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Comprendre les aspects de notre forme de vie

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2015

 

177 CORPS PHYSIQUE : Le corps physique solide est l’aspect inférieur de notre forme de vie. En ses divisions, nous percevons un reflet des niveaux intérieurs de la conscience. Dans certains textes, il est appelé « Temple du corps », et nous pouvons effectivement constater qu’à l’instar d’un temple, il possède trois divisions. Premièrement, la cavité abdominale, la cour extérieure du temple, qui contient les organes d’assimilation et de procréation et reflète les fonctions du monde le plus élémentaire. Au dessus, réside la grande frontière du diaphragme, voile symbolique entre les niveaux inférieurs et supérieures de la conscience ; La cavité pulmonaire représente la cour intérieure du temple, contenant le coeur et les poumons dont la fonction consiste à faire circuler la force de vie. Alors que la cavité abdominale symbolise le corps, la cavité pulmonaire désigne l’âme. Sur le pont étroit du cou, réside la tête, ou le saint des saints, la demeure de l’esprit. Ici nous trouvons les organes de la perception spirituelle, les glandes pinéale et pituitaire ; ainsi sommes-nous, comme l’affirme certains, le temple du Dieu vivant. Chaque organe et chaque fonction constituent un symbole ou une métaphore de vérités spirituelles profondes et complexes. L’oracle de Delphes n’annonçait-il pas : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras Dieu et l’Univers ».

CORPS ETHERIQUE : Entre le corps et l’esprit réside l’âme, et entre le corps physique et son monde et les plus subtils corps mentale t émotionnel et leurs mondes, réside le corps éthérique. Symbole de l’âme et corps de lumière, il est, come l’âme, un corps médian et vitalisant. La Bible l’appelle « le Rameau d’Or » et dans un mouvement continu, il irradie véritablement un flux de lumière dorée dans les ténèbres du royaume physique. Le corps éthérique est la charpente sur laquelle se construit le corps physique ; il transmet les énergies au corps physique qu’il vitalise avec le Prâna. Il y a sept chakras majeurs au sien du corps éthérique ; par le truchement de ceux-ci, le jeu des différentes énergies construit et soutient les glandes endocrines et le système nerveux, et active, galvanise nos systèmes organiques. La rate constitue un autre chakra d’importance majeure dans le corps éthérique. Par l’intermédiaire de ce centre, le corps éthérique reçoit et distribue le Prâna, et cela, en retour, énergétise le corps physique. Les cinq sens oeuvrent par le biais du corps éthérique, ce qui permet à l’individu de fonctionner dans le temps et dans l’espace au niveau physique. Le corps éthérique est en réalité le champ au sien duquel se rencontrent les mondes physique et spirituel. Il donne naissance à ce que l’on appelle communément l’aura de santé, cette bande d’énergie plutôt étroite qui étreint la forme physique.

VIDEO CONFERENCE DE TECKAEL

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CORPS EMOTIONNEL : Le corps émotionnel, comme l’implique un tel terme est cette forme subtile en laquelle prend place le jeu des énergies émotionnelles. Les alchimistes l’appelaient « corps astral » en raison de son aspect étincelant à l’oeil intérieur. Dans ce corps, nous faisons l’expérience des contradictions – bonheur et dépression, calme et colère. Il s’agit de notre ciel – ou enfer – personnel au sien duquel nous menons la bataille, tiraillés entre ce monde et le monde spirituel. Les peurs et les désirs égoïstes, les colères et les irritations excessives mettent le corps astral dans une activité fiévreuse, avec des effets importants sur le corps éthérique, qui produisent une fatigue, voire des lésions organiques dans la forme physique. Le symbole du corps astral est l’eau, et lorsque nous nous montrons capables de clamer le corps astral comme un lac par un jour sans vent, sa surface reflète alors une profonde vérité intérieure et le sens de la paix. Nous disons ici de deux métaphores intéressantes : l’eau pour le corps astral et l’air pour le corps mental. Le corps astral et mental s’influencent réciproquement comme l’eau et le vent, l’un se nourrissant de l’autre. L’histoire biblique de Jésus marchant sur l’eau et réprimandant l’orage n’est rien moins qu’une démonstration de son contrôle sur les aspects mental et astral de sa nature. La Bible regorge de telles métaphores qui malheureusement ont été interprétées trop littéralement. Il est réconfortant, néanmoins d’être assurés que nous pouvons faire de telles choses, et de plus grandes encore. Aujourd’hui, la majorité des humains est centrée sur le corps astral et soumise à toutes les secousses émotionnelles qui en résultent. Les disciplines de la prière et de la méditation visent à vaincre les forces du plan astral et à soustraire le chercheur aux orages qui balaient cette zone de la conscience.

L’aura astrale tend à être de forme ovoïde et se tient à une distance de trente à cinquante centimètre du corps physique. Elle se présente aux yeux du clairvoyant comme un champ multicolore. Si la personne concernée es sujette à un conflit émotionnel, ces couleurs auront un aspect discordant, chaotique, et même trouble. Le corps astral duquel émane cette aura est souvent désigné sous le nom de « double astral ». C’est ici que les expériences de sortie hors du corps se manifestent. Dans les moments de grande tension physique, ou sous anesthésie, et même dans les états de rêve ou au moment de la mort, il arrive qu’une personne apparaisse sous sa forme physique et se tienne devant un ami ou un parent, signifiant ainsi son besoin d’aide, voire sa mort proche. Bien des gens ont fait l’expérience du dédoublement et se sont retrouvés brusquement en train de voir leur propre corps du dessus. Lors de graves interventions médicales, certains patients peuvent répéter mot pour mot ce que disent les médecins et les infirmières et décrire leurs actions en détail. Le retour au corps, souvent brusque, s’accompagne d’un état inconscient.

CORPS MENTAL : Les théosophes divisent l’esprit ou le corps mental en plusieurs niveaux. Premièrement, l’esprit inférieur concret, c’est à dire le principe raisonnant qui applique la logique et le sens commun. C’est le dépositaire du savoir acquis et de la capacité à discriminer. S’il devient trop actif, il met le corps astral dans un état d’agitation. De trop nombreuses pensées négatives dans l’esprit inférieur peuvent polluer le corps astral. Il obéit à des tendances contradictoires, et dans certains textes anciens, il est appelé « l’esclave du réel » ; autrement dit, il traite en grand seigneur les corps éthérique et émotionnel, à tel point que la part de lumière provenant de l’esprit intuitif qui peut y pénétrer se révèle bien faible, sinon inexistantes. Un autre aspect du corps mental et l’esprit abstrait supérieur, le convoyeur des vérités spirituelles et le reflet de l’amour divin. Ici, reposent les facultés intuitives et la capacité de raison pure. L’aura mentale est perçue comme une forme  ovoïde. Aux yeux d’un clairvoyant, l’aura mentale apparaît comme un nuage de particules à grande vitesse. Les processus de la pensée mettent ce champ en activité, et se manifestent sous la forme de modèles appelés formes pensées. Celles-ci circulent au sien de l’ovoïde et s’expriment en une variété de couleurs. Les pensées négatives, la haine, les préjugés, l’égoïsme et l’envie créent des formes qui par leur nature même tendent à s’accumuler  dans la partie inférieure de l’aura et se déploient en couleur ternes et grossières. Au contraire, les pensées élevées se déplacent vers la partie supérieure de l’aura et sont perçues comme des couleurs claires et brillantes, vivantes et rayonnantes. D’une manière assez curieuse et même sans don de clairvoyance, il est possible d’enregistrer ces couleurs et ces modèles dans un sens général. C’est ce que nous faisons inconsciemment la plupart du temps ; A partir de ces signaux, nous nous formons une impression sur les autres gens, et même sur les lieux. Lorsque vous jugez rapidement quelqu’un comme étant « ennuyeux comme un jour de pluie », vous le faites à partir des couleurs de son aura mentale, laquelle s’accord parfaitement à cette description. Les gens ternes et stupides ont des aura ternes et stupides, avec des couleurs troubles et des formes pensés indistinctes circulant autour d’eux. Dans l’aura mentale, le bleu correspond à une haute spiritualité, aux sentiments religieux et à la dévotion envers des idéaux élevés. Le jaune et l’orange clairs désignent les plus hautes formes de l’intellect. Lorsque ces couleurs sont ternes ou mêlées de nuances plus sombres, cela indique que la clarté de pensée et de décision s’est perdue. Clarifier notre processus mental est l’un des premiers pas sur le sentier de la délivrance des activités de notre esprit inférieur. Nous vivons dans l’âge de la domination du cerveau gauche, où les processus rationnels, la logique et l’intellect sont devenus de dieux. Ceux-ci tendent à écraser les fonctions intuitives, holistiques et transcendantes du cerveau droit.

En conclusion : Pour toutes ces fonctions, il se révèle donc indispensable de localiser les chakras, de la base de la colonne vertébrale jusqu’au front. Lorsqu’ils sont bien équilibrés, vous obtenez un type d’individu rayonnant d’énergie. Vivacité féminine ou charisme masculin. Une inactivité, au contraire, engendrera un état dans lequel l’individu réprimera les énergies de sa personnalité, inclinera à l’introversion et échouera à s’exprimer pleinement.

par Francesca du blog http://othoharmonie.unblog.fr/

Et POUR REJOINDRE LA VIE DEVANT SOI ….. http://devantsoi.forumgratuit.org/

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Le Rôle de la Culture Contemporaine en Magie

Posté par othoharmonie le 18 février 2015

 

feeenDepuis que j’ai commencé à pratiquer la magie dans le début des années 90, j’ai toujours été fasciné par l’idée d’appliquer la culture contemporaine aux pratiques magiques. Cette fascination s’est traduite par des livres tel que “Pop Culture Magick”, mais quand je pense à la culture contemporaine, je ne pense pas seulement aux BD, émissions de télévision, et tous les autres organes de la culture pop. 

Certes, ce sont des artefacts de la culture contemporaine, mais ils ne sont qu’un point de vue de la culture contemporaine, bien qu’un point de vu riche. Je vois la culture contemporaine dans des domaines d’étude auxquels nous avons tous accès. Je la vois dans les livres de prestidigitation et de neurosciences, de sciences de la communication et d’alphabétisation, de conseils financiers et de stratégies d’affaires, pour ne nommer que quelques domaines d’études. Tous ces différents domaines, toutes ces disciplines, offrent également une perspective de la culture contemporaine qui peut être appliquée à votre travail spirituel, si vous trouvez cela pertinent. Dans le paganisme, beaucoup de traditions spirituelles sont axées sur la récupération d’une tradition spirituelle du passé. Vous voyez cela dans les traditions de reconstitution, dans la Wicca, et dans la plupart des autres traditions spirituelles. Il n’y a rien de mal à regarder vers le passé pour trouver votre spiritualité ou découvrir votre connexion avec la Divinité, mais parfois je pense que se focaliser sur cette voie est aussi un rejet de la culture contemporaine, comme pour dire : “il n’y a rien de spirituel ici, rien qui puisse informer mon travail magique.” On pourrait rétorquer qu’un tel rejet est vraiment un rejet de la culture dominante avec ses croyances religieuses traditionnelles, mais je pense que ce rejet peut aller plus loin et, finalement, être un rejet de toute perspective que nous pourrions découvrir dans les différents attributs de la culture contemporaine. 

Ce que la culture contemporaine a à offrir peut être bénéfique pour les différentes pratiques magiques dans lesquelles une personne pourrait s’impliquer. La culture contemporaine offre une multitude de points de vue sur l’univers dans lequel nous vivons, et le magicien dans le cadre de son travail magique peut les employer. La culture contemporaine propose également un aperçu de ce que pourrait être le monde, pour le meilleur ou pour le pire. Nous ne devons pas tourner le dos à ce qui nous a été donné, mais plutôt voir comment nous pouvons l’intégrer à notre travail spirituel. L’intégration de la culture contemporaine dans mon propre travail spirituel consiste à reconnaître que les principes fondamentaux de la magie restent les mêmes quel que soit le paradigme que vous appliquez sur eux. Ainsi, quand je regarde les neurosciences comme une discipline, je considère que je peux prendre l’information et l’appliquer à des principes magiques afin d’incorporer cela dans mon travail spirituel. De ce fait, je travaille avec les neurotransmetteurs, les bactéries de l’estomac, et une variété d’autres formes de vie microbienne comme des entités spirituelles qui peuvent être contactées afin d’établir une meilleure relation avec mon corps. Ce n’est pas si différent de travailler avec les esprits élémentaires, les anges, les démons, ou d’autres types d’entités spirituelles. 

La principale différence est que je travaille avec mon corps et les différentes entités qui l’habitent. Je ne peux le faire qu’en raison des progrès de la culture contemporaine, qui a fourni un moyen d’apprentissage sur le corps, au-delà de ce qui est visuellement apparent. De même, mon travail avec l’espace et le temps comme éléments de magie pourrait s’appuyer sur certains éléments de cultures classiques et leurs relations avec l’espace et le temps, mais il a été amélioré par la façon dont l’espace et le temps sont pertinents à la culture contemporaine. Je reste sur la discipline évidente de la physique car il y a beaucoup de choses sur l’espace-temps, mais il y aurait aussi beaucoup à apprendre des études anthropologiques et culturelles, et des disciplines telles que le design urbain et d’intérieur. Le choix d’explorer ce que ces diverses disciplines avaient à offrir de l’espace-temps s’est avéré utile dans la compréhension et l’intégration de ces concepts dans le travail magique. 

Un autre exemple. Je suis en train d’écrire un livre sur la magie de la richesse. Une grande partie des recherches pour ce livre consistait à lire d’autres livres sur la magie de la richesse, mais autant de recherches ont été consacrées à la lecture de livres sur les finances personnelles, la recherche d’emploi, et la gestion d’entreprise, parce que ces diverses disciplines informent également sur ce qu’est la richesse et la façon dont elle se manifeste. 

Le livre et ses techniques ne seraient pas efficaces si je ne les avais pas replacé dans le contexte de la culture contemporaine et de ce qu’elle a à offrir à ce sujet. Cette information est indispensable pour une  magie de la richesse efficace, à mon avis, car il fournit au magicien de multiples vecteurs pour apporter la richesse dans sa vie. Lorsque vous allez faire un acte de magie, piocher dans toutes les ressources disponibles à votre disposition est sage, car cela vous permet de créer un chemin de moindre résistance pour que la magie fonctionne. Je pourrais donner d’autres exemples pour illustrer davantage, mais je pense que mon argument est clair. S’il est bon de valoriser ce qui est venu avant et d’en tirer des leçons afin de comprendre comment cela affecte vos pratiques spirituelles, il est tout aussi important de comprendre et d’explorer la culture contemporaine et ce qu’elle peut nous offrir. Nous vivons dans cette culture, et la rejeter parce que ce n’est pas “traditionnel” ou “classique” est vraiment une présomption de la part de gens qui idéalisent une culture, des traditions et disciplines passées sans tenir compte de ce qu’était la vie dans le passé. Nous l’avons dans cette culture contemporaine où nous vivons, et nous aussi avons accès à beaucoup plus d’informations sur le monde et l’univers. Le choix d’appliquer cela à notre travail spirituel est la reconnaissance que ce à quoi nous avons accès a une valeur et peut améliorer notre travail spirituel. 

images (1)Si nous ignorons cette valeur, parce que ce n’est pas vieux ou ne vient pas d’une tradition ou d’un grimoire, alors nous fermons vraiment la porte sur le contexte de nos vies. Cela semble un peu hypocrite quand nous continuons à compter sur tous les conforts modernes que notre culture contemporaine nous apporte. Alors regardez autour de vous, ce à quoi vous avez accès, et ensuite prenez-le et faites-en une part de votre vie et de votre travail spirituel. Sa valeur se trouve dans vos propres applications et dans la façon dont vous vous l’appropriez.

 

Technologie contemporaine comme outil rituel

Une des techniques que j’aime expérimenter avec la magie consiste à intégrer la technologie contemporaine dans la pratique magique, y compris la technologie dans les outils rituels. Cela peut être quelque chose d’aussi simple qu’utiliser votre brosse à dents et dentifrice comme outils pour un rituel de bannissement (non seulement elle lutte contre les caries, mais elle nettoie également les plaques psychiques !) ou en utilisant un personnage de jeu vidéo pour charger et projeter un sceau. Cela pourrait être aussi complexe que l’utilisation des interférences sur votre écran de télévision pour de la divination ou votre téléphone portable comme outil d’évocation pour travailler avec des entités spécifiques (pensez à Jozef Karika pour celui-ci). 

Pour beaucoup de magiciens ces idées peuvent sembler étranges ou blasphématoires, mais c’est seulement en raison d’un manque d’imagination de leur part. N’importe quel type de technologie  pourrait être un outil rituel. Le langage de programmation que vous utilisez pour créer un programme peut aussi être utilisé pour injecter un travail magique dans ce même programme ou dans avec quoi le programme est censé interagir. Un pinceau peut devenir une baguette quand il est utilisé pour peindre le sceau d’une entité, en la convoquant dans une évocation que la peinture elle-même active par le choix du magicien. C’est la façon dont on va utiliser une technologie qui définit si elle devient un outil rituel. Il n’y a rien d’inhérent à l’intérieur de n’importe quel outil qui rend magique. Ce qui rend quelque chose magique, c’est l’intention du magicien, et plus précisément la façon dont il utilise un outil donné pour diriger son intention dans le monde autour de lui. L’outil est l’expression physique d’un concept que le magicien exprime à travers le travail magique qu’il réalise. Si ce concept est mieux exprimé par la technologie moderne, alors utilisez la technologie moderne dans vos travaux. Si nous supposons que la technologie moderne ne peut pas être utilisée parce qu’elle est moderne, ce que nous faisons réellement est limiter la capacité d’évolution de la magie, ainsi que son adaptation aux situations contemporaines de notre espace-temps. 

Cela ne veut pas dire que nous devrions abandonner les outils traditionnels comme l’athamé ou autre, mais pourquoi ne pas aussi regarder comment vous pouvez utiliser votre brosse à dents dans un travail magique ? Comme je le disais plus haut, il n’y a rien d’intrinsèquement magique dans n’importe lequel de nos outils. Ce qui fait la magie est le magicien et sa capacité à transformer les possibilités en réalités. 

Retrouvez les articles de Taylor Ellwood

en anglais sur son site http://www.magicalexperiments.com

 

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Créer son système magique

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2014

 

Les symboles du passé et du présent…

SI comme moi vous désirez développer votre propre système magique, il convient de vous pencher sur votre passé et notamment votre enfance. Pourquoi ? Parce que le meilleur support

pour votre système magique personnalisé,  c’est votre vie, les symboles qui l’ont marquée et qui vous font vibrer. Ce sont les clés de votre monde, de votre Être, de votre magie.

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Quand je pense à créer mon système magique, je vise à construire quelque chose qui me correspond à 100%. C’est finalement, pour moi, la vraie différence avec un système dit «traditionnel» où l’on s’adapte à un existant. On cherche des  choses en nous qui rentrent en résonance avec les concepts, puis on les «calque» dessus. On fait les liens mentaux et spirituels nécessaires, un peu comme l’on traduit un langage étranger en notre langue maternelle. La langue de l’Être. 

Créer son système magique implique, majoritairement, que l’on part de soi, on fonde de zéro sur des bases symboliques qui nous sont propres. Et à moins que vous ne soyez né(e) dans une famille possédant une bibliothèque remplie d’ouvrages ésotériques, vous avez plutôt grandi avec des symboles plutôt exotériques. Concrètement : des films, des livres, des jeux vidéo, des faits marquants de votre vie, vos rêves, vos cauchemars, etc. Je suis convaincu que tout ce qui fera de nous des praticiens efficaces est en nous et à chaque instant de notre vie, depuis ses débuts. C’est la culture de l’Être, vous avez en vous les graines qui ne demandent qu’à germer, si vous décidez de les faire passer de l’ombre à la lumière… 

Mais ce ne sont que des films / jeux / livres…

Ils sont bourrés de symboles qui vous ont ému, marqué. Ce qui est lié à l’émotionnel, est très probablement lié au plan Astral, par exemple. Plus encore, ce sont ces évènements, ces choses qui vous ont aidé à devenir ce que nous sommes aujourd’hui. N’est-ce pas la meilleure preuve qu’ils ont un fort potentiel ? Combien d’entre nous (de ma génération, 90) ont été influencés, par exemple, par les films de Tim Burton, les Disneys, ou encore des jeux comme les Final Fantasy, Zelda, et autres ? Et plus anciens, mais non moins inévitables, les contes et légendes (Grimm par exemple) ? 

Les artistes qui sont à l’origine de ces oeuvres sont influencés, consciemment ou inconsciemment, par des symboles de leur esprit. Pour moi, la création artistique est une manifestation des énergies extérieures ou intérieures. Je ne crois pas une seule seconde que toute oeuvre artistique soit le résultat d’un vide énergétique. Derrière ces symboles, il y a de l’énergie, des mondes/sphères énergétiques, voire des entités, qui cherchent à s’exprimer, à  exister. Personnellement, je ne doute nullement de leur influence, de leur existence et de leur « utilisabilité ». 

Il faut ajouter à cela les effets du phénomène égrégorique (voir la vidéo de Vincent Lauvergne qui explique ce qu’est un égrégore et son atelier sur comment en concevoir un). En effet, je pense  par exemple au monde de Tim Burton, des millions de personnes l’utilisent, le reconnaissent aisément. Le monde de Tim Burton continue d’inspirer des milliers d’artistes qui contribuent à augmenter le potentiel énergétique de ce « monde énergétique », tout comme les fans. Et aujourd’hui, les symboles qui découlent de ce qui n’était qu’une simple vue d’artiste, peuvent être bel et bien utilisés en magie, peu importe que certains trouveront cela peu sérieux voire ridicule. Je vous invite à essayer, faîtes-vous votre propre opinion, je suis certain que vous serez très surpris des résultats…

 Le monde est composé d’énergie. Le monde est infini, c’est un agglomérat de mondes et de sphères d’énergies dont nous sommes plus ou moins les architectes.

 Leur utilisation dans votre système 

Dans ma vision de la création d’un système magique, nous pouvons utiliser plusieurs choses pour structurer notre magie. Des archétypes / valeurs : j’ai eu l’occasion de travailler avec des archétypes magiques (gloire, force, justice, peur, mort, etc.) et j’ai eu des résultats étonnants avec. C’est Le livre des pouvoirs, de De Thanateros, Frater Luminis Negri qui m’a donné de bonnes méthodes pour les utiliser en magie. De par leur « neutralité culturelle » et leur universalité, les archétypes peuvent être conjugués avec tous les systèmes magiques, dont le vôtre. Ils peuvent être personnifiés de la manière dont vous le désirez, ce sont des alliés précieux et efficaces. Par exemple : quel personnage symbolise le plus la force pour vous ? 

Les sphères/mondes énergétiques : prenez un monde énergétique (l’univers d’un film par exemple, ou d’un artiste) et essayez de le décrire. Que vous évoquent-ils ? Quels aspects positifs pouvez-vous en tirer ? Quels sont leurs éventuels aspects négatifs dont vous devrez vous méfier (ou utiliser à des fins plus borderline…) ? 

La musique : à chaque instant de notre vie, des musiques nous accompagnent. Il nous arrive souvent, d’ailleurs, d’associer la découverte d’une musique à un moment de notre existence, à une épreuve. Plus encore, certaines musiques manifestent chez nous d’incroyables ressentis.

Ce sont d’excellents outils, pour se connecter à nos souvenirs et à des énergies avec lesquels nous avons un lien particulier. Les odeurs : combien de fois vous êtes vous dit que ce parfum vous rappelle un moment de votre vie ? Faites une petite liste des senteurs qui vous évoquent des souvenirs ou des sensations claires. Utilisées pendant un rituel, elles pourront stimuler vos visualisations et renforcer vos actions, de la même manière qu’un encens spécifique, relié au travail que vous effectuez. Des objets : nous avons tous des objets insolites qui ont marqué notre enfance et qui peuvent servir de connexion avec des ressentis ou des souvenirs de votre passé, qui pourront vous aider dans votre pratique. Est-ce qu’il y a également des objets qui sont pour vous la manifestation concrète d’un symbole ou d’un archétype ? (exemple : une épée pour la notion de force, une balance pour la justice). N’hésitez pas à les recenser pour les utiliser dans vos rituels. En association avec les classiques athamés, coupes, baguettes, cela renforcera les possibilités et les effets…

Comment les découvrir ? 

Comme dans tout chemin spirituel, l’introspection est la clé de son développement. «Connais-toi toi-même» est un très bon credo. D’autant plus si l’on souhaite développer son système basé sur nos ressentis et principalement le symbolisme de notre inconscient ! 

Je vous conseille donc de faire une synthèse de différentes choses qui rentrent en résonance avec vous :

- Des valeurs et archétypes qui correspondent à votre personne

- Des symboles ésotériques ou exotériques avec lesquels vous vous sentez à l’aise

- Des mondes/sphères énergétiques que vous avez envie de découvrir (exemple : le monde artistique de Tim Burton)

- Des entités/personnages qui vous ont marqué et avec qui vous voudriez travailler

- (Complémentaire) Des musiques qui vous évoquent les éléments ci-dessus

- (Complémentaire) Des senteurs/parfums en relation

- Toute autre chose qui vous aidera à vous connecter à ces symboles   

 Petits conseils / avertissements nécessaires

Je pense nécessaire de préciser certaines choses à propos de cette démarche de conception   d’un système personnel. Des avertissements qui s’adressent surtout à un public débutant dans le domaine de l’ésotérisme. 

* Conservez votre esprit critique : nous avons tous eu des « grands moments de révélation », ou des ressentis tellement importants que nous les avons potentiellement mis sur un piédestal, telles des vérités absolues. Même chose pour les « messages d’entités ». Il convient de toujours avoir un recul sur nos ressentis, de les méditer et de les approfondir pour s’assurer que l’on ne s’appuie pas sur une branche qui menace de craquer. Quand on crée un système magique cohérent, on s’appuie sur des bases solides. 

Le recul, le doute, l’esprit critique et la raison sont vos gardes-fous, ils sont ceux qui vous garderont de vous enfermer dans votre monde et potentiellement dans des illusions qui peuvent avoir raison de votre équilibre mental. Si vous avez besoin d’exemples, il y en a suffisamment chez des occultistes modernes reconnus qui ont finit en asile psychiatrique, ou qui sont morts dans des conditions pour le moins… étranges. Explorer votre inconscient et travailler avec les énergies n’est pas un jeu; gardez-cela en tête. 

* Gardez les pieds sur terre : un bon ancrage est ess-en-tiel dans ce travail. Cela veut dire, sortir s’aérer la tête, vivre sa vie physique, passer du temps avec vos proches et vos amis, vous vider la tête. Faire des activités hors-éso. Travailler votre connexion avec les énergies terrestres, matérielles, qui vous éviteront de vous replier sur vous-même, dans votre monde et de vous faire perdre le sens des réalités. Une vie équilibrée est le cadre idéal d’une spiritualité épanouie. 

* N’imposez pas votre système comme une vérité absolue : gardez en tête que votre système est construit sur-mesure par vous et pour vous. D’autres personnes arriveront aux mêmes résultats que vous avec d’autres méthodes. Il marche du tonnerre pour vous ? Grand bien vous face ! Mais ne soyez pas prétentieux en hurlant sur les toits que votre système est la référence absolue. En plus d’être faux, ce serait un bel exemple d’immaturité. Respectez les croyances des autres et les plus intelligents d’entre eux respecteront les vôtres. Il n’y a pas de mauvais système, il y a surtout de l’incompréhension entre les utilisateurs. Seuls les résultats comptent. 

Soyez humbles et respectez donc le credo du magicien : savoir, vouloir, oser, se taire. * Créer son système magique est le travail de toute une vie : concevoir quelque chose d’assez solide pour être exploité nécessite beaucoup de travail. Un travail dans la durée, régulier, qui nécessite beaucoup d’investissement, de recherches, de tests pratiques. Tout s’affine et se complète avec le temps, votre parcours de vie. Si vous pensez qu’en quelques heures de travail vous allez avoir quelque chose IMGP3254 (Copier)d’exploitable, vous allez être très déçu ! ne vous découragez pas de voir qu’il y a toujours des zones d’ombres, des incertitudes et des doutes sur votre système. Concentrez-vous sur les résultats obtenus, améliorez votre système au fur et à mesure. Aucun chercheur n’a  trouvé la bonne formule du premier coup, mais après des tests, des erreurs et des analyses qui ont fait avancer le tout. Pardonnez-vous vos erreurs, car si vous y mettez votre coeur et de la bonne volonté, vous verrez que le travail paie toujours; et ne vous motivera que plus pour  continuer !

* Pratiquez, pratiquez, pratiquez : le meilleur conseil que l’on ne m’ait jamais donné. La théorie

ne suffit pas, la pratique est le seul moyen d’éprouver votre système et de l’améliorer. N’hésitez pas, ne soyez pas paranoïaques sur les éventuels risques (à vous de bien vous préparer et ne pas faire n’importe quoi n’importe comment) et vous y arriverez !

 

Retrouvez les articles d’Aldénor Aube-Ardente sur son site : http://www.aube-ardente.fr

 

 

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La musique qui parle à notre âme

Posté par othoharmonie le 16 novembre 2014

 

Lors du congrès « Émergence d’un nouveau monde , Logos, de son vrai nom Stephen Sicard, nous a confié ce qui l’anime aujourd’hui, après vingt-six années de création musicale, une trentaine d’albums et plus d’un million de disques vendus. Musique de relaxation et de détente, musique sacrée… nous découvrons un artiste inspiré, passionné par ce que l’électronique apporte aujourd’hui à la musique et au son.

FeelGood

SP : Pourquoi participer au congrès « Émergence d’un nouveau monde » ? 

Logos : Ma présence à cet événement est en cohérence avec un souhait qui m’habite depuis toujours : créer un « nouveau monde » et participer à son émergence. Ce fut sans doute inconscient dans mes débuts puis, progressivement, avec l’expérience, j’ai réalisé ce qu’il m’importait de bâtir avec la musique, c’est-à-dire proposer aux personnes qui écoutent mes œuvres une ouverture de conscience différente. C’est ce que je tente essentiellement de réaliser aujourd’hui.

SP : Quelle est la place de l’art et de la musique dans l’émergence de ce nouveau monde ?

L : Dans ce congrès, on peut souligner la participation importante de nouveaux artistes, des peintres, des musiciens, des sculpteurs… Dans son livre « Bruits. Essai sur l’économie politique de la musique »  , Jacques Attali a expliqué que la musique est toujours « précurseur d’une période révolutionnaire ». L’histoire dira si celle de ces artistes annonce une nouvelle période. Je crois personnellement que ces nouvelles musiques peuvent servir un monde nouveau. N’est-ce pas fantastique ?

SP : Avez-vous toujours été musicien, est-ce un choix ?

L : Au niveau professionnel, oui. J’ai eu la grande chance de pouvoir vivre immédiatement de ma musique, car, dans ma famille, il n’y avait pas de sensibilité musicale particulière. Je n’étais pas vraiment destiné à être musicien professionnel puisque j’ai fait des études scientifiques. C’est la vie qui m’y a amené sans que je le demande ou le programme et surtout sans avoir étudié la musique. J’ai appris le violon enfant mais j’ai tout oublié. Vingt ans après, la musique est revenue dans ma vie sans que je comprenne comment ni pourquoi ! J’ai été guidé par la force du destin ! En fait, les études que j’ai suivies me servent maintenant pour l’aspect technique de ma création, mais je n’en vis pas, et j’ai un métier que je n’ai pas appris et dont je vis !

SP : Quel fut l’élément déterminant dans ce changement de voie ?

L : Ce sont principalement des rencontres humaines enrichissantes qui ont orienté ma vie. Par ma famille, j’ai été baigné dans un milieu et un environnement très porteurs. Mon père était un médecin pionnier dans le domaine des médecines nouvelles et énergétiques. Il y a 26 ans, on faisait beaucoup de découvertes en médecine et en santé ; j’ai ainsi pu explorer de nouveaux domaines encore extraordinaires à l’époque. On parlait des chakras, de l’auriculomédecine… C’était la naissance d’un nouveau monde passionnant auquel je me suis trouvé mêlé par ma recherche musicale dans le secteur très précurseur de l’électro-acoustique.

SP : Avez-vous senti un appel vers la création musicale ?

L : Ce n’est pas un appel, cela m’a été imposé. J’ai le sentiment que je n’aurais pas pu faire autre chose que de devenir musicien et compositeur, même si je l’avais voulu. Vingt-six ans après je n’ai toujours pas compris ce qu’il s’est réellement passé ! Et je le vis comme un vrai bonheur !

SP : Comment a débuté votre carrière musicale ?

L : En 1987, j’ai sorti un premier CD intitulé « Couleurs Sonores » qui a connu un succès immédiat. Sans ce disque, je ne serais sans doute pas là aujourd’hui ; il a posé les fondations de Logos.

SP : Pourquoi avez-vous choisi ce nom : « Logos » ?

L : À l’origine, le choix du nom « Logos » était en rapport avec la propagation du son sacré et du Verbe créateur selon les Grecs, le discours… C’était un sujet qui me passionnait. Je me suis simplement dit : « Tiens, je vais prendre ce nom d’artiste… ». Seulement, Logos peut aussi désigner Dieu… ce qui donne accès un vaste champ de possibles !

SP : Est-ce en rapport avec le son primordial ?

L : Le son primordial est le OM, la base des sons sacrés. Le développement de la vie dans l’univers est basé sur ce son.

SP : L’utilisez-vous dans vos compositions ?

L : Dans le CD « La Lune des Sages », un morceau est composé avec le « OM ». Sinon, comme le nombre d’or, qui se trouve dans la musique classique [3], lorsque ma musique prend une dimension sacrée, le OM sera caché parmi certaines notes, presque de façon subliminale.

SP : Comment qualifiez-vous votre musique ? Musique de bien-être, musique sacrée ou « Nouvel-âge » ?

L : On me pose souvent cette question et comme il m’est très difficile d’y répondre, j’ai solutionné le problème en la nommant « musique de bien-être »  car c’est la réponse que les personnes nous renvoient le plus souvent. En l’écoutant, elles témoignent se sentir bien. Ma musique ouvre des horizons, détend et entraîne dans d’autres univers et d’autres mondes, permettant des expériences profondes.

Au fond, je la vois comme une musique nouvelle encore difficile à définir et à nommer. Le terme musique « Nouvel-âge » est connoté et souvent mal perçu. De plus, il ne veut plus rien dire : si l’on n’est pas dans le classique, le pop ou le jazz, automatiquement, on est classé « new âge » alors qu’il y a des musiques très belles, des mélodies incroyables et magnifiques, qui parlent aux gens, les portent, et qui ne sont pas nécessairement « new âge ». En réalité, je pense que la musique ne devrait pas porter d’étiquette.

SP : Le Jazz, le Blues sont des courants musicaux… On parle beaucoup aujourd’hui de musique chamanique, comment vous situez-vous dans ces styles musicaux actuels ?

L : Je considère la musique chamanique comme une musique ancienne liée à une sagesse ancestrale qui se réveille de nouveau aujourd’hui, sans doute associée à une recherche de racines. La musique qui se crée de nos jours puise ses racines à la fois dans du déjà fait, la base, et dans l’air du temps. Elle préfigure – ceci dit sans prétention – la musique classique de demain.

SP : Avez-vous le sentiment d’évoluer à travers vos albums ? Et y en a-t-il un que vous préfériez ?

L : Oui, si j’écoute le premier puis le dernier de mes albums, j’ai l’impression de m’être bonifié.

Il n’y en a pas de plus boutique d’autres, sinon cela signifierait que j’aurais sorti des albums dont je n’étais pas satisfait. Avec le recul, je me dis que j’aurais pu faire mieux parfois, mais je les aime comme mes enfants, donc tous. Aujourd’hui, en 2013, je me dirige vers la musique sacrée, quoique je ne saurais pas expliquer ce qui fait qu’une musique est sacrée ou non. C’est en partie le public qui la définit. Pour ma part, une musique doit être belle, porter les gens, parler à leur âme. Elle doit être universelle ou alors ce n’est pas de la musique mais du bruit.

SP : L’album « Corpus Christi » est une œuvre importante, comment vous est-elle venue ?

corpus_christi-29L : « Corpus Christi » est l’évocation musicale de la vie de Jésus-Christ. L’album contient deux disques qui ont été également mis en sons et lumières, avec des chants. Il doit prochainement sortir sous forme de DVD. Le spectacle retrace la vie du Christ dans une vision artistique, sous la forme d’une méditation, pour ramener les personnes qui l’écoutent à leurs origines et leur donner à vivre une expérience profonde. Un ami, évêque, m’a invité à le réaliser. Lorsqu’il m’a parlé du projet, je lui ai répondu : «Tu ne te rends pas compte, c’est un défi à la fois artistique, intellectuel et spirituel… Tout le monde va me tomber dessus… Les Églises… ». Et c’est effectivement ce qui s’est produit ! Cet œuvre occupe une place à part dans ma discographie, ce fut une aventure tellement particulière… Je ne peux toujours pas expliquer pourquoi j’ai entrepris cette création.

SP : Combien de temps ce projet vous a-t-il demandé ?

L : Un an par album, soit deux années suivies de six mois pour la préparation des concerts.

SP : D’où proviennent les textes des chants ? Vous ont-ils été fournis ou sont-ils le fruit de votre travail de recherche ?

L : Mon ami, évêque, m’a laissé me débrouiller seul ; il a d’ailleurs, par la suite, apprécié le résultat. J’ai créé les chants à partir de textes sacrés en reprenant des psaumes en hébreu, des poèmes arabes anciens et également en latin car j’ai veillé à ce que les trois courants soient équilibrés.

SP : Quels instruments et voix avez-vous fait intervenir ?

L : J’ai fait appel à une chanteuse sur scène, Oriane, avec qui j’avais déjà réalisé des disques et qui amène une présence vocale phénoménale. Il est bien sûr préférable d’avoir un chœur de chanteurs plutôt qu’un enregistrement de voix en fond, mais ce n’est plus le même budget et le spectacle prend une autre envergure. On ne peut pas déplacer tout le monde sur scène et il est donc nécessaire d’employer des artifices techniques pour obtenir le résultat voulu. Pour cela, nous avons utilisé de la lumière et des formes géométriques calculées pour créer un spectacle complet.

SP : Cette réalisation vous a-t-elle donné envie de poursuivre dans cette voie du sacré ?

L : Ces deux albums m’ont permis de recontacter une énergie christique que j’avais un peu perdue, et cela fut très bénéfique. Plusieurs morceaux m’ont offert d’établir un contact sensitif d’une grande proximité. J’ai également réalisé que l’énergie christique est bien plus présente dans le monde que ce que l’on pourrait penser. Le Christ est proche de la Terre et des humains, car en fait, il n’est jamais parti, il est toujours là. Cette idée est assez éloignée de celle des églises qui le représentent comme un personnage lointain dont on attend le retour.

Au cours de la phase de distribution de « Corpus Christi », après avoir consulté ma discographie sur internet, certains ont refusé de distribuer l’album au motif que « ma spiritualité, trop universelle », pourrait effrayer mon public… L’album est donc surtout accessible dans le milieu que l’on pourrait nommer « de la nouvelle conscience » .

SP : Cette expérience vous a-t-elle particulièrement ouvert à la musique sacrée ?

L : Oui, je le pense. Ces deux albums sont les disques les plus sacrés de ma discographie.

SP : Comment composez-vous ?

L : La création d’une œuvre d’art en général et d’une œuvre musicale, en particulier est un phénomène qui ne peut pas s’expliquer. La musique est dans l’univers, elle « flotte dans l’air » et certaines personnes ont la capacité de la capter pour l’incarner et ainsi en faire profiter d’autres. Elle est potentiellement ouverte à tout le monde. L’inspiration est impossible à provoquer ; si nous détenions la recette pour la maîtriser, nous passerions notre temps à faire des tubes.

Pour composer de la musique sacrée, on se laisse porter pendant un certain temps, variable d’un compositeur à l’autre, durant lequel il ne se passe rien. Pour moi, cela peut durer un mois, par exemple, ce qui est très pénible, ensuite dans une même journée, jusqu’à cinq morceaux peuvent se présenter. Cela nécessite d’être disponible à tout moment.

SP : Y a-t-il un environnement qui vous soit plus propice qu’un autre ?

L : Idéalement, non. C’est l’intériorité du compositeur qui est essentielle, ce dont il se nourrit, comment il vit. Si l’environnement était important, ce serait le signe que l’on est dépendant de l’extérieur et ce serait une erreur. Personne ne pourrait imaginer que « Les Couleurs Sonores  », mon premier album, dont la musique est très aérienne, avec des chants d’oiseaux, des bruits d’eau qui coulent, etc., a été composé dans une cave en plein Paris. Ceci dit, l’environnement aide, comme la forêt dans laquelle je vis aujourd’hui.

SP : Quels sont vos instruments de prédilection ?

L : Le synthétiseur, le clavier. Quoique le terme synthétiseur ne signifie plus grand-chose, c’est presque un ordinateur déguisé en clavier ! À partir de vrais sons de base, on peut reproduire des sons naturels, c’est la lutherie du XXIe siècle, en quelque sorte.

SP : La vibration d’un instrument électronique est-elle identique à celle d’un acoustique ? Dans un violon, il y a une âme. Qu’en est-il de l’électronique ?

L : Le son dans le synthétiseur est comme le son du violoniste qui a été enregistré… Aujourd’hui, nous pouvons atteindre une très haute qualité de son… Perçoit-on l’âme du violon lorsqu’on enregistre son timbre sur un CD ? Aujourd’hui, tout devient électronique et la musique n’échappera pas à la règle. On reproche au synthétiseur l’absence de phénomènes acoustiques comme les harmoniques, c’est-à-dire faire résonner une corde de piano qui entraîne les cordes à côté à résonner aussi. Cependant, l’électronique circule dans le monde du subtil, presque dans le domaine du quantique et produit donc d’autres phénomènes. En ce sens, les sons vont couvrir un registre différent, plus large, avec un spectre différent et d’autres fréquences et ils toucheront plus profondément que l’acoustique.

Je pense que l’âme vient de la mélodie et non du musicien… La musique écoutée est-elle inspirée ? L’âme qui se dégage du violon ne viendrait-elle pas de la mélodie jouée par l’intermédiaire de l’interprète ? Qu’est-ce qui est le plus important : avoir une très belle mélodie jouée en live ou en CD que l’on écoute chez soi, ou avoir un violon avec une âme phénoménale mais qui va jouer du hard rock ou autre ?

Le plus important est ce que le compositeur va donner comme sens à son œuvre. Bien sûr, l’interprète est essentiel : Yehudi Menuhin produira un son différent de celui produit par un étudiant en musique de deuxième année. Avec de tels artistes – Luciano Pavarotti, par exemple, dans la partie chant – on est dans le domaine de l’excellence et du génie. Dans un tel cas, aucun appareil électronique ne pourra imiter, reconstituer, ou reproduire le son à l’identique !

SP : Un concert « en live »est magique : il y a l’âme des musiciens, une présence, on perçoit certaines vibrations… Que permet l’écoute d’un CD ?

L : Le CD permet d’écouter la musique chez soi et aux artistes de l’écouter immédiatement, de l’enregistrer et de la distribuer au public, c’est génial. Auparavant il fallait attendre que le roi vous ait en sympathie, qu’il ait envie de vous payer un orchestre, que toute la cour soit présente avec ses salamalecs et dise que c’est génial. Il n’y avait aucun autre moyen d’entendre de la musique, qui était en outre censurée. On a donc progressé de manière prodigieuse.

SP : Que représentent les concerts pour vous ?

L : Pour moi la musique doit être un spectacle complet avec à la fois les lumières, la vidéo, le chant, des projections. Son et lumière se complètent à merveille. Lors du concert « Corpus Christi » à Valence, c’était magique, j’étais comme un gosse, à m’extasier de tout… Sur scène, les artistes sont privés du spectacle auquel a droit le public. J’aurais presque préféré être dans la salle, à regarder !

Je suis un musicien qui aime voir la musique, les lumières… et le spectacle… C’est ce que je fais assez régulièrement avec Michel Pépé.

SP : Avez-vous travaillé avec d’autres musiciens que Michel Pépé ?

L : J’aime beaucoup travailler en collaboration, c’est un enrichissement, sinon ce travail est trop solitaire. Avec Michel Pépé, nous avons réalisé quatre CD. J’ai créé « Chants des Voûtes Célestes », une reprise de chants classiques avec Oriane ; 2 CD avec un pianiste classique nommé Eric Aron  ; quatre CD de méditation guidée avec Michel Dogna et quatre albums avec mon épouse, Frédérique Cabezas.

SP : Comment créez-vous un spectacle, partez-vous de la musique et recherchez-vous les images ensuite ?

L : C’est un énorme travail, cela commence par la musique à composer puis toute la mise en images, la mise en scène avec les lumières, etc. J’essaie de scénariser, de donner un sens au spectacle, une cohérence en fonction de la musique qui porte soit sur la nature soit sur l’aspect onirique, ou vers ce que j’appelle les autres mondes.

SP : Avez-vous songé à créer un DVD de vos concerts ?

L : Nous l’avions envisagé avec Michel Pépé, mais nous avons abandonné le projet pour deux raisons principales : la première est technique, il est très difficile de filmer de nuit ; ensuite la logique du DVD voudrait que l’on fasse le même spectacle dans les différentes villes, sinon les spectateurs ne comprendraient pas. Or, dans la réalité, le spectacle change d’une représentation à l’autre… Si l’on en tenait compte pour créer des DVD, nous serions, avec Michel, à promouvoir un DVD tout en préparant déjà le suivant… Ce serait trop complexe.

SP : Pour quelles raisons modifiez-vous les spectacles ? Est-ce pour demeurer dans la créativité ?

L : Oui, tout à fait selon ce qu’il se passe lors du concert, comment il évolue…

SP : Pouvez-vous nous parler de votre collaboration à la création d’un jeu de cartes avec Frédérique Sicard, votre épouse ?

L : J’ai composé, pour mon épouse, une musique inspirée afin d’accompagner le tirage de son « Jeu de l’Invitation » , qui est un outil thérapeutique suivant sa méthode personnelle de travail que je trouve intéressante et originale.

SP : Quels sont vos projets ?
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L : Je continue de créer des concerts, ce qui représente beaucoup de travail… et d’incertitudes, et surtout je viens de sortir un nouvel album en septembre. 

 SOURCE : Par Dominique Duchêne pour Sacré Planète
Article extrait de Sacrée Planète n° 60 d’octobre/Novembre 2013

Logo en concert à Paris Samedi 29 novembre - renseignements ICI
www.logos-musique.com.

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Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 11 juillet 2014

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Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »
Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy


Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »
Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.
Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.
Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.
Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

 

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les 

 

Tendances  qui changent le monde dans UNE TERRE D'ALLIANCE 623

 nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 
Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.
Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

 

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.
Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.
Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

 

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…
Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.
Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment deKitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 

 

Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

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Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.
« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

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Notre potentiel oublié

Posté par othoharmonie le 10 mai 2014

Pour une nouvelle spiritualité

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

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Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.
L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels.

EI3_couvCette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun: il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible.

Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

Extraits de Le bonheur de l’Éveil  (L’Écologie Intérieure 3) par Yann Thibaud.

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Deepak Chopra : gourou de la “santé spirituelle”

Posté par othoharmonie le 8 mai 2014

 

Subjuguée par sa méthode pour vivre jeune et en pleine forme éternellement, l’Amérique se déplace en foule pour l’écouter. Même si sa façon de faire rimer santé, spiritualité et rentabilité ne plaît pas à tout le monde.

Erik Pigani

images (2)Classé parmi les cent personnalités les plus marquantes du siècle par “Time”, soutenu par des dizaines de stars du show-biz, Deepak Chopra est connu dans le monde entier. Beaucoup moins dans notre pays. Pourtant, une vingtaine de ses livres ont déjà été traduits en français.  » Je suis un opportuniste heureux « , dit-il. Il y a de quoi : avec 15 millions de dollars de revenus annuels, cet endocrinologue s’est construit un véritable empire financier. Grâce à sa méthode pour  » vivre jeune et en parfaite santé éternellement « .

Son histoire

Deepak Chopra naît en 1947 à New Delhi, en Inde. Son père, cardiologue, l’envoie se spécialiser en endocrinologie aux Etats-Unis. Diplômes en poche, il devient un chef de service pragmatique et sérieux au New England Memorial Hospital. Trop ? En tout cas, suffisamment stressé pour éprouver le besoin de remonter aux sources et de consulter un médecin bien de chez lui : Brihaspati Dev Triguna. Un nom qui sonne comme une vieille formule magique, mais une sommité mondiale de la médecine ayurvédique. Diagnostic : si Deepak continue de vivre à cent à l’heure, il court droit à la catastrophe cardiaque. En pleine époque d’une médecine scientifique et triomphaliste, le retour aux sources n’est pas franchement de mise.

Mais le jeune homme suit les conseils du vieux sage et découvre, un peu stupéfait, les principes de base d’un art millénaire de la santé et d’une vie plus saine. Faire silence quelques minutes chaque matin, passer plus de temps avec femme et enfants, mâcher lentement sa nourriture, grignoter quelques amandes douces… voilà le programme de Triguna. Simple, mais efficace. Magique ? Assez pour permettre au jeune médecin de se sentir mieux dans sa tête et dans son corps, et pour lui donner définitivement le goût des techniques traditionnelles.

1984

Nouvelle rencontre décisive : Maharishi Mahesh Yogi. Authentique gourou indien, il a fondé la Méditation transcendantale, une technique de méditation traditionnelle adaptée pour les Occidentaux – les Beatles ont effectué une retraite chez lui –, et une école de bien-être et de santé basée sur l’ayurvéda. En France, cette méthode a été classée – à tort ? – parmi les sectes, mais pas aux Etats-Unis. Chopra y étudie la méditation, mais aussi les secrets des préparations de plantes, l’art des régimes alimentaires, les techniques de massage, etc.

Elève doué, il est nommé, un an plus tard, directeur d’un important centre de santé Maharishi et fonde l’Association américaine de médecine ayurvédique. Elle lui permet de rencontrer des scientifiques de haut vol, qui l’initient aux plaisirs métaphysiques de la physique quantique.

« La science nous permettra de mieux comprendre la spiritualité, dit-il. Tout au moins la physique moderne qui a dépassé les limites de la matière et pour qui l’univers est un vaste océan d’énergie, de conscience et de lumière. » Premiers livres, dont le best-seller “Le Corps quantique” dans lequel il propose une synthèse entre les développements les plus pointus de la physique, biologie, médecine, et les grands principes des philosophies spirituelles. Premières télés, premières interviews. La communauté scientifique officielle, qui n’apprécie guère le mélange des genres, réagit violemment :  » Un pur amalgame !  » s’exclament certains.

Pour réponse, le docteur Chopra déclare sur un ton péremptoire que la médecine n’est jamais parvenue à tout guérir et qu’ » en utilisant notre conscience nous pouvons demander à notre corps de ne pas vieillir « .

1993

Les Américains, subjugués, se déplacent en foule pour l’écouter. Il quitte Maharishi pour voler de ses propres ailes. A La Jolla, en Californie, il fonde un établissement de remise en forme, le très luxueux Chopra Center for Well Being (centre Chopra pour le bien-être). Spécialité : comment guérir, rester jeune et en forme grâce à l’ayurvéda, à la méditation et à mille autres trucs éprouvés du développement personnel. Certainement aussi grâce à une bonne dose de foi.  » Quand on assiste à une rémission spontanée d’un cancer, aucun scientifique au monde ne peut en expliquer le mécanisme, commente Chopra. On parle de miracle, mais ce n’est qu’une loi naturelle ! Ces guérisons montrent que l’esprit est assez puissant pour freiner ou stopper l’altération du corps. « 

Guérisons qui passent aussi par un porte-monnaie bien garni : le moindre stage de  » purification  » coûte 15 000 F la semaine. Ces tarifs semblent n’arrêter personne. Surtout quand Madonna, Michael Jackson, Liz Taylor, Bette Midler ou Demi Moore plaident en sa faveur. Mais il n’y a pas qu’eux :  » Aujourd’hui, mes collègues me soutiennent, ajoute Chopra. Depuis trois ans, je donne des conférences à la Harvard Medical School, et suis invité par les écoles américaines de médecine les plus réputées. « 

Spiritualité et.. rentabilité ?

Face à un système médical occidental affichant ses limites et ne tenant pas vraiment compte des dimensions psychologico-spirituelles de l’être humain, le système Chopra répond probablement aux aspirations profondes des âmes égarées dans la modernité. Cette fascination pourrait aussi être le reflet d’une recherche de santé en  » kit « , directement consommable.

Le Chopra Center ne désemplit pas, et son commerce de produits dérivés – livres, cassettes, CD, vidéos, vêtements, compléments alimentaires, tous labélisés  » Corps sans âge, esprit illimité  » – est florissant. Mais faire rimer spiritualité avec rentabilité ne plaît pas à tout le monde. Et pour cause : notre culture judéo-chrétienne nous a baignés dans un monde d’humilité, de pauvreté et d’abnégation où les abbé Pierre et autre mère Teresa ont été érigés en référence absolue. Le gourou de la santé vit-il alors vraiment en accord avec ses principes ?  » Tout ce que je fais, je le fais par plaisir, répond-il. Lorsque je médite, c’est parce que j’aime pratiquer cet exercice, qui me rend créatif. Lorsque je fais une heure d’exercices physiques, c’est parce que je me sens bien. En revanche, si j’ai envie de boire un café dans un aéroport, je le bois sans honte ni culpabilité. Je ne me prends pas au sérieux. « 

Les 5 principes du Dr Chopra

La médecine ayurvédique L’ » ayurvéda  » indien –  » science de la vie  » – est l’un des systèmes médicaux les plus anciens. Cette approche globale de l’être humain, qui tient compte à la fois du corps, du mental, de l’esprit, de l’environnement, s’appuie sur un ensemble de techniques spécifiques : préparations à base de plantes, massages, jeûnes, régimes alimentaires, désintoxication, exercices physiques, etc.

La guérison Pour Chopra, la maladie est le signe de conflits intérieurs : notre esprit, soumis au stress, aux incohérences de la vie moderne, séparé de sa dimension spirituelle, se fatigue et autorise virus et microbes à se développer.

Le corps quantique La matière est composée d’atomes, eux-mêmes constitués de particules subatomiques – des formes d’énergie lumineuses et immatérielles. Selon Chopra, notre esprit serait capable d’entrer en contact avec la  » mémoire  » des atomes et d’influencer leur comportement. Voilà ce qui déclenche les processus de guérison.

La méditation Chopra pratique la méditation transcendantale, fondée sur la répétition d’un  » mantra  » (un mot, une phrase) pour canaliser le flux des pensées. Pour les débutants, il conseille de s’entraîner en se concentrant plutôt sur sa respiration afin de  » vider  » son esprit. A raison d’une fois par jour pendant dix minutes, cet exercice diminue anxiété et stress, développe mémoire et créativité.

La spiritualité Elle est pragmatique. On restaure d’abord l’harmonie avec soi-même : aimer son corps, lui apporter tous les éléments nécessaires pour négocier avec les facteurs de stress, accepter les zones d’ombre de sa psyché… Ensuite, il faut développer l’amour, ses facultés d’empathie avec les autres et son environnement. Enfin, c’est reconnaître que nous sommes sur Terre pour accomplir un travail et entrer en relation directe avec notre Soi supérieur.

 SOURCE : http://www.psychologies.com

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La recherche spirituelle vaut d’être vécue

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

 

Depuis plus de quarante ans, à travers ses films, ses livres et les lieux de recherche qu’il a ouverts, Arnaud Desjardins transmet le message des grandes traditions orientales, du soufisme au bouddhisme tibétain. Alors que paraît sa biographie, il dresse avec nous le bilan d’une existence vouée à la sagesse.

Pascale Senk

images (2)Psychologies : Après toutes ces années de pratique spirituelle et la création de trois ashrams, diriez-vous que vous êtes un gourou ?

Arnaud Desjardins : Si j’étais dans un dîner mondain, je n’emploierais certainement pas ce terme, qui est devenu maudit à cause du phénomène des sectes ! Je dirais que je suis écrivain. Si, en revanche, mon interlocuteur semble s’intéresser à la spiritualité, alors oui, je lui dirais que j’ai consacré mon existence à cela : faire diminuer une certaine forme de souffrance. Le « guru », en hindi, c’est à la fois « celui qui a de l’expérience » et « celui qui disperse les ténèbres ». Pour moi, c’est l’un des mots les plus précieux qui soient. Il existe dans toutes les civilisations sous des noms différents : c’est le « cheik » en arabe, le « pir » en persan, le maître spirituel à qui l’on s’adresse dans toutes les traditions pour recevoir une éducation émotionnelle et spirituelle. Ce travail intérieur, je l’ai d’abord expérimenté sur moi, grâce à l’aide d’un maître indien, Swâmi Prajnânpad. Depuis 1974, j’enseigne comme lui comment « se transformer de fond en comble ».

Et selon vous, les sagesses orientales donnent des clés pour cette transformation ?

Oui, mais pas seulement elles. C’est pour cela que j’ai cherché, partout, dans les groupes Gurdjieff comme dans les Evangiles, dans le bouddhisme tibétain comme chez Maître Eckhart. Et ce qui m’a passionné, c’était de découvrir peu à peu que ces enseignements si différents se rejoignaient sur plusieurs points essentiels, qui sont vraiment des clés pour se transformer. Trois sont fondamentales. C’est d’abord « connais-toi toi-même ». Ensuite, « vis dans l’ici et maintenant ». Enfin, « accepte ce qui est », que mon maître Swâmi Prajnânpad traduisait par : « Il faut dire oui à l’indiscutable réalité de l’instant. »

Vous insistez particulièrement sur cette acceptation inconditionnelle du réel…

C’est cela, la pratique spirituelle, l’ascèse. Cela veut dire s’exercer. Accepter ce qui se passe à l’intérieur de notre être, devenir beaucoup plus présent, attentif, le plus souvent possible et notamment dès que nous nous sentons affectés soit par une émotion négative, soit par une émotion euphorique, qui peut tout autant nous aveugler. Accepter aussi ce qui est. Je me réveille un matin et mon enfant est malade ? Je m’exerce à ne pas perdre mon énergie dans des conflits intérieurs, comme : « Mais pourquoi l’ai-je sorti sans manteau hier ? Pourvu qu’il n’ait rien ! » Non : pas de discussion, pas de décalage avec la réalité. J’appelle immédiatement le médecin. Apparemment, le comportement est le même que pour n’importe qui, mais l’attitude intérieure est totalement différente.


Dit comme cela, ça a l’air simple…

La simplicité, c’est l’aboutissement. Un swâmi hindou, à qui j’avais demandé, lors de l’un de mes premiers voyages en Inde, « qu’est-ce que c’est la spiritualité ? », m’avait répondu dans un éclat de rire : « Quand il pleut, j’ouvre mon parapluie. Quand il cesse de pleuvoir, je le referme. » Voilà : l’acceptation de ce qui est, l’action juste ensuite. Mais pour parvenir à une telle attitude intérieure, le chemin est très long, très difficile.

Pourquoi ?

Parce que nous vivons la plupart du temps dans l’illusion. Les enseignements traditionnels tiennent des propos extrêmement durs sur notre condition humaine ordinaire. Ils parlent « d’aveuglement », de « sommeil » de « non-vérité ». Il nous faut sans cesse faire des efforts pour revenir au réel, parce que nous sommes soumis à une certaine forme d’esclavage, celui de notre mental tortueux. Cela, la plupart des chercheurs spirituels ne l’entendent pas vraiment. Or, je le répète : il faut se remettre complètement en cause pour avancer, c’est l’affaire d’une existence entière. Cet engagement sur la voie n’est pas seulement une activité bénéfique que l’on ajouterait à notre existence comme des cours de piano. C’est toute notre existence qui doit se confondre avec la voie spirituelle. Chaque épreuve, chaque moment de ma vie devient alors un point d’appui sur lequel j’exerce ma vigilance et ma compréhension.

Et qu’est-ce qui peut motiver dans cette ascèse si difficile ?

L’envie de se développer dans la ligne de l’être, et non dans celle de l’avoir. Et la rencontre directe avec des personnes qui ont déjà accompli ce travail. Vous savez, Swâmi Prajnânpad, mon guru, n’était à peu près rien, socialement parlant. Mais nous, ses quelques disciples français qui avions des moyens financiers, eh bien je peux vous dire que nous étions des mendiants à côté de lui, des infirmes du cœur… Un jour, je l’ai vraiment compris. Je sortais de l’ORTF, où je travaillais, et il pleuvait des trombes. Je ratai le bus. Mon mental se mit à tourner en vrille. Intérieurement, je ne cessais de me plaindre : « Pourquoi dois-je vivre ça, à attendre sur le trottoir, après une journée de travail, etc. ». A ce moment-là, un producteur très célèbre à l’époque est passé devant moi, confortablement installé dans sa limousine. Je râlais de plus belle : « Oui, évidemment, moi je suis sur le trottoir, trempé, pendant que d’autres… » Et soudain, du plus profond de moi, une question est montée : « Arnaud, de quoi as-tu le plus envie dans ta vie ? Veux-tu ce que possède ce producteur ou bien ce que vit Swâmi Prajnânpad ? » Eh bien, la réponse, évidente, ne s’est pas fait attendre. Et je me suis immédiatement apaisé.


De ce qu’avait votre maître, que désiriez-vous ?

La liberté, la plénitude, la présence. Il était comblé et ne demandait rien. C’était lui le plus riche d’entre nous. Et ce qui dominait chez lui, comme chez tous les maîtres authentiques que j’ai approchés, c’est l’amour. Non pas « l’amour émotion » dans son sens galvaudé d’aujourd’hui, mais un amour profond, une bienveillance, un sentiment qui a à voir avec la bonté, l’intelligence du cœur. Ma fille, qui avait 4 ans à l’époque, a demandé à celui que nous appelions Swâmiji s’il possédait des pouvoirs miraculeux comme certains yogis. Il lui a répondu : « Infinite love, infinite patience » (« Amour infini, patience infinie »). Aujourd’hui, je réalise à quel point c’était vrai. Donc, c’est cela qui motive : trouver quelqu’un qui vous donne envie de ce qu’il est et non de ce qu’il a.

Vous avez expérimenté cette transformation promise par les enseignements spirituels. De quoi est-elle faite ?

Je dirai d’abord qu’il y a une diminution de l’égocentrisme et que, donc, notre perception du monde, des autres, devient plus vaste. Il y a aussi la disparition progressive de ces émotions qui sont toujours liées à « moi, mes souffrances ; moi, mon bonheur ; moi, ma réussite » ; la neutralisation de toutes sortes de pensées inutiles qui sont des projections, des peurs, des illusions ; et ainsi de plus en plus d’ouverture spontanée et aisée aux autres, de plus en plus de présence au moment présent.

Et cela, même dans les pires circonstances ?

Oui. En juillet 2000, j’ai eu un gros problème, un œdème pulmonaire aigu. Peu à peu, je sentais l’eau monter dans mes poumons comme si j’allais mourir noyé. Les secours n’arrivaient pas. Jusque-là, je ne savais pas si je serais capable de « dire oui à la mort ». Et bien, après toutes ces années d’exercice de l’acceptation, je n’ai pas résisté. J’étais calme, entièrement prêt à cette nouvelle expérience. Ce que nous enseignent les spiritualités, « vivre dans le climat du oui », opérait encore. En cela, je veux témoigner : même si j’ai réalisé tous mes rêves d’enfant, comme celui de réussir, d’avoir du succès, de connaître des gens célèbres, de voyager, l’aventure qui de loin reste la plus importante, celle qui surpasse toutes les autres, c’est cette transformation intérieure.

Arnaud Desjardins

Arnaud Desjardins

En quête… au bout du monde

Avant d’être une quête, la vie d’Arnaud Desjardins a d’abord été menée par le goût de l’enquête. Très touché dans ses jeunes années par la lecture des livres de la collection Spiritualités vivantes, qu’avait fondée Jean Herbert aux éditions Albin Michel, ce jeune fils de protestants austères n’avait de cesse de vouloir vérifier si les sages dont parlaient les textes existaient vraiment.

Devenu réalisateur de télévision, il entreprend son premier voyage en Inde en 1959 à bord d’une Peugeot Break. C’est pour lui le début d’une série de rencontres avec des hommes et des femmes remarquables, comme Swâmi Ramdas ou Mâ Anandamayi. En 1965, il rencontre celui qui sera son maître, Swâmi Prajnânpad. En 1968, l’ORTF diffuse ses films (AshramsLe Message des Tibétains). Arnaud Desjardins devient célèbre. Pendant quelques années, il se partage entre sa carrière professionnelle, sa vie familiale – il a eu deux enfants avec Denise Desjardins et une aventure médiatisée avec Dalida – et sa quête spirituelle, qui l’amène à faire de fréquents séjours en Asie.

En 1974, son maître l’encourage à ouvrir un ashram. Depuis cette date, Arnaud Desjardins se consacre à la transmission de ce qu’il a appris. A Hauteville, en Ardèche (écrire aux Amis de Hauteville, 07800 Saint-Laurent-du-Pape), il accueille à la fois des personnes en recherche spirituelle et des philosophes ou des représentants de diverses religions, qui souhaitent partager ensemble l’essentiel des spiritualités, dans un profond souci de tolérance et d’ouverture à l’autre.

La puissance du cœur : Extrait de La Voie du cœur (La Table ronde, 1987).

« Naturellement, un bébé sur le sein d’une maman émerveillée se sent aimé. Naturellement, si vous êtes dans les bras d’une femme ou d’un homme qui ne vous a jamais déçu et qui vous redit une fois encore : “Tu es le grand amour de ma vie”, vous vous sentez aimé. Mais l’expérience réelle, dont on ne peut parler, au sujet de laquelle on peut à peine tenter de dire quelque chose, le vrai silence intérieur, la découverte ultime, est un état dans lequel on se sent intensément aimé alors même que nous serions entourés de gens qui ne nous aiment pas, qui nous considèrent comme un ennemi, qui essaient de nous critiquer ou de nous faire du tort. »

A lire……

D’Arnaud Desjardins : EXTRAIT

• Les Chemins de la sagesse
Les premiers textes rédigés entre 1968 et 1972 : Desjardins, disciple, comprend les fondements de la spiritualité hindoue. Un ouvrage essentiel (La Table ronde, 1999).

• Pour une vie réussie, un amour réussi
Et si la vie à deux était aussi une voie spirituelle ? (La Table ronde, 1992).

• Arnaud Desjardins, l’ami spirituel de Jacques Mousseau (Perrin).
La vie d’Arnaud Desjardins est balisée par une succession de crises intérieures et de voyages au bout de l’Asie. Jacques Mousseau, son biographe, est parvenu à restituer à la fois la profondeur des interrogations et la couleur des paysages, qui devaient marquer à tout jamais cette âme en recherche. Ses heures d’entretiens avec Arnaud Desjardins et ses proches permettent une plongée authentique dans cette vie toujours à contre courant et assoiffée de liberté.

A voir…..

Parmi les documentaires d’Arnaud Desjardins :

• Le Message des Tibétains
Deux parties : le bouddhisme et le tantrisme.

• Himalaya, terre de sérénité
Tous ses films sont disponibles en cassette vidéo : Alizé Diffusion, BP3, 07800 Saint-Laurent-du-Pape.

Peur de la mort ou de la vie ?

Extrait de L’Audace de vivre (La Table ronde, 1989).

« “Vous n’avez pas peur de la mort, vous avez peur de la vie.” Un jour, cette réponse s’est imposée à moi : la peur de la mort est d’autant plus grande qu’on n’a pas osé vivre. Si vraiment vous n’avez plus peur de la vie, vous ne pouvez plus avoir peur de la mort parce que vous avez découvert en vous-même ce qu’est vraiment la Vie – non pas votre vie, mais la Vie unique et universelle qui nous anime, avec cette évidence que cette vie est indépendante des naissances et des morts. »

Parution Arnaud Desjardins : de juillet 2009

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La Renaissance Spirituelle

Posté par othoharmonie le 27 janvier 2014

 

 



« Lorsque vous êtes inspiré par un grand but, un projet extraordinaire, toutes vos pensées brisent leurs liens: votre esprit transcende ses limites, votre conscience s’étend dans toutes les directions, et vous vous trouvez dans un nouveau monde merveilleux et grandiose. Les forces, les facultés, et les talents qui dormaient en vous s’éveillent, et vous découvrez que vous êtes un être infiniment supérieur à celui que vous avez rêvé d’être un jour ». Philosophe indien Patanjali


 arbre du jardin

 L’âme de l’humanité se réveille tranquillement, mais surement de son état de somnolence, d’impuissance et de déraison. L’énergie spirituelle afflue à un rythme de plus en plus élevé. Pour chaque conscience qui s’éveille mille autres s’éveillent. Nous sommes en pleine renaissance, en plein renouvellement. Le soleil de la pleine conscience, de la connaissance pure des lois de la vie, brille à l’horizon. La lumière du centre de l’univers brille de plus en plus et irradie la terre d’une conscience élevée, de sagesse et d’amour. Elle se fait persistante et agit sereinement dans le cœur des hommes.

La lumière de la vérité et de la vie perce l’obscurité telle une lame de feu. La vérité libère l’âme des êtres vivants de toute erreur, de toute manipulation, de toute ignorance et redonne confiance et courage à tous les porteurs de lumière. L’humanité a dû connaître et traverser ces épaisses ténèbres pour comprendre qu’elle n’est qu’au service de la lumière et que l’ombre symbolise l’absence de vie, d’amour, de sagesse et d’intelligence. L’obscurité n’amène que la noirceur et la désolation. Il y a certes des milliers de personnes qui sont au service de ce mal et qui croient à tort que le mal est plus fort, mais sans comprendre que cela fait partie du plan divin et qu’ils sont maintenant exposés à la puissance de la lampe de l’intelligence et de la droiture céleste.

Notre origine est céleste, nous sommes des particules d’énergie lumineuse et de conscience. Notre corps est un champ de forces qui radie de l’énergie comme une étoile. Ce n’est que le voile de notre conscience limité qui nous empêche de le voir. Notre corps et notre esprit sont pollués par toutes les croyances fausses, erronées et limitatives que les agents de l’ombre nous imposent. Leur seule arme véritable est la « Peur ». La peur rétrécit notre pouvoir et nous empêche d’être libres et vibrants de lumière, d’amour et de sagesse.

Toute croyance n’est qu’un champ de connaissances qu’elle soit vraie ou fausse. Toute croyance n’est qu’amas de pensée, d’idée et de concept. Tout est question de perception, mais encore faut-il qu’elle soit bien affutée. Sachons que notre arme est la lumière du cœur, qui est le Courage, la Confiance, l’Espérance, la Science exacte (non adultéré, ni trompeuse) et la Maîtrise de soi et des forces de la nature.

Soyons Courageux et Invincible face à l’adversité, face à l’opposant sachant que la peur n’est que le manque d’assurance. Nous nous régénérons dans la confiance, dans la vérité et dans la vie. Qu’avons-nous peur de perdre ? Nous avons tout à gagner, et le prix est notre liberté, notre délivrance, notre plein potentiel spirituel et matériel.

Fortifions notre cœur et notre esprit en nourrissant notre conscience de positif et seulement de positif et apprenons l’art de la conversion alchimique en changeant nos pensées négatives par des pensées positives de courage et de confiance. Chaque fois que nous substituons une pensée négative par une pensée positive nous renforçons le positif. Chaque fois que nous nous nourrissons de nouvelle pensée positive nous créons de nouveaux neurones dans notre cerveau, ce qui contribue à la transmission de pensée positive de lumières. Ceci étant dit, il ne s’agit pas de nier le négatif, mais plutôt de le transformer. Ne faisons pas l’erreur de nous mettre la tête dans le sable. Ce qu’il faut faire est de plutôt exposé à la pleine lumière l’obscurité, car la lumière irradie la noirceur comme un puissant faisceau lumineux.

Le monde tel que nous le connaissons est en pleine transformation. Nous avons connu la révolution industrielle et technologique, et maintenant nous faisons place à la renaissance spirituelle. L’Âge de l’Esprit, de l’Intelligence et de la Compréhension. Nous retrouvons nos origines et notre pouvoir créatif. En termes clairs, l’homme va continuer ses avancés technologiques, mais en y incluant la portion humaine, c’est-à-dire, le respect de l’homme et de la nature. Nous apprenons l’interconnections entre toutes choses grâce à la mécanique quantique (la science des particules élémentaires comme les électrons, protons, quantons).

L’éveil de l’homme ne veut pas dire que le monde est parfait et que la terre est devenue un paradis. L’éveil signifie que l’homme s’éveille à son ignorance, à son arrogance, à sa bêtise pour laisser place à l’intelligence du cœur et à ses qualités intérieures. La renaissance de l’homme passe avant tout par la découverte de son origine, de son pouvoir spirituel, de l’interdépendance et les principes d’harmonies, d’ordres et de vie à l’opposée de l’entropie (désordre). C’est seulement voir les choses avec le savoir exact et véridique sans intentions pernicieuses.

C’est de chercher à toujours retrouver l’équilibre de la nature en corrigeant tout désordre ou instabilité. Quand on pense par exemple aux inégalités sociales dans la répartition des richesses et de l’écart entre riche et pauvre, on se rend compte que cela est contraire à tout principe ou loi de la vie, qui elle est coopérative et égalitaire. L’homme doit comprendre que « le bien de l’individu passe par le bien de la société et que le bien de la société passe par le bien de chaque individu ». Ce qui forme la société ce sont les individus et non le contraire. Notre monde est formé par une « Grande pyramide » ou l’élite est au sommet et nous sommes en bas. Cette vision des choses est tout à fait à l’opposé de l’univers et de la vie ou toutes choses forment un « Grand cercle », toutes choses sont reliées, unies entre elles.

On se renouvelle constamment par de nouvelles compréhensions, par de nouvelles connaissances et expérience. L’avenir et la préservation de la planète et de la vie passe par la maîtrise et le savoir des principes déjà existant à l’origine de l’univers. On n’a qu’à penser à l’électricité pour se rendre compte qu’elle était présente depuis la fondation du monde et que l’homme a seulement appris a s’en servir, ce n’est pas lui qui l’a créé, mais bien la vie avant lui.

L’homme se croit supérieur à la nature alors que la nature est de beaucoup supérieure à l’homme. Pourquoi tant d’arrogance et d’effronterie de la part de l’humanité ? Nous avons beaucoup à apprendre de la nature et des lois de la vie. Tout ce que nous avons réussi à faire est de se créer un système artificiel et virtuel. En ce sens que tout système politique, religieux, économique et social ont été créés pour servir les intérêts d’hommes égoïstes, pour leur seul pouvoir personnel.

La vie nous dit que celui qui veut gouverner se fasse le serviteur des autres et qu’aucun homme ne doit être supérieur a un autre, car nous sommes tous de la même essence, nous somme tous uniques et égaux malgré nos petites différences à la surface. Chaque personne est « libre » d’être et de faire ce qu’il veut tout en étant respectueux d’autrui et du bien-être de tous et chacun. Le positif produit du positif, de sorte que tous puissent se baigner dans l’eau de la quiétude. Ce n’est que la peur qui nous empêche d’accorder cette liberté à tous et chacune. La peur, le doute et la suspicion sont des fruits pourris. Il faut travailler et œuvrer au bien, pour le bien et que dans le bien de tous et chacun.

Renouvelons notre esprit, notre intelligence et notre cœur dans le savoir et l’expérimentation de la vie. Soyons pleinement allumée, ouvert et confiant en nos capacités et talents latents. La spiritualité est la synthèse de la science de la psyché (de l’esprit) et de la science de la vie (nature). Ce n’est pas par de vagues discours ou de fausses croyances obscures que nous renouvelons notre esprit. C’est par un vrai travail mental et émotionnel que nous nous éveillons à la vie. C’est par la maîtrise de nos pensées, de notre imagination, de notre corps et de nos émotions que nous devenons des maîtres de nous-mêmes.

Le monde est plus connecté, interdépendant  et interrelié que jamais. Nous échangeons de l’information (pensée, parole, idée, image, vidéo, musique, fichier) que ce soit par internet, par les cellulaires, par les réseaux sociaux et les systèmes de réseaux sans fil et satellitaires. La Vie est échange et partage d’information, de pensée, d’idée et d’intelligence.

Le monde est en plein renouvellement, en plein changement et avance toujours vers un Avenir supérieur, vers un Devenir selon nos aspirations les plus profondes. Restons confiant, fort et courageux envers nos capacités à transformer ce monde. Tous et chacun contribuons de diverses façons à donner une nouvelle vie à cette terre, tous et chacun avons cette force en nous qui ne demande qu’à être utilisé pour notre bien et le bien commun de tous. La fin du vieux monde approche et la renaissance est à nos portes. Il ne suffit que d’ouvrir nos cœurs et nos esprits et agir en conséquence pour que l’on traverse la grande porte de notre liberté spirituelle.

Copyright © 2012 Melki Rish – Le Messager Spirituel. Tout Droits Réservés Dans Tous Les Pays

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Sur les traces de peuples anciens

Posté par othoharmonie le 7 janvier 2014

Des preuves découvertes tout autour du monde d’une espèce humaine hautement évoluée d’avant l’Âge de Glace exigent une reconnaissance scientifique de sociétés du passé à la technologie et à la culture avancées…

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L’anthropologue d’Houston, le Dr Semir Osmanagich (né en Bosnie en 1960, mais résidant à Houston au Texas, NdT), fondateur du parc archéologique de Bosnie, site archéologique le plus actif au monde, déclare qu’il existe des preuves scientifiques irréfutables d’anciennes civilisations à la technologie avancée qui ne nous laissent aucun autre choix que de changer les archives de notre histoire. Une datation de monuments autour du monde révèle de manière décisive qu’ils ont été construits par des civilisations avancées il y a plus de 29.000 ans.

« Si l’on reconnaît que nous sommes témoins d’une preuve fondamentale de civilisations avancées remontant à plus de 29.000 ans et si l’on examine leurs structures sociétales, le monde va devoir reconsidérer sa compréhension du développement de la civilisation et de l’histoire, » explique le Dr Semir Osmanagich. « Des données formelles du site de la pyramide bosnienne révélées en 2008 et confirmées cette année par plusieurs laboratoires indépendants par des tests au radiocarbone, lui donnent un âge minimum de 29.400 ans, +/ – 400 ans. »

Les tests de datation au radiocarbone ont été faits par le laboratoire Radiocarbone de Kiew, en Ukraine, sur des matériaux organiques trouvés sur le site de la pyramide bosnienne. Le Dr Anna Pazdur, physicienne de l’université polonaise de Silésie l’a annoncé pour la première fois lors d’une conférence de presse à Sarajevo en août 2008. Un professeur d’archéologie classique de l’université d’Alexandrie, le Dr Mona Haggag a nommé cette découverte « l’écriture de nouvelles pages sur l’histoire de l’Europe et du monde ». La date de 29.000 ans par le C14 du parc archéologique de Bosnie a été obtenue grâce à un morceau de matériau organique retrouvé dans une couche d’argile à l’intérieur du revêtement de la pyramide. Il a été précédé d’un échantillon daté de 24.800 ans obtenu pendant la saison de fouilles 2012 sur un matériau situé au-dessus du béton (le matériau de construction s’apparente à une sorte de béton romain, NdT), signifiant que le profil de construction de cette structure remonterait à presque 30.000 ans. 

« Les anciens peuples qui ont construit ces pyramides connaissaient les secrets de la fréquence et de l’énergie. Ils utilisaient ces ressources naturelles pour développer des technologies et réaliser des constructions à des niveaux dont nous n’avons jamais été témoins sur terre, » a dit le Dr Osmanagich. Des preuves montrent clairement que les pyramides ont été construites comme d’anciennes machines à énergie alignées avec le réseau énergétique de la terre, fournissant une énergie de guérison et aussi de l’électricité.

Le site texan de Rockwall

Aux Etats-Unis, des historiens de l’antiquité apportent des informations aussi stupéfiantes ! Par exemple la découverte de Rockwall près de Dallas au Texas, n’est qu’une démonstration, de la manière de réexaminer d’anciens mystères qui en révéleront davantage sur notre passé. La série populaire H2 (History 2) Mise à jour de l’Amérique ancienne a filmé récemment un épisode sur Rockwall qui sera diffusé en fin d’année. Le site texan est un mur complexe et massif construit il y a plus de 20.000 ans et recouvert de sept étages souterrains de terre. La question est « par qui cette structure a-t-elle été construite et dans quel but », et le plus important, « comment la connaissance laissée par ces civilisations passées peut-elle aider à façonner notre avenir » ? (Ce mur est une structure rectangulaire d’un peu plus de 5 km de large sur plus de 9 km de long, recouvrant une surface d’environ 52 km², NdT)

Des traces récentes, ou la redécouverte d’anciennes civilisations ont stimulé une curiosité naturelle pour les origines de l’homme comme le reflète un récent reportage des médias et de la télévision.  L’édition de novembre 2013 du National Geographic : Les 100 plus grands mystères révélés – Anciennes civilisations mises à jour dit :

« Les cultures laissent parfois derrière elles des mystères qui déconcertent les cultures ultérieures, des pierres levées à des manuscrits codés, indications que d’anciens peuples avaient vraiment un objectif bien défini ».

Des scientifiques progressistes continuent leur quête de connaissance de notre passé, qui servira à déterminer un meilleur avenir. Dans son livre L’archéologie interdite, Michael Cremo, le célèbre auteur, émet la théorie que le savoir sur des Homo-sapiens évolués a été supprimé ou ignoré par l’establishment scientifique parce qu’il contredit les points de vue actuels sur les origines de l’homme qui ne s’accordent pas avec le paradigme dominant. L’œuvre de Cremo a été décrite comme « une ressource utile d’enseignement, qui soulève un large éventail de questions concernant un transfert de savoir, à coup sûr provocateur. » Les critiques l’ont unanimement apprécié.

Göbekli Tepe à l’est de la Turquie

Les résultats indiquent clairement que des civilisations humaines avancées identiques étaient présentes sur tout le globe à cette époque de l’histoire. Par exemple, Göbekli Tepe situé en Turquie orientale est un vaste complexe d’énormes cercles de pierre mégalithiques d’un rayon d’environ 10 à 20 mètres, beaucoup plus grand que le célèbre Stonehenge de Grande-Bretagne. Les fouilles qui ont commencé en 1995 ont révélé par datation au radiocarbone au moins 11.600 ans d’âge. L’archéologue allemand le Dr Klaus Schmidt de l’Institut d’Archéologie d’Allemagne à Berlin, a pratiqué des fouilles de ces cercles mégalithiques préhistoriques récemment découverts en Turquie.

« Göbekli Tepe est l’un des sites néolithiques les plus fascinants au monde », affirme le Dr Schmidt. Mais comme il l’explique dans un récent article, pour comprendre les nouvelles découvertes, les archéologues ont besoin de travailler en étroite relation avec des spécialistes en religion comparée, en théorie architecturale et artistique, en psychologie cognitive et évolutionnaire, avec des sociologues et autres spécialistes.

« C’est l’histoire complexe de communautés primitives largement peuplées, de leurs importants réseaux et de leur compréhension commune de leur monde, peut-être même les premières religions organisées et leurs représentations symboliques du cosmos », selon l’article de Klaus Schmidt.

En dehors des structures mégalithiques, on a découvert des dessins et gravures représentant des animaux de nature préhistorique comme des dinosaures et autres animaux sauvages. Il n’y a que quatre cercles partiellement nettoyés étant donné que les fouilles n’ont commencé qu’en 1995, mais on pense qu’il y a un total de 50 cercles cachés sous terre. Ces vastes monolithes, s’élançant à 7 mètres de haut et pesant 25 tonnes, sont situés au cœur de ce que nous percevons comme l’origine de la civilisation. Cette découverte offre une nouvelle direction vers la réelle histoire de la terre et de nos anciennes civilisations.

« Le but de notre recherche archéologique n’est pas de simplement déterrer tous les cercles mégalithiques mais de tenter d’imaginer leur but, » ajoute Schmidt.

La pyramide bosnienne, huitième année : preuve de civilisations avancées remontant à plus de 30.000 ans

La vallée des pyramides en Bosnie, aujourd’hui dans sa huitième année de fouilles s’étend sur 6 km² dans un bassin fluvial à Visoko, à 40 km au nord-ouest de Sarajevo. Constituée de quatre anciennes pyramides d’une taille presque trois fois celle de Gizeh et d’un complexe de tunnels souterrains étendu, de nouvelles découvertes tous les ans continuent de révéler la preuve d’une histoire très différente de l’humanité. La pyramide centrale du Soleil s’élève à la colossale hauteur de 220 mètres et possède une masse de plusieurs millions de tonnes. Par comparaison la Grande Pyramide de Khéops sur le plateau de Gizeh fait 146 mètres de haut, faisant des pyramides bosniennes les plus grandes et les plus anciennes connues de la planète. Depuis le début des recherches sur le site bosnien, le Dr Osmanagich a étonné les scientifiques et la communauté archéologique en rassemblant une équipe interdisciplinaire d’ingénieurs, de physiciens et de chercheurs du monde entier pour une investigation ouverte et transparente du site, dans le but de tenter de découvrir la vraie nature et le but de ce complexe pyramidal.

« Voilà une culture inconnue qui présente arts, sciences et technologies hautement évolués, capable de construire des structures vraiment massives ; nous pensons démontrer leur capacité à exploiter des ressources de pure énergie, » commente Tim Moon, qui a rejoint récemment Osmanagich en tant qu’archéologue en chef sur le site de Bosnie.

Le projet archéologique a révélé une autre découverte significative cette année dans le complexe de tunnels connu sous le nom de Ravne. En creusant profondément sous une ligne de crête conduisant à la pyramide du Soleil, l’équipe a déterré plusieurs roches mégalithiques. Une énorme pierre d’un poids estimé à 25 tonnes a été découverte à environ 400 mètres dans un labyrinthe. « C’est une découverte immensément significative », commente Moon. « Nous voici avec une pierre massive, peut-être une construction en céramique, enfouie sous des centaines de milliers de tonnes de matériau. Nous en sommes au repérage de murs de fondation autour de son périmètre et de blocs de pierre taillée. » Une grande quantité d’artefacts ont été enfouis dans les tunnels associés conduisant au site, incluant des effigies peintes sur pierre, des objets d’art et une série de hiéroglyphes ou d’anciens textes gravés sur les murs du tunnel.

Le Dr Osmanagich souligne qu’il est temps de commencer à partager des connaissances pour pouvoir comprendre notre passé et en retirer un savoir.

« Il est temps pour nous d’ouvrir notre esprit à la vraie nature des origines et destructions de la civilisation de cette planète. Notre mission est ici de réaligner la science avec la spiritualité pour progresser en tant qu’espèce et cela nécessite d’ouvrir un chemin de connaissance partagée ».

Les visiteurs sont les bienvenus à la vallée bosnienne des pyramides et la fondation offre un programme pour les bénévoles pendant la saison de fouilles, de juin à septembre chaque année.

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Quelques liens pour aller plus loin :

Le site sur les pyramides de Bosnie :

http://pyramidesbosnie.com/ (choisir la version française)

Vidéo diffusée sur le BBB, interview de Semir Osmanagich :

http://bistrobarblog.blogspot.fr/2013/09/dernieres-revelations-sur-la-pyramide.html

Source : Messages… Terre Nouvelle

Texte extrait du site © 2006-2013 – Terre Nouvelle : www.terrenouvelle.ca/Messages

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MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2013

par Yann Thibaud

(téléchargez la version PDF de ce manifeste)

citation Forum

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits, jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature… Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances. L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant, spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

L’imposture religieuse

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ dans Nouvelle conscience 220px-Black_and_White_7_-_Augusto_De_Luca_photographerQui veut connaître l’Éveil ou souhaite entamer une « démarche spirituelle », sera généralement amené à s’adresser aux professionnels de la profession, c’est-à-dire aux autorités connues et reconnues en la matière, revêtues, selon le cas, de robes blanches, jaunes, rouges, brunes, noires ou même violettes.

L’enseignement prodigué consistera alors invariablement en une impressionnante accumulation de dogmes, doctrines, préceptes, rituels, interdits, observances et commandements, qu’il s’agira d’intégrer, réciter et appliquer, sans qu’à aucun moment, il ne soit question de s’interroger sur leur validité et leur bien-fondé. Aussi, loin de se libérer du fardeau des réflexes émotionnels et idées préconçues (qui constituent le principal obstacle sur la voie de l’Éveil), on en adoptera de nouveaux et l’on ajoutera ainsi un manteau d’aliénation de plus, sur ceux si nombreux déjà existants. Et en s’efforçant d’adopter le comportement souhaité, pour être conforme aux exigences de la nouvelle idéologie que l’on aura adoptée, on ne fera que s’éloigner encore davantage de son inspiration personnelle, de sa sagesse spontanée et de sa liberté d’esprit, de parole et d’action.

Car la logique suivie par les traditions religieuses et spirituelles, s’avère toujours la même, fondée sur l’idée que l’être humain est inapte à déterminer par lui-même la bonne manière de vivre, et qu’il doit par conséquent appliquer les idées et pratiques, que des autorités supérieures, supposées plus sages et éclairées que lui, auront établies et élaborées à sa place et pour son bien : aussi les dogmes et doctrines lui prescrivent-ils quoi penser, les prières et livres saints quoi dire et les rituels et commandements quoi faire. Comment pourrait-on devenir libre, en renonçant à sa souveraineté et en abdiquant systématiquement de son aptitude à exercer cette même liberté ? Ne pourrait-on imaginer une autre forme de spiritualité, non-religieuse, non-superstitieuse et non-dogmatique, fondée non plus sur le sacrifice, l’obéissance et la répétition de formules toutes-faites, mais sur le plaisir, l’expérience personnelle et l’autonomie de pensée ?

L’histoire des spiritualités montre bien que les êtres les plus évolués et éveillés, de Socrate à Krishnamurti en passant par le Bouddha, Tchouang-Tseu ou le Christ, furent chaque fois considérés comme des hérétiques et des dissidents par les autorités de leur temps, parce que, du fait même de leur Éveil, ils osèrent remettre en cause les croyances et idées alors communément admises. Le Bouddha par exemple, insatisfait des enseignements de ses maîtres de méditation, décida, peu avant son illumination, de ne se fier qu’a sa propre expérience et de découvrir par lui-même la vérité ultime.

Ainsi est-il possible d’aborder et de vivre les processus spirituels et états d’expansion de conscience, de manière libre et autonome, en-dehors du carcan étouffant et aliénant des dogmes et des rituels. Or cette démarche est précisément celle de l’expérimentation scientifique, dont le principe est d’étudier le réel sans tabou, interdit ou préjugé. Science et mystique, rationalité et spiritualité sont ainsi deux domaines, approches ou démarches, non seulement conciliables et compatibles, mais encore complémentaires et intimement liées, comme l’ont montré par exemple les récents développements en physique quantique. 

La spiritualité, l’Éveil et la connaissance de soi ont dès lors vocation à être réintégrés au sein du vaste édifice de la culture humaine, à ne plus être considérés comme des sujets tabous, mais à devenir un objet de recherche et de débat, à être étudiés, expérimentés et enseignés comme une discipline à part entière, de manière rigoureuse et approfondie, au même titre que les mathématiques, les langues ou la géographie.

Sortir l’Éveil du ghetto des milieux spirituels, permet de lui redonner sa véritable place, son enjeu réel, qui est de constituer le socle, la racine ou la fondation des cultures et civilisations. En effet, il suffit de considérer avec attention les chefs d’œuvres qui nous furent légués par les sociétés passées, en architecture, musique ou poésie par exemple, pour percevoir que leurs auteurs avaient manifestement atteint un haut niveau d’Éveil et d’évolution. Et l’on pourrait multiplier les exemples, de Pythagore à Einstein en passant par Léonard de Vinci ou Victor Hugo, pour montrer que les grands esprits ayant marqué l’histoire des sciences et des arts, furent pour la plupart des intuitifs inspirés, mystiques et visionnaires, des explorateurs de la conscience autant que de la matière.

L’Éveil est ainsi la source du savoir, la condition de l’esprit, l’origine du génie, la puissance de la création.
C’est pourquoi l’Éveil est la patrie des artistes, philosophes, chercheurs et découvreurs, inventeurs, novateurs et révolutionnaires. Tous participent à leur manière, qu’ils en soient ou non conscients, à l’Éveil de l’humanité, à son émancipation des geôles mentales, psychiques et culturelles, qui la retiennent depuis si longtemps prisonnière. L’Éveil est la clé de la transformation du monde ; il est le facteur auquel on ne pense pas ; il est le moyen autant que le but, la carte autant que le territoire d’un nouveau monde à inventer, imaginer, créer et édifier.

Un puissant vent de liberté souffle aujourd’hui sur le monde. Les dernières dictatures s’effondrent l’une après l’autre, car les peuples de la Terre n’acceptent plus que leur dignité et leur liberté soient méprisées et bafouées. Partout sur la planète, des hommes et des femmes s’éveillent à ce qu’ils sont vraiment, font prévaloir la voix de leurs sentiments sur celle des traditions et du conformisme, et parlent, agissent, se rebellent, proposent et mettent en œuvre des solutions innovantes et modes de vie différents, que l’on qualifiera de différentes manières : alternatives, décroissance, écologie, altermondialisme, transition…
Du fait même de l’accumulation de crises multiples, chacun se trouve aujourd’hui amené à réfléchir, s’interroger, questionner et remettre en cause les pseudo-certitudes et dogmes vacillants du modèle dominant. Ainsi, c’est l’humanité toute entière, qu’elle l’ait ou non souhaitée, qui se trouve maintenant mise en présence d’ un mouvement généralisé d’Éveil de conscience, mettant peu à peu en pièces tous les repères et idées, sur lesquels elle s’était jusque-là construite.

Dès lors, chacun est confronté à ce choix : s’ouvrir, se transformer, s’accomplir et s’éveiller, ou bien se fermer, se nier, se mentir et se perdre. S’il nous faut sortir de l’impasse matérialiste et inventer un autre monde et un nouveau contrat social, il reste à savoir quel pourrait être le visage d’une société spiritualisée, éveillée ou éclairée : allons-nous être sommés de devenir de parfais dévots, arborant un éternel sourire mièvre et béat ? Va-t-il falloir adhérer et se soumettre à un nouveau culte, de nouvelles églises ou obédiences ?

Le retour du religieux (plus ou moins mâtiné d’intégrisme) et l’idéalisation de la tradition ne peuvent constituer des réponses adéquates au besoin de sens et de transcendance, tout simplement parce que ceux-ci ont amplement apporté la démonstration de leurs échecs et de leurs impasses ; ils ont abondamment fait la preuve de leur incapacité à générer un véritable épanouissement individuel et collectif. La religion n’a certainement pas pour objet l’Éveil et l’accomplissement de l’être humain, mais tout au contraire son asservissement et son enfermement dans la prison des croyances imposées et des rituels répétitifs. Au lieu de le libérer de ses chaînes, elle en forge de plus grosses encore. Elle l’abaisse quand elle devrait l’élever. Elle lui fait croire en sa faiblesse, sa petitesse et son indignité, au lieu de lui montre sa puissance, sa grandeur et sa beauté.

La religion est par essence totalitaire, puisqu’ elle décrète des dogmes arbitraires et des croyances déraisonnables, obligeant par-là celles et ceux qui y adhèrent, à se couper de leur ressenti intérieur et à renoncer à une pensée libre et souveraine. Historiquement, elle s’est le plus souvent avérée un outil de domination, de conditionnement et d’infantilisation des masses, au service des intérêts des possédants et des puissants. L’imposture de la religion consiste à se présenter comme la continuatrice, la dépositaire et la représentante officielle du message des éveillés, alors qu’elle n’en fournit qu’une version tronquée, falsifiée et corrompue, trahissant et dénaturant leurs véritables enseignements.

Prenons l’exemple du christianisme, la religion majoritaire et dominante en Occident : le message du Christ, tel qu’il apparaît dans les Évangiles, est un message révolutionnaire d’amour inconditionnel et d’émancipation de toutes les barrières et frontières mentales et institutionnelles. Or, en son nom et après sa mort, fut créée par les prêtres et les « pères de l’église », une religion incroyablement oppressive et violente, prêchant exactement le contraire de sa pensée, c’est-à-dire à la fois l’intolérance (persécution des païens, des hérétiques, des prétendues « sorcières », des cathares, inquisition, croisades, guerres de religion…) et le mépris de soi (culpabilisation du corps, du désir et de la sexualité, dépréciation de la femme, apologie du sacrifice, de l’obéissance, de la souffrance, des privations, etc.).

La prétendue spiritualité conçue comme un combat contre soi, ne peut évidemment conduire qu’à la dureté, l’amertume, la frustration et la rigidité. Et une démarche dite spirituelle, consistant pour l’essentiel à s’imposer toutes sortes d’impératifs et d’interdits (du type : « je ne dois pas dire ceci ; je ne dois pas penser cela… ») ne conduit évidemment pas à l’Eveil, mais bien plutôt à l’aliénation, la confusion et l’auto-dépréciation. Beaucoup, dans les milieux spirituels ou du développement personnel, entreprennent ainsi, avec les meilleurs intentions du monde, de se contrôler constamment, de surveiller férocement les moindres de leurs pensées et paroles, afin de se conformer aux injonctions qui leur sont faites, d’être « dans le cœur », « dans l’amour » et de ne surtout pas être « dans le mental » ou « dans le jugement ».

Cette dictature intérieure permanente, cette guerre envers soi-même, ne permettent assurément pas de s’émanciper et se réaliser, mais conduisent au contraire à perdre sa spontanéité, son naturel, sa joie de vivre, son humour et sa liberté de pensée. Il s’ensuit un véritable cercle vicieux : plus l’on se contrôle et s’oblige à n’avoir que des pensées et paroles correctes et autorisées, plus l’on perd la connexion avec soi et sa propre sagesse intuitive ; on se sent alors de plus en plus perdu et l’on se réfugie d’autant plus dans des réponses et idées toutes-faites, émanant d’autorités extérieures, dont on s’appliquera à intégrer, réciter et appliquer les préceptes et commandements.

Le problème posé par ce qu’il faut bien appeler la pseudo-spiritualité, provient d’un malentendu, issu d’une ignorance du fonctionnement émotionnel humain et de l’existence même de l’inconscient. Ce n’est pas en tournant le dos à son ombre, qu’on la fera disparaître. Ce n’est pas en niant et refoulant ses émotions douloureuses et ses tempêtes intérieures, que l’on s’en libérera comme par magie, mais bien en les ressentant et les acceptant, ce qui provoquera leur transmutation ou transformation harmonieuse. C’est pourquoi l’authentique spiritualité ne consiste pas à appliquer un vague code moral, un ensemble de règles, principes et rituels, mais à vivre un voyage intérieur, un itinéraire de transformation, menant progressivement, par la guérison du cœur, à l’Éveil de l’être intérieur.

Chacun souhaite vivre, connaître et ressentir l’amour universel et inconditionnel, mais ce sentiment ne peut être obtenu de force, par la volonté et le contrôle, au risque de n’être qu’une caricature, un simulacre, un amour faux, qui s’avère au final oppressif, hypocrite et dictatorial. Il s’agit donc d’abandonner l’ancestrale posture patriarcale de lutte et de domination envers autrui comme envers soi, pour expérimenter et développer une nouvelle attitude, d’essence féminine, d’ouverture, de lâcher-prise et d’acceptation de ce qui est en soi, comme de ce qui est en l’autre. Autrement dit, il nous faut réapprendre l’abandon, la douceur, la spontanéité et la simplicité, être vrai, nous accepter tels que nous sommes; et nous découvrirons alors notre indéniable beauté, notre remarquable sagesse et notre indéfectible Eveil.

Tel un poisson tournant en rond dans son triste bocal, l’homme ou la femme d’aujourd’hui étouffe et désespère dans un monde absurde, dépourvu de sens comme de finalité, et se tourne alors à raison vers la spiritualité ; mais les versions qui lui en sont le plus souvent proposées, ritualistes, dogmatiques et disciplinaires, se révèlent finalement comme autant de murs ou d’impasses, tout aussi sclérosantes et aliénantes, si ce n’est davantage.

Une nouvelle culture

Voilà des millénaires que l’être humain est en guerre : en guerre contre le monde extérieur, contre ses rivaux, le clan d’en face ou le pays d’à côté ; en guerre contre la nature, le « gibier », les animaux étiquetés « nuisibles », les « mauvaises herbes », les microbes et virus ; en guerre surtout contre lui-même, son corps, ses émotions, ses désirs et même ses pensées.
Dans les domaines du sport, de la politique ou de l’économie par exemple, le vocabulaire guerrier et la logique de l’affrontement sont systématiquement utilisés : on parle ainsi d’écraser, vaincre, dominer, humilier, laminer ou éliminer le concurrent, l’ennemi ou l’équipe adverse ; il s’agit de trouver la faille, l’angle d’attaque, la bonne stratégie, d’être impitoyable, un leader, un winner, un killer, etc.

On est loin de l’écoute, de l’empathie et de la coopération, conditions indispensables de toute vie en société !
Quand l’être humain va-t-il enfin cesser le combat et se réconcilier avec lui-même et avec le monde ?
Et en quoi pourraient donc consister une culture de paix et même une culture de l’Éveil ?

Chaque culture est simplement la traduction dans la matière concrète, du niveau de conscience, degré d’Éveil ou stade d’évolution, atteint et manifesté par un peuple, un groupe ou une société. Ainsi existe-t-il un art mortifère et un art inspirant, une politique d’oppression et une politique d’émancipation, une économie d’asservissement et une économie d’accomplissement, des modes de vie destructeurs et des modes de vie responsables, des technologies polluantes et des technologies écologiques… Faisons un rêve, imaginons (comme l’auraient dit Lennon ou Luther King), un monde où un nombre chaque jour croissant d’hommes et de femmes se mettent à l’écoute d’eux-mêmes, s’éveillent à leur être véritable, font prévaloir la voix de leur cœur sur celle d’idéologies extérieures, et entreprennent dès lors de réaliser leur rêve sacré ; où, par l’écoute de soi, des autres et de la nature, s’invente et s’élabore peu à peu, une nouvelle culture de douceur, de plaisir et de sagesse; et où se construit, malgré tous les obstacles, une société de dialogue, de partage et de coopération entre les individus, entre les classes, nations et cultures, ainsi qu’avec les différents peuples non-humains.

Ce monde, c’est le nôtre ; et cette époque, c’est maintenant !
Car, malgré les messages anxiogènes et démoralisants des médias, cet Éveil de l’humanité est bel et bien en cours aujourd’hui, à travers d’innombrables initiatives positives, individuelles ou collectives, chacun pouvant le voir et le créer, en soi et autour de soi. L’Éveil de conscience des peuples et des individus est ainsi le pont entre les mondes, le moyen et le moteur de la transition des âges ou de la mutation sociétale et planétaire.

Héritière du Christ et du Bouddha, comme de Woodstock ou de mai 68, la nouvelle culture spirituelle, que chacun pressent, attend et espère, ne consiste pas à prendre des poses ou des manières « spirituelles » ou à afficher un éternel sourire béat, mais à être vrai, naturel, intuitif et créatif, à œuvrer plutôt que travailler, à inventer plutôt qu’appliquer, à réfléchir plutôt que répéter, et à écouter son corps, honorer sa sexualité, vivre ses émotions, exercer sa pensée et expérimenter l’expansion de sa conscience. La nouvelle culture de vie qui s’en vient, ne vise pas à formater et enfermer l’être humain dans des moules et schémas répétitifs et restrictifs, mais à lui procurer les conditions idéales pour se connaître, se comprendre, se trouver, se transformer et se réaliser, exprimer ses plus remarquables et brillants potentiels et manifester sa nature éveillée, accomplie et unifiée.

La nouvelle spiritualité, libre, intuitive et spontanée ne conduit donc pas à être l’esclave d’un gourou, d’un groupe ou d’une doctrine, mais à devenir un humain adulte, évolué, actif et autonome, et à remplacer le rituel par l’expérience, les superstitions par la connaissance, la dévotion par l’estime de soi, l’obéissance par le dialogue, la prière par l’intuition et la discipline par l’inspiration.

C’est pourquoi le surgissement de l’Éveil n’est pas réservé ou confiné aux lieux conçus à cet effet (ashrams, monastères, ermitages etc.), mais s’invite insolemment dans tous les espaces de la vie sociale, et particulièrement ceux où les enjeux sont complexes, délicats, subtils et considérables : lieux associatifs, militants ou communautaires, salles de spectacle, ateliers d’artistes, studios de cinéma, universités, assemblées délibératives, salles de rédaction…

La réflexion, l’invention, l’imagination, l’illumination, la poésie, la spontanéité, la sensualité et le désir, sont ainsi les outils ou chemins multiples et inattendus de l’Éveil de l’humanité, qui lui permettront d’explorer et expérimenter la spiritualité essentielle et éternelle, celle de la vie, la joie, la jouissance et l’extase !

 La méditation naturelle

Si, comme l’affirment les éveillés eux-mêmes, l’Éveil est ce que nous sommes, notre nature intime et notre réalité ultime, alors il n’est nul besoin de recourir à des techniques complexes ou des initiations exotiques ou ésotériques, pour retrouver la mémoire de notre identité véritable. Nul besoin en effet de discipline sévère, de pratiques rigoureuses ou de connaissances secrètes pour être soi-même, mais simplement le désir sincère de connaître et comprendre ce qui se passe en soi.

Or, dans notre monde, tout semble fait pour qu’à aucun moment, il ne soit possible de se livrer à cette exploration intérieure, l’esprit étant constamment occupé par de multiples activités et les rares moments de repos, meublés par le son de la radio, de la télévision ou de l’ordinateur. Même les instants consacrés à la méditation sont le plus souvent employés à se conformer à des techniques, protocoles ou systèmes, consistant à se focaliser sur un son, un objet , un symbole, une idée, un endroit du corps, etc. Or, pour que l’être intérieur ou le moi profond puisse se manifester, encore faut-il lui en laisser la possibilité et, pour cela, se tourner vers l’intérieur et s’ouvrir à ce qui survient spontanément en soi. 

Lorsque l’on entreprend de se connaître et que l’on porte son attention sur son monde intérieur, on est d’abord frappé par sa richesse et son foisonnement : sensations, pulsions, émotions, pensées, désirs, sentiments se succèdent continuellement et (apparemment) sans ordre, ni logique, faisant penser à une jungle grouillante de vie. Si l’on est adepte de la guerre contre soi, on s’efforcera alors de mettre au pas et faire défiler en rangs bien ordonnés, ce peuple intérieur décidément trop indiscipliné et exubérant ; autrement dit, on tentera, en vue de méditer, de chasser ses pensées (parce qu’elles émanent du « mental », cette sorte d’entité dégoûtante et monstrueuse, censée être la cause de tous nos maux !), de nier ses pulsions et de masquer ses émotions ; et l’on n’aboutira qu’à brider, brimer et briser sa nature intérieure, ses envies, ses instincts, son besoin de bonheur, de joie, de liberté, sa créativité, sa sagesse et son esprit.

Mais si l’on accepte son monde intérieur tel qu’il est, en se contentant de le percevoir avec intérêt, bienveillance et neutralité, alors il reprendra forme et sens : les pensées, dès lors qu’elles sont écoutées, honorées et prises en compte, peuvent s’approfondir, quitter le plan superficiel des réactions émotionnelles et réflexes conformistes, pour donner lieu à des prises de conscience émanant de la sagesse intérieure, s’avérant être source de compréhensions, révélations et inspirations appropriées ; les émotions perçues, acceptées et libérées, se transmutent alors en paix, joie et plénitude ; quant aux désirs, si leur substrat émotionnel se transmute, ils s’approfondissent également et deviennent des intuitions justes et pertinentes, provenant des couches profondes de la conscience.

Ainsi ce que l’on pourrait appeler la méditation libre, naturelle ou spontanée, au lieu d’imposer un ordre arbitraire et artificiel à ses pensées, désirs et sentiments, consiste simplement à les accepter, les laisser être et suivre leur cours naturel, que l’on ne peut déterminer par avance, mais qui aboutit toujours à une réorganisation, réharmonisation et clarification de l’esprit.
Méditer ne consiste donc pas à adopter le look, la posture et les manières du méditant, à singer un modèle ou à devenir une statue vivante, mais au contraire à perdre ou déconstruire les déguisements sociaux, repères et croyances obsolètes, pour laisser resplendir la magnificence du moi véritable. C’est ainsi que, couche après couche, strate après strate, la méditation authentique permet de se libérer de ces vieux vêtements usés et inutiles, qui recouvrent et masquent le soleil intérieur.

Voilà maintenant quelques décennies que la méditation est devenue à la mode ; et s’est peu à peu diffusée, dans les médias notamment, l’image stéréotypée du méditant installé dans une posture impeccable, accompagnée de l’idée naïve et simpliste que cette seule position immobile allait amener magiquement et automatiquement le bien-être et la sérénité.
En réalité, la méditation est une attitude intérieure, consistant à être constamment conscient de ce qui se produit en soi et autour de soi ; et c’est le développement de cette « conscience-témoin », qui va préparer le terrain et rendre possible l’émergence progressive de l’être intérieur et la venue d’états d’Éveil et d’expansion de conscience. C’est pourquoi la méditation se pratique tout le temps ou jamais : elle ne consiste pas à s’asseoir en tailleur à horaires déterminés en suivant un protocole précis, mais à être à chaque instant attentif à ce qui advient ; elle est une dynamique intérieure qui se met en place, lorsque l’on commence à percevoir sereinement ses propres fonctionnements, comme le spectacle du monde.

220px-Circe_Offering_the_Cup_to_Odysseus dans Nouvelle TERRELa meilleure position de méditation est simplement celle qui permet le mieux de se détendre, se relâcher, s’ouvrir et lâcher prise, ce qui implique qu’elle sera différente pour chacun et selon le moment de la journée. Ce qui montre bien que la posture de méditation n’a pas l’importance quelque peu fétichiste qu’on lui accorde, c’est que les états d’expansion de conscience, en pratique, surviennent n’importe quand et n’importe où, dans le courant de la vie, au moment même où l’on se détend et où l’on lâche prise, au restaurant, dans un ascenseur, sur le périphérique, en faisant du ski, en se promenant dans la rue…
L’Éveil comme l’amour ne connaît pas de loi ; il ne dépend pas d’une technique ou d’un enseignement, mais au contraire de l’oubli ou du renoncement à toute croyance, certitude ou idée préétablie.

La méditation, au final, n’est autre que la manière normale et naturelle de vivre, connecté à soi, conscient, centré et attentif à toutes choses, adoptant dès lors naturellement un comportement juste, moral, adapté et efficace. Et c’est faute de cette vision juste, faute d’être reliés à leur sagesse intuitive, que les êtres humains adhèrent à des idéologies guerrières, obéissent à des traditions cruelles et irrationnelles ou se livrent à des activités malsaines, iniques ou prédatrices. Aussi, la science de la conscience ou l’art de l’esprit que constitue la méditation, est-elle la clé méconnue qui changera le monde, pour peu que l’on s’affranchisse d’une conception archaïque et figée de la pratique méditative, qui l’identifie à cette étrange manie de rester le plus longtemps possible dans une position rigide, statique et hiératique, sorte d’exploit masochiste, absurde et inutile.

C’est par l’expansion de la conscience et la connaissance de soi, que l’être humain pourra changer profondément et durablement, et sortir alors des multiples impasses actuelles. Chacun, tôt ou tard, sera amené à se tourner vers son propre esprit et à percevoir son propre fonctionnement ; et ce d’autant plus que se diffusera une nouvelle conception de la méditation, plus simple, plus aisée et accessible à tous, perçue non plus comme un cérémonial contraignant et fastidieux, mais comme un changement de regard sur soi et sur le monde, une découverte du bonheur d’être, de sentir et de vivre.
Car la vie est l’essence même de la méditation ; et la méditation n’est rien d’autre que l’expérience consciente de la vie.

L’Éveil de l’humanité

L’Éveil, tout comme la vie, connaît mille couleurs, mille nuances et mille déclinaisons.
Aussi, ne l’emprisonnons pas dans des définitions restrictives, des conceptions figées, des catégories fermées. Sachons le reconnaître derrière les multiples fards, voiles et déguisements qu’il se plaît à emprunter. L’Éveil est partout, dans le chant du poète, l’extase des amoureux ou les cris de joie des enfants. Cessons donc d’opposer éveillés et non-éveillés ; cessons d’idolâtrer les premiers et de mépriser les seconds ; renonçons à situer les uns et les autres d’un côté ou de l’autre de la barrière, car celle-ci est parfaitement imaginaire.  Même les éveillés les plus remarquables continuent chaque jour d’évoluer et de se transformer, car la vie est sans fin. L’Éveil est la matière même de nos vies ; il n’est pas une chimère à attendre ou à espérer, mais une réalité à découvrir, défricher, explorer et ressentir, dès maintenant, dès aujourd’hui. L’Éveil est l’énergie, la conscience et le signal du nouveau monde.

Aussi nous faut-il, pour le manifester, passer de l’état de disciple à celui de maître, reflétant ce que nous sommes en réalité et de toute éternité ; ce qui ne signifie nullement monter sur une estrade et nous faire adorer, mais assumer et exprimer notre vérité profonde, notre nature essentielle, notre indéfectible Éveil, chacun à sa manière et selon son inspiration. Beaucoup vivent l’époque actuelle comme un calvaire ou une épreuve, en maugréant, rechignant et trainant les pieds. Pourtant, en raison même de ses difficultés et incertitudes extrêmes, elle nous offre l’occasion idéale pour nous éveiller et nous accomplir à une vitesse accélérée. Sans doute avec le recul, ce temps apparaîtra-t-il comme une des plus fantastiques écoles d’évolution et d’Éveil, qu’il soit possible de connaître et d’expérimenter.

Alors, profitons-en pleinement ; et soyons aux premières loges pour assister et participer au fascinant spectacle de la mutation planétaire. 

L’Éveil est ainsi notre droit, notre fête, notre défi et notre aventure.
L’Éveil est le changement qui vibre, pulse et court dans les printemps du monde entier, les événements joyeux, vivants et drôles, les mouvements spontanés, ludiques et imprévisibles.
L’Éveil est le sang qui coule dans nos veines, le torrent de vie qui irrigue nos cœurs, l’amour irrépressible qui émeut, bouleverse, transperce et illumine.
L’Éveil est la vocation, l’aspiration, la chance et le devenir de tout être vivant.
L’Éveil est la clé, le programme, le déclencheur et le mode d’emploi du monde à venir.

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Vers quelle nouvelle spiritualité se tourner ?

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2013

 

images (3)N. C. : En dehors des effrayants intégrismes réactionnaires et de l’aimable butinage individualiste de type new-age, qui prend ce qui lui plaît dans chaque tradition, où voyez-vous se dégager une cohérence nouvelle ?

R. S. : Nulle part hélas. La majorité des gens du new-age sont plutôt anti chrétiens et vaguement bouddhistes, mais sans réelle pratique et totalement individualistes. Un peu de magie, un peu de méditation, un peu de médecines alternatives, cela ne donne pas la grande vision collective dont nous avons besoin pour motiver toute une société.

Personnellement, je suis chrétien, membre de l’Église d’Angleterre. Je pense que la tradition chrétienne reste très importante pour l’Europe, à condition de l’incorporer dans une nouvelle vision. Elle nous relie à nos racines. Par chance, en Angleterre, nous avons une Église libérale, ni agressive ni dogmatique, débarrassée des lourdeurs hiérarchiques passéistes des catholiques romains. Nos prêtres peuvent se marier, ou être des femmes. Cela dit, nous ne sommes pas différents du reste du monde : 8 % seulement des Britanniques vont à l’église le dimanche, dont la moitié seulement sont anglicans. 4 % de la population, ce n’est pas un mouvement de masse, surtout quand la plupart des intellectuels ont grandi dans un mode de pensée athée, anti-religieux et surtout anti-chrétien.

N. C. : Le bouddhisme a la faveur d’un certain nombre.

R. S. : Nous avons aussi une forme soft de panthéisme naturaliste et gaïesque, ou un néochamanisme. Mais certainement rien de chrétien. Bref, je ne voudrais pas être décourageant, mais je ne saurais prédire d’où sortira la solution. Selon moi, les ingrédients à synthétiser sont les suivants : la tradition chrétienne, l’expérience mystique, la méditation, une conscience écologique, une philosophie, une science et une médecine holistiques, des communautés locales, avec une relation forte à la région où l’on vit, ainsi qu’à l’histoire et aux traditions. Mais rien de tout cela ne fait partie de l’ordre du jour libéral, dont les objectifs restent fixés sur la croissance de la production, la libre circulation des personnes et des richesses, la gestion des forces de travail.

En fait, nous sommes certainement à la veille de grands changements, à une étape pré-révolutionnaire, ou pré-mutante. Et nous voyons ce qui devrait se passer. Mais que se passera-t-il réellement ? Nul ne le sait. D’habitude, les changements sont lents, étalés sur deux ou trois générations au moins. Là, ça va devoir aller très vite. Si la crise économique s’amplifie, avec un chômage massif et de graves troubles sociaux, montée de l’extrême-droite xénophobe, on peut imaginer le pire. Des régimes autoritaires reposant sur la peur. Une sorte d’éco-dictature. Je réfléchis, travaille et prie pour que cela ne se produise pas, mais…

N. C. : Peut-on croire à une mutation brusque ? Cela existe-t-il, ou l’évolution est-elle forcément graduelle ?

R. S. : En un sens, l’arrivée d’Obama a été une mutation brusque. Et il initie à l’évidence de grands changements, même si l’inertie est gigantesque… J’ai lu récemment un livre passionnant, Culture Codes – Comment déchiffrer les rites de la vie quotidienne à travers le monde , d’un psychanalyste français qui travaille aux États-Unis, Clotaire Rapaille (Ed. JC Lattès). Selon lui, pour influencer les gens, il est nécessaire de trouver le récit sous-jacent à leur culture. Les Américains sont fondamentalement religieux. Leur grand récit mythique est fondé sur l’idée du héros salvateur de la culture juive : Moïse, qui entraîne son peuple à travers le désert et l’amène jusqu’à la Terre promise. Quiconque a émigré aux États-Unis participe individuellement à cette mythologie très forte, sur laquelle se fondent toutes les Églises noires américaines. Obama vient de là. Il correspond à l’archétype de Moïse. Toute sa rhétorique est biblique. Mais ce dernier meurt avant d’atteindre la Terre promise. L’inaccomplissement est structurel, c’est une marche en avant éternelle.

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Vous pouvez suivre la plupart des expériences de Rupert Sheldrake et voir les vidéos de ses débats, avec ses amis ou avec ses contradicteurs, sur  www.sheldrake.org 

Publié dans APPRENDS-MOI, En 2012-2013 et après 2016 | Pas de Commentaires »

Manifeste pour une nouvelle Spiritualité

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

images (1)par Yann Thibaud

extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie Intérieure 3) »

Voilà presque deux siècles qu’au nom de l’idéologie du progrès, la société occidentale (aujourd’hui étendue à la planète entière) a cru trouver le bonheur et le sens de l’existence, dans une production et une consommation sans limite de biens et de produits,  jusqu’à l’épuisement programmé des ressources de la Terre qui accueille l’humanité. Sortir  de cette impasse suicidaire implique de transformer radicalement nos modes de vie et de  pensée.

C’est pourquoi la crise généralisée que nous traversons n’est pas seulement économique, financière, énergétique ou politique : elle est d’abord structurelle, culturelle, civilisationnelle et (osons le mot) spirituelle ; elle est la conséquence d’une idéologie absurde, réduisant l’être humain à un agent économique, sorte de créature robotique ayant pour seule finalité de produire et consommer, niant par là sa dimension affective, sensible, intuitive et idéaliste ; elle signe le désastre du matérialisme, l’échec d’un monde dédié au culte du profit, la fin d’une illusion, mais aussi peut-être la naissance d’un monde différent, plus sage, plus heureux et plus libre, comme la métamorphose de la triste chenille en somptueux papillon.

Notre potentiel oublié Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit.

Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse. Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours.

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?

En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?

Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’ils suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent.

Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence.

L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité.

Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité.

Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire.

C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams.

L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

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Osho et les Maîtres

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

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Osho est un mystique contemporain qui apporte la sagesse des temps anciens en réponse aux questions des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Il nous éclaire sur l’essence de toutes les traditions religieuses et spirituelles : soufisme, bouddhisme, Tantra, Tao, Yoga, Zen, hindouisme, christianisme, hassidisme…

Osho est un iconoclaste qui propose une vision nouvelle de l’homme et c’est ce mélange étrange qui fait de lui peut-être un des maîtres spirituels d’aujourd’hui!

Il est à la fois un maître zensoufi et tantrique.

Maître zen, car il choque et détruit toutes nos croyances et nos conditionnements ! Ses centaines de discours sur des thèmes aussi variés que la méditation, les émotions, le zen, le sexe, la mort, la politique, l’amour, l’éducation, la science, les religions ou la quête spirituelle nous obligent à nous regarder nous-mêmes et à faire confiance à notre propre intuition et intelligence plutôt que de suivre une croyance, une idéologie ou juste des habitudes. Il insiste : «  Doutez et trouvez votre voie par vous-même !  ».

Maître soufi, car il nous rappelle constamment que la méditation ne peut se séparer de l’ouverture du Cœur et que la vie est une célébration, une danse :Vous avez oublié de commencer à vivre ! L’homme moderne est devenu tellement sérieux. Redevenez des soufis… riez, dansez et profitez de la vie !

Maître de Tantra, car il intègre le corps et le sexe dans la vision de la spiritualité: « vivez votre sexualité ! », « toutes les religions y compris le christianisme répriment votre sexualité » et « je suis contre toutes formes de répressions car elles mènent toutes à la perversion… » et inversement, il nous met en garde contre l’excès contraire, une sexualité sans amour et il suggère à l’homme et la femme de faire évoluer le sexe, l’amour et la méditation par le Tantra.

Selon Osho, seul l’homme riche intérieurement et extérieurement peut être heureux et symboliser un espoir pour un changement sur cette planète. Le nouvel homme se doit d’être un Zorba le bouddha nous dit-il, zorba représentant la terre, le bon-vivant et la joie de vivre et Bouddha représentant la conscience, la méditation et la sagesse.

Pour cela, il a créé des méthodes comme les méditations actives et la Mystic Rose qui permettent de relaxer, de changer rapidement, et devivre pleinement. Et il insiste aussi sur la thérapie : « Quelques groupes de thérapie peuvent vous préparer à la méditation. »

Osho a quitté son corps en 1990 et ses discours sont aujourd’hui publiés dans plus de six cents ouvrages et en cinquante langues et semblent intéresser des populations très différentes : aux USA, Europe mais aussi en Inde, en Iran, en Russie et en Chine…

Son centre de méditation en Inde continue aujourd’hui d’être un des plus grands centres de croissance spirituelle au monde, attirant des milliers de visiteurs internationaux venant participer à des programmes de méditation, de thérapies, de travail corporel et de créativité artistique.


Vidéo d’un extrait de discours d’Osho 
avec traduction en français sous-titrée. 
Choisissez French (France) au lieu de English

https://dotsub.com/view/dadd29de-cedd-4b11-9e33-f42d1420cfa3?utm_source=player&utm_medium=embed

 

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Dalida et Arnaud Desjardins

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2013


Arnaud Desjardins est considéré comme un maître spirituel par beaucoup de gens. Depuis plus de 20 ans, il nourrit la spiritualité française : des films, d’abord sur les Tibétains, les Soufis, le Zen… puis des livres à fort tirage et enfin l’enseignement direct depuis la mort de son maître Swâmi Prajnanpad. Il a parlé de son aventure avec la star Dalida (Yolanda), cliquez ici pour visionner la vidéo.

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La chanson préférée d’Arnaud Desjardins chantée par Dalida :

DEUX COLOMBES
Gianni Esposito, 1969

Pareil à des colombes
Que le désir appelle
Et qui s’en vont hautes les ailes
Et déployées vers la douceur du nid
À travers l’espace
Par leur vouloir porter
Ainsi que le chantait
Le poète dans sa divine comédie

Quali colombe dal desio
L’ali spiegate ferme
Al dolce nido
Venia per l’aere
Dal voler portate
Quali colombe
Dal desio chiamate

Ainsi nos âmes, peut-être un jour
S’en iront-elles deux par deux
À l’infini
Dans l’espace et le temps
Divinement réunies
Comme jamais nous ne le fûmes sur terre

Quali colombe dal desio
L’ali spiegate ferme
Al dolce nido
Venia per l’aere
Dal voler portate
Quali colombe
Dal desio chiamate

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11 Tendances qui changent le monde

Posté par othoharmonie le 24 juillet 2013

Partout dans le monde, des initiatives émergent, révélatrices d’une prise de conscience ou d’une volonté d’explorer d’autres réalités. Médecine holistique, yoga, sagesse, chamanisme, médiumnité… Rendez-vous dans 11 pays, à la découverte de 11 tendances. Grand format.

11 Tendances  qui changent le monde dans En 2012-2013 et après 2016 banniere-300x119

Royaume-Uni : le yoga, signe de réussite sociale

C’est un article du Times qui le dit : en Grande-Bretagne, les signes de réussite sociale ne sont plus les sacs de designers italiens, mais l’entretien de sa forme. « Rien ne dit plus le succès que de courir 10 kilomètres en moins de 47 minutes » ou de pratiquer le yoga deux fois par semaine, écrit la journaliste Farrah Storr en février 2013.

Bras ciselés, moral harmonieux… Aujourd’hui, près de 400 000 britanniques pratiquent régulièrement le yoga, sous la conduite de plus de 10 000 professeurs. Selon Jonathan Satin, manager de Triyoga, le plus grand centre de yoga du Royaume-Uni, l’intérêt ne cesse de se développer depuis cinq ans. « Nous avons commencé en 2000 dans le quartier londonien de Primrose Hill avec 65 ou 70 cours par semaine, explique-t-il. Aujourd’hui, nous en avons 100. Nous venons aussi d’ouvrir une succursale à Covent Garden. Cette croissance devrait se poursuivre. Aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmente de 25% par an ! » A condition de continuer à proposer un enseignement de qualité – « c’est la clé. »

Face à un tel engouement, une offre spécifique pointe son nez : celle du yoga au bureau. A Londres, la société Yoga4Business propose des cours de yoga et de méditation en entreprise, collectifs ou particuliers.« Le but du yoga est d’équilibrer le corps et l’esprit », afin d’être mieux dans sa vie, y compris professionnelle, rappellent les créateurs de Yoga4Business. « Des études réalisées en Grande-Bretagne en 2011 montrent que le yoga renforce le bien-être émotionnel, la vitalité et la résistance au stress – première cause d’arrêts maladie longue durée au Royaume-Uni. Ces absences, et la baisse de productivité qu’elles induisent, coûtent 26 milliards de pounds par an à l’économie britannique. Si les entreprises apportaient plus d’attention et de soutien moral à leurs salariés, ces coûts pourraient diminuer d’un tiers. » Bientôt des tapis de yoga à la place des machines à café ?

Russie : Médium Academy

Tous les samedis, la France s’enthousiasme pour The Voice. Le vendredi soir en Russie, un programme teste aussi les meilleures voix… venues de l’au-delà. Diffusée sur la TNT, la Bataille des médiums en est à sa treizième saison. Issus d’un casting réalisé aux quatre coins du pays, où accourent 5000 candidats, treize médiums confrontent leur efficacité. Retrouver un objet ou une personne perdue, décrypter le passé, prédire l’avenir : lequel fera preuve des capacités les plus extraordinaires ?

Quand il publie Transurfing en 2010, le physicien russe Vadim Zeland surfe-t-il aussi sur l’intérêt de ses compatriotes pour les mystères du psychisme ? Son originalité est de proposer une technique de développement personnel fondée sur les lois de la physique quantique. Puisque selon cette nouvelle perspective scientifique, la réalité n’a pas d’existence matérielle figée, le champ des possibles est infini, l’intention de l’observateur influe sur le résultat observé, nous détenons le pouvoir de modeler nos vies. Je pense donc je créé ? En Russie, le livre rencontre un succès phénoménal. Deux tomes suivent en 2011 et 2012, tous sont traduits et édités à l’étranger.

Produit en 2010, le documentaire russe Water, le pouvoir secret de l’eau bouscule aussi les frontières de la science. La réalisatrice Anastasyia Popova y explore les facultés de l’eau à garder l’empreinte des influences extérieures. « On a remarqué que les émotions positives augmentent les propriétés énergétiques de l’eau et les stabilisent, alors que les émotions négatives les réduisent », y témoigne par exemple Konstantin Korotkov, professeur de physique à l’Université de Saint-Pétersbourg… En Russie comme ailleurs, l’heure est venue de nourrir l’intérêt du public « d’informations sérieuses et de clés de compréhension », dit le portailOsoznanie.org.

Inde : le retour de la conscience

« Tous les jours on voit fleurir de nouveaux livres et programmes télé sur la conscience. Le bien-être est devenu un business, chacun y va de sa pratique », témoigne la journaliste indienne Rathi Menon. La philosophie et les techniques spirituelles de l’Inde ont nourri le monde ; après s’en être longtemps détournée pour favoriser un modèle de réussite matérielle à l’occidentale, la population locale semble redécouvrir son patrimoine. « C’est l’engouement du moment ! » sourit Rathi Menon.

Elle-même partie fait de la communauté d’Osho. « Un médecin m’a recommandé un de ses livres, au moment où des problèmes de santé récurrents m’avaient plongée dans une profonde dépression », raconte-t-elle. La journaliste se traîne jusqu’à une librairie, se plonge dans l’ouvrage… C’est la révélation. Sans y perdre son indépendance d’esprit, elle trouve dans les conseils du gourou et dans la pratique de la méditation une force de vie, une intelligence du monde, un art de le considérer avec amour et empathie.

Comme elle, de plus en plus d’indiens, au gré de l’essor économique et de l’apparition du stress, retrouvent le chemin des enseignements spirituels et des techniques de transformation intérieure. « Notre ambition est d’aider les gens à expérimenter et exprimer leur part divine », indique Sadhguru Jaggi Vasudev, fondateur de la très en vogue Isha Foundation. En remettant au goût du jour la pratique du yoga physique, de la méditation, de la respiration… « Le souffle a des trésors à révéler, confirme Sri Sri Ravi Shankar, leader de Art of Living, pilier du développement personnel en Inde. Durant notre sommeil nous évacuons la fatigue, mais pas les tensions ancrées plus profondément. La respiration nettoie notre système de l’intérieur. »

Dans un pays où les rapports sociaux restent durs, les nouveaux gourous tentent aussi d’éveiller les consciences au respect, en intervenant auprès de politiciens, de dirigeants d’entreprise, de détenus ou d’agriculteurs. « L’engouement ne suffit pas, il doit s’incarner et porter ses fruits au quotidien », rappelle Rathi Menon.

Brésil : l’au-delà fait son cinéma

Depuis Central do Brasil et la Cité de Dieu, le cinéma brésilien peinait à attirer les foules. 2010, nouveau souffle : un blockbuster sur la police d’élite de Rio explose le box-office, de même qu’un film sur une bourgeoise qui s’encanaille… et deux autres sur l’au-delà et la médiumnité.

Le premier, Chico Xavier, retrace le parcours du plus célèbre médium brésilien, depuis son enfance jusqu’à sa mort : ses premières visions, son ascension, son dévouement, sa générosité, les séances de psychographie où il reçoit des lettres dictées par des défunts… 3,6 millions de spectateurs en six semaines.

Le second, Nosso Lar (notre demeure), est l’adaptation du livre le plus célèbre de Chico Xavier. Il retrace la découverte de la vie post-mortem et du monde spirituel par le médecin André Luiz, tel qu’il les aurait lui-même décrites, depuis l’au-delà, à Chico Xavier. Le film dépasse les 4 millions d’entrées – soit plus qu’Avatar au Brésil.

Pour Christian Boudier, directeur de projets audiovisuels à Rio et ex-journaliste au Film Français, ces succès sont symptomatiques de « l’ancrage profond du spiritisme dans la culture et la société brésiliennes ». Car si cette « science de la nature, du destin des esprits et de leurs relations avec le monde corporel » (dixit un pratiquant) est née en France au XIXe siècle, elle s’est surtout développée au Brésil, où la médiumnité et le culte des esprits ont toujours fait partie du paysage.
Jusqu’à y compter aujourd’hui six millions d’adeptes et vingt millions de sympathisants. « Il existe des associations de journalistes spirites, de juristes spirites, de médecins spirites », indique le Dr Giancarlo Lucchetti, membre de l’une d’elles. Et de cinéastes spirites ? En 2011, ont fleuri sur les écrans brésiliens O filme dos espiritos (Le film des esprits), histoire d’un homme qui reprend goût à la vie grâce au Livre des esprits d’Allan Kardec, et As mães de Chico Xavier (Les mères de Chico Xavier), parcours de trois femmes en détresse dont les routes se croisent auprès du célèbre médium.

Suisse : les guérisseurs s’affichent

Saviez-vous qu’en Suisse, l’un des plus gros succès en librairie de ces dernières années était le guideGuérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets en Suisse romande, publié en 2008 par Magali Jenny ? Pour répondre à la demande, l’auteure a même sorti un second tome en 2012, incluant de nouveaux portraits, témoignages et adresses.

L’engouement est révélateur : non seulement d’un intérêt du public pour ces êtres capables de soulager la douleur par quelques gestes ou mots mystérieux, mais de leur possible compagnonnage avec la médecine conventionnelle. En Suisse désormais, de nombreux services d’urgence et de radio-oncologie disposent ouvertement de listes de guérisseurs de confiance, soit pour faire eux-mêmes appel à leurs services face à un cas désespéré, soit pour les tenir à disposition des patients qui en feraient la demande. « Les hôpitaux pratiquent une médecine de premier recours, dans des conditions de grande détresse et d’incertitude, et n’ont pas réponse à tout. Si une solution existe, et manifestement il y a des gens que les guérisseurs aident, il serait idiot de ne pas y recourir », commente le président de la Fédération des médecins suisses.
A condition bien sûr que le guérisseur n’interfère en aucun cas avec les soins prodigués par l’hôpital. « Méfiez-vous de ceux qui affirmeraient être en mesure de vous guérir à coup sûr ou vous demanderaient d’arrêter un traitement médical lourd au profit de leur art », écrit Magali Jenny. « Nous ne sommes qu’un complément », confirme une guérisseuse romande.
Reste qu’en Suisse, il n’est plus rare de voir un patient atteint d’un cancer faire appel à un barreur de feu pour atténuer les effets de sa chimiothérapie, de son propre chef ou sur recommandation de son médecin – lorsque celui-ci a acquis la conviction, individuelle, que ce peut être utile. Prochaine étape : une sensibilisation au « secret » dès la faculté de médecine ?

Etats-Unis : architectes et médecins, main dans la main

Les américains n’ont aucun problème à mélanger les genres. Pour développer la compassion chez les jeunes, le psychiatre Richard Davidson participe à la création d’un jeu vidéo. Pour booster le leadership éthique, la Harvard Business School se tourne vers la méditation « pleine conscience ». Dans cette dynamique, de plus en plus de facultés de médecine américaines s’ouvrent aux approches holistiques de la santé.

Déjà dotée d’un Centre pour la médecine intégrative, l’Université d’Arizona vient de lancer une joint-venture entre ses facultés de médecine, d’architecture, d’urbanisme et d’environnement. « La science a prouvé que le stress, en déréglant les défenses immunitaires, favorise la maladie. Pour guérir, les patients ont besoin d’un environnement qui stimule leur système, pas qui le plombe. Pourquoi les hôpitaux ne ressemblent-ils pas à des spas ? » interroge le Dr Esther Sternberg, spécialiste en neuro-immunologie et auteur du livreHealing Spaces : The Science of Place and Well-Being.

Bruit, lumière, température, densité, aménagement, verdure… Quels sont les facteurs qui augmentent le stress et ceux qui le réduisent ? Comment agissent-ils sur le corps humain ? « Des dispositifs non-intrusifs, de type smartphones, smartpens ou smartsocks, vont nous permettre de mesurer en temps réel les réponses comportementales et biologiques face à l’environnement quotidien », indique le Dr Sternberg.

Forte de ces résultats, l’équipe pluridisciplinaire établira des standards à destination des professionnels et des autorités, puis formera les prochaines générations d’architectes, de designers et d’urbanistes, afin que le facteur « santé » devienne central dans la conception des hôpitaux mais aussi des bureaux, des maisons, des écoles… Des villes en général. « Ce type d’édifice coûte plus cher au départ, mais le retour sur investissement est largement bénéfique », souligne le Dr Sternberg, tant socialement qu’économiquement. Beau dehors, bien dedans.

Corée du Sud : des chamanes au café

A Séoul en novembre 2012, 300 chamanes défilent dans les rues de la capitale sud-coréenne pour obtenir leur Journée nationale. Anecdotique ? Pas tant que ça. Au pays du Matin-Calme, l’engouement pour les nouvelles technologies n’a pas détrôné le culte des ancêtres et des esprits de la nature. Depuis des siècles, le chamanisme y est pratiqué, essentiellement par des femmes – les Mudangs. Aujourd’hui encore, 40% de la population fait régulièrement appel à ces messagères des esprits, formées de mères en filles ou désignées lorsqu’elles sont enfants. 

Guérir, prédire, conseiller, conjurer le mauvais sort, attirer la bonne fortune… Un problème survient ? Une étape importante se profile, tel le lancement d’un projet professionnel, un mariage, une naissance ou l’installation dans un nouveau logement ? Allo la Mudang, pour obtenir l’aide et la bienveillance des esprits.

Dans les quartiers branchés et étudiants de Séoul, les cafés de voyance, complémentaires aux maisons de voyance classiques et aux cérémonies de transe pratiquées en privé, ont le vent en poupe. « Traditionnellement, le chamanisme attirait surtout les gens d’un certain âge et de classes défavorisées », indique la journaliste Eva John dans un article de Libération (mars 2013). Aujourd’hui, sa version moderne rencontre un franc succès, tant auprès des jeunes diplômés que des employés, des stars du showbiz que des hommes politiques.

« Jaehuyn et Minkyung, 26 et 24 ans, sont venus tester leur comptabilité amoureuse », écrit par exemple Eva John. Inquiets pour leur avenir, d’autres s’enquièrent de leur réussite professionnelle. Amour, santé, travail : le tarif varie selon les sujets abordés. Et ça marche. Entre 50 000 et 300 000 chamanes officient actuellement en Corée du Sud. Beaucoup de leurs rituels ont été inscrits au patrimoine immatériel de l’Unesco. Certaines Mudangs ont même été déclarées « trésor national vivant » par l’Etat coréen.

Italie : l’exorcisme ne connaît pas la crise

Débordée ! L’Eglise italienne ne sait plus comment gérer la recrudescence des demandes d’exorcisme. « Face aux sollicitations, la curie de Milan a doublé son nombre d’exorcistes, passé de six à douze, et mis en place un numéro vert pour trier les appels », indique la journaliste Ariel Dumont sur MyEurop.info en décembre 2012.

En Vénétie, une task-force de treize prêtres œuvre d’arrache-pied. Exorciste officiel du Vatican et de l’archidiocèse de Rome, le Père Gabriele Amorth ne chôme pas non plus. Son dernier livre, Ma bataille contre Satan, paru en janvier 2012, est un best-seller. Sur la TNT, la Conférence épiscopale italienne diffuse également une émission nommée Vade Retro, consacrée à l’exorcisme. Au programme : des témoignages, des conseils et des prières. 

Satan aurait-il décidé de s’acharner sur l’Italie ? Attention, prévient Monseigneur Mascheroni, évêque auxiliaire à Milan et responsable du Collège des exorcistes : les « vrais phénomènes diaboliques » restent rares. « Les personnes de tout âge et de toute origine sociale qui font appel à un exorciste sont en proie à un profond désespoir. Ce sont souvent les parents qui appellent pour dire que leur fils ne va plus à l’école, qu’il se drogue, qu’il se rebelle contre l’autorité parentale », rapporte Ariel Dumont.

Ou des gens qui, suite à des échecs successifs ou des épreuves douloureuses, pensent être possédés ou qu’on leur a jeté un sort. « Tout cela n’a rien à voir avec le diable mais nous essayons de les aider, par l’écoute et la consolation », indique Monseigneur Mascheroni – jusqu’à leur conseiller, parfois, de s’adresser à un psy.

Sous des aspects spectaculaires, le phénomène est donc surtout révélateur de la crise qui frappe le pays : économique, sociale, morale… Face aux difficultés, la population réalise que le matérialisme et le « toujours plus » ne fait pas de nous des êtres complets, solides. Qu’il est urgent de retrouver d’autres ancrages, notamment du côté des valeurs humaines et de la spiritualité.

Mexique : à l’école de la sagesse

De ses voyages, la mexicaine Gilda Henriquez Darlas a acquis la conviction que les tensions naissent de l’incompréhension. De ses années de travail sur la conscience et la structure cognitive de l’esprit, elle a cherché à identifier un modèle d’éducation qui ancre l’empathie dans les comportements.

Exit les leçons de morale, la méthode qu’elle imagine est fondée sur l’expérience. « Les valeurs et l’éthique ne peuvent être l’objet d’un enseignement théorique ; elles sont le résultat d’une transformation de conscience », clame-t-elle. Premiers pas en Inde en 1998. Positifs. En 2006, le modèle s’implante au Guatemala, puis au Mexique.

Deux heures par semaine, pendant trois ans, des enfants de 4 à 6 ans commencent par se relier à leur intériorité, via des exercices de concentration et d’observation – regarder la flamme d’une bougie, suivre le flux de leurs pensées, exécuter des mouvements de tai-chi, goûter des aliments ou écouter des sons les yeux fermés…

Cap ensuite sur la découverte de la subjectivité. Des jeux de questionnement les amènent à se rendre compte que de toute expérience, chacun crée un objet mental qui lui est propre, et qu’il est impossible de connaître celui des autres sans le leur demander.

Suit l’apprentissage de l’interdépendance, par des exercices qui interrogent les conditions d’existence d’un événement. « Qu’a-t-il fallu pour que tel objet se retrouve dans la classe ? » interroge par exemple l’enseignante. Quelqu’un pour l’amener, un autre pour l’acheter, le distribuer, le fabriquer… Jusqu’à s’apercevoir que tout est lié.

Par des jeux de co-création ou de mise en situation, les enfants découvrent aussi comment leur attitude impacte celle des autres. La troisième année, ils testent même leurs capacités sur des simulateurs, qui les confrontent à des problèmes écologiques, sociaux ou idéologiques. Efficace ? « Chez nos élèves, ce sens de l’intersubjectivité et de l’éthique devient véritablement un réflexe », se félicite Gilda Henriquez Darlas.

Japon : mangas, la revanche des esprits

Connaissez-vous les Yōkai ? Dans la mythologie japonaise, ces êtres surnaturels, étranges et mystérieux, s’invitent dans nos vies sous forme de créatures polymorphes. Issus de la culture animiste des premiers habitants de l’archipel, ils ont été mis au placard à la fin du XIXe siècle, par soif de modernité à l’occidentale, avant de renaître dans les années 50 sous le crayon du mangaka Shigeru Mizuki – auteur notamment de Kitaro le repoussant, dont le héros est un chasseur de Yōkai. 
Egalement signé Shigeru Mizuki, le Dictionnaire des Yōkai recense pas moins de 500 créatures surnaturelles, preuve de leur importance dans la culture japonaise. « Là-bas, les fantômes sont très réels, ils font partie d’une vision du monde où tout dans la nature a un esprit », commente l’un des experts du Manga Café (Paris). 

Depuis, la tendance ne faiblit pas. Aujourd’hui encore, les mangas débordent de monstres et d’esprits, tantôt retors ou bienveillants. « On les trouve partout, dans les livres destinés aux jeunes comme dans ceux pour adultes », confirme l’expert du Manga Café. Le pacte des Yōkai, par exemple, raconte l’histoire d’un garçon capable de voir des entités immatérielles. Gros succès au Japon, Mokke met en scène deux sœurs, l’une qui les attire, l’autre qui les détecte… Comment vivre ces différences ? Qu’ont-elles à nous apprendre sur la complexité du monde et le sens de la vie ?

« On trouve aussi de plus en plus de vampires et de zombies », note l’expert du Manga Café. Venues d’autres cultures mais popularisées internationalement par le cinéma, les séries télé et les jeux vidéo, ces créatures confirment le goût des japonais pour le surnaturel, sans détrôner les histoires de fantômes et de chamanes plus traditionnelles. « N’oublions pas que The Ring, dont l’adaptation américaine a cartonné, est au départ un film japonais, inspiré de la tradition fantastique nippone », conclut l’expert du Manga Café.

Belgique : ça vibre en cuisine

« Que ton aliment soit ton médicament », recommandait déjà Hippocrate il y a 2500 ans. Et s’il était aussi une source de plénitude, non seulement corporelle mais intellectuelle, sociale, émotionnelle, spirituelle ? C’est l’idée que défend un courant belge de nutrition, porté notamment par le cuisinier Pol Grégoire et la naturopathe Martine Fallon.

« Selon la médecine énergétique chinoise, de l’équilibre métabolique naît l’équilibre émotionnel, explique Martine Fallon dans ses livres, ses cours, ses conférences et ses cures. Cinq saveurs sont à prendre en compte : l’acide, l’amer, le doux, le piquant et le salé. Chacune correspond à des organes, des zones du corps et des traits de caractère. Le salé, par exemple, est lié au rein. En équilibre, c’est le courage et la ténacité. En déséquilibre, c’est la peur ou le renoncement – et des cernes sous les yeux ! » 

Le bien-être et la vitalité passent donc par l’équilibre de ces saveurs… et l’utilisation de bons ingrédients. « Comme nous, les aliments sont dotés d’une énergie vitale, plus ou moins chamboulée par ce qu’ils traversent, indique Martine Fallon. Selon l’ingénieur André Simoneton, les aliments frais et sains vibrent autour de 7000 Angstroms, comme un être humain en forme. » Jackpot pour une eau bue à la source, des fruits et des légumes bios cueillis à point ; zéro pointé pour un soda industriel ou une pizza surgelée ! « Une consommation excessive de ces produits vides en bonnes ondes entraîne en nous une déperdition énergétique, premier pas vers la maladie. »

Sans devenir des « ayatollahs du manger correct », mieux vaut donc éviter « les aliments trop transformés, les cuissons trop agressives, les impétrants chimiques, tout ce qui nous plombe et nous pollue », au profit de produits frais, naturels, locaux et de saison, « gorgés de cette énergie cosmique qui nous nourrit tous. »Jusqu’à acquérir la clairvoyance et la force de faire des « choix de vie qui nous tirent vers le haut ». Pour nous, pour la planète, le changement de conscience passe par le contenu de nos assiettes.

 Parution sur http://www.inrees.com/articles

 

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Notre potentiel oublié

Posté par othoharmonie le 6 juillet 2013

Notre potentiel oublié dans LECTURES Inspirantes cat_animation

Les peuples qui nous ont précédés et qui eurent au moins le grand mérite de nous léguer une planète habitable, n’étaient pas, quant à eux, des obsédés de la croissance et du pouvoir d’achat. Leurs centres d’intérêts étaient d’une toute autre nature : ils se passionnaient pour des questions mystiques et métaphysiques et entreprirent, par de multiples voies, de connaître et développer les aptitudes et potentiels de la conscience et de l’esprit. Aussi, sur tous les continents et dans toutes les cultures, peut-on trouver le récit ou le témoignage d’êtres s’étant affranchis des limitations de la conscience ordinaire et faisant montre de qualités et capacités exceptionnelles : une joie et un amour constants et sans limite, une totale sérénité et un niveau élevé de discernement et de sagesse.

Cet état résultant d’un changement intérieur radical, se trouve qualifié par des mots très variés : ainsi en Orient, on parle dans le bouddhisme d’éveil ou d’illumination, dans l’hindouisme : de libération ou de réalisation, et dans d’autres traditions (soufisme, taoïsme et même chamanisme) on trouvera des termes équivalents ; en Occident, on recourt aux concepts quelque peu différents de sagesse ou de sainteté, mais les états que ces divers mots tentent de traduire, s’avèrent proches ou similaires, car ils constituent une réalité universelle, un potentiel offert à tout être humain, quels que soient sa culture, son origine ou son parcours. 

Le véritable bonheur serait-il donc l’Éveil ?
En quoi consiste-t-il exactement et comment en faire l’expérience ?
Comment reconnaître les « éveillés » ? Passent-ils devant une commission chargée de les évaluer, les authentifier et leur délivrer une certification ou une autorisation d’exercer ?

Il n’existe heureusement pas de bureaucratie de l’Éveil. Le rayonnement, la bonté et l’amour qui émanent des éveillés sont les seules sources de la fascination qu’il suscitent. Pour qui a eu la chance de les rencontrer ou même de les voir en photo ou en vidéo (notamment par les livres et films d’Arnaud Desjardins), ce qui frappe est d’abord la profondeur et l’intensité de leur regard, à la fois doux et puissant, aimant et conscient.

L’amour que manifestent les éveillés a ceci de remarquable et d’inhabituel, qu’il touche chacun intimement et parfois de façon bouleversante, tout en étant parfaitement impersonnel, offert également à tous les êtres qu’ils rencontrent. Cette manière d’aimer nous est la plupart du temps inconnue, tant elle diffère de ce que nous nommons généralement « amour », sentiment possessif, exclusif et jaloux, accordé à certains et pas à d’autres, susceptible de se muer, s’il est contrarié, en haine, mépris ou même indifférence. L’amour ressenti par un être éveillé est au contraire patient, immuable, paisible et inconditionnel (accordé sans condition), parce qu’il ne dépend pas de l’autre mais de soi et résulte simplement de la joie d’être, de la reconnexion à la source intérieure et éternelle de sagesse et de bonté.

N’étant plus sujets aux projections, illusions et fantasmes qui altèrent généralement le mental humain, ayant atteint un plan de conscience situé au-delà des émotions aliénantes, ils perçoivent le réel avec clarté et précision, et s’y adaptent d’instant en instant, avec aisance, naturel, grâce et fluidité. Autrement dit, ils improvisent constamment, ce qui ne manque pas de décontenancer ceux qui ne s’autorisent pas pareille liberté. Leurs paroles, actes et décisions ne se fondent pas sur l’application de principes, règles ou commandements, mais sur la perception directe et immédiate de chaque situation et sur l’appréciation intuitive de la meilleure conduite à tenir, pour le plus grand bénéfice de chacun.

En raison de la joie, l’énergie et la sérénité qu’ils émanent, les éveillés sont souvent l’objet d’un immense respect, voire même d’une intense vénération, pouvant aller jusqu’au culte de la personnalité. Or l’adulation ou l’idolâtrie n’aide en rien à progresser sur la voie de l’Éveil. C’est même le contraire car, aussi longtemps que l’on mettra un autre être sur un piédestal en chantant ses louanges, on niera sa propre beauté et sa propre lumière, en les projetant sur son gourou de prédilection.

Pourtant, l’Éveil ne nous est pas inconnu : nous en avons tous eu des aperçus, ne serait-ce que fugitivement, durant quelques minutes, heures ou semaines dans des circonstances particulières, au cours d’un voyage, au plus fort d’une relation amoureuse, pendant un intense épisode de création artistique ou durant un séjour au cœur de la nature…

Il nous est ainsi tous arrivé de ressentir soudain et sans savoir pourquoi, une immense joie et une profonde paix, éprouvant le sentiment de la perfection de l’instant présent et d’être un avec le monde, l’univers et la vie, puis de perdre cette connexion, de refermer les portes du sublime et de retomber dans les illusions et limitations de la conscience ordinaire. C’est pourquoi l’Éveil nous appartient et nous concerne tous : il existe en chacun à l’état latent ; il est notre nature véritable, notre identité ultime, essentielle et ineffaçable, qui ne peut nous être retirée, quels que soient nos torts, erreurs, défauts ou insuffisances.

L’Éveil n’est donc pas l’apanage, ni la propriété exclusive de quelques ermites en lévitation dans une grotte de l’Himalaya ou de gourous fameux, entourés de leurs nombreux disciples dans de vastes ashrams. L’Éveil est le devenir et la vocation de l’humanité toute entière, notre rêve perdu, notre mission oubliée et la raison d’être de notre présence sur Terre.

Dans les milieux dits spirituels, l’Éveil est généralement conçu comme un évènement grandiose, impressionnant,  spectaculaire, réservé à quelques êtres prédestinés et quasiment inaccessible au commun des mortels. Cette conception élitiste et hiérarchique de l’Éveil, qui conduit à le placer en-dehors de l’existence quotidienne de chacun, hors de portée de la majorité des humains, ne correspond pourtant pas à la réalité : pour qui en a fait l’expérience concrète et effective, le processus d’Éveil revêt de multiples formes, différentes pour chacun : il peut être immédiat ou graduel, comporter des avancées et des reculs, des ombres et des lumières ; il est mystérieux, progressif, incontrôlable et imprévisible. Le temps est venu, sans doute, de démythifier, désacraliser et démocratiser l’Éveil et de comprendre qu’il s’agit d’une possibilité universelle, chacun d’entre nous pouvant dès lors être légitimement qualifié d’éveillé en puissance ou en devenir, d’intermittent de l’Éveil comme il est des intermittents du spectacle.

MANIFESTE POUR UNE NOUVELLE SPIRITUALITÉ par Yann Thibaud extraits de « L’Éveil de l’humanité (L’Écologie intérieure 3) »

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Nos pensées collectives…

Posté par othoharmonie le 27 août 2012

Le déséquilibre émotionnel de la planète est produit par nos pensées collectives

Ecrit par A.Boudet.

Nous avons décrit comment une personne attire dans sa vie des circonstances difficiles qui sont en résonance avec ses pensées négatives. Alors imaginez ce qui se passe lorsqu’un groupe de dizaines ou de centaines de personnes éprouvent collectivement les mêmes pensées négatives. Une famille par exemple. Lorsque ce groupe s’étend à un communauté culturelle, telle qu’une tribu, une nation, les adeptes d’une même religion, les adeptes d’un même modèle économique, et même l’humanité entière, alors ces pensées prennent une force qui croit exponentiellement avec l’importance numérique du groupe. Cela provoque des manifestations physiques puissantes qui affectent tout le groupe, parfois toute l’humanité, toute la planète.

Nos pensées collectives... dans Nouvelle conscience 3669La puissance des pensées collectives explique pourquoi les conditions de la vie humaine sont devenues si dures depuis des siècles et ont entrainé tellement de souffrances.

Elles ont été établies, non pas par un dieu méchant et insensible, mais par la pensée collective des humains occupés à se nuire les uns aux autres. L’état critique actuel de la planète est en rapport avec toutes les pensées négatives que nourrit l’humanité. Elles prétendent que l’homme est petit, faible, démuni, qu’il doit lutter pour sa survie et que seuls les plus forts (physiquement, génétiquement ou intellectuellement) réussissent. Cette confusion mentale se répercute sur l’environnement sous la forme des différents types de pollution, du chaos climatique, économique et social (voir Catastrophes naturelles et pollution mentale).

Examinons quelques-unes de ces croyances fausses qui ont été adoptées collectivement par l’humanité si vous le voulez bien.

L’adversité et la guerre font partie de la nature humaine. De tout temps, les hommes ont lutté les uns contre les autres pour défendre leur territoire, leur terrain de chasse, leur habitation. Aujourd’hui il en est de même pour trouver sa place dans une famille et dans la société, pour survivre économiquement. A plus grande échelle, les nations entrent en guerre, à moins que des institutions puissantes fassent contre-poids par des lois et des punitions en cas de violation des lois. Cela n’a rien d’inéluctable. Cela a été inculqué aux humains qui se sont coupés de leur Soi. Des sociétés pacifiques ont existé, souvent matriarcales, équilibrant l’aspect masculin et l’aspect féminin, deux polarités qui coexistent en toute homme et en toute femme (voir Hommes et femmes). L’adversité n’est pas naturelle, elle est le syndrome d’un excès du masculin qui s’est perverti en réprimant le féminin et en prônant la séparation entre les êtres (voir Du pouvoir abusif à la paix intérieure). L’aspiration la plus profonde de l’être humain, c’est l’unité, la paix et l’harmonie.

Nous avons besoin d’un sauveur (homme, institution ou gouvernement; religieux, militaire ou politique) pour améliorer la condition humaine. Nous pensons que nous sommes faibles, que d’autres sont plus sages et plus puissants et qu’ils peuvent faire ce que nous ne pouvons pas faire. Cela nous attire donc des situations de faiblesse, de soumission, de manipulation et d’état de victime. Nous avons les chefs que nous attirons parce qu’ils ressemblent à nos pensées. Lorsque nous aurons réalisé que nous disposons d’un pouvoir intérieur, que nous pouvons nous connecter à lui en nous recentrant, en cultivant la confiance et les sentiments positifs (voir Spiritualité), alors les fonctions de responsables seront occupées par des êtres de sagesse.

L’homme doit lutter et peiner pour survivre. Cette croyance découle des précédentes. Puisque l’homme est faible et qu’en plus, il est soumis à l’adversité des autres, il lui faut lutter pour gagner de quoi subvenir à ses besoins fondamentaux. Il doit mériter d’être admis par le clan, par les chefs, par la société, et pour cela faire ses preuves. Les plus forts réussissent et sont récompensés. Toutefois, ils ne sont jamais à l’abri d’une chute. Nous sommes anxieux de ne pas avoir suffisamment d’argent pour survivre ou pas assez de mérite pour être pris en considération. Nous craignons de perdre notre emploi ou de ne pas en trouver. Le résultat, c’est que nous cherchons sans cesse à faire face à nos difficultés et à subvenir à nos besoins de base, au lieu de passer du temps à une vie créatrice et enthousiasmante.

Ces croyances sont soigneusement entretenues par ceux qui manipulent les informations. Elles sont diffusées par les films, les médias, les jeux vidéos, l’enseignement, et nous conditionnent à ne pas penser de façon autonome et créative, mais à ingurgiter des vérités toutes faites et des modèles de pensée très limités sur la vie. On cherche en vain des cours sur l’observation de nos émotions, leur signification et la manière de les gérer (voir dossier Education). La conséquence est que les gens réagissent de façon très superficielle (épidermique) aux événements, aux comportements de leur entourage, aux informations télévisées en émettant des jugements critiques, le plus souvent négatifs, qui sont eux-mêmes la reproduction des conditionnements (prêts-à-penser) qu’ils ont reçus. Tout au long de leur vie, ils expriment toujours les mêmes émotions: ressentiment, dépréciation de soi et des autres, mépris, tristesse, haine, hargne, angoisse, apitoiement. Ces idées collectives entretiennent un sentiment d’impuissance, d’insécurité et de peur au niveau planétaire. Elles attirent donc les circonstances qui engendrent ces sentiments: pauvreté, injustice, conflit, violences, vieillissement, maladie.

Heureusement, on assiste à un véritable appel au réveil des consciences, comme le dit Pierre Rabhi, une aspiration à une véritable reprise en main de nos vies, fondée sur la responsabilité, la connaissance, la reconnaissance de qui nous sommes dans notre véritable nature, et sur la reconnaissance de notre pouvoir créateur. De plus en plus de personnes abandonnent leurs sentiments de culpabilité et d’insécurité et découvrent comment écouter leur être intérieur, écouter les autres, écouter la nature. Ce mouvement des consciences n’est pas organisé. C’est une aspiration profonde qui provient de notre être intérieur. Il rassemble des flots grossissants de personnes de par le monde, de sorte que consciemment ou non, ces personnes créent de nouveaux types de pensées collectives basées sur la paix et l’harmonie, qui préparent l’établissement d’une nouvelle façon de vivre.

Extrait du Site d’Alain Boudet : www.spirit-science.fr

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L’obéissance

Posté par othoharmonie le 29 avril 2012

L’obéissance, un mot qui nous gratte les oreilles !


Pour la série vidéo Des Valeurs à Vivre (1), J. Genel a demandé à Rémi Tremblay comment se vit l’obéissance au sein de son entreprise. Toujours à l’écoute de ses collaborateurs et n’obéissant qu’à son intuition, il se confie sur cette valeur qui lui permet d’être toujours lui-même.

 Je trouve remarquable que, dans une entreprise, un patron obéisse aux talents de ses collaborateurs, quelle que soit leur fonction. C’est peut-être le secret d’une véritable communication, d’une vraie relation que vous savez entretenir et qui fait votre succès, chacun reconnaissant son propre talent, celui des autres et chacun étant à sa place. Est-ce ainsi que vous avez réussi ?

 

L'obéissance dans Chemin spirituel image_009C’est la façon que nous avons trouvée. Est-ce la meilleure ? J’ai beaucoup de difficultés avec les modèles. Je pense que si les schémas de gestion d’entreprise ou de gestion de vie fonctionnaient, il n’y aurait pas autant de détresse et de milliards de dollars dépensés en santé mentale dans nos organisations. Il y a donc urgence à explorer de nouvelles pistes et nous l’avons fait en nous explorant nous-mêmes au fil des années. Nous avons commencé par définir nos besoins, nos rêves et, très vite, nos valeurs. Nous nous sommes demandé comment nous voulions vivre entre nous. Notre approche a donc été plus philosophique et nous avons ensuite abordé la spiritualité. Nous avons fait en sorte que tout au long de notre découverte, notre “ organisation ” – autant notre entreprise que notre propre famille – nous ressemble toujours et qu’elle soit le reflet de ce que nous sommes.

 

Nous avons réalisé que la conscience, dans une équipe, peut être exprimée par différentes personnes selon les circonstances. Le patron ne doit pas toujours être le visionnaire. Adolescent, je n’avais aucune considération pour le talent que j’incarne aujourd’hui parce que je voulais avoir celui des autres ! Mais le jour où je l’ai reconnu, c’est devenu plus facile d’accepter de ne pas posséder les autres et d’y être fidèle.

 

En obéissant à ce que tu as ressenti lors de prises de décisions importantes, tu as fini par récolter ce que tu avais semé : la cohérence, l’honnêteté, la confiance, l’amour et la réussite professionnelle. Peut-on aller jusqu’à affirmer que l’obéissance à ce que l’on est, ce que l’on perçoit ou ce que l’on ressent peut être porteur des changements de société que les gens espèrent ?

 

Beaucoup de gens me l’ont dit. Et même au moment où je ne m’écoutais pas, je suppose que cela a eu un effet dans mon inconscient. J’ai l’impression d’avoir reçu dix fois ce que j’ai demandé à la vie. Cela va m’aider dans ce travail de reconstruction de l’équipe canadienne. Mais je ne pense pas l’exprimer ainsi à mes équipes. Je vais essayer de partir à la découverte de qui ils sont et de devenir leur regard sur eux-mêmes. Certains des leaders m’ont déjà dit : “ Rémi, quand on se regarde dans tes yeux, on a l’impression qu’on se voit mieux que dans le miroir ! ” J’essaie juste de partir à la découverte de leur grandeur afin qu’ils y obéissent.

 

Auras-tu un message à leur transmettre d’emblée ?

 

Ce sera de leur dire qu’il faut être sans attente. Leur entreprise a vécu des moments très difficiles et je leur demanderai où ils étaient quand tout ça s’est produit. A l’instant, tu parlais de semer et récolter. Eh bien, je pense qu’il faut le faire d’abord pour soi. Le danger est de devoir le faire pour les autres. Semer de l’espoir, ça me va, mais semer des réponses est un risque et j’ai un peu cette tendance… Si je sème des jonquilles et qu’ils attendent des tulipes, ça ne va pas. Il faut s’assurer ensemble de semer “ la bonne affaire ” et ça, c’est une responsabilité qui nous appartient.

 

Depuis le début de cette série sur les valeurs, nous découvrons comment chacune d’elles révèle à sa manière notre beauté intérieure. Toutes semblent connues, mais chaque entretien permet aussi de les redéfinir. Merci Rémi de l’avoir fait avec l’obéissance.

Avec l’influence culturelle et religieuse que le Québec a subie, je pense que l’obéissance est un mot que l’on doit redéfinir aujourd’hui. J’ai essayé de le faire, mais il nous “ gratte encore les oreilles ”, les gens ont un peu de difficulté avec cette confusion qui existe entre obéissance et soumission. Dans mon entreprise, la dernière valeur abordée a été la liberté. Nous avons évoqué autant le concept de liberté intérieure qu’extérieure. Le prochain sera peut-être l’obéissance et je t’en remercie.

(1) Réalisée avec douze personnalités québécoises autour des valeurs.

(2) Remy Tremblay : Leader d’influence au Québec par sa pensée et sa cohérence dans l’action, il a été PDG d’Adecco Canada. Auteur de deux ouvrages : Découvrez et Les fous du roi (AVM diffusion avmlib@wanadoo.fr)

 

Etes-vous fidèle ?

L’obéissance, comme le dit Rémi Tremblay, est un mot qui nous “gratte les oreilles” ! Neuf fois sur dix, il est synonyme de soumission, de servitude, de subordination. Dans l’esprit des gens, on obéit toujours à une autorité extérieure : le parent, l’éducateur, le plus fort, le chef, etc. Ainsi, on n’est plus fidèle à ce que l’on est. Alors, qu’en est-il de l’obéissance à soi-même ? Nous en faisons l’expérience quotidiennement ! Comment ? En écoutant notre intuition, notre ressenti, en suivant notre idée. L’obéissance est faite de ces petites victoires qui nous mettent en confiance. Elles nous rendent courageux quand on doit désobéir à tout ce qui peut nous mettre en danger – nos propres pulsions destructrices, les manipulations extérieures, etc. L’acte d’obéissance doit toujours nous permettre de rester en accord avec nous-mêmes et il doit se traduire par un bien-être intérieur et une force pour en assumer les conséquences.

 

Jean-Claude Genel dans l’article paru sur http://www.gproductions.fr  presse  

 

 

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Spiritualité de la non-pratique

Posté par othoharmonie le 27 avril 2012


Confrontés à la mort et la souffrance extrême, nous pouvons avoir une ouverture… mais cette ouverture est perdue quand les conditions changent.

Spiritualité de la non-pratique dans SPIRITUALITE c'est quoi ? 51841766Baser son bonheur sur la recherche de la souffrance et la fuite du plaisir, c’est juste faire le contraire de ce que font les gens ordinaires, c’est passer d’un extrême à l’autre. Bon, d’un point de vue didactique c’est peut-être excellent, car voir les choses de 2 manières extrêmes et opposées, ça peut nous donner l’intuition de la Voie du Juste Milieu. Autrement, on reste prisonnier de l’attachement à un bonheur conditionné, alors que le vrai bonheur ne peut pas dépendre de causes et de conditions.

Quel est le but de l’existence ? Se dissoudre dans ce que l’on peut appeler le grand « Oui ». C’est la Vie Eternelle, le Nirvana des bouddhistes, et pour y arriver il ne faut pas essayer de changer le monde (jusqu’à aujourd’hui personne n’a réussi !) car c’est la voie de ceux qui croient à l’utopie matérielle (généralement ceux qui s’intéressent à la politique) ; il ne faut pas non plus essayer de changer de monde car c’est la voie de ceux qui croient à l’utopie spirituelle (généralement ceux qui s’intéressent à la religion). Tout ce qu’il faut, c’est transformer notre perception afin d’accepter pleinement ce qui est ici et maintenant.

Pour ceux qui accomplissent cet exploit, car il s’agit bien-là de quelque chose de subtil et de difficile à faire, la récompense est une félicité insurpassable. Mais cet exploit s’accomplit au-delà de notre volonté ; simplement un jour cela advient, plus rien ne fait obstacle à la dissolution de notre être dans le grand « Oui », qui est la nature véritable du réel.

Ce grand « Oui » naît dans notre ventre (le centre de notre être) et se déploie dans l’espace jusqu’à remplir tout l’univers. Il s’agit d’une présence merveilleuse, d’une présence aimante qui pénètre tout, imbibe tout… il s’agit de la quintessence de la beauté, de la pureté, et du mystère…

Il s’agit d’un Oui total, inconditionnel et sans limite à ce qui est… Et dans cette ouverture, dans ce Oui, apparaît une joie surhumaine, qui ne va pas de l’extérieur vers l’intérieur, comme les joies ordinaires, les joies mondaines ; mais une joie qui part du cœur, de l’intérieur, et rayonne vers l’extérieur… Etre dans cet état, c’est être véritablement heureux…

Voici les conséquences :

Quand nous sommes heureux nous n’avons plus peur de la mort. En effet, si nous avons peur de la mort, c’est parce que nous sentons intuitivement que si nous mourons sans avoir le cœur en paix, en étant dans le refus de ce qui est, cet état continuera après. Et donc ce dont nous avons peur, c’est donc d’être éternellement malheureux. Celui qui est vraiment heureux ne peut pas avoir la moindre peur de la mort, car mourir en ayant le cœur ouvert, en étant dans le Oui, n’est aucunement problématique ni affligeant.

Celui qui est vraiment heureux n’a pas non plus la moindre inquiétude pour autrui. Quand tout l’univers est remplit par la Joie Vivante, jouissance et souffrance, bien et mal, sont perçus comme les 2 pôles d’une illusion, d’une hallucination…

Celui qui est vraiment heureux n’est plus préoccupé par la recherche des causes du bonheur. Plus besoin de se demander « qu’est-ce que je dois faire ? », « qu’est-ce que je ne dois pas  faire ? ». Plus besoin de s’inquiéter pour l’avenir, de se demander de quoi demain sera fait. Plus besoin d’imaginer l’avenir, plus besoin de faire constamment un effort pour contrôler notre vie. Quand nous sommes pleinement heureux, pourquoi essaierions-nous de contrôler notre vie, notre destin… Plus besoin de s’obsessionner sur notre histoire personnelle, plus besoin de penser sans cesse à notre petite vie, à nos petits problèmes et à nos petites solutions… C’est le grand lâcher-prise, la fin de l’attachement à notre histoire personnelle, la fin de toutes les crispations, la fin de toutes les tensions (physiques et mentales). C’est la grande paix, le grand repos, auquel notre cœur et notre esprit aspirent depuis le commencement.

Celui qui est vraiment heureux n’est plus séparé de quoi que ce soit. C’est ça le grand miracle du Oui !

Celui qui vit dans le monde d’En-Haut, si par exemple il regarde une montagne à l’horizon, il ne la voit pas comme étant « loin » de lui, mais au contraire comme étant infiniment proche, en quelque sorte « collée » à lui, comme si nos yeux et ce que perçoivent nos yeux étaient sur le même plan.

Et si il n’y a plus rien au loin, si tout est infiniment proche, alors les notions de distance et de mouvements tombent. Si il n’y plus de mouvement, il n’y plus de temps (c’est le mouvement de l’aiguille de la montre qui créé la notion de temps).

Mais surtout il n’y plus de souffrance ni de peur. La souffrance et la peur apparaissent quand nous sommes confrontés à une situation qui est selon notre jugement « une mauvaise situation ». Nous essayons alors de mettre de la distance entre cette situation et nous. C’est cette folle tentative pour mettre de la distance entre la situation et nous, qui fait naître la souffrance et la peur en nous. En effet, il est évidement impossible de créer une séparation entre moi et ce qui est.

Quand notre esprit perçoit quelque chose de douloureux, il commence à s’agiter et essaye de se séparer de ce quelque chose de douloureux. Et c’est cette attitude qui permet à la souffrance de nous nuire.  Si au contraire, quand notre esprit perçoit quelque chose de douloureux, il reste uni et « collé » à ce quelque chose de douloureux, tout en restant calme et paisible, la souffrance « reste seule avec elle-même » et se dissout. C’est « la folie du Oui » selon l’expression de A. Desjardins.

En résumé, si nous disons Oui à quelque chose, cette chose devient notre amie ; si nous disons Non à quelque chose, cette chose devient notre ennemi.

Et c’est valable pour n’importe quoi… Un coup est douloureux parce que nous croyons qu’il l’est, et que nous le refusons ; une caresse est agréable parce que nous l’acceptons. Mais si nous disions Oui aux coups et Non aux caresses, les coups nous seraient agréables et les caresses pénibles !

Donc, 1000 ou 10 000 fois par jour, nous devons face aux différentes situations qui se présentent et choisir de dire Oui  ou Non à ce qui se présente. Si nous disons Oui, le monde apparaît comme Nirvana et nous comme des éveillés ; si nous disons Non, le monde apparaît comme Samsara et nous comme des non-éveillés. Comme l’a dit Sogyal Rinpoché, le Nirvana et le Samsara sont co-émergeants, et à chaque instant nous devons choisir entre les 2.

Donc, l’éveil n’existe pas comme on le croit, et la réalisation suprême… c’est juste la fin d’une sale habitude, la fin de l’habitude de dire non à certaines choses. Par la grâce du maître intérieur, puissé-je être définitivement délivré de cette mauvaise habitude, et puisse tous les êtres aspirer à une telle délivrance !

En fait, comme l’a bien dit Karl Renz, tous nos efforts, toutes nos techniques, nos pratiques, etc, pour réaliser Cela sont vaines. La réalisation de Cela, la totale dissolution dans le réel advient non pas grâce à nos tentatives pour y parvenir, mais malgré nos tentatives pour y parvenir. Selon K. Renz :

« Reconnaître spontanément que l’existence précède rien et tout. Sans aucune préparation, en dépit de – et non à cause de – la recherche de la connaissance. La révélation du présent éternel. L’absence du  » moi  » et donc l’absence de tout concept de séparation et d’union, de naissance et de mort, de Dieu et du monde, de jaillissement et de disparition, etc.

L’absolu est conscient de lui-même, c’est pourquoi il est ce qui est. Pure connaissance de Soi, en découvrant que tout ce qui peut être connu est une fausse connaissance. La disparition définitive du temps et de tout ce qui paraît s’inscrire dans le temps. Et cela s’applique également à ce que je viens de dire sur la libération, la vérité, etc. »

Ces descriptions ne font qu’indiquer ce qu’il n’est pas nécessaire de connaître ou de réaliser pour être ce qui est. Et c’est ce que tu es : l’Etre absolu, éternellement harmonieux. »

Donc, fondamentalement il n’y a rien à faire ! Quand nous disons Oui à ce qui est, nous progressons vers le but de l’existence (d’une manière joyeuse); quand nous disons Non à ce qui est, nous progressons vers le but de l’existence, mais d’une manière douloureuse ! En fait, c’est quand nous prenons clairement conscience que les effets du Non sont toujours pires que ses causes, que nous abandonnons définitivement l’habitude de dire Non à ce qui est.

Toute nos expériences de vie nous conduisent, que nous en soyons conscients ou non, que nous voulions le provoquer ou l’empêcher, vers le but de l’existence, qui l’acceptation sans condition de ce qui est, la capacité d’aimer les choses telles qu’elles sont et d’être constamment en totale adhésion avec le réel.

La non-pratique ne conduit pas à l’éveil, mais au non-éveil. Il ne s’agit pas d’une voie, mais d’une non-voie puisque dans cette non-voie, que l’on nomme aussi voie immédiate, la cause et l’effet, le moyen et le but, le travail et le salaire, etc, ne sont aucunement séparés.

Voici un exemple pour illustrer cela : un petit enfant joue à un jeu vidéo à l’ordinateur et s’identifie au personnage principal, le « héro ». Ses parents l’ont appelé il y a déjà longtemps pour qu’il vienne manger. Malgré le fait qu’il ait faim, qu’il soit fatigué, nerveux et tendu par le jeu, il continue à jouer… Pour quitter le jeu, il n’a pas quelque chose de spécial à faire, il doit juste reprendre conscience et se désidentifier du personnage auquel il s’identifie.

la-puret%C3%A9-de-l-esprit dans SPIRITUALITE c'est quoi ?Le but de la voie progressive c’est de terminer le jeu, vaincre tous les monstres et les démons, franchir tous les niveaux et conclure glorieusement en sauvant la princesse ! Le petit enfant dit à ses parents qui l’appellent : « Je quitterai le jeu lorsque ma partie sera finie », sous-entendu lorsque j’aurais gagné. Mais même si il arrive à franchir tous les niveaux et à obtenir la victoire finale, qu’est-ce qui nous dit que le petit enfant ne va pas recommencer une nouvelle partie ?

Le but de la voie immédiate, c de quitter le jeu ici et maintenant. Pour ce faire, il n’y rien de spécial à accomplir. Il s’agit juste de reprendre conscience de ce qui se passe ici et maintenant, ce qui détruit notre identification au personnage que nous jouons habituellement. Il faut bien comprendre que lorsque le petit enfant abandonne le jeu et retourne vers ses parents, il revient dans son état normal, habituel. Etre un avec ce qui est, vivre dans la lumière sans subir la peur et la souffrance, c’est notre état normal, notre état habituel. Par contre, ce que nous vivons en ce moment, cette identification à un personnage qui n’a rien à voir avec ce que nous sommes réellement, notre pauvre esprit enfiévré qui est constamment en proie au délire et à l’hallucination et se débat dans un monde qui n’est pas du tout perçu pour ce qu’il est, voilà  bien un état extraordinaire et anormal !

Jésus Christ a réussi l’exploit de s’incarner dans notre rêve délirant, comme un père à la fois bon et tout-puissant qui aurait compris que son fils est en quelque sorte « piégé » par le jeu, et qui aurait réussi à s’incarner dans le jeu pour aider son fils. Hélas, les gens ne perçoivent pas du tout Jésus pour ce qu’il est, ils le perçoivent seulement comme un personnage faisant partie du jeu, un personnage un peu spécial peut-être… Comme ils ne perçoivent pas Jésus pour ce qu’il est, ils ne peuvent pas interpréter ni comprendre correctement son enseignement. Jésus déclare : « Voilà, je suis venu dans le monde pour apporter mon enseignement aux hommes. Mais ceux-ci ne me comprennent pas, car leur esprit est enivré avec du vin mauvais ; plus tard, lorsqu’ils auront vomi ce vin, ils me comprendront. »

Notre esprit est tout-puissant. C’est lui qui a créé tout ce qui nous semble bon et tout ce qui nous semble mauvais dans l’univers : c’est bien pour cela qu’il est tout-puissant ! Mais ayant créé le bien et le mal, il est lui-même au-delà du bien et du mal.

Il est ce qui est. C’est lui qui joue tous les rôles, rien ni personne n’existe hors de lui, séparément de lui. Il joue le rôle de celui qui enseigne et de celui qui apprend, il joue le rôle du sage et le rôle de l’idiot, il joue le rôle du père et le rôle de l’enfant. C’est lui qui a écrit ce texte, et c’est lui qui est train de le lire…

 

 Extrait Tiré du site d’origine de Xavier Plantefol, créateur de Terra Incognita – Rejoignez la totalité de ses écrits sur : http://www.terre-inconnue.ch/

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Emergence d’un monde Nouveau

Posté par othoharmonie le 4 avril 2012

 

Les Éditions Ariane organisent un événement exceptionnel qui se tiendra à Toulouse du 5 au 8 mai prochains. Émergence d’un monde nouveau : des conférences, des ateliers, et l’occasion de participer à l’ancrage d’une nouvelle vibration pour la France et la planète.

Les conférenciers et animateurs

Neale Donald Walsch / Barbara Marx Hubbard / Sharon Begley / David Wilcock /Philippe Weber / Michael J. Roads / Christian Tal Schaller / Daniel Meurois / Lise Côté / Pierre Lessard / Josée Clouâtre.

Ils présenteront la vision et les défis d’une société appelée à transformer complètement ses institutions, sa relation à la nature et sa compréhension de la spiritualité et de la vie. Et ils proposeront des moyens concrets pour y parvenir.

La nouvelle vibration

Le projet vise à relier la France, le Québec et l’Amérique du Sud avec la nouvelle grille magnétique planétaire dans un grand triangle énergétique. La première pointe du triangle a été créée au Québec en octobre dernier. À Toulouse, les participants créeront la seconde pointe. La troisième verra le jour l’an prochain en Amérique du Sud.

Voyez la vidéo de présentation.

Image de prévisualisation YouTube

 

 

 

 

 

 

 

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Mahabharata

Posté par othoharmonie le 21 août 2011

Selon l’orientaliste Jean Herbert, cet épisode du Mahâbhârata relate la fin d’un cycle dit « Kali Yuga », qui correspond au développement extrême du mental dualiste et à l’âge de fer, pour ouvrir un cycle nouveau, le « Satya Yuga », qui est un retour à l’âge d’or. Le passage d’un cycle finissant à un cycle nouveau est encore confirmé dans ce récit par le passage du pouvoir d’Indra à son fils Arjuna. 


Mahabharata dans Légendes Indiennes 350px-KurukshetraPuisque ce récit relate explicitement le passage du dualisme au monisme, du désordre à l’unité, du mental Indra au feu-conscience Agni, il est sans nul doute de caractère initiatique. Indra, souverain des êtres animés au début du récit, règne sur un monde caractérisé par « les opérations qui relèvent du mental : la discrimination, la polarisation, l’opposition, la rivalité, la lutte, le désordre qui résulte de l’absence de direction centrale. Le cadre en est le fouillis (forêt) attrayant de la division ». Puis : « Vient un moment où la Puissance consciente de la Volonté divine (le dieu Agni), qui s’était jusque là contenté de cet état, le juge dépassé et veut conduire à une étape nouvelle. Cela implique naturellement la destruction à la fois de la forêt et de toutes les entités qui y habitent. ». L’initiation consiste précisément à faire mourir le « vieil homme » issu du monde mental et dualiste, pour faire naître un successeur dont la pensée soit de nature symbolique et non-dualiste. 


Jean Herbert voit dans les mythes et légendes indiens un schéma précis et méthodique : « … cette mystique, prétendent les Hindous et aussi les Occidentaux qui ont bien voulu s’en rendre compte, est susceptible d’application pratique, concrète et constante, et ses étapes se succèdent selon des lois aussi strictes que la technique de nos ingénieurs ». 


Les personnages principaux de ce mythe sont : Indra, le mental ; Agni, le feu-conscience ; Krishna et Arjuna, deux guerriers issus de la dualité primordiale –et Arjuna, point important, est fils d’Indra.

Source : Jean Herbert, « La mythologie hindoue, son message », Spiritualités Vivantes Albin Michel. Jean Herbert : 1897 – 1980, orientaliste et interprète, disciple de Shri Aurobindo, Directeur de la collection Spiritualités Vivantes d’Albin Michel, auteur d’une quinzaine d’ouvrages sur l’Hindouisme. Traduction faite par Jean Herbert à partir de deux versions sanscrites de Calcutta et de Bombay. 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 1 

Un liquide versé. Dans certains rites, le contenu d’une coupe est bu par l’impétrant. L’attente d’une lumière plus forte. La lumière absente ou atténuée du fait d’un trop plein. Une forêt symbolisant le monde. Le début d’un cycle. 

Dans le récit de l’incendie de la forêt de Khândava : 

Lors d’une fête sacrificielle exceptionnelle donnée par le roi Shvétaki, Agni, le feu-conscience, boit pendant douze ans (un cycle) le beurre clarifié qui lui est offert. Par l’indigestion conséquente, « Il devint pâle, perdit ses couleurs et ne put briller comme auparavant ». Agni demande alors à Brahmâ de l’aider à guérir : « Je voudrais, par ta grâce, retrouver ma propre nature permanente ». Or en ce temps toutes les créatures habitent la forêt de Khândava, et sur elles règnent Indra, le mental. 

 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 2 

Le feu qui consume. La maîtrise du feu. 

Dans le récit de l’incendie de la forêt de Khândava : 

Pour guérir, Agni doit consumer la forêt de Khândava où habitaient les rivaux des divinités et où habitent maintenant tous les êtres animés. Mais les créatures de la forêt éteignent ce feu. 

 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 3 

 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 4 

 

 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 5 

 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 6 

 

 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 7 

 

 

            Inde : un épisode du Mahabharata – Etape 8 

 

Vous pouvez également :  Visionner la conférence sur Baglis TV (vidéo à la demande) en un clic …

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Sexualité et spiritualité

Posté par othoharmonie le 18 mai 2011

  

 

Drag and drop me          Sites web à visiter

 

·         Éducation sexuelle et Éducation sensuelle. Deux sites destinés aux ados et leurs parents. La pornographie ne doit plus être le 1er vecteur d’éducation sexuelle des ados. Des films éducatifs pour montrer aux adolescents que la sexualité passe d’abord par la complicité, la tendresse, le respect de soi et de l’autre 

 

·         Dr Gérard Leleu: Faire l’amour: du sexe et de la relation. Vidéo d’une interview. Présentation du Dr Leleu sur Wikipedia 

 

·         Le vagin: fourreau du désir. Anatomie du vagin. Des vidéos du site bonjour-docteur.com 

 

·         Le clitoris, ce cher inconnu. Présentation d’un film documentaire sur la sexualité féminine 

 

·         Dans Wikipédia: Le périnée; clitorisreleveur de l’anus; boules de geisha; tantrisme; tantra; orgasme; Kâmasûtra (Le Kâmasûtra est un recueil indien écrit entre les IVe et VIIe siècles, attribué à Vâtsyâyana. Savourez l’iconographie

 

·         La continence sexuelle (maitrise de l’éjaculation). Un article de présentation sur le contrôle conscient de la fonction sexuelle. La karezza 

 

·         Exercices pour renforcer le périnée: Mon-Intimité site très bien documenté sur l’entrainement des muscles intimes. Les exercices de Kegel sont connus dans le milieu médical (Vulgaris-médical), mais selon Mon-Intimité, les instructions qui sont diffusées ont été faussées. 

 

·         Deux dossiers de la revue Nouvelles Clés. Le Tantra, ce n’est pas ce que l’on croit (7 articles). Amour, Sexe et Spiritualité (4 articles) 

 

·         La sexualité au sens divin. Un message reçu par Monique Mathieu 

 

·         Sexualité et spiritualité. Un message de Jeshua transmis par Pamela Kribbe 

 

 

Source : http://spirit-science.fr/doc_psycho/sexualite.html#mozTocId379121

Sexualité et spiritualité dans La Sexualité Sacrée gros+plan+tantrisme

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Le Ôm de la méditation

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2010

 

Le ÔM ou AUM 

Toujours  en compagnie de notre guide Deepack,

Le Ôm de la méditation dans VOYAGE EN INDE deepac10

nous avons pu tout de même effleurer le sujet de près concernant la spiritualité en Inde et tout particulièrement, l’utilisation du ÔM de la méditation. Même si la conversation a coupé court par l’intervention d’un des membres de notre groupe, ayant fait dérivé l’explication spirituelle de Deepack sur des éléments plus scientifiques en relation aux ondes telluriques, j’ai pu, par la suite, me renseigner, me documenter et expérimenter plus en profondeur sur le ÔM (ou AUM )….

lotus_flower_aum_meditation_sticker-p217843765784235627qjcl_400 dans VOYAGE EN INDE  Ôm, le Créateur, l’UN de notre univers… celui qui doit être chanté à l’intérieur de nous-mêmes… cet humblement dialogue avec soi tous les jours, dans le concert de notre corps et de notre esprit.

Ôm est donc un langage de soi au Soi ;  Ce son est utilisé en Orient depuis des siècles pour soutenir les activités de la vie et pour intégrer l’espèce humaine dans l’univers. Et Ôm (de prononciation « AUM » se décompose en trois éléments :

 

A : correspond au monde physique 

 

se prononce la bouche ouverte, représente l’univers infini, fait vibrer la région inférieure du tronc.

 

 

U : correspond au monde de l’énergie

 

Représente l’harmonie, fait vibrer la région supérieure du tronc et le bas de la tête.

 

 

M : correspond au monde mental et spirituel.

 

S’émet avec la bouche fermée, représente le monde infinitésimal, fait vibrer le cerveau.

 

 

Par définition, AUM c’est :

 

 

- L’expression de l’univers entier.

 

- Il fait vibrer notre corps et notre canal spirituel de bas en haut.

 

- Il charge de vibrations et de courants électromagnétiques nos fonctions physiques, mentales et spirituelles.

 

- Le quatrième aspect du ÔM est son ensemble indéterminé, considéré indépendamment des trois éléments consécutifs et qui correspond à l’Unité indifférenciée, donc à la réalisation spirituelle de la plus haute importance.

 

 

C’est donc ici, que Deepack a été interrompu….

 

Ma soif de connaissance m’a donc entraînée un peu plus loin afin d’en savoir plus !

 

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Quelle est l’influence sur le mental de la répétition constante de ÔM ? 

 

- La répétition constante du OM modèle progressivement le mental et y crée la perception d’une vibration absolue, la perception du SOI.

 

- Améliore la visualisation grâce à un meilleur contrôle du mental.

 

- ÔM occupe tout le champ de la conscience, donc le processus de formation de phrases en est par le fait, intimidé et refoulé.

 

- ÔM ramène le calme.

 

- Permet de parvenir à un état de conscience qui dépasse la dualité : souffrance / plaisir.

 

Mais cependant, la répétition seule ne suffit pas, il faut également que le mental se concentre sur sa réelle signification.

 

Il faut laisser la signification se développer d’elle-même dans le mental et se concentrer dessus….

 

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Comment exprimer AUM correctement ?

Il y a plusieurs moyens d’exprimer le ÔM (AUM)…. 

Si le ton est accentué sur le A, nous travaillons alors plus avec lesprit ou le premier rayon

Si laccentuation est portée sur le U, nous travaillons davantage avec le deuxième rayon ou L’âme qui représente léquilibre entre lesprit et la matière

Laccentuation sur le M sert à la manifestation d’un travail

Exemple :

Lorsque nous désirons manifester des actions de bonne volonté, nous pouvons utiliser ÔM,  en accentuant le M

Et Si nous avons lintention de spiritualiser quelque chose, nous pouvons accentuer le A et le U, ce qui donne ensemble O

ÔM peut être exprimé à tout moment. Cependant, de préférence à l’aube et au crépuscule. Nous devrions l’appeler dans le centre du coeur ou dans le centre du front, et l’exprimer lentement, doucement et régulièrement. Cela a pour effet de résonner dans le corps entier, ce que nous devrions observer. 

Lorsque les vibrations se sont calmées, nous recommençons à chanter ÔM. Ainsi nous faisons nos expériences. De cette façon, ÔM nous aide à faire bouger consciemment les énergies et à sentir ensuite un ajustement des centres inférieurs, vers les centres supérieurs

AUM est par conséquent, le plus fort de tous les mantras. 

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J’ai eu l’occasion de consulter un article qui lui est consacré. Et ai trouvé l’exemple de quelques mantras adressés à certaines divinités 

- Rama  : Om Sri Ram, Jay Ram, Jay Jay Ram. « Jay » signifie victoire.     

- Saraswati : Om Eim Saraswatyei Swaha. 

 - Durga : Om Durga Durgayei Namaha. « Namah » signifie honorer. 

- Shiva  : Om Namah Shiva. 

 - Ganesh : Om Sri Ganeshaya Namah

 - Kali : Om Krim Kâliké Namah. La syllabe « Krim » symbolise, la destruction, la puissance du temps. 

- Lakshmi : Om Shrim Mahalakshmi Swahah. « Shrim » représente la déesse de la fortune   

Pour vous entraîner vous aussi, si vous le souhaitez, alors consultez cette vidéo …..

   voir la vidéo Image de prévisualisation YouTube   

PresentationNamaste

 

Namasté ! 

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Croisée des religions en Inde

Posté par othoharmonie le 12 novembre 2010

VIDEO : Image de prévisualisation YouTube

Croisée des religions en Inde 

l’Inde est un monde où l’on vit ému du matin au soir et du soir au matin, que ce soit par des situations, des sourires, des mains tendues, des circonstances…  des enfants, des bébés, des vieillards, des femmes, des lépreux, ou bien encore des paysages, réconciliés que nous devenons finalement avec l’âme du monde. 

Le Rajasthan, point central de ralliement de toutes les religions du monde….. 

Il y a 81% d’hindous, 12% de musulmans, 2,3% de chrétiens, 1,9% de sikhs, 0,7% de bouddhistes, 0,5% de jaïnas, 0,4% d’autres. 

Croisée des religions en Inde dans VOYAGE EN INDE 22

La différence fondamentale entre la culture indienne et la culture européenne tient au fait que la civilisation indienne a un but spirituel. 

Ses formes et ses rythmes, d’une richesse et d’une diversité prodigieuses, sont tous orientés vers ce but, et c’est ce qui lui donne son caractère unique. Car même ce qu’elle partage avec d’autres cultures, doit à cette orientation une marque d’originalité saisissante, une grandeur singulière. L’aspiration spirituelle a été la force directrice de cette culture, le cœur de sa pensée, sa passion dominante. Elle a non seulement fait de la spiritualité le but le plus élevé de la vie, mais elle a essayé, autant que le permettaient les conditions où se trouvait alors l’humanité, d’orienter la vie tout entière vers la spiritualité. 

Elle ne s’est donné aucun nom, car elle ne s’est fixé aucune limite sectaire ; elle n’a réclamé aucune adhésion universelle, n’a affirmé aucun dogme unique et infaillible, n’a établi aucune voie ou porte de salut étroites et exclusives ; c’était moins une croyance ou un culte qu’une tradition, toujours plus large : celle de l’esprit humain en quête de Dieu. Immense champ de possibilités aux multiples facettes, aux multiples étapes, permettant de s’édifier soi-même, de se découvrir soi-même, elle avait quelque droit de se donner le seul nom qu’elle connût : la religion éternelle, sanâtana dharma. Ce n’est qu’en appréciant ce sens et cet esprit de la religion indienne à sa juste, à son exacte valeur que nous pouvons arriver à une compréhension du sens et de l’esprit véritables de la culture de l’Inde

Les prêtres hindous ne sont en effet que de simples officiants, sans la moindre autorité ecclésiastique ni pouvoirs disciplinaires, et les pandits de simples interprètes du shâstra, nullement des législateurs ou des chefs religieux. En outre, comment peut-on qualifier l’hindouisme de religion alors qu’il admet toutes les croyances, allant jusqu’à autoriser une forme exaltée d’athéisme et d’agnosticisme, et qu’il permet toutes les expériences spirituelles possibles, toutes espèces d’aventures religieuses ? 

Seule la loi sociale est chose fixe, rigide, catégorique, claire et précise, et encore varie-t-elle selon les castes, les régions, les communautés. C’est la caste qui gouverne, non l’église ; mais même la caste ne peut punir un homme pour ses croyances, lui interdire l’hétérodoxie ou l’empêcher de suivre une nouvelle doctrine révolutionnaire ou un nouveau chef spirituel. Si elle excommunie le chrétien et le musulman, ce n’est pas pour leurs croyances ou leurs pratiques religieuses, mais parce qu’ils rompent avec la règle et l’ordre social.

madurai-cite-fertile-316251 dans VOYAGE EN INDE

On en a donc conclu qu’il n’existe pas de religion hindoue, mais seulement un système social hindou assorti d’un lot de croyances et d’institutions des plus disparates. Le fameux dicton selon lequel l’hindouisme est une masse de traditions folkloriques barbouillée d’un faible vernis métaphysique, est peut-être le jugement définitif que porte en la matière l’esprit occidental superficiel

 Le malentendu provient de ce que le mental indien et l’intellect occidental « normal » ont de la religion des points de vue totalement différents. Le fossé qui les sépare est si vaste que seules pourraient le combler une formation philosophique très souple et une vaste culture spirituelle ; mais les formes établies de la religion et la démarche rigide de la pensée philosophique en Occident ne réservent aucune place, et n’offrent même aucune chance ni à l’une ni à l’autre

Toutefois, la tradition religieuse indienne n’est pas seulement la forme d’un système socio-religieux, comme l’imagine futilement le critique ignorant. Si grande puisse être son importance au moment d’une nouvelle orientation sociale, si obstiné soit le mental religieux conservateur dans son opposition à tout changement important ou radical, le cœur de l’hindouisme demeure une discipline non pas sociale, mais spirituelle

Le penseur religieux indien sait quant à lui que les vérités les plus hautes, les vérités éternelles sont des vérités de l’esprit

Les vérités suprêmes ne sont ni les conclusions rigides du raisonnement logique, ni les affirmations d’un credo, mais les fruits de l’expérience intérieure de l’âme. La vérité intellectuelle n’est que l’une des portes ouvrant sur l’enceinte du temple. Et du moment que la vérité intellectuelle orientée vers l’Infini doit, de par sa nature même, comporter de multiples aspects, et non se limiter à un seul, les croyances intellectuelles les plus diverses peuvent toutes être également vraies, car elles reflètent les différentes facettes de l’Infini. Si distantes l’une de l’autre soient-elles intellectuellement, elles constituent néanmoins autant d’issues latérales par lesquelles le mental peut recevoir un faible rayon de la Lumière suprême. Il n’est pas de religions vraies ou fausses, toutes les religions sont vraies à leur manière et à leur niveau. Chacune est l’une des mille voies menant à l’Éternel Un

Nous constatons que certaines religions, comme le sikhisme notamment, sont inclues dans la famille védique, bien qu’elles aient aboli l’ancienne tradition sociale et en aient inventé une nouvelle, tandis que les jaïns et les bouddhistes, bien qu’observant les coutumes sociales hindoues et se mariant avec des hindous, ont été traditionnellement considérés comme non-hindous, parce que leur système et leur enseignement spirituels représentaient à l’origine une négation de la vérité du Véda et rompaient avec la tradition védique. Au sein des quatre éléments constitutifs de l’hindouisme, il existe des différences, majeures ou mineures, entre hindous appartenant à diverses sectes, écoles, races et communautés ; néanmoins, l’unité domine à tous les niveaux – dans l’esprit général, le type et la forme de base, le tempérament spirituel –, et cela crée dans cette vaste fluidité une immense force de cohésion et un puissant principe unificateur

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Cette Vérité devait être vécue, il fallait même en faire l’idée maîtresse de la pensée, de la vie et de l’action. Reconnaître ainsi et rechercher quelque chose ou quelqu’un de Suprême, présent derrière toute forme, est l’unique, l’universelle croyance de la religion indienne, et si elle a pris tant d’aspects, c’est justement parce qu’elle était aussi vivante. Seul l’Infini justifie l’existence du fini, et le fini n’a aucune valeur en soi, séparément, aucune existence indépendante

Ce Moi, ou cet Être existant en soi, est l’unique réalité suprême ; tout le reste n’est qu’apparence, ou n’est vrai qu’autant qu’il s’en remet à cela

Il s’ensuit que réaliser son moi et réaliser Dieu sont la grande affaire de l’être humain vivant et pensant. Toute vie et toute pensée sont en fin de compte un moyen pour progresser vers la réalisation du moi et la réalisation de Dieu

N’y aurait-il rien d’autre à ajouter en faveur du génie spirituel de l’Inde ou du droit qu’a sa civilisation de prétendre au premier rang en tant que culture spirituelle, qu’un seul fait suffirait à le justifier : non seulement cette vaste, cette immense vérité spirituelle fut envisagée en Inde avec la plus grande audace, ressentie et exprimée avec une exceptionnelle intensité, approchée par toutes les voies possibles, mais on en fit consciemment la grande idée exaltante de la vie, le centre même de toute pensée, le fondement de toute religion, le sens secret et le but déclaré, ultime, de l’existence humaine. Cette vérité proclamée n’est pas particulière à la pensée indienne ; elle a été perçue et recherchée par les esprits et les âmes les plus nobles dans le monde entier. 

En Inde, l’athée et l’agnostique n’ont jamais été persécutés. Le bouddhisme et le jaïnisme, considérés comme des religions non orthodoxes, ont pu se voir dénigrées ; mais elles pouvaient cohabiter librement avec les croyances et les philosophies orthodoxes. Dans sa soif de vérité, l’Inde leur donnait toutes leurs chances, mettait à l’épreuve toutes leurs valeurs ; et ce qui de leur vérité était assimilable trouvait sa place dans la continuité générale et sans cesse élargie de son expérience spirituelle

Si la conscience universelle peut approcher le Suprême, ou le Divin, en perçant à travers la Nature tout entière, intérieure aussi bien qu’extérieure, chaque âme individuelle peut aussi L’atteindre, trouver Cela en elle-même, en son cœur spirituel où se trouve ce quelque chose qui est profondément uni à l’Existence divine unique, ou lui est en tout cas intimement relié. Pour la religion indienne, l’essentiel est que nous puissions croître et vivre de telle sorte que nous émergions de l’Ignorance qui cache à notre mental et à notre vie cette conscience-de-soi, et devenions conscients de la Divinité en nous-mêmes. Ces trois éléments réunis constituent l’intégralité de la religion hindoue, sa signification la plus profonde et, s’il est besoin d’un credo, son credo

Sri_Aurobindo

 

Si l’Inde vous intéresse vous aussi, j’aimerais tant vous conseiller sur ces lectures : http://www.jaia-bharati.org/livres/revue-livres.htm  et : publié aux Éditions Buchet Chastel – LA SPIRITUALITÉ INDIENNE ET LA VIE –  par Sri Aurobindo

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