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Mon Dieu Intérieur parle

Posté par othoharmonie le 28 mai 2015

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« Mon Dieu Intérieur parle » est un texte thérapeutique préparé par Alejandro  Jodorowsky pour ces personnes qui disent ne pas savoir comment s’aider elles-mêmes, parce qu’elles se croient inutiles, vides, n’ont pas foi en leurs valeurs internes. C’est un texte pour tous celles et ceux qui ont grandi avec  un sentiment d’inutilité et des difficultés à trouver un sens à leur vie.

« Mon Dieu Intérieur parle » agit comme un mantra sacré, grâce auquel chacun-e pourra allumer une petite lumière pour illuminer l’obscurité dans laquelle il se trouve afin d’avancer sur le chemin du « connais-toi toi-même », en se reconnectant à son être essentiel.

L’art de Guérir – Mon Dieu Intérieur parle

Chapitre 1 
Imaginez la voix chaude, tendre et compatissante de Dieu à l’intérieur, et en lisant ce qui suit,  pensez que  vous ne lisez pas, mais que vous l’entendez, comme si ces paroles venaient du plus profond de votre coeur.
 
1. En lisant ces phrases, imagine ma voix. Écoute. C’est à toi que je parle. Je suis le centre de ta conscience, ton Dieu Intérieur.

2. Durant de nombreuses années tu as cherché anxieusement sans savoir ce que tu cherchais. Les concepts avaient perdu leur signification. Vérité, bonheur, liberté, Dieu, ressemblaient à des sons creux.

3. Aucun de tes prétendus maîtres n’a été en mesure de t’apprendre à être, à créer, à vivre ou à aimer.

4. Ces enseignants étaient seulement des personnalités humaines comme toi, avec leurs défauts et leurs faiblesses, qui répétaient sans les comprendre des vérités qui étaient les restes d’une tradition qui avait perdu son origine.

5. Ne se connaissant pas, ils ne surent pas te transmettre ce qu’ils étaient. Ils voulaient seulement que tu apprennes ce qu’ils disaient: des phrases déduites d’autres phrases, elles mêmes déduites d’autres phrases et ceci à l’infini.

6. Tu crois venir vers moi parce que tu ne sais plus vers qui te tourner. Tu te trompes, en réalité c’est moi qui viens vers toi.

7. Ce n’est pas toi mais bien moi qui étais à ta recherche, mais à peine pressentais-tu ma présence que tu me rejetais, effrayé(e).

8. En n’étant pas toi-même, tu avais peur de disparaître. Un peu comme un personnage dans un rêve qui prie pour que celui qui le rêve ne se réveille jamais.

9. Tu ne m’acceptais pas, voulant garder le contrôle de toi-même. Mais cette fuite te décourageait, te faisant supporter dans le cœur et dans l’esprit des nécessités impérieuses insatisfaites.

10. Enfin, maintenant que tu commences à sentir la présente d’une vérité à l’intérieur de toi, tu vas abandonner tes défenses et tu vas m’écouter.

11. Je suis ta vérité.
12. Je suis ta liberté.
13. Je suis ton bien-être.
14. Je suis ton Dieu Intérieur !
15. Détends-toi ! Avant de continuer à lire fais taire le moucheron de tes pensées, calme tes émotions, pacifie tes désirs, réduis tes besoins.

16. Je suis la partie de toi qui sait tout.
17. Et j’ai toujours tout su et je saurais toujours tout.
18. Cette partie de toi qui dit : Je suis ce que je suis et pas ce que les autres veulent que je sois.
19. Cette partie de toi qui reconnaît la vérité et qui écarte toute erreur quelle qu’elle soit, pas cette partie de toi qui s’est nourrie d’illusions pendant des années.

20. Parce que je suis ce qui t’as tout donné dans ta vie, pauvreté ou richesse, solitude ou amour, dégouts et satisfactions, réalisations ou rencontre des obstacles que j’ai mis devant toi pour t’enseigner que je suis ton unique guide.

21. Je t‘ai toujours prodigué non seulement la vie mais j’ai aussi voulu t’apporter toutes les choses nécessaires pour combler tes nécessités matérielles, tes désirs sexuels et créatifs, ta recherche émotionnelle et ton développement intellectuel.

22. Mais je ne suis pas ce tourbillon d’idées que tu appelles intellect, ni ton récipient émotionnel avec ses sympathies et ses répulsions, ni ta libido animale aveuglée par ses désirs, pas plus que ton corps – c’est à dire ta façon de percevoir ton organisme – avec ses besoins exagérés.

23. Ces idées, ces sentiments, ces désirs et ces besoins sont seulement l’expression de ton être, comme tu es l’expression de mon être. Ce sont seulement des phases de ta personnalité humaine, de la même façon que tu es une phase de ma divine transparence.

24. Libère-toi de la domination de ta personnalité, qui affectionne tellement l’auto-glorification et l’auto-justification. Libère-toi de ton aveuglant intellectualisme, infecté par des idées et des préjugés apportés par la famille, la société et la culture. Libère-toi de ton déséquilibre émotionnel qui veut s’attacher aux illusions pour retomber bien souvent en déceptions. Libère-toi du désir exacerbé, car pour peu que tu le satisfasses, jamais tu ne pourras le rassasier. Libère-toi des besoins artificiels qui ne sont que des vices imposés par le désir de paraître ce que tu n’es pas.

25. Si tu veux que je sois en toi et que je règne en ta conscience, ne te laisse pas diriger par ton intellect, par tes émotions, tes désirs ou par tes nécessités. Convertis-les en tes humbles serviteurs.

26. Je suis ton Dieu intérieur, celui qui accède à ton Être essentiel, celui que j’ai réveillé, le préparant ainsi expressément à recevoir ma parole.

27. Tu seras suffisamment fort(e) pour la supporter, si tu élimines tes illusions, tes croyances et opinions personnelles, qui sont seulement les scories que les autres ont lancé et que tu as récoltées.

28. Ensuite ma parole sera pour toi une source de joie et de bien être.
29. Ton esprit apprendra à s’illuminer, ton cœur à recevoir la grâce, ton sexe à connaître l’extase créative et ton corps à vivre dans une transe continuelle.

30. Mais il faut t’attendre à ce que ta personnalité, implantée par ta famille, la société et la culture, te fasse douter de ma parole telle que tu la lis.

31. Elle sait bien que son existence est menacée, qu’elle ne pourra plus vivre et prospérer, ni dominer plus longtemps tes pensées, tes sentiments, tes désirs et tes besoins, en s’imposant dans ta vie quotidienne comme elle l’a fait jusqu’ici, si tu ouvres ton cœur à ma parole et que tu l’héberges en son sein pour toujours.

32. Oui. Moi, ton Dieu intérieur, je te parle pour que tu sois conscient de ma présence.
33. J’ai toujours été à tes côtés, depuis ta naissance, mais tu ne t’en rendais pas compte. À présent il est temps que tu me connaisses, moi, qui étais toi avant ta naissance et qui sera toi après que tu « meures ».

34. Ce que tu appelles “mort” est seulement le passage d’une dimension matérielle à une dimension immatérielle.
35. Es-tu décidé(e) ? Veux-tu te submerger dans ton esprit infini ?
36. Alors abandonnes-toi à moi !

images« Mon Dieu Intérieur parle » contient 4 chapitres. Vous pourrez trouver les 3 autres chapitres en langue espagnole sur le site PLANO-CREATIVO ou traduits en français sur le blog PLAN CREATEUR  qui propose également la version intégrale en téléchargement libre au format pdf : Téléchargez Mon Dieu Intérieur parle d’Alejandro Jodorowsky. 

Mille mercis à Franca de AROMATOUCHE qui m’a permis de découvrir ce texte fabuleux, ainsi qu’aux créateurs et administrateurs du blog PLAN CREATEUR pour leur travail de traduction et de diffusion des oeuvres de A. Jodorowsky.

Publié dans DIEU, TRANSFORMATION INTERIEURE | Pas de Commentaires »

Les Contrats sacrés et notre potentiel divin

Posté par othoharmonie le 2 février 2015

 images (9)Le jour où la lumière jaillit dans ma tête et où je compris que les archétypes font partie de notre chronologie spirituelle, je réalisai également qu’ils sont anciens, probablement antérieurs à notre naissance physique. Notre héritage archétypal est préhistorique, primitif. Il vient de nos origines énergétiques dans le Divin, qui est aussi la source de notre Contrat sacré, le plan, guide de notre vie. Ce Contrat, que nous co-créons en tenant compte des indications du Divin, comprend de nombreuses ententes individuelles (ou accords de sous-traitance) qui nous feront rencontrer certaines personnes et travailler avec elles, à certains endroits, à certains moments. Voilà pourquoi, dans ce livre, j’utilise indifféremment les mots Contrats et ententes. Tous deux représentent les engagements terrestres, les tâches qui nous échoient et les leçons que nous avons accepté de tirer de cette incarnation afin de réaliser notre potentiel divin. 

Ces expériences et ces relations, nous sommes destiné à les vivre avec nos parents, nos enfants, nos amis intimes et toute personne avec laquelle nous partageons une passion. Ces gens (de même que nos adversaires) se trouvent dans notre vie parce qu’au préalable, nous avons conclu avec eux un accord de soutien mutuel concernant notre croissance spirituelle. En effet, chaque relation et chaque expérience est une occasion de croissance et de transformation. Certaines relations peuvent même nous en fournir plusieurs. Pour chacune, nous devrons déterminer de quelle façon exercer notre pouvoir. 

Comme je le souligne dans tout mon travail, ce choix est vraiment notre plus grand pouvoir. Il est encore plus grand que l’amour, car pour aimer, il faut d’abord le vouloir. Prenons un cas simple : quelqu’un s’excuse de vous avoir parlé d’une façon irréfléchie ou blessante. À cet instant, le pouvoir de transformation est entre vos mains. Vous pouvez transcender l’intensité de votre colère et choisir de pardonner, et métamorphoser cet instant en un échange qui rétablisse l’énergie entre vous deux. Ou vous pouvez réprimer votre nature divine et faire de cette chance de guérison une transaction énergétique   négative. La décision d’agir en fonction de votre potentiel divin consolide le pouvoir de vos nombreux « visages », de vos mondes, intérieur et extérieur. Notre potentiel divin se fait souvent entendre par l’intermédiaire de notre conscience morale, qui nous signale nos gestes inopportuns. Nous avons tous ressenti la lourde et poignante sensation de culpabilité qui vient du fait d’avoir jugé quelqu’un, trahi notre parole ou laissé passer une bonne occasion. En observant ce sentiment, nous devinons qu’il nous vient du fait d’avoir réprimé notre potentiel divin, ou d’y avoir fait obstacle. Nous reconnaissons inversement le sentiment d’équilibre qui ressort d’un geste d’amour, de compassion, de générosité et d’amitié. 

Grâce à notre intuition, notre potentiel divin nous procure toujours un surcroît d’énergie au moment d’un choix contractuel, ou lorsque nous reconnaissons une personne avec laquelle nous avons une entente. Chaque relation contractuelle porte un fragment de notre âme, tout comme nous portons un fragment de l’âme des autres : ainsi, lorsque nous réagissons  fortement à une personne, à un endroit ou à une situation, c’est que nous avons rencontré une part de notre âme à l’extérieur de notre être. L’atmosphère autour de nous et en nous s’intensifie ! Nos émotions et notre pouls s’accélèrent, et notre raison s’éclaire ou fonce dans le brouillard. Notre corps transmet des signaux éloquents. Comme je le dis dans mes ateliers, si nous nous arrêtions à ce moment précis pour procéder à une lecture symbolique, nous interpréterions les événements ou les liens immédiats d’une toute autre façon. Par exemple, nous verrions notre Guerrier intérieur émerger de notre accès de colère, ou l’Amoureux combler nos sens alors que nous sommes en parfaite harmonie avec la beauté tranquille d’un coucher de soleil. 

Notre potentiel divin nous parle aussi à travers nos rêves. C’est un désir de vivre plus intensément, mais au-delà de la performance ou du gain matériel, bien que ces choses fassent souvent partie de l’accomplissement de notre potentiel. Notre potentiel divin est l’expression intégrale de notre âme ; c’est la découverte de notre profonde capacité à créer et à exprimer l’amour, la compassion, le pardon, la générosité et la sagesse. Notre potentiel divin devient plus sensible à mesure que nous étanchons notre soif de comprendre. Il devient plus perceptible lorsque nous décidons de dépasser l’aspect matériel de la vie, ce que les Hindous et les Bouddhistes appellent la maya ou l’illusion. Ne révélant jamais sa pleine mesure d’un seul coup, notre potentiel nous incite à découvrir la raison d’être et la signification supérieures de votre vie. Nous ne savions pas, à la naissance, à quel point nous pouvions aimer et prendre soin de quelqu’un. Nous devons apprendre à agir avec foi, courage et confiance en nous. Ce potentiel, nous devons le découvrir en nous-même. Ces qualités spirituelles doivent se mériter. Tels les héros d’un périple mythique, nous sommes censés nous efforcer d’opérer les bons choix. Notre potentiel divin nous appelle à transcender les besoins de survie primaire du Soi dans le monde matériel. Nous sommes appelés à dépasser notre Soi. Mais pour grandir spirituellement, nous devons user de notre intellect. La logique et l’ordre divins diffèrent de la logique et de la raison terrestres, mais notre esprit ne les perçoit pas toujours. Songez aux nombreux récits bibliques ou mythiques dans lesquels le Divin s’est révélé dans toute sa grandeur. Lorsque le Seigneur apparut sur le mont Sinaï, il dit à Moïse d’avertir les gens de ne pas Le regarder, sous peine de périr. Saint Paul fut jeté de son cheval et temporairement aveuglé par la vision du Christ ressuscité. 

La tête humaine de Ganesh, la déité hindoue à tête d’éléphant, fut réduite en cendres lorsque sa mère, Parvâti, invita le dieu Shani à le regarder, oubliant dans son orgueil le pouvoir destructeur du regard de Shani. Ces récits révèlent une vérité profonde : nos facultés humaines n’appréhendent pas facilement la conscience divine. C’est ici que vos archétypes peuvent vous aider. Pour accomplir votre potentiel divin et même résoudre les nombreuses questions de votre vie quotidienne (comme les jeux de pouvoir au bureau ou la guérison des blessures anciennes), vous devez faire appel à un niveau de conscience plus élevé. Vous devez dépasser la raison pour arriver à « voir » et à « comprendre » la signification symbolique ou supérieure de ces expériences. Vos archétypes vous guident dans cet univers symbolique. Votre quête de sens est en soi une forme de pratique spirituelle. Des questions telles que « Pourquoi suis-je né ? » et « Comment trouver la voix de Dieu en moi ? » sont en fait des invocations spirituelles, des prières qui trouvent réponse non pas dans des paroles, mais dans l’expérience. Ces questions activent votre potentiel divin, énergisent vos archétypes et vous obligent à compléter vos ententes, ou Contrats, avec d’autres gens. 

téléchargement (2)Pour accéder au plan symbolique, pour suivre vos intuitions, il faut de l’entraînement, et ce livre a pour but de vous aider à développer ces capacités. Selon moi, la meilleure façon de favoriser votre santé spirituelle sera de décoder votre Contrat sacré qui est inscrit dans votre langage archétypal. Apprendre à identifier vos modèles énergétiques vous permettra de mieux comprendre vos nombreuses expériences et relations. En faisant la lecture symbolique du contenu de votre vie, vous pourrez effectuer des choix nettement meilleurs. Lorsque vos projets de vie seront soudainement interrompus, vous pourrez délibérément considérer cet événement comme une « intervention contractuelle » et non comme une crise. La vision symbolique vous donne surtout un choix : celui de considérer les événements comme des faits arbitraires et antagonistes, ou comme les bienfaits d’un plan dans lequel vous avez votre mot à dire. La vision symbolique vous aide à comprendre le quotidien et favorise l’épanouissement spirituel de votre vie.

 

extrait de CONTRATS SACRES Par Caroline Myss aux Ariane Éditions

 

Publié dans En 2012-2013 et après 2016, UNE TERRE D'ALLIANCE | Pas de Commentaires »

Briser les liens avec le passé

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2014

 

téléchargement (2)Nos liens

Depuis notre naissance, nous sommes coincés dans une situation de dépendance à l’autre et en même temps d’interaction avec l’autre. Ce conditionnement se fait dans notre milieu premier : La famille proche ou lointaine, en lien avec la culture du temps, les valeurs, les croyances. Ce conditionnement se continue par les professeurs, les amis, les amants, les conjoints et autres personnes de qui l’on dépend pour sa sécurité. Au travers ces apprentissages, nous développons d’autres dépendances plus subtiles : l’entêtement à nos idées et à des émotions : la jalousie, la colère, et même au pouvoir, à l’image, au rang social, au succès, etc.

Ce conditionnement nous place depuis toujours dans une situation de stress importante. Ce besoin d’être aimé et d’être pris en charge dans les premières années de la vie, nous oblige à créer un lien avec l’autre (le parent et plus tard les autres) et nous crée un dilemme car nous voulons nous affirmer dans la vie (interagir avec le parent et plus tard les autres).

Pour bien découvrir notre territoire à chacun de nous et surtout découvrir qui nous sommes et nous permettre de transformer notre compréhension de nos conditionnements, il est important que nous connaissions nos mécanismes de fonctionnements.

Serait-il possible d’apprendre à vivre en interaction avec l’autre autrement que par la fusion, la compétition, la manipulation, le contrôle ? Oui, si on prend le temps de se connaître nous-mêmes.

Une avenue pour s’en sortir

La méthode « Briser les liens avec le passé » de Madame Phyllis Krystal convient très bien à ce travail sur Soi pour mieux se connaître. Je me permets ici de vous en donner les indications de base. Ce travail utilise des symboles précis, car comme disent les chinois « Une image vaut dix milles mots »

Aucun changement ne peut être effectué dans la vie d’une personne sans que l’inconscient ne soit lui-même imprimé même si elle souhaite changer ou évoluer consciemment. Un symbole est un moyen par lequel se transmet efficacement un message à la partie subconsciente du mental. Le symbole est efficace parce que le langage de l’inconscient se compose de symboles et d’images.

C8L001_lien-8Méthode

Le premier symbole proposé est un cercle que l’on trace autour de soi. On le pense, l’imagine ou visualise au sol autour de soi, on lui donne la couleur jaune or. Ce premier cercle symbolise l’espace que l’on se donne dans la vie, car chacun de nous a le droit à cet espace.

Maintenant, tracez un autre cercle au sol devant vous qui vient s’appuyer au vôtre, mais qui ne le croise pas. Ce ne sont pas des bulles, ce sont deux (2) cercles tracés qui signifient deux (2) espaces face à face. Puis visualisez une lumière bleue qui part du point où les deux (2) cercles se touchent¸ cette lumière circule à l’intérieur du cercle devant vous allant dans le sens de l’aiguille d’une montre et tout en faisant le tour du cercle, revient au point de départ et poursuit son chemin par le coté gauche de votre cercle pour revenir sur votre droite et pour ensuite retourner de nouveau au point de départ où les cercles se rencontrent. Le tout formant une figure en 8 couché à plat sur le sol et qui circule continuellement entre les deux cercles. Ce rayon bleu représente bien le fait que nous sommes tous en interaction les uns les autres. Donc, vous avez un cercle et vous donnez un cercle à l’autre et vous visualisez le rayon bleu qui circule continuellement entre les deux (2) cercles.

Se connecter à sa Conscience Supérieure

Ce travail demande aussi à se connecter avec ce que Madame Phyllis Krystal nomme la Conscience Supérieure, terme neutre utilisé pour ne pas introduire de connotation d’ordre religieux. La Conscience Supérieure est la super-conscience (cette partie de nous qui sait ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, cette partie de nous qui est au-delà de l’ego) que nous nommons le « Sage » en nous. Cette partie, « le Sage », que nous avons tous en nous et au travers ce travail, nous pouvons la découvrir.

Briser les liens avec le passé nous permet de briser les liens de dépendances avec les parents, enfants et autres, nous permet de ne plus exercer de contrôle l’un sur l’autre. On se libère et par le fait même on libère l’autre. Cela n’a rien à voir avec l’amour mutuel que l’on se porte, cet amour reste présent.

Un autre symbole est proposé dans ce travail, celui de l’arbre. Il est connu que l’arbre dans sa symbolique est une sécurité sur laquelle nous pouvons s’appuyer lorsque nous prenons conscience de nos apprentissages dans la vie.

Il nous est aussi proposé dans ce travail d’inviter deux parents cosmiques, un parent masculin et un parent féminin. Ces deux parents ne sont pas nos parents humains. Ce sont deux figures symboliques qui nous accompagnent dans notre vie et qui nous accompagnent dans ce profond travail de Connaissance de Soi.

Voila la base de ce travail sur Soi, simplement pratiquer la figure du huit en utilisant les cercles (figure huit) tous les jours, est déjà une aide très précieuse pour nous permettre de se recentrer et de prendre conscience que nous sommes ici et maintenant.

Il va de soi que pour mieux saisir cette méthode de travail sur soi et en comprendre toute son ampleur, vous devrez consulter les écrits de Madame Phyllis Krystal.

Ouvrages de Madame Phyllis Krystal :

Visualiser : briser les liens du passé.
Le Souffle d’Or. Collection Passages. 1990
Visualiser : accompagner l’enfant, se libérer des liens du passé, trouver son identité profonde.
Le Souffle d’Or. Collection Passages. 1993
Visualiser : fiches pratiques.
Le Souffle d’Or. Collection Passages. 1993

Claudette Gosselin Thérapeute en soins esséniens, et Psycho-énergie, Québec, Canada
http://www.energie-sante.net

Publié dans APPRENDS-MOI, TRANSFORMATION INTERIEURE, Travail sur soi ! | Pas de Commentaires »

DANS LE MONDE DE L’INTUITION

Posté par othoharmonie le 14 novembre 2014

 

images (1)L’intuition pourrait être comparée à un rayon d’énergie qui illumine notre cerveau. Quand elle se manifeste, elle agit sur certaines parties du cerveau et active les cellules qui s’y trouvent ; Cette intuition vient de l’intérieur de nous, de notre Supraconscient, de notre Soi, de notre Ame. L’on pourrait la définir comme la juste perception synthétique et globale des principes spirituels qui animent le monde. Lorsqu’elle se révèle, tout ce qui nous entoure est perçu comme une lumière ; Cette lumière nous illumine et nous fait pénétrer des plans de conscience vibrant d’Amour desquels sont absent stout esprit de séparativité et de critique.

L’intuition nous permet d’entrer en contact avec la lumière présent eau centre de chaque être. Cette lumière que nous ne percevons pas toujours, soit que nous n’y prêtons assez attention par manque d’habitude ou d’intérêt, soit qu’elle se trouve encore à l’état latent chez la personne se trouvant en face de nous. En nous centrant sur le rayonnement qui resplendit dans son cœur et qui se répand, tel un soleil, au-delà de son enveloppe charnelle, nous sommes à même de mieux la comprendre, de percevoir ses réelles difficultés, son potentiel et le sens de sa quête de l’absolu. En ce sens, l’épanouissement de l’intuition permet d’accroître les qualités d’empathie si nécessaires quand on œuvre au bien d’autrui.

L’amour et l’intérêt que nous portons aux autres favorisent l’épanouissement de l’intuition.

Les personnes d’inclinations mentales, férues de logique, se fient peu à leur ressenti intérieur et se méfient des sensations d’ordre psychique. Elles éprouvent souvent la nécessité de corroborer leur intuition par leurs facultés de discrimination, par des associations d’idées leur venant de la connaissance et de la compréhension des choses de la vie. L’environnement doit être perçu, par elles, de la manière la plus précise, car elles se méfient de ce qui ne semble pas cohérent. Quand ces facteurs sont réunis, alors ces personnes peuvent accepter cette brillance intérieure, cette voix insistante qui se fait entendre. Elles devront, pour cela, s’ouvrir sans réserve à la puissante énergie du cœur qui avait été tenue bridée depuis longtemps.

Les personnes de tendances psychiques trouveront certainement cette méthode surprenante. Elles se demanderont pourquoi cette perte de temps, pourquoi ce manque de confiance en soi-même, pourquoi ce besoin de vérification, pourquoi la nécessité de ce contrôle sur les sentiments, les sensations, les perceptions les plus élevées ? Elles accueillent avec enthousiasme ces perceptions intérieures qui les éclairent de mille feux. L’exaltation qu’elles éprouvent leur enlève souvent toute prudence, et les rend sujettes à s’entourer des voiles de l’illusion. Elles devront soumettre leur ressenti à l’épreuve du discernement qu’elles n’utilisent pas sassez.

Toutes les approches destinées à mieux comprendre, appréhender et aimer ses semblables et la vie en général, sont honorables. Aucune n’est supérieure à l’autre. Il est judicieux de s’harmoniser à celle qui nous correspond intrinsèquement afin de nous donner les moyens d’être le plus performant possible dans notre travail de soutien, de conseil et de guide. Il n’est tout de même pas inutile de faire l’effort de comprendre et d’intégrer le pont de vue de celui qui fonctionne suivant des paramètres différents des nôtres. En effectuant ce travail dans ce sens, nous faisons preuve d’une certaine sagesse et d’une grande ouverture d’esprit. Deux qualités essentielles pour interpréter le plus judicieusement un tirage d’arcanes.

L’intuition est une faculté de l’Ame.

Elle lui sert à mieux communiquer avec l’autre partie de nous-mêmes

(l’ego, le moi, la triple personnalité)

qui demande  à être éveillée aux réalités spirituelles de ce monde.

 

DEVELOPPER SON INTUITION

téléchargement (1)Par son côté abstrait, onirique et symbolique, le Tarot par exemple se prête particulièrement au développement de cette faculté présente à des degrés divers en chacun de nous. L’un des moyens les plus efficaces pour développer son intuition, consiste à effectuer un profond travail de visualisation sur des symboles. Comme le dit Patanjali, ce grand Maître Indien qui initia le Raja Yoga il ya plus de 2500 ans, dans ses Yogas Soutras, « l’art de lire les symboles relève de la lecture spirituelle ». Etant conçu à partir des symboles, le Tarot nous incite sans cesse à laisser notre intuition s’écouler librement, sans la moindre entrave. Nous pouvons stopper ce processus et nous focaliser essentiellement sur l’aspect connaissance intellectuelle des symboles et créer à partir d’eux des grilles de lecture dans lesquelles nous allons enfermer un consultant. 

Pourquoi vouloir limiter l’outil que nous utilisons en ne développant qu’une infime partie de ce qu’il nous offre ? Pourquoi s’enfermer dans des définitions toutes faites susceptibles de restreindre le libre arbitre d’un consultant ? Pourquoi nier les capacités créatrices et la divinité de l’Homme ? Cette démarche me semble enfermante, sclérosante au quotidien, peu féconde sur le plan de la pensée et contraire à l’épanouissement du centre cardiaque. 

Ce n’est bien sûr pas cette dernière voie que je développe dans mes ouvrages et que je vous incite à suivre. Etant traditionaliste et conservatrice de nature, elle est contraire à l’esprit humaniste. Cette méthode appartient au mode de fonctionnement qui était utilisé, à juste titre, pendant l’Ere des Poissons. L’Homme avait besoin de garde-fous, de limites précises, d’une autorité supérieure représentée par les systèmes religieux, les écoles de pensées, dirigés eux-mêmes par des « maîtres » pour avancer sur le chemin. Les concepts de globalité, d’universalité, de conscience de groupe, de liberté individuelle et collective, étaient difficilement concevables. L’Etre du Verseau offre de nouvelles opportunités d’ouverture de la conscience. Ces nouvelles valeurs peuvent s’incarner en raison des qualités que nous avons développées par le passé ; qualités, estimées les plus élevées et les plus nobles à un moment donné de notre longue histoire, mais devenues inadéquates aujourd’hui. 

Il en sera de même vers la fin de l’Ere du Verseau vis-à-vis de cette nouvelle façon de penser, d’aborder les choses et de concevoir la vie. Ce qui est encore considéré comme l’idéal le plus haut, sera perçu comme le mode de pensée le plus sclérosant au début de la prochaine Ere, celle du Capricorne ; Cette époque erra naître des concepts encore inconcevables à notre perception actuelle. 

Voici en rois points, le processus de visualisation à suivre qui vous permettra de développer votre intuition tout en étudiant en profondeur les Arcanes du Tarot. Je conseil de faire ce travail carte par carte, que ce soit dans l’ordre de numérotation à l’intérieur de chacune des familles, ou dans le désordre, en prenant dans ce cas, bien soin de retirer du jeu les cartes que vous avez tirées afin de ne pas les choisir à nouveau. Vous pouvez aussi utiliser cette visualisation pour interpréter un tirage vous posant quelques difficultés d’interprétation. Dans ce second cas, procédez de la même manière, mais en visualisant l’ensemble des Arcanes formant le jeu que vous devez commenter. 

PHASE VISUELLE PAR L’INTEGRATION DES SYMBOLES

-          Je choisis l’Arcane avec lequel je vais travailler. Soit j’opte délibérément pour une carte avec laquelle j’éprouve des difficultés, soit je m’en remets au « hasard ».

-          Pour commencer à étudier un symbole, il est important d’en visualiser son contour, sa forme générale, sa couleur, d’en ressentir sa puissance émotive, l’idée générale qu’il est censé représenter, sa valeur archétypale.

-          Avec le Tarot, nous chercherons aussi à comprendre le rôle social des personnages représentés, l’aspect mythologique t religieux de certaines cartes, la valeur numérique ainsi que celles des Quatre éléments, la signification du nom de la carte, la façon dont sont agencés les symboles (cercle, triangle, carré, étoiles) des Arcanes Mineurs. 

PHASE DU RESSENTI ET DE LA PERCEPTION MENTALE

Après avoir effectué ce travail, ne prêtons plus attention à l’aspect-forme des symboles et centrons-nous sur l’émotion qu’ils évoquent, à l’intérieur d’une carte, et sur l’idée générale, le concept, qui se dégage de notre perception. 

Les symboles et tout particulièrement ceux du Tarot éveillent chez chacun de nous, par rapport à la vie en général et à l’Homme en particulier, des réactions, des sentiments, qui n’avaient jamais été éprouvés jusque là. Je me pose donc la question ; quelle émotion je ressens face à cette carte ? Quelle idée et pensée me traversent l’esprit ? 

Quelle relation je discerne entre l’Arcane que je visualise et certains autres du jeu de Tarot ? 

Maintenant, je perçois l’Arcane par le sentiment ou la pensée qu’il m’évoque. 

Je ne suis plus centré sur le graphique de la carte, ni sur ce que j’en ressens et perçois. Je traduis ces impressions par un Symbole. Ce symbole représente ma perception la plus globale de la carte, sa qualité ultime. 

PHASE DE CONTEMPLATION

Je me tiens dans un état de relâchement et de disponibilité. Je ne pense à rien, ne m’arrête sur aucune des images pouvant défiler devant moi. Même le symbole qu’évoque pour moi la carte s’estompe de mon esprit. Je fais le vide en moi. 

En me maintenant dans cet état de contemplation, je suis ouvert à toutes les intuitions qui peuvent affluer à mon esprit sur le Tarot en général et les Arcanes en particulier. 

Nourri par le travail effectué au cours des deux premiers stades, c’est au cours de celui-ci que je vais véritablement pénétrer les Arcanes du Tarot, que je vais percevoir ses possibilités, son rôle sa dimension spirituelle et que je vais m’ouvrir véritablement à l’interprétation, sans préjugés ou idées préconçues, l’esprit libre de toutes entraves. 

Je laisse maintenant l’intuition libre s’écouter en moi de l’âme vers le cerveau, qui s’en trouve illuminé. 

RumiJe peux faire cette visualisation avec les Arcanes Majeurs et Mineurs en les étudiant intérieurement les uns après les autres. Rien ne m’empêche de l’utiliser au cours d’un tirage quand je ne comprends pas le sens de l’histoire décrite par les cartes. Au lieu de travailler une care à la fois, je peux effectuer le même processus pour l’ensemble des cartes posées devant moi. La réponse viendra immanquablement avec une évidente précision. Je conseille aussi cet exercice à ceux qui étudient l’Astrologie en remplaçant les cartes par les Signes du Zodiaque, les Planètes, les Maisons, les Aspects, les Dessins Planétaires. 

Je recommande tout particulièrement cet exercice pour l’étude des Nombres (de 1 à 10) et des Quatre Eléments (Terre, Eau, Feu, Air). Vous découvrirez par ce biais des données essentielles qui vous seront grandement utiles pour mieux comprendre les Arcanes Mineurs et appréhender avec plus de facilité vos futures interprétations. 

Les informations que vous recueillerez seront, le plus souvent totalement nouvelles pour vous ; Ce que l’intuition nous permet de découvrir, se trouve rarement contenu à l’intérieur d’un livre. Chaque fois que je fais faire cet exercice, je suis émerveillé par ce que les personnes découvrent, même si elles abordent le domaine sur lequel elles travaillent pour la première fois, il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances dans un domaine donné pour que l’intuition survienne. Au cours de cet exercice elle se manifeste autant chez le débutant que chez le spécialiste. 

Ce type de méditation nous met en relation avec notre « SOI », notre âme, notre être intérieur, appelé souvent l’ange gardien, avec la partie divine en nous. Notre Soi ainsi contacté éclaire notre mental à la manière d’un projecteur dont le faisceau illumine une scène de spectacle.

 

EXTRAIT DU LIVRE : L’interprétation des Arcanes Mineurs par Alain BRETHES aux Editions Oriane.

 

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Pionnière de la psychanalyse d’enfants

Posté par othoharmonie le 26 juillet 2014

 

Elle a osé, la première, explorer l’inconscient des jeunes enfants, révélant les fantasmes angoissants qui peuplent leur univers. On lui doit la compréhension des processus psychiques précoces qui déterminent notre vie d’adulte.

Jacques Lacan l’avait surnommée « la tripière de génie ». Tripière car, pour Melanie Klein, le ventre, avec ses viscères, ses excréments et ses monstres imaginaires, est l’antichambre du moi. Quand elle rejoint le camp de la psychanalyse, elle est l’une des très rares psys d’enfants.

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Elle se démarque rapidement de ses consœurs, Anna Freud, fille du maître ou Hermine von Hug-Helmuth (assassinée par son neveu qu’elle a psychanalysé), qui pensent que la thérapie des petits doit se limiter à un travail éducatif. Pour Mélanie Klein, en revanche, l’enfant, dès 2 ans, est un patient digne de ce nom.

Dès 1920, elle développe sa technique de psychanalyse par le jeu : des poupées, des autos, des animaux, des crayons, des ciseaux, et la séance peut commencer. « Le grand train, c’est papa ; le petit, c’est toi ; la gare, c’est maman, explique-t-elle à Dick, un jeune patient resté un cas célèbre de la littérature analytique. Dick entre dans maman, il fait noir dans maman, Dick est dans le noir de maman. » Voilà comment Melanie Klein aide les petits à apprivoiser leurs fantasmes incestueux et l’angoisse qui les accompagne.

La psychanalyse freudienne déroule le tapis rouge devant le père. Pour le kleinisme, le personnage déterminant, c’est la mère. Pour réussir à penser, il faut la tuer symboliquement, quitte à la retrouver plus tard. Cet affront au père, Freud ne le pardonnera pas à Melanie Klein.

Le sadisme est originel 
Pour Melanie Klein, l’être humain est, de façon innée, travaillé par une pulsion de mort et de destruction. Dès ses premiers mois, il est habité par des fantasmes sadiques visant l’intérieur du ventre maternel. Il imagine ses deux parents soudés en une sorte de copulation ininterrompue et, se sentant exclu de cette belle harmonie, rêve de les anéantir. La survie dans l’inconscient de ce sentiment d’exclusion archaïque explique les meurtres passionnels de l’adulte, mais aussi la douleur indicible qui peut nous assaillir lorsque nous sommes trompés : nous revivons alors cette mise à l’écart primitive.

Les filles ont peur de leur mère
Selon Melanie Klein, les filles se tournent vers leur père, puis s’intéressent aux hommes pour échapper à une mère vécue comme toute-puissante, qui menace de les détruire et de leur interdire l’accès à la maternité. Le fantôme de la mère se tient derrière toute histoire d’amour. Même dans l’hétérosexualité, le véritable objet de désir et de défi d’une femme, c’est l’autre femme, toujours imaginée comme une rivale.

La vie psychique démarre dès la naissance
Loin de connaître la béatitude, le nourrisson expérimente des états paranoïdes, où il croit que le sein, le biberon et le monde lui veulent du bien ou du mal, selon ses sensations du moment. Empli d’une envie dévorante à l’égard du sein, il est terrorisé par cette pulsion : il craint d’abîmer cette source nourricière, de la perdre. Vers 6 mois, la « position dépressive » tempère cette agitation mentale. La pression se relâche, l’envie archaïque se transforme en gratitude et en amour pour ce qui fait du bien, la mère. Melanie Klein qualifie cette étape de dépressive, car elle apprend à supporter ces sentiments douloureux que téléchargement (2)sont tristesse, remord et culpabilité.

L’analyse des enfants peut aller beaucoup plus loin que celle des adultes et [...] mettre en lumière des détails qui n’y apparaissent pas aussi clairement – propos de Melanie Klein

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RETROUVER LA PERSERANCE

Posté par othoharmonie le 5 juillet 2014

 

 Auteure, formatrice et psychothérapeute, Marie Lise Labonté a vaincu une maladie dite incurable par un processus d’auto-guérison. La persévérance fut sa fidèle compagnie sur le chemin qui la mena au plus profond d’elle-même. Analyse….

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 JCG : Nos plus beaux élans ne serviraient à rien sans la persévérance. C’est, semble-t-il, la qualité qui t’a permis de recouvrer la pleine santé. Car c’est bien la maladie qui t’a révélée cette valeur ?

 MLL : En effet, on m’a diagnostiquée « incurable » à l’âge de vingt-cinq ans et ce fut la descente aux enfers. La médecine était impuissante et je ne parvenais pas à comprendre le sens de cette maladie. Devant le fait d’être en chaise roulante, très limitée par mon corps, face à la souffrance physique et psychique, j’ai rapidement perdu tout espoir et j’ai souhaité mourir. Pourtant, un déclic a eu lieu. J’ai pris conscience que personne d’autre que moi ne pouvait me guérir puisque mon corps et cette maladie étaient miens. Je suis entrée dans une grande réceptivité et j’ai senti que je pouvais  guérir, malgré les apparences. 

JCG : Quelles étaient ces apparences ? 

MLL : Les médecins me disaient que mes méridiens étaient ceux d’une femme de 75 ans. Ils exprimaient une réalité qui s’appuyait sur des analyses. Mais, à l’intérieur de moi, je percevais une autre vérité et je leur répétais. « Je sais que je suis encore malade, mais je sais aussi que je suis aussi en train de me guérir ». Et j’ai persévéré. 

JCG : Les médecins avaient les résultats des examens et toi, ta force intérieure. 

MLL : Oui ? et j’avais cette foi au-delà du « je crois », c’était indescriptible. Rien ne pouvait toucher cet espace intérieur et même dans les moments difficiles – moments de peine, de découragement, etc… je savais que j’étais sur la bonne voie. La persévérance est pour moi une forme de certitude intérieure sur laquelle j’ai pu m’appuyer et qui m’a aidée à traverser les épreuves. 

JCG : Comment s’est amorcée la persévérance ? 

MLL : La première étape a été de rester en présence de mon désir de guérir. Ce que j’observe chez les personnes avec qui je partage mon travail depuis, c’est qu’elles ont de magnifiques projets et même des visions. Certaines sont en contact avec des élans profonds, d’autres sont davantage alimentées par un conditionnement social, familial ou personnel, qui les fait entrer dans une forme de volontarisme, qui pour moi, n’est pas la persévérance. 

JCG : Quelle serait da définition de cette valeur ? 

MLL : La persévérance vient d’un état intérieur que j’appelle le « je sais » Cet état fait que, face à des événements de la vie et à des choix essentiels, on a l’impression qu’il est possible d’accomplir de grandes choses en maintenant toujours une présence à cette sensation du « je sais » (je sais que c’est ça ma voie, que c’est ça, mon expérience). Trop de gens sont conditionnés par des croyances, des fausses valeurs et des schémas de vie stéréotypés. Ils sont alors dans un volontarisme qu’ils confondent avec la persévérance. Je rencontre beaucoup de ces gens malades qui avaient persévéré dans ce genre de démarche et s’étaient abîmés à la tâche. 

JCG : Pour toi, la persévérance est donc reliée à la foi.

 

MLL : Oui, elle est reliée à cette foi qui n’est pas alimentée par un système de croyances extérieures. Croire en Dieu est une chose, vivre l’expérience de Dieu en est une autre. Cet état intuitif très profond génère, malgré des expériences difficiles ou en contact avec ses élans très profonds et ses rêves, la certitude que cela va s’accomplir. Il faut simplement se maintenir dans un état de persévérance et non s’acharner à contre-courant de sa vie ou de son destin. 

JCG : La persévérance serait-elle une force capable de nous garder sur notre véritable chemin ?

 MLL : Oui, cette réelle persévérance – à l’opposé du volontarisme : nous fait entrer dans un état de fluidité intérieure. Les choses s’ouvrent et vous êtes dans la fluidité de votre mouvement de vie. la persévérance est alors un accompagnement intérieur de ce que l’on a ressenti ou pressenti comme étant  juste pour soi. Elle préserve notre élan et notre rêve dans son accomplissement. 

JCG : La persévérance que l’on sait écouter nous guiderait donc vers notre destin ?

 MLL : Oui, et le destin, pour moi, c’est suivre le mouvement de notre être profond. La persévérance est innée chez l’être humain. Mais les gens qui sont encore aux prises avec des conditionnements et des systèmes de croyances éprouvent des difficultés à contacter cet état intérieur par lequel leurs élans et leurs rêves se manifestent. Ils savent ce qu’ls ont à accomplir, mais ils vont le refuser et choisir un chemin opposé. 

JCG : Nos élans et nos rêves viennent d’un contact très profond avec e que tu appelles le « soi », l’énergie de nos profondeurs, notre chemin de vie. 

MLL : Oui, et pour moi, la persévérance est la force qui accompagne cet état intérieur même si, parfois, nous avons l’impression que les réponses attendues ne sont pas au rendez-vous ou qu’elles se manifestent de bien d’autres façons. Cette valeur entraîne un état d’humilité, d’écoute et de grande réceptivité. 

JCG : La persévérance nous permet aussi de comprendre, d’être lucide quant à nos choix et décisions. 

téléchargement (2)MLL : Elle sait nous faire attendre non de manière passive, mais en étant réceptifs. Ce n’est en aucun cas un état de lutte pour atteindre à tout prix les buts de la personnalité, mais davantage un état de « guerrier intérieur » au service des grands mouvements de notre être. La persévérance nous maintient dans la vigilance des signes extérieurs et intérieurs pour identifier le prochain mouvement, la prochaine étape à accomplir. 

JCG : La persévérance aurait donc le pouvoir de nous relier à l’être d’amour que nous sommes ? 

MLL : Oui, et au grand tout. Lorsque je persévère, ce qui m’entoure  – même les difficultés rencontrées au quotidien - perd de son influence sur moi. Je ne mets donc aucune charge sur ce qui bloque et je retrouve un état de fluidité induit par la qualité dont nous parlons. Elle est un fil conducteur qui nous relie à tous les événements de notre quotidien et au grand mouvement de vie que chacun porte en lui. Pour se guérir, il est important d’être en état de réceptivité de soi-même et de rester uni aux forces de guérison. 

JCG : Tel que nous l’abordons, il n’y a de persévérance que si nous restons reliés à nos ressentis intérieurs ; cette intelligence maintient notre intégrité. 

MLL : Elle est « une » dans tous les secteurs de notre existence (famille, travail, loisirs, etc). Elle est aussi un état d’esprit. Tout à fait, et cet état d’esprit touche à cette foi intrinsèque et, devant un obstacle qui paraît infranchissable, on est capable de prendre le temps de retrouver la force du « je sais ». Je vis de plus en plus la persévérance comme un accueil de l’inconnu. En effet, quand on entre dans le « je sais », il ne s’agit pas du « connu » rassurant mais bien d’entrer en résonance avec cette part de soi qui ne se révèle que dans la profondeur de l’expérience. 

 

Image de prévisualisation YouTube

http://youtu.be/EHtN3tpRXQk

LA PERSEVERANCE

 La persévérance est essentielle dans toute démarche d’accomplissement.

 Elle permet la consolidation du but poursuivi et nous entraîne vers la réalisation de ce que nous nous sommes fixés.

 La motivation nous met en mouvement, l’honnêteté détermine la qualité de notre action, le courage nous propulse et la persévérance nous permet de perpétuer l’intention et de garder le cap.

 Elle est active tant que nous restons centrés sur nos ressources.

Elle s’évanouit si nous donnons la préférence à l’entêtement de l’ego ou au fanatisme intolérant.

 Elle est le lien subtil entre l’énergie du commencement et le but à atteindre.

C’est ainsi que notre parcours, même semé d’obstacles, reste éclairé, la persévérance agissant comme une lumière dans la nuit.

 Cette valeur, septième facette du joyau de l’amour inconditionnel, nous fait progresser en « terrain connu ».

 En effet, elle nous maintient connectés au « guide intérieur » ou à la « petite voix » qui nous montre les solutions à mesure qu’en nous-mêmes, nous les acceptons.

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Voyage dans le monde d’en-haut

Posté par othoharmonie le 13 juin 2014

téléchargement (3)Nous avons tous entendu parler d’un royaume situé au-delà des nuages, peuplé d’âmes défuntes et d’êtres spirituels. Un lieu idyllique bercé de douceur, d’amour, de lumière… Fariboles éculées, gentilles allégories, ou récit authentique d’un monde non-matériel ? 

Anthropologue mondialement reconnu, Michael Harner a consacré sa vie à l’étude et à la pratique du chamanisme. Dans le cadre de sa fondation, il a initié des milliers d’occidentaux aux techniques du voyage chamanique dans les mondes d’en bas, « celui qui se situe en dessous de nous », d’en haut, « au-dessus de nous », et du milieu, « où nous vivons ». Tous expérimentent-ils la même chose ? Pour le savoir, Michael Harner a collecté plus de 2500 récits d’ascensions entreprises au son du tambour, sans l’aide de substances psychotropes, par des personnes qui n’en avaient généralement jamais fait l’expérience, et qui n’avaient reçu aucune information sur ce qui les attendait. 

« On s’est contenté de leur expliquer comment parvenir à leur destination », indique l’anthropologue dans Caverne et Cosmos. La technique est simple : s’allonger calmement dans l’obscurité, se bander les yeux, visualiser son point de départ, puis répéter mentalement l’objectif de se rendre dans le Monde d’en haut et de l’explorer par l’esprit. Le son répétitif du tambour modifie l’état de conscience, jusqu’à ce que d’étranges images apparaissent, comme indépendantes de notre volonté, souvent bien différentes de ce qu’on avait pu mentalement en imaginer. Quel est donc cet univers subtil, appréhendé par le filtre complexe de notre subjectivité ? 

Les barrières de la réalité ordinaire

Première sensation : s’élever jusqu’à rencontrer une « zone de transition » : strate nébuleuse pour certains, membrane perméable pour d’autres… « J’escalade l’arc-en-ciel, témoigne un participant. Je sens qu’un pouvoir me tire vers le haut. En dessous, je vois les collines, une route. Je continue à grimper. Il y a des nuages au-dessus de moi. J’atteins le sommet de l’arc-en-ciel. Je pose le pied sur un nuage. Je suis étonné de voir qu’il supporte mon poids. » Ainsi franchit-il la lisière entre les mondes. Au fil de l’ascension, les niveaux s’enchaînent, toujours séparés par une fine couche. « J’ai l’impression que je cherche le soleil, poursuit le participant. Je franchis un autre niveau. Je me sens très puissant, mais très doux, aussi. Je continue à voler de plus en plus haut. Il y a toutes sortes d’énergies dans l’espace. Des vents solaires. De la lumière. Je ne fais que monter en flèche. On dirait que le temps ralentit. Tout paraît vraiment apaisé. Je vole, c’est tout. De plus en plus haut, une barrière après l’autre. Je ne sais pas s’il existe une limite au nombre de niveaux. » 

Un lieu magique

Le Monde d’en haut n’est pas qu’éther ; beaucoup disent y avoir perçu des paysages surprenants de beauté, dotés d’une grande sacralité : fleurs de lotus, montagne dorée émergeant de la brume, « splendide cascade bleu vif ornée de pierreries », prairies et forêts d’un vert « incomparable » sentant « divinement bon », ruisseaux de lumière, palais et cités de cristal… « J’avais l’impression de pénétrer dans un tableau, témoigne un participant. Les traînées de lumière et leurs couleurs étaient extraordinaires. » Un univers tout à la fois paisible et éclatant, apparaissant au fil des niveaux de plus en plus épuré et lumineux – comme si l’ascension permettait de se rapprocher d’une essence. 

Une musique céleste

Une autre surprise attend certains : la distinction très nette d’une musique, de chants « paradisiaques », de chœurs « absolument exquis », aussi clairement que si quelqu’un jouait dans la salle. « A mon grand étonnement, j’ai commencé à entendre de la musique alors que je me trouvais parmi les étoiles, explique un homme, psychologue de profession. J’ai cru que l’un des collègues du Pr Harner avait mis un enregistrement. J’ai été frappé par la beauté et la clarté du son. C’était tellement divin que j’aurais aimé pouvoir en retenir chaque note. » Michael Harner lui-même dit avoir fait l’expérience du « plus beau son » de sa vie alors qu’il « flottait dans les airs », la première fois qu’il a bu de l’ayahuasca (un breuvage psychotrope) chez les Conibo d’Amazonie. 

Des esprits à visage humain

« Un homme m’a rejointe, explique ensuite une participante. Il portait une cape bleue à galons d’or et une coiffe d’or, et il avait un aigle posé sur l’épaule. J’ai marché avec lui jusqu’a ce qui ressemblait à un palais majestueux, dans une longue salle où de très nombreuses personnes formaient un cercle. L’homme m’a dit qu’il était Odin. Je lui ai demandé qui étaient ces gens, il m’a répondu que c’était ma famille, et que j’avais déjà rencontré beaucoup d’entre eux. » Les occidentaux, comme les chamanes autochtones avant eux, visualisent souvent des esprits compatissants, semblant les attendre et les accueillir, sous la forme de déités anthropomorphiques, de personnalités décédées ou de parents défunts – un père, une mère, une arrière grand-mère qu’on reconnaît sans l’avoir jamais connue, avec qui on interagit « par une sorte de langage mental ».

Le temple du savoir

Certains ont aussi parfois l’impression, au gré de leur voyage, de pénétrer dans le temple du savoir, représenté selon les cas par une pagode bouddhiste, une sorte de « laboratoire d’enchanteur », ou un lieu ressemblant à la « bibliothèque d’Alexandrie ». Là, beaucoup disent voir des livres ou des parchemins couverts d’écriture et de symboles indéchiffrables. « Il se peut que les écrits qu’ils ont trouvés dans le Monde d’en haut soient en réalité le Livre céleste, remarque Michael Harner. Depuis la Mésopotamie antique, il est dit qu’il traite de divers sujets, parmi lesquels : les dieux, le mystère du ciel et de la terre, le destin, la sagesse, la loi de la terre et du ciel, la vérité, le secret de la création et l’origine de toute chose, la vie, la mémoire du bien et du mal accomplis. » Les étudiants de Michael Harner auraient-ils abouti au même endroit que Moïse et autres prophètes ? 

Transformation intérieure

Une chose est sûre : le son du tambour les emporte au pays de la bienveillance infinie. « J’ai senti l’amour de la forêt m’envahir tout entière, me nourrir et m’aimer, indique une femme. Puis j’ai vu des cercles entourant d’autres cercles, et encore des cercles, rien que des cercles d’amour, et combien nous ne sommes qu’amour. Je n’avais jamais vu ou éprouvé un amour de ce genre-là ! » L’univers tout entier paraît lui aussi « fondamentalement bon », comme une force de vie irrésistible, une pulsation qui englobe et unit tout. « On dirait qu’il n’y a pas d’intelligence individuelle, ici, aucune notion de séparation, poursuit un participant. Ce n’est qu’une présence incroyablement vaste, qui est, tout simplement. » Au gré du voyage, certains vivent aussi une métamorphose. « J’arrive près d’une fontaine aux teintes luminescentes et j’entends des voix, puis j’aperçois les visages d’un homme et d’une femme qui semblent me dire d’enlever mes vêtements et de m’avancer dans l’eau de la fontaine pour m’y purifier, explique un homme. Je palpe alors mon corps. Il est désormais transparent et rayonne d’énergie. Je deviens la fontaine. Tout se réarrange et j’ai la sensation d’être totalement libéré de la maladie. » L’expérience est troublante : devenir squelette, se sentir mort puis renaître, « transformé en énergie à l’état pur », doté d’une force et d’une compréhension nouvelles… « Je savais tout, je comprenais tout, dit un participant. J’éprouvais un sentiment de paix au-delà de tout ce qu’il est possible de croire. J’étais le pouvoir, la douceur, l’amour inconditionnel, la lumière, l’espoir, l’enthousiasme, la vie nouvelle, tout. » 

Une expérience personnelle

Ces récits, aussi étranges qu’ils paraissent, font écho à ceux des premiers mystiques, ainsi qu’à ceux des chamanes autochtones des 4 coins du globe. Leurs similitudes ancrent l’idée d’une expérience commune. Le vécu est réel, partagé, mais que démontre-t-il : l’existence du paradis dans un autre versant de la vie, ou simplement notre adhésion à un inconscient collectif, ancré dans nos têtes ? « Dans le monde d’en bas, les occidentaux n’ont pas trouvé l’enfer ! » rétorque Michael Harner, mais un univers très similaire à celui d’en haut, avec ses jardins d’Eden, ses musiques, ses esprits enseignants. 

Pour lui, l’expérience ne serait donc pas le fruit d’une « programmation » ni d’une « projection culturelle ». Est-elle imaginaire ? A cette question, l’anthropologue répond : faites-en vous-même l’expérience. « Près de 90% des occidentaux sont capables d’accéder au Monde d’en haut, s’ils se conforment sérieusement aux instructions. La pratique personnelle est ce qui fait la différence entre l’approche chamanique et la religion. »Si tout le monde ne voit pas la même chose, c’est que « personne n’est issu du même contexte. La réalité non-ordinaire est taillée sur-mesure pour s’adapter à chaque individu », afin d’en assurer la portée. « Ne vous découragez pas si votre premier voyage est vague ; cela évoluera avec la pratique, conclut Michael Harner dans Caverne et CosmosLe succès du voyage repose sur l’association de persévérance sans effort et de concentration détendue. » A vos tambours, prêts ?

Voyage dans le monde d'en-haut dans Astrologie et Esotérisme couv_1826Caverne et cosmos, Michael Harner
Mama Editions (Mars 2014 ; 436 pages) 

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LES ORIGINES DE LA SOLITUDE

Posté par othoharmonie le 4 juin 2014

 

images (10)Nous nous trouvons dans une société qui développe la communication, mais parallèlement à cela, nous savons qu’un des grands fléaux de l’humanité actuelle est le suicide. Nous devons examiner le problème fondamental de la solitude dans son ensemble, de manière à pouvoir régir notre existence dans des conditions plus favorables.

Quand on examine la situation de départ, celle du nouveau-né, on s’aperçoit que cette créature traverse l’épreuve de l’accouchement dans une solitude un peu particulière, puisqu’elle arrive dans un environnement dont elle ignore tout. Elle ne connaît ni sa mère, ni son père, et elle se retrouve, en un instant, dans un état de solitude totale vis-à-vis de l’environnement. Assez vite, des gens l’accueillent, mais elle ne les connaît pas. Elle apprendra progressivement à les connaître. Petit à petit, elle saura qui est la personne qui lui donne le biberon, qui lui change ses langes, qui lui fait des petits mamours, etc. A partir de ce moment-là, elle dira ; « C’est ma maman, c’est mon papa ». Donc, au départ de la vie, il y  a une solitude, vécue dans un moment très spécial. A la fin, il y a également une solitude chez les vieux mourants, plus ou moins dans les mouroirs ou sur les lits d’hôpitaux, dans leurs derniers moments ; tout autour, l’environnement, indifférent, regarde disparaître une créature totalement seule dans sa situation. Voilà, curieux voyage ; très seul au départ, très seul à la fin.

Entre ces deux instants existent des essais de contact avec l’environnement. C’est quelque chose de tout à fait bizarre : il s’agit d’accorder des créatures qui, en fait, sont au départ complètement seules et à la fin complètement seules. Il faut établir une législation de rapports, apprendre les cris, les gestes, les mimiques, les langages, les lois sociales pour s’adapter à un groupe humain. On ingurgite toutes sortes de choses pour pouvoir communiquer avec d’autres solitudes. Dans les moments bénis de la vie, tout à coup, il arrive qu’on découvre l’Amour avec un grand A, et là, commence la communication, on en parle et on dit : « Voilà, j’ai découvert l’amour » ! Un amour qui se poursuit par une compénétration réciproque pour faire naître quoi ?… une prochaine solitude. Une fois que cette grande conjonction amoureuse, l’éclair mental, la décharge affective et puis la suite sont réalisés, on voit parfois le couple se dissoudre et chacun s’éloigner de son côté. Cela se pratique de plus en plus à notre époque, et chacun retourne à sa solitude particulière. Bien sûr, il peut y avoir un bref moment où papa et maman dialoguent avec leur enfant, mais dès que vient l’âge ingrat… retour à la solitude, si cela ne se solutionne pas par un parricide ou un fratricide quelconque pour bien estampiller l’isolement assez important de chaque créature… Enfin on essaie, dans la zone intermédiaire, de pallier cette espèce de condamnation particulière. On fonde des familles et, si cela ne suffit  pas, on crée des groupes, on vit en communauté, on se côtoie tous les jours, on fait des repas fastueux avec vingt ou trente personnes et on n’est pas seul !

C’est vrai que, dans une partie de soi-même, n ne peut pas dire que l’on soit seul… Mais la nature étant ce qu’elle est, quelque fois on n’est jamais aussi seul qu’au milieu de la foule. Il se produit des phénomènes d’équilibration ; ce que l’on augmente d’un côté se réduit de l’autre…

Il faut examiner tout cela avec tranquillité et lucidité. Il ne faut pas condamner la famille, ni condamner un groupe, ni condamner une société, il faut simplement constater l’arrivée et le départ de la créature, et voir entre les deux les diverses négociations possibles pour sortir de son isolement.

La solitude, un état d’immaturité.

Mais qu’est-ce que la solitude ? Il faut se demander si l’impression de solitude est le résultat d’un progrès de la conscience de l’être ou le résultat d’une condamnation. Si c’est un progrès, il faut que la personne ait passé un certain nombre d’étapes pour envisager une bonne utilisation de ce que l’on appelle la solitude. Si c’est une condamnation, l’être doit se demander alors s’il est seul parce qu’il ne peut pas faire autrement ou s’il y a quelques chose qui le conduit à la solitude.

La deuxième question que va se poser l’être est la suivante : « Est-ce que je suis nul, imbécile » ? S’il se considère comme imbécile, le problème de la solitude se solutionnera d’abord par celui de l’imbécillité. Il se trouve qu’en latin imbecillus veut dit « enfant ». En fait, l’impression d’imbécillité peut être le résultat d’une immaturité de l’être. Dans la mesure où une partie de lui-même est immature, elle n’émerge pas, elle a des difficultés à communiquer et elle reste tapie en dessous, dans une impression impuissante de solitude. Elle n’a pas la force de s’émerger, de s’affirmer face à l’environnement et de déclencher une ambiance qui puisse donner à l’individu l’impression d’être présent dans le monde, d’être important, déterminant, fécondant et rayonnant. Il est certains que tous les êtres sensibles ont une partie fragile qui peut facilement tomber dans le plan de l’imbécillité et, lorsque cette partie fragile est coincée dans un plan inférieur, cet être va se sentir dans une triste impression de solitude.

Solitude pourquoi ? Parce qu’il a perdu sa maman, son papa, sa tétine, son biberon, parce que son hochet est cassé, etc, et c’est le désespoir. Le biberon, c’est la voiture, le hochet, c’est la maison de campagne, enfin chacun a son petit truc, mais de toute façon, cela se prolonge jusqu’à cinquante, soixante-quinze ans, et c’est toujours les mêmes réflexes ; on n’a pas ce qu’on veut et c’est le caprice. En fait, il faut se poser des questions : quelles sont les sources d’insatisfaction du bébé ? Quels sont les caprices qui ne sont pas satisfaits ? Qu’est-ce qui va le conduire à se réfugier, désespéré, au fond de son lit, pleurant à en mouiller les draps ?

Ce qui conduit à avoir une attitude aussi infantile, c’es tune série d’impuissances s’enfilant dans une autre série d’impuissances, mais en réalité, c’est aussi le fait de ne pas utiliser ses qualités, de ne pas les galvaniser au point d’en faire quelque chose de sensationnel. En général, on voudrait être aimé dans la partie de soi-même qu’on ne peut pas aimer. C’est-à-dire qu’on voudrait que l’amour des autres nous nettoie de l’amour qu’on n’a pas pour soi. On refile aux autres ce que l’on ne peut supporter en soi et ensuite on s’étonne qu’on ne soit pas aimé. On se dit : « Comment se fait-il qu’on ne m’aime pas, alors que moi je ne m’aime pas » ? C’est un enchaînement inconscient. C’est logique ! Alors que la première question que l’on devrait se poser est : »Est-ce que je m’aime ou est-ce que je ne m’aime pas » ? Car si on fait cadeau à quelqu’un d’une chose que l’on n’aime pas, on est quand même bigrement malhonnête.

Responsabilité de sa nature.

Il ne faut pas prendre les autres pour des idiots. Demandez-vous s’il y a quelque chose en vous susceptible d’être aimé. Cherchez-le à travers tous les détritus, vous trouverez certainement. Et c’est ce premier point qu’il faut galvaniser. Cela tient à un parfum, à un vêtement, à des petites délicatesses diverses. Examinez la manière dont vous traitez et enregistrez les plans profonds de l’home avec qui vous êtes sans pour cela aller jusqu’à mâcher ses bottes comme le font les femmes esquimaux, pour assouplir le cuir. Et puis, au lieu de vous laisser aller, essayez de réaliser de petits efforts, d’améliorer votre look en le transformant s’il n’est pas du goût de ceux qui vous entourent. Enfin, des détails qui ne sont pas toujours perceptible de prime abord, car on est conditionné depuis sa plus tendre enfance à vivre d’une certaine manière, qui n’est pas forcément intégrable par les autres.

Pourquoi ne s’aime-t-on pas ? Pour diverses raisons : la cellulite, un doigt de pied incarné, une bouche tordue, des boutons sur la figure, une odeur exécrable, une peau comme celle d’un caïman, il y a des détails qui font que l’on se supporte difficilement. En fait, certaines personnes font une mauvaise utilisation des éléments que la nature leur a donnés. Cela commence par un laisser-aller, puis aboutit à un renoncement. On s’installe dans un ronronnement et on est vieux à vingt-cinq ans. Mais en fait, c’est faux, complètement faux.

Il arrive que parfois, enfermé dans sa solitude, on voudrait ouvrir des portes et des fenêtres. On cherche alors quelqu’un de l’autre côté pour tirer sur la porte ou la fenêtre scellée, de manière à voir une autre lumière, une autre couleur. Mais est-ce bien cela ou est-ce simplement un réflexe profond de l’être qui veut respirer, boire et manger, et qui sait que respirer, boire et manger, cela se trouve dehors ? Par voie de conséquence, tout ce qui se trouve dehors est bon à respirer, à boire et à manger. D’ailleurs, si on examine bien tous les phénomènes annexes de l’amour, on s’aperçoit qu’il ya du boire et du manger dans l’histoire, et que cela peut très vite tomber dans le cannibalisme pur et simple.

L’être humain est un organisme qui s’échange avec son milieu. Il respire de l’air, boit de l’eau, mange des aliments…. mais l’homme ne se nourrit pas que de pain. Il se nourrit de toute parole, de toute énergie, de toute vibration sortant des créatures de Dieu et des portes de la création. De sorte que vus devez comprendre qu’en vous échangeant avec le milieu, vous ne faites pas qu’inspirer, vous expirez aussi. Vous assimilez des éléments et vous en rejetez.

Ainsi, lorsque vous avez assimilé l’énergie, quand vous l’avez intégrée et stabilisée dans votre nature, il y a un déchet qu’il faut gérer. Vous avez « mangé » l’énergie, mais si vous renvoyez l’excrétion dans la direction d’où vous avez reçu l’alimentation, vous vous trompez. Il y a des zones qui sont faites pour l’alimentation et il y en a d’autres qui sont faites pour l’excrétion. Vous ne buvez pas de l’eau prise dans le caniveau ; vous la prenez au robinet, et le caniveau c’est autre chose. Si par absence de lucidité, de courage et d’honnêteté, vous ne ovulez pas vous regarder en face, vous polluez tout le reste, vous remettez tout en question, vous excrétez là où il faut assimiler, vous assimilez là où il faut excréter, vous vous mettez la tête à l’envers. Le résultat, c’est que vous devenez immondes et inintégrables à cause de cette impureté qui existe dans votre système. Mais il y a des gens qui confondent, qui mélangent tout, qui se trompent. Ce qui fait qu’un jour leur source d’alimentation est complètement polluée, ils se sont empoisonnés et c’est fini, ils s’inversent. Au lieu de s’alimenter à l’endroit, ils le font à l’envers et ils deviennent de plus en plus l’envers.

D’autre part, lorsque nous nous échangeons les uns avec les autres, comme cela arrive parfois, dans un climat de lucidité, nous devons examiner jusqu’où nous entrons en communication, et jusqu’où nous n’entrons pas du tout, et jamais, en communication avec les autres. Nos nous maintenons toujours soit sous notre carapace de tortue, soit dans notre char d’assaut, soit dans notre poubelle, et nous n’en sortons pas. Demandons-nous s’il est sain de rester ainsi.

Equilibre dans la solitude.

Si l’on examine son passé, son présent, son futur, il s’agit en fait d’un ressourcement à l’intérieur de soi-même. On doit se poser les questions suivantes : a-t-on réussi à trouver un bon équilibre dans sa solitude, dans son feeling de solitude, ou n’a-t-on pas trouvé cet équilibre, et en souffre-t-on alors ? Tout compte fait, si on a trouvé les moyens de s’acclimater à sa solitude, on peut toujours essayer de donner des conseils aux autres. L’équation étant posée, on est débarrassé d’un complexe fondamental. On est né seul, on mourra seul. Entre les deux, on fait des négociations pour se donner des impressions. Tout ce qu’on peut alors se demander, c’est si l’on va réussir sa négociation.

En fait, l’impression désagréable de solitude se trouve dans la zone intermédiaire, là où l’on ne s’éclate pas dans une communication désordonnée, toutes fenêtres et toutes portes ouvertes à l’extérieur, et quand on n’a pas encore réussi à entrer dans ce milieu intérieur où finalement on a tout, tout ce que l’on peut demander, et même mieux. Ce milieu intérieur, il faut, d’une certaine manière, l’avoir extrait du milieu environnant en ayant suffisamment maîtrisé celui-ci pour que tout soi là, à disposition quand on le désire. Le fait d’avoir un environnement satisfaisant à sa solitude demande déjà un travail élaboré, dans la mesure où l’on veut garder un contact avec des impressions extérieures. Mais son ferme toutes les écoutilles pour rester uniquement dans un monde intérieur, à ce moment-là, c’est encore un autre niveau, on est nettement sur le chemin du retour.

En étudiant la question de plus près, il apparaît que certains êtres suffisamment intelligents réussissent à sortir de l’impression de solitude en organisant leur monde intérieur et leur environnement de façon satisfaisante et intéressante. D’autres sortent de la solitude en parvenant à communiquer avec l’environnement extérieur. d4autres, enfin, n’arrivent pas à sortir de l’impression de solitude. Lorsque l’on examine la raison de cet enfermement, on s’aperçoit que la sensibilité intérieure de ces derniers n’arrive pas à communiquer correctement avec l’environnement, et ceci pour deux raisons : soit ils téléchargement (8)ont pris l’habitude de se présenter sous une certaine forme, soit ils sont animés par des pulsions de réalisation qui leur demandent une démarche volontaire et puissante pour créer des choses qui les satisfassent. Or, l’environnement ne les reçoit pas toujours avec le niveau de sensibilité dont ils sont le siège.

A l’intérieur de toute collectivité se créent très vite des habitudes qui font que l’être se trouve, par le phénomène de réactions contre-réactions, enfermé dans un rôle qui ne lui permet pas toujours de faire respirer correctement sa sensibilité. Si quelqu’un a une dimension intérieure très sensible et qu’il doit, toute la journée, donner des ordres et mener des combats très difficiles pour que son environnement ne le choque pas trop, il pourra en arriver à durcir son caractère, et on le considérera alors comme quelqu’un d’extrêmement bourru, désagréable et autoritaire. Mais son attitude ne sera, en fait, que la simple expression d’une sensibilité intérieure très délicate et qui doit se défendre en permanence.

texte issu du livre FEMME REPONSES ESSENTIELLES de Apple Guéry aux Editions Trajectoire

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Un important message de Sananda

Posté par othoharmonie le 23 mai 2014

 

téléchargementMes bien-aimés, nous vivons une période de changement, et passons de l’obscurité à la lumière, de la souffrance à la joie, de l’angoisse à la fête. C’est une période qui apparaîtra dans vos livres d’histoire comme le Commencement, car c’est le début du Nouvel Âge d’Or.

L’épanouissement après les ténèbres
transition nouveau monde
Mon cœur se remplit de joie car j’observe l’épanouissement de l’humanité après une si longue période d’enfermement par les Ténèbres. Vous vous éveillez, et vous étirez vos muscles mentaux et spirituels, vous libérant de tout dogme, des vieilles idées et des sentiments négatifs, et vous étendez vos ailes pour prendre votre envol.
transition nouveau monde
Vous, les humains, êtes connus dans tout le cosmos comme l’espèce qui crée, qui explore, deux descriptions qui vous correspondent bien. Ceux d’entre vous qui sont actuellement incarnés n’ont encore aucune idée de l’ampleur de l’aventure que nous avons entreprise ensemble, qui atteint maintenant sa phase finale. Votre travail préparatoire pour l’Ascension de la planète Terre et de tous ses habitants est un événement historique selon les normes cosmiques, et sera inscrit « dans le livre des records », comme vous vous plaisez à dire.
transition nouveau monde
Tout l’univers observe pour voir comment nous allons dérouler le Grand Projet. Tout a été planifié avec le plus grand soin, pendant des milliers d’années et avec d’innombrables rectifications en cours de route, et cela sous la direction infatigable des Maîtres Ascensionnés qui sont venus nous aider depuis les confins du cosmos.
transition nouveau monde
transition nouveau mondeVos textes fondateurs ne nous nomment pas, nous, les Kumaras de Vénus, qui sommes venus ici pendant la civilisation Lémurienne il y a environ 100.000 ans pour aider au développement de l’espèce humaine. Ils ne parlent pas des nombreuses races de votre galaxie et d’au-delà qui, avec leur ADN, ont contribué à la brillante combinaison actuelle que vous composez, faite de créativité, de passion, d’intelligence et de force physique. Ils ne parlent pas des centaines ou des milliers d’incarnations que vous avez vécues ici et ailleurs au cours de la longue évolution de vos âmes. Les « Sombres » qui ont pris le pouvoir après la chute de l’Atlantide ne voulaient pas que vous connaissiez votre lien étroit avec d’autres. Ils ont préféré vous convaincre que vous étiez seuls et exposés au danger. De cette façon, ils pouvaient vous contrôler par la peur et le sentiment d’isolement.

Après la descente dans la 3e dimension, retour dans la 5e dimension
transition nouveau monde
Nous sommes venus pour vous assister au cours de la longue descente dans la 3ème dimension puis pour revenir à la 5ème dimension qui a été et sera à nouveau notre jardin d’Eden. Nous avons vu il y a fort longtemps que les ténèbres, la tentation et l’attrait du pouvoir et de la domination constitueraient un sérieux défi pour une humanité dotée du libre arbitre, derrière le Voile de l’Oubli. C’est pour cela que, sous la lumineuse guidance de notre bien-aimé Sanat Kumara, nous sommes venus pour proposer notre aide et pour apporter le message de l’amour de Dieu envers l’humanité, pendant que vous, courageuses âmes qui vous êtes incarnées ici, vous débattiez, vie après vie, sans pouvoir accéder au souvenir réconfortant de votre vie entre deux incarnations, quand vous vous sentiez chez vous, dans l’étreinte aimante de votre famille céleste. Nous avons été connus sous le nom de Elohim ou des Élus, (même si nous avions tous été « élus », choisis, en tant que bénévoles), ou aussi les 144.000 âmes qui sont venues ici pour maintenir allumé le flambeau de l’Amour et de la Lumière à travers les âges, pendant que Mère-Terre et ses habitants progressaient vers l’Illumination.
transition nouveau monde
transition nouveau mondeCe furent en effet des âges sombres pour nous tous, parce que la Terre a été l’un des environnements les plus difficiles et les plus exigeants où une âme ambitieuse pouvait venir pour mettre à l’épreuve son courage et apprendre, par le fruit de l’expérience, à vivre dans la conscience complète et la parfaite maîtrise de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes.
transition nouveau monde
Vous avez beau dire : « Mais jamais je n’arriverai à faire ça tout le temps ! », je vous le dis, très chers : si, vous le pouvez. Vous avez dans votre ADN originel, qui a maintenant été activé, ce qu’il vous faut pour vivre en pleine conscience. C’est une question d’entraînement ; vous avez déjà reçu beaucoup d’aide à cet égard, et vous en recevrez encore davantage prochainement sous la forme aimante de vos frères et sœurs des Étoiles. Tout le monde sera secouru, que ce soit individuellement ou collectivement, dans le cadre du plan qui vise à une Ascension globale. Aucune âme ne sera laissée au bord de la route.
transition nouveau monde
Vous voyez, un des points forts d’un Maître Ascensionné – ce que beaucoup d’entre vous êtes – est de parvenir progressivement à nous voir tous comme Un, inséparables. Peu importe quelles transgressions une personne a pu se permettre dans cette vie : pour la plupart, vous êtes venus à un moment ou un autre pour être les catalyseurs du changement, en incitant vos frères humains à s’élever contre l’oppression, à affiner leur goût pour la liberté et à utiliser leur force de caractère pour devenir acteur d’un monde meilleur.

Tout est pardonné
transition nouveau monde
Nous vous le disons maintenant : tout est pardonné, tournez-vous vers la Lumière ! Utilisez maintenant toute votre énergie pour changer complètement de direction, et joignez-vous à nous pour créer un monde de prospérité pour tous, qui dépassera vos rêves les plus fous. Personne ne manquera de rien. Personne ne connaîtra la pauvreté ou la solitude. Personne n’aura envie d’être plus haut, parce que personne ne sera en bas.
transition nouveau monde
transition nouveau mondeA ceux d’entre vous qui vous êtes battus au cours de cette vie pour réaliser vos rêves de réussite et de richesse, ou qui avez essayé de bâtir un monde meilleur et avez l’impression de ne pas y être arrivés, nous disons : surtout ne vous en faites pas de ne pas avoir toujours réussi. Votre participation active, en particulier celle qui vient du cœur, a contribué à nous amener à ce moment d’incomparable succès. La vérité saisissante quant au rôle que vous avez joué à titre individuel dans cet événement a été enregistrée pour la postérité dans la Grande bibliothèque holographique de l’univers.
transition nouveau monde
Vous allez bientôt connaître toute la vérité sur cette magnifique entreprise, dans laquelle chacun d’entre vous a joué un rôle important. Il n’y a aucune exception, aucune âme n’est sans importance. Réveillez-vous, chers frères et sœurs ! Vous êtes aimés ! On a besoin de vous ! Vous êtes Dieu ! Oui, en effet, nous sommes tous les Créations aimées du Grand Un. Comment pourrions-nous ne pas être aimés d’abondance ? Comment un seul d’entre nous pourrait-il être oublié ? C’est impossible.
transition nouveau monde
Les Fonds dits de Prospérité vont bientôt commencer à être versés au profit tous les peuples de la Terre. Vous, votre famille et vos amis serez enfin libres de profiter de notre paradis terrestre. Vous allez rire, chanter, danser, et un jour prochain, vous raconterez aux jeunes enfants l’histoire du Jour où la Terre est Montée au Ciel sans que personne n’ait besoin de passer par la mort pour y parvenir.
transition nouveau monde
Comment vous dire avec de simples mots à quel point cela touche mon cœur de voir tous mes humains bien-aimés recevoir la récompense de ce qu’ils méritent tant ? A Dieu Père / Mère, à ma famille bien-aimée Kumara, à ma chère Lady Nada, à Saint- Germain et Lady Portia, à Ashtar / Athena et à notre famille galactique ( Fédération) de la Lumière, à tous les infatigables « relais sur Terre », et à l’ensemble de la Compagnie des Cieux, j’adresse humblement tous mes remerciements. La flamme de l’Amour que nous avons créé ensemble va briller à travers les âges comme un phare pour les êtres issus de Dieu.

Je suis honoré d’être
Votre serviteur aimant, Sananda.
transition nouveau monde
 Sedona, AZ, USA par Kathryn E. May
traduction : Dominique Mousnier-Lompré
Publié sur : www.lapressegalactique.org

Vous pouvez reproduire librement cet article et le retransmettre, si vous ne le modifiez pas et que vous citiez la source : www.energie-sante.net

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Croire rend la vie plus difficile

Posté par othoharmonie le 29 avril 2014

téléchargement (7)Christian Bobin :

Il perçoit Dieu dans la nature et le rire des enfants. Mais pour cet écrivain mystique hors norme, la foi est peu compatible avec la vie en société.

Psychologies : On dit que vous êtes un écrivain “qui croit”. Mais en quoi croyez-vous ?

Christian Bobin : Je crois en la  » présence  » même. Une présence entière et imprévue. Comme je ne suis pas délirant, je ne parle que de ce que je vois. Cette croyance qui me tient – et non que  » j’ai « , comme on possède un objet ou un livre dans sa bibliothèque – me permet de percevoir des correspondances, des échanges entre un rosier et un visage retourné à la terre, ou entre une phrase écrite dans un livre il y a deux siècles et le sourire surpris d’un passant aujourd’hui… En ce sens, ma foi est de l’ordre de la contemplation : c’est ne pas me remettre d’être sur Terre, c’est être étonné comme un nouveau-né, c’est avoir un appétit immense du  » jamais vu  » de la vie. Cela n’a rien à voir avec le Dieu enfermé dans les consignes automatiques des Eglises.

Ces correspondances apparaissent partout dans votre œuvre. On a l’impression que l’existence de Dieu vous apparaît dans les plus petites choses, à “ras de terre”, comme vous l’avez écrit dans “Le Très-Bas”. Mais est-ce que cela s’arrête parfois ?

Bien sûr ! A certains moments, je suis atteint, comme chacun de nous, par un manque de fraîcheur. Quand ça s’arrête, j’attends, c’est tout ce que je sais faire. J’ai l’espérance que quelque chose va revenir, et quelque chose toujours revient. Quelque chose dont je ne suis pas maître… D’ailleurs, j’accepte d’avoir très peu de maîtrise sur cette vie. Je trouve que la maîtrise d’une personne sur sa propre vie, ce qui est, hélas !, possible, donne à la vie une consistance pierreuse, voire funéraire.

Priez-vous ?

Je ne sais pas vraiment ce que c’est que prier. Ou, si c’est tout simplement  » regarder vraiment « , si c’est ce commerce sans phrases avec ce qui se présente à moi, alors oui, il m’arrive de prier.

Vous vous reconnaissez quand même comme chrétien…

J’aime lire parfois des pages de Lao-Tseu ou certaines pensées bouddhistes. Elles sont souvent très belles,  » pacifiantes  » comme des massifs d’hortensias bleus… Mais la manière vivante du Christ d’aller dans sa vie telle qu’elle nous a été racontée m’apparaît inégalable. Je m’appuie sur sa parole, et ce que je sais de Dieu, c’est ce que cet homme m’en a dit, rien d’autre. Dans les Evangiles, je ne trouve pas une technique, encore moins un modèle ou un dogme. Je trouve une vie lumineuse, qui est comme la vie même : traversée sans cesse d’événements, avec, tout de suite, des réponses à ces événements… Ça dure le temps d’une comète, à peine trente-trois ans, mais on en perçoit la lueur encore aujourd’hui.

Diriez-vous que croire aide à vivre ?

Je pense qu’il n’y a qu’une seule chose qui puisse vraiment aider à vivre, c’est la conscience de la mort. Et la croyance, pour moi, est inséparable de cette connaissance consciente : la certitude que ce jour va passer, que presque tout va passer – car je crois que tout passe, sauf le cœur – change notre perspective. C’est le socle sur lequel on peut, me semble-t-il, s’appuyer pour voir cette vie dans toute son étendue, et la goûter vraiment.

La croyance en Dieu ne rend-elle pas plus fort ?

Pour moi, Dieu a partie liée avec le plus faible de cette vie : la petite enfance, les mourants… Et il se présente dans tout ce qui nous sort de la convention sociale : ruptures, douleurs, joies. Là où  » c’est joli  » d’en parler, je ne crois pas qu’il y ait Dieu. Le Dieu auquel croient – entre autres – les Américains, celui qu’ils ont mis sur le dollar, propose, selon moi, une manière d’être  » cruellement optimiste « . C’est le petit Dieu mauvais du narcissisme, le Dieu magique de la toute puissance imaginaire, celui du nouveau-né qui pense que sa mère est une partie bienfaisante de lui et se met donc à hurler dès que cette partie s’éloigne ou ne répond pas à ses vœux. Je ne crois pas à ce Dieu-là, qui est comme un prolongement monstrueux de la personne. Celui auquel je crois est tout le contraire. Il est de l’ordre de la lézarde, du passage et du manque.

D’ailleurs, vous écrivez beaucoup sur les épreuves, la douleur de perdre ceux que l’on aime, la fragilité des choses…

Dans l’imaginaire courant, c’est un peu comme si ceux qui avaient la foi possédaient un compte en banque ! La confiance et la tranquillité en sortiraient à jets continus. Mais pour moi, la foi, ce n’est pas ça du tout. Elle se paie parfois cher et apparaît sur fond de ténèbres, de doutes ou de compassion. Arthur Rimbaud disait, dans Une saison en enfer :  » Je ne me crois pas embarqué dans une noce avec Jésus-Christ comme beau-père.  » Je suis assez d’accord avec ça. J’ai appris que cette vie n’est pas une noce. Elle est fabuleuse, mais elle est terrible aussi. Les deux aspects sont indissociables. Le Dieu auquel je crois n’est pas fort, mais il est aussi invincible qu’un courant d’air. C’est-à-dire qu’il rentre dans les têtes et dans les vies alors qu’elles se croyaient cloîtrées, comme bétonnées par la convention, par un faux repos, par de fausses certitudes. Donc, pour revenir à votre question précédente, c’est un Dieu qui est plus dérangeant qu’arrangeant, et je dis sans aucun masochisme que croire rend la vie, dans un sens, plus difficile.

Pourtant, on dit souvent que la foi aide à développer des qualités positives.

Justement ! Si vous développez des qualités comme la bonté ou la compassion, votre vie va, au contraire, devenir de plus en plus difficile ! Quelle bonne nouvelle, n’est-ce pas ? [Rires.] Cette difficulté est bien sûr fabuleuse mais, d’une certaine façon, votre vie sera de moins en moins compatible avec l’état social ordinaire qui repose, derrière la courtoisie, sur la lutte et le déchirement.

Vous avez écrit que “la plupart des gens sont tellement adaptés qu’ils en deviennent inexistants”. La foi serait-elle ce qui permet d’être vraiment au monde sans se perdre soi ?

Oui, c’est ça. C’est le contraire d’une adaptation. Quelqu’un qui est adapté à son milieu, c’est quelqu’un qui est en train de disparaître. La convention mange la plupart des vies comme une petite souris à petites dents et, au bout du compte, c’est la vie entière qui peut être mangée comme un gruyère. Ça se passe petit à petit : dans des politesses, dans la croyance qu’il y a des choses qui ne se font pas, dans la croyance qu’il existe des modèles pour vivre ou pour écrire. J’ai parfois été peiné de voir des gens qui avaient une pleine possession de leur talent à l’oral et qui, lorsqu’ils se mettaient à l’écriture, perdaient leur fraîcheur et leur intelligence parce qu’ils étaient en état de révérence par rapport à cette écriture. Ils pensaient qu’il fallait que leurs livres ressemblent aux précédents, à ce qui se fait couramment. Toute leur lueur disparaissait alors.

Aujourd’hui, tout le monde invoque Dieu pour justifier des actes terribles. Qu’en pensez-vous ?

J’ai l’impression que les peuples se lancent Dieu au visage comme des enfants se jettent des cailloux. D’un côté comme de l’autre, leur Dieu est aussi raide, aussi dur et menaçant qu’une pierre. A vrai dire, c’est plutôt leur croyance mortifère en eux-mêmes, c’est leur force qu’ils adorent et qu’ils balancent à la face de l’autre… Peut-être que Dieu s’amuse : au point d’étouffement où l’on en était, il lui fallait peut-être faire arriver des choses nouvelles entre les uns, repus et stupides, et les autres, affamés et remplis de ressentiment.  » Seule la terreur vous rendra intelligent « , dit le prophète Isaïe dans la Bible… Il est également possible que même cela ne suffise plus à nous réveiller. Alors, nos petites affaires reprendront : l’économique comme unique pensée, l’avidité, le narcissisme… Les affaires du monde, en somme.

Christian Bobin

Né en 1951 au Creusot, il n’en a pas bougé depuis. Après avoir exercé différents métiers, dont ceux de professeur de philosophie et d’infirmier psychiatrique, il se consacre, dès 1977, à l’écriture, et se fait remarquer, en 1985, pour Souveraineté du vide. Suivront une trentaine d’ouvrages. S’il a indéniablement rencontré le succès, Christian Bobin se tient éloigné des mondanités éditoriales pour mieux vivre solitude et inspiration, sources essentielles de son travail.

Extraits

“ […] Ce serait un Dieu meurtrier que celui qui élirait quelques-uns pour les mettre dans une protection totale jusqu’à leur mort. Si certains naissaient coiffés, mais coiffés par les anges, comme si le réel allait passer sous leurs yeux comme une toile peinte, sans doutes, sans souffrances, ce serait intolérable. La vie est difficile et éprouvante même pour la plus grande brute… Même pour un milliardaire la vie est déchirée, pleine d’angoisse et d’attente, avec à la fin le mur noirci de salpêtre de la mort, alors pourquoi les seules vies faciles seraient-elles celles de ceux qui cherchent le ciel ? […]

La Lumière du monde, paroles réveillées et recueillies par Lydie Dattas, page 38.

 

“[…] Les mères par instants cessent totalement d’aimer leurs enfants. Impatientes, épuisées ou déçues, elles sortent de l’amour une seconde puis y reviennent à la seconde suivante, comme on franchit d’un pas allègre un abîme qu’on n’a pas vu. Nous sommes la cause d’un tel désamour de Dieu : excédé, il nous a laissés à notre nuit pour une seconde qui semble durer des siècles. Il ne nous reste plus qu’à attendre la seconde suivante où il nous reprendra. […]

Ressusciter, page 129.

images (8) 

”[…] J’ai 6 ans. Je suis en vacances dans un village de la Bresse où mes parents viennent depuis plusieurs années. Mon père aide souvent les paysans pour la moisson. Pendant son absence, un jour, je tourmente ma mère. Quand mon père arrive à vélo devant la maison, elle lui fait part de son irritation. Il me regarde et me dit : je ne suis pas du tout content de toi. Puisque c’est comme ça je m’en vais et je ne reviendrai pas. Il enfourche son vélo et s’éloigne sur la route qui, à l’horizon, ondule sous la chaleur. Je me sens alors plus bas qu’aux enfers : par ma faute, je ne reverrai plus jamais mon père. Après quelques minutes passées dans les flammes, je trouve une solution, la seule qui soit à la hauteur de ma faute et puisse la réparer : m’engouffrer dans l’église proche et prier pour le retour de mon père. Je prends le chemin du salut. Il est encombré par un troupeau d’oies aussi hautes que moi qui me harcèlent et pincent mes jambes sans arrêter ma course. Mon père revient une heure plus tard et je devine très vite que mes prières ne sont pour rien dans ce retour. Quarante ans plus tard, demeure le charme des églises de campagne et du soleil caressant le battoir en fer forgé de leurs lourdes portes en chêne. Demeure aussi la douceur d’avoir un jour prié pour un vivant. […]

Ressusciter, pages 91-92.

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Faire un BON USAGE DE LA PAROLE

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

 

Une évolution spirituelle authentique ne saurait faire l’économie d’un travail de maîtrise des pensées et, par suite, du discours.  Savoir se taire pour éviter des paroles nocives ou, au contraire, oser prendre la parole pour partager des idées constructives et bienfaisantes, voilà qui relève d’un grand Art auquel il convient modestement de s’exercer. 

Marie-Claire Daupale Enseignante de Philosophie

téléchargementCar le mot, c’est le Verbe, et le Verbe, c’est Dieu, affirmait poétiquement Victor Hugo, montrant ainsi que la parole, lorsqu’elle est consciemment formulée et mise au service du Bien, possède des pouvoirs créateurs insoupçonnés.  Seuls les Maîtres possèdent le pouvoir démiurgique (capable de créer) de la parole, car ils sont en permanence reliés à Dieu et donc au Verbe divin.  Quant à nous, qui sommes leurs disciples, nous avons pour devoir de progresser dans notre maniement conscient des mots.  Plus nous serons reliés à la Source divine, plus nos paroles seront limpides, claires et pures, comme une eau cristalline.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

Dans une conversation, beaucoup de registres se mêlent: la prise de contact, la transmission d’informations, le partage d’émotions, l’instauration d’une ambiance…  Nous sommes habitués depuis notre plus tendre enfance à manier une ou plusieurs langues qui sont autant de prismes sur le réel et, par ce biais, à entrer en communication avec autrui.  Certains propos sont anodins, comme échanger sur la situation météorologique, on parle alors «pour ne rien dire», d’autres sont plus engageants, comme effectuer une promesse.  Il est important d’être sensible aux multiples facettes du langage pour en faire le meilleur usage possible.

Parler pour embellir le réel

Au langage verbal s’ajoutent les langages corporel ou gestuel, musical ou symbolique.  Tous ces modes de communication peuvent être consciemment mobilisés pour incarner en paroles et en actes une poésie charmante ou une courtoisie affable.  Il est en effet possible de devenir artiste dans l’échange verbal, c’est-à-dire d’embellir le réel et ses relations avec les autres, grâce à une parole créatrice.  Quelle délicatesse dans les propos de celui qui forge sa vie comme une œuvre à perfectionner chaque jour, qui ne cesse d’enchanter le monde par ses mots ciselés, délicats, choisis!  La grande écriture est peut-être moins celle sur le papier que celle inscrite dans l’étoffe du réel, même si ces deux modes d’expression peuvent se compléter.  En effet, 
les belles pensées appellent des paroles bienfaisantes, de même qu’un noble idéal appelle des actes constructifs.

Poétiser sa vie par la parole ciselée

«Poiésis» en grec, d’où provient le mot poème, signifie produire ou fabriquer.  L’étymologie nous invite donc à penser qu’un discours est produit par l’homme à l’image d’un poème.  Manier le verbe avec finesse résulte d’un alliage réussi entre la volonté consciente de parler avec justesse et une mystérieuse inspiration reçue comme un don de l’Esprit.  «L’alchimie du Verbe», dont parlent les poètes, pourrait se manifester dans nos conversations lorsque nous parvenons à mobiliser nos facultés pour les mettre au service d’un langage universel, celui de l’Amour de bienveillance ou de l’Amour charitable.  Qu’il serait doux et merveilleux de discuter avec des personnes aptes à dialoguer véritablement (c’est-à-dire à manifester par la voix la Sagesse du Logos, du Verbe) et, pour ainsi dire, à parler musicalement, car alors ces paroles seraient harmonieuses, leur tonalité serait juste, leur rythme plaisant, le fond et la forme adéquats!

Plus précieuse qu’un diamant

En attendant de devenir des poètes confirmés du discours, entraînons-nous à faire usage le plus souvent possible d’une parole généreuse, sachant encourager et soutenir les bonnes volontés, couper court aux propos inconvenants, participer à donner voix aux vertus.  Des discours édifiants peuvent être salvateurs et curatifs.  Les âmes aspirent à recevoir des mots bienfaisants, semblables à des parfums délicats.  Une parole de sagesse peut être plus précieuse qu’un diamant lorsqu’elle délivre une âme d’un tourment, d’une épreuve ou d’une difficulté dans laquelle elle est empêtrée.  La grande poésie, véritablement inspirée, fait resplendir une lumière clarificatrice qui touche les âmes sensibles.  Ainsi, les discours des mystiques, constellés de louanges à Dieu et de bénédictions envers toutes les créatures, sont semblables à des poèmes radieux.

Une parole de bienfaits

Dans sa prière matinale, Saint François d’Assise préconise un exercice spirituel relatif à l’usage de la parole: «Seigneur… garde ma langue de toute malveillance, que seules des pensées qui bénissent demeurent en mon esprit».  Remarquons qu’en tout premier lieu, il se relie au Seigneur, ce qui permet une jonction de l’âme à l’Esprit hissant l’être vers le meilleur de lui-même.  Dans un premier temps, il indique un travail cathartique ou purificateur à effectuer avec attention: il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles, qui font gratuitement du tort à autrui ou à soi- même.  Evoquons des exemples significatifs: l’humour, censé être porteur d’une hilarité bénéfique, peut devenir un instrument de persécution ou d’incitation à la haine, ce qui est clairement un mésemploi.  Il convient d’en faire un usage vivifiant et harmonieux, et non pas virulent ou belliqueux.  Un autre travers dans lequel il est facile de tomber pour quiconque n’est pas vigilant, c’est celui de la médisance ou de la calomnie: dire du mal d’autrui et colporter des idées négatives à son sujet est communément répandu.  Parler ainsi est indigne d’une personne responsable qui sait combien ces rumeurs font du mal et s’appuient sur des jugements à l’emporte-pièce, souvent totalement déconnectés du réel.

Dans les jardins de nos âmes

La malveillance peut également se manifester par de l’intransigeance, ainsi qu’en font preuve certains supérieurs hiérarchiques: en s’enfermant dans l’illusion de détenir seuls la vérité, ce qui se manifeste par une dureté excessive, ils condamnent les idées divergentes et imposent autoritairement leur avis.  Ils recourent souvent à une ironie mordante ou cinglante, ce qui rompt toute discussion.  Ces monologues abrupts sont dommageables.  Bien communiquer devrait instaurer une relation de confiance, sincère et constructive.  Saint François d’Assise procède, dans un second temps, à une recommandation pour instaurer du bon: il convient de ne conserver en son esprit que des pensées qui bénissent.  Il y a donc un tri à effectuer pour que «seules» ces pensées généreuses, douces et prévenantes, fleurissent dans les jardins de nos âmes.  Prendre soin de ne cultiver que des idées constructives, vivifiantes, joyeuses, aimables, respectueuses, voilà un défi quotidien qu’il faut essayer de relever pour gagner en mansuétude, compréhension, largesse d’esprit, tolérance.  Bénir est une forme de consécration, c’est une parole sacrée, exprimée ou maintenue secrète, qui est porteuse d’une lumière, d’une limpidité, d’une bonté active.  Cultiver cette capacité à bénir, c’est entrer dans des courants supérieurs qui élèvent les êtres au-dessus des blocages d’un mental destructeur.

Des louanges à Dieu

La bénédiction hisse la conscience vers l’universalité de l’Amour divin, elle permet l’advenue, en soi et autour de soi, d’une énergie fluidificatrice, renouvelante, constructive, apaisante, porteuse d’évolution, de progression.  On peut mentionner l’usage de la bénédiction dans de multiples activités, allant de la consécration d’un lieu ou d’objets, à celle de personnes, d’activités, de collectivités, ou encore de nations ou même de la planète Terre….  Teilhard de Chardin pratiquait une prière pour le monde qui consistait à bénir mystiquement la création divine, ce qui montre que cette pratique peut ouvrir sur des expériences spirituelles qui élargissent la conscience jusqu’aux confins de l’univers.  Saint François d’Assise, quant à lui, chantait des louanges à Dieu à travers des prières qui célèbrent les éléments, la vie, les étoiles, autant de façon de bénir toutes réalités et, ce faisant, de relier christiquement l’Esprit à la Matière, mission admirable qu’accomplissent les Maîtres de l’humanité.  En pratiquant ce recours à l’action de grâce, chaque âme peut contribuer à sa mesure à instaurer un monde meilleur, car la bénédiction consiste à répandre le Bien, en pensées, en paroles et en actions, à apporter des clartés pacificatrices.

Et la parole jaillit du silence

«Seul le silence est grand», constatait le poète romantique Alfred de Vigny, voulant ainsi souligner le fait que les plus belles paroles ne peuvent égaler l’absolue Beauté du Silence divin, Silence empli de toutes les virtualités, Silence riche de tous les discours possibles, Silence habité de la Présence du Très-Haut.  A l’origine, l’Esprit divin surpuissant rayonnait d’une fulgurance silencieuse d’où a jailli le Son premier de la Création.  Dieu s’est alors manifesté comme Logos, Verbe créateur, actualisant des mondes innombrables.  L’homme, créé à l’image de Dieu, en méditant à cette advenue originelle, peut recevoir un écho ou un éclat de ce mystère grandiose qui lui intime de faire un usage nouveau de la parole, puisque celle-ci est originellement destinée à créer, édifier, faire advenir du Bon («Et Il vit que cela était bon», Genèse).  Pour que les paroles des hommes deviennent créatrices, bienfaisantes, cristallines, il importe qu’elles découlent d’un esprit serein, ayant trouvé du calme, du repos «à l’ombre du Tout-Puissant» (Psaume 91).  En effet, un esprit agité, obnubilé par des idées tournant en boucle, prononcera des paroles tapageuses, aussi dures que creuses.  Cela est particulièrement visible pour des états de colère, de tristesse ou de jalousie.

Un retour à l’équilibre

Lorsque qu’un disciple éprouve des émotions négatives, il serait prudent qu’il essaye de s’abstenir de parler pour ne pas regretter ensuite des paroles qui seraient allées au-delà de ce qu’il aurait voulu.  L’adage populaire qui dit qu’«il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler» prend ici tout son sens.  Au lieu d’extérioriser des paroles venimeuses, la sagesse préconise d’attendre, de prier, de se tourner vers le Seigneur.  En se reliant à l’Amour Infini, l’âme se déprend du fini, de ses imperfections et de ses contrastes, ce qui permet un dégagement, une libération, une élévation, un retour à l’équilibre.  Si la prière est intense et sincère, confiante et authentique, elle permet une transformation en profondeur des états d’âme.  Pratiquée avec régularité, elle donne peu à peu accès à des mondes silencieux où tout n’est que paix, lumière, douceur.

Une intériorité régénérante

Socrate affirmait qu’il fallait «prendre soin de son âme», c’est-à-dire être attentif à la qualité de sa vie intérieure.  Dans nos sociétés postmodernes où prévaut un individualisme consumériste associé à un tapage médiatique intempestif, les âmes sont détournées du recueillement nécessaire à l’instauration en elles d’une sérénité enracinée dans la paix christique.  Le rythme trépidant des vies, où les personnes assument des charges croissantes, génèrent du stress, des tensions, de l’anxiété, et une précipitation langagière contre-productive, autant de désagréments qu’il convient de neutraliser par une ascèse spirituelle consistant à prendre régulièrement du temps pour se déconnecter de l’extériorité et se ressourcer dans une intériorité régénérante.  La méditation, la contemplation, la consécration, la prière, le chant religieux, etc., voilà autant d’activités sacrées qui, en hissant l’être vers des splendeurs intérieures, permettent progressivement l’advenue en soi d’idées lumineuses, sources de paroles magnifiées, joyeuses, aimables.


Il s’agit de s’exercer à éviter les propos destructeurs, trop sévères ou trop critiques, inutilement nuisibles.

Une parole apte à guérir

Tourner son regard intérieur vers le Très Haut pourrait se comparer à prendre une bouffée d’air pur et vivifiant de montagne, qui rend l’esprit alerte, souple, vigoureux, ouvert à des dialogues constructifs.  Plus l’être parvient à se connecter aux mondes situés au-delà du voile de l’illusion (les apparences sensibles sont en effet trompeuses) pour effectuer des «promenades immobiles» (Plotin) dans les contrées métaphysiques, plus il devient récepteur d’un silence mystérieux et profond, d’une substance de paix qu’il pourra diffuser au moyen d’un langage conscient, au service du Bien.  Les mots sont alors ourlés d’un relief vivant, leurs sonorités sont riches d’une ambiance radieuse, leurs bienfaits sont manifestes.  Chacun peut emprunter ce chemin ouvert par les plus grands Maîtres de l’Humanité, en étant fidèle à leurs enseignements.  Le Christ, en union totale au Père, possédait une parole magique, apte à guérir, ramener à la vie corporelle ou à la vie spirituelle, chasser les démons et éclairer les nations.  «Je suis la voie, la vie, la vérité», annonçait-il.  En méditant ses paroles, en pratiquant ses recommandations et ses prières, les âmes de bonne volonté peuvent faire fleurir en elles des possibilités épanouissantes et bienfaisantes, dont l’une est de découvrir un nouveau langage, aussi charmant que le chant des oiseaux.

images (1)Parler dans toutes les langues

Le mythe de la Tour de Babel représente l’incompréhension généralisée qui s’installe entre les hommes lorsqu’ils sont guidés par des intentions funestes, en l’occurrence, par l’orgueil d’édifier une tour défiant la puissance divine.  Cette tour matérielle symbolise toutes les fausses grandeurs de ce monde, le pouvoir associé à l’argent, l’autosatisfaction ambitieuse ou égoïste, l’esprit de lucre, la recherche d’une vaine gloire personnelle.  Ces mobiles navrants génèrent des dialogues de sourds, des quiproquos sans fin, personne ne comprend plus personne, les intérêts divergent, les paroles dégénèrent, la polémique règne.  Or, le Christ annonce à ses disciples que l’Esprit Saint donne le pouvoir de parler dans toutes les langues, ce qui équivaut à un correctif symbolique de la démultiplication des langues envisagée comme sanction divine face à la vanité humaine.
Etre polyglotte, dans ce cas-là, c’est posséder le don de la traduction nécessaire pour adapter ses paroles à l’âme rencontrée, afin qu’un dialogue réel, stimulant et fécond, s’instaure dans un climat de confiance, de respect et de foncière bienveillance.  Il devient clair que tout ce qui peut contribuer à mener les âmes vers la sainteté, à savoir la pratique incessante des vertus et d’exercices spirituels élevants, les conduit ipso facto vers le maniement d’un discours audible par tous: de fait, le langage de l’Amour est universel.  Seuls les cœurs totalement endurcis sont hermétiques à la bonté, à l’amabilité, à l’affection, à l’amitié.  Toute participation à l’Amour de charité s’exprime dans un langage sensible aux cœurs.  Voilà pourquoi, l’une des formes les plus émouvantes de la tendresse est celle de l’amour maternel, dont la Vierge Marie est l’incarnation exemplaire.  Son langage silencieux exprime l’insondable Mystère du pur Amour.

extrait du magazine MEDI@ME n° 7 

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Le détachement affectif

Posté par othoharmonie le 31 mars 2014

 

 

images (3)Beaucoup de personnes confondent le détachement et l’indifférence. Si l’état d’amour véritable libère l’homme de l’attachement, cet affranchissement ne doit jamais être pris pour de l’indifférence.

Nous avons une tendance générale à supposer que l’amour détaché comporte quelque chose de glacial, de distant. 

Cette attitude résulte du désir que nous avons de nous sentir appartenir à l’être que nous chérissons. Ceci nous montre à quel point nous nous sommes repliés sur nous mêmes. L’amour véritable est libre, mais cette liberté ne peut être confondue avec la licence. En dépit de ses prétentions, l’être licencieux n’est pas réellement libre. Une soif insatiable de sensations l’emprisonne dans les limites d’un égoïsme qui s’affirme progressivement par elles. 

Nous perdons de vue que si l’amour humain possessif connaît certaines joies, l’amour divin en connaît d’autres. Et si les premières sont évanescentes, les secondes sont infiniment plus durables.

L’abus des premières entraîne la décadence mais la participation aux secondes apporte un enrichissement de tout l’être. Ne perdons cependant pas de vue, que la joie de l’état d’amour véritable n’est jamais un but en elle-même. Elle n’est qu’une conséquence d’un état d’équilibre supérieur. Elle ne peut être en aucun cas recherchée. Toute convoitise secrète d’une expérience de joie supérieure nous conduit à une forme de sensualisme subtil dont la volupté nous empêche de vivre l’expérience véritable. Dans la mesure où nos états de conscience s’affranchissent des limites familières de l’égoïsme, nous tendons vers la perception d’énergies spirituelles d’une puissance exceptionnelle. 

Ce n’est donc que lorsque notre amour sera libéré de ses attaches qu’il se révélera dans la plénitude de sa félicité.

Un tel amour est libéré de toutes distinctions. Il peut être comparé à un soleil illuminant tout ce qui tombe sous ses rayons. Qu’il s’agisse du brin d’herbe, de la fleur, du rocher, de l’oiseau, du chien galeux ou de l’homme, tous reçoivent une égale clarté. Par contraste avec l’éblouissement de lumière de l’Amour véritable, l’amour possessif auquel nous nous accrochons désespérément, fait figure de petite flamme timide et vacillante. Le cœur de l’homme « intégré » accorde le rayonnement de son amour d’une égale façon à ses amis ainsi qu’à ceux qui se disent ses ennemis. Dans une comparaison pleine de poésie, Krishnamurti compare l’attitude d’un tel homme à celle des fleurs accordant la plénitude de leur parfum également à ceux qui les vénèrent comme à ceux qui les écrasent. 

L’amour véritable ne doit plus être une « réaction » personnelle.

Libéré des limitations de l’égoïsme il devient une force de vie créatrice émanant spontanément du plus profond de nous-mêmes et embellissant toutes les choses sur lesquelles tombent ses rayons.

Le détachement affectueux n’est donc pas de l’indifférence. Ce n’est que dans cette suprême liberté que l’amour nous révèle la plénitude de son charme divin. De ce charme divin émane une magie capable de nous transfigurer dans une merveilleuse recréation de nous-mêmes dont les échos lointains semblent atteindre l’ultime profondeur des choses et des êtres de l’Univers entier. 

Il faut avoir l’intelligence et l’audace de briser les liens de l’attachement pour se laisser porter à l’ultime pointe de l’aile du pur amour. Chacun peut avec ce guide étrange, entreprendre un voyage fantastique aux imprévisibles étapes le menant aux profondeurs insondables de l’être dont les rythmes fulgurants forment la substance d’un Eternel Présent. 

L’énergie spirituelle inhérente à l’état d’amour véritable recèle un caractère d’intensité de recréation et de jaillissement en regard duquel l’amour possessif — avec ses limitations, ses attachements, ses habitudes — semble pétrifié.

*

* *

Un autre préjugé profondément ancré dans la plupart des esprits est celui en vertu duquel nous pensons que lorsque l’être qui nous aime, témoigne soudainement une affection à une tierce personne, cette dernière nous « vole » quelque chose. Si nous aimons profondément quelqu’un, nous n’enlevons rien à l’amour que nous lui donnons en aimant une autre ou plusieurs autres personnes. Dans l’amour véritable, ce n’est pas « nous » qui dirigeons le rayonnement de cette capacité d’aimer. On demandait à Krishnamurti s’il n’y avait pas parmi ses amis certaines personnes qu’il affectionnait particulièrement. Il répondait : « Pour moi l’Amour est un état intérieur constant, j’éprouve le même sentiment d’affection pour tous… c’est un amour qui est toujours en moi et que je ne puis m’empêcher de rayonner sur tous ceux qui m’approchent. Ne comprenez-vous pas que ce n’est pas moi qui dirige mon Amour vers une personne, l’intensifiant ici, l’affaiblissant là ? L’Amour en moi existe simplement comme la couleur de ma peau, le son de ma voix, quoi que je fasse… ». 

téléchargement (3)Nous perdons de vue un fait essentiel : l’état d’amour véritable affranchit l’homme « intégré » du processus du choix. Nous ne choisissons plus tel ou tel objet de notre amour en vertu de mobiles d’intérêts ou d’attraction personnels. A partir du moment où nous nous dépassons nous-mêmes, nous aimons l’objet de notre amour plus que nous-mêmes. Ceci confère au détachement affectueux un caractère de richesse et de profondeur très éloigné de l’indifférence.

 Les hommes « intégrés » que certains de nos amis ainsi que nous-mêmes avons pu longuement observer sont des êtres dont l’attitude est toute simplicité. De leur présence se dégage un rayonnement d’amour intense ainsi qu’une puissance de vie intérieure et une sérénité exceptionnelles. Le détachement dans lequel ils se trouvent par rapport aux liens normaux de la vie personnelle ne les rend pas insensibles. De tels êtres sont au contraire doués d’une sensibilité parfaite, mais encore faut-il dire qu’ils sont totalement libres des auto-identifications qu’une telle sensibilité pourrait engendrer chez l’homme ordinaire. 

EXTRAIT de : L’Amour Humain  A L’Amour Divin de Ram LINSSEN -  Editions ETRE LIBRE  1953 - 

 

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éradication de l’arbre de la peur

Posté par othoharmonie le 24 janvier 2014

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Entretien entre l’observateur et l’être

L’observateur :

De mon point de vue, il me semble que la peur est une émotion viscéralement enracinée en moi.

L’être :

Je te propose d’assimiler la peur à un arbre comprenant de multiples racines, certaines récentes, d’autres très anciennes, venant nourrir de nombreuses branches et offrir autant de fruits, plus ou moins mûrs, plus ou moins véreux. Tu peux ainsi percevoir la nature polymorphe de la peur et toutes les faces qu’elle peut prendre.

Même si en tant qu’ego-observateur de la chose observée, tu connais de multiples peurs, une seule peur-racine est en réalité au cœur de l’arbre de la peur et elle est nourrie en permanence par tes pensées et tes désirs (ta nature propre), tes idées et tes conditionnements liées à ton histoire, ton vécu, tes identifications, tes images, tes rôles sociaux et familiaux. Le socle de l’ego-observateur que tu exprimes est la sève même de l’arbre de la peur.

Tu es cette racine-mère !

L’arbre de la peur donne à voir des émotions (branches) effectivement nées de racines ancestrales pré-enregistrées dans la structure corticale du cerveau : peur de mourir, peur d’être noyé, peur du feu, peur de l’éclair, peur de la nuit noire… Ces émotions pré-programmées sont solidement ancrées dans l’homme et déterminent notamment les réflexes immédiats de survie face à un danger imminent. Ces peurs-là sont viscéralement installées en toi en tant que mémoires archaïques prêtes à être activées à la première alerte d’agression externe. D’autres racines liées des situations sensorielles physiques, à l’inconnu ou à l’imaginaire vont développer des nutriments et nourrir ainsi des branches de peurs fondées sur l’illusion, la croyance, la subjectivité.

Ces racines et branches génèrent des fruits que l’on peut assimiler à des réactions nées des peurs et que tu mets systématiquement en place.

Concernant les fruits les plus  » pourris « , on peut facilement les identifier. Il s’agit de: la culpabilité, la dévalorisation narcissique, la colère, l’inhibition, l’opposition, la fuite, le combat, la violence, la guerre, le fanatisme… Le constat est là : toute peur de quelque nature qu’elle soit, qu’elle soit physique ou psychologique, peur d’être violenté, d’être agressé, d’être blessé ou de blesser moralement, peur de la solitude, peur de perdre quelque chose, ses biens, son emploi, son prestige, son image de marque ou quelqu’un, sa femme, ses enfants, ses parents, peur de manquer, de nourriture, de temps, peur d’être abandonné, de ne plus être reconnu, peur de ne plus être aimé, engendre ces fruits-là.

L’observateur : Qu’est-ce donc que la peur en réalité ?

L’être :

La peur est une réaction, un scénario créé de toutes pièces par toi-même en réponse à une situation de stress qui peut risquer de déstabiliser ta sécurité physique et/ou psychologique.

L’arbre de la peur se résume donc à une énergie polymorphe se traduisant par une série d’émotions fortes et intenses générant des réponses corporelles et réactives, une sonnette d’alarme qui se déclenche, suite à une menace semblant imminente, un corpus  » parlé  » de l’intérieur psycho-physiologique pour protéger ta sécurité et veiller sur ton intégrité physique.

L’observateur : Je serais donc moi-même l’arbre de la peur. Ne suis-je donc qu’un être pensé et non un penseur libre ?

L’être :

Nous y arrivons.

Un être pensé ? Non, certainement pas, car l’être est au-delà de la pensée. Une entité pensée ou une existence pensée, oui.

Par  » corpus parlé  » j’entends l’ego, l’observateur tronqué, filtrant toute son existence, passant au crible toute son existence à travers ses conditionnements personnels… En fait, le corpus  » parlé  » est le langage de ta personne, tout ce qui est généré par tes croyances-pensées-images-désirs-émotions, c’est-à-dire en réalité par ce  » tout toi-même « .

Il s’agit là de ton auto-construction névrotique dont le fonctionnement est répétitif, compulsif, quasiment inconscient, du moins dépourvu de conscience non duelle. L’ego est ta propre construction, ce disque pré-formaté qui te parle, Tu es en effet ton propre langage et c’est ce langage parlé qui te manipule, t’oriente dans les choix, t’impose ses peurs, ses croyances, qui te pense, qui te dicte ses volontés, qui te dit ce que tu dois ou ne pas faire, qui ne te consulte pas, qui agit de sa propre autorité. Tu es tel Pinocchio, un pantin de bois, sans vie mais existant, dont les fils sont tenus par les mains de Gepetto, l’ego.

L’arbre de peur n’est donc que ta propre construction, rien de plus, rien de moins. Il a une existence puisque tu lui donnes cette existence mais il n’a pas d’êtreté. Il existe tant que  » toi  » existes, et meurt avec l’émergence de l’être qui est libre et dépouillé de toute dépendance.

Au fil des années, tu as édifié ainsi les murs de ta propre prison. Cependant, la forteresse du moi peut se fissurer. Nous aborderons cette question.

Ton fonctionnement égotique est toujours le même, que tu vives ici en France, en Asie ou en Afrique. Il se réplique à l’infini et à satiété avec les mêmes symptômes. En situation de péril imminent, l’observateur que tu es met en place ipso facto, comme par réflexe  » parlé  » et compulsif inconscient, une observation conditionnée, ce qui génère les trois réponses les mieux appropriées pour  » te tirer à bon compte  » de ce risque majeur pour ton équilibre personnel: fuite, combat ou inhibition. Tu auras à faire le choix entre ces trois possibilités. Choix est un grand mot car en fait, il n’y a pas de choix.  » Tu  » n’as pas vraiment le choix. De toute autorité, sans conscience réelle et sans lucidité  » face à ce qui est, tu réagis et imposes une tactique d’affrontement face à la peur contractée par ta propre chaîne égotique.

Il fait nuit. Tranquillement installé dans le fauteuil du salon, tu lis la revue du 3ème Millénaire, absorbé dans cette lecture passionnante, dans la chaleur d’un feu de cheminée. Tout est réuni pour être dans un état de quiétude et de joie… Tu es seul et soudain, un bruit sourd retentit, pas très loin, à deux pas…. Le cœur battant, les muscles tendus, les mains moites et la respiration haletante, tu ne peux plus bouger. Tes sens sont en alerte : l’oreille tendue, l’œil tournoyant de la pièce à ce couloir d’où semble venir le danger… Puis en l’espace de quelques secondes, tu constates (visuellement) qu’une lampe a été renversée par ton chien pas très loin de toi. Tes muscles se détendent, ta respiration retrouve sa fluidité, ta gorge se dénoue… Te voilà sauvé, soulagé, prêt même le temps d’une seconde à crier inutilement après ce pauvre chien tellement tu as eu peur. Sécurisé, tu reprends ta lecture. Tu redeviens présent à l’instant, à ta lecture, à ton environnement. Tu souris. Tu perçois même les crépitements du feu dans le foyer, alors même qu’il y avait quelques secondes tu ne les entendais plus. Le bon sens a remplacé l’imagination. La réalité objective et sensible a balayé cette peur infondée, basée sur une impression virtuelle d’agression dans laquelle t’avait  » embarqué  »  » ton ego et t’avait éloigné un moment de l’instant, du présent à ce qui est.

Pourtant, pendant un bref instant, la peur a glacé ton sang comme si c’était ta dernière heure, et ce qui est s’était transformé en  » ce qui pourrait être « , ce que  » je crois être « …

Voilà comment tu fuis ce qui est et comment un simple bruit sourd t’a éloigné de la présence.

L’observateur : Comment fonctionne la circulation d’informations-réactions ?

L’être :

La plupart du temps, passé l’instant de la première mise en alerte, tu peux être ou non en mesure d’analyser rapidement la situation. Si le danger est confirmé, tu peux être tenté de fuir, de te cacher ou même de lutter lorsque la confrontation s’avère inévitable. Ce mécanisme de défense est d’autant plus efficace que tu mémorises durablement les évènements vécus et que tu veilleras par la suite à ne pas te retrouver dans une situation similaire. Te faire mordre, par exemple, par un chien enracine la peur profondément dans ta mémoire, vif souvenir qui te tiendra à distance de tout autre chien pendant un certain temps.

Le serpent de Joseph Ledoux (1994) illustre également bien l’action de ce circuit information – traitement – réponse. Tu marches tranquillement dans un bois et tout à coup tu vois ce qui te semble être un serpent. La voie courte va activer une réponse quasi-immédiate de ta peur. Tu vas avoir peur. Soit tu t’échappes en courant, soit tu vas chercher à combattre ce  » serpent  » imaginaire, soit tu restes pétrifié, figé devant  » l’animal dangereux  » virtuel. Par la voie longue, après une courte latence, l’information arrive à ton cortex visuel (lobes occipitaux) puis à ton cortex sémantique (lobes temporaux). Alors que le cortex visuel ne fait que percevoir et traiter l’objet en question en tant que forme dépourvue de  » nature « , le cortex sémantique traite l’objet et lui donne du sens, un sens qui peut être réel (c’est un serpent sans aucun doute) pour toi, ou imaginaire (mais non voyons, ce bâton est un serpent !), en tous cas un sens qui vienne te réconforter.

S’il s’agit bel et bien d’un serpent, ton cortex visuel renforcera l’action amygdalienne et maintiendra les réponses corporelles de fuite, de combat ou d’inhibition. S’il s’agit d’un bâton, l’action amygdalienne est freinée et les réponses corporelles s’estompent, attendu qu’en tant qu’observateur tu as pu te raisonner et faire acte de lucidité.

L’action amygdalienne a essentiellement un rôle de survie : il vaut mieux prendre le bâton pour un serpent et agir en toute sécurité plutôt que de risquer de prendre un serpent pour un bâton. N’est-ce pas ?

L’observateur : Pourquoi ai-je peur ?

L’être :

Pourquoi as-tu peur ? Du géranium au crabe, du poisson à la girafe, tu partages cette énergie d’émotion avec toutes les formes sensibles de la création. La peur, émotion ancestrale qui s’apparente à un réflexe de réaction face à une insécurité d’ordre vital, vient de la nuit des temps, remarquablement bien conservée dans ton cerveau par l’évolution au fil des millénaires. Elle offre aux espèces un moyen d’adaptation à leur environnement, par exemple typiquement en fuyant un prédateur, et joue ainsi un rôle fondamental pour leur survie. Elle prévient du danger, étant alors salutaire dans ce cas. Que ta peur soit panique ou petite frayeur, elle est chez toi tout en nuances et ne s’exprime pas seulement dans des situations dangereuses pour ta survie. Elle accompagne aussi ton quotidien dès que ta sécurité ou ton bien-être sont compromis. C’est bien souvent l’estomac noué que tu affrontes la solitude, la peur de mourir, l’inconnu, l’étranger, les araignées, les bandes de  » voyous  » circulant la nuit, l’obscurité dans une cité, la nuit dans le métro ou dans cette rue déserte, un entretien délicat ou tout simplement encore un discours à tenir en public.

Ta peur est partout et les ramifications et fruits de son arbre sont si multiples et variés.

L’observateur :La peur ne se résumerait donc qu’à une simple circulation entre une stimulation sensorielle et l’amygdale ?

L’être :

Le processus de circulation et d’installation du fonctionnement de la peur dans tes corps physique, émotionnel et mental, est bien plus complexe. On peut parler de véritables chemins de la peur.

     Les physiologistes ont en effet établi que l’énergie de peur prend naissance dans le cerveau au niveau de l’amygdale. Comme tu peux le constater, cette énergie peut envahir ton corps suite à une information sensorielle inattendue, un bruit sourd et inconnu, une couleur inattendue, une odeur bizarre, une ombre furtive ou une agression, un viol ou des coups… En quelques fractions de seconde, le message d’alarme est acheminé dans les profondeurs du cerveau jusqu’au système limbique, dénommé le cerveau des émotions. Là, dans cette petite structure appelée amygdale va naître l’énergie de peur. On a pu scientifiquement constater qu’une lésion de cette région suffit à supprimer la peur chez quelques patients, ce qui tendrait à prouver que cette glande est le pivot central qui gère le processus d’apparition de l’énergie de peur. Vers elle convergent les deux voies cérébrales qui signalent le danger et qui ont été abordées ici. Quant au bruit sourd qui m’a subitement arraché à ma lecture au coin du feu, faut-il réellement m’en inquiéter ? L’ai-je déjà entendu auparavant ? Et dans quel contexte ? Je vais donc plonger dans mes souvenirs. La voie longue, lente et élaborée va répondre au « justement possible » à ces questions. Elle dirige dans un premier temps l’alerte sensorielle vers le cortex qui attribue un sens au bruit, un claquement de porte ou la chute d’un objet par exemple, puis vers l’hippocampe qui fouille dans la mémoire à la recherche d’une situation similaire déjà vécue. Toutes ces informations confluent enfin dans l’amygdale.

      Ces deux voies se déroulent simultanément. Si finalement, la situation ne se révèle pas aussi dangereuse que le craignait mon instinct, le cœur cesse de s’emballer et j’en suis quitte pour une jolie petite frayeur. Si la peur est  » justifiée « , le système limbique, par l’intermédiaire de l’hypotalamus est alors activé. Il en résulte une excitation des glandes surrénales, émission de sécrétions hormonales dont la représentante la plus connue est l’adrénaline… Cette émission hormonale ne vise qu’à mobiliser l’organisme afin qu’il puisse répondre du mieux possible à l’agression rencontrée. Ces réponses s’expriment ainsi: le cœur se met à battre plus vite, la pression sanguine augmente et la respiration s’accélère rapidement. Le taux de glucose dans le sang s’élève, ce qui a pour effet de distribuer au cerveau et aux muscles davantage d’énergie pour faire face à la situation.

     Par conséquent, tes muscles se tendent, prêts à la course, à l’attaque ou à la paralysie, les jambes tremblent, tandis que ton système digestif, bien moins indispensable en pareille circonstance, ralentit. Par ailleurs tes pupilles se dilatent, témoignage de l’accroissement de ta vigilance ou plutôt de ta concentration. Tous ces organes qui s’activent simultanément produisent de la chaleur. Par conséquent et pour limiter toute surchauffe de l’organisme, la transpiration augmente, faisant parcourir l’échine de longs frissons et humidifiant les mains…

     Tous ces chemins de la peur t’appartiennent. Ils incarnent le mécanisme d’apparition de la peur en toi et de toutes tes réponses à celle-ci.

      Tu es donc l’observateur  » parlé « , le créateur de ta propre peur et en même temps le concepteur et la sève de l’arbre de la peur.

L’observateur : C’est donc ma propre nature égotique qui a donné vie à cet arbre de la peur et le nourrit en permanence. Je ne pourrai donc pas y mettre fin puisque  » je suis la peur « .

L’être :

Effectivement, tu es ce que tu bâtis. Ainsi l’observateur ego est-il la chose observée elle-même. Tu es ta propre création mais tu ne peux être ta propre dé-création.

L’éradication de l’arbre de la peur ne peut en effet résulter de ton action car tu es fondamentalement de nature réactive et compulsive. Aussi es-tu noyé dans l’océan tumultueux de tes chaînes de pensées et de désirs compulsifs… Les peurs se succèdent à une allure vertigineuse et se répliquent ainsi par toi-même depuis la nuit des temps. Tu es à la fois le véhicule, le moteur et le carburant mais la vraie conduite n’est pas réalisée par toi, même si tu t’es identifié illusoirement au conducteur… Mais comme tout véhicule, l’usure se fait sentir tôt ou tard et l’abandon de l’autorité et de la toute puissance de l’ego liée à la forme se produit un jour.  » Le conducteur  » (l’observateur) quitte l’identification à cet arbre-là de la peur et celui-ci s’effondre de lui-même, n’étant plus sustenté ni par les racines alors en putréfaction ni par les branches alors dévitalisées…

L’observateur : La peur peut-elle être engendrée par l’imagination ?

L’être :

Ton imagination est l’essence même de l’ego-observateur. Elle est fertile par nature. Aussi étant enfant vois-tu une forme de loup dans l’obscurité de ta chambre alors que ce n’est qu’un simple vêtement posé sur ton lit. Etant adulte, tu as peur d’une explosion atomique alors qu’un avion proche vient de franchir le mur du son. Cet homme à l’air patibulaire que tu vas croiser sous ce porche dans l’obscurité va certainement t’attaquer. Tu changes de trottoir !

L’imagination joue sa partition sur le registre de l’émotion, engendre une crainte, voire une frayeur ou une terreur-panique. Il suffit de crier  » alerte à la bombe  » dans le hall d’une gare ou  » Il y a le feu dans l’immeuble  » pour te voir saisi par la peur. Que s’est-il passé en réalité ?

Ton mental s’est approprié cette information et l’a chargé de sens. Le langage du mental qui te caractérise est essentiellement sémantique. En tant qu’ego-observateur tu ES langage et représentation mentalo-sensori-motrice.

L’observateur : Ne suis-je donc qu’une création mentale ? Une existence illusoire ?

L’être :

Sourires… Espérais-tu être autre chose ? Tu existes vraiment, tout comme ta peur existe mais elle n’est pas ! Exister est une chose, être n’est pas une chose.

Le langage existe mais n’est pas, de par le simple fait de sa nature de concept  » sur  » la vie. Un concept sur la vie n’est pas la vie. Le mot traduit (d’ailleurs bien incomplètement) la chose qu’il cherche à représenter ou à symboliser, mais n’est pas cela. Le symbole est-il l’essence de l’être ou sa représentation ? La peur est un concept, un leurre, une fantaisie créée par l’ego. De même, le langage qu’est l’ego ne peut tout au plus qu’émettre un parfum bien ténu de l’être.

Effectivement, tu es ce que tu penses, ce que tu ressens, ce que tu crois, ce que aimes ou détestes. Tu es ta peur, tu es ta représentation du monde. Tu es cette existence existant sans êtreté, enchaîné aux modèles pré-formatés de la forteresse de l’ego cimentée par les mémoires, l’histoire, les acquis, les images, les mots, les émotions… dont les murs sont si épais qu’aucune lumière ne peut y pénétrer. Une forteresse érigée sur du sable, prête à s’écrouler, alors même qu’à chaque pan de mur qui s’effondre je me hâte de le reconstruire inlassablement. Que d’énergie gâchée !

L’ego est création mentale. Comment pourrait-il en être autrement ? Tu es une construction pensée sans aucun penseur libre acteur de son propre changement.

Ecoute plutôt ce qui se passe lorsque tu es envahi par l’énergie de peur. Tu voyages en avion au-dessus de l’Atlantique. Tu entends à mots couverts les mots suivants:  » Il paraît qu’un attentat à la bombe est possible en cette période de terrorisme international « . Ces mots résonnent comme un écho insoutenable à l’intérieur de toi. Tu te remémores soudain cet accident inexpliqué de la semaine dernière au-dessus d’un aéroport européen. Les chemins de ton imaginaire se sont tracés d’eux-même une voie dans laquelle la frayeur va s’engouffrer. Il n’en faut pas plus pour que la panique te gagne. Ton avion va exploser. Ca ne fait aucun doute. Il faut que j’envoie vite un message à mes proches pour leur dire combien je les aime. Tu sors la photo de ta famille, envoie un SMS à ta femme…

Que s’est-il passé ? Sentant un danger immédiat, ton ego s’est mis sur le champ en mouvement, a puisé avec la rapidité de l’éclair dans tes mémoires et bases de données corticales, les informations nécessaires à la compréhension-interprétation de ce qui est en train de se passer… alors même que rien ne s’est encore passé !

Très rapidement, tu échafaudes un scénario, un plan de fuite, de combat ou d’inhibition, tout cela simplement à partir de quelques mots identifiés comme représentant un risque majeur d’atteinte à ta sécurité physique.

Tu constates alors que tu n’es que réaction.

Montée d’adrénaline, empoisonnement énergétique des glandes endocrines, paralysie et ou sur-activation des réseaux de libre circulation physico-chimique et ethérique de tes corps (physique et autres). Néanmoins, cette réaction va produire une vent de panique, accompagnée des ingrédients habituels (les fruits de l’arbre de la peur) propres à la terreur : réactions de violence, d’agressivité, d’inhibition ou de prostration, voire réaction de contrôle du stress dans le meilleur des cas et de gestion lucide de la situation.

On a déjà vu des personnes conserver leur sang-froid, sortir de leur egocentrisme, mobiliser leur énergie à sauver d’autres personnes… Durant quelques instants, l’observateur s’est effacé de l’avant-scène, son autorité est tombée. L’énergie de peur s’est  » transmutée  » en énergie de courage… Les fruits de cet arbre-là se nomment alors: lucidité, perception immédiate, calme, sagesse, action juste. Bien évidemment, il ne s’agit plus de l’arbre de la peur, ici écroulé un instant, mais bien de l’arbre de l’être non soumis à l’autorité et à la toute-puissance de la peur égotique. Cette dernière est momentanément suspendue et se retrouve reléguée à l’arrière-scène.

Le constat habituel est que, du seul point de vue de la conscience égotique, toute peur s’évanouit avec la connaissance et la mise en lumière des causes qui l’ont engendrées, mais elle ne disparaît pas pour autant de l’arrière-plan. En effet, ce n’était qu’une fausse alerte.  » Ouf ! j’ai eu peur. Je l’ai échappé belle « .

Que se passe-t-il en réalité ?

La sécurité physique et psychologique étant sauvegardée, l’énergie de peur continue à traverser l’observateur mais n’impose pas d’installation dans la conscience. Il n’y a pas de  » saisie  » de la part de cette émotion de peur qui transperce alors l’ego en se mettant quelques temps dans l’ombre de l’avant-scène du plan conscient duel de la pensée. La lumière de la conscience non duelle passe à l’avant-scène et ne permet pas cette  » saisie « . La peur est toujours là, néanmoins, derrière le voile. Elle s’est temporairement retirée de la conscience, mais elle veille, pas très loin, prête à resurgir à la première occasion dès que ma vigilance et ma présence à l’instant s’émoussent.

L’observateur : Puis-je être libre de toute peur ? Puis-je décréer ce que j’ai créé ?

L’être :

La mouche prise dans la toile d’araignée et terrorisée à l’idée d’être dévorée peut-elle s’en libérer ? Avec un peu de chance…

Seule la mort la libérera de sa peur, c’est certain. Sourires.

N’en va-t-il de même avec l’observateur ?

Tant que l’observateur  » observe  » la chose observée à l’extérieur de sa propre création, tant que la vision duelle est le mode de fonctionnement de la conscience, aucune liberté n’est possible.

Il n’y a pas de différence entre l’observateur (l’ego) et la chose observée, comme il n’y a pas de différence entre celui qui crée (l’ego) et la chose créée (la peur). L’un alimente et nourrit l’autre et vice et versa.

Le  » Je  » auquel tu es identifié, ne peut donc mettre fin à la peur. Il ne peut s’en défaire ni en être libre.

 » Je suis le monde  » nous dit Krishnamurti. Je suis donc la peur, tout comme  » je suis  » l’amour, la joie, la haine… Je suis cela même que je génère.

L’observateur : Même si je veux être libre de toute peur, je ne peux donc l’être puisque ma nature est peur ?

L’être :

C’est tout à fait cela.

La liberté, de quelque nature qu’elle soit, n’est pas affaire de volition ni de souhait, de volonté ou de désir personnels car elle ne concerne pas la personne. Le masque reste un masque. Mais qui est donc derrière le masque ? N’est-ce pas cela la vraie question ?

L’ego peut-il répondre ou même seulement envisager cette question ?

La liberté ne surgit qu’avec l’attention à ce qui est et l’ego est tout ce que tu veux être sauf attention et vigilance à ce qui est.

Lorsque la conscience née d’un regard déconditionné pointe vers l’Un, il se produit un transfert de cette conscience en la présence non duelle à ce qui est. La peur peut alors circuler et  » l’ultime-je  » en est totalement libre, car l’énergie de peur ne trouve pas de sphère, de corpus, de coque en lesquels elle peut se poser.

L’observateur : Puis-je entrer en contact avec la peur et l’observer ?

L’être :

Entrer en contact avec la peur, c’est tout d’abord, l’accueillir et non la rejeter comme quelque chose que tu cherches à fuir, quelque chose dont tu dois à tous prix te débarrasser.

Mais  » qui  » va entrer en contact avec la peur ? Est-ce le censeur, le contrôleur, l’analyste ? Si tel est le cas, le regard sera faussé, travesti, erroné et aucun changement radical à 180° ne se produira. La peur sera toujours là. Elle sera comprise intellectuellement, raisonnée, contrôlée mais elle sera toujours là, tel un poison.

Il te faut renoncer à la rejeter ou à la raisonner. Le mental ne peut être évidemment pas le bon partenaire pour entrer en contact avec la peur.

Il ne s’agit pas d’observer la peur car observer c’est séparer l’observateur de la chose observée. Or les deux sont la même entité !

Il s’agit d’être à l’écoute active de la peur. Mais cette écoute active n’est pas le fait du mental ou de l’intellect, ces deux instruments-là étant réactifs et non actifs. Un instrument n’est qu’un instrument. Est-il possible de te rendre sur Vénus ou Mars en TGV ? De même, le mental est un outil limité à son propre champ d’investigation et ce champ-là répond parfaitement aux besoins de l’ego: analyse, satisfaction des désirs, émissions des pensées, des idées, des concepts, stockage des mémoires, etc.…

Mais sommes-nous ici sur le même plan d’investigation ?

L’observateur : Qu’est-ce qu’écouter ? Dois-je faire un effort ?

L’être :

Écouter ne demande aucun effort. Tout effort implique un conflit entre deux voies opposées et écouter est justement la voie non duelle, bien que le terme de  » voie  » ne soit pas ici bien appropriée. Tout effort éloigne de l’être et renforce les chaînes de l’ego.

Écoute la peur ! Elle te confie ses secrets et contient les modalités de sa propre éradication. Seras-tu à l’écoute ou sourd à son discours ? Elle te parle. Elle exprime tel un symptôme extérieur, ce qu’elle est  » en interne « . Entre donc dans la peur sans peur et laisse-toi pénétrer par cette énergie.

N’aie aucune crainte à l’accepter. Tu as plus à craindre de l’analyse de la peur que de l’énergie de la peur brute elle-même.

Pour une fois, regarde (non pas observe ou analyse) comme si c’était la première fois que tu regardais comment la peur se manifeste. Vois les circuits qu’elle emprunte, les émotions qu’elle fait resurgir en toi. Écoute ce qu’elle te dit, la part d’imagination dans laquelle elle cherche à t’emmener, les sueurs froides qu’elle génère dans ton corps, les accélérations cardiaques qu’elle déclenche, les émotions qu’elle suscite, mais surtout ne fais que regarder d’une vision globale, uniciste, sans te laisser récupérer par l’énergie duelle du mental analytique, sans t’attarder sur tel ou tel aspect, telle ou telle facette de la peur. Ta vision doit être holistique, sans quoi le mental récupère ta conscience et une partition dualiste se rejoue encore.

Regarde le déploiement de l’arbre tout entier de la peur. Savoure les fruits, jouis de ses parfums, de ses senteurs, de ses émanations… Regarde avec joie tous ses chemins, directs et dérivés, toutes les traverses qu’elle emprunte, tous les obstacles qu’elle prend plaisir à dresser devant ta conscience.

Ton regard sur la peur doit être total et embrasser d’un seul regard toutes ses créations, toutes ses racines.

A un certain instant, ce n’est plus la peur que tu regardes. Tu ne regardes plus rien. Tu deviens regard. Ton regard  » doit être  » désintéressé de tout résultat. Tu n’es que regard. Tu n’es que présence à ce qui est et ce qui est est là. Il n’y a rien d’autre à  » faire  » car être n’est pas faire, attendre ou vouloir. Aucun changement n’est envisagé. Le regard est lui-même son propre changement. Écouter est un art. Écoutes-tu ? La liberté est écoute à ce qui est.

Dans l’écoute, la peur traverse l’être mais ne s’installe pas car il n’y a pas de lieu d’installation. Il n’y a personne pour se l’approprier. A cet instant-là, la peur n’est qu’énergie au même titre que toute autre énergie. Tu n’es que regard sans personne pour regarder. Quand la peur te traverse sans t’habiter et que le regard est présent, tu es joie.

L’observateur : Une dernière question. Il y a quelques temps, un de mes amis s’est retrouvé accidentellement devant un alligator. Il s’est enfui à toutes jambes. Était-ce de la peur ?

L’être :

Rires. C’était de l’intelligence !

Écrit par Serge Pastor 

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