défie les lois de l’univers. 

L’individu qui dans ses croyances croit pouvoir unifier un système duel est tout simplement encore englué dans ses propres schémas de dualité. Ce qui signifie que « l’architecture » des formes pensées émises par sa psyché, reste basée sur le principe bipolaire du bien et du mal. 

L’individu qui se prétend « être dans l’amour, la paix, la joie » est persuadé par son propre ego d’être libéré de la dualité. Il se leurre lui-même puisqu’à travers son comportement induit par ses convictions, il sublime une seule polarité de sa création au détriment de l’autre. Il est proprement piégé par ses croyances nourries par le dogme « New-Age ».

Il s’agit là d’un processus purement intellectuel constamment auto-alimenté par l’ego. Cet individu n’étant toujours pas libéré de ses formes pensées duelles, fatalement ne peut exprimer dans ses champs d’énergie, la neutralité nécessaire pour manifester dans son quotidien les croyances auxquelles il aspire. Là réside toute la résistance que l’individu ressent lorsqu’il tente d’insuffler sa créativité dans son propre univers.

Un monde d’unité ne se crée pas par l’intention de l’ego, le « je veux / je ne veux pas » mais à travers la vibration d’un nouveau champ d’énergie généré par un ADN libéré de son programme de dualité. 

Cet ADN libéré de ses codes binaires de bien et du mal, est celui qui vibre dans les champs d’énergie d’un maître ascensionné. Dans ce cas, l’individu ascensionné n’est plus à la merci de son ego et centré sur son bien-être, mais son ego a compris et intégré comment laisser passer le flux d’énergie de l’Intelligence supérieure qui elle, maîtrise parfaitement les Lois de L’Évolution.

Ainsi l’individu observera dans sa vie, de plus en plus d’événements en faveur d’un potentiel plus élevé pour le plus grand bien de son Être, puisque la guidance de son Soi supérieur provoquera les synchronicités à cet effet. 

Vous devenez créateur non pas lorsque l’ego réagit, mais lorsque l’Ange agit. 

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Question à notre Ange : 

Comment les personnes sincères dans leur démarche de recherche intérieure sont-elles déviées de leur cheminement ?  

En cette fin de cycle, pour répondre à la loi universelle de l’Évolution, l’individu est appelé par son âme à franchir un nouveau palier de conscience. Il peut être avantagé par les conjonctures cosmiques et planétaires qui sont actuellement très favorables à cette transition ou freiné par ces mêmes conjonctures, si ses résistances égotiques sont trop importantes. Il faut comprendre que les Archontes de la lumière sombre sont les Ambassadeurs de l’égrégore collectif égotique que l’humanité n’a pas encore résolu. Ils sont les manifestations du karma non libéré de l’humanité.  

Ces Maîtres de la lumière sombre ont préparé l’élite Illuminati depuis des décennies déjà, à utiliser les effets de ces descentes d’énergie pour les détourner à leur avantage et s’en nourrir. Obligeant insidieusement l’humain à persister dans des schémas de croyances et des fonctionnements duels, celui-ci ne peut en aucune façon s’extraire de ce monde de 3/4ème dimension-densité.

C’est ainsi que pour l’individu en demande d’éveil, l’élite a instauré un nouveau mode de pensée induit par le concept « New-Age » pour le dérouter de son propre changement de conscience.

En conséquence, cette nouvelle idéologie consiste à occulter la Vérité originelle en détournant les véritables Lois Universelles de l’Évolution, afin de freiner et neutraliser l’impulsion d’éveil de l’humanité. 

Semant la confusion dans l’esprit des gens, cette idéologie cible l’émotionnel de l’individu en entretenant irrémédiablement le principe de la dualité de 3ème dimension-densité. Dans la psyché de ces individus, ce mode de pensée ne sublime que l’une des deux polarités qui régit les Lois de l’Univers. C’est ainsi que la polarité positive « la lumière » est valorisée à l’extrême au détriment de la polarité négative « la lumière sombre ».

Cela sans penser un seul instant que cette idéologie est contre nature, puisque je vous rappelle que dans l’univers quantique, « l’obscurité » et « la lumière », les deux polarités de la dualité reçoivent exactement la même dose d’énergie de la part de la Source. Cela sous-entend que les deux polarités ne sont pas en opposition mais sont complémentaires pour permettre l’Évolution.

 Les concepts de bien-être tel que vivre en harmonie, dans la paix,dans la joie, dans l’amour inconditionnel qui glorifient exclusivement les émotions positives, deviennent dans la psyché des « adeptes » du New-Age, des valeurs idéalistes qu’ils projettent dans un futur illusoire. De ce fait, ils sont déviés de l’impulsion originelle de leur âme qui les appelle à se libérer de leur processus karmique. De même que leur ego se trouve rassuré de ne devoir aller visiter leurs côtés sombres.

Ces individus s’empêchent alors d’une véritable prise de conscience et se détournent de l’opportunité de se libérer de leur karma. Ceci les prive d’accéder à une nouvelle dimension de conscience et les maintient irrémédiablement dans la 3/4ème dimension de dualité. Ils sont tout simplement piégés par leur propre ego qui n’arrive pas à se dépêtrer de la résonance de l’égrégore égotique New-Age, vibrant à la même fréquence.

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Question à notre Ange :

 Peux-tu nous donner un exemple concret du fonctionnement de la psyché duelle et de ses implications ? 

 

Dans l’inconscient et le subconscient des personnes qui sont sur un cheminement spirituel, subsiste inévitablement la notion du bien ou du mal puisque leur mental-ego est originaire de la 3ème dimension-densité, c’est à dire d’une dimension duelle. Ce concept bipolaire est profondément ancré dans vos croyances judéo-chrétiennes. 

Prenons le cas d’une personne convaincue d’être gentille et de faire le bien. Étant donné que dans ses croyances, elle agit pour le bien, elle pense automatiquement qu’elle ne mérite pas le « mal ». Donc lorsqu’une situation déplaisante se manifeste dans son quotidien, elle se retrouve incapable de l’accepter car son mental-ego émet un jugement par rapport à cette situation.

Il lui sera alors très difficile d’accueillir cet événement tel qu’il se présente, puisque sa notion du bien et du mal l’empêche d’avoir le recul nécessaire pour comprendre la raison pour laquelle cet événement se manifeste. Elle n’aura pas saisi que cette difficulté se présente dans sa vie à ce moment-là, car elle vibre encore ce programme non résolu dans les champs d’énergie de son ADN.

La possibilité de comprendre un schéma de vie récurent vient de lui êtreofferte par son âme. Cette opportunité s’est présentée afin qu’elle puisse se libérer d’un schéma karmique encore actif dans les mémoires-programmes de son ADN. 

Chaque fois que cette personne rejette cette opportunité, son âme va lui reproposer indéfiniment des situations similaires dans son quotidien, jusqu’à ce qu’elle se remette en question et comprenne le sens de l’expérience qu’elle se créé par le biais de ses champs d’énergie. 

Cette personne comme la majorité des gens, n’a pas connaissance de ce processus. De ce fait, elle s’évertue à mettre toute son énergie à « faire le bien » afin de « mériter » et d’attirer par la loi d’attraction, le bien en retour.Ce processus de croyance n’aboutit jamais à une libération, mais enlise la personne dans ses propres schémas de dualité. De ce fait, elleentretient un perpétuel sentiment d’injustice et de culpabilité pouvant lamener jusqu’à une profonde dépression. 

Ce schéma psychique est bien connu de l’élite qui domine le monde. C’est pourquoi il est exploité par les religions qui y ont assis la notion de péché depuis deux millénaires. L’élite Illuminati s’en sert habilement pour enchaîner la conscience de l’humain dans ses propres schémas de dualité. C’est ainsi que la personne reste littéralement prisonnière de ses propres programmes d’incarnations qu’elle transporte de vie en vie dans ses champs énergétiques. 

L’élite Illuminati connaissant les conjonctures propices à l’éveil de l’humain en cette fin de cycle, oriente insidieusement son  »désir d’éveil », pour le diriger sur une « voie spirituelle » toute tracée pour l’ego, afin de l’amener dans une voie sans issue. 

C’est alors que la plupart des personnes dans des cas semblables partent à la recherche de quelqu’un qui puisse les aider. Cela peut être, un thérapeute, un chaman, un gourou indien, un maître bouddhiste, un religieux, un guérisseur, un channel… et là se trouve toute la difficulté. Tous ces  »thérapeutes » dont beaucoup sont de bonne volonté, sont souvent eux-mêmes limités par leurs propres croyances duelles. 

Ainsi le discours des thérapeutes, channels, guérisseurs appartenant au mouvement New-Age, dépeignent soit un monde archétypal de bien-être, de bonheur, des plans angéliques, des maîtres ascensionnés affirmant que la terre est en danger et qu’il faut se réveiller pour la sauver, soit que tout va bien, que tout est déjà réalisé, qu’il n’y a plus de karma, que le monde est amour, paix, lumière, etc… ou tend à le devenir.

Cependant la plupart d’entre-eux sont incapables d’expliquer que chaque individu quel qu’il soit, est simplement spectateur de son propre univers et que quoi qu’il puisse voir, entendre ou percevoir dans sa vie, il ne fait que décrypter le scénario que son programme d’incarnation vibre à travers ses propres champs d’énergie. 

C’est la découverte de cette Vérité qui représente le plus grand danger pour l’élite Illuminati. L’individu prenant conscience de cette réalité que la physique quantique est sur le point de percer, devient tout simplement un électron libre dans votre monde de dualité. Il se détachera alors automatiquement de l’illusion de cette matrice de 3/4ème dimension-densité falsifiée pour s’émanciper, et c’est seulement à ce moment-là, qu’il pourra devenir véritablement créateur de son nouveau monde unifié. 

Ainsi la tactique de manipulation du psychisme humain utilisée par l’élite qui domine ce monde est de mélanger les vérités, les non-dits et les mensonges, afin d’embrouiller l’individu dans sa recherche et l’obliger à prendre parti pour l’une des polarités (le bien ou le mal). De cette façon l’individu ne peut pas s’en sortir. Ce principe de propagande qui mélange le vrai et le faux est d’une efficacité redoutable. 

De cette façon l’humain perdu dans sa recherche spirituelle, va à la recherche d’une porte de secours pour trouver de l’aide. Il est ainsi attiré par l’idée d’une collectivité spirituelle, afin de « s’en sortir ensemble ». Fleurissent alors dans certains endroits sur la planète, des lieux appelés « communauté de lumière ou îlot de lumière ».

Même si certains de ces lieux ont une existence légitime et honorable, beaucoup d’autres sont administrés par des personnages complètement noyés dans leur propre illusion égotique. Sous des prétextes de co-création avec des entités angéliques, qui ne sont en fait que des illusions sortie de l’astral, ces personnages à coups de pendules co-créatifs se permettent d’exploiter leurs semblables à des fins personnelles. Ces îlots de lumière ne sont finalement qu’une version moderne des ghettos du Nouvel Ordre Mondial qui mettent en scène les bourreaux et les victimes du  »New-Age ».

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Question à notre Ange : 

Tout à l’heure, tu as parlé des jeux d’ombre, de lumière, de dualité mais aussi de la nécessité de l’équilibre. Y a-t’il un lien avec la recrudescence des révélations dans les médias, au sujet des rites sataniques, pédophiles et autres ?

 Effectivement la recrudescence de ce genre de révélation choc, fait parti du programme de manipulation de la pensée afin de heurter la psyché des gens (voir projet Blue-Beam). Ces pratiques sont largement répandues non pas seulement au Vatican, mais dans les hautes sphères élitistes de la plupart des religions et dans la majorité des gouvernements. Cependant je ne vais pas m’étendre sur le sujet, je vous invite à faire vos propres recherches et à y réfléchir.  

Selon une loi de la physique qui prétend que pour que deux forces restent en équilibre, elles doivent s’opposer avec la même force. Le fonctionnement de l’univers est toujours à la recherche de cet équilibre. Ainsi comme la physique le démontre, l’univers tend toujours vers l’équilibre, quelque soit les forces qui s’opposent.

De ce fait, les Archontes de la lumière sombre sont eux aussi des Maîtres de l’Équilibre. Leur rôle est de contrebalancer la croyance en la suprématie de la  »lumière ». 

Je vous rappelle que dans l’univers quantique, « l’obscurité » et « la lumière », les deux polarités de la dualité reçoivent exactement la même dose d’énergie de la part de la Source. Je vous ai dit que le « New-Age » sublime la croyance que tout est amour, paix lumière… Le mouvement « Sataniste », lui prône l’opposé : l’ombre, l’horreur, la terreur… 

Ces deux courants de pensées ont leur raison d’être dans la psyché humaine afin de parachever l’équilibre dans les schémas de pensée qui entretiennent votre monde de dualité. 

En cette fin de cycle, l’effet de l’énergie cosmique étant accentuée, les croyances »New-Age » deviennent de plus en plus populaires. Les croyances « Satanistes », viennent alors « rappeler » dans la psyché de l’homme, que l’ombre existe aussi et ne doit pas être rejetée. Les croyances Satanistes viennent donc rétablir cet « oubli » en se présentant au grand jour afin de rééquilibrer dans la psyché, vos propres croyances duelles. 

Les rituels sataniques révélés intentionnellement au public, sont donc la représentation symbolique de  »l’ombre, du mal, du déséquilibre »que l’humanité à généré tout au long de son incarnation et qui se révèle à elle, en cette fin des temps en devenant « son miroir ». Ces rituels sont à l’image du karma non visité que beaucoup transportent encore dans leurs champs d’énergie et que leurs egos apeurés se refusent de visiter. 

Il faut comprendre que les Maîtres de la lumière sombre sont les Ambassadeurs de l’égrégore collectif égotique que l’humanité transporte encore de vos jours. 

Pouvez-vous accepter cela ?  

Il ne s’agit pas d’accabler les Maîtres de l’ombre car ils ne sont que les porteurs de votre karma non libéré. Ils représentent la lumière sombre de l’humanité et existent uniquement parce que l’humain leur a permis d’exister.

Ainsi le satanisme, comme toutes les « abominations » qui subsistent encore dans votre civilisation humaine, disparaitra lorsque l’individu aura eu le courage d’accepter ses propres démons émergeant de son cursus karmique. 

Vous l’aurez compris. Il ne s’agit pas de condamner quiconque mais avant tout DE VOUS PARDONNER en leur accordant votre pardon sincère. Vous vous permettez ainsi de libérer votre multidimensionnalité d’Être de la totalité de son cycle karmique. 

Qui parmi les Hommes en est, ou en sera capable ? 

 

* définition de la dualité : caractère ou état de ce qui est double et qui comporte deux principes. Toute dualité quelle qu’elle soit oppose l’un des principes à l’autre. 

Transmis par Sand & Jenaël à Télécharger

 Issu du site http://bienvenussurlanouvelleterre.jimdo.com

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La pleine conscience

Posté par othoharmonie le 25 août 2014

 

 

Aujourd’hui de nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits de la pleine conscience pour prévenir les rechutes dépressives. Des études ont montré des effets de la pratique de la méditation chez les moines bouddhistes sur le fonctionnement cérébral en augmentant l’activité des zones des émotions positives, et peuvent en partie expliquer pourquoi cette thérapie peut aider les personnes qui souffrent de dépression.

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Dr Yasmine Lienard, psychiatre à Paris

Interview du Docteur Yasmine Lienard (photo ci-contre), psychiatre à Paris, spécialiste, entre autre, de la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience (MBCT-Mindfulness Based Cognitive Thérapy-). 

Comment peut-on définir la pleine conscience ?

Le terme vient de l’anglais « mindfulness ». Il s’agit d’un état d’esprit où l’on est véritablement présent, où l’on observe tout ce qui est dans l’instant, sans jugement de valeur et en acceptant tout ce qui se passe. Ainsi faisant, on se met en rapport aux choses. Cela se travaille avec la méditation : la pleine conscience peut durer une minute, mais bien plus longtemps si l’on s’aide de la méditation

Par exemple, peut-on se retrouver en pleine conscience sous la douche ?

Oui, tout à fait. On peut être en pleine conscience à tout moment. C’est tout simplement être là, présent à ce que l’on fait, aux sensations corporelles, aux sons et à ce qui nous environne dans l’instant présent.

Les enfants peuvent-ils être en état de pleine conscience ?

C’est vrai que l’état de pleine conscience peut donner l’impression de retourner en enfance, où l’on était très présent. On regardait un oiseau sans se demander s’il est beau ou laid, on le regardait en s’émerveillant, un point c’est tout. Je ne pense toutefois pas que les enfants soient continuellement en état de pleine conscience, car ils ont du mal à se fixer dans le moment présent. La pleine conscience est avant tout une démarche volontaire de porter son attention sur les choses en dehors de l’esprit.

En quoi la méditation peut développer cette aptitude de pleine conscience ?

Ce n’est pas naturel d’être en pleine conscience. L’humain a très vite fait de poser des hypothèses, réfléchir, raisonner, ce qui le coupe de la conscience de l’instant. Se maintenir en pleine conscience est un entrainement de l’esprit. Dans ce sens, plus l’on pratique la pleine conscience à travers la méditation, plus on peut être présent en dehors de la méditation.

A qui cela profite-t-il et quel bénéfice peut-on tirer de la pleine conscience ?

Le bénéfice est général, tout le monde a intérêt à être plus présent. Aujourd’hui, on a tendance à être beaucoup ailleurs et à avoir du mal à être en rapport aux choses mais aussi aux autres. La pleine conscience permet donc d’être plus présent et ouvert à ce qui est véritablement plutôt que dans les illusions de son esprit. Par exemple, lorsque l’on est face à un tableau, on se met  en rapport avec l’expérience que l’on est en train de vivre à l’instant, comme les vibrations ressenties par les couleurs que l’on voit, plutôt que de le juger ou de lui mettre une étiquette de beau ou de laid. La pleine conscience est donc une façon de sortir de la représentation conceptuelle qu’on a souvent des choses et de les voir vraiment.

Y a-t-il un rapport avec la spiritualité ou les énergies extérieures ?

Pas du tout ! La pleine conscience n’est pas de l’ésotérisme, c’est au contraire très élémentaire. Il s’agit d’être attentif à ce qui se passe au moment où ça se passe. Rien ne vient de l’extérieur comme quelque chose de fabriqué. On ne fait que s’ouvrir à la réalité et non à créer un état de transe. Par contre vous parlez de spiritualité. On fourre tout dans ce terme, mais le spirituel est ce qui est en rapport à l’esprit, donc en ce sens pratiquer la méditation de pleine conscience a à voir avec un travail sur son esprit. Mais il n’y a aucune croyance à la quelle on s’accroche, c’est bien le contraire : on se détache de toutes ses croyances.

Comment aborder la pleine conscience la première fois ?

Il peut être utile de l’aborder avec des livres et des stages, mais ça dépend de notre but. D’une manière générale, mieux vaut être guidé, car au début, seul, c’est difficile. La pleine conscience est une voie développée dans certaines méthodes thérapeutiques de la dépression, car les dépressifs ont du mal à être dans le temps présent. Dans ce cas, le travail est très encadré et il est recommandé de le faire avec un professionnel de la maladie mentale car il y a un protocole strict à respecter. Mais on peut s’entraîner à la pleine conscience dans des stages de MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction Program) axé sur la gestion du stress ou alors dans un centre de méditation vipassana si c’est plutôt dans une optique de développement personnel ou de mieux être.

Vous parlez de thérapie, que soigne-t-on avec la pleine conscience ?

D’une manière générale, la pleine conscience peut être utile pour tous types de troubles anxieux ou dépressifs, ce que l’on appelle les névroses. Il peut être utile d’apprendre aux gens à être plus dans la réalité.
Elle est utilisée pour les troubles graves de la personnalité ou les problèmes d’addiction. Pour la schizophrénie, il existe une thérapie basée sur la pleine conscience qui a montré une diminution des hospitalisations mais encore une fois, cela doit être fait avec un professionnel et dans le cadre d’un protocole. Méditer n’est pas la panacée à toutes les maladies mentales !

Comment se développe la pleine conscience en France ?

Par rapport aux États-Unis, nous sommes très en retard. La pleine conscience peine à se développer en France, car nous sommes très, très, très stressés, mais aussi car nous sommes beaucoup plus cartésiens. Les Français sont imprégnés de l’esprit rationnel et scientifique et ont donc du mal à penser de manière plus nuancée. Nous avons également extrêmement peur des dérives sectaires.

téléchargement (12)Qu’aurait pensé Freud de la pleine conscience ?

Il aurait fallu que je puisse discuter avec lui ! Il y a aujourd’hui des psychanalystes qui sont beaucoup dans le « laisser parler ». Le patient s’installe et parle. La pleine conscience, c’est exactement l’inverse. On ne veut pas être  dans le mental, on veut apprendre à être dans son corps. Il y a tout de même des points communs, à commencer par le fait que le « moi » est au centre du travail. Il y donc un lien entre Freud et la pleine conscience, tout comme il y en a entre Freud et le bouddhisme. Car la méditation est une voie de libération de l’égo, de la représentation de soi qui nous enferme. On peut donc méditer en faisant une analyse, cela peut bien se compléter, je pense.

http://www.femininbio.com

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LE SAGE GASTRONOME

Posté par othoharmonie le 21 août 2014

: QUELQUES CONSEILS PRATIQUES POUR MIEUX SE NOURRIR

Voyons d’abord les bonnes alliances :images (11)

Fruits doux + lait (de préférence caillé)
Fruits acides + lait et noix
Légumes verts + protéines, ou céréales, ou farineux
oeufs + légumes verts
fromages + légumes verts
graisses et huiles + protides et légumes verts

Maintenant, les mauvaises alliances :

Pas d’acide avec l’amidon: pas de salade de riz au citron parce que l’acide détruit la ptyoline de la salive qui, elle, digère l’amidon. 
Pas de protéine avec l’amidon: parce que l’un et l’autre ne demandent pas la même sécrétion gastrique. Pas de pain avec la viande car le pain devra attendre des heures pour être digéré. 

Pas deux protéines en même temps: pas de lait avec I’oeuf ou la viande car les types de digestion ne sont pas les mêmes. Pas d’acide avec la protéine: parce que l’acide entrave l’action de la pepsine qui digère la protéine. Seuls les noix et le fromage s’accommodent des fruits acides grâce à leur graisse. 

Pas de graisse avec la protéine: pas d’huile avec les oeufs ou le fromage. Les protéines qui contiennent naturellement des graisses sont d’ ailleurs de digestion plus lente que les autres. Les légumes peuvent jouer un rôle de médiateur et permettent éventuellement un mariage parce qu’ils neutralisent l’effet de la graisse. 

pas de sucre avec la protéine: parce que le sucre entrave la digestion de la protéine. Autant le sucre seul se digère vite, autant en mélange, il attend dans l’estomac et produit des fermentations. 
pas de sucre avec l’amidon: donc, à la limite, pas de pâtisseries!

TABLEAU RÉCAPITULATIF 

Type d’aliments

Bonnes alliances

Mauvaises alliances

fruits doux

lait caillé

fruits acides – protides – lait – céréales – farineux

fruits acides

noix – lait

sucre – céréales – protides sauf noix

légumes verts

tous protides ou tous farineux et céréales

lait

céréales – farineux – légumineuses

légumes verts

lait – tous protides – fruits acides – sucres

protides (viandes)

légumes verts

farineux – lait – céréales – sucres

oeufs

légumes verts

farineux – lait – céréales – sucres

fromages

légumes verts

farineux – lait – céréales – sucres

lait

seul ou avec fruits acides

toutes céréales – farineux – légumes verts

graisses et huiles

avec protides ET légumes verts

tous les protides

melons

toujours seuls

toujours seuls

 

Extrait du livre      Corps Vivant  de Paule Salomon aux Editions : Albin Michel

 

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L’EXCELLENCE, C’EST ICI ET MAINTENANT

Posté par othoharmonie le 14 août 2014

 

 

images (2)Lorsque je me suis demandé pourquoi je finissais toujours par éprouver ce sentiment désagréable après chaque dîner entre amis, je me suis aperçue que c’était parce que j’étais perfectionniste. Comme la perfection n’existe pas, chercher à l’atteindre conduit inévitablement à un sentiment d’échec. Je voulais donner le meilleur de moi-même, mais essayer d’être parfaite était épuisant et démoralisant, alors j’ai décidé depuis de viser plutôt l’excellence. Cela signifie que tout en continuant à m’appliquer dans ce que je fais, j’y trouve aussi du plaisir. 

Je suis présentement une perfectionniste en réhabilitation. Il m’arrive de rechuter, mais je m’améliore ; Le cheminement a été long et difficile pour passer de croire que je devais tout faire d’une certaine façon à comprendre qu’il vaux mieux viser l’excellence que la perfection. 

Un diner « parfait à tous points de vue » m’épuisait, m’irritait et me laissait insatisfaite, tandis qu’un « excellent » diner me permet de me sentir appréciée et aimée. J’ai maintenant l’impression d’avoir passé du temps de qualité avec des amis ou de la famille et je me sens capable de jouir des préparatifs tout en me relaxant et en ayant du plaisir avec mes convives. 

J’ai découvert que je peux organiser une très belle soirée tout en passant du temps avec les gens que j’aime, car je leur permets de partager le processus avec moi. J’accepte qu’ils apportent quelque chose et qu’ils m’aident à terminer les préparatifs. Autrement dit, je n’essaie plus de tout faire toute seule comme avant. J’ai par ailleurs compris que c’est moi que les gens viennent voir et non pas ma maison, qui peut donc ne pas être immaculée. Je prépare souvent un seul plat moi-même et j’achète les autres chez un traiteur, ce qui me laisse plus de temps avec mes invités et m’évite de passer toute la soirée dans la cuisine. Enfin j’accepte qu’on m’aide à tout ranger ensuite. Certains penseront que tout cela est parfaitement courant et normal, mais ce fut une révélation pour moi de prendre conscience que je pouvais donner une soirée, organiser une réunion ou un séminaire sans essayer d’être parfaite. Sans compter que je pouvais y trouver du plaisir en plus. 

Ce concept qui consiste à choisir l’excellence plutôt que la perfection peut être appliqué à de nombreux autres aspects de la vie. Chercher à être parfait exige beaucoup de concentration et sape toute notre énergie ; il devient alors impossible de savourer le moment présent. Vous vous rendrez compte qu’en accordant autant d’importance à toutes sortes de petits détails, votre esprit n’a plus la possibilité nécessaire pour se relaxer ni pour jouir de ce qui compte vraiment. En revanche, viser l’excellence a davantage à voir avec l’intention que le résultat escompté et vous met dans un meilleur état d’esprit. 

Je crois que nous avons toujours le choix d’entrer dans l’énergie de l’excellence ; Cela commence par faire en sorte que nos pensées et nos paroles – le langage qu’on utilise avec soi-même et les autres – soient valorisantes ; Par exemple, si quelqu’un vous complimente sur votre apparence, votre maison ou un tableau que vous avez peint. Plutôt que de répondre en minimisant la réalité ou en vous diminuant – exemples : « Tu n’as pas vu de quoi j’ai l’air avant de me maquiller », « d’habitude, tout n’est pas si impeccable » ou « je pense que les couleurs sont trop ternes » – toutes des déclarations dont les perfectionniste sont friands, dites donc simplement « merci » et vous serez dans l’excellence. Cela démontrera que vous avez fait de votre mieux et que vous acceptez élégamment le compliment pour vos efforts. 

De plus, l’excellence ne se situe pas dans l’avenir, mais dans le présent immédiat. Elle ne consiste pas à surpasser les autres ni à essayer d’être parfait, mais à accueillir tout ce qui se trouve en vous et autour de vous avec appétit et avec joie, même quand tout ne se passe pas comme vous l’aviez souhaité ; l’excellence consiste à accepter que ce que vous avez vaut la peine d’être apprécié, au lieu de vous plaindre que ce n’est pas suffisant. C’est voir le meilleur de vous-même, dans votre vie comme chez les autres… et prendre le temps de l’apprécier et d’en jouir. 

La vie est imprévisible et parfois complexe : le temps nous manque, nous avons de mauvaises journées et, parfois, la coupe est pleine. C’est ainsi et nous n’y pouvons rien. Le secret consiste à ne pas se laisser embourber dans des détails sans importance ; Plutôt que de chercher à tout rendre parfait, contentez-vous de faire de votre mieux avec ce que vous avez. Vous serez surpris de constater que les choses prennent parfois une tournure inattendue. 

Si vous êtes comme moi et avez tendance à imaginer comment les choses pourraient être parfaites – et donc à vous sentir déstabilisé lorsqu’elles ne le sont pas – le défi consiste à lâcher prise à l’égard de cet idéal inaccessible. Acceptez et accueillez ce que la vie vous offre, surtout quand c’est difficile. Si un aspect de votre vie n’est vraiment pas parfait, dites-vous (et au monde entier) « c’est comme ça et c’e t tout » voilà. 

Imaginez que vous avez posé un sac de citrons frais sur vote comptoir de cuisine et que vous attendez des convives pour dîner. Peut-être aviez-vous planifié de confectionner la meilleure tarte au citron du monde, mais vous manquez de temps. Tout espoir d’une belle soirée s’envole-t-il pour autant ? Bien sûr que non. Pourquoi ne pas préparer de la limonade fraîche que vous servirez avec une feuille de menthe à vos invités ou laver les fruits et les disposer dans un bol sur la table à café du salon pour ajouter une note décorative. Il s’agit de cesser de vous blâmer si la situation ne correspond pas à votre plan de départ. Acceptez-la et tire-en le meilleur parti. C’est le premier pas vers l’excellence. Le deuxième consiste à chercher ce que vous pouvez faire pour améliorer la situation. 

Entretenez toujours l’esprit de la joie plutôt que le spectre du jugement et du découragement dans la vie. De cette façon, quand la vie vous donnera des citrons, vous saurez quoi faire ; De la limonade, bien entendu !

 

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Voyage dans le monde d’en-haut

Posté par othoharmonie le 13 juin 2014

téléchargement (3)Nous avons tous entendu parler d’un royaume situé au-delà des nuages, peuplé d’âmes défuntes et d’êtres spirituels. Un lieu idyllique bercé de douceur, d’amour, de lumière… Fariboles éculées, gentilles allégories, ou récit authentique d’un monde non-matériel ? 

Anthropologue mondialement reconnu, Michael Harner a consacré sa vie à l’étude et à la pratique du chamanisme. Dans le cadre de sa fondation, il a initié des milliers d’occidentaux aux techniques du voyage chamanique dans les mondes d’en bas, « celui qui se situe en dessous de nous », d’en haut, « au-dessus de nous », et du milieu, « où nous vivons ». Tous expérimentent-ils la même chose ? Pour le savoir, Michael Harner a collecté plus de 2500 récits d’ascensions entreprises au son du tambour, sans l’aide de substances psychotropes, par des personnes qui n’en avaient généralement jamais fait l’expérience, et qui n’avaient reçu aucune information sur ce qui les attendait. 

« On s’est contenté de leur expliquer comment parvenir à leur destination », indique l’anthropologue dans Caverne et Cosmos. La technique est simple : s’allonger calmement dans l’obscurité, se bander les yeux, visualiser son point de départ, puis répéter mentalement l’objectif de se rendre dans le Monde d’en haut et de l’explorer par l’esprit. Le son répétitif du tambour modifie l’état de conscience, jusqu’à ce que d’étranges images apparaissent, comme indépendantes de notre volonté, souvent bien différentes de ce qu’on avait pu mentalement en imaginer. Quel est donc cet univers subtil, appréhendé par le filtre complexe de notre subjectivité ? 

Les barrières de la réalité ordinaire

Première sensation : s’élever jusqu’à rencontrer une « zone de transition » : strate nébuleuse pour certains, membrane perméable pour d’autres… « J’escalade l’arc-en-ciel, témoigne un participant. Je sens qu’un pouvoir me tire vers le haut. En dessous, je vois les collines, une route. Je continue à grimper. Il y a des nuages au-dessus de moi. J’atteins le sommet de l’arc-en-ciel. Je pose le pied sur un nuage. Je suis étonné de voir qu’il supporte mon poids. » Ainsi franchit-il la lisière entre les mondes. Au fil de l’ascension, les niveaux s’enchaînent, toujours séparés par une fine couche. « J’ai l’impression que je cherche le soleil, poursuit le participant. Je franchis un autre niveau. Je me sens très puissant, mais très doux, aussi. Je continue à voler de plus en plus haut. Il y a toutes sortes d’énergies dans l’espace. Des vents solaires. De la lumière. Je ne fais que monter en flèche. On dirait que le temps ralentit. Tout paraît vraiment apaisé. Je vole, c’est tout. De plus en plus haut, une barrière après l’autre. Je ne sais pas s’il existe une limite au nombre de niveaux. » 

Un lieu magique

Le Monde d’en haut n’est pas qu’éther ; beaucoup disent y avoir perçu des paysages surprenants de beauté, dotés d’une grande sacralité : fleurs de lotus, montagne dorée émergeant de la brume, « splendide cascade bleu vif ornée de pierreries », prairies et forêts d’un vert « incomparable » sentant « divinement bon », ruisseaux de lumière, palais et cités de cristal… « J’avais l’impression de pénétrer dans un tableau, témoigne un participant. Les traînées de lumière et leurs couleurs étaient extraordinaires. » Un univers tout à la fois paisible et éclatant, apparaissant au fil des niveaux de plus en plus épuré et lumineux – comme si l’ascension permettait de se rapprocher d’une essence. 

Une musique céleste

Une autre surprise attend certains : la distinction très nette d’une musique, de chants « paradisiaques », de chœurs « absolument exquis », aussi clairement que si quelqu’un jouait dans la salle. « A mon grand étonnement, j’ai commencé à entendre de la musique alors que je me trouvais parmi les étoiles, explique un homme, psychologue de profession. J’ai cru que l’un des collègues du Pr Harner avait mis un enregistrement. J’ai été frappé par la beauté et la clarté du son. C’était tellement divin que j’aurais aimé pouvoir en retenir chaque note. » Michael Harner lui-même dit avoir fait l’expérience du « plus beau son » de sa vie alors qu’il « flottait dans les airs », la première fois qu’il a bu de l’ayahuasca (un breuvage psychotrope) chez les Conibo d’Amazonie. 

Des esprits à visage humain

« Un homme m’a rejointe, explique ensuite une participante. Il portait une cape bleue à galons d’or et une coiffe d’or, et il avait un aigle posé sur l’épaule. J’ai marché avec lui jusqu’a ce qui ressemblait à un palais majestueux, dans une longue salle où de très nombreuses personnes formaient un cercle. L’homme m’a dit qu’il était Odin. Je lui ai demandé qui étaient ces gens, il m’a répondu que c’était ma famille, et que j’avais déjà rencontré beaucoup d’entre eux. » Les occidentaux, comme les chamanes autochtones avant eux, visualisent souvent des esprits compatissants, semblant les attendre et les accueillir, sous la forme de déités anthropomorphiques, de personnalités décédées ou de parents défunts – un père, une mère, une arrière grand-mère qu’on reconnaît sans l’avoir jamais connue, avec qui on interagit « par une sorte de langage mental ».

Le temple du savoir

Certains ont aussi parfois l’impression, au gré de leur voyage, de pénétrer dans le temple du savoir, représenté selon les cas par une pagode bouddhiste, une sorte de « laboratoire d’enchanteur », ou un lieu ressemblant à la « bibliothèque d’Alexandrie ». Là, beaucoup disent voir des livres ou des parchemins couverts d’écriture et de symboles indéchiffrables. « Il se peut que les écrits qu’ils ont trouvés dans le Monde d’en haut soient en réalité le Livre céleste, remarque Michael Harner. Depuis la Mésopotamie antique, il est dit qu’il traite de divers sujets, parmi lesquels : les dieux, le mystère du ciel et de la terre, le destin, la sagesse, la loi de la terre et du ciel, la vérité, le secret de la création et l’origine de toute chose, la vie, la mémoire du bien et du mal accomplis. » Les étudiants de Michael Harner auraient-ils abouti au même endroit que Moïse et autres prophètes ? 

Transformation intérieure

Une chose est sûre : le son du tambour les emporte au pays de la bienveillance infinie. « J’ai senti l’amour de la forêt m’envahir tout entière, me nourrir et m’aimer, indique une femme. Puis j’ai vu des cercles entourant d’autres cercles, et encore des cercles, rien que des cercles d’amour, et combien nous ne sommes qu’amour. Je n’avais jamais vu ou éprouvé un amour de ce genre-là ! » L’univers tout entier paraît lui aussi « fondamentalement bon », comme une force de vie irrésistible, une pulsation qui englobe et unit tout. « On dirait qu’il n’y a pas d’intelligence individuelle, ici, aucune notion de séparation, poursuit un participant. Ce n’est qu’une présence incroyablement vaste, qui est, tout simplement. » Au gré du voyage, certains vivent aussi une métamorphose. « J’arrive près d’une fontaine aux teintes luminescentes et j’entends des voix, puis j’aperçois les visages d’un homme et d’une femme qui semblent me dire d’enlever mes vêtements et de m’avancer dans l’eau de la fontaine pour m’y purifier, explique un homme. Je palpe alors mon corps. Il est désormais transparent et rayonne d’énergie. Je deviens la fontaine. Tout se réarrange et j’ai la sensation d’être totalement libéré de la maladie. » L’expérience est troublante : devenir squelette, se sentir mort puis renaître, « transformé en énergie à l’état pur », doté d’une force et d’une compréhension nouvelles… « Je savais tout, je comprenais tout, dit un participant. J’éprouvais un sentiment de paix au-delà de tout ce qu’il est possible de croire. J’étais le pouvoir, la douceur, l’amour inconditionnel, la lumière, l’espoir, l’enthousiasme, la vie nouvelle, tout. » 

Une expérience personnelle

Ces récits, aussi étranges qu’ils paraissent, font écho à ceux des premiers mystiques, ainsi qu’à ceux des chamanes autochtones des 4 coins du globe. Leurs similitudes ancrent l’idée d’une expérience commune. Le vécu est réel, partagé, mais que démontre-t-il : l’existence du paradis dans un autre versant de la vie, ou simplement notre adhésion à un inconscient collectif, ancré dans nos têtes ? « Dans le monde d’en bas, les occidentaux n’ont pas trouvé l’enfer ! » rétorque Michael Harner, mais un univers très similaire à celui d’en haut, avec ses jardins d’Eden, ses musiques, ses esprits enseignants. 

Pour lui, l’expérience ne serait donc pas le fruit d’une « programmation » ni d’une « projection culturelle ». Est-elle imaginaire ? A cette question, l’anthropologue répond : faites-en vous-même l’expérience. « Près de 90% des occidentaux sont capables d’accéder au Monde d’en haut, s’ils se conforment sérieusement aux instructions. La pratique personnelle est ce qui fait la différence entre l’approche chamanique et la religion. »Si tout le monde ne voit pas la même chose, c’est que « personne n’est issu du même contexte. La réalité non-ordinaire est taillée sur-mesure pour s’adapter à chaque individu », afin d’en assurer la portée. « Ne vous découragez pas si votre premier voyage est vague ; cela évoluera avec la pratique, conclut Michael Harner dans Caverne et CosmosLe succès du voyage repose sur l’association de persévérance sans effort et de concentration détendue. » A vos tambours, prêts ?

Voyage dans le monde d'en-haut dans Astrologie et Esotérisme couv_1826Caverne et cosmos, Michael Harner
Mama Editions (Mars 2014 ; 436 pages) 

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ma déclaration d’amour à l’être humain !

Posté par othoharmonie le 10 juin 2014

 

 

Halte au pessimisme. En dépit de tous ses défauts, il est justifié, aux yeux d’Hubert Reeves, de vouloir préserver et privilégier l’espèce humaine.

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Une de mes amies, amatrice de nature sauvage, s’est trouvée récemment en grand danger. Elle randonnait dans une forêt du Grand Nord canadien avec son enfant et un guide forestier. Soudain, elle a vu venir vers eux un ours grizzli. Ces animaux ont la réputation d’être imprévisibles. Celui-là paraissait vouloir s’en prendre à l’enfant. Terrorisée, elle demanda au guide d’abattre l’ours avec sa carabine, ce qui fut fait. Soulagement !

Pourtant, tentons de prendre de la distance vis-à-vis de cet événement. Oublions momentanément nos préjugés quant à la prétendue supériorité des humains sur les animaux. Voici deux êtres vivants, l’ours et l’enfant, issus tous deux de l’évolution biologique. N’ont-ils pas un droit égal à l’existence ? Quel argument pourrait-on invoquer pour choisir, pour décider d’épargner l’un plutôt que l’autre ? Les réponses varient, mais tous, je pense, nous serions d’accord pour approuver la décision de la maman.

Un aveu de partialité

Cette question met bien en évidence l’importance de l’affectif dans la conduite de la vie humaine. Un point de vue tout fait dans l’esprit d’Albert Camus. C’est par une sorte de solidarité familiale que nous choisissons de privilégier nos congénères, surtout quand ils nous sont très proches. Nous nous devons de l’avouer pour garder une certaine cohérence à notre vision du monde.

Dans nos jardins, nous choisissons d’éliminer les plantes et les animaux dont nous ne voulons pas au profit de celles et ceux que nous préférons. Nous avons tendance à qualifier de « mauvaise herbe » ou d’ »animaux nuisibles » des êtres que, pour des raisons purement subjectives, nous choisissons d’écarter.

Cet aveu de partialité est important quand on aborde la question de la vie humaine. Il semble assez crédible que la vie terrestre ne va pas s’éteindre à cause de nous. Les études récentes en biologie montrent que la vie est extrêmement robuste. Elle peut s’adapter à des conditions extrêmes. Notre activité, aussi saccageuse soit-elle, n’arrivera vraisemblablement pas à en éliminer toute trace. Le monde du vivant évoluera comme il l’a toujours fait. Mais qu’en sera-t-il de nous et de nos oeuvres ? 

Notre incontestable supériorité

Je pense qu’il serait dommage de laisser disparaître les humains (même si, alors, il ne restait plus personne pour le déplorer)… Ils n’ont pas fait que des bêtises. Ils ont accompli des oeuvres sublimes qu’aucune autre espèce n’a pu réaliser.

Aucune espèce – sinon la nôtre – n’a écrit des quatuors tels ceux de Brahms, n’a peint des tableaux comme ceux de Vermeer ou de Gauguin… Qui d’autre que notre espèce a pu élucider les mystères de la force de gravité et de l’électromagnétisme ? Qui a reconstitué le scénario de l’histoire de l’Univers et déposé des sondes sur la Lune et sur Mars ? Qui s’est ému de la souffrance de ses congénères et aussi de celle d’autres animaux ? Qui a inventé le bistouri et développé les techniques de la médecine et de la chirurgie pour soigner les malades ? Les lions s’intéressent aux gazelles blessées, mais ce n’est pas pour les soigner…

Pour toutes ces raisons, il me paraît justifié de vouloir préserver et, ultimement, privilégier l’espèce humaine. Et de plus, il y a parmi nous des enfants et des petits-enfants auxquels nous sommes attachés !

ARTICLE DE Hubert Reeves – parution LePoint magazine

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Sachons utiliser nos rêves

Posté par othoharmonie le 20 mai 2014

 

Nos nuits sont peuplées d’images, de mots et de symboles. Les décoder nous permet de voir clair en nous. Mais en travaillant sur nos rêves, nous pouvons aussi transformer concrètement notre vie, explique la thérapeute Layne Dalfen.

Petit manuel d’utilisation

images (14)Petit manuel d’utilisation et d’interprétation pour une nouvelle approche de ce continent mystérieux.
Les songes constituent un matériau d’une richesse inépuisable pour nous permettre de devenir les créateurs de notre vie. Depuis Freud, on sait que l’inconscient s’exprime sans entraves dans notre sommeil. En dévoilant des pans enfouis du moi, l’analyse des rêves permet de mieux se connaître. Mais aussi – c’est l’originalité de la démarche de Layne Dalfen (membre de la Jung Society et de l’International Association for the Study of Dreams, Layne Dalfen, Gestalt-thérapeute américaine, a fondé le Dream Interpretation Center, à Montréal, et anime de nombreuses émissions radiophoniques au Canada et aux Etats-Unis), Gestalt-thérapeute américaine – de trouver des clés à nos problèmes.

Dans Dreams Do Come True (Les rêves se réalisent vraiment, ouvrage non traduit en français – Adams Media Corporation, 2002), elle expose une méthode pratique pour débloquer les situations. Selon elle, tout notre potentiel s’exprime à travers les rêves. Formée aux techniques d’interprétation de Freud, de Jung et de l’école de la Gestalt, elle ne pense pas qu’il existe de grille de lecture universelle. Chacun développe une symbolique qui lui est propre et qu’il est seul à même d’analyser : un chien, un lac, une forêt auront des significations radicalement différentes selon les individus.

Une exploration fructueuse, à condition de ne pas s’autocensurer et de faire preuve de persévérance.

Préparer le terrain

Tout enregistrer dès le réveil
Rien de plus évanescent que les rêves ; à peine sommes-nous levés que des séquences entières s’effacent de notre mémoire. Il importe donc de les recueillir dès le réveil. Dans ce but, prévoir un cahier et un stylo à portée de main. On s’efforcera de tout noter : protagonistes, événements, émotions, etc., l’idéal étant de disposer d’un magnétophone. Il permet en effet de raconter son rêve en gardant les yeux fermés, ce qui est le meilleur moyen de se remémorer le plus grand nombre d’éléments.

Sélectionner son rêve
Les rêves s’articulent souvent autour d’un même thème mais mettent en scène des symboles différents. L’important : recueillir le rêve le plus marquant. Comment le reconnaître ? Il a tendance à se répéter ou suscite des émotions très fortes. Ceux qui rêvent trop peuvent formuler à haute voix : « Cette nuit, je préfère ne pas rêver », ce qui permet de limiter la production onirique. On peut aussi se concentrer sur un problème précis et demander à son inconscient d’y travailler : « Cette nuit, je veux faire un rêve important. » Enfin, même si l’on ne se souvient que de bribes, il est utile de les noter.

Repérer la problématique

Scruter chaque élément
Pour analyser le rêve, on établira un tableau en quatre colonnes. Dans la première, le récit complet sera restitué. Dans la deuxième colonne, on notera les émotions associées à chaque étape (tristesse, stupeur, soulagement) ; puis chaque symbole (personne, animal, paysage) sera entouré, et les actions ou absences d’action (courir, rester sans voix), y compris les paroles échangées, seront soulignées. Dans la troisième colonne, on tentera de définir le sens de chaque symbole, en mêlant définition objective et évocation personnelle. Exemple : « Un guépard chasse pour se nourrir, court très vite, je le trouve élégant, etc. » S’il s’agit d’une personne, on notera les premiers qualificatifs qui viennent à l’esprit (opiniâtre, accueillant…) ou un événement marquant qui lui est associé (dispute, retrouvailles…). Dans la quatrième colonne seront consignés les aspects répétitifs : la même émotion provoquée par des situations différentes, un personnage ou un paysage qui apparaissent à diverses reprises, d’éventuels homonymes (« mer » et « mère »). L’inconscient martèle ses messages ! On y inscrira aussi les polarités (un loup, un agneau ; le jour, la nuit) et les paradoxes (des ciseaux servent à détruire, mais aussi à créer). En mettant en scène des pôles opposés, notre inconscient cherche parfois à nous inciter à revenir à une position médiane, plus équilibrée.

Décrypter le scénario
Généralement, les rêves racontent des situations dont nous souffrons ou des problèmes que nous ne parvenons pas à résoudre. Encore faut-il pouvoir en décrypter le scénario. Layne Dalfen conseille la technique d’« association directe » : on examine un élément, on réfléchit à ce qu’il évoque, on revient au rêve, on analyse un deuxième élément, etc. On commencera par les points les plus spectaculaires ou ceux liés à des émotions fortes. Par exemple : « Un ours m’attaque. Quelque chose de massif et d’effrayant s’approche-t-il dans ma vie ? » Ou : « Je ne peux parler. Y a-t-il quelqu’un à qui je ne parviens pas à dire quelque chose ?» Si l’on a rêvé d’une personne précise, elle symbolise souvent une autre liée à des soucis précis. Ainsi, un ami qui trahit peut refléter la crainte d’être trompé par un partenaire amoureux. Enfin, même si l’on commence par les points forts, il est important de tout scruter, car les « détails » se révèlent parfois fort significatifs.

Dénouer la situation

Interpréter tous les rôles
Une fois que l’on a saisi ce qui sous-tend le rêve, on analysera sa logique interne. On dispose d’un « film » dont on est le scénariste, le metteur en scène, tous les acteurs, et même le décor ! Si l’on joue souvent le rôle d’un personnage proche de ce que nous sommes, les autres protagonistes évoquent les aspects sous-investis de notre personnalité. Pour se mettre à leur écoute, on les incarnera. On prendra un symbole – homme, avion, montagne – et on le « jouera », en disant ce qu’il fait, ce qu’il ressent… 
On procédera de même avec un autre symbole. On imaginera ensuite une conversation entre eux, et l’on observera ce qu’ils apprennent l’un de l’autre, leurs points communs, leurs désaccords.

Retravailler le scénario
Prendre du recul et évaluer le rêve permet de comprendre ce qui ne « va pas » dans le scénario. Et donc dans sa vie. Les actions des protagonistes sont-elles efficaces ? Peut-on s’en inspirer ? A défaut, qu’est-ce qui aurait été préférable ? On s’interrogera sur les éléments qui manquent, ils désignent souvent quelque chose que l’on ne parvient pas à réaliser. Si l’histoire finit mal, ou s’interrompt brusquement, c’est le moment de lui donner une fin plus satisfaisante : que faut-il modifier, soustraire, ajouter ?
Peu à peu, on met ainsi en lumière les ressorts cachés de notre fonctionnement psychique. L’histoire symbolique est une sorte de terrain d’entraînement qui permet d’aborder la vie réelle en possession de tous ses moyens. La meilleure façon de pouvoir la changer !

Le détail… qui a tout changé

Dans son ouvrage Dreams Do Come True, la Gestalt-thérapeute américaine Layne Dalfen rapporte l’histoire de l’un de ses patients qui illustre l’importance du moindre détail dans les songes. Etudiant en fin de maîtrise, celui-ci avait rêvé qu’il attendait un ascenseur à côté d’une photocopieuse. Quand les portes s’étaient ouvertes, il avait rejoint un homme en sanglots, qui lui avait expliqué la raison de ses pleurs : un professeur l’avait critiqué parce qu’il avait affirmé ne pas croire en Dieu.

Après coup, le jeune homme eut un déclic quand il examina un aspect mineur en apparence : la photocopieuse. Une machine qui sert à produire des copies identiques à l’originale. Or, l’étudiant hésitait à poursuivre ses études en vue d’un doctorat. Il prit conscience que cette perspective lui déplaisait, car les docteurs de son université lui semblaient tous formatés sur le même modèle, suivant avec une foi aveugle une voie toute tracée. Témoin l’homme en pleurs, car il était sorti de la norme et avait été critiqué pour sa non-croyance en Dieu. L’étudiant décida d’arrêter ses études et partit à l’étranger. Ce dont il rêvait, à l’état éveillé cette fois ! 
(Karen Isère)

Archétypes : des symboles universels

Carl Gustav Jung a défini les archétypes – notion clé de sa psychologie analytique – comme « des images originelles existant dans l’inconscient » : ce sont des symboles universels, ou des thèmes universels, qui peuvent apparaître au cours des rêves de chacun d’entre nous parce qu’ils sont « stockés » dans l’inconscient collectif depuis l’aube de l’humanité. Le dragon, le héros, le vieux sage, le poisson, le sable, le cristal, la mère, le trésor sont des exemples d’« images archétypales ». Le héros qui tue le dragon, le baptême, la confrontation entre le bien et le mal sont des « motifs archétypiques ».

Selon Jung, ce ne sont pas seulement des images, mais aussi des « centres chargés d’énergie » qui surgissent dans nos rêves lorsqu’un problème ou une situation psychologique difficile les mettent en action. Les archétypes sont porteurs d’une évolution intérieure et de solutions pour résoudre une difficulté spécifique. 
A condition, bien sûr, d’être capable de les identifier et de comprendre leur message…

http://www.psychologies.com/

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